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Vous êtes perdu ? (1507)
Harts Yupiyakel
Harts Yupiyakel
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Mer 12 Jan - 20:50

Capitale du Royaume d'Illusia, 1507



Dix huit heures... dix neuf heures peut être ? Oui, à en juger par le crépuscule, cette histoire débute dans ces horaires là. La brise s'abattant sur le royaume d'Illusia était légère, douce. Une odeur salée et fraiche se laissait sentir aux narines de quiconque a deux grains d'odorat. Sous le ciel nocturne, une forme se dessinait. Un homme, d'un mètre soixante dix, maigre comme pas permis, en tenue de bonne famille. Une chemise blanche immaculée couverte par une veste de soie, le tout couvert de sangles de cuir servant d'étuis à deux six coups. Une boucle d'oreille argentée pendait sous l'origine de son ouïe, à la gauche de son visage, maintenue par trois maillons de chaînette. Ce type progressait dans la pénombre, lentement, les bras le long du corps. Dans sa main droite, des affiches craquelaient doucement sous le souffle produit par l'avancée du gaillard.

Il plie son coude, scrute lesdites affiches. Dessus, des visages, des nombres, des noms, et une inscription si visible qu'on pourrait la lire même si les papiers étaient à l'envers et trempés. "Wanted", pouvait-on lire en se concentrant. Sur les panneaux d'affichages des rues alentours, on eut pu voir qu'un malpropre avait arraché quasiment toutes les affiches de primes concernant les connards locaux. Le troufion ayant accompli cette tâche lit patiemment, en s'arrêtant devant une auberge, il scrute une dernière fois chaque visage. La scène se déroule dans les quartiers pauvres, où se mélangent à la pègre les pirates et criminels locaux. Ces derniers étant indistingable des pouilleux et autres clochards par les bonnes gens, il en naît alors un vrai gagne pain, celui des clampins sur la ligne rouge, celui de cet homme qui se dénomme Harts Yupiyakel.

Après quelques secondes d'attente, deux hommes sortent de l'auberge. Le gras les rend ronds comme des mats de galères, l'alcool les rend rond comme des queues de pelle, et leur naissance les a voulu cons comme des chèvres. A peine sortis, les deux troufions beuglent et chantent, des insultes envers la couronne. Dans le doute, le chasseur scrute ses petits papiers, les deux chanceux ne sont pas dedans.

-Kh... Pourquoi le pognon ne tombe jamais du ciel...

Le bougre pénètre l'établissement, et immédiatement, une odeur nauséabonde lui arrache un grognement. ça pue le bas peuple, et le grouillot de base. Quelques troufions chantent, salement bourrés, et sur le mur est, des catins attendent de trouver de la clientèle facile, allant parfois voir un client qui a l'air agréable au toucher, et face au comptoir, une place au bar est vacante. Le tireur approche. Agressé de toute part, sentant hurler à la mort son odorat, sa vue, et son ouïe, il s'installe, et demande...

-Un lait de chèvre.

De suite, un contraste s'installe entre cet homme et le reste de l'établissement. Non seulement il est mieux vêtu que les autres, mais il semble être le seul client sobre... quoi que... en observant les employés, on se rend compte qu'il est même le seul individu sobre de l'établissement. Il scrute les alentours.

-... deux... trois...

Trois clients. Trois clients semblent avoir une prime sur leur tête. Il glisse les affiches qui ne l'intéressent pas de l'autre côté du comptoir, les laissant tomber au sol à l'abris du regard des clients, et glisse celles qui l'intéressent dans la poche intérieur droite de sa veste. Il ne lui reste plus qu'à attendre... Soit une de ses cibles va sortir pour rentrer chez elle, soit elle va prendre une piaule pour dormir sur place. Dans tous les cas, elles vont finir par se séparer du troupeau, et Harts n'aura alors qu'à cueillir le fruit gorgé d'alcool. Un travail facile, en sommes. Mais il y a pourtant une chose qui l'insupporte. Il bosse là, et il hait être dérangé quand il travaille. Imaginez donc sa réaction quand une catin l'approche...

-Hé, beau brun. ça te dirait de...

-Je vous arrête de suite mademoiselle, je n'ai pas un sou en poche. Trouvez un autre client.

Dialogue rapide, le ton du bougre était doux, mais évidemment, si il n'y a pas une piécette à la clé, la donzelle s'est tiré. L'idiot s'est cru à l'abris pour la soirée, que la péripatéticienne aurait fait passé le message à sa collègue, mais voilà que deux minutes plus tard à peine, une seconde se ramène...

-Salut mon b...

-J'ai pas d'argent.

Répond-il plus sèchement.

-Tu sais, quand un beau morceau vient, on peut s'arr-

-Je suis castré.

Envoie-t-il avec un sourire forcé et antipathique. Bien entendu, ça suffit à faire fuir la donzelle... mais voilà que encore cinq minutes après, une nouvelle blondasse s'ajoute !

-Salut mon grand, je sais tout. Mais tu sais... Il y a d'autres moyens de se faire plaisir.

Nom d'un chien ce qu'elles sont lourdes dans cette boutique ! En même temps, avec sa tenue, l'excuse du "j'ai pas d'argent", aucune n'y croit. L'hostile personnage prend alors un grand sourire, et d'un air réellement curieux, il demande avec grand intérêt...

-Vous... vous vous êtes déjà pris une balle dans la rate ? Si jamais vous prévenez pas toutes vos copines que ça risque d'arriver à la prochaine qui vient me déranger, ça pourrait bien arriver à une d'entre vous.

La donzelle, un cil plus haut que l'autre, se recule vivement, et va enfin prévenir ses collègues que le type qui a l'air blindé est un incroyable connard. Au moins, il ne sera plus dérangé. Tant mieux, car comme les pensées de l'abrutis le disposent clairement...

"La prochaine catin qui m'emmerde, sans déconner je la pourrie."

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Rébéna Té Ra
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Mer 12 Jan - 22:11



Vous êtes perdu ?feat Harts Yupiyakel





Deux hommes discutaient sur les pontons des quais. Pêcheurs de professions, ils comparaient leurs prises récentes pour évoquer la fluctuation des bancs de poisson de la région en cette période de l’année. Le roulis des bateaux bercés certains marins ici et là. Un forban torse-nu dodelinait en essayant de garder son équilibre en dépit de son taux d’alcoolémie. Il cherchait désespérément l’embarcation à laquelle il appartenait en tant qu’homme de vigie, s’attirant les railleries des deux pêcheurs qui se tournèrent à nouveau vers le large. Une fin de journée assez calme dans un port des Blues en somme. Alors que Régis et Raoul abordaient le sujet de leurs filets, une main jaillit de l’eau et vint attraper le bois du ponton. Les deux hommes s’échangèrent un regard et se préparèrent à aller au secours du malheureux qui était tombé à la mer. C’est alors que la chevelure rousse apparut, accompagné du regard bestial qui foudroya les deux pêcheurs. Ces deux derniers cessèrent leur geste, craignant que cette femme ne semblant guère aimable ne s’en prenne à eux s’ils tentaient d’interagir avec elle. Faisant aller sa chevelure pour ensuite l’essorer, Rébéna observa Régis et Raoul d’un air livide.

-Vous n’êtes pas à la foire que je sache. Circulez.

-Euh. Oui, bien sûr madame.


Ne tentant pas l’aventure, il s’écartèrent et laissèrent passer l’étrangère qui ajusta sa veste de cuir en la plaçant sur ses épaules. Approchant du bord, ils observèrent l’eau, se demandant d’où la demoiselle pouvait bien venir. C’est alors que le cadavre de deux monstres marins un peu plus loin aux larges les amenèrent à écarquillés les yeux. On aurait dit deux des Rhatidorès qui avaient élu domicile un peu plus loin au large de la côte depuis le mois dernier. Que faisait-il ici ? Régis se tourna vers Raoul, croyant avoir compris.

-Tu crois qu’elle est venue à la nage sur eux ?

-Raconte pas d’ânerie. Ils l’auraient dévorés.


Le duo se tourna vers la silhouette qui avait déjà atteint les premiers bâtiments. La Té Ra observait les enseignes tandis que les rayons du crépuscule venaient caressés sa peau. Elle avait donc atterrit à Illusia ? Le désavantage lorsque l’on se déplaçait entre les îles à la nage plutôt qu’en bateau, outre les nombreuses créatures de marine qu’il faut dompter sur le chemin, c’était que dans une région que l’on ne connaissait pas il était bien rare de savoir sur quelle île on arrivait. Consulter une carte en nageant était en effet assez compliqué. En tout cas, la rousse ne tarda pas à atteindre une taverne. C’est le genre d’endroit où on trouvaillait les canailles venus de contrées lointaines, en plus du tas d’épaves qui glandaient en attendant les meilleurs hospices pour prendre le large. Pénétrant l’établissant en ouvrant sèchement la porte, l’originaire d’Himitsu Shima balaya la clientèle du regard. Dans cet ensemble, un homme mieux habillé que les autres se distinguait. Un homme qui lui faisait des signes, une bouteille à la main, eu droit à un regard assassin en réponse de la rousse, poussant le saoulard à avaler sa salive face à la menace implicite qu’il avait nettement comprise par instinct. S’approchant du comptoir, Rébéna se décida à interpeler celui qui se détacher de la masse, bien qu’elle eût bien entendu vu bien plus somptueux chez les nauclères d’Agnôstos depuis le temps. Mais après tout, s’il l’avait été à ce point-là, cela aurait simplement été un noble et les informations qu’elle espérait auraient probablement été davantage inexistante.

-Est-ce que vous sauriez me dire ce qu’il y a d’intéressant à voir dans le coin ?






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Jeu 13 Jan - 16:17


Du cul sur sa chaise, le chasseur, immobile, finissant son godet, laissa son regard se poser sur la fenêtre de l'établissement. Il faisait bien sombre là dehors. Malheureusement pour lui, les cibles sont de manifestes couche-tard, qui ne désirent toujours pas aller se pieuter. Il est confortable d'avoir des affaires qui se règlent par le seul pouvoir de la patience. Pourtant, la constatation se fait évidente dans l'âme de Harts: il est un espadon dans l'eau douce. Plus le temps passe, plus l'envie de se tirer d'ici se fait forte. De son indexe, il tapote le comptoir, tendu, et il fixe bêtement un mur. Ses cils sont froncés, ses souffles se font de plus en plus long et las. C'est alors que sa patience est sévèrement testée qu'une voix vient se faire entendre dans son dos. Une voix féminine, un peu sèche, qui envoie une question simple. Y'a-t-il un quelque chose à faire dans le coin. A cette question et sans se retourner, Harts hausse un cil, en relevant légèrement le menton. Est-ce là une façon détournée de chercher un client ? Ce ne sera jamais que la quatrième catin à venir essayer de lui extirper du blé. M'enfin, elle s'est montrée originale, alors ne l'envoyons pas chier comme la brutasse de base...

-Mh... Vous auriez plus vite fait d'aller demander à vos collègues.

Ces mots sont envoyés en même temps qu'un signe. Il lève le poing, lève le pouce, et pointe de ce doigt le mur sur lequel quatre à cinq prostituées discutaillent entre deux clients. Il tourna sa tête vers la droite, pour au moins voir à qui il parlait, et c'est là qu'il vit la rousse. Ses paupières se plissent, son air se veut confus. Il semblerait bien que le tireur a fait erreur. La donzelle est humide, on croirait qu'elle sort de la flotte, mais surtout... Pas de maquillage, une tenue fort peu aguicheuse, un regard plus menaçant que séduisant, il ne faut pas beaucoup de temps de songe au crétin pour qu'il mesure son erreur. Il lâche doucement son godet, le posant contre le comptoir, lève la main droite, paume ouverte, et envoie, sans pour autant laisser transparaître ni sur son visage détendu, ni dans son ton monocorde, la moindre once de gêne ni de regret sincère...

-Je vous ai confondu avec une autre, navré.

Cependant, après ces "excuses" qui sont franchement un strict minimum plus proche de l'apparat de politesse que de l'honnête mot du cœur, il se retourne. Il se retourne juste, montrant à nouveau son dos à son interlocutrice. Visiblement, le respect de strictes inconnus des basses ruelles ne l'étouffe pas. Il doit déjà se montrer désagréable aux yeux verts de son interlocutrice, mais en prime, ses propos ont le don de faire voire rouge à quiconque a le malheur de manquer de patience...

-Je bosse, là...

Dit-il simplement, en faisant signe au tenancier qui le fixe depuis qu'il a vidé son godet, de lui en remettre un. Il prend une courte pose dans sa réponse, et ajoute...

-Alors à part si vous êtes prête à payer pour trouver du divertissement, c'est mort. Allez plutôt faire perdre leur temps aux autres clodos du coin, faites leurs les yeux doux, l'alcool fera le reste. Pis à un moment, je suis pas guide touristique, moi. Si vous voulez voir du paysage, y'a les quartiers bourgeois pour ça...

Il fait cette proposition de "paie pour un guide", mais depuis le temps qu'il est dans cette île, lui même n'y connait pas grand chose. De toute façon il ignore bien ce qu'elle cherche, cette donzelle. Pas de l'alcool, sinon elle demanderait pas son chemin une fois arrivée dans une taverne... Du travail, peut être ? Qu'importe. Il prend son interlocutrice pour une pauvre vagabonde, ne représentant ni un profit potentiel, ni une menace. Alors... autant l'envoyer chier de suite~







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Jeu 13 Jan - 18:34



Vous êtes perdu ?feat Harts Yupiyakel





Des collègues ? Rébéna haussa un sourcil. Ce n’est guère son regard qu’elle tourna vers les damoiselles qu’il pointait du doigt, c’était son haki de l’observation qui engloba la zone. Elle ne perçu rien d’intéressant chez lesdites personnes pointées et ne prit pas la peine de chercher davantage de précision. L’inutilité d’un tel mouvement fut confirmée quand l’individu s’excusa et déclara l’avoir confondu avec quelqu’un d’autre. Cette fois-ci, elle fronça les sourcils et ne pipa toujours pas mot. Se contentant d’observer le tavernier qui semblait hésitant, elle attendit la suite et nota la remarque du jeune homme aux allures d’agent du Cipher Pol, de mafieux ou de commercial de la nouvelle génération. Il bossait ? La Té Ra aurait bien souri en coin si elle avait trouvé cela drôle. Cependant la rousse ne trouvait cela guère amusant. Se moquait-il d’elle ? Avait-il vraiment un travail qui l’astreignait à rester assis à boire jusqu’à plus soif. La dernière tirade acheva d’assombrir le regard de l’étrangère. D’un geste du pied, l’ancienne championne de la Salle de Combat vint briser sans aucune difficulté le tabouret sur lequel était assis Harts. Avant même que ses fesses ne puissent toucher le sol, la main de la rousse vint se refermer sur sa gorge et elle le souleva à bout de bras après avoir constater que jamais le comptoir n’aurait résister si elle avait abattu le crâne du jeune homme dessus.

-Il me semble très clairement que pour prétendre bosser en buvant à un bar, tu dois avoir un boulot de merde. Prétendre travailler alors qu’on ne fait rien de sa vie, qu’on laisse la lassitude s’installer, c’est se voiler la face. Si t’allais renforcer ton corps pour passer le temps plutôt que de dépérir dans un établissement miteux comme celui-là, tu ne serais pas aussi faiblard.

Rébéna relâcha sa prise et le laissa s’écraser au sol sous les rires de certains saoulard qui avaient appréciés voir quelqu’un se faire remettre à sa place.

-C’est bien plus valable pour vous aussi les épaves. Pour vous, c’est peine perdu.

Le plus baraqué du lot, une vraie montagne de muscle qui devait trôner à pas moins de deux mètres de hauteur, se leva de sa chaise, une bouteille à la main, et défia du regard l’étrangère. L’originaire d’Himitsu Shima s’approcha, nullement impressionné par le gabarit du marin qui ne comptait pas laisser passer l’insulte. Tous les regards étaient tournés vers la scène.

-Répète un peu pour voir. Vas plutôt faire la cuisine pour nous pétasse.

Pour seule réponse, Rébéna posa sa main sur l’épaule du mastodonte. Se dernier écarquilla les yeux lorsqu’une force incommensurable s’abattit sur son épaule. La pression exercée sur son corps était si forte qu’il ne pu demeurer debout. Il chuta sur ses fesses, traversant le tabouret qui céda à son tour. Bientôt étaler au sol, il ne pu qu’observer en contreplongée la rousse qui leva à l’horizontal, paume vers le plafond, la main avec laquelle elle venait de faire céder la plus forte des racailles ci-présentes.

-Va en cuisine aider le patron. Tu remboursera pour moi les deux tabourets que je viens de péter au patron.

Le mastodonte tenta d’ouvrir la bouche, mais il vit alors une flamme briller dans les pupilles de la lutteuse, un éclat qui le mettait au défi de s’opposer à elle. Ne se sentant pas en mesure de résister après qu’elle soit parvenu à l’étaler par un geste aussi désuet, il baissa le regard et fit oui de la tête. Il se leva alors et prit la direction des cuisines. Les autres marins détournèrent alors le regard.





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Ven 14 Jan - 0:19



Harts est orgueilleux, et si sa garde ne se baisse jamais totalement face à un parfait inconnu, il n'était pas non plus totalement alerte. Mais si il était plus concentré... que dalle. Peu importe comment, il n'aurait juste pas pu le voir venir. Elle a été trop rapide, trop bourrine... Harts n'a juste rien vu. Il s'est senti s'affaler vers le sol, dans un craquement soudain, sans voir son tabouret se briser. Il n'aura même pas eu le temps de retrouver un contact avec le sol qu'une main ferme agrippe sa gorge, étouffant sa respiration, et le soulève, à la force d'un bras. De haut, il fixe, presque choqué, cette interlocutrice qu'il vient de froisser. Il vient essayer d'attraper le poignet de la donzelle, pendant son discours, pour essayer de la faire lâcher, mais rien n'y fait. Qu'importe comment il force, qu'importe comment il se débat... le bras de la donzelle ne semble pas même trembler sous les secousses que l'idiot essaie d'impulser. Il n'arrive plus à parler, et son air d'abord perdu, réalise soudain qu'il est potentiellement dans la merde. C'est à ce moment là qu'elle le relâche, le laissant tomber au sol, sous les rires bruyants des clochards du coin.

Yupiyakel, au sol, sur le cul, retrouvant sa respiration, laisse les songes lui venir à l'esprit. Il est en colère. Les moqueries des autres types, la provocation et les leçons de la rouquine... Il est en rogne. Petit à petit, son esprit se refait la scène, le temps qu'il comprenne parfaitement ce qu'il vient de lui arriver, ce qu'elle vient de lui dire, et ce alors qu'elle élargit l'horizon des ennemis. Ses sourcils se froncent, et une pensée unique lui vient à l'esprit... Pour qui elle se prend ?! Un boulot de merde, dit-elle ? Elle le connaît pas ! Renforcer son corps, ajoute-t-elle ? Qu'est ce qu'elle chante ?! Faiblard, les mots sont lâchés ! Finalement, à peine ses idées sont remises en place que le jeune homme a une pensée fixe lui venant à l'esprit...

"Je vais la trucider !"

Ses crocs sont serrés, il glisse sa main droite sur l'étui qui se trouve sur son torse, serrant son poing. Dans une demi seconde, il va dégainer et fusiller cette catin ! C'est à ce moment là que le mastodonte de la taverne s'écroule devant ses yeux ébahis. La rousse est dos à lui, l'occasion serait parfaite pour tirer... Mais Harts ne lit qu'une chose dans les yeux du colosse: la peur. Il entendit la bougresse parler, lui donner un ordre, et le gros lard s'exécute. Du sol, il fixe la chevelure de feu, devinant l'oeil qui toise le reste de la bâtisse. Les cloportes du coin rient soudain beaucoup moins fort. C'est sans doutes la dernière occasion pour Harts de tirer... mais son coude refuse de se décrisper pour dégainer.

Ce colosse... Il aurait sans doutes pu le battre, ou bien l'égaler. Mais sûrement pas le mettre à terre à la seule force d'un bras. La scène qui vient de se dérouler sous ses yeux lui semble surnaturelle. Cette fille est plus petite que lui, comment vient-elle de signifier à toute la clientèle de fermer leur gueule, sous peine de mort au poing ? Si on lui avait demandé à cet instant, Yupi n'aurait répondu qu'une chose. "je dois rêver". Mais après une dizaine de secondes à fixer la donzelle, il comprit la réalité. Et, allez savoir si c'est de l'instinct, du bon sens, ou encore de l'auto persuasion, mais en dépit de son orgueil, il comprit...

"J'ai juste aucune chance..."

Finalement, il lâche la poignée de son six coups, et laisse sa main droite glisser vers le sol. Serrant son poing gauche, il appuie sur ses jambes, non sans avoir replié les genoux, pour se relever, appuyé par la main gauche sur le comptoir. D'un air circonspect, un peu grave, et sans nul doute colérique, il demande...

-T'es qui bordel ?

A cette interlocutrice fort peu sympathique, et il ajoute...

-Tu me veux quoi ?!

Parce que oui... Il a soudain du mal à croire qu'il parle à Jane, la touriste pétée d'oseille.

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Rébéna Té Ra
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Ven 14 Jan - 13:40



Vous êtes perdu ?feat Harts Yupiyakel





La demoiselle observa le mastodonte partir vers les cuisines. Une voix dans son dos l’a rappelé à considérer le jeune homme qu’elle avait saisit plus tôt. Se tournant, sa crinière flamboyante battant l’air, son regard félin plongea dans celui qui s’en était réduit à l’état de proie. D’une voix assurée et monocorde, la lutteuse répondit à la question.

-Vous pouvez m’appelez Rébéna Té Ra.

La seconde question que le jeune homme posa compulsivement dans sa colère, qui ne toucha en aucune manière la combattante qui voyait là la réaction standard d’une personne face à son impuissance et, ainsi que ou, une humiliation. Elle n’avait que faire des tourments de ceux qui n’étaient pas en mesure de s’emparer de leur destin. Et clairement, la pugiliste jugeait que ceux qui se retrouvaient à passer leur temps dans pareil établissement abandonnaient leur agentivité, ne serait-ce que temporairement, pour se laisser aller à la paresse voire, pour certain, à la luxure. Elle observa de bas en haut son interlocuteur avant de lui répondre.

-Je cherche à savoir s’il y a la moindre chose digne d’intérêt sur cette île, histoire de savoir si je peux y faire quelque chose ou si j’y passe seulement la nuit avant de repartir demain avant l’aube. Rien de plus. Je ne te veux rien. C’était juste un rappel de rester à votre place, déclara-t-elle à l’assemblée. Si cela vous fait prendre conscience de votre situation et vous pousse à prendre en main votre futur, tant mieux. Si vous poursuivez sur cette voie, tant pis pour votre médiocrité.

Les marins serraient leurs dents et refermer leur poigne sur leurs pintes et autre couvert à proximité. L’un d’entre eux finit par réagir à l’humiliation de cette leçon de vie que cherchait à leur inculquer cette inconnue. Il se leva et tira une balle dans le dos de la rousse, comme Harts avait aspiré à le faire quelques instants plutôt. Persuadé de son triomphe, il sourit amplement et insulta la Té Ra.

-Prends ça la salope !

Néanmoins… Son tir n’eut pas le moindre effet. Le fluide perceptif avait alerté l’originaire d’Himitsu Shima qui avait couvert une partie de son dos de haki de l’armement, fluide offensif sur lequel le projectile vint s’exploser sans causer le moindre dommage à la combattante du Nouveau Monde. Elle pivota tandis que les éclats de la balle tombaient sur le sol et observa avec dédain l’homme qui pointait vers elle un pistolet.

-Tu devrais reposer ton joujou et apprendre à parler poliment à ceux à qui tu dois le respect, sinon on t’explosera le crâne un jour.

Pourquoi cette femme vindicative n’achevait pas le malandrin ? Tout simplement car il n’en valait pas la peine. Comment en vouloir à des insectes de tenter de gêner le lion ? Ils n’ont pas la compréhension suffisante du monde de l’élite des guerriers pour appréhender sa mentalité. Alors elle ne pouvait pas leur imputer ce qu’ils ne pouvaient pas saisir. Elle s’approcha du tavernier qui n’avait pas bougé d’un poil, rigidifié comme une statue.

-Vous auriez une boisson isotonique ou de l’eau de coco fraiche ?

-Euh… Non madame.

-Je vais prendre un jus d’ananas alors.


C’était la boisson ayant le plus d’apport pour elle. Une consommation régulière était bénéfique de ce qu’elle avait appris par elle-même. Elle aurait bien pu prendre de l’eau sinon, mais il fallait varier quelque peu de temps à autres. Saisissant son verre une fois servie, elle engloutie la moitié en une gorgée tandis que les prostituées passer leurs têtes par la porte pour voir si le grabuge avait pris fin et si elles pouvaient revenir. Plaçant ses bras pour attraper le rebord au-dessus du comptoir, elle commença à faire des tractions, ce qui ne semblait guère lui demander beaucoup d’efforts.

-C’est quoi votre boulot vous contraignant à patienter dans un bar plutôt qu’en profiter pour faire quelque chose d’utile ? interrogea-t-elle histoire de.





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