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Harts Yupiyakel, le sans principe. (terminé)
Harts Yupiyakel
Harts Yupiyakel
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Feuille de personnage
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Ven 7 Jan - 23:03

Harts Yupiyakel



  • Nom : Yupiyakel
  • Prénom : Harts
  • Surnom : L’autre connard
  • ge : 21 années
  • Sexe : mâle
  • Race : humain
  • Lieu de naissance : Royaume de StUrea
  • Camp : Chasseurs de primes
  • Métier : Tireur d’élite
  • FDD / Arme : une paire de revolver 6 coups calibre 44 à silex…. Très long ce nom.
  • Équipage : Pas d’équipage pour l’instant.
  • Buts / Rêves : La richesse… On a tous une obsession, la sienne, c’est l’or, pur, simple, précis.


Description Physique

Harts est un jeune homme se rapprochant de la vingtaine à la chevelure mi-longue et plaquée. Les traits de son visage sont fins et viennent faire ressortir avec sa sombre pilosité crânienne, ses yeux en amande aux pupilles d’ambre, qui n’ont rien à envier à l’écorce de chêne. Sa peau de bébé entoure un corps mince, presque squelettique avec une musculature très peu impressionnante et une quantité de gras si basse qu'on peut le supposer mort dès que la famine viendra frapper à sa porte. A cette peau, on peut tout de même trouver une imperfection. Une cicatrice blanche, allant de la gauche du bassin, aux muscles abdominaux inférieur, preuves de la fois où la pitié a failli le tuer. Sa garde robe quant à elle, est pour le moins simple. Sous des étuis pectoraux, où sont accrochées ses deux armes de poing, elle apparaît. C’est un véritable costume d'aristocrate noir aux rayures grises, ajusté de gants et d'un col qui rendent très bien sur sa personne. Avec cela, une boucle d'oreille unique, sur la gauche, à l'effigie d'un crucifix d'argent à cœur de rubis... Enfin ce n'est pas du rubis du tout, c'est de la pyrite, bien moins précieux. Mais quand on lui demande, il dit que c'est du rubis.

Malgré ses modestes origines, le bougre a très vite appris les rudiments bourgeois et nobles et adopte leur comportement sous tout angle. Sa démarche est infiniment moins lourde que droite, alors que son visage aborde constamment un très léger sourire en coin, à peine perceptible. Ses yeux, eux, offrent des regards transitant facilement du hautain à la méditation. Ses lèvres laissent s'échapper des phrases généralement bien construites qui se font aussi fourchues que sa langue. On sent facilement en lui, une pointe de malhonnêteté sans doutes créée par le contraste entre la misère de sa corpulence et la luxure de sa tenue. C’est comme voir un homme avec marqué au feutre sur son front “je suis une femme”, ou comme si l’étiquette “menteur” était clouée entre ses côtes, ou encore comme si... Ah, on me signale qu'il faudrait arrêter avant la quinzième comparaison.

Pourtant, même si il inspire la méfiance, le couillon n'inspire clairement pas la peur ni la crainte: il mesure un mètre soixante-dix pour moins d'une soixantaine de kilos. Ses deux armes attachées par des étuis de cuir effraient plus que ce nabot qui vient vous expliquer que "si vous ne vous rendez pas, je vais être forcé de vous livrer mort..." Imaginez maintenant que ces mots menaçants soient prononcés d'un côté par un géant, et de l'autre par un anorexique... Yupi se place clairement dans la seconde catégorie ! C’est aisé de ne pas l’aimer, mais c’est plus dur de le voir réellement comme une menace sérieuse ! Il a une nuée d’habitudes lui offrant un merveilleux air con ! Son ton, sa gestuelle, son orgueil qui trouvera cependant plus sa place dans la description psychologique… Vous ne manquerez pas de les voir.


Description Mentale

Il est vaguement plus subtil que le bourrin moyen, dira-t-on. Cependant, il n'est pas forcément moins dangereux de l'énerver lui plutôt que Jo le clodo: vous ne récolterez pas forcément de baffe dans les dents, mais une balle dans le dos c'est de suite plus plausible. En effet, vous rappelez-vous lorsqu'on a dit ci-dessus que cet individu inspirait la méfiance ? Hé bien c'est à juste titre ! C'est un fourbe, un arnaqueur, un voleur, un pickpocket, un chien galeux, un gros en… Vous devez avoir déjà cerné le message subtil. Et devinez quoi ? Il est fort ! Si il a bien UN point fort, juste un, c’est sa fourberie. La manipulation n’a pas de limite pour lui. Alliez ça à sa très faible morale, et il est presque imbattable sur le terrain de la stratégie sans race. S'il doit balancer un père de famille honnête et intègre au casse pipe pour sauver ses miches… Il pousse ledit père à y aller de son plein gré, en menaçant de faire sauter le caisson de sa femme, sa fille, son fils, son chien, son curé, son banquier, et sa sœur. Et attention, il le fait !.. Enfin… Peut-être pas le caisson des enfants… Mais sa femme et tout le reste, prft. Si vous espérez voir une pointe de culpabilité chez quelqu'un un jour, passez votre chemin. Cet incroyable trou de balle ne donne pas là dedans. Il en tire toujours un profit. Après, ses objectifs ne sont pas toujours grandioses. Parfois il va faire chanter un lieutenant de la marine pour lui soutirer des berries par dizaines de milliers! Il ira choisir méthodiquement toute une équipe pour un cambriolage avant de s'enfuir sur un navire de la marine après une pirouette ! Et d'autres fois il ira pousser des gens à s’entre-déchirer parce que "c'est rigolo". Oui, même si il est plutôt malin et efficace, Harts conserve un colossal point faible: c'est un enfant, et pas des moindres vu qu'on peut le lier au péché d'orgueil. Il aime s'amuser des réactions des gens, si bien qu'enrager quelqu'un pour le plaisir de voir quelle nuance de rouge atteint son visage est pour lui un jeu. Une fois qu'il commence à se sentir en confiance, il ne se sent plus pisser se persuade assez vite d’être intombable. Et il lui arrive souvent de sous estimer les risques qu’il prend: il est persuadé d’être intouchable au commun des mortels… Ce qui est évidemment faux, mais ça… C’est à lui qu’il faut l’expliquer.

En plus de ces enfantillages, ajoutons que son orgueil se couple avec une certaine lâcheté: Yupiyakel préfère la fourberie à la violence car il n'a simplement pas le courage de faire autrement. Lorsqu'il fait face à une confrontation, il partira toujours du principe qu'il est supérieur à son adversaire. Qu'importe son grade, sa taille, son origine... Si l'abrutis ne fuit pas de suite c'est forcément qu'il est persuadé à tort ou à raison, d'être bien supérieur à l'ennemi. Et si un jour il devait faire face à un adversaire inéluctablement supérieur à lui… alors il va fuir. Il n’hésitera pas une seconde. Il risque de paniquer. Il fera même sans doutes de la merde, mais sa fierté n’est pas assez haute. Son complexe d’infériorité lui reprendra plus tard. Il voudra se venger, mais sur le moment, la peur battra toujours la hargne.

Et finalement, abordons l’important… Harts est une bête. Il agit par instinct, par envie, par impulsions. Il peut avoir recours à des stratagèmes pour avoir ce qu’il veut. Il peut se montrer patient, complexe… Mais il n'agit toujours que selon une chose: son désir. Sa jouissance personnelle est son unique motif profond à tout acte. La raison du pourquoi, La légitimité, On s’en branle ? La dignité, on s'en branle. “le mal et le bien, ça n’existe pas. Le monde n’a aucun sens. Autant faire ce qu’on veut. C’est encore la meilleure façon de ne pas finir par se tirer une balle.” C’est la seule excuse qu’il s’est jamais cherché pour justifier ses actes, et elle s’applique à tout. S'il vous aime, il vous tendra la main, fussiez-vous vous un monstre haïs de tous. Si il vous hait, alors il vous butera même si vous êtes un saint qui n’a jamais fait de mal à quiconque. Il n’y a finalement que son instinct de survie qui peut lui faire lâcher ses pulsions. Mais alors, me direz vous tout émoustillé... avec une morale pareille, pourquoi cet incroyable connard n’est pas sous les barreaux ? La ligne rouge n’est officiellement pas dépassée. Là où ce type est malin, c’est qu’il s’arrange toujours pour montrer son beau profil au gouvernement mondial. C’est dangereux de tomber dans les petits papiers de la marine. Alors oui… il se fait chier à jouer les beaux rôles devant ces messieurs les officiers, par attrait du confort. Il le fait bien sûr entre deux coups de pieds dans la bouche des mendiants… Je grossis le trait… Bien sûr qu'il ne frappe pas les mendiants… Il va pas salir ses godasses pour ça.

Enfin, s'il a des faiblesses mentales, il n’a que peu de faiblesses morales. L’intérêt à abandonner toute forme de bien et de mal, c’est qu’on se retrouve jamais arrêté par la pensée que “je vais trop loin”. Pourtant… il devient assez instable face à quiconque lui rappelle… lui-même. Il a une pauvre capacité d’empathie. Il n’arrive pas à se mettre à la place de la majorité des gens. En revanche, quand quelqu’un lui rappelle sa propre trogne, la donne change. Là, il devient émotionnellement instable. Les orphelins, les petits qui souffrent, tout ce qui touche à l’enfance… ça aura soit tendance à l’adoucir de manière stupéfiante, soit à l’enrager au point de lui faire perdre toute clairvoyance, mais ça ne le laissera jamais indifférent.


Histoire

Harts Yupiyakel, dès sa naissance a pris une voie bien particulière. Issu du royaume de saint Urea, le gaillard est pour ainsi dire né dans le chaos. Il n’avait qu’une seule année passée sur terre lorsqu’il fut séparé de ses parents. Mais dans son malheur, le bougre a eu de la chance. Bien des marmots abandonnés vont juste crever dans une poubelle, ou être pris en charge par d'immoraux personnages. Lui, il a vu le panier lui servant de première couche se faire déposer devant la bonne porte. La porte de Lylia Yupiyakel, qui lui servira de mère, et lui accordera son nom, à lui, ainsi qu’à bien d’autres. La donzelle était connue dans sa peuplade pour avoir littéralement improvisé un orphelinat dans sa ferme. Ferme dont les revenus étaient trop justes pour subvenir au besoin de la quinzaine de petites têtes, mais qui trouvait quelques aides dans les dons des bonnes gens, et dans une seconde source: la révolution. La demoiselle, pour pouvoir subvenir aux besoins des petiots, et en accord avec ses idéaux, n'hésita pas une seconde à se lier à ces "criminels". Elle n’était, pour des raisons qu’elle n’a jamais communiqué à ses protégés, pas friande du gouvernement mondial.

En échange de moyens, la révolution n’a demandé qu’une chose: un droit de regard sur l’éducation des orphelins. C’est donc dans la haine de la couronne de saint-Urea et du gouvernement mondial en général, que fut éduqué le morveux. Pendant des années, le nabot, entre les travaux aux champs, et l’aide aux corvées de maison, apprit auprès d’un capitaine de division locale, le capitaine Hieren, les rudiments des luttes de pouvoir. Ce qu’il est bon de savoir, c’est que… Si la révolution put prendre le pouvoir aux dix neuf années de l’imbécile, les luttes ont débuté bien plus tôt. Les abus de pouvoir des envoyés gouvernementaux, la couronne vacillant entre l’incompétence et la passivité… La révolution a plus ou moins toujours plané sur le royaume. Harts s’en rappelle bien: la première fois qu’il a lutté à leurs côtés, il avait dix ans.

Ce jour là, c'est un mardi ensoleillé. Le capitaine de division qui l'éduque, lui et les autres, vient après un cours d’éducation morale sur les valeurs de liberté, lui demander un service, au bord d’un champ de blé en début d’été. Une demande simple, sans grande implication morale. Un travaille qu’il valait mieux demander à un gamin. Un simple transport de poudre jusqu’à un entrepôt. Des escarmouches avaient déjà commencé à éclater dans le royaume, et un type patibulaire avec un gros sac sur l’épaule risquait fort de se faire fouiller de fond en comble. Mais un gamin de dix piges, les cheveux blanchis par la farine, avec sur une épaule un sac de poudre, et l’autre un sac de farine qu’il présente les rares fois où on lui demande des comptes, ça passe tout seul. C’était donc ces transports de munitions qui marquent le début de la formation du jeune Harts. Et c’est aussi cette première mission, qui en dépit de son manque cruel d’action, marqua le plus le bougre pour sa fin. Le capitaine de division, une fois la tâche accomplie, lui caressa doucement la tête, et lui envoya un simple “brave garçon”. C’est cet instant qui servit de moteur à l’idiot jusqu’à son départ de la révolution. Pendant un temps, il fut un révolutionnaire à part entière du royaume. Et à chaque fois, il suivait la ligne de morale de la révolution…

“c’est pour le bien du plus grand nombre”

C’est ce dont il s’est convaincu le jour où il a fait sauter la boutique d’un grand ravitailleur de la marine au sein du royaume. Il avait quinze ans. Il y croyait.

“C’est pas nous les méchants !”

C’est ce qu’il s’est dit le jour où il a été coincé par une escouade de six Marines, avec un camarade et qu’il a dû ouvrir le feu pour survivre. Il avait encore quinze ans, et y croyait toujours.

“On veut mettre fin aux souffrances des innocents… C’est nous les gentils !”

C’est ce dont il s’est convaincu quand il a dû tirer de sang froid sur un Marine, dans le dos. Il avait seize ans, et il y croyait inéluctablement.

-Tu dois le faire. C’est pour le plus grand bien.

ça, c’est ce qu’on lui a dit le jour de ses dix sept ans. Et c’est ce qui a fait le plus mal en passant.

-Vous déconnez cap’taine ?!

-Ce sergent a déjà exécuté de nombreux innocents, et de bien de nos camarades dans sa chasse au révolutionnaire. Il est trop dangereux. Il est trop mauvais. Nous ne faisons rien de mal en l’abattant…

-J’appelle pas ça l’abattre ! Merde ! Il y aura des civils dans cette salle capitaine Hieren ! On peut pas juste tous les faire sauter !

L’affaire était simple mais exceptionnelle. Un sergent de la marine, un zélé bien taré, abattant tout ce qui semblait vaguement opposer une résistance, lors de ses contrôles à la recherche de révolutionnaires, a pour la première fois montré une opportunité, une faiblesse dans sa défense. Ordinairement reconnu pour son caractère imprévisible, il avait réservé à l’avance une table dans un restaurant pour une soirée, et pour la première fois, l’escouade de Hieren savait avec précision où et quand le bougre sera présent. Bien des membres ont déjà tenté de faire la peau à ce type, mais sans succès: ce lieutenant du nom de Mirc était juste infiniment plus fort que la plupart des clampins des blues. Il y avait pourtant une solution. Placer des explosifs sous le plancher du restaurant, et tout faire sauter. D’ordinaire, la révolution tâchait de vider les bâtiments qu’elle détruisait de tout civils, mais cette fois, ce ne sera pas possible, ça éveillerait trop de soupçons. Il faudra tout faire sauter, le bâtiment, le gérant, les clients, les vieillards, les enfants…

-C’est pour le plus grand bien. Ce type fera infiniment plus de victimes, s'il continue à vivre ne serait-ce qu’une semaine, que notre plan.

-Ce… C’est qu…

"C’est quoi ce délire, depuis quand on jauge la morale sur un putain de nombre, faire sauter des enfants, ça vous semble plus digne que les pires chiures des marines ?"… C’est ce qu’il aurait voulu dire au mot près. Mais à son grand désarroi, une petite main saisit sa manche. Une autre orpheline de la maisonnée Yupiyakel, de dix années à peine, se tenait à côté de lui et lui dit, avec une moue dont l’émotion exprimée alternait entre la colère et la peur…

-Et si c’était toi le prochain ?

Lui envoya-t-elle simplement dans la tête, avant d’ajouter, sans prise de gant…

“Et si un jour il faisait une descente dans l’orphelinat ? Et si il s’en prenait aux petits ? Et si il s’en prenait à maman ?”

Des paroles d’une simplicité enfantine, qui pourtant, firent voir flou l’espace d’un instant le jeune homme. Il releva son regard. Le capitaine le fixait, la petite aussi, une dizaine de membres attendaient en le scrutant de leurs regards inquisiteurs.

“c’est pour protéger… Ceux que j’aime.”

-C’est d’accord.


Encore une fois, il put se convaincre. Mais cette fois, c’était différent. D’ordinaire, les excuses qu'il se trouvait, se terminaient toutes par “on est les gentils, c’est ce qu’il convient de faire, on fait le bien”. Mais cette fois-ci, même si l’excuse qu’il s’était trouvé parvenait à le motiver, le temps d’attacher un sac de poudre sous une poudre, l’étiquette “bien” ne voulait pas s’accrocher à cet acte… Pourtant, tout le reste du groupe ne semblait pas avoir le moindre mal à se convaincre. Pourquoi était-il le seul à ne pas réussir à se persuader d’être le gentil de l’histoire ? Pourquoi était-il le seul à avoir des nausées manquant de le faire gerber au moment d’allumer la mèche ? Pourquoi était-il le seul à ne pas sauter de joie lorsque les flammes ont éclairé le ciel nocturne, là où les murs du restaurant ont été soufflés ? Le chapeau fut porté par une bande de pirates ivres morts à une rue de là, l’impression d’insécurité malgré la force de la marine augmenta, la volonté révolutionnaire se renforça… Tout allait pour le mieux… Les choses s’arrangeaient. Finalement, au bout d’une heure, Harts retrouve un léger sourire. Son inquiétude et ses états d’âmes… Ils ont fini par se dissiper. Il rentre avec ses camarades à l’orphelinat, et son esprit est vidé. La chose lui aura demandé une concentration solide, mais il aura littéralement tué ses remords…

Et ça aura duré toute la soirée. Le capitaine est resté dîner, les petits l'adorent, les paroles de la petite lui revinrent alors à l’esprit.

“Et si il faisait une descente dans l’orphelinat…”

C’était finalement… Une raison suffisante. Il aime ce lieu, il aime ceux qui y résident…

Après tout, protéger ceux qu’on aime, c’est ça le bien… C’est alors qu’il en arrivait à cette conclusion, que trois coups secs se firent entendre contre la grande porte. Le capitaine ouvrit, et il y avait deux hommes, amenant avec eux… Une enfant. La petite avait six ans, les larmes aux yeux, et à elle seule, elle glaça plus le sang de Harts qu’un canon pointé contre son visage. Aux marques de brûlures de la petite demoiselle, il savait déjà d’où elle venait, mais l’un des hommes confirma la chose…

-Cette petite a perdu ses parents dans un attentat mené par des pirates… Il paraît que vous ne refusez jamais de nouvelles têtes. Vous pouvez la prendre en charge ?

Ces mots ont détonné comme une explosion dans la tête de Harts. La mère Yupiyakel emmena la petite dans une chambre, et Harts se leva, tapant du poing sur la table, causant un léger sursaut général. Ses pas vifs se firent entendre sur le plancher de chêne, et, dans la seconde, il était dehors. Le bougre partit en vitesse vers la plage, où , après quelques secondes, il vida son estomac, avant d’approcher la première barque venue…

-Tu comptes déserter ? Tu sais bien que je peux pas te laisser faire ça.

Énonça une voix derrière lui. Le gaillard releva la tête, bien sûr que Hieren allait venir. A cela, et sans même se retourner vers son chef, Harts rétorqua, commençant à pousser sa barque…

-Mettez-moi une balle dans le crâne, et dites que c’était le moindre mal.

Un lourd silence s'ensuivit, et le capitaine essaya de jouer la carte de l’empathie…

-Je comprends que tu sois perdu et énervé, mais…

-Je ne suis pas énervé capitaine. Je vous en veux pas. Et je suis parfaitement lucide.

-Si tu disais vrai, tu ne partirais pas.

-Ah ouai ?! Et je ferais quoi alors ?! Je resterai là, assis à table, et le lendemain, je souhaiterai bienvenue à la petite, en faisant comme si j’avais pas buté ses parents y’a douze heures, dans deux ans elle m'appelle grand frère, dans quatre elle croit que c’est la marine qui a buté ses parents, et dans six elle fait sauter une bombe dans la foule, en scandant vos codes moraux à deux berries ?!

-Fuir ne lavera pas tes mains du sang qui…

-Je t’arrête capitaine, t’as rien bité du début à la fin. Je ne me tire pas pour essayer de me racheter une conscience. Je me rappelle exactement des raisons précises pour lesquelles j’ai rejoint la révolution. Une, pour protéger les innocents. Deux, parce que je vous aime vraiment beaucoup. Aujourd’hui, j’ai décapsulé la tête de braves gens, et on a accueilli une gamine dont le simple visage me fait dire que je ferai mieux de me mettre une balle. A vous tout seul, vous pesez moins lourd qu’elle dans la balance. Je me tire pas pour tenter une rédemption… Je me tire parce que je ne veux plus rester. Y’a aucun principe à la con derrière. J’abandonne. Plein le cul de suivre des combats en lesquels je crois pas.

-Tu ne sais vivre que par les armes, Harts. Tu n’as rien d’un garçon de ferme… Tu ne sais rien faire d’autre que te battre, et tu ne veux rien faire d’autre… Tu recommenceras. Si tu ne tues pas tes remords, tu deviendras faible, en éprouvera à nouveau, et fuira jusqu’au bout du monde. Cette vie n'est pas une vie digne. Ce n'est pas une voie que tu dois suivre.

-Si tu me cherche, vas au bout du monde.


La désertion… C’est un crime militaire. D’ordinaire, le capitaine aurait dû arrêter Harts, quitte à lui mettre une balle. Mais seulement, les années ont fait leur œuvre. Après plus d'une décennie à éduquer le petit, de la même manière que Harts n’aurait pu abattre ce type qu’il aimait et admirait, Hieren ne voulait pas faire la peau à celui qu’il voyait comme son fils. Ce jour, Yupiyakel quitta le royaume, la révolution. En ce temps là, Harts était encore vertueux. Il avait abandonné tout principe, mais son empathie pouvait encore se payer le luxe de dire "hé j'existe". Il savait encore sourire face à un sourire, sans raison particulière. Il ne savait pas mentir, il ne savait pas tuer sa pitié. Ce côté de sa facette changea progressivement, à force de mettre la vermine sous les barreaux. Mais si il y a bien un évènement qui lui a placé un coup, qui a ammorcé la descente drastique des valeurs que pouvait encore prétendre défendre Harts, c'est sa première chasse.



Cela faisait presque un mois que Harts avait obtenu sa licence de chasseur de prime, méritée grâce à la capture de quelques pirates, au sein du royaume de Trader. En principe, c'est une planque parfaite pour le pirate moyen. Le gouvernement mondiale n'a aucune autorité sur la place, il n'y a qu'à la guilde des marchands qu'il faut rendre des compte... Cela veut dire que si on n'attaque pas des navires arborant les couleurs du royaume ou de leurs partenaires commerciaux, on peut littéralement piller tout ce qui flotte autour, sans crainte sévère de représailles. Les informations ne fuitent pas, et si on n'a pas le malheur de toucher aux joujous de la guilde, on peut mourir tranquillement dans son lit en jouant les pirates, avec un toit au dessus de la tête.

Ce royaume est un paradis pour les criminels des mers, tout comme il en est un pour les chasseur de primes. Si la marine ne peut pas être dépêché pour saisir ses ennemis là bas, les indépendants, preneurs de têtes, eux, passent. Mais au grand désarroi de Harts, aucun primé ne semblait vouloir se présenter à lui. Ce n'était pas faute d'avoir tenté. Mais rien... Jusqu'à un samedi nuageux. Sur le plancher de bouleau entretenu à merveille par un aubergiste consciencieux, le jeune homme, alors âgé de dix sept années et demi, picolait. Sa solde était maigre, sa faim pesante... Chaque jour qui passait, il enviait de plus en plus ces marchands obèses qui s'asseyaient à la table voisine, dévorant un mouton à eux seuls, avant de repartir, le gras débordant de leurs fringues. Cela semblait injuste au petiot. Les pauvres, comme Yupi, devaient se contenter d'un godet et d'une soupe, si tant est que leurs économies le leur permettait, et pendant ce temps, les types qui ont tout et ne savent qu'en foutre à part essayer d'avoir plus, ils se baffrent et s'auto suffisent de "c'était digne de l'établissement". La chose gonflait le bougre... Mais pas au point de faire un virage moral à 180 degrés. C'est alors qu'il l'aperçut. Une jeune fille, d'à peu près son âge, cheveux châtains courts, yeux aux couleurs de la mer... Elle avait saisi son regard. Pourquoi ? Comment ?

"Elle est dedans !"

Le bougre saisit sa sacoche, dégaine les affiches de primes placées par le gouvernement mondial qu'il avait pu prendre avant de débarquer dans ce royaume... Oui, le visage de la jeune fille lui revient. Liane Arkeon. Pirate et voleuse, une proie pas bien primée, qui lui permettrait au moins de ne pas perdre sa licence ! Le débile rapporta son regard à sa cible. Elle ne l'avait pas remarqué. Grande nouvelle. En même temps, dans une auberge bondée, c'était déjà pas mal qu'il ait pu reconnaître un visage précis. Peut être la beauté de la donzelle l'avait-elle marqué ? Qu'importe. Dans tous les cas, attaquer la dame sur place n'était pas possible. Les mercenaires locaux auraient fait bouffer ses propres dents au chasseur de prime au premier coup de feu... D'ailleurs, tirer eut été une terrible idée en zone urbaine. Mais la demoiselle semblait seule, loin de son équipage. L'occasion était belle. Le gamin réfléchit calmement. La cible se pointe dans une auberge, pourquoi faire ? Les deux théories les plus probables seraient soit qu'elle voudrait faire du criquet sur plancher, soit qu'elle va louer une chambre dans la minute.

Après une courte observation, la constatation s'impose: la donzelle loue une chambre. Pourtant le criquet sur plancher est un très noble sport qui aurait mérité sa place dans cette fiche. Tant pis pour le sport, tant mieux pour les affaires de Harts qui semblaient bénéficier du bon alignement des étoiles. La damoiselle allait s'isoler toute seule comme une grande. Elle monta à l'étage, et, si discrètement que possible, le chasseur suivit. La traque était un peu stressante, c'était l'une des premières fois que Yupi s'attaquait à un pirate sobre. Ce qui est une terrible stratégie de survie. Mais là encore, les finances et la situation professionnelle de Harts ne lui permirent pas de douter. Il vit la donzelle entrer dans sa chambre, fermant la porte derrière elle, mais elle tarda à fermer le verrou. Terrible erreur commise par la vilaine jeune fille seule dans une chambre isolée... Peut être faudrait-il reformuler cette dernière phrase ? Passons ! Le tireur pénètre-je ne reformulerais rien-la chambre d'une entrée rapide, saisissant la poignée de la porte de la main droite, poussant la porte et entrant au pas de course. La pauvre demoiselle eut à peine le temps de réagir que le talon du fringant jeune homme vint lui embrasser le menton avec la douceur du buffle auquel on aurait pincé une testicule. En une seconde, la bougresse s'était écroulée. Pas un bruit, pas un cri, rien. Le choc l'aura assommé. L'honnête jeune homme sans arrière pensée aucune referme la porte derrière lui, et décide d'attendre les coups de minuit pour transporter sa proie.

Entre temps, la donzelle put se réveiller, retrouver ses esprits... Le brave Harts prévoyait de partir dans les dix minutes, et il vit la demoiselle commencer à bouger. Que faire ? Lui donner un deuxième coup pour l'assommer et assurer son silence ? Ce serait... Brutal. Déjà que le débile n'éprouvait à l'époque aucune satisfaction à tabasser une jeune donzelle ligotée, alors le faire sans même un bonjour de politesse, c'eut été scandaleux ! Non, Harts préféra agir comme un véritable gentleman. Dès lors que la donzelle sembla reprendre ses esprits, il dégaina une de ses armes, et en plaça le canon sur le crâne de la bougresse, sans rien dire pendant dix secondes... Gentleman, vous dis-je. Ne le jugeons pas trop vite. Le petit était inexpérimenté, il venait d'agresser une jeune pirate dans sa chambre et voilà qu'il la mettait en joug... C'est compliqué de choisir ses mots pour briser la glace dans ces circonstances. C'est la voix aussi ferme que possible, qu'il envoya ces mots...

-On va faire simple, si tu cries, t'...

-Pitié...


Elle l'a interrompu sans réfléchir. Les larmes commencèrent à monter aux yeux de la demoiselle. Comme tout adolescent pubert et couillon digne de ce nom face à une jeune et jolie fille en pleur, le chasseur de prime resta béat, yeux écarquillés, à la fixer...

-N... Ne me livrez pas. Je ferais tout ce que vous voulez, mais... mais... Je veux pas aller à Impel Down...

-H... Hé ça va tu vas pas chialer ! T'es une pirate ! T'as déjà dû buter des types et en menacer pour en arriver là, me fais pas le numéro de la gamine sans défense qui a peur de...

-MAIS J'AI PEUR !


Rétorqua-t-elle avec toute la foi du monde. Elle ne semblait pas mentir. Elle disait probablement vrai... Et cette dernière phrase, balancée en plein sanglot, fit frissonné le bougre. Chasser des pirates lui convenait jusqu'à présent, car il avait toujours eu l'impression de s'attaquer à des gros cons. Mais là, pour la première fois... Il avait à nouveau l'impression de faire le mal pur et dur, du peu qu'il en croyait encore.

-T... Tu sais, ta prime est pas si élevée, tu vas pas y rester toute ta v...

-Peut être qu'ils vont pas me torturer jusqu'à la fin de mes jours ?!


Un silence pesant s'abattit, et elle ajouta...

-Je vous le redemande... Pitié... Ne me livrez pas...

Le bougre se tut, la fixant. Des yeux larmoyant, fut un temps, c'était son point faible. Ce même point faible que doivent partager tous les abrutis si vertueux que naïfs à travers le monde. Le bougre prit le couteau de chasse qui servait d'arme unique à la donzelle, et avec... Il coupa ses liens, avant de le saisir par la lame, et le lui tendre...

-J... Ce... C'est... vrai ?

-Pose pas de question et tire toi avant que je change d'avis.


Rétorqua-t-il l'air fâché. Le bougre se laissait perturber d'un rien à l'époque. Il avait besoin d'or, besoin d'une prime... Mais il ne se voyait juste pas dire "désolé, mais toi tu vas de suite fermer ta gueule avant que je t'abatte comme une chienne, me rapporter du blé, et ce soir, je me paie une murge à ta santé." Notez qu'aujourd'hui il le dirait avec le sourire. Et pour cause, ce manque de trippes ne lui aura rien apporté, à part un...

-Merci... Merci...

Qui se suivit par une action des moins brutales... Sans doutes était-ce la panique et les nerfs à vif... Mais la demoiselle jugea bon de saisir son couteau tendu, et de l'encastrer sans prévenir, de toute ses forces, dans l'abdomen d'Harts. Le bougre, sous le choc, ne parvint ni à se défendre, ni à crier, il fut estomaqué, l'espace d'un instant, l'air ne voulut plus sortir de ses poumons. La bougresse, forçant toujours sur sa lame, manqua d'éventrer son interlocuteur, en faisant progresser sa lame dans le vendre du pauvre jeune homme qui, enfin, après une demi seconde, dégaina une de ses armes et tira. Un coup sec... La demoiselle y passa instantanément.

Il se releva, toujours sous le choc, fixant le visage du cadavre face à lui. Elle est morte la larme à l'œil. Lui fut grièvement blessé... C'est donc cela que rapporte la miséricorde ? C'est ça sa récompense pour avoir eu de la pitié, pour avoir suivi le peu de morale qu'il lui restait ? Cette pensée ne lui vint pas de suite, pas naturellement. Il était de toute façon strictement incapable de penser rationnellement. Elle finit par lui apparaître après des semaines à se refaire la scène en boucle. Il s'écroula au sol, et fut retrouvé par des mercenaires, accourant au bruit de feu dans un de leurs lieu de travail. Face au chaos de la chaîne, ils hésitèrent, mais Harts eut de la chance. Il fut emmené à l'hôpital le plus proche, et il put survivre in extremis. Il parvint à s'évader de l'hôpital la veille de son procès, en sautant par la fenêtre, s'écroulant trois étages plus bas. La chute ne lui aura rien fait par la grâce de la neige tombée quelques jours plus tôt, qui amortit l'impact. C'était bien la dernière fois qu'il mit un pied dans le royaume de Trader. Il aura perdu un temps précieux, et put conserver sa licence par une prime, au jour près. Le tout avec un choc, qui lui revint à chaque balle tirée pendant un temps, jusqu'à ce que la mauvaise conclusion ne vienne...

"le bien, le mal... ça n'existe pas. S'accrocher aux principes... ça fait du mal à ceux qui y croient, ça fait du mal à ceux qui les cotoient... Combien de vie j'aurai sauvé... Si j'avais lâché toutes ces merdes plus tôt ? Combien de souffrances je me serai évité, si j'avais su être plus malin ? Si je dois me noyer sous le sang... Je veux pas souffrir dans le lot."

Là encore, c'est une conclusion qui lui vint après des mois à se refaire des dizaines de scènes en boucle... C'est la conclusion que défend Harts...

"Le bien, le mal... ça n'existe pas."








Hors Roleplay



  • Pseudo : TOUT PUISSANT ET ILLUSTRE BG#4746
  • age : 20 hivers
  • Comment avez-vous connu le forum ? : Top site
  • Un mot à dire ? : J’vais vous chicaner.


Harts Yupiyakel
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Ignis Irae
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Sam 8 Jan - 10:59


Présentation et premier RP
A lire attentivement !

Indice de notation des présentations

[justify]La présentation sera toujours notée sur 15 comme ceci:

La qualité du texte sur 8/10

L'originalité 1.5/2
La mise en page 2/2
La cohérence du récit 1.5/2
La narration 1.5/2
L'avis personnel 1.5/2

Le respect du français 7.5/10

Le vocabulaire 2/2
La grammaire 1.5/2
L'orthographe 1.5/2
La conjugaison 1.5/2
La ponctuation 1/2

La quantité du récit 2/6

2250 mots d’histoire et 1487 de description environ.

Points bonus 3/6

Score final 20.5/32


20.5/32*15 = 9.6 = 10 lvl


Bienvenue à toi, je serais ton noteur attitré pour ta présentation, et on embarque tout de suite pour la première notation.

D’abord, le positif, un perso coloré, avec un caractère bien défini. Pas de tergiversations, Harts sait ce qu’il veut, ce qu’il ne veut pas, ce qu’il aime et n’aime pas. Un bon potentiel d’évolution également (réconciliation avec des idéaux, plongée en territoire des CDP corrompus, etc) et, tout simplement, des idées derrière la tête.

Pour les points plus négatifs, comme tu as pu le voir, tu as perdu un demi point pour la cohérence du fait que, finalement, tu ne parles jamais de ce qui est arrivé sur St Urea alors que tu y étais (on pense au Décret Decima par exemple, potentiellement l’attaque de Zeke Lundren sur la base marine, les phases où l’île appartenait à la Révolution, etc etc. Bien sûr, ça ne s’applique pas forcément selon l’âge auquel tu as quitté St Urea.).

Pour le français, rien de bien grave, mais je t’encourage d’une part à une bonne relecture pour éliminer toutes les petites fautes qui traînent, comme les phrases qui n’en sont pas (exemple: Simple, mais exceptionnelle. C’est techniquement une faute de français, puisque tu n’as ni verbe ni sujet, ce n’est donc pas une phrase.) et, surtout, ton utilisation massive et souvent hasardeuse des virgules, qui coupent tes phrases au mauvais endroit.

Je pense sincèrement qu’en détaillant un peu plus ton histoire tu as la possibilité de gagner quelques points.

En tout les cas, tu as actuellement atteint le niveau 10, tu as donc trois possibilités:

=> Retravailler ta fiche pour une seconde notation

=> Obtenir un test RP contextualisé, qui te permettra d’obtenir jusqu’à cinq niveaux en plus de t’intégrer à l’histoire du forum

=> Débuter immédiatement dans le monde du RP au niveau 10

En cas de question, n’hésites pas à les poser sur le discord ou à me contacter directement (@Nemesis).



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Dim 9 Jan - 1:46
Heeeeeeeey cheffe ! J'ai retravaillé ma fiche ! Bon, ça casse pas trois pattes à un connard, mais c'est déjà un peu mieux j'espère. Tout d'abord, merci de ta vérification !

Alors j'ai corrigé la plupart des fautes (je... Honnêtement il doit en rester, particulièrement niveau ponctuation vu que j'imagine mes phrases avec un rythme assez particulier j'avoue et j'ai du mal à m'en défaire XD Au moins je suis presque sûr d'avoir retiré les phrases sans verbes XD)

J'ai ajouté quelques petits détails aux descriptions physiques et mentales, et surtout des paragraphes à mon histoire, pour l'une de ses premières chasses à la prime, puisque je me suis rendu compte que bon... C'était un peu facile de le laisser sur le départ de Saint Urea comme ça, alors que c'est le bon gars, et dire "ouai ben deux ans plus tard c'est un enculé" XD Du coup j'ai placé des prémices de son obsession pour le bling, et de sa puterie ainsi que de son manque de compassion.

Enfin, j'aimerai me défendre sur le fait que j'ai moyennement utilisé le lore de saint Urea. Le premier évènement marquant de St Urea, c'est la prise du pouvoir de la révolution "il y a deux ans" d'après la fiche de l'île. Harts étant partit à 17 ans donc il y a quatre ans, il a raté les décima, Zeke, et tout ce qui est arrivé là bas. J'ai placé ma fiche dans un laps de temps libre parce que je me sentais moyen d'essayer de broder le développement du personnage sur des évènements complexes du forum X)

Merci encore pour ta vérification et euh... Ben merci d'avance pour la prochaine ! Keur keur !

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Dim 9 Jan - 12:25


Présentation et premier RP
A lire attentivement !

Indice de notation des présentations

La présentation sera toujours notée sur 15 comme ceci:

La qualité du texte sur 8.5/10

L'originalité 1.5/2
La mise en page 2/2
La cohérence du récit 2/2
La narration 1.5/2
L'avis personnel 1.5/2

Le respect du français 8/10

Le vocabulaire 2/2
La grammaire 1.5/2
L'orthographe 1.5/2
La conjugaison 1.5/2
La ponctuation 1.5/2

La quantité du récit 5/6

4200 mots d’histoire et 1500 de description environ.

Points bonus 4/6

Score final 25.5/32


25.5/32*15 = 11.9 = 12 lvl


Allez hop, on ne perd pas de temps, seconde notation. Déjà, bien vu pour les ajouts, ça t’as fait gagner des points en quantité et un point bonus. Pour les corrections, il reste en effet des fautes, mais c’est mieux dans l’ensemble.

J’apprécie l’évolution plus précise de Harts après son départ de St Urea, d’une part ça comble un peu le trou de quatre ans, et d’autre part, ça permet de suivre un peu son caractère de plus près.

Tu as donc atteint le niveau 12 et as donc deux possibilités possibilités:

=> Obtenir un test RP contextualisé, qui te permettra d’obtenir jusqu’à cinq niveaux en plus de t’intégrer à l’histoire du forum

=> Débuter immédiatement dans le monde du RP au niveau 12

En cas de question, n’hésites pas à les poser sur le discord ou à me contacter directement (@Nemesis).

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Dim 9 Jan - 15:32
Okéééé je demande alors un test rpwé cheeeeeffe !

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Dim 9 Jan - 17:41
Citation :
Un chasseur de gloire, et un chasseur d'or. Ca résume bien ta situation actuelle, dans ce bar face à un confrère chasseur de prime qui t'explique avoir repéré une prise qui vaut un peu d'or et un peu de gloire. Lui fait ca pour le bien commun, et te propose de partager ainsi. Il prends tout le crédit de la traque, et tu prends toute la prime. Une chose te titille cependant, la cible. Un révolutionnaire du nom de Hieren, ca te parle, sans doute d'un peu trop près même. Acceptes tu sa proposition? Te ranges tu du côté de l'homme qui a aidé à t'élever? Racontes nous ca.

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Dim 9 Jan - 20:01

Armageddon town, 1505



-Qu'en dis tu ?

Demande une voix énergique, jeune, pas trop grave. Une voix qui fraie son chemin jusqu'à l'oreille du bâtard, entre des dizaines de voix. La scène se déroule dans une taverne du centre-ville. Les deux interlocuteurs principaux sont assis autour d'une table rectangulaire, l'un face à l'autre. Il est tard, le crépuscule est passé depuis une heure ou deux, la lune brille, les flammes de bougies parfumées et d'une cheminée massive éclairent la salle principale. Les clochards des basses cités ont déjà plombé la moitié de leur solde hebdomadaire pour s'arrondir plus que la dernière des queues de pelle, et l'ambiance est relativement bonne. Au milieu de tout cela, les yeux masqués par sa chevelure sombre, Harts fixe un papelard, tête baissée. Sa tenue évoque la richesse, son taux de graisse évoque la misère. Suspendue à son oreille par trois petits maillons, sa croix d'argent vient pointer droit vers l'affiche qu'il tient dans ses mains. Ses yeux sont plissés, et il semble songer. A quoi réfléchit-il ? C'est bien à lui qu'il faudrait le demander. Après une minute d'un pesant silence, il relève la tête. Son interlocuteur est un homme blond, à la chevelure courte, et avec un fusil à silex dans le dos. Le sombre avait l'air concentré, pas grave pour un sou, même très détendu, mais il en demeurait concentré.

-T'es sûr de ton coup ?

Demande finalement le brave Harts. L'affaire proposée est assez originale. Ce type est venu à lui, et lui a envoyé, sans dire bonjour, une proposition. Depuis que Harts est partit de son royaume natal, celui-ci est devenu un royaume révolutionnaire, puis un royaume affilié au gouvernement mondial. Actuellement et depuis récemment, il est sous la coupe du gouvernement mondiale, et l'organisme le plus puissant du monde a lancé une chasse à l'homme à Saint Urea. Les révolutionnaires qui ont réussi à fuir après la défaite, et à se cacher dans les basses rues, sont traquées par les Marines d'une part, et les chasseurs de primes d'autre part. Et là, une tête primée, parmi les anciens officiers de Saint Urea, semble être la cible du blondinet. Un individu qui aurait été intouchable il y a quelques mois encore, mais qui, aujourd'hui, a dû voir son escouade, et la quasi totalité de ses soutiens, choir. Un dénommé Hieren est la cible.

-Certain. C'était un des révolutionnaires les plus zélés de son royaume. Il a même pas tenté de se barrer quand ses potes se faisaient exécuter. Il a continué de lutter... Mais jusqu'à présent il a survécu aux escouades de marines, et aux chasseurs de primes.

-Pourquoi moi ?


-On m'a dit beaucoup de bien, de toi.

-Qui ça on ?

-Les criminels que tu as arrêté et qui sont en attente de transfert. La prison du coin est mal sécurisée. On peut littéralement discuter avec eux à travers les barreaux. Encore heureux qu'elle soit juste temporaire...

-Les gars que j'ai jeté en prison t'ont vanté mes mérites ?

-Alors... Ils ont surtout dit qu'ils allaient t'éviscérer et te couper la queue. Mais globalement, il paraît que t'es capable de te taper une quinzaine de gars à toi seul, en tirant trois balles. Il paraît également que tu as une très petite bite.


Il s'en suivit un court silence. Le blondinet fixait le chasseur vêtu de noir, et le chasseur vêtu de noir vidait son godet d'une traite. Ce dernier, le chasseur, pas le godet, replaça ce dernier sur la table, le godet, pas le chasseur. Puis, le noiraud l'ouvrit doucement...

-ça coûte cher les balles.

-Ce Hieren doit être capable des mêmes exploits pour avoir défait des escouades entières.

-Pis il est fluctuant le cours des balles

-Mais à deux, on devrait pouvoir assurer le coup, alors, t'en pense quoi ?

-Surtout que les armuriers du coin font pas de remises...

-Hé, tu me le dis si je te fais chier ?

-Et toi, tu veux juste la gloire ?

-On m'a aussi dit que tu surestimais grandement l'or, et sous estimais incommensurablement le mérite.

-Mh-ok, on a qu'à dire ça. Et c'est quoi ton nom déjà ?

-William... William Singman Enchanté.

-T'as une embarcation ?

-On me l'a volé un jour que j'avais trop picolé, Et toi ?

-Je l'ai perdu un jour que j'avais trop picolé.


C'est en ce jour que débuta une courte mais passionnante aventure, par un dialogue somme toute plus que sommaire. Il est important de noter que le visage de Harts a su rester neutre pendant celui-ci. Il va de soi que ça lui a fait un choc de voir un clampin lui cracher son passé à la gueule, mais la maîtrise de soi, c'est une des premières choses qu'a appris à faire Harts pour survivre. En vérité, au moment d'accepter, il n'avait pas encore énormément réfléchi. Il ne savait pas trop ce qu'il voulait faire. Tuer Hieren ? Non. Peu importe comment ça se goupillera, même si le "cap'taine", comme il aime le surnommer, le charge avec un couteau entre les dents, en gueulant "JE VAIS TE TUER", hors de question pour Harts de faire du mal à son paternel... Un pied dans la gueule passerait à l'extrême rigueur, mais le livrer mort ou vif à la marine, c'est mort. Alors attendre juste que ce con de Singman soit isolé pour lui mettre une balle ? ça suffira pas. Si le blondinet dit vrai, ce gros con de Hieren reste sciemment au cœur du danger. Il finira par se faire attraper. Saint Urea grouille de chasseurs de primes, et évidemment, le vioc, il reste du cul sur sa chaise ! La chose emmerde conséquemment Yupi, mais pas le choix...

"Si j'y vais pas et qu'il y passe, je vais le regretter. 'Fait chier ce sénile. Je vais perdre une semaine à cause de lui."

A ce stade là, le plan est simple. Harts et William vont à Saint Urea. Ils commencent à chercher Hieren. Si ils pataugent dans la semoule, Yupiyakel tentera contacter ses anciens proches. Les anciens orphelins, sa très chère mère... Il a vraiment envie d'éviter de recroiser tout ce beau monde. La nostalgie a une terrible tendance à le gonfler, et rien que penser à l'orphelinat lui fout la gerbe. Alors y aller... Surtout que l'endroit était une place d'organisation de la résistance. Si par malheur, c'est resté dans les petits papiers des révolutionnaires, et que les marines sont tombés dessus, l'endroit et tous les habitants auront été réduits en cendres. Une fois Hieren retrouvé, il faudra abattre Singman dans le dos, et convaincre le cap'taine de sortir son cul du guêpier. Un plan simple, qui prend action à effet immédiate...




Côtes du royaume de Saint Urea, 1505


-SAINT UREAAAAAAAAAAAAAAAAAA-

-TA GUEULE ET RAMES !

C'est l'histoire de deux connards sur une pyrogue ! On dirait le début d'une blague ? Que nenni, c'est le début de l'aventure épique de Harts Yupiyakel et William Singman. Les deux bougres sont sur une longue pirogue à voile, l'un à l'avant, l'autre à l'arrière, à ramer. Ce navire, ou "cette merde" comme aiment à l'appeler les deux idiots, voyage bien quand il y a du vent. Mais dès que la brise devient trop faible, la voile est trop petite pour capter le vent, et il ne reste plus qu'à user de l'huile de coude. Et comme les réserves de nourritures sont limitées, hors de question de faire des pauses en pleine mer. Pourtant, alors que Harts était à l'avant de la pirogue, à genoux, une grande rame en main, à pagayer, parce que réellement ils ont des pagaies et pas des rames, Singman, lui, était tout devant, face à la terre, à hurler son saoul, face à l'arrivé imminente des deux cons sur la plage.

-Putain j'ai cru qu'on y arriverait jamais ! J'ai jamais vu une mer aussi calme ! Je sens plus mes bras !

-Que... QUOI ?! Tu veux que je te rappelle la fois où au bout de deux heures à ramer, je me suis rendu compte que tu boulottais un PUTAIN de melon dans mon dos ?!

-Oh ça va grincheux ! Rappelle moi qui a trouvé cette pirogue ?!

-C'est moi enculé !

-... Merde mais t'as raison en plus. Elle sort d'où ?


Elle est volée. Mais comme c'est une pauvre pirogue à deux berries, la marine n'ira jamais faire de recherche pour cet emprunt.

-Euh... Je l'ai emprun-Ton cul ! Pose ton cul et rames William !

-Ah, ça va !


Le grand blond se retourne, s'avance, passe à côté du pagayeur né, non sans faire tanguer l'embarcation, avant de retourner à l'arrière pour ramasser son outil, et commencer à pagayer. Le duo avait passé quatre jours en mer. Et encore... Ils ont eu de la chance. Le vent aurait pu être bien plus calme que ça. Pendant ce laps de temps, à deux sur une embarcation de sept mètres carrés à tout péter, évidemment, ils se sont un peu rapprochés. Les deux bougres se connaissaient un peu mieux, majoritairement grâce à la grande sociabilité du blondinet...

-Et sinon... C'est quoi ton type de femme ?

-Tu te souviens de la photo de ta sœur que tu m'as montré ?

-Ah ah aaaaaaaah va falloir que je te castre.


Entre chaque coup de pagaie, les deux couillons soufflent lourdement. Harts scrute lentement les reliefs de l'île qui l'a vu naître... Ils sont à l'est de l'île, sur une plage qu'il n'a genre jamais visité. Il regarde les alentours, le coin ne lui est pas familier. Quand il pense que celui qui lui sert de paternel cherche la merde derrière ces murs... Il grommèle doucement, avant d'envoyer...

-Tu sais par où chercher au moins ?

-Bah... On ira à la capitale. Il paraît que Hieren a failli être arrêté pendant la prise d'un entrepôt Mais il aurait fait sauter la poudre qui y était planquée, et il se serait échappé. Depuis, pas de nouvelle. M'enfin c'était il y a une semaine.

-Hé, je peux te poser une question ?

-Non.

-Pourquoi tu l'as choisi lui ? D'accord, la prime est pas dégueulasse, mais vu que t'en veux pas...

-Hé, Hieren, il commence à se faire un nom ! C'est un des rares révolutionnaires de Saint Urea à avoir réussi à pas se faire butter comme un rat, tout en restant actif. Y'a une patrouille à chaque coin de rue, et il gère.

-Donc en gros... Tu veux l'attaquer parce qu'il est sans doutes plus malin que toi ?

-Ce qui le rend dangereux pour la populace, les marines... Tout le monde...


Il s'avérait, et Harts l'avait bien compris depuis qu'il se tapait la pagaie avec lui, que William était de ces hommes ayant un sens de la justice aigüe. C'est un idéaliste en somme. Il exècre toute forme de crime, et ne pardonne pas à ceux qui blessent les innocents. Si il connaissait d'ailleurs Hieren aussi bien que Yupi le connait, il le haïrait comme la peste. Il reconnait que le gouvernement mondial n'est pas tout blanc, mais à son sens, la révolution est une folie. C'est de l'intérieur qu'il faut essayer de faire changer le monde.

-Putain... Je me demande pourquoi le gentil chevalier blond est pas dans la marine...

-Parce que j'aime pas avoir un supérieur, j'aime pas recevoir des ordres, et j'aime pas faire le ménage.

-Oh... T'es donc un branleur au grand cœur ?

-Mauvaise langue... Et sinon, c'est quoi ton type de femme ?

-Tu sais, tu devrai arrêter si tu veux pas que je t'encastre dans la tête des images de ta sœur à p-on a un problème.

-Franchement t'as vraiment pas de race ! T'imagine si moi je parlais de ta sœur ?!

-C'est un gros monstre marin.

-Comment tu parle de ta sœur ?!

-Non à bâbord, connard. Un gros monstre marin à bâbord.

-Mh ? Oh putain ? Si près des côtes ?! Bon... Ben comme on disait mon oncle Jimbo quand il m'emmenait chasser...


Les deux couillons dégainent chacun leurs armes. Une des deux armes de poing d'Harts dans sa main droite, et William quant à lui dégaine son fusil. Les deux visent les yeux. Chez les petits, les yeux se crèvent, les balles atteignent parfois le cerveau, causant une hémorragie mortelle. Chez les plus gros, hé bien ils y perdent juste un ou deux yeux. Dans tous les cas, ils subissent des dégâts assez graves et une douleur assez grande pour abandonner...

-Oh nan putain arrête, je t'ai dit que je la comprenais même pas ta blague pourr-

-OH MON DIEU IL FONCE DROIT SUR NOUS !

La suite, c'est trois balles dans un seul et même trou de balle, et un accostage parfait.




Capitale de Saint Urea, 1505



Il était midi, le ciel était dégagé, les bâtisses de la capitale étaient toutes sans exception bien plus grises que dans les souvenirs du noiraud. La surprise n'est évidemment pas bien grande: il eut été improbable de trouver de la vie et de la couleur dans une ville en pleine purge humaine ! Car fondamentalement, après la reprise de l'île par le gouvernement, c'est ça Saint Urea. C'est une terre en pleine purge, ou on croise plus que de marines et de chasseurs de primes que de civils. Au travers des rues, les deux compagnons scrutent à droite et à gauche. Par ci, par là, des portes sont enfoncées, des maisons sont à l'abandon, tous ceux qui ont vaguement soutenu la révolution prennent pour leur grade. C'est particulièrement remarquable dans les basses rues qui sont nettoyées au gros calibre.

Le duo de tireurs scrute les alentours, arrivant finalement face à un vieil entrepôt écroulé, en cendres. Le bâtiment semble être le seul à avoir souffert de la dernière fuite de Hieren. Il pleuvait ce jour là, l'incendie ne s'est guère propagé. Le blondinet approche lentement l'édifice au sol, plie le genoux, et commence à examiner les décombres, alors que Harts scrute les alentours. Ce dernier se tourne vers son compère, et lui envoie...

-Je vais interroger deux ou trois clampins. Je peux te laisser enquêter ici ?

-Ouai, t'inquiètes.

Singman se releva doucement, claqua des doigts, prit un air fier, sérieux, une pose et une prose impeccables. Ainsi, il dit...

-On se retrouve où tu sais...

C'est ce genre de répliques à la con qui, prononcées avec une voix suave, donnent trois points de charisme.

-La taverne où un type a vomit sur sa femme ?

C'est ce genre de réplique qui retire trois points de charisme quand prononcée avec une voix d'adolescent qui mue.

-Ouai...

-Mh, sois sobre.


Sur ces mots, le chasseur de pognon tourna les talons, et entreprit une marche vers les ruelles. Interroger des gens ? C'est bien ce qu'il comptait faire. Seulement, ce ne serait guère possible avec William. Ce dernier a un énorme défaut: il est vertueux. Les douces méthodes du type en costard ne lui plairaient pas. Yupi scrutait les alentours. Les volets se ferment sur sa route, les gens changent de direction en l'appercevant... A ses armes, on devine qu'il n'est pas un simple civil. Et pour ces braves gens, tout ce qui n'est pas un brave civil est dangereux. Les chasseurs de primes prêts à vendre leur mère pour de l'or, les marines, digne d'une inquisition, les révolutionnaires, qui si ils se font repérer, déclencheront instantanément fusillade et dommages collatéraux dans la rue où ils se baladent... L'ambiance était vraiment lourde.

-J'aime vraiment pas cet endroit...

Murmure-t-il. Il essaie de retrouver d'anciens contacts, des gars qu'il a connu du temps où il était révolutionnaire, mais rien n'y fait. A chaque fois, c'est une porte enfoncée, et une demeure vidée de ses habitants et de ses richesses. Parfois même, l'odeur de sang séché laisse entrevoir les scènes qui s'y sont déroulées. La capitale est vidée d'alliés. L'orphelinat où a grandi Harts se trouve en périphérie de la ville. Mais il n'a vraiment pas envie d'y aller. Il ne sait trop ce qu'il y trouvera, et sans se l'avouer à lui même, il est terrifié par ce qu'il pourrait y affronter. Et puis... Hieren ne serait pas allé se planquer au milieu d'enfants... En fait, si. Il aurait pu. Surtout que ses soutiens en ville sont tombés comme des dominos, à part se planquer dans un orphelinat, il ne devait plus lui rester énormément de solutions. Là encore, Harts le sait. Pourtant, il n'a toujours pas envie d'y aller. Après une heure à chercher, il finit par écarquiller les yeux... Une porte intacte... Une des adresses de ses anciens associés ne semble pas avoir subi de pillage... Le plus probable, c'est que le type ait juste déménagé, mais autant tenter. Yupi approche la porte, frappe par trois fois dessus, et attend. Après une minute, la porte s'entre ouvre, et un trentenaire chauve apparaît. Au départ, le type a l'air sérieux, solide, calme. Il fixe Yupiyakel en silence, le scrutant, se demandant sans doutes qui est ce connard. Puis ses yeux s'écarquillent. Le bougre ouvre sa gueule, et murmure...

-Harts ?

Un léger silence s'installe, et Yupi répond...

-Yo. Je vois que ça se passe bien pour toi. 'Fin bien, t'es toujours vivant, quoi. Ouai du coup on peut dire que tu t'en sors vachement mieux que les au...

-Ta gueule !


Envoie alors le bougre dans un murmure sévère. Une autre voix semble se faire entendre au fond du couloir d'entrée. Une voix féminine...

-Alors chéri, Qui est-ce ?

-Rien, rien. Un type perdu. qui cherche son chemin apparemment. Je vais lui refiler un coup de main et je reviens vite.


Le mastodonte de deux mètres ouvre complètement la porte, se glisse à l'extérieur, face au nabot bien vêtu, et il referme derrière lui. Il croise les bras, s'adosse à sa porte, avant de dire...

-ça fait quoi... Cinq ans qu'on s'est pas vu ? Détail important. Je suis plus des leurs. J'ai une femme, une fille, et je veux surtout pas me retrouver lié à vos conneries. Fais vite, concis, et pas trop fort.

-Mh... Le vieux t'as laissé démissionner ?

-Nah, quand la marine a réinvesti l'île, j'ai volé et cramé tous les dossiers où j'étais évoqué pour masquer mes traces, et je suis juste rentré. Personne va venir m'accuser de désertion, on se planque tous comme des rats. Moi j'ai juste eu l'intelligence de profiter des dernières minutes avant la défaites pour cramer mes traces, là où d'autres ont lutté vainement.

-Donc t'as pas recroisé le vieux récemment ?

-Nan.


Cette dernière réplique était sèche. Le chauve avait un tic. Ses mains se serraient quand il mentait ou ne disait pas toute la vérité. Une chose discrète, mais que Harts avait su remarquer après des années à côtoyer ce luron.

-Mh... Je vais faire simple. Soit tu me dis la vérité, soit je te plombe les deux jambes que tu puisses plus marcher, et je te ramène à la base la plus proche en leur expliquant que toi et ta femme vous êtes des...

-J'ai compris.


Le chauve passa son regard par dessus l'épaule du fourbe. Il aurait bien castagné son cadet, mais la rue n'était pas déserte, et une baston aurait attiré l'œil de la marine sur sa demeure. C'est strictement tout sauf ce que voulait le chauve. Alors plus qu'une seule solution, la reddition.

-Il est venu me voir le soir où il a fait sauter l'entrepôt. C'était la marine qui l'avait débusqué, et en faisant flamber le bâtiment, il a pu s'enfuir. Mais sur la route, il a vraiment pas eu de chance. Il a croisé des chasseurs de primes. C'était pas des p'tites merdes, mais un équipage de vingt chasseurs. Je lui ai claqué directement la porte au nez, alors il s'est enfui dans les ruelles et je l'ai plus revu.

Un court silence s'installe, et le noiraud murmure...

-ça me dit pas où il est allé...

-Tu te fous de moi ? Tu vois vraiment pas ?

-Crache ta pastille...


-Tous les gars de l'unité qui sont encore vivant, ils le sont parce qu'ils lui ont claqué la porte au nez. Désolé de te l'apprendre, mais H... le vieux est à éviter comme la peste. On le sait tous, il a plus d'allié, plus de soutien en ville. Son escouade est morte. Sa priorité en plus de survivre, c'est de reformer une équipe. Tu sais bien mieux que moi comment il s'est toujours approvisionné en soldats quand il en manquait...

Le tireur, en silence, se retourne, et commence à marcher, partant enfin du palier de l'autre déserteur. Le chauve souffle, entendant les mots de son interlocuteur...

-Si tu dis à qui que ce soit quoi que ce soit sur moi, je reviendrais.

-Ce serait à moi de dire ça. Décidément, vous êtes les mêmes, toi et l'ancien...

Le fourbe scrute les rues... Deux choix s'offrent à lui. Soit il va à son point de rendez vous avec Singman, ce qui serait stupide, soit il se rend de lui même à l'orphelinat, ce qu'il n'a pas envie de faire. Mais aller voir William serait stupide: il n'y a qu'une fin possible, la mort de ce dernier. Avec son idéologie à deux balles, aucune chance qu'il laisse Hieren partir. Or, si le plan initial voulait clairement la mort du blondinet, c'est triste à dire, mais Harts s'y est attaché à ce con. Il n'a pas envie de lui faire la peau. Si il doit, ce n'est pas dit qu'il se retienne. Mais il serait très simple d'éviter d'en arriver là. Il suffit juste de tout régler par soi même. Il suffit de ne pas retrouver William au point de rendez vous, de le laisser seul à se saouler, pendant que Harts visite l'orphelinat et jacte Hieren hors de l'île. Simple, précis, sans faille, c'est un plan sommes toutes logi...

-Ah... putain, t'étais... là !

Envoie la voix du blondinet derrière Yupi. L e crétin se retourne, et voit Willi essoufflé, mains sur ses genoux, respirant lourdement...

-Mais... T'es pas à la taverne espèce de trou du cul ?!

-Je... J'ai appris un truc qui pouvou... pouvait... pas attendre. J'ai... j'ai... fait seize rues... en... courant... Pour te... retrouver. J'ai... j'ai demandé... aux passants si ils... t'avaient pas v... vvv...

Alors que ce brave Singman expliquait son périple, Harts mesurait la gravité de la situation... Il était foutu. Yupi devait abattre ce con, dès qu'ils trouveront un endroit isolé. La chose ne lui plaisait pas, mais il devait conserver son sérieux. C'était pour ainsi dire la seule solution...

-J'ai acheté une info... A un vieux... Il a vu Hieren, à l'est, dans la périphérie.


Harts entame alors une marche vive, que William suit sans poser de question. trop empressé de dévoiler ses informations. Mais sans que le blond ne s'en rendent compte, le duo progresse dans une ruelle moins peuplée que celle qu'ils suivent...

-Dans une ferme, à côté d'un champs de blé. Il avait même une photo pour le prouver... C'est pour ça que je l'ai payé d'ailleurs.

Les dents de Harts se serrent. Il en sait trop, et c'est parfaitement évident. Une ferme au bord d'un champs de blé à l'est, et il a vu une photo de l'endroit en plus. C'est clairement l'orphelinat, et l'allié temporaire de Yupi en sait trop. Le protagoniste éfleure de ses doigts la poignée de l'une de ses armes à feu. Il doit juste se retourner, tirer, en une demi seconde, l'affaire est réglée...

-Mais il a déjà vendu l'info à une autre troupe de chasseurs de primes y'a vingt minutes ! Si on traine ils vont le cueillir en pr-

-QUOI ?!

Sous cette info, Harts relâche son arme, se retourne vers son camarade, le visage ridé par la rage et l'inquiétude, et demande...

-Tu veux dire qu'en ce moment, 20 connards armés sont en route pour faire un feu nourri sur l'orphelinat ?!

-Euh... Quel orphelin-

-MERDE !

Beugle le chasseur aux deux revolver, avant de se retourner, d'appuyer sur ses jambes, et de lancer une course effrénée

-H... Hé mais attends !

Poursuivi par le blondinet, le noiraud part en tête de course, à toutes jambes, à s'en déchirer les poumons. C'est très bête à dire, mais il pensait jusqu'à il y a cinq minutes être large. Il n'avait même pas supposé qu'il puisse arriver trop tard, Hieren étant d'ordinaire efficace pour cacher ses traces, et lui même ayant obtenu ses informations uniquement par son réseau sur la zone. C'est donc dans la panique qu'il accoure jusqu'aux portes de la grande ville, entrant dans la périphérie de la capitale, regrettant de ne pas avoir eu le courage d'aller à l'orphelinat plus tôt, alors qu'il savait pertinemment depuis le début que c'était l'endroit à fouiller.

"Putain de manque de couille à la con ! Lylia... Hieren... les demi portions... Crevez pas."





Orphelinat Yupiyakel, Royaume de Saint Uréa


Loin devant, des coups de feu se font entendre. Harts court à toutes jambes, William le suit, quinze mètres derrière, essoufflé. Bientôt, le duo arrive au cœur de l'intrigue. Ils sont au bord d'une colline à la descente particulièrement raide. En contrebas, ils voient un grand terrain vague circulaire d'une cinquantaine de mètres de rayon, coupé sur l'est par les champs de blé. En son centre, une ferme assez grosse pour abriter une quinzaine à une vingtaine d'âmes, dont les vieilles planches qui doivent faire de piètres protections, sont criblées de troues. Autour de la ferme, cachés derrière des rochers, des troncs qui jonchent le sol, et même des ballots de paille, une vingtaine d'hommes, tous armés de fusils, mettent en joug la barraque, et on entend la voix du leader, forte, prononcer à peu près ces mots...

-VOUS ALLEZ NOUS LAISSER RENTRER, YUPIYAKEL, ET NOUS LIVRER LE FUGITIF, OU ON RELANCE UNE SALVE !

Les bougres n'ont littéralement qu'à tirer. Les planches de la ferme sont traversées comme du beurre par les balles, et ceux qui se cachent derrière sont touchés à coup sûr. Pas même besoin de viser. Un avantage numérique et un avantage de position, ça fait le boulot à leur place. Harts n'a que quelques secondes pour réfléchir. William arrive derrière, essoufflé

-Ah... Ah... je... me voilà... qu'est ce que... t'as ?

-Pas le temps... Will, tu m'écoute sans me couper.

Il se retourne vivement. Il envoie alors...

-Je vais foncer dans le tas. Si ils envoient un feu nourris à vingt sur moi, je pourrais même pas sortir un doigt de ma planque. Tu vas rester là, et me soutenir. T'attendras pour ton premier tir que je sois à couvert. Quand je te balance ma veste, t'envoies un tir de suppression sans économiser les balles. Après... Butes en autant que possible. Dernier truc important. Tu épargnes le type le plus proche de moi.

-Hé ! Ho ! On parle d'abattre des chasseurs de primes, là ! On va pas buter des gars parce qu'ils ont été plus rap...


-C'est un orphelinat. Cette ferme est un orphelinat. Je te passe le détail, mais c'est sur des gamins et une femme au foyer qu'ils ouvrent le feu, là.

Harts dégaine l'un de ses deux révolver, tout en retirant sa veste, la tenant du bout de sa main gauche, alors que sa main droite tient fermement son arme.

-A toi de juger. Si tu refuse d'abattre des hommes parce qu'ils sont du bon côté de la loi, tu peux partir, je t'en voudrais pas. Si tu pense que sauver des gamins passe au dessus d'épargner des types armés, alors dégaines.

Sans attendre ni confirmation ni question, Harts bondit dans la pente ardue. Il glisse littéralement sur plusieurs mètres, le long de celle-ci, emportant nombre de caillasses avec lui. Sa veste virevoltait au fur et à mesure qu'il accélérait, les yeux rivés sur ses cibles. Sous ce brouhaha et étant donné que l'équipage ennemi n'a pas ouvert de nouvelle salve, Yupiyakel est instantanément repéré. Plusieurs hommes se retournent vers lui, et le mettent en joug, dont un beugle, dès que le noiraud est arrivé au pied de la colline...

-Lâche ton arme ! T'es qu...

Pan... Si, si pan dans sa gueule, qu'il lui a fait le Harts. Une balle directe dans le crâne...

-Un...

Murmure-t-il, en bondissant derrière le premier rocher venu, alors que les balles commencent à siffler au dessus de sa tête. Son rocher n'est pas solide. Fracturé de toutes parts, les balles font s'envoler des morceaux entiers de celui-ci. Il est assez épais. Il remet une balle dans son barillet...

-Zéro...

Murmure-t-il à nouveau. Il tient fermement son arme, les balles se fracassent contre sa seule protection. Dans sa tête, les calcules approximatifs se font vite...

"vingt... non, quinze secondes avant que les premières balles ne traversent."

Une balle se tire alors non pas d'en face, mais de derrière Yupiyakel. William a ouvert le feu, et abattu un des tireurs.

-Y'EN A UN AUTRE LA HAUT !

Hurle un des membres du groupe adverse, alors que Harts se relève de sa couverture. En un battement de cil, il fiche deux balles dans ses ennemis, puis plonge à nouveau sous son rocher...

-Deux...

"dix secondes..."


Les balles recommencent à fuser sur lui. William attend le signal. Harts quant à lui, attend... Il attend qu'assez de balles aient fusé. Il attend que ces tarés qui essaient de briser sa couverture soient obligés de recharger. Les tirs sont trop nombreux et rapides pour les compter. Surtout qu'il ne connait pas la capacité de leurs chargeurs.

"cinq secondes..."

Une goutte de sueur perle sur son front. Est-ce le bon moment ?

"quatre..."

La cadence de tirs sur lui semble faiblir...

"trois secondes..."

Ses estimations sont approximatives et imparfaites. Déjà, une balle traverse le rocher, littérallement sous le nez de Yupi qui en sent le souffle. Une autre derrière lui...

"deux... GO !"

Harts arme son bras gauche, et jette sur la droite du rocher sa veste. Virevoltante, elle attire l'espace d'une seconde une dizaine de tirs. Une distraction ? Non... Un signal. William obéit aux instructions, et envoie une rafale. Il envoie tous les tirs que son arme peut enchaîner, aussi vite que possible, au dépend de la précision, ne blessant mortellement aucune cible touchée. Certains ennemis rechargent, d'autres sont à couvert à cause du tir de suppression... ça réduit largement les chances de crever. Harts bondit par dessus son rocher, abandonnant sa protection. Et comme il l'avait ordonné, l'adversaire le plus proche de lui était bien vif. William ne l'a pas visé, et heureusement qu'il a écouté. Car c'était le seul que Yupi pourrait atteindre sans trop de danger.

Dans sa courte course, il voit un ennemi se relever de sa protection, comprenant le tir de suppression. Mais ce dernier n'aura pas le temps de le mettre en joug. Harts aligne son viseur sur sa gorge, et la cible est transpercée...

-trois...

Deux autres se relèvent, ayant quant à eux le temps de mettre en joug Yupi qui, dans sa charge, sent une balle le frôler, lui griffant la joue. Il tire sur le premier, raide mort. Puis il flingue le second de deux balles dans le torse...

-Quatre, cinq, six...

Enfin, il arrive face au plus proche des tireurs. Ledit tireur qui se lève, et est fort surpris de constater que pendant les six secondes où il est resté à couvert, sa cible est passée de planquée derrière un rocher à un mètre de lui, en pleine charge. Pas d'hésitation. Harts lui envoie un coup de pied dans le torse, projetant le type de sa propre planque. Il rengaine son premier revolver, et dégaine le second. Dans sa charge, il a suivi le pauvre type qu'il a projeté. Pauvre type qu'on appellera le type à la crête, pour raison capillaire. Mais Yupi ne va pas l'abattre. Le type à la crête fait une roulade en arrière en se réceptionnant, il retombe sur ses deux jambes, et voit que Harts est à nouveau face à lui. Harts, lui, voit que pendant que William rengaine, des connards se relèvent les uns après les autres, prêts à faire un feu nourri sur lui. Il est foutu ? Que nenni. Le type à la crête lève son fusil, voulant envoyer un coup de crosse au visage du jeune homme au double revolver. Jeune homme qui esquive, se propulsant en avant, et passant juste en dessous de la crosse, envoyant un coup de genou dans l'abdomen du type à la crête. Le bougre fut estomaqué, tombe à genoux... et Harts se mit à genoux à côté de lui. A cet instant, la moitié des assaillants comprirent le problème.

Harts se planquait derrière un bouclier humain. Derrière un rocher, ils pouvaient faire un feu nourri et profiter du nombre pour lui faire la peau. Derrière un de leurs camarades... Aucun n'est assez taré pour faire feu nourri sur un de ses amis. Tous les connards à la droite de Harts ne pouvaient pas tirer, étant donné que le type à la crête était précisément entre eux et le fourbe. Quant à ceux de gauche...

-Un, deux, trois, quatre...

Une balle, un mort. Ils rendirent bien les tirs à Harts, mais c'était trop complexe de le toucher. Yupi bouge pas mal, précisément, il semble anticiper où les tirs vont aller, et impossible de lui tirer librement dessus: il y a leur pote derrière. Si ils ratent un tir trop serré, c'est le type à la crête qui déguste. Type à la crête qui dégaine un couteau de chasse, tenant la lame vers le bas, et tentant de surriner Harts avec. Harts place son avant bras droit sur le coude du bras armé, le bras droit, de son adversaire. Il saisit le creux de l'articulation de sa main gauche, pointant le canon de son arme vers le crâne du pauvre bougre. Le gars à la crête a un moment d'absence à cause de la peur, du frisson face à la mort imminente, mais Harts ne l'abat pas. Il le tire à lui en le relevant, passant de l'autre côté de celui-ci, pointant les survivants de l'autre côté et...

-cinq, six...

Là encore, résultat sans appel. Finalement, face à l'hésitation de ses hommes à tirer, le chef de cet équipage beugla...

-FEU NOURRI ! Abattez les tous les deux ! C'est un ordre !

Chose qui ne plut à aucun chasseur, mais ils se faisaient dégommer. Ils ont perdu douze de leurs hommes en une minute, plus de la moitié. Réagissant au quart de tour, Yupi saisit le bras du type à la crête qui, en entendant cet ordre, s'est figé, tétanisé par la crainte et la panique. Il le tire à lui, et place le type sur son dos, avant de se mettre face au moins fourni des côtés. Il saisit son fusil, normalement chargé à bloc, et commence à faire feu face à lui. Les balles pleuvent. Derrière lui, les chasseurs tirent sans retenue, mais toutes les balles se figent dans le corps du type à la crête qui manque d'être arraché de la prise de Harts. Il le tient en ayant enroulé ses bras autour des siens, les mains occupées par le fusil. Il tire en face de lui, et Harts a du mal. Il abat un type, puis deux... Puis une balle se fiche dans son bras gauche. Il replie son bras sous l'effet du choc et de la douleur, avant de redresser son fusil, et de tirer à nouveau, abattant le troisième et dernier ennemi de ce côté, tout en recevant une nouvelle balle dans le même bras. Dans son dos, les balles continuent de pleuvoir. Tout ce qu'il peut faire, c'est tenir bon. Résister tant que le corps du type à la crête retient les balles, et ce malgré qu'à chaque choc, Harts manque d'être envoyé à terre, par le poids des balles, et son bouclier cadavérique manque de lui être arraché.

Finalement, les tirs se turent... William aura fait sa part, abattant un à un les chasseurs restant. Un d'eux prend la fuite. William l'aurait laissé fuir... Mais Harts se retourne en sentant les tirs cesser, laissant tomber lourdement au sol le type à la crête, il place le fuyard dans sa ligne de mire, et fait feu.

L'escarmouche est terminée... Yupiyakel et Singman ont vaincu.




William, au pas de course, descend la colline, arrivant vivement vers Yupi. Ce dernier, debout, fixe l'orphelinat. Ses sourcils sont froncés, ses dents serrées. Il entend la voix de son camarade derrière lui...

-Merde, ça va ?! T'es blessé ?!

Harts l'ignore parfaitement, et approche la grande porte de la ferme. Elle est criblée de trous. Il la scrute une seconde, prend une grande inspiration, et dit d'une voix forte et ferme...

-Je suis... Harts Yupiyakel.

Tous les pensionnaires de cet orphelinat reçoivent ce nom. "Yupiyakel". Harts s'est annoncé pour que, si un bougre se tenait derrière la porte, prêt à flinguer le premier entrant, il se ravise. Mais d'un côté... Il espérait vraiment se prendre une balle en ouvrant cette porte, parce que ça voudrait dire que la prédiction qu'il a en tête serait fausse...

"Tires..."

Il place sa main sur la poignée, et la tourne doucement...

"Tires..."

Il ouvre la porte, une odeur nauséabonde se dégage...

"Tires bordel !"

Et en ouvrant la porte, sa prédiction se réalise...

"Ils sont... tous morts."

Il avance alors, l'air médusé, entre les cadavres. Ses pieds s'encastrent dans d'épaisses tâches de sang, et il arrive face à un visage. La mère Yupiyakel. Il s'accroupit face à elle, place de doigt sur sa gorge, sans pouvoir trouver de poul...

-Dis... Harts, je me pose une question depuis tout à l'heure. Comment... Comment t'as su que cette ferme c'était un orphelinat ?

Sans lui répondre ni même le regarder, Harts passe au suivant. Il voit une jeune fille au sol, cheveux blonds, environs douze ans. Il en est sûr... c'est celle dont il a abattu les parents.

-Harts... t'es jamais venu ici, pas vrai ?

-William. Elle respire encore. Certains respirent... Cours chercher un médecin... s'il te plait.

Singman fixe une seconde Yupi, puis, dans une flaque rouge, voit le reflet de l'air profondément perdu, choqué par la scène, de son interlocuteur, tout en l'entendant commencer à lâcher quelques grognements de douleur. Ce n'était pas de la douleur physique à cause des blessures, mais pire. Will se recule, et part au pas de course vers la ville, laissant à Yupiyakel la liberté d'éclater en sanglots. Il a bandé les plaies de chaque blessé, déchirant sa propre chemise. Il a essayé de stabiliser tous ceux qu'il pouvait. Il en oublia même de soigner ses propres blessures, La fatigue commençait à le dominer. Il monta lentement les marches, arrivant à l'étage. Il approcha la plus grande chambre de la demeure, et en ouvrit la porte. Sans surprise, il vit un homme. Hieren. Le bougre était allongé dans son lit. Harts l'approcha doucement... Il avait des signes de malnutrition, d'hémorragie sévère, ne réagissait pas, mais son coeur battait...

-Un coma ?

Murmure alors le jeune homme, avant de reprendre, d'un air faussement amusé, et réellement désabusé...

-C'est ça, ton excuse ?

Le jeune homme sent les muscles de son visage se crisper. Il frappe le mur du poing, se penche sur ce corps inerte, le soulève de son bras gauche, celui là même qui a reçu deux balles. C'est par le corps qu'il prend Hieren, le relevant, et beuglant...

-T'ÉTAIS CENSÉ LES PROTÉGER ! TOUS LES PROTÉGER ! ET TA PUTAIN D'EXCUSE POUR AVOIR ÉTÉ ABSENT, POUR PAS AVOIR ÉTÉ LA QUAND ILS SE SONT TOUS FAIT FLINGUER, C'EST UN PUTAIN DE COMA ?! POURQUOI T'ES VENU JUSQU'A EUX ?! POURQUOI T'AS PAS ABANDONNÉ AVANT ?! SI T'ÉTAIS PAS FOUTU DE LES PROTÉGER, T'AURAI DU T'ALLONGER DANS UNE RUELLE ET RESTER A CREVER ! RAMENE LES ! LILYA, JULIETTE? ARTHUR ! RAMENE LES TOUS ! LA GAMINE DONT T AS FAIT SAUTÉ LES PARENTS CREVE, LA ! ELLE CREVE AVEC UN FLINGUE DANS LA MAIN ET UN TROU DANS L ABDOMEN ! POURQUOI ELLE A DU PRENDRE CETTE BALLE ?! POURQUOI T AS PU VENIR ICI, MAIS T'AS PAS SU RESTER DEBOUT UNE JOURNEE DE PLUS ! POURQUOI T'AS VOULU RESTER ?!


Hurle-t-il de toutes ses forces. L'épuisement prend le dessus, il tombe à genoux, sa voix faiblit de plus en plus...


-T'AURAI PU TE TIRER DU ROYAUME ! T'AVAIS FORCÉMENT UN NAVIRE, UN PLAN DE SECOURS ! CA FAIT PLUSIEURS MOIS QU'ILS ONT ROMPU LE BLOCUS ! T'ÉTAIS PAS OBLIGÉ DE RESTER A LUTER POUR UNE GUERRE PERDUE DE MERDE ! T'ETAIS PAS OBLIGE DE LIER MAMAN A CA ! T'ETAIS PAS OBLIGE DE TOUS LES LIER A CA ! T'AURAI DU ABANDONNER ! POURQUOI TU T'ES ACCROCHÉ ?! A QUOI CA T'A SERVI ?! SI TU SORS DU COMA TU SERAS SATISFAIT ?! J'AI CAUSÉ A UN DESERTEUR ! IL VOUS A LÂCHÉ ! ET TU SAIS QUOI ?! IL A SU PROTÉGER CEUX QU'IL AIMAIT LUI ! TES DISCOURS A LA CON SUR L'HONNEUR ! SUR CE QUE CA APPORTE ! ILS SONT OU ?! Ils sont où. Ils... sont...



C'est le dernier souvenir de l'adieu à son paternel de Harts... A son réveil, il était dans une chambre d'hôpital. Ses armes, sa veste trouée, et la prime de Hieren étaient siennes. Avec ça, un message d'un chasseur de prime qui a dû partir pour d'autres voyages. William, qu'il s'appelait. Un message à la con, qui pouvait se réduire par "sois fort". C'est une histoire que n'apprécie pas Harts. Et c'est sans la prime qu'il quitta l'île, à la rame. On dit cependant que, dans la même soirée de son réveil, quelques orphelinats ont reçu des donations anonymes, ceux dans lesquels ont été dispatchés les survivants. Les pensionnaires Yupiyakel.

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Mar 11 Jan - 14:44


Présentation et premier RP
A lire attentivement !



TEST RP :



Français 9/10
Présentation 1/2
Cohérence 3/3
Ecriture 8/10
Originalité 7/10
Appréciation du rp 12/15
Total 40/50


Pourquoi du jaune sur blanc? C’est la première chose que j’ai à dire, vraiment. Pourquoi m’avoir infligé ça, tout ce que je voulais, c’était noter un test RP tranquillement. Parmi toutes les couleurs que tu pouvais choisir, il a fallu que tu prennes une couleur qui m’a fait surligner tout les dialogues de Willian. Bon, ma crise de nerfs est passée (pas le point de présentation en moins, comme c’est un PNJ important du test, il parle beaucoup), donc on aborde les vrais commentaires.

Objectivement, c’est un bon test RP. Quantitativement comme qualitativement. Aucun souci particulier de cohérence, c’est bien écrit, franchement, il y a très peu de points négatifs à relever. Tout d’abord, j’ai retiré un point de français pour ce que je qualifierais moi-même de pinaillage. Un oubli de majuscule par ci, une contraction non effectuée par là, bref, tous les petits défauts oubliés. Un point de présentation pour ce jaune sur blanc qui m’a fâché avec mes yeux. Niveau originalité, sans être la panacée, c’est une histoire bien écrite, et tu arrives à remplir le sujet sans pour autant te salir les mains d’une façon intéressante. Bref, que dire de plus, j’ai apprécié lire ce test, et ça se ressent sur la note.

Te voilà donc validé niveau 16 avec 0% de ta barre d’expérience. Il ne te reste plus qu’à aller remplir les recensements ci-dessous et faire une fiche technique avant d’aller pouvoir gambader dans les verts patûrages du RP.

https://www.op-seken.com/t2651-rescencement-de-lieu-d-histoire
https://www.op-seken.com/t659-recensement-des-wanteds
https://www.op-seken.com/t379-liste-des-avatars-recensement
https://www.op-seken.com/f12-fiches-techniques

Bon séjour sur les mers d’OP Seken !



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