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Jericho D. Dharma
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En un sens, c’est ce que la verte avait toujours voulu. Être assise, tout simplement, sur le bord de son ilôt à observer le soleil se coucher, lentement mais sûrement, ses derniers rayons réchauffant leurs corps. Car, et c’était là la vraie source de son bonheur immédiat, elle n’était pas seule. A ses côtés, la silhouette élancée de la femme-panthère que son coeur désirait tant, contemplant l’horizon, profitant peut-être simplement de sa présence, ou baignant dans les souvenirs de leur journée…

La lumière la rendait belle, ou du moins, plus resplendissante que d’habitude, et le cœur de la médecin rata un battement, hésitant soudainement. Est-ce qu'elle devait se rapprocher maintenant? Profiter de la journée pour être claire sur ses sentiments, tenter sa chance pour lui arracher un baiser, un vrai cette fois? Qui lui serait peut-être même rendu? Son cœur battait, fort, jusque dans ses oreilles, son visage rouge de la timidité qui semblait l’affecter chaque fois qu’elle était proche de sa dulcinée. Mais si elle n'avançait jamais, comment est ce qu’elle était censée se rendre claire et espérer finir par recevoir l’affection de son aimée? Finalement, elle décida d’un compromis. Le baiser était peut-être un brin présomptueux au vu de leur relation actuelle, mais lui prendre la main était probablement acceptable non?

Timidement, elle s’approcha, tout doucement, jusqu’à être collée à son aimée, le cœur battant à tout rompre. Est-ce que Lucina l’entendait? Visiblement pas, mais l’idée l’apeurait. Sa main glissa lentement, et au moment de se saisir de celle de la femme-panthère, une goutte lui tomba dessus. Soudainement sortie de cet intense exercice de discrétion amoureuse, la verte leva la tête, curieuse. Il faisait si beau l’instant d’avant, comment une goutte d’eau avait pu…

Elle ouvrit les yeux, découvrant une boule de poil de bonne taille allongée sur elle, actuellement occupée à baver dans son sommeil. Ses yeux inspectèrent la pièce autour, découvrant sa chambre habituelle au sein du phare, des photos d’enfance à sa droite à l’armoire contenant ses vêtements à gauche. Soudainement, la verte n’avait plus envie de rien et sa tête retomba contre l’oreiller, suivie d’un long, très long soupir. Se réveiller ainsi n’était clairement pas dans la liste des choses dont elle avait envie aujourd’hui, ou n’importe quel jour de la semaine… Elle observa un instant le plafond, comme chassant encore un instant après le bonheur de courte durée qu’était son rêve, avant d’accepter qu’il était peu probable qu’elle se rendorme maintenant.

Déplaçant Patoune, la verte quitta son lit, sentant soudainement la morsure du froid des pavés de pierre sous ses pieds. Elle frissonna, s’immobilisant un instant le temps de s’habituer avant de commencer à s’étirer. Elle savait pertinemment qu’elle abusait de son fruit du démon à la moindre inconvenance, mais ne se leurrait pas sur les potentiels effets à long terme sur son corps. Ne pas bouger naturellement pendant de longues périodes pouvait mener à une atrophie musculaire non négligeable, et il était hors de question qu’elle laisse cela lui arriver.

Des étirements, une douche chaude, un petit déjeuner, une routine matinale que la médecin pratiquait assidûment, et où elle était rarement interrompue. L’escargophone réservé aux appels médicaux sonna, comme pour spécifiquement lui donner tort. Le coussin sur lequel l’animal était posé flotta jusqu’à la jeune femme, qui décrocha promptement après avoir fini sa tartine.

Docteur Dharma à l’appareil.

Une voix peinée lui répondit. Masculine, il semblait souffrir, sa respiration laborieuse.

Dieu merci le numéro était bon. Je suis Luis, c’est un ami qui m’a donné votre numéro.

Qui?

Pas vraiment froide, elle était surtout curieuse de savoir qui avait partagé son contact. Elle se déplacerait sûrement pour soigner le pauvre homme si elle pouvait, mais elle aurait préféré qu’on lui demande avant.

Dylan. Dylan Matero.

Elle reconnaissait le nom, c’était un patient régulier. Il était régulièrement amoché, prétendant une malchance inouïe qui ressemblait tout de même beaucoup à une implication dans des affaires pas très légales, mais ce n’était pas le souci de la médecin.

Je vois. Qu’est ce qui vous arrive monsieur Luis? Symptômes, durée, localisation, contexte, tout ce que vous pouvez me donner, que je sache si je dois me déplacer ou non.

Un papier et un crayon se déposèrent devant elle sur la table pour qu’elle puisse commencer à prendre des notes.

Je suis sur… une petite île? Sur South Blue. A quelque chose comme cinquante, soixantes lieues marines à l’ouest d’Armaggedon Town. Peut-être un peu plus. J’ai fui l’île après une altercation. J’ai pris deux balles, une dans le torse et une dans l’avant bras. J’ai pu faire des garrots, mais j’ai besoin d’un médecin.

Je crois que je vais y rester. J’ai peur. Ma compagne est toujours sur l’île, elle a été enlevée. Je savais que ce fils de pute allait me foutre dans la merde.


Des bruits de crachotement se firent entendre, assez gras pour suggérer que l’homme avait potentiellement recraché un peu de sang en plus de sa salive. Un gémissement se fît entendre, de douleur, avant qu’il ne reprenne la parole d’un ton apeuré.

Docteur… Docteur, vous allez venir? Je vous en prie, je peux pas crever comme ça. Pas coincé dans une affaire entre des ripoux et Tengen, avec Marcie prise en otage…

Le sourcil de la médecin tiqua un instant en entendant le nom.

Tengen? Qu’est ce qu’il vient faire là dedans?

Un de ses hommes… Je l’ai reconnu… Il dealait des munitions avec la marine. Pitié docteur…

La verte se tût un instant. La présence d’un membre d’équipage d’empereur compliquait la situation, mais ne lui faisait pas réellement peur tant qu’il ne s’agissait pas d’un lieutenant ou d’une figure reconnue.

J’arrive, je ne suis pas loin. Je vous retrouverais sur l’île, pas besoin de m’indiquer votre position, je m’en sortirais.

Elle raccrocha avant de sortir une carte approximative du monde. L’homme avait de la chance dans son malheur, elle n’était en effet pas loin de South Blue. Lentement, la médecin récupéra les instruments habituels de voyage, s’assurant pour une fois de ne pas se tromper dans la direction qu’elle devait prendre avant de se lancer à pleine vitesse. Il y avait visiblement plus qu’une vie en jeu…


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Le phare dévorait la distance, son ombre fusant sur l’eau claire loin en dessous. Par bonheur, la direction prise semblait bonne, peut-être une preuve que la verte apprenait progressivement à se repérer sur les mers même si elle n’arriverait jamais au même niveau qu’un navigateur expérimenté. Il fallait le reconnaître, la jeune femme s’en serait voulu de laisser mourir un patient simplement parce qu’elle s’était trompé d’angle sur une carte.

A l’horizon, l’île grossissait pourtant, de point noir perdu au milieu de l’immensité de l’océan à réelle construction naturelle peuplée en passant par tout les mots de vocabulaire que l’humanité avait inventé depuis la nuit des temps pour désigner une tâche floue grossissante. L’îlot survola Armageddon Town un instant avant d’osciller, se stabilisant une minute pour mieux repartir vers l’ouest, toujours à une vitesse surprenante. Soixante lieues marines, près de trois cent kilomètres. L’homme était pour ainsi dire isolé au milieu du néant médical. Pourtant, moins de trois heures après son appel, la surface de l’eau éclata alors qu’une silhouette volait pour poser ses pieds sur le seul village de l’île.

Serrant les dents pour se préparer à l’afflux d’information qui allait arriver, la médecin laissa sa conscience dériver, libérant son haki et son ouïe pour absorber le plus possible son environnement. L’observation lui délivrait l’information de chaque être vivant présent sur ce minuscule caillou habité et son ouïe raffinait la chose, ajoutant à la fois les objets en mouvement et confirmant l’état de chaque Voix. La respiration d’un individu était une mine d’informations, et si la verte avait eu le temps, elle aurait probablement pu diagnostiquer tout le village depuis là où elle était.

Voix vigoureuse, voix faible, bruit de charrette, gémissement de douleur, tout se mêlait dans une douloureuse disharmonie, comme une fanfare dont il manquait le cœur, une église sans clef de voûte. Sans un battement de cœur, toute cette musique n’était que du bruit. Du bruit qu’on pouvait analyser, mais du bruit tout de même. Une voix faible, à l’extérieur de la ville, accompagnée d’une respiration peinée, gênée par quelque chose. Difficile d’être plus précis à ce stade, mais elle était presque certaine d’avoir trouvé son homme.

Dans une petite grange effectivement, l’homme s’était réfugié et était dans un état plus que déplorable. Il avait bien fait des bandages, mais ceux-ci se rapprochaient au mieux des premiers secours, et ceux autour de son torse étaient déjà rouges et imbibés, contrairement à son visage de plus en plus pâle, dont les cernes ressortaient bien plus qu’elles ne le devraient.

L’air grave, la jeune femme jeta immédiatement sa malette au sol, amortie par sa malédiction qui vint la faire se déposer doucement près de l’homme. Le mouvement ramena un semblant de vie chez le patient, qui tourna lentement la tête. Une voix grave, mais ô combien ténue, l’interpella.

Docteur… C’est vous?

C’est moi. Vous m’entendez Luis? Serrez ma main, il faut que vous restiez conscient d’accord?

Glissant sa main dans la paume du blessé, celui-ci la serra comme il pût, faiblement, mais c’était suffisant pour la verte. Ça prouvait qu’au minimum, l’homme n’était pas encore un cas désespéré, qu’il l’entendait et voulait survivre. Une pilule voleta hors de la mallette avant de s’écraser sur elle-même, formant une légère poudre qui s’en alla par petites quantités dans la bouche du patient, que la verte intima d’avaler. C’était un antalgique puissant, et son meilleur outil dans le cadre d’une intervention pareille. La seule chose qui l’inquiétait vraiment, c’était le sang que l’homme avait déjà perdu. L’opérer maintenant risquait d’être difficile, lui faisant potentiellement perdre plus de sang qu’il ne pouvait se le permettre. Et elle avait bien une solution, mais dans ce cas… Pourquoi elle n’avait pas des poches de sang pour pratiquer une transfusion hein? Ça se faisait chez les grands médecins maintenant de ce qu’elle savait. Ça aurait pu sauver la vie de ce pauvre type qui ne demandait qu’à revoir sa femme.

Une paire de ciseaux vint se refermer sur les vêtements du torse, puis les bandages qui cachaient la plaie. Une croûte rougeâtre prouvait que la plaie avait tenté de commencer à coaguler, sans grand succès, et le liquide continuait de s’épandre, ou plutôt tentait. La jeune femme fronça les sourcils et se lança dans l’opération la plus compliquée de sa vie de médecin itinérante.

Elle commença par tirer légèrement sur la croûte, de manière à dégager la plaie comme elle le pouvait, laissant couler un léger filet d’eau dessus pour la nettoyer autant que possible. L’impact était au moins visible désormais, et l’homme avait la chance de n’avoir été touché dans aucun organe vital. Son état était principalement dû au fait que, tout simplement, il n’avait eu accès à aucun soin, et que son corps n’avait pas pu gérer la chose de lui-même.

La petite pince s’inséra dans le trou, délicatement, perçant la bulle de sang qui restait fixée à la surface sans en bouger alors que la verte commençait à suer amplement. Elle savait que manipuler des liquides, même en petite quantité, demandait un réel effort de sa part, mais elle n’avait pas le choix le cas échéant. C’était ça ou le laisser mourir, et on lui avait fait promettre de toujours essayer de sauver ses patients.

Doucement, la pince progressait, ne s’arrêtant que lorsque le bout de la précelle toucha un objet dur, tintement du métal contre le métal. Les deux pattes s’écartèrent minutieusement alors que la jeune femme prenait garde de ne pas toucher les paroies de chair de l’homme avant de saisir le projectile, le retirant aussi lentement que possible. La précelle tomba aussitôt que la bille de plomb était sortie du corps du patient. Par bonheur, celle-ci était complète, preuve qu’aucun éclat ne s’était dispersé dans la plaie. Celle-ci se vît rapidement refermée par une aiguille et du fil, passés de main de maître par la jeune femme qui résistait de son mieux au tremblement de la fatigue.

Ne restait plus qu’à bander le corps au propre, ce qu’un rouleau de gaze volant s’empressa de faire, se tâchant immédiatement de rouge au contact de la blessure, mais s’arrêtant rapidement de grandir. La verte reprit brusquement sa respiration, avalant une grande goulée d’air et manquant presque de vomir après la quinte de toux qui l’assaillit. Elle était totalement trempée et commençait à avoir la tête qui tournait, mais ne pouvait pas se permettre d’arrêter l’opération là.

Ironiquement, la plaie au bras était presque bénigne à côté. La balle avait traversé, déchiré des vaisseaux sanguins, touché un nerf, ce qui causerait des lésions irréversibles dans le futur pour l’homme mais… Rien d’aussi compliqué que pour son abdomen. C’était même suffisamment simple pour qu’elle puisse se contenter de s’assurer de l’état de la plaie avant de la refermer et la bander à nouveau, laissant le bras de l’homme reposer au sol.

Celui-ci était toujours aussi pâle, mais sa respiration semblait un brin plus facile. Illusion de la fatigue ou fait réel, la médecin n’était pas totalement sûre d’elle, mais espérait bien qu’il s’agisse de la seconde option. Tout ce qu’il lui restait à faire, c’était ramener l’homme et le laisser se reposer.


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Ce n’est que plusieurs heures plus tard que l’homme se réveilla. Visiblement, il était tombé inconscient pendant l’opération malgré l’antalgique. C’était probablement pour le mieux en réalité, l’être humain appréciait rarement de voir des gens trifouiller dans ses entrailles, le choc psychologique était généralement trop grand. Et si la verte pouvait faire quelque chose pour les chocs physiques, le psychologique lui était largement inconnu, surtout dans ce genre de cas.

Il était encore faible, bien évidemment. Sa respiration était encore saccadée, sa voix faible, la lèvre tremblante et des mouvements inexistants, mais il était réveillé, et c’était déjà un progrès immense. Ça prouvait déjà qu’elle ne s’était pas donnée autant de mal pour rien, et ça, c’était satisfaisant. Gratifiant même.

Je suis… en vie?

L’homme lui-même semblait avoir du mal à y croire, comme si la médecin n’avait été qu’un délire de son esprit, une hallucination manifestée par son espoir d’être sauvé sans réelle substance derrière. C’est une voix fatiguée qui lui répondit. La verte avait dû veiller pour surveiller l’état de l’homme, au cas où une crise post-opératoire aurait lieu.

J’ai fait de mon mieux. Pour l’abdomen ça ira, même si ça prendra un moment à guérir. Le bras par contre, je n’ai rien pu faire, ça a touché des nerfs et des muscles, il y aura des séquelles. Je suis médecin, pas une intervention divine ambulante.

Quel… genre de… Séquelles?

Pas sûre. En théorie, ça devrait se limiter à une réduction de votre force dans l’avant-bras, mais selon comment ça évolue, ça pourrait aller jusqu’à la paralysie, voire une amputation, même si c’est clairement le dernier ressort.

L’homme tourna la tête, l’air apeuré.

Vous voulez dire… Me couper le bras?

Calmez vous, j’ai dit que c’était vraiment le dernier recours. S’il n’y a pas de complication ça ira, vous aurez juste moins de poigne.

Le patient se tût, regardant à nouveau le plafond. Il semblait pensif, et finit par rouvrir la bouche, lentement.

Docteur… Je dois… être honnête avec vous. Je crois pas… pouvoir vous payer.

La verte lui jeta un regard curieux. C’était donc ça la première pensée d’un homme qui venait de survivre à un rien de la mort? L’argent? Soudainement, la médecin se sentit légèrement déçue. Il avait parût terrifié par l’idée de laisser sa femme seule au téléphone, mais finalement il commençait par des considérations bassement matérielles. Pour autant, le stress n’était pas bon pour les patients et elle décida de le rassurer.

Ça tombe bien, je ne prends pas d’argent. J’en ai pas besoin de toute façon. Ceci dit, si vous voulez me parler de cette histoire de Tengen, je suis toute ouïe.

L’homme déglutit, soudainement incertain. D’un autre côté, la femme lui avait sauvé la vie, et si vendre un vieil ami, qui de toute manière l’avait amené à sa situation actuelle, lui permettait de rembourser sa dette…

Il s’appelle… Solomon K. Briggs. On l’appelait Solomonk… à l’époque. On était dans le même… équipage.” Légère grimace de douleur, mais l’homme poursuivit. “ On s’est croisé par hasard… sur Armageddon. On s’est reconnus. Il m’a invité à le rejoindre… Nous… a invité. On a refusé. On… s’est rangé, il y a des années. Ça a mal tourné. Un autre pirate… a débarqué. Avec une bestiole. Massive. Monstrueuse. Dans le combat… j’ai été séparée de Marcie. Blessé aussi.

Il finit sa phrase, hésitant un instant avant de continuer.

Docteur… Combien de temps… avant ma guérison?

Des mois je pense. Probablement sans espoir de guérison totale bien sûr.

Nouveau silence, avant que la verte ne fasse le lien. L’homme comptait probablement guérir et aller chercher sa compagne au plus vite, espoir rayé immédiatement par la médecin. Ceci dit, un homme de Tengen…

Il est primé?

Solomonk? A l’époque, il valait… une quinzaine de millions.

Quinze millions, si le nom ne lui parlait pas, il devait être resté sur une prime faible. Probablement une tête piochée au hasard dans l’Empire suprême de la Piraterie, s’il en faisait vraiment partie. Et si c’était un nobody… La verte avait ses chances.

Donnez-moi leurs descriptions. A Solomonk et à votre femme.

Amoureuse depuis l’enfance, il était hors de question pour la verte de laisser une histoire s’achever ainsi. Elle n’avait pas besoin de s’immiscer dans cette affaire, mais elle ne pouvait s’empêcher de se mettre à la place de l’homme et d’imaginer sa douleur si Lucina était enlevée.

Solomonk… Grand type. Chauve. Crâne tatoué. Cicatrice sur le nez. Assez musclé. Peu habillé. Marcie… Des cheveux bleus océan, assez courts, ondulés. Des yeux gris acier, froids. Assez grande aussi, élancée.

Ça suffirait probablement, mais une dernière chose restait.

Et la bestiole?

Le monstre? Je… suis pas sûr. J’ai entendu un “Mimi”. Elle avait… beaucoup de pattes. Fourrure noire. Une mâchoire épaisse… C’est tout ce que je sais.

Bon, voilà le plan. Vous restez là, je vais vous donner un somnifère et quand vous vous réveillez, il y a votre femme à votre chevet et elle s’occupera de vous. Ça vous va?

Sourire timide, suivi d’un hochement de tête. L’homme semblait à peine y croire, ingéra le médicament que la médecin lui donna et tomba rapidement dans l’inconscience. La verte pris deux minutes pour faire une toilette rapide, histoire de se débarrasser de la sueur qui collait encore certaines mèches à ses tempes avant de diriger l’îlot. Cette fois, Armageddon Town n’était pas une escale. C’était le terminus.


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Armageddon Town, la ville coincée au milieu des montagnes. La verte n’était probablement pas la première personne à y accéder en volant, mais elle était sûrement la première à y arriver en emportant son domicile avec elle. Sous ses yeux, la ville s’éveillait, comme vivant à un rythme différent du reste du monde. Les montagnes obscurcissaient le soleil, et par conséquent, les habitants vivaient selon un rythme bien propre à eux-même, sûrement similaire à ceux des habitants des pôles. Le temps de jour quotidien était limité, et plutôt qu’un cycle jour/nuit, le village suivait un rythme d’aurore/crépuscule majeur.

L’îlot fendit les flots, venant délicatement se poser à quelques centaines de mètres du rivage, légèrement en décalé de manière à ne pas gêner les potentiels navires qui viendraient se ravitailler. La verte flotta, quittant sa maison après un double coup de clef et un ordre à Patoune de ne pas manger le patient, mais qu’elle pouvait bien faire ce qu’elle voulait de potentiels intrus un peu trop forceurs.

Ses pieds touchèrent le sol un instant plus tard alors qu’elle commençait à déambuler au hasard dans les rues, par pure habitude de profiter des nouveaux lieux qu’elle parcourait. Il n’y avait pas grand chose à voir en l’occurrence, mais l’endroit exsudait une certaine atmosphère de paresse, les premiers magasins ouvrant à peine alors que la matinée touchait bientôt à sa fin. Même les boulangeries, habituellement premières ouvertes, semblaient lentes ici.

Arrêtant un passant, la jeune femme chercha d’abord à se renseigner sur l’existence de bars ou d’auberges, qui aurait pu héberger l’homme qu’elle cherchait. Pour réponse, elle obtint mieux que cela, l’adresse exacte où elle pouvait le trouver. Solomon n’avait guère été discret dans sa présence sur l’île et semblait même n’avoir cure que celle-ci soit connue ou non, comme s’il ne craignait rien. Qu’il était… intouchable. Son affiliation à l’équipage d’un empereur lui était très probablement légèrement monté à la tête.

Grand, chauve, assez musclé, crâne tatoué, tous les signes correspondaient chez l’homme assis l’air exténué à une table de l’auberge, une assiette remplie face à lui. Il chipotait légèrement de la fourchette, tapotant une saucisse froide comme pour déterminer la quantité de viande réellement présente dans la charcuterie avant de relever la tête en entendant la chaise face à lui se déplacer.

Jeune femme en robe blanche, cheveux verts excessivement longs, visage qu’il avait déjà vu. La fatigue le quitta alors qu’il reconnaissait la jeune femme, une nouvelle primée qui avait fait parler d’elle pour un assaut sur une base paumée du gouvernement. Pas encore une supernova, mais le potentiel était là. Pour peu qu’elle soit bien guidée, le titre de nebula ne lui était pas inaccessible non plus. S’il pouvait la recruter… Son standing dans l’Empire suprême de la piraterie s’en trouverait certainement amélioré. Un sourire mielleux s’étala sur son visage avant de la saluer.

Mademoiselle Dharma, que me vaut le plaisir de vous rencontrer ici?

La jeune femme parût surprise un instant, comme si elle ne s’attendait pas à être reconnue. La plupart des recruteurs d’équipage pirates des Blues et de Grand Line seraient probablement à même de l’identifier. En fait, certains avaient même potentiellement déjà reçu des ordres pour l’inviter à les rejoindre s’ils venaient à la rencontrer. Et pourtant, c’était à lui qu’elle était venue en premier. La chance lui souriait, et il ne doutait pas d’être capable de convaincre une pauvre pirate égarée et naïve de rejoindre l’homme le plus fort du monde. C’était un honneur pour tous de toute manière…

Vous me connaissez?

Bien sûr, votre assaut sur le G7 a fait parler de lui dans certains milieux, et votre avis de recherche n’est pas passé inaperçu chez les recruteurs des gros équipages.

Un froncement de sourcil cette fois, la verte faisant probablement les liens qui s’imposaient. Même s’il ne le dirait pas réellement, de manière à rester hors de risque si on venait à l’accuser de mentir, l’homme aimait se faire passer pour l’un des recruteurs de Tengen, poste qu’il briguait de toute manière. Faire les courses et les petites affaires du patron, ça allait bien cinq minutes, il y avait des postes plus… intéressants.

D’accord, et donc? Vous comptez me proposer de vous rejoindre?

Elle avait mordu à l’hameçon, mais quelque chose le gênait. Sans aller jusqu’à parler de dédain, elle paraissait… apathique. Guère intéressée par l’idée. Il rejeta son sentiment, persuadé qu’elle changerait d’avis en l’équipage grandiose dont il faisait partie.

Disons que si vous êtes intéressée, l’Empire suprême de la Piraterie se fera une joie de vous accueillir, je le garantis.

Non merci. Je ne suis pas là pour ça.

C’est regrettable, vous avez un grand potentiel, et je suis certain que nous sommes les plus aptes à vous aider à le développer.

Je ne suis pas intéressée.

Soit. Si vous le permettez, je vais insister une dernière fois. Ce soir, proche des montagnes à l’ouest, si vous vous y rendez, vous aurez une preuve de notre supériorité. Si vous avez le temps, passez-y, cela vous convaincra peut-être.

L’homme semblait assuré, et la verte décida d’abandonner la discussion. Si elle l’avait pu, elle se serait contenté de le saisir et de lui éclater la tête contre la table pour le forcer à parler, le souci, c’est que l’île était gouvernementale. Si tabasser un pirate sur une île appartenant aux mouettes ne poserait probablement pas de souci, faire du grabuge dessus, en revanche, n’aiderait pas sa cause.

J’y réfléchirais.

La jeune femme quitta l’auberge, laissant derrière elle un homme légèrement confus. D’accord, il était plutôt content d’avoir pu rencontrer la pirate, établir un contact, mais… Qu’est ce qu’elle était venue faire ici? Soudain, un vague sentiment de malaise l’envahit. Il y avait un souci, quelque chose qui ne collait pas. Et son intuition était rarement fausse… Il fallait qu’il quitte les lieux, rapidement. Jetant une bourse de berrys sur la table, l’homme se leva avant de se diriger vers le port, prenant le premier navire pour ailleurs. Sortant un escargophone, il composa un numéro avant de prévenir.

Je pense que quelqu’un est sur nos traces. Je l’ai envoyé au point de rendez-vous de ce soir. Vous pensez pouvoir vous en débarrasser?

La voix lui répondit d’un air contrarié avant qu’il ne clôture.

Je sais, je sais. Jericho D. Dharma. Elle risque d’être gênante, mais vous pourrez toujours utiliser l’autre imbécile et son animal, ça devrait suffire. Je reviens la semaine prochaine avec le double du deal prévu.


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Espèce menacée

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L’aurore traînante s’était, lentement mais sûrement, transformée en un jour bien trop court, puis un long crépuscule devenu nuit. La verte avait tenté, brièvement, de repérer la compagne de son patient, sans réel succès. Elle avait bien une description physique, mais elle ne s’était jamais vraiment fiée à sa vue pour accomplir ses objectifs, et elle ne connaissait ni sa voix physique, ni sa Voix psychique, et encore moins son battement de cœur. Elle avait cherché un peu, mais devait avouer avoir bien vite abandonné, plus curieuse de savoir ce que le pirate comptait lui montrer qui pourrait la faire changer d’avis, quand bien même c’était très improbable.

Il lui aurait fallu un argument de catégorie Lucina pour réussir à ranger la médecin de son côté, et les chances qu’il ait ce genre de choses sous le coude étaient… minces, pour lui accorder un peu de crédit. Le terme réaliste était probablement plus proche du “impossible”. Sa belle était l’une des choses les plus importantes au monde pour la primée, et elle envisageait même de devenir Corsaire pour pouvoir se rapprocher d’elle. Trouver quelque chose qui arriverait à la convaincre de tout abandonner pour rejoindre un équipage de pirate qui ne l’intéressait pas relevait d’une tâche draconienne. De toute manière, elle en avait déjà un, d’équipage. Enfin, est ce que Jiva et elle, ça comptait vraiment comme un équipage? Probablement, mais il fallait bien avouer que définir “équipage”, c’était compliqué par moment. Peut-être plus une alliance entre deux amies?

L’attention de la verte revint au présent, attirée par des lumières approchantes. Solomon et ses alliés probablement. Après tout, c’est lui qui avait indiqué l’endroit où elle était censée se rendre, l’heure à laquelle s’y rendre… mais n’était toujours pas là lui-même. Pour être exact, ça commençait à doucement renifler l’arnaque aux narines de la pirate. Elle n’avait pas spécialement peur de ce que l’homme pourrait faire, mais le sentiment de tromperie était toujours extrêmement agaçant, pour ne pas dire frustrant.

Les lumières, une demie-douzaine au total, s’immobilisèrent à une vingtaine de mètres, et la verte haussa un sourcil. Solomon devait savoir qu’elle serait là, non? Le déclic silencieux d’un chien armant un tir l’arrêta immédiatement dans ses pensées alors qu’elle se concentrait pleinement pour arrêter la balle qui viendrait potentiellement dans sa direction. Intuition bien fondée, puisqu’un instant plus tard, un projectile fusa vers elle, arrêtée brusquement à un mètre de son corps par sa malédiction. D’accord, ce n’était donc probablement pas le pirate de Tengen, à moins que celui-ci n’ai changé d’avis.

Un battement de cœur plus tard, c’est un rocher taillé en pieu qui dévia de sa trajectoire pour venir se planter dans le sol. La verte s’estimait plutôt du genre compréhensive et patiente, mais là, ça faisait quand même beaucoup à tolérer en très peu de temps.

Jericho D. Dharma, vous êtes en état d’arrestation pour assaut sur une base armée du Gouvernement. Rendez vous, sans quoi nous userons de la force.

...

C’était ça, la surprise de Solomon? Le truc censé la faire rejoindre l’Empire suprême de la Piraterie? Certainement pas, ça avait plutôt le genre d’une trahison et dénonciation en bonne et dûe forme. Est ce que ça voulait dire qu’il avait un contact direct avec la base marine de l’île? Si oui… Là, les choses commençaient à concorder. Il n’avait pas pu se présenter lui-même puisqu’il était primé, mais s’il avait accès au numéro d’escargophone du type en charge… Il y avait anguille sous roche, et pas que du côté du pirate. La base était minée de ripoux? Elle aurait dû tiquer plus vite, après tout, son patient lui avait dit que son “ami” dealait avec la marine. L’information intéresserait sûrement Lidy, qui lui avait dit basiquement faire la police des polices. La verte ne pouvait pas vraiment s’en occuper elle-même sous peine d’aggraver sa prime mais… Ses pensées s'arrêtèrent un instant. Est ce qu’elle avait besoin de s’inquiéter de ça? Pas vraiment, au contraire même, faire grimper sa prime ne faisait que l’arranger et la rendre plus intéressante aux yeux du gouvernement.

La voix du marine sonna de nouveau aux oreilles de la verte, cette fois bien plus basse. Une histoire de munitions anti-maudit. Trois balles fusèrent de nouveau, déviant légèrement pour éviter la verte. L’une des lumières se rapprocha rapidement, révélant un quarantenaire aux cheveux hirsutes et à la barbe touffue prêt à l’assaut. Son pied frappa le sol pour en faire jaillir un pieu rocheux, que la pirate esquiva d’un bond léger, mais surpris. Il contrôlait le sol? C’était une capacité intéressante, relativement similaire à la sienne, mais différente tout de même.

J’en déduis que vous ne comptez pas vous laisser faire.

Non? Si nos positions étaient inversées, vous vous laisseriez arrêter vous?

L’homme ne répondit rien, se contentant de sourire méchamment. Visiblement, sa question était purement pour la forme, ayant déjà décidé de fracasser la médecin, il se contentait simplement de jouer un rôle, faire semblant d’être un bon soldat n’ayant eu d’autre choix. Le pied du marine traca un arc de cercle au sol, qui se leva soudainement comme un geyser de poussière aveuglant la maudite, qui reçut soudainement un coup de pied dans les côtes. L’homme était relativement fort, mais pas à son niveau. Pas encore en tout cas, et s’il se contentait de tâter le terrain, un combat pouvait s’avérer difficile. La décision était donc simple, fuir. Elle n’avait rien à gagner en restant et pourrait toujours chercher sérieusement Marcie le lendemain.

Moi j’y vais, amusez-vous bien avec vos magouilles, je suis sûre que l’information plaira à une amie.

Ses pieds décollèrent du sol alors que son corps s’élevait à quelques mètres, fixant toujours le marine du regard pour s’assurer que celui-ci ne la suivait pas en l’air. Un choc sourd résonna dans son dos, violent, la renvoyant immédiatement au sol près du marine qui tenta d’écraser sa tête d’un coup de botte que la jeune femme esquiva en roulant. Qu’est ce qui l’avait percuté au juste? La réponse toucha lourdement terre, et elle s’arrêta pour la contempler.

Luis lui avait vendu une créature démoniaque et monstrueuse, mais la seule chose monstrueuse dans l’animal, c’était sa mignonitude. Monstrueusement adorable, voilà comment la verte l’aurait décrite. Huit pattes velues à l’instar d’une tarentule, connectées au corps d’une sorte de chat-ours à trois yeux, deux espacés comme un caméléon et un troisième au milieu du front, se permettant même le luxe de posséder des ailes et une queue massive, similaire à celle d’un castor mais qu’elle paraissait pouvoir mouvoir comme elle le souhaitait. Le tout, agrémenté de la mâchoire étroite d’un crocodile et dénaturé par un collier en cuir équipé de piques qui semblait visiblement très inconfortable. Sur son dos, un autre homme, qui n’avait rien à faire là. Celui-ci se jeta à terre, donnant l’ordre d’attaquer à l’animal, qui se jeta sur la mouette et la médecin avant de tourner tel un kart en folie pour asséner un coup de queue massif.

Le corps de la pirate s’éleva dans les airs, passant au-dessus de l’attaque alors que le marine croisait ses bras pour s’en défendre, reculant de plusieurs mètres, mais sans blessure apparente. La situation devenait… beaucoup plus compliquée. Elle aurait pu se contenter de fuir, mais laisser l’animal ainsi? Aux mains d’un type qui l’utilisait comme arme et bouclier? Ça, c’était une ligne que la verte ne se résoudrait pas à franchir tant qu’elle n’était pas en danger immédiat de mort.

La question devenait, comment est ce qu’elle était censée gérer la situation. Elle pouvait, plus ou moins, ignorer la mouette. L’homme ne l’intéressait pas vraiment, au mieux elle pouvait se contenter de l’assommer pour gagner du temps. L’animal dont elle ignorait le nom était sa priorité numéro un, puisqu’elle voulait l’emporter avec elle. Une boule de poil aussi mignonne n’avait rien à faire à se battre et méritait de pouvoir se balader comme elle le souhaitait, sur, au hasard, l’île aux chimères par exemple, qui risquait bien de devenir une réserve animale à terme. Enfin, le dompteur… Il pouvait bien aller crever dans une allée sombre d’une infection que la verte ne l’aiderait pas. On avait pas idée d’agir ainsi envers la nature.

Un nouveau projectile fusa vers elle, qu’elle évita aisément avant de redescendre, ses pieds touchant de nouveau terre. Elle tenta une attaque maladroite que le marine évita, légèrement perturbé. Il était presque certain que, physiquement parlant, la jeune femme était plus forte que lui, mais elle avait un défaut crucial, une absence totale d’expérience au combat. Restait à déterminer la portée exacte de son pouvoir et de là, il pourrait normalement la vaincre. L’animal lui-même ne lui poserait pas de soucis, n’ayant que sa force physique pour lui.

Du côté de la verte, celle-ci avait décidé d’en finir. Elle avait essayé de mettre un coup à la tempe de l’homme pour secouer le cerveau et le faire tomber inconscient, mais celui-ci avait aisément esquivé, et elle en avait déduit deux choses très simples. Un, si elle avait le savoir théorique pour causer des dégâts corporels effrayants et la force physique pour aller avec, elle manquait tellement d’expérience de première main que le reste ne pouvait pas suivre. Deux, elle n’avait aucune envie d’avoir cette expérience de toute manière, préférant user et abuser de sa malédiction. Être en bonne santé et forme physique lui suffisait, savoir savater des gens à grand coup de coups de genou volant ne l’intéressait pas vraiment.

Levant les mains, elle souleva le sol, de manière à créer un pilier qui viendrait pousser le marine, qui le brisa justement d’un coup de genou, conscient que la donne venait de changer, et pas à son avantage. La verte intensifia son pouvoir, créant cette fois un dôme exigu où l’homme se retrouverait enfermé malgré les coups qu’il délivrait. Ce n’était que de la roche, mais même réduite en morceaux, la puissance de la jeune femme maintenait la forme en l’état pour le moment, et continuerait probablement tant que la matière ne serait pas réduite en poussière.

Maintenant une main serrée pour figurer la force qu’elle exercait sur la prison temporaire de la mouette, la jeune femme esquiva de justesse une morsure de l’animal volant, le temps de repérer le dresseur. L’animal fît demi-tour pour venir la charger, tentant cette fois un coup de queue rotatif visant à venir l’envoyer au sol, que la pirate évita aisément. La pauvre bestiole, malgré ses prouesses physiques impressionnantes pour un animal, ne pouvait tristement pas faire grand chose contre une maudite capable de simplement se déplacer dans l’espace sans difficulté. Ses attaques étaient probablement très efficaces face à d’autres animaux, ou des humains plus faibles, mais face à quelqu’un de plus fort, les choses étaient très visiblement compliquées.

Le pirate tentait, tant bien que mal, de se dissimuler, passant de rocher montagneux en rocher montagneux, restant hors d’atteinte de combat tout en surveillant ce qu’il se passait. Sous sa main, un rocher trembla et il se jeta soudainement au sol, évitant l’arme improvisée projetée à pleine vitesse là où sa poitrine était un bref instant auparavant. Avant qu’il n’ai pu se relever cependant, un second roula sur son corps, brisant une jambe dans un cri de douleur. Et avant qu’il n’ait pu éviter la suite, sa tête éclata, à l’instar d’une pastèque trop mûre, explosée par un pan de montagne arraché à sa fondation.

Presque immédiatement, l’animal s’arrêta, confus. Était-il perdu de la perte de son maître où y avait-il autre chose? La verte n’avait pas le temps de réellement s’en occuper, son étreinte sur la prison s’affaiblissant d’instant en instant. Elle tourna la tête, découvrant que l’homme venait de, littéralement, passer à travers l’un des murs, qu’il avait fini par pulvériser. Il fût reçu par un bloc de terre projeté vers son visage, qu’il bloqua aisément du bras avant de découvrir que… la femme était partie, et l’animal avec. Il ordonna un déploiement des troupes pour la retrouver, inconscient que la pirate avait déjà quitté les lieux.

Les pattes de l’animal touchèrent le sol du phare, incertain de ce qu’il venait de se passer. Il était avec l’homme qui le nourrissait et le faisait combattre, qui lui sifflait dans les oreilles pour lui donner des ordres, et un instant plus tard, le sifflement avait disparu et il se faisait transporter de force jusqu’à un endroit inconnu. Son petit cerveau restait excessivement confus, occupé à déterminer où il était et à comprendre quoi faire maintenant que le collier qui le dérangeait était retiré. Est ce qu’il pouvait partir? Il déploya ses ailes, mais la jeune femme qu’il avait attaqué précédemment lui posa une main sur le museau, comme pour le calmer. Elle était un peu différente. Paisible? C’était sûrement le mot, s’il l’avait connu. L’animal replia les jambes après s’être posé sous un arbre, observant les environs. Il pouvait bien rester un petit peu, ça ne ferait pas de mal.

A l’intérieur du phare, le collier fût jeté sur une table avant que la jeune femme ne monte voir son patient. Celui-ci était réveillé et s’agita en voyant ce que la verte tenait dans les mains.

Marcie! Elle est…

Vivante et en bonne santé. Je crois qu’il ne lui est rien arrivé, vous avez juste été séparés et je l’ai trouvé dans les montagnes, abritée dans une grotte. J’ai juste dû euh… Enfin, disons que quand j’ai dit venir de votre part, elle ne m’a pas cru, et que j’ai été forcée de la rendre inoffensive, parce qu’elle s’agitait beaucoup pendant le vol et que c’était dangereux.

Un soupir de soulagement échappa des lèvres de l’homme. Dans l’affaire, il avait eu de la chance. Ce numéro, ça avait été sa bonne étoile. La jeune femme avait même l’obligeance de les déposer ailleurs, continuer leur vie loin d’Armageddon Town où ils étaient probablement fichés désormais. Il ignorait ce qui poussait la médecin à agir ainsi. Tout ce qu’il savait, c’est qu’il était reconnaissant que ce soit le cas.


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A Maiden in Love - A Part of Something Bigger - Toxic Love
Jericho D. Dharma
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