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Edward Lawrence
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Edward Lawrence
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Dim 14 Nov - 19:34


V comme... Vendetta ?

Milieu 1507 ~ Volcano Island - Grand Line



Une fois la réunion sur Holiday Island ajournée, le navire de l’imposant pirate avait mis les voiles en direction de Volcano Island, sur laquelle se trouvait sa luxueuse villa. Les pirates purent alors se détendre dans l’immense jardin et se rafraichir dans la tout aussi immense piscine, entourant de nombreux transats. Une particularité plutôt amusante était à signaler en voyant la propriété du Nébula : les Loxoscelles avaient-ils tous pour manie de posséder le même type de logement ?

Très vite, la pression engrangée durant la traversée tendue serait vite diluée dans les divers cocktails et autres réjouissances : l’ambiance avait changé du tout au tout et l’équipage entier pouvait se laisser aller à apprécier ce qui s’apparentait à des vacances. En effet, l’objet de leur anxiété à savoir leur capitaine et son humeur exécrable après la réunion n’avait plus de raison d’être : sur Volcano, Edward Lawrence semblait toujours être de bonne humeur et ils n’étaient plus sous la menace directe d’une énième crise qui aurait encore fait couler le bateau.

« Alors, Eden Chapter… que penses-tu de tout cela ? Es-tu convaincu par tout ce que je t’ai permis de voir et d’entendre ? Nous continuerons de mettre en œuvre les moyens de nos ambitions dans cet environnement propice à notre évolution. Et lorsque le moment sera venu… nous nous emparerons de tout ce qui nous revient de droit ! »


Plus que les belles paroles dont il avait le secret, Edward Lawrence avait permis à sa nouvelle recrue d’en apprendre davantage sur leur équipage et leurs ambitions, et avait saisi l’opportunité de la réunion des Loxoscelles pour lui démontrer qu’il était d’ores et déjà relié aux sommets par le biais l’empire de la femme la plus puissante du monde. C’était l’une des raisons pour lesquelles il s’était montré si loquace et investi lors de celle-ci : il n’y avait pas qu’à ses collègues qu’il avait voulu prouver sa valeur et le bien-fondé de ses idées. Cela avait été aussi le moyen de fidéliser également ceux qu’il voulait avoir sous sa coupe.

Sa main viendrait se saisir d’une bouteille précieusement conservée dans un coffret aux ornements dorés… acheté avec sa richesse ou dérobé à un riche voyageur ayant eu le malheur de croiser leur route ? D’un coup de pouce, il fit sauter le bouchon et versa le liquide transparent dans la flopée de coupes qui étaient disposées devant lui. Et puis d’un coup, un silence solennel vint geler l’assemblée qui était comme suspendue aux mots du chef des lieux.

« EDEN CHAPTER! Par l’échange de ces coupes de Saké, jures-tu allégeance et loyauté à moi, Edward Lawrence, et à ma bannière, celle des Edward’s Pirates, envers et contre tout ? »


Le houleux pirate lèverait alors sa coupe et se doterait d’un sourire malfaisant, s’attendant à ce que son homologue fasse de même et trinque avec lui tandis qu’il planterait sur lui ses yeux rougeoyants.

S’il acceptait, il serait reçu par les vivats de tous les pirates présents qui trinqueraient à leur tour avant de commencer véritablement la fête de cette nouvelle recrue de choix.

Et puis, à peine quelques instants plus tard…

« Tu as du culot d’être retourné sur mon territoire, Eden Chapter. Mais cela ne te suffisait pas visiblement… puisque maintenant tu oses t’afficher avec mon équipage, comme si tu en faisais partie. »


Une voix féminine glaciale était sortie de nulle part, répandant progressivement une certaine stupeur parmi les plus attentifs des pirates qui étaient toujours en train de festoyer. Pour les autres, ils n’eurent à peine le temps d’entendre la menace funeste qui suivrait que déjà…

« Meurs, sale chien. »


Une lame d’air colossale pourfendit alors dangereusement les airs, dévorant la distance qui la séparait de son objectif qui semblait clair : détacher le corps de cet homme en deux morceaux distincts.

Et à en juger par la puissance et la taille… sans doute pour faire de même avec le grand balafré qui se trouvait à ses côtés… et même les autres qui avaient défié son autorité, en fait.


__________








We're under attack !

???? - lvl 36 - épéiste hybride

Explications / Résumé :
- On commence le rp par un choix à faire : alors, coupe de saké ou pas...?
(et vu ce qui suit, c'est ptet pas une bonne idée de refuser)
- Puis une femme sortie de nulle part balance un bon gros slash dans ta direction. Tu es libre de t'en prémunir (est-ce nécessaire ?) comme tu le souhaites (je déconseille de l'encaisser mais après tout... pourquoi pas ?).

Ps : une légende raconte que "En matière de femmes, on finit toujours tôt ou tard par être rattrapé par son passé."

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Edward Lawrence
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Lun 15 Nov - 12:57
V comme… Vendetta ?
Feat. Ed – Milieu 1507




Un autre voyage, une autre île, un autre manoir affichant un luxe arrogant et débonnaire. Il parcourait tout cela d’un œil morne, commençant à se faire à l’étalage de richesses de cette flotte prestigieuse. Sans y voir un grand intérêt, il avait du moins cessé de s’en irriter tant.

Il tourna vers le Lawrence un visage tuméfié, la marque encore violacée infligée par l’Atrax reflétant la balafre rougeâtre de l’explosif. Les ambitions grandioses de l’instable Nebula étaient limpides. L’immense rampe qu’il bâtissait en ce moment même pour les atteindre l’était aussi. Plus il laissait entrapercevoir, plus le vieil homme en devenait convaincu : V avait eu raison, une fois de plus.

Il hocha la tête, l’air entendu, avant que la cérémonie ne prenne place. Ses yeux incolores fixèrent la coupelle, pensifs. Il ricana amèrement.

-Envers et contre tout.. ?


__________________

...et nous atteindrons le bout du chemin, envers et contre tout!!!

La salle explose de joie, tandis que les jeunes gens lèvent leurs choppes simultanément, affichant leur détermination. Autour d’eux, les braves citoyens rient de bon cœur, partageant le bonheur de ces aventuriers enjoués. Derrière les masques, on peut pourtant déjà apercevoir les sourires carnassiers, impitoyables. L’excitation meurtrière du prédateur qui a acculé sa proie.

D’un coin sombre de la pièce enfumée, il les observe. Si jeunes. Si rêveurs. Si naïfs. Avant la fin de la nuit, ils ne seront plus. Le bout du chemin est ici, pour eux. Leurs tombes sont déjà prêtes, saillies impeccables dans la montagne, n’attendant que d’être remplies. Rien d’autre ne les attend que les ténèbres.

Et pourtant, ce n’est pas de la pitié ou du mépris qui transparaissent dans son regard, mais bien de l’envie. Il les détaille des pieds à la tête, et ne peut qu’être jaloux. A la porte de la mort, ils semblent si… vivants. Quand, pour la dernière fois, a-t-il ri de façon si franche ? Il lui semble impossible de s’en souvenir. Tout, chez eux, lui rappelle ce à quoi il n’a jamais eu droit. Leur innocence. Leur idéalisme. Leurs certitudes. Leur ignorance. Leur camaraderie.

Et ce que tout cela leur confère. Leur liberté.

Tout ce dont il a toujours rêvé.


__________________


-Non.

Le ton était implacable. Les lacs sans fond qui peuplent ses orbites se fixèrent dans le brasier qui anime ceux de son vis-à-vis, guettant sa réaction. Puis, d’un geste lent, il se saisit de la coupe sans lâcher du regard le puissant pirate. Il prit la parole d’une voix claire, plus intelligiblement qu’à son habitude, mesurant le poids de chaque mot.

-Par l’échange de ces coupes de saké... Je te prête allégeance, Edward Lawrence, à toi et à cette bannière. Tu as ma loyauté et mon pouvoir. Je consacrerai ce qu’il me reste de forces et de vie à te voir gravir les montagnes qui se dressent devant toi. Mais qu’on soit bien clairs...

Gravement, il leva le contenant à hauteur de visage. Ses yeux soutenaient toujours ceux du dangereux forban. Il n’avait pas cligné, depuis le début de la cérémonie.

-Si tu t’arrêtes en chemin. Si tu hésites. Si tu me montres que tu n’es pas à la hauteur de tes propres prétentions, que tu n’es pas celui que j’attends… Je te tournerai le dos sans hésiter un instant.

Enfin, il se permit de libérer son regard. Si ces termes convenaient au colosse, il tremperait ses lèvres dans l’alcool, scellant leur lien nouvellement créé dans l’allégresse collective. Puis, il s’essuierait la bouche du dos de la main.

-Ed. Tu sais pourquoi je suis là, n’est-ce...

Il ne put finir sa phrase. Il se releva brusquement, se tournant vers la nouvelle venue. Son équipage ? Il esquissa un sourire amusé. Pour qui se prenait-elle ? Il ouvrit la bouche pour rétorquer… Et la referma tout aussi vite.

Le geste violent de la sabreuse spoliée le prit de court. Sa puissance ne faisait aucun doute. Sa colère non plus. Il n’eut pas le temps de réfléchir. Par réflexe, il joignit ses deux mains devant lui. Pas assez rapide. La vague meurtrière était presque sur lui, lorsqu’une impulsion brutale quitta ses paumes. Le boulet d’air heurta la lame à quelques centimètres seulement de son corps, la faisant exploser dans cette section en des centaines de courants d’air minuscules mais tout aussi destructeurs, éparpillés en toutes directions. Celles qui fusèrent sur sa verraient leur taille réduite encore, soumises à son pouvoir… mais n’en perdraient ni en vélocité, ni en mordant. Immobile, il ne pourrait que fermer les yeux pour tenter de les protéger, tandis qu’il sentirait des centaines de rasoirs taillader son corps tout entier. Un geignement de souffrance s’élèverait de sa gorge durant la tempête semblant interminable. Il lui serait impossible de survivre à cette femme.












Techniques:

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"Avant moi rien n'était, nul ne fut enfanté,
Hors les êtres crées d'éternelle substance,
Et moi je suis comme eux, car j'ai l'éternité,
Vous qui passez le seuil, laissez toute espérance."

Dante Alighieri, La Divine Comédie
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Mar 16 Nov - 17:52


V comme... Vendetta ?

Milieu 1507 ~ Volcano Island - Grand Line




Non.

Le refus d’obtempérer. Le refus de se soumettre.

Non.

La réplique sonna comme une ode à la discorde, à la destruction.

Non.

Qui était-il ? De quel droit osait-il ?

Une étincelle meurtrière zébra le regard de l’infâme pirate. Le vieillard devait sans doute son salut à une coïncidence qui venait miraculeusement de s’instiguer parmi les idées retorses de son homologue : n’avait-il pas lui-même eu de cesse de réagir de la sorte ?

Et puis, les raisons furent posées.

Mais quelles raisons ?

Les raisons de la colère, pour sûr.

Y ‘avait-il vraiment une autre émotion pour qualifier le torrent bouillonnant qui s’immisçait en lui ? Eden Chapter hein ? Oh, cette antiquité avait du talent, pour sûr : parvenir ainsi à attiser son courroux, sur cette île, dans son petit coin de paradis, là où il avait cultivé un semblant de liberté…

Sa Powder Island 2.0

« T’es bien prétentieux, le vioc. »


Un frisson familier était venu tempérer ses ardeurs, désamorçant la bombe que le prodige de Time End avait malencontreusement amorcée.

« Et toi, tu penses être à la hauteur de mes ambitions ? »


Il porta la coupe à ses lèvres, comme pour sceller cet accord tacite entre pirates tandis qu’une veine vint soulever son front.

« Avant de remettre en question ma capacité à les accomplir… Commence par essayer d’y survivre. »


Rétorqua-t-il à cette relique du passé qui avait le culot de remettre en cause ses aptitudes, ne serait-ce qu’en envisageant son échec, alors qu’il semblait avoir le chic pour flirter avec la Mort.

« Combien sont morts en essayant… ? J’en suis venu à me dire que personne n’en était vraiment capable… »


Ces mots s’étaient glissés hors de lui en un murmure inaudible aux autres pirates et laissaient planer comme une once de déception. Oui, personne n’était véritablement en mesure de survivre à ses velléités de destruction… sauf peut-être…

« Sauf… elle. »


Murmura-t-il à la vue de la silhouette féminine qui venait de s’immiscer dans son antre et de les menacer du regard… avant de passer aux actes.

Sondant son haki de l’observation et désireux de mettre à l’épreuve le vieil effronté, il le laissa se démener face à l’offensive acérée de l’insidieuse bretteuse… Avant de contre-attaquer :

« Eh bien Lilith… C’est comme ça que tu accueilles tes nouveaux nakamas… ? Décidément c’est une fâcheuse manie qu’on retrouve chez les capitaines de cet équipage que de vouloir tuer leurs membres… ? »




La pique d’une violence rare atteignit Lilith de plein fouet, giflant avec une violence rare sa fierté personnelle, pour être ainsi moquée pour ses convictions et les reproches qu’elle avait pu lui faire par le passé…. S’il n’y avait aucun doute qu’Edward Lawrence avait délibérément raillé sa supérieure, paradoxalement, son visage trahissait un tout autre état. Un air grave le défigurait, comme s’il était toujours contrarié par les mots de sa nouvelle recrue… Comme s’il était décidé à en découdre.

« Et toi… Comment oses-tu… ?! Et alors que j’avais mis une prime sur sa tête… Comment oses-tu recruter sans mon consentement ?!! »


La fureur de Lilith se retourna alors vers le maitre des lieux qui une fois de plus avait déjoué son autorité… Les spectateurs, impuissants face à la scène surréaliste à laquelle ils assistaient, tremblèrent bientôt d’effroi lorsqu’ils virent le refus de l’autorité se matérialiser, redoutant ses conséquences.

Edward Lawrence s’était soudainement avancé contre l’envahisseuse tout écartant ses bras qui prirent immédiatement une teinte noirâtre.

« Je n’ai que faire de ton consentement… et tout ce que tu peux dire : tu ne m’empêcheras pas de vivre comme je l’entends… Qui crois-tu être pour contester ça ?! Je suis chez moi, ici !! »


Il se propulsa alors en direction de sa cible avec la ferme intention de mettre en application ses paroles.

« OREWA CAPTAIN DAAAAA ! »


Armant furieusement ses deux sabres, la capitaine des Edward’s Pirates s’élança à la rencontre son celui qui osait réprimer une énième fois son autorité.

Et lorsque lames et poings s’entrechoquèrent sous les pleurs et autres cris dénués de virilités des pauvres pirates encore trop proches de l’impact pour espérer en sortir indemnes, une onde de choc tonitruante fit trembler toute la propriété, allant même jusqu’à fissurer le sol.

Puis, les esprits les plus faibles s’effondrèrent, comme accabler par l’aura de l’homme le plus dangereux de l’équipage.

[…]

« Tch… sont soulants… »

« À chaque fois c’est la même chose… vraiment… »

« V’nez on les jarte et pa-pa-pa-pa -PAM PAM on r’prend la palme ! »

« Eh bhé… c’est pas trop tôt ! »


Des voix s’élevèrent soudainement, comme pour contester la régence du chaos… sans pour autant détourner les deux combattants de leur confrontation.

« Hey… mais ces voix… ça ne serait pas… »

« Oy Josh, pourquoi tu les as pas empêchés depuis le début… tchh ce bon à rien… »

« La ferme ! Je peux rien faire tout seul contre ces monstres ! »




Alors, l’ombre de celui qui était resté en retrait depuis son arrivée sur l’île s’anima alors qu’il avait guetté le meilleur moment pour mettre fin à cette énième querelle.

« Lilith ! Ed ! ça suffit maintenant ! »


D’un geste vif, il avait envoyé une pluie d’aiguilles en direction des concernés, qui, contre toute attente, choisirent tous deux d’esquiver, marquant ainsi une distance entre eux. Les pointes aiguisées s’échouèrent alors sur le sol et crachèrent quelques gouttes d’un curieux composé : sans doute un mélange douteux à base de tranquillisants et d’autres cochonneries, ce qui avait poussé les deux combattants à préférer s’en écarter… Mais déjà, Ed et Lilith se toisaient, prêts à reconduire leur échange tumultueux.

« Tchikiti Tchikiti Tchikiti Boum Boum, Canon gé-char ble-ci dan’le zeur-vi ! BLAH BLAH ! Pas bougé je te dis, sinon ça va pas être joli ! »


Un projectile vint s’écraser aux pieds de Lilith et stoppa net son avancée, tandis qu’une gerbe de flammes s’en extirpa et tenta de la dévorer. À son origine, un individu armé d’un bazooka, perché sur la toiture de la villa, prêt à dégainer une nouvelle fois…

« DJ BOUM BOUM BULLET ! Calm Down Lilith ! Calm Down Lilith ! Parce que moi je t’ai Locked On ! BLAAH »


De son côté, l’homme explosif dû faire face à un gros tourbillon aqueux tiré sans la moindre sommation, le contraignant à se désintéresser de celle qui avait usurpé son titre. Il lança un regard irrité en direction des contours humides de l’homme qui se tenait un peu plus loin et laissait tremper langoureusement l’un de ses bras dans la piscine.

« N’interfère pas, Eden Chapter. Laissons les généraux désamorcer la situation. »


Des sortes de grosses lianes étaient venues s’enrouler autour du corps du vieillard, non pas dans le but de totalement l’immobiliser, mais pour pouvoir le faire s’il s’aventurait à vouloir prêter main-forte à son recruteur. Les sortes de tentacules végétales qui s’extirpaient de son corps n’auraient alors qu’à resserrer leur étreinte pour paralyser le maudit.

« Mais oui ces voix… ce sont eux ! »

« Les… les généraux ! Ils se sont tous rassemblés ici ! »


Les quelques pirates encore debout s’extasiaient de l’arrivée impromptue des cadors de leur équipage, les généraux, s’étonnant au passage de les voir se réunir au même endroit… Cela annonçait évidemment du très lourd, sans doute une réunion au sommet avant une opération grandiose !

« Oy la poiscaille… tu crois vraiment que tu vas m’empêcher de lui arracher la tête ? Retourne barboter avec tes congénères si tu veux pas finir grillé sur ma plancha ! »

« … flotte comme un poisson-ballon… pique comme une murène… »


La joute verbale du colosse ne fut évidemment pas au gout de l’intéressé qui répondit à la provocation en envoyer une grande gerbe dans les airs en retirant brusquement son bras de la piscine. Puis, d’un geste d’une vitesse prodigieuse, il s’élança et sembla agripper la flaque encore dans les airs et envoya un prodigieux coup de poing droit sur Edward Lawrence.

« Mizu… KEN ! »

« Que… »


Peu avant l’impact, le visage du pirate se recouvrit de ce qui ressemblait à une expression intimidée, comme s’il craignait quelque peu les conséquences de cette redoutable offensive. Et puis, une explosion de vapeur se produisit et se propagea vers le ciel tandis que le Nébula, trempé et fléchi sur ses appuis, glissa sur plusieurs mètres en arrière.

« Oy pétard mouillé… tu vas moins bien bruler comme ça… Sassassassassassah ! Calme un peu tes ardeurs si tu veux pas finir noyé dans ta propre vanité ! »

« Tchh… Sasaki… Toujours aussi imbuvable… Wrahahaha ! »

« Sugoooooi ! »

« Quelle force incroyable ! Momo-samaaaa ! »

« Le champion a envoyé bouler Ed ! »


Les vivats des spectateurs éblouis par la performance de leur vedette retentirent pour saluer son exploit : il fallait le faire pour tenir en respect Edward Lawrence, réputé dans l’équipage pour être sa plus grande force de frappe… Le nébuleux pirate se mit alors à rire.

Et puis, alors que le statu quo semblait avoir noyé les hostilités et rétabli un semblant d’ordre, la capitaine de l’équipage s’avança. Après l’intervention de ses généraux, elle avait profité de l’accalmie pour sceller sa colère et prendre quelques informations sur la présence de ce nuisible parmi eux.
Non, ils n’avaient pas de temps à perdre avec ce genre de menus détails… Il y avait des choses bien plus importantes que son mépris envers ce fourbe vieillard.

« Très bien, puisqu’il semble qu’Eden Chapter, récemment promu Supernova, a déjà prêté serment devant la coupe de Saké, je suppose que nous devons l’accueillir comme il se doit ! »

« OUUUUUAAAAAIS ! »


Les pirates, dont la majorité était sortie de leur torpeur, se mirent alors à préparer la véritable fête : celle qui devait fêter non seulement l’arrivée de ce Chapter déjà très fameux sur Paradise parmi eux, mais surtout la réunification de leur équipage qui annonçait le début des grandes manœuvres. Et puis, Lilith dégaina son sabre et l’éleva vers les cieux.

« Le temps est finalement venu ! Que les généraux et leurs seconds me suivent ! »

« De par le monde… les préparations ont commencé… toutes les élites mondiales convergeront bientôt vers un même lieu… pour la tenue de cet évènement auquel le monde entier sera suspendu : la rêverie ! »

« OY LES GARS ! FESTOYEZ ! BUVEZ ! DANSEZ ! »

« OUUUUUUAAAAAAAIIIS !!! »

« Pendant ce temps-là, nous, généraux, nous réunissons pour réaliser notre propre rêverie ! Et, de la même manière, le monde tremblera lui aussi après nos décisions… Wrahahahahaha !! »

« Allons-y ! Gravissons cette première marche vers le sommet. »


Alors, les 9 individus les plus puissants des Edward’s Pirates franchiraient le porche d’entrée et s’engouffreraient dans l’imposante demeure.





__________








Effectifs présents / Résumé :

Lilith - Capitaine des Edward's Pirates - épéiste hybride - lvl 36

Edward Lawrence - Général Feu des Edward's Pirates - Architeche de la destruction - lvl 39
Mc Steel - Général Ombre (provisoire) des Edward's Pirates - Tireur d'élite - lvl 3?
Josh - Général Air des Edward's Pirates - Acupuncture / Senbons - lvl 29
Momo the Champion - Général Eau des Edward's Pirates - Boxe des hommes-poissons - lvl 35

Héléne - Lieutenant Bras droit de Lilith - ???? - lvl ??
Sasaki - Lieutenant (Eau) des Edward's Pirates - Gyojin-Karaté - lvl ??
John-Albert - Lieutenant (Terre) des Edward's Pirates - RàV d'homme-sapin - lvl 30
Marorn - Lieutenant (Air) des Edward's Pirates - CàC + Armement - lvl ??
???? - Lieutenant (Ombre) des Edward's Pirates - ???? - lvl ?

+ d'autres lieutenants nivelés que j'ai la flemme de rajouter

20 pirates d'élite - lvl 20 chacun

+ une centaine de pirates à peu près - lvl 1

Explications / Résumé :
- Trop à dire -> flemme...

Ah si : le hdr est relativement faible et touche pas les personnes les plus éloignées (lvl 15 ~ évanouissement)


Explications HdR (spoil):

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Ven 19 Nov - 17:47
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Il restait figé. Les yeux fermés, il attendait le passage de la tempête. Autour de lui, le déferlement de rage s’acharnait inlassablement. Un millier de lames qui s’évertuaient à le tourmenter, durant quelques fractions de seconde qui s’étalaient en heures. Et cette colère qui les accompagnait, perceptible à chaque entaille. Le front  du vieillard se plissa douloureusement, tandis que plusieurs fines lignes écarlates y apparaissaient, mais ce n’était pas cela. La gêne était plus profonde, plus ancrée. C’était cette volonté puissante qui se déchaînait sur lui, omniprésente. Omniprésente, et pourtant… Complètement incomparable à celle qu’il avait déjà pu ressentir auparavant. Omniprésente, et pourtant si faible qu’elle se mélangeait aux autres dans un brouhaha confus et pathétique. Aucun doute, elle n’était lui. Elle ne lui arrivait pas à la cheville. Et tandis que l’orage s’estompait, il le prouva une fois de plus. Sans esquisser un geste, sans ouvrir la bouche, il hurla à plein poumons, écrasant le vacarme, imposant sa domination, laissant place à un silence presque absolu.

Pris d’un vertige, le vieil homme ouvrit lentement les yeux, enfin. Il pensait avoir vacillé, mais découvrit qu’il n’avait pas bougé d’un pouce ; ses mains étaient jointes devant lui, paumes en avant, ensanglantées et brûlantes. Il ne réagit qu’à moitié lorsque les tentacules végétaux s’enroulèrent autour de lui, sa lèvre supérieure se déformant légèrement en une expression de mépris non feinte. Ne pas interférer ? Pour qui cette créature absurde se prenait-elle ?

Pourtant il ne broncha pas, obtempérant malgré lui tandis que l’affrontement entre les deux puissants forbans était rompu par l’effort coordonné de leurs congénères. L’Eden n’accorda à chacun d’entre eux qu’un coup d’œil distrait, concentré sur le colosse qui venait de partager sa coupe. La réponse de cet homme à ses provocations l’avait laissé perplexe. Les mots lui revenaient, sans faire plus de sens que lorsqu’ils avaient été prononcés. Lui, à la hauteur de ses ambitions ? Qu’est-ce que cela voulait dire ? Il n’avait donc réellement pas compris ?

Il esquissa enfin un mouvement lorsque la bataille se termina aussi subitement qu’elle avait commencé. Ses bras se déliant, ses jambes se tendant à nouveau, il put baisser la tête et observer le long de ses bras et sur son torse les ravages – superficiels mais bien réels – causés à son fidèle manteau et surtout à la peau claire qu’il renfermait. Des minuscules gouttelettes rouge vif maculaient le sol du luxueux domaine, témoignant de son martyr. La surface entière de son corps le tiraillait, et chaque geste était le torturait. Affichant un air morne, il leva le regard vers la femme qui en était responsable. Tandis que les vivats s’élevaient autour de lui, il imprima dans ses rétines ce visage froid et sévère qui se pensait si intouchable.

Il porta un instant une main à son torse, se massant le flanc gauche en un réflexe distrait.

- Shirororororooooo...

Le rire rauque s’éteint en un souffle, lui arrachant un nouveau rictus. D’une main fébrile, il fouilla ses larges poches à la recherche d’une nouvelle cigarette. Il l’alluma en tremblant légèrement, en tira une longue bouffée. Puis, enfin, il s’affala à nouveau dans son fauteuil, détendu, et regarda s’éloigner d’un regard distant les généraux et leurs seconds, sans faire attention à leur nombre. Il laissa échapper un léger ricanement, avant de laisser ses yeux se perdre sur une longue éraflure traversant le dos de sa main.

- Tu fous quoi?

La question avait été posée distraitement, sans lever le regard de sa main endolorie. Le jeune homme était sorti de son propre chef, profitant des portes laissées ouvertes par le propriétaire. Sous une chevelure noire hirsute, des iris carmins balayaient les lieux rapidement, avant de se poser sur la table.

Interdit, le garçon leva la main, se saisissant de la coupelle vide entre deux doigts pour la lever à hauteur de son visage. Toujours concentré sur ses blessures, le vieux fossoyeur observa du coin de l’œil son acolyte faire pivoter l’objet comme pour l’inspecter sous tous les angles, avant de la reposer sur la table, à l’envers.

- Alors c’est officiel, t’es sa créature?

Le vieillard ne releva pas la pique, mais tourna légèrement la nuque, observant son nouveau supérieur.

- Quoi, t’as soif aussi c’est ça?

Le jeune homme aux cheveux noirs ne sembla pas l’entendre. Il poursuivit sa lancée.

- Ca veut dire qu’il devient garant de la promesse que tu m’as faite.

- Shirororororo… T’perds vraiment pas l’Nord toi ! Mais ouais, j’crois bien qu’c’est comme ça qu’ça fonctionne… Pas vrai, « Boss »?

La dernière partie avait été prononcée plus fort, s’adressant directement à l’intéressé. L’Edward accepterait-il toutes les implications de son dernier recrutement ?









Utilisitation du haki de l’observation

Effectifs présents:

Eden Chapter - Lieutenant Feu des Edwards Pirates - Témoin de la transition - lvl 31
Léon Winter - Ancien Decima - CàC + Armement/Observation - lvl 38

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"Avant moi rien n'était, nul ne fut enfanté,
Hors les êtres crées d'éternelle substance,
Et moi je suis comme eux, car j'ai l'éternité,
Vous qui passez le seuil, laissez toute espérance."

Dante Alighieri, La Divine Comédie
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Edward Lawrence
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Edward Lawrence
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Dim 21 Nov - 9:03


V comme... Vendetta ?

Milieu 1507 ~ Volcano Island - Grand Line



« Mh ? »


Le fameux « Boss » stoppa sa progression, un mince rictus aux lèvres tandis que les généraux s’étaient retournés, surpris par l’irruption de cet inconnu. Lilith, quant à elle, demeurait stoïque, le regard porté dans l’autre direction.

Le vieil homme matérialisa alors à leurs yeux l’objet de cette curieuse promesse, sortant deux wanted qui dépassaient tous deux les 100 millions de récompenses. L’insinuation sembla alors évidente, même pour ceux qui ne l’avaient pas vu à l’œuvre sur Time End : l’inconnu désirait sans doute leur perte.

« En échange de cette garantie, je suis prêt à te prêter serment à mon tour, à toi et à cet équipage. »


Le rictus du Nébula s’élargit tandis qu’il jaugeait déjà la plus-value non négligeable que pourrait apporter ce combattant formidable.

« Mh… C’est d’accord. »


Une décision controversée de plus.

« Hum Hum… Si je puis me permettre, Lawrence, Paradise demeure, pour ainsi dire, un potentiel allié de choix dans notre expansion commerciale sous-terraine. Leur progression couve un grand potentiel et il serait dommage de… »


Le maudit le fusilla du regard alors qu’il prononçait ce prénom qu’il abhorrait. Pour autant, il n’avait pas tort. S’il n’y avait jamais eu pour le moment de rapprochement entre les deux groupuscules, il avait tout de même existé quelques légers contacts et ils demeuraient une option de choix sur laquelle parier pour l’avenir. Ils avaient même été sondés pour un éventuel coup tonitruant… mais rien de concret, cependant.

« Et alors ? On a le roi Fou. »


Lâcherait distraitement Mc Steel, propageant instantanément une certaine tension parmi les personnes rassemblées, sous le regard courroucé de la capitaine d’équipage. L’information de cette association insidieuse n’avait pas encore été rendue officielle… et pourtant, le général venait de confirmer qu’elle était déjà effective, alors même que les autres n’avaient pas donné leur aval. La controverse gagna en intensité, puisqu’une alliance avec ce psychopathe relevait à la fois du génie et de la folie, à la fois plébiscitée et réfutée. Un paradoxe qui scindait en deux les gradés de l’équipage.

« Le roi fou… comme son nom l’indique… est complètement barge. Sérieux, on peut pas travailler avec ce type ! »

« Ses actes finiront par le perdre. Il a beau être l’allié le plus pertinent que nous puissions avoir, il ne fera pas long feu avec une telle ligne de conduite, avec une telle instabilité. À mes yeux, il ne représentera jamais une solution d’avenir : il n’existe qu’à court terme. »

« Et pour qui il se prend le blanc bec là ? Il est personne et il nous demande de renoncer à un potentiel atout futur ? Je maintiens que Paradis a plus de valeur pour nous qu’il n’en aura jamais même en passant une vie à nous servir. »


La pique de Momo fusa soudainement, lui qui n’avait pas apprécié l’irruption spontanée de cet inconnu qui n’avait même pas pris le soin de se présenter.  

« Ce n’est pas faux… Qui es-tu au juste ? Comment es-tu arrivé ici ? »

« Une promesse, hein ? Quel genre d’homme se repose sur les autres pour tenir une promesse ?

« Doucement Lilith… Je partage vos opinions, et ça m’embête beaucoup de dire ça, mais… pour être honnête et pour l’avoir vu à l’œuvre… Il ferait un atout de choix parmi nous. »

« Je vois pas comment… »


Grommela Momo.

« Il est plus fort que n’importe lequel d’entre nous. »


Lui répondit placidement Ed.

« Sur Time End, il a tenu en respect non pas un… mais deux supernovas en même temps. Des adversaires de seconde zone ? C’est sans doute ce qu’on peut se dire pour Suzuran Akira. Mais alors, que dire du n° 2 de Grand Line ? Barber Janz lui-même s’est résolu à battre en retraite face à lui. »


Un léger silence suivit les propos du dangereux pirate, comme si une forme de respect venait de s’instaurer envers leur future recrue. Pourtant…

« Barber Janz ? Ta mission était de me ramener sa tête, mais tu as échoué. Je lui offrirai donc ton poste, une fois que lui aura réussi. »


Edward Lawrence demeura silencieux face à cette violente attaque de la part de sa capitaine, qui avait pris de court l’assistance, qui redoutait une nouvelle confrontation entre eux. Mais le colosse savait qu’elle n’avait pas tort, même si ce qu’elle percevait comme un échec était à nuancer : lorsque la fenêtre s’était présentée à lui, il s’en était détourné pour s’attaquer vers quelque chose d’encore plus gros.

« J’men fiche, je le prends quand même. »

« Bref, nous avons perdu assez de temps. Josh ? »


Demanda Lilith, décidée à recentrer les débats sur l’objet de leur présence.

« Oui, au regard des nouvelles que nous apportons… leur présence parmi nous sera utile… et leurs infos également. »

« Bien. Mais avant de commencer… Helly, qu’en penses-tu ? »

« Il va falloir vérifier… »


La bretteuse se tourna vers leur ainé de plusieurs décennies.

« Eden Chapter. Ne crois pas pouvoir obtenir ma confiance et celle des autres aussi facilement. Par égard pour Ed en qui j’ai choisi de placer ma confiance, tu es présent ici. Mais je n’ai pas senti la voix de ton comparse, cela signifie que ta malédiction… est capable de transporter, déplacer ou téléporter des individus… ou alors de les stocker dans un endroit coupé ou éloigné de notre emplacement actuel. »


Elle avait eu le temps d’y réfléchir et souhaitait maintenant découvrir ce qu’il en était réellement. Car selon les possibilités que lui offrait ce qui ne pouvait être qu’une malédiction, il y avait nécessairement l’éventualité qu’il soit une taupe, ou un quelconque moyen de les espionner. Pire encore, peut-être détenait-il un moyen de les éradiquer, s’il pouvait sortir d’autres individus aussi forts de ce Léon Winter de son chapeau.

« Je veux que tu nous exposes tes secrets. »


__________








Effectifs présents / Résumé :

Lilith - Capitaine des Edward's Pirates - épéiste hybride - lvl 36

Edward Lawrence - Général Feu des Edward's Pirates - Architecte de la destruction - lvl 39
Mc Steel - Général Ombre (provisoire) des Edward's Pirates - Tireur d'élite - lvl 3?
Josh - Général Air des Edward's Pirates - Acupuncture / Senbons - lvl 29
Momo the Champion - Général Eau des Edward's Pirates - Boxe des hommes-poissons - lvl 35

Héléne - Lieutenant Bras droit de Lilith - ???? - lvl ??
Sasaki - Lieutenant (Eau) des Edward's Pirates - Gyojin-Karaté - lvl ??
John-Albert - Lieutenant (Terre) des Edward's Pirates - RàV d'homme-sapin - lvl 30
Marorn - Lieutenant (Air) des Edward's Pirates - CàC + Armement - lvl ??
???? - Lieutenant (Ombre) des Edward's Pirates - ???? - lvl ?

+ d'autres lieutenants nivelés que j'ai la flemme de rajouter

20 pirates d'élite - lvl 20 chacun

+ une centaine de pirates à peu près - lvl 1

Explications / Résumé :
- Ok Leon
- Débat
- Who are u Chap ? What-s ur secrets ?
"

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Membre du club officiel des "Victimes d'Erwin le vicieux" et des "Victimes de Pumori".
Edward Lawrence
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Mar 23 Nov - 11:52
V comme… Vendetta ?
Feat. Ed – Milieu 1507



Silencieux, il écoute les altercations verbales de l’équipage, ses iris incandescents balayant les visages des intervenants à tour de rôle. Ainsi donc, ces forbans visent à traiter avec ces deux êtres abjects. Une étincelle de rage est vite maîtrisée. L’idée n’est peut-être pas si mauvaise, après tout. Cela les ferait tomber d’encore plus haut.

Il fixe l’homme-poisson d’un air arrogant tandis que le général explosif défend ses haut-faits, comme pour lui signifier qu’il est prêt à faire preuve de ses compétences. Puis, il se tourne vers Lilith, inclinant doucement la tête.

- Mon nom est Léon Winter. Le vieux me doit la vie, explique-t-il d’une voix monotone, d’où le serment qu’il m’a fait. Si maintenant elle vous appartient…

Il se tait un instant, pesant ses mots.

- Suzuran et Goshuushou sont à moi. Ils mourront de ma main. Ce que je veux de vous...

Sa voix commence à trembler, chargée d’émotion. Avant la fin de la tirade, elle semble sur le point de se briser.

- Je veux les voir tout perdre. Je veux tout ce qu’ils ont construit brûlé devant leurs yeux, tout ce qu’ils aiment anéanti. Je veux voir toute étincelle de vie quitter leurs regards quand ils comprendront qu’ils n’ont plus rien. Je veux les voir s’éteindre. Alors seulement, je mettrai fin à leur douleur.

Il a presque hurlé. Il se tait brusquement, ferme les paupières, inspire longuement. Puis ses yeux s’ouvrent et se fixent sur celui qui a déjà accepté cet accord macabre. Il se saisit de la bouteille, remplit une coupe. Un coup d’oeil furtif est porté sur sa nouvelle capitaine, puis il boit d’une traite l’alcool cérémoniel avant de lâcher le récipient qui tombe sur la table à grand bruit.

- En échange de quoi, je suis à vous, aujourd’hui et à jamais.

Il ne ment pas. Après le cauchemar de North Blue, après la débâcle de Centes, il pensait en avoir fini avec les allégeances douteuses. Il pensait pouvoir enfin vivre sa vie en homme libre, loin des ambitions démesurées de tel ou tel souverain autoproclamé. Aujourd’hui, il a compris que cette envie est illusoire. Il n’est pas libre ; il ne l’a jamais été et ne le sera jamais. Il a été l’esclave de ses maîtres, de sa loyauté, de son amour. Il est maintenant celui de sa vengeance. C’est tout ce qui lui reste. Tout ce qui compte. Peu importe les moyens. Peu importe s’il doit devenir l’arme d’un nouveau monarque en devenir. Seule importe la mémoire d’Hika.


________________



Toujours préoccupé par ses mains meurtries, il écoutait d’une certaine distance les conversations qui se déroulaient juste à côté de lui. Il esquissa un léger sourire à certaines répliques. Ainsi, ils cherchaient à s’implanter plus fermement dans le monde sous-terrain. Voilà qui ne serait pas pour en déranger certaines. Les deux gamins cités étaient des pitres. Ils n’iraient jamais bien loin. Ils ne possédaient qu’un tour dans leur sac, une unique stratégie gagnante. Pour peu qu’on la connaisse – et Léon la connaissait mieux que quiconque, après ce qu’ils lui avaient fait subir – ils étaient à nu. Le cornu l’avait prouvé à nouveau sur Time End ; il aurait en ce moment même une tombe dressée à son nom, si les désirs de vengeance du jeune guerrier taciturne ne l’avaient pas bloqué malgré lui, attendant d’infliger au maudit une punition plus sévère, plus longue, plus douloureuse.

- Pourquoi Barber Janz?

Il avait relevé la tête, intrigué. S’il n’avait pas de mal à comprendre la valeur particulière de l’ancien corsaire, lui-même s’étant penché sur la question sur demande de sa dame, il était particulièrement curieux de l’intérêt que pouvait lui porter cet équipage déjà si bien placé.

- Il a de toute évidence des liens avec Suzuran Akira, intervint à nouveau l’ancien soldat du Monarque. On peut tous obtenir satisfaction en même temps.

- Shiiiiiirororororooo… kof kof

Le rire grinçant fut rapidement interrompu par une quinte de toux profonde et sèche qui secoua l’entièreté de la carcasse du vieil homme. Se penchant en avant, il batailla quelques secondes pour reprendre sa respiration, les vertèbres apparentes à travers le tissu élimé parcourues de spasmes douloureux. Puis il avala une nouvelle bouffée de fumée, parvenant lentement à normaliser son rythme pulmonaire avant de se rejeter en arrière contre le dossier, une tension palpable affichée au visage. Il lui fallut encore plusieurs secondes avant de relever à nouveau la tête, soutenant d’un air fatigué le regard inquisiteur de sa nouvelle capitaine.

Il hésita un instant, pensif. Que leur révéler ? Il aurait voulut se foutre éperdument de la confiance de cette femme. Pourtant, il devait bien admettre qu’elle lui était nécessaire, sinon vitale. Lentement, il porta à nouveau la cigarette à ses lèvres, sans la quitter du regard, puis recracha la fumée grise en un soupir, se redressant légèrement dans son siège.

Sans un bruit, une large ouverture apparut sur le torse du vieillard, tandis qu’une planche de bois de quelques centimètres s’abaissait à l’horizontale. Derrière la porte, on pouvait distinguer une herse relevée, suivie d’un enfoncement aux lisses surfaces grises. En un sourire froid, le châtelain écarta les deux bras, invitant d’un geste son entourage à pénétrer dans son domaine.

Ceux qui s’exécuteraient sentiraient un étrange tiraillement dans l’ensemble de leurs corps, ne leur procurant pourtant aucune gêne. Ils se retrouveraient alors au bout du pont-levis, face à un large mais court couloir de pierre éclairé par quelques torches. S’ils se retournaient, ils pourraient observer leurs compagnons derrière eux, gigantesques, s’élevant à des hauteurs impossibles.

Après que toute personne ayant esquissé un intérêt pour la chose aie franchi le pas, le Winter fermerait la marche, proposant aux invités de s’avancer dans le couloir jusqu’à l’arche ornementée derrière laquelle on devinait une large salle.
Il s’agissait d’un salon aux proportions plus qu’imposantes. Au milieu de la pièce, sur un épais tapis rouge, trônait une longue table de bois entourée d’une douzaine de sièges molletonnés. En bout de table, au plus proche de l’âtre actuellement éteint, le vieux fossoyeur les attendrait patiemment, confortablement assis. D’un doigt, il désignerait l’une des fenêtres qui laissaient entrer la lumière du soleil dans la pièce, et à travers lesquelles on pouvait apercevoir le décor dans lequel ils s’étaient trouvés quelques instants plus tôt, devenu colossal lui aussi. Il expliquerait sobrement :

- J’ai mangé le Shiro Shiro No Mi, c’qui fait d’moi un homme-château. Bienvenue chez moi.

Ramenant son bras, il inviterait les convives à prendre place autour de la table, leur proposant de mener leur réunion ici-même, dans ce lieu protégé et isolé du reste du monde.


Contre le mur du fond, sur l’une des grandes étagères de chêne, entre deux rangées de livres, un escargophone aux yeux lourdement fardés observait la scène avec intérêt. Ses lèvres pulpeuses, couvertes d’une épaisse couche rouge vif, s’étiraient en un large sourire enjôleur.











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Lun 29 Nov - 8:44


V comme... Vendetta ?

Milieu 1507 ~ Volcano Island - Grand Line




Les pétales colorés vinrent percuter doucereusement la surface venue s’opposer à leur gracieuse chute. Mortel et rythmé, leur funeste ballet sonnait le glas de leur existence méprisable, pinacle de leur décadence. Finalité échue, désillusion attendue. Car nulle floraison n’est éternelle.  
 
La vie a ses quatre saisons.

Mais doit-on perpétuer un tel cycle ? Le germe du mal est déjà inséminé. Le liquide carmin viendra tôt ou tard l’arroser, tandis qu’il se délectera des nutriments extraits du désespoir. La croissance s’accélèrera, jusqu’à s’annoncer aux premières lueurs du jour. Après avoir dévoré les songes de l’astre céleste, et consolidé son implantation, viendra le temps de faire fleurir l’épouvante et de répandre le doux arôme de la haine. Et dès le déclin entamé, de nouveaux héritiers seront extraits, qui donneront eux aussi naissance une nouvelle lignée, cultivant indéfiniment l’abomination. Le cycle est-il voué à se perpétuer ?

La haine nous fait du pied.

Comment le nier ? Comment se détourner du brasier ?

Alors, lentement, nos yeux à nos yeux se consument dans une lutte incandescente, empoisonnant nos âmes respectives.

Une brise glaciale vient geler toute émotion futile dans le carcan qui me supporte. Mes pensées limpides convergent vers le même dessein. Celui esquissé par l’existence fragile qui se meut à mi-distance. Est-il habité du même sang ? Les similitudes se succèdent, sans toutefois s’enraciner réellement.

Non.

Comment aurait-il pu l’être ? Ses mots fades s’échouent sur ces remparts qu’il ne peut franchir. Il n’en a pas l’étoffe. L’écho lointain claironne faiblement. Il n’est pas celui qui saura percevoir le bruit de mon âme.

Plusieurs voix résonnent, sans toutefois me raisonner. Leurs échos futiles ne me parviennent pas réellement. Lilith porte sa main à son arme, épiant nerveusement la moindre de mes intentions. Josh, tremble comme une feuille, tiraillée par la vérité qu’il est le seul à connaitre. Les autres se tiennent en alerte, conscients que l’horloge s’est déréglée. Sasaki… quant à lui est captivé. Il s’apprête à découvrir pour la première fois cet insidieux versant de ma personnalité. Ma profonde nature.

« Non. »


Pourquoi tuer ?

La marque de faiblesse vient répudier le peu d’intérêt que je viens de lui manifester.

Et puis, les émotions prennent le pas et viennent nuancer son propos initialement terne. Ses vaines élucubrations s’émiettent, dévorées par mon appétit grandissant, jusqu’à nourrir mon feu intérieur.

La haine nous fait du pied.

« Pourquoi les tuer ? »


Ma voix fait écho à la sienne, mettant en lumière son manque de résolution. Et quelque part, sa candeur.

« Pourquoi mettre fin à leur douleur ? Est-ce dont là le peu de mal que tu leur souhaites ? »


Des mots dénués de toute émotion, symbole d’un détachement qui a tout d’inhumain, le corps figé dans un sérieux presque morbide.

« Plutôt que de les délivrer de leurs souffrances en leur offrant la douce étreinte de la mort… au contraire, il faut préserver leurs existences. Existe-t-il pire jugement qu’une vie éternelle en tant que damné ? Chaque seconde qu’ils passeront en vie sonnera comme l’écho de leurs souvenirs déchirants… au point que chaque battement de leur cœur sera un supplice. »


Mes cogitations entrent en fusion, tandis que mes âpres pourtours parsemés de mes balafres brulantes sont telles les coulées incandescentes qui habillent un volcan en éruption, invitant inévitablement à oser la comparaison. Je sens mon Haki palpiter au sein de mon magma intérieur, expulsant avec violence les corps gazeux contre mes parois internes, répandant leur intense fraicheur. Paradoxale osmose, équilibre instable.

« Et si cela ne suffit pas… Alors, redonne-leur de l’espoir, contribue à les reconstruire, rends-leur ce qu’ils ont perdu : sur les cendres de leur déchéance, tu leur bâtiras une véritable renaissance. Alors, tu pourras leur reprendre tout, encore une fois, afin les plonger dans un désespoir encore plus grand que la première fois. Détruire pour reconstruire… pour ensuite redétruire de nouveau. Le procédé peut même être reconduit sur plusieurs itérations, jusqu’à leur faire perdre toute humanité, jusqu’à noyer tout sentiment, jusqu’à incinérer l’existence même du concept de bonheur. »


Un éternel recommencement, une souffrance perpétuelle, pour un cycle infernal, servi par ces palabres énoncés sur ce ton froid et sec, aussi calme que violent.

« Telle est ma colère. »


Une colère brulant d’un froid indescriptible.

« Et telle est ma conception de la vendetta. »


Le sort réservé aux profanes.

« Ouuuais baaah… C’est d’la meeerde ! »


L’ivrogne s’immisce sur un terrain miné. Quel est son nom déjà ? Son identité ? Sa race ? Sa voix m’est inaudible. Comme si son existence elle-même n’était qu’une illusion. Est-il vraiment en vie ? Quelle importance ?

« On s’en fiche de ton barratiiin… Hic ! Moi je veux juuuuste la vengeaaance par le saaang. Les marines… le gouvernement… on va touuus les bruleeeer ! Hips ! »


Les bourdonnements du nuisible m’importunent.




Silence, insecte.

Qui crois-tu que je sois ?

Je suis Edward « Wrath » Lawrence. Il n’existe nulle limite à mon courroux : je suis l’incarnation de la colère en ce monde.

[…]


Dès l’entame des festivités, il s’était rué sur les bouteilles et les avait vidées dans son jarret. Le blond à la chevelure hirsute était comme ça : il consommait la vie comme la mer avait consumé son ancien capitaine. Une douleur lancinante et des regrets tenaces, partagés avec ses compagnons d’infortune, qu’il noyait parfois dans une ou deux bouteilles. Ed et sa vision… c’était parfois un peu trop complexe pour lui. Ivre, il venait donc de remettre en question ses déclarations après avoir clamé son opinion.

L’espace d’un instant, il faut comme paralysé par une tension féroce, presque haineuse. Tiens ? Le début des vertiges, déjà ?

Et puis, il les aperçut. Comme suspendus dans le vide, deux yeux plus rougeoyants que la plus chaude des braises, ainsi qu’une présence colossale, indomptable. Et puis… le néant.

Il n’eut pas le temps d’esquisser le moindre geste ni de ressentir la moindre émotion : ses sens venaient d’être bafoués, déconnectés, effacés. Sa conscience s’était dérobée d’un coup, le plongeant dans une torpeur immédiate. Son corps s’effondra lourdement sur le sol, incapable de le soutenir davantage face à cette aura impitoyable. Ses yeux s’étaient vidés de toute couleur tandis qu’une fine mousse dégoulinait de sa bouche encore entrouverte. L’onde de choc l’avait foudroyé en un instant, et, pour certains, avait peut-être même fait trembler les murs, rappelant à tous ici présent que sa colère était aussi suprême qu’incontestable.

« Sasasasaaa… Oy, oy… Edward Lawrence… Sérieusement… ? Merveilleux… »


Murmura Sasaki après avoir assisté à ce spectacle, les yeux pétillants d’une excitation et d’un optimisme que l’on ne lui connaissait absolument pas. Le reste de l’assemblée était plutôt divisée : entre la crainte de cette colère d’une froideur indescriptible et le respect et l’admiration que méritait indubitablement cet homme qui était amené à faire de grandes choses… Des choses terribles, certes, mais de grandes choses.

Lilith le dévisageait avec une certaine appréhension : quand son haki était-il devenu aussi puissant, au point de défaire un lieutenant ? Bien qu’il se fût considérablement assagi depuis leurs affrontements, si son ambition royale continuait de grandir, il finirait par devenir compliqué à gérer. Cette profonde colère qu’elle avait ressentie semblait différente et elle intriguait autant qu’elle cristallisait les espoirs de chacun, de ne pas y avoir affaire.

Après son discours, l’infâme pirate se détournerait de ses paires et irait s’affaler dans son sempiternel fauteuil. Sa main se glisserait alors à l’intérieur de sa veste afin d’y récupérer une petite bourse sertie de luxueuses dorures. Il y extrairait une poudre brillant d’un noir de jais qu’il disposerait sur le dos de main.

Puis, dans une grande inspiration, il l’aspirerait d’une traite à l’intérieur de ses narines. Quelques secondes plus tard, une fumée âcre s’extirperait de ses cavités faciales. Le pirate se laisserait alors choir dans son fauteuil favori et observerait calmement la suite des évènements.

Si certains pouvaient se demander quelle serait la nature de ce remède visiblement miraculeux contre la colère, les plus renseignés n’auraient que peu de doute sur sa composition.

Salpêtre et Charbon.

[…]




Leon Winters avait précisé ses conditions, et Lilith avait approuvé dubitativement son général qui avait malgré tout donné un peu trop facilement son accord. Comme l’avait soulevé Midas, cette question méritait toutefois d’être débattue et ses conséquences soupesées avant d’y donner véritablement une suite favorable. La capitaine plissa les yeux lorsque la question déplacée de l’ancêtre lui parvint.

« Pourquoi Barber Janz ? »


Elle grimaça à la question, comme si la réponse semblait pourtant évidente.

« N’importe quel équipage serait intéressé par le recrutement d’un type de la trempe de Barber Janz. Si je l’avais laissé faire, Ed aurait d’ailleurs fait de lui notre général Ombre. Le cas échéant, il aurait grossi les rangs d’Erika et nous en aurions récupéré les honneurs : une performance qui l’aurait placé au moins à égalité avec Parish Milton, si ce n’est plus haut. »


En cela, l’ancien corsaire arborait une valeur particulière et son recrutement au sein de l’Empire aurait fait grand bruit, renforçant ainsi leur propre importance aux yeux de l’impératrice elle-même.  

« Ce n’est pas la seule raison : par leur influence, les Yonkou ont une vision un peu différente de la nôtre : tout combattant qui n’est pas avec nous est contre nous. En échouant à la recruter et en le laissant partir librement, Ed lui permet potentiellement de renforcer les rangs ennemis. »


Lilith ne manqua pas l’occasion de rejeter la faute sur son général défaillant qui n’avait pas été apte à réaliser sa mission en tant que Loxoscelles. Mais pas seulement…

« Mais je n’ai jamais été intéressée par l’éventualité de récupérer le Sorcier dans nos rangs : j’avais d’autres projets pour lui. Et comme tu le fais judicieusement remarquer Léon, les évènements de Time End ont fini par me donner raison : Barber Janz, dans ses choix de carrière, a toujours manqué cruellement de clairvoyance. »

« Ce chien… Préférer ce bouffon de Suzuran Akira… à notre cause ? Qu’il pourrisse dans les bas-fonds de la piraterie. Je n’ai que faire de ceux qui renoncent à avoir des ambitions, ou de ceux qui sont incapables de voir notre potentiel. »

« Si tu t’en étais tenu à mes ordres… nous n’en serions pas là… »


Si de l’amertume se dégageait du Nébula, celle-ci était toutefois à nuancer : il ne s’était pas détourné de l’ancien corsaire sans raison… Une proie bien plus grosse avait attisé son insatiable appétit. Lilith pouvait le tacler autant qu’elle voulait : cela ne changerait en rien le tour de force qu’il avait réalisé sur Time End en se reposant sur son instinct et se détournant des ordres initiaux de sa capitaine.

« La mission que je t’avais confiée était pourtant simple : me ramener la tête de Barber Janz. Je m’en serais alors servi comme d’un marchepied pour réaliser mon objectif : rejoindre les capitaines corsaires. »


L’annonce ambitieuse de Lilith résonna dans la pièce sous les rictus de ses fidèles qui savouraient pour la plupart sa prestance naturelle. Oh… ils connaissaient déjà la suite.

« Pourquoi faire, vous demandez-vous peut-être ? Nombreux voient ce genre d’objectif comme un manque d’ambition ou comme une trahison envers la piraterie. C’est simplement que leur vision est trop étriquée. »





Cela ne faisait aucun doute désormais : leur rêverie… venait de débuter.

« Devenir Corsaire, c’est obtenir le gel de nos mises à prix en échange de nos services envers le Gouvernement Mondial. Et vous savez ce que ça signifierait pour nous, n’est-ce pas ? Nous avons déjà la protection de l’Impératrice Pirate Erika Orato, auquel nous pourrions rajouter l’immunité du Gouvernement Mondial. »


Une telle combinaison était osée, mais si elle fonctionnait, elle permettrait de jouir d’une position très influente avec un œil et un bras armé dans chaque camp. Bien entendu, la machination ne s’arrêtait pas là… loin de là.

« À ce premier haut fait d’avoir ramené la tête du Sorcier, s’ajouterait immédiatement un second qui ferait trembler le monde entier, et m’octroierait une renommée considérable : Lilith deviendrait celle ayant réussi l’exploit d’avoir pacifié et assujetti l’incontrôlable Edward Lawrence. »


« L’Alliance des Chasseurs de Prime serait alors forcée de reconnaitre Edward Lawrence non plus comme leur ennemi, mais comme un allié au service du Gouvernement, conduisant une situation amenée à être tendue politiquement. L’Alliance des Chasseurs supporterait-elle un tel affront ? Mais en même temps pour Mariejoa, comment ne pas sauter sur l’opportunité de rallier à leur cause une arme de dissuasion aussi puissante qu’Edward Lawrence ? Si les chasseurs s’y refusent, une fragilisation de leurs liens avec le Gouvernement est envisageable, qui pourraient eux-mêmes être divisés à cette idée : le débat sera alors ouvert, et le statut des capitaines corsaires… remis en cause. »


« Le timing n’a pas été choisi au hasard… la question serait portée à l’attention de la fameuse assemblée réunie sous les plus hauts auspices et la plus apte à résoudre cette problématique aux retombées mondiales : la rêverie. »


« Un tel débat mènerait inévitablement à une issue dont les conséquences pourraient s’avérer désastreuses… Mais peu nous importerait la décision qu’ils finiraient par prendre : que ce soit l’abolition des corsaires, la confirmation des Edward’s Pirates ou tout simplement leur mise aux arrêts… il en résultera nécessairement un chaos impossible à enrayer : l’apparition d’une ou plusieurs failles, que nous-même ou d’autres opportunistes irons exploiter sans ménagement afin de faire vaciller ce Gouvernement qui se croit tout puissant. »


Si l’on pouvait légitimement estimer que le Gouvernement Mondial ne laisserait jamais tomber les chasseurs de prime… la perspective de voir Edward Lawrence perpétrer un énième massacre consécutivement à l’abolition des privilèges de ses paires était à considérer. Pire encore, Erika ou même d’autres Empereur seraient bien inspirés de profiter de ce chaos pour porter des attaques tonitruantes à leur encontre… Tel semblait être l’objectif de Lilith : provoquer un incident diplomatique aux conséquences désastreuses et incontrôlables pour considérablement l’affaiblir… ? Mais pour quelles raisons au juste ? Était-il possible que Lilith soit elle aussi gangrénée par la colère ?

En tout cas, force était de constater que son plan était osé, et sans doute un poil trop ambitieux, voire capillotracté… pourtant, Josh ne pouvait s’empêcher de penser qu’il y avait un monde où cela pourrait se produire. Il porta alors un regard alarmé à l’encontre de sa capitaine, qui affichait un visage qu’il ne lui soupçonnait pas. Cette partie du plan… n’avait pas été définitivement pas été détaillée la dernière fois.

[…]





« Sasasasaaa… Oy, oy… Le vieux va clamser ! »


Le rire narquois de Sasaki vient s’additionner à la toux venue soudainement secouer le vieillard, comme s’il voulait souligner qu’il ne tiendrait probablement pas la distance et qu’il était donc inutile de s’y intéresser outre mesure à son cas. Le tout, sous le regard affolé d’un Josh pris au dépourvu et qui semblait ne plus savoir comment réagir face à un tel incident.

Et puis, comme pour contredire l’homme-poisson, la magie opéra. Alors, l’ensemble des témoins de cette scène indescriptible fut comme hypnotisé par ce spectacle aussi surprenant que déroutant. Et, chose suffisamment unique pour être soulignée… le rire de Lilith résonna dans la pièce.

« Haha ! Un château… hein ? Décidément… je vais finir par croire à tes histoires de destin… Lawrence ! »

« Wrahahahaha ! Gente demoiselle, daigneriez-vous m’accompagner au sein de ce modeste palais ? »

« Avec grand plaisir. »


Lilith serait alors immédiatement suivie par Ed qui avait proposé galamment son bras à Helly, visiblement ravie par cette noble attention.

« Tchikitchiki tchirrrre ! Sévèèèère, le chato ! Il déchire sa mèèèère ! Trop de flooow ! Chan-mé ! Chan-mé ! Zblam Zblam ! Yo frérot, j’m’y invite illicooo ! Toi et moi on va s’entendre comme des frères ! Zblam Zblam ! Canons armés devant, mitraillettes parées à l’arrière ! Yeah ! Yeah ! Comme moi, toi t’es un vrai… ! Le savoir est une arme : Zblam Zblam ! Nous on marche calibrés, donc on est pas teubé ! Zblaaaaaa Zblaaaa ! »

« Je viens aussi. »


Josh suivrait alors un Mc Steel très expansif qui avait littéralement des étoiles dans les yeux à imaginer tout le potentiel de ce nouveau compagnon qu’il voyait déjà comme une arme de guerre incroyable. D’ailleurs, son tir de tout à l’heure pour se protéger de la rage de leur capitaine ne lui était pas passé inaperçu.  

« Bien, les autres, vous nous attendrez dehors pour le moment… »


Prononça Lilith à l’attention des autres gradés, bien que les deux hommes-poissons n’avaient absolument pas eu l’intention de les suivre dans ce… truc. Plusieurs raisons avaient sans doute amené la capitaine à vouloir séparer les effectifs en deux, mais la plupart ne s’en formalisèrent pas vraiment.

« Au fait, maintenant que j’y pense, j’ai pas vu Tino… »


Questionnait un Ed visiblement un peu déçu par la curieuse absence de celle qu’il avait lui-même recruté.

« Eh bien… Elle… »


Lilith sembla complètement désarçonnée par la question, si bien qu’elle détourna le regard, comme la réponse l’arrachait à un déni particulièrement… gênant pour elle.

« Elle s’est encore… perdue… »

« Perdue ? Wrahahahaha !! Décidément elle en manque pas une cette gamine ! »


Edward Lawrence avait éclaté de rire en entendant la nouvelle frasque de celle qui s’était tout de même érigée comme la générale Terre de l’équipage, et qui semblait pourvue de ce trait si précieux à ses yeux : cette capacité à épuiser Lilith par ses actes imprévisibles.

[…]


« Eh bien… C’est plutôt indigent comme décoration intérieure… C’est d’un mauvais goût… »


Ne manquerait pas de faire remarquer la distinguée Hélène, qui aurait apprécié un raffinement un peu plus digne de leur prestance. De leur côté, les autres invités n’avaient pas manqué de souligner les premières caractéristiques de ce pouvoir qui avait le potentiel de leur faire littéralement changer de… dimension.

Josh, contre toute attente, serait le premier à réagir : il sortirait de ses poches un système de visioconférence par den-den et se mettrait aussitôt à essayer de contacter les autres gradés restés à l’extérieur. Pendant ce temps, les autres se laisseraient aller à découvrir ces lieux fantaisistes, sans vraiment être en mesure de réfréner les phantasmes qui murissaient déjà dans leurs esprits émerveillés…

« Yeeeeah maaaaan ! Poualala téma ces fenêtres de tir… Bang ! Bang ! Où sont les armes ?! Où sont les armes ?! Pow ! Pow ! »


Beuglerait un Mc Steel complètement surexcité, tiraillé entre ses talents de tireur hors pair qui le poussait à essayer plein de choses et sa curiosité d’ingénieur concernant l’armement et les possibilités que pouvait offrir un tel édifice. Mais il était loin d’être le seul à avoir perdu le sens des priorités…

« Mh. »


Le soupir songeur d’un homme emmuré dans un sérieux que l’on imaginait inaltérable. Ses yeux virevoltaient, comme s’ils inspectaient chaque recoin et chaque possibilité qui semblait lui passer par la tête ainsi que leurs conséquences éventuelles. Il leva alors l’une de ses mains et se mit à fixer étrangement son index.

« Que se passerait-il si je… »


Alors soudainement, son index se drapa d’une teinte sombre et il l’enfonça violemment dans le sol. Il s’immobilisa alors, comme pour se concentrer sur le résultat de cette étrange manœuvre.

Puis, il réitéra l’opération. Une fois, puis deux, puis… des dizaines. Et à mesure qu’il pilonnait rageusement le sol, un rictus profondément sadique prenait possession de son visage balafré. Oh… il ne s’arrêta pas là, armant cette fois-ci son poing noir comme pour tenter de briser le sol.

Et puis, comme si sa folie était contagieuse, il fut bientôt rejoint par son tout aussi houleux comparse, arraché de ses quêtes par la curiosité dérangée de son mentor.

« Oy… Ed… tu crois que… ? »

« C’est justement ce que je voulais essayer ensuite… »


Comme si leur folie était communicative, les deux experts en armes de destruction s’étaient accordés sur ce qui était la suite logique de ces expérimentations douteuses… Leurs regards semblaient briller d’une lueur démente et incandescente, comme s’ils étaient… possédés.

« Le… Feu. »


Alors, un claquement de doigts plus tard, une déflagration se produisit et une gerbe de flammes naquit d’un des bras du Nébula et tenta de dévorer tout ce qui pourrait être combustible à ses pieds. Ce test… était d’une importance capitale pour eux : il s’agissait de savoir si : si un incendie se produisait à l’intérieur, est-ce qu’une brulure finirait par apparaitre sur le corps de l’homme-château ?

Lilith, qui s’apprêtait à s’asseoir à l’autre extrémité de la table, en face d’Eden Chapter, s’immobiliserait soudainement, une odeur suspecte parvenant à elle…

Une odeur… déplaisante.

D’un geste brusque, elle se hissa sur la table et invectiva les responsables déjà identifiés de cette supercherie.

« Bande d’abrutis !! C’est quoi ces manières ?! Vous vous êtes jamais dit que ça se faisait pas de détruire les lieux dans lesquels on vous a invité ?! Vous êtes complètement cons ou quoi ?! »


Alors, joignant les actes à la parole, elle tenterait de punir sauvagement les deux sauvageons qui foutaient le bordel en leur envoyant de puissantes lames d’air destructrices qui ravageraient davantage les murs et mobiliers que l’œuvre des deux pyromanes.

Josh et Helly, consternés devant cette scène malheureusement plutôt commune lorsqu’ils se trouvaient trop longtemps dans le même édifice, ne purent que lâcher un soupir exaspéré :

« Yare… Yare… C’est toujours la même chose avec eux… »


[…]


Sur Time End ~ Au même moment...

Un froid hivernal. Et du blanc, immaculé, à perte de vue. Un blizzard prononcé fulminait, sapant les forces et le moral de ceux qui osaient le braver. Et au milieu de la neige, une petite fille errait, seule et inoffensive, à la merci de cet environnement hostile et inhospitalier, qui couvait le désir de la dévorer à tout moment. Dans des contrées aussi sauvages, c’était la loi du plus fort qui prédominait.

« Je n’ai pas froid… je n’ai pas froid… Le soleil… la chaleur du volcan… Oulala… je transpire tellement… »


Comme pour se convaincre, elle répétait inlassablement ces mots de sa voix tremblante, comme s’ils contribueraient à chasser ce froid insidieux. Elle éternua bruyamment et tenta vainement de se réchauffer, frottant ses petits bras sur son corps quasiment nu : seul un maillot de bain la préservait de la nudité. Elle lança des regards à droite à et gauche, comme si elle cherchait désespérément quelque chose.

« Mais ils sont où ces imbéciles aussi… Ils m’avaient pas prévenu qu’ils voulaient jouer à cache-cache ! Grr ! »


Les suppliques de la frêle demoiselle se noyèrent dans un blizzard toujours aussi féroce. Était-elle déjà à l’article de la mort ? Ses paroles dénuées de sens semblaient confirmer qu’elle s’était d’ores et déjà abandonnée à la folie. Sinon comment justifier sa situation aussi invraisemblable ?

« Oulala c’est si grand ici… Et puis c’est lequel Volcano Island parmi tous ces volcans tout blancs ? Aaaatchaaaa ! »


La jeune fille égarée continuerait alors à s’enfoncer aveuglément dans cette contrée glaciale. Derrière elle, deux silhouettes s’agiteraient bruyamment après avoir trouvé l’origine de l’odeur alléchante de la chair tendre et fraîche, faisant ruisseler de la salive entre leurs crocs acérés.

« Oooooh des petits animaux tout mignons !!! Petit petit petit…. Viens me faire un câlin ! »


Non. Clairement, non. Ce n’étaient pas des petits animaux tout mignons, mais de redoutables prédateurs qui allaient juste la bouffer, puisqu’elle semblait trop perchée pour s’en rendre compte et tenter de fuir. Telle était la dure loi de la sélection naturelle.


__________








Effectifs présents / Résumé :

Lilith - Capitaine des Edward's Pirates - épéiste hybride - lvl 36

Edward Lawrence - Général Feu des Edward's Pirates - Architecte de la destruction - lvl 39
Mc Steel - Général Ombre (provisoire) des Edward's Pirates - Tireur d'élite - lvl 3?
Josh - Général Air des Edward's Pirates - Acupuncture / Senbons - lvl 29
Momo the Champion - Général Eau des Edward's Pirates - Boxe des hommes-poissons - lvl 35

Héléne - Lieutenant Bras droit de Lilith - ???? - lvl ??
Sasaki - Lieutenant (Eau) des Edward's Pirates - Gyojin-Karaté - lvl ??
John-Albert - Lieutenant (Terre) des Edward's Pirates - RàV d'homme-sapin - lvl 30
Marorn - Lieutenant (Air) des Edward's Pirates - CàC + Armement - lvl ??
???? - Lieutenant (Ombre) des Edward's Pirates - ???? - lvl ?

+ d'autres lieutenants nivelés que j'ai la flemme de rajouter

20 pirates d'élite - lvl 20 chacun

+ une centaine de pirates à peu près - lvl 1

Sur Time End :
Tino -> jeune fille perdue à la merci du froid...

Explications / Résumé :
- Petit focus sur Ed et sa conception de la vengeance.
- Irruption de Marorn et hdr puissance max pour le faire taire.
- Petit clin d'oeil à un rp, vous avez la réf ?
- Lilith finit elle aussi par déraper et donne quelques infos sommaires.
- Lilith, Ed, Helly, Josh et Mc Steel entrent dans le chateau
- Josh tente de mettre en place une communication avec l'extérieur
- Ed et Mc Steel... fond du... Ed, et "testent" leur nouvel environnement.
- Lilith les attaque avec des lames d'air.
- Helly et Josh s'installent et soupirent




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Membre du club officiel des "Victimes d'Erwin le vicieux" et des "Victimes de Pumori".
Edward Lawrence
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Jeu 9 Déc - 16:37
V comme… Vendetta ?
Feat. Ed – Milieu 1507



Non ?

Un tremblement incontrôlable se répand dans les bras du guerrier. Non ? Cet être arrogant ose-t-il réellement lui refuser ce qui lui est dû ? Ce qui lui revient de droit ?

Le visage levé vers le colosse, il expire lourdement. Ses mâchoires se serrent, ses yeux se plissent. Le long de son corps, ses deux poings se referment, se couvrant d’une carapace de jais. Rien ne lui sera refusé.

Et puis, le Nebula s’explique, développant sa vision. Et à mesure qu’il parle, les membres de l’ancien esclave se détendent. Le souffle de rage qui parcourt sa peau disparaît peu à peu. Le tremblement de ses mains, lui, se fait plus présent, plus rapide, se propage à tout son corps. Son visage se décompose, ses lèvres et ses yeux soudainement pris de palpitations à leur tour. Et puis, tout explose. Les barrages se lèvent. De lourds sanglots s’échappent, comme brusquement libérés, tandis qu’il tombe à genoux, s’agrippant violemment la tête entre les mains. Puis, quelques fractions plus tard seulement, il se relève brusquement, poussant à plein poumons un long cri de désespoir qui résonne longuement dans la pièce. Dans le même mouvement, son bras gauche vient balayer furieusement l’air, frappant brutalement la table qui se soulève en un éclair, déversant son contenu avant d’aller s’abattre au milieu de la piscine, arrosant le sol de la luxueuse villa.

Il se tourne alors à nouveau vers le sulfureux pirate assis dans son fauteuil, ses narines dilatées, ses pupilles rougeoyantes brûlant plus ardemment que jamais. Du revers de la manche, il essuie ses joues humides, avant de s’avancer vers celui qui vient de faire une fois de plus la preuve qu’il avait le potentiel d’écraser sans se scrupule ceux qui se mettent en travers de son chemin. Celui qui sera la clé de sa quête de justice ; il en est maintenant certain.

- Les gens sont des idiots. Tant qu’ils ont la vie, ils ont l’espoir. Je le leur prendrai.

Il croise les bras sur son torse, campant fermement sur ses deux pieds et défiant son supérieur du regard.

- C’est ma Vendetta. C’est a décision.


________________


- Shirororororoooooo… Rien qu’ça, alors?

Il s’était complètement désintéressé des échanges explosifs qui avaient eu lieu entre son acolyte et son recruteur, tant il avait entendu de variations de la même discussion au cours des derniers mois. Remis de sa brève crise respiratoire, il fixait sa nouvelle capitaine avec une curiosité mêlée d’amusement. S’il avait tout d’abord haussé un sourcil dubitatif au début des explications de la jeune femme, un sourire fin avait progressivement commencé à aiguiser plus encore ses traits anguleux.

Ainsi, comme tant d’autres forbans ambitieux, elle voulait cette lettre de marque, cette garantie d’impunité que le gouvernement mondial offrait à ses alliés ? Non. Elle voulait l’influence qui venait avec la position, le pouvoir abstrait mais incontestable qui lui permettrait d’atteindre des objectifs personnels autrement inimaginables. Et quel objectif. Quelle suite d’idées. Si la naïveté de la bretteuse était palpable, sa résolution avait quelque chose de sincère, presque inspirant. Elle ne manquait pas d’ambition et de confiance, on pouvait au moins lui accorder cela. Elle n’était pas lui, mais elle n’était pas personne pour autant. Il commençait peu à peu à pouvoir envisager ce qui avait poussé son général à se ranger – temporairement, il l’espérait – derrière cette femme anonyme malgré son tempérament sulfureux. Malgré tout, il y avait quelque chose de profondément décevant derrière tout cela…


________________


Si les premiers assauts du géant laissèrent de bien distinctes marques de doigt dans le sol, cerclées d’étroites fissures, celles-ci se refermèrent bien rapidement sous les yeux de l’homme. Lors de ses tentatives suivantes en revanche, quelque chose avait changé ; le gigantesque pirate put sentir son poing s’enfoncer sans résistance dans ce qui n’avait de toute évidence que l’apparence extérieure de la pierre, aussi facilement que s’il s’était agi d’une étendue d’eau.

Depuis la table, les pupilles incolores du fossoyeur le fixaient d’un air froid. Ses mâchoires se serrèrent, une palpitation presque imperceptible secoua ses tempes. Etait-ce ainsi que l’on le remerciait de son hospitalité ? Ces chiens. Si seulement il avait pu leur faire comprendre où ils avaient mis les pieds.

Si seulement.

Et puis… pourquoi pas ? Une lueur satisfaite apparut au fond de ses yeux fatigués. Ce serait si facile. Lequel d’entre eux pourrait faire quoi que ce soit ?Qu’est ce qui pourrait l’en empêcher ? Un serment infantile ? Il n’avait que la valeur que les idiots lui donnaient. Les deux créatures humides restées en dehors ? Elles n’en sauraient rien. Et quand bien même, ce serait déjà trop tard. Il n’avait besoin que d’un battement de cils. Moins que cela, même.

Moins que cela, et il serait un autre homme. Une légende. Un symbole.

L’homme qui aurait éradiqué les Edward’s Pirates.

Il n’avait même pas besoin d’esquisser un geste. Il pouvait les détruire, tous à la fois, sans se lever de son fauteuil molletonné. Il pouvait tous les tuer, ici, en plein dans leur demeure, sans que personne ne puisse l’en empêcher. Mettre fin à leurs petits rêves futiles. Sans le moindre effort.

V n’en serait pas contente, certainement. Quelle importance ? Cela ne ferait que prouver qu’elle peut se tromper. Et de toute façon… il n’aurait plus besoin d’elle. Cet exploit à lui seul permettrait de le propulser au sommet, de lui fournir les armes dont il avait besoin. De lui offrir sur un plateau d’argent cette position parfaite que Lilith n’obtiendrait jamais. Avec tous les privilèges et les atouts qu’elle impliquait. Alors, son souhait le plus cher serait là, à portée de doigts. Plus proche qu’il ne le serait sans doute jamais sous les ordres de la Matriarche, de l’Architecte de la Destruction ou de qui que ce soit d’autre.

Oui, pourquoi pas ? C’était après tout si simple...

Le regard toujours rivé sur l’homme qui lui avait offert sa place au sein de l’équipage, le vieillard se redressa légèrement dans son siège. Il fit mine de ne pas remarquer – ou peut-être ne l’avait-il réellement pas vu ? – les braises ardentes derrière les lunettes du petit guerrier endeuillé, qui le fixait intensément en secouant doucement la tête, comme s’il avait compris exactement ce qu’il se tramait. Ses vieux instincts de chasseur, depuis si longtemps oubliés, reprenaient le dessus. Il n’avait d’yeux que pour sa proie. Ses babines se retroussèrent subtilement, ses mains squelettiques se fermèrent solidement autour des accoudoirs…

Et c’est alors qu’elle se décida à agir. Les lames aériennes traversèrent la pièce sans qu’il n’ait le temps d’y faire quoi que ce soit. Le mur du fond de la pièce, pourtant plus solide que l’acier, céda sous la charge brutale de l’assaut, et fut tranché de part en part. Les deux vagues violentes, heureusement fortement affaiblies par cette rencontre musclée, poursuivirent pourtant leur trajet destructeur au sein du couloir que les convives avaient traversé pour entrer, jusqu’aux limites extérieures du domaines.

Tandis que les deux hommes-poissons pourraient observer le vieillard baisser les yeux d’un air hébété sur deux étroites estafilades écarlates qui venaient d’apparaître comme par magie sur sa poitrine, les occupants de l’étrange lieu sentiraient une brève série de spasmes parcourir l’ensemble du château. Dans la pièce centrale, la figure du vieil homme vacilla et sembla, l’espace d’un instant, perdre de sa consistance, devenir moins concrète, comme si l’image était brouillée. Lorsqu’elle se stabilisa, elle se mordit la lèvre inférieure et tourna son attention vers la responsable de tout cela.

Cette garce… Comment avait-elle su ? L’avait-elle deviné ? L’avait-elle pressenti ? Etait-elle bien mieux renseignée que quiconque encore en ce monde n’aurait dû l’être ? Et dans ce cas… pourquoi ainsi ? Avait-elle décidé de lui faire comprendre que même ici, même maintenant, il n’était pas maître des lieux ? Qu’il ne contrôlait rien ? Qu’elle serait toujours là, telle une épée de Damoclès au-dessus de sa tête ? Cette garce. Elle le provoquait. Elle se riait de lui.

Les yeux gris du vieil artilleur se figèrent sur cette chevelure noire, sur ce visage impassible, animés d’une rage rare.

Il n’avait maintenant plus le choix. C’était une question de survie.


Tôt ou tard, il devrait la mettre hors d’état de nuire.












Effectifs présents:

Eden Chapter - Lieutenant (Feu) des Edward’s Pirates - Témoin de la transition - lvl 31
Léon Winter – Lieutenant (Terre?) des Edward’s Pirates - CàC + Armement/Observation - lvl 38

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"Avant moi rien n'était, nul ne fut enfanté,
Hors les êtres crées d'éternelle substance,
Et moi je suis comme eux, car j'ai l'éternité,
Vous qui passez le seuil, laissez toute espérance."

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Edward Lawrence
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Jeu 9 Déc - 23:05


V comme... Vendetta ?

Milieu 1507 ~ Volcano Island - Grand Line




Un silence pesant s’installa quelque temps après l’effondrement du mur qui surplombait le couloir qui nous avait menés en ces lieux, comme si tous ici étaient conscients que quelque chose de clochait et que l’acte n’était pas aussi anodin qu’il y paraissait…

« Tchh… Comme prévu. »

« Oh… Je vois, je comprends mieux cette répartition. Mais… on risque surement d’y passer, tu crois pas ? »

« C’est probable oui. Mais ce serait terriblement dommage de mourir sans les avoir vu… »

« Je ressens la même chose… Mon âme est déchirée entre la peur d’être réduit en cendres et l’excitation de les voir à l’œuvre. »


Toujours attablés, les deux êtres les plus faibles la pièce se mirent à contempler l’incroyable spectacle qui s’annonçait, partagés entre leurs peurs et leurs désirs. L’entrée en scène de l’arme qu’ils estimaient, lorsqu’elle serait achevée, dimensionnée pour détrôner un Latrodectus.  

[…]  

« En tant que Capitaine des Edward’s Pirates, mon devoir est de protéger vos vies à vous, membres de notre équipage. »


Ce fut les mots que je choisis pour introduire mon propos, rappelant ainsi à tous la politique que je m’étais moi-même engagée à respecter.

« C’est une curieuse façon d’agir après avoir prêté serment, Eden Chapter, tu ne crois pas ? »


Mes yeux se plissèrent, sans toutefois se tourner vers l’intéressé qui, pour l’heure, ne m’intéressait pas vraiment. Comme Helly l’avait justement fait remarquer à Josh, Eden Chapter s’était montré bien trop prévisible… Et les forces avaient été logiquement divisées pour pouvoir gérer toutes les éventualités, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur. C’était ce que signifiait compter Edward Lawrence parmi ses rangs : chaque situation devait être soigneusement soupesée, afin de protéger un maximum de vie, afin d’espérer réduire son degré d’imprévisibilité. Eden Chapter ne semblait pas encore avoir pris la pleine mesure de celui qu’il avait déclaré vouloir suivre. Pourtant, la découverte des facultés du maudit dressait progressivement un constat bien moins flatteur…

« J’ai fait tout ce que je pouvais pour te protéger, Eden Chapter, mais désormais… je ne peux plus rien pour toi. Sous cette forme, tu es trop exposé. Si tu tiens à ta vie, tu ferais mieux de remettre en question tes intentions. »


Déclarais-je d’un ton qui laissait transparaitre une certaine sympathie, une certaine sincérité qui parviendrait peut-être à l’atteindre. Si je m’attendais plus logiquement à ressentir de la colère après ce qui ressemblait à une tentative de trahison, curieusement, je m’étais surprise à le voir plus comme une victime qu’une réelle menace. Car malheureusement pour lui, le hasard venait de nous permettre de trouver un point faible à cet espace dont il se supposait être le maitre, si l’on se référait à la confiance qui émanait de lui alors qu’il s’apprêtait à passer à l’acte.  

Mes yeux glissèrent alors dans ta direction et me firent miroiter la silhouette d’un impétueux pirate : tu demeurais là, un peu plus loin de nous, stoïque et interdit. Devant ton impassibilité, je sondai alors ta voix qui me parvenait de manière si limpide, et commençai à l’écouter. Ton regard était perdu dans le vide, comme s’il était plongé dans une profonde réflexion. Je devinais que tu avais dû toi aussi entendre la voix de ce vieil homme sournois, auquel tu avais peut-être accordé un peu trop facilement ta confiance. S’il m’était impossible de lire tes pensées, tes émotions et tes intentions finiraient assez rapidement par délimiter les potentielles réactions que tu finirais par adopter.

Une certaine déception vint colorer ta voix, à la lumière du constat auquel tu étais sans doute arrivé en même temps que moi. Tes yeux se glissèrent dans les miens, avec une lueur de défi, comme si tu te satisfaisais tout de même de ce résultat et, quelque part, je ne pouvais pas vraiment te le reprocher. Oui, certes, il me serait impossible de me servir de cet homme pour t’y emprisonner puisqu’il était bien trop fragile pour pouvoir te contenir… Mais cela signifiait aussi que tu n’avais toujours pas d’endroit ou tu pouvais te relâcher sans en craindre les conséquences.

Et puis, dans un haussement d’épaules, tu soupiras, comme pour chasser les autres possibilités qui n’étaient pas parvenues à retenir tes faveurs.

« C’est comme ça que tu me prêtes allégeance, vieux fou ? »


Un rictus amusé étira tes traits, comme si tu te moquais de cette idée.

« Alors quoi ? Tu trouves déjà que je ne suis plus à la hauteur de mes prétentions ? Que je ne suis plus celui que tu attends ? Que je me suis arrêté en chemin ? »


Tu poursuivis, faisant sans doute référence au moment que j’avais interrompu un peu plus tôt.

« Pourquoi es-tu là, Eden Chapter ? Quel est ton but ? Quelles sont tes ambitions ? »


Non, il n’y avait définitivement pas de colère qui émanait de toi, contre toute attente. Était-ce parce que tu le comprenais ? Après tout, tu étais toi aussi doté de telles ambitions : à plusieurs reprises, n’avais-tu pas envisagé la destitution de l’Impératrice à laquelle tu avais pourtant offert ta loyauté ? Même si cette idée n’était qu’une éventualité momentanée, elle avait le mérite d’exister.

C’était sans doute cela qui t’avait fait réfléchir quelques instants plus tôt : tu venais de te retrouver à la place d’Erika, qui devait composer avec des éléments prêts à prendre sa place si jamais elle venait à faiblir : elle devait constamment prouver la légitimité de cette hégémonie. Dès lors, nous arrivâmes sans doute au même questionnement : quelle était la meilleure manière de pérenniser son règne ? En durcissant le ton et en écrasant toute ambition un peu trop prononcée ? En éradiquant la mauvaise herbe ? Ou plutôt en acceptant cet état de fait, voir en le niant ? Dictature ou diplomatie ? Une question épineuse.

Et puis, écartant les bras, tu portas à notre connaissance ta décision.

« Prends ma vie si ça te chante, Eden Chapter. Et même tout ce qu’il y a à me prendre, si telle est ton ambition et que tu t’en sens capable. Car si je meurs maintenant de ta main, c’est que ma propre ambition n’aurait pas pu aller plus loin. »


Mes yeux se plissèrent lorsque tes mots résonnèrent. Était-ce donc cela ta réponse, Edward Lawrence ? Je me contentai donc de voir où cela allait nous mener, même s’il me paraissait clair que, malgré que tu te déclarais être à la merci de l’homme-château, tu semblais avoir la certitude absolue que ta mort n’aurait pas lieu aujourd’hui.

Et puis, ton âme se colora d’une teinte différente et son écho me parvint, m’arrachant quelques frissons, alors qu’un sourire se dessina lentement sur mon visage : comment ne pas en apprécier la couleur ? Ta prestance sembla se renforcer et devint plus intimidante, plus menaçante, comme pour mettre en garde que ceux qui oseraient se dresser contre ta volonté ne s’en sortiraient pas indemnes.

« Tue-moi si tu en es capable, Eden Chapter. Cependant…


Tu marquais une courte pause. Puis deux veines se gorgèrent de sang tandis que ton regard s'embrasa d'une lueur explosive. Et d'un ton menaçant, tu dressas la limite à ne pas outrepasser.

Touche à Lilith, je te viderais de ton sang. Et je te ferais bruler dans les flammes de l’enfer pour l’éternité. »



__________








Effectifs présents à l'intérieur / Résumé :

Lilith - Capitaine des Edward's Pirates - épéiste hybride - lvl 36

Edward Lawrence - Général Feu des Edward's Pirates - Architecte de la destruction - lvl 39
Mc Steel - Général Ombre (provisoire) des Edward's Pirates - Tireur d'élite - lvl 3?
Josh - Général Air des Edward's Pirates - Acupuncture / Senbons - lvl 29

Héléne - Lieutenant Bras droit de Lilith - ???? - lvl ??


Effectifs présents dehors / Résumé :

Momo the Champion - Général Eau des Edward's Pirates - Boxe des hommes-poissons - lvl 35

Sasaki - Lieutenant (Eau) des Edward's Pirates - Gyojin-Karaté - lvl ??
John-Albert - Lieutenant (Terre) des Edward's Pirates - RàV d'homme-sapin - lvl 30
Marorn - Lieutenant (Air) des Edward's Pirates - CàC + Armement - lvl ??
???? - Lieutenant (Ombre) des Edward's Pirates - ???? - lvl ?

+ d'autres lieutenants nivelés que j'ai la flemme de rajouter

20 pirates d'élite - lvl 20 chacun

+ une centaine de pirates à peu près - lvl 1

Sur Time End :
Tino -> jeune fille perdue à la merci du froid...

Explications / Résumé :

Comme vous surement, assez surpris par le poste précèdent, bien que ça avait été involontairement prévu par Lilith qui de base se méfiait de Chap et qui est soucieuse de la sécurité de ses paires.

Vais-je réussir à le prendre à son tour à contrepied ?

J'ai trouvé intéressant de centrer le poste autour du haki de l'observation puisqu'il en est à l'origine, et donc il constitue à la fois le fond et la forme sur ce poste là.

Du coup il y a surement pas mal de petites choses intéressantes à y trouver, mais rien de bien concret car je laisse à Chap le loisir de passer ou non à l'acte.  


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Ven 10 Déc - 11:16
V comme… Vendetta ?
Feat. Ed – Milieu 1507




Il n’avait pas bougé d’un pouce. Il écoutait, immobile, le discours de sa capitaine, sans cesser de la transpercer du regard. La rage qui émanait de lui restait inchangée. Elle ne lui accordait même pas un coup d’œil. Tout ce qu’elle pouvait pour le protéger ? Quelle farce. Pour qui se prenait-elle ?

Pourtant, ses invités pourraient voir sa silhouette s’affaisser légèrement, lorsque le Loxosceles évoqua la promesse qu’il avait faite. Il laissa échapper un soupir, se renfonça contre son dossier, et ses vis-à-vis auraient alors peine à voir autre chose en lui qu’un vieillard fatigué. Oui, c’est vrai, il avait dit cela. L’avait-il cru ? A n’en point douter. S’il le fallait, il répéterait ces mêmes mots, avec la même conviction, sans qu’une once de mensonge n’y paraisse. Alors pourquoi un tel revirement ?

Il ferma les yeux quelques instants, pendant que le Nébula réfléchissait. Lui aussi semblait pensif. Son but ? Ses ambitions ? La question le surprit. Tout cela était pourtant si évident. N’avait-il pas, après tout, été bien trop prévisible pour eux ?

Puis vint l’invitation, et la menace qui l’accompagnait. Le vieux fou, comme il avait été désigné, ouvrit ses paupières et posa ses pupilles ternes sur l’homme auquel il venait de jurer fidélité. Il l’observa un instant. Puis il hocha la tête, lentement, et son corps perdit soudainement de sa substance, se liquéfiant en un masse informe avant de se fondre dans le tapis. La large faille qui traversait le mur du fond se combla, ne laissant pour trace que les commodes de bois saccagées, gisant au-devant. Les volets des fenêtres se fermèrent à leur tour, avant de disparaître pour céder la place aux mêmes pierres grises qui les avaient jusque là encadrées.

Et ainsi, les ténèbres, implacables, se saisirent de la pièce privée de toute source de lumière.

- Chapter.

La voix ferme du jeune soldat s’était élevée dans le noir complet. Elle paraissait étrangement tranquille. Il n’avait pas de raison de ne pas l’être. Lui aussi, comme les autres détenteurs de ce don prodigieux, ne percevait dans l’esprit qui les englobait entièrement plus aucune intention hostile.

Quelques instants s’écoulèrent en un souffle. Puis une voix se fit entendre, omniprésente autour d’eux et pourtant faible, s’échappant presque comme un chuchotement :

- ...putain.

Lentement, une à une, une quinzaine de lanternes apparurent aux murs, baignant la grande salle dans une faible mais douce lumière dansante. L’hôte était réapparu à sa place. Il fixait la tête de l’équipage, pointant de l’index le mur tout juste rétabli de son martyr.

- T’en vas pas croire que parc’que t’as trouvé ça, j’suis plus… « exposé », comme tu dis. Vous êtes encore chez moi.

Il se tourna vers les deux adeptes des explosions, fronçant des sourcils broussailleux.

- Chez moi, où vous avez été invités… et vous avez tout d’suite commencé à tout saccager. Dis moi, t’aurais fait quoi, si ça avait fonctionné autrement, hein Eddy-boy ? Si l’sol où tu poses tes pattes était fait d’la même matière que l’mur tout là-bas qu’la p’tite a voulu découper ? Hm ? Il se s’rait passé quoi, tu crois ? C’est comme ça qu’t’acceptes mon allégeance, gamin?

- Chapter, ramène-nous à la sortie.

Le maître des lieux n’accorda pas un regard au garçon qui venait de parler, bien conscient de ce qu’impliquait ce changement d’éclairage.

- Pourquoi ? Pour qu’ils puissent encore m’faire du mal ? Non merci. Vous ici, j’suis en sécurité. J’pourrais encore...

- Tu pourrais. Peut-être. Mais tu n’en feras rien.

Le vieil homme laissa échapper un petit rire nasal, tout en jetant un coup d’oeil au gastéropode que le médecin de l’équipage tenait entre ses mains. Il balaya l’air de la main.

- Nan. Nan bien sûr, j’en f’rai rien. C’est trop dangereux pour moi, pas vrai Lilith? Shirororoooo… Bah, à qui je mens, là ?

Il s’appuya sur ses accoudoirs, et se leva en un pénible soupir comme si cela lui avait demandé un effort surhumain. Dépassant la sabreuse, il s’en alla ouvrir un buffet, qui par chance s’était trouvé sur le mur opposé à la colère de la dame, et en sortit sept petits verres en cristal qu’il déposa délicatement sur la grande table avant de s’en retourner chercher une bouteille au contenu de bronze. En dévissant le bouchon, il remplit alors à ras-bord un unique verre dont il s’empara, avant de regagner sa place et d’inviter d’un geste ses convives à faire de même.

- Je me fous complètement de c’que t’as à prendre, Eddy-boy. J’ai déjà tout c’qui m’faut ici, expliqua-t-il en levant son verre. Et puis...

Il s’arrêta un instant, contemplant le cristal. Puis il reprit d’une voix qui semblait plus hésitante.

- Et puis j’suis d’toute façon bien trop vieux pour avoir des ambitions. J’vous laisse ce plaisir.

Lorsqu’il trempa enfin les lèvres dans le luxueux breuvage, ses yeux se fermèrent à moitié en signe de satisfaction. Il le porta à nouveau à sa bouche, en préleva une longue gorgée. Puis il se perdit quelques instants dans la contemplation du liquide doré qu’il avait commencé à faire doucement tournoyer dans le verre.

- Paraît qu’c’est pour ça que j’suis là, reprit-il sans quitter des yeux le tourbillon qui se formait au creux de sa main, pour voir ça. Pour t’voir gravir ta montagne de crânes empilés jusqu’à ce sommet qu’elles sont toutes les deux convaincues qu’t’atteindras. Pour t’voir te dresser là haut, entre les flammes. C’est ça. J’suis là pour témoigner. J’suis là pour être garant d’l’Histoire qui s’écrit. Et après, une fois qu’c’est fait...
Il s’interrompit un instant.

- J’porte la mémoire d’un monde, t’sais ça, mon gars ?

Il leva son visage vers le grand homme. Ses traits semblaient amers, son regard presque mélancolique. Il avait annoncé cela comme une évidence.

- Tu savais ça ? Tu crois qu’c’est facile ? Tu crois qu’c’est léger, comme charge? Non hein !

Il écarta le regard à nouveau, avala une autre gorgée de Whisky. Lorsqu’il parla à nouveau, ce ne fut qu’un chuchotement qui se glissa entre ses dents.

- Non, vous connaîtrez jamais ça, vous autres...

De l’assurance et de la confiance froide et meurtrière qui avaient émané plus tôt, rien ne restait. Juste une figure maigre, flétrie, qui semblait sur le point de rompre. Un cadavre en sursit, qui avait déjà emprunté trop de temps. Il posa une main sur sa poitrine, l’autre levant toujours le verre devant son visage. Ses yeux se firent soudain humides. Il baissa la tête, et s’exprima lentement, d’une voix monocorde :

- C’est pour ça. Mes buts, mes envies, mes… Quelle importance ?

Il éclata d’un court rire grinçant, puis reprit plus fort.

- Shiiiroro ! Quelle importance ? On s’en fout ! Pas vrai Léon ? Quel intérêt ? C’est pas comme si j’avais l’choix, nan ? C’est pas comme si on m’demandait ! Shirororoooo!

Un large sourire dévoilant soudainement sa dentition maltraitée par les années, il se tourna vers l’intéressé. Celui-ci ne répondit pas, se contentant d’inspirer longuement, avant de s’avancer en silence vers la table, secouant légèrement la tête de gauche à droite sans accorder un regard au vieil homme qui le suivait des yeux. Il se servit à son tour.

- Qui d’manderait à un vieux fou comme moi?












Effectifs présents:

Eden Chapter - Lieutenant (Feu) des Edward’s Pirates - Témoin de la transition - lvl 31
Léon Winter – Lieutenant (Terre?) des Edward’s Pirates - CàC + Armement/Observation - lvl 38
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Hors les êtres crées d'éternelle substance,
Et moi je suis comme eux, car j'ai l'éternité,
Vous qui passez le seuil, laissez toute espérance."

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Sam 11 Déc - 23:43


V comme... Vendetta ?

Milieu 1507 ~ Volcano Island - Grand Line




L’obscurité dévora les lieux, obstruant le champ de vision des occupants de la pièce qui venait d’être quelque peu raccommodée. Un rictus moque me dévisagea. Était-ce cela, sa réponse ? Insuffisant. Nous priver d’un unique sens ne suffirait pas restreindre nos réactions éventuelles : c’était notamment en ce la que ce haki constituait un poison.

Pire encore, s’il comptait véritablement là-dessus pour prendre l’ascendant, le vieillard serait bien vite confronté à une douloureuse réalité : supprimer les sens ou restreindre les mouvements d’Edward Lawrence ne suffisait pas à le désamorcer. D’autres avant lui en avaient fait l’amère expérience, dont un certain ex-révolutionnaire. Après tout, Powder Island avait été détruite de mes mains, alors même qu’elles m’avaient été enlevées.

Puis, la lueur d’une dizaine de lanternes raviva l’utilité de nos yeux. Le maitre des lieux, comme il pensait encore l’être, s’exprima alors et invectiva sa capitaine. Mais cette fois-ci, son entêtement et sa naïveté, ou son manque de discernement me firent perdre patience.

De toute évidence, il ne semblait pas savoir réellement à qui il avait affaire.

« Damare, vieux sénile. T’es pas au courant ? »


Mes pupilles brulantes incendièrent la table ainsi que la silhouette décatie qui se trouvait à son extrémité et l’interpella d’une phrase dont la tournure lui serait sans doute curieusement familière.  

« J’ai mangé le Bomu Bomu No Mi, c’qui fait d’moi un homme-bombe. Bienvenue chez moi. »


Lui annonçais-je sur un ton volontairement hautain et provocateur, auquel je joindrais alors une petite démonstration, mimant le geste qu’il avait lui-même effectué un peu plus tôt. Alors, dans un claquement de doigts, une explosion d’une cinquantaine de centimètres résonnerait alors, afin de confirmer mes dires.

« Car ça a beau être ton château… En réalité c’est moi qui en suis le maitre : tu te trouves sur mon territoire, Eden Chapter. Sais-tu ce que ça signifie ? D’un claquement de doigts, je peux tout réduire en cendres dans un rayon de 500 mètres. »


Et en cela, le Supernova devait comprendre qu’en ma présence, il était de fait soumis à une loi irrévocable : celle de l’architecte de la destruction. Oui, à mes côtés, il ne serait en sécurité nulle part.

« Et il se serait passé quoi ? Tu serais mort pour si peu ? Si ces broutilles te font peur, alors comment espères-tu survivre au Nouveau Monde ? On s’est simplement amusés à tester ce nouvel environnement, afin d’en appréhender les faiblesses. Sinon comment suis-je censé deviner ce que je dois éviter de faire ici pour ne pas te tuer ?! »


Ma voix sèche détonna en réponse aux accusations du vieil homme qui n’avait pas apprécié nos écarts et semblait s’être senti attaqué, estropié. Pourtant cela n’était simplement que le reflet de la méconnaissance que nous avions encore l’un pour l’autre. La cohabitation pouvait semblait difficile de prime, mais après quelques aménagements, il me semblait tout à fait possible de prendre mes quartiers dans ce qui pouvait devenir mon nouveau château.

Et puis, comme malmené par cette houleuse tournure des évènements, celui qui semblait parfois avoir déjà un pied dans la tombe se servit un remontant avant de regagner ce qu’il prenait pour son trône. Alors, les différents pirates vinrent enfin s’attabler, comme si le conflit qui venait de naitre avait été enterré. Je fus le seul à demeurer debout, le regard ardent porté sur le chétif individu et ses aveux de faiblesse.

Je l’écoutai alors déblatérer ses conneries, sans l’interrompre, m’approchant lentement. Un constat désuet et déplaisant s’instigua en mon for intérieur à mesure qu’il crachait ses complaintes. Mes yeux balayèrent l’assemblée. Il fallait se rendre à l’évidence, si Josh et Marorn n’avaient pas eu les épaules pour me seconder, mes derniers espoirs envers la vieille supernova venaient de s’évaporer. Lui aussi n’avait l’étoffe de l’homme que j’attendais…

Alors quoi ? Je pestai intérieurement. Contre ces insectes indignes de mon standing, contre ce vieillard usé par la vie.

Le passé ? La mémoire ?

Foutaises. Il ne s’agissait que de fausses excuses futiles inventées pour combler les échecs de ceux qui avaient renoncé à embrasser leur destinée. C’était l’apanage de ces insectes qui se complaisaient dans leur misère, préférer ramper à même le sol avec leurs congénères tout autant ankylosés par leur faiblesse au lieu de s’abandonner à la liberté et de s’élever parmi les cieux afin de surplombaient le monde.

« Oy, le vieux, quand as-tu cessé de vivre ? »


Était-ce donc cela son choix ? Était-ce donc cela sa résolution ?

« Nous sommes des pirates ! En cela, nous sommes libres de vivre comme on l’entend. »


Et lui, se considérait-il réellement comme un pirate ?

« Tu es donc libre de vivre enchainé par le passé et à te contenter d’être spectateur du temps qui s’écoule, ou de te délester de ce fardeau et de tourner ton regard vers l’avenir afin de t’élever vers des horizons que nul autre n’a jamais vu afin de définir ton propre temps. »


Mais il semblait déjà avoir fait passer sa vie au second plan. Et il avait renoncé à avoir des rêves.

« Quelle importance… ? Qui es-tu pour oser dire ça… ? »


Mon regard incendia la dépouille insipide de celui qui s’était maudit par ses propres regrets, et qui était désormais gangréné par le déni.

« Les hommes… ne cesseront jamais d’avoir des rêves !! »


Ma voix venait de détonner dans une pièce qui semblait trop petite pour pouvoir la contenir.

« Alors, vieux fou, moi je te le demande, encore une fois. Quels sont tes rêves ? »





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Lun 13 Déc - 11:22
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La flamme de l’explosion se refléta dans ses yeux absents, ternie par le gris insipide qui les caractérisait. Il posa ses pupilles sur la main qui l’avait provoquée. Les commissures de ses lèvres s’étirèrent faiblement en un sourire triste.

Alors explose, p’tit gars, avait-il envie de lui rétorquer. Explose, et on verra bien c’qui se passe.

Avait-il compris ? Les priver de la vue n’avait pas été l’objectif principal des changements qui avaient eu lieu devant eux. La sécurité était dans l’ailleurs. Sans qu’ils ne puissent percevoir de mouvement, la salle toute entière s’était déplacée. Ils se trouvaient à présent en plein cœur du gigantesque bâtiment, loin de tout ce qu’ils pouvaient connaître. Et si la distance qui les séparait des murs extérieurs n’était que la moitié du rayon de danger qu’annonçait le Nebula, celle-ci était coupée par plusieurs dizaines des plus épaisses et plus solides parois que le maudit était capable de dresser. Une chose était certaine, si le sulfureux pirate mettait à bien ses menaces, le vieillard ne serait pas le plus à plaindre. Et quand bien même ?

Dans un état d’esprit différent, il aurait sans doute trouvé un certain amusement cruel à l’idée de laisser Edward Lawrence décimer son propre équipage, mettre fin par lui-même à la vie de cette jeune capitaine dont la protection semblait tant lui tenir à cœur. Ensuite, il n’y aurait plus qu’à savoir qui, de l’artillerie mortifère ou des défenses stoïques, serait le plus résilient. La puissance destructrice colossale de la bombe suffirait-elle, dans un environnement si hostile et échappant à tout contrôle ?

Dans un état d’esprit différent, il aurait pu se perdre dans la surenchère, dans cette guerre de provocations et d’ego dans laquelle son vis-à-vis semblait vouloir se lancer. Il aurait pu lui montrer lui aussi certains artifices, lui faire comprendre il se trouvait exactement.

Dans un état d’esprit différent, il aurait pu, à l’inverse, se complaire dans cette faiblesse visible qui lui était imputée, forcer le trait plus encore, parfaitement conscient que sa plus grande force résidait dans l’inattendu, et que laisser ces hommes et ces femmes le sous-estimer gravement lui offrirait une arme puissante le moment venu.

Pas maintenant. Maintenant, il ne jouait pas. Maintenant, il n’était rien de plus qu’un vieil homme usé par le poids des années et des responsabilités qui lui avaient été conférées par l’Univers. Un vieil homme qui, quelque part au fond de lui, avait espéré voir en ce nouveau supérieur une libération possible. Y croyait-il encore, à présent ?

Comment croire en ce gamin prétentieux ? Ceux qui ne juraient que par leur force finissaient tôt ou tard par se frotter à pire qu’eux. Plus puissant, plus solide, plus jeune. Etait-il finalement de ceux-là ? Léon avait-il fait le bon choix, dans le marché qu’il avait conclu ? Edward Lawrence n’était-il rien de plus qu’une arme de guerre à la puissance rare, affublée d’une fragile illusion de volonté propre ? Il avala une nouvelle gorgée d’alcool fort. La vision qu’avait récoltée V était-elle tronquée ? Ou peut-être… peut-être avait-elle été mal interprétée ? Peut-être n’était-ce pas Lawrence qui se dressait sur ce trône. Peut-être était-il le trône lu-même. Un simple outil. Utilisé par qui? Intrigué, il leva le regard vers la capitaine aux cheveux de jais, qui avait elle-même dressé à demi-mot ce même constat quelques minutes plus tôt. Etait-ce elle, la personne qu’ils cherchaient ? Elle ne semblait pourtant pas en avoir l’étoffe. Ou alors… Ou alors lui avait-on menti. Il fronça les sourcils. Pourquoi avait-il été envoyé ici ?

Oy, le vieux, quand as-tu cessé de vivre ?

- Le vingt-quatre février mille-quatre-cent-cinquante-cinq, répondit-il imédiatement, sans l’ombre d’une hésitation.

Le jour où il avait creusé cette fameuse tombe. Celle qui avait définie son destin. Il avait alors tout juste quinze ans.

- Mais j’suis mort qu’en soixante-dix-neuf.

S’entendant prononcer cette réalité à voix haute pour la première fois, il baissa la tête, fronçant à nouveau les sourcils d’un air perplexe. Ses lèvres se serrèrent. Le calcul fut rapide.

Dans quelques mois, cela ferait vingt-huit ans que sa propre sépulture avait été scellée. Tout ces années qui lui avaient été volées. Vingt-huit ans, cela ne devait pas être très loin de l’âge des deux personnes qui le toisaient avec tant d’assurance. Que pouvaient-ils bien savoir ? D’où tant de certitudes, alors qu’ils étaient peut-être nés après son trépas ? Que savaient-ils de l’adversité ? Que savaient-ils des choix, de la liberté, des possibilités qui s’offraient à eux s’ils s’étaient contentés de saisir ce que leur force seule leur permettait ? Quelqu’un leur avait-il déjà seulement dit non ? Et ils osaient parler de volonté. Gamins ignorants.

Il passa une main sur son menton, ses doigts rugueux frottant sa peau mal rasée. Lui savait. Lui comprenait. L’âge apportait sur le monde une vision plus nuancée, plus calme. Avec son recul… Au final, n’était-il pas le mieux placé ?

Il souleva son verre, le vidant d’un trait et laissant le liquide couler directement dans son gosier tandis qu’au fond de la pièce, l’escargophone jusque là posé sur l’étagère disparaissait sans un bruit, happé par un pan de mur qui s’était déformé pour se saisir de lui.

Le vieux fossoyeur reposa le verre vide, à l’envers sur la table, et fixa les quelques gouttes résiduelles s’écouler lentement le long de la paroi transparente vers la surface de bois.

- Les rêves des hommes… sont une arme redoutable.

Il avait énoncé cela d’un air pensif, le regard concentré sur ces fines coulées d’or. V avait prononcé cette doctrine, sur le ton de la confidence, une nuit à la lueur d’une chandelle. Il n’était pas certain de réellement la comprendre, mais elle sonnait plutôt bien. Il se la répétait parfois, comme un mantra obscur.

Quels étaient ses rêves, alors ? Que voulait-il, au fond de lui ? Tant de choses. Malgré les décennies écoulées, malgré les tourments et les sacrifices personnels, cet enfant rêveur était encore là. Que voulait-il ? La liste était si longue. Mais au centre de tout ça… ?

- Du temps.

Sa main droite se posa, à plat, sur le verre. Ses doigts se refermèrent sur ses bords. Il détailla, morose, ces appendices décharnés, fripés et rouillés ; cette peau si fine qu’elle semblait sur le point de s’effriter, comme du vieux parchemin ; ses fines éraflures qui la saignaient, et qui resteraient là de longues semaines.

- Dites-moi les jeunes. Vous qui voguez pour un Empereur. Vous qui connaissez l’Nouveau Monde. C’qu’on raconte sur le vieux Hadès, vous croyez qu’c’est vrai?

La rumeur le hantait, depuis qu’elle était arrivée sur son océan. Il plissa les yeux, inspira longuement, se pencha vers la table, expira par la bouche, couvrant partiellement le réceptacle cristallin de buée. Il fit pivoter le verre, mais le souffle lui manqua pour finir son oeuvre.

- Si tu dois tout savoir, Eddy-boy, c’est ça dont j’rêve.

L’une des gouttes atteignit la table, s’y étendant en une minuscule flaque rebondie. Le vieil homme souleva le verre, le reposa à l’endroit, contemplant cette si petite étendue de liquide qui défiait les lois de la gravité.

- Une deuxième chance.












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V comme... Vendetta ?

Milieu 1507 ~ Volcano Island - Grand Line



Les années et le poids qui les accompagnaient m’atteignirent en même temps que la voix de l’homme qui avait déjà un pied dans la tombe.

L'espace d'un instant, je voulu même lui partager la mienne, qui avait eu lieu courant 1501, mais la présence de certains nuisibles en ces lieux me fit me raviser.

Une certaine curiosité avait émergé du néant, de ce brouillard insipide qui avait inspiré la question, et qui désormais voulait entrevoir les exacts contours d’une réponse qui ne faisait qu’attiser davantage le mystère qui entourait l’existence de cet homme.

Oh je pouvais le pressentir sans difficulté. Depuis le début, même. Il y avait chez cet être quelque chose qui me dérangeait. Quelque chose qui, à mesure qu’il délivrait ses paroles, se faisait plus limpide. Quelque chose, qui paradoxalement, cristallisait chez moi une certaine appréhension.

Un sourire, certainement malfaisant, vint mouvoir mon expression faciale lorsque les mots choisis par l’ancien résonnèrent en écho aux miens. Ils venaient prouver que, quelque part, je n’avais pas fait preuve de manque de discernement : il avait sa place parmi cette assemblée rassemblée en ce jour.

La Rêverie.
Ou ceux qui façonnent leurs rêves et détruisent ceux des autres.


Mais la satisfaction fut de courte durée. La réalité était toujours là, non loin, pour abattre sa sempiternelle enclume sur ceux qui pensaient la défier.

Et puis...

Le temps, hein ?

« La passion et les rêves sont comme le temps, rien ne peut les arrêter… Et il en sera ainsi tant qu’il y aura des hommes prêts à donner un sens au mot liberté. »


La phrase s’était évadée d’un coup, sans prévenir gare, instiguant de nouveaux frissons dans l’assemblée… Et chez une femme en particulier. Elle se mit à me fixer, de son regard troublé, entremêlant dans une multitude d’émotions aussi intenses que contradictoires.

Et puis, alors que sa voix emplie d’émotion m’atteignit, j’entendis la pulsation frénétique de son cœur résonner dans ma tête, comme pour me rappeler son existence. Comme pour me rappeler que nos destins s’étaient entremêlés.

Mais n’était-ce pas là l’instrumentalisation du déni qui n’avait de cesse de corrompre mon existence ? N’était-ce pas là une nouvelle excuse pour me détourner de cette immuable réalité et de cet insidieux avertissement ? Combien de temps encore parviendrais-je à m’esquiver ?

La question de l’ancien eut le mérite de taire momentanément le houleux débat qui commençait à faire rage ainsi de mon esprit malade. Mieux encore, il sembla satisfaire Lilith qui commençait sans doute à s’impatienter de cette discussion qui ne pouvait légitimement pas être au centre de nos priorités à tous : la vision se devait d’être plus large et portée sur l’avenir. Car après tout, ne s’agissait-il pas de surplomber le monde ?  

« Allons, le vieux… ne me dit pas que tu n’en as pas entendu parler ? Même sans mon témoignage, tu aurais dû le savoir, non ? »


Cette fois, je vins verser le liquide alcoolisé dans l’un des verres afin de m’installer à tables avant de développer davantage ma réponse.

« Il se trouve qu’un homme se posait justement la même question… Mais il n’est pas de ceux qui se contentent de rumeurs : il est allé vérifier de ses propres yeux et il s’est ainsi rendu à sa rencontre. L’affrontement mythique entre Liga D. Tengen et Hadès Tenryon, l’homme qui aurait miraculeusement rajeuni. Sinon comment justifier un statu quo à l’issue de cet assaut légendaire de l’homme le plus fort du monde ? Hadès a donc repris le titre qui faisait sa fierté à son apogée : celui du meilleur pugiliste. »


« Et si cet évènement ne te suffit pas… alors je peux te le confirmer : je l’ai vu à l’œuvre lors de la guerre du Nouveau Monde et j’ai pu ressentir son aura sur le champ de bataille pourtant immense. Ses actes depuis six mois constituent d’ailleurs une preuve supplémentaire : il profite de sa jeunesse regagnée pour se montrer bien plus conquérant et actif. »


« Ce qui signifie aussi qu’il s’expose davantage. »

« Wrahahahahaha ! »


Coupa soudainement Lilith qui n’avait pas perdu de vue l’objectif à moyen terme de cette rêverie, m’arrachant alors un rire guttural. Mais la bretteuse, étrangement, ne profita pas de cette interruption pour reprendre les rênes de la conversation, laissant son regard dériver sur un pan de mur, situé au-dessus de nos têtes.

« Une seconde chance… hein ? »


Nous n’eûmes pas le loisir de poursuivre sur cet aspect de la discussion, finalement coupé dans notre élan par la Reine des Edward’s Pirates.

« Chapter, et si tu nous parlais plus tôt de ce Den-Den qui nous a observés depuis notre arrivée ici jusqu’à ce que tu finisses par le dissimuler ? »


Les yeux froids de Lilith vinrent assaillir la silhouette du vieil homme, le sommant d’apporter une explication convaincante au risque de devoir nous pousser à obtenir la réponse de nous-mêmes. Après tout, n’était-ce pas pour cela qu’Helly avait suggéré notre venue en ces lieux à la base ?


__________








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Héléne - Lieutenant Bras droit de Lilith - ???? - lvl ??


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V comme… Vendetta ?
Feat. Ed – Milieu 1507



Il avait relevé la tête, fixant avidement les lèvres de l’homme, absorbant chaque syllabe. Ainsi donc, c’était vrai. C’était possible. Il y avait – encore – un moyen. Et, dans cette nouvelle compagnie, il lui était possible de le découvrir ; il en était convaincu. Il avait peut-être mieux choisi qu’il ne l’avait pensé.

« Ce qui signifie aussi qu’il s’expose davantage. »

Il se releva d’un bond, un sourire triomphal aux lèvres. L’espace d’un instant, toute faiblesse semblait l’avoir quitté. Malgré sa maigreur cadavérique, il surplombait largement chacune des personnes qui se trouvait dans cette pièce – y compris l’imposant Nebula. Dévoilant ses dents, il tendit une main, paume vers le ciel, en direction de ses deux invités les plus notables.

Puis son sourire disparut en un battement de cils. Ses pupilles se fixèrent sur celles, inquisitrices, de la jeune femme. Il serra la mâchoire, soupira, et ses lèvres s’incurvèrent à nouveau, très légèrement.

- Y a rien qui t’échappe, hein Capitaine ? Décidément. Mais… c’est pas elle que j’dissimulais de vous.

Devant les jambes du vieux fossoyeur, le sol se déforma soudainement, s’élevant en une étroite colonne sur laquelle trônait le gastéropode que Lilith avait déjà pu observer. Lorsque l’objet fut à hauteur de bras, le grand homme s’en saisit pour le poser prudemment sur la table, et la colonne s’effondra puis disparut, redonnant à la salle sa forme d’origine.

- J'vais la laisser vous parler elle-même, plutôt. Dis bonjour, V.

La voix qui s’éleva de l’appareil était riche, voluptueuse, profonde. Le timbre était grave, et le ton témoignait d’une assurance flirtant avec l’arrogance.

- Ah, tout de même.



_________________________


- Qu’est ce qu’il fout, cet abruti?

Les yeux entrouverts, tu observes avec calme le den den mushi posé sur la petite table, qui depuis quelques secondes ne délivre plus que de légers sons étouffés. Il ne cessera jamais de faire des siennes, cela n’a jamais fait le moindre doute. Tu n’en attendais pas moins. Pourtant, nulle inquiétude ne traverse tes traits. Si tout n’est pas prévu, rien n’échappe au plan du Destin. C’est ainsi que cela devait être, de toute évidence.

A l’extérieur, un nuage s’en va. Le rayon de lumière solaire qui passe dans l’embrasure des tentures grises illumine soudainement les deux cartes posées sur la table. Tu hoches la tête.

- Je savais bien qu’on pouvait pas compter sur lui ! Il va tout bousiller!

- Allons mon chéri, calme toi.

Tu accordes un sourire chaleureux au petit être qui fulmine non loin. Ses aller-retours sur le parquet de chêne s’arrêtent, et ses épaules s’affaissent. Il expire longuement, se forçant à réfréner sa colère.

Du bout des lèvres, tu lui envoies un baiser invisible. Il semble se détendre un rien. Malgré son tempérament, il te voue une confiance aveugle ; il est bien conscient que tu sais ce que tu fais.

Soudain, les bruits transmis par l’appareil se font à nouveau plus clairs, et la voix rauque du maudit s’élève, s’adressant directement à toi pour t’inviter à entrer dans la conversation. Une brève et presque imperceptible tension parcourt tes doigts ; tu parviens malgré tout à maintenir ta composition. Qu’a-t-il dévoilé, exactement ?

- Ah, tout de même.

Ton sourire mielleux se fait un rien plus crispé ; suffisamment en tout cas pour que ton colérique compagnon ne le décèle. Pourtant, ta voix n’en laisse rien paraître. Tu respires lentement, pesant soigneusement tes mots, avant de poursuivre d’un ton à la confiance apparente toujours aussi marquée.

- Dame Lilith, Sire Edward, je vous demande des bien vouloir pardonner les… facéties de mon fiancé. Un comportement aussi impétueux ne lui ressemble pas, n’est-ce pas mon chaton ?

La petite créature vient poser sa main rosâtre sur la tienne, et plonge ses yeux bouillonnant dans les tiens. Tu saisis ses doigts entre les tiens. Le pari est risqué. Comme toujours, lorsqu’il s’agit de composer avec le vieux forban.

- Mais je suis impolie ! Je me nomme Vermont J. Sherwood. On me surnomme V.

Libérant ta main, tu replaces d’un geste gracieux une mèche blanche derrière ton oreille. Si tu as un léger début de réputation auprès de certaines communautés bien spécifiques de Saint Poplar, il est peu probable que cet équipage connaisse ton nom. Ce n’est pas forcément un grave handicap.

- Cela ne vous dit certainement rien, et c’est bien normal. J’ai de mon côté entendu bien des choses sur vous. Suffisamment pour justifier de vous offrir la compagnie de mon mignon petit Chapter, ici présent.

Au bout du fil, tu entends le vieil homme pouffer. Quel idiot.

- Vous semblez lui avoir fait forte impression, savez-vous ? Cela n’arrive pas tous les jours. Votre réputation n’est en rien usurpée. En conséquence, j’ai une requête à formuler...

En un geste involontaire, tes doigts viennent se refermer avec une douceur toute particulière sur la petite amulette dorée qui pend à ton cou. Tes paupières se ferment, lentement.

- Ce serait un immense honneur pour moi de faire votre rencontre.

 











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Hors les êtres crées d'éternelle substance,
Et moi je suis comme eux, car j'ai l'éternité,
Vous qui passez le seuil, laissez toute espérance."

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V comme... Vermont ?

Milieu 1507 ~ Volcano Island - Grand Line




Ce fut un regard plissé par antipathie qui vint s’abattre sur le récipient désespérément vide qui me faisait toujours face, et qui demeurait là, comme s’il me défiait, attendant patiemment son heure. Qu’espérait-il au juste ? Que je finisse par me plier à son extravaguant désir ? Mais pour qui me prenait-il au juste ? Une femme de mon rang n’avait pas à s’abaisser à réaliser de telles facéties. Déjà car le choix de la boisson avait été réduit à une unique possibilité qui manquait clairement de raffinement, dans un décor qui l’était tout autant. Et puis quoi… N’y avait-il vraiment aucun serveur ou domestique pour nous servir ? Quel genre de château était-ce donc ? Je pestai silencieusement, me retenant de piquer une crise et de faire valoir mes droits. Ici, il n’y avait de toute manière sans doute personne qui se plierait à mes complaintes. C’était ce qui était relativement ennuyeux avec ce type d’entrevues.

Pourtant, un mince sourire se faufila sur mon visage angélique lorsque le surnaturel survint et qu’un piédestal se façonna à même le sol, comme pour mettre en valeur ce que j’avais brillamment relevé dès le départ. La satisfaction d’avoir raison et le malin plaisir de lire dans les agissements de ces créatures passablement inférieures… n’était-ce pas bien plus délicieux qu’un thé, finalement ?

Oui, la malédiction de ce type offrait une pléthore de possibilités d’obtenir et de manipuler l’information, même si cela demeurait à une échelle quelque peu réduite. Était-ce par négligence ou par excès de confiance ? Mes paires semblaient avoir quelque peu sous-estimé ses nombreuses manières qu’il pouvait avoir de nous nuire, selon l’identité de ceux qui à qui nous étions raccordés.  

« Rien ne lui échappe. »

… Vraiment ? La remarque du vieux m’amusa quelque peu, tant elle relevait un délicieux détail aussi paradoxal qu’incongru. Lilith se croyait sans doute clairvoyante en s’appuyant sur sa remarquable maitrise du Haki de l’Observation, mais en réalité, il y avait bien des choses qu’elle n’était pas capable de percevoir… Des choses qui ne s’écoutaient pas, mais qui s’observaient, ou se sentaient. C’était là la différence fondamentale entre nous : elle ne restait qu’une jeune femme qui ne possédait pas le quart de mon expérience de femme mure. Des détails que je prenais un malin plaisir à observer silencieusement et qui, finalement, justifiaient ma présence à leurs côtés… Oui, définitivement… il y avait des signes qui ne trompaient pas.

Et puis, lorsque le gastéropode vibra et que la voix de l’invité mystère résonna dans la pièce, nos regards se fondirent sur les contours du mollusque, comme si son apparence suffirait à nous révéler l’identité de ceux qui nous avaient espionnés.

« Hein… ? Fi… fiancé ?! »


Le visage d’ordinaire impassible de la Princesse des glaces changea du tout au tout : ses yeux s’agrandirent et les contours de ses lèvres s’étirèrent afin de matérialiser sa surprise. Et qui, surtout, trahissait le fond de sa pensée, qu’il m’était alors aisé de deviner : comment ce truc maigrichon et ridé pouvait-il avoir une fiancée ?

« Wrahahahahahahahahaha !! Excellent ! »


L’éclat de rire tonitruant du tempétueux pirate vint corroborer ma thèse et ce dernier ne se priva pas de s’amuser de la situation, se moquant sans scrupule de sa capitaine. Évidemment, le jeu des devinettes prit de l’ampleur et… ces jeunots tentèrent alors de s’imaginer la tête de celle qui aurait pu vouloir s’affubler d’un tel fossile, me laissant tout de même exprimer un soupire amusé. D’autant que…

« Mon… mon chaton… ? »

« Ptdr t ki ?! »

« Hahahahahaha !! »


Les rires reprirent de plus belle de la part des hommes de la salle qui prenaient un malin plaisir à se moquer de la perte de crédibilité évidente de celui qui était tout de même aujourd’hui craint pour être devenu un Supernova.

« Eh bien… enchanté, Vermont J. Shervwood, mais sachez que votre… mignon petit Chapter… »


Lilith buta sur le sobriquet une nouvelle ridicule affublé au vieil homme, qui semblait plus proche d’être l’animal de compagnie de cette dame que d’être son fiancé.

« Hem hem, que sa présence parmi nous n’est pas de votre fait, ni d’une quelconque offre de votre part… »

« Nous sommes des pirates, ce qu’on veut, on le prend. »


Compléta un Edward Lawrence qui demeurait fidèle à ses préceptes et qui vint admirablement soutenir la prise de position de sa capitaine. Il fallait recentrer le pouvoir du bon côté et faire prendre conscience à cette illustre inconnue qu’elle n’était pas en position dominante.

« Vous nous avez donné votre nom, mais nous ignorons qui vous êtes, et ce que vous avez à nous apporter, Madame V. Ni l’objectif qui vous anime, d’ailleurs. Je ne suis pas contre une rencontre, bien au contraire, mais vous comprendrez qu’en l’absence de certitudes, nous vous tiendrons à l’écart de nos décisions et de nos actions. »


Reprit Lilith avec un peu plus de sérieux et de tenue, par respect pour le ton cordial et flatteur de son interlocutrice, et avait opté pour une approche franche et directe, ce qui était sans doute le meilleur moyen de lever toute ambiguïté.

Nous guetterions alors la réaction de cette V, lui laissant un peu de temps pour éclaircir les nombreuses zones d’ombres qui entravaient une véritable collaboration pour l’heure. Il m’était encore trop tôt pour l’affirmer, mais je supposais pouvoir comprendre l’attitude assez fermée et défensive de Lilith : il y avait quelque chose de déplaisant dans l’attitude de cette femme et dans ses interactions avec son soi-disant fiancé. De toute évidence, elle ne se trouvait pas dans le château, car l’évocation d’une rencontre semblait indiquée cela ne se ferait pas dans l’immédiat. Ce qui renforçait les soupçons que nous pouvions avoir à son égard : pourquoi s’était-elle tapie dans l’ombre pour nous épier ?

Et puis, une fois que Lilith aurait eu les réactions qu’elle attendait, elle déclarerait d’une voix solennelle :

« Chapter, fais-nous sortir. »



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Encore un changement de narrateur, et donc un changement de point de vue, pour apporter quelque chose de différent et enrichir davantage ce rp.


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Lun 3 Jan - 19:49
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Feat. Ed – Milieu 1507




Les sourcils levés, il observe, incrédule, l’hilarité générale. Le vieil homme ricane avec eux, un rien mal à l’aise, ne sachant visiblement pas sur quel pied danser, ne comprenant sans doute qu’à moitié qu’il est l’objet des moqueries. Il n’a jamais été doté d’une intelligence sociale débordante. Mais eux ? Comment sont-ils si détendus ?

L’orgueil. L’orgueil est une qualité fascinante. De Centes à Chairoka, d’Edward Lawrence à Raki Goshuushou, tous sont identiques sur ce point. Tous, par fierté personnelle, ont semé la souffrance et la destruction dans leur sillage. Tous ont rencontré ou rencontreront un jour trop brutalement le chemin d’un autre. Il soupire, baissant le menton. Ses iris carmins détaillent une à une les personnes présentes ; sont-ils donc à ce point aveuglés par leur confiance en eux ?

Des pirates. Il pose les yeux sur le mollusque, dont le sourire poli a quelque chose de désagréable. Il ne fait nulle confiance à cette femme, et voit sous un assez mauvais jour la liaison que son hôte entretient avec elle. Elle aussi, comme les autres, est dévorée par l’orgueil et l’ambition, rongée jusqu’à la moelle par ses désirs. Elle aussi, comme eux, considère prendre ce qui lui est dû. Mais elle semble plus lucide sur ce qu’elle peut accomplir seule ; c’est là sa principale force. Les pirates prennent ce qu’ils veulent, hein ? Quelle naïveté.

- Oui, bien entendu.

Le ton mielleux et faussement conciliant de Vermont l’agace toujours autant. Il suffirait de voir ses yeux pour prendre acte de l’arrogance à toute épreuve qui la caractérise, pourtant elle s’évertue à se montrer d’une courtoisie incroyablement frustrante. Sur la table, le gastéropode affiche une moue désolée, mais sa condescendance est à peine masquée pour qui la connaît.

- Je comprends parfaitement, et c’est là bien sage de votre part. J’aurais...

Le vieil homme se laisse soudain tomber sur sa chaise, tendant un bras vers la bouteille, coupant sa fiancée comme s’il ne l’entendait pas.

- Z’avez dit qu’vous vouliez des contacts, les p’tits gars.

L’animal marque un temps d’arrêt, comme soupesant plusieurs possibilités. Brièvement, l’endeuillé s’amuse à imaginer la frustration de la Matriarche, derrière ses cartes et ses osselets qui ignorent tout du tempérament du vieil archiviste.

- De fait. C’est donc cela que j’aimerais vous proposer. Je suis convaincue que nous pouvons nous aider mutuellement. Nos objectifs sont complémentaires, je le crois. Ma famille et moi vous aiderons à vous élever à la place que vous méritez. J’attendrai la même chose de vous. Atteignez le sommet, et laissez-moi les abysses.

Les yeux de Léon glissent attentivement sur l’assemblée, haussant un sourcil. V a-t-elle commis une erreur ? En une telle compagnie, elle n’a pas grand intérêt à pécher par excès de prudence, pourtant… Il guette les réactions des divers convives.

- Ce que je peux vous apporter précisément, je préférerais, je dois l’admettre, en discuter de visu. Dans le lieu et les conditions de votre choix, bien entendu.

Chapter semble n’écouter que d’une oreille. Venant de remplir à nouveau son propre verre, il fixe la belle sirène d’un air interrogatif. Il semble réfléchir quelques secondes, puis hoche la tête et renverse le restant du contenu de la bouteille dans le godet de la demoiselle. Un léger sourire apparaît sur ses lèvres, suivie d’une nouvelle quinte de toux, cette fois-ci plus brève et moins violente, mais qui suffit néanmoins à déplisser ses lèvres. L’ancien esclave ne peut réprimer une grimace.

- Bien évidemment, je ne vous demande pas une réponse immédiate. Prenez votre décision en connaissance de cause. Vous savez où me trouver.

Le taciturne guerrier hoche la tête sobrement, baissant les yeux. La sorcière fait preuve d’un talent diplomatique à des lieues de celles du châtelain, il doit bien l’admettre. Reste à savoir si une telle approche sera la stratégie gagnante avec cette femme de glace et cet homme de flammes. A vrai dire, rien n’est moins sûr.

Il voit le vieillard relever la tête à la requête de sa capitaine, comme rappelé à la réalité par le son de son propre nom. Cette fois-ci, un soupçon d’hésitation traverse ses traits. C’est l’escargot qui rompt la tension.

- Oui Chapter, fais les sortir. Je vous souhaite une très bonne journée, messieurs-dames.

Puis se fait entendre une petit claquement, suivi du son caractéristique d’une ligne coupée. Le petit animal perd alors toute expression, semblant rapidement s’endormir.

Il fixe intensément celui qu’il a encore peine à appeler son ami. Le vieil homme, lui, ne lève pas les yeux du gastéropode pendant quelques secondes. Puis, il hausse les épaules, et lève un bras sur le côté, attirant l’attention sur ce même mur qui, au bout de quelques instants, se déforme pour laisser apparaître une large porte de bois.

- Tes désirs sont des ordres, capitaine.

La porte s’ouvre, dévoilant à nouveau la luxueuse villa du Nébula. A l’extérieur, rien n’a changé. La carcasse interminable du fossoyeur est affalée sur son fauteuil. Sortant de la forteresse, le Winter se tourne vers lui. Le vieux supernova ne semble pas avoir bougé d’un pouce, à une exception près. Une main squelettique lève devant son visage les deux avis de recherche qu’il a sorti tout à l’heure. Enfoncés dans des orbites profonds et cerclés de rides, deux yeux incolores dévorent les affiches, arrachant à la créature un rictus carnassier.











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Mer 26 Jan - 20:58


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Milieu 1507 ~ Volcano Island - Grand Line



Atteignez le sommet… et laissez-moi les abysses, hein ?

Si Lilith sembla apprécier cette éventualité, elle ne put réfréner la lueur maléfique et meurtrière qui avait scindé le regard brulant de l’un des membres de l’assemblée. Comme si la perspective avait tout d’inacceptable, à ses yeux.

Qui était-elle au juste ? De quel droit pouvait-elle affirmer une telle chose ? Pour beaucoup, l’identité des gens était façonnée par les actes qu’ils avaient pu commettre. Et elle, qu’avait-elle accompli au juste ? Rien ? Alors elle n’était personne.

L’animosité lancinante ne s’était guère embrasée depuis le néant : son foyer était enraciné là, dans ses abysses brulants, le jour où leurs regards s’étaient incendiés réciproquement, consumant leurs ardentes ambitions.

Car si le pirate était celui qui un jour était destiné à se hisser au sommet, alors celui qui telle son ombre irait s’approprier le trône des abysses ne pouvait être que cet insidieux hors-la-loi.

L’homme à la batte.  

Ses balafres vrillèrent, tandis que ses pupilles assassines détaillaient les contours peu flatteurs du mollusque venu représenter cette vieille truie.

[…]


Ils ne nous veulent pas du bien, hein ?

Mais comment auraient-ils pu ? Tous ces insectes qui rampaient et fourmillaient à même le sol, comme s’ils caressaient l’espoir illusoire de trouver et de grignoter les graines du pouvoir.

Ils n’avaient pas ce qu’il fallait pour s’extirper de leur condition misérable, ils n’étaient pas les élus.

Alors, que pouvaient-ils faire d’autre de jalouser notre pouvoir et nous souhaiter les pires des maux ?

Que savaient-ils faire de mieux ?

Sans ailes pour porter leurs idéaux et accomplir leurs ambitions, ils continueraient à se complaire dans leur médiocrité, à contempler la mosaïque morcelée de leurs rêves brisés.  

Ils ne nous empêcheront pas de continuer notre bonhomme de chemin, hein… ?

… Fudo.

[…]




Les pieds des fauteuils raclèrent le sol lorsque la retraite fut décrétée, mettant fin aux tractations diverses qui avaient rythmé cette visite assez particulière des entrailles d’un homme qui l’était tout autant. Si certaines zones d’ombres avaient été dissipées, sans doute subsisterait-il quelques minces incertitudes : c’était la conclusion sélectionnée par la meneuse de cette dangereuse troupe dont les ombres dansaient le long des murs jusqu’à être totalement avalées par le couloir qui les mènerait de nouveau au monde extérieur.  

À l’extérieur, rien n’a changé…

… mais était-ce vraiment le cas ?

Le petit contingent qui s’était rendu à l’intérieur du château pourrait ainsi noter que quelques modifications avaient été apportées à l’environnement qu’ils avaient quitté un peu plus tôt. L’homme-poisson au teint olivâtre était lourdement étendu sur un transat qu’il avait dérobé aux abords de la piscine extérieure et s’y prélassait paresseusement depuis lors, se détournant allégrement de tout ce qu’il pouvait se passer autour de lui.  

Pouw, fuu. Pouw, fuu. Pouw, fuu. Pouw, fuu.

Un léger écho résonnait en boucle dans le coin opposé de la pièce, dans un rythme particulièrement équilibré : d’abord un petit bruit sourd, puis ce qui ressemblait à un souffle. À quelques rares occasions, un petit tintement métallique se faisait entendre, marquant ainsi la déconcentration momentanée de l’athlète qui s’entrainait, sans vraiment se préoccuper des autres occupants de la pièce et de leurs nébuleuses aspirations. Non, tout ce qui lui importait était ce sac de frappes qu’il s’obstinait à vouloir cogner dans ce rythme particulièrement rigoureux.

De l’autre côté, non loin du fauteuil qui soutenait l’ancêtre, le natif de Time End s’affairait sur les quelques finitions qu’il désirait apporter au mobilier qu’il avait érigé pour cette occasion particulière, alors même que les têtes principales s’étaient retirées pour un certain temps. Ainsi, ramassant de ce qu’il avait pu trouver à droite à gauche, il s’était amusé à sculpter des supports de bois dans une forme particulièrement moderne et élancée, ce qui donnait un design bien plus raffiné à l’ensemble, et les avait disposés de sorte à soutenir la table qui accueillerait leur réunion au sommet. La table, n’était d’ailleurs plus vraiment celle d’origine : la planche de bois qui couronnait l’ensemble avait été remplacée par une imposante plaque de titane et faisait toute la fierté du charpentier qui en avait décidément assez des frasques de ses comparses à chaque entrevue (et surtout d’un en particulier) et s’était ainsi décidé à employer les grands remèdes… Oh, cette fois, ces brutes seraient bien incapables de la briser, il en était persuadé. Un grand panneau de liège avait également été érigé derrière la table et servirait à afficher certaines infos durant leur copieux entretien.

Et puis, non loin de la porte vitrée qui avait mené les élites de l’équipage à cette pièce, se tenait ce petit homme quelconque affublé comme un majordome et dont le regard dissimulé sous ses verres demeurait fixé sur le vieil homme dont les contours semblaient avoir été froissés par une vie qui commençait à trainer en longueur. Les oscillations effrénées de sa jambe droite avaient fait décoller son talon du sol pendant de nombreuses minutes et trahissaient une certaine impatience. Et lorsque le maudit avait recraché ses invités, il avait jeté un regard mauvais à la montre-gousset qu’il conservait dans l’une de ses poches, comme si tout ne s’était pas déroulé selon sa convenance. Pourtant, son visage demeurait absolument placide, comme s’il n’était animé d’aucune émotion.

À ses côtés, un homme aux cheveux décolorés par le soleil de cent voyages en mer venait de pester, ne cachant lui pas le moins du monde la frustration qu’il éprouvait suite au retour de ses supérieurs hiérarchiques, dont l’arrivée venait inévitablement d’éteindre ses ardeurs et autres velléités de mutinerie. Et sa frustration ne descendrait sans doute pas à mesure que le jour s’étirerait : il serait spectateur de cette fabuleuse réunion, piégé dans une embarrassante contradiction : s’il abhorrait toute idée de tactique, de réflexion, de débats, d’échanges et autres discussions futiles, il était forcé de reconnaitre que sa présence en ces lieux était le fait de sa volonté propre, et qu’il l’avait désiré durant de longues semaines. Car tant qu’il y conserverait un siège, il ferait partie de l’élite de cet équipage et pourrait encore espérer s’approprier l’un des premiers rôles.

Si les derniers arrivés devaient se contenter de cette scène, l’un d’entre eux pouvait se targuer d’avoir pu assister à tout ce qui s’était déroulé avant, lui dont la malédiction lui permettait d’être aux deux endroits à la fois.

Ainsi…


__________


Une quinzaine de minutes plus tôt…





Marorn se releva laconiquement, s’extirpant de sa torpeur momentanée dans un profond soupir. Encore et toujours, pesta-t-il. Mais pour combien de temps encore allait-il avoir la patience de tolérer ces déconvenues ?

Mais voilà… encore une fois.

Encore une fois, eux, les élites, s’étaient passés de sa compagnie pour œuvrer de leur côté. Une fois encore, sa présence n’était pas nécessaire.

Il pesta de plus belle.

Mais comment était-il supposé garder de l’importance s’il était écarté constamment des évènements principaux ? D’abord Time End, puis Holiday Island, et maintenant… Ici.

Il lança alors un regard noir à l’homme qu’il tenait responsable — à défaut d’être en présence du véritable responsable, l’ancien ferait un bon bouc émissaire — de sa décadence actuelle et de sa possible perte d’importance et d’influence dans un équipage dans lequel il aurait dû être le second.

Eden Chapter.  

Ce vieux schnock de merde, sorti de nulle part, était désormais sans doute devenu plus important qu’il pouvait l’être lui-même. Sa prime était supérieure, et Ed avait ardemment insisté pour qu’il soit présent à ses côtés face aux deux autres Loxoscelles.  

Mais lui, il était Marorn Pregwich, il était un Nébula qui aspirait à mieux qu’à jouer les sous-fifres de bas étage. Non, il ne pouvait continuer à accepter sa condition décroissante…

Eden Chapter lui était supérieur ? Josh, aussi ? Ce débile de MC Steel ? Les deux poiscailles ? Edward Lawrence se fourvoyait totalement, et Lilith n’avait jamais vraiment eu de considération pour lui. Mais aujourd’hui, il allait leur prouver qu’ils avaient tort… Aujourd’hui… il irait soumettre Eden Chapter… ainsi que tous ceux qu’il jugeait lui être inférieur.

« Oy bande de bolosses ! Vous en avez pas marre d’être relégués au second plan par ces mecs ? »

« Veuillez comprendre, M. Pregwich que les directives de notre hiérarchie sont claires : nous sommes donc tenus de nous y conformer. »

« De quoi tu m’causes face de fion ?! Vas-y jamais je vais accepter que ces nouveaux mecs sortis de nulle de par devienne nos chefs. T’as craqué ou quoi ?! »

« M. Pregwich… veuillez rester courtois, je vous prie… »


La voix aussi monocorde que polie du majordome vint se heurter aux manières rustres du fougueux pirate, dont la dangereuse et plus imposante silhouette avait de quoi intimider celui qui était physiquement bien plus fragile et menu.  

« T’es une lavette ou quoi ? Vas-y t’es né pour ramper au sol et passer la serpillère ? Alors mets -là en veilleuse et vas m’faire un steak frites, ma ptite catin de serveuse ! Et après t’oubliera pas de… »

« JE T’AI DIT DE LA FERMER MARORN !! »


La voix caverneuse détonna puissamment au point de faire vrombir les murs qui tentaient de la contenir, surprenant allègrement ceux qui ne s’attendaient pas à une telle réaction de celui qui semblait être le plus inoffensif de cette salle.

Les apparences étaient-elles trompeuses ?

Même l’irascible Nébula semblait se tenir en respect devant son homologue, et demeura silencieux quelques instants durant, bien que satisfait d’avoir pu l’entendre gronder. Cette provocation s’inscrivait dans cette logique : après tout il le savait, tout comme lui, Midas était lui aussi contraint de ronger son frein alors qu’on lui avait refusé le poste de Général, un poste qui était finalement revenu provisoirement à son… protégé. Bien que sans doute bien trop soucieux de se fier aux règles, le majordome serait sans doute un allié de choix pour ses désirs de révolte.

« Hahahaha ! Ouais, on va commencer par se faire ce vieux crouton, histoire qu’il comprenne bien où se trouve sa place : sous nos pieds. »

« Je doute que ce cher Momo te laisse faire… »

« La championne m’a dit que je devais surveiller le vieux… pas de le protéger… alors ne dérangez pas mon entrainement pour devenir… moi aussi… un champion… Mes fans… je ne peux pas les décevoir… Ils veulent que je sois… leur champion ! »


Marmonna le seul général présent ici et sans doute le plus gros obstacle à leurs velléités de rébellion, s’il ne s’était pas focalisé sur son entrainement pour entretenir sa condition de champion, se tenant un peu trop scrupuleusement aux ordres de sa capitaine. Mais au pire, ils pourraient peut-être compter sur…

« Et toi Sasaki ? Tu mérites mieux que ce grade de lieutenant, non ? Il parait que tu peux 1v1 Ed, alors pourquoi tu te complais à ce poste indigne de ton talent ? Marche avec nous ! »

« Mmmmmmmmmh …. ? »


La tête de l’homme poisson sembla éprouver toutes les difficultés du monde à pivoter en direction de ceux qui l’apostrophaient. Il faut dire que le lieutenant était lourdement avachi sur son transat et s’y prélassait paresseusement. Sa voix ankylosée par la flemme résonna, faisant comprendre tant bien que mal à ses homologues la posture qu’il souhait aborder pour les évènements à venir.

« Té… té… té… Zot la pou planéééé… Baan triiin… ma pou dooormi ter la… trankil… Et zot la pou fé bonn plan si la komet… Aret fé lo badboy zanfan… aret fé koméraz marmay… Zot la pou chof do lér ! Mi di azot mwen, rest a ter, rest trankil kom mwen pou apréssyé ter la, zot sa gaspi lénerzi pou kwé… 2 taba da guel bana sa calm azot… donc laiss a mwen, okip azot sinon ma fé dor zot toute mwen mem, ban ti macro ! »


Marorn se résolut à se satisfaire de son refus : au moins ils n’auraient pas la lourde de tâche de le défaire.

« Tant pis, on se fait le vieux quand même… »


Annonça Marorn alors que ses poings se couvraient de plaques noires. Il commença à s’avancer lentement vers le vieux, observant si celui-ci comptait réagir, après avoir jeté un regard menaçant à John-Albert, qui était encore susceptible de se dresser sur leur route… Auquel cas il se ferait goumer sans ménagement.

« Attends, Marorn. Cela ne fait que 5 minutes qu’ils sont partis à l’intérieur. Pour le moment, je vais leur accorder le bénéfice du doute. Nous attendrons donc encore 20 minutes leur retour. Une fois ce délai écoulé, s’ils ne sont pas revenus, nous irons leur réclamer l’importance qui nous est due. »

« Tchhh… Mouais si tu le dis… »


Se résolut à accepter Marorn qui estimait avoir au minium besoin de la force de son homologue pour aller au bout de ses idées, observant ce dernier sortir sa précieuse montre-gousset pour commencer à inspecter l’heure. Midas, contrairement à lui, était avant tout un homme de raison, qui n’aimait pas recourir précipitamment à des actes qui pouvaient s’avérer inconsidérés : il prenait le temps d’observer, d’analyser avant d’agir, ce qui avait parfois pour conséquence de lui faire rater certaines opportunités, faute de réaction suffisamment rapide. C’était d’ailleurs sans doute l’une des raisons qui avaient pu lui coûter ce poste vacataire de général qu’il désirait ardemment.

Le maudit du château resterait-il de marbre après avoir assisté à ces quelques échanges ?


__________




« Bon, j’espérais que ce contretemps laisserait l’occasion à Tino de nous rejoindre, mais… John-Albert, j’imagine que tu as essayé de la contacter ? »

« Oui, mais… euh… c’est Tino, quoi. »

« … tant pis… »


C’était souvent la réponse par défaut lorsqu’il s’agissait de cette recrue qui était difficilement gérable… L’idée même de communiquer avec cette… créature était saugrenue, et livrait par conséquent des résultats très aléatoires et rarement satisfaisants… ce qui dépitait particulièrement sa capitaine qui commençait à désespérer de pouvoir compter sur elle un jour. Une nouvelle tentative était évidemment à proscrire tant la conversation, si elle avait lieu, pourrait s’avérer complètement lunaire… ce qui achèverait de dépiter les plus sérieux (ou naïfs ?) d’entre eux.  





« Bien, maintenant que nous sommes au complet, il va être temps de commencer. Que tout le monde prenne place. »


Annonça Lilith à ses élites avant de se diriger en bout de table sur le siège le plus éminemment conçu, la place de celle qui dominerait les débats. Près d’elle se positionneraient alors les différents généraux, qui seraient ensuite suivis par les lieutenants qui se partageraient l’autre côté de la table. Seule Hélène demeurerait debout, face à l’assemblée puisqu’elle remplirait le rôle d’animatrice de cette réunion au sommet. Elle glissa ses lunettes au-dessus de son nez fin, sous le regard presque lubrique de Josh qui était visiblement sous le charme de la secrétaire. De temps à autre, O-Karaï viendrait également s’incruster furtivement, afin de rajouter des documents et autres artefacts qui pourraient servir à illustrer le débat.

« Chers élites des Edward’s Pirates, nous sommes réunis aujourd’hui pour la tenue de notre quatrième rêverie. Parce que les hommes ne cesseront jamais d’avoir des rêves… Nous sommes ici pour faire des nôtres une réalité, au mépris de ceux qui se tiennent prétendument sur le toit du monde. »


Déclara d’une voix solennelle la femme qui se tenait au sommet de cet effroyable équipage.

« Helly, quel est l’ordre du jour ? »


« Dans un premier temps, nous allons faire un débriefing complet de la réunion des Loxoscelles : un point de situation de l’empire d’Erika sera fait et mis en relief par rapport à notre propre situation. Chaque gradé sera ainsi amené à nous rendre compte de l’état de situation de sa zone d’influence. Nous complèterons ce rapport par les mises en œuvre spécifiques qui en découlent, s’il y a lieu de le faire. »


« Puis dans un second temps, nous aborderons l’actualité ainsi que les tendances qui se dessinent avant la rêverie du Gouvernement Mondial. Quelles sont les opportunités à saisir ?
Il s’agira donc de mutualiser toutes les informations collectées jusqu’à maintenant. En fonction de nos ressources disponibles, nous serons donc en mesure d’établir des stratégies prévisionnelles, qui après études, seront validées pour un passage à l’acte. »


« Enfin, nous terminerons les débats par les affectations de chacun suivant les missions et objectifs que nous aurons définis, selon les ordres de priorité : long terme, moyen terme et… immédiat. »


« Bien, merci pour cette entrée en matière, Helly. Laissons maintenant la parole à Josh, pour le débriefing complet de la réunion d’Holiday… »


Ed lui lança un regard de dédain, visiblement peu satisfait d’être volontairement mis de côté pour cette partie alors même qu’il était le représentant et correspondant attitrer de l’empire pirate. Lilith faisait cela pour éviter que certaines informations soient volontairement omises par le nébuleux pirate qui était un manipulateur suffisamment habile pour être capable d’orienter les débats dans son sens : il s’agissait donc d’éviter cela, d’où la présence de Josh sur la réunion qui avait également un rôle de surveillance et dont la neutralité prendrait tout son intérêt en ce jour.

Le recruteur prendrait alors la parole, accompagné par l’ombre furtive de la kunoïchi O-Karaï qui affichait lorsque c’était nécessaire les différentes informations pertinentes : coupures de journaux, wanted, photos… à commencer donc par les wanted des deux autres loxoscelles.

« Bien… sur Holiday Island, Ed a donc rencontré les deux autres Loxoscelles en charge de Grand Line : Le transporteur Belzébuth et la responsable du recrutement sur Grand line Parish Milton. Il a profité de cette rencontre pour mettre en avant notre réussite relative suite aux évènements de Time End et a ainsi présenté nos nouveaux membres majeurs primés cruciaux que sont… […] »



[…]




[Voix du narrateur]
. a écrit:


Ainsi donc débuta la rêverie, cette ambitieuse réunion des Edward’s Pirates, dont le nom était évidemment volontairement emprunté à l’évènement mondial qui se tiendrait bientôt au sein du Gouvernement Mondial. Des pirates qui avaient ainsi la prétention et l’audace de lier leurs décisions à l’avenir du monde, alors même qu’ils ne faisaient absolument pas figure d’élite au sein de la piraterie.

Si tout se déroula pour le mieux au début, les participants étaient loin de se douter qu’à la lumière des récentes actualités, un bien terrible incident se produirait et dont les conséquences pourraient s’avérer désastreuses, mettant même en péril leur équipage.

Mais comment un tel accroc aurait-il pu se produire ? Et quels pourraient bien être les causes de ce cataclysme à venir ?

Trois éléments avaient été disposés devant une certaine personne, et seraient susceptibles de constituer la source de ce bouleversement.

Un journal et ses titres ronflants.

Quelques avis de recherches, illustrant de fameux forbans.

Et puis… un escargot, dont la coquille s’était vue délestée de son combiné…



Poussière d'étoiles


__________








Effectifs présents à l'intérieur :

Lilith - Capitaine des Edward's Pirates - épéiste hybride - lvl 36

Edward Lawrence - Général Feu des Edward's Pirates - Architecte de la destruction - lvl 39
Mc Steel - Général Ombre (provisoire) des Edward's Pirates - Tireur d'élite - lvl 3?
Josh - Général Air des Edward's Pirates - Acupuncture / Senbons - lvl 29
Momo the Champion - Général Eau des Edward's Pirates - Boxe des hommes-poissons - lvl 35

Héléne - Lieutenant Bras droit de Lilith - ???? - lvl ??
Sasaki - Lieutenant (Eau) des Edward's Pirates - Gyojin-Karaté - lvl ??
John-Albert - Lieutenant (Terre) des Edward's Pirates - RàV d'homme-sapin - lvl 30
Marorn - Lieutenant (Air) des Edward's Pirates - CàC + Armement - lvl 30
Midas - Lieutenant (Ombre) des Edward's Pirates - ???? - lvl ?

+ d'autres lieutenants nivelés que j'ai la flemme de rajouter

20 pirates d'élite - lvl 20 chacun

+ une centaine de pirates à peu près - lvl 1

Sur Time End :
Tino -> jeune fille perdue à la merci du froid...

Explications / Résumé :

Mode Cauchemar ON

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Membre du club officiel des "Victimes d'Erwin le vicieux" et des "Victimes de Pumori".
Edward Lawrence
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Eden Chapter
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Mar 1 Mar - 13:50
V comme… Vendetta ?
Feat. Ed – Milieu 1507



- Mais...

Il ne parvient pas à formuler sa supplique. Sa voix haute, pas encore tout à fait adulte, chancelle puis se brise. La fin de son plaidoyer s’étouffe au fond de la gorge. Les épaules affaissées, les yeux humides, il fixe l’homme ventripotent d’un air abattu. Celui-ci ne s’en laisse pas émouvoir. Derrière sa barbe hirsute, ses lèvres sont serrées, affichant une moue sévère. Le garçon sait déjà qu’il n’obtiendra jamais raison. Pourtant, il ne peut s’empêcher d’espérer.

- T’avais dit que… La prochaine fois… J’pourrais… On pourrait...

Il doit lutter ardemment pour ne pas éclater en sanglot. Pas devant lui. Pas devant eux tous, si froids et cruels. Il est un homme, à présent. Il doit être fort. Il peut être fort. Il doit leur montrer.

- Les choses changent. Ca suffit, maintenant.

Le ton est implacable. Le massif chasseur s’avance sur le ponton de bois, tend son sac de toile à un marin en train d’embarquer. Puis il s’arrête un instant. Dans son désespoir, l’adolescent croit y voir un soupçon d’hésitation.

- On a tous un rôle à jouer. Toi aussi, maintenant.

D’un geste vague du bras, l’homme désigne quelque chose dans le lointain, derrière l’épaule du garçon aux cheveux de jais. Il n’a pas besoin de se retourner. Il sait parfaitement à quoi il fait allusion. Derrière lui se dressent les collines, hérissées de stèles. Sous l’une de celles-ci, le corps décrépi de Tome n’a pas encore fini de refroidir. Le vieux vient de regagner sa liberté de la plus définitive des façons.

Il n’y arrive plus. Sa lèvre inférieure se met à trembler de façon incontrôlable, tandis qu’un chaud torrent se déverse sur ses joues. Il baisse les yeux, ne parvenant plus à soutenir le regard de celui qui, seulement quelques jours auparavant, s’affichait comme son mentor.

- Mais Cantus...

- Ca suffit, j’ai dit.

Il le coupe d’une voix ferme, mettant un terme définitif au simulacre de discussion. L’adolescent se tait, se mord la lèvre, serre les poings. Il lève à nouveau le regard sur l’homme auprès de qui il s’imaginait de grandioses aventures et une gloire éternelle. Ce père de substitution dont l’approbation valait plus de toutes les primes. Aujourd’hui, il n’y a plus dans les yeux du chasseur aucune émotion à son égard. Ni fierté, ni mépris. Juste une indifférence procédurière, tandis qu’il se détourne à nouveau en direction du navire affrété, prononçant la sentence.

- Tout le monde n’est pas destiné à de grandes choses, Chapter.



_____________________________


Il referma la main sur les affiches qu’il portait, froissant les avis avant qu’ils ne disparaissent au sein du château. Obnubilé par les discussions qui avaient été menées au sein de la forteresse, il n’avait pas semblé réagir à la scène échauffée qui s’était déroulée près de lui. Pourtant, il avait observé du coin de l’oeil le jeune Nébula blond. Il l’aurait maîtrisé sans difficulté si cela s’était avéré nécessaire ; il en était convaincu. Peut-être était-ce le binoclard à la figure chétive qui aurait pu représenter une réelle menace. Bien souvent en ce monde, les apparences n’étaient que mensonge ; le vieil archiviste en savait quelque chose.

Imitant ses pairs, il se redressa pour tirer sa chaise autour de la table nouvellement dressée. Avant d’y prendre place, il s’approcha du pirate au teint halé, posa doucement une main sur son épaule, puis se pencha pour lui adresser la parole d’une voix basse, affichant une neutralité absolue. Il n’était ni agressif, ni vindicatif. Il ne faisait qu’énoncer une réalité. Un conseil sans prétention, du haut de ses décennies d’expérience.

- Sois content d’ta place, mon p’tit gars. Tout l’monde est pas destiné à de grandes choses.

Il ne remarqua pas le regard circonspect du presque-supernova myope qui se dressait près de lui. Sans attendre de réaction, il prit place au sein de la prestigieuse assemblée, allumant une cigarette d’un air préoccupé tandis que les deux jeunes femmes ouvraient la séance. Il écouterait l’ordre du jour et les différentes interventions d’une oreille distraite, ne tiquant qu’à l’évocation du nom du Transporteur, qui lui arracha une grimace de mépris. Il ne semblait, pour l’instant, ne rien avoir à ajouter aux discussions, et se contentait de fixer la table en fronçant légèrement les sourcils.



_____________________________


- Quel con ! Mais quel con!

Mon poing heurte rageusement le mur de briques, y laissant une profonde empreinte. Cet imbécile va tout gâcher. Elles défilent devant moi : toutes ces années d’efforts. Tous ces sacrifices que nous avons fait. Tous ces mouvements millimétriques, soigneusement étudiés pour nous rapprocher imperceptiblement du but. Les voilà. Réduits à néant par l’impulsivité d’un vieillard trop stupide pour comprendre lui-même ce qu’il fait. Il n’a même pas la décence de nous trahir volontairement ! Comment ai-je pu laisser faire ça ? Comment ais-je pu… ? Comment… Que… ? Mes pensées deviennent confuses. Je sens l’Ombre revenir.

Tu poses sur mon épaule une main douce sur mon épaule. Le brouillard se lève. L’Ombre s’éloigne. Je lève sur toi un regard reconnaissant. Les crises se font à nouveau plus fréquentes, ces dernières semaines, mais tu parviens toujours à m’en sortir d’un seul geste. Tes yeux sont si tendres. Si calmes. Comment est-tu si calme ? Comment n’es-tu pas en pleine panique, face à l’œuvre d’une vie mise en péril par cet imbécile ?

Tu ne le crois pas. Tu mises encore sur lui. Les mots me manquent. Est-ce uniquement les prédictions ? Est-ce de l’opportunisme pur ? Non, tu ne t’es jamais fiancée par simple convenance. Alors quoi ? A-t-il réellement ta foi ? Qu’as-tu donc lu en lui qui m’échappe ?

Tu me dépasses d’un pas serein, te diriges vers le coin de la petite pièce. Le liquide sombre emplissant la large coupe de bronze trônant sur un piédestal finement ouvragé te revoie ton reflet. Je te regarde te saisir de deux petites fioles que tu y déverses d’une main experte. Le clapotement du liquide retentit, seul, dans la salle respectant à présent un silence mortifère. Nous savons tous à quel point il est crucial de ne pas te déranger en ces moments.

Plusieurs minutes passent, interminables, comme si le temps lui-même retenait sa respiration. Comme toujours, c’est toi qui romps le silence, en même temps que la tension qui nous traverse tous les quatre.

- Prudence, mon ange. Tu pars pour Volcano.

- Oui, ma douce.

Ma poitrine se relâche d’un coup, comme libérée d’un poids. Je m’avance doucement vers toi, me perche sur un haut tabouret. Comme toujours, je risque un regard dans la coupe. Comme toujours, je n’y distingue rien. Les deux concoctions aux couleurs vives s’y mélangent, dansantes, formant un ballet aux dessins abstraits et sans aucune signification perceptible.

- Qu’est-ce que tu vois, V ?

Je lève les yeux vers toi ; tu ne brises pas ta contemplation. Tes lèvres sont parcourues d’un large sourire, dévoilant tes dents immaculées. L’un de ces sourires que d’aucuns trouvent cruels ; l’un de ceux qui, moi, m’a envoûté dès notre première rencontre. Tant d’années ont passé. Je me surprends à laisser échapper un petit sourire à mon tour, te regardant. J’oublie parfois à quel point tu es belle.

- Ce que je vois n’est pas important cette fois-ci. C’est ce que je sais se dresser dans notre futur qui compte.

Je hausse un sourcil. Cela ne te ressemble pas.

- La maison. La maison, mon chéri.

Spoiler:









Effectifs présents:

Eden Chapter - Lieutenant (Feu) des Edward’s Pirates - Témoin de la transition - lvl 31
Léon Winter – Lieutenant (Terre?) des Edward’s Pirates - CàC + Armement/Observation - lvl 38

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"Avant moi rien n'était, nul ne fut enfanté,
Hors les êtres crées d'éternelle substance,
Et moi je suis comme eux, car j'ai l'éternité,
Vous qui passez le seuil, laissez toute espérance."

Dante Alighieri, La Divine Comédie
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Edward Lawrence
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V comme... Vendetta

Milieu 1507 ~ Volcano Island - Grand Line



« Où es-tu… ? »

Le silence mortuaire s’empare des lieux, dès lors que le mollusque cesse de s’agiter, aspirant avec lui les insipides couleurs qui habillent les contours de ce monde morne et terne.

« Je ne te vois pas… »

Et, déjà, les railleries s’invitent à ma porte, toquant de leurs verbes déplaisants la carapace que je m’efforce de placer entre eux et moi, comme pour me préserver de la sinueuse vérité qui s’est profilée.

« Voilà qui a le mérite d’être clair : nous composerons donc sans le Roi Fou. »


« Hm… c’est embêtant compte tenu de l’importance stratégique qu’il pouvait revêtir pour nous… Non seulement, car il représentait une alternative idoine à Paradise avec qui nous ne pouvons plus nous permettre d’envisager un partenariat, mais aussi par rapport à son affiliation passée avec les Shadow Ghost. »


« … »


Les mots me manquent.

Ils semblent s’étouffer dans le corridor qui les aurait menés sur le champ de bataille, là où ses congénères se livrent une lutte sans merci et où seuls les meilleurs parviendront à lancer leurs faramineuses conquêtes, celles des consciences de ceux à qui ces mots finiraient par parvenir.

« Mais où es-tu passé… ? »

La frustration me gagne.

Est-ce le manque occasionné par l’absence sus-citée ? Ou bien plutôt par les conséquences que cela amène ?
Que lui est-il arrivé ? Pourquoi maintenant ? Après tout ce qu’il a fait…

Je peste.

Pire, encore, je m’agace des propos méprisants de ces figurants qui se complaisent dans ce qu’ils ont plaisir à voir comme un échec.

MON échec.

« Allons Ed… »


Je tente de garder pied, de ne pas céder à la rage qui m’habite, qui me gangrène, qui grignote mon âme, qui me susurre de tous les cramer, ces enfants de catins. Ne pas leur laisser ce sel…

« Ne te laisse pas apitoyer par cette désillusion : cette expression angoissée ne te ressemble pas… »


Encore elle, cette maudite femme. Évidemment… elle ne peut pas s’empêcher de jubiler de cette situation… de cette déconvenue… Elle qui abhorre le Roi Fou et tout ce qu’il symbolise.

« D’autant que, contrairement à ce que tu sembles penser, il n’y a aucune preuve qu’il lui est arrivé quelque chose, et tu le sais très bien. Le Gouvernement Mondial et même le monde entier ne se seraient pas privés d’une telle occasion de fêter la disparition d’un des cancers qui empoisonnent ce monde. »


Elle se fout de moi. Ouvertement, devant tout le monde. Même Josh se satisfait de la situation. Mais qu’ils continuent à se moquer… l’ignorance et le manque de discernement leur donnent des ailes. Cependant, cela ne saurait leur permettre de s’élever par-delà les cieux : ils leur manquent ce qui nous façonne… toi et moi… Nous sommes pareils… après tout… n’est-ce pas ?

Nous sommes au-dessus…

Alors… pourquoi… ?

Pourquoi a-t-il fallu que tu disparaisses ainsi ?

Pourquoi me laisses-tu seul parmi ces crétins...

FUDO !!

[…]





Je peste, perdant peu à peu pied dans ce torrent indomptable qu’étaient devenues mes pensées, troublées par les reflux violents de mes émotions qui tentaient furieusement d’échapper à mon contrôle.

Vite, une distraction.

Mes yeux s’attardent sur les autres objets qui sont disposés sous mes yeux : avis de recherche de ces prodigieux Nébulas et coupures de journaux présentant certains évènements phares de ces derniers temps.

De grands noms s’étaient éteints.

Encore une fois.

Pourquoi ?

J’expire lentement.

Pourquoi maintenant ?

Un soupire d’apaisement.



Pourquoi… ?

__________



« ASSEZ !! »


L’ordre détonna soudainement au beau milieu des conversations qui jusque là allaient bon train. Les différents intervenants adressèrent alors au responsable un regard dédaigneux.

« D’abord il y a eu Uxas… »


Uxas Apokolips, « The Disaster ». L’un des pirates de légende, tombé un peu plus de six mois plus tôt. Une perte qui semblait avoir ébranlé un Edward Lawrence qui s’identifiait sans doute à lui, en plus de lui vouer un certain respect. Une chute qui laissait présager une bien funeste tendance… »

« Et maintenant… Cocyte… N’allez pas me faire croire que la nouvelle de sa mort ne vous fait rien à vous… »


Il lança un regard noir à ceux qui partageaient leur race avec lui et l’avaient peut-être même un jour côtoyé parmi les profondeurs… Lui, le très fameux forban qui avait écumé sur et sous les eaux du monde, et pleinement contribué à les troubler aux yeux de bon nombre de terriens.

« Dire que je les avais pourtant prévenus… Mais non… Pourquoi m’auraient-ils écouté… ? Qui suis-je au juste pour que mon opinion ait une quelconque importance… ? Mais ces abrutis de Loxoscelles… Et ce maudit Attrax… Il faut toujours qu’ils prennent de haut tous les rookies qu’ils croisent… »


Il maudit le comportement de ses paires, qu’il estimait ne pas avoir respecté ses opinions et même son statut si l’on considérait la promotion qui lui était destinée.

« Et pensez-vous qu’ils se donneraient la peine de me prévenir en personne… »


Il cracha, tandis que son regard était déformé par un mépris qui flamboyait.

« Que pouvait-il arriver de pire… ? »


Le monologue continuait, avec cette fois-ci une question rhétorique, dont la réponse trahirait une nouvelle escalade dans la déperdition de son auteur…

« Le trépas de Mortimer Gild. »


Celui qui avait été considéré comme le bras gauche de Tengen. « La Mort Grise ».

« … de la main de… Carmilla. »


Les derniers mots étaient sortis d’une voix presque chancelante, comme si elle était à l’image de son propriétaire : instable à souhait.

« Pourquoi… ? Pourquoi maintenant… ? »


La colère, froide, furieuse, émanait de lui, suintait à travers chacun de ses pores.

« Pourquoi ils s’y mettent tous… ? Pourquoi le monde s’est-il décidé à entraver mes projets… ? »


C’était une terrible nouvelle… un coup du sort effroyable porté à celui qui avait pour coutume de s’en remettre au destin.



« Et parmi tous… pourquoi a-t-il fallu que ce soit lui… ?! »


Les contours d’un scénario apocalyptique se dressaient inévitablement au sein de son esprit retors… Comment pouvait-il en être autrement alors que l’Attrax, par son acte, venait sans doute de déclarer la guerre à Tengen ?

« Ces putains d’insectes… qui croient-ils être… ? Qui croient-ils que je sois… ? »


Impardonnable.

« Ils pensent peut-être que je vais les laisser faire… ? Que je vais rester les bras croisés à les regarder détruire tout ce que je m’efforce de construire… ? »


Son sang bouillait, ses yeux étaient injectés d’une insoutenable colère.

« VOUS FOUTEZ PAS DE MOI ! »


Le hurlement explosa avec rage, faisant encore monter d’un cran la tension entourant cet homme dont l’instabilité était redoutée sur la majorité des océans.

« Qu’ils brulent en enfer !! Tous autant qu’ils sont… Parish Milton… Horatio Belzébuth… Grunt… Carmilla… Ghetis Archer et ses toutous de la Couronne… Et même tout le Gouvernement Mondial… Mais aussi… Erika Orato… »

« Hein… ?»


Le dernier nom prononcé par l’infernal Nébula aspira toute couleur de ses comparses attablés dont les traits se décomposaient à mesure qu’ils contemplaient la déchéance de ce psychopathe. Il fallait le faire taire… vite… avant qu’il ne prononce les termes fatidiques… mais tous ici étaient médusés par cet improbable retournement de situation…

« Oui, c’est bien elle la source du problème. »


À ces mots emplis d’une quiétude inquiétante, comme s’il était soudainement plongé dans un état clairvoyant, il déploya une puissante déflagration qui embrasa tous les papiers qui se trouvaient devant lui, sur la table.

« Erika Orato n’est pas digne. »


Ah.

« Elle n’est pas digne de se hisser au sommet… puisqu’elle perpétue sa propre destruction à défaut de prendre véritablement l’ascendant sur ses rivaux. Elle n’est donc pas digne. Pas digne de se tenir au sommet de la piraterie. Pas digne de me gouverner. »


Il portait un regard très sévère sur la direction funeste que prenait cet empire qui, sur un malentendu, pouvait se retrouver à devoir mener plusieurs guerres en simultané… Et s’il y survivait, il y perdrait bien plus qu’il ne pouvait en gagner. Alors à quoi bon ?

« L’heure est venue… de la détruire. Lorsqu’elle sera suffisamment exposée, nous la renverserons. Ainsi, elle servira d’exemple pour ceux qui l’ignorent encore… »


« ça suffit Ed ! Tu as perdu la tête ?! Tu crois pouvoir décider de tout ça seul ? Tu crois pouvoir tous nous envoyer à la mort pour une cause irréalisable ?! »


Son discours était surréaliste, c’était une certitude. Ses idéaux semblaient l’être également.

« La ferme, femme ! Qui crois-tu que je sois ?! »


Vociféra-t-il à l’encontre de Lilith, alors qu’il s’était levé, déployant toute son envergure. L’un de ses poings s’était élevé, armé au-dessus de sa tête et menaçait de s’abattre dans un fracas hors du commun.

« Personne ici ne peut me contester… ! JE NE LAISSERAIS PERSONNE ME STOPPER !! »


Le hurlement de l’héritier royal sonna la chute irrémédiable de son poing qui s’écrasa sur la table avec une puissance telle que toute la bâtisse sembla en trembler.  

__________




Mais la table ne daigna pas rompre, malgré l’assaut colossal qu’elle venait d’essuyer.

Une vive douleur s’enracina à travers mes phalanges, jusqu’à se propager dans mon système nerveux. Des spasmes firent vrombir mon bras, tandis que mes yeux médusés tentaient de percevoir ce que je ne voulais voir.

Cette plaque de titane ne pouvait être brisée.

Pas avec ma force actuelle en tout cas. Le constat, amer, nauséabond à souhait, s’immisça tel un poison dans mon être, dévorant la moindre émotion positive, la moindre lumière qui aurait pu émaner. C’était comme si, en quelque temps, toute mon ambition se morcelait.

« Ha ! »


Contre toute attente, ce fut John-Albert qui fut le plus prompt à réagir, lui qui d’ordinaire se tenait plutôt en retrait.

« HA !! »


Une fierté incommensurable suintait de son faciès décrépi, comme si tout son savoir-faire découlait de ce qui venait de se produire. Oui, sa face de plante de mes deux que j’aurais pu cramer dans une déflagration meurtrière si je cédais à la tentation : ce ne serait qu’un juste châtiment pour celui qui osait me toiser, qui osait se pavaner sur l’échec que je venais de subir.  

Mais comment lui en vouloir de jubiler ainsi de cette réussite idoine ? L’homme-sapin était un bâtisseur, un créateur. En cela, j’étais son ennemi naturel, moi qui n’existais que pour détruire. Qu’y avait-il de plus exaltant que de concevoir quelque chose qui ne pouvait être détruit ? C’était toute l’extase qu’il ressentait en cet instant et qu’il savourait sans retenue.

Au détriment de ma déchéance grandissante.

« C’est toi qui n’es pas digne, Edward Lawrence. »


Lilith profita de cet instant pour reprendre la parole, d’un ton sévère, impérial, et sans doute irréductible.

« C’est donc cela le fameux architecte de la destruction ? »


Elle s’engageait là sur un terrain particulièrement miné, ainsi armée de son ton provocateur, qui n’était pas sans attiser une certaine crainte parmi les quelques spectateurs déconfits.

« C’est donc comme cela que tu comptes détruire un empire ? C’est donc là toute ta force, Edward Lawrence ? »


Ceux qui en doutaient encore devaient se rendre à l’évidence, il en fallait une sacrée paire pour oser me parler de la sorte, dans un pareil moment.

En réalité, elle possédait une arme qui lui conférait un coup d’avance, et donc elle se servait avec brio pour assoir son autorité. La couleur des émotions qui me traversaient actuellement n’avait aucun secret pour elle. Après tout, le constat amer était là : comment lui donner tort ?

Les sons ne sortaient plus de mon être, comme si cet affront cuisant avait gelé toute ma colère, comme si toute mon ambition s’était écoulée hors de mon corps, emportant avec elle toutes les couleurs qui façonnaient mon âme. Peu à peu, ma coquille se vidait de sa vie, de ses rêves, de ses convictions.

Qui étais-je ?



Qui étais-je supposé être ? Qu’étais-je supposé devenir si je ne parvenais pas à détruire une simple table ?

« Je révoque ton droit de parole lors de cette réunion. Et nous statuerons plus tard sur ton sort : s’il ne fait aucun doute que tu vas perdre ton statut de général, la question de qui promouvoir pour te remplacer mérite réflexion. »


Une nouvelle prise de parole pleine d’assurance qui accentua ce qui avait tout l’air pour moi d’une inexorable descente aux enfers.

« Bien, assez perdu de temps avec ces futilités, reprenons… »


[…]



__________


Pathétique.

Oui, vraiment pathétique.

« … »



C’est lamentable.

Ne ressens-tu donc aucune honte… ?

Ce spectacle m’est terriblement déplaisant.

« Tu m’en vois réjoui, c’est toujours un plaisir de te décevoir ! »

Pourquoi faut-il que tu en fasses toujours à ta tête, stupide fils ?

Je t’ai pourtant tout donné pour réussir.

Cesse de te complaire dans ta médiocrité. Cesse de faire honte à notre sang.

« Notre sang, notre sang… tu n’as que ces mots à la bouche… Je me fiche éperdument ce qui peut lui arriver. »

Cesse de faire l’enfant. Ta place est sur le trône. Comporte-toi comme tel.

« Je ne suis pas ton pantin. Jamais je ne perpétuerais tes ambitions. Je n’ai que faire du pouvoir : ce qui m’importe, c’est la liberté. Et tu ne m’empêcheras jamais d’être libre. »

Liberté ? Encore ces sottises…

De quelle liberté parles-tu ? Tu laisses ces insectes t’enchainer à leurs volontés futiles…

Fils, un roi ne reçoit d’ordre de personne. Un roi gouverne et impose sa loi.

« Alors je n’ai pas d’ordres à recevoir de toi. »

Commence déjà par te comporter comme un digne héritier avant de songer à devenir roi. Et cesse de ramper parmi ces cloportes.

« La ferme vieux débris ! Je t’ai dit que je ne te succéderais jamais ! »

Tu aboies, mais tu ne mords pas. Tu es insignifiant, inoffensif.

Tu prétends être libre, mais une simple table suffit à t’enchainer, à ta propre impuissance.

« … »

Rappelle-toi ce que je t’ai appris, Lawrence.

[…]


« Parfois les mots ne suffisent pas. Parfois, certains hérétiques auront l’audace de douter de ta légitimité, de ta suprématie. Ainsi aveuglé par ces doutes illusoires, le rayonnement de la couronne ne suffira plus à contenir leurs ambitions. »


« Car c’est dans ces moments-là qu’un véritable régent doit faire ce qui est nécessaire pour préserver son règne. Et d’après toi, quel est le meilleur moyen de leur rappeler à tous pourquoi le sommet nous revient de droit ? »


« Les écraser par la force brute, sans la moindre retenue. »


« C’est pour cela que nous nous devons d’être plus forts que quiconque. Les mots n’ont pas un tel pouvoir. »


[…]


« Tu te trompes. Tôt ou tard, tu finis par tomber sur plus fort que toi. Tôt ou tard, tu te heurtes à un mur que tu ne peux briser. »

Alors quoi… ? C’est ce rouquin basané débile qui te fait peur ? C’est pour ça que tu t’es écrasé devant lui ? Je croyais pourtant avoir été clair, Lawrence.

Un roi ne reçoit d’ordres de personne.

« Tu fais le malin vieux débris… mais même avec toute ta force, tu ne pourrais sans doute pas défaire un Attrax. »

Je me fiche de savoir si je peux le vaincre ou pas. À part les Empereurs, il n’y a pas grand monde qui pouvait se targuer de prendre ma frappe royale sans broncher. Ce simple fait suffit à me distinguer et à me légitimer.

« Oui, mon fils, si la violence ne résout rien… »


[…]


__________






« … voici donc toutes les pistes à considérer dans le cadre de cette opération visant à consolider et faire fructifier nos liens avec l’empire d’Erika. Nous rattraperons ainsi le comportement hasardeux de Ed et nous nous imposerons comme la référence, en termes d’apport et de loyauté. Selon vous, quelles seraient les options à privilégier dans l’immédiat ? »


« Eh bien ma foi, je pense que la traque de ce sup… »


« Les hommes… ne naissent pas égaux. »


« Qu’est-ce que… »


« Sinon comment expliquer que si peu d’entre eux parviennent à atteindre cette ultime destination que constituent leurs rêves ? »


« Qui t’a autorisé à parler, déchet ?! »


« Je me tiens sous cet étendard, ce qui fait de moi un pirate. Je n’ai pas besoin d’une autre raison pour dire ce que j'ai à dire. »


« Toi ? Un pirate ? Tu es indigne de te tenir sous le moindre étendard… »

« Et toi, Lilith ? En es-tu vraiment digne ? »


« Oui, nous sommes des pirates ! Nous n’avons que faire des mots… Nous sommes ceux qui, par nos actes, donnons un sens au mot liberté ! »


« Je ne suis pas venu au monde pour bâtir les rêves d’un autre. »


« Ainsi … je clame mon refus de devenir le bon toutou d’Erika. Je suis un pirate, et en cela, sa bannière n’y change rien : je veux naviguer comme je l’entends, que ce soit sous son emblème ou pas. C’est cette liberté qui fait de moi un pirate. »


« Ce ne sont jamais plus que des mots. »


« Les mots ne suffisent pas… »


« Les mots ne suffisent pas, hein, Norton… ? Alors, laisse-moi reprendre les tiens… »


À l’évocation surprise de ce nom, l’attention de ceux qui partageaient son sang fut comme irrémédiablement captivée par celui qui avait été jadis désigné comme son héritier.

« Si Lilith n’écoute pas ce que je demande… alors je passerais par la violence. »


Son poing s’éleva lentement, jusqu’à dominer toute l’assemblée. Puis dans un éclat sombre, il fut recouvert de son costume de jais, plus noir que jamais. Une certaine tension semblait s’en dégager. Ainsi que l’irrémédiable sensation que rien ne saurait y résister.

« Et si la violence ne résout rien… »

« … C’EST QUE JE N’AI PAS TAPÉ ASSEZ FORT !! »


__________



[Voix du narrateur]

. a écrit:
À cet instant précis, le météore chuta inexorablement en direction de sa cible dans une certaine monotonie, comme si le temps lui était suspendu.  

L’impact fut monumental, bien que l’onde de choc semblât échouer à faire trembler la bâtisse, sonnant tout de même le point culminant du désastreux incident qui survint lors de la « rêverie » des Edward’s Pirates, changeant ainsi à jamais leurs destinées respectives.  

Et, alors que les éclats métalliques se répandaient sur le sol dans un tintement psychédélique, les uns et les autres se laissaient aller à contempler l’effroi qui s’amoncelait devant eux.

Cet homme… ils ne seraient plus en mesure de le stopper. Pas après qu’il ait brisé le dernier rempart qui lui résistait.

Désormais, cela ne faisait plus aucun doute.

C’était l’amère certitude qui se précisait à mesure que les veloutes de poussière se dissipaient, dévoilant ainsi les insidieux dessous d’une vérité que le monde aurait souhaité ne jamais connaitre.

La table avait volé en éclats.

Ainsi, même le titane n’était plus en mesure de contenir la folie destructrice d’Edward Lawrence.

[…]


__________



Après de nombreuses et tumultueuses tractations, les débats finirent par prendre fin, rendant ainsi leur verdict.

« Bien… Maintenant que tous les sujets ont été traités, et que nous sommes tous parvenus à un accord, il est grand temps de conclure cette rêverie. »


« Récapitulons donc les grands axes sur lesquels nous nous sommes fixés… »


[…]


« … il en va de même pour la probable guerre dans laquelle est enlisé Konan. Concernant le Roi Fou… »


[…]


« Voici donc pour résumer les missions affectées à chacun de nos six groupes :
- Leon Winter mènera la première unité avec l’objectif de collecter des informations sur nos cibles, en vue d’un prochain passage à l’acte.
- Momo supervisera le second groupe qui prendra position et une fois qu’il aura estimé que les courants lui seront favorables, il fera de ces terres notre territoire.  
- Tino Tama Yambel sera épaulé des autres restés à quais, et ensemble, ils se chargeront de défendre nos positions.
- Edward Lawrence, comme convenu, retournera à West Blue afin de confronter Reina Elisabeth .
- Enfin, moi, Lilith, je me rendrais à East Blue et… je m’emparerais du trône du royaume de Goa. »


[…]


Et, lorsque les mots retentirent auprès de l’intégralité des pirates, ceux-ci portèrent en triomphe leurs commanditaires, se réjouissant d’avance des périples qu’ils étaient sur le point d’accomplir, chacun de leurs côtés. Des missions respectives savamment étudiées pour profiter à écrire leur légende future… Celle d’un équipage qui aspirait à écrire son nom parmi les plus grands.

[…]


Et, alors qu’un navire se frayait un passage parmi les vagues virevoltantes, son capitaine se tenait sur la tête de proue, les cheveux dansants parmi les embruns tandis que son regard se confondait à l’horizon unis par leurs embrasements respectifs, similaires.

« Encore un peu de patience… je serais bientôt de retour, pour accomplir ma vendetta… West Blue. »



__________








Effectifs présents à l'intérieur :

Lilith - Capitaine des Edward's Pirates - épéiste hybride - lvl 36

Edward Lawrence - Général Feu des Edward's Pirates - Architecte de la destruction - lvl 39
Mc Steel - Général Ombre (provisoire) des Edward's Pirates - Tireur d'élite - lvl 3?
Josh - Général Air des Edward's Pirates - Acupuncture / Senbons - lvl 29
Momo the Champion - Général Eau des Edward's Pirates - Boxe des hommes-poissons - lvl 35

Héléne - Lieutenant Bras droit de Lilith - ???? - lvl ??
Sasaki - Lieutenant (Eau) des Edward's Pirates - Gyojin-Karaté - lvl ??
John-Albert - Lieutenant (Terre) des Edward's Pirates - RàV d'homme-sapin - lvl 30
Marorn - Lieutenant (Air) des Edward's Pirates - CàC + Armement - lvl 30
Midas - Lieutenant (Ombre) des Edward's Pirates - ???? - lvl ?

+ d'autres lieutenants nivelés que j'ai la flemme de rajouter

20 pirates d'élite - lvl 20 chacun

+ une centaine de pirates à peu près - lvl 1

Sur Time End :
Tino -> jeune fille perdue à la merci du froid...

Explications / Résumé :

Voici pour conclure avec brio ce rp "taverne" qui, je l'espère, aura su surpasser cette appellation. Ce poste fait directement suite au den-den linké dans le poste précédent et qui a d'ailleurs façonné la tournure et les choix scénaristiques qui y sont faits (au même titre que les précédents présents).

Sur ce poste final, je me suis amusé à scinder la narration de manière résolument différente afin de marquer les scissions entre ce que pouvait raconter chacune de ces parties. Le changement de ton / de narration appuie cela, et marque même un éloignement progressif par rapport au personnage et son évolution à mesure que le poste s'étire.

Sous cette forme particulière, j'ai également accordé un soin particulier au fond, avec comme d'habitude une petite poignée de easters eggs/foreshadowing/références/subtilités. Et surtout, j'ai travaillé ce que je voulais raconté à travers ce poste, qui gravite principalement autour d'une idée assez... particulière : le déblocage du "brise-titane" (lvl 40) qui est un pallier de puissance que je trouvais important et tout à fait opportun de placer à ce moment-là qui fait suite à Holiday et la rencontre avec Grunt.

J'espère que vous aurez apprécié cette lecture ~

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Nouveau Monde, deuxième quart du XVIe siècle



Longtemps, j’ai cherché une réponse.

Pourquoi ?

La question est encore gravée dans mon esprit ; elle ne s’en libérera sans doute jamais.

J’ai tant cherché, posant cette question à tout va : pourquoi ? J’en suis devenue malade. Je m’en suis presque détruite. Mais peu importait. Je voulais savoir. Je voulais comprendre. Comprendre ces instants qui hantaient mes pensées. Comprendre ce qui y avait mené. Comprendre ce qui avait guidé vos actes et vos décisions. Comprendre pourquoi.

Le monde a refusé de répondre à mes interrogations, mais j’ai continué à chercher. Et, après si longtemps, j’ai compris. Compris que je ne posais simplement pas la bonne question.

L’important n’était pas pourquoi. Cette réponse là était évidente. Elle l’avait toujours été, pour quiconque vous connaissait un tant soit peu. Non, je m’étais aveuglée, obsédée par mon questionnement incessant.

L’important, c’était quand.

Quand êtes-vous devenu cet homme ? Quand ce basculement s’est-il effectué ? Quand avez-vous su ?

Pour qui vous a étudié, a cherché une demi-vie durant des réponses à votre sujet, de nombreux instants viennent en tête. Des moments d’importance centrale, des événements marquants, des points d’ancrage. Des marques sur la ligne du temps que d’aucuns pourraient peut-être qualifier d’historiques. Mais elles sont secondaires, n’est-ce pas ? Elles ne sont pas déterminantes ; elles ne sont qu’un symptôme, une conséquence évidente et inéluctable d’autres instants, plus discrets, plus anonymes, et pourtant autrement plus centraux. Et parmi eux, un, à l’apparence pourtant si anodine, me semble pourtant se détacher particulièrement.

Je me fourvoie peut-être complètement. Peut-être ai-je à nouveau été obnubilée par une quête impossible, et me suis-je enfoncée dans une direction insensée. Ce n’est sans doute pas improbable. C’est pourquoi je vous pose aujourd’hui la question : est-ce celui-ci ?

Est-ce cet instant qui a fait pencher la balance ?

Rien ne semble pourtant le destiner à une si grande importance. Une simple réunion stratégique. Un étalement de plans qui, je m’en doute, n’a pas suscité votre intérêt, à défaut de vous échapper complètement. Il prend pourtant dans les griffonnements tremblants sur vos carnets une place prépondérante. Aucun texte structuré, et pourtant des pages et des pages noircies. Des traits difficilement déchiffrables. Des schémas insensés. Et surtout des noms. Tant de noms, écrits d’une main sèche et hâtive, presque frénétique. Certains évidents. D’autres, plus surprenants.

Mortimer Gild, par exemple : répété tant de fois. Souligné. Entouré. Barré. Cerclé de flèches et de remarques vagues, exprimées le plus souvent par anagrammes ou contractions cryptiques. Ce vieil homme que vous ne connaissiez ni d’Eve ni d’Adam vous a-t-il donc autant touché ?

Le Roi Fou, également. Lui n’a pas eu droit à son nom, uniquement son sobriquet. Là encore, répété inlassablement, empêtré dans une toile complexe de coups de crayon au sens souvent obscur, mais dont un nom apparaît plus clairement. Un nom, ou plutôt une lettre. Est-ce à ce moment-là que vous avez décrété qu’elle prendrait sa place, en débit de tout bon sens ? Etait-ce réellement ce qu’elle désirait, ou n’était-ce qu’un prétexte ? Ne l’avez-vous pas comprise, ou avez-vous choisi d’ignorer l’évidence ? Est-ce dans son sens que vous avez fait cela ? Cette décision a-t-elle été prise par amour pour elle ? Ou alors était-ce, consciemment ou non, pour lui.

Lui, qui occupe plus d’espace sur le papier que tous les autres noms réunis. Lui, dont le portrait a été dressé sur une double page, avec une minutie et un soin digne de l’artiste que vous êtes, au point que sans jamais avoir croisé son regard, le feu qui consume celui-ci me fait trembler. Une attention au détail et une précision dont nul autre être n’a bénéficié de votre part, aimé ou non. Lui, qui semble ensuite accaparer tout votre être.

Ce n’est pas votre première rencontre qui est déterminante ; cela j’en suis convaincue. Tout aurait encore pu changer mille fois, fussent les choses différentes. Ce ne sont pas non plus les frasques qui viendront plus tard, quand bien même elles graveront vos noms côte à côte dans la stèle de l’Histoire. Alors, je vous le redemande : est-ce cet instant ?

Est-ce à cet instant que votre opinion s’est figée ? Ou au moins, à défaut de savoir ce que vous pensiez réellement de sa personne, que vos certitudes se sont établies ? Est-ce à cet instant que vous avez su qui il était, qui il deviendrait ? Que vous avez griffonné, sur une page déchirée et un jour froissée au fond d’une poche, ce croquis d’une limpidité confondante : un homme, seul, affaissé, assis sur un trône immense bâti de crânes à l’expression ébahie.

Et surtout, pour en revenir aux questions qui me hantent : est-ce bien cela qui a justifié vos choix ?

Est-ce cet instant précis, inexistant pourtant à l’échelle de l’Histoire, qui a déterminé le reste ? Qui a acté le rôle que vous pensiez devoir jouer, mais sur lequel vous étiez encore incertain ? Est-ce cet instant qui vous a décidé à lier votre destin à lui ? Et est-ce bien cette décision, si inhabituelle pour vous, qui a entraîné tout le reste ? Est-ce lui qui peut être désigné comme responsable de mes questionnements ?

Dites-moi, Père : est-ce cet instant qui a scellé votre sort ?






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[Présent] V comme... Vendetta ? ft Edquipage WUPhkz9
"Avant moi rien n'était, nul ne fut enfanté,
Hors les êtres crées d'éternelle substance,
Et moi je suis comme eux, car j'ai l'éternité,
Vous qui passez le seuil, laissez toute espérance."

Dante Alighieri, La Divine Comédie
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