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Le serpent était une rose [FB][Penny]
Ghetis Archer
Amiral Kurohebi
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Amiral Kurohebi
Jeu 22 Juil - 6:04

Serpent Noir

Ore Wa Kurohebi Da !



Le serpent était une rose [FB][Penny] Ghetis-said-penelope

Il y avait plus d’un an de cela, l’Archer avait ravagé en partie l’île de Whisky Peak. Ciblant l’organisation criminelle des Badlands Outlaws, menée par Zeke Lundren, le brun s’imposa comme le contre-amiral aux méthodes agressives. Néanmoins, s’en voulant de ce carnage l’homme vint se recueillir sur la petite île de Saper. Une île dont le nom n’était autre que le mot « repas ». On y retrouvait respectivement le village d’Itab, pour « Bâti » et le village de Siargne pour « Engrais ». Si le village de Siargne fut particulièrement prolifique au fil du temps, s’instaurant comme un beau petit village, celui d’Itab fut victime de plusieurs pillages et de sécheresses.

Cependant, avec l’aide du Shichibukai Heziel Coffe, le Kurohebi parvint à restaurer le lieu. Ils creusèrent eux même la cascade qui coulait de la falaise, finissant en une rivière qui arrivait jusqu’au village. Cette rivière avait également été construite à la force de leurs poings. L’ensemble passait dans une harmonieuse prairie où de beaux arbres étaient plantés. Le village possédait une petite agriculture très fonctionnelle et mangeait bien.

Depuis ce jour, le brun se rendait souvent à Itab, ce village qui le convaincu, ironiquement, de devenir un « Bâtisseur ». C’est ainsi qu’il étoffa ses projets pour le ciel et décida d’en faire une véritable nation bien construite !

Alors, tout comme le premier repas instauré par lui et Heziel, le village avait pris pour habitude chaque mois d’organiser un grand repas végétarien. Lorsqu’il le pouvait Ghetis s’y rendait et discutait avec ce peuple.

Paradoxalement, il n’avait jamais conquis ce lieu qui était son havre de paix et il n’avait jamais été à Sairgne. Désormais Itab possédait de petites « Minka » en guise de maison, des habitations dans une architecture japonaise très agréable.

Durant cette fête les portes étaient ouvertes et les villageois se rendaient visites librement. Il était désormais connu que l’amiral Archer se rendait par moment sur cette île, tandis que le nom de son collègue  disparu dans les abîmes. Heziel Coffe.

C’est donc un Archer en tailleur, occupé à manger avec une des familles du village, qui commença à rire. Il arborait un haut de kimono bleu et un hakama kaki, chacun arborant des motifs. Il riait à gorge déployée, tandis que son plat chaud à arrivait, un « phô » sans viande.

- Oh merci ! Bon appétit à tous !
- Ghetis ! Tu viendras danser à la place avec les enfants ?
- Bien entendu ! Je finis de manger et nous y allons.


Oui, là-bas il n’était que « Ghetis », il était un simple vacancier.

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Ghetis Archer
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Penelope Ainsley
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Jeu 22 Juil - 18:06

She's beauty, She's Grace She'll punch you in the face

Le serpent était une rose

Durant mes longues années passées à pratiquer la médecine, il avait été inévitable que je perde des gens. Que j’échoue à leur sauver la vie et à offrir de bonnes nouvelles. Parfois les choses sont hors de notre contrôle et il faut vivre avec le poids de cet échec. La partie la plus difficile, néanmoins, est celle où l’on doit quitter la pièce et rejoindre la salle d’attente. On y retrouve la famille, inquiète, qui se tiennent les mains si fort qu’on pourrait jurer qu’ils y ont mis de la colle. Souvent ils savent juste à voir la tête du médecin, c’est plus facile dans ces moments-là. Et, parfois, l’espoir survit jusqu’au bout, jusqu’à ce qu’on doive le dire. Et même, le déni n’est pas rare, surtout lorsqu’un parent perd son enfant. Il n’y avait pas, en ce monde, de pire nouvelle à annoncer à qui que ce soit. Tel était mon avis sur la question. Malheureusement, en ce jour, c’est ce que j’étais allée faire dans le petit village d’Itab.

Assise en seiza dans la pièce commune de l’habitation des parents d’Erik Liszt, c’est avec douleur que je gardais le silence. Les sanglots inégaux de la femme qui lui avait donné la vie se mêlaient aux bruits de fête en provenance de l’extérieur de la petite résidence de style minka. Quelle ironie du sort, tout de même, de venir annoncer quelque chose d’aussi sombre un jour de réjouissances. J’ignorais quelle était la nature de l’événement, mais aurais bien aimé y assister avec Erik. Peut-être qu’une telle ambiance aurait réussi à le faire se détendre pour une fois. J’aurais bien aimé voir ça, mais n’en aurais jamais la chance. Le père de mon collègue, lui, était toujours solidement assis en face de moi, les mains plantées sur les cuisses comme pour s’empêcher de fléchir, de craquer. Le visage sombre, la tête basse, le dos voûté, il était encore en train de recevoir la nouvelle, de la comprendre et de l’intérioriser. Je déglutis difficilement, sentant mon menton trembler. Non, je m’étais juré de ne pas pleurer, ce ne serait pas respectueux.

« Dites-moi juste…. Juste… Mon fils est mort en héros, n’est-ce pas ? »

« Oui, monsieur Liszt. Sans le sacrifice d’Erik, nous n’aurions jamais réussi à sauver tous ces enfants. Ils seraient toujours prisonniers d’un affreux réseau de trafic d’esclaves si votre fils n’avait pas été là pour les libérer. »

Il acquiesça à plusieurs reprises et se tourna vers sa femme dont les épaules continuaient de sauter avec chaque nouvelle vague de douleur qui la transperçait pour poser la main sur la sienne. Elle l’en remercia d’un simple regard avant de retourner enfouir son visage dans son mouchoir de coton. Solennelle, je déposai devant moi le sabre d’Erik. Sa place était ici, auprès des siens.

« Tenez, il aurait voulu qu’il vous revienne. »

« Merci, merci beaucoup... Vous devriez aller profiter de la fête, vous le méritez bien pour avoir été auprès de notre Erik jusqu'au bout. »

Je le remerciai en opinant plusieurs fois alors qu'il se nettoyait sommairement le bout du nez du pouce et de l’index. Je restai encore un peu avant de prendre congé, désireuse de leur offrir mon support en ces moments de deuil, mais également de respecter leur besoin de temps et d'intimité. De nouveau à l’extérieur, le décor enchanteur de cette petite ville en pleine fête me paraissait irréel, distant. Les gens riaient fort, mangeaient et certains se préparaient à aller danser. Les enfants couraient ça et là et je me demandai si, dans son enfance, mon collègue avait fait de même.

Le cœur lourd, je m’étais toutefois résolue à simplement regagner Siargne, là où étais amarré notre navire. M’attarder ne servirait à rien et je devais aller recevoir le titre de Lieutenant en récompense pour mes accomplissements lors de cette fameuse mission. Cette avancée avait des teintes de douce-amertume et je ne pouvais m’empêcher de penser qu’il l’aurait méritée plus que moi. La culpabilité du survivant, tout ça. Mais bon, il ne servait à rien de s’attarder sur un tel sentiment. Je devais aller de l’avant, déposer ma demande d’affectation chez Unite, l’équipage de Sakuga Keigo, et continuer mon parcours. Je soupirai profondément alors que, de nulle part, mon oreille capta un nom que je ne m’attendais pas à entendre ici. Ghetis. Je relevai les yeux, clignant quelques fois avant de chercher la provenance de ce mot. Une partie de moi voulait se dire que je l’avais imaginé, mais le grand brun n’était même pas dans mes pensées à cet instant, pour une fois. J’allais lâcher l’affaire jusqu’à ce que… Le voilà. Il est vraiment là.

Assis au milieu des fêtards en des vêtements décontractés qui donnaient l’impression qu’il avait vécu ici toute sa vie. Les gens semblaient lui parler avec familiarité et l’accueillir à leur table avec joie, tout contents qu’ils étaient d’avoir cet invité de marque leur offrir un peu d’attention. J’inspirai profondément avant de laisser l’air quitter mes poumons à nouveau, expulsant avec lui un peu de la tension qui me tiraillait les épaules jusque-là. De nouveau, je me sentais emplie d’une envie de pleurer, quoi qu’elle fu un peu différente cette fois. Maintenant qu’il était là, juste sous mes yeux, je ne rêvais que de me blottir en ses bras pour y oublier le poids des événements récents et le laisser passer une main dans mes cheveux ou, mieux encore, dans tout mon dos. J’eu l’ombre d’un rire amer, me rappelant des véritables antennes mentales de l’Amiral. Calme toi Penny sinon il va ressentir la présence d’une stalkeuse et se demander qui est la folle qui l’espionne de loin.

Mais comment aller lui parler ? Puis je ne ferais que le déranger, n’est-ce pas ? L’occasion était bien trop belle pour ne pas en profiter, mais je me sentirais coupable d’entacher ses vacances avec le récit déprimant de mes dernières aventures. Tant pis. J’allais reprendre ma route et le laisser tranquille. Nous n’étions pas si proches que ça de toute façon, nous n'avions passé qu'une nuit ensemble, ce n’était pas comme si sa présence me revenait de droit et que je pouvais simplement arriver comme un cheveu rose sur sa soupe aux légumes pour mieux lui demander de rediriger toute son attention vers moi plutôt que vers les villageois qui avaient eu la gentillesse de l’accueillir. Oui, partir subtilement était la meilleure chose à faire.
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Penelope Ainsley
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Amiral Kurohebi
Dim 1 Aoû - 7:45

Serpent Noir

Ore Wa Kurohebi Da !



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Manger avec eux, festoyer avec eux, la communauté d’Itab représentait le petit cocon de l’Archer, une zone oubliée du monde, mais connue de lui. Sans son exile forcée des suites de Whisky Peak, il n’aurait jamais connu ce lieu. Sans Heziel Coffe il n’aurait jamais relevé ce peuple qui semblait être voué à la disparition.
Désormais Itab représentait un village en harmonie avec la nature elle-même et le brun en était fier. Il n’avait rien à envier au monde, rien du tout. Ce lieu ne lui appartenait pas, tout en étant son refuge. C’était son ciel, mais sur terre. Il se plaisait à manger avec les familles qui l’accueillaient.

Quand bien même il appartenait à l’amirauté, il n’était pas un amiral ici, mais Ghetis. Oui, Ghetis, cet homme qui était arrivé avec une cape de tissu marron et un énorme baluchon plein de graines.  Cet homme silencieux et songeur, dont les pensées semblaient être embrumées par un lourd passé. Il n’était que le voyageur inconnu qui les avait aidés. Parfois on lui demandait des nouvelles d’Heziel, mais il n’en avait aucune. Alors, il disait que ce dernier devait être en train de cuisiner un excellent repas ! Après tout, n’était pas là ce qu’il y avait de mieux pour lui ? Tantôt il racontait leur incroyable combat contre un géant ailé qui n’était autre qu’Azerty. Après tout, ne furent-ils pas alliés ? Parfois Heziel lui manquait, comme un vieil ami qu’on perdrait de vue.

Itab représentait tout cela, le souvenir de la quiétude, le village s’instaurant dans cette même paix.

Le brun n’avait pas été mis au courant de la situation des Liszt, cependant, il pleurerait à leur côté plus tard, car il était lui aussi un homme de ce peuple.

Fêtant pour le moment il terminait son phô avec appétit, tandis que des enfants  firent irruption dans la maison qui se voulait grande ouverte pour tirer l’amiral hors du lieu.

- Bahaha, les enfants calmez-vous !
- Mais tu dois danser avec nous !
- Mais oui, mais attendez que je finisse de manger au moins.
- Noon tu viens maintenant ! Aller, aller !
- D’accord, d’accord.
Dit-il avec un sourire léger, tandis qu’on que quatre enfant le tirant par la longue manche de son kimono.

Le colosse fut, ainsi, sorti de « force » par des enfants plein de joie et si petits que cela paraissait grotesque et bien plus amusant. Dans ce genre de moment, son haki n’était pas activité. De ce fait, il ne pouvait sentir le tourment de Penelope, tout comme il n’avait pas ressenti sa voix à laquelle il s’était pourtant familiarisé.

Néanmoins, elle était dans l’axe, elle était dans la trajectoire de sortie de cette habitation où il était. Elle n’était pas habillée en tenue de fête, mais  de marine, son corps il ne l’avait pas oublié, alors même de dos il reconnaîtrait sa silhouette ou la supposerait. Il la connaissait sous son plus sobre apparat, il n’avait pas de secret pour elle et inversement pour lui. De dos, de profil ou de face, Penelope serait toujours reconnue par l’Archer.

La nuit revenant en un flash, en une décharge électrique si puissante qu’elle en frappait le cœur et paralysait l’âme. Certains penseraient alors à nier ou minimiser le moment, lui au contraire l’amplifierait. Cette nuit paraîtrait plus intense encore, plus importante, car il la retrouvait après si longtemps… Six mois s’étaient écoulés et il pensait ne jamais la revoir…

- Penelope…

Les enfants lui demandant naïvement :

- C’est une de tes marines Ghetis ?
- Je… Non c’est une marine, mais elle n’est pas sous mes ordres.
- Comment tu l’as connais alors ?
- C’est parce qu’elle compte beaucoup..
- Ooh !
- Attendez les enfants je reviens.
Dit-il en les laissant, faisant de rapides pas pour arriver dans le dos de Penelope.


(Musique à écouter et même opening à voir si vous voulez encore mieux visualiser la scène.)


Lorsqu’il fut proche, lorsqu’il dut articuler des mots corrects, sa gorge se noua, son corps se figea. Le Kurohebi ressentait une sorte d’anxiété mêlée à une excitation adolescente, il voulait lui parler, mais hésiter presque. Puis, finalement, il réussit à le dire pour qu’elle l’entende !

- Penelope !

Si elle daignait se retourner, ce serait avec stupeur qu’il plongerait son regard dans le sien… Avec stupeur qu’il sentirait le temps s’arrêter, pour se solidifier et se cristalliser en un univers ne comprenant qu’eux. Un univers où étrange le monde entier se mettrait à fleurir de mille couleurs. Il ne savait pas comment signifier sa joie, il n’en revenait pas de la voir ici.

Sans prévenir, sans attendre, il viendrait l’envelopper d’un bras pour la ramener contre lui. Ce contact humain, celui-ci précisément lui avait manqué et il ne pouvait s’en cacher, Penelope lui avait manqué.
- Désolé, mon corps à bouger tout seul. Je ne pensais pas te voir ici, qu’est-ce que tu fais là un jour fête ?

Il n’en revenait pas, elle ne pouvait être en ce lieu, pas aujourd’hui. Cette île était méconnue de tous, seuls une poignée de personnes, oubliées par le destin, connaissaient ce lieu.


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Dim 1 Aoû - 17:19

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Le serpent était une rose

Avec chaque pas mon cœur se faisait plus lourd. Je ne désirais qu’une chose : faire demi-tour et aller le voir, l’arracher à tous ces gens et ne le garder que pour moi. J’aurais même pu faire les choses à la déloyale, profitant de mon uniforme pour faire croire aux observateurs qu’il était question d’une urgence qui nécessitait que je puisse parler en privé avec l’Amiral. Mais avais-je ce droit ? Nous ne nous étions plus revus depuis Marine Ford, plus depuis cette nuit-là, six mois plus tôt. Déjà six mois… Se souvenait-il des mots qu’il m’avait dit ? Attendait-il vraiment toujours que je tende la main vers lui et que je lui dise être prête à passer à une prochaine étape ? Qu’est-ce que je pouvais être bête à y croire comme ça, à me donner de faux espoirs qui ne se réaliseraient sans doute jamais. Un homme comme lui pouvait avoir n’importe qui en vérité n’est-ce pas ? Homme ou femme, lui n’était même pas pointilleux sur la question. Quelles étaient les chances pour que j’aie vraiment mérité ma place dans son cœur après une unique nuit d’amour ?

Penelope !

Je me retournai à l’appel de cette voix que j’avais tenté de m’imaginer en rêve des mois durant. Maintenant qu’il était là, toutefois, qu’il avait prononcé mon prénom avec la douleur subtile qui accompagnait la blessure du temps passé loin de l’être aimé, je réalisais à quel point mes souvenirs avaient échoué à lui rendre justice. Nos regards s’unirent et je fus à nouveau submergée par ce regard bicolore aussi surprit que le mien, aussi envieux que le mien. Je n’avais besoin d’aucune explication, d’aucun mot pour sentir ce pincement au cœur, ce manque qui n’avait fait que grandir au fil du temps. Si la distance avait été difficile c’était pourtant, et ironiquement, en cet instant qu’elle se faisait le plus sentir. Nous avions été si loin l’un de l’autre et pendant si longtemps que d’être ici, à la portée l’un de l’autre sans pourtant se toucher, était tout bonnement insupportable. J’ignore qui bougea le premier, à dire vrai. C’est à l’unisson que nous marchâmes l’un vers l’autre. Son étreinte m’emprisonna alors que je me blottissais contre lui, m’accrochant à son kimono comme je l’avais déjà fait plusieurs lunes auparavant. Yeux clos, je profitais de sa présence, de sa chaleur, de l’odeur exquise de sa longue chevelure à la couleur nocturne. Des larmes coulèrent même sur mes joues, expiration de peine et de joie à la fois. Lui-même pris par surprise, l’homme qui m’avait tant manqué s’excusait, prétextant que son corps avait bougé tout seul. Mes lèvres s’allongèrent en un sourire tendre, amusé.

« Tu es tout pardonné, mais si tu me gardes contre toi trop longtemps tu pourrais te retrouver forcé d’expliquer à ta famille élargie qui est la jolie dame aux cheveux roses qui vient de te rouler une pelle, je dis ça comme ça. »

Trop directe ? Avec n’importe qui d’autre sans doute, oui, mais j’avais eu l’occasion de goûter à la nature taquine de l’Amiral et, de ce fait, me sentait plus qu’à l’aise de lui envoyer mes propres petites provocations gratuites. Mon espoir ? Lui donner des idées, évidemment. Maintenant qu’il m’avait vue, qu’il m’avait approchée et pris dans ses bras, pourquoi ne pas en profiter ? Pourquoi ne pas être égoïste puisque lui-même m’avait rejoint et qu’il avait appelé mon nom ? Aucune raison de ne pas en profiter, voilà. Malgré tout j’avais des explications à lui donner et je me fis donc violence en décidant de garder mes lèvres à une distance respectable, pour l’instant. Enfin, sauf s’il initiait bien sûr. Ce ne serait pas poli de refuser un baiser après tout…

« Je ne pensais pas te croiser non plus. Notre navire est amarré à Siargne, je suis venue ici pour livrer de mauvaises nouvelles à la famille d’un collègue et ramener son sabre là où il devrait être. Mais et toi, comment tu vas ? Que fais-tu ici ? »

Demandais-je en me dévissant la tête pour croiser son regard sans pour autant m’éloigner de lui. Hors de question qu’il y ait un seul centimètre, un seul millimètre pour nous séparer. Je ne le permettrais pas. Pire encore, je me permis de lui caresser amoureusement la joue comme si je l’avais fait des centaines de fois. Comme si c’était tout ce qu’il y avait de plus naturel et que ma main avait été faite pour couvrir sa peau de douces attentions.

« Tu m’as tant manqué, Ghetis… Qu’est-ce que tu m’as fait, ce soir-là, pour que je sois incapable de passer ne serait-ce qu’une journée complète sans penser à toi ? »
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