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Avez-vous perdu le Nord ? | Mission w/ Nemesis
Aslan Moore
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Mer 20 Juil 2022 - 18:26


Posté sur le pont supérieur du navire, Aslan observait l’horizon avec désintérêt. Une fois de plus, ses demandes avaient été ignorés, du moins dans l’immédiat, et malgré son désespoir d’être rattaché par défaut à des unités de marines pour des missions qui avaient tendance à sortir de son domaine d’expertise, le quartier général s’était retrouvé à devoir, une fois de plus, suivre un plus haut gradé dans son unité pour qu’il remplisse les quotas. Une véritable tristesse pour lui.

Plus encore, c’était bien cette fois, seul, qu’il avait été amené sur ce bateau. Son unité était repartie stationner du côté de Bulgemore, et il ne pouvait même pas compter sur son impulsive fille pour le suivre en secret, profitant de vacances dont il n’aurait pas déprécié profiter lui aussi. Ainsi, il était un peu étranger à tous sur le navire, même si son physique et son statut de Lieutenant ne le laissait clairement pas inaperçu.

Malheureusement, une fois de plus, il le rendait quelque peu incompétent en affectant une équipe particulière pour le poste de timonier, l’obligeant à se concentrer sur ses tâches de gradé, à savoir la gestion des troupes et le suivi des tâches subalternes auprès des soldats, rien de très passionnant, d’autant que, quelque part, c’était avec plaisir qu’il pouvait constater l’efficacité des hommes avec qui il évoluait, n’ayant que rarement à redire ou à faire remonter lors de ses passages.

Ainsi, il avait en vérité pas mal de temps libre qu’il essayait de combler en parcourant ce qui pouvait être parcouru, entre les documents de la mission, la carte du trajet ou encore le suivi des données répertoriées par le navigateur, même si cela tenait plus de la curiosité que du véritable intérêt. Au final, il passait le plus clair de ce temps à évoluer sur le pont, à surveiller les hommes en poste, à vérifier le bon maintien de la barre notamment, et à observer l’horizon pour s’assurer que tout allait pour le mieux … pour le bateau qu’ils suivaient de près.

Pas de nouveau problème signalé, soldat ?
Rien qui n’ait été remonté jusqu’à présent, Lieutenant …

Le léger soupir des deux hommes se fit entendre, Aslan par son désespoir face à l’ennui, le soldat parce que c’était déjà la troisième fois que cet étrange homme-bête, sorti de nulle part, était venu le voir, lui qui pourtant était rarement sollicité en dehors des moments de tension où les escargophones sous sa surveillance s’affolaient, et le gradé accorda ensuite un nouveau regard sur leur cible.

Malgré la situation, il fallait reconnaître qu’il ne faisait état d’aucun regret quant à la mission qui l’avait amené à devoir se rendre une fois de plus sur les seas blues, bien loin de sa famille. Certes, il ne s’agissait que d’une mission d’escorte, mais celle-ci était bien intrigante. La destination ? Polecliff, une île si mystérieuse qu’Aslan n’avait découvert son existence qu’au travers de son supérieur lorsqu’on lui avait remis les informations de cette mission.

Enfin, à vrai dire, l’homme-bête restait bien triste de savoir que pour des raisons diverses, ils seraient forcés de s’arrêter avant d’arriver sur place, afin qu’ils ne puissent pas « connaître l’emplacement de cette île ». Le Lieutenant ne s’était pas caché d’être très curieux à ce propos, mais il avait rapidement accepté l’idée que visiblement, l’endroit se devait de rester le plus secret possible, ou tout du moins, que son emplacement ne devait pas fuiter si facilement. Il avait dû se contenter d’accepter cela, tristement.

Mais l’idée restait là. Intérieurement, il en était même à imaginer l’histoire qu’il raconterait à Nora à son retour, elle qui aimait particulièrement entendre son récit, qu’il prendrait la peine d’embellir légèrement pour l’amuser. Car c’était bien la seule chose qu’il savait faire pour lui arracher à chaque fois un sourire sincère et simplement heureux. Enfin, de toute façon, peut-être n’aurait-il pas besoin de chercher bien loin ses histoires car dans le couvert d’un brouillard montant, une ombre commença à se profiler sur le tribord du navire de marchandises que la marine devait protéger.

Des pirates approchent !

La vigie réagit au quart de tour, évidemment bien plus alerte que tout le reste de l’équipage. Possible qu’il en ait été de même pour l’autre bateau, mais en tout cas, l’état d’alerte ne tarda pas à se faire entendre et tous les hommes se mirent au branle-bas de combat, Aslan y comprit qui, comme on le lui avait indiqué, partit rejoindre rapidement le Colonel en charge de cette mission avec les autres Lieutenants – au nombre de trois – afin d’aviser de la stratégie à mettre en place.

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Hervé Lachaut, Colonel de la Marine

En arrivant dans la cabine, l’homme-bête trouva le quarantenaire installé dans son fauteuil, discutant déjà avec deux de ses collègues, et qui s’intéressa aussitôt à lui lorsqu’il se présenta. En dehors de son supérieur, Aslan ne connaissait à vrai dire personne parmi les personnes en présence, et se contenta simplement de se tenir à disposition d’une éventuelle discussion. De toute façon, tous les autres Lieutenants furent rapidement mis à disposition pour assurer le bon fonctionnement du navire et surprendre les pirates avant qu’ils ne puissent aborder le navire de marchandise, et bientôt ne restèrent plus que le Colonel et Aslan.

… Quant à vous, Lieutenant Moore.
Je vous écoute.
Même si quelques hommes sont disposés sur le bateau de notre client, il est de notre devoir d’assurer la meilleure protection possible. Aussi je vous charge d’aller vous enquérir de leur état au plus vite. D’autres de nos hommes vous rejoindront par la suite mais dans l’immédiat, vous irez seul.
À vos ordres, Colonel.

Son supérieur laissa rapidement entendre qu’il viendrait lui-même apporter son aide une fois qu’il aurait l’assurance que la situation vis-à-vis des pirates sera stabilisée, mais l’homme-bête avait bien compris que pour les prochaines dizaines de minutes, il allait avoir la charge des quelques-uns postés sur le navire de la VMS.

Et rien que pour ça, il dut se battre pour contenir son excitation.
C’est donc bien motivé qu’il se mit en route vers sa nouvelle tâche.
Il devrait cependant attendre un bon ralentissement pour y aller à coups de Geppou …
Aslan Moore
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Ignis Irae
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Sam 23 Juil 2022 - 5:15






Avez vous perdu le nord?




Sur le navire, les hommes avaient déjà commencé à enfiler les masques, prêts à aborder le bâtiment de la VMS. Passée une certaine distance, maintenant que leurs intentions étaient très probablement dévoilées, Mathusalem ordonna la montée du pavillon noir. Ils n’étaient pas pirates, mais semer le doute, rien qu’un peu plus, sur leur identité était toujours bon à prendre.

Le navire est à un mile Bouc. Nous y serons d’ici deux minutes environ. Nous avons un peu d’avance sur la marine, cinq minutes, peut-être dix s’ils sont lents à réagir.

Je pense que c’est trop leur en demander Coq. Si tu veux mon avis, nous avons mis un coup de pied dans la fourmilière et ils sont actuellement en train de se préparer à une intervention immédiate et aussi rapide que possible. Nous avons pu gagner un peu de temps avec le brouillard, mais c’est tout.

Et donc?

Et donc on s’en tient au plan Coq. Rassemble les hommes sur le navire, d’ici une minute trente on jettera les premières assourdissantes sur le pont et on abordera.

Et la cliente?

Prête à agir.

Bon… Et bien merde alors.

Sur ces mots, Coq tourna les talons et rassembla les rares membres de la compagnie pas encore prêts, levant le bras pour donner le signal des premiers tirs. Un instant avant l’abordage, ce furent trois grenades assourdissantes qui fusèrent vers le pont, explosant en l’air dans un fracas et déstabilisant les personnes encore présentes sur le pont. La plupart étaient descendues dans le navire, mais certaines, capables de se défendre, étaient chargées de temporiser le temps que les marines alliés arrivent. La plupart trébuchèrent presque immédiatement, leur oreille interne totalement saturée pour les minutes à venir et incapable de tenir un équilibre quelconque.

La compagnie de mercenaire passa immédiatement à l’abordage, sautant d’un pont à un autre avec aisance, arme à la main, vérifiant la zone alors que les ordres de Rudy sonnaient.

Coq, A4. Cochon, B1. Perroquet et Lion, vous vérifiez les portes, que personne n’entre. Si quelqu’un ouvre la porte, maîtrisez-le. Panda, tu passes les menottes à ceux qui sont par terre.

L’organisation était faite, les hommes quadrillant le pont supérieur prêt à tirer sur toute personne cherchant à entrer ou sur les renforts marines. La clef de l’opération était la rapidité et le contrôle de la foule, puisqu’ils avaient ordre de ne tuer personne. Une silhouette fine se sépara du groupe, immédiatement suivie de quatre autres et se dirigea vers l’une des portes. Perroquet et Lion ouvrirent la porte en croisement, révélant un couloir désert. Le personnel du navire s’était probablement réfugié dans une seule salle, et le groupe espérait seulement qu’il ne s’agirait pas de celle contenant ce qu’ils venaient chercher.



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Dim 24 Juil 2022 - 2:55
Bingo.

Lorsque le bateau pirate approcha finalement du navire de la VMS, celui-ci perdit en vitesse, pour rapidement se stabiliser et permettre à celui de la Marine, qui avait accéléré pour intervenir, d’être à portée de protection. L’ennemi était cependant trop proche pour empêcher une attaque directe sur les civils et Aslan jura intérieurement qu’ils n’aient pas été plus rapides à réagir.

Cependant, il était désormais à portée et ne se fit pas prier, sautant en l’air en mettant en œuvre son apprentissage du Geppou pour se déplacer dans les airs et rejoindre le désormais combat en cours sur le pont. L’homme-tigre ignorait ce qui était en train de se passe exactement sur place mais il avait pu apercevoir quelques lancers de grenade et le grondement des occupants du navire en train de tenter de fuir les pirates.

Sur son court trajet, il en profita pour s’armer de ses poings américains en titane, cherchant à booster au mieux sa force de frappe. Il n’utilisait encore qu’assez rarement un tel équipement, mais il savait que dans une telle situation, il ne fallait pas hésiter à se montrer ferme dans la réponse envers ces gens qui pensaient pouvoir faire ce qu’ils peuvent.

▬- Oups !

Aslan fut rapidement surpris de recevoir un accueil musclé par quelques hommes postés sur le pont supérieur, sa présence dans les airs ne passant évidemment pas inaperçue. Il ne put s’empêcher de râler, constatant de loin que les pirates avaient rapidement pris d’assaut le navire et qu’ils étaient déjà en place, menottant les civils et quelques-uns des marines en toute tranquillité. Il fut rassuré de voir qu’ils semblaient en bon état, malgré que la plupart d’entre eux se trouvaient visiblement à se caresser la tête ou à se protéger les oreilles, sonnés.

Grâce à une esquive de dernière minute, le Lieutenant parvint finalement à se poser sur le navire, faisant face à la bande de pirates avec un air farouche. Avec leurs fusils en main, ils constituaient une menace réelle et il fallait absolument qu’il les élimine rapidement s’il voulait pouvoir s’occuper des autres au plus vite et retrouver un semblant de soutien après des soldats actuellement à terre.

Trois d’entre eux – ceux qui l’avaient accueilli avec une salve de balles – le mirent en joue, tirant sans sommation. L’une d’elles frôla légèrement le flanc d’Aslan qui réalisa à cet instant que ces balles étaient bien étranges, mais il en fit dans l’immédiat abstraction, faisant usage de son Soru pour disparaître un instant de leur champ de vision et passer sur le côté, chargeant ensuite son poing d’une Frappe Pulsée sans retenue, infligeant un sévère coup de poing sur l’homme devant lui pour le projeter sur ses deux petits camarades, les envoyant au tapis.

Le Lieutenant se dit que le premier était nécessairement hors de combat, au vu de son manque de réaction, mais il ne pouvait pas attester pour les deux autres, simplement blessés par la projection de l’assaut. Il prit le parti de les considérer hors de combat pour le moment, leurs armes ayant volé un peu plus loin, et il s’élança vers le pont inférieur, ou la plupart des hommes présents étaient disposés.

Il est temps de botter du fumier !

Aslan se voulut volontairement remarquable, cherchant à attirer le plus de ses adversaires vers lui. Pas réellement besoin de plus que devenir leur centre d’attention, c’était la seule diversion dont avait besoin l’homme-tigre pour mener sa barque, du moins dans l’immédiat.

Captivation !

En prononçant ces mots, le Marine prit une pose fière, dédaignant presque ceux qu’il avait dans son champ de vision, activant ainsi sa technique d’Antagoniste, forçant ceux à sa portée de porter leur intérêt guerrier sur lui. Pas sûr que tous ces hommes aient été provoqués malheureusement, sa portée restant encore limitée, mais c’était toujours ça de pris, laissant l’occasion à d’éventuels civils et même un ou deux marines en train d’être menottés de se soustraire à l’emprise de l’ennemi et d’agir, soit en fuyant, soit en venant assister Aslan.

Venez donc vous la donner !

Le combat était lancé, et il était quasiment certain que le Lieutenant n’allait pas s’en sortir indemne.
Mais pendant ce temps, le navire de la marine profita de la situation, contournant le navire pirate par la gauche pour tenter de le coincer et probablement mener un contre-abordage en conséquence …

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Lun 25 Juil 2022 - 2:59






Avez vous perdu le nord?




Alors que Panda commençait à passer les menottes aux marchands sur le pont, un premier problème se produisit, rapidement évoqué par Bouc.

Merde. Ils ont été plus rapides que prévu. Ours et Mérou, flashbang sur leur pont, on cherche à les ralentir au maximum. Perroquet et Lion, préparez des choke à vos pieds s’ils commencent à aborder, ils n’auront pas le matériel nécessaire. Les autres, préparez les fusils, évitez les yeux si possible.

A leur surprise, un homme-tigre arriva bien avant leur prédiction, usant du Rokushiki pour passer d’un navire à l’autre malgré la distance. Trois des mercenaires, plus réactifs que les autres, lui tirèrent immédiatement dessus sans succès alors que les autres se mettaient en joue, certains vers le tigre, d’autres vers le navire qui se rapprochait de plus en plus. C’était un combat défensif qui allait s’engager, et ils devaient gérer l’avant-garde adverse au plus vite avant d’être submergés.

C’était également un combat qu’ils commençaient à perdre, la plupart d’entre eux ne maîtrisant aucunement les arcanes du Rokushiki, causant la défaite presque immédiate de l’un des trois, envoyé bouler dans ses collègues par un puissant coup de poing du tigre qu’il pensait pourtant avoir dans son viseur. Celui-ci ne leur prêta pas plus d’attention et préféra descendre sur le pont inférieur, rejoignant ainsi la vingtaine de mercenaires déjà présents pour se donner en spectacle, attirant ainsi l’attention de la plupart d’entre eux, qui pointèrent instinctivement leur arme sur lui pour lui expliquer la vie, et en faire un tigre blanc à pois bleus.

Ils n’éprouvaient pourtant pas la colère prévue par la technique de l’homme-bête, mais était simplement d’une même idée, il fallait se débarrasser de lui au plus vite. Les balles de caoutchouc fusèrent de leurs armes alors que sur le pont supérieur, Furet sortait une flasque de verre qu’il jeta en contrebas. Si Aslan n’y faisait rien, l’objet se briserait et répandrait un gaz à l’odeur néfaste qui brûlait les poumons, pas suffisamment pour tuer, mais assez pour piquer les yeux d’une personne non protégée et la forcer à tousser violemment à la recherche d’un air non vicié.

Bouc réalisa rapidement la menace que l’homme représentait et décida de prendre les choses en main lui-même. Sanglier et Cochon étaient partis avec la cliente, et ils étaient probablement les seuls autres capables de poser un souci au marine, il ne restait donc que lui.

Coq, tu prends le commandement, je m’occupe du chat.

Bien reçu. Relancez deux assourdissantes sur leur pont et protégez les portes, ils ne doivent pas passer tant que la mission n’est pas finie.

Le mercenaire au masque de bouc se jeta donc sur son adversaire, envoyant un coup de poing mollasson vers celui-ci, convaincu que jamais ce coup ne passerait. Après tout, ses capacités offensives étaient relativement faibles, et il était là pour gagner du temps. Car au fond, c’est tout ce qui leur manquait.



Du côté de la blonde, l’avance était méthodique et calibrée, les mercenaires prouvant une expérience relativement impressionnante dans ce domaine. Leur venait-elle d’opérations militaires, de récupération d’otages ou de vols purs et durs? Elle l’ignorait et s’en moquait, ils étaient efficaces et faisaient de leur mieux et cela lui suffisait. Les résultats n’étaient pas encore là, mais chaque pièce ouverte était un pas de plus vers ce qui serait probablement les quartiers du capitaine. Tout ce qu’elle espérait, c’est que la population civile ne s’y soit pas réfugiée. Elle ne souhaitait pas avoir à gérer toute une foule de civils apeurés qui pourraient se révéler agressifs. Elle le pouvait, bien sûr. Mais faire ça revenait à jeter son déguisement à l’eau. Après tout, il n’y avait pas deux fruits du démon identiques…



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Lun 25 Juil 2022 - 20:59
Aslan constata avec une légère tristesse que sa captivation ne se révélait pas aussi efficace que prévu. A vrai dire, il s’attendait à ce que ces pirates montrent plus d’animosité à son égard, mais rien dans les yeux de ceux qu’il pouvait observer ne montrait autre chose qu’un désir commun d’écarter cette menace. En y pensant, malgré leurs fusils, le Lieutenant ne se sentait pas si menacé, bien au contraire. C’était comme s’ils n’étaient pas dotés d’intentions meurtrières. De simples voleurs ? Cela semblait bien trop étrange pour un équipage de pirates visiblement bien organisé. Ils n’avaient pas non plus l’allure de débutants et son apparition ne les avaient clairement pas pris au dépourvu.

Le marine n’eut guère le coup d’y penser outre mesure, qu’une pluie de balles fusèrent dans sa direction, le forçant à utiliser à nouveau le Soru pour esquiver l’assaut au plus vite, ce qui ne l’empêcha pas d’être touché dans ses angles morts, recevant des coups sur les flancs et en bas du dos. Serrant les dents, Aslan constata cependant que les balles ne lui laissèrent pas plus qu’une légère douleur lancinante et un bleu visible sur les points d’impacts.

… Des balles en caoutchouc ?

L’homme-tigre atterrit un peu plus en arrière de sa position, faisant pleinement face à l’ensemble des pirates. Il put constater que la plupart des prisonniers étaient restés à leur position, prouvant l’inefficacité de son pouvoir. Une situation qui ne plaisait guère au marine, qui ne comprenait pas vraiment pourquoi ses ennemis n’éprouvaient pas d’animosité à son égard.

S’agissait-il réellement d’ennemis du Gouvernement ? De véritables forbans ? Non, le drapeau pirate était authentique, de ce qu’il en savait, même si la possibilité de se faire passer pour une bande de malfrats restait possible. En tout cas, il ne semblait pas lui porter de haine particulière … Voyaient-ils vraiment à travers leurs étranges masques d’animaux ? Difficile à dire, mais ils parvenaient en tout cas à le localiser. Enfin, de toute façon, le Lieutenant comprit qu’il commençait à trop réfléchir pour rien et à douter de tout. Mieux valait se dépêcher de les mettre hors d’état de nuire s’il comptait obtenir ses réponses.

Oh bordel.

Sauf qu’une fois de plus, on ne lui en laissa guère le plaisir, une grenade faisant s’exploser près de lui sans prévenir. Et si l’homme-tigre s’attendait à voler un peu plus loin avec le souffle de l’explosion, quelle ne fut pas sa surprise en constatant que la grenade ne fit qu’éjecter un étrange gaz autour de son point d’impact.

Le marine esquissa un mouvement de recul pour tenter de fuir cette étrange propagation, mais trop tard pour ne pas sentir soudainement fortement irrité aux yeux et cracher de violentes quintes de toux pour ne pas s’étouffer lorsque le gaz pénétra dans sa trachée. Il n’était clairement pas ingénieur et il n’avait pas vraiment cherché à en savoir plus sur les différents types d’armes, aussi la grenade lui était totalement inconnu, mais comprenant que cela allait lui poser problème, il dut se réfugier en hauteur pour retrouver un semblant de respiration potable et éviter que sa vision s’en trouver encore plus affecté.

C’est une tactique bien fourbe que vous av- Oh.

Aslan y alla de son petit commentaire, mais visiblement, ses adversaires étaient bien trop concentrés dans la réussite de leur mission pour se laisser aller à la discussion. Pourtant, à les voir agir ainsi, ils ne semblaient pas vraiment le mettre hors d’état de nuire – au vu de leur équipement, il allait falloir y aller s’ils souhaitaient vraiment l’éliminer – mais plutôt de le retenir, du moins l’empêcher de faire quoique ce soit ? Ils avaient sûrement une raisons précise pour attaquer ce navire, alors sûrement qu’ils espéraient qu’il ne découvre pas cette dite raison. Enfin, il ne leur laisserait pas le choix. Ils étaient des pirates et s’étaient attaqués à des civils, il n’allait pas leur faire de cadeau.

Enfin, il lui fallait déjà esquiver l’homme à masque de bouc qui vint à l’attaquer de face, profitant possiblement de sa perte momentané de sens pour l’atteindre. Son assaut ne semblait pas vraiment très violent, aussi même si le Lieutenant ne parvint pas à l’esquiver, le coup de poing lui apparut faiblard. Du moins, il était de loin le plus faible qu’une frappe surprise ait pu lui faire subir. Son état l’obligea cependant à reculer de deux pas pour empêcher un éventuel combo qui le prendrait par surprise après lui avoir fait perdre sa concentration lors du premier coup.

Retour à l’envoyeur.

Même si ses yeux le piquaient encore pas mal, Aslan ne tarda pas à repartir à l’assaut, cherchant clairement à mettre son adversaire au tapis. Chargeant ainsi son poing, il feinterait une attaque frontale avant de changer son attaque à la dernière seconde pour venir placer ses deux poings sur le premier bras à portée de son adversaire et tenter de lui infliger son Double Tonnerre afin de lui bloquer l’un de ses potentiels offensifs.

Cela lui offrirait alors une ouverture au Lieutenant qui viendrait se repositionner rapidement pour tenter d’infliger un crochet vers le bas chargé à l’électro, espérant sonner avec cette Frappe Tazer qui lui ouvrirait la voie vers l’homme qu’il avait précédemment envoyé au tapis pour espérer récupérer son masque. Il ignorerait si cela lui serait vraiment utile, mais il avait bien compris qu’ils ne les portaient pas pour rien, et que cela pourrait l’avantager dans la suite de l’affrontement. Dans tous les cas, il essayerait de dépasser son adversaire pour atteindre ce fameux masque et s’en emparer.

[…]

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Soldats, à l’assaut !

Pendant ce temps, sur le navire de la marine, l’équipage serait prêt à lancer l’abordage sur le bateau pirate. Le Colonel Lachaut, une fois assuré que tout le monde était en place, enverrait un premier groupe de soldats à l’attaque, servant avant tout à prendre la mesure du danger face à eux. Certes, cette tactique était quelque peu mesquin, ces hommes étant probablement envoyés au casse-pipe, mais voilà la façon dont fonctionnait le moustachu. Connaître la situation dans un premier temps afin de s’adapter par la suite pour dominer l’adversaire. Cela lui avait plusieurs fois valu d’être réprimandé pour avoir mis en danger ses hommes, mais cela n’avait pas empêché de continuer, sachant l’efficacité qu’elle avait – il n’était pas devenu Colonel par hasard, après tout.

C’est donc un premier groupe de soldats alertes mais sans connaissances sur l’ennemi qui arrivèrent sur le bateau pirate, ayant la mauvaise surprise d’être aussitôt accueilli par deux flashbangs qui les stoppèrent, bientôt suivi par plusieurs lancers de grenades suffocantes qui finirent de forcer les hommes de Lachaut à fuir rapidement vers le navire de la marine. Le moustachu n’en resta cependant pas là et ordonna aux hommes restés en arrière de se positionner en peloton de combat, se tenant prêts à tirer à vue sur les pirates.

Notre priorité est de couvrir vos petits camarades. Visez les ennemis tirant à distance en premier lieu. Ne tuez que s’il n’y a pas d’autres solutions, c’est bien compris ?

Le groupe de soldats acquiescèrent et attendirent l’occasion de protéger leurs camarades toussant et frottant frénétiquement leurs yeux en espérant vainement chasser la douleur qui montait. Malheureusement, il faudrait partir du principe que rejoindre le navire civil serait optionnel. Le Colonel serra les dents : il ne pourrait compter que sur le Lieutenant qu’il avait envoyé en amont pour protéger les civils dans l’immédiat – même si, en dehors de ses hommes, il n’avait pour l’instant entendu aucun semblant de cri de douleur venant du bateau de la VMS. Pas de nouvelle, bonne nouvelle, comme on dit …

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Mar 26 Juil 2022 - 6:19






Avez vous perdu le nord?




L’homme-bête était rapide, il fallait lui reconnaître cela, en plus d’avoir de bons réflexes, à moins qu’il ne s’agisse du fameux instinct animal. Peu importait en vérité, car cela signifiait surtout des ennuis pour les mercenaires sur le pont. Le marine avait pu esquiver la plupart de leurs balles, et ils doutaient que celles qui l'avaient touché fassent grand chose au delà d’un petit bobo. Malheureusement, c’était les ordres, utiliser des balles en caoutchouc. Leurs armes étaient principalement là pour l’intimidation des civils, puisqu’il ne fallait en aucun cas faire de mort. C’était à la fois une demande de leur cliente et un ordre de Bouc. Il leur restait bien sûr les matraques en latex, qui pourraient probablement l’assommer, mais réalistiquement parlant, étaient-ils capables de rivaliser avec lui au corps-à-corps? Sans doute pas. Pour être honnête, il était probable que seul Bouc puisse le gérer, et c’était en comptant sur toute la malveillance dont il était capable en combat.

La grenade suffocante de Furet en revanche eu bien plus d’impact que les tirs de fusil, causant une réaction immédiate du félidé, plus importante encore que celle du pauvre marchand au sol non loin. Au moins, le marine pouvait s’écarter, contrairement au civil. Ce qu’il fit d’ailleurs, en rejoignant le pont principal pour y chercher de l’air frais alors que ses camarades bleus battaient en retraite après la surprise inattendue qui leur avait été réservée.

Cette nouvelle amusa brièvement les mercenaires, avant de se rendre compte que, finalement, ils auraient sans doute préférés une confrontation sur le pont, maintenant qu’ils étaient mis en joue par des fusils qui eux ne tireraient pas de balles en caoutchouc.

AUX ABRIS!

La plupart des hommes avaient précédés l’ordre de Coq, préférant leur vie à leur paye, un choix somme toute raisonnable. Pour autant, ils ne perdaient pas de vue leur objectif, Coq lui même jetant de toute sa force une grenade suffocante sur le pont du navire marine. Il ignorait si celle-ci aurait autant d’effet qu’il l’espérait, mais il comptait bien sur les toux et haut-le-cœur des marines pour lui indiquer sa réussite.

De toute manière, ils n’avaient plus tellement le choix maintenant que la marine était sur place. Ils pouvaient rejoindre leur navire bien sûr, mais le gouvernement ne les lâcherait probablement pas, et si Sanglier et Cochon s’en sortaient, il était plus que possible qu’eux non plus. Ils étaient connus dans la compagnie pour être vraiment rancunier et ne rarement pardonner les coups en traître, et n’hésiteraient probablement pas à les vendre. Quand à la cliente, seul Bouc connaissait son identité exacte, mais il avait clairement laissé entendre qu’il ne s’agissait pas de quelqu’un que leur compagnie pouvait se permettre de trahir. C’était même la raison principale pour laquelle il avait préféré prendre les avis de tout le monde avant d’accepter le contrat. Si la majorité n’était pas confiante, il valait mieux ne pas prendre le contrat du tout plutôt que se retrouver dans la sauce. Et pourtant, dans la sauce, ils y étaient, profondément même maintenant. A l’exception des quatre hommes aux côtés de leur commanditaire, tous commençaient à regretter d’avoir accepté d’être embarqué dans cette histoire, Bouc le premier.

Pour Bouc justement, plus connu du gouvernement sous le nom de Mathusalem Synd, petit fauteur de trouble ayant passé plus d’une nuit au trou pour être un brin trop excité une fois deux ou trois bouteilles au fond du ventre, il y avait deux catégories de personnes dans le monde. D’un côté, il y avait les gens comme lui. Les gens pas très malins, pas très forts, pas très rapides, pas très habiles de leurs dix doigts. Bref, les gens “sans”, ceux qui devaient se battre dès leur naissance ou presque pour s’en sortir. Certains étaient plus malheureux que d’autres, mais dans l’ensemble, ils se retrouvaient presque tous un point commun: ils n’avaient rien qui les sortaient vraiment de la foule.

De l’autre, il y avait les gens “avec”. Ceux qui étaient grands, forts et beaux, souvent talentueux ou riches également. Ceux qui n’avaient jamais vraiment connu la faim ou la soif, qui n’avait jamais dormi sur un sol dur et froid. Ceux qui avaient pu trouver un truc dans lequel ils étaient doués, vraiment doués, et en devenir des maîtres.

Bouc, lui, avait creusé. Il n’avait rien pour lui, n’était qu’un visage au milieu de la foule, mais à force de persévérance et de frustration, il avait fini par trouver un moyen de combler le trou dans son métier. Ce moyen, pour citer ceux qui y succombaient, était simplement l’art d’être un fils de pute. Même si le terme n’était pas beau, il résumait bien sa façon de faire. Il n’existait pas de coup assez bas pour Bouc tant qu’il permettait de vaincre et de repartir en vie.

Le coup de poing qu’il avait envoyé au tigre connecta, à sa surprise, et ne fit aucun dégât, ce qui ne le surprit pas en revanche. Il connaissait sa force et savait que pour peu que l’homme en face de lui ne soit pas fait en sucre, il serait au mieux surpris. Ce qui le surprit lui en revanche, c’est les précautions que l’homme prenait, reculant de plusieurs pas comme pour se prémunir des coups qui pouvaient suivre, des coups qui de toute manière n’existait pas. Bouc attaquait dans le dos ou aux endroits sensibles, il n’avait pas d’incroyable suite de coup capable de déchausser les dents et briser les os.

En voyant le coup de poing de son adversaire arriver, il plaça lui même ses bras face à lui pour parer, se préparant déjà à reculer de plusieurs pas, voir à voler, ce qui n’arriva finalement pas. Non, à la place, il ressentit simplement un violent choc électrique dans son bras gauche avant de sentir celui-ci s’engourdir, suffisamment pour qu’il ne puisse que très vaguement le bouger, et même pas le sentir. Il en aurait probablement pour plusieurs minutes avant d’en retrouver l’usage. Minutes que son adversaire ne lui laissa pas, cherchant immédiatement à l’enchaîner, faisant reculer Bouc sans grand peine.

Pour autant, le tigre avait un plan en tête visiblement, courant brusquement vers le mercenaire à masque d’ours au sol, encore KO. S’il parvenait à récupérer un masque à gaz, le seul avantage qu’ils avaient actuellement sur lui se dissiperait rapidement.

Ours, il arrive vers toi, maintenant!

Donnant un faux ordre à l’homme étalé par terre, il ne pouvait qu’espérer que celui-ci causerait une méfiance soudaine du félin qui le ferait ralentir. En plus de ça, il lui réservait une surprise simple, celle de sa propre maîtrise du Rokushiki. S’il n’était certes pas un agent gouvernemental, il avait vu ceux-ci exécuter cette technique indispensable suffisamment souvent pour s’y essayer lui-même et la perfectionner, à sa façon. Il était encore assez maladroit, mais était tout de même capable de certaines choses, notamment rattraper un homme qui court, freiner et utiliser tout son élan pour lâcher un grand coup de pied dans les gonades de sa victime. Un coup lâche, mais efficace pour peu qu’il atteigne sa cible. Et si elle ne l’atteignait pas, il avait toujours une ou deux surprises en stock.



Au fond du navire, le groupe de cinq personnes arrivait devant l’une des dernières portes non ouvertes. Ils n’avaient jusque là rien trouvé et sentaient que le temps commençait à manquer. D’après leurs estimations, ils étaient presque en retard, et au bruit, les troupes sur le pont devaient être en plein combat, et probablement pas en train de le gagner.

Ouvrant brusquement la porte, ils découvrirent finalement ce qu’ils cherchaient, les quartiers du capitaine, malheureusement plein de civils apeurés. Les quatre hommes armés de fusil, pointés sur la petite foule, parvinrent à garder un semblant de calme alors que celui qui devait être le capitaine prenait la parole.

Alors ça y est, vous êtes là. Armés, prêts à tirer, la marine dans votre dos. Tout ça pour un navire sans richesse, nous n’avons que des provisions pour les petites îles des environs. Vous avez fait tout ça pour rien.

Forçant sur sa voix pour la faire sonner plus grave que naturellement, la jeune femme se contenta de répondre.

Pour rien? Capitaine, nous ne sommes pas là pour l’argent de la VMS. Nous ne sommes là que pour une chose, que vous détenez à ma connaissance. Ce que nous voulons, c’est la carte vers Polecliff. Donnez la nous, et nous partons immédiatement. Résistez… J’aimerais l’éviter, mais l’élimination générale est encore sur ma liste des choses à faire en cas de dérapage. A vous de voir capitaine. La carte ou vos vies. La marine ne vous sauvera pas, pas plus qu’elle ne sera capable de vous venger.


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Mer 27 Juil 2022 - 0:41
Que tout le monde recule de dix pas et se protège au moins le visage et les oreilles, on nous attaque !

Hervé Lachaut n’était pas complètement aveugle, malgré ses lunettes, et cette nouvelle grenade, lancée depuis le pont des pirates, ne présageait rien de bon. Il ne pouvait s’assurer de savoir de quel type elle était, mais une chose était certain : si la troupe restait en place, il subirait le même sort que leurs petits camarades. La dizaine d’homme en place exécutèrent donc l’ordre machinalement, se retournant et reculant à l’unisson de la distance indiqué par leur Colonel.

Malheureusement, quelques-uns d’entre eux ne purent s’échapper pleinement de la zone d’effet, poussant quelques quintes de toux et se frottant les yeux pour chasser l’irritation qui survint rapidement. Hervé, posté sur le pont supérieur et suffisamment à couvert pour éviter un assaut direct à son encontre, observa rapidement la situation et y vit là une opportunité. Avec férocité, il sortit ainsi son sabre emblématique pour commander ses hommes.

Tir de barrage ! Visez les tonneaux en priorité !

Le message fut clair, et la troupe encore en place, assistée de quelques nouveaux soldats jusqu’alors affectés à la gestion du bateau, débuta un enchaînement de salves de balles sur le bateau pirate, cherchant clairement à atteindre tous les abris qu’ils avaient en vue. Pendant ce temps, le Colonel siffla deux fois après la première salve, attirant aussitôt le regard des deux Lieutenants encore sur le bateau.

Silencieusement et avec de simples signes de la main, ils le indiquèrent les instructions à suivre, et sans perdre de temps, ils se mirent en branle, prenant chacun deux hommes disponibles pour tenter d’aborder le navire pirate par les flancs – la proue et le fond du pont supérieur, en somme. L’objectif était simple : les submerger et leur empêcher, si possible, toute retraite. A vrai dire, Hervé espérait bien qu’ils parviendraient à faire prisonniers tout le groupe qui n’était pas monté sur le navire de la VMS, car s’il advenait que des négociations doivent s’engager, il espérait bien avoir à sa disposition tous les atouts pour que la situation se termine sous les meilleurs auspices. Pour le reste, il allait encore devoir continuer de faire confiance en son troisième Lieutenant, sûrement déjà en prise avec le reste de l’équipage …

[…]

La douleur lui parvint en deux temps.
D’abord l’éclair de douleur qui lui traversa le corps.
Puis l’étrange sensation qu’il ne sentait plus rien à cet endroit.

Aslan se maudit de ne pas avoir pris en compte cette possibilité. Qu’il soit un pirate ou non, il y avait bien des manières de dominer son adversaire, et celui-ci avait utilisé celle que l’homme-tigre aimait le moins : la fourberie et l’humiliation. Pour être honnête, c’était bien la première fois qu’il subissait un tel affront, et la sensation lui était encore nouvelle, mais il ne put que serrer les dents pour ne pas hurler de rage face à l’assaut. Il venait d’être humilié, pris au dépourvu. Il n’allait pas en plus lui donner le plaisir de son cri énervé.

Plus encore, il ne comptait pas lui laisser l’occasion de prendre l’ascendant. Il allait bientôt le regretter. Le marine choisit d’abandonner quelques instants son espoir de mettre une main sur ce masque, l’ordre lancé dans le vent par son adversaire étant parvenu à lui mettre le doute – occasionnant par ailleurs le fourbe assaut de l’homme à masque de bouc –, et il chercha à surprendre son adversaire, se retournant rapidement grâce à son pouvoir pour engager une frappe, changeant au dernier moment son assaut pour préférer attraper la tête de son ennemi. S’il y parviendrait, espérant bien que la surprise son attaque en angle mort paye, il enchaînerait son mouvement avec le bassin pour tourner finalement sur moi-même et, profitant de la rotation pour emporter sa prise au passage, il userait de sa force naturelle pour projeter l’homme contre le plancher du pont avant de décharger une bonne dose d’électro, suffisamment il l’espérait pour le mettre hors d’état de nuire.

Coucher.

Dirait-il sans plus d’animosité que celle d’un adversaire envers un autre adversaire. Et s’il n’en aurait pas l’occasion, alors dans tous les cas, il profiterait dans tous les cas de la surprise de son assaut pour s’éloigner au final de l’homme afin d’aller s’écraser contre son compagnon à masque d’ours afin de s’assurer qu’il serait bien hors de combat, afin de pouvoir ensuite mettre la main sur le fameux masque.

Aslan serait désormais passé en mode combat et il ferait tout pour ne laisser aucune chance à ces forbans mettant en danger des civils innocents, même si la douleur à son entre-jambe commençait désormais à se montrer plus persistante …

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Mer 27 Juil 2022 - 13:48






Avez vous perdu le Nord?




Coincés sur leur navire grimé en bâtiment pirate, les mercenaires n’en menaient pas vraiment large, temporairement à couvert, mais sous un feu nourri de balles bien réelles. Les hommes ignoraient combien de temps leurs tonneaux et divers murs de bois tiendraient, mais ils n’étaient pas vraiment optimistes. Leur seule consolation était que tant qu’ils tiraient, ils n’abordaient pas, et c’était ainsi du temps gagné pour Bouc et la cliente.

Cette maigre consolation disparût bien vite lorsque Coq s’aperçut du rapprochement de trois hommes d’un côté du navire. Sortant brièvement la tête, une balle sifflant pas loin, il eut le temps de découvrir un autre groupe de trois plus près de lui. Il se mordit la lèvre, conscient que le combat risquait d’être difficile, mais leur présence atténuerait certainement les tirs marines. Après tout, ceux-ci ne voudraient pas toucher leurs alliés pas vrai?

Le souci venait désormais de comment gérer les six hommes qui débarquaient lentement sur le pont, et peu importe comment il cherchait, il ne voyait plus ou moins qu’une façon, qui l’embêtait pourtant pas mal. Il savait que s’ils s’en sortaient, il prendrait probablement de sévères réprimandes de la part de Bouc, mais il n’avait pas tellement le choix.

Singe, enlève tes chaînes, je prends la responsabilité! Maringouin et Chien, à gauche avec moi.

Matraque en caoutchouc à la main, il sortit de son abri lors d’une accalmie des tirs avant de se diriger vers le groupe le plus proche, tentant une violente attaque à la tempe de celui qui prenait la tête des trois. S’il y parvenait, cela devrait suffisamment sonner la personne pour lui laisser un temps de repos, et surtout le temps que ses collègues arrivent en renfort.

Singe, de son côté, était un petit homme légèrement enrobé avec un grand rêve, celui d’être le plus grand des hommes. Si la définition d’un “grand homme” changeait de personne en personne, pour lui, c’était simplement le dernier homme debout, celui qui pouvait encaisser le plus et rester debout. Le problème venait du fait qu’il était donc souvent considéré comme un kamikaze prêt à se faire tomber si cela voulait dire un “sacré duel” avec ses adversaires. Ses chaînes étaient donc métaphoriques, il s’agissait simplement d’un ordre quasi absolu d’arrêter ses conneries et de bosser normalement. Il ne lui fallût que la promesse que Coq se débrouillerai avec Bouc pour gérer les conséquences pour qu’un grand sourire parcourt son visage caché par le masque et qu’il sorte de sa cachette, courant droit vers le groupe qui lui était assigné sans vraiment réfléchir. Il dégoupilla la grenade assourdissante dans sa main, et dès lors qu’il aurait rejoint les trois hommes, il la jetterait à ses pieds, simplement pour voir lequel des quatre hommes parviendrait à se relever en premier. Et tant pis pour la violente expulsion des morceaux de caoutchouc.



Bouc eut l’intense satisfaction de sentir son pied écraser quelque chose de mou et de sentir son adversaire se figer un instant. Il devait cependant lui reconnaître une forte volonté, la plupart des hommes tombant généralement sur le côté le temps de récupérer de ce genre de coup, souvent accompagné d’un couinement ou d’un cri de douleur. Mais là, rien de rien, l’homme-tigre s’était arrêté un instant, avait subi le coup et avait serré les dents tout en prenant sur lui. Bouc pouvait au moins respecter ce genre de dévouement à la mission.

Malheureusement, s’il pouvait effectivement respecter ce comportement, son adversaire n’en avait cure, sa haine probablement maximisée après le coup en fourbe du mercenaire. Le marine se retourna brusquement, mais élégamment, un coup de poing armé qui se transforma soudainement en prise autour de son crâne. Une prise que Bouc ne parvint pas à briser à temps et qu’il vit l’emporter dans les airs avant de s’abattre avec violence sur le pont du navire, la douleur du contact explosant dans son dos alors qu’un soudain courant électrique passait dans sa tête, ses épaules et tout le reste de son corps, lui faisant perdre le fil de ses pensées alors qu’il voyait blanc.

Il cligna difficilement des yeux, sentant soudainement l’absence des mains autour de sa tête, tournant celle-ci pour découvrir le marine à quelques pas de lui, osant lui tourner le dos une nouvelle fois. Lentement, Bouc se releva, prenant un pas, puis deux, puis courant franchement vers son adversaire, déterminé à le percuter violemment de dos et le foutre au sol. La rambarde était encore loin malheureusement, sinon il aurait pu tenter de le jeter à l’eau et s’en débarrasser pour un moment.

Ours n’était pas équipé de grenades malheureusement, sinon il aurait pu gêner considérablement plus le tigre. Au moins, il avait cet instant pour récupérer, mais il ignorait combien de coups comme celui-ci il pourrait encore supporter avant de tomber, pour de bon cette fois.



Les sourcils du capitaine se froncèrent à la mention de Polecliff. Incompréhension envers le nom ou simplement méfiance de savoir comment la personne face à lui l’avait obtenu, il était difficile de le déterminer.

Polecliff vous dites? Jamais entendu parler.

Pas la peine de jouer les ignorants capitaine, la VMS cache le pot aux roses depuis trop longtemps déjà.

Admettons. Et qui vous dit que j’ai une carte?

Un agent de la VMS. L’argent fait faire bien des folies.

Ce n’était pas exactement vrai, elle ignorait d’où l’information venait précisément, Samuel avait juste pu lui fournir en disant qu’il était presque sûr qu’elle pourrait trouver une carte sur ce navire. Le mot-clef était presque, mais les réactions du marchand tendait à prouver qu’il avait vu juste.

Comprenez-moi bien capitaine. Je vous offre un choix. Vous pouvez garder votre travail, refuser de me donner ce que je cherche et me forcer à opérer une purge, à la fois sur ce navire et le navire de la marine. Le Gouvernement ne retrouvera jamais les deux bâteaux ni ses équipages, pas plus que la VMS. Au mieux, les familles de vos subalternes recevront une petite prime suite à votre disparition, accompagné d’une lettre leur expliquant la situation.

Ou alors vous pouvez me donner ce que je veux et être mis en porte-à-faux auprès de votre employeur. Vous pourrez justifier avoir sauvé la vie de votre équipage, en plus de la vôtre, en plus de toutes les provisions que vous transportez et vous en sortir avec un blâme, tout au plus une mise-à-pied.

A vous de voir.


L’homme parût pensif quelques instants avant d’ouvrir la bouche.

Comment vont les hommes qui sont sur le pont?

Sonnés, menottés, mais pas blessés.

Et vous partirez dès que vous aurez la carte?

Nous aurons à régler le souci de la marine, mais oui.

Le silence retomba jusqu’à ce que le capitaine fasse un geste, tirant un tube de sa veste avant de le jeter vers la blonde. Celle-ci le rattrapa et l’ouvrit, découvrant une carte de bonne facture sur lequel elle pouvait lire le nom qui l’intéressait tant. Elle roula la carte avant de la ranger et inclinant la tête vers le capitaine.

Vous avez fait le bon choix. Je vous conseille de rester ici avec vos hommes pour le moment, le départ risque d’être chaotique.

Elle tourna les talons, suivie des quatre mercenaires. Il ne restait plus qu’une étape à leur plan: leur fuite.



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Ven 29 Juil 2022 - 0:19
Hervé soupira. Leur mise sous pression n’était pas aussi payante qu’il ne l’espérait, les pirates se contentant de trouver d’autres abris pour la plupart inatteignables sans devoir prendre des risques et faire avancer son équipe d’artilleurs. Il pouvait au moins être heureux de constater que le premier groupe de soldats retrouvaient leurs couleurs et commençaient de nouveau à agir normalement, fuyant vers le navire de la marine pour éviter de prendre une nouvelle salve suffocante. A vrai dire, s’il avait pu s’assurer qu’ils n’avaient pas d’autres de ces grenades, le Colonel aurait volontiers profité de leur présence sur le bateau ennemi pour les attaquer de front et mettre fin à l’assaut, mais dans la mesure où cette information restait inconnue, la retraite restait prioritaire.

Enfin, presque prioritaire, car certains des hommes présents semblaient plus déterminés à se venger de l’affront subi que de subir une nouvelle attaque au gaz. Une occasion, pour le moustachu, qui se disait qu’en profitant du chaos occasionné d’une part par le tir de barrage, d’autre part par la fuite du groupe d’hommes suffoquant, ces vaillants gaillards pourraient atteindre l’objet qui leur permettrait d’agir enfin à leur guise : les masques que semblaient porter ces pirates. Enfin, ce ne serait pas un effet de surprise, malheureusement, parce qu’il devrait être amené à commander ces combattants de sa forte voix.

Soldats, que ceux qui se le sentent attaquent directement les pirates, prenez-leur leurs masques pour vous protéger !

Il se tourna ensuite vers le groupe de tireurs, baissant alors la voix tout en restant plus qu’audible et surtout autoritaire.

Quant à vous, poursuivez le tir de barrage tant que vous le pouvez, visez les zones vides pour bloquer les voies de fuite des pirates pendant que vos camarades s’occupent d’eux.

Les soldats acquiescèrent à nouveau avant de faire s’abattre une nouvelle salve de balles vers l’ennemi, cherchant à empêcher désormais tout mouvement ennemi sans risque. Deux zones restèrent cependant sauvées des balles, à savoir l’avant et l’arrière du bateau pirate. Hervé avait en effet forcé son unité à viser en priorité le pont central, où la plupart des cibles étaient présentes, laissant le champ libre et sécurisé aux deux Lieutenants qui cherchaient désormais à prendre à revers les pirates pour bloquer toute fuite et permettre un assaut duquel ils pourraient difficilement s’en sortir.

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William Sanders, Kyle Jefferson
Lieutenants de la Marine

William n’était pas bien fort. Même s’il avait pu atteindre le grade de Lieutenant assez jeune, ayant fait preuve d’une intelligence et d’un instinct rare parmi les jeunes recrues de sa promotion, il n’était pas vraiment ce qu’on pouvait définir comme un combattant. Ainsi, lorsque trois pirates vinrent stopper sa progression depuis le pont supérieur, lui faisant faire un bond réflexe en arrière pour éviter un violent coup de matraque à la tempe, il ne put s’empêcher de glousser. Lui qui pensait que la tactique de son supérieur serait payante, il fallait croire que même ainsi, leur passage d’un bateau à l’autre n’était pas passé inaperçue.

Euh, les gars … Prenez les deux hommes derrière, je me charge de ce qui doit être leur chef de groupe.

Le Lieutenant n’était pas non plus certain de sa décision. Son instinct lui dictait qu’il cherchait maintenant à faire face au plus fort des trios tandis que les soldats affronteraient des hommes à leur niveau. Machinalement, il s’empara de son duo de couteaux, se mettant en position comme son maître le lui avait appris. Il n’avait pas vraiment une bonne garde, et il n’était pas extrêmement à l’aise, mais il savait y faire pour contrôler les gestes de son adversaire. S’il approchait, il ferait de son mieux pour dicter son tempo et prendre le dessus sur lui … En espérant ne pas se retrouver en trois contre un.

Kyle, de son côté, s’arrêta brusquement lorsqu’un gus au physique trapu mais au regard fou s’approcha d’eux sans crier gare. Un réflexe qui fut payant, l’homme balança sans aucune hésitation une de ces grenades assourdissantes, explosant dans un bruit violent et lourd, forçant le trio de soldats à reculer, malheureusement un peu trop tard, à l’instar d’Aslan plus tôt, pour limiter les dégâts, les marines serrant les dents et commençant à se tenir la tête pour essayer d'adoucir la douleur qui s'emparait de leurs oreilles internes.

Enfin, pas le Lieutenant. Du moins, bien peu par rapport à ses deux petits subordonnés qui furent forcés de reculer pour éviter de gêner plus leur supérieur. A la place, l’homme à la casquette lâcha un râle plus qu’audible avant qu’il ne relève ses yeux, pleins d’une rage surprenante et sourde - littéralement.

P’tin d’enfoiré, tu vas le regretter !

Il s’empara du marteau posé dans son dos et se jeta sans hésitation sur son adversaire, abattant machinalement son arme sans chercher à surprendre, laissant éclater sa colère dans ses attaques dénués de style ou même de réflexion. Pour ainsi dire, Kyle était devenu un véritable berserker. Quelque part, il pourrait remercier son ennemi d’avoir forcé les deux autres soldats à reculer, leur évitant d’être devenu la cible du Lieutenant – du moins, dans l’immédiat …

[…]

Un nouveau râle sortit d’Aslan. Une nouvelle fois, son adversaire montrait une endurance surprenante, parvenant à l’attaquer rapidement dans son dos alors qu’il venait de finir la tête contre le sol. Il se maudit pour l’avoir sous-estimé au point de se laisser avoir si facilement. Plus encore, avec la douleur subsistant dans son entre-jambe, dans sa gorge et sur ses yeux – sans compter les efforts physiques déjà déployés, l’homme-tigre n’était pas dans son meilleur état.

Ainsi, l’assaut de l’homme au masque de bouc ne le laissa pas indifféremment, alors même qu’il ne lui sembla pas si violent que ça. Il serra les dents et chercha alors à surprendre son adversaire, laissant son pouvoir imprégner à nouveau son mouvement pour accomplir un magnifique poirier, profitant de l’élan ainsi créé pour repartir en arrière et espérer se relever avant son adversaire. S’il y parviendrait, il chargeait alors son poing, armé de son poing américain, pour venir tenter d’infliger une attaque au ventre ou le long de la colonne vertébral, selon la position de l’homme.

Qu’importe l’issue de ce nouvel assaut qui, il l’espérait, lui donnerait sans doute un avantage certain dans cet affrontement, il prendrait le temps d’un nouveau Soru pour mettre une nouvelle distance entre lui et l’homme au masque. Aslan, en effet, commençait à se dire franchement que son adversaire n’avait pas de grenade à disposition, sinon au vu de sa façon de se battre, il en aurait très certainement fait usage pour le surprendre. Enfin, il n’était pas impossible que son adversaire ne souhaite pas jouer non plus les kamikazes pour laisser ses petits camarades s’occuper de lui une fois sans défense, mais ce qui était sûr, c’est que l’homme-tigre allait devoir remettre l’obtention d’un masque à plus tard, sinon à jamais.

Maintenant, il resterait à savoir s’il pourrait enfin retourner sur le pont inférieur pour aider les autres soldats et les quelques civils encore présents pour mettre hors d’état de nuire les petits pirates dont il n’arrivait pas à avoir de nouvelles pour le moment. Ensuite, il espérait bien pouvoir compter sur l’aide providentiel de son supérieur et de son équipage pour prendre enfin l’ascendant sur cette étrange attaque et qu’il puisse aller s’enquérir de la situation à l’intérieur du navire de la VMS, notamment celle du capitaine …

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Ven 29 Juil 2022 - 14:27






Avez vous perdu le Nord



Sanglier, Cochon, partez devant.

Les deux hommes tournèrent la tête vers leur commanditaire, curieux de savoir ce qui valait cet ordre soudain. La jeune femme se tapota simplement la tête avant de répondre.

Ils sont nombreux. Si j’ai bon, vos collègues arrivent plus ou moins à les tenir en respect, mais cela ne durera pas longtemps. Quelques minutes de plus au mieux, quelques poignées de secondes au pire. Remontez leur prêter main forte et prévenez que la mission est remplie pour qu’ils apprêtent le navire.

Sanglier et Cochon se contentèrent de hocher la tête avant de se mettre à courir vers le pont, émergents alors qu’une grenade assourdissante explosait non loin. Leur présence ne passa pas inaperçue de Coq, qui hurla au reste du groupe:

SERPENT A L’OBJECTIF! EMPÊCHEZ LES D’ABORDER ET PREPAREZ VOUS A QUITTER LES LIEUX!

Suite à cela, il se retourna vers son adversaire, un jeune homme arborant deux dagues et paraissant hésiter sur la marche à suivre. Etait-il un bureaucrate plutôt qu’un homme de terrain ou bien s’agissait-il simplement d’un combattant attendant simplement qu’il fasse le premier mouvement pour contre-attaquer avec une puissance capable de le terrasser d’un coup? Coq l’ignorait et ne comptait pas vraiment le savoir.

Désolé jeune homme, mais on a ce qu’on veut. Si tu avais l’obligeance de quitter le navire histoire qu’on s’en aille, ce serait bien aimable.

Pour être honnête, il ne s’attendait aucunement à ce que l’homme réponde positivement à sa demande. Depuis quand la marine laissait les criminels partir simplement parce qu’ils demandaient poliment? Depuis jamais. Par conséquent, il feinta un coup de sa matraque vers la tête de l’adversaire, visant l’oreille afin d’endommager l’oreille interne de celui-ci et le forçant à reculer. Cette feinte cachait finalement quelque chose de bien plus basique, un simple coup de pied à la poitrine afin de projeter l’homme en arrière, si possible jusqu’en dehors du navire. Il n’avait guère d’espoir que la chose fonctionne, mais sur un malentendu, les choses pouvaient bien se passer.



De son côté, Singe fût surpris de la réactivité des hommes face à lui. La grenade assourdissante qu’il avait prévu fît certes des dégâts, mais beaucoup moins que prévus, d’autant plus que lui-même n’avait pas été épargné, ses oreilles vrombissants fort, son genou droit touchant le plancher suite à la perte d’équilibre qui résultait de l’explosion et, dégât collatéral relativement prévisible, un morceau de caoutchouc dur ayant pénétré sa jambe , faisant couler le sang. Pour autant, il en avait vu d’autre et il se releva rapidement, découvrant que l’un des hommes face à lui avait fini de se remettre debout également, bien qu’avec un infime temps de retard. Ce qui n’avait donc qu’un sens, clair et net, le vainqueur de ce duel était Singe, au moins dans son esprit.

Le problème de ce duel, c’est que Singe était le seul à être au courant de son existence, et lorsque son adversaire se saisit de son marteau imposant en le menacant, il le regarda légèrement confus, étonné que son ennemi ne reconnaisse pas sa défaite. Le premier coup lui pulvérisa ainsi proprement l’épaule, faisant tomber son bras bien plus bas qu’il ne devrait l’être habituellement suite à une dislocation.

C’est de la triche! J’étais le premier debout, j’ai gagné, lâche ton arme!

Le souci de Singe, outre sa bêtise crasse, c’est finalement qu’à l’exception de sa capacité étonnante à absorber les coups, il ne savait pas vraiment se battre. Il se saisit maladroitement de la matraque en caoutchouc qui lui avait été confiée au début de la mission avant de tenter de la planter dans le visage de son adversaire comme un épéiste le ferait d’une rapière. Il comprendrait cependant rapidement que ce genre d’usage était peu efficace et opterait pour l’autre qui lui viendrait naturellement: l’abattre le plus fort possible sur le corps du marine. Quitte à échanger coup pour coup. De toute façon, c’était aussi ça un duel, et s’il gagnait à nouveau, ce serait 2-0.



Du côté de Bouc, si son tacle réussi, il manquait cruellement de force et il manqua s’effondrer suite au choc, respirant difficilement. Il avait la tête qui tournait, regrettait fortement de s’être mis dans cette panade et en voyant l’homme-tigre faire une pirouette pour se relever, il sût que c’était fini pour lui. Si son adversaire avait encore la force d’effectuer ce genre d’acrobaties, il avait encore clairement la force de lui casser la gueule. Il leva difficilement ses bras pour bloquer le coup initialement destiné à son ventre avant de se retrouver étalé par terre, avec à peine la force de se relever.

Il était donc l’heure de sortir sa botte secrète, celle qui l’avait sorti d’un paquet de situations épineuses et lui permettait d’être toujours en vie à ce jour. Non pas faire le mort, mais simplement se rendre, quitte à attaquer dans le dos ensuite. Il leva un peu la tête pour voir le tigre un peu plus loin à l’observer. L’arrière de son crâne heurta le pont avant qu’il ne prenne la parole à voix forte.

Je me rends. Et comme je me rends, tu peux pas me casser la gueule. Code du Marine troisième édition, article 53.1 alinéa I, page 168. Je le sais, j’étais marine.

Un mensonge absolument éhonté, puisqu’aucune legislation ne régulait vraiment ce genre de cas, et que même si c’était le cas, il avait vu plus souvent qu’à son tour les forces de l’ordre faire un peu d’excès de zèle et passer à tabac un type déjà sous contrôle. C’était d’ailleurs souvent lui pour une raison qu’il ignorait.



Tapotant la poche dans laquelle le petit tube était placé, comme pour s’assurer qu’il était bien là, la logia prit une profonde inspiration avant de continuer sa route. En arrivant sur le pont inférieur, elle observa la situation brièvement. Sur le navire de la VMS, Bouc avait été vaincu par un homme-tigre qui lui semblait familier et sur leur propre navire, la marine lançait un assaut pour prendre le contrôle du bâtiment.

La première étape pour les repousser était probablement de prendre un otage, mais elle avait déjà décidé de ne pas toucher aux civils. C’était de pauvres types qui n’avaient rien demandé à personne et se retrouvaient ainsi coincés au milieu d’un assaut à sens quasi unique, pas le plus facile pour eux. Le tigre serait utile dans ce rôle, en plus de pouvoir ainsi secourir Bouc, qui au final avait quand même eu l’obligeance d’accepter sa requête malgré les risques.

Tapant du pied, elle se projeta rapidement vers les deux hommes pour s’interposer au cas où la mouette souhaiterait achever le mercenaire. De plus près, elle pouvait confirmer que le marine était un peu plus que familier, puisqu’elle était à peu près certaine de le reconnaître. Le lieutenant Moore, une drôle de coincidence que de le revoir ainsi. Malheureusement, elle ne pouvait guère se permettre d’être reconnue, elle reprit donc une voix rauque forcée pour prendre la parole.

La fête est finie. Nous avons ce que nous venions chercher, personne n’est blessé, nous partons. Si vous vous y opposez, je ne pourrais pas garantir la survie de tout le monde.



© Jawilsia sur Never Utopia



Pour référence parce que j'ai oublié les tours d'avant:

Bouc level 20 environ, Rokushiki, style de combat puputerie
Coq level 10-15, pas d'aptitude particulière
Singe level 25 endurance surhumaine, type kamikaze
Sanglier et Cochon level ???
Reste des mercenaires entre le level 10 et 15

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Sam 30 Juil 2022 - 15:15

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William ne s’attendait certainement pas à ce que son adversaire cherche à mettre prématurément fin à leur affrontement. Son cri de ralliement avait eu l’effet d’une bombe qui sonnait déjà la retraite et, pour les marines, l’échec d’une mission. Et s’il n’était pas le plus confiant des Lieutenants, il était cependant le plus déterminé – du moins parmi ses connaissances – à prouver sa valeur, alors s’il avait moyen de mettre au tapis un ennemi du Gouvernement Mondial de lui-même, nulle doute qu’il y gagnerait de la renommée.

Malgré la pseudo-menace du pirate, il resta donc prudent, attendant un assaut de son adversaire, assaut qui ne tarda pas à se manifester, l’homme s’élança pour infliger un coup frontal avec sa matraque, visant clairement son oreille. Wiliam n’était pas vraiment familier de ce genre d’arme, et ignorait ainsi l’impact que cela pourrait avoir sur lui, mais au vu de sa forme, il risquait très probablement de subir une secousse dont il aurait du mal à s’extraire. Il attendit ainsi le dernier moment pour esquiver d’un léger mouvement de recul, sentant la matraque venir lui taquiner le nez.

Ce qu’il n’avait pas prévu cependant, c’était le pied qui s’élança au niveau de son buste, cherchant visiblement à le projeter au loin. A cet instant, il laissa son instinct et ses réflexes parler, et d’un mouvement machinal, il viendrait chercher à planter ses deux lames sur les côtés de cette jambe, profitant de l’impulsion pour infliger deux violentes entailles qui réduirait les chances de fuite de son adversaire. Cependant, ce serait au prix d’une lourde douleur à la poitrine et au dos après avoir été envoyé contre le bastingage. Maintenant, il ne pouvait qu’espérer que les deux hommes à ses côtés se soient occupés de leur vis-à-vis pour pouvoir venir en aide au Lieutenant pour maîtriser ce pirate.

Kyle, de son côté, avait perdu presque toute notion de lucidité, plongé dans une rage que sa surdité temporaire n’aidait pas à supprimer. Ignorant ainsi les supplications de son adversaire, il abattrait son marteau avec une violence rare, devenant au passage une cible facile aux assauts de son adversaire. Un coup étrangement mollasson au visage, puis un nouveau bien plus fort à la tête. A vrai dire, il fallait reconnaître que ce kamikaze avait de la force dans les bras, et malgré l’arme qu’il utilisait, le berserker fut sonné un court instant, saignant à la tête.

Son état n’était cependant pas préoccupant pour le Lieutenant qui leva son marteau à une main avant de le faire tournoyer au-dessus de sa tête, finissant par se laisser emporter par la rotation engendrée pour maximiser la puissance de son coup. A vrai dire, Kyle ne savait pas vraiment ce qu’il faisait, mais sentait seulement, pour le peu qu’il ressentait, qu’il tenait là un moyen d’exploser son adversaire. Un état mental qui fit peur même aux deux soldats restés en arrière qui reprenaient petit à petit la pleine possession de leurs moyens.

[…]

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Hervé soupira longuement lorsque le cri d’un des pirates retentit, annonçant la réussite de leur objectif. Ils s’étaient montrés particulièrement efficace malgré une résistance qui se laissait petit à petit manger par la pression que la marine leur imposait. Qui plus est, l’attaque des deux Lieutenants sur les côtés du bateau avait visiblement forcé leurs chefs de groupe – du moins ceux présents – à laisser leurs hommes sous les feux nourris du groupe de tireurs, et donc désorganisés. Bientôt, l’action combiné des tirs et de la contre-attaque des hommes déjà présents sur le bateau pirate viendrait, il l’espérait, à bout de ces misérables et il pourrait ainsi étouffer leur vaine tentative d’assaut d’un bateau de la VMS. D’ailleurs, voyant bien que les grenades ne semblaient plus prêtes de pleuvoir sur eux, et voyant que ses troupes avaient adopté une stratégie presque machinale, il se dit qu’il était enfin temps pour lui d’intervenir. Son objectif était simple : rejoindre le navire du client afin de porter assistance au dernier Lieutenant, Aslan Moore, probablement bien plus en difficulté qu’ils ne l’étaient de leur côté.

S’emparant d’une cigarette, il s’élança ainsi sans perdre de temps vers le navire pirate dans un premier temps afin de rejoindre rapidement le navire de la VMS, sautant sans peine et cherchant clairement à envoyer au tapis tout ennemi qui viendrait tenter de l’arrêter dans sa progression, ces derniers sonnant doucement leur tentative de fuite. Une voie s’était désormais ouverte, et annonçait quelque part la fin de ce court mais intense affrontement …

[…]

Le souffle d’Aslan était lourd. Si ses blessures n’étaient pas très graves, pour ne pas dire qu’elles étaient surtout d’ordre psychologique, ce combat l’avait particulièrement éreinté. L’endurance de son adversaire et sa détermination à l’emmerder l’avaient poussé à utiliser de toute sa force pour l’éliminer, l’épuisant au passage. Enfin, l’homme-tigre était encore en capacité de se battre contre lui, et au vu de l’état de l’homme en face de lui, il y avait de fortes chances qu’il en sorte vainqueur, mais serait-il seulement capable de poursuivre son intervention et d’empêcher ces malfrats de parvenir à leur fin ?

L’annonce d’un des hommes au masque animal fit comprendre que cela serait compromis. Cela se traduisit d’ailleurs par l’apparition de deux nouvelles personnes sur le pont inférieur qui semblaient constituer de bons adversaires pour le Lieutenant. Pourrait-il vraiment les stopper ? Il l’espérait. Enfin, encore fallait-il s’occuper du cas de son adversaire à masque de Bouc, qui était parvenu à éviter de finir dans le même état que son camarade ours.

Celui-ci, visiblement dans un dernier geste désespéré, se mit à le supplier, invoquant des droits selon lesquels il ne pouvait s’en prendre à lui dans ces conditions. Aslan n’en revenait pas. C’était bien la première fois qu’on lui faisait part d’un tel coup. Cet homme avait-il vraiment de l’amour-propre ? Il l’ignorait. Cependant, il reconnaissait que sa détermination à vouloir le retenir était impressionnante. Qui plus est, sa stratégie était loin d’être mauvaise. Sûrement que s’il avait été quelqu’un comme Karast, cela n’aurait pas eu d’effet sur lui, mais ce n’était pas le cas, aussi l’homme-tigre se ravisa légèrement, agitant ses muscles pour les détendre avant d’approcher de l’homme.

Je ne crois pas avoir connu pareil code, malheureusement. Mais j’accepte ta reddition.

Pour être honnête, l’existence d’un pareil code n’était pas impossible, même s’il s’agissait d’un mensonge. La paperasse administrative et le dictat des règles pour contrôler la pulsion de violence des soldats n’était pas déconnant, même si cela n’était pas toujours efficace. Aslan tâcherait de faire des recherches à ce sujet, mais dans la mesure où il n’en avait pas connaissance pour le moment, il n’y avait pas de raison de s’en inquiéter. Il s’avança donc vers l’homme, préparant son poing pour l’envoyer dormir un peu, pour de bon cette fois. Il savait qu’il pourrait sûrement le menotter ensuite avec l’équipement ramené par les pirates, s’il avait l’occasion de mettre la main dessus.

Que … ?!

Mais il n’en eut même pas le temps. Alors qu’il allait armer son poing, une ombre apparut devant lui, le forçant à reculer pour éviter toute tentative de contre-attaque – du moins, il l’imaginait. Face à lui apparut alors une nouvelle menace, visiblement une femme au vu du physique, et portant, de son côté, un masque à tête de serpent. Rien de vraiment très intéressant à noter de plus, à ce propos.

Cependant, la pression que sa présence imposa naturellement fit aussitôt tiquer Aslan. Elle était forte. Très forte, même. Rien qu’à sentir cette aura qu’elle semblait dégager naturellement, l’homme-tigre devinait que ses chances de victoire étaient réduites à néant. Enfin, peut-être n’étaient-elles pas de zéro, mais il aurait fallu un miracle pour cela. Il se demandait même si le Colonel Lachaut pourrait face à cette menace.

En tout cas, le Lieutenant comprenait désormais pourquoi cette attaque s’était révélée étrangement efficace et aussi rapide, et surtout pourquoi ils s’étaient pour la plupart contentés de bloquer la progression de la marine sur le navire de la VMS. S’agissait-il de leur chef ? Possible. Il était presque certain qu’elle était la raison principale de leur présence, confirmant les dires de la voix qui avait gueulé précédemment.

Cependant, Aslan ignorait purement et simplement le fameux objectif de leur présence sur place. Avaient-ils tué le capitaine ? Avaient-ils mis la main sur un trésor en particulier ? Aucun indice visuel ne l’aidait à en savoir plus. Mais de toute façon, il n’aurait pas la possibilité d’y réfléchir bien longtemps, car déjà, les pirates entamaient leur fuite, laissant les civils et les soldats menottés sur place. Le Colonel Lachaut serait-il en mesure de les arrêter ? Il ne tarderait pas à le savoir. En attendant …

Les actes de piraterie ne peuvent rester impunies, qu’importe leur gravité. Vous m’en voyez désolé.

Sans plus de préavis, Aslan viendrait effectuer un nouveau Soru pour tenter de surprendre son adversaire, même si le mouvement qu’elle avait effectué y ressemblait grandement, et tenterait de venir toucher la jeune femme au visage pour lui faire perdre son masque avec une Frappe Pulsée bien sentie. Aurait-il seulement la moindre chance d’y arriver ? Il l’espérait profondément malgré son corps fatigué et endolori qui le rendait bien moins efficace qu’il y a encore quelques échanges …

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Dim 31 Juil 2022 - 23:08






Avez vous perdu le nord?




Sans grande surprise, la demande de Coq n’eut aucun effet sur son adversaire. Il ne s’attendait pas à grand chose de toute manière, mais resta légèrement déçu. Les choses auraient été bien plus faciles si la marine les avait laissé partir sans trop faire d’histoires. D’un autre côté, c’est sans doute eux qui en auraient bavés, principalement auprès de leurs supérieurs. Au final, même hors des enjeux moraux et idéologiques, les deux camps se feraient passer un savon en cas de défaite. Et accessoirement, le groupe de mercenaire risquait bien plus gros qu’une simple tape sur les doigts de la part de Bouc ou de Serpent.

Malheureusement, ses capacités martiales n’étaient pas exactement à la pointe du monde mercenaire, et son coup de matraque fût simplement évité par son adversaire, contrairement à son coup de pied chassé qui vint percuter violemment la poitrine du marine. Un soupir de soulagement se fît en sentant le contact se faire, puis le corps commencer à reculer, qui se transforma presque instantanément en cri de douleur lorsque deux bouts de métal vinrent mordre cruellement la chair. Son pied retoucha le plancher du navire, envoyant une nouvelle décharge de douleur lorsque sa jambe dû porter une partie de son poids, le forçant à poser le genou à terre.

Il se releva presque aussitôt, appuyant tout son poids sur sa jambe valide et replacer son adversaire dans son champ de vision pour l’alpaguer de nouveau.

Ecoutes-moi bien. On a des canons chargés. Le navire de la VMS est trafiqué aux explosifs et on peut prendre le bâtiment en otage s’il le faut. Ce combat n’a aucun sens, je te conseille d’en informer ton supérieur direct et de voir la décision avec lui.

Si vous refusez d’accéder à nos demandes, on fera exploser le navire sans scrupule et, selon les dégâts causés à notre navire, Serpent sera en mesure d’éliminer tout le monde pour nous sortir de là. Je te dis ça pour simplifier la vie de tout le monde, puisqu’à l’heure actuelle, personne n’est mort. A toi de voir.


Si c’était la vérité, il ne comptait de toute façon pas sur un accord de son adversaire, probablement endoctriné ou trop conscient de son “devoir de marine” pour accepter. Pour autant, le hold-up éthique et moral devrait lui faire gagner quelques instants pour reprendre son souffle et s’habituer à la douleur provenant de sa jambe. Gagner du temps, encore et toujours. Reculer d’un pas si ça permettait de ne pas reculer de trois.



Si Singe ne savait pas se battre, sa force naturelle et l’absence totale de défense de son adversaire lui avait permis de toucher, et même de blesser, le marine face à lui. En temps normal, cela aurait suffit à le satisfaire, mais son cerveau avait fini par intégrer que non, définitivement non, la mouette ne comptait pas rester sur sa défaite, si elle l’avait même admise. En revanche, il devait bien admettre qu’avec un bras en moins, les choses pouvaient s’avérer nettement plus compliquées que prévues pour lui. Il aimait bien prouver sa supériorité masculine sur l’adversaire en encaissant plus que l’autre, mais cela ne voulait pas pour autant dire qu’il aimait avoir mal, et son épaule disloquée lui faisait précisément cela, mal.

En voyant l’homme face à lui lever son arme, un plan extrêmement simple se forma dans son esprit. S’il avait eu ses deux bras libres, il aurait probablement le coup en croisant les bras, mais avec un seul, cela ne servirait probablement à rien. En revanche, il avait un jour lu que l’os le plus dur du corps humain était le crâne, et il était l’heure de tester cette histoire en conditions réelles. Par conséquent, son idée était aussi basique que son style de combat, et lorsque le marteau s’abattit vers lui, il décida de le bloquer avec sa tête, dont la peau se fendit immédiatement et dont l’os craqua douloureusement, suffisamment pour faire grincer des dents tout ceux qui l’auraient entendu.

Cela ne n’arrêta cependant pas, malgré la quantité de sang qui commençait à se déverser sur son front, et il alla de l’avant, forçant son bras gauche à bouger pour attraper les jambes de son adversaire et les soulever de manière à le faire tomber sur le dos. Si cela fonctionnait, il se contenterait de s’asseoir sur le torse de l’ennemi, qui aurait donc bien du mal à se relever puisqu’il lui serait difficile de rassembler des forces dans cette position. Il s’éclaircirait ensuite la voix, proclamant sa seconde victoire avant de découvrir que, si le crâne est effectivement solide, c’est également une partie qu’il vaut mieux éviter d’abîmer, sentant soudainement une certaine légèreté dans son corps. Il eut le temps de sortir une grenade en verre pleine de gaz asphyxiant avant de s’évanouir, s’effondrant de tout son long et explosant la grenade en tombant.



Coincée entre Bouc par terre, qui bénissait les cieux d’avoir pu tenir suffisamment longtemps pour avoir des renforts et qui avait bien cru qu’il allait se faire capturer ici sur ce pont miteux et foutu en taule, et l’homme-tigre de la marine, la logia pouvait observer un peu mieux la situation, et notamment comprendre pourquoi la mouette lui paraissait familière. Le lieutenant Moore, c’était une retrouvaille bien dommage qui se passait là. Un sourire amer passa sur le visage de la jeune femme, se demandant un instant si elle devait lui laisser un mot pour lui expliquer la situation. Probablement pas, au final elle le connaissait trop peu pour prendre ce genre de risque. Pour peu qu’il soit un brin fidèle au gouvernement, elle serait dénoncée et tout ce cinéma pour protéger leurs identités serait envoyé voler et rendu inutile.

Le plus sûr était encore de le mettre au sol, le maîtriser et se servir de lui comme outil de pression sur la marine. Malheureusement, il ne paraissait clairement pas convaincu par ses demandes de retraite, son regard errant un instant dans le dos de la criminelle, probablement suivant des yeux Panda et ses confrères encore sur le pont du navire de la VMS qui commençaient désormais à rejoindre leur propre bâtiment, partant aider leurs confrères à repousser la marine sans chercher à arrêter l’homme qui venait droit sur eux. L’important dans l’immédiat était de parvenir à dégager la marine de leur propre navire. Elle pouvait gérer le lieutenant Moore et l’autre personne qui arrivait s’il le fallait. La seule question était de savoir si elle pouvait le faire sans utiliser son fruit du démon.

Elle n’eut guère le temps de se poser la question que l’homme-tigre prenait la parole, annonçant d’un ton ferme que la “piraterie” était un crime. La piraterie… Le terme faisait mal à la jeune femme. Ses années de pirate étaient à ses yeux ses plus beaux souvenirs, son enfance, puis adolescence, heureuse, et elle était fière d’avoir été une pirate aux côtés de sa marraine. D’un autre côté, aujourd’hui qu’elle faisait de son mieux pour mettre un frein à toutes ses activités criminelles, ce braquage sur un navire civil, qu’il se fasse sans victime ou non, était une tâche dont il serait difficile de se débarasser. C’était, pour elle, le mauvais côté de la piraterie. Une piraterie faible, lâche, couarde, qu’elle n’avait pas sû empêcher parce que la VMS n’aurait jamais accepté de lui fournir une carte. S’ils avaient refusés de s’expliquer auprès du comte von Drekken, elle n’avait aucune chance d’être prise au sérieuse, et ce braquage était sa seule façon d’avoir ce qu’elle voulait. C’était, à ses yeux, pour le plus grand bien. Son plus grand bien. Une piraterie égoïste. Ce qu’elle espérait son dernier crime. D’un ton triste, elle reprit la parole.

La piraterie oui… J’ai quitté cette vie il y a des années, avec la mort de ma mère. Mais j’imagine que c’est votre devoir de marine qui parle… Je suis désolée de devoir vous infliger ça également.

Elle vit le lieutenant se projeter vers elle rapidement, simplement, pas assez. La Contre-amirale féline qu’elle avait affrontée sur Shabaody était bien plus rapide, au point qu’elle n’avait su l’attraper ou la blesser et que le combat s’était fini sur un match nul. Comparé à elle, Aslan était lent, suffisamment pour qu’elle puisse réagir. Se tournant légèrement, elle chercha à attraper le poignet du lieutenant avant d’utiliser sa force pour le dévier de sa course et venir le projeter avec force dans le sol. Sans lâcher son poignet, si cela fonctionnait, elle procèderait au mouvement inverse, le soulevant du sol pour l’abattre violemment de l’autre côté de son corps, et ce à plusieurs reprises, de manière à briser aussi bien le corps que la confiance du jeune marine.

Elle regrettait un peu de devoir employer des moyens aussi rustiques et brutaux, qui lui laisseraient probablement quelques séquelles, mais se promit de lui rendre visite d’une façon ou d’une autre pour lui apporter un panier de fruits et lui souhaiter un bon rétablissement. C’était probablement hypocrite, mais elle avait pour le moment besoin de le mettre hors-jeu.



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Lun 1 Aoû 2022 - 2:12

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William toussota violemment pour reprendre son souffle. Malgré la pression appliqué par sa contre-attaque, la puissance du coup de pied ne l’avait pas laissé indemne, autant au niveau de la poitrine que dans le dos, sentant le bois dur et à moitié brisé par le choc lui gratter les omoplates, probablement en mauvais état. Il n’arrivait pas à déterminer s’il était encore en capacité réelle de se battre, mais sa détermination le poussa tout de même à se relever comme il put en récupérant l’un de ses couteaux pour faire face à son adversaire.

Ce dernier n’était heureusement pas dans un bien meilleur état, faisant de son mieux pour maintenir sa posture malgré ses blessures apparentes. Etait-il vraiment à sa merci ? Il l’ignorait tout simplement. Enfin, de toute façon, les menaces qu’il ne tarda pas à proférer lui firent oublier toute tentative de le mettre aux arrêts, le rappelant au fait que leurs adversaires tenaient des civils en otage.

Pensait-il vraiment que cela l’atteignait ? le Lieutenant Sanders n’était pas de ceux qui s’en embêtaient réellement, surtout quand il avait en tête que son vis-à-vis n’avait certainement pas quitté ce bateau pour commander ses hommes. Pouvait-il vraiment savoir si leur plan d’explosifs était vraiment en place ? La mention d’une certaine Serpent qui semblait tant le mettre en confiance paraissait bien plus problématique que cette histoire de tuerie.

Ton-ton bluff est inutile, pirate. Et puis de toute façon, tu n’iras pas très loin dans ton état. Le Colonel Lachaut s’occupe maintenant du reste …

Toussotant à nouveau fortement, il s’avança lentement mais sûrement vers son ennemi, couteau en main, sans pour autant s’approcher à portée d’attaque. Puis il s’intéressa à ses hommes qui, il l’espérait, en avait fini de leur côté. Dans tous les cas, il viendrait s’enquérir de leur état tout en gardant le pirate dans un coin de l’œil, prêt à réagir comme il le pourrait. De toute façon, le malfrat était-il vraiment en mesure de faire quoique ce soit ? Normalement non, mais à vrai dire, lui-même ne pourrait sans doute pas faire beaucoup mieux, la douleur continuant d’engourdir ses mouvements.

De son côté, tout se passa très vite pour Kyle. Son adversaire, probablement un taré sans autre cerveau qu’un pois chiche périmé, répliqua à son violent coup en le bloquant avec … Son crâne. Le Lieutenant, jusqu’alors pris dans sa folie, en fut malgré tout surpris, abandonnant toute trace de violence en un instant et sentant son corps s’alléger face à sa perte d’agressivité.

Il n’eut guère le temps de vraiment sentir plus que cela que la douleur à ses tympans, à son crâne et la contre-attaque de son adversaire complètement stupide lui tomba dessus, son corps abandonnant toute résistance et s’effondrant sur le poids de son adversaire, ses blessures et la fatigue rapidement accumulée l’empêchant désormais de penser clairement … Et il finit par s’évanouir, perdu dans un flot de pensées face à la réaction de son adversaire.

Ainsi, même s’il se trouvait à portée, il ne ressentit pas vraiment la grenade suffocante, enfin du moins mentalement, son corps suffoquant par réflexe et ses yeux rougissant rapidement face au gaz. Bientôt, le silence retomba du côté de ce bateau, avant que des quintes de toux ne retentissent, les deux soldats se forçant à aller récupérer leur Lieutenant en tentant vainement d’éviter au mieux les effets de la grenade. Avec ceci, l’affrontement se terminait désormais pour les Lieutenants.

Concernant le pont où les pirates essuyaient l’assaut de la marine, la présence du Colonel traversant pour rejoindre le navire de la VMS n’empêchant visiblement pas leur retraite de se poursuivre, les forbans semblant comme s’esquiver pour éviter d’être pris dans sa ruée. Les soldats, quant à eux, poursuivaient de mater l’ennemi, mais avec le retour d’une grande partie d’entre eux, et le départ soudain du chef, ils choisirent rapidement de se retirer, en tout cas d’être à la merci des pirates, venant se poser près du bastingage en essayant de tenir en joue les hommes en présence, en attendant de connaître les ordres du chef.

[…]

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Les pirates s’écartaient sur le passage du Colonel. Avaient-ils peur, ou se contentaient-ils de l’ignorer royalement, ayant obtenu ce qu’ils souhaitaient ? Difficile à dire, mais le marine avait suffisamment confiance en ses hommes pour gérer cette partie-là et empêcher le bateau pirate de mettre les voiles sans qu’il ne l’ait lui-même ordonné pour une raison quelconque.

Il finit par atteindre le navire de la VMS, constatant que le pont inférieur était désormais uniquement occupé par les otages visiblement en bon état, enfin façon de parler, la plupart étant menottés ou toussotant fortement pour chasser au mieux le gaz qui leur prenait la gorge et irritait leurs yeux.

Certains des soldats, à moitié attachés, faisaient de leur mieux pour leur venir en aide, les aidant à s’éloigner des dernières émissions de gaz, et s’occupant de les gérer. La porte principale, menant dans les cales du navire, était ouverte, et en passant rapidement, il constata que d’autre de ses hommes, accompagnant des civils et possiblement le capitaine du navire, se trouvait dans les couloirs.

Il n’eut cependant pas vraiment le temps d’y porter plus d’attention qu’un étrange bruit de craquage de bois se fit entendre en hauteur, Hervé tournant alors le regard pour constater que l’énorme masse du Lieutenant Moore était en train d’être balancé comme un chiffon autour d’une personne à la force pour ainsi dire herculéenne. Instinctivement, il gloussa, comprenant qu’une grande menace s’en prenait actuellement à son homme, et qu’au vu de sa facilité à jouer avec lui, lui aussi risquait très probablement de subir le même sort.

Il ne perdit cependant pas son sang-froid et sauta pour rejoindre son subordonné, faisant alors face à une étrange femme à tête de serpent et surtout à Aslan qui parvint, lui-même l’ignorerait comment, peut-être parce que l’arrivée du Colonel aurait poussé l’ennemi à le lâcher bien le sang glissant sur son poignet l’ayant motivé à se débarrasser de l’homme-tigre. En tout cas, le Moore était en piteux état, le souffle court et le corps brisé de tous les côtés. Il n’était pas mort, mais après ça, il n’avait plus aucune chance d’espérer bouger avant plusieurs minutes.

… Et vous osez croire que nous allons vous laisser repartir après cet affront ?

Hervé laissa échapper un long trait de fumée tandis qu’il retroussait ses manches pour aller affronter la malfrat. Enfin, c’était tout du moins ce qu’il comptait faire avant qu’Aslan ne parvienne à lui attraper le bas du pantalon, attirant son attention. Difficilement, il prit la parole.

… Trop. Fort … Négocier est … Mieux. Passagers sont … en sécurité ?

L’homme-tigre parlait mollement, prenant son Colonel en pitié, mais celui-ci sentit qu’il donnait tout ce qu’il avait pour lâcher ces quelques mots malgré l’immense douleur qui devait s’emparer de lui. Trouvant en ce geste un respect qu’il appréciait chez le Moore, il choisit de prendre en compte ce qu’il venait de lui dire et soupira, soufflant un nouveau trait de fumée.

Bon. Je suppose qu’il serait stupide de vouloir vous tenter, au vu de l’état de mon Lieutenant, aussi je vais me raviser et plutôt vous proposer une négociation, surtout que vous ne semblez pas montrer plus d’animosité à notre égard.

Il se tourna vers Aslan qui parvenait étonnamment à garder un semblant de conscience, fixant la demoiselle sans détourner le peu de regard dont il disposait encore. Une nouvelle fois, il soupira, avant d’attraper l’homme-tigre sur son dos, se tenant prêt à le ramener sur son navire.

Voilà ce que je vous propose : vous nous laissez quelques prisonniers pour faire bonne figure, et afin que la VMS ait quelqu’un sur qui râler, et on vous laisse partir avec votre bateau. Qu’en pensez-vous ?

Malheureusement, Hervé ne s’attendait pas à obtenir une réponse positive. Cependant, rien qu’à observer la personne face à elle, il comprenait qu’ils avaient rencontré un poisson bien trop gros pour eux, et que même s’il le voulait, pour son honneur et au nom de la marine, il n’y gagnerait rien. Mieux valait que la marine tout comme la VMS conserver les apparences si possible.

Sur ce point, le Colonel était de ceux capables de laisser passer tous les crimes, sauf les plus horribles. Il savait que s’il agissait bêtement ou pour un vain espoir de préserver la réputation de la marine, ils n’y gagneraient que des morts inutiles et à provoquer une situation catastrophique qui n’avait nullement besoin de l’être. Après tout, ils avaient visiblement pris la peine de réduire leur attaque à un vol dont il ne découvrirait le butin qu’après coup, alors autant profiter de la situation.

Si la jeune femme venait à finalement accepter sa proposition, il ordonnerait le cessez-le-feu immédiat à ses hommes et leur commanderait une retraite pour ceux s’occupant des pirates, et un « repli » vers l’intérieur pour ceux présent sur la VMS, afin de laisser l’occasion aux ennemis de s’enfuir sans plus de préoccupation, non sans devoir abandonner quelques camarades qu’ils auraient eux-mêmes à désigner.

Si elle venait à refuser sa proposition, il reposerait alors Aslan, pas nécessairement délicatement mais pas comme une brute, avant de devoir répéter la tentative pourtant vaine de son subordonné, à savoir tenter de surprendre la jeune femme pour tenter de l’attaquer. Lui ne maîtrisait malheureusement pas le Soru, mais c’était un expert pour perdre le regard de son adversaire et le surprendre avec des frappes puissantes dans les angles morts. Il viendrait ainsi mener une première attaque frontale avec son bras, avant de tourner sur lui-même au dernier moment, cherchant à attirer le regard de la demoiselle, avant de tourner à nouveau sur lui-même, se baissant légèrement pour quitter le champ de vision de la jeune femme à masque de serpent et viendrait finalement tenter de lui infliger deux claques cinglantes aux tympans lorsqu’il passerait derrière elle.

Quelque fut le choix fait, la réaction d’Hervé sonna le glas de cette attaque pirate sur le navire de la VMS. La dernière question ici était de savoir si cela se passerait sous les meilleurs auspices ou s’ils allaient finalement essuyer une cuisante défaite. Dans tous les cas, Aslan, lui, continuait de végéter et de faire son possible pour garder conscience, comme un vain espoir de pouvoir repartir au combat grâce à cela …
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Lun 1 Aoû 2022 - 7:27






Avez vous perdu le Nord?



Le combat de Coq était tombé dans un bourbier. Lui, se sachant trop faible en plus d’être désormais blessé, ne souhaitait pas continuer de se battre, préférant tenter un coup de poker qui, il l’espérait, convaincrait son adversaire de laisser tomber. De faire un choix, difficile certes, mais un choix qui l’avantagerait si possible. Pour être honnête, le marine face à lui paraissait dans un état aussi lamentable que lui, après s’être fait pousser un peu loin et avoir mangé la rambarde dans le dos.

Il n’avait cependant pas l’air de perdre en confiance ou en volonté, et c’est ce qui gênait réellement Coq. Habituellement, il n’était pas en plein milieu du combat, généralement dominé par Bouc, Sanglier ou Cochon, sans parler de cet imbécile de Singe, préférant les flancs ou l’arrière-garde avec une arme à feu dans les mains. Mais en tant que commandant en second, il devait parfois prendre ses responsabilités, même s’il ne les aimait pas.

Malheureusement, son vis-à-vis le mis au défi sur son bluff, probablement un peu trop grossier pour être vraiment efficace, en plus d’être aussi confiant que lui sur les capacités du Colonel qui les accompagnait. Il hésita un instant. Bouc leur avait assuré que tant que Serpent se donnait à fond et qu’ils portaient leurs masques, ils pourraient normalement tous s’en sortir, et le nom qu’il leur avait donné avait suffit à les rassurer. Nemesis Archer, un nom qui avait tonné récemment, dans beaucoup de cercles.

Certains révolutionnaires l’avaient immédiatement placée comme une tête à abattre à cause des rumeurs de sa parenté avec l’amiral du même nom. Certains hors la loi souhaitaient la voir rejoindre leur cause pour ses pouvoirs destructeurs. Finalement, comme à chaque fois qu’un nom résonnait quelque part, tous les groupes se réveillaient un peu et se demandaient quoi faire de la personne. Coq lui, ne savait pas vraiment ce que l’avenir réservait à la jeune femme, mais il avait confiance en Bouc, qui était peut-être un fils de pute, un lâche et un enfoiré de première, mais n’était certainement pas un traître. Et Bouc paraissait convaincu qu’elle souhaitait effectivement rejoindre l’ordre des Shishibukai, malgré la demande qu’elle leur avait apporté.

Il soupira, l’air fatigué sous son masque. Cette mission était définitivement un attrape-couillon, mais la paye était bonne, et si le bonus tombait, alors tout irait bien sous le soleil froid de North Blue.

Un colonel? Je suis désolé petit mais ça ne suffira pas. Vous auriez dû apporter un membre de l’Amirauté si vous souhaitiez capturer Serpent. Enfin, vous ne pouviez pas savoir…

Il disait l’entière vérité, mais espérait que ces mots suffiraient à casser encore un peu plus la confiance du marine. Le moral était un facteur important d’un combat, et un homme qui ne croit pas en la victoire, ou au moins en la continuation de sa victoire, se bat d’autant moins bien. Coq vit son adversaire avancer, lentement et toussant, et il releva sa matraque, sa jambe le faisant de plus en plus souffrir. Sur les côtés, Chien était au sol, les mains repliées sur son ventre alors que le sang coulait sur le pont et Maringouin était pris dans une lutte au sol ridiculement sale. Il n’était pas sûr de qui l’emportait, mais les deux hommes paraissaient rouler et tout pouvait basculer en un instant.

Tout ce qu’il pouvait faire, c’était attendre que ses alliés finissent de se rapatrier et que Serpent gère les soucis à l’arrière.



Singe lui, se sentait très fier de sa stratégie d’exception. Il avait subi le coup, et c’était assez gênant, très douloureux, et le sang coulait dans ses yeux, ce qui l’empêchait de bien voir. Mais en contrepartie, il avait bloqué le marteau de son adversaire et celui-ci paraissait ahuri par la scène, probablement impressionné par son impressionnante virilité. A moins qu’il n’ai simplement peur du sang? Si c’était le cas, Singe ne pouvait que plaindre cet imbécile qui rejoignait un corps armé gouvernemental.

En contrepartie, il se sentait très faible, son sang ne s’arrêtant pas vraiment de couler et lorsque le corps de son ennemi fût tiré par les marines, un ordre fût donné par un de ses collègues à l’arrière, ordonnant de le ramener en urgence. Son corps fût tiré et emmené en bas avec un autre homme qui appliqua immédiatement une compresse et les soins d’urgence. La bêtise de Singe était légendaire, mais il avait, d’une façon ou d’une autre, réussit à tous les impression en creusant plus profond encore. Le seul point positif était qu’il avait remporté son combat… d’une certaine façon.



De son côté, la logia explosait violemment le corps du lieutenant Moore pour la quatrième fois contre le bois du pont supérieur, s’excusant intérieurement de sa violence et espérant que cela ne laisserait pas de séquelles durables. En un sens, elle espérait également que cela suffirait à l’ériger en exemple, à montrer que la marine n’était pas de taille dans cette affaire, et qu’il n’y aurait qu’un sacrifice. Elle doutait que cela se passe ainsi malheureusement, mais l’espoir était une teigne qu’il était difficile d’éliminer. Même au travers des pires épreuves, l’humain, ou la demie-vampire en l'occurrence, ne pouvait s’empêcher d’espérer que demain serait un jour meilleur.

Après l’avoir écrasé une cinquième fois au sol, la jeune femme finit par lâcher le bras du tigre, s’approchant de son oreille pour lui murmurer à voix basse, toujours forcée pour l’empêcher de la reconnaître.

Désolée Lieutenant. C’était nécessaire, mais pas agréable.

Un autre homme était arrivé, laissé tranquille par les mercenaires, mais son absence de masque à gaz rendait son affiliation évidente. Sa moustache était assez ridicule, mais il paraissait être l’homme en charge, suspicion renforcée par ses propos et son attitude générale, se préparant visiblement à affronter la primée. Elle n’aimait pas ça, elle aurait préféré qu’il prenne conscience de la situation, qu’il voit l’état de son subalterne et qu’il en tire les déductions nécessaires avant d’agir. Qu’il ne soit pas si… suicidaire.

L’homme-tigre tenta de le rappeler à la raison, utilisant toutes ses forces pour transmettre un message, celui que la criminelle espérait entendre. Une tentative d’appel à la logique, à observer ce qui se passait autour et à voir que prendre les armes une nouvelle fois était futile. Elle ne souhaitait pas les blesser. Les choses seraient plus simples s’ils battaient simplement en retraite.

Les passagers sont tous en sécurité oui. Aucun n’a été blessé ou tué, nous y avons pris garde. Evidemment, les grenades suffocantes et assourdissantes ont causé quelques dégâts, mais rien de réellement impactant. Nous n’étions pas ici pour tuer ou pour piller.

Le moustachu paraissait avoir compris, préférant finalement aborder le terrain de la négociation, un terrain que l’ancienne pirate ne maîtrisait que peu, mais qu’elle avait tendance à favoriser en ce cas précis. Elle ne s’était pas donné autant de mal pour se contenter de massacrer tout le monde stupidement pour finir. Sa proposition aurait dans un autre cas était raisonnable mais… Elle sentait le regard de Bouc derrière elle, brûlant, cherchant à savoir si elle allait les trahir, ici et maintenant. Elle ferma lentement les yeux avant de répondre.

Je suis désolée. S’il s’était agi de pirates ramassés sur la mer, je n’aurais pas eu de culpabilité à vous les livrer. Mais ces hommes méritent mieux que ça. Ils m’ont accordé leur confiance, et le moins que je puisse faire, c’est m’assurer que ce soir, ils puissent tous rentrer chez eux sans crainte.

C’est ce que je me suis promis lorsque l’assaut a commencé. Que même si les choses dégénéraient et que nous ne pouvions accomplir notre objectif, ces hommes n’en subiraient pas les conséquences. Et comme ma mère avant moi, je protégerai ceux qui naviguent sous le même pavillon que moi. Parce que même l’homme le plus bas mérite une main tendue et une échappatoire à sa situation. Parce que la vie peut être injuste. Parce que le Gouvernement peut être aveugle. Parce que parfois, nous nous perdons de vue.

Parce que, dans le fond, c’est simplement ce que je peux faire. Mais je m’égare, ma réponse est non. Ces hommes resteront avec moi, qu’ils soient vivants ou morts. Leur nom ne sera pas déshonoré du crime de m’avoir suivi.


Dans le fond, même la quasi-certitude que ces hommes la vendraient si elle les vendaient en premier n’importait plus. Si elle voulait du respect, elle devait les respecter en premier. Ils lui faisaient confiance pour cette mission, et la moindre des choses était de leur donner raison. De prouver que leur confiance n’était pas infondée, et qu’elle ne tenait pas que par l’argent. Sa réponse fût prévisiblement mal reçue par son interlocuteur, qui posa difficilement l’homme-tigre avant de se jeter sur elle, révélant un style qu’elle connaissait bien.

Un style que, par le passé, elle avait trouvé resplendissant, magnifique, éclatant de beauté. Un style qu’en quittant le Nouveau Monde, elle avait retrouvé saccagé par un petit révolutionnaire minable qu’elle avait tué sans hésitation. Un style que l’homme exhibait comme il le pouvait, sous le regard mélancolique de la logia. Le style de Red, un style dansant, tantôt franc et direct, tantôt fourbe, dont les armes apparaissaient et disparaissaient dans la lumière des astres, toujours à un angle improbable.

Si le révolutionnaire qui l’avait utilisé à l’époque avait fait bouillir son sang d’une frustration sans fin, elle s’était assagie avec le temps et ne voyait en ce marine qu’un homme moyennement talentueux qui faisait de son mieux. Elle évita la première attaque en reculant d’un pas en prêtant attention au corps et au regard de l’homme plutôt qu’à ses bras. A quoi bon observer l’arme de son adversaire si ses yeux indiqueraient d’eux même où il comptait attaquer de toute manière?

Lorsque les bras de la mouette remontèrent brusquement pour venir la frapper au visage, elle tenta de les bloquer avant de donner un grand coup de pied chassé dans le ventre de l’homme, qui l’enverrait valdinguer plus loin. Si cela suffisait à le mettre hors jeu, elle se contenterait de porter le lieutenant Moore et Bouc avant de se diriger vers le Colonel pour leur poser une question simple.

Souhaitez-vous que je vous rende à vos hommes ou que je vous dépose sur une île proche chez un médecin? Vous pourriez prétendre que je vous ai enlevé de force et que vous êtes parvenus à vous enfuir… J’ignore si cela améliorera votre situation ceci-dit.

Loin de les dénigrer, la jeune femme était sincère. Elle ne pouvait pas leur donner de tête parmi les mercenaires, mais si elle pouvait les aider autrement, elle n’hésiterait pas vraiment.



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Mar 2 Aoû 2022 - 2:39
Le râle d’Hervé se fit clairement entendre sur tout le pont supérieur du navire de la VMS. Les bras rougis et probablement en miettes après la contre-attaque éclair de la demoiselle à masque de serpent, le Colonel n’en menait pas aussi large qu’il y a quelques secondes. Au fond de lui, il était fortement contrarié de constater qu’il n’avait même pas l’ombre d’une chance, et qu’un simple retour de bâton de sa technique d’approche avait suffi à lui retirer tout espoir de prendre l’avantage.

S’il n’avait pas été plus réactif, il aurait malheureusement rejoint son subordonné au sol, vaincu comme s’il n’était qu’un lambda parmi tant d’autres. Certes, il n’était pas un élément puissant parmi les membres de son rang, et même le Lieutenant parvenait à le mettre en difficulté lors des échanges qu’ils avaient menés lors du trajet, en guise d’entraînement physique, mais il se serait attendu à offrir plus de résistance à cette menace.

Au lieu de ça, il avait abandonné l’idée de compter sur ses bras pour les prochaines heures, et il allait aussi devoir demander l’aide de ses hommes pour transporter le Moore. Enfin, ça c’était si la pirate souhaitait bien lui laisser cette possibilité, car une fois débarrassé de lui, elle s’empara de l’homme-tigre. L’emmenait-elle comme otage ? Elle ne semblait pas vraiment en avoir besoin pourtant. Ce geste étrange trouva rapidement sa réponse lorsqu’elle vint à son hauteur, le Lieutenant sur son dos, le questionnant sans détour.

… Votre sollicitude me toucherait presque. Laissez donc ce pauvre Lieutenant ici, nous avons largement de quoi le prendre en charge.

Il soupira longuement avant de prendre – difficilement certes - le temps d’achever sa molle cigarette à moitié éteinte par son assaut précédent.

Quant à notre accord, je dois bien avouer que vos histoires d’honneur ne me touchent guère, même si je peux les comprendre. Cependant, la situation étant ce qu’elle ait, vouloir insister d’avantage serait une perte de temps. Je me contenterai de savoir que nos clients n’ont pas été brutalisés, même si votre attaque leur laissera sûrement des séquelles psychologiques permanentes.

Le Colonel lança un regard mauvais en direction de la jeune femme, même si son animosité n’était que relatif. A vrai dire, il se demandait vraiment si elle était vraiment une menace, du moins le temps d’un instant, avant que la réalité ne le rappelle à ses obligations.

Je vous somme de partir sur le champ.

La phrase fut radicale, mais clair. Maintenant qu’il était certain que la situation était à sens unique, le mieux qu’il pouvait faire était d’éloigner au plus vite le problème. Il ordonna donc à ses hommes de mener la retraite, ceux présents sur le bateau pirate se retrouvant à fuir vers le navire de la marine, quelque peu frustrés, tandis que ceux sur la VMS s’affairèrent à garder un œil sur l’état des passagers, prenant visiblement le temps de s’assurer qu’ils étaient tous bien là et en bonne santé.

Bientôt, il n’y aurait plus de pirate et leur bateau s’en irait naviguer loin d’ici, leur butin en poche. Hervé serait alors pris en charge par ses hommes qui l’emplâtreraient pour s’occuper de ses blessures tandis qu’il enverrait l’équipe médicale pour soigner le Lieutenant que sa détermination n’avait malgré tout pas réussi à maintenir conscient tout du long.

La suite, Aslan ne la connaîtrait pas vraiment, mais il apprendrait de soldats que le Colonel se ferait engueuler par le capitaine du navire de la VMS pour n’avoir pas pu empêcher cette attaque, pour que finalement il dise en assumer la responsabilité en indiquant clairement sa rage d’avoir dû laisser faire cette femme. Au final, la marine avait échoué, mais surtout, elle avait été purement humiliée. Et tout ça pour quoi ? Une fichue carte.

Bordel de merde !

C’est ce que pourraient régulièrement entendre les soldats en passant devant la cabine d’Hervé. Cette cuisante défaite était pour lui un épisode qu’il n’oublierait malheureusement pas de sitôt …

[…]

Aslan émergea difficilement de son profond sommeil. Lorsqu’il ouvrit les yeux, il fut rapidement par la douleur lancinante de son corps qui semblait crier sa peine à chaque petit mouvement qu’il entamait pour se repositionner instinctivement. Où était-il ? Il lui fallut de longues minutes avant que sa vision ne puisse clairement désigner l’infirmerie du navire de la marine. Oui, c’était logique maintenant qu’il y pensait.

D’un seul coup, un flot d’émotions et de souvenirs l’envahit, son corps le rappelant inconsciemment à ses derniers instants de conscience, intensifiant la douleur le temps que les sensations face à son inutilité, face à la douleur plus forte que toutes ses blessures de l’humiliation qu’il avait subi. Il se doutait bien qu’il était encore loin d’être fort, mais cette femme … Elle lui avait appris le sens du mot « dominer ». Non, c’était même plus que cela. Il n’avait pas été dominé … C’était comme si en fait, elle s’en était prise à un insecte. Un vulgaire insecte. L’homme-tigre ne put s’empêcher de serrer les dents tant il sentait brisé par ce simple fait.

Ravalez votre fierté, Lieutenant. Ce n’est pas bon pour vous.

La voix du Colonel sortit soudainement le marine de ses torpeurs, se tournant vers lui en voyant qu’il ne le regardait pas lui mais le plafond de la pièce, pensif. Une cigarette à la bouche, il ne semblait pas énormément bouleversé, bien que son regard vide et ses bras encore rouges bien qu’à nouveau valide – en partie – semblaient attester qu’il n’était pas non plus sorti indemne de cette attaque.

Hmpf … Cela reste humiliant.

Aslan ne trouva pas d’autres mots pour répondre. Il comprenait ce que lui avait dit son supérieur : nulle raison de laisser une simple défaite ronger son esprit, mieux valait en tenir compte et simplement chercher à devenir plus fort que jamais pour que le scénario ne se répète pas de nouveau. Pourtant, ce qu’il avait subi était au-delà de son acceptation de la défaite. Parce qu’il n’en tirait rien de positif, parce qu’il n’avait pas pu accomplir sa mission, parce qu’on lui avait rappelé combien les monstres pouvaient pulluler en ce monde.

Cependant, le regard pensif de son supérieur lui fit comprendre que la même réflexion le traversait très probablement, à ceci près qu’il semblait moins tracassé par cela. Depuis combien y pensait-il ? … Depuis combien de temps dormait-il, aussi ? Le Colonel, comme comprenant ce qu’il allait lui demander, montra sa main en pliant le pouce, indiquant clairement le chiffre quatre. Au vu de son état après sa cuisante défaite, et considérant la capacité des médecins à bord à le soigner, cela devait donc faire quatre jours qu’il se trouvait dans le coma.

Ainsi, Hervé avait largement eu le temps de potasser la question, et sûrement que ces râles solitaires avaient rythmé le cheminement de ses pensées. Aslan, encore un peu dans le flou, ne devinait malheureusement pas le fond de la pensée de son supérieur, mais il comprit rapidement qu’il ne lui servirait à rien de ruminer sur son sort malgré tout. Il finit par soupirer longuement pour laisser partir son ressentiment avant de fermer les yeux.

… Et les gens de la VMS ? Et le reste des hommes ?
Le Lieutenant Jefferson est encore convalescent dû à un abus de ses capacités, et le Lieutenant Sanders est affairé au rapport de l’incident après une période de soin lui aussi. Le reste des soldats sont tous en bonne santé, bien que les plus touchés par les grenades éprouvent encore des légères douleurs à la rétine et toussent de temps en temps. Concernant la VMS …

Il prit une longue inspiration avant de laisser ressortir une grande bouffée de fumée.

… Ils vont bien. Le capitaine s’est porté responsable pour avoir fourni aux forbans la raison de leur venue, une carte de leur destination, même si nous n’avons malheureusement pas été en mesure d’assurer notre objectif d’assurer leur plein protection. Nous devrons nous attendre à des sanctions ainsi que des plaintes à ce sujet.

Le gradé ne put s’empêcher de lâcher un nouveau soupir las. Il n’aimait pas vraiment cette situation où malgré tous leurs efforts pour assurer leur mission, ils subiraient la même punition que s’ils avaient pleinement échoué. Enfin, il fallait bien désigner un bouc émissaire dans l’affaire, et même si le capitaine du navire de la VMS était garant de cet incident, l’entreprise ne manquerait certainement pas de les descendre à ce sujet. Il se préparait désormais à encaisser la sauce, et sûrement que les Lieutenants auraient également à le faire. Enfin …

Lieutenant Moore. Mettez-vous en tête que votre détermination à protéger ces civils aura probablement évité une catastrophe, comme une tentative de rébellion ou une résistance imprévue. Vous avez peut-être été humilié, mais vous avez permis à tout le monde de repartir sains et saufs. C’était bien là le mieux que nous pouvions faire, au final …

Aslan écarquilla les yeux. Lui, utile ? Il n’avait pourtant fait qu’affronter un salopard qui l’avait tourné en bourrique, laissant presque à la merci des pirates ceux qu’il était pourtant venu aider. Non, il ne méritait que ses actes soient qualifiés d’utiles. Le Colonel était sûrement en train de le remotiver et à lui faire oublier sa déprime grandissante, étant très certainement l’origine véritable du sauvetage réussie des membres de l’équipage de la VMS … Il se contenta de rester muet.

Maintenant, tâchez de vous reposer. Un homme blessé n’a aucune valeur, surtout s’il ne fait pas attention à lui.

Sans un mot de plus ou l’attente d’une réponse, Hervé s’en alla, laissant l’homme-tigre à nouveau seul dans l’infirmerie, les médecins probablement en train de profiter d’une pause-déjeuner. Désormais solitaire, il se mit à fixer le plafond d’un air mélancolique, se demandant pourquoi il était si faible. Rapidement, cette simple pensée se transforma en colère, puis en défi ou enfin en détermination. D’une triste réalisation, il se laissa rapidement prendre à faire monter son envie et son besoin nécessaire de devenir encore plus fort. Il lui manquait encore quelque chose, un petit quelque chose qui lui permettrait de faire face à tous les adversaires du monde, mais quoi donc ? Il se mit en tête de prendre le temps de le chercher dès qu’il serait à nouveau sur pieds. Pour pouvoir devenir le protecteur qu’il rêvait d’être pour les Moore, pour qu’il puisse protéger tous ceux qui en auraient besoin, et enfin vaincre tous les adversaires qu’il rencontrerait.

Y compris cette femme.
Y compris cette foutue femme …

Je te retrouverai, masque de serpent. Foi de Moore.

Comme un défi lancé en l’air, avec l’espoir qu’elle le reçoive dans son inconscient. Cette demoiselle, il avait retenu son physique, son odeur, ses gestes … Désormais, s’il venait à la croiser, il saurait la reconnaître, du moins l’imaginait-il. Ainsi, il pourrait venger sa fierté brisée. Ainsi il redeviendrait pleinement le protecteur, le Tiger Fist.

D’ici là, un seul mot résonnait dans la tête d’Aslan : Puissance.
D’ici là, il saurait lui montrer qui il était réellement …
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Avez vous perdu le nord?




L’homme n’était simplement pas à la hauteur. La jeune femme avait hésité après les évènements de St-Johns, se demandant plusieurs fois où elle se situait sur l’échelle du pouvoir. Nul part, partout, quelque part au milieu? Elle savait pertinemment ne pas être en haut, sa rencontre avec Eken Sor lui avait amèrement prouvé, mais il était difficile de la placer en bas également. Après s’être renseigné un peu sur les capacités approximatives des marines, elle en avait conclu que, sauf exception, elle n’avait pas à être inquiétée par une personne sous le rang de Contre-Amiral. Et même pour ceux-ci, elle était probablement une menace si elle pouvait déchaîner toute sa colère et la violence du dernier cadeau de Red.

C’était pour cela qu’elle était restée calme dans cette situation, et que c’était sans surprise qu’elle avait vu le moustachu s’envoler d’un coup de pied. Peut-être que d’autres seraient morts s’ils avaient été frappés ainsi. Peut-être que même lui aurait pu subir de graves séquelles si elle avait frappé plus fort. Peut-être… que le dos de Red n’était plus si loin. Qu’elle atteignait le point de départ qu’elle estimait approprié pour rassembler du monde autour d’elle. Au moins, l’homme était toujours debout, et elle se demanda un instant s’il chercherait à continuer le combat jusqu’à tomber inconscient.

Ce ne fût cependant pas le cas et il se prouva réaliste, constatant que s’il continuait, il n’aboutirait probablement à aucun résultat. C’était probablement la plus grande victoire possible pour la logia, qui le regarda un instant sans rien dire avant de se mettre en mouvement. Il rejeta son offre pourtant, sans même chercher à la discuter. Il avait probablement uniquement hâte qu’elle s’en aille plutôt que de chercher un compromis qu’elle pourrait de toute façon refuser sans qu’il puisse y faire quoi que ce soit. Il devait être du type à préférer engager les combats qu’il savait pouvoir gagner uniquement. Elle déposa l’homme-tigre à ses côtés, voyant du coin de l'œil l’un des derniers mercenaires ramasser Ours pour le ramener à bord alors que le marine abordait les séquelles que l’attaque pouvait laisser aux marchands.

Elle ferma un instant les yeux alors qu’un silence s’installa un court instant.

Et j’en suis désolée. Si j’avais pu faire autrement, je l’aurais fait. Pour le reste, c’est à eux de dépasser leurs peurs si elles existent. Je suis une criminelle, pas une psychologue.

Le regard de l’homme ne l’effraya guère, lui laissant cette petite victoire. Il y a un an, aurait-il même pu lui jeter ce regard sans qu’elle lui crève les yeux? Qu’elle trace son nom du bout du doigt dans la chair de ce moustachu, gravé dans sa peau pour une éternité? Que la marine le retrouve blessé à mort, fou de douleur? Parallèlement, se serait-elle embarrassée de recruter des alliés et de ne faire aucune victime? Probablement pas, elle serait venue en force, persuadée d’être une véritable menace quand elle n’était rien et aurait sans doute été vaincue, seule, et jetée en prison ou exécutée sur place comme elle l’aurait mérité.

Et lorsque le marine finit par lui demander de quitter les lieux… Elle sourit avec sincérité.

Je n’ai aucune autre intention. Je vous souhaite, à vous et à vos subalternes, de rapidement vous remettre. Oh, et transmettez mes excuses à l’homme-tigre je vous prie. J’ai été… plus violente que je l’aurais aimé avec lui.

Bouc toujours sur le dos, silencieux, elle reprit sa route vers le navire des mercenaires, annonçant par là la défaite de la marine. La plupart des hommes encore sur le pont battirent rapidement en retraite et bientôt, le bateau se détacherait des deux autres pour continuer vers le nord un long moment avant de dévier à l’est, puis au sud, faisant ainsi un long détour pour s’arrêter sur une petite île et faire le point.

Des hommes blessés, certains lourdement, y compris l’un d’entre eux dans un état grave que personne n’avait réellement voulu lui expliquer par plus qu’un mystérieux “c’était prévisible”. Ils étaient cependant positifs sur le fait qu’il survivrait. Cependant, par un petit miracle, personne n’était mort de leur côté non plus, malgré les circonstances de la mission.

Et ensuite quoi? Elle contemplait le tube contenant la carte. Tout cela lui paraissait soudainement futile. Elle avait beau savoir que ce bout de papier était une clef indispensable de son plan, tout était si fragile, tel une pile de fragments de bois qu’un coup de vent suffirait à faire s’effondrer. Et si tout tombait en morceaux, est ce qu’elle pourrait justifier ses actes? Et si elle avait été reconnue, est ce que le gouvernement la traquerait soudainement avec d’autant plus de force. Et s’ils décidaient de relancer la chasse contre elle… Quid de Kira? Quid de sa mère?

Sa concentration retombait, et elle doutait désormais, mesurant la portée de son acte et, pire encore, réfléchissant à ses conséquences et à une question simple. Qu’est ce que sa mère dirait en apprenant ce qu’elle avait fait? Kira ne serait pas choquée, mais la logia serait déçue envers elle-même, puisqu’elle cherchait à remettre sa soeur dans le droit chemin. Mais sa mère, qui avait dit quitter le gouvernement simplement pour pouvoir avoir une chance de faire marcher cette relation, qu’en dirait elle?

Elle se sentirait probablement… trahie, tout simplement. Sa fille avait dit vouloir se ranger, et elle prenait un navire civil en otage. Était-elle même sincère dans sa déclaration? Une chaleur familière, mais désagréable monta dans son corps. Elle avait fini par reconnaître les épreuves de la couleur de l’armement, un passage éreintant, douloureux, qui ravivaient les dernières séquelles laissées de sa rencontre avec le leader révolutionnaire. Si ses symptômes ne fûrent pas aussi grave que face à sa génitrice, la toux la prit, relativement violente, l’amenant à cracher une petite gerbe de sang par dessus la rambarde du pont, le carmin du sang se dissipant immédiatement dans l’eau.

Était-ce une punition pour ses actes? Ou se blâmait-elle injustement? Elle l’ignorait. Elle s’en moquait. Ce qu’elle savait, c’est qu’elle ne voulait plus jouer à ce jeu. Elle voulait simplement rentrer chez elle, prendre sa soeur dans ses bras et dormir un long moment, pour se rêver que sa criminalité était un mauvais rêve. Que sa mère serait là à l’attendre au réveil. Qu’elle partirait faire un travail qu’elle aimait, comme n’importe qui d’autre. Que, peut-être un jour, elle trouverait quelqu’un avec qui partager sa vie. Que le soir, après le travail, elle pourrait voir celle qu’elle appelait ses amies.

Un nouveau crachat écarlate tomba dans l’eau, suivi d’un reniflement infime et d’une première larme. Non, elle ne voulait plus jouer aux criminelles. Elle voulait pouvoir devenir un modèle pour sa sœur, lui offrir un futur. Elle voulait que le sacrifice de sa mère soit repayé par une relation stable. Et pour ça… Il fallait que ce braquage soit son dernier acte criminel. Il fallait que tout aille droit. Il fallait que ce tas de bois, cette tour de Jenga, devienne un édifice solide. Il fallait que ses larmes cessent pour le moment. Pour autant, les reniflements durèrent un long moment dans le silence de la nuit.



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Avez-vous perdu le Nord ? | Mission w/ Nemesis NrmW1
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