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[FB] - Crime de sang [Pv : Béryl]
Karim Ookami
Karim Ookami
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Mar 20 Juil - 22:49
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Béryl
Braconnage d'hybrides








L’instant précédent, Karim avait volé dans le bar comme un sac de lancer qu’on cherchait à envoyer le plus loin possible. Son visage était complètement assommé par l’alcool qu’il avait consommé en trop grosse quantité, problème peu récurrent ces derniers temps mais qui le marquait encore. Ces jours-là, il avait l’impression de perdre le contrôle… Et il était très facile de le provoquer. Pis encore, il était dans une position où il ne pouvait pas réellement garder une certaine décence, et il entendait les piaillements de Finn le rappeler à l’ordre. De toute façon, tous des cons, se disait-il avec un nouveau grognement.

Les humains autour de lui avaient fini par s’accommoder de ce caractère brut qu’ils tentaient d’amadouer avec de l’alcool. Si Jerry avait décidé d’envoyer Karim bouler, c’était surtout pour qu’il ferme sa grande gueule et arrête de l’agresser verbalement. Et si Karim avait accepté de se taire après son cuisant échec dans cette fausse confrontation, c’était pour ne pas recevoir un nouveau coup dans le nez. Celui-ci avait déjà assez pris cher, et il n’avait pas envie que son visage devienne le nouveau jouet des piliers de la taverne. Déjà deux semaines qu’il était arrivé ici, et deux semaines qu’il s’amusait à cracher à la gueule des humains et à recevoir de bonnes corrections.

Ils étaient pourtant assez compréhensifs. Ce repaire d’anciens pirates qui avaient arpenté les mers de Grand Line était connu par quelques personnes, et on pouvait y trouver de vieux mecs friqués après une chasse au trésor gagnée, mais ce qui marquait le plus c’était le calme ambiant après une vie passée à gagner la mer… Une vie qui s’était déroulée pour la grande majorité d’entre eux avant l’apogée de Gol D. Roger.

- Une pinte de pl…

Karim s’apprêtait à demander une énième pinte, mais le coup précédent venait de lui faire remonter l’alcool au nez. Il s’écarta et sortit dehors en vitesse pour vomir ses tripes sur le paillasson des Mason – pour la troisième fois cette semaine. Ceux-ci ne découvriraient le paquet que le lendemain matin, et Karim serait alors en train de décuver dans son lit d’auberge. Pour autant, il ne s’en souciait pas réellement : la valeur des échanges avec ces pauvres humains était assez faible pour l’homme-loup. Il ne se fit d’ailleurs pas prié, ayant perdu le goût de l’alcool, et se dirigea vers son auberge quand quelque chose, un bruit ou une connerie dans le genre, attira son regard vers une ruelle sombre. Il s’y dirigea sans être gêné par les odeurs, sinon celle omniprésente du sang.

Ses yeux se portèrent alors sur la silhouette floue qui se trouvait là et sur le cadavre au sol – enfin à supposer que c’était un cadavre, mais avec la mare de sang en dessous de lui il n’avait pas l’air bien vivant.

- T’es… t’es qui toi ? Fit-il en pointant son doigt vers l’homme, la tête qui tournait, la langue pâteuse et la mâchoire crispée.

Il n’eut pas le temps de parler que l’ombre tenta de s’en prendre à lui. Il l’esquiva de justesse et la vit s’enfuir dans la nuit, pas très loin, le laissant seul avec un cadavre sur les bras. Putain, il avait envie d’aller pioncer. Pourtant, il s’avança en direction du corps et tenta de le réveiller, comme si la mare de sang n’était pas présente, se tâchant les mains sans s’en rendre compte.

- Eh, toi… Réveille-toi, toi.

Il ne se rendait pas compte non plus que la tête avait été détachée du corps et qu’il n’était pas réellement question de réveiller les morts ce soir.
Karim Ookami
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Beryl Zast
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Mer 21 Juil - 0:35





Crime de sang, Tour 1


Béryl avait déjà trouvé son “compagnon” pour la soirée et était montée une fois dans l’auberge avec lui, sous ses frais. C’était simple ici, les gens devenaient ronds comme une queue de pelle au moindre incident, même sans incidents ils avaient tendance à en créer expressément pour pouvoir boire ensuite. En somme, baston tous les soirs, filles faciles, boisson à volonté, tant que quelqu’un restait pour payer avec ses économies pour le mois ou avec son âme.

Elle avait ficelé le forcené, vieux pillard grisonnant qui l’avait “séduite” en lui parlant de la fortune qu’il possédait sur lui pour en vérité n’avoir que dalle plus quatre Berry à la fin de la soirée. Ensuite, elle s’était occupée de débrailler le monsieur, de sorte qu’il croie qu’il s’était passé quelque chose avant de le faire rouler du lit sur le sol, sans qu’il ne se réveille. Il dormait comme une brique, enfin, comme une brique qu’on tronçonnait avec une chaîne en pneu recyclé, mais au moins, il ne l’embêterait pas. Elle pensait cela, et puis un autre bruit fît irruption alors que la blonde se posait, yeux fermés, sur son lit. Un cri étouffé, suivi d’un bruit proprement dégueulasse venant de dehors.

Le bruit se poursuivit suffisamment longtemps pour que la blonde en ait marre, elle s’avança donc vers les volets en même temps que quelqu’un parlait.
-T’es… t’es qui toi ? lançait une voix.. pas très.. sobre ?

La cornue ouvrait ses volets, pour apercevoir un encapé fuir et un homme décapité au sol, ainsi qu’un.. truc bourré qui s’approchait dramatiquement du corps pour le prendre dans ses bras et lui demander de se relever.
-Ca va être compliqué, je crois que sa rencontre lui a fait perdre la tête, ironisa la blonde en posant ses coudes sur le rebord de la fenêtre pour se pencher vers l’homme en bas de la ruelle.

Visiblement le marchand de sable était en train de se faire la malle, mais la situation attirait l’attention de Béryl, aussi resta-t-elle à la fenêtre jusqu’à qu’elle entende les pas alourdis des gens qui faisaient la loi ici. Ce n’était pas un territoire sous le joug du gouvernement, ce qui voulait dire que l’emprisonnement était particulièrement douloureux et finissait souvent avec un plombage appliqué à une partie du cerveau plutôt qu’aux dents ou la perte d’un membre en particulier, chose fortement défavorable à la survie de l’organisme. Ils ne faisaient que passer, mais quelqu’un finirait par voir l’homme à terre. Le type n’y était pour rien, mais la blonde ne savait pas quoi lui dire ou trop quoi faire. Quelqu'un arriva dans la ruelle, mais ce n'était pas un des types habituel qui faisait juge, juré et bourreau, et forces de l'ordre, et abuseur de son propre pouvoir.

Le destin frappa à la porte de la cornue quand quelque chose frappa son mollet, elle tournait la tête pour voir le grisonnant détaché…
-La baise ? demanda Béryl.
-Tiens, porte ça, petite coquine ! intima le rêve ivre d’un vieux papy qui lui tendait le drap du lit.

Elle attrapa le tissu.
-Tu… te fous de ma gueule, vieux débris ?
-Méhééhéhé.. grogna le grisonnant, content de lui dans son rêve.
-Tu compte rester là jusqu’à qu’on t’accuse du meurtre ? demanda la blonde au type qui serait son “ami” décédé.

C’était trop tard pour envoyer le drap blanc comme raspunzel et le hisser jusqu’à elle pour lui sauver la mise, l’autre ivrogne était déjà sur les talons du premier et s’étonnait de voir du sang.
-Et bah dis'don, Gus ? N'a commcé à distribuer des marrons sans la machine à torgnoles ? Pass z'y moi cinq.. minutes, j’vais y passer l'goût d'la châtaigne, tout c'qu’y pourra fait après c’demander mes pralines. Ho-oh !

La situation s’alourdissait, et Béryl était vaguement amusée par l’idée de regarder les décisions que prendraient tous les ivrognes qui se réuniraient autour du cadavre. En tout cas une chose sûre, probablement que ce cadavre aurait plus de visiteurs maintenant que le jour ou sa partie inférieure serait enterrée sans tête.


Beryl Zast
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Karim Ookami
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Béryl
Braconnage d'hybrides








Bourré comme il était, Karim n’entendit qu’un petit bruit désagréable à la première interpellation, se passant une main sur l’oreille qui fut alors recouverte de sang. Ses mains avaient baigné dedans, de même que ses genoux. Son pantalon en toile était à présent imbibé, comme s’il ne manquait plus que ça. Il avait l’air de sortir d’un bain de pieds dans un vignoble, mais cela il ne le remarquait pas réellement puisque son regard débile vint se porter sur la substance qu’il avait sur lui. Il avait déjà oublié qu’il se trouvait sur la scène d’un meurtre, ou du moins que la personne en face de lui était blessée. Enfin, la minute suivante il entendit la voix de la femme qui le regardait de haut, lui disant…

- De meurtre ? Ahah, y’a pas mort d’h…

Il s’était mis debout pour répondre, et de là avec le mouvement des nuages qui éclaircit un peu la scène il ne put que remarquer le corps décapité. Il vint se gratter la tête, continuant d’étaler la substance écarlate sur lui. Soudain, il réalisa, avec un certain décalage qu’il y avait effectivement « mort d’homme ». A part s’il pouvait vivre sans tête, bien sûr. Un autre ivrogne, attiré par la scène, s’approcha de Karim qui se tourna vers lui. Le corps couvert de sang, il écouta la personne qui avait commencé à déblatérer ses inepties. Un soupir las s’échappa des lèvres du garçon aux oreilles de loup. Décidément, la mort le suivait partout, sans qu’il n’y soit pour grand-chose.

- Ducon, il est m…

Il n’eut pas le temps de finir que la lune éclaira son visage, enfin, et que l’homme se mit à hurler en panique. Karim réagit alors au quart de tour, mais pas assez vite pour l’empêcher de crier et de réveiller le quartier. Un coup de poing dans le visage suffit à assommer sa pauvre victime, et il sauta d’un mur à l’autre pour rejoindre les toits… Fonçant sans le vouloir dans l’entrebâillement ouvert par la fenêtre de Béryl. Il se retrouva donc, propulsé à bonne vitesse, collé contre le vieil homme qui serait cette fois-ci poisseux… d’une matière peu enviable.

Pourtant, Karim lui prêta autant d’attention qu’à un mollusque. Il ne supportait pas les humains, et la cornue lui donnait instinctivement plus confiance. Il se tourna donc dans sa direction et lâcha :

- T’as vu quelque chose ?

Son esprit, devant la réalisation de la mort du décapité, semblait avoir décuvé. Il en gardait malgré tout les symptômes les plus désagréables comme la nausée. Ses yeux se braquèrent comme deux lunes sanglantes qui tentaient d’évaluer les dires de la jeune femme, mais il dut se rendre à l’évidence que la situation risquait de devenir complexe. Dehors, les forces de l’ordre rappliquaient, et il n’avait pas beaucoup de temps pour se faire la male de l’île. Il n’avait pas tué l’homme à terre – tuer était contre ses principes – cependant il risquait gros si on le prenait là. Il savait à quel point les prisons de ces îles étaient malfamées… pour en avoir fréquenté la plupart lors de soirées un peu trop arrosées. Son casier judiciaire n’était entaché d’aucun autre crime que celui de la boisson… Enfin, le croyait-il.

- Je dois me barrer d’ici, les hybrides sont pas vraiment aimés. Une idée pour partir discretos ? Continuerait-il en ignorant le vieux – sauf s’il commençait à crier, alors il l’assommerait.

En plus, il venait de dégueulasser la piaule avec tout ce sang.
Karim Ookami
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Beryl Zast
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Jeu 22 Juil - 9:41





Dans la peau d'une autre, Tour 2


La chose bourrée révélait avoir des oreilles d’animal et vu sa tête de tueur, c’était probablement pas un accessoire qui s’enlevait. Nan, c’était un vrai de vrai, animal avec des morceaux d’hommes, ou l’inverse, donc une des races pas très appréciées dans le coin. Il récupérait visiblement très vite de son ébriété sous l’impulsion de l’adrénaline, et visiblement le second eut à peu prêt le même genre de réaction de “Maieeeuuuaaaagh !” que le premier, sauf qu’il n’eut pas le temps de réaliser qu’il avait pris une sérieuse patate en plein visage.
-Y’a d’autres moyens pour éteindre une alarme, mais j’peux comprendre, il chantait faux, il fallait lui couper le sifflet.. marmonna Béryl en roulant des yeux. Kyaaah ! gémit-elle faussement à l’entrée du demi-loup dans ses appartements, en collant le drap sur son corps comme si elle était nue en dessous, juste pour la blague.

Laissant le type rentrer, elle était désormais impliquée, et le soiffard détaché aussi.
-Méhéhéhé, peti… T’as grandi, t’as changé d’parfum ? s'interrogea le type dans ses rêves alcoolisés en face à face avec le semi-homme. Oh, mais non, fit il en touchant les oreilles duveteuse du garçon, c’est Sabrina, Saaaaaaabrina… souffla-t-il en prenant une grande inspiration juste après.

L’homme semi-loup derrière lui demanda ce qu’elle avait vu.
-J’ai entendu quelqu’un scier la tête du mec dehors, il a pas eu l’air d’opposer trop de résistance, et pis après j’ai été voir, y’avait un type encapé et toi. Il a sûrement dû prendre la tête avec lui, et… C’est tout, hum… Nan, il partait en direction de la sortie du village, mais même en partant maintenant, à moins qu’en plus de t'appeler Sabrina tu puisses magiquement avoir des ailes, c’est un peu mort pour le rattraper, et là c’est tout.
-Je dois me barrer d’ici, les hybrides sont pas vraiment aimés. Une idée pour partir discretos ?
-Visiblement lui a pas l’air vraiment hostile aux hybrides, bon j’imagine qu’elles ont plus plus de formes que toi d’habitude, mais pour sortir de la ville avec ces fringues et tout ce sang, je pense que c’est mort.

Elle fit quelques pas vers le grisonnant, mouillant son drap d’un coup de langue pour lui enlever les quelques taches de sang sur le visage, puis dégaina son sabre pour se rapprocher du loup.
-Vas y, frotte toi les mains la dessus, évite de te couper tout de même, et si tu hésites, dit toi que dans la situation inverse il n’aurait aucun scrupule à le faire, parce que c’est un gros menteur qui mérite que cela. Il m'a niqué ma nuit ce gros fils à sa maman bien élevée..
-Méhéhéhé.. Maman va bien s’occuper de moi..

La blonde roula des yeux, se retourna, puis jeta le drap taché de sang sur le lit avant de se pencher en arrière pour regarder le vieux.
-Félicitation vieux pervers, même si ton mât ne se lève plus depuis l’an 504, tu déflore encore des vierges et tue des malfrats sans t’en rendre compte, lâcha-t-elle pour que le semi-loup comprenne le plan qu’elle comptait mettre en œuvre. Ne bouge pas je reviens, fit-elle à son nouveau protégé avant de sortir en fredonnant.

Elle descendit les escaliers, usa des quelques pièces qu’elle avait chipé au menteur compulsif pour prendre un baquet et remonta. Elle ouvrit la porte, se dirigea vers le robinet et fit couler de l’eau chaude avant de partir chercher son savon et son parfum dans le sac qu’elle avait posé au coin du lit.
-Tu vas un peu sentir la cocotte, mais si on change pas ton odeur, on pourra pas te faire embarquer pour aller ailleurs sans que tu te fasse choper par les chiens qui vont pas tarder à être lâchés. Allez ! Hop ! Hop! Hop ! A poil, dans le baquet, et tu laves bien tout partout ! se moqua-t-elle de l’homme-loup qui devait être sidéré après avoir lancé le savon dans l’eau.
-Bien tout partout, roooh ouiiiii… gémit le vieux, toujours bien défoncé.

Elle croisa les bras et posa son dos le mur en lattes de bois. Elle ne savait pas tellement pourquoi elle faisait tout ça pour cet inconnu. C’était peut-être l’instinct maternel, ou bien pour se dire que si un jour elle avait besoin d’aide dans le même genre de situation, quelqu’un serait là pour elle, ou bien elle avait développé une conscience et décidé d’aider quelqu’un dans le besoin. Toujours était-il que, dès l’instant ou il était entré, la femme avait simplement accepté de s’en charger pour rien, enfin, jusque là cela lui avait couté sa nuit et son argent durement acquis. Elle étouffa un rire à l’idée qu’elle ait travaillé pour récupérer l’argent du vieux. Au moins, cela faisait du bien de pouvoir être un peu elle-même, comparé à d'habitude.


Beryl Zast
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Karim Ookami
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Sam 24 Juil - 9:51
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Béryl
Crime de sang








D’un geste nonchalant bien qu’agacé, la main de Karim vint balayer celle du vieil homme avant qu’il n’ait le temps de toucher ses oreilles. Dans une autre situation il l’aurait sûrement collé au mur pour le menacer s’il décidait de retenter l’expérience, mais aujourd’hui il avait plus urgent sur le feu. Son regard détailla le corps de la jeune femme cornue sans aucun attrait physique pour elle. Il n’avait plus réellement de désir pour les femmes, ou même pour les êtres vivants ou morts en général depuis la naissance de son fils. Être forcé de procréer lui avait coupé ce besoin d’une certaine manière.

Ecoutant les paroles de la jeune femme, il se dit qu’il se foutait de la situation. Savoir qui avait fait ça, c’était pas ses histoires : mais il pourrait bien péter la gueule de la personne qui l’avait mis dans cette situation malsaine en tuant en pleine rue près d’un bar. Il aurait une objection sur la position de la tête qui se trouvait un peu plus loin du corps dans la ruelle, mais en dehors de cela il fallait avouer que la jeune femme baragouinait quelque chose d’incompréhensible.

Evitant le sabre, il se contenta d’étaler le sang qu’il avait sur lui en transférant la plus grosse quantité sur le drap, qu’il avait saisi pour réaliser l’opération lui-même. Pas un merci, ce n’était pas vraiment dans ses habitudes, mais une forme de reconnaissance dans le regard qu’on pouvait clairement identifier. Il était plutôt du genre à gueuler et à insulter, rarement à utiliser sa bouche pour autre chose.

- Pas mon problème, fit-il en répondant à la question des scrupules.

Il se serait servi si la jeune femme ne l’avait pas aidé. Pourtant, encore une fois cette reconnaissance silencieuse prenait place. Il se demanda pendant son absence quelle était la relation entre elle et le vieux, et entendit à l’extérieur la surprise de plusieurs gardes qui observaient la scène, faisant des commentaires déplacés sur la victime. L’humour était un mécanisme de défense puissant, et Karim ne l’avait que trop utilisé jusqu’à présent pour ne pas s’en rendre compte : rarement face à des meurtres cependant.

Se saisissant sans attendre du savon et de l’eau, il retira les dernières tâches de sang sur sa peau, essayant de faire le travail correctement. Ses narines furent dérangées par le parfum, sans pour autant le trouver désagréable. Il finit par le renifler, curieux. Sans s’être déshabillé et sans être entré dans le baquet, il avait juste foutu de l’eau ensanglantée partout sur le sol. Il se foutait de laisser des traces dans la pièce, c’était juste plus rapide pour lui. En plus, ses vêtements avaient absorbé une grosse partie.

- Il est venu habillé comme ça ? Fit-il en regardant le vieux avec un air de dégoût.

Il se déshabilla alors en ne gardant que son sous-vêtement, et se saisit des affaires du vieillard. Si elles étaient trop larges au niveau du ventre, elles étaient trop petites au niveau des épaules. Il faudrait qu’il s’en contente de ces ridicules vêtements jusqu’à ce qu’il trouve mieux, ou jusqu’à ce qu’il se rende dans sa chambre d’auberge plus loin. En bas, le gars ne s’était toujours pas réveillé mais les gardes avaient commencé à réveiller les personnes des premiers étages pour les interroger sur ce qu’il s’était passé dehors.

Plus, quelque chose d’encore imprévu se produisit. Les gardes qui n’étaient pas allés au rez-de-chaussée avaient commencé par le haut du bâtiment, ainsi quelqu’un toqua à la porte vigoureusement. L’homme-loup grogna un instant, avant de poser ses mains sur son visage et de regarder Béryl, lui lâchant sans pression un :

- Tu peux gérer ?

Et se collant de sorte à se trouver derrière la porte pour que, même en l’ouvrant en grand, on ne puisse pas l’avoir en visu dans la pièce - ce qui était totalement con puisque l'eau, dont la couleur sanguinolente n'était pas visible grâce à l'absence de bon éclairage, était partout sur le sol dans un coin de la pièce.
Karim Ookami
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Ara ara, Tour 3


Le jeune loup avait l’air assez prude, cherchant à cacher au maximum sa peau relativement pâle. Il avait également fait en sorte de dévier les attouchements du vieillard à la barbe grisonnante. Apparemment, les gens du coin n’étaient pas les seuls à être xénophobes. Il n’avait cependant pas voulu incriminer le vieillard, ce qui indiquait à Béryl son intention de rester fair-play vis à vis de sa haine, une bonne chose, si l’on considérait l’avis général comme le bien, bien entendu.

Elle haussa les épaules, roulant des yeux en le voyant se frotter le corps à l’extérieur de la bassine, et donc répandre du sang partout dans la pièce.
-Félicitation, le sang va filtrer dans la pièce en dessous, nota la femme en regardant le liquide s’infiltrer dans le bois. Notre temps est maintenant précieux. "Il saute sur les murs en ricochet, mais il ne réfléchit pas a ce genre de chose, au moins c'est sûr, celui-ci n'est pas un assassin.". "Mais quoi alors ? Danseur ? Acrobate ?" se demanda Béryl.

Le jeune louveteau était curieux de voir l’homme débraillé mais le déshabilla encore plus pour laisser ses nippes trempées au sol. Il était… relativement bien bâtit, musculeux, il sentait un peu la fille, mais c’était sa faute à elle.
-Je l’ai en partie dénudé, pour qu’il se réveille avec l’impression qu’il s’était passé quelque chose. Cela me permet d’avoir une nuit de repos gratuite, cela fait son bonheur, gagnant-gagnant, déclara-t-elle.
“Si il est aussi bon que ses actes le prétendent, il me jugera pour cela, intérieurement, ou pas.” pensa la cornue avant d’entendre le son des gardes qui approchaient de la chambre. La fenêtre n’était probablement pas libre, et partir par la porte s’était ce condamner, il ne restait qu’une option pour garder la porte close après le verrou.
-aaaAAAAHHHHhh ! AAAAAWwhhh ! AAAAAAWWwhhh ! gémit la blonde, simulant l’acte oralement tout en s’approchant du lit pour poser un pied contre et le faire bouger afin de faire grincer le métal miteux du mobilier d’auberge.
“Si je peux gérer ? Hmph !” ricana intérieurement la femme en continuant. “De toute manière la porte est verrouillée. Si il ose descendre pour demander le passe-partout, on aura le temps de fuir.”.

Le garde qui avait toqué s’était arrêté, il n’avait pas fait un pas.
-ROOoooh oui ! Sale chienne ! poussa soudain le vieillard sur le sol, gesticulant presque nu.

La cornue pouvait s’imaginer les pensées de l’homme face à la porte, sûrement pris d’un soudain intérêt, tenté de se pencher, ne serait-ce que pour mieux entendre, où par la serrure, mieux voir. Mais il était un homme de fonction, et de toute manière la clé était probablement dans la serrure, de l’autre côté, tourné à doubles tours pour être sûr que personne ne troublerait cet instant “magique”. Finalement, les pas reprirent dans la direction opposée à l’arrivée.
-Alors !? fît une voix plus loin pendant que Béryl continuait.
-Rien à signaler, monsieur ! fit une voix troublée.

La racoleuse continuait, poussant toujours du pied le lit à intervalles réguliers, regardant le sol s’imbiber un peu plus du sang lavé du loup.
“Visiblement on a de la chance, soit la pièce en dessous n’est pas prise, soit le type qui l’habite doit dormir à poings fermés” jubila intérieurement la blonde. Elle termina son acte en simulant un orgasme digne d’une prostituée de Shabaody,  puis se tourna vers l’homme-loup avant de hausser les épaules.
-Je gages que cette pièce est sûre, pour l’instant, mais s' ils décident de fouiller le bas, alors ils trouveront des indices, murmura Béryl. Il faut qu’on parte de là tout de suite, mais pas par cette fenêtre.

La femme débloqua le verrou et regarda son… “protégé” ?
-Quand j’ouvre la porte, tu me suit, on va partir sur la droite, loin des escaliers, le long du couloir. Je vais ouvrir la fenêtre au bout, il y’a un pilon de poutre qui dépasse de là, en montant dessus on pourra se retourner et attraper l'arête du toit pour faire les montes-en-l’air jusqu’au docks. Si on se sépare, appelle ton “Bébé”, je serais là si je t’entends.
“Il ne devrait pas avoir trop de mal, il à l’air très agile.” se dit la femme en repensant à ses traits dessinés, “J’espère être toujours aussi souple.” souhaita-t-elle ensuite, secouant un peu ses hanches pour s’échauffer. Elle ouvrit comme prévu la porte et se faufila en longeant les murs, attrapa le loquet de la fenêtre, l’ouvrit lentement pour éviter le bruit, jeta un œil au dehors et se mit en route pour le toit, sautant sur la poutre sortant du bâtiment puis fit des mouvements de bassin pour se donner l’élan une fois suspendu à la cime du toit, poussant contre le mur d’un pied pour se jeter en haut et rouler sur la céramique.

Une fois en haut, elle plongea son regard dans les rues, rien de notable encore, les gardes faisaient du porte à porte sans vérifier les toits, mais cela viendrait.
-Vite vite vite vite vite… stressa Béryl dans ses murmures en étudiant d’avance le parcours jusqu’au docks. Trois grands sauts, deux petits, deux toits à parcourir dont un sur les tuiles, et au bout du chemin, il faudrait se servir d’une grue en bois pour redescendre. De là, contourner les dockers et les quelques gardes surveillant les navires, en choisir un assez plein pour bientôt partir, et se faufiler à l’intérieur.

Soudain, des hurlements distincts se firent entendre, apparemment les chiens étaient enfin de sortie, beuglants comme si la chasse était ouverte.
-Une chance que j’ai pensé à son odeur… souffla la femme. Quoi qu’il doit aussi sentir le chien mouillé du coup.


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Mar 27 Juil - 23:57
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Béryl
Crime de sang








Il acquiesça sans soulever l’acte de la jeune femme : chacun faisait ce qu’il pouvait pour s’en sortir. Il s’en foutait, c’était sa vie après tout. Ses yeux se tournèrent vers le vieillard à moitié nu, et il se dit qu’au moins elle n’avait pas eu à donner de son corps. Il était quand même particulièrement dégueulasse, enfin ce n’était que son avis. Il n’avait pas vu beaucoup de mecs nus, seulement des mecs bourrés à la taverne… Et puis Finn, un certain nombre de fois. Ses yeux se tournèrent en direction de la porte, et il attendit que les pas s’éloigne pour grogner un peu face au jeu d’actrice de la jeune femme :

- Ça devrait suffire.

Il était plus emmerdé par le vieil homme sur le lit que par les gémissements. Quel porc, décidément. Son regard en disait d’ailleurs long sur la haine qu’il arborait pour la bestiole en rut. Tournant ses yeux, plus calme, vers la jeune femme il lâcha :

- Bien joué.

Les gardes semblaient convaincus. Vint alors le moment que l’homme-loup redoutait : le plan. Il fallait qu’il fasse un effort de concentration pour ne l’oublier. Il nota les étapes dans sa tête mais lâcha à la moitié, et se dit qu’il allait improviser au pire. Ouais, il pouvait toujours faire ça, et ça fonctionnait presque toujours… Enfin, là il était bourré, l’esprit pas très clair. Il fronça les sourcils et s’élança donc en essayant de faire un minimum de bruit en direction de la fenêtre dans le couloir. « Elle a bien étudié son truc. » se dit-il sans réellement trouvé suspect qu’elle ait eu en tête un moyen d’évacuation aussi rapidement. Après tout, si elle s’était fait prendre, elle aurait dû trouver de quoi partir illico presto.

N’ayant pas besoin de réaliser les mêmes galipettes que la jeune femme, Karim s’élança juste habillement en direction de la céramique. La distance était tout à fait acceptable, et il atterrit dessus sans faire trop de bruit. Il ne regarda d’ailleurs pas en bas, au risque de vomir. En général, il n’avait pas le vertige mais être bourré n’aidait pas au sens de l’équilibre.

- On va par où ?

Il suivit la jeune femme du plus près qu’il le pouvait, sans la coller. Il n’était pas intéressé, de toutes les manières. Il venait de plonger son corps dans le sang d’un humain, c’était dégueulasse. Il se plongerait bien dans l’eau de mer, mais ça lui collait à la peau après. De toutes les façons, son objectif était de tranquillement s’en aller, quitte à les laisser se démerder avec cette enquête. Pas ses affaires… Ah, ses affaires. Il devait les récupérer. Karim se gratta la tête mais haussa les épaules : il savait qu’il les récupèrerait d’une manière ou d’une autre.

- Comment ça le chien mouillé ? Je t’emmerde, fit il levant une aisselle pour se sentir une aisselle et en faisant une grimace. T’façon faut qu’on tr…

Il n’eut pas le temps de finir sa phrase que le navire prêt à décoller, celui sur lequel ils avaient de toute évidence prévu de partir, vit un corps voler par-dessus bord et s’éclater dans un fracas monumental dans la mer. Le corps ensanglanté n’avait pas encore coulé et colorait l’eau de rouge.

- Il est là ? Fit l’homme-loup en voyant une silhouette s’enfuir du navire. Faut le suivre, c’est lui ! Lâcha-t-il en pointant celui qui s’en allait.

Il ne savait pas de qui il s’agissait, mais il allait lui faire la peau. Enfin, façon de parler, mais il allait bien lui castagner la gueule. De toute façon, il n’avait rien d’autre à faire vu que rester sur le port c’était être amalgamé avec cette personne. Si la jeune femme décidait de le suivre, il dirait d’un ton amusé :

- Au fait, moi c’est Karim. Toi ?

Et il continuerait en observant la silhouette aller de navires en navires, sans s’arrêter, comme si elle en cherchait un de disponible. Pas forcément super rapide, il était discret et il arrivait à l’ouïe de Karim de ne pas pouvoir le repérer.

- Faudrait qu’on puisse aller plus vite, se plaignit-il sans s’arrêter. Une idée... Bébé ?
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Beryl Zast
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Opportunité tactique, Tour 4


Pas peu fier d’elle, la demoiselle s’en sortait plutôt bien, pour une complice d’un non-crime. Cela avait quand même un goût d’injustice, après tout, il n’avait rien fait. Elle en revanche, si l’on considérait le vol d’un peu d’argent, le détournement du vieillard pour son profit personnel, c’était quand même une mauvaise chose en fin de compte, même si la femme se disait qu’il y gagnait un peu au change vu les rêves qu’il se tapait. Elle l’avait laissé dans la pièce qui pourrait bien l’incriminer, bien que les marques humides de l’homme-chien pourraient guider les gens vers l’endroit où le couple hétéroclite s’était rendu. Les tuiles n’étaient pas glissantes, c’était déjà cela. Le type qui était aux côtés de la blonde n’était visiblement pas amusé par la blague de celle-ci, et se dirigeait tel un cyclone de poils et de tissus vers les navires. Il aperçut quelque chose qu’il fallut quelques secondes de plus à la petite cornue pour identifier comme le fauteur de troubles.
-Génial, si on arrive à le coincer on peut t'innocenter..
“Et surtout m'innocenter dans le même geste.” calcula la blonde.

Le type avançait prudemment, tuant ou neutralisant des gens discrètement, comme un assassin le ferait. Malgré cela, il faisait un assez gros remue-ménage. Sautant de toit en toit, glissant sur certaines pentes pour prendre de l’élan et franchir les prochains obstacles, le couple un peu spécial finit par descendre par les cordes des chargements des grues, arrivant sur le port. Elle voyait les oreilles de l’homme animal poursuivre auditivement l’assassin à travers la matière, grommelant sans doute intérieurement. De temps en temps, il devait perdre sa trace, parce que ses oreilles changeaient d’un instant à l’autre de direction, comme sa tête. Il était assez loin, et même si il l’avait enjoint à l’aider pour le poursuivre, ce qu’elle ne comptait pas le laisser faire seul, elle n’avait pas d’autre arme qu’un simple poignard de survie. L’homme de fourrures et de muscles demanda à la cornue si elle n’avait pas une idée pour réduire la distance. La femme, analysant la situation, tenta de se représenter le parcours du tueur.

Cherchant le point à atteindre en une vitesse record, elle décidait de couper le chemin de l’individu, restait à trouver comment atteindre une vitesse extrême. Dans son entourage, à part des tonneaux, des caisses, des planches, des palettes et des grues, rien d’exceptionnel à noter, pas un véhicule, pas un cheval, elle ne savait de toute manière pas monter. Mais les grues…

-J’ai une idée, mais c’est débile et dangereux, informa Béryl.

La petite cornue fixa son poignard au bout d’un bâton, attacha une corde au dessus d’un poids retenant un chargement suspendu en hauteur, puis attrapa une planche pour la placer sous ses pieds et regarda quelques instants le loup humanoïde avant de hausser les épaules puis de lui montrer en un arc de cercle de sa lance improvisée, qu’elle comptait rompre la corde au dessus du poids, en dessous de sa propre corde, pour se faire projeter contre les filets d’un navire bien plus loin. Le timing serait crucial pour ne pas souffrir à l'atterrissage, mais c’était le plus rapide qu’elle pouvait imaginer en si peu de temps.

Laissant le temps à l’homme de venir la prendre dans ses bras en montant sur la planche ou pas si il décidait de ne pas tenter sa chance, elle attendait quelques secondes avant de prendre une inspiration et de mettre un coup de lance improvisé dans le lien à scinder. La corde claqua instantanément, la planche ripa sur le sol en entraînant la femme ou le couple, puis la blonde lâcha la tresse avant de s’arquer dans les airs, se préparant au choc du mieux qu’elle pouvait.

Coup de pot, destin ? En tout cas la femme avait réussi son pari et se retrouvait à souffler un “OOF” de douleur en accusant les mailles du filet rencontrant son corps avec une passion brûlante. Béryl attrapa tout de même un cordage avant qu’elle ne roule en bas et tombe dans la mer, restant suspendue par un bras, épuisée par l’impact.
-Clairement pas ma meilleure idée, déclarait-elle en secouant la tête pour comprendre où elle se trouvait, dans quelle direction regarder et surtout la position des deux autres protagonistes.

Le petit bout de femme avait perdu sa lance au décollage et se retrouvait sans rien pour se défendre que son corps et ses cornes. Elle avisa en dessous d’elle, un tonneau sur le pont où étaient logés quelques coutelas de secours.
“Ca fera l’affaire.” se dit la femme en continuant à respirer fort pour couper sa détresse physique. Mais est-ce que cela ferait l’affaire pour l’homme-loup ? Où était-il celui là ? Et l’assassin alors ?
-Ah, j’ai trouvé l’assassin, fit la cornue en voyant le type se redresser de sa posture furtive en l’apercevant elle depuis le navire juste à côté. Et maintenant il va fuir ou tenter de me tuer… souffla Béryl, presque désabusée par la situation, passant une main sur les traces de brûlures dues aux cordages de sa main libre.




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Le plan de cette jeune femme était parfait. Karim n’y aurait pas pensé, et à vrai dire si on sortait du domaine de la construction des navires, il ne pensait pas à grand-chose. Ses yeux s’étaient rivés sur le cordage, et il essaya à son tour de calculer à peu près l’angle du saut, sans réussir. Ce n’était pas quelque chose dont il avait eu besoin à présent, et l’alcool dans le sang l’empêchait de réaliser une analogie efficace avec la construction d’un bâtiment naval. Ses yeux injectés de sang furent ébahis, et il prit la jeune femme dans ses bras. Elle coupa la corde. Ils volèrent. C’était la première fois qu’il volait comme cela d’ailleurs, ce qui l’empêcha de garder la demoiselle dans ses bras après avoir décollé. L’angle de celle-ci fut donc plus bas que le sien, et alors qu’elle fut arrêtée par le filet, lui-même continua sa course.

Un « Plouf » sonore indiqua où il avait terminé : dans l’eau du port. Il s’y engouffra pendant une petite seconde avant de remonter à la force de ses bras, inspirant une grande bouffée d’air. Décidément, elle avait le don de le réveiller, cette nana. Il s’ébouriffa les cheveux en entendant les paroles de celle-ci, pas si loin que cela de lui. « Ah, j’ai trouvé l’assassin. ». Elle ne l’avait pas hurlé, cependant l’ouïe de l’homme-loup n’était pas à prendre à la rigolade. Il observa le navire et se dirigea vers la chaîne de l’ancre, s’en servant pour atteindre la coque puis le pont. Il était trempé jusqu’aux os à présent, mais aucun doute que le sang avait quasiment totalement disparu. Il lui faudrait quelques secondes supplémentaires pour ressentir l’odeur ferreuse : l’enfoiré se trouvait devant eux, mais il n’avait remarqué que Béryl et s’était élancé sur elle, commençant à l’agresser à grand coup de lame courte, suffisante pour découper une tête cependant.

- EH ! Hurla l’homme-loup. Par ici, enfoiré !

L’homme tournerait la tête et il découvrirait alors le visage de celui-ci. C’était un gars dans sa trentaine à peine, pas très musclé, des lunettes sur le nez, une coupe noirâtre plaquée sur le crâne et un air un peu débraillé. Il semblait être le stéréotype du gars pas très sûr de lui qu’on pouvait victimiser facilement… Sauf que là, il tuait des gens. Détails, mais Karim n’était pas friand du fait d’assassiner : il préférait discuter. D’ailleurs, il n’avait à ce jour tué personne, s’il se souvenait bien. Enfin, les soirées arrosées mises à part, il n’était pas non plus dénué de mémoire.

- Viens de te frotter à moi, si tu l’oses !

Il semblait avoir pris du recul par rapport à Béryl, et hésitait sur qui tuer en premier. Enfin, surtout qu’il semblait se sentir un peu piégé, maintenant que son visage avait été dévoilé. Il voudrait sûrement les tuer tous les deux, mais ce n’était pas le problème actuel de Karim. Le bazar qu’il faisait n’avait attiré personne pour l’instant : les docks étaient inoccupées, et les habitations éloignées. S’ils se faisaient avoir ici, personne ne pourrait les aider.

- Va chercher les gardes, balança-t-il à Béryl en s’élançant sur l’assassin, comme si elle était sa… bonniche ?

Il ne remarquerait cependant pas la pseudo-insulte dans son comportement. Déjà, il lui demandait de leur permettre d’accélérer, et maintenant il lui demandait de partir ? Elle pouvait bien le laisser ici, mais il n’avait aucune mauvaise volonté dans la voix. Il ne voulait pas qu’elle soit blessée, parce qu’il l’avait aidé jusqu’ici. Si elle ne bougeait, pas il ajouterait d’une voix hésitante, tout en évitant un coup de lame qui aurait pu lui arracher une oreille : « S’il-te-plaît ? » comme s’il s’agissait d’une question.
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Jeu 29 Juil - 20:50




Un couteau dans la nuit, Tour 5


Ca s’était bien passé, à part pour le plouf de son compagnon d’infortune qui visiblement était mis à mal par la gravité même et l’inertie, c’était pas de pot.
-Bon c’est sûr, ce coup-ci il va sentir le chien mouillé, lâchait la femme en descendant les cordages le plus rapidement possible avant que l’assassin de passe la rampe entre les navires.

Béryl attrapa au plus vite un coutelas, puis un deuxième, histoire d’avoir de quoi se défendre, et se permit d’en lancer un pour en piocher un nouveau. Le type esquiva habilement, mais au moins il avait été ralenti. Il hésitait entre ses nouvelles cibles, ce qui donnait à la demoiselle un court avantage sur les échanges, faisant s’entrechoquer les lames dans un silence commun de port. Il jouait dangereusement. Hésitant comme cela, et pas pour faire une feinte, la cornue n’était peut-être pas une épéiste émérite, mais elle avait quelques combats à son actif et une débrouillardise naturelle. Elle enchaîna donc l’assassin, d’une lame, de l’autre, les deux ensembles, causant une petite marque rouge, à laquelle il répondit d’un bond rapide en arrière suivi d’un lancer de dagues de poche. Lâchant son coutelas en main gauche, elle attrapa le pan de sa cape et le leva devant elle, pour faire un écran avant de voir les petites lames se ficher dedans, absorbée par le tissu qui se déchirait aux points d’impact.

Les couteaux glissèrent hors du voile protecteur, et Béryl put voir que l’homme s’était mis à frapper de l’autre côté, changeant d’ennemi comme d’envie. La demoiselle prit son temps pour récupérer de l’échange, regardant l’état de sa cape.
-Fais chier… souffla-t-elle en lorgnant celle de l’assassin, comme envieuse.

La petite blonde se pencha pour récupérer le coutelas puis se rapprocha du combat pour entendre l’homme chien qui esquivait jusque là demander à ce qu’elle aille chercher du secours.
“Maintenant faut partir ? Oh noooon...” dramatisa intérieurement la femme en roulant des yeux pour prendre une grande inspiration.
-YYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHH !!!!
AUUUUUUUU SEEEEECOUUUUUUUUUR !!!

La femme eu une quinte de toux douloureuse, la forçant à se pencher en avant, tirant légèrement la langue.
-Euuurgh, satisfait ? demanda la fille avec une voix cendrée, comme si elle avait fumé trois paquets en deux minutes après avoir rameuté tout le quartier et possiblement l'île voisine avec un peu de chance.

L’assassin n’était pas jouasse et cherchait, tout autant qu’à défaire ses adversaires, à trouver une porte de sortie du sandwich qui commençait à se former autour de lui. Il donna quelques coups vers l’homme-loup, fouillant d’une autre main dans sa besace à sa taille. Il en sortit une boule enveloppée de parchemin, avec une mèche. La portant à sa bouche il claqua des dents, déclenchant un outil dans sa mâchoire créant des étincelles. Le bout de tissus s’alluma, produisant un “tsssssss” caractéristique, et pour, l’homme continuait de la garder en main.

La mèche arrivait presque à son terme et l’assassin la jeta au sol, ou elle produisit un écran de fumée, ce après quoi il disparut du champ de vision du couple hétéroclite.
-Aheu rheu rheu rheu, toussa la blonde, deux fois plus gênée par la fumée avec sa gorge en feu. Quel batard.. souffla-t-elle d’une voix éraillée en s’écartant.

Elle finit par revoir l’homme-loup et s’adressa directement à lui sans perdre une seconde.
-Je l’ai touché, lui dévoilait-elle en tendant son coutelas avec quelques gouttes de sang. Je sais que c’est probablement raciste de ma part d’assumer que tu peux tracer quelqu’un grâce à l’odeur de son sang, mais si tu peux… demandait-elle.
“Va chercher..” termina-t-elle dans ses pensées.

Elle jeta un coup d'œil alentour, ne sachant pas où le type s’était réfugié. Pourtant il ne pouvait pas être bien loin, il devait toujours les tuer en principe. Sur ses gardes, la femme attendait, attentive au moindre bruit. Ce type savait se débrouiller, un peu comme elle, mais il utilisait bien plus d’outils qu’elle, donc une fois à court il serait bien moins inoffensif. Dagues, bombe fumigène, combien d’objets pouvaient encore contenir sa besace ? Mystère, mais cet outil à la mâchoire, elle l’avait déjà vu, chez quelqu’un utilisant de la poudre à canon, cela pouvait dire qu’il avait autre chose que des simples fumées.

Les gardiens de la ville commençaient tout juste à entrer sur le port.
-Ah la tout de suite ça commence à ressembler à un plus mauvais plan que prévu.. marqua la femme d’un air sarcastique en les voyant apercevoir la fumée. Il faut le retrouver, et vite si on veut pas avoir des problèmes avec la soldaterie.


Beryl Zast
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L’Ookami était étonné du déroulement de l’opération. Il n’avait pas prévu un tel retournement de situation… Mais s’il l’avait prévu, aurait-il réussi à l’empêcher ? Quoiqu’il en soit, après un court affrontement, il ne put que constater de l’idiotie dont il avait fait preuve en croyant que son ennemi était dépourvu d’intelligence. C’était un vicieux, un de ceux qui étaient capables de construire un explosif avec deux épingles et une pomme de terre. Il ne voulait cependant pas s’avouer vaincu. Le fumigène avait été lâché sur le sol, les aveuglant temporairement.

D’un geste puissant, il frappa la fumée en vain. Il ne put qu’en déplacer un tout petit peu, pas de quoi faire mal à une mouche. Poussant quelques jurons bien salés, il se retourna en direction de la cornue qui l’accompagnait et qui n’avait rien trouvé de mieux à faire que de crier pour attirer l’attention des gardes quelques instants plus tôt. Il leur fallait donc maintenant retrouver la piste de l’assassin et fuir les gardes. Pourtant, elle n’était pas sans avoir réfléchi, et c’était ça qui étonnait le plus l’homme-bête. Il écarquilla les yeux, serra sa main droite et donna un coup dans sa paume gauche :

- Mais bien sûr ! L’odeur du sang…

Il n’avait pas besoin de beaucoup plus, en réalité. Ses sens étaient suffisamment développés, à la lisière entre l’humain et l’animal, pour qu’il puisse suivre une piste comme celle-ci : la seule contrainte était que leur ennemi ne devait pas quitter la terre ferme… Et fort heureusement il semblait avoir décidé de changer de stratégie, puisque la piste remontait vers la ville. Karim observa les docks devant lui, illuminés par les torches et les lampes à huile des gardes courant vers leur position. Dans le lointain, quelques maisons étaient encore légèrement illuminées. L’homme-loup soupira : de toute façon, il n’allait pas voler un bateau pour s’enfuir sans ses affaires. Il fallait qu’il retrouve d’abord l’idiot du village et le livre aux moutons.

- Allez, par-là, fit-il en humant l’air.

L’odeur de transpiration était mêlée à celle de sang, et il s’élança à vitesse convenable pour suivre la piste que lui avait offerte sur un plateau d’argent la cornue. Ils pourraient naviguer entre les différents entrepôts en face d’eux, semant rapidement les gardes qui n’avaient pas réussi à repérer précisément leur présence. L’Ookami tournait de ruelles en ruelles dans le but de ne pas perdre leur cible, mais l’odeur de sang se faisait plus diffuse : il avait sûrement trouvé quelque chose pour couvrir sa blessure et empêcher le sang de couler… Comme par exemple un vêtement sur un fil de linge qui se trouvait un peu plus en hauteur avant, et qui était à présent étalé sur le sol, le fameux fil sectionné. Las, Karim apercevrait en continuant sa course un couteau planté dans un mur. « Un de moins » se dirait-il. L’odeur de transpiration était en revanche encore là : son propre corps serait le traitre de sa petite sortie nocturne.

Quelques minutes plus tard, ils arriveraient auprès d’un petit bâtiment qui ne payait pas de mine. Un peu délabré, il y avait deux colonnes qui soutenaient un porche devant. Un panneau planté au sol, façonné dans un bois de mauvaise qualité, indiquait : « Orphelinat ». Karim sentit ses poils se hérisser.

- Il n’a pas osé ?

Son expression s’était teinte d’une certaine rage, et Béryl pourrait voir qu’il n’avait pas l’intention de réfléchir, ni même d’agir dans la demi-mesure… Ce qui était le meilleur moyen de se faire repérer. Les gardes n’étaient pas encore là, et il n’y avait aucun signe qui indiquait âme qui vive, sinon une lumière au premier étage… Et pour Karim, les ronflements de quelques enfants qu’il pouvait entendre en tendant l’oreille.

- Il est là. S’il touche aux gamins…

Mais il n’y toucherait pas. Tuer des adultes était un crime, tuer un enfant… C’était s’exposer à une mort immédiate.
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Un dernier tour dans la manche, Tour 6


Le loup avait comme une révélation et partait comme une balle après avoir humé l’air deux secondes.
-Vraiment ? s’étonna Béryl, se trouvant un peu conne et seule.

Si le loup avançait à une vitesse fulgurante, la petite cornue n’était pas tout à fait ce qu’on pourrait appeler un prototype profilé et aérodynamique conçu pour la course. Pas grande, sa poitrine en revanche battait des records pour sa taille et ses cornes agissaient comme des freins en s’appuyant sur l’air. Malgré tous ses efforts, elle était loin d’être capable de suivre l’homme depuis le sol, alors, tout pendant qu’elle entrait dans la ville à la suite du semi-canidé, la femme prit un raccourcis de monte-en-l’air, usant d’échafaudages bien arrangés et de caisses créant une sorte d’escalier improvisé vers les hauteurs. Sur les tuileries, elle n’aurait qu’à se fier à son ouïe pour garder le contact avec son allié et elle n’aurait pas besoin de s'engouffrer dans les mêmes ruelles pour le suivre.

Elle l’entendit tourner et partit directement à l’autre arrête du toit pour sauter en face et poursuivre le mouvement.
-C’est les résidents qui doivent êtres contents, tiens, souffla la petite blonde en faisant un raffut du diable en courant sur les tuiles.

L’homme-loup n’était pas très bien lotis non plus niveau bruit, mais c’était bien plus silencieux qu’elle, ça c’était sûr. La piste continua jusqu’à un couteau, puis une bâtisse presque aussi grande qu’une chapelle mais tout de même modeste, avec des colonnes et un panonceau où figurait une inscription. L’homme-loup était en train de s’énerver sur place, respirant fort, poings serrés, alors qu’une lueur transparaissait dans les hauteurs du bâtiment, prenant sans doute sa source à l’intérieur.
-Du feu ? se demanda Béryl en se rappelant la mâchoire d’étincelles de l’assassin.

Le garçon allait ouvrir la porte et la petite cornue tendit la main, coupée dans son cri de détresse pour lui dire non par une quinte de toux. La porte s’ouvrit sans aucun mal, écartant presque l’homme-bête pour tirer une langue de flamme diabolique en dehors du bâtiment.
-La baise ? s’étonna la blonde en levant un bras devant ses yeux pour se protéger de la chaleur avant de voir le type sortir par les tuiles du toit de l’orphelinat où commençaient à sortir des complaintes d’enfant en détresse.
"Sans doute encore un de ses outils explosif, mais incendiaire celui-là ?" supposa Béryl, concentrée.

Focalisant son attention sur le meurtrier, la femme se dit qu’elle pouvait l’abattre et sauta sur le toit de l’édifice en feu croisant le fer instantanément car l’assassin n’attendit pas. Espérant que le semi-loup ferait sa part en sauvant les gosses, elle engagea le combat en mauvaise posture. Le type l’avait repoussé contre le bord et quelques tuiles étaient tombées contre les colonnes avant qu’elle ne reprenne un peu de terrain en agitant ses lames à qui mieux mieux.

Parade-estoc, contre double, frappe liées, la cornue avait toujours l’avantage du nombre avec ses deux lames, mais la fatigue d’avoir couru malgré sa condition et surtout la fumée créaient un désavantage. La petite blonde jouait des lames, combattant sur deux fronts à la fois plutôt que l’une après l’autre, mais son temps était compté. Elle inspira un grand coup, toussa en se pliant en deux, esquivant par la même un coup horizontal, puis bloqua le retour d’une main avant d’éventrer légèrement le type de l’autre. Il était blessé, elle avait encore plein d’air, le combo dura presque six secondes, le tailladant, avant que la femme ne se soit à court d’air et s'arrête. Son ennemi tomba, crevant l’espace des tuiles en chutant et s’écrasa au sol dans les flammes hurlant sur tout son chemin jusqu’aux enfers, puis se releva et partit en trombes sanglantes et brûlantes vers la sortie. Selon l’endroit où se trouvait l’homme-bête, l’assassin risquait d’avoir autre chose que ses côtes de brisées, ses fesses braisées et son attirail consumé.

Elle se retourna et partit vers une des colonnes pour glisser et descendre avant de jeter ses lames au sol, de se poser dos contre la pierre et de reprendre calmement son souffle. Elle espérait que c’était fini, parce qu’elle n’avait plus grand chose dans le sac, pour parler poliment.
-Sortir d’ici par le port c’est mort, maintenant, se plaignit la femme en essuyant sa cape de la main. Maintenant on a techniquement plus le choix que de rejoindre une autre ville portuaire pour se casser d’ici… Ça veut dire quelques bornes, fais chier…

Elle avait déjà mal partout, elle était tendue, elle puait la transpiration, la suie et la fumée, ses habits étaient presque gris noir, elle n’avait plus de voix. Tout cela pour un inconnu au lieu d’une nuit tranquille dans une auberge tranquille avec un vieillard pas très tranquille.

“Mais qu’est ce qui m’a pris de l’avoir accompagné sur tout ce bordel !?” s’étonna la blonde intérieurement en ouvrant grand la bouche et les yeux.


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Sam 31 Juil - 17:13
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Béryl
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Les flammes faillirent lécher l’Ookami qui fut heureusement sauvé par la cornue. Il n’écouta cependant pas ce qu’elle lui dirait, si elle avait quelque chose à lui dire. Il n’avait pas attendu avant de briser une fenêtre pour entrer à l’intérieur du bâtiment et localiser les enfants coincés contre un mur d’une chambre, alors que leur seul chemin était bloqué par les flammes. Le seul ? Non, Karim savait en créer d’autre. Ses yeux se concentrèrent sur la scène, et il s’élança à grande vitesse. Son poing armé vint fracasser un mur en face de lui, et il regarda les enfants terrorisés, incapables de bouger.

- Magnez vous le cul, bordel ! Hurlerait-il sans aucune visible compassion.

Les plus âgés tournèrent le regard et s’élancèrent à la suite de l’homme-loup qui pesta et revint chercher les autres. Il se dirigea ensuite vers les autres dortoirs, et la petite opération prit moins d’une minute durant laquelle il ne pensait à rien d’autre. Il ne pensait pas à l’ennemi, ni à sa camarade, il était juste là : affrontant la propagation du feu et sortant les gamins le plus rapidement possible, puis les adultes qui s’occupaient de l’orphelinat. La vieille dame en charge était d’ailleurs en piteux état, mais il ne s’en inquiéta pas : maintenant que tout le monde était en sécurité, il avait d’autres chats à fouetter.

- Merc…

Il n’écouta pas les remerciements d’un des enfants. Ces putains d’humains n’étaient pas capables de se protéger tout seul. Ils étaient faibles, vulnérables et insouciants. Ils pensaient dominer par leur nombre : mais un seul d’entre eux ne valait pas le dixième d’un homme-loup, et cette certitude qui habitait l’Ookami le faisait se sentir supérieur vis-à-vis d’eux. Ce n’était d’ailleurs pas en tant qu’individu, mais en tant que membre de sa race. Il détestait les humains, mais il les sauvait encore et encore de leur propre bêtise. C’était insupportable.

Les flammes ravageaient le bâtiment tandis que l’orangé dansait dans les yeux du canin. Il observa le combat sur le toit, tandis que son aide était encore présente. Il vit l’homme qui traversait les flammes, ayant lui-même contourné le bâtiment. L’assassin était en feu ? En tout cas, il semblait clairement très amoché, ce qui n’aida pas à calmer la colère de Karim à son égard. L’homme-loup se sentit partir un instant, et il fondit en direction de l’homme pour lui asséner un ultime coup dans le visage. L’incendiaire chuta au sol, et deux de ses dents se délogèrent pour rencontrer la poussière quelques mètres plus loin.

- Je vais te…
- Arrêtez vous tout de suite !


Les gardes étaient là. Le regard de l’homme-loup l’accusait de folie, et ils braquèrent leurs armes sur lui. Le blond semblait bêtement être en train de péter un câble, pourtant la voix d’un enfant plus loin le ramena à lui. Il cracha au sol en direction de leur ennemi et tourna le dos aux canons braqués sur lui.

- Arrêtez vous !
- Tirez,
leur dit-il. Essayez pour voir.

Ses yeux semblaient percer les âmes des pauvres gardes de pacotille incapables d’arrêter la mise à feu d’un orphelinat. Ils étaient incompétents, tous autant qu’ils étaient. Heureusement tous, y compris les plus jeunes, avaient été évacués. S’élançant sur le toit du bâtiment en feu, il prit appui pour se propulser plus loin et rejoindre la cornue qui était aussi en joue.

- J’vais récupérer mes affaires, dirait-il sans se retourner vers les humains.

Il n’avait pas cherché à dissiper le malentendu. Etait-il aussi coupable qu’eux du quiproquo ? Il s’en foutait, même si les orphelins venaient rétablir la vérité et encensaient la cornue et l’homme-loup. Il voulait se barrer. Il allait juste récupérer ses affaires, et puis il se dirigerait vers l’autre port, sauf si sa camarade avait de meilleurs projets.

Karim Ookami
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Beryl Zast
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Dim 1 Aoû - 13:22





Allez hop, en zonzon, Tour 7


Toujours dans la réalisation de ses actes peut-être un peu inconsidérés, la demoiselle entendit le son pas très glamour ni très sympathique des soldats formidables protecteurs arrivant avec quelques minutes de retard pour êtres tous bien groupés.
-Merd-merd-merd-pute-chier ! fit la cornue en remontant derechef par la colonne avant de se jeter sur un toit voisin et d’être rejointe sous les coups de feu par les miliciens stupides. Il faudrait probablement plusieurs secondes pour que les enfants racontent la vérité, donc la seule chose que le couple couvert de suie pouvait faire c’était fuir.
-Mais c’est pas nous ! se plaignit la femme en se cachant.
-Alors arrêtez de fuir ! lança un des miliciens.
-Tiens, actuellement c’est pas bête, se dit la blonde.
-Je vais chercher mes affaires, déclara le loup.
-Amuse toi bien, moi je vais m'arrêter là, après tout j’avais rien a voir dans cette histoire à la base. C’est bon je descends, ne me faites pas de mal ! déclara-t-elle aux types en bas en levant les mains pour éviter de se faire tirer dessus. Ça te fera moins de soldats sur ton cul, lança la cornue en haussant les épaules tout en s’adressant au loup. Tu devrais foncer récupérer ce que tu veut et partir vers la seconde ville, j’vais les pousser ailleurs en attendant. J’me débrouillerais, j’suis une grande fille, rassura-t-elle.

La blonde descendit délicatement du toit sur lequel elle était, et elle vit avec délectation que l’assassin avait été capturé, mais était inconscient.
-Je vous conseille de fouiller sa bouche, il a un outil incendiaire qui crée des étincelles, c’est avec ça qu’il a allumé la bombe qui a mis feu à l’orphelinat et au fumigène sur le port.

Elle fit un signe pour montrer qu’elle allait puiser un truc dans son sac à sa taille, le garde qui s’occupait de la maintenir en joue accepta fébrilement pendant qu’un autre ouvrait la bouche de l’inconscient brûlé pour trouver un indice. Elle plongea deux doigts dans la bourse et en retira un billet de mille avant de le tendre.
-C’est pour l'entretien des coutelas que j’ai pris pour tenter d'arrêter l’assassin, vous pourrez les rendre au Polype, si je me souviens bien du navire auquel je les ai empruntés.
-Mais c’est du vol !
-Je ne pouvais pas arrêter un assassin avec mes poings et mes cornes, enfin voyons ! Monsieur !? Vous m’avez vu ?
fit la malicieuse en exhibant son corps peu tâché par la suie en écartant sa cape presque noire.
-Dayum, fit le soldat en mettant en joue la poitrine de la séductrice. Quelqu’un à trouvé des coutelas ? demanda le garde avec une voix troublée.
-Yup ! répondit un autre chargé d’enquête pendant qu’une chaîne se formait pour éteindre le feu.
-Okayyyyy, dis nous pourquoi ton ami fuit, continua d'enquêter le soldat qui la mettait en joue.
-C’est assez perturbant de se faire viser comme cela, déplora-t-elle, ce n’est pas mon ami, on s’est juste rencontrés sur le lieu du premier meurtre de l’assassin. Comme c’est un homme-loup et qu’il a un bon odorat, il a décidé de le pourchasser.
-Et vous l’avez suivi !?
s’étonna le milicien.
-J’avais une conquête pour ce soir là.. confia Béryl, faussement toute rouge et embarrassée. Mais ses performances m’ont laissée un peu sur ma fin, et comme j’ai soif d’aventure, j’me suis dit que cela me changerait de mon quotidien…
-...

Le type n’avait visiblement pas l’impression d’y croire de trop, mais heureusement pour la blonde, un des inspecteurs lui tapa sur l’épaule.
-Demande lui comment ça se fait qu’il y a une grue qui soit tombée.
-Alors !?
demanda le soldat.
-C’est l’homme-loup, il disait que ce serait plus rapide comme cela. Il s’en est servi comme d’une catapulte ou un truc du genre, et... et il m'a lancée dans un filet ! accusa-t-elle, changeant le délit d’une personne à l’autre.
“Je ne peux pas risquer de prendre une amende parce que j’ai détruit des biens de valeurs.” se justifia intérieurement la femme.
-Il ne m'a pas laissé le choix, il m’avait attrapée par la taille.
-Sais-tu où il est ?
-Il m’a dit qu’il voulait fuir à bord d’un bateau sur le port, si vous vous dépêchez et que vous les fouillez, vous le trouverez sûrement !
fit la blonde, comme contente de les aider à le coincer.
-TOi, TOI et TOI, allez chercher la garnison sud et fouillez tout les navires ! fit l'enquêteur en chef.
“Idiots.” ricana intérieurement la malicieuse.
-Que va-t-il m’arriver ? demanda Béryl. Oh, je regrette terriblement, les enfants auraient pu être gravement blessés.. lâcha-t-elle avec une larme.
-On va te garder en cellule une journée ou deux, pour la forme, puis on comparera sa version à lui et à ton ami, si on l’attrape. Mais bon, vu ce qu’il trimballait dans son sac, comparé à toi qui n’avait rien à part deux coutelas qu’on pourra présenter à un navire pour les faire identifier, je pense que tu n'as pas trop à t’en faire.
-Je comprends,
se lamenta Béryl, déçue et triste d’apparence.
“YYYEEESSSS !!” jubilait-elle intérieurement.

En étant dirigée vers sa cellule, la blonde fut remerciée par les orphelins dont un ou deux dirent qu’ils iraient la voir. Elle pensa à l’homme-loup et à tout ce qu’elle avait fait cette nuit-là, elle espérait qu’il s’en sorte, en grande partie parce qu’elle avait ajouté un méfait à ses crimes.


Beryl Zast
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Karim Ookami
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Mar 3 Aoû - 18:36
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Les pas de l’homme-loup le menaient rarement là où il voulait aller. Il était l’un de ces gars qui se perdaient en allant chercher du pain, et là il n’avait plus l’aide de la cornue pour se repérer – eut-elle jamais été utile. Il n’en fut cependant pas navré, elle faisait ses choix, il faisait les siens et c’était très bien comme ça. Si elle voulait se livrer aux gardes, y’avait pas de bile. Lui n’avait aucune envie de tenter le diable et de finir au trou, c’était une mauvaise idée. Parcourant donc rapidement la distance qui le séparait de son auberge, il s’y engouffra et attrapa ses affaires à l’arrache. Il observa son lit et regretta de ne pas pouvoir y pioncer – mais à quoi bon ? De toute façon, il aurait tout le temps de dormir plus tard.

Il s’éclipsa donc le plus rapidement possible, et parcourut en deux heures à peine la distance jusqu’à l’autre bout de l’île. Il ne vomit que deux fois sur la route, et ne faillit s’endormir qu’une fois dans des fourrés un peu trop confortables. Heureusement, son tempérament à ne pas se laisser capturer par des humains le poussait à se relever, encore et encore… Une bien piètre excuse pour lui, dont le regard était à présent porté sur la mer. Après être arrivé au port, il s’était introduit dans un navire marchand et avait dormi entre deux caisses de poissons. Au réveil, il empestait l’odeur marine et en prime il avait la dalle. Il ne se fit pas prier lorsque le capitaine le prit en sympathie et lui proposa de manger.

- Et c’est quoi ton histoire ? Lui demanderait-on alors.

Enthousiaste à l’idée de manger, il répondrait sans détours, une tranche de pain dans la bouche et une cuisse de poulet cuite dans l’autre :

- J’ai rencontré une femme cornue, elle était à poil avec un vieux. Et puis il y a eu un assassin, et on l’a poursuivi. Elle m’a fait sauter super haut et je sentais le chien mouillé… Et puis y’a eu l’incendie, mais bon on a sauvé tout le monde.

Il semblait fier de son récit, ce à quoi le capitaine répondit par un rire gras : c’était incompréhensible, mais le cœur qu’il y mettait était bien là. Personne n’avait compris qu’il s’agissait de l’histoire d’un assassin qui avait tué plusieurs personnes avant d’être arrêté, et que des orphelins avaient perdu leur toit dans l’affaire… Enfin, Karim lui s’en fichait à présent qu’il pouvait manger et boire.

Karim Ookami
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