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Jiles Tagnoibus [En cours]
Jiles Tagnoibus
Jiles Tagnoibus
Messages : 1
Mer 15 Déc - 10:39

Jiles Tagnoibus



  • Nom : Tagnoibus
  • Prénom : Jiles
  • Surnom : -
  • Âge : 44 ans
  • Sexe : Masculin
  • Race : Humain
  • Lieu de naissance : Powder Island
  • Camp : Cipher Pole
  • Métier : Aspirant au CP 7
  • FDD / Arme : Un mousquet hermétique dont la poudre ne mouille jamais. Comme tout mousquet dans One Piece, il peut tirer plusieurs balles d'affilée (six en l'occurrence) avant d'être rechargé.
  • Équipage : Aucun
  • Buts / Rêves : Être en position de pouvoir, être celui qui dicte


Description Physique



La journée commence. Je sais pas quelle heure il est ; il est heure qu'il faut, voilà tout. L'odeur de tabac, elle me colle à la peau autant qu'elle imprègne les murs. Rien de tel pour me suggérer d'allumer la première tige de la matinée. À supposer qu'on soit le matin.

J'ai beau me débarbouiller, l'odeur de tabac émane de moi comme si j'en étais fait. Pour ce que ça aurait d'étonnant après 30 ans de clopage...
Lame en main - pour me raser celle-ci - je regarde ma petite gueule dans le miroir. Ça vaut tous les paysages du monde. Une gueule bien carrée et burinée, là, juste devant moi. Mal rasée pour l'instant certes, mais ça ne saurait durer. Je l'aime bien cette petite gueule de vieux beau. Dehors, quand je m'active, y'en a un paquet qui aiment pas la croiser, mais je suis sûr qu'ils savent en apprécier les indéniables vertus esthétiques.

C'est pourtant bien vrai que j'ai un sourire ravageur. Je fais pas tomber ses dames avec cela dit. Dans ce sourire, y'a des relents de confiance en soi exacerbée et de cigarette. Quand je souris, j'agace. Et bonne nature comme je suis, je souris tout le temps.

Dire qu'à quarante balais révolus j'ai pas perdu mes cheveux. Courts, sombres et naturellement ondulés, ils ont l'air joliment arrangés même quand je néglige de leur passer un coup de peigne. Une jolie devanture comme la mienne, ça s'entretient toute seul. Je fais mon âge, y'a pas à chier, mais mes quarante-quatre ans, je les porte foutrement bien.
Le constat est clinique, indéniable ; j'ai une bonne gueule de squale à l'ancienne.

Mes deux billes bleues pochées et usées, je les garde pas longtemps à l'air frais. Une paire de binocles noire et hop, la fatigue ne paraît plus sur ma trogne. Y'a pas à dire, ça me va bien. On jurerait que les lunettes de soleil font partie du bonhomme. À croire que je suis né avec après avoir brassé hors des muqueuses et des morpions.

C'est pas le tout d'apprécier le paysage, il faut encore bien d'habiller. Il paraît que ça fait pas le moine, mais le mien d'uniforme, il trompe encore bien son monde. Taillé sur mesure s'il vous plaît, et avec vos impôts je vous prie. Le costard du Cipher Pol, ça fait frémir quand on le voit mais ça fait du bien quand on le porte. Parfaitement taillé pour dessiner ma charpente, le froc me tombe droit sur les chaussures.
À défaut d'avoir la classe, avec des fripes pareilles, je la simule bien.

C'est nickel. Mon mètre soixante-quinze - je suis un peu trapu ouais - est bien paré. Un petit coup sur les épaules pour faire jarter les pellicules et on est bons. Je suis bon. Je suis même excellent.

Sur ce constat objectif et incontestable, voilà que je quitte ma cabine. Ma démarche est aussi souple et déliée que peut l'être mon esprit. C'est pas parce que je tapine pour la Sainte-Mouette que je me dois d'avoir un balai dans le cul après tout.


Description Mentale



- Sans désapprouver catégoriquement, disons que je n'adhère pas.

- Oh docteur... vous allez pas me refaire le coup.

Dès lors où il s'agissait de recruter du nouveau linge dans la maison CP, les dossiers étaient diligemment examinés par un officier de Marine ; un agent de liaison du Cipher Pol. Celui-ci devait agir comme garde-fou et éviter que des profils trop excentriques n'infestent la charpente du GM. Aurait-on abandonné la charge de l'examen au Cipher Pol uniquement que la crémerie aurait fourmillé de criminels. Les truands faisaient les meilleurs agents, cela était de notoriété publique. Le CP, après tout, était un milieu de canailles sans vergogne mais avec le sens du devoir. Et c'est sur ce sens du devoir que le docteur Will ergotait alors qu'il consultait le dossier du dernier candidat passé en revue.

- Commodore, si on me sollicite pour le délibéré, c'est pour mon expertise en matière de psychologie. On peut s'entendre là-dessus ?

- Admettons. Vous lui reprochez quoi à ce.... Ta...gnoi... bus ? Oh ce blase...


- En dehors du fait d'avoir un nom imprononçable ? Tout ou presque.

Le commodore Pannog soupira. C'était presque devenu une routine à force, une manœuvre qu'il répétait à l'envi alors que le docteur s'obstinait à tempérer son enthousiasme.

- C'est pas un enfant de chœur, c'est entendu. Mais un roublard qui a frayé dans la piraterie - sans être primé je précise - et qui a pas peur de se salir les mains... moi je lui passe la bague au doigt et c'est marre.

- Oui, parce que vous êtes un gros con de militaire.

En marine consciencieux et surtout conscient de ses devoirs, le commodore s'abstînt de frapper le docteur après que ce dernier l'ait délibérément provoqué. Il se contenta plutôt de pincer ses lèvres et de croiser les bras, assis qu'il était sur une chaise inconfortable.

- Écoutez-moi commodore ; votre dulcinée, elle sent le souffre. Je sais reconnaître la sincérité quand je la vois. Elle m'apparaît généralement comme une éclaircie ou un soleil radieux pour les plus honnêtes de mes patients. Et avec celui-ci, j'étais perdu en pleine nuit noire.

- Parce que vous faites la météo en plus... de mieux en mieux.

Le médecin, un barbon à la moustache touffue et au crâne glabre frappa du poing sur la table quitte à peut-être s'en rompre les os. Il ne prenait pas l'affaire à la légère.

- Ce Tagn... ce candidat, quand il a répondu au questionnaire et à l'entretien, il n'a pas répondu ce qu'il fallait, mais ce que vous vouliez entendre. Les tests sont faits pour identifier les manipulateurs et là, les résultats que j'ai sous le yeux, ça équivaut à une alerte rouge. Et puis, ce petit côté rogue, sûr de lui-même, à ne jamais douter de rien, ça ne présage rien de bon dans le cadre d'une mission.

- Eh quoi ! Ponctua le commodore les bras et les jambes résolument croisés alors qu'il roulait des yeux. Des intellectuels qui pensent trop, dans nos rangs, on en a un paquet. Ses agents, le Cipher Pol, il faut qu'ils soient incisifs, qu'ils tranchent vite et qu'ils tranchent bien.
Vous, docteur, qui, comme moi, n'avez pas la chance d'être un «gros con de militaire», vous savez pas ce que c'est le CP. C'est pas des assassins ou des espions comme on le dit.


- Ah non ?... objecta Will avec un air faussement ingénu.

- Non, c'est des chirurgiens. Du genre de ceux auxquels on fait appel en dernier recours, quand la maladie est grave. Alors pour pas qu'elle se développe la maladie, faut qu'ils soient rapides et efficaces les chirurgiens. Et ce... ce candidat avec le drôle de nom là, lui, il pense pas. Il envisage, il planifie et surtout, il agit en conséquence.
Vous préférez les têtes bien pleines, moi j'aime les têtes bien faites. Et celui-là, tout trompeur qu'il puisse être avec son sourire de crooner vicié, il a le profil.


Sur le fond, le médecin n'avait rien à objecter à cela. Le bon sens d'un militaire - tout gros con pouvait-il être - avait convergé avec la minutie de ses analyses. Mais si le diagnostic était le même pour l'un comme pour l'autre, on ne s'entendait pas sur une donnée essentielle : l'issue de la maladie Jiles Tagnoibus. Quand le commodore l'imaginait bénéfique pour l'organisme, le médecin y voyait un poison lent et insidieux qui rongerait l'institution.

- Votre chouchou mon bon commodore, il planifie pas : il manigance.

- Vous jouez sur les mots.

- Non. Je pense pas qu'il ait à cœur de servir le Gouvernement Mondial. Plutôt ses intérêts.

Une fois de plus, le marine coupa son aîné à force de ne pas supporter une contradiction dont il savait qu'elle était juste.

- Pas à cœur de servir le... ce qu'il faut pas entendre. Parce que vous croyez peut-être que je fais mon boulot pour les beaux yeux de l'amirauté ? Je suis rentré dans la marine pour épater les nanas. J'y suis resté parce que je savais que je faisais la différence.
S'ils viennent pour l'argent, quelle importance du moment que le travail est fait ?


- Ce n'est pas mon propos. Quand on est aussi malin que ce Jiles et qu'on a un passif comme le sien, on vient pas frapper à la porte du Cipher Pol pour un salaire médiocre et un costume tout neuf.

Pensant mieux consolider son argumentaire, Pannog y alla de sa précision.

- Techniquement, avant de venir postuler, il a été informateur pour le CP 2 pendant plus de dix ans.

- C'est rare les informateurs qui vivent aussi longtemps. Fit remarquer très pertinemment son camarade.

- C'est bien la preuve qu'il est doué !

- Doué dans l'art de la duplicité, du mensonge et de la trahison.

Et alors qu'il pensait avoir quelque chose à rétorquer à cela, le commodore se coupa net dans son élan, comme si l'oxygène qui manquait soudain. En un sens, le docteur Will lui avait asséné un redoutable direct rhétorique à l'estomac.
Pannag chercha néanmoins à se rattraper. Du mieux qu'il pouvait tout du moins.

- C'est des qualités propres à un espion vous me direz.

- N'insistez pas, je maintiens mon droit de veto. Cet homme est dangereux.

Contrarié, après avoir trouvé un candidat qui lui plaisait au milieu des profils fades et trop typiques, le commodore Pannag fut frappé par la grâce au moment où il s'y attendait le moins. Il venait d'avoir une idée comme seuls des gros cons de militaires pouvaient en avoir.

- Et si on l'assigne au CP 7 ?

Pour une fois, le médecin ne répondit pas du tac-au-tac. Il se renfrogna et croisa les bras alors que le commodore avait décroisé les siens.

- C'est vrai que les aspirants y meurent à foison...

- S'il est véreux, il finira par se faire prendre entre le marteau de sa hiérarchie et l'enclume de sa mission. S'il a ce qu'il faut, il passera l'épreuve de force et on aura gagné une belle recrue. Alors, il en dit quoi le doc ?

Après une longue hésitation, c'est la mort dans l'âme que le docteur Will renonça à son droit de veto. Ils avaient conjointement décidé de laisser entrer une anguille dans un bassin à requins. Le résultat pourrait être concluant. Cela, à moins que l'anguille ne soit plus furtive qu'ils ne l'avaient espérés.

Histoire

Minimum 30 lignes


Hors Roleplay



  • Pseudo : Jojo
  • Âge : 28
  • Comment avez-vous connu le forum ? : Camarade de RP
  • Un mot à dire ? : Rien à déclarer.


Jiles Tagnoibus
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