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L'amitié naît de la bataille menée par deux êtres côte à côte contre la vie. [Pv : Nathanaël]
Lidy Olsen
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Dim 7 Juin - 14:39
« - Alors comme ça les fruits du démon n'existent pas ? »

La jeune femme blondes aux côtés du Commandant fraîchement nommé et avec un bras en écharpe, marchant dans les couloirs de la base légèrement distrait, s'amusait à rappeler au maudit les précédents événements. Il s'était transformé en mi-homme, mi-dragon sur le toit d'une maison, un hybride des plus féroces dont les dents étaient allé déchiqueter la carotide du Prince. Cet épisode de sa vie était à la fois une occasion inespérée de monter en grade et de faire ses preuves, et d'un autre côté un nouvel aveu de son impuissance. Il était incapable de se contrôler, c'était sa soif de sang qui l'avait poussé vers le Zoan du Terre-Neuve. Le mastodonte affronté là-bas lui avait d'ailleurs laissé une vilaine blessure dont il ne s'était pas encore remis.

Venu sur South Blue pour les médecins, le chirurgien s'était retrouvé face à une bande d'incompétents. Il avait du travailler avec eux sur les procédures d'opération en amont de celle-ci, et il n'était pas étonnant de voir qu'il n'était aucunement rassuré par ces personnes. Heureusement, tout s'était bien passé, et il était totalement tiré d'affaire à présent. Peut-être faudrait-il qu'il aille se présenter un de ces quatre au Contre-Amiral Wenham, non seulement pour signaler sa présence et son soutien pour l'instant sur cette mer, mais aussi pour le féliciter des exploits qui l'avaient amenés à un post si important en une période si courte. Lui aussi n'étaient encore, il n'y a pas si longtemps que ça, un Commandant.

Préférant ignorer la remarque de la belle qui ne faisait que jouer avec ses nerfs, le maudit se dirigea patiemment vers son bureau temporaire, installé pendant sa convalescence. Même s'il aurait du se reposer un peu plus pour recouvrir totalement ses forces, il avait préféré retourner au boulot le plus tôt possible. En dehors du Colonel Del Porto et de lui-même, les gradés ne faisaient pas légion sur cette île, et sur cette mer en général. Seuls quelques individus comme Nathanaël Armtrong s'étaient illustrés par la capture d'un primé, restaurant un peu plus le calme en ces lieux.

« - Au fait, une mission t'attend !
- Déjà ? Répliqua laconiquement et sans vraiment protester le Commandant. Quel est l'objet de celle-ci ?
- Un village sur les côtes que les révolutionnaires et les marines se chamaillent a été envahi par des hors-la-lois. Leur présence inquiète les autorités locales qui souhaitent que tu ailles les arrêter avec l'aide des personnes disponibles... »

Elle n'osait pas dire que les maigres forces se concentraient en une poignée d'hommes tirés de l'équipage qui avait accosté récemment sur l'île. Acquiesçant simplement, Ryan entra dans son bureau et observa la paperasse qu'il allait devoir remplir suite à sa promotion. Soupirant, il s'y attela rapidement : aller sur le terrain était sa priorité, car même s'il ne pouvait pas combattre, il voulait sentir le sang de ses ennemis gicler sur le sol, et venir recouvrir de leur belle couleur écarlate ses pupilles de dragon.

Le maudit avait pour habitude de lutter contre son reptile intérieur. Mais ce combat avait cessé quelques semaines plus tôt, peu après la bataille contre Serton. L'animal semblait sommeiller, ce qui n'était pas forcément bon signe. Il allait se réveiller un jour, plus virulent que jamais, et à force de perdre l'habitude de lutter, Ryan sentait qu'il finirait par se laisser envahir et céderait à ses pulsions.

Une vingtaine de minutes lui suffirent à compléter la paperasse et une dizaine à signer quelques autorisations qu'il lut avec attention. Il n'était qu'un simple Commandant mais avait déjà quelques responsabilités, contrairement à son grade de lieutenant qui lui demandait bien souvent de ne faire que mener les troupes au combat sans réellement les diriger. L'improvisation dans la bataille, c'était ce qu'il y avait de mieux.

« - Où se trouvent nos troupes ? »

La Sergente-Chef qui accompagnait le jeune homme comme son ombre sourit simplement avant de donner à ce dernier la liste des effectifs. Pour la première fois depuis un certain temps, le jeune homme fut dépité. Huit soldats étaient réquisitionnés. C'était un groupe plutôt maigre quand de l'autre côté une vingtaine de hors-la-lois au bas mot avaient déjà été comptés. Se dirigeant vers la cour de la base, Ryan ne s'attendait pas à des miracles. Le bras toujours en écharpe, sa hallebarde dans le dos, le Commandant se dirigea vers sa mission, suivi par la blondinette.
Lidy Olsen
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Dim 7 Juin - 21:11
L'amitié naît de la bataille menée par deux êtres côte à côte contre la vie.




Après avoir grandi sur West Blue et sillonné les mers pendant de nombreuses années, le gouvernemental avait l’opportunité de revenir sur South Blue et pas sur n’importe quelle île : Armageddon Town ! D’accord cela peut éventuellement ne pas vous dire grand-chose mais pour les révolutionnaires et les gouvernementaux cette île avait une importance toute particulière. Cette île, peu intéressante s’il en était, était coupée en deux et les deux camps s’affrontaient dans une lutte franche sans que l’un ou l’autre parvienne à dominer la situation…du moins était-ce comme cela auparavant mais désormais le rapport de force avait un peu changé. Que ce soit du fait des pertes subies à Baltigo ou du retour de Centes et de ses sous-fifres, la marine était aujourd’hui plus affaiblie que jamais et la révolution en profitait pour renverser la balance et prendre l’avantage sur cette île.
Bien évidemment il était évident que les gouvernementaux de cette île se battaient becs et ongles pour que cela n’arrive jamais et c’est avec la volonté de les aider que l’équipage dont faisait partie le lieutenant accosta finalement sur cette île à l’importance symbolique.
Passant en revue ses hommes qui – eux aussi – savait que leur présence ici aurait un rôle assez important, le lieutenant s’entretint avec son commandant qui lui autorisa à réquisitionner plusieurs hommes afin de venir renforcer la sécurité du QG de la marine sur cette île. Logique, n’est-ce pas ? Les effectifs des marines sur cette île avait été réduits, comme un peu partout d’ailleurs, et il convenait à cet équipage de faire de son mieux pour venir grossir – ne serait-ce que temporairement – les rangs trop clairsemés des gouvernementaux sur ce petit bout de terre.

Faisant un petit topo à ses hommes, en leur précisant qu’ils allaient devoir assurer la sécurité du QG et de ses environs, le colosse dut un peu modifier ses ordres lorsqu’un homme du QG lui annonça qu’il était appelé par le commandant Crusade pour une mission spéciale. Une mission ? On ne lui précisa – bien entendu – pas les détails mais il comprit que le commandant aurait besoin de ses hommes. Aussi il annonça au marine qu’il pourrait libérer un total de 8 hommes – lui y compris – pour le commandant. Bien entendu 8 était un nombre bien trop petit pour mener une opération à grande échelle mais il était confiant dans sa capacité à changer la donne grâce à son corps un peu…spécial. Arrogance ? Non, mais une bonne dose d’assurance, très certainement.
Après tout, n’était-ce pas pour ce genre de situation qu’il avait tout sacrifié ? Il ne savait rapide, fort et aussi résistant que n’importe quel alliage métallique. Les balles rebondissaient sur sa peau, les sabres ordinaires n’arrivaient pas à entailler suffisamment son armure : il était une arme humaine et sa force était plus importante que celle d’un marine ordinaire. Dans ces conditions le nombre de ses hommes ne signifiait plus grand-chose.

C’est donc suivi des seuls 7 subordonnés qu’il pouvait se permettre d’enlever à la protection du QG et à la maintenant du navire que le colosse, fièrement engoncé dans son costume aux couleurs sombres, portant son manteau blanc – symbole de son affiliation – plus comme une cape qu’autre chose, les manches vides balayées au rythme du vent, pénétra dans le QG de la marine et aperçut le commandant Crusade non loin de lui.

Comment le reconnaître ? Avoir accès à la base de données de la marine, aux fichiers du personnel et aux photos associées aidait beaucoup. Surpris de voir le commandant avec le bras en écharpe mais ne désirant pas faire de remarque dessus, le gouvernemental s’approcha de son supérieur du moment et effectua le salut militaire réglementaire avant de lancer :

« Lieutenant Armstrong, à vos ordres. »

Oui ses introductions étaient sobres, et alors ? Cela vous pose un souci ? Oui, eh bien tant pis, c’est le même tarif. Saluant la demoiselle qui suivait le commandement d’un léger signe de tête, le colosse reporta son attention sur le D. avant de lui demander :

« Je me mets à votre disposition, ainsi que mes hommes, comme prévu. Où partons-nous ? »



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Mar 9 Juin - 13:30
« - Repos, Lieutenant. »

L'arrivée de Nathanaël Armstrong avait fait forte impression sur le commandant fraîchement nommé. Même s'il était lui-même très porté sur la hiérarchie, il ne s'attendait pas à avoir en face de lui et pour camarade un homme aussi droit dans ses baskets. Sans perdre son sang-froid devant la question de son homologue, Ryan pensa en guise de réponse qu'il aurait pu indiquer qu'il s'agissait de sa première mission dirigée, mais ce n'était pas non plus une information nécessaire. Le maudit toussota en voyant que la blonde s'était mise à rougir devant la carrure imposante du soldat, et lui fit signe de la tête d'expliquer la situation. Actuellement, il n'était pas le mieux informé.

« - Tout d'abord, allons nous installer dans une des salles disponibles, il sera plus facile de n'expliquer qu'une seule fois toute la situation quand tout le monde pourra être attentif. »

Le dragon toussota un instant avant d'acquiescer et de laisser la Sergente-Chef les conduire jusqu'au lieu de réunion. Elle semblait vouloir prendre son temps, pour une raison qu'elle n'allait pas tarder à expliquer. La laissant s'installer en face de tout le monde, le Commandant la rejoignit, restant debout. Il avait déjà entendu les explications qu'elle allait fournir, mais ça ne l'empêchait pas de prêter une oreille attentive à celles-ci.

« - Calbarage est un village portuaire situé entre les zones marines et révolutionnaires. Il échappe à chacune de nos deux juridictions, et nous nous battons constamment pour en obtenir le contrôle. Très récemment, il a été envahi par une bande de hors-la-lois nommés « Gémé Fépaquié », et qui comporte des hommes tels que Santa Nicholas, connu pour sa férocité sur le champ de bataille, et Willy Lilly, un administrateur ayant commis plusieurs méfaits sur les Blues. La vingtaine d'autres hommes présents ne sont que des soldats de bas-étage armés de fusil et de cimeterre pour la majorité. »

Ryan fit mine d'acquiescer. Sa Sergente-Chef attitrée se montrait beaucoup plus exhaustive à présent que tout le monde était réunie. C'était aussi une manière de montrer que la situation était vraiment étudiée, ce qui signifiait certainement qu'un Cipher Pol était passé par là avant de les envoyer sur le terrain.

« - Le Commandant Crusade et moi-même, Sergent-Chef Mira Sin, allons travaillé avec vous pour combattre ces hors-la-lois et prendre le contrôle de ce village par la même occasion. »

Ayant fini sa présentation, elle tapota la table devant avec les documents et invita Ryan à prendre la parole à son tour. Celui-ci s'avança à la place qu'occupait précédemment la jeune fille et lança :

« - Les prisons sont déjà assez occupées comme ça. Ces hors-la-lois savent à quoi ils s'exposent en venant vers nous, et comme nous sommes en infériorité numérique, ne faîtes pas de quartier. Seul Willy Lilly qui pourrait nous donner de précieuses informations est à capturer. »

Ayant fini sa présentation, et préférant ne pas épiloguer, le commandant invita l'équipage à se diriger vers le village en bataillon ranger avec à leur tête le Commandant, le lieutenant et la Sergente-Chef. Ils allaient devoir faire face à des hommes plutôt virulent, et il préférait mettre en avant leurs atouts principaux. En lisant le rapport concernant Nathanaël et la capture de sa primée, il avait pu comprendre quelques instants plus tôt la nature de son collègue. La route promettait de durer plusieurs dizaines de minutes, une fois sortit du village, et même s'il était incapable de se détacher de son respect des règles et de la discrétion qu'une mission comme ça exigeait, il ne put s'empêcher de demander à son homologue :

« - J'ai lu le rapport de la capture de Kara Tanomi, ça a été effectué sans bavure. Vous avez un véritable potentiel, vous avez rejoint la marine pour quelle raison ? »

Mira haussa les sourcils en entendant la question du Commandant. C'était une manière d'engager la conversation pour lui ? En tout cas, c'était plutôt maladroit. Malgré sa stature, Ryan était malaisé dans ses relations sociales, et c'était certainement pour cela qu'il n'avait que très peu d'amis.
Lidy Olsen
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Mar 9 Juin - 17:50
L'amitié naît de la bataille menée par deux êtres côte à côte contre la vie.



La rencontre se fit donc dans les règles de l’art et le colosse, ne remarquant pas l’attitude du sergent-chef, se dirigea vers la salle de réunion où se fit le petit briefing sur la mission à venir. Un village dont les habitants étaient dominés par des bandits, l’objectif semblait assez clair jusqu’à maintenant mais ce que le commandant précisa acheva de soulager le lieutenant. Pas de quartiers, pas besoin de prendre de gants : c’était tout ce qu’il avait besoin de savoir. Le problème dans chaque opération était de savoir s’il fallait neutraliser ou éliminer les cibles et ici, à part l’un des hommes de confiance du leader de cette bande, les marines avaient le feu vert pour tous les éliminer…non, plus que cela, ils étaient incités à le faire.
Une fois la réunion terminée c’est sans un mot que le colosse se leva et suivit son commandant, observant ses hommes qui étaient tendus à l’idée du combat qui les attendait. Bien vite leur stress serait balayé quand ils seraient plongés dans les flammes de la bataille, l’Armstrong en était persuadé.
Sur le chemin menant au village, le commandant entama la conversation en demandant au lieutenant quel était sa raison d’être rentré dans la marine. La vengeance, un salaire ou la justice, les raisons n’étaient généralement qu’assez peu variables d‘un individu à un autre. Nathan répondit donc le plus simplement du monde

« La même chose que vous, j’imagine. Neutraliser le même genre de vermine que nous nous apprêtons à écraser, pour permettre aux faibles et aux innocents de vivre en paix un jour de plus. Et vous, commandant ? »

On n’avait pas besoin de lui dire que cette explication semblait tout droit sortie de la bouche d’un enfant ou d’un novice un peu rêveur, il le savait bien mais c’était l’explication la plus proche de son objectif. Il faisait cela pour les habitants de ce monde, c’était évident, mais une partie de lui apprécie le fait de sentir les os d’un criminel – corrompu jusqu’à la moelle – se briser sous ses coups. Ce n’était pas tant la violence qu’il appréciait que le fait de sentir qu’il purgeait ce monde un peu plus à chaque fois qu’il tuait ou neutraliser une de ces pourritures, sentir que coup après coup il se rapprochait un peu plus de la purification totale de ce monde…du moment où les faibles pourraient vraiment dormir l’esprit tranquille.
Ainsi, attendant une réponse de son supérieur du moment afin de faire passer le temps, le jeune lieutenant poursuivit son interminable marche qui, quelques minutes plus tard le menèrent lui et son groupe en vue du fameux village où leur intervention était nécessaire. Bien évidemment à cette distance le calme était apparent car la vision était faible, seules des jumelles pourraient leur montrer ce qui se passait réellement mais fort heureusement Nathan avait ce qu’il fallait.
Réglant ses capteurs optiques, il effectua un zoom qui lui montra le village sous un angle un peu plus précis. Des cabanes en bois étaient disséminées un peu partout, comme on l’attendrait d’un village côtier, mais ce furent les individus qui allaient et venaient en bordure du village qui attirèrent l’attention du lieutenant.
Comment les identifier ? Leurs cimeterres à la main ou à la ceinture était un bon indice. Se tournant vers son commandant, désireux de rester discret sur sa nature mécanique encore un petit moment, Nathan lui suggéra :

« Commandant j’ai une suggestion à vous faire. Je prends le village par l’avant, vous contournez par la gauche, votre sergent-chef par la droite et le reste des hommes fait le tour pour couper toute éventuelle retraite à cette vermine. Qu’en pensez-vous ? Les encercler me semble judicieux, si nous voulons éviter qu’ils s’enfuient. »

Avec sa constitution métallique le gouvernemental ne craignait nullement lames et balles ce qui expliquait sa proposition pour le moins risquée. Mais cela importait peu, il proposait une possibilité de plan d’action parmi tant d’autres et le dernier mot appartenait toujours au commandant.




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Lidy Olsen
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Mar 9 Juin - 18:24
« - Pour moi, c'était la chose la plus naturelle à faire. »

Tout en répondant cela, le Commandant se mit à sourire bêtement pendant quelques secondes avant de reprendre l'air sérieux qu'il arborait tous les jours. Ainsi, même lui était capable de montrer un tant soit peu de défauts humains comme la rêverie. Et même s'il ne voulait pas épiloguer, il était clairement en train de se remémorer les raisons qui l'avaient poussés à tenir l'étendard de cette faction. Protéger les civils n'était venu qu'après : il avait toujours protégé les faibles, même dans la forêt qui l'avait testée dans son enfance.

En réalité, lorsque le Colonel qu'il admirait l'avait recueilli sur cette île de Grand Line, il s'était montré bien plus compétent que prévu et avait démontré une soif de combat insatiable. Qu'il vente, qu'il pleuve, qu'il neige, son entraînement n'avait pas eu de temps mort. C'était le guerrier idéal, ou presque, à ce qu'en disait le Colonel en question. Et puis un jour, alors qu'ils avaient commencé à parler du nouvel enrôlement de marines, Ryan avait simplement et innocemment sorti « Je n'en fais pas déjà parti ? ». Il avait voyagé tellement longtemps avec eux que c'était devenu la seule réponse possible.

Le reste de la route se fit dans un silence glacial, et arrivé à destination, le Commandant se mit à couvert pour éviter d'attirer l'attention des ennemis sur eux. Il tendit sa main vers sa hallebarde, fixée dans son dos, et la tira d'une main leste en avant. Même avec un bras en écharpe, il était toujours capable de manier son arme. Il lui fallait juste calibrer un nouvel équilibre et le tour était joué. Se prêtant aux dires du lieutenant à ses côtés, Ryan acquiesça d'un signe de la tête. Il avait déjà pris les devants pour élaborer un plan d'action qui consistait à encercler le village, mais il le proposait sans connaître les compétences de la Sergente-Chef. Celle-ci acquiesça pourtant. Elle prit le bâton sa ceinture et le transforma d'un simple geste en arc. Les flèches pendaient quant à elles dans le carquois qu'elle s'accrocha dans le dos.

« - Nous pouvons y aller. Surtout, ne vous faîtes pas tuer. »

La Sergente-Chef acquiesça et se dirigea en courant discrètement vers la droite du village. Ryan quant à lui n'hésita pas non plus à aller dans la direction indiquée, faisant confiance à la demande du lieutenant : il semblait assez sûr de lui.

L'arrivée sur le champ de bataille se fit dans un sublime éclat. Ryan avait tiré sa hallebarde pour fendre les ennemis qu'il rencontrait sans mal. Trois hommes tombèrent dès les premières secondes, et les autres, affolés par leur nouvel ennemi, battirent en retraite. De l'autre côté, la scène fut moins spectaculaire : Mira tira ses flèches discrètement sur les adversaires isolés et en tua deux la première minute. Son tir était précis, elle était sûre d'elle, un sourire sur le visage, son air sérieux ayant disparu au profit de son expression des jours sanglants.

_________________________

« - Chef, chef ! »

Santa Nicholas tourna la tête, sa bedaine dépassant largement du tee-shirt rose, strié de blanc, dans lequel il était peiné à rentrer. Il posa la cuisse de poulet qu'il avait dans la bouche et cracha quelques morceaux de viandes coincés entre ses dents en lançant un « Quoi ? » embrumé par le sentiment de colère naissant : On ne dérangeait pas Santa pendant ses repas. Le hors-la-loi qui venait d'entrer déglutit avant de répondre, la voix tremblante :

« - Des marines à l'orée du village... Ils nous attaquent... »

L'homme se leva sans mal, et du haut de ses trois mètres, décida de sortir de sa baraque en cassant la porte. Encore une maison dans laquelle il n'allait pas dormir ce soir. Les corps des civils qui y avaient habités gisaient sur le sol tandis qu'un homme tout à fait banal sortit de l'obscurité, remettant ses lunettes sur son nez en disant :

« - Ne te précipite pas comme ça, je te rappelle que nous devons évaluer la situation. Les mercenaires qu'on a engagé ce matin devraient être en place à l'heure qu'il est, laisse-les faire. »
Lidy Olsen
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Mar 9 Juin - 22:02
L'amitié naît de la bataille menée par deux êtres côte à côte contre la vie.



Comme pour la piraterie ou la révolution, chaque homme en uniforme avait une raison très personnelle de vouloir rejoindre les rangs de la marine et demander cette raison était assez indiscret comme vous pouvez vous l’imaginer. Certains devenaient marine par vengeance, par haine des criminels, des pirates ou des révolutionnaires tandis que d’autres ne cherchaient qu’un emploi, un salaire et le sentiment de faire quelque chose de bien de leur vie. Mais il y en avait d’autres, d’autres aux motifs bien plus simples et purs comme le fait de distribuer la justice à travers le monde et punir les criminels. Pas de problèmes émotionnels, pas de besoin d’argent ou de reconnaissance : simplement l’envie de faire ce qui était juste pour le bien du peuple. Nathanael était de ceux-là car il avait grandi avec ces valeurs, transmises par son commandant de père, et il supposait désormais que le commandant qui lui faisait face partageait à peu près les mêmes valeurs que lui. Rassurant, n’était-ce pas ? Les divergences d’opinion seraient moins nombreuses, comme cela.

C’est donc dans un silence de mort que le groupe arriva aux abords du village et se mit en position, la demoiselle sortant un arc tandis que le commandant extirpa de son dos une hache massive. Des choix d’armes intéressants s’il en était, voir ces deux styles complémentaires – corps à corps et distance – fit sourire le colosse qui se mit à son tour en position. Observant ses sept hommes faire le grand tour par la gauche afin de viser l’arrière du village, l’homme s’avança fièrement vers l’entrée du village sans ralentir un seul instant.
Son manteau blanc tombant sous les épaules, les premiers criminels eurent tôt fait d’identifier le colosse comme une « mouette » comme étaient appelés vulgairement les marines. Les premiers hommes sourirent, trouvant sans doute téméraire ou stupide que de venir vers eux tout seul, mais ils ne rirent plus du tout lorsque des combats se firent entendre à plusieurs endroits du village.
Ils se rendirent enfin compte que Nathanael n’était pas venu tout seul et, à ce constat, trois d’entre eux dégainèrent des pistolets et firent feu sur le colosse.

Si la plupart des militaires du rang, - comme ils étaient appelés – des simples soldats, avaient tout à craindre de telles armes à feu, il n’en était pas de même pour les officiers qui étaient autrement plus compétents. Certains maîtrisaient également le tekkai qui renforçait assez leur corps pour que rien ne puisse les atteindre…mais Nathan était d’une toute autre nature. Son corps semblait en tekkai permanent pour ainsi dire tellement il était solide.

Ainsi, lorsque les premières balles sifflèrent, le colosse ne ralentit pas un seul instant et sentit les projectiles s’écraser sur sa cuirasse et rebondirent comme s’ils n’étaient que de simples petit gravillons et rien d’autre. Lisant la stupeur et l’incompréhension sur le visage de ses futures victimes, le cyborg accéléra la cadence, avalant les distances à grande vitesse sous le regard médusé de ces criminels qui continuèrent de tirer comme s’ils espéraient qu’au moins une balle ferait mouche. Ce fut vain, bien évidemment.

Le premier tireur tenta de recharger après avoir tiré comme un sagouin mais il fut si accaparé par sa tâche qu’il ne vit arriver que trop tard le coup de pied fouetté qui lui briser la mâchoire et une bonne partie du reste du crâne. Pivotant sur lui-même, Nathanael attrapa le bras du tireur suivant et, brisant son poignet d’une simple pression, récupéra son arme et abattit le troisième tireur qui s’apprêtait à faire feu.
Désemparés par cette scène qui n’avait duré qu’un court instant, les deux hommes restants abandonnèrent le deuxième tireur à son sort en s’enfuyant à l’intérieur du village, désireux de rejoindre les renforts ou leur patron sans doute.

Paniqué, serrant les dents de douleur et insultant le cyborg en l’ordonnant de le relâcher, le tireur avait une façon bien à lui de demander la pitié et, fort heureusement, il ne la reçut pas. Prenant le menton de l’homme entre deux de ses doigts, le cyborg plongea son regard dans celui de sa victime avant qu’une lame ne sorte de sous sa manche et ne transperce le crâne du criminel de bas en haut.
Rétractant la lame aussi aisément qu’il l’avait fait apparaître, Nathan poussa sa victime comme il pousserait un vieux sac à patates avant de se diriger vers l’intérieur du village.

Y avait-il des habitants encore en vie ? Il en doutait fort mais de toute façon il était ici pour un nettoyage. Toute souillure finirait par disparaître après le passage des marines.

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Lun 20 Juil - 10:57
L'évolution dans le village se faisait discrètement. Ryan marchait à son rythme, fendant les soldats de sa hallebarde avec une précision hors du commun, tandis que Mira de l'autre côté semblait se créer des ouvertures pour progresser tranquillement. Les ennemis allaient bientôt se sentir acculer, et enverrait certainement leurs meilleurs pions. C'était bien sûr ce à quoi s'attendait le commandant tandis qu'il écoutait les battements de son cœur composer une nouvelle mélodie endiablée sur le champs de bataille. L'un des hors-la-lois tira son sabre en s'élançant sur le blond concentré. Il réussit à l'écharper légèrement sur le flanc, tandis qu'il reculait avec difficulté, son bras en écharpe handicapant ses mouvements. Il se servit alors de la pointe de sa hallebarde pour se reprendre et embrocher la tête de son adversaire, mettant ainsi définitivement fin aux jours de ce pauvre mortel.

« - Ah, je me retrouve avec l'estropié ?! Sérieux, les gars sont pas marrants... »

Le dragon n'avait pas senti l'homme près de lui avant qu'il n'élève la voix. Il le regarda, les yeux écarquillés et le corps crispé. C'était un garçon aux cheveux verts, et à l'apparence plutôt enfantine malgré sa voix grave qui venait créer un contraste. Récupérant sa hallebarde encore plantée dans le hors-la-lois à terre, Ryan n'éleva pas la voix. Il sentait que ce n'était pas nécessaire, et il se fichait d'avoir une réponse de son adversaire. Non, il allait juste se battre, continuer à progresser et surtout faire ravaler ses paroles à ce gamin impertinent.

S'élançant vers lui d'un saut puissant, le dragon ne s'attendait clairement pas à ce que l'ennemi arrête son arme avec le plat de ses mains posées de chaque côté de la lame. Il fut alors un instant paralysé, ne pouvant plus faire un seul mouvement, toujours maintenu en l'air par la puissance de son coup qui vint se répercuter dans son épaule et lui arracha une grimace de douleur.

« - Je suis le plus puissant de mes camarades, et tu as cru que tu pourrais me vaincre ? Nous, les mercenaires de Tall, sommes connus pour ne jamais faillir à notre mission. A présent, dégage... »

Le mercenaire souleva un peu plus Ryan et, dans un mouvement vif, l'envoya valser contre une maison dont le mur de pierre vint s'effondrer sur le jeune homme. Tout sourire, l'homme verdâtre se releva et s'apprêta à partir. Mais le tas de pierre explosa littéralement de tous les côtés et une forme ailée sortit de la poussière, une épaule écharpée, une hallebarde à la main, une gueule de dragon et un corps écaillé...

« - Un putain de monstre... »

Les choses sérieuses allaient pouvoir commencer.

_________________________

Mira regarda l'homme qui lui faisait face. Elle croyait s'être montrée discrète, et avoir acculé ses ennemis par ses mouvements précis, mais c'était elle qui se retrouvait au pied du mur. La personne en face de lui n'était d'ailleurs par anodine : son corps longiforme faisait sûrement plus de trois mètres. Il avait des poings trois fois plus gros que ses bras, ce qui créait à un contraste étonnant.

« - Oh, oh, oh. Je ne croyais pas que vous seriez assez stupides pour venir par ici... »

Il n'attendit pas que la jeune sergente se manifeste pour s'élancer vers elle et lui envoyer un coup de face, qu'elle esquiva avec son habileté naturelle avant de tenter de décocher une flèche, trop lente malheureusement... Un coup de pied vint la faucher et l'envoya valser quelques mètres plus loin. Se relevant, elle constata que son carquois s'était brisé et que les flèches s'étaient dispersées un peu partout sur le champ de bataille.

_________________________

« - Jingle bell, jingle bell... Oh, une explosion ! »

Une femme d'une vingtaine d'années, les cheveux longs et noirs plaqués le long de son dos, s'émerveillait devant le massacre provoqué par le cyborg à l'entrée du village. Elle s'était positionnée sur le toit d'une maison, avec dans ses bras une jeune enfant en pleurs qu'elle tentait de réconforter, ses mains encore pleines du sang de ses parents. Lâchant la môme en voyant que son adversaire allait arriver, elle la déposa sur le toit et sauta juste devant le bâtiment.

Elle sortit alors ses kunaïs perforants, une invention signée Tall qui, grâce à un système interne, s'accrochaient aux coques pour les percer. Tout sourire, elle attendit que son adversaire n'arrive pour entamer le combat.
Lidy Olsen
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Lun 20 Juil - 16:53
L'amitié naît de la bataille menée par deux êtres côte à côte contre la vie.



Si l’expérience n’avait pas appris au cyborg à se montrer conciliant envers les criminels, tout comme la plupart de ceux qui avaient choisi d’embrasser la même carrière que lui, les circonstances actuelles forcèrent le colosse d’acier à prendre bien plus de pincette qu’il ne l’avait initialement prévu. Quoi ? Cela ne vous ait jamais arrivé de vouloir simplement passer en mode bourrin et tout faire péter sans vous soucier de ce que vous pourriez détruire ou de qui vous pourriez tuer ? Rien n’aurait fait plus plaisir au lieutenant que de pouvoir déverser une pluie de missiles sur cette bande de criminels qui méritaient au mieux un séjour à Impel Down et au pire la mort pure et simple.
Mais malheureusement deux choses venaient empêcher le lieutenant Armstrong de déverser sa juste fureur sur ces pourceaux immondes. La première raison de cette retenue, très simple, provenait tout simplement des ordres de la mission qui étaient très claires : les criminels devaient être appréhendés car les marines étaient des défenseurs de l’ordre, pas des bouchers et encore moins des assassins. Le meurtre n’était autorisé que lorsqu’une menace était trop grande pour être arrêtée ou lorsqu’il n’y avait vraiment pas d’autre choix pour mener une mission à bien.
Cela faisait partie du jeu pour ainsi dire et, même s’il n’était pas toujours d’accord, Nathanael savait garder son avis pour lui-même et suivre les ordres comme le bon petit soldat qu’il était. Après tout, c’était bien de cela qu’il s’agissait : confiance et obéissance. Mais la seconde raison était un peu plus subtile car il s’agissait de la présence de civils dans le village. D’accord ces criminels avaient sans doute fait un massacre ici, vu les traces de sang disséminées çà et là ça avait l’air assez évident, mais rien n’indiquait qu’il ne restait aucun survivant et, de ce fait, Nathan ne pouvait décemment pas tout faire péter au risque de se retrouver avec du sang innocent sur les mains. Il était devenu une machine, certes, mais il partageait toujours les mêmes valeurs et objectifs que tous ses camarades en uniforme bleu et blanc.

Ainsi donc il devait faire taire sa soif de justice par le sang et se montrer prudent, la jouant fine alors que son instinct de guerrier le poussait à frapper fort et vite. Comme quoi, on n’a pas toujours ce que l’on veut.
Juste après s’être débarrassé des premiers gêneurs, le colosse s’arrêta en voyant une demoiselle descendre du toit, laissant un enfant derrière elle. Cela aurait pu être une scène presque banale si la demoiselle n’était pas recouverte de sang, un air mauvais venant défigurer son doux visage. Elle était l’une d’entre eux, un monstre de plus que le cyborg allait se faire un plaisir de neutraliser et ce n’étaient pas ses petits kunais qui feraient la différence.
Alors qu’il marchait en direction de cette femme, le colosse se contorsionna pour esquiver les premiers projectiles qui, dans sa tête, ne devraient faire que rebondir sur lui-même si par malheur il ne se montrait pas assez agile…mais ce fut lorsque l’un d’eux l’atteint au ventre qu’il comprit toute son erreur. Dans un vacarme assourdissant le kunai tourna sur lui-même et éventra l’armure de métal du colosse, déversant un liquide rougeâtre à même le sol en grande quantité.
Extirpant le kunai avant qu’il ne fasse davantage de dommages, le jetant à terre sans ménagement, Nathanael eut du mal à se concentrer car sans sa tête résonnait une alerte incroyablement forte et oppressante :


*Alerte : intégrité de la structure compromise.
Systèmes internes endommagés.
Réparation d’urgence requise.
Activation des inhibiteurs de douleur.*

Alors qu’il serrait les dents la seconde d’avant, se retenir d’hurler tellement la douleur était intense, tout devint extrêmement calme en l’espace d’une seconde : son camarade avait coupé toutes les terminaisons nerveuses et, de ce fait, le message de douleur ne pouvait plus être transmis au cerveau. Les dégâts corporels étaient toujours bien présents, son cerveau ne lui transmettait juste plus cette information cruciale qui, d’ordinaire, pousserait n’importe qui à fuir ou se montrer bien plus prudent.
Quoi ? La douleur ne pouvait être que le signal du cerveau qui vous informait que votre corps était en danger, non ? Eh bien cette intelligence artificielle estimait, à juste titre, que cette douleur pouvait être ignorée afin que cette mission soit remplie à bien. Soulagé de pouvoir ignorer la douleur aussi aisément, le colosse se redressa à la grande surprise de son adversaire qui se figea de stupeur, incapable d’expliquer comment le gouvernemental pouvait encore se relever.
Oh oui comme expliqué précédemment le lieutenant devait prendre des pincettes pour cette mission, mais :

« Pour toi je peux faire une exception. »

De ses épaules s’extirpèrent deux compartiments à missiles qui se déversèrent bientôt à gauche et à droite de la demoiselle, l’empêchant de fuir tandis que son adversaire pointait ses canons sur elle…et, malheureusement, il déversa une pluie de balle sur la demoiselle qui, malgré toute l’agilité du monde, ne put faire grand-chose contre autant de projectiles. Espérait-elle vraiment une fin moins tragique ? Elle qui avait autant de sangs sur les mains ? La vie d’un criminel ne pouvait se terminer que tragiquement.

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Mer 26 Aoû - 1:04
Il n'était plus conscient de ce qui se déroulait. Le Dragon avait pris le dessus, mais laissait une partie de son humanité subsister, celle qui avait soif de Justice. Les mercenaires devaient être annihilés, le regard du dragon était catégorique. Malheureusement, il risquait de s'en prendre même à ceux qui ne lui étaient pas hostile. Battant des ailes, il s'élança sur son adversaire, « le plus puissant de Tall ». S'il n'avait pas décliné son identité, elle n'était de toutes les manières plus nécessaire. La mort allait à nouveau frapper la ville. Le coup de hallebarde arriva plus vite que prévu, et l'homme n'eut le temps d'esquiver de se justesse. Il reçut alors un coup de pied dans les côtes qui l'envoya valser sur trois pâtés de maisons.

Retenant un cri de haine à l'adresse de son opposant, il tenta de se relever vainement. Il sentait que jouer les prolongations ne lui apporterait rien de bon. Le hurlement bestial du dragon alerta alors toute la ville de l'état dans lequel elle risquait de finir, et la promesse d'une destruction imminente fit frémir plus d'un mercenaire. Le sourire jusqu'aux oreilles, le vert n'eut cependant pas une réaction des plus normales. Il était excité par la bataille à venir qui allait lui demander toutes ses capacités. Sautant dans les airs, il tenta d'esquiver un nouveau coup de l'homme frénétique, avant de remarquer que les mouvements de celui-ci étaient désordonnés et qu'il ne pouvait pas les prévoir.

« - T'es vraiment pas banal. »

A son assertion, un hurlement en guise de réponse et un coup de hallebarde qui lui entailla le bras. Ronchonnant, il fit une acrobatie qui se le plaça derrière l'homme dragon, et il tenta alors de lui saisir une aile pour la lui arracher grâce à sa force brute, en vain. La puissance du Zoan était telle qu'un battement d'aile suffit à se défaire de son ennemi. La puissance, le pouvoir concentré en un seul et unique point pour se défaire de son opposant. Il se retourna, lâchant son arme et serrant ses poings. L'odeur du sang enivrait ses sens reptiliens, et il brisa le toit sous ses pieds en poussant sur celui-ci pour s'élancer ver son opposant. Le coup suivant, un coup des plus phénoménale, tenta d'encastrer le mercenaire dans le sol. Le poing du dragon humanoïde atterrit malheureusement dans le sol, et creusa un petit cratère dans le sol.

« - C'est vraiment un m-  »

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase, incapable de répliquer à son opposant. Il sentit la jambe de celui-ci lui retourner l'estomac et l'envoya dans le ciel. Cela aurait été un moindre mal si son ennemi n'avait pas volé vivement jusqu'à lui et était apparu au-dessus de lui, joignant ses deux mains pour former un puissant poing qui vint détruire une nouvelle maison sous lui. Qu'il y eut des innocents ou non à l'intérieur n'intéressait pas cette créature à la frontière de l'inhumanité.

Et lorsque le vert se releva une énième fois, crachant cette fois-ci une flopée de sang sur le sol, il sentit un souffle froid dans épaule. Il n'eut pas le temps de lâcher un hurlement que déjà les crocs du dragon se refermaient sur son cou. Tombant à terre, à genoux, le mercenaire mourut, la sensation de douleur atténuée par le froid provoqué par le marine.

_________________________


L'archère se déplaça. Son carquois brisé, ses flèches dispersées, elle devait bouger sans cesse, et c'était une stratégie qu'elle n'aurait jamais cru employé. La cible était mouvante, mais elle aussi l'était. Un sourire sur son visage eut tôt fait d'énerver son opposant qui décida à son tour d'agir avec des projectiles. Il était plus puissant qu'elle, et même avec deux flèches dans le corps, il était toujours capable de lancer des morceaux de gravats trouvés ça et là.

« - Tu vas crever, sale peste ?! »

La Sergente-Chef se retira à couvert, ayant ramassé trois flèches. Son ennemi était à présent exposé contrairement à elle. Et elle allait en profiter. Décochant deux projectiles d'affilés, elle visa juste. Son ennemi sentit un de ses poumons se transpercer et se mit à cracher du sang, avant de recevoir une autre flèche dans l'estomac. Les quatre attaques qui avaient atteintes leur cible, deux plus tôt dans la bataille et deux à présent qu'elle était à couvert, eurent raison de son opposant. S'écroulant à terre, il permit aux flèches de le transpercer entièrement ou de se briser sur le sol. Après avoir ramassé quelques flèches, Mira reprit sa route.
Lidy Olsen
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Mer 26 Aoû - 21:30
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Pendant longtemps le gouvernemental avait été comme ces jeunes hommes dans leur uniforme blanc et bleu flambant neuf, la tête pleine d’idéaux et les yeux pétillants de la naïveté caractéristique de la jeunesse. Désireux de défendre des valeurs de justice et d’égalité pour des raisons qui étaient les siennes, il s’était entraîné d’arrache-pied afin de faire la fierté de ses parents et surtout de son père qui était clairement son modèle d’inspiration, comme beaucoup d’autres avant lui. Mais malheureusement il n’avait jamais réfléchi au passage de la théorie à la pratique, il n’avait jamais pensé à interroger son géniteur sur les sacrifices qu’il serait susceptible de devoir faire pour appliquer la justice si chère à son cœur. Obéir à des ordres qui ne lui semblaient pas toujours judicieux, voir la vie de certains de ses compagnons se terminer abruptement, telles étaient certaines des choses auxquelles le jeune Armstrong n’avait jamais vraiment pu se préparer.
Comment avait-il appris à surmonter tout cela ? Sur le terrain, à la dure comme tous les militaires de carrière et, malheureusement, la plus dure des épreuves fut celle de faire le choix d’ôter la vie à un individu. Même après toutes ces années le lieutenant se souvenait toujours du premier criminel qu’il avait tué, il se rappelait encore de la sensation du sang chaud coulant le long de sa lame et perlant sur sa main au compte-goutte, alors que le jeune pirate le regardait avec des yeux le suppliant de faire marche-arrière…mais c’était déjà bien trop tard.
Se le coup il avait paniqué et avait retiré précipitamment sa lame, laissant un flot de sang couler par la blessure alors qu’il laissa aussitôt tomber la lame par terre. Non, il n’avait pas crié, il n’avait pas pleuré mis était resté absent pendant quelques poignées de secondes, regardant ce chaud liquide carmin couler depuis ses mains, tout le long de ses vêtements. Il n’avait pas réalisé tout de suite ce que cela signifiait. Le savez-vous ? Quiconque prend les armes et ôte la vie d’un autre individu accepte un constat évident, celui de terminer sa vie abruptement, par le fil de l’épée, et de renoncer à la possibilité de mourir de sa belle mort, paisiblement. Vivre par l’épée et mourir par l’épée, cela vous dit quelque chose ? Bien.

Mais aujourd’hui, bien des années plus tard, cet état de choc n’était plus qu’un lointain souvenir, comme l’écho d’une vie passée qui lui était désormais étrangère. Pourquoi ? Parce qu’il était devenu une machine, une machine qui tuait avec une aisance incroyable en se rappelant une seule et unique chose : s’il ne tuait ou ne neutralisait pas ces criminels, eux auraient bien moins de scrupules que lui à le faire. Tuer ou être tué en somme, cela pourrait paraître assez simpliste mais c’était cette simplicité qui lui permettait de transformer une femme en passoire ou d’ouvrir la gorge d’un homme sans sourciller ou flancher pendant un seul instant.

Certains qualifieraient cet homme de tueur ou de sans-cœur, lui ne s’embarrassait pas de ces préjugés car il était devenu exactement ce qu’il voulait être : un bon soldat doublé d’un guerrier des plus tenaces. Ainsi, voyant cette femme s’écrouler devant lui, le corps criblé d’impacts de balles, le lieutenant reprit sa course à travers la foule, faisant fi des hurlements bestiaux de son commandant, bien conscient que parfois un individu pouvait se laisser emporter par la fureur du combat, mais il faisait suffisamment confiance en ce commandant pour croire qu’il parviendrait à retrouver son calme une fois la situation sous contrôle.

Alors qu’il cherchait son prochain adversaire à abattre, son regard se leva vers un individu massif, certes, mais dont le ventre bedonnant et la tenue bien trop petite lui faisaient perte toute once de crédibilité qui lui restait. Comment prendre au sérieux un gros lard comme lui ? Pas moyen.
Ne prenant même pas la peine de s’annoncer, le gouvernemental leva ses poings au niveau de son visage, en une garde de boxeur classique, avant de se ruer vers le gros qui encaissa son coup dans le ventre sans être trop secoué. Le gros lard, probablement le chef de cette bande de rigolos, contre-attaqua aussitôt avec un direct du droit qui lui arracha un hoquet de surprise. Pourquoi cette réaction ? Parce qu’il ne s’attendait pas à frapper littéralement du métal. Les deux hommes, presque aussi peu agiles l’un que l’autre, se lancèrent donc dans un concours de lancer de tatanes : l’un encaissait avec sa graisse naturelle tandis que l’autre profitait de sa structure métallique. Un combat inégal, comme vous devez vous vous en douter.

L’un montrait de clairs signes de fatigue tandis que, l’autre, inébranlable, sentait à peine ses muscles artificiels se chauffer sous l’effort constant qu’il leur demandait. Profitant du ralentissement des mouvements de son opposant du fait de la fatigue, le colosse s’engouffra dans la défense du grassouillet et le frappa directement sous la ceinture. Vicieux ? Absolument, mais ça avait le mérite d’être efficace.
L’homme tomba à genoux, se tenant les bijoux de famille à deux mains lorsque le boxeur s’approcha de lui et lui expédia un coup de boule suffisamment violent pour le projeter en arrière et l’envoyer faire un petit somme au pays des songes.

« Ça, c’est fait. »

Gardant un œil sur le gros pour éviter toute mauvaise surprise, le gouvernemental se tourna vers la forme massive qu’il reconnut comme être celle du commandant et, d’une voix forte et puissante, l’appela en lui lançant :

« Tout va bien, commandant ? La situation est sous contrôle de ce côté. »

En supposant que ce gras du bide était bien le chef alors tous ses sous-fifres ne tarderaient pas à baisser les armes s’ils étaient sages et intelligents…et si ce n’était pas le cas, Nathanael était encore assez en forme pour distribuer quelques patates de plus. Il s’occuperait ensuite de la blessure de tout à l’heure : ne plus ressentir la douleur ne le dispensait pas de se faire réparer.

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Lidy Olsen
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Mer 23 Déc - 0:39
Le dragon grognait dans les ruines d'une maison qui avait autrefois abriter le bonheur. Des décombres dépassaient les meubles anciens d'une famille traditionnelle, et les jouets des enfants : quelques poupées, de la dînette... Un des morceaux de chiffon à terre commença à se teinter de couleur écarlate, sans même attirer le regard du dragon. Ses pupilles ne s'étaient pas transformées, il était toujours dans sa forme bestiale. Le sang qui coulait le long de ses babines ne l'avait toujours pas satisfait, contrairement à la fois où il avait arraché la gorge à Serton. Un souffle froid sortit de sa gueule. Tout son corps semblait aux aguets. Il cherchait à nouveau une victime, une proie. Alors une voix plus haute que le vent retentit. Il ne comprenait pas ce qu'elle signifiait, mais son corps fut attiré par ce son humain. La personne qui avait émis ce son... il voulait la dévorer. Faisant battre ses ailes, il survola quelques habitations calmement avant de localiser l'endroit d'où venait la voix. Sans se presser, d'un naturel dominant et froid, le dragon vint se poser à terre. Il voulait délecter la peur, la chasse. Les écailles qui recouvraient son corps suffisaient souvent à effrayer la moindre petite créature. Et si ce n'était pas suffisant, il prenait la taille d'une créature de quinze mètre de long pour terrifier sa proie.

Celle-ci... Celle-ci semblait pourtant plus coriace que les autres. Il regarda brièvement à terre le tas de graisse qui semblait avoir fini par perdre toute sa contenance. Les pas du dragon se dirigèrent calmement vers sa cible. Elle était à terre, sans défense. Une proie facile, une mort plus froide encore que les autres. Ryan D. Crusade n'aurait pas fait ce genre de chose, mais lui n'avait pas le moindre soupçon d'hésitation. Même sa façon de marcher semblait être adapté au pas traînant d'un bourreau. Encore couvert du sang de sa précédente victime, il leva la main, ses griffes semblant prêtes à fondre vers la colonne vertébrale du tas gélatineux à terre.

Cependant, son action fut interrompue par le sifflement d'un projectile qui transperçait l'air dans sa direction. D'un geste simple, il modifia la trajectoire de sa main et attrapa la flèche en plein vol, à quelques centimètres de son thorax. Regardant en face de lui, le dragon aperçut à travers son regard teinté d'un voile écarlate une jeune femme qui, si elle était familière, ne représentait qu'une nouvelle proie pour lui. Sa voix s'éleva, formant à nouveau des mots qu'il ne pouvait pas comprendre.

- Lieutenant Armstrong, faites attention, il est dangereux !

Ses paroles semblaient adressées à quelqu'un d'autre que lui. Il se tourna alors vers le seul autre interlocuteur potentiel. Il pouvait le tuer. Il voulait le tuer. C'était une question de principe : sa fonction était d'être le dominant, le haut de la chaîne alimentaire. Cette personne avait-elle peur ? Allait-elle fuir ? La chasse était sûrement la seule chose capable de faire palpiter le cœur de glace de cette créature fondamentalement primale. Un rugissement sortit de sa gorge, dirigée vers l'homme à ses côtés. Il se désintéressa du morceau de graisse à terre et battit des ailes pour prendre un peu de hauteur. Lorsqu'il sembla suffisamment en altitude, le monstre se dirigea vers sa nouvelle cible : un homme nommé Nathanaël Armonstrong, dont le goût pour le sang était plus neutre que le sien. Une proie dont il ne savait rien, une proie dont il ne connaîtrait pas même la peur.

S'il croisait le regard de cet homme, deux types de réactions pourraient se produire : s'il n'avait pas peur, alors il prendrait sa forme totale et tenterait de l'écraser à plusieurs reprises, de sorte à le faire finir en charpie. S'il avait peur, il se contenterait de lui arracher une partie de l'épaule avant de repartir pour le finir en lui arrachant le cou. Et s'il ne croisait pas son regard, alors il se contenterait de supposer qu'il a peur. Il s'agissait après tout du sentiment le plus logique à ressentir.
Lidy Olsen
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Mer 23 Déc - 16:21
L'amitié naît de la bataille menée par deux êtres côte à côte contre la vie.



Tout jeune et fringuant qu’il était encore, le jeune homme était conscient que la polyvalence chez un combattant était un défaut qui avait mené bon nombre de guerriers au trépas, à force de vouloir trop se disperser et couvrir trop de terrains à la fois la plupart de ces combattants polyvalents finissaient par être très moyens partout et se faisaient botter le cul par n’importe quelle personne un minimum spécialisée dans son style de prédilection. Un sabreur qui dédiait toute sa vie à la pratique de son art serait toujours meilleur qu’un individu avec des armes et gadgets pleins les poche et ne se servant d’une lame que comme une arme de plus de sa déjà vaste collection, mais malheureusement ces combattants polyvalents ne faisaient face à ce triste constant qu’une fois qu’il était bien trop tard. Il n’était alors plus temps de reculer, leur seule solution était de croiser les doigts très fort et de prier pour qu’un miracle se produise ou que son adversaire se montre clément et ne l’envoie pas rencontrer son créateur prématurément. Des attentes illusoires qui ne devenaient presque jamais réalité, comme vous vous en doutez.
Alors quid de Nathanael ? Dans un passé pas si lointain que ça il était un combattant dont la force résidait dans les poings, se focalisant sur le fait de transformer tout son corps en arme plutôt que de devenir un tireur d’élite ou un bretteur hors pair, comme l’avait fait son père avant lui d’ailleurs, mais était-ce toujours le cas ? Il avait beau toujours se battre en distribuant des tatanes à tour de bras, force était de constater que son corps tout entier était désormais truffé d’une tripotée de gadgets, armes à feu et autres lames qui faisaient de lui le couteau suisse le plus high-tech de tous les temps. Mais peut-être que ces changements n’avaient fait que lui donner l’illusion de devenir meilleur car, en s’armant de tous ces gadgets hors de prix, il était devenu polyvalent et donc moins bon dans ce qu’il savait faire de mieux. Ou en tout cas était-ce ce qu’il était amené à croire.
Vrai ou faux ? Lui n’avait pas la question mais il était de toute façon trop tard pour faire machine arrière, à part son cerveau il ne restait rien de son ancien corps, se plaindre ne résoudrait donc rien car la seule chose qu’il pouvait faire était d’accepter sa nouvelle condition et d’en tirer ce qu’il y avait de mieux.
Et apparemment sa situation n’était pas si mal car il était désormais capable de bien mieux encaisser les coups qu’avant, si bien qu’il parvint à mettre à bas le chef de cette petite troupe sans que ce dernier n’ait pu percer sa carapace métallique. Pas trop mal comme amélioration, non ? Mais alors que le combat touchait à sa fin, le demoiselle armée de son arc tira sur son patron en avertissant le lieutenant qu’il était devenu dangereux. Dangereux ? Oh oui, Nathanael avait failli oublier le petit souci inhérent à tout zoan, la cohabitation de l’humain et de la bête entraînait parfois une prise de contrôle du côté bestial ce qui semblait être le cas ici.

Observant la créature s’envoler et prendre sa forme totale et magnifiquement imposante, le jeune boxeur serra les dents en sentant la créature s’approcher de lui et une immense vague de douleur lui lacéra le flanc gauche lorsqu’un énorme croc lui transperça l’épaule dans une gerbe de sang et de débris métalliques. Si, sur le coup, Nathanael crut qu’il allait presque tourner de l’œil sous le poids de cette douleur fulgurante, cette même douleur disparut instantanément et une voix familière résonna dans sa tête :

*Activation des inhibiteurs de douleur*

L’intelligence artificielle était directement connectée au cerveau de son copilote et, une fois n’est pas coutume, elle s’autorisa à bloquer les récepteurs sensoriels de la douleur – aussi appelés nocicepteurs – afin que le signal de la douleur n’atteigne plus l’esprit de Nathanael. Certains pourraient considérer la douleur comme faisant partie de l’apprentissage de la vie, pour ainsi dire, mais cette machine était plus pragmatique qu’autre chose et considérait l’aspect pratique de cette décision comme plus importante que tout le reste.
Que pouvait-il faire face à une si terrible bête, maintenant que son bras gauche pendait mollement le long de son corps ? Il pouvait seulement tenter de la retenir et de lui faire entendre raison pour que son supérieur revienne à sa forme humaine, il n’allait tout de même pas frapper un officier supérieur !
Agrippant la gueule de son supérieur d’une poigne de fer, de sa main droite, c’est avec force que le boxeur lui beugla à bout portant :

« Commandant, c’est l’heure de vous sortir les doigts du cul et de vous REVEILLER !!!! »

Est-ce que ça allait marcher ? Boarf, il serait vite fixé.

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Sam 2 Jan - 10:45
Le coup de goût du métal froid n'était pas pour plaire au dragon. Alors qu'il s'attendait à déchiqueter une chair sanguinolente et tendre, il se retrouvait face à un bout de corps sans vie et surtout dont le goût ne lui apportait aucun plaisir. Ce n'était pas une proie, c'était un obstacle entre ses proies et lui. Cependant, il n'eut pas le temps de le remarquer outre mesure. L'adversaire avait déjà commencé à faire entendre des relents mécaniques, comme si quelque chose se déversait en lui. Puis, son poing bougea, imposant, et vint frapper le dragon en pleine face. S'il n'aurait sûrement pas eu l'effet escompté en temps normaux, il permit cette fois-ci à Ryan D. Crusade de reprendre le contrôle de lui-même. Le choc était l'ouverture dont avait besoin le Commandant de la Marine pour émerger de son monde des ténèbres, enfoui au plus profond de lui-même.

Reprenant forme humaine, éjecté sur quelques mètres, il inspira profondément comme s'il venait de suffoquer. Son regard chercha immédiatement celui du Lieutenant Armstrong, qui devait se trouver à quelques mètres, lui échangeant quelques secondes d'une gratitude infinie avant de tenter de se relever. Son corps avait souffert de cette transformation en partie forcée par son Némésis, c'est à dire lui-même. Le dragon, qui avait profité de son heure de gloire, se rendormit. La lutte mentale qu'il avait gagné une fois ne serait plus de son ressort ce jour-même.

« - Ryan ! Lança Mira en sautant dans les bras du jeune homme comme une petite fille. »

C'était à la fois surprenant et attendrissant. Elle essayait de cacher les larmes de soulagement qui coulaient en enfouissant sa tête contre les vêtements en partie déchirés du marine. Le sang coulait le long de ses joues, il soupirait. L'impuissance dont il avait fait preuve le rendait honteux. Ce grade dont ses supérieurs l'avaient estimé digne n'était qu'un mensonge. Serton était mort de ses crocs incontrôlables, et lui vivait toujours cette folie passagère. Il posa ses yeux sur le sol, réfléchissant tandis que la jeune fille calmait ses larmes.

Lorsque les flots eurent fini de couler, Mira Sin se releva et tendit sa main à un Ryan encore décontenancé. Celui-ci regarda Nathanaël. Il n'avait pas eu l'intention de se retrouver face à un adversaire qu'il l'obligerait à perdre son humanité, et encore moins à s'attaquer au lieutenant sous ses ordres. Il allait s'excuser. Il voulait présenter toutes les excuses possibles du monde mais les mots ne sortirent pas pendant quelques instants. Il restait là, immobile, les épaules tombantes. Puis il s'avança vers l'homme.

« - Lieutenant Armstrong... Merci. »

Il savait que des excuses seraient aussi futiles que vaines, et c'est pourquoi il s'inclina en remerciant la personne en face de lui. Il n'avait ni les mots, ne pouvait regrouper les bonnes expressions pour exprimer sa gratitude. Tacitement, il voulait faire comprendre que malgré tout, il était endetté envers cette personne. Ce n'était pas le grade qui comptait, c'était le courage dont il avait fait preuve en affrontant le dragon.

Alors qu'un silence aurait pu s'installer, une demi-douzaine de soldats de la Marine s'étaient élancés dans la ville et avaient commencé à former un périmètre. L'un d'entre eux, à proximité du lieutenant et du commandant, s'écria, affolé :

« - Un dragon... un dragon ! »

Il l'avait vu.
Lidy Olsen
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Dim 3 Jan - 9:55
L'amitié naît de la bataille menée par deux êtres côte à côte contre la vie.



Le jeune colosse connaissait les différents types de fruit du démon comme bon nombre de marines, pour ne pas dire la totalité d’entre eux, il était donc au courant que les zoans étaient les plus incontrôlables des maudits car le côté bestial rentrait en conflit avec la partie humaine de l’individu à chaque transformation, c’était donc une lutte constante entre homme et bête. Malheureusement être conscient de ce conflit ne garantissait pas d’être préparé face à ce zoan car le tactique requise changeait contre chaque type de créature, le dragon étant l’une des créatures les plus rares et dangereuses au monde, mais si en plus cette créature était un collègue ayant perdu les pédales alors la donne était drastiquement changée.
Neutraliser un adversaire était aisé, il suffisait de le frapper suffisamment fort pour qu’il s’évanouisse ou meurt, la seconde option était la voie de la facilité, mais il s’agissait ici d’un collègue ce qui nécessitait un certain doigté. C’est en voyant le reptile fondre sur lui que Nathanael comprit ce qu’il devait faire, qu’il comprit que c’était dans ce genre de moment que sa nature de machine était bénéfique et lui permettait de faire des choses qui iraient contre la conscience humaine. Comme quoi ? Se sacrifier en se laissant volontairement et sérieusement blesser, par exemple. L’homme n’était pas fait pour aller à l’encontre de son instinct de survie, il faisait généralement tout pour éviter la douleur…mais malheureusement Nathan n’était plus totalement humain et pouvait faire fi de cet instinct de survie primaire.

Alors que son camarade reprenait enfin conscience, sans doute après avoir réalisé que ce n’était pas dans la chair fraiche dans laquelle ses crocs étaient plantés, Nathanael posa un genou à terre et, jetant un œil à sa blessure à l’épaule, lança à son camarade mécanique :


* Ne va pas réactiver les inhibiteurs de douleur avant que je sois réparé. J’aimerais éviter de tourner de l’œil, si possible.*

Bien sûr qu’il ne tournerait pas de l’œil simplement en ressentant la douleur qui suivait une terrible blessure comme celle qu’il venait de recevoir, ou du moins était-ce ce qu’il espérait car rares avaient été les fois où il avait été si gravement blessé, mais s’il pouvait éviter une douleur inutile en faisant appel à son équipier alors il n’hésiterait pas un seul instant. N’auriez-vous pas fait de même ? Certes la douleur était une très bonne enseignante, Nathanael ne vous dira jamais le contraire, mais il y avait un temps pour souffrir et un temps pour se reposer.


*Requête acceptée.*

Se redressant sans trop de difficultés, la douleur ayant totalement disparue de son corps pour le moment, le jeune homme écouta les remerciements de son supérieur et, secouant la tête de droite à gauche, répondit :

« Y’a pas de quoi, vous auriez fait pareil à ma place…sans doute. »

Pourquoi émettait-il cette hypothèse ? Parce qu’il était le seul à pouvoir faire de son corps un obstacle face à la brutalité d’un individu sans craindre un seul instant la douleur ou la mort, il était le seul à pouvoir voir au-delà de son propre corps et à pouvoir le sacrifier sans sourciller si cela pouvait aider à faire avancer les choses. Certains seraient peut-être morts d’une blessure pareille, ou auraient fini avec un bras en moins. Lui ? D’ici quelques heures le bras serait réparé et il serait comme neuf.
Posant ses yeux vers son bras – devenu inutile – qui pendait mollement le long de son corps, le jeune homme resta silencieux quelques instants alors que le compte-rendu des dégâts s’affichait devant ses yeux. De toute évidence l’armature avait pris un coup dur et allait nécessiter quelques travaux, mais bon nombre de connecteurs avaient été endommagés et devaient être remplacés ou réparés un à un, autant dire que les réparations allaient être tout sauf légères. Il prit donc la décision d’enlever son bras ici et maintenant pour le réparer une fois sur son navire – avec l’aide du doc car avec une seule main il n’irait pas très vite – aussi, referment la poigne de sa main valide sur son bras sans vie, il tira un coup sec et le bras céda dans une gerbe d’étincelles et d’un liquide carmin ressemblant étrangement à du sang.
Nul son ne sortit de sa bouche, nul signal de douleur ne parvint à son cerveau et, pour le coup, il ne pouvait que remercier son camarade de toujours pour l’aider à repousser la douleur comme il le faisait si bien. Qui d’autre que lui pouvait s’arracher un bras ou une jambe sans crier ou avoir mal ? Qui d’autre que quelqu’un comme lui qui avait en lui un peu de machine ? Personne, du moins pas à sa connaissance.

Se relevant droit comme un I en entendant un soldat commencer à paniquer à la vue du dragon aperçu précédemment, le colosse se tourna vers lui et lui lança un court mais simple :

« Du calme, soldat. Tout est sous contrôle. »

Il aurait bien posé sa main sur l’épaule du jeune soldat pour le rassurer mais, malheureusement, sa première main était occupée à porter son bras, autant dire qu’il avait…les mains pleines ! Naha ! Drôle ! Riez ! Enfin bref, sur ces belles paroles il se retourna et fit un simple signe de la main au commandant pour lui signifier qu’il prenait congé de lui pour pouvoir effectuer ses réparations. Combien de temps cela prendrait-il ? Il n’en savait rien, mais il resterait sur cette île jusqu’à ce que son bras soit de nouveau connecté et opérationnel.

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