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Une contre-contre-attaque
Fabius
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Sam 8 Jan - 0:05
Il était un petit navire, qui n’avais jamais navigué, du moins sur l’East Blues. C’est donc une première pour moi et mon équipage, ce qui me rend curieux. Je commence à prendre goût au voyage, le seul problème, c’est la journée et ce fichu soleil. Je dois garder mon couvre-chef en permanence, sans compter la crème solaire à base de noix de coco que je mets sans cesse sur ma peau blanche.

Ce n’est que la nuit que je peux vraiment apprécier ce calme sur mon bateau, les longues discussions avec le capitaine, un homme-poisson vétéran qui me parle de ses nombreux voyages me font toujours plaisir. Toutefois, je ne perds pas de vue mon objectif, gagner beaucoup d’argent pour m’acheter une île et y vivre confortablement avec mon harem.

C’est la raison de notre présence ici, l’île de Goat, après être passé de main en main, est maintenant géré par des civils. Ce sont ses derniers qui m’ont appelé, ils ont besoin d’arme pour garder leur liberté et comme j’ai proposé du matériel de qualité à des prix tout à fait attractifs ils ont décidé de faire appel à moi. Ma soute est remplie à ras bord de fusil, d’épée et de munition, de quoi leur assurer une bonne puissance de feu.

Il ne reste plus qu’à leur livrer la marchandise et prendre l’autre moitié de la somme, la première partie ayant été payée d’avance. Mais avant tout cela, il faut d’abord éviter le tourbillon et je vois mes hommes s’activer pour nous éviter une fin funeste. Je ne peux pas les aider, mes connaissances en navigation sont proches de zéro. Heureusement, j’ai embauché de vrais professionnels et nous nous en sortons sans mal.

Je peux alors voir, avec ma longue-vue, un détail bien étrange, différents bateaux sont à quai, mais sans pavillon. Cela fait quand même beaucoup pour une petite île, avec juste deux villages et une forêt de sapins. Je fais donc signe à Hudsonne Hawk, le capitaine de mettre en panne et je vois arriver une chaloupe conduite par cinq hommes, assez patibulaire.

Ils me font de grands signes et je lance une corde pour que l’un d’eux puisse monter à bord. C’est un homme mal habillé, avec une large cicatrice au niveau de la joue et des dents pourries qui nous toisent de haut et il me demande d'un ton sec :

Vous êtes ici sur une propriété privée, filez d’ici et plus vite que cela !

Nous sommes en soirée, mais l’astre ne s’est pas encore couché, je suis donc faible comme un enfant et en plus, je ne peux pas utiliser mes pouvoirs de vampire. Je fais donc preuve de diplomatie et j’indique à mon interlocuteur :

Je suis ici à la demande de Henderson Fields.

C’est le nom de mon contact sur l’île. Cette personne ne semble pas inconnue du forban qui me fixe quelques secondes, il me répond ensuite avec un grand sourire, me laissant voir son horrible dentition :

Quelles que soient les raisons de votre venue, le type est en prison et il ne peut plus rien faire pour vous, alors pour la dernière fois, dégagée, cette île est à nous !
Fabius
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Auster Litz
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Lun 10 Jan - 9:24

Une contre-contre attaque





  • Une contre-contre-attaque 1620901811-1620901463-e8389d86cc37b982272011efec5f3cca

    L’île de Goat, d’abord l’île de Goat avait-on convenu avec Stan Kubrique le stratège révolutionnaire.

    Je m’étais donc fait le topo sur cette île dont la réputation n’était pas la meilleure sur la Bleue de l’Est. Du fait du contrôle que les pirates avaient eus, les Ugly Boy, défaits par Kanae Toupex, puis de retour sur l’île derrière « une cheffe plus moche et plus dangereuse que ce que l’île avait connu auparavant » de ce que l’on avait pu me dire. Mais apparemment, un homme était venu régler leur compte à ces personnes aux physiques peu attrayant… Cette information avait attiré mon attention et j’avais fait noter sur mon planning de prévoir une visite sur l’île dans un mois, déjà très pris de partout pour régler nombre d’affaire. Le lancement de la CMI n’était pas une mince affaire, je resté quasiment en permanence sous mon identité de « Di Venezia » et passait mon temps à rencontrer du monde, à gérer des affaires politiques, à signer des documents, à répondre à des requêtes. Un vrai emploi à plein temps.

    Cependant, je du arranger mon agenda car dix jours plus tard, mon escargophone personnel, d’Auster, privée et de révolutionnaire, sonnait :

    « Auster, j’écoute
    - Auster, c’est Sawyer…
    »

    J’avais en effet, dans l’attente de pouvoir me déplacer personnellement sur place, envoyé Sawyer en éclaireur sur place, pour me faire un rapport de la situation et que je sois au clair quand je me pointerais sur l’île.

    « … Il y a eu un coup d’état ici, une nouvelle bande de brigand est arrivé en masse, d’ancien rivaux des Ugly Boy apparemment qui ont vu l’opportunité de prendre ce qu’ils venaient de perdre. Depuis la libération de l’île, tout ceux qui ont acquis une influence comparable à celle d’un chef, ou d’un maire pour une ville ont été informé.

    - Intervenir nous permettrait de nous placer pour la suite des opérations sur place. De plus, hors de question que cette île soit une nouvelle fois aux prises de nouveaux brigands.




    C’est ainsi que deux jours plus tard, la flotte militaire de la CMI levait l’ancre pour Goat. Le vaisseau de guerre de quatre-vingt mètre de long était suivis par les deux galions, tous récemment construit. Dessus, les vingt-six chimères sauvées étaient réparties sur les navires. Elles ainsi que Volibear l’ours qui avait décidé de suivre ma route après la création officielle de la CMI sur Orgao.


    A quoi bon se dire être une puissance militaire si on ne peut pas le prouver ?
    Ces brigands allaient-être l’occasion parfaite de montrer à tout East Blue que la CMI avait la puissance de protéger les îles qui la rejoindraient.


    Nous arrivâmes en fin d’après-midi, alors que le soleil descendait doucement vers l’horizon. Après de longues manœuvres des équipages finalement très compétent, nous accostions sur une vide ville portuaire : il n’y avait personne. Pas même un petit brigand.

    Le pont sortis pour descendre sur le port, la petite armée posait pied à terre. Là, Sawyer patientait, son immense Igneel posée à côté de lui. Il s’approcha et nous salua, sous mon identité de Di Venezia, je lui demandais :

    « Qu’est-ce qu’il se passe ici, pourquoi il n’y a personne ?

    - Lorsque les bandits ont vu nos navires en train d’éviter les tourbillons, tous ont déguerpis chercher la cavalerie.
    - Et les civils ?
    - Couvre-feu imposé…
    - Je vois. Si on bouge pas, cette ville va donc devenir un vrai champ de bataille. J’aimerais éviter cela. Il faut qu’on trouve les bandits et qu’on les écrase.
    - Le QG est non loin d’un village côtier dans une forêt de sapin, de l’autre côté de l’île. Le temps qu’on l’atteigne, il fera certainement nuit. A dos de chimère, toi, Jeanzar et moi, on pourra arriver avant le coucher du soleil.
    - Ok. Wyvern, tu viens avec moi, on va rejoindre ce village. Sawyer, tu connais l’île, conduis les chimères et Volibear jusqu’à la forêt. Il y a des chances que vous interceptiez ce petit monde. On reste en contact par Escargophone.


    Comme naturellement, ce fut le Caméléon-Aigle qui s’approcha de Jeanzar, de mon côté, ce fut la chimère hippocampe dragon-cheval qui s’approcha.

    Alors que chacun montait sur sa chimère, je lançais un « À tout à l’heure » à l’homme vêtu de vert et à la paire de lunette de soleil si personnelle.

    Alors que Jeanzar prenait son envol, mon destrier se mit à galoper, galopant littéralement sur l’eau, le corps à moitié submergé. C’était un spectacle éblouissant avec cette lumière qui illuminait son corps orangé zébré de fine rayure blanche, et surtout, les semblant d’algues symbole de l’hippocampe dragon qui flottaient aux vents. Seuls sa tête, celle de l’animal marin pouvait apparaitre étrange, sinon c’était un étalon tout à fait fabuleux.


    Et c’est en passant par l’eau, longeant les côtes pour ne pas être repéré que nous traversâmes l’île, Jeanzar me suivant dans les airs sur un animal devenu presque invisible grâce aux propriétés du caméléon qui chimérisait son aigle royal.


    C’est en apercevant le village côtier que je changeai ma direction pour un navire que je voyais plus loin. Ce qui m’interpellait plus encore fut la maigre barque qui se ballotait juste à côté, la corde laissant opportunité à leurs matelot de rejoindre le plus gros bateau. Une situation qui, en l’état du contexte local, n’avait rien de normal. En m’approchant de la coque, je me positionne accroupit sur le dos du destrier, prenant appuis, et saute lorsque nous frôlons le navire pour rejoindre le pont. Découvrant alors un face à face entre un maigrichons blanquillou et un affreux bonhomme aux chicots pourris. Peut-être ce dernier était un malfrats, peut-être avait-il eu vent de l’arrivée de mes navires de l’autre côté de Goat.

    - Bien le bonsoir messieurs !


    De mes bottes de cuir, une petite cape, des gants blancs, et un haut rouge typique militariste d'honneur, j'examinais immédiatement les émotions de ceux à bord.




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Mar 11 Jan - 9:27
Nom d’une pipe en bois !

Juste après que le bandit m’est, une nouvelle fois, sommé de débarrasser le plancher, je vois apparaître dans la mer, une bien étrange créature, est-ce un dauphin, une baleine, non, c’est un… cheval hippocampe dragon ? J’ai du mal à en croire mes yeux ! En plus, il est de couleur bien inhabituel, orange avec des rayures blanches !

Son cavalier, un homme plus grand que moi et semblant bien plus musclé, saute tranquillement à bord de mon navire, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Je reste soufflé par son arrivé spectaculaire, surtout qu’il est habillé comme un officier, portant même une épée. L’homme, qui sait soignée son entrée, nous souhaite une bonne soirée, ce qui est une bonne chose, mais j’aurais préféré qu’il se présente.

Toutefois, étant quelqu’un de poli, je le salut également, en touchant le bord de mon chapeau haut de forme puis je lui dis :

Bienvenue à bord, je suis Fabius DRAC, inventeur et marchands d'arme. Vous avez là une bête fort singulière.

Je me demande vraiment si cet animal est naturel ou a été conçu en laboratoire, on fait de très belles choses de nos jours avec la technologie. Mais je n’ai guère le temps d’y penser, car le bandit, de toute évidence furieux, commence à nous insulter :

Bande de gougnafiers, vous vous croyez où ? Vous ne pouvez pas débarquer ici, comme si cet endroit vous appartenait !

Je me tourne vers le forban, lui répondant d’un ton sec :

Faites bien attention à ce que vous dites. Mon chien-loup n’aime pas les gens impolis.

Bontoutou commence en effet à grogner et ce n’est jamais bon signe. Je continue d’un ton plus apaisant :

J’ai été embauché pour fabriquer et livrer des armes ici, maintenant, comme vous vous dites les nouveaux propriétaires de l’île, vous avez deux choix ; me payer et prendre la marchandise ou annuler la vente et dans ce cas, vous devrez me payer une pénalité égale à la moitié de la cargaison.

L’homme aux chicots pourris s’esclaffe alors devant mes exigences :

Vous pouvez-vous mettre les berrys bien profond ! On ne payera jamais !

Je soupire devant ce manque de savoir-vivre et je lui réponds :

Très bien, dans ce cas-là, je me servirai moi-même.

Je me tourne ensuite vers celui qui vient d’arriver :

Vu la réaction de ce malfrat, vous ne faites pas partie de sa bande. Je vous propose de nous associer pour récupérer ce qui était convenu. Vous pourrez récupérer ce qu’il vous plaira.

Je n’ai plus qu’à attendre la réponse de mon interlocuteur, espérant qu’elle sera positive. Je ne connais pas sa puissance réelle, mais il doit être fort, trouver et dompter une telle créature n’est clairement pas quelque chose d’anodin. Je me demande d’ailleurs s’il serait prêt à me la céder, les sensations éprouvées lorsqu’on la chevauche doivent être extraordinaires.
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Auster Litz
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Mar 11 Jan - 21:59

Une contre-contre attaque





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    En effet, je n’avais pas décliné mon identité, mais lorsque Fabius se présenta, je lui répondis immédiatement avec un sourire sincère et bienveillant :

    - Di Venezia, enchantée. C’est une chimère, en effet c’est un brave et bel animal.

    C’est notre troisième interlocuteur qui nous coupa, énervé,  je pouvais sentir directement sa colère, une colère ainsi qu’une frustration lié aux fait qu’il ne soit pas pris au sérieux et à son manque de maitrise sur la situation. Fabius lui répondis d’un ton sec, présentant son chien-loup qui se permit un grognement qui ne rassura pas du tout l’homme en face, le déstabilisant plus encore et le poussant plus loin dans sa colère. Il expliqua ensuite la raison de sa venue et donna ses conditions. Ce à quoi chicot-pourris répondit avec beaucoup de vulgarité… Enfin, Monsieur Drac se tourna vers moi et me proposa de s’allier à lui.
    Si Fabius et moi avions le même objectif, ce qui semblait être le cas, alors pourquoi pas s’associer, mais après une discussion seulement. Et ce n’était pas le moment vu la situation qu’il fallait régler. Pour ce faire, j’allais utilisé mes pouvoirs de maudits dont quasiment personne n’avait connaissance.

    - Permettez ?

    Lançais-je en souriant de nouveau à Fabius. C’était plutôt une marque de politesse puisqu’après une seconde je me mettais à marcher vers celui qui portait une telle dentition et lui lançais d'un ton posé, serein, mais assez autoritaire :

    - Vous allez commencer par vous calmer.


    * Kanjou Kanjou no Water *

    Instantanément, l’homme retrouve un calme olympien, toute colère s’est effacé de son esprit et même son visage semble apaisé. Tel un chien de garde devenu inoffensif, je pose une main sur son épaule, accentuant encore plus la pression calmante et presque anesthésiante de la technique :

    - Allons, nous pouvons certainement nous entendre...
    - Euh… Oui, oui… Nous, on nous a dit d’empêcher quoiqu’onques de s’approcher de l’île.
    - Est-ce que tu pourrais me préciser qui est ce « on »
    - Mon boss, vous savez, ça file droit ici.


    Il s’adressa à moi, mais aussi à Fabius sur cette dernière réponse, et je l’avais tutoyer, faisant ainsi naitre une relation privilégié entre nous qui se caractérisait par une émotion positive que je sentais à mon égard, de la confiance.

    - Et je vois que tu fais  ce qu’on te demande avec brio. Ceci dit, il faut parfois faire au cas par cas tu vois, Fabius Drac apporte des armes… Je suis sûr que ton « boss » serait ravis d’apprendre qu’un commerçant en arme pourrait lui fournir de quoi défendre l’île que vous venez de prendre…
    - C’est pas faux… Bon… J’accepte que vous veniez mais seulement sous escorte. Suivez notre barque jusqu’au port sans faire d’histoire.
    - C’est très aimable à toi. Je vais rester sur le bateau avec Monsieur Drac.


    Alors que l’homme retournait à sa barque, j’allais voir la chimère et l’invitais à rejoindre le vaisseau amiral. Tandis que Jeanzar venait se poser sur la coque, avec le caméléon-aigle royal qui reprenait des couleurs normales. Il caressa la bête et je lui lançais :

    - Wyvern, je te présente Fabius Drac, il est venu vendre des armes sur l’île. Apparemment pas au brigand qui s’en sont emparé, ce qui est bon signe.

    Jeanzar qui était plus à l’aise avec les animaux (surtout les reptiles) que les humain, fit un  signe d’un doigt montrant Bontoutou en regardant Fabius, je me permettais de lui dire :

    - Il est muet. Peut-il s’approcher de votre animal ?

    Le bateau reprenait sa course, un déplacement lent qui suivait le mini bateau comme on nous l’avait demandé.

    - Je suis désolé de cette intrusion sur votre navire. Je suis le fondateur de la Confédération Maritime Indépendante, un regroupement de gouvernement d’East Blue souhaitant développer une indépendance et une autonomie politique militaire et économique… Je regarde depuis un moment la situation ici. Quand j’ai appris qu’un coup d’état avait eu lieu j’ai accouru. Et vous, vous veniez vendre des armes c'est ça ? Que pensez-vous faire en arrivant sur place... Si nos chemins ne sont pas voué à un simple croisement, peut-être pourrons-nous nous allier pour la suite des opérations.

    Vu les quelques minutes qui nous séparaient du port et la lente allure du bateau, je me permettais de prendre le temps de vraiment discuter avec l’homme au teint livide, devant un coucher de soleil par ailleurs assez impressionnant. Toujours, j’étais aussi à l’affut de ses émotions et de ce que je ressentais.





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Mer 12 Jan - 15:25
Finalement, l’homme à l’animal bizarre, qui est bien une chimère, comme je l'avais pensé, n’est pas si désagréable que cela, car il se présente enfin. Il me demande même d’intervenir dans notre discussion et je lui réponds d'une voix aimable :

Je vous en prie.

J’assiste alors à un spectacle impressionnant, une véritable démonstration d’autorité. Le bandit plein de morgue le reconnaît immédiatement comme chef et il se calme, sa colère s'étant envolé aussi vite qu’une baudruche percée. J’envie cette prestance, moi, personne ne m’écoute jamais, que ce soit mon équipage ou autre, même Bontoutou qui me snobe parfois.

Dans tous les cas, nous avons maintenant l’autorisation d’accoster l’île, ce qui est une bonne chose. Mais les surprises ne sont pas finies, car après que la créature artificielle a quitté mon navire, voilà que surgit de nulle part, une autre apparaît ! Je pense fortement qu’elle a le pouvoir de se téléporter, sans doute un mécanisme inconnu. Elle ressemble à un aigle, mélangé à un animal que je suis incapable d’identifier.

Un homme la chevauche, et Di Venezia le présente sous le nom de Wyvern, me précisant qu’il est muet et voudrait s’approcher de Bontoutou. Je fais signe à ce dernier qui s’avance un peu, méfiant au début, il y a va doucement, mais comme il est très sociable, il se fera caresser si le nouveau venu le souhaite, je lui précise même :

Il adore qu’on lui gratte la tête, surtout entre les deux oreilles.

Je les laisse tranquillement faire connaissance, car mon invité me parle, s’excusant tout d’abord, ce qui est correct de sa part, puis m’indiquant qu’l fait partie d’une organisation. Je réfléchis un moment, si le nom me dit quelque chose, mais ce n’est clairement pas le cas, sans doute un quelconque mouvement révolutionnaire, comme il y en a tant. Il me demande ensuite de préciser les raisons de ma venue et je lui réponds :

C’est bien cela, je suis inventeur et je vends mes créations, dans le domaine des armes. Je pensais libérer mon contact sur l’île, un dénommé Henderson Fields, qui est ou plutôt était le représentant des habitants de l’île, afin qu’il puisse prendre ma livraison et me payer.

C’est en effet la solution la plus simple, pour résoudre un conflit commercial, parler à l’autre partie. Je lui pose à mon tour une question :

Je suppose que cette île fait partie de la CoMaIn, mais je ne vois pas comment vous allez résoudre le problème avec juste deux chimères et un homme. En naviguant pour éviter le tourbillon, je suis passé près d’un village côtier et j’ai pu voir avec ma longue-vue, de nombreux navires à quai, une petite dizaine, de toute taille.

Cela implique de nombreux bandits, plus ou moins forts, et à moins qu’il ait des soldats miniatures dans ses poches, il ne pourra pas affronter des centaines d’ennemis ! Sans compter les nombreux officiers, voir les mangeurs de fruit du démon ! Quant à ce fameux boss, il doit être terrible, les malfrats ne respectant que la force et la duplicité, c’est sûrement le pire de tous, du genre à manger des petits enfants au petits déjeuner.
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Jeu 13 Jan - 15:20

Une contre-contre attaque





  • Une contre-contre-attaque 1620901811-1620901463-e8389d86cc37b982272011efec5f3cca

    - CMI, pour le diminutif, c’est plus simple vous voyez.

    Après que Jeanzar ait pu s’approcher de l’animal, il suivit l’indication de l’homme au chapeau et gratta la bête entre les deux oreilles, faisant suite a le temps de découverte mutuelle.

    - Goat ne fait pas parti de la CMI, mais c’est une île qui y trouverait une place de choix. Elle aurait enfin les moyens de se protéger, de subvenir à ses besoins et de s’épanouir. J’avais entendu dire qu’un homme avait libéré l’île des Ugly Boy qui gouvernaient avant, donc je viens d’une part pour libérer les opprimés, et d’autre part pour obtenir des informations sur cette personne.

    Posant une main sur la rampe bordant le navire en bois, je continuais mes dire en répondant plus précisément à sa question.

    - Je ne suis pas venu seul, de l’autre côté de l’île, j’ai fait débarquer plus d’une vingtaine d’autres puissante chimères. Chacune doit bien égaler le niveau d’un lieutenant. Jeanzar est mon bras gauche, mon bras droit Sawyer conduit cette troupe à travers l’île pour rejoindre une forêt non loin dans laquelle se trouverait le campement des bandits.

    Je pointe mon doigt en direction de l’île, en effet, derrière le village côtier, à quelques centaine de mètres, nous pouvions voir la canopée d’une grande forêt de sapin.

    - En voyant arriver notre navire amiral et nos deux galions, tous les malfrats qui se chargeaient de garder l’autre côté ont rejoint leurs QG… C’est pourquoi j’ai contourné le problème pour les prendre à revers et observer la situation ici. Je ne pense pas qu’ils soient très fort, mais ils ont l’avantage du terrain et s’ils sont aussi nombreux que vous le dites, il y a fort à parier que repousser l’envahisseur ne soit pas si aisée que je pouvais le penser. De plus… Vous avez une cale remplie d’armes, et nous approchons un village rempli d’habitant sous l’occupant… Vous voyez ce que je veux dire ? Une nation forte c’est une nation qui reprends sa liberté par elle-même. Le destin nous a conduit ici pour aider ces pauvres gens.

    Le regard vers l’horizon, j’esquissais un petit sourire confiant. Ma rencontre avec Fabius et sa cale remplie d’armes nous permettrait de renverser la tendance du nombre avec aisance. Avec les citoyen.ne.s armé.e.s, renforcé.e.s par ma présence, associé.e.s à la puissance militaire bestiale qui s’approchaient de l’autre côté, nous n’aurions aucun mal à réduire en miette l’adversaire.

    - Fabius, combien d’hommes et de femmes pouvez-vous équiper avec votre cargaison ?


    Avec mes explications, Fabius aurait sûrement compris que lorsque la masse adverse déplacerait ses pions vers l’équipe de Sawyer, nous en créeront d’autre ici et les prendrons à revers, écrasant totalement les forces ennemies.

    Quant au bateau de l’homme au teint blanc, il atteignait presque le port !





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Ven 14 Jan - 13:57
Mon interlocuteur est enclin à répondre à mes interrogations, ce qui est une bonne chose. L’île ne fait pas partie de la CMI, je suppose donc qu’ils vont la libérer puis »offrir » leur protection aux habitants de l’île. Tout cela avant que la Marine ne débarque et ne reprenne les choses en mains, et le cycle va se répéter, encore et encore.

Des fois, je me questionne sur le monde dans lequel on vit, d’où viennent les fruits du démon ? Pourquoi et comment les mangeurs sont affectés par le granit marin ? Il existe tant de questions. Mais ce n’est le bon moment pour cela et me concentre à nouveau sur ce que me dit le fameux chef de cette organisation. J’apprends ainsi qu’il possède des forces plus qu’appréciables et de nombreux navires de guerre.

Je dois lui sembler ridicule avec ma coque de noix, jusqu’à ce qu’il me propose d’utiliser ma cargaison pour armer les villageois. Je réfléchis quelques secondes et je lui indique :

Pour moi, cela ne me pose pas de problème, après tout, la cargaison est pour eux. J’ai de quoi armer une centaines de personnes, avec des armes blanches, des pistolets et même quelques fusils.

Je pense que ce sera un véritable massacre, des civils contre des bandits chevronnés, mais après tout, chacun choisit sa manière de mourir. De plus, avec les chimères, les combats seront peut-être courts, toutefois, une idée me vient :

Après avoir débarqué et encercler leur état-major, je pense qu’il serait bon de leur proposer de se rendre avec les honneurs, pour qu’ils puissent quitter l’île sans être inquiété. J’ai bien peur que si on ne propose pas à leur chef, une porte de sortie, ils ne combattent jusqu’à la mort.

J’attends de voir la réaction du jeune homme à ma proposition, si celui-ci refuse, ce ne sera pas bien grave, tant qu’il reste un survivant parmi la population, je suis assuré d’être payé. Dans tous les cas, la barque de notre hôte vient d’accoster et je le vois gesticuler devant une dizaine d’autres malandrins. Nous sommes trop loin pour savoir ce qu’ils disent, mon équipage manœuvrant prudemment pour se positionner le long du quai.

Nous sommes le seul bateau à fort tonnage, les autres embarcations étant plus petites et servant pour la pêche, vu les tas de filet posé en tas. Une fois arrivé, je peux voir le brigand aux dents pourries, venir vers nous avec sa petite troupe et faire signe à Di Venezia, comme s’ils étaient amis depuis dix ans.

Pour ma part, je reste sur mes gardes, il va bien falloir débarquer les armes, réaliser une distribution aux habitants, mais cela m’étonnerait que les hommes du « boss » nous laissent faire. Il n'y pas d'autre choix que de les neutraliser d’une manière ou d’une autre et je dis à voix basse au révolutionnaire :

Mon équipage n’est clairement pas composé de combattants, mais mon chien-loup et mon capitaine, l’homme-poisson que vous voyez à votre droite, connaissent quelques techniques.

J’ajoute ensuite avec un grand sourire :

Nos canons sont également chargés et prêt à faire feu, ils pourraient être balayés en quelques secondes.

Il est vrai que je ne sais pas viser, voilà pourquoi j’utilise toujours de la grosse artillerie. Cela fera du bruit, mais c’est le plus efficace, en plus, j’adore utiliser des armes de gros calibre.
Fabius
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Sam 15 Jan - 18:21

Une contre-contre attaque





  • - Parfait, si vous avez besoin d’une caution ou un paiement en avance, je pourrais vous fournir ceci. En arrivant sur l’île, nous nous occuperons du pelotons d’accueil et équiperons les civils volontaires. Je vous propose de vous occuper de ce détail. Je me chargerais de réunir le village sur la place publique… J’ai déjà une petite idée sur la question.

    Je regardais en effet le village que nous frôlions maintenant, dans quelques minutes nous aurions amarré. Au centre de la ville, un clocher me servirait certainement à faire rassembler le village sur la place centrale.

    - Vous avez raison. La force de leur chef ne doit pas dépasser celle d’un lieutenant de la marine. Autant dire qu’ils n’ont aucune chance, nous leurs proposerons la fuite, inutile de faire un bain de sang.

    Le port local sert de port de pêche, alors que nous accostons, Jeanzar demande en langue reptilienne à son caméléaigle de se poster sur la voile et de se camoufler, devenant presque invisible si l’on ne fait pas vraiment attention

    La barque se vidait de ses occupants qui rejoignaient deux compères au faciès plutôt dégoutant, pour nous, les cordages du navire du marchand d’armes étaient en train d’être attachés au ponton. Mais du bateau je pouvais sentir la méfiance des autres matelots que mon pouvoir n’avait pas calmé. J’étais concentré sur la façon de se débarrasser d’eux quand j’entendis la remarque de Fabius :

    - Allez-y. Feu.

    Je me tournais vers mon compagnon, laissans Fabius donner ses ordres.

    - Jeanzar. Ce dernier s’approcha. Utilise ta monture, rejoins le clocher, attend une minute que les coups de canon aient été tiré puis sonne sans t’arrêter jusqu’à ce que le village au complet, et nous, soyons sur la place.




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Dim 16 Jan - 11:43
Voilà un langage que j’apprécie ! Di Venezia est finalement quelqu’un de très sympathique qui me propose de payer d’avance l’intégralité de la somme ! Je serais fou de refuser pareille opportunité et j’accepte donc sans réserve sa proposition.

Il me donne également son accord pour faire feu avec nos canons, et je lui souris, la bataille va pouvoir commencer ! Nous donnons chacun des ordres à nos propres troupes et une minute plus tard, pile au moment où nous nous amarrons et que les pirates longent le quai, l’air visiblement tendu, je donne le signal.

C’est l’apocalypse pour les bandits, ils se font hacher menu par la mitraille que j’ai moi-même conçu et forgé, des milliers de petites billes de métal qui sont redoutablement efficace. Nos opposants n’ont aucune chance et leurs corps tombent en petits morceaux dans la mer. Le bruit des canons est bien sûr assourdissant, mais de toute façon, j’entends une minute après les cloches du village sonner.
Je demande ensuite au capitaine :

Hawk, demandé aux canonniers de rechanger leur pièce, et d’en descendre deux sur la terre ferme.


Je sais que ces derniers sont difficilement transportables, mais je veux bénéficier d’une puissance de feu importante à proximité, puis j’indique au reste de mes hommes :

Déchargez la cargaison, on l’amène jusqu’à la place.


Mes hommes râlent un peu, il y a de très nombreuses caisses et celles-ci font un sacré poids, mais il n’y a pas d'autre choix. Nous les amenons donc à dos d’homme jusqu’au clocher, l’endroit est plutôt bien dégagé, avec une charmante fontaine au milieu. Les lieux pourraient sembler très calmes et je suis sûr que d’habitude, c’est le cas, mais actuellement, je peux voir qu’une foule commence à se rassembler.

Il doit y avoir l’ensemble des gens du voyage, soit un bon millier de personnes, certains assez énervé à cause de la cloche qui sonne en permanence. Notre arrivé est très remarqué, et d’un coup, le silence se fait quand on dépose les caisses sur le sol, bien aligné, car j’aime l’ordre. Mes hommes, une fois leurs besognes terminées rentrent au bateau, ce ne sont pas des combattants et ils n’ont aucun intérêt à prendre des risques.

Il ne reste que les deux canons, chargé de mitraille, les armes, Bontoutou, mon chien-loup, le capitaine de mon navire, un homme poisson sachant se battre à main nus et moi bien sûr. Il faut ajouter à cela les forces de la CMI, que j’espère nombreuse. Je profite du calme relatif pour demander à celui qui semble être mis en avant par les villageois :

Où se trouve Henderson Fields ?

À la suite de ma question, j’entends des murmures, puis leur porte-parole, fait une chose que je déteste, répondant à ma question par une autre question :

Vous êtes le marchand d’arme ?

Je soupire, mais je persiste dans la diplomatie, alors que j’ai bien envie de le secouer :

Oui, c’est bien moi, et voilà la marchandise qui m’a été commandée.

Je vois l’homme regarder le bout de ses chausses, et me répondre d’un air gêné :

Nous sommes désolés, tout le Conseil municipal a été emprisonné, ils sont retenus par le « Boss » dans leur forteresse situé dans la forêt de sapins.


Je soupire à nouveau, pourquoi les choses sont toujours aussi compliquées ?
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Hier à 10:07

Une contre-contre attaque



  • C’est la surprise pour ceux qui étaient de vil bandit. Je sautais du bateau et m’approchais du corps inerte criblé de balle de l’homme que j’avais calmé plus tôt. Je ne prenais pas la peine de l’enjamber, à vrai dire, sa position ne me gênait pas et il me suffit de longer le corps pour prendre la direction de la place d’où l’on venait juste d’entendre les premiers tintements. Si la cloche faisait sortir le beau monde, certains avaient déjà passé la tête à la porte en entendant les canons tonner.

    La foule se sépare pour laisser passer Di Venezia, Fabius et les caisse en bois transportant les armes. Sur le perron du clocher, Fabius prends la parole, demandant où se trouvait Henderson Fields. Je peux ressentir l’agacement de Fabius lorsque l’homme lui répond par une autre question. Si la première était assez étonnante, la seconde l’était plus. Qui Fabius pouvait-il être d’autre que le marchand. Les bateaux débarquant sur l’île devaient être rare avec la présence des bandits, et ceux transportant de grosse cargaison étaient probablement inexistant. Lorsque le porte-parole annonça la capture du conseil et son emprisonnement dans le sous-sol j’ouvris ma bouche le plus naturellement possible, et d’une voix seulement audible à l’homme à la peau blanche, je lui dis sans le regarder pour ne pas trahir l’aspect confidentiel du message :

    - Fabius, cela n’arrange pas nos affaires. Ils vont utiliser ces gens comme bouclier pour négocier. Je vais m’occuper d’armer ce monde avec votre matériel et vous, faites une opération pour exfiltrer les prisonniers.

    Le silence commençait à durer trop longtemps et des murmures perturbaient le silence nécessaire au discours qui allait venir.  Jeanzar arriva à mes côtés, suivit de son Caméléaigle, il avait depuis peu arrêté de sonner la cloche.

    - Jeanzar, tu restes avec moi, ta chimère va suivre Fabius pour l’aider dans sa mission d’exfiltration, ses talents de camouflage lui seront utile.

    De plus, je ne savais comment le dire mais Fabius m’inspirait quelque chose d’étrange, rien que par sa structure émotionnelle qui était loin de ce que l’on pouvait appeler de normal.

    La nuit recouvrait les lieux, je finissais en me tournant vers Fabius :

    - S’ils n’ont peut-être pas entendu le bruit des canons, ils auront entendu celui de la cloche. Ils savent que mon escadron a débarqué de l’autre côté de l’île, et qu’il se passe une potentielle rébellion ici. Soyez prudent.


    Puis j’avançais un peu plus vers l’assemblée, créant un nouveau silence, au vue des émotions que je pouvais sentir dans la foule, celle-ci oscillait entre une confiance entre un sauveur et une méfiance envers un nouvel envahisseur, ce que je ne voulais pas être :

    - Citoyens et Citoyennes d’East Blue, de Goat. Une fois de plus, des envahisseurs brigand avide de pouvoir s’en prennent à votre liberté. Je suis Di Venezia, fondateur de la CMI.

    A ces derniers mots, je pouvais entendre des murmures parcourir la foule, la CMI n’était plus une entité inconnu sur cette mer, tout le monde avait entendu parler de la forteresse de Gaimon et de la puissance économique de cette organisation.

    - Lorsque j’ai appris votre situation de détresse, j’ai immédiatement fais prendre la mer à notre vaisseau amiral ainsi qu’à deux de nos grands galions. Nous avons amarrer de l’autre côté de l’île et à l’heure où je vous parle, une petite armée se déplace en direction du QG des bandits. Mais comme celui-ci se trouve de ce côté de l’île, j’ai préféré venir en personne voir ce qu’il en était… Résultat, ceux qui vous tenaient en jougs sont défaits !

    Des applaudissements parcourent la foule, qui n’est pas totalement unanime, ce qui est normal puisque malgré tout il est difficile de s’enjouer de la mort de gens.

    - Cher Goatiens, vous avez suffisamment enduré, vous avez suffisamment subit. Aujourd’hui sera un jour différent, un jour nouveau pour cette île. Ce sera le jour où vous saisirez l’opportunité de vous saisir de la lumière dont on vous a privé. D’un vif coup d’épée, je tranche les gonds d’une caisse dont le contenu s’étale devant le public. Voici de quoi vous aider, voici de quoi prendre en main votre destin !


    Là, la foule applaudis, je n’ai pas eu besoin d’avoir recours à mon pouvoir, car il n’y a plus d’hésitation, nous leur offrions la solution idéale à la situation qu’ils vivaient.

    J’invitais alors le porte-parole à s’approcher, posais ma main sur son épaule et m’adressais à lui sur fond sonore d’un millier de voix de citoyens qui s’élevait. Si Fabius était déjà loin, il entendrait ce brouhaha de la passion et de l’effervescence d’un peuple qui s’éveille, mais le Boss l’entendrait aussi :

    - Nous avons de quoi équiper une centaine de citoyens, d’hommes et femmes prêts à se battre. Ne vous inquiétez pas, les forces de la Confédération Maritime Indépendante présentent vous garantissent la victoire. Je vous laisse organiser la distribution pendant que je vais préparer la suite.



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Hier à 23:08
Di Venezia craint que les bandits ne se servent des prisonniers comme otage, et je suis persuadé qu’il a raison. Toutefois, je ne vois pas vraiment en quoi c’est mon problème, je vais être payé et c’est la seule chose qui compte. Mais de toute évidence, le responsable de cette confédération souhaite que je continue à participer à l’opération.

Je me trouve face à un choix difficile, je peux retourner sur mon navire, emportant avec moi la somme que m’a promis le jeune homme ou bien faire ma part. Si je choisis cette seconde option, je suis pratiquement sûr d’obtenir des contrats d’armement, aussi bien avec les habitants de l’île que les autres membres de la CMI. Il s’agit là d’une option dangereuse, mais qui peut rapporter gros, si je ne perds pas la vie en cours de route, bien sûr. Pour mieux se coordonner, lui propose :

Echangeons nos numéros d’escargophone, j’ai avec moi un Den Den Mushi blanc, qui permet d’être protégé de toute écoute indiscrète.


En plus, comme le dit si bien mon interlocuteur, je ne pourrais pas compter sur l’effet de surprise. Mais je suppose qu’il va falloir que je me débrouille, comme je le fais toujours. Je pars donc avec mes deux canons et ma petite équipe. Nous arrivons au bout d’un certain temps, au beau milieu de la nuit, sur une petite éminence et je peux voir à mes pieds le quartier général des brigands.

Ils sont assez installés, avec des tours de guet, une grande palissade en bois qui enserre quelques bâtiments, en bois également, et beaucoup de tente. Mais c’est loin d’être un camp militaire et j’ai l’impression que chacun s’est installé, là où il le voulait. J’observe un moment les lieux grâce à ma longue-vue. Je réfléchis quelques secondes, et d’un coup, une idée me vient, mes canons ne me sont utile qu’au corps-à-corps, mais leur chargement de poudre pourrais m’être très utile.

Je retire donc la charge aux deux agents et grâce à mes compétences d’inventeur, j’ai vite fait de fabriquer une bombe, tout à fait acceptable. Grâce à mes talents de vampire, je vois assez bien dans le noir et je me glisse à travers les arbres, suivis de prêt par Bontoutou, mon chien-loup. Ce dernier est particulièrement à l’aise avec cet exercice et c’est grâce à son flair que nous évitons à de nombreuses reprises, les patrouilles.

Une fois arrivé à la palissade, je fais prudemment le tout, jusqu’à arriver à la prison que j’avais identifiée avec la longue-vue plus tôt. Il y a une fenêtre avec des barreaux et je peux voir quelques hommes emprisonnés à l’intérieur, je leur indique donc à voix basse :

Je vais faire sauter le mur, aller vous protéger en vous mettant de l’autre côté.

J’allume la mèche et je me mets également à l’abri. La bombe artisanale explose de manière tout à fait satisfaisante, faisant un gros trou. Heureusement que c’est du bois, sinon je ne suis pas sûr que cela aurait fonctionné. En tout cas, il faut faire vite et je vois les anciens prisonniers et nouveaux évadés, courir dans ma direction. Un bandit essaye bien de s’interposer, mais je fais un signe et mon ami lui saute à la gorge, la broyant d’un coup sec.

Nous arrivons ainsi, à mon point de départ, essoufflé, mais content d’être encore en vie.
Fabius
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