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Solo, mission de Fabus DRAC: Un granité ?
Fabius
Fabius
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Feuille de personnage
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Dim 2 Jan - 15:43
Pourquoi les choses sont aussi compliquées ? C’est ce que je me dis quand j’écoute les explications de mon interlocuteur, le bien nommé Straphéris qui travaille pour la Maison Tradokel.

Jusque-là, c’est assez simple, le chef de famille, Jernyas, est un baron important et membre d’une organisation gérant certaines des îles de West Blue . Mais je commence à décrocher car Staphéris parle maintenant des Dragons Célestes Zarcé.

Je suis quasiment au bord de l’explosion, jusqu’à ce que je l’entende parler du granit marin et de ses nobles qui connaissent les secrets de la manipulation de ce matériau ! Il aurait dû commencer par-là, le bougre ! En gros, si je l’aide, il me met en contact avec les bonnes personnes qui me permettront de réaliser mon objectif, fabriquer des armes et des munitions en granit marin.

Le seul problème, c’est que rien n’est gratuit dans ce bas-monde et j’aurais droit à un appel, seulement si je l’aide. Moi qui pensais que la gentillesse était toujours d’actualité, je me suis lourdement trompé …

Mais comme disait mon père : « à chaque bateau, ses canons », traduction, « nous devons réaliser nos objectifs avec les cartes que le destin nous donne ». Il sait que ses informations me sont indispensables, alors il m’indique la tâche que je dois réaliser en contrepartie.

Cette tâche me semble très dangereuse : je dois empêcher que des mercenaires ne s’emparent d’une marchandise ! C’est comme si je devais empêcher des ours de se nourrir de miel ! C’est carrément mission impossible pour moi, je vais devoir ruser une fois de plus. En plus, ils doivent être bien informés vu qu’ils ont ciblé la bonne cargaison. Je dois quand prendre des risques, même si ce n’est pas mon habitude, pour pouvoir avancer. Je lui indique que je suis d’accord avec toutes ses conditions.

Puis, je rejoins rapidement mon navire afin de quitter le Royaume d’Illusia. Le navire que je dois escorter m’attends déjà et il s’agit d’un simple navire marchand. Je suis sa seule escorte et je me demande bien pourquoi.

Dans tous les cas, si nous sommes attaqués par un navire de guerre, ce n’est pas avec mes dix pauvres canons que je pourrais faire quelque chose. J’ai quand même forgé des petites billes qui pourraient couper un homme en deux. La précision n’est pas mon fort, c’est la raison je préfère les grosses pièces d’artillerie.

En cas d’attaque numériquement supérieure, je sais que nous serons rapidement submergés. Après réflexion, je suppose que j’ai été engagé, car nous faisons moins suspect, ou alors je suis une proie sacrifiable, qui permettra à l’autre bateau de s’échapper. De toute façon, même si je n’aime guère jouer le rôle de la chèvre sacrificielle, je n’ai pas le choix.

Mon seul et unique ami, Bontoutou, un chien-loup que j’ai des années, semble avoir compris que je n’ai pas l’esprit en paix. Il me pousse gentiment avec sa tête et je réponds en lui caressant entre les deux oreilles comme il aime.

Je m’adresse ensuite à Hawk, qui dirige ce navire, un homme poisson, qui sait fort bien se battre à main nue :

« Hudsonne, mon capitaine Hudsonne, ne vois-tu rien venir ? »

Il me répond d’un ton désabusé :

« Je ne vois rien que le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie. »

C’est plutôt une bonne nouvelle et de nombreuses heures se passent ainsi.
Le soleil est bas sur l’horizon quand je suis alerté par notre vigie qui nous crie littéralement dessus depuis le haut du mat :

« Deux navires à l’horizon au nord-est ! »

Je me dépêche de prendre une longue-vue, mais je ne vois rien, il faut que ce soit un des matelots qui m’indique d’un ton moqueur :

« Vous regardez le sud-ouest, Monsieur. »

J’ai vraiment un problème avec les points cardinaux ! Je devrais m’acheter une boussole, cela pourrait éviter que je me ridiculise à chaque fois. Je me mets enfin dans la bonne direction et je vois arriver deux caravelles d’une taille supérieur à mon navire ! Hudsonne, comprenant immédiatement le danger, indique à ses marins de tout faire pour augmenter la vitesse. C’est une bonne idée, vu que notre navire doit être plus rapide qu’eux, mais le vent est faible et nous nous traînons, ce qui ne semble pas être le cas pour nos poursuivants.

Ils semblent utiliser un hydro-dial, voire plusieurs, si j’en crois les nombreux jets d’eau. Il faudra un jour que je m’en achète un jour, ils sont vraiment pratiques ! Je m’en rends bien compte quand je vois à quelle vitesse ils raccourcissent l’écart. Si je n’avais pas été aussi inquiet, j’aurais volontiers loué l’inventeur de ces merveilles de technologies. Cela fait longtemps que je n’avais pas connu la peur, mais quand je vois les boulets des navires adverses nous encadrer, je dois dire que je ne suis pas loin de faire dans mon pantalon.

Le capitaine, qui, lui, a l’expérience de ce genre de chose m’indique :

« Ils pourraient facilement nous envoyer par le fond, il ne s’agit que de coup de semonce. »

Si leur but est nous intimider, je dois dire que c’est réussi. Un des navires nous prend pour cible, l’abordage commence avec des grappins jetés par nos agresseurs.

Je les reconnais immédiatement comme des pirates. Cette façon de s’habiller en dehors des sentiers de la mode, cette barbe de trois jours, non entretenue et surtout, ce langage ordurier ne laisse pas place au doute.

Un de ces malandrins essaye de se jeter sur le pont à l’aide d’une corde et prenant bien mon temps pour viser, je lui tire dessus avec mon pistolet. Je loupe misérablement mon tir, mon entrainement est vraiment à revoir ! Ne prenant pas le temps de recharger, je me précipite vers un des canons, et j’allume la mèche, en direction du bateau adverse, le résultat est beaucoup plus satisfaisant.

En effet, les bandits étant regroupés pour l’abordage, mes billes d’acier font un ravage dans leurs rangs.
Je peux voir de nombreux autres membres de mon équipage faire de même et bientôt, la fumée de la canonnade s’élève. Curieusement, ils ne ripostent pas avec leur propre canon, sans doute par peur de nous couler. Mais ils ne restent pas autant inactifs, les survivants tirent avec leurs armes légères, et bientôt, mes propres hommes s’écroulent sous les balles.

Désormais, rien ne les empêche plus de poser les pieds sur notre navire, et le plancher se teint en rouge. Mes employés sont avant des marins et non des combattants.

Ils se font tailler en pièce, heureusement, le capitaine est à adepte des arts martiaux et réussit à éviter la débandade. De plus, Bontoutou, mon chien-loup est un redoutable combattant et il fait le vide autour de lui, attaquant à la gorge.

Je reste d’ailleurs à ses côtés, ayant récupéré une lance tombée au sol, je maintiens nos ennemis à distance du mieux que je peux, le soleil m’empêchant encore d’utiliser ma force de vampire.

Le combat est donc incertain, nos adversaires le sentent et certains se regroupent, manifestement, le courage leur manque pour lancer un nouvel assaut.

A ce moment-là, un solide gaillard fait son entrée. Il possède des cornes sur la tête et semble plus fort que ces camarades. Il manie un cimeterre à deux mains et le pointe sur moi :

« C’est toi, Fabius Drac ? »

Surpris par le fait qu’il connaisse mon nom, je lui réponds sans baisser ma garde :

« Oui, qui le demande ? »

« Je suis Paul, on m’a prévenu que tu serais là. Sache que je n’ai rien contre toi ou ton équipage, mais on ne peut vous laisser continuer notre route, alors rends-toi ! «

Je suis à la fois flatté d’avoir ma petite réputation et curieux de savoir qui a bien pu lui parler de moi. De toute façon, je n’ai pas le choix, j’ai une mission à réaliser et je lui dis :

« C’est tout à fait hors de question, allez-vous-en ! »

Je le vois soupirer de dépit et il s’élance vers moi avec son épée. Bontoutou essaye bien de s’interposer mais un autre homme-cornu, s’interpose.

Ce dernier est d’ailleurs grièvement blessé dans l’affaire pour mon compagnon, mais cela laisse le temps au premier d’arriver à distance. Je vois les choses comme au ralenti, je lève ma lance pour me protéger, mais elle se casse comme une brindille. C’est pile à ce moment-là que le soleil se couche enfin et je récupère juste assez de rapidité pour prendre la lame sur le plat, plutôt que sur le fil. Le coup me fait affreusement mal et je titube un peu, avant de m’écrouler comme un sac de pomme de terre, mais mieux habillé.

Je me réveille, un temps indéfini plus tard, dans une sorte de cellule, je mets aussitôt la main sur ma tête et je constate avec soulagement que je l’ai encore sur les épaules.

Mon chapeau haut de forme m’a bien protégé, mais il est fichu, ce qui est une mauvaise chose. Je me relève péniblement, aidé en cela par le capitaine et je vois quelques membres d’équipage tout autour de moi, donc certains, blessés.

Je me tourne vers Hudsonne et je lui demande :

« Que s’est-il passé ? »

Ce dernier me répond d’une voix lasse :

« Après que vous ayez été vaincu, votre chien-loup s’est approché de votre corps et il a commencé à gémir. Nous avons préféré nous rendre et ils nous ont amené ici. Les morts ont été jeté à la mer et nous sommes tout ce qui reste de l’équipage. Il s’est passé une journée complète depuis. D’après ce que j’ai pu voir, nous sommes sur l’île de Trago, dans une sorte de base secrète situé sous une falaise, des quais ont été aménagés au niveau de la mer. »

Il reprend ensuite, plus bas, comme s’il allait m’annoncer une très mauvaise nouvelle :

« Quant à votre animal, j’ai entendu les pirates qu’il avait blessé méchamment Melvin, l’un des cinq frères qui dirige cette bande de pirate, et qu’il va le torturer pour se venger, j’en suis désolé. »

Ses dernières paroles me mettent hors de moi, autant tuer des forbans ne me pose aucun souci, autant que l’on s’en prenne à des animaux innocents, m’énerve considérablement. Je me lève donc avec précautions, mais finalement, je me sens bien, nous devons être à nouveau la nuit, car je me sens plein d’énergie. Ce n’est qu’à ce moment précis que je remarque que je suis entravé, par des menottes dans un matériau que je connais fort bien, du granit marin ! Ils ont dû penser que j’avais mangé un fruit du démon ! Je souris devant leur bêtise et je me rapproche de la porte en acier qui bloque tout accès. Il y a juste une petite grille qui me permet de voir une sorte de couloir avec d’autres geôles et devant notre porte, à une bonne distance de sécurité, un garde.

Ce dernier est bien armé et semble sur qui-vive. Il fait même des rondes régulières, mais tout ceci est inutile car ce n’est qu’un sous-fifre, alors je l’interpelle en lui disant :

« Et toi ! »

Ce dernier me jette un coup d’œil méprisant et s’approche, tout en restant à bonne distance, sûr de lui :

« Tu veux quoi ? »

Je fais alors appel au pouvoir de l’hypnose et lui demande d’un ton autoritaire :

« Ouvre la porte. »

Ce dernier agit comme un automate et prenant une des clés de son trousseau, nous libère. Il m’enlève également les menottes en granit marin et je les mets dans ma poche. Je lui prends son pistolet, pendant qu’un de mes hommes lui prend sa lance. Je fais le tour de cette prison, il y a en tout quatre cellules et dans l’une d’elle, je vois l’équipage du petit navire marchand qui nous accompagnait. Je les libère donc, leur indiquant simplement :

« Nous allons nous évader, suivez-nous sans faire de bruit. »

J’ai maintenant assez de personnel pour manœuvrer mon fier vaisseau, du moins si je le retrouve.
Mais avant cela, je dois libérer Bontoutou, alors je demande au bandit, toujours sous mon influence :

« Guide-nous là où ils ont emmené le chien. »

La base n’est pas très grande et surtout à cette heure de la nuit, il n’y a que quelques gardes que nous évitons en faisant un détour. Nous passons même devant une grande grotte où se trouve les quatre vaisseaux à quais, dont le nôtre. Je vois bien deux sentinelles, mais elles sont en train de jouer aux cartes et nous les éliminons facilement. J’indique donc à mes hommes :

« Hawk et moi, on va s’occuper d’eux, vous préparez le navire pour que l’on puisse sortir d’ici le plus rapidement possible ».


Je vois que mes consignes ont bien été comprises, tout le monde semble être pressé de quitter les lieux ! Nous continuons donc et je me retrouve ainsi devant une porte sans aucune ouverture.

La pièce semble être entièrement insonorisée et je devine très vite les actes odieux qui doivent se produire à l’intérieur. J’indique au bandit que j’ai hypnotisé de rester à l’extérieur et de nous prévenir en cas de danger et nous entrons avec l’homme-poisson, refermant la porte juste derrière nous.

Le spectacle que j’ai devant moi me soulève le cœur, il s’agit bien d’une véritable salle de torture, avec chevalet et tout le tintouin. Il y a de nombreuses cages et dans l’une d’entre elle, je vois Bontoutou, en sang. Il est en train de piqures d’épée de l’homme-cornu, qu’il avait attaqué ! Mon sang ne fait qu’un tour, et je me précipite.

L’homme nous a entendu arriver et il m’accueille avec un vigoureux crochet du gauche ! Je titube en arrière et c’est à ce moment là qu’intervient mon brave capitaine, en utilisant son karaté. Finalement, le combat se termine quand Melvin, ses blessures ne laissant guère de doute sur son identité, s’écroule sur le sol, la nuque brisée.

Je peux ainsi libérer enfin mon chien, qui me saute dessus et me lèche le visage pour exprimer sa reconnaissance. Je vérifie ces blessures et je me rends qu’elles sont superficielles, nous sommes arrivés à temps. Alors que nous allions sortir, la personne sous mon emprise rentre et nous indique :

« Otis arrive, c’est le plus jeune des frères. »

Je décide de faire une embuscade.

Et, dès que notre cible entre, le malandrin toujours sous mon contrôle ferme la porte et nous lui sautons littéralement dessus, le réduisant à l’impuissance en l’attachant avec des chaînes solides. Comme il s’agit d’une forte tête, je n’arrive pas à le mettre sous mon emprise, alors je lui dis :

« Si tu ne nous dis pas tout ce que nous voulons savoir, j’utiliserai tous ses instruments sur toi, tu sais ce que cela veut dire. »

Il a dû sentir au ton de ma voix, que je ne plaisante pas, car il nous répond d’une voix tremblante :

« Que voulez-vous savoir ? »

Je lui demande, sans mâcher mes mots :

« Pourquoi nous avez-vous attaqués ? »


Il répond directement, les yeux fixés au sol :

« La guilde marchande a été prévenue par un espion au sein de la famille des Zarcé, que les Dragons Célestes avaient acheté une esclave sirène sans passer par eux. Ils nous ont embauché pour faire un exemple sans être mêlés directement à l’affaire. Nous avons soudoyé un des majordomes de Jernyas Tradokel et c’est ce dernier qui nous a fourni les diverses informations, y compris votre nom. »

J’ai maintenant toutes les informations dont j’ai besoin et puisque j’ai besoin de sang, je fais signe au capitaine de quitter la pièce et je me nourris du pirate. C’est donc un cadavre qui reste au sol pendant que j’indique à Hudsonne :

« Nous devons récupérer ce précieux paquet et faire la livraison. »

Je vois bien qu’il n’est pas vraiment d’accord avec ma décision. En tant qu’homme-poisson, il a dû avoir beaucoup de ses compatriotes tués ou réduits en esclavage par le Gouvernement Mondial, mais je lui dis simplement :

« Nous devons venger nos amis tombés au combat. »

Et oui, je le manipule honteusement, mais comme me disait mon père, « la fin, justifie les moyens ». Et ça marche, mon interlocuteur retrouve toute sa combattivité. Nous repartons donc, toujours guidé par ma victime pour arriver devant l’armurerie.

Le garde, pris par surprise, succombe très vite aux crocs de mon chien et je prends quelques minutes pour créer un système qui fera exploser la pièce dans une heure.

Cela devrait faire une belle diversion au moment de notre départ. Je prends également un bazooka, qui me permettra de faire mal sans avoir besoin de viser et nous continuons notre route jusqu’à arriver dans ce qui semble être une sorte de cuisine.

Je jette un coup d’œil à l’intérieur et je ne vois personne, juste un plat de viande en train de mijoter à feu doux. Je compte passer mon chemin, afin d’éviter de perdre inutilement du temps, mais Bontoutou qui sent cette bonne odeur, me regarde d’un air suppliant. Cela doit faire une journée qu’il n’a pas mangé et je cède assez vite. Je lui sers donc une généreuse assiette que je pose au sol, mais c’est à ce moment-là, que déboule un homme-cornu, ressemblant beaucoup à celui qui m’a blessé lors de l’abordage, qui nous demande :

« Que faites-vous là ? »

Sans lui laisser le temps de répondre, j’attrape un couteau et le lance sur le bandit, la lame le manque de dix bons centimètres et va se ficher dans la porte. Il me regarde stupéfait, ce qui laisse le temps à Bontoutou de l’attaquer, visant la gorge et dans un bruit écœurant, il la broie, le corps tombe ensuite sur le sol, dans une mare de sang. Je me tourne ensuite vers la personne hypnotisée, en lui demandant :

« C’était Paul ? »

Il secoue la tête en signe de négation et m’indique :

« Il se nommait Eddie, le frère jumeau de Paul. Il ne reste plus que ce dernier et l’ainé, David. »


Il en reste donc deux, y compris leurs hommes bien sûr. Je laisse mon chien finir son ragout, qu’il a d’ailleurs bien mérité et une fois sa pitance avalée, nous reprenons notre chemin. Nous enfonçons toujours plus loin dans la base, jusqu’à arriver devant une grande porte, où le pirate nous informe, qu’il s’agit des quartiers privés de la famille.

Il ne doit plus rester beaucoup de temps avant le lever du soleil et je dois me dépêcher. Si nous tardons trop et que le soleil se lève, je ne pourrais plus maintenir qui que ce soit sous mon emprise et je perdrais une grande partie de ma force. Nous entrons dans une pièce bien décorée, comme quoi être pirate, cela nourrit son homme.

Près d’un trône, actuellement vide, se trouve un homme que je reconnais immédiatement, il s’agit de Paul ! Ce dernier est en caleçon et semble surpris de nous voir. Pourtant, il nous sourit et s’approchant de nous, convaincu qu’il ne peut rien lui arriver, nous disant même :

« Je suis sûr que vous êtes là pour la sirène, mais mon frère n’en a pas fini avec elle. Je ne vais pas le déranger pour si peu, je vais vous écraser avec une seule main.»

Le capitaine va à sa rencontre mais il évite tous ses attaques facilement. Le bandit prend même plaisir à l’humilier, lui disant:

« tu es lent beaucoup trop lent ».

Puis il met à terre, c’est à ce moment que j’interviens, pendant leur combat, j’ai mis à genoux à terre, mis mon bazooka sur l’épaule et je lui annonce d’un ton froid :

« Evite celle-là ! »

Le projectile part en faisant un sacré bruit, mais l’explosion quand il vient percuter le malotru est bien plus puissante et je vois même quelques morceaux de roche se détacher du plafond. Nous sommes tous projetés à plusieurs mètres en arrière par le souffle. Mais je me relève en souriant, il ne reste plus grand-chose de notre ennemi.

Le seul problème, c’est que le pirate que j’ai hypnotisé, s’est pris un os en pleine tête et il est maintenant mort. De plus, toute la base doit maintenant être alertée et pour ne rien arranger, j’ai du mal régler le moniteur dans l’arsenal car une nouvelle explosion se fait entendre. Je vois de plus en plus de pierres tomber, comme si tout était en train de s’écrouler.

Je cours donc vers la porte au fond de la pièce et je l’ouvre.

Je vois un nouvel homme-cornu, plus vieux que les autres, à priori l’ainé, sans doute le chef de cette base, vu qu’il possède la chambre la plus luxueuse, un signe qui ne trompe pas. Dans une sorte de baignoire se trouve une femme, très belle, mais possédant une queue de poissons assez bizarre, car elle se divise en deux.

Vu comment tout s’écroule autour de nous, pas le temps de faire les présentations, et je sors le pistolet pris au gardien, au tout début de notre évasion pour lui tirer dessus. Ma cible n’est qu’à cinq mètres, je ne peux donc pas échouer, mais juste au moment où moment où la balle va le frapper, il se transforme en ours brun ! Je suis persuadé qu’il a dû manger le Kuma Kuma No Mi. La balle le frappe comme si c’était une simple piqure d’insecte et nous sommes mal très mal.

Même mes compagnons reculent, car nous sommes clairement surpassés. Je m’apprête à fuir, car comme disait mon père, « il vaut mieux quitter le combat pour revenir un autre jour que mourir bêtement. »
Mais, je me souviens de la paire de menotte en granit marin que j’avais embarquée. Je la lance donc sur le mangeur du fruit du démon transformé en ours. Avec une taille pareille, impossible de le louper. La silhouette menaçante se dégonfle d’un seul coup et j’ai à nouveau devant moi un homme cornu.
Le granit marin est vraiment quelque chose de formidable, comme je ne cesse de le répéter à mes collègues inventeurs !

Le capitaine, lui se précipite et l’assomme d’un bon coup sur la nuque pendant que je demande à la sirène avec sa queue à deux fourches :

« Est-ce que vous pouvez marcher ? »

Elle me répond d’une voix douce :

« Oui, mais difficilement. »

Elle sort de baignoire et effectivement, ce n’est pas terrible. Mais je ne vois pas vraiment comment faire autrement, à moins qu’il y ait un dispositif pour la déplacer dans la pièce. Je me mets à fouiller dans les affaires du pirate et je trouve un Escargophone Blanc qui permet de discuter de protéger vos appels de l'écoute et surtout un brancard !

Prenant un côté tandis que Hudson prend l’autre, nous commençons à opérer un demi-tour, alors que des blocs de pierre tombent de plus en plus souvent. Nous croisons quelques petits groupes de pirates, mais privés de leur chef, ils sont plus occupés à fuir qu’à se préoccuper d’un petit groupe comme le nôtre. Alors qu’il nous reste encore la moitié du chemin à parcourir, je sens mes forces me quitter brutalement et je m’écroule sur le sol, je pense immédiatement à ce stupide soleil qui a dû se lever ! Je suis incapable de faire un pas de plus avec notre charge et pour ne rien arranger, j’entends une sorte de grondement qui arrive derrière nous.

C’est une vague qui balaye tout sur son passage ! J’aurais vraiment dû rester coucher ce matin.
Pendant un moment, je pense à tout abandonner et à me laisser mourir, mais non, je ne peux pas laisser Bontoutou ainsi. Et puis, j’ai un objectif et un rêve à accomplir : mon île avec un harem constitué uniquement de jolies filles. Je donne alors rapidement mes consignes :

« Capitaine, vous prenez mon chien avec vous. La sirène, tu me tractes. Mon navire nous attend à l’extérieur, si tu me sauves, je te ramènerai à l’endroit de ton choix et je te rendrai ta liberté. »

Je mens bien sûr, mais je l’ai sauvée de son tortionnaire, alors elle me croit et me prends par la main. L’eau nous englouti. Je me félicite d’avoir pris comme compagnon un homme-poisson, car il est vraiment à l’aise dans ce milieu. Quant à la sirène, c’est la grâce incarnée, sa queue la propulse apparemment sans effort, pendant que je retiens ma respiration.

Nous croisons de nombreux cadavres, des pirates n’ayant pas fui la vague assez vite. Alors que je pense que nous allons nous en sortir, tout un pan de la falaise semble s’écrouler et d’autres blocs de pierre tombent dans tous les sens.

Mon accompagnatrice, alourdie par mon poids arrive à en éviter, un puis deux, mais le troisième me tombe sur la tête et malgré tous mes efforts, je n’arrive pas à rester conscient. Je suis dans un long tunnel et tout au bout, je vois une sorte de lumière. Petit, on m’a souvent dit de ne pas aller vers cette lumière, mais celle-ci est tellement apaisante que je ne peux faire autrement.

Au moment où je vais la toucher, je sens une délicieuse sensation au niveau de mes lèvres et presque malgré moi, j’ouvre les yeux. Je vois le beau visage de la Sirène, dont j’ignore toujours le nom.

Elle me fait du bouche-à-bouche, mais cette sensation ne dure pas longtemps, car je suis obligé de me mettre sur le côté pour recracher toute l’eau que j’ai avalée. Je me rends compte que je suis allongé sur le pont de mon bateau et je vois une grosse boule de poil, prendre la place de la magnifique jeune femme, pour me lécher le visage.

J’essaie péniblement de me dégager et au prix d’un effort inouï, j’arrive à m’assoir. Les rayons du soleil me donnent un peu de leur douce chaleur, à moi qui suis trempé. Mon costume est fichu et mon chapeau coupé en deux, mais je suis en vie, c’est le principal. Les membre de mon équipage et ceux du deuxième navire marchand semblent soulagés que je sois en vie. Hawk vient me voir et m’aide à me remettre sur pieds, avant de me demander :

« Nous prenons quel cap, Capitaine ? «


Il a entendu ma promesse et s’attend vraisemblablement à ce que je respecte ma parole, mais j’ai d’autres projets de et je demande au navigateur :

« Où deviez-vous livrer la sirène ? »

Le matelot, me répond :

« Dans la ville de Marijoa, Monsieur. »

J’indique alors à mes hommes :

« Prenez la jeune femme et vous me la mettez en cellule, préparez-lui un tonneau rempli d’eau pour qu’elle soit à l’aise, nous prenons cette direction ».

Je vois de l’incompréhension dans le regard de mes hommes, mais je leur dis à tous d’un ton ferme, ayant assez récupéré d’énergie pour le faire, tant que je ne bouge pas trop :

« Elle appartient au Dragon Céleste, vous savez tous ce que cela veut dire ! Personne ici ne veut que sa famille devienne esclave à son tour et moi-même, je ne souhaite pas devenir pirate et être obligé de tuer et piller les autres pour survivre ! »

Je les ai plus ou moins convaincus, mais le gouvernement mondial est vraiment trop fort. Les hors-la-loi finissent tous pendus haut et court, ce n’est qu’une question de temps, alors je ferai tout pour éviter ce funeste destin. Celui qui m’inquiète le plus, c’est le capitaine, mais je sens qu’il lui faut de l’espace. Alors je pars me coucher, j’en ai bien besoin, heureusement que j’ai fait le plein de sang plus tôt.

Je dors douze heures sans me réveiller une seule fois, et c’est bien reposé que je quitte ma cabine. Je commence par m’assurer que l’esclave se porte bien. Mais je ne reste pas, car je n’ai pas grand-chose à lui dire. Je sais que je l’ai manipulée parce que je n’avais guère le choix, mais cela ne fait pas pour autant de moi une bonne personne.

Quand je remonte sur le pont, je peux sentir de nombreux regards désapprobateurs sur ma personne et le plus lourd de tous, est bien entendu celui de Hudsonne. Pourtant, je ne me démonte pas, car il vaut mieux crever l’abcès maintenant, c’est pourquoi je le prends à part et lui explique :

« Je sais que vous n’êtes pas d’accord avec ma décision, mais je vous rappelle que la moitié de cet équipage ne fait pas partie des nôtres, ils nous auraient sans aucun doute dénoncé, ne serait-ce que pour toucher une prime ou sauver leur peau. Nous ne pouvons pas lutter contre les Dragons Célestes, c’est impossible, personne ne le peut. »

Il me regarde droit dans les yeux et me réponds :

« Mais la révolution… »

Je l’interromps, un peu énervé par son attitude :

« La révolution est morte, vous avez vu ce qui est arrivé à Centes Decima ? Ils ont été éradiqués par le Gouvernement Mondial, comme un fétu de paille. »


Il baisse la tête, à moitié convaincu et je le laisse à ses réflexions. C’est donc dans une ambiance pesante que nous arrivons à destination, nous sommes visiblement attendu car un chariot avec une escorte nous attend et nous faisons rapidement le transbordement.

J’ai ainsi accompli ma mission, même si cette dernière me laisse un gout amer dans la bouche. Le capitaine homme-poisson m’évite dorénavant et je sens bien que notre relation sera bien différente à cause de cet incident. L’esclavage a toujours été un problème et c’est sans aucun doute une question douloureuse pour Hawk. J’espère que la confiance reviendra entre nous, mais il va falloir du temps
Fabius
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