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[Mission] Commandant ?! Commandant !!! [Enyo / Grigori / Sonata / Lucina]
Ényo Eirini
Ényo Eirini
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Ven 22 Avr - 14:41
Commandant ?! Commandant !!!ft. Grigori & Sonata & Lucina

Cheveux au vent, regard vers le lointain, entrée très clichée de personnage principal, tu observes la pointe de l’île à laquelle tu vas être affectée à partir d’aujourd’hui. Ton épée posée au bord de la rambarde, la carte de l’île est dépliée sous tes yeux, tu détailles les éléments topographiques de l’île. Si tu es nommée ici pour une durée indéterminée autant que tu connaisses ton lieu de travail, ses particularités et ses activités.

L’île de Rocambourg se trouve au sud de South Blue, assez isolée des circuits commerciaux principaux, elle abrite un port de seconde importante pour le trafic maritime de plaisance du fait de sa proximité avec de nombreux archipels qui se sont spécialités dans les activités de plaisance. Forte de ses vastes plaines fertiles au-dessus de criques souterraines, l’agriculture, l’élevage et la pisciculture sont rependues. La richesse des terres offrent également une route migratoire sûre à de nombreuses espèces aquatiques et volantes. L’île concentre une grande ville qui fait office de façade économique et politique en bord de mer où se trouve la base de ton affectation. Ou plutôt de votre affectation. Tu es envoyée avec deux autres lieutenants de la marine, un étrange aspirant du CP7, ainsi qu’une trentaine de jeunes matelots qui sortent de leurs classes. Dans l’arrière-pays, se trouvent les campagnes entourées par plusieurs bois et quelques zones de basse montagne. L’île ne se démarque pas par ses hautes altitudes et une hydrographie assez méandreuse. Le climat tempéré offre des saisons bien marquées, c’est un lieu assez agréable à vivre d’après la carte.

Le visage fermé, tu reprends ton épée que tu avais posée. Le navire s’active pour préparer l’arrivée dans le port. Tu récupères tes affaires et toques aux portes des piaules que tu croises pour avertir les autres membres présents.

- Allez, du nerf, on arrive bientôt et le bateau va pas se décharger seul.

L’architecture de l’île à du charme, les bâtisses sont en pierres sans étages, mais semblent minuscules comparées à la base qui domine l’ouest du paysage, ce qui contraste avec la topographie plate. Tu participes à organiser le déchargement de quelques provisions réclamées par la commandante de l’île Violette Pséma, c’est surtout de la bouffe que vous ne trouvez pas ici et quelques munitions. En distribuant quelques cartons, tu passes un gros à un type sorti tout droit d’un thriller psychologique. Le bougre est immense, il te dépasse d’une vingtaine de centimètres et ce casque sur la tête, tu n’as jamais vu ce qui s’y cachait, mais tu te dis qu’il doit avoir ses raisons de protéger sa peau de l’air frais. C’est l'aspirant du CP7 Stukov, avec lui, c’est toujours simple et carré de ce qu’as compris, un ordre, une exécution, un résultat et c’est tout. Tu ne sais pas trop pourquoi il est seulement aspirant, il a l'air d'avoir la force brute de te broyer le crâne, mais bon.

- Je te confis les plus gros, vu ton gabarit Stukov, je pense que tu seras plus rapide à les transporter.

Les deux autres lieutenantes se démarquent aussi à leur façon. La première, la lieutenante Deminus dispose d’oreilles de chat, un félin, truc du genre et du genre. Tu ne sais pas si c’est une combattante, car elle est présentée comme étant une charpentière. Tu peux difficilement lui tendre des caisses puisqu’elle trimballe son immense caisse à outils. La seconde, la lieutenante Mordheim est une femme poisson, face à l’inconnu de ce type d’homme poisson, tu as toujours observé avec un œil intriguer ses déplacements surtout qu’elle a aussi des jambes. Au début, tu as eu l’impression de voir une robe mécanisée avec un mécanisme spécial, mais non, ce sont des appendices comme des autres. Au moins, elle put embarquer plein de petits cartons et d’autres de tailles plus modérées, tu ne lui dit rien, flemme de dire quelque chose qu’il ne faut pas.

En bas du navire, vous attend Violette Pséma, celle qui gère la base de l’île depuis maintenant plusieurs années. C’est une femme assez jeune, qui doit avoir ton âge, mais qui a fait ses preuves en nettoyant plusieurs îles de South Blue d’équipages pirates et de hors-la-loi. Un schéma classique d’ascension, mais avec une efficacité hors du commun. Elle s’approche de toi en appelant les autres.

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----------------------Violette Pséma, commandante de la base Marine de Rocambourg----------------------

- Que les Lieutenants me rejoignent ainsi que vous aspirant Stukov, on va laisser les soldats décharger. Soyez les bienvenus sur l’île de Rocambourg, je suis la commandante Pséma et en charge de la base sur l’île. Votre arrivée est bienvenue, nous manquions de lieutenants, les anciens ont demandé des mutations dans les îles alentour ou ont reçu une montée en grade. Je vais vous faire une visite de la base.

Elle vous tourne alors le dos pour commencer à se diriger vers l’entrée principale de la base. En passant les portes, toi et les autres lieutenants êtes arrêtés par deux sergents-chefs qui vous tendent des boîtes individuelles où sont gravés vos noms.

- Vos escargophones s’il vous plaît.

- Ho ! J’ai oublié de vous prévenir, Violette se retourne, son regard doux glisse dans les yeux de chacun tour à tour. L’île est un point de passage migratoire important pour de nombreuses espèces, afin de conserver un environnement sain et afin de ne pas perturber les sens des animaux, nous réduisons au maximum l’émission d’onde par le biais des communications. Vos escargophones seront rangés dans une pièce à côté de mon bureau jusqu’à votre départ de l’île. Mon escargophone reste disponible sur mon bureau pour toutes les communications, prévenez moi si vous en avez besoin.

- Vous voulez dire que l’île est privée de communications extérieures ? Comment organisez-vous le passage de navires de plaisance pour les archipels proches ?

- Monsieur le Maire dispose de son propre escarophone et d’une pièce de communications à la mairie. Si vous avez besoin de communiquer avec des proches, vous pourrez utiliser le mien lieutenant Eirini.

- Merci mon commandant.

Tu déposes alors l’objet dans la petite boite en verre qui se retrouve fermé juste après. Tu ne l’entends pas, distraite par Violette qui reprend sa marche, mais il y a eu un petit clic, verrouillant la boîte. L'explication fait sens et la prévention de Pséma est touchante, tu n'as pas de raison de spécialement craindre cette mise en place.

Vous voilà parti pour la visite de la base marine de Rocambourg..



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Ényo Eirini
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Sonata Mordheim
Sonata Mordheim
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Sam 23 Avr - 19:07





Le gros poisson de la marre d'à côté


Changer de chef et intégrer un nouveau peloton était toujours plus ou moins une corvée pour un homme-poisson, ou du moins il apportait son lot d'appréhensions. Qui pouvait dire, à moins que les faits ne soient archi-connus, que la personne qui allait vous prendre en charge allait être une insurmontable pile de préjugés tournés contre votre existence ? La jeune femme sortait tout juste d’une mission sur la bordure avec des autochtones pas très accueillants, elle avait même dû se battre et fuir, parfois, pour sa survie. La pieuvre aspirait au repos, à une tâche simple, à un peu de calme dans sa vie.

Sonata avait embarqué sur un navire frais et entassant deux sortes de personnel, du gradé et du novice. La mission lui était pour l’instant inconnue et d’après sa logique elle ne volerait pas bien haut. La marine était peut-être un peu folle sur certaines opérations, mais en général, les effectifs reflétaient assez bien la difficulté de la tâche à venir. Ici elle serait désuète, ou probablement plus liée à ses nouvelles fonctions. L’on pouvait imaginer, comme cela de prime abord, que les novices serviraient de troupes d'entraînement pour les lieutenants, et qu’en plus de devoir faire les classes de leurs soldats et de former leurs propres futurs bataillons, ils devraient également faire leurs preuves en terme de stratégie et de tactiques de manière à garder leur propre rang. Dans sa tête, c’est un peu ce que la femme-pieuvre s’imaginait, alors pendant le voyage elle n’avait eu de cesse de prendre du temps pour elle, de s’exclure volontairement. Elle avait pu recevoir des appels du nouveau mousse, l’autochtone qui s’était fait bannir par sa faute et dont le docteur entretenait la formation, elle s’en était réjouie pour lui, même si au fond un remord flottait dans son cœur.

Toute cette mélancolie et cette angoisse de voir peut-être un commandant menaçant forgeaient tous deux une arme qu’elle utilisait inconsciemment contre elle, à s’en rendre malade, à en passer plus de la moitié du temps dans sa cabine à se morfondre, les yeux dans le vide. Quand elle en sortait, c’était presque en catimini, pour manger un petit bout puis repartir se coucher. Elle en avait négligé son devoir de médecin, même si personne n’avait eu besoin de son aide au final. Et au détour de ses allées et venues nocturnes ou discrètes, elle avait pu apercevoir une forme familière, que l'état de santé de la pieuvre ne permettait pas d’identifier comme réel et dont son esprit niait carrément l’existence. C’était tout bonnement impossible qu’il soit là, improbable qu’il ait survécu, voire qu’il soit de la marine. Son golgoth, ou du moins son fantôme, parcourait les coursives, se tenait sur le pont, grand, bâti, mystérieux dans son port presque immobile, contemplant l’horizon marin en une nuit éclairée par une lune magnifique.

Elle s’était figuré qu’il n’était qu’un produit de son imagination, convoqué pour la rassurer dans un moment de détresse, de faiblesse. Mais cela ne l’aidait pas, non, au contraire, sa présence était comme un poids soulevant son cœur à chaque apparition. Il était synonyme d’une fausse joie et d’un futur élan mélancolique de son incapacité à le sauver, de son impuissance face aux éléments de sa vie. Elle se refermait un peu plus sur elle-même, passant une de ses pires nuits en mer dans des fracas de tristesse, de colère et de haine brutale se réveillant en elle, dirigées envers l’organisation d’abord, la source de tous ses ennuis, puis finalement envers elle-même, incapable de lutter contre, si faible et frêle…

Elle se réveillait assez tôt malgré sa veillé ou elle en avait perdu la voix a force de crier silencieusement dans sa cabine, étouffant ses hurlements dans sa gorge, mains griffant tout à sa portée, tentacules giflant le monde. Sa corne, également, avait fait du dégât, et ses draps en lambeaux agonisaient de dernières déchirures lorsqu’elle se dressa, comme renaissant de sa petite mort de la veille, sur son lit avant de se laisser chuter sur ses deux jambes. Elle savait ce qu’elle devait faire pour éviter que tout cela ne se reproduise, elle devait être forte, montrer plus de ce qu’elle ressentait intérieurement, de focaliser sa rage, cette haine bouillonnante vers quelque chose de constructif au lieu de se détruire elle-même bout à bout. Elle ne devait pas avoir peur de son prochain commandant, ni de ses pairs, d’ailleurs. Ils devront la respecter comme elle les respectent, et si cela est impossible, ce ne serait pas à elle de courber l’échine, de se faire petite. Elle en avait soupé, de cela, et n’était plus prête à recommencer. La femme-pieuvre s’habilla donc en silence, un feu intérieur guidant son mental d’acier, choisissant une robe fendue à l’arrière pour laisser passer ses tentacules, puis elle ouvrit la porte avant de sortir d’un pas décidé pour rejoindre le pont ou le débarquement avait lieu.

Sa vision se heurta à quelque chose d'inattendu, le colosse, son colosse, était là. Des larmes se formèrent au bord des yeux de Sonata qui ne comprenait pas, ne s’expliquait pas le maintien de la présence de ce fantôme. Elle éructe presque en silence une injure tout en frappant un tonneau à sa portée, et puis un autre lieutenant s’adressa à lui. Les yeux poulpesques de Sonata s’écarquillèrent sous le choc de la nouvelle. D’une part il n’était pas un fantôme, mais il n’était pas, en tout cas de nom, la personne chère au cœur de la demoiselle. Ce pouvait-il qu’elle se soit trompée, tout ce temps durant, sur la présence du golgoth ?
-Stukov, reprenait silencieusement sur ses lèvres Sonata, comme cherchant à goûter le patronyme, fouillant pour déceler une similarité avec ses souvenirs.

Loin de MAS-05, cela ressemblait fort plus à une vraie appellation, ce n’était pas pour déplaire à la jeune femme, même si la question de son identité demeurait présente. Les tentacules chutant au sol, Sonata ramassait quelques cartons, puis se relevait sans perdre le grand homme des yeux, décelant ça et là des ressemblances avec son partenaire disparu. Les deux tableaux côte à côte ne laissaient pas trop de place au doute, si ce n’était pour le casque masquant le faciès et empêchant la femme-pieuvre de lui sauter dessus, un grand sourire et des larmes aux joues. Mais serait-ce la bonne chose à faire, ne risquait-elle pas de se heurter à un élément de l’organisation ? L’avait-il quittée comme elle ? Était-il toujours à leur service ? Pourtant il faisait partie du cipher pol d’après ses accoutrements, alors… était-il infiltré où avait-il été libéré, ou était-il partit de lui-même ?

Les larmes qui avaient commencé à se former sous les yeux de la demoiselle furent séchées par un geste de la manche et le poulpe inclina la tête pour masquer ses réflexions et son embarras émotionnel tout en s'acquittant de sa tâche, glissant en partie sur le quai.

Là, une humaine attendait, les enjoignant de la suivre et d’abandonner leurs chargements. Il s'agissait de la commandante, et la pieuvre délaissa ses cartons au sol pour suivre dans le silence le colosse et les lieutenants. Il n’était donc qu’aspirant et elle s’appelait Psema, l’île Rocambourg et ce n’était pas les seules choses que le commandant voulait faire passer comme informations. Outre le manque d’effectif du même grade que les homologues de Sonata, il était également nécessaire de limiter les ondes des escargophones, sous peine de gêner les oiseaux, ce à quoi servaient, à priori, les boîtes présentées par les sergents chefs du fort.
-M… commença la femme-pieuvre d’un ton brisé avant de s’éclaircir la voix, Mon escargophone personnel se trouve dans mes bagages, je vous donne l’autorisation de procéder à leur inspection, sergent-chef.

Le subordonné du commandant acquiesça d’un signe de tête avant de chercher des yeux les fameux bagages. Tout en rejoignant le groupe qui se devait de continuer pour faire le tour du fort, elle se permit de jeter un œil ici et là, détaillant l’architecture. Tout de bois et quelque peu, vraiment peu de pierre, l’édifice tout entier s’ouvrait sur une cour intérieure lattée de planches lisses, prévue pour être défendue de front via les plateformes de bois, larges et pouvant accueillir autant troupes qu’engins d'artillerie. Se joignant les unes aux autres de multiples passerelles toutes aussi faites dans ce bois local à l’essence un peu rosée, le tout concevait la prise du fort comme une sorte ascension en zigzag ou culminait semblait-il un quartier général autant végétal que minéral figurant une tête de mouette (probablement rotative) au bec effilé pointé vers le ciel d’où débouchait le goulot d’un canon d’obusier. Sous les plafonds que représentaient les plateformes se composaient une étable, des quartiers moins importants, des dortoirs mais aussi une armurerie et bien entendu les cuisines. Cela étant dit, la visite commençait depuis le mur d’enceinte au plancher sans doute ciré la veille, presque douloureux à regarder tant son éclat semblait vous agresser la rétine.

Le fort, d’après le commandant, avait été fondé par un maître artisan charpentier natif de la région et plein d’amour envers ce bois un peu rose, mais dont Sonata n’écouta pas particulièrement l’histoire, ou alors d’une oreille distraite. Il avait décidé d’en tapisser jusqu’au sol, une erreur somme toute un peu ennuyante, de part la gêne que représentait le fait de faire transiter des chevaux d’étables pour qu’ils sortent du fort via un plancher, et donc menaçant de le saloper à chaque entrée et sortie. L’écurie n'accueillait désormais que des véhicules à dial léger, y compris la dernière acquisition apparemment fantastique du commandant, une jeep silencieuse, meilleur atout pour déambuler sur l’île sans perturber les fameux oiseaux demandant tant d’attention qu’ils devaient restreindre leurs communications. Cela n’évitait pas bien sûr la nécessité d’entretenir le sol de la cour, mais le nettoyage était bien plus aisé que pour le crottin de cheval.

Le tour du rempart offrait un panorama calme et des odeurs d’iodes venant de la mer, mais peu de vision sur la ville alentour, plus tournée du côté de la porte, donc offrant la vision sur la place du port. De l’autre côté, celui tourné vers l’intérieur de l’île offrait à son rempart une vision élégante d’une étendue de champ d’herbes se terminant en une clôture prévenant les bêtes de la forêt voisine de pénétrer sur les pâturages.
-Ce ne sont que les remparts, rien de bien folichon, mais cela vous donne une assez bonne vue du calme ambiant. Maintenant je vais en venir à la partie qui risque de vous fâcher un peu, lâcha Psema en joignant ses mains tout en serrant un peu les dents. Comme vous avez pu le voir à la forme inhabituelle du quartier général, il est plus que très probable que la place à l’intérieur soit très limitée. Pour tout vous dire son concepteur la même prévu pour que le fort ne soit qu’un avant poste, lieutenant était le grade le plus haut à jamais diriger ici au début. C’est pourquoi il n’y a de la place que pour le plus haut gradé d’entre nous, c’est donc moi, en l’occurrence, et malheureusement, cela veut dire que vous aurez un choix à faire entre côtoyer les sergents et chefs dans les quartiers supérieurs, ou les soldats dans les dortoirs. Les quartiers sont par chambrées de trois ou quatre, l’on peut s’arranger pour que vous soyez tous dans la même, mais si vraiment vous ne désirez côtoyer personne d’autre que votre propre personne, je peux vous faire arranger un coin dans l’écurie avec des tentures.

La gradée attendit un moment en sortant un calepin pour noter les préférences, puis repris.
-Vous êtes malheureusement arrivés dans la mauvaise saison, habituellement les lieutenants peuvent se trouver des établissements dans le civil ou des logements, néanmoins la saison touristique débute tout juste, le nombre de réservations est hallucinante, mais je ferais mes plus amples efforts pour vous trouver un coin si jamais la situation vous est inconfortable.

La femme pieuvre s’était depuis peu redressée, presque en contact avec le mystérieux Stukov qu’elle ne quittait presque pas des yeux si ce n’était pour observer les alentours. Ce milieu n’avait pas l’air toxique pour elle, le commandant non plus, c’était deux choses contre lesquelles elle n’aurait pas à lutter, restait pour elle un simple objectif, démasquer le membre du cipher pol d’une manière ou d’une autre.
-Mordheim ? Lieutenant Mordheim ? s’enquit le commandant, un sourcil levé et prêt à noter.

Zut, la femme pieuvre n’avait pas entendu la réponse de Stukov.
-Heuuu, les quartiers supérieurs.
-Supérieurs ? Noté ! Bon, puisque ça c’est fait, je vais aller donner vos choix à la personne qui s’occupe de vos effets, vous pourrez les rejoindre et vous installer en début de soirée, pour l’instant je n’ai… la femme fit mine de réfléchir, rien à vous demander d’exceptionnel, jusqu’à la pause déjeuner vous aurez le temps de faire plus ample connaissance, vous pouvez prendre part à l’entrainement si vous le désirez. Après je sortirais faire une inspection en ville, vous pourrez en profiter pour vous occuper de prendre soin des outils et des locaux de l’écurie pendant mon absence…

Les derniers mots étaient glissés comme pour ne pas éveiller les soupçons, et Pséma s’excitait d’elle-même, gesticulant comme si elle avait dit quelque chose d'atroce.

-Ne vous alarmez pas de voir ce genre de tâches intervenir dans vos planning et je vous supplie de ne pas m’implorer de vous laisser appeler le service des affectations pour rapporter un abus, souleva-t-elle comme si cela lui était déjà arrivé. Ils sont parfaitement au courant de la manière dont les choses se déroulent ici et vous pourriez même bien prendre une sanction sur vos prochaines notations pour votre “manque de courage”, articula-t-elle en faisant les guillemets avec ses doigts. C’est un programme que j’ai mis au point et qui fait ses preuves, qui responsabilise les futurs grand effectifs de notre chère force militaire à ne pas oublier que la force primaire de la marine se trouve dans son futur, futur qui commence au bas de l’échelle, que je vous inviterais donc à revisiter à des degrés divers, sur des durées diverses et parfois de manière spontanées. Vous pourrez vous plaindre, faire jouer votre grade si vous voulez, n’oubliez pas que devant un comité disciplinaire, mon grade aura plus de poids que le vôtre et que tant que je ne vous traite pas plus injustement que le grade que je vous refais visiter, vous risquez bien plus que votre carrière… laissa planer dangereusement Violette avec un visage résolu et fermé avant de reprendre d’un ton plus guilleret et avec le sourire. Bon ! Et bien je vous remercie tous et surtout toutes de vous êtres déplacés jusqu’ici, commença-t-elle en tendant sa main pour que chacun des lieutenants et l’aspirant ne la serre à tour de rôle, vous allez vous plaire, ici, je le sens, et on vois bien dans vos yeux que vous êtes des éléments forts, ce n’est pas un peu de discipline qui vous fait peur et j’ai bien fait de vous sélectionner. Avec moi pas de chichi, si vous faites ce que je vous dit de faire, vous aurez dépassé mon simple grade à la fin de l’année, mais n’oubliez pas, soyez réceptifs à vos effectifs que l’on constituera probablement demain, ne laissez pas votre grade vous monter à la tête, soyez attentifs à mes remarques et ca vas bien se passer, ne vous inquiétez pas, tout vas bien se passer.

La femme tourna les talons sur ces mots, laissant le groupe sur les remparts redescendre de lui-même. Sur son trajet, l'on pouvait la voir donner le calepin à un sergent qui commença à distribuer les ordres pour transporter les bagages. La femme poulpe quant à elle se tournait vers ses camarades, s’appuyant mollement contre un des créneaux de bois rose, l’air vaguement perdue entre ce qui s’était passé dans sa vie récemment et ce qui venait tout juste d’arriver. Le commandant et son programme étaient un peu… étrange ?



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Mar 26 Avr - 14:13
Aspirant Stukov, dans mon bureau je vous prie.

Le colosse se leva silencieusement avant de se diriger dans l’office de la commandante des lieux, l’agent d’élite Del. Dire qu’elle était en charge de la branche d’East Blue du Cipher Pol 7 était une légère exagération, mais elle avait un certain nombre de responsabilités, incluant celle de s’occuper des aspirants.

Aspirant Stukov, vous êtes libre actuellement me semble t’il et j’ai reçu une demande relativement spécifique. Le nom de Rocambourg vous parle t’il?

L’homme resta silencieux un instant, cherchant à remuer ses souvenirs, regardant devant lui sans voir qui que ce soit. Il finit après quelques instants par répondre.

Une île de South Blue. Petite.

Sa supérieure eut l’air surprise un instant avant de se reprendre et d’élaborer.

Pas mal, je ne pensais pas que vous l’auriez. La commandante Pséma, en charge des lieux, a récemment fait une demande auprès du Gouvernement pour obtenir quelques hommes et la personne qui a fait les affectations a visiblement étendu ses mains là où il ne devrait pas puisque vous avez été envoyé.

Dû fait que vous soyez Aspirant, et donc rattaché au Cipher Pol, vous ne tombez pas sous le coup de l’autorité de la Marine à proprement parler. Je vous passerai les détails juridiques, mais l’idée est là, vous êtes prévus pour partir pour cette île sous peu. Si vous êtes opposé à l’idée, et avec des raisons à me donner, je peux faire annuler l’injonction, comme je l’ai dit, elle n’a théoriquement pas lieu d’être. Cependant, puisque vous êtes sans mission actuellement, j’apprécierais que vous vous y rendiez. Je ne suis déjà guère appréciée des services marines, j’aimerais ne pas me lancer dans des combats sans vainqueur.


Pas d’objections.

Parfait. Vous partez demain, une navette vous emmènera jusqu’à St Urea, et de là vous rejoindrez Rocambourg avec les autres recrues. J’ignore la durée exacte du déploiement, mais puisqu’il ne s’agit visiblement de rien d’important, je compte simplement sur vous pour me faire un rapport court une fois fini. Vous pouvez disposer et quitter l’agence pour aujourd’hui.

L’aspirant salua avant de tourner les talons et de sortir du bureau avec un rythme mécanique, puis de quitter le bâtiment. Rentrant dans l’appartement de fonction qui lui était fourni non loin, le Soldat se contenta de remplir une valise avant de s’asseoir à la petite table, attrapant trois carnets vides pour les mettre de côté pour le trajet et le déploiement. A moins d’être occupé en permanence, il trouverait toujours un instant pour déverser ses pensées sur le papier.

Aspiré dans son dessin, l’homme ne relevait que rarement la tête, observant l’heure avant de se replonger dans son oeuvre, parfois s’arrêtant, se grattant l’arrière du crâne, réfléchissant à comment modifier un trait. A dix-huit heures précises, il se releva, fermant le calepin pour aller se laver, préparer à manger, suivant un rythme précis, huilé comme une machine, jusqu’à ce qu’il se couche à vingt heures et se relève à six heures.

Exercices physiques, toilette, café, tout se suivait dans un ensemble bien rôdé, comme pratiqué des années durant. Enfilant sa balaclava puis son casque, l’homme saisit la valise avant de quitter les lieux, refermant derrière lui et attendant exactement cinq minutes avant l’heure indiquée au port. Le navire gouvernemental qui lui servirait de navette était facilement reconnaissable et le trajet se fît aussi rapidement que possible jusqu’à St Urea où il fût transféré sur un navire différent, avec tout les autres soldats destinés à cette mission.

Si le trajet avait été agréable, le Soldat eut plusieurs fois l’impression d’être surveillé, épié même jusqu’à l’arrivée, parfois de jour, parfois de nuit, sans jamais réellement pouvoir déterminer l’origine de la chose. L’arrivée fût plus surprenante en revanche. D’une part, une lieutenante cornue, que le Soldat avait identifié sous le nom d’Eirini, lui avait demandé d’aider à décharger. Il n’avait répondu que d’un hochement de tête avant de saisir deux grosses caisses, une sous chaque bras avant de prendre la passerelle d’un pas sûr. Avant d’avoir pu remonter pour un second aller-retour en revanche, l’artiste fût stoppé par une jeune femme aux cheveux bruns se présentant sous la désignation de commandante. La personne ayant demandé des troupes donc.

Sa justification tenait la route, quand bien même l’aspirant ne comprenait pas vraiment pourquoi il avait été mis sur la liste. Cela n’avait guère d’importance en réalité, après tout il s’agissait d’une affectation qui venait d’au dessus, il y obéissait donc, tout simplement. C’est ce qu’on lui avait appris, et ce que l’on attendait de lui, si bien que lorsque des hommes demandèrent son escargophone, il le déposa sans réellement payer attention à la justification invoquée. Quelque chose à propos d’oiseaux qu’il ne comprenait pas vraiment.

Elle paraissait cependant avoir confondu la visite du fort avec une visite de plaisance, ce qui paraissait étrange aux yeux du Soldat. Il était là pour travailler, pour apporter son aide dans le cadre d’une tâche quelconque, pas pour entendre l’histoire du fort, pour lequel son intérêt était inexistant. Si le passé pouvait être intéressant ou utile, il préférait fortement qu’on le laisse l’étudier quand il en avait l’envie plutôt que de lui forcer au fond de la gorge.

La commandante énonçait ensuite ce qu’elle estimait être des soucis, ou au moins des désagréments, mentionnant tout simplement l’absence de quartiers individuels, encore une chose qui ne gênait point le Soldat. Entre les geôles d’Ashita et l’appartement minuscule, même s’il avait toujours été “seul”, il avait au moins l’habitude du manque de place. Elle s’enquiérait donc des préférences de chacun afin de déterminer où les placer, entre dortoir et quartier des officiers, commençant par le seul homme du lot de “gradés”.

Aspirant Stukov? Dortoirs ou quartiers supérieurs? Et si ce n’est pas indiscret… Que faites-vous ici? Je pensais que les Cipher Pol étaient dissociés de la marine?

Une erreur d’attribution Commandante. Nous n’avons pas souhaité faire d’esclandre en demandant une annulation, d’où notre présence. Nous n’avons pas de préférence pour les quartiers, placez nous où les choses vous arrangerons.

Bien noté. Lieutenant Mordheim?

La femme-pieuvre, qui tentait jusque là de se rapprocher de l’infiltré se trouva prise par surprise sous l’oeil opalin du sujet de test, qui en profita pour l’observer subrepticement tout en s’écartant légèrement.. Bleue et noire, une corne d’os sur le front, poulpeusement poissonne, de longs cheveux blancs… Quelque chose grattait à l’arrière de son esprit, sans qu’il parvienne à poser le doigt dessus. Quelque chose qui venait d’Ashita. Probablement pas une alliée, il connaissait les infiltrés envoyés en repérage dans le monde civil et il était le premier infiltré dans les forces du Gouvernement Mondial. Pour autant, elle ne pouvait être une ennemie non plus, puisqu’il n’en avait pas encore. Il décida, bon gré mal gré, de reporter la question à plus tard, dès qu’il aurait un instant seul.

Le plan de la commandante en revanche était étonnamment simple, en plus d’être vaguement suspicieux, ou du moins étrange. C’était, selon ses termes, un retour au bas de l’échelle afin de mieux s’imprégner de leurs rôles. Pour le Soldat, c’était ironiquement une première, n’ayant jamais visité les rangs marine, mais il se doutait plus ou moins de ce qui les attendait, encore plus quand la petite brune avait parlé de “s’occuper des écuries”. Briquer les sols donc, une tâche pénible pour le corps, mais pas spécialement difficile.

Le plus étonnant était finalement sa prévention à l’égard de leur possible réaction. Les bas gradés s’étaient ils ainsi souvent rebellés à l’idée de refaire leurs classes et accomplir des tâches qu’ils estimaient en deçà d’eux? Le Soldat se contenta de saluer la commandante à sa sortie avant de se tourner vers ses compagnons.

Si vous voulez bien nous excuser, avant de rejoindre les terrains d’entraînement nous allons passer par les écuries afin d’estimer l’envergure de la tâche qui nous attends. Vous êtes libres de nous suivre ou non.
Grigori Stukov
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Lucina Deminus
Lucina Deminus
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Ven 29 Avr - 2:44
La mer est bleue, le ciel aussi et les nuages sont blancs. La mer des blues est comme celle de Grand Line au final, mais en plus chiant. Euh calme pardon, calme. Au final les gens appelle Calm Belt comme ça car il n'y a jamais de vent et qu'il y fait toujours bleu, mais quand on prend en compte ce qui vit dedans. Au final, c'est pas un peu les Blues les vrai mers calmes ? ... Après, je me pose des questions alors que tout le monde sait et admets que les blues sont bien plus paisible en général. Le nom de Calm Belt est parfait et je cherche juste des questions là ou il n'y en a pas, parce que. Bah... Je m'ennuie. Les classes sont finies et notre navire fait voile vers ma première mutation. Rocamburg. Je m'attendais à commencer en bas de l'échelle en rentrant dans la marine. Je m'étais préparée à devoir sortir de Grand Line, même si j'espérais quelque part que, peut être, ça ne serait pas le cas. Mais Rocamburg ? Personne connait Rocamburg quoi. Même pour South Blue ça a l'air d'un trou perdu de ce que j'en entends. On part dans le Sud du Sud là. Je suis pas rentré dans la Marine pour me la couler douce dans un trou perdu à surveiller les bergers ! J'ai rien contre les bergers hein, je vous jure que je respecte. Juste que bon. Je suis rentré dans la marine avec certains objectifs et si je savais que j'allais devoir faire preuve de patience et de chance pour les atteindre... CE DEBUT PUE LA MERDE !

- Envie de crever... *soupir*

Accoudé à la rambarde du bateau, je laisse le vent souffler dans mes cheveux en profitant quand même un peu du soleil. Je râle beaucoup, mais c'est juste une mauvaise humeur passagère. Comme dit je ne connais pas grand chose de notre destination, mais ça a quand même l'air d'un lieu avec du passage. Il devrait y avoir de quoi faire quand même. A défaut, je suppose que cela me fera un endroit ou vraiment assimiler les bases de la marine. Il y a toujours des différences entre la théorie et la pratique, ça va être l'occasion de faire un premier tri et de voir la réalité du terrain. Si l'endroit est calme, ça me laissera aussi du temps pour m'entraîner, pour bricoler quelques trucs aussi. En plus de Lenny, j'ai récupéré des dials récemment et j'aimerais bien voir ce que je vais en faire. J'ai toujours voulu étudier ces fameux coquillages pour voir ce qu'il était possible de faire avec, mais jamais vraiment eu l'occasion. Au moins ceux là ils sont à moi. Je me demande s'il y a intérêt à mettre des "réacteurs" à Lenny. Pas sûr que ce soit la meilleure idée... Bref, on verra plus tard, apparemment on arrive.

- La vache, c'est petit quand même. J'espère que c'est juste le port.

Haan, c'est donc ça la campagne ? Je suis désolée, mais moi jusque là, je n'ai connu que Water 7, Enyes Lobbies, Pucci... 'fin que des iles de Grand Lines particulièrement développées et reliées entre elles par le train des mers. Du coup bah désolée, mais oui ça fait vachement vide quand même d'un coup. Après qui sait, je vais ptêtre découvrir que j'aime bien la vie dans la nature aussi hein ? Il parait que les écologistes sont gagas de l'endroit parce qu'elle à un écosystème assez particulier. J'ai toujours rêvé de vivre en admirant le vol des hirondelles, couchée sur la botte de paille du vieil Henry, à l'arrière de son chariot alors qu'il va vers la ville. Ah non, c'est pas vrai.

- Allez, du nerf, on arrive bientôt et le bateau va pas se décharger seul.

Ah, on dirait qu'une de mes deux consœurs Lieutenant a décidé de prendre les choses en main et de préparer le débarquement. Ényo Eirini, si j'ai bien retenue son blaze. Navigatrice à corne qui a l'air du genre vachement sérieuse. Euh Géographe pardon, elle, son métier, c'est de dessiner la carte, pas de dire comment aller du point A au point B dessus. Après de ce que j'en ai vu, elle a l'air quand même de pouvoir faire ça aussi au moins un minimum. En gros, elle est un peu mon contraire sur le bateau. Elle commande quand le bateau va bien et je commande quand le bateau va mal. Autant dire qu'elle a plus de temps de parole officiel que moi en général. Tant mieux je suppose, j'ai dis que je m'ennuyais, mais je demande pas les problèmes non plus en soi. Quoi qu'une petite tempête... Je plaisante, je jure que je plaisante. Bref, Enyo, comme dit, pour le moment j'ai l'impression que c'est la fille sérieuse, genre première de la classe, qui veut tout faire bien et fait de son mieux. J'ai rien contre ça, j'aime le travail bien fait après tout aussi. Juste qu'elle gagnerait surement à se détendre un peu je pense. Après je la connais pas encore vraiment. Peut-être qu'elle s'impose une conduite ferme aussi, car on est en mer et devant les hommes, mais qu'une fois à terre, elle se lâchera un peu plus. Dans le pire des cas comme dit, c'est pas un défaut en soi.

Ensuite, en élément notable sur ce bateau, vient l'aspirant Grigori Stukov. Quel élément d'ailleurs, le gars est difficile à rater, pour pas dire impossible. Pourtant j'en ai connu des gars grands et/ou musclé, des même bien plus mastoc que lui encore. C'est juste que lui, je sais pas. Il a un truc différent, d'un peu flippant, de dangereux. Si Enyo est quelqu'un de sérieux voulant faire les choses bien, Grigori, c'est la machine qui FAIT les choses bien, avec une précision chirurgicale et mieux que toi, sans la moindre hésitation. Même pour porter une caisse, j'ai l'impression qu'il optimise le mec. Si tu rajoutes son casque, qui cache en permanence son visage et son identité de Cypher Pol. C'est flippant les espions quand même, heureusement qu'il est de notre coté, parce que j'aimerais pas l'avoir en face. ... Quoi que, il pourrait surement faire un super partenaire d'entrainement au combat du coup. Faudra juste lui rappeler avant qu'il me tue pas. Au cas où... En tout cas, les deux sont les "bons officiers" du navire (même si Grigori n'est pas un officier), représentant les hommes et les femmes à la discipline de fer, sur lesquels la marine peut s'appuyer. Après y a moi, qui est plutôt justice à sa façon et qui s'emmerde sur un bateau en parfait état, n'ayant nullement besoin de moi, direction le trou du cul du monde. Enfin pour terminer notre joyeux quatuor trio de consœurs lieutenant, représentant l'avenir de la marine. Il y a le Lieutenant Sonata Mordheim.

En vrai je la connais même pas la pauvre et je lui colle déjà une "mauvaise" étiquette. C'est juste que notre médecin de bord, semble aussi peu motivée que moi par ce voyage. En fait, je dirais même que pour elle, c'est encore pire. Je connais pas les raisons, si ça se trouve ça a même rien à voir avec ce voyage ou cette affectation, mais du peu qu'on l'a vu hors de sa chambre... On dirait qu'elle était une dépressive, prête à se jeter par dessus bord à tout moment. L'avantage, c'est que comme c'est une femme poisson, si elle décidait de faire ça, au moins ça ne risquerait pas grand chose. Je suis hilarante n'est ce pas ? haha... Bref. Blague à part, c'est une sorte de femme poulpe, mais euh, avec une corne. Aucune idée si son héritage marin, c'est un poisson précis ou un mélange de plusieurs, mais soit. J'ai déjà croisé quelques hommes poissons, mais elle rentre facile dans mon top 5 des plus exotiques niveau apparence. En dehors de ça, je n'ai pas grand chose à en dire vu que, comme dit, elle s'est cachée dans sa cabine tout le voyage.  J'espère pour elle qu'elle va vite se reprendre et que ça ira mieux. Par contre, si c'est juste une dépressive totale de base et qu'elle est tout le temps comme ça... Ca promet des discussions futures intéressantes ? Dans tous les cas, l'avantage qu'elle a l'air d'avoir par rapport aux deux autres, c'est qu'au moins elle, elle semble être un être humain normalement émotif (humain alors que homme poisson, je suis trop marrante... pardon). On verra bien.

Du coup pour revenir au présent, Enyo mets le monde au travail, sauf moi qui me fait ignorer royal. J'ai fais un truc ? Elle est fâchée ? Ou alors elle a flashé sur moi et elle est trop timide pour me parler ? Alors elle est très mignonne, mais je préférerais quand même éviter l'option trois. En temps normal j'aurais juste haussé les épaules pour venir aider à porter aussi, mais de là ou je suis je vois déjà la commandante locale arrivée. De ce que j'ai compris du système militaire... Yep, on est convoqué et le déchargement est laissé aux soldats. Salut les larbins, on va discuter entre grande personne ! Non je blague, pas mon genre. Surtout que j'en connais quelques uns en plus, certains étant sortis de la même promotion que moi, juste qu'ils sont sortis soldats. Maintenant que j'y pense, c'est une sacrée coïncidence que ce soit ces trois là qui se trouvent ici. Nos élèves "problématiques" de la promo, ceux qui auraient pu finir Sergent-Chef, voir Lieutenant, mais qui ont fini soldat.

Du pire au meilleur, nous avons Gladius d'abord, a.k.a le mec qui se pense un dur et qui s'est fait envoyer à l'armée par Papa, qui n'en pouvait plus de lui. Bref il est arrogant, mais il est malin et a beaucoup de potentiel apparemment. C'est ce qu'en disait nos chefs en tout cas. Sûrement pour ça qu'ils l'ont pas viré, quand il a été pris en flag de récupérer les réponses des tests écrits. En échange ils lui ont pourri sa notation, faisant sûr qu'il démarre tout en bas de l'échelle. Honnêtement, je pense pas qu'il fera long feu dans la marine. A mon avis il se tirera vite et quelque part loin de moi, je l'espère. Il m'a pas donné l'impression d'être un grand défenseur de la veuve et de l'orphelin. Après, j'ai bien pris soin de l'éviter, parce que c'est aussi un sacré macho et qu'il me courrait sur le système. Il cache surement quelques qualités j'imagine, vu qu'il avait aussi pas mal de soutien et de potes pendant les classes.

Mauvais élève numéro deux, voici Frederick, mais il préférait qu'on l'appelle Freddy. Je suppose que c'est toujours le cas. Freddy est beaucoup plus supportable, mais j'avoue que ironiquement, je comprends encore moins ce qu'il fait dans la marine pour le coup. Freddy c'est un esprit libre, semblant toujours dans son monde, vivant à son rythme. Il n'a jamais réussi à être à l'aise avec la hiérarchie, le genre régulièrement en retard avec de mauvaises excuses et qui dodge ses corvées dès qu'il peut. Si on lui enlève ça en revanche, c'est pas spécialement un mauvais gars. Il est même très doué, c'est lui qui avait réussi à voler les réponses des tests après tout, pour tenter de les vendre à Gladius. Il y était presque au final, avant qu'ils se fassent chopper tous les deux. Ils l'ont gardé aussi, mais lui ça me dérange pas, il est cool. Y avait une rumeur à un moment qu'un Cypher Pol s'intéressait à lui, mais ce n'est qu'une rumeur et il est soldat, ici avec nous aujourd'hui. Je l'ai entendu une fois dire qu'il comptait rester Marine quoi qu'il arrive. Je me demande ce qui le motive.

La dernière que je connais et elle pour le coup, je la connais vraiment, c'est Tama. On était dans la même chambre avec d'autres filles et cette fille, dans tous les sens du terme, c'est un ange venu du ciel. Toujours là pour donner un coup de main et faire de son mieux afin d'aider les gens. C'est aussi une bonne combattante, du genre féroce faut pas croire, avec une arme surprenante qui plus est. C'est juste qu'elle est trop pure pour ce monde hélas. La pauvre est le stéréotype même de la fille naïve, qui croit tout ce qu'on lui dit, découvrant avec émerveillement la culture de la mer d'en bas. Elle a aussi zéro capacité de commandement, se mettant à paniquer dans ces moments là, car elle ne sait jamais quoi faire alors. Ca m'ennuie de le reconnaître, mais c'est la vérité. Tama au combat, elle est douée pour foncer, mais ne lui demandez surtout pas autre chose, ou vous allez la perdre. Comme elle le dit elle même si bien, elle ne sait faire que deux choses dans la vie. Se battre et cuir un oeuf. Le lien entre les deux ? Aucune idée. Du coup bah ils l'ont laissé soldat, mais elle montera je m'inquiète pas. Faudra juste qu'elle se trouve un bon chef quoi... J'ai pas pu trop lui parlé pour le moment, je l'ai même un peu évité. J'ai eu peur que les autres soldats la prenne en grippe, si elle se mettait trop proche d'un officier avant même d'arriver. Une fois qu'on se sera tous un peu posé, il faudra quand même que je la choppe, histoire qu'on discute. Seulement pour le moment, il faut que je suive le mouvement, pour voir ce que la Commandante a de prévu pour nous. Alors, bonne affectation ou non ? On va pas tarder à le savoir.

Alors on va ptêtre me traiter encore de citadine ou je sais pas quoi, mais elle est construite bizarrement cette ile quand même. Non ?Le port est surtout constitué de petites maisons de pierres et je comprends pas l'intérêt. C'est leurs entrepôts ? Ca a pas l'air grand. Ils ont peut être creusé sous terre, pour avoir des espaces de stockage plus frais facilement... Pas convaincu mais qui sait. Soit. Du coup ils ont fait leur port en pierre. C'est plus solide ça résiste mieux aux assauts pirates on va dire. Dans ce cas... POURQUOI LE FORT IL EST EN BOIS ! Ils avaient plus de pierre après avoir construit les maisons ? Ou ils avaient juste la flemme. Je veux dire, c'est mignon l'histoire du maitre charpentier qui a construit cet endroit pour la marine. C'est un beau geste de sa part et de celle de l'île. En plus ça se voit qu'il s'est donné de la peine, y a vraiment de belles choses. C'est juste que, bah... C'est pas fonctionnel quoi. Quand j'entends que cet endroit était à la base prévue pour être juste un avant poste, j'avoue que ça me rassure déjà un peu. La vue uniquement sur la mer et les champs, mais très peu sur la ville. Les murs hauts qui rendent l'endroit impressionnant, mais un espace intérieur réduit. Le manque de place... On dirait que la Marine a voulu faire des économies et a décidé que ce post avancé suffirait, plutôt que construire une base. Tellement une arnaque pour les locaux, je suis trop triste pour eux. Ils ont voulu bien faire et ils se sont fait douillé. ... Et nous avec. Le pire, c'est que je suis sûr qu'on poserait des questions en haut de chaîne, ils nous répondraient que c'est pour garder une présence un minimum discrète pour ne pas déranger ces foutus oiseaux. Entre ça et le coup des escargophones juste avant... C'est juste, raaaah soupir . Ce besoin d'enfermer les escargophones, une salle des transmissions suffirait pas ? J'aimerais bien ne pas avoir à demander à la commandante l'autorisation, si j'ai envie d'appeler ma mère par exemple quoi. ... Elle a pas précisé, mais j'espère qu'elle reste pas dans la pièce aussi à ces moments là hein ? J'espère sinon je jure je pète mon scandale. Quand à la chambre... Hm il vaut mieux rester entre officiers pour le moment je suppose ? Au moins au début pour voir comment ça se passe et pas faire genre. Je pourrais toujours bouger par la suite j'imagine au besoin, surtout quand la saison touristique sera passé.

- Va pour les quartiers supérieurs aussi.

Bon la situation est pas glorieuse, mais cet endroit à une architecture intéressante. Y a peut-être un potentiel intéressant à exploiter ? Je me demande s'il y a au moins moyen de gagner un peu de place ? Il faudra visiter le fort entier pour voir. Rien que dans cette écurie, je suis sûr qu'il y a des choses à faire. S'il n'y a que la jeep mentionnée avant (qu'il faudra que j'examine aussi, je me demande si j'aurais la permission de la démonter), il y a surement de l'espace sous-exploité. S'il y a encore des chevaux…  On verra ça après avoir briqué je suppose. ... Pour briquer ce genre de bois, je suppose qu'il vaut mieux utiliser ... ... ... Attends. Comment ça on va briquer ? Je suis venu depuis le milieu de Grand Line... Pour venir briquer son plancher ? ... C'est une blague j'espère. MAIS QU'EST CE QUE TU ME RACONTES COMME CONNERIE MEUF ! Je viens littéralement d'Enyes Lobbies, la semaine dernière j'étais encore soldat aussi ! J'avoue être tellement sur le cul que je réagi même pas à ce qu'elle dit, Madame partant toute contente pour aller faire sa ronde.

- Donc si j'ai bien compris. Elle voulait des renforts, vu qu'elle avait des trous dans sa chaine hiérarchique, suite à des départs. Elle les reçoit juste à temps, juste avant le moment ou l'ile va connaitre sa période la plus active, d'un point de vue du passage, à cause du tourisme. Maintenant qu'elle les a, elle veut qu'on fasse les soldats et qu'on lave le sol ?

Je suis la seule que ça choque ? Tu m'étonnes que les autres se soient barrés ! Non parce que là faut qu'on m'explique, j'ai l'impression qu'il me manque une info. J'ai raté un message ? Pourtant elle a l'air d'y tenir à sa méthode, vu qu'elle a direct sorti les menaces et la carotte. Genre en un an, je vais passer de Lieutenant à Colonel avec un seau et une brosse.  J'ai plus l'impression d'être puni qu'autre chose, mode mutation punitive. ... Ah. Sleb ? Je savais que certains grincerait des dents sur la façon dont j'ai traité Lerstinguen, mais ils iraient aussi loin ? J'avais l'autorisation pour le chercher, j'ai pas fait une vendetta quoi, en plus on m'y a envoyé beaucoup en mode "fait ce que tu veux, mais tu te démerdes". Franchement s'ils me punissent parce que je l'ai plus livré à la ville de Water 7 qu'au gouvernement, se serait culotté de leur part. Non ? ... C'est pas comme si j'avais vraiment eu le choix pour l'arrêter hein. ... Bon peut être que si, si j'avais juste piquer le bateau pour me barrer avec Gwart à bord... Ok, je vais peut être faire un peu profil bas pour le moment et observer, dans le doute, on sait jamais. Au final, après mon air perdue et interrogateur, je n'aurais jamais pu passer à l'indignation, pour tout de suite passer à la résignation. Un peu au bout de ma vie et à défaut de meilleure idée pour le moment, je hoche la tête à la proposition de l'aspirant en lui indiquant que je vais le suivre.

- Je viens. C'est probablement le seul endroit du fort ou il y aura quelque chose d'intéressant à voir. ... J'aimerais bien voir aussi l'état du sol là-bas. Si tout est aussi propre qu'à l'extérieur, je suis curieuse de quelle quantité de travail on parle vraiment, surtout pour mobiliser quatre personne juste pour ça. J'imagine qu'elle va vouloir qu'on frotte ailleurs aussi ? Si elle veut qu'on fasse ça, je me demande ce qu'elle a prévu pour les autres qui viennent d'arriver.

Ce type a l'air tellement carré que j'ai du mal à croire en ma théorie de la mutation punitive. D'un autre côté, la Lieutenant Sonata avait l'air tellement mal sur le bateau, que si ça se trouve elle se reprochait juste une connerie qu'elle aurait faite. Pour la Lieutenant Enyo, aucune idée. Va falloir faire le point sur tout ça.
Lucina Deminus
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Ényo Eirini
Ényo Eirini
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Sam 14 Mai - 10:57
Titre du rpft. Les gens du rp

Droit au but qu’ils disaient à l’OM, bah, j’peux te dire Ényo que t’es pas prête de voir le fond des buts. À mesure que vous vous enfoncez dans le bâtiment, son organisation se dévoile à vous avec une fausse timidité. Le bois rosé qui compose l’essentiel de ton lieu de travail est un étrange contraste avec les bâtisses en pierre que vous avez vu à votre arrivée. Tout le monde s’est plié sans ronchonner à la remise d’escargophone, au moins, personne dans l’effectif ne se la joue rebelle. Cette organisation étroite, un peu labyrinthique te rappelle le domaine. Sénèque, ce vieux croûton avait un goût tout particulier pour complexifier le simple d’apparence. Ici, tu n’es pas déçue. L’histoire du lieu est prenante, toi qui es curieuse et qui apprécies le folklore, tu es servie. C’est assez rare de voir un homme construire intégralement un avant-poste pour la Marine qui vient s’installer. Le lieu n’est clairement pas fonctionnel, lorsque tu apprends que la voie de passage des chevaux est elle-même couverte de plancher, tu as un soupire interne, l’odeur déjà, il faut constamment nettoyer pour éviter que l’odeur ne persiste et ensuite, le bruit que ça doit faire. Le claquement rythmé des passages quotidiens réguliers, ce doit être un cauchemar auditif pour ceux qui habitent ou bossent à proximité.

Perchée sur le haut de la tour, la commandante en profite pour engagé son petit monologue sur les attentes qu’elle a envers vous. La première est que vous lui répondiez sur votre piaule. Les choix sont minces et pas glorieux, mais la pudeur c’est pas trop truc. Toutefois, se dire que la commandante qui a connaissance du rythme naturel et saisonnier et de l’île, n’a pas fais installer des dortoirs collectif à proximité de la base, tu trouves que c’est un manque de rigueur, mais bon, t’es pas là pour casser les couilles, t’es là pour faire ce qu’on attend de toi.

- Je voudrais une place dans les quartiers supérieurs également ma commandante.

Les quatre vœux formulés, Violette peut passer aux prochaines informations.

Tu n’es pas prête à entendre ce qui va suivre. Que vous deviez récurer les chiottes, les écuries, la cuisine ou quoi que ce soit, tu n’en a rien à cirer, ironiquement, mais le leitmotiv invoquer pour rythmer vos journées de corvées, tu trouves ça moche. Si elle voulait que tu brosses à quatre pattes, il lui suffisait de le dire, inventer des excuses honorable et un chantage au grade, c’est moche comme intimidation. Derrière ses petits airs innocents, la commandante Pséma cache bien son jeu de sadique. L’illusion de la méritocratie te fait également tiquer, c’est aussi moche de vendre la gloire des grades à responsabilités de cette façon.

De l’incompréhension découle de la frustration qui se mue en colère chez toi. Tu serres les dents alors que ton regard se durcie et tu tentes de ne pas presser la main de ta supérieure lorsqu’elle vient serrer poliment la tienne avant de se retirer tout en vous laissant du temps libre. Tu tchipes d’agacement avant de t’étirer de tout ton long.

Le fait que l’aspirant Stukov parle au pluriel te perturbe, à moins qu’il s’inclue avec quelqu’un dans son dialogue ? Mais tu ne sembles voir aucun geste d’approbation de la part des deux jeunes femmes. Tu n’as guère eu le temps de voir Sonata pendant le voyage, elle est assez discrète sur ses allées et venues. C’est aussi l’occasion de faire plus ample connaissance avec les autres, vous risquez de partager la même piaule de toute façon.

- Je vais vous imiter. Autant se résigner d’emblée par nous-même avant de subir la surprise de la tâche qui nous incombe. Tu marques une brève pause. J’en pense pas moins Lucina, si ça se trouve, c’est une veille tradition ou un truc du genre, histoire de mettre dans le rang quelques orgueilleux. Personnellement j’en fou pas mal de faire les sols, mais que ce soit dit sans hypocrisie.

Quelques étages plus bas, non loin de la cours, alors que les recrues déjà en poste depuis quelque temps s’entraînent, les écuries se découvrent à vos yeux avec ces grandes portes battantes que l’on peut verrouiller à l’aide d’un crochet, comme des volets. Les soldats sont assez concentrés à appliquer les bases qu’on leur a inculqué, on sent encore des maladresses et des hésitations, mais sur une île perdue comme celle-ci, pas sûr que ça leur soit d’une grande utilité. Si la jeep est silencieuse, dommage qu’elle ne soit pas auto-nettoyante. Il y a quelques traces de boues au sol, de quoi donner le ton.

- Voyons voir ça.

Tu tires l’un des battants pour le verrouiller avec son crochet, l’autre est sans doute pris en charge par quelqu’un d’autre. S’ouvre alors devant vous la présence d’un véhicule les roues sont sales et le parquet, pourtant en bon état est terni par les allées et venues de la caisse. C’est un peu poussiéreux, pas forcément sale, mais c’est dans l’état d’un endroit fonctionnel et non de plaisance.

- Si y a vraiment besoin de quatre personnes pour nettoyer ça, c’est vraiment du foutage de gueule. Je préfère autant récurer des canalisations bouchées, au moins là, tu sais pourquoi t’en as pour la journée ou la semaine.

Tu soupires longuement, relèves la tête et ravales un râle rageur. Tu serres et ouvre les poings à plusieurs reprises comme pour chasser la colère de la même façon qu’on s’égoutte les mains après les avoir lavées. Une fois que tout le monde à observer ce qu’il voulait, tu fermes les portes de l’écurie

- Puisqu’on est là pour un moment, vous pouvez m’dire ce qui vous a poussé à enfiler l’uniforme ?

Tu t’adosses au mur après avoir posé ton épée à côté de toi et commences à écouter qui voudra bien parler en fixant tes interlocuteurs à tour de rôle, enfin, si quelqu’un veut bien partager ses motivations. Tu t’aviseras de répondre à ta propre question en dernière ou si un blanc se fait sentir.

- L’envie d’être utile, servir le corps social majoritaire. Plutôt que fantasmer l’idylle de certains projets, il est plus sage de se ranger dans l’organisation où tu as les meilleures chances d’agir pour autrui.

Un peu plus tard, avant que les autres ne veuilles peut-être participer à l’entraînement ou partir ailleurs, tu rajoutes.

- Y a des gens qui savent jouer aux échecs ici ? Je ne serai pas contre quelques parties le soir.

Tu anticipes peut-être un peu loin, mais c’est aussi un moyen de tisser quelques liens, les points communs forgent les relations amicales. Ton regard va ensuite se perdre entre les discussions du groupe et les gestes saccadés, répétés et maladroits des jeunes soldats.

L’heure du repas ne tarde pas à se pointer, la faim se fait sentir et tu es bien curieuse de savoir comment on va vous traiter. Vu le sadisme de la commandante, tu t’attends à des repas sommaires, fonctionnels, il ne faudrait pas casser l’immersion totale en réalité augmentée dans votre nouvelle vie inédite de nouveau soldat de la Marine, n’est-ce pas ?

Ényo Eirini
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Sonata Mordheim
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Dim 15 Mai - 14:56





Tâche d'encre

La tête du poulpe en pleine réflexion se releva pour constater le rejet assez virulent de la nouvelle de la part de la femme-bête. Cela ajoutait des épices à la paella qu’était le préjugé sur la férocité des membres de sa race. La demoiselle au ton un peu plus qu’agacé terminait sa phrase par une question rhétorique sur le fait d’être à nouveau soldat, ce à quoi Sonata répondit honnêtement:
-En effet.

C’était sorti assez naturellement, et avec toute la lassitude que l’on pouvait imputer à son expérience des tâches répétitives et basiques pendant son enfance. Apparemment le grand gaillard décidait de se rendre dans les écuries pour constater l’ampleur du travail, les autres avaient l’air d’être d’accord avec l’idée et Sonata ne lâcha qu’un geste pour signifier qu’elle viendrait et s’éloigna du rempart. La cornue se rangea du coté de la femme bête, considérant l’absurdité des ordres donnés.
-L’hypocrisie que tu constate fait peut-être partie d’un stratagème plus important visant à former des vexations, signala la femme poulpe. Peut-être que ton agacement est précisément le but recherché, et non l’envie de te donner une justification détournée d’accomplir ce qu’elle t'a ordonné de faire.

L’ondine repensa à l’organisation et explicita ses propos.
-Lorsque quelqu’un cherche à manipuler plusieurs personnes pour les faire obéir, procéder à un sondage insidieux de cette manière permet de séparer le grain de l’ivraie, de constater qui s’offusque et qui plie l’échine. En un sens les deux comportements peuvent constituer une mauvaise réponse dans le cas présent. Ne pas s’offusquer fait de nous des faiseurs, donc des subordonnés, pas des éléments actifs mais rien de plus que des créatures dociles, donc pas des chefs. S’offusquer est une marque d’estime de soi si la tâche est véritablement au-dessous de nos prérogatives habituelles, mais la rigueur et une maîtrise de soi sont importantes pour diriger d’autres personnes. En pensant en dehors du cadre, accepter mais déléguer la tâche remplirait les deux critères, mais le commandant à sûrement prévu ce cas de figure.

Peu de temps après cette phrase, le groupe était devant l’écurie, maintenant hangar à véhicules. Une jeep les attendait, ainsi que plusieurs motodial à sidecar de basse qualité sous bâches poussiéreuses, mais moins sâles pour le coup. La tâche ne promettait pas d’être longue, surtout pour des effectifs aussi nombreux. Au juste de quoi prendre six heures à un homme seul et motivé.
-Puisqu’on est là pour un moment, vous pouvez m’dire ce qui vous a poussé à enfiler l’uniforme ? demandait la cornue avant de s’adosser au mur jouxtant la porte qu’elle avait refermée.

La question valait bien la pensée qui avait dû traverser l’esprit de la moitié du groupe en entendant l’ordre. Rien de tel qu’un obstacle barbant pour se demander qu’est ce que l’on fait, au juste, dans cette situation. Fixée en première, la femme poulpe resserra ses tentacules sur eux mêmes en réfléchissant à une réponse qui éviterais d’éveiller les soupçons du grand gaillard si jamais c’était bien l’agent de l’organisation qu’elle connaissait et qu’il travaillait pour eux. D’un autre côté, éveiller ses soupçons c’était une manière de l’exposer assez facilement. Il avait beau être grand et fort, la femme poulpe ne se faisait pas trop de soucis quand à son appréhension si jamais elle devait en venir aux tentacules. Elle regarda le grand colosse dans le casque pendant un moment, cherchant à percer les ombres pour voir ses yeux, en vain.
-J’ai besoin de la puissance de la marine et de son influence pour récupérer quelqu’un qui m’est proche mais que je ne connais que sous un matricule, MAS-05, confia Sonata d’une voix basse et sombre sans lâcher le gaillard des yeux.

Elle détourna finalement le regard et la tête,  se retournant pour observer les rangs se former pour l'entraînement, les effectifs se donnant armes de bois et fusils à cartouches savonneuses aux participants, puis elle inspira longuement avant de se reprendre.
-Je l’ai perdu de vue depuis quelques années, il est peut-être déjà mort, pour ce que je sais, donc la marine est aussi un moyen de trouver quelque chose à faire de ma vie vu que je n’ai nulle part où aller.

L’idée n’était pas nécessairement de miner l’esprit de tout le monde, mais une fois le chat sortit du sac, dur de l’y faire rentrer de nouveau. Cela allégeait d’un poids la femme-poulpe, au détriment peut-être de ses collègues, mais Sonata ne doutait pas qu’ils ne manquaient pas de temps pour digérer l’information, surtout vu les tâches demandées par le commandant. Les autres avaient également potentiellement à répondre à la question, aussi l’aquatique créature décida de se retourner pour désigner la femme bête et le grand gaillard du regard.
-A vous j’imagine, je tiens à demander pardon si vous avez ressenti ma réponse comme déprimante.



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Sonata Mordheim
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Grigori Stukov
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Lun 16 Mai - 15:08
Si les demandes de travail de la commandante laissait le Soldat de marbre, on ne pouvait en dire autant de ses collègues, qui paraissaient outrées par l’état des choses, à l’exception de la femme-poisson qui y paraissait simplement résignée. C’était à ses yeux la bonne option, après tout, quel intérêt de se battre contre un ordre d’un supérieur?

Un ordre est un ordre lieutenantes. Nous n’avons pas notre mot à dire quant à son contenu, d’autant plus s’il ne nous met pas en danger. Nous concevons que vous n’appréciez guère ce genre de tâche, d’autant plus après avoir pris du grade, mais pensez vous que se battre pour éviter les corvées vous apportera quoi que ce soit?

Si elles répondaient par l’affirmative, l’infiltré devait bien reconnaître être curieux de leur logique. Un élément désobéissant était une bombe à retardement pour ses supérieurs, et ils feraient leur possible pour le faire plier afin de s’assurer de ne pas avoir de souci par la suite. L’ordre et la discipline étaient la fondation d’un corps militaire, c’est ce qu’on lui avait enseigné et c’est ce en quoi il croyait.

La poulpe avait analysé la situation, extrapolant légèrement, mais sans réelle faille que le Soldat puisse trouver. C’était sans doute qu’elle avait raison, ou au moins que sa logique se tenait. Pour autant, personne ne rechigna réellement à aller examiner les écuries, qui n’en avaient finalement plus rien.

Grande salle au parquet rose et aux stalles probablement détruites depuis longtemps, elle n’abritait aujourd’hui que des véhicules de deux types, des motos et une jeep. Cependant, bien que la salle soit grande, elle ne paraissait pas spécialement sale, et outre quelques bâches poussiéreuses et autres traces de pas, le travail à effectuer semblait relativement mince. Si le Soldat s’interrogea un instant sur la nécessité d’assigner quatre personnes à la tâche, il décida de rejeter l’idée. Il n’était pas responsable de la base, n’avait aucune idée de ses effectifs, et si la Commandante avait décidé de mettre quatre personnes sur ce travail, c’est qu’il devait y avoir une raison. Et s’ils finissaient plus tôt, et bien, tant que le travail était fait, il ne devrait pas y avoir de souci n’est ce pas?

L’analyse de l’aspirant était visiblement partagée par la cornue, même si celle-ci s’exprimait de manière bien plus crue. Que ce soit pour se familiariser avec ses compagnons d’infortune ou pour simplement faire la discussion, elle posa cependant une question relativement intéressante. Pourquoi s'étaient-ils engagés dans la Marine? Dire la vérité était bien sûr impossible pour le colosse. Alors qu’il cherchait à trouver une histoire à raconter, il entendit soudainement son matricule, se retenant de force, bien qu’un instant trop tard, de relever la tête pour savoir qui l’appelait. A la voix, c’était visiblement la médecin.

Les choses se compliquaient pour l’infiltré. Si la jeune femme connaissait son matricule, elle venait probablement elle-même d’Ashita, mais n’était pas une alliée? Dans ce cas, il ne la reconnaissait pas, mais elle le reconnaissait, elle était une variable dangereuse pour sa mission. Il se repassa sa réponse en tête, elle cherchait à le retrouver. Pour quelle raison, il l’ignorait, mais de ses mots, ils étaient proches. Le grattement à l’arrière de son crâne reprit, comme essayant de lui dire quelque chose. N’avait il pas connu une femme-poisson étant enfant? C’était possible, il avait vu passer tellement de gens de toute manière… Une femme-poisson de son âge… Se rendant compte qu’on attendait une réponse de lui, il prit la parole.

Notre père était marine de profession. Il a souhaité que nous reprenions le flambeau. Les choses ont fait que nous avons été déplacé vers les Cipher Pol plutôt que la marine, mais il ne s’agit que d’un détail. Rien de réellement important en somme, contrairement aux raisons de la lieutenante Mordheim.

Et pour vous répondre lieutenante Eirini, nous n’avons jamais appris à jouer aux échecs. Nous pouvons apprendre bien sûr.

Qu’en est il de vous lieutenante Deminus?


Prêtant attention à la réponse, le regard du colosse se dirigea vers l’horloge installée au dessus de la porte, vérifiant l’heure par rapport aux horaires habituels des bases marines qu’il avait pu visiter.

Si nous pouvons nous permettre, il reste vingt-trois minutes avant l’appel au mess. Nous pourrions commencer à nous y diriger, ou à défaut trouver notre chemin. De plus, puisque nous ne devrions en avoir que pour… deux heures environ, trois au maximum, pour effectuer notre tâche, pourquoi ne pas utiliser les terrains d’entraînement de la base par la suite?
Grigori Stukov
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Mar 17 Mai - 1:27
Bon dans l'ensemble, on dirait que les autres filles sont aussi à peu près d'accord avec moi. Je sais pas si l'hypocrisie aurait été le terme que j'aurais choisi pour cette situation, mais au pire on s'en fou. Au moins elle donne son avis et a l'air moins coincé que j'aurais pu craindre. Elle m'appelle même par mon prénom directement, tant mieux. Y a moyen qu'on s'entende. Pour ce qui est de l'aspirant Stukov...

- Les ordres c'est une chose, mais faut voir de quoi on parle. J'en ai rien à foutre de nettoyer. Avant de venir dans la marine, j'étais ingénieure sur le train des mers. J'ai l'habitude d'avoir les mains dans le cambouis pendant des heures et d'y passer encore une ou deux après, pour tout nettoyer. Pas parce que je suis soi-disant lieutenant dans la marine maintenant, que je vais m'estimer au-dessus de ça. Si faut donner un coup de main aux mecs à la serpillère, y a pas de problème. En revanche, demander des renforts dans sa chaine hiérarchique pour leur dire à leur arrivée ; désolée j'ai rien à vous faire faire, donc vous allez récurer. J'avoue ça me dérange. C'est une perte de ressources et de moyens, alors qu'on pourrait faire plus ailleurs. Ca me fait doublement chier quand la seule explication qu'on me fournit, c'est ferme ta gueule et fait ce que je te dis si tu veux ton grade, sinon je te démonte. J'en ai rien à battre de mon grade ! Ok ?!

Oups, je crois que je suis énervée. La fourrure hérissée, je baisse mon doigt pointé sur la montagne de muscle devant moi, tachant d'éteindre les éclairs dans mes yeux et de ranger mes canines. Je n'ai jamais appris l'électro après tout et euh, je voulais faire profil bas je crois. C'est juste que... Il m'a fait démarrer dans une situation ou j'étais déjà agacée de base. Agacée et surtout très déçue, déçue de cette affectation dont je ne voulais pas. Si je comprends l'importance de ce genre de base afin de protéger les populations, j'aspirais pour ma part à surtout combattre les criminels. Pas à être envoyée... Dans une prison en bois rosée... Fermant les yeux, je me détourne de l'aspirant pour me mettre dans un coin afin de pousser un long soupir et me calmer. Il n'y est pour rien après tout, j'ai pas à me défouler sur lui comme ça, alors qu'il ne fait que donner son avis. C'est à ce moment là que Sonata nous avança son analyse de la situation. ... Wola, si c'est ça c'est quand même vachement vicieux comme plan. Si on suit ça à la lettre, alors Grigori serait l'archétype même du subordonné et moi de la chef ? C'est un peu simplifié, mais je suppose qu'il y a une certaine logique. Après ce n'est qu'une logique superficielle bien entendu, un moyen de se faire une première idée, qui ne s'applique pas forcément à tout le monde qui plus est. Enyo s'est offusquée par exemple, mais pas de la tâche, seulement de la manière dont elle a été amenée. Quand à Sonata, difficile de juger quelqu'un qui à vue à travers votre stratagème si c'est cela. En tout cas, ça prouve que la femme poisson est capable de réflexions très profondes. En tout cas pour moi. La réflexion dans tous les cas aura au moins eu le mérite de m'aider à penser à autre chose et me calmer. Du coup je profite de mon sang-froid retrouvé pour me tourner à nouveau vers Stukov, plus calme et un peu gênée je l'avoue.

- Désolée, c'était pas contre vous. J'ai juste du mal à comprendre cette situation et du coup ça m'agace, mais c'est pas votre faute et vous n'y êtes pour rien. J'ai pas l'intention de partir au clash, si ça peut vous rassurer au moins. On vient tout juste d'arriver après tout et j'ai encore aucune idée de tout ce qui se passe vraiment dans le coin. En tout cas pour le moment. Après d'ici une semaine ou deux, je vous promets rien ! Haha. Ha...

Vous connaissez la personne qui essaye de forcer un rire pour détendre l'atmosphère et qui se heurte à un mur en béton armé ? Cette personne là, c'est moi. Pas évident à décoincer, l'aspirant Stukov. Je commence à me dire que sous ce casque, se cache les traits mécanisés d'un Cyborg ou d'un robot. Se serait cool si ça serait le cas huhu, des étoiles s'allumant dans mes yeux rien qu'à l'idée qu'un tel spécimen puisse se tenir potentiellement devant moi. Cependant je me calme très vite. De un rien ne prouve qu'il en est un et de deux, bah je vais pas disséquer ce pauvre garçon. On se contentera de la jeep pour le moment ! Ca tombe bien, puisque mes sautes d'humeurs terminées, notre joyeuse compagnie prend donc la direction des fameuses écuries reconverties en garage. De part la construction de la ville, 90% des transports se font avec des Bulls, mettant à pleine contribution les canaux de la ville. Du coup j'avoue que niveau véhicule, on a pratiquement rien là-bas. Après c'est assez général en soi dans le monde j'ai l'impression. Voitures, motos et autres du genre sont un moyen de locomotion peu populaire, ce que je comprends. C'est cher, ça demande pas mal de connaissances mécaniques et il y a souvent largement moyen de faire sans. Du coup j'apprécie à titre personnel d'en voir ici, surtout la jeep modifiée à l'aide de dials venant des cieux. Dans un sens, cet engin est potentiellement plus rare et difficile à trouver qu'un Fruit du démon ! De quoi faire remonter ma bonne humeur en flèche, me faisant humer un petit air alors que je fais un tour rapide du véhicule. L'idée de nettoyer les "dégâts" de cette petite chose au sol me semble même un bien faible prix à payer, si ça me permet de travailler dessus. Il faudra que j'en parle à la commandante. Le retour de l'optimisme est de la positivité, oui je suis un esprit simple.

- Franchement, vu la quantité ça va. Si on considère ça comme une mission annexe à notre poste, alors ça peut faire un petit moment de cohésion entre lieutenant, avec l'aspirant bien sûr. S'il suffit de bichonner ce petit bijou pour pas prendre la grosse tête pour la commandante, moi ça me va. En 1 heure c'est fait, deux grand max s'ils sortent avec tous les véhicules et qu'ils en mettent partout.

Est-ce que ma bonne humeur influence sur mon sens des réalités ? Pas impossible, mais laissez moi tranquille sur mon petit nuage s'il vous plait, je retournerais m'écraser sur la terre ferme bien assez tôt. Enyo continue de maintenir la bannière des pas contents de toute façon, donc c'est pas comme si la commandante était tirée d'affaire après tout. Toute sourire, je reviens vers les autres hors du bâtiment alors que la Lieutenant Eirini décide de changer la conversation. ... Ah. Je ne descends pas de mon petit nuage, mais j'avoue avoir failli chuter. Mon poing en revanche s'est serrer et mon regard c'est durci, alors que certains avis de recherche passèrent devant mon regard. Penser à ces criminels ne m'était jamais agréable, mais ce n'était pas plus mal. Je n'avais aucune envie de m'habituer, de me lasser. Seulement ce n'était pas le moment de me laisser habiter par cette colère, j'avais déjà assez haussé la voix ce matin. Pas envie de me défouler encore sur quelqu'un qui n'avait rien demander. Heureusement, je n'étais pas la première personne à répondre, de quoi laisser le temps de recentrer mes émotions, mais aussi de me faire manquer quelques interactions entre certains qui auraient été intéressantes à relever. Une prochaine fois peut-être. En même temps, la réponse même de Sonata donne déjà largement de quoi matière à penser. Quelqu'un qu'elle a perdu de vue depuis longtemps. Un amour de jeunesse ? C'est pas courant comme surnom MAS-05, comme premier amour. ... Brrr. Rien que de penser à mes histoires de cœur personnel. Nop nop nop, on se concentre. Sonata donc, est entrée dans la marine pour des motifs très personnel il semblerait, ce qui nous fait un point commun pour ça j'imagine. En revanche, là ou la haine et la vengeance semble approvisionner ma motivation, c'est la tristesse et la mélancholie qui semble alimenter la sienne. C'est l'impression que j'ai en tout cas. De la solitude aussi... Ok, note perso, être cool avec elle. Je sais pas si je pourrais l'aider, vu que ça a l'air vachement personnel ces soucis, mais ça ne coute rien de garder les oreilles ouvertes. MAS-05, c'est pas un terme qu'on entend tous les jours. Qui sait, il est peut-être pas si loin que ça avec de la chance. Je ne peux pas m'empêcher de prier que ça soit le cas pour elle, en tout cas.

- Si je peux aider un jour, n'hésite pas. Si j'entends parler de ce matricule, je te tiendrais au courant.

Les chances sont maigres et on se connait à peine, mais cette femme me fait vraiment bonne impression, alors j'ai envie de lui assurer mon soutien, aussi maigre et maladroit il puisse être. On ne sait jamais après tout. Du côté de Grigori, même si l'histoire est plus classique, elle me parle également. Même s'il reste vague, je ne peux que comprendre le sentiment de marcher dans les traces de son père, me faisant hocher la tête avec approbation. Même si j'ai pris cette profession plus par amour du métier qu'autre chose, je ne peux pas nier que ça a contribuer aussi. Je ne sais pas ce qu'il penserait en me voyant ici aujourd'hui, mais j'espère en tout cas ne jamais lui faire honte sur mon travail. Je sais toute l'importance que ça avait pour lui après tout... Mais d'abord.

- Désolée je joue pas du tout aux échecs.

Ma main et ma tête s'allient à mes mots pour exprimer clairement mon désaccord, sur une quelconque envie éventuelle, de participer à cette activité. Jamais j'aurais la patience et les neurones pour ça, bonne chance Grigori et amusez vous bien. Quand à la raison d'Enyo pour être entré dans la marine... Dans un sens, cela me rappelle un peu Sonata, pour son côté je savais pas quoi faire, du coup j'ai fais ça. Une envie de bien faire, mélangé à un sentiment de solitude. Trouver un sens à leur existence. Je trouve ça un peu triste. J'espère qu'elles trouveront ce qu'elles recherchent toutes les deux, vu qu'apparemment, la vie n'a pas dû être tendre avec elles jusque là. ... Mais je jouerais pas aux échecs avec toi quand même. ... Bon ok j'en essaierais peut-être une un jour. ... Ouais, tout le monde me regarde et ça n'a rien à voir avec le passe temps surprenant de la Géographe. Va falloir que je réponde aussi c'est ça ? J'avoue ne pas avoir envie, mais d'un autre côté, j'ai pas envie de mentir non plus. Surtout quand Sonata a été aussi franche.

- Pour ma part... C'est assez classique aussi je suppose. Je fais partie de ces gens qui vivaient leur vie paisible, jusqu'à ce qu'un jour des criminels débarquent dans votre vie. Ils font ce qu'ils veulent, casse quelque chose de précieux et repartent impunis. ... Plus jamais.

La vengeance, je ne le dis pas, je ne le prononce pas, je ne l'évoque pas, mais je doute que quelqu'un soit dupe ici. Ma caisse posée au sol à la verticale, je pose mes deux bras sur elle comme si c'était une table. D'une attitude nonchalante, je m'appuis à elle, tandis que mes yeux, étonnement calme, pour ne pas dire vide, admire la cour devant moi. Vengeance... Je n'ai pas le droit d'évoqué ce mot. Regardant les soldats faire leurs exercices dans la cour, leurs gestes pour la plupart maladroit, je me dit qu'ils ne sont pas encore prêts. Pas prêts à un vrai combat. Tout comme moi... La vengeance est un terme bien trop éloigné encore, pour quelqu'un d'aussi faible que moi. Il me suffit de me rappeler la raclée que j'ai reçu à Sleb pour ça. Même s'il m'avait pris par surprise, il ne fait aucun doute que Kikugi est bien plus fort que moi encore aujourd'hui. Levis, qui m'a sauvé l'était bien plus encore. Pourtant ce ne sont des noms jamais évoqués dans les journaux. Alors, allez savoir à quel point il est loin de moi, lui. Lui qui plus d'une fois à occupé les premières pages. A quelle point sa force surpasse la mienne. A quelle point elle a encore dû s'accroitre, dans les tréfonds de Grand Line, pendant que moi j'apprenais tout juste les bases. A quelle point son pouvoir se renforce encore, alors que je suis coincée ici... L'écart qui nous sépare est probablement équivalent à la distance qui nous sépare, elle aussi. Suis je seulement capable de la réduire ? Cette distance ? Ce n'est malheureusement pas en construisant un bateau que je le ferais en tout cas.

- Ouaip, allons manger.

J'ai choisi la marine pour réduire cette distance, j'espère que cette dernière ne me décevra pas. D'un coup de pied dans le bas de ma caisse, c'est d'un geste habitué que je renvoie cette dernière dans mon dos. Si je ne suis pas venu sur cette ile pour récurer du parquet, je n'y suis pas venu non plus pour broyer du noir, ou pour me laisser morfondre. J'ai dis que j'attendrais de voir ce qu'il en est vraiment ici avant de prendre ma décision, alors je le ferais. Soufflant un bon coup, je me tape les joues pour me remotiver, afin de suivre le mouvement en direction du réfectoire. Rien de tel qu'un bon repas pour me remettre dans un bon mood, en espérant que la cuisine d'ici vaudra le coup d'œil. Je ne m'attends pas à des miracles, mais une bonne surprise est toujours possible. Chaque île à toujours au moins une spécialité locale après tout, avec un peu de chance ils feront exprès de la servir aux nouveaux arrivants justement. Quand à ou se trouve la cantine... Vu la taille du fort, il ne devrait pas être difficile de trouver un attroupement d'affamés faisant la queue. A défaut, je suis sûr que notre odorat saura faire l'affaire sinon.  

- Ah, vu le nombre, je pense qu'on a trouvé.

Franchement, cette Commandante devrait vraiment revoir sa façon d'accueillir les gens. Elle fait des plans vicieux chelou potentiels pour voir qui peut être un bon chef et un bon soldat, foutant bien une ambiance de merde. Cependant à côté de ça, elle nous laisse aucun guide pour nous faire visiter au moins le fort, afin qu'on en apprenne les lieux importants. Bref, pas envie d'y penser. D'un pas léger, je rentre la première dans les lieux afin de voir ce qu'il en est. Sans grande surprise, l'endroit est constitué lui aussi de ce bois rosé que l'on voit partout. On pourrait croire qu'on pourrait en faire une overdose, mais nous sommes des marines après tout. Vivre en permanence dans une bicoque en bois, c'est notre quotidien en mer, alors pourquoi pas sur terre je suppose ? Bref. A vue de nez, l'endroit a l'air d'être conçu pour pouvoir accueillir dans les quatre-vingt personnes à la fois. C'est petit, je doute que le nombre de marin dans ce fort dépasse de beaucoup la centaine. Avec un peu de rotation, certains postes devant être occupé en permanence, cette taille suffit largement du coup. Choppant un plateau et passant à la chaîne, le repas a l'air classique, du coup je suis un peu déçue. Tant pis, des pates, une escalope et une petite sauce, ça sera très bien pour un début ici. Après quoi, j'observe d'avantage la salle à manger et ceux qui y sont déjà assis. Une grosse moitié m'est pour le moment encore inconnu, ce qui n'est pas une surprise. En revanche je repère aussi rapidement une trentaine de visage qui me sont familiers, certains plus que d'autres encore d'ailleurs. Posant mon plateau sur une table pas loin de la leur, je laisse les autres s'installer pendant que je viens aux nouvelles.

- Alors les gars, ça se passe comment cette nouvelle arrivée, de votre côté ?  
- Toujours avec votre caisse "Lieutenant" ? Vous devriez faire attention à ne pas occuper des places qui ne sont pas à vous.
- S'ils ont laissé entré ton égo ici Gladius, c'est que ce n'est pas la place qui manque.

Crise de fou rire général au niveau de nos tablées après ma répartie, alors que je lance un regard moqueur à cet imbécile qui maugrée dans la barbe qu'il n'a pas. CHEH. Range ton poison, serpent de mes deux. Si la plupart n'ont pris ça que pour une boutade légère à un homme à la fierté effectivement bien remarquée, les applaudissements discrets de Frédérick, qui lui je le sais à parfaitement compris les insinuations sous jacentes échangées, me font particulièrement plaisir je l'avoue. C'est d'ailleurs vers lui plutôt que je me dirige, afin d'avoir les infos du moment. Après ça, je passe derrière Tama pour lui chuchoter qu'on se voit plus tard, pour revenir à notre "table d'officier" pour rapporter les quelques nouvelles du bord.

- Apparemment, eux ils savent déjà un peu plus ce qu'ils vont faire en plus du récurage. En plus de ce fort avec sa petite centaine d'habitants, il y a une petite garnison en ville. Là-bas il y a une trentaine de bonhomme qui y sont stationnés en permanence, avec une rotation toutes les deux semaines avec des gars d'ici. Il y aurait aussi trois sergent-chef qui y seraient en permanence, pour gérer tout ce monde là-bas. C'est un peu la police de proximité en ville et la "garnison" en renfort ici au besoin. Me demande si on ira nous aussi.

Vu qu'on est trois lieutenant, ça me paraitrait logique qu'au moins l'un d'entre nous y passe régulièrement et tourne avec le reste, mais avec cette Commandant, je m'attends à tout maintenant, alors va savoir. .
Lucina Deminus
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