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Edward Lawrence
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Edward Lawrence
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Dim 17 Mar - 21:35


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Début 1510 ~ Burj Babil - Coeur du Nouveau Monde




Une salle obscure.

Dans l’âtre, un bouquet de flammes oscillait paisiblement dans un doux crépitement qui résonnait dans l’austérité de la pièce, tandis que ses lueurs allaient se refléter sur les surfaces lisses qui composaient les sols et les murs.

D’un geste souple et parfaitement dosé, mon poignet pivota quelque peu, intimant ainsi un courant dans le liquide carmin retenu prisonnier dans le carcan de cristal lui-même assiégé par mes doigts gantés.

J’humai le distingué nectar, tandis que mes yeux roulèrent sur le mobilier luxueux qui m’entourait, comme pour me remémorer le doux fumet de la réussite.

Et puis, sis là , dans l’un des massifs fauteuils recouvert de velours noir, se trouvait un homme avachis, le regard perdu dans le vide situé en dessous du lustre serti de diamants qui nous surplombait. De temps à autre, son regard carmin se décrochait du vide pour s’enticher de nouveau au bout de papier disposé sur la table basse situé en contrebas de son fauteuil, pour lequel il semblait alors afficher une indolente fascination, et dont les oscillations frénétiques avaient quelque chose d’hypnotique.

D’un tic désapprobateur, je me détournais de cet être qui cristallisait en cet instant l’écrasante majorité de la déception que je pouvais éprouver. C’était simple, depuis son arrivée, il arborait le même comportement détaché et semblait accorder plus d’importance à sa maudite boussole de papier qu’à ce que j’avais pu bâtir. Et cela me déplaisait fortement.

Mon regard se porta alors une nouvelle fois par delà l’imposante surface vitrée tamisée, comme pour tenter de percer à jour les sombres ruelles qui s’étendaient à l’extérieur. Vue de l’extérieur, le bâtiment dénotait très clairement avec l’architecture locale et constituait une anomalie : ses murs lisses qui luisaient d’un éclat sombre contrastait avec les ternes façades des bâtiments voisins qui semblaient usées par le temps, ou par les échoppes de fortune qui jonchait les ruelles adjacentes.

Une hérésie architectural idéale et symbolique que j’avais érigé tel un monument venu à rappeler au monde cet immuable dogme :

« Les hommes ne naissent pas égaux. »



Et ainsi commémorer la noblesse inscrite dans nos gènes : à travers leur échec, je voulais leur rappeler ma réussite. Parmi les miséreux et autres pouilleux, nous étions l’élite destinés à surplomber tous ces insectes. Cette île n’en était-elle pas l’un des plus beaux symbole ?

Notre opulence ne pourrait avoir que le ciel pour limite.

Oui, dans cet espace clos, nous étions passablement coupés du ciel supposé nous toiser et étions à l’abri des pluies et autres intempéries climatiques. Mais les nouveaux employés de l’entreprise recrutés localement ne pouvaient s’y tromper : sous mon toit la seule chose qui daignait pleuvoir, c’était les billets.

« Alors, comme je l’évoquais à l’instant, les différentes branches d’activités sont en place : les rouages s’accordent peu à peu et donneront bientôt vie à ce formidable ensemble qui viendra compléter notre nébuleuse. »


Un véritable bijou commercial élaboré de mes mains qui décuplerait notre main mise économique sur ce bas monde. Mais plus encore, elle devait mettre en application les insidieux desseins que l’Architecte avait imaginé.

« Et notre intégration à l’assemblée ? »


« C’est désormais chose faite : nous avons acté hier les formalités contractuelles et ainsi conclut la transaction avec notre partenaire d’affaire pour la cession totale de son affaire et de son siège parmi l’Assemblée. »


Des centaines de milliards investis dans cette opération d’envergure qui nous offraient une place confortable parmi les trente plus grosses fortunes de la cité. Et nous ouvraient les portes d’une pléthore de possibilités.

« Hunter x Hunter… »


La voix rauque venait de faire voler en éclat le semblant de quiétude qui semblait régner jusqu’alors sur notre assemblée élitiste. Et pour cause : l’intervention sonnait comme un appel à la guerre, et émanait du plus dangereux de nous tous.

« Chassés ou être chassés… Chasseurs versus Chassés… Ils ont voulu monnayer notre liberté… alors nous monnayerons jusqu’à voir leurs têtes rouler. »



Edward Lawrence - Nébula
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__________









La piraterie n'est jamais finie.

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Edward Lawrence
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Jiva
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Mar 19 Mar - 19:46


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Mars 1510 - Burj Babil - Coeur du Nouveau Monde

Là, dans la succursale d’une boutique où s’était massé un lot invraisemblable de types bien fringués ou se voulant tels. Blessures, brûlures et cicatrices ; poings serrés et jointures blanchies ; cous massifs grimés d’un même tatouage ; le tout empaqueté dans des costumes à plusieurs millions ; ornés de ceintures et holsters encombrés de ferrailles aiguisées ou sciées, un art en soi, une contradiction frisant la provocation de l'autre. Une pièce donc, plutôt un local : trois murs surdécorés et une vitre donnant vue sur l'attroupement. Celle-ci s'étriquait à mesure des négociations, une lumière qui passait de tamisée à lugubre au fil de la conversation.

-Vous n’êtes qu’un inconnu, pour le milieu. Cet acompte est pour nous une garantie. Le binoclard s’arrêta, balaya l’air devant lui comme pour se défaire d’un doute. Vous avez tout à gagner à devenir notre client, tandis que de notre côté… La voix jusqu’alors affable s’aggrava d’un coup. Croyez-vous que votre argent ne se dépense pas plus facilement que celui d’un autre ?

Spoiler:

Son regard s’était planté dans celui de son interlocuteur. «The Warrant» avait été introduit au pirate comme le point d’entrée d’un vivier conséquent de mercenaires. Pour cause, celui-ci était affilié, selon ses dires, à l’un des sièges de l’Assemblée et contractait des portions de sa main d’œuvre pour professionnels et particuliers. L’homme d’affaire s’était ancré sur ses appuis avant de reporter son attention sur celui qui se tenait aux côtés du Baxter : Phô. C’était l’intermédiaire qu’avait dégoté Basil à sa première venue sur Burj Babil, il aurait été ancien membre de la Triade et se serait décidé à devenir un indépendant. Son offre était de mettre son réseau à disposition de ses partenaires, moyennant commission.


Spoiler:

-Basil, à ta place je me raviserais et verserais le montant. Le criminel fit naturellement pression.
-Mais, je…

Le doute sembla s’écouler sur Basil. Il s’était redressé subitement, prenant appui sur les accoudoirs d’un fauteuil glouton et inconfortable, et avait planté son regard sur la feuille que l’autre à sa droite lui tendait. Son index pointait des lignes, ci-et-là, tout en murmurant des commentaires inaudibles et certainement inutiles. Le sous-texte était pourtant clair, mais le forban préférait ne pas chercher à s'y plonger. Il ne voulait pas de ce savoir, il le refusait car il le dégoûtait.

-C’est le prix pour devenir un de nos clients. Un partenaire, même, car si vous vous montrez fiable, avec pareille offre pour nos hommes, je suis certain que notre courant d’affaire atteindra nos sommets financiers.
-Tu deviendrais l’un de leurs meilleurs clients, Basil. Tu sais ce que ça veut dire ? Ces bateaux, ces têtes, tout ce que tu demandes : tu l’obtiendras.

Combien de milliard de berrys avait-il entre les mains ? Qu’allait engendrer la décision qu’il allait prendre ?  

-Je… Ses lèvres se scellèrent, avant de s’étirer en une grimace paraissant de détresse. Je… Qu’est-ce que je dois faire ? Tu penses vraiment que c’est un bon choix, Phô ?
-Je me tue à te le dire. L’intermédiaire sortit un stylo de sa veste, puis le tendit à Basil. Ce qui est bon pour moi, l’est tout autant pour toi. Un rictus blanc cassé ponctua sa phrase. C’est ça, d’être associés.

Le corps du pirate s’arqua puis trembla comme une branche au vent. Il semblait vouloir contenir la sensation qui le parcourait. Elle lui procurait un quelque-chose d’étrange, que ni l’alcool ni le reste ne savait lui apporter. Un soulagement le parcourut  enfin, à mesure que Basil se ressaisit : ces questions n'avaient lieu d'être.

-Associé ? Il explosa de rire puis son expression vira au marbre. C’est un terme que je n’étends qu’à ma capitaine

Derrière «The Warrant», la vitre se fissura dans un bruit sourd.


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Sam 23 Mar - 22:06
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Burj Babil – Mars 1510


31 Octobre 1439 – Quelque part sur Grand Line

La neige s’engouffre dans chaque repli de mon manteau, cruelle, intransigeante. Une énième fois, je remonte mon col, tentative dérisoire de garder le peu de chaleur qui ne m’a pas encore quitté. Je déteste le froid. Donnez-moi du soleil. Du soleil et du vin.

Loin derrière, à peine perceptible sous le vent, le clocher sonne. Douze coups. Tous sur ce pauvre bout de terre désolée savent ce que cela veut dire. L’heure des loups. Il ne m’inquiètent pas. Si seulement il pouvait y avoir un peu de soleil. Juste un peu de soleil.

A tâtons, je cherche la poignée, grimaçant à la morsure glaciale de l’air sur la peau nue de ma main. Je referme aussitôt, inspire, crache à terre. La pièce empeste à plein poumons les excréments et l’encens. J’ai peine à me tenir debout. Les cris emplissent l’espace. Je vacille. Ainsi, l’histoire est vraie.

La vie n’est qu’un éternel recommencement. C’est que Saga disait toujours. Sans doute se pensait-il d’une sagesse profonde. Il me maintenait le menton d’une main ferme, cherchant à scruter mon âme au plus profond de mes yeux tandis qu’il m’assénait sa révélation dans un souffle de rhum et de tabac froid. Il me faisait mal. La vie n’est qu’un éternel recommencement. Un passage, un manège, un échange, un partage – mais à sens unique. Un emprunt à taux variable. C’était incohérent. Je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas.

Il me fixe, sans vraiment me regarder. Je le regarde, sans savoir quoi voir. Cette chose improbable, mauvaise farce de la vie, anomalie du destin, mélange hasardeux de deux êtres qui n’auraient pas du se croiser. Est-il aussi perplexe que moi ? La vie n’est qu’un éternel recommencement, et nous sommes condamnés à tourner. Tourner pour l’éternité.

Les cris reprennent, et soudain, j’éclate. D’une main, je le prends aux bras froids qui l’enserrent, le soulève face à moi. Mon rire tonne dans la pièce, se mêle à ses pleurs. Ensemble, ils écrasent, au dehors, le hurlement du vent et des loups. Un instant qui dure une vie. Un tour. Nous sommes plus puissants que l’hiver. Puis, tout s’étouffe. Ma voix meurt au fond de ma gorge, aussi brusquement qu’elle y est née, disparaissant en un raclement rauque et cassant. Je crache à nouveau. Une petite flaque écarlate sur la moquette poisseuse. Il se tait, m’observe.

La vie est un éternel recommencement. Un passage, un manège, un échange, un partage – mais à sens unique. Un emprunt à taux variable. Je le lui dirai. Peut-être un jour comprendra-t-il.

Une vie, ce n’est qu’une vie. Celle-ci, comme la mienne.

Je rentre à la maison.

Je retrouverai le Soleil.


__________________


Sa nervosité devient de plus en plus visible. Derrière les verres rectangulaires, ses yeux carmins sautent d’un point à l’autre avec attention. Léon n’aime pas cet endroit, pour la simple et bonne raison que cet endroit ne les aime pas. D’un regard mauvais, il détaille chaque devanture mal condamnée, chaque pouilleux les fixant d’un air hagard, chaque brute tatouée écrasant son cigare à la terrasse d’un bouge malfamé, chaque portier de casino ou de maison de passe les alpaguant crassement. Chacun d’entre eux bondirait en un battement de cils, s’il flairait la petite fortune facile qui se traînait devant lui.

Les doigts de sa main gauche pianotent contre sa cuisse. Un endroit pareil, ça leur ressemble bien. Il sera tranquille une fois qu’ils les auront rejoint. Pour la millième fois depuis qu’ils ont mis pied à terre, il se force à ralentir le pas. Sur son avant-bras droit, tenu à l’horizontale, les doigts noueux resserrent fébrilement leur prise. Léon réprime une grimace. Il accélère à nouveau, malgré la respiration sifflante qui lui parvient sous la large capuche anthracite.

__________________

Sa tête penchait. La froideur du mur traversait ses vêtements, pénétrait ses os. Auparavant, le froid ne l’avait jamais dérangé ; il le sentait à peine. Aujourd’hui…

Il inspira longuement, étouffa difficilement un quinte de toux, s’essuya les lèvres du dos de la main.  Quelques secondes passèrent, avant qu’il ne rouvre les yeux. Le brouillard avait disparu. L’expression nette qu’il lisait dans ceux du binoclard le révulsa au plus profond de son être. Ces trois dernières semaines, si dures euent-elles été, avaient surtout été marquées par ce changement là : cette transition, progressive mais brutale, dans le regard qu’il lui portait. Ce regard qui faisait à présent naître en lui l’intime envie d’y loger une balle. Il était devenu pathétique.

Il serra le poing, haussa les sourcils au son du papier froissé. Ce petit carré blanc qu’il serrait de toute la force de ses serres décharnées, alors même qu’il semblait tenter inlassablement de s’en extraire. La raison de leur venue. A l’interrogation silencieuse de Léon, adossé lui aussi entre les riches ornements, il ne répondit que d’un bref hochement de tête.

Il se redressa, chancela un instant, posa une paume contre les briques froides. Il s’arrêta, serrant les lèvres, sur ce cuir usé, affiné, cassant, presque transparent. Les innombrables petites taches brunâtres qui le maculaient. La petite aiguille qui courrait sous sa manche, se logeant dans ses veines. Il ne pouvait qu’imaginer ce regard dans son dos.

Il grogna, arrachant la perfusion d’un geste rageur. Quittant le mur, sa main passa sur son visage, infligeant le même sort au fin tuyau qui courait le long de sa joue émaciée pour se loger dans ses narines. A nouveau, il ferma les yeux, savourant un instant la brûlure de l’air qui emplissait ses poumons. Il était prêt. En poussant la porte, il sentait déjà la chaleur du feu l’envelopper et le nourrir.

Que le maudit verrait-il, tandis qu’il s’avançait dans la pièce, son garde du corps sur les talons? Un frêle vieillard grelottant, titubant lentement vers la tombe ? Inacceptable.

Non.

Son meilleur lieutenant, de retour.

En route vers leur plus grandiose triomphe.


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[Présent] 3ED2Y WUPhkz9
"Avant moi rien n'était, nul ne fut enfanté,
Hors les êtres crées d'éternelle substance,
Et moi je suis comme eux, car j'ai l'éternité,
Vous qui passez le seuil, laissez toute espérance."

Dante Alighieri, La Divine Comédie
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