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Nemesis Red [Présent][Solo Obs avancé]
Nemesis
Ignis Irae
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Nemesis Red




Deux yeux ophidiens s’ouvrirent dans la chambre silencieuse, suivis d’une profonde inspiration alors que le buste de la logia se relevait. Un léger tournis l’assaillit alors qu’elle cherchait à calmer sa respiration et à se sortir de ce rêve immonde. Pour être honnête, elle détestait les rêves. Certains les attendaient avec impatience, prenant grand plaisir en la disjonction illogique d’images et de son qu’ils y trouvaient, mais pour la criminelle, ses rêves étaient une sanction, un rappel cruel de son passé et de ce qu’elle avait laissé derrière elle.

Un jour, Nathanaël lui avait dit qu’en réalité, les rêves n’avaient guère de sens, qu’ils n’étaient qu’une sorte de suite de choses que l’esprit n’arrivait pas à digérer. Que chaque rêve était comme une mastication, faite pour faciliter la déglutition de son contenu. Le médecin de bord avait tout un tas de théories farfelues ainsi, mais celle-ci avait au moins le mérite d’avoir du sens. Et pour cela, la petite pirate de l’époque avait détesté son esprit, incapable de se débarasser de rêves qui la terrifiaient. Et aujourd’hui, même si cette haine s’était émoussée, elle continuait de ne ressentir qu’une profonde dissatisfaction envers son esprit qui refusait d’accepter ce qui s’était passé.

Les images flashèrent devant ses yeux encore un instant avant qu’elle ne les ferme aussi fort que possible, jusqu’à ce que des lumières apparaissent sous ses paupières et que ses yeux lui fassent mal. Elle avait un sale goût en bouche, quelque chose d’âpre, d’extrêmement amer, comme de la bile. Elle avait chaud, l’envie de sortir en plein milieu de la nuit, d’explorer cette petite île qu’elle avait acquise par chance, de profiter de l’air frais pour tenter de se vider l’esprit.

Ouvrant la grande vitre qui servait à la fois de porte et de fenêtre vers le balcon, ses pieds nus tapèrent légèrement la rambarde avant de décoller, son corps se dissipant en volutes de cendres dans la nuit, se laissant simplement porter par le léger vent, sa peau frissonnant du changement soudain de température, son esprit dérivant comme elle l’espérait, avant de tristement revenir sur le sujet qu’elle ne voulait pas aborder.

Delilah Warrace, mariée Delilah Archer, sa mère adoptive, et Red, sa marraine qu’elle considérait finalement comme sa “vraie mère”, plus que Sorcière en tout cas. Il était impossible de nier les liens du sang, mais pouvait-on réellement lui en vouloir de préférer une femme qui avait, maladroitement, tenté de l’éduquer pendant près de quinze ans?

Penser à Delilah lui fît mal un instant, celle que son père appelait la rose blanche, celle dont il riait, prétextant que pour une femme aussi paisible, son nom aurait du être Warend. Celle qui avait vu son mari blessé, puis jeté encore vivant sur un bûcher. Celle qui avait été séparée de sa fille et vendue comme esclave. Celle dont Nemesia Archer ignorait aujourd’hui tout, de sa survie à sa localisation. C’était une source de culpabilité pour la jeune femme car, plus que son abandon, elle n’avait jamais réellement cherché à la retrouver. Par honte principalement, honte de ce qu’elle était devenue, de ce qu’elle avait dû faire pour survivre. Sa mère, si douce et si paisible, n’aurait probablement jamais approuvé et la blonde s’était plus d’une fois réveillée en imaginant l’air peiné de Delilah et un hochement de tête désapprobateur.

Quant à penser à Red… Il y avait trop de choses à dire sur la capitaine. Trop de choses à dire, trop de choses non dites, trop de choses qu’elle n’osait dire, tout simplement. Trop de choses qu’elle voulait lui dire sans avoir pu également.

Penser au passé l’amena à penser au présent, que ce soit Sorcière ou Kira. Surtout Kira en réalité. Plus qu’une sœur, elle était finalement devenue une mère de substitution pour la petite cornue. En un sens, n’était elle pas à Kira ce que Red avait été pour elle? Une bouée de sauvetage dans un monde bien trop vaste pour des enfants, bien trop cruel aussi. Mais si c’était bien le cas… Alors que se passerait-il si elle venait à disparaître? Il lui suffisait de voir sa propre réaction à la mort de Red pour comprendre que Kira ne serait sûrement pas dans un meilleur état. Et malheureusement, sa disparition n’était pas qu’une possibilité, mais bien une probabilité, encore accentuée si elle venait à effectivement recevoir le poste de Corsaire qu’elle convoitait. Tant qu’elle ne parvenait pas, d’une façon ou d’une autre, à négocier une absolution totale de ses actes, le gouvernement serait un danger. Tant qu’elle obéissait au gouvernement, la criminalité serait un danger. Il n’y avait pas de solution miracle, seulement un espoir et de la prévoyance. Prévoir ce qui pouvait arriver, et agir en conséquence, ce qui commençait entre autres par dire ce qu’elle rejetait.

Soupirant, elle se laissa lentement descendre vers une colline à l’herbe légèrement humide, sur laquelle ses pieds se posèrent avant qu’elle n’observe la lune. Le penser était facile, mais dire les choses qu’elle bloquait en son for intérieur depuis près de vingt ans, c’était dur. La première chose à faire, c’était…

Maladroitement, un tentacule de cendre s’extirpa de sa jambe avant de créer une forme face à elle. Deux longues jambes dans un pantalon moulant et de hautes bottines, une longue veste rougeoyeante et révélant un buste généreux, un visage amical parcouru d’une longue cicatrice dont la provenance restait un mystère pour la blonde et une chevelure flamboyante volant au vent. Elizabeth Lawbringer, connue du monde sous le nom de Red. La logia resta de marbre un instant devant sa création. Elle savait que, dans le fond, elle ne faisait que jouer à la poupée, se mentir à elle-même une fois de plus avec cet avatar. Mais n’avait-elle pas le droit à cet instant de faiblesse elle aussi? Devait-elle toujours porter cette armure qu’elle avait érigée, devait-elle vraiment toujours être forte, faire front à l’adversité? Elle ne faisait que cela depuis ses six ans, et elle était fatiguée.

Un reniflement se fit entendre avant que la logia n’aille se réfugier dans les bras de la sculpture de cendres, pleurant incontrôlablement tout ce qu’elle n’avait pu exprimer. Amaryllis Island, l’esclavage, la criminalité, même la piraterie, tout n’avait pas été rose. Elle avait tenu le coup, avait tout encaissé sans broncher ou presque. Mais le barrage s’était fragilisé avec le temps, et aujourd’hui, revoir la mort de sa capitaine, même si ce n’était qu’un rêve, avait été le coup de marteau final.

Elle ne sentait qu’à peine la main de cendre lui passer dans les cheveux alors qu’elle sanglotait plusieurs minutes durant, pleurant les souvenirs qu’elle avait de Red. Que ce soit leur rencontre dans le sang, les raids pirates, les fuites effrénées du Nouveau Monde à cause des ennemis que l’équipage se faisait, aux yeux de l’enfant, puis adolescente et enfin jeune adulte, la capitaine pirate avait toujours été un modèle d’une certaine façon. Pour le monde, ce n’était peut-être qu’une pirate dont la mort réjouirait, mais pour l’enfant esclave devenue criminelle en quête d’une vie calme, c’était son héroïne, celle à qui elle espérait un jour ressembler. Celle qui lui avait été arrachée. Celle qu’elle aimait, idolâtrait et détestait. Mais la détestait-elle réellement, ou détestait-elle son impuissance, son incapacité à contrôler le fruit qui lui avait été confié? Dans le fond, ce qu’elle détestait, n’était-ce pas cette sensation d’être la victime de choses qu’elle ne pouvait contrôler? Sa colère en était un bon exemple, même si elle s’était améliorée.

Elle finit par cesser de pleurer, les yeux rouges et le nez humide, restant dans les bras de la création de cendres, profitant de sa chaleur et de sa forme familière. Elle savait qu’elle avait au moins quelque chose à dire avant de partir, mais ignorait comment l’exprimer.

Elle ouvrit la bouche une fois, deux fois sans prononcer un mot. Finalement, une dernière larme coula le long de sa joue avant qu’elle ne s’écarte, regardant la statue souriante dans les yeux avant de murmurer d’une voix portant une tristesse infinie.

Je vais appeler Sorcière. C’était ton amie non? Mais avant ça, j’ai une dernière chose à faire…

Elle se rapprocha, déposant un léger baiser sur la joue de la statue avant de sourire et dire d’une voix brisée.

Je t’aime maman. Repose en paix.

Elle tourna le dos à la figure maternelle qui se dissipa, emportée par le vent.

La dernière membre du Purpura quittait finalement le navire.



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Nemesis Red




Prendre le contrôle des choses, une belle idée en théorie, mais dans la pratique, elle ne pouvait guère le faire. Elle n’en avait simplement ni le pouvoir, ni l’autorité. Cependant, elle avait une chose qui était une arme à double tranchant. Sa colère était à la fois sa plus grande arme et sa pire ennemie, raison pour laquelle elle avait fait de son mieux pour la contrôler entre autre.

Mais après sa rencontre avec Eken Sor, elle devait bien se rendre à l’évidence, elle en avait besoin de cette bête qui rôdait au fond de son esprit et sur lequel elle avait posé chaînes et entraves. Le souci réel, c’est qu’elle ne faisait aucune différence parmi le monde extérieur. Elle la renvoyait à ce qu’elle était il y a encore peu de temps. Elle la plaçait dans une position très simple, seule sur le ring, face au reste du monde. Ni allié, ni neutre, simplement elle contre les autres. Mais était-ce encore réellement une option maintenant qu’elle avait Kira à ses côtés? Et quid des autres, ces futures rencontres qui pourraient devenir importantes à ses yeux?

Avait elle seulement un moyen de se contrôler? D’arrêter de force la monstruosité qui l’habitait? Ou au moins de reconnaître les gens, de ne pas blesser ceux auxquels elle tenait. Était-ce possible? Probablement si l’on pensait à tous les miracles apparents que certains étaient capables de créer. Red elle-même pouvait…

Ses pensées s'interrompirent un instant. Red pouvait utiliser sa Couleur… différemment. Etrangement même. Elle avait vu certains de ses adversaires brusquement se défendre d’un côté avant de se prendre un revers de sabre venu de l’autre. Une partie pouvait être attribuée à la façon de se battre de la pirate, destinée à confondre son adversaire, mais pas tout. Et quand la cuisinière encore adolescente avait demandé, la capitaine s’était contentée de rire avant de dire que c’était compliqué à expliquer à quelqu’un qui n’avait pas les bases, que c’était comment vouloir apprendre à courir sans savoir marcher.

Mais maintenant, elle savait marcher non? Est ce que c’était ça le truc de Red, une capacité à modeler sa Voix pour que ceux qui l’entendent se trompent? Est ce qu’en un sens, c’était la même chose que Shiki, qui créait ainsi des éclairs rougeâtres qui l’avaient frappés comme de l’armement? Dans ce cas… Est ce qu’elle avait encore une ligne à franchir, quelque chose à comprendre, à expérimenter?

Est ce qu’elle… pouvait utiliser ça? D’une façon ou d’une autre, s’approprier la Couleur pour résoudre ses soucis? Sans doute pas, mais si elle n’essayait pas, si elle continuait simplement de se morfondre sur ce souci, elle ne trouverait jamais de réponse. Un pas dans une mauvaise direction reste un pas de fait. Un pas de fait pouvait amener à voir de nouvelles choses, qu’on ne voyait pas depuis la position précédente.

Et pourtant, une idée insidieuse se glissait, une idée simple, une idée propre à sa façon d’être. Elle ne savait pas dire les choses avec des mots, c’était un fait. Mais avait-elle besoin d’utiliser des mots pour que Kira comprenne qu’elle l’aimait? Encore à St-Johns, n’avait-elle pas préparé le pique-nique avec tout son amour pour la jeune fille? En un sens, est ce que ce qu’elle souhaitait faire n’était pas simplement une extension de cela? En ce cas, comment faire plus? Simplement y passer plus de temps? C’était une solution comme une autre, bien qu’elle lui paraissait trop simple et trop peu sûre. Et pourtant, elle n’avait pas d’autre piste. Après tout, elle apprenait encore à utiliser sa Couleur.

Elle expira avant de prendre des ingrédients, lentement, de quoi préparer le repas du midi et d’expérimenter. Elle laissa vaquer son esprit avant de se rattraper et de le diriger vers ce qu’elle désirait, ses sentiments pour Kira. Qui était la cornue aux yeux de l’humaine?

Kira était… sa sœur, sa fille, sa compagne d’infortune. Une enfant qui, à l’instar d’elle-même, avait grandi bien trop vite, ou plutôt été forcée de grandir. Une adolescente qu’elle désirait plus que tout protéger du futur qui pourrait un jour la rattraper. Une jeune fille que la cuisinière espérait simplement avoir à ses côtés et lui fournir un présent heureux, pour effacer le désolant passé qu’elle avait vécu. Elle était à la fois une source de joie, d’inquiétude et d’espoir. Elle était le symbole de la rédemption que la jeune femme espérait atteindre en plus de sa raison de l’obtenir. Elle était, pour le dire de manière simple, l’un des plus grands piliers de sa vie, celui sur lequel elle s’était reconstruite après avoir quitté le Nouveau Monde. Si elle avait aimé Red comme une enfant aime sa mère, elle aimait Kira comme une mère aime son enfant. Elle ne voulait que son bien, et était prête à tout pour cela.

Ses mains cessèrent leurs mouvements alors qu’elle remontait lentement à la surface de ses pensées. Les deux assiettes étaient prêtes, couvertes de lamelles de bœuf fines et d’un filet d’huile et de citron, avec au centre un pavé de bœuf haché. Un plat très simple en somme, mais dont la fraîcheur se marierait bien avec la chaleur douce de la journée et ferait plaisir à la cornue. Elle examina les plats, cherchant à déterminer quoi que ce soit de spécial, quelque chose qui les distinguait de ce qu’elle avait fait par le passé, sans réellement être sûre de quoi que ce soit.

Elle soupira en souriant, sans savoir ce qu’elle attendait réellement d’une méthode aussi sommaire avant de prendre les assiettes et de se diriger vers la terrasse de la villa et de crier. Peut-être que cela deviendrait un exercice récurrent pour elle, jusqu’à comprendre les ficelles de cette capacité, peut-être pas. Pour le moment, il y avait plus important.

Kira, à table!



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Pour obtenir quelque chose, il faut fournir un effort proportionnel. C’est une règle simple et qui est effective la plupart du temps. Un athlète n’obtient pas un corps musclé sans raison, c’est son entraînement et sa volonté qui l’ont aidé à le forger. En un sens, il en va de même pour la Couleur et ce que l’aspirante au titre de Corsaire tentait de faire. S’essayer une fois à la chose était un pas au milieu de ce qui pouvait s’apparenter à un marathon.

Déclarer un échec ou une réussite à son premier pas aurait été une erreur. Un nourrisson ne décide pas de rester assis simplement parce qu’il est tombé une fois. La logia était décidée à essayer cette méthode pour un certain temps, et si aucun progrès ne semblait se réaliser, alors elle chercherait… autre chose, faute de savoir ce qu’elle cherchait exactement.

C’était simplement une répétition quotidienne qui avait rallongé le temps qu’elle prenait à préparer leurs repas. La blonde s’était rendue compte qu’en réalité, ce n’était pas si simple de chercher ce qu’elle pouvait ressentir pour les gens, d’autant plus le faire régulièrement. Si initialement elle avait peur que cela n’émousse ses émotions, qui pointaient encore timidement le bout de leur nez dans son cœur, elle s’était finalement rendue compte qu’à l’instar d’une pâte trop farineuse, elle les cimentait ainsi dans son esprit.

Elle avait tenté, occasionnellement, d’exprimer ces choses, d’être moins froide, moins distante avec son environnement. De parler normalement aux gens, sans leur faire peur ou les repousser instinctivement. Dire que cela avait été un cuisant échec était un euphémisme puisqu’au final, seul le second en cuisine avait osé lui répondre ce jour-là, le reste de l’équipe s’écrasant simplement et se faisant le plus petit possible. C’était un blocage qui resterait peut-être éternellement et qui l’empêcherait de s’exprimer comme elle le souhaitait.

Si elle ne souhaitait pas réellement se lier d’amitié avec tous ceux qu’elle croiserait, elle aurait aimé, au fond d’elle, au moins pouvoir utiliser des mots pour expliquer ses émotions à ceux qu’elle chérissait, sans succès. Elle avait essayé devant un miroir également, mais rien. Les mots sonnaient dans sa tête, mais pesaient comme une pierre sur son cœur, se bloquaient dans sa gorge comme un étouffe-constantiniste.

Malgré cela, il était difficile de dire qu’il n’y avait pas de progrès. Si initialement, elle espérait simplement que ses sentiments soient transférés dans les repas qu’elle préparait, elle avait fini par découvrir que, plus que ses émotions, c’était bien une part d’elle qui s'imprègnait dans les aliments. Une part qui brillait de milles feux lorsqu’elle s’y attardait, brillant de tout ce qu’elle souhaitait dire, teintant son consommateur de l’essence même de la primée, tel l’ube teintant une pâte ou la peinture d’un artiste tombant sur une toile blanche.

Certains appellent ça la maîtrise. D’autres en parlent comme d’une forme avancée du haki. C’est simplement quelque chose dont le nom et la forme changent selon la personne, l’île ou les origines de son possesseur.

Pour Nemesis, c’est simplement tout ce qu’elle ne peut dire.



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