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 A la croisée des chemins. [Daisuke Aurola; Flashback] [Clos]

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Golden Hana
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MessageSujet: A la croisée des chemins. [Daisuke Aurola; Flashback] [Clos]   Jeu 2 Fév - 17:33


A la croisée des chemins ~


Une jeune femme était assise en tailleur au bout d'une jetée. Les mains dans ses poches, elle regardait l'horizon. Il faisait froid, si froid que de petits nuages sortaient de son nez lorsqu'elle expirait. Bien qu'elle cachait son visage sous une écharpe enroulée tout autour de sa tête, l'air lui brûlait les yeux. Pourtant, elle n'avait pas bougé. Depuis longtemps maintenant elle attendait, assise sur le quai. Ses jambes, dont les muscles s'étaient ankylosés, étaient raides. Elle resta là encore quelques minutes puis s'étira lentement. Ses bras lui faisait mal et ses doigts étaient gelés. Une grimace vint un instant déformer son visage. Elle soupira puis se redressa, doucement. Il aurait été idiot de se faire un claquage seulement en se levant. Ses mains glissèrent des poches de son pantalon jusqu'aux poches de son blouson rembourré. Il l'accompagnait dans ses hivers pour l'inscription qu'il portait au dos. Sur le tissu sombre de la veste on pouvait lire son pseudo, inscription d'un rouge passion. Un manteau qui lui permettait de continuer ses activités dans le froid, c'était plutôt pratique. La neige craqua sous ses pas lorsqu'elle se mit en route vers l'auberge qui l'avait accueilli pour quelques nuits. La mercenaire faisait très attention à ses choix. Elle ne prenait jamais de chambre dans les endroits malfamés, même si c'était dans ceux-ci qu'elle passait la majeure partie de sa vie, mais pas non plus des hôtels trop chers. Disons qu'elle logeait dans le minimum décent. Elle sortit sa main de sa poche et joua avec son sabre, pour se réchauffer un peu. Sa main, recouverte d'un de ses gants en cuir noir, glissait sur le manche tandis que la lame volait dans les airs autour d'elle. Du même mouvement souple qui donnait l'impression à la lame de ne jamais s'arrêter elle glissa son arme dans son fourreau. Elle approchait du village de Seppen Town. Un semblant sourire apparut sur ses lèvres. Entourée de marines, cette île était bien plus paisible que toutes celles que la mercenaire avait pu croiser sur son chemin. Un calme sans fin semblait la recouvrir de son manteau de tranquillité.

Alors qu'elle arrivait devant son auberge, il se mit à neiger. Un village pur, paisible mais solitaire... Elle poussa la porte du bâtiment, s'essuyant les pieds sur le paillasson en entrant. La ville n'était pas très grande et si le calme plat régnait dehors, la seule taverne de la ville était très animée. Elle rassemblait beaucoup de marines venant se divertir ou des hommes en perdition. Elle se faufila dans la foule, bousculant involontairement un homme. Elle lui jeta un rapide coup d’œil, mais il poursuivait déjà son chemin. Haussant les épaules, la jeune femme poursuivit le sien qui la mena au bar. Elle s'assit souplement entre un mollasson et un marine.

« Une choppe de bière, s'il vous plait. » déclara-t-elle en posant son sabre sur la planche.

Le barman, un jeune homme aux cheveux clairs et au regard vert printemps, posa le verre qu'il essuyait et sortit une choppe pour la remplir d'alcool.

« Sur votre note, je présume ? »

La mercenaire hocha la tête en déboutonnant sa veste. Elle avait pris un coup de chaud en entrant dans la pièce. La différence de température entre l'intérieur et l'extérieur était flagrante. D'ailleurs les vitres étaient embuée par la chaleur moite de la salle de restaurant. Alors que la jeune femme se mettait à son aise, le barman posa la choppe face à elle. Il lui offrit un sourire entre la gène et la sympathie, comme s'il n'était qu'à moitié naturel. Peu étonnant pensa Set en saisissant son breuvage, la bizarrerie venait d'elle. Une femme qui se fait passer pour un homme, plutôt étrange et peu courant.

« Alors ? Toujours rien ? »

Elle haussa les épaules, signifiant qu'il n'y avait rien à signaler, puis porta la bière à sa bouche. Alors qu'elle continuait de le regarder elle décela dans son regard un tout autre sentiment. Une flamme de passion qui oscillait entre le désir et l'envie. Son regard descendit lentement sur le corps du barman alors qu'il se penchait pour servir quelqu'un. Voir ses muscles se tendre ainsi sous cet effort minime suffit à envoyer à la jeune femme une montée d'adrénaline. Elle avala difficilement sa bière et se retourna, posant ses deux coudes sur le bar, pour regarder ailleurs. La scène la fit sourire. C'était son milieu sans l'être. Croiser des marines sans être découverte où que l'on essaie de la découvrir, c'était un cadeau du ciel. Tous les jours, elle devait se rendre sur le quai et attendre pendant des heures. Elle était bien payée pour ne rien faire. Certes attendre dans le froid ou sous la neige n'avait rien de très engageant, mais cela reposait ses muscles des entraînements intensifs qu'ils avaient pu subir.

Lorsqu'elle eut finit de boire son breuvage, elle se tourna de nouveau vers le barman. Elle posa la choppe sur le comptoir. Ensuite elle sortit une bouillotte portable de sous son pull et la tendit au blond.

« Pourrais-tu me chauffer cela et me ramener sa jumelle ?
- Bien sûr. »

L'homme saisit l'objet et quitta sa place deux minutes pour revenir avec une bouillotte chaude. La jeune femme le remercia et la glissa sous son pull. Elle referma son blouson et se leva pour quitter la pièce.

« Attends ! »

Elle se retourna, croisant le regard inquiet du jeune homme. Elle soupira, elle avait fait une erreur. Normalement elle ne devait jamais se laisser aller à un homme qu'elle ne pourrait pas quitter l'instant d'après, or sa mission était de rester en ville. Si elle continuait à faire ce genre de choses, elle finirait par le regretter.

« Quand est-ce que tu dors dans tout ça ? »

La jeune femme lui renvoya un sourire, puis un clin d’œil et quitta finalement l'établissement, sans oublier son sabre, évidemment. Une fois dehors elle enroula de nouveau son écharpe autour de sa tête. Fatiguant de rester assis dans le froid, tout de même...

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Dernière édition par Golden D Hana le Mer 29 Fév - 12:33, édité 5 fois
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Ao Haruya
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MessageSujet: Re: A la croisée des chemins. [Daisuke Aurola; Flashback] [Clos]   Sam 4 Fév - 20:45


À la croisée des routes
Seppen Town. Première escale du bateau, il venait de franchir la frontière entre West Blue et North blue. Daisuke posait les pieds pour la première fois sur de la neige. La sensation de craquement sous ses pas lui a fait penser à celui que fait le chocolat lorsqu'on le croque, ou à certain fruit. Le village n'est pas très grand, pourtant, du port, on entendait du bruit. Des rires. Des cris. C'était une taverne du village, la seule même. Elle se trouvait à quelques centaines de mètres du quais et pourtant on pouvait discerner où elle se trouvait, rien qu'au son. C'est vrai qu'à part ça, le village était bien silencieux.

L'architecture n'avait rien à voir avec celle d'où venait le blond et même la disposition du village n'avait rien de comparable. Les bâtisses étaient grandes, les portes et les fenêtres semblaient renforcées. Certainement pour contrer la force destructive du froid combinée à celle du vent. Les maisons semblaient s'empiler à certains endroits et un parterre de galet formé les rues étroites.

Le ciel était gris et pas un seul oiseau ne pointait son bec au-dessus de la ville. L'équipage se devait de se dépêcher de rentrer les caisses dans le grand entrepôt aux abords du port. Après ça, ils pourraient aller se détendre et pourquoi pas aller à la taverne. Daisuke, lui, se démenait pour ne pas succomber de froid et c'était dur. Dans son ile natale, il n'avait jamais connu l'hiver et la température minimale approchait les 10 degrés.


Lorsque enfin toutes les caisses furent rangées et comptées, le temps fut celui du repos et de la détente. Beaucoup rejoignirent la taverne et là-bas rencontrèrent d'autres marines. Daisuke, lui, suivit le capitaine Jay à l'avant-poste. Le trajet ne fut pas très long en soi, mais terriblement silencieux. Seul le vent poussé de temps en temps des cris, mais les deux marines ne parlèrent pas. Le bâtiment de la marine était muet aussi et le capitaine se dirigeait dans les étages. Dans les escaliers, ils croisèrent un groupe de jeunes recrues qui laissèrent la place à Jay. Émus de faire une telle rencontre dans leur petit avant-poste, c'était pour eux la première fois qu'il voyait un capitaine de la marine. Daisuke suivait toujours le capitaine, même s'il ne savait pas exactement où il le menait. Et arrivé au sixième étage, un peu fatigué, ils se retrouvèrent face à trois portes.

Toi, tu vas par là. Moi je vais par là. Après tu sauras te débrouiller, je pense.

Voilà ce que le grand bonhomme dit au jeune blond en partant, un grand sourire sur le visage. Il ouvra ensuite la porte qu'il avait indiqué et rentra à l'intérieur, laissa Daisuke seul dans le corridor. Le claquement de la porte fut en quelque sorte le signal qui permit au marine de comprendre ce qu'il venait de passer, puisqu'il n'avait pas bougé depuis son arrivée à cet étage. Il se demandait ce qui pouvait se trouver derrière la porte que le vieux lui avait montré. Pour le savoir, il se dirigea vers elle, attrapa la poignée et l'ouvrit. Derrière, une sorte de vestiaire était face à lui. C'était en fait, une douche collective qui menait à un onsen. "Vous me direz, mais comment se fait il qu'un onsen se trouve au sixième étage. Et bien, on est dans one piece, non ?" Non, réellement, le bâtiment se trouve contre la montagne et l'onsen a été découvert il y a un petit moment alors qu'une rénovation de la bâtisse était en cours. La chaleur de la pièce contrastait énormément avec le froid de l'extérieur et Daisuke ne se laissa pas prier pour se diriger vers la source chaude. Déposant ses affaires dans un des casiers, il se doucha et la chaleur lui piqua la peau, la différence de température étant assez élevé. Il resta un long moment sous l'eau pour s'habituer, puis lorsqu'il fut enfin prêt, il se dirigea vers le bain, vide.

La pièce était pleine de buée et il s'y sentait bien. Au centre du bain, il y avait une grosse pierre, un rocher qui venait directement de la montagne derrière. Elle était chaude et plus Daisuke s'en rapprochait, plus l'eau devenait brulante...
Cela faisait peut-être plus d'une heure qu'il était à l'intérieur de cette eau presque bouillonnante lorsqu'il en sorti, toujours seul. Il se revêtis et sorti et dehors, il rencontra un nouveau groupe de marine, qui furent plus étonné de sa présence que lui. Tout le monde s'observait. Un long moment de silence planait. Il fut brisé par l'apparition de Jay et de son compatriote de Seppen Town. Ils se retrouvèrent entre le marine blond et les autres, qui se dirigeaient vers la troisième porte. Le capitaine se tourna vers Daisuke et lui dit :


Alors ce bain ? Il t'a fait du bien ?
Oui, merci.
Ce n'est pas moi qu'il faut remercier, c'est mon ami, là.
Oh... c'est rien !
Bon, tu viens, on va à la taverne.
D'accord.

Les trois hommes quittèrent l'étage laissant le groupe de marine, solitaire...

La chaleur du bain disparut assez rapidement lorsqu'ils furent dehors. Le froid était particulièrement violent, maintenant que le soir commençait à tomber. La taverne n'était plus très loin et le voyage fut plus agité que l'aller. Et une discussion par rapport à une caisse importante eut lieu, mais Daisuke ne s'en occupait pas vraiment. Il disait que le bateau devait arriver dans la soirée. En arrivant dans la taverne, beaucoup de monde était déjà présent et certains membres de l'équipage de Jay s'imbibaient d'alcool le fond de leur estomac. Quelques places étaient libres non loin du bar et les trois nouveaux arrivants allèrent s'y installer. Le barman connaissant bien les deux premiers leur amena directement leurs boissons, puis demandant au jeune marine.


Et pour vous, ce sera quoi ?
Juste un jus de fruit, ce sera suffisant.

L'homme parti préparer sa commande, Daisuke se retourna pour voir le chaos régnant dans le bar. Il voyait d'un côté, un petit rassemblement de marine qui jouaient aux fléchettes. D'un autre, il y avait la partie où les gens sont assis, là-bas, les gens étaient calmes. Puis, prêt de l'entrée, il vit un homme partir et un autre rentrer. Ils se sont croisés en se bousculant et aucun d'eux n'avait bronché. Chacun suivant sa route. L'un était déjà ivre et ne s'en était certainement pas rendu compte. L'autre devait s'en être rendu compte puisqu'il avait fait demi-tour. Il vint s'asseoir juste à côté du blond, qui espérait qu'il ne s'était pas rendu compte qu'il venait de l'observer.

Une choppe de bière, s'il vous plait.

Le barman arrêta son activité pour préparer sa commande, il lui demanda si c'était sur sa note qu'il fallait la compter et le client acquiesça. Daisuke sentait l'homme derrière lui bougeait, il s'enlevait blouson et tout ce qui lui permettait de rester au chaud, dehors. Il avait au préalable déposé un sabre sur le bar.

Alors ? Toujours rien ?

Dans le dos du marine, l'individu avait sans doute répondu d'un signe, puisqu'il n'entendit aucune réponse. Il entrevu la main de son voisin, elle portait un gant fin, tout comme elle.

Alors ! Qu'est ce que tu fais ?
Hum ? Quoi ?
Je te demandais ce que tu pensais faire. Alors ?
C'est à dire ? Je comprend pas.

Et c'est vrai. Daisuke était tellement concentré sur la personne qui se trouvait derrière lui qu'il ne suivait pas la discussion. Ses deux compagnons avaient déjà bu leur cinquième pintes et ne semblaient pas vouloir s'arrêter. Il parlait de l'avenir de la marine. Le décret décima n'étant toujours pas d'actualité, il pensait que la marine commençait à perdre en autorité. Et il demandait au jeune blond ce qu'il comptait faire.

Je ne sais pas vraiment encore. Je viens juste d'y entrer.
Ah ! Vous les jeunes, vous en avez de la chance. Dit le correspondant de Jay.

La conversation continua encore un moment, le temps d'un verre. Elle avait déviée en quelque chose d'assez pervers et Daisuke commençait à décrocher.

Quand est-ce que tu dors dans tout ça ?

Daisuke se tourna vers le barman, croyant qu'il lui parlait, car il avait entendu parler fort à coté de son oreille. Le barman ne le regardait pas et avait les yeux en direction de la sortie. Le regard devenant presque triste, il voyait partir quelqu'un. Le blond se retourna et ne vit qu'une ombre quitter la pièce, pour se rendre compte que c'était la personne qui se trouvait derrière lui.

La journée s'achevait lentement et le crépuscule du soir commençait à apparaitre. Le froid devait être fort dehors et pourtant cette personne était sortie, seule. Tandis que l'assemblée présente dans l'auberge s'en allait difficilement, Daisuke et les deux marines qui l'accompagnaient prirent une nouvelle tournée.

Il ne devrait plus tarder, n'est ce pas.
Ouais, tu crois que l'on peut faire confiance en ce mercenaire ?
Aucune idée.

Les deux capitaines semblaient parler d'un truc important. Qui devait avoir lieu dans la soirée.

Hey ! Venez voir ! J'ai jamais vu un navire aussi immense ! Venez...


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Golden Hana
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MessageSujet: Re: A la croisée des chemins. [Daisuke Aurola; Flashback] [Clos]   Mar 28 Fév - 18:41



En ouvrant la porte, la jeune femme sentit une bouffée d'air glacé lui brûler le visage. Elle ferma les yeux dans un réflexe primaire puis les rouvrit doucement, essayant de s'habituer à cet éclat blanc qui recouvrait ici végétations, habitations et chemins. Elle enfouit plus profondément ses mains dans ses poches, caressant sa bouillotte, puis, reprenant le chemin vers le port, la jeune femme rentra la tête dans les épaules. Espoir espoir vain de se réchauffer un peu. Ses pieds, lassés dans des chaussures chaudes et imperméables, s'enfonçaient dans la neige poudreuse. Son regard parcourait les rues d’œillades distraites.

Elle arriva au port.
Luttant entre les vagues déchaînées et morceaux de glace, loin devant elle sur les flots, un immense bâtiment de la marine tanguait. Il s'approchait de l'île. Hana avait rarement eu l'occasion de voir un navire aussi grand. Il était impressionnant, imposant dans sa stature. Elle le fixa du regard un long moment, le regardant grossir devant ses yeux. Inutile de se rasseoir dans la neige glacée, il serait là dans quelques dizaines de minutes. Un sourire satisfait s'étira lentement sur les lèvres de la mercenaire. Enfin sa véritable mission allait débuter. Si elle n'avait rien contre le fait de rester assise toute la journée à regarder la mer, le froid agressif de ce pays commençait à lui être insupportable. De plus elle ne pouvait nier qu'au fond d'elle la passivité paraissait fade face à l'activité. Elle avait toujours eu une vie si mouvementée que ne rien faire lui paraissait très étrange.

Et il fut là.
Le navire s'amarra au port. En effet, l'île étant une des bases Marine les plus importantes de North Blue, elle était prévue pour ce genre de bâtiments. Les cris fusaient depuis le bateau, sûrement pour le second qui donnait des ordres. La passerelle fut mise, puis, les uns après les autres, les marines descendirent sur le quai. Certainement heureux d'avoir fini leur mission, ils se dirigeaient vers l'idylle de ce pays froid : la taverne. Pendant ce temps, nombreux étaient les hommes qui avaient quitté la taverne pour apercevoir l'immense navire. Lorsque tous les marines eurent délaissé la passerelle, Hana se glissa à bord. Elle chercha un instant des yeux le Capitaine du navire mais ceux-ci tombèrent sur le Second. Il vint vers elle avec l'air méfiant et agressif de quelqu'un victime de cauchemars et d'insomnies. Un sourire hypocrite s'étira sur les lèvres de la mercenaire.

« Bonjour Sergent. Vous avez fait bon voyage ? »

Dans sa voix perçait l'ironie et la suffisance.

« Très. » Grogna l'homme.

La suspicion tordait sa bouche en un rictus qui déformait son visage par rides et un tic nerveux soulevait légèrement le coin de sa bouche.

« Que faites-vous ici ? »

La jeune femme passa la main dans ses cheveux, un geste de désinvolture que le froid rendait presque saccadé, mais sa grâce de femme et la stature de son corps lui insufflaient une incroyable fluidité. Elle fit trois pas en direction du bastingage et s'appuya dessus en regardant les marines qui se pressaient autour du bâtiment.

« Eh bien, je m'assure du bon déroulement de votre affaire. »

Elle se tourna lentement vers le Second. Celui-ci s'était figé, il regardait fixement la veste de la mercenaire.

« Venez avec moi. »

Il était tard lorsqu'elle quitta la cabine du Capitaine. Elle tenait sous sa veste un colis enveloppé de papier kraft. Elle rabattit son écharpe sur ses cheveux afin de protéger sa tête du froid glacial. En soirée la température chutait à une vitesse hallucinante. Quand elle monta sur le bastingage pour rejoindre la passerelle, un sourire vint effleurer ses lèvres. La place désormais vide de monde était éclairée de lumières jaunes qui envoyaient leur éclat sur la neige étincelante. Elle descendit du navire et prit le chemin de la taverne. Ce soir, elle récupérerait ses affaires et prendrait la route.

Elle tapa des pieds à l'entrée de l'auberge dans le but d'enlever un peu de neige de ses chaussures. Celle-ci s'était remise à tomber en gros flocons et de la poudreuse avait déjà recouvert le sol verglacé. Puis, elle poussa la porte et entra. La taverne était encore plus bondée que quelques heures auparavant. Rien d'étonnant étant donné l'arrivée de nouveaux marines en ville. Elle se fraya un chemin vers le bar à coup d'épaules et se fit une place à celui-ci en jouant des coudes. Dès qu'il l'eut vue, une lueur éclata dans le regard du barman. Il vint vers elle. La mercenaire ne lui laissa pas le temps d'ouvrir la bouche, elle lui tendit immédiatement la bouillotte.

« Met la avec l'autre, je repasse dans une demi-heure. »

Il leva la main pour lui saisir le poignet mais la jeune femme se déroba et monta dans sa chambre. Elle posa son sac sur le lit, y mit le colis puis passa dans la salle de bain avec le tout. Elle le posa à côté de la douche, verrouilla la porte et se déshabilla. Sachant que ce serait sa dernière douche avant un certain temps, la jeune femme se glissa dans la cabine en gardant un oeil sur le sac.
Après avoir dormi une vingtaine de minutes elle repartirait à la recherche de l'action...




Daisuke Aurola.
Ce jour-là, mon chemin n'a fait que frôler le tien, mais n'aie crainte, demain ils se croiseront encore.
Et ce jour nouveau, je saurais qui tu es.

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