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 Crise d'identité [Flashback]

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Harlock Zora
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MessageSujet: Crise d'identité [Flashback]   Ven 3 Mai - 15:43



Crise d’identité


1 : Sa Majesté Royale




« La liberté n’appartient à personne et est censé être universelle ! »
Tsukiyo no Hato

Un genou posé à terre, elle attendait qu’on lui demande de se relever. Sa tête ronde inclinée en signe de respect envers son Roi, elle serrait dans son bras droit un petit livre à la couverture ravagée par le temps. On lui fit signe, elle se releva, redressant ainsi sa chevelure lavande, qui prenait la poussière à force de traîner sur le marbre. D’une voix claire et éloquente, elle se présenta, du haut de sa quarantaine d’année. Harlock Zora, Exploratrice oeuvrant depuis peu au nom du Royaume de Luvneel. C’était en effet sous les bannières et les couleurs de sa patrie qu’elle arpentait désormais les océans. Il était de coutume, depuis l’époque de Norland, que le Royaume envoie ses explorateurs à travers le globe, bien que selon l’époque et le roi, l’Exploration n’avait pas toujours la même attention.

- Amiral Harlock, vous avez demandé audience avec sa Majesté Royale.

- Oui, sire. Votre Majesté, il y a un an, je me trouvais ici devant vous, à vous faire part de mes découvertes lors de ma précédente expédition. A l’époque, munie du journal du défunt Amiral Calvin qui nous a quitté deux décennies plus tôt, j’étais arrivée sur cette île verdoyante à la flore luxuriante.

- Poursuivez, fit calmement le souverain.
Elle avait plongé son regard azuré dans le sien. Ce roi avait beau être de quelques années plus jeune qu’elle, il n’en n’était pas moins intimidant. Et puis, ils n’étaient les seuls dans l’immense salle. La reine était en voyage diplomatique, mais le prince, ainsi que le Hérault et d’autres membres de la Cour assistaient à la plupart des audiences. Même elle, pourtant redoutée parmi ses hommes pour son tempérament et son autorité, fut quelque peu décontenancée par l’immensité de la salle, par tous ces ornements resplendissants, par toutes cette noblesse fière et bien habillée. Il fallait pourtant qu’elle le fasse, tout cela ne pouvait pas continuer.

- Il y a six mois, vous avez donné l’ordre à la flotte Royale de partir pour cette île, guidée par mes soins. Nous devions trouver un terrain d’entente avec eux en négociant pour qu’ils nous laissent exploiter les ressources de l’île. Mais malheureusement, tout ne s’est pas passé comme prévu…
Une sorte de malaise se répandit dans la pièce. Certains ne semblaient visiblement pas informés de ce qu’il s’était déroulé là-bas. Pour la plupart, le roi avait simplement trouvé une île remplie de richesse. Zora fut très étonnée de cette réaction. Elle venait de passer six mois sur cette île et n’était pas au courant de la situation à Luvneel. Sa petite ballade dans la Capitale, avant d’être reçue ici, l’avait déjà beaucoup étonnée. Toutes les rues étaient pavés, il y avait de nouveaux bâtiments, certaines façades avaient été entièrement retapée et puis surtout, il y avait cet énorme chantier, près du Port. L’un des Conseillers s’approcha de l’oreille du souverain, tandis que celui-ci intima à la quadragénaire de poursuivre son récit.

- Il y a eu cette Guerre… et tous ces gens blessés, tués,…

- N’oubliez pas, Amiral, que ces sauvages ont frappé en premier !
L’intervention du Conseiller de Guerre sembla rassurer la foule. Zora pesta contre elle-même d’être aussi faible. Elle savait bien que le corps de l’un des soldats avait été retrouvé un matin, mort, visiblement tué pendant sa garde de nuit. Cependant, elle savait également que même s’ils l’avaient tués, jamais les locaux n’auraient laissé son corps pourrir au milieu des arbres. Cela aurait attiré des bactéries et aurait nuit aux plantes et arbres tout autour. Mais ça, elle ne pouvait le révéler. Alors plutôt que de continuer à tourner autour du pot, elle comptait en arriver aux faits.

- Votre Majesté, si je suis venue jusqu’à vous aujourd’hui, c’est pour vous demander de mettre fin à ce projet démentiel ! Sous vos ordres, les soldats là-bas forcent chaque jour hommes et femmes à couper et transporter des tonnes de bois, ou à extraire des minéraux dans le sol. Tout ça pour que le tout soit acheminé jusqu’ici ! Ils travaillent dans des conditions extrêmes, sont constamment surveillés, n’ont droit qu’à une courte pause et sont contraints à détruire cette flore qui faisait pourtant toute la richesse de cette île ! Et puis… il y a tous ces corps… ces gens à bout de force, qui se laissent simplement tomber, … C’était insupportable !
Sa voix avait tremblé sur la fin de son speech. La Cour était stupéfaite, les autres conseillers n’en revenaient pas. Le Hérault sonna immédiatement la garde et Zora fut emmenée, sans opposer la moindre résistance. Pendant son Speech, malgré tout son bon vouloir et sa détermination, elle avait compris en voyant le regard indifférent de son interlocuteur que ça n’aboutirait à rien. Quelques jours plus tard, elle serait jugée pour Calomnies envers le Roi ainsi qu’Outrage à la Cour et sera condamnée à passer le restant de ses jours en prison.


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Harlock Zora
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MessageSujet: Re: Crise d'identité [Flashback]   Ven 3 Mai - 15:43




Crise d’identité


2 : Oublie moi.



« Fouiller le forum pour trouver une bonne citation, c’est dur ! »
Moi-même.


Mais avait-elle échoué pour autant ? Ces deux scènes eurent lieu simultanément, quelques jours après l’incarcération de l’ex Amiral.

- Mère, je n’arrive pas à dormir…

- Vraiment navré votre Altesse, je n’ai pas pu le retenir.

- Ca ne fait rien, laissez-nous un instant.
La gouvernante hocha la tête et quitta la pièce. A plusieurs étages de là, dans une sombre cellule du Château, croupissait une femme aux longs cheveux pâles argentés ; accroupie sur son lit de fortune, dos contre le mur glacial elle avait enfouit sa tête dans ses genoux, fixant alors inlassablement ses orteils. Soudain, une ombre familière s’estampilla au sol et sa curiosité maladive la poussa à jeter un œil vers l’homme en uniforme qui se tenait devant les barreaux.

- Qu’est-ce que tu fais ici, Ten’, soupira-t-elle, sans même le regarder.

- Dès que j’ai appris ce qu’il s’était passé, j’ai sauté dans le premier navire pour venir de voir, dit-il d’une voix sincère.

- Oh, comment vont faire tes collèges sans toi, à la Base ! répondit-elle avec sarcasme.

- Ce n’est pas le moment de ramener cette vieille histoire sur le tapis, rétorqua-t-il d’un ton agacé.

- Tu évites le sujet, encore, ricana-t-elle alors.

- Et toi tu cherches le conflit, comme une adolescente !

- Si je suis une adolescente, alors toi tu es assurément un gamin.

- Moi, un gamin ? « Oh, une chauve-souris géante abandonnée, adoptons-là », ce ne sont pas des réactions d’enfants ça ? fit-il en imitant sa gestuelle d’adolescente.

- Tu sais très bien que je ne pouvais pas laisser Golbat comme ça, il allait mourir. Oh, mais toi tu n’en avais rien à faire ! Et ça se prétend soldat de la Marine.

- Officier ! Et ça n’a rien à voir, tu confonds tout. Au début ce n’était qu’un simple animal blessé, mais ça a commencé à prendre de plus en plus d’ampleur. Tu passais même tes journées avec cette bestiole !

- Il ne t’est jamais venu à l’esprit que je puisse faire ça pour combler un certain besoin affectif ?
Elle s’était mise debout, dans sa cellule et le regardait à présent droit dans les yeux. Lui, avait sa main droite crispée sur l’un des barreaux froids, qu’il serrait de plus en plus.

- Je bossais dur pour essayer d’être promu, je bossais beaucoup et souvent, mais c’était pour nous !

- Oui, passer Officier, obtenir un poste important, à temps plein, mieux payé, on connaît le refrain. Ah ça, pour sûr, c’est agréable de bosser dans une Base militaire, surtout de nuit, n’est-ce pas ? Quand il ne reste plus personne à part les standardistes !

- Qu’est-ce que tu insinues ?

- Ne me force pas à te le dire, tu le sais très bien.

- Non, je ne vois pas de quoi tu parles

- Tu joues les ignorants ? Très bien : tu as couché avec Eden !

- Quoi ?

- Et il n’assume même pas…
Il y eut un silence gêné. Chacun soutenait le regard de l’autre dans l’espoir de percer à jour ce que l’autre cachait dans son cœur. Pendant ce temps, la jeune Reine, toujours amusée par les réflexions de son petit Prince ne se lassa pas d’écouter les chagrins de ce dernier, concernant l’audience qui avait eut lieu en début d’après-midi.

- Alors, dame Zora a menti ?

- Non, mon amour. Demoiselle Zora a fait un très long voyage, elle est restée loin de la ville pendant très longtemps. Quand les adultes sont fatigués, parfois ils peuvent raconter des bêtises tu sais ?

- Et quand les adultes sont fatigués, ils pleurent aussi ? Parce que Dame Zora…

- Demoiselle Zora, rectifia-t-elle.

- Oui, eh bah elle n’arrêtait pas de pleurer.

- Ah bon ? Je ne l’ai pas vu pleurer moi pourtant.

- Si, c’est parce qu’elle ne pleurait pas avec des larmes, elle pleurait avec son cœur.
Deux secondes, trente secondes ? Une minute ? Une dizaine de minutes? Le temps s’était suspendu aux lèvres de l’ex-amirale, impatiente de voir ce que son ex-mari trouverait à répondre d’une telle accusation. Elle trépignait d’impatience d’entendre son explication.

- Assumer ? Tu balances des choses sans avoir de preuves.

- Elle est tombée enceinte de toi ! Et parce qu’on était amie et qu’elle ne pouvait se résoudre à me le cacher indéfiniment, elle a fini par me l’avouer, elle au moins ! affirma-t-elle sur un ton de reproche.

-

- Et comme une cruche j’ai attendu… j’ai attendu en espérant qu’un jour tu… Comment ai-je pu être aussi idiote ! enchaîna-t-elle, tout en luttant pour ne pas sombrer en larmes, pas devant lui.

- Oui bon, d’accord, peut-être que j’ai couché avec Eden…. Je suis désolé, je n’aurais jamais du. Mais bon voilà, j’avais 25 ans à l’époque. J’étais jeune et stupide et…

- Bien sûr, ce n’est jamais de ta faute, c’est toi le malheureux de l’histoire, celui qui se trouve derrière les barreaux !

- Je n’ai pas dit que…raaa et puis, je ne comprend même pas pourquoi on se dispute, je ne suis pas venu pour ressasser le passer, je suis venu pour avoir de tes nouvelles, savoir comment tu allais. finit-il par lâcher, exaspéré par la tournure qu’avaient prises ces retrouvailles.

- Et bien, tu es venu, tu m’as vu, tu peux partir.

- Zora, je…

- Oublie moi Tenshiro.
Elle pivota son corps pour l’orienter face au mur. Il resta là, à simplement la regarde, pendant un moment qu’elle ne put qualifier de long ou de cours. Elle voulait qu’il parte, loin… qu’il s’éloigne, qu’il ne la voit pas ici, pas comme ça. Mais en même temps, sa visite lui avait fait du bien. S’il avait pu, il aurait voulu la serrer dans ses bras, ressentir contre lui sa respiration, pouvoir caresser ses cheveux. Tout cela n’existerait plus qu’à travers ses souvenirs à présent. Il avait fini par s’excuser, mais elle l’avait envoyé promener. « Oublie moi ». Ces mots résonnaient inlassablement dans sa tête.
- Malheureusement, même si je le voulais jamais je ne pourrais t’oublier.
Le matin suivant, pour une raison inexpliquée, le détenu de la cellule 34, l’Ex Amiral Harlock Zora, disparut. On lança bien évidement des recherches, mais elle semblait carrément avoir quitté l’île. Le soldat de garde cette nuit là, témoignera avant de perdre son travail en affirmant que tard dans la nuit, un soldat de la Marine lui aurait subtilisé ses clés, trompant alors sa vigilance. Si l’Officier Asano ne nia pas sa présence sur les lieux ce soir là, il indiqua en revanche que ce ne fut que pour y mener une inspection suite à certaines rumeurs dénonçant l’homme chargé de garder ces prisonniers comme un fieffé alcoolique. Quant au jeune prince, nul ne sera étonné d’apprendre que devenu roi, il abandonna tout ce qui touchait de prêt ou de loin à l’exploitation et usa de l’argent de la Couronne afin de créer un immense chantier naval, ce qui signait la fin de lère des expéditions et le début de la Luvneel moderne.
Par contre, cette petite histoire vous aura aidé, chers lecteurs, à comprendre complètement ce qu’il s’était réellement passé. De toute façon, vous connaissez la suite. Sinon, je vous invite à aller faire un tour là ou pour chacun d’entre nous, tout a un jour commencé.




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