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Chidori Shimizu • I am the Sea-dori [En cours]
Penelope Ainsley
Éclats de Rose
Penelope Ainsley
Messages : 156
Race : Humaine

Feuille de personnage
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Mer 8 Déc - 7:34

SHIMIZU
CHIDORI

}

24 ANS • FÉMININ • DEMI-FEMME-POISSON • SHIMIZU ISLAND [NOUVEAU MONDE] • CIVILE • ARCHÉOLOGUE • PONÉGLYPHES • GYOJIN KARATÉ



PHYSIQUE
from dark waters i emerge in bloom
{
On m'a toujours dit que la beauté est dans l'oeil de celui qui observe et, de ce fait, je me suis toujours demandée si j'étais jolie. Et si oui, pour qui? Pourquoi ? Pourquoi pas ? Cette dernière question me fut toujours plus facile à résoudre, évidemment. N'en est-il pas toujours ainsi pour peu que l'on ne soit pas un narcissique en puissance? Alors par quoi commencer, où tourner notre regard pour découvrir ce corps que je préfère tenir loin des curieux? Oui, c'est une piste comme une autre : ma pudeur. Il est très rare que je me dévoile plus bas que le cou ou plus haut que les poignets. J'ai l'habitude des lourds habits de cérémonie, des kimonos de soie au prix inestimable et des peignes de jade qui me tirent les cheveux toute la journée. Il va également de soi que ma peau est très pâle puisque l'on me tint toujours loin des travaux manuels et de l'impact pesant des rayons solaires. Là où je suis née, voir mes pieds nus est un crime que l'on punit de cinquante coups de fouets. J'aimerais en faire une blague, me moquer des valeurs de mon propre peuple pour alléger les choses, mais telle est la vérité de mon existence. Pourtant ils ne sont pas si extraordinaires que ça. Enfin... D'accord, ils le sont je suppose. Rares sont ceux, même sur Shimizu, qui peuvent encore se vanter d'avoir les pieds palmés. Il en va d'ailleurs de même pour mes mains qui s'avèrent ornées d'une membrane translucide s'arrêtant un peu au-dessus de mes phalanges proximales.

Mes habits dissimulent d'autres secrets, d'autres particularités que je qualifierais d'étrangetés et qui, pourtant, ont été savamment préservées au fil des générations par une série d'unions méticuleuses. À certains endroits, plus notamment l'intérieur de mes bras, l'intérieur de mes cuisses et le bas de mon dos, ma peau est différente. Plus épaisse, elle y prend des couleurs opalescentes et, à la lumière de la lune, on pourrait confondre mes écailles avec une multitude de petits joyaux accrochés à moi. Autant dire qu'il m'est impossible de nier mon héritage et ce même si je m'acharnais toute une vie à le faire. Même si j'y parvenais, de toute façon, il me serait difficile d'expliquer autrement que je puisse respirer sous l'eau et y passer autant de temps qu'il me plait sans m'inquiéter de devoir remonter à la surface. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai filé une sale frousse à mes précepteurs en disparaissant des heures durant sans les en aviser.

Tout cela mis à part je ne crois pas être foncièrement unique. Je passerais d'ailleurs bien souvent inaperçu du haut de mon mètre quarante-quatre si on ne s'inclinait pas sur mon passage. Ma chevelure d'ébène est elle aussi quelconque sur ma terre natale, trait partagé par une grande majorité de la population. Si l'on désire me trouver une autre anomalie c'est du côté des yeux qu'il faut s'attarder. De quelle couleur sont-ils ? Un débat qui a lieu bien trop souvent à mon goût dans les parloirs de Shimizu. Tous ont leur petite histoire, leur souvenir mémorable d'une rencontre brève et banale où nos regards se sont croisés le temps de quelques secondes. Si je ne me souviens pas de la majorité des croyants qui se présentent devant moi, eux ne peuvent oublier l'événement le plus culminant de leur vie de foi. C'est devenu si populaire que la couleur que l'on perçoit en mes pupilles sert maintenant à prédire sa chance pour les semaines à venir. S'ils sont gris la pêche sera mauvaise, mais s'ils sont bleus il est temps d'aller faire des affaires car l'argent entrera à flot. S'ils sont mauves l'amour est proche et, pour finir, s'ils semblent noir c'est que la mort frappera bientôt dans votre entourage. J'aimerais, encore une fois, être en train d'exagérer. Maintes fois ai-je voulu leur expliquer qu'il ne s'agit que d'une question d'humeur, d'éclairage et d'autres variables extérieures qui sont complètement quantifiables, mais je ne peux m'y résigner.

Quant aux charmes de la gente féminine, il semblerait que je n'aie pas eu de chance de cet angle à la loterie génétique. Plus plate qu'un poisson lune, c'est ce que dit toujours mon frère pour m'énerver. Est-ce que ça me dérange vraiment ? Non, presque au contraire. On me regarde déjà bien assez en public sans avoir besoin d'en rajouter une couche. Pourtant je fais mine de me renfrogner, de bouder comme si mon ego en était vraiment blessé. Je le fais parce que ça le fait sourire, parce que ça le rend heureux de penser qu'il a fait mouche pour la cinquante-millième fois. Il ne m'en faut pas plus pour prétendre et pour lui rappeler, l'index bien haut, que j'ai au moins de sublimes hanches pour rattraper le coup, mais je ne crois pas être très convaincante. Pas que ce soit très important de toute façon puisqu'au final tout le monde a l'air plat dans un kimono, c'est moi qui vous le dit.

Terminons par les impressions, voulez-vous ? Peut-être est-il un peu tard pour aborder le sujet, mais cela me semble néanmoins important. L'une des choses qui surprend le plus autrui lors des premières rencontre est la profondeur de ma voix. Sans doute s'attendaient-ils à ce qu'une demoiselle aussi petite soit une soprano plutôt qu'une alto, ce que je peux comprendre. D'autres m'ont pourtant déjà dit que c'était exactement ce qu'ils imaginaient puisque je ne dégage pas beaucoup d'énergie, selon eux. C'est que je suis souvent dans ma tête, que je cède facilement à l'immobilité et à l'appel tout puissant de la sieste. J'aime naturellement marcher près des murs, silencieuse et observatrice tel le plus subtil des chats noirs dans la pénombre. Ce n'est qu'en compagnie de mes plus proches compagnons de longue date que je m'anime véritablement, lorsque je me sens en sécurité. Il faut mériter mes rires, mes éclats de voix, mes taquineries machiavéliques et mes caprices de gamine.


MENTAL
it comes and goes in waves
{
J’aimerais que l’on se souvienne de moi. Comment ? Une personne gentille, dévouée sur laquelle on peut toujours compter. Unique peut-être bien, quoi que ma modestie me pousse à la culpabilité dès que j’ose y penser. Tout le monde est spécial et personne n’est plus important qu’un autre, voilà ce que je me répète. Et pourtant je sais que je ne suis pas tout à fait comme les autres. Je suis juste un peu meilleure, juste un peu plus responsable, juste un peu plus intègre et plus mystique, plus vraie. Ce qui est ironique puisque je me considère aussi comme un brin plus faible, plus peureuse, plus empotée et plus imparfaite. Peut-être que l’un ne va pas sans l’autre, que tous ces adjectifs sont les deux faces d’une même pièce.

J’aimerais que l’on m’aime malgré tout. Que l’on prenne le temps de regarder toutes mes imperfections avec une insistance presque vulgaire et que, de l’autre côté de cette expérience crue et effrayante, on m’aime encore plus. Alors je rends service, je garde le sourire malgré les coups durs et je m’adapte à ce qui est attendu de moi. Je suis changeante, m’adapte facilement au flot des choses et courbe l’échine sans mal si cela me permet de préserver la faveur d’autrui. Ironique, n’est-ce pas ? La Mer ne tempère ses élans pour personne et c’est ce qui fait toute sa magnificence. J’ai tant à apprendre de ses vastes étendues profondes et, parfois, je me retrouve à y puiser la force qu’il me manque. Un rebond d’orgueil, de fierté et de détermination qui me pousse à me rebeller, à parler sans considérer les conséquences et à prendre des décisions impulsives que je regrette presque toujours. Mais ça fait du bien, parfois, de se laisser déferler et de rappeler à tous que, malgré tout, j’ai moi aussi mon propre caractère. Certes je peine à l’orienter de manière positive et mes éclats passagers choquent souvent ceux qui ne me connaissaient pas ainsi. La satisfaction, pourtant, est bien réelle. Il y a quelque chose de sublime à se retrouver la tête haute après s’être affirmée sans retenue, qu’importe quels aient été les mots prononcés.

J’aimerais pourtant que l’on comprenne d’où cela vient. D’où viennent ces bulles qui montent troubler la surface lisse de mon âme. C’est toujours la douleur, la tristesse ou la solitude, la peur d’échouer, qui fini par me faire paniquer. Qui finit par me faire puiser en ces réserves cachées d’ego, d’amertume et de rages contenues. J’aimerais que l’on n’y réagisse pas réciproquement, mais bien que l’on comprenne mes véritables intentions. Que l’on m’enlace pour me dire que tout va bien aller, que je n’ai pas à m’en faire et que mes souhaits seront respectés même si je n’hausse pas la voix. Que je suis vue, comprise et aimée, même sans avoir besoin de crier et de serrer les poings, sans avoir besoin de diminuer autrui ou de rejeter tout et tout le monde. Mais ce n’est qu’un rêve tout ça, une improbabilité statistique qui ne risque pas de se réaliser pour moi.

J’aimerais donner à autrui ce que je ne recevrai jamais. Connaissant trop bien mes propres peurs, mes propres manques et mes propres souhaits inavoués, il m’est facile de les voir se dissimuler chez les autres. Nombreux sont ceux qui, eux aussi, auraient besoin qu’on leur prenne la main et qu’on les rassure. Qu’on leur rappelle à quel point ils sont uniques et dignes d’amour. Alors je le fais, je suis cette personne pour eux. Je les aime plus que de raison et j’exprime plus que je ne ressens, simplement pour offrir ce présent qui me sera toujours hors d’atteinte. Qu'importe que je ne sois pas entièrement sincère, j'ai simplement envie de les réconforter. J’ose croire qu’un jour toute cette bonté, tout cet amour me reviendra. Si je suis capable de tant d’affection alors sans doute ne suis-je pas la seule, sans doute d’autres pourront s'enticher de mes insécurités et de mes douleurs. Pour l’heure, c’est à moi de confronter les cyniques, de leur prouver que la bonne foi existe encore et qu’il y a des gens en ce monde qui sont encore fidèles, qui ont des principes moraux et qui se soucient des autres sans attendre qu’on leur offre une médaille.

J’aimerais pourtant les recevoir, ces médailles. J’aimerais que l’on me retourne la pareille, que l’on m’offre du support sans que je n’aie besoin de le demander. Que l’on m’offre des mots d’amour et d’affection sans que je n’aie besoin de supplier. Je compte les bienfaits offerts à autrui et j’attends silencieusement, sans rien dire ou rien laisser fuiter. J’attends que tous ces efforts paient. J’attends que l’on s’extasie devant ma bonté pratiquement divine et que l’on me voue le culte d’adoration qui m’est dû. J’aimerais aussi être un peu plus normale. Me fondre dans la masse et tourner le dos aux inconnus et aux non-méritants. J’aimerais être de ceux qui pratiquent la mauvaise foi, de ceux qui fréquentent le vice sans craindre d’entacher leur âme. C’est qu’ils me semblent toujours si confiants, si épanouis et si forts, si capables. Je les envie au final, mais je les dédaigne aussi. Je préfère croire qu’ils sont égarés, qu’ils cherchent à combler un vide existentiel que je n’ai pas et que, si je les aime juste assez, ils reviendront sur le droit chemin. J’aime croire que la force de mon amour a le pouvoir de changer les gens pour le mieux et que, si je les aime assez, ils me le rendront. Ils m’aimeront aussi. Tels sont les élans de mon cœur dans toute leur splendeur.

Je pourrais en rester là, me contenter de ce survol de cette prédisposition à l'amour que je possède depuis toujours, mais ce ne serait pas me rendre justice. Puis il y a beaucoup d'autres choses que j'aime imaginer assez marquantes pour se graver dans les souvenirs de ceux qui m'auront rencontrée. Comme mon cœur n'a plus de secrets pour vous, c'est vers ma tête qu'il faut à présent se tourner. J'aime apprendre, connaître, découvrir et même enseigner. Les vieux livres poussiéreux sont des compagnons compréhensifs, peu intrusifs et accessibles peu importe l'heure ou la date. Cela fait de moi une personne à l'intelligence très théorique, académique. Ça ne me déplait pas et, pour la majorité de ma vie, ce ne fut pas un problème. Mes sujets favoris sont bien évidemment ceux qui me permettent d'exceller dans les fonctions qui m'ont été attribuées à la naissance il y a quelques vingt-quatre années déjà. L'histoire, les langues, la diplomatie, la politique, la géographie, l'économie, la sociologie et la psychologie sont tous mes favoris, mes petits chouchous dont je ne me lasse jamais. Enfin, non, il m'arrive d'avoir la tête pleine et de préférer respirer, ou encore mieux dormir, mais n'est-ce pas le cas de tous ?

Dans le vrai monde on remarque vite que ma débrouillardise est un point faible. Retrouver mon chemin dans une nouvelle ville ou négocier à la baisse le prix d'un article au marché ne fait certainement pas partie de mon panel de compétences. Les travaux manuels, eux non plus, ne sont pas ma tasse de thé. Je préfère laisser ces choses à ceux qui savent faire pour mieux me concentrer sur les grandes questions de la vie, les petites énigmes rigolotes et les jeux de mots sans importance. Si quelque chose m'est dû alors il me reviendra, telle est ma philosophie. Sauf s'il s'agit du dernier petit four de la pâtisserie du coin, là c'est possible que je songe à faire des coudes. Moi, contradictoire ? Oui, tout le temps. C'est la base. Aussi cérébrale qu'émotive, aussi douce et aimante que revêche ou introvertie. Je vais et je viens au rythme de la houle, me transforme au fil des marées et brouille les pistes à chaque averse. À dire vrai, c'est quelque peu un problème. Je peine à me trouver, à finalement affirmer haut et fort que je suis ceci ou cela puisque, selon l'heure ou l'orientation des étoiles, je ne cesse de varier. Sans doute est-ce pour cette raison qu'il m'est si facile de m'adapter aux autres comme aux situations qui les accompagnent. Je suis le courant, guidée dans les rapides par mon esprit vif à la perspective unique et parfois maladroite.

Tout est plus facile ainsi selon moi. J'aime préserver le statu quo, faire des pieds et des mains pour protéger l'harmonie qui règne ou regarder dans une autre direction lorsque les tensions montent. Pacifiste dans l'âme, j'aime la positivité et l'optimisme, quitte à parfois noyer mes propres envies et besoins pour ne pas gâcher l'ambiance. On m'accuse souvent d'être lâche ou menteuse parce que j'ai préféré faire semblant que tout allait bien. Je me rebute alors, frustrée de voir ce fardeau déposé à mes pieds alors que, s'ils avaient porté un peu plus attention à moi, tous les signes étaient là. Je laissais planer les allusions, plantais les indices sur mon chemin en espérant qu'on les ramasse, mais aussi en espérant qu'on ne les trouve jamais. La confrontation ne me réussi tout simplement pas et donc il n'est pas étonnant de découvrir que je préfère la fuite à la résolution des conflits. Je m'imagine des catastrophes irréparables pour ne pas devoir faire face aux plus simples des problèmes. C'est un véritable défaut et la Mer sait que je regorge de défauts.


HRP
from earthquakes to tsunamis
}

Bonjour bonjour, c'est la nouvelle présa de votre rose préférée ! Deuxième rose préférée ? Troisième... ? Ahem ! C'est encore un peu vide dans l'immédiat, mais je voulais être certaine de pas perdre mon codage après avoir passé des heures dessus. (Si si, des heures, il a l'air simple comme ça on dirait pas, mais je suis nulle alors j'ai mis super longtemps). J'éditerai cette petite section au fur et à mesure de mon avancée dans ma présa. Au plaisir de se croiser inrp !
Penelope Ainsley
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