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Concours d'écriture Noël 2021
Maître-Jeu
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Mer 1 Déc - 0:00

Cette fin d'année s'annonce magique. Vous, petits êtres de lumière, offrez nous votre talent sous au pied du sapin !

Il est temps de rendre hommage à vos talents d'écrivains pour ce concours ! Vous avez carte blanche pour réaliser un texte (Nouvelle, poésie, théâtre, essai ...) qui distraira l'ensemble des lecteurs au travers d'un seul et unique thème commun à bon nombre de concours :
"Les Cadeaux de Noël"

 Vous avez jusqu'au 15 Janvier.

Des lots ! Oui des lots pour les trois gagnants ! Le premier choisit un lot parmi les trois, le deuxième prend un lot parmi les deux restants, le troisième prend le dernier lot !


Spoiler:
 

Maître-Jeu
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Rébéna Té Ra
The Alpha Predator
Rébéna Té Ra
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Mer 22 Déc - 1:50
Le Jour des Jouets
Concours d'écriture
Soir du 24 décembre 1506

La fête battait son plein à Ironfall. Aggaddon observait les habitants se rassembler autour du grand feu tandis que les enfants se ruaient sur les divers stands qui devaient pourtant fermé au terme d'une journée de festivités. Miguel Aligalhierri, historien tout droit venu de Grandline sous l'invitation du mathématicien, discutait avec son voisin de table. Il fallait bien que le Médixès s'occupe en plus de gérer la vie de cette île. Raki et Akira aurait dû rentré depuis belle lurette et les détails du plan récupérer le marquisat étaient déjà bien avancé après tout.

-Chers habitants d’Ironfall, je suis ravi de vous accueillir sur la place principale pour célébrer aujourd’hui le Jour des Jouets. Puisque cette fête nous viendrait de Dwarf Town, j’espère que cela plaira à notre invité, Arfild Vanreight, duc de Svarin tout droit venu de Nordos et habitué à ces coutumes. Je le remercie d’être venu jusqu’ici.

Le concerné fit un signe de la tête pour remercier son homologue noble pour son invitation.

-Levons nos verres ! Famille et convivialité ! récita l'étranger en levant son verre.

-Remercions Paradise ! s'exclama un adulte dans la foule.

Tout le monde s’exécuta en hurlant de joie, les conditions de vie étant bien meilleur ici depuis le renversement de Gunther. Alors que la soirée continuait, que les invités s’empiffraient et que l’heure des cadeaux approchaient, Miguel s’approcha d’Arfild qui ne tarda guère à le remarquer.

-Bonjour. Que voulez-vous ?

-Eh bien … Je suis historien et j’aimerai bien savoir un peu plus au sujet des origines de cette fête.

-Oh. Vous vous intéressez à la culture des terres les plus septentrionales ? Je suis flatté. Mais laissez-moi vous mettre dans l'ambiance dans un premier temps. Actuellement à Nordos, le Red Father, le dirigeant de la principale entreprise du pays qui repose sur une industrie artisanale de conceptions de jouets en bois et disposant d'un partenariat avec la VMS, observe assurément son peuple faire la fête. Grâce aux taxes sur les exportations de jouets, le royaume fait un beau chiffre d’affaire lors de cette période et nous pouvons organiser des festivités comme il se doit en dépit du peu de richesses de notre nation. L’intégralité des maisons de Nordos sont recouvertes de guirlandes et de décorations diverses. Même le Winter's Palace n’a pu échapper à cet habit décoratif événementiel pour célébrer ce qui a été désigné comme la fête nationale de notre royaume. Les sapins sont vénérés durant ce jour et recouverts de boules-lampes à huile tandis que le parc de Sithar émet une vive lumière qui monte dans le ciel et est visible à plusieurs encablures. Les enfants jouent dehors, mais leurs parents ne vont pas tarder à leurs demander d’aller se coucher. Les petits sont bien entendus peu ravis de ne pas pouvoir attendre minuit mais furent contraint de se résigner. L'heure approche. Oui l'heure de raconter ce « Chant de Noël » qui se transmet de génération en génération au sein de notre pays depuis au moins les années 900…



Dans des temps reculés que nous ne saurons nommer, Nordos était dirigé par le terrible roi Fouettard Désatys « Chêne Liche ». Il était reconnu dans le monde entier comme un tyran rivalisant en cupidité avec les Dragons Célestes eux même. Fouettard considérait que tous les biens de son peuple lui appartenait et passait son temps à prendre toutes les possessions de ses sujets.

Né d'un père long-cou et d'une mère longs-membres, résultat d'un croisement entre un longs-bras et une longues-jambes, Fouettard était un hybride de ces trois tribus qui s'était imposé par la force au monde. Il possédait le pouvoir de contrôler les végétaux et sa puissance semblait illimité. Véritable proto-Empereur-Pirate d'un monde en construction, nul n’osait se soulever. La peur, l'effroi, d’être éradiqué par le pouvoir terrifiant du dirigeant enfermaient les esprits. Cependant, dans une petite ferme de Dwarf Town, un bon vieux bûcheron et artisan s'était accompagné d’un groupe de gnomes et de nains. Ils construisaient des jouets pour rendre heureux les enfants de Nordos, tristes de vivre dans la pauvreté et sous la menace constante de leur monarque. Le vieil homme et les siens construisaient également du mobilier pour les parents qui ne disposaient pas des ressources nécessaires à cause des razzias de l'armée. Les enfants surnommaient ce vieillard débonnaire, rondelet et jovial « Nikolaï Claus » ou « Santa Claus ». Il portait une longue barbe blanche, une la houppelande rouge, un ceinturon noir mais aussi un bonnet rouge ornée d’un pompon blanc. Sur ses épaules, un manteau vert à motifs de losanges rembourré de fourrure marron dansait au vent lorsque son traineau, tracté par le cerf Rudolph et les rennes Comet et Blitzen, dévalait les versants enneigés du royaume.

Un jour, Fouettard découvrit l’existence du bûcheron. Il voulut alors mettre le vieil homme à son service et envoya ses troupes réquisitionner l’atelier de Claus. Les gnomes montèrent le traineau tiré par les animaux maudits qui déployèrent leurs ailes et s'envolèrent. En effet, Rudolph avait mangé le fruit du phénix avec lequel il illuminait la nuit pour annoncer son arrivée aux enfants, Comet avait dévoré celui du faucon et Blitzen avait engloutit celui du frelon. Une fois ses amis partis, Claus pu arrêter de se contenir et révéler son pouvoir en congelant la zone. Le chef des gnomes, Lutinius, et son second, Bonlbak, restèrent auprès de leur maître afin d’utiliser leurs pouvoirs du fruit de la neige et du fruit des bonbons pour aider le bûcheron. Le vieillard se dirigea vers son entrepôt pendant que ses camarades gagnaient du temps, mais Fouettard avait déjà fait récupérer tout son contenu pour le faire parvenir à son château et les ajouter aux innombrables richesses qu'il s'était déjà approprié. Le bûcheron traversa forêts de connifères et océan gelé pour atteindre Nordos. La neige tombait alors paisiblement sur la capitale tyrannisée par son despote. L’arrivée de Claus fut remarquée par les gardes qui alarmèrent le Désatys tandis que le bûcheron gela soudainement le palais, couvrant ses bras d'une couleur noir pour briser la glace et laisser Lutinius envoyer une vague de neige recouvrir une partie des pièces de la demeure opulente. Il n’y avait cependant pas la moindre trace du tyran et des jouets volés. En effet, Fouettard stockait ses "collections" dans un vaisseau au sud de la cité.

Santa Claus se dirigea vers l’embarcation sur la mer qu'il avait gelé au préalable en venant en cette contrée. Le roi « Chêne Liche » apparut, sa silhouette élancé, immense, filiforme, sans fin, se plaçant entre son navire et le vieux bûcheron débonnaire. Ce dernier tenta de convaincre le tyran de rendre tout ce qu’il avait volé au peuple, néanmoins Fouettard refusa toute négociation et engagea l'affrontement, bien décider à empêcher quiconque de lui prendre le moindre des biens qu'il jugeait lui appartenir. Le corps du despote se transforma en un amas de conifères qui bougèrent en rythme, ondulant au vent, et se dirigèrent vers Claus qui répliqua en les gelant d’un simple coup de main.

-Lutinius, Bonlbak, allez prévenir les autres d’amener le traîneau.

-Oui Santa !!!
répondit joyeusement le premier gnome.

-FORÊT DU NORD.

Fouettard créa de nouveaux conifères qui entourèrent Claus. Le bûcheron gela les arbres les uns après les autres. Il fit soudainement apparaître d’immenses stalagmites de glace à différent endroits, essayant de transpercer son adversaire avec ceci tout en leur donnant cette étrange couleur noire. Fouettard créa alors une forêt entière sur l'étendue figée dans la glace alors même qu’il esquivait l'assaut de l'homme de Dwarf Town. Tandis que Claus allait tenter de geler l’intégralité de ces bois, les épines des sapins, devenant eux aussi aussi noirs que les ténèbres, volèrent en direction du gentil vieillard.

-MUR DE LA TOUNDRA.

Claus aspira l’air dans ses poumons, puis souffla aussi fort qu'il pu. Le froid dégagé s'étendit en une véritable bourrasque, une tempête qui déferlait sur les environs et ne peina guère à recouvrir par de la glace les épines qui furent relier une à une jusqu'à former un mur de glace orné d’une ribambelle de pointes aussi dur que de la roche. Le souffle glacial continua sa course, venant couvrir la majorité des arbres du « Chêne Liche ». Le despote répondit en faisant émerger des racines qui saisirent Claus aux pieds. Une d'entre elle, sombre comme la mort, tenta de perforer le corps du bûcheron mais celui-ci se transforma en glace et réapparut sur une stalagmite tandis que ce qui avait été son corps précédemment fut brisé en mille éclats. Des plantes émergèrent à nouveau et, parmi elles, Fouettard avait pris la forme d’un chêne colossale dont les branches semblaient tendres vers la voûte céleste, chaque feuille étant comme l'un de ses ongles voulants accrochés et déchirer le firmament pour se l'accaparer. Il utilisa cette multitude de branches pour balayer l’air devant lui et lacéra Claus qui libéra une vague de froid se rapprochant le plus possible du zéro absolu au prix du concentration colossale. Le froid se faisait plus insistant, s'enfonçant jusque dans les veines, jusqu'au cœur des troncs, jusqu'aux âmes.

-MAÎTRE DES FORÊTS

L'arbre gigantesque se brisa, laissant apparaître un autre encore plus colossale, défiant d’une centaine de mètre de hauteur l'intégralité du monde au milieu de la forêt gelée. Le monstre atteignait le sommet de son arrogance, pensant dominer l'univers entier grâce à sa taille surclassant tout ce qui pouvait se dresser sur sa route. Claus ne laissa cependant pas tomber et se concentra. Il frappa le sol avec son poing sombre. Le sol se fissura sur une grande surface, l'eau de l'océan engloutissant progressivement les plaques de glace, la forêt immobilisée dans l'éternité prit avec dans cet étau marin pour se diriger vers les profondeurs. Une armée de guerrier de bois aux formes sylvestres s’élancèrent vers le bûcheron, tenta de se frayer un chemin dans l'agitation de cette mer endiablée. Le vieillard envoya des lances de glace pourfendre ceux qui ne chutèrent par dans les flots. Ces projectiles pénétrèrent le bois et la glace s'instilla jusqu'au sein même de ces végétaux humanoïdes. Claus atteignit ainsi finalement l’arbre géant après s'être débarrassé de cette horde. Néanmoins, cette fois ci, il ne parvint pas à geler son adversaire qui s’en libérait d’un simple mouvement rotatif. C'est alors que des conifères jaillirent de ce qui restait du sol et propulsèrent Claus dans les cieux. Le bûcheron n’eut pas le temps de réagir et se retrouva compressé entre deux branches noires de l’arbre géant.

-La glace a l’avantage sur les arbres, dommage pour toi… murmura Claus. FROID DE LA MORT

L’air de l’interstice entre les deux branches se glaça en un instant. Peu à peu, un véritable iceberg se forma, cristallisant la volonté de celui qui en était la source. Fouettard ne parvenait pas à se libérer de cette emprise qui enserrait deux de ses membres multiples. Il remarqua soudainement que Bonlbak transformait le bas sylvestre de son être en bonbon. Cette prise de conscience fut l’ouverture utilisée par Claus pour créer une lance de glace qui traversa l’arbre et toucha le despote à l'endroit qui correspondait à sa véritable épaule. Les végétaux entourèrent cette ligne qui pourfendait l'espace lui-même. Les deux adversaires se reformèrent alors sur la mer à nouveau gelée par le vieil homme en rouge.

Alors que la bataille allait atteindre son paroxysme, une étoile sembla tombée du ciel pour apporter son aide à Claus. La lumière céleste vint s'abattre sur le tyran qui ne put soutenir la puissance de l'assaut. Le monstre fut alors transformé en statue de glace par l'homme de Dwarf Town qui ne pouvait laisser cette chose poursuivre son œuvre. Les gnomes se précipitèrent alors vers le bateau contenant le trésor du tyran et vinrent l'attaché au traîneau dirigé par les gnomes venus porté l'étoile jusqu'à sa destination. Le traîneau s’envola alors après des efforts intenses des animaux. Le bas de l'arbre géant, transformé en confiserie, également attaché au moyen de transport volant, éclaté en une quantité innombrable de bonbons qui se mirent à pleuvoir sur Nordos. Le navire ne manqua pas non plus d'être relâché sur la place centrale, se fracturant de toute part à l'impact et libérant alors l'intégralité du trésor du despote sur le sol tandis que les coups de minuit commençaient à résonner. On passait alors du 24 au 25 décembre. Le peuple, délivré de la menace qui pesait sur lui, sortit dans la rue et chanta tout en dansant autour du monticule de cadeaux qui se présentaient à eux, Fouettard ayant prit le soin d'emballer chaque bien pour le transport. Lorsque Claus redescendit du ciel, les enfants coururent vers lui en l’acclamant en tant que "Papa Sauveur". Or il s'avérait que dans la langue ancienne de Nordos, Sauveur se disait Noël, donnant ainsi le nom de Chant de Noël à cette histoire.

« Santa » Claus monta sur le trône en lieu et place de celui qui avait perdu et fonda la dynastie qui perdura pendant des siècles et des siècles, sa bonté continuant de protéger notre nation. Cela lui tenait tant à cœur qu'au jour où son heure vint, le Papa Noël confia le bonheur de son peuple à ses gnomes et fit déclara aux enfants qu’il continuerait à apporter des cadeaux pendant le Jour des Jouets tant qu'il y aurait des enfants sages pour les recevoir alors que ceux qui ne s’en montreraient pas digne verraient leurs jouets volés par Fouettard. Alors, depuis, petits et grands se retrouvent lors du Jour des Jouets en attendant que le Père Sauveur revienne de l’Autre Monde avec ses gnomes et son traîneau, dirigée par son cerf et ses rennes, afin de distribuer à tous leurs cadeaux.


-Voilà l’histoire, conclut Arfild.

-Quel légende fascinante, appuya Miguel.

Minuit commença à sonner et le feu d’artifice fut lancé depuis les jardins alors que les invités se dirigeaient vers leurs cadeaux. La joie régnait dans l’air. Partout les tensions laissaient place à la paix en ce jour si spécial. Miguel admira la ville éclairée par le feu d’artifice et ses déclarations. Il fronça les sourcils, cherchant à voir plus clairement. Une étoile filante à la forme étrange sembla traversée la voûte céleste du nord vers le sud tandis que la vois du noble étranger retentit à nouveau.

-Mais êtes-vous sûr qu'il s'agisse d'une légende ?




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I have been grinded down and stopped back up again more times than I can count.
I have been tested daily, weekly, monthly and yet here I am the most relentless person that you have ever met.
Rébéna Té Ra
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Fabius
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Dim 2 Jan - 13:08
Ne me quitte pas, je ne veux plus pleurer, je ne vais plus parler, je me cacherai là, à te regarder danser et puis rire.

Je soupire devant ses paroles dignes d’un enfant de quatre ans et je le repousse avec mon pied, alors qu’il essaye de me retenir, se traînant par terre. En plus, cet idiot risque de déchirer ma robe, en me tenant ainsi, ce qui risque de me mettre en colère.Poussé à bout, je lui marche carrément sur la main pour qu’il me lâche et enfin, il me libère dans un couinement de douleur.

Je le regarde d’un air dégoûté, Fabius a bien changé depuis notre première rencontre il y a des années de cela, du jeune homme vif et plein d’entrain, il est devenu atone, pleurnichard. Je ne parle pas de son physique, il était musclé, endurant comme un jeune étalon, et maintenant, il n’a plus que la peau sur les os, j’ai souvent trop pris de son sang sans lui laisser le temps de s’en remettre et voilà le résultat.

Mais je n’ai guère le luxe de m’apitoyer, ce soir, c’est Noël, et je compte bien en profiter pour changer d’amant. Je sais que ma victime actuelle, est toujours fou amoureux de moi, mais la réciproque n’a jamais été vrais, je me suis servi de lui, le coupant volontairement de sa famille. Je vais donc m’offrir un beau cadeau, un nouvel adorateur.

Mon ancien compagnon, lui se remet à pleurer dans son coin et je décide, avant de le quitter définitivement, de lui faire un beau présent, après tout, c’est Noël. Je le relève et il porte les yeux vers moi, plein d’espoir. Je pousse gentiment ses cheveux et sans plus attendre, je le mords sauvagement dans le cou, le prenant complètement par surprise.

Je me délecte de son sang si sucré et le vide entièrement de son fluide vital, il s’écroule comme une poupée de chiffon. Je n’ai plus qu’à me mettre à genoux et je m’entaille le poignet, avant de lui donner à boire mon sang. Mon ancien chéri agrippe mon bras et je le laisse faire pendant quelques minutes, avant de le repousser violemment, j’ai une soirée et je veux en profiter à fond et non perdre mon temps avec un faible.

Je me relève, mets mon manteau de fourrure blanc et noir, mes couleurs favorites, réalisé avec les chiots que j’ai achetés il y a peu et je quitte l’appartement pour ne plus jamais y revenir, une nouvelle vie m’attend. Toutefois, sur le pas de la porte, je jette un dernier coup d’œil à Fabius qui se tord de douleur sur le sol, le « cadeau » d’un vampire est toujours extrêmement douloureux. Je ne sais pas s’il s’en remettra, beaucoup ne supporte pas leur transformation en créature de la nuit et tombe dans la dépression, alors je lui dis, à voix basse, conscient que je ne le reverrais jamais :

Joyeux Noël.
Fabius
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Mawu
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Mer 12 Jan - 17:43
Rêves sans morale


Il n’avait pas neigé, et pourtant ce n’était pas l’été.
Pas un flocon de neige dans le pré, mais simplement quelques vents biens gelés.

Aux abords d’un village, aux proximités d’un lac, s’étendait la tour d’un mage, et non loin, un hamac.
Magie n’étant point chose courante dans ces lieux, celui qui habitait cet édifice était pour le moins, voire un peu plus, était clairement vieux.
Il avait su s’entourer, néanmoins, avec quelques tours de passe passe, de deux magnifiques bambins, l’un s'appelant Eloin, et l’autre, Alandrasse.
Petit garçon aux yeux marrons, petite fille aux cheveux myrtilles, chacun était emprunt de sa propre magie.

Elles étaient chacune née de fruits qu’il avait su cueillir, le vieillard érudit, des talents assortis à leurs personnalités avait cru bon choisir. Aussi Eloin, le feu, savait-il maîtriser, alors que de son côté, la frêle Alandrasse avait pour elle des contes de fées.

L’hiver était en cours, et la nuit n’allait pas non plus tarder, le vieil homme, avant de prendre route se décida à choisir une histoire qu’il lui fallait conter. Son index malin, dont l’ongle luisait de la lumière de la cheminée, suivait les bouquins, jusqu’à un sur lequel s'arrêter. Il ouvrit l’ouvrage et se mit à l'œuvre, contant milles courages dont le héros fit preuve. Émerveillés, transis et quelque peu apaisés, les bambins couvrirent les joues du vieillard de baisers, lui souhaitant bon trajet, et un bon après-midi.

Seuls enfin sur cette soirée qui s’annonçait tranquille et ensommeillée, les deux enfants se mirent à rêver qu’un événement viennent, en vrille, les émerveiller.
Ils imaginèrent un bonhomme, tout d'abord, gonflé par le souffle de la cheminée, tout de rouge vêtu, après tout, c’était une des seules couleurs que Eloin pouvait afficher. Il était grand, et gros, et fort, et beau, mais avait pour lui également dans sa bedaine, un peu de sagesse, détaillé par sa barbe et aussi, par sa vieillesse.
Pour ne point laisser le vieillard esseulé, Allandrasse, dans un trait d’esprit, se décida de lui former un bataillon de lutins aux esprits aiguisés. Sortant des livres commes des diables en parades, chacun d’entre eux avait, sur son col, une charade. Chacun ainsi était nommé, ici dessin de cygne, et ici, d’araignée.

Ce petit monde bien organisé par nos bambins magiciens, se devait de faire le plaisir d’être de bons comédiens. Point de trêve, point de grêve, point de pause pour leurs proses, chaque élément, dompté, maîtrisé, se devait d’obéir, si l’un échouait, malheureusement, se serait la fin des rires.

Ainsi continua le brouhaha incessant des acteurs, détaillant une histoire que beaucoup d’entre vous connaisse, d’un gros monsieurs, au grand cœur, distribuant cadeaux, et joie, avec beaucoup d’adresse. Il volait de toit en cheminés, sur un grand traîneau de flammes tirés par des rennes, l’un d’eux ayant un charbon ardent comme nez pour guider, sur les nuages, le vieillard, de manière pérenne.

Riant de leurs histoires, les enfants se mirent à écrire, curieux de savoir, si après telle aventure, la vérité aurait pu prendre le pas sur leur pouvoir. Car Eloin comme Alandrasse ne l'ignoraient point, ce qu’ils imaginaient, un jour, toujours, devenait la vérité. Ce bonhomme plein d’affection et d’amour, qu’ils nommaient Papa, serait incontestablement le roi de noël, et ce, jusqu'à la fin des temps. Alors de leur petite plume, pensant à leur famille, et ce vieillard qui les élevait, inscrivirent un seul mot, qui se devait d’être secret.

La lettre tomba dans cheminée, fut consumée, et tous les acteurs à leur tour, suivirent la fumée.

Ce souhait fugace, s'embrasant et partant par la cheminée dans les royaumes des glaces, finirait-il par atteindre le bonhomme qui récompenserait leur audace ? Pour l’instant, seule la fatigue accueillait leur action, mais avant de dormir, il leur faudrait, sans doute, un peu de bouillon . Un peu de soupe, quelques mots pour le cuisinier, et après un bon repas, il leur fallait se coucher.

Murmurant quelques mots avant de s’assoupir, les deux bambins espéraient, en leur cœur, que leur courrier allait aboutir.


La porte s’entrouvrit cette nuit sur ces deux enfants, et sur eux se porta le regard attendri, d’une nouvelle maman. C’était bien le mot que le nos petits mages avaient inscrit, et leur Papa, sans même l’avoir lu, avait su quoi leur apporter en cette fameuse nuit.

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Mawu
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Eden Chapter
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Sam 15 Jan - 1:24


L'esprit de Noël?


Il fait froid. Glacé, même. Le vent rigidifie mes oreilles, qui ont viré pivoine. Pourtant, je suis emmitouflé dans le gros manteau rapiécé que m’a donné maman – paraît qu’il appartenait à grand-papy quand il avait mon âge. Il aurait survécu à la Guerre dedans, et passé les hivers les plus rudes du siècle. Un vrai trésor familial, que ce serait. Pour la guerre moi je sais pas, j’en ai pas connu, mais pour l’hiver en tout cas c’est pas le top. Le truc a plus de trous de mites que de tissu, et les années l’ont élimé au point que t’as peur qu’il te casse dans les mains quand tu le refermes. Les copains ils se foutent de moi, ils me disent que je serais mieux couvert dans une taie d’oreiller. Quand tu vois les vestes qu’ils se tapent, eux. Des trucs, tu peux aller au pôle nord dormir dehors, tu seras bien. Mais bon, moi, j’ai la veste de la guerre de grand-papy, c’est quelque chose quand même.

La neige molle commence à mouiller mes cheveux, ça les plaque sur mon front un peu. Je dois avoir l’air encore plus misérable, tout petit, trempé comme un chien et tremblant dans mes fripes de l’antiquité, tout seul au milieu du trottoir, dans le quartier le plus chic de la ville. Autour de moi, des décos de Noël qui coûtent plus cher que tout ce qu’il y a dans ma chambre combiné illuminent la nuit devant chaque maison gigantesque. Quand je suis arrivé, j’ai passé quelques minutes à toutes les regarder, avec un mélange d’admiration et de dégoût. Là maintenant, j’en ai d’yeux que pour une. C’est tard le soir, les bonhommes de neige sur la pelouse et le traîneau sur le toit sont déjà éteints.  Dedans, on ne voit à travers la fenêtre que la lueur faible de la guirlande du sapin ; les chambres sont déjà sombres.

Je me suis approché un peu. Un tout petit peu. Dressé sur la pointe des pieds, j’ai le visage presque plaqué sur la vitre. Dedans, ça fait toujours autant rêver. En face du gros canapé de velours, l’arbre plus grand que moi trône majestueusement près de la cheminée qui fume encore. Et en dessous… Oh, en dessous. Des dizaines de paquets, emballés dans des papiers de couleur. Y en a de tous les goûts. Des petits, des gros, des longs, des carrés… J’imagine. Je grimace un peu. Je l’imagine déjà, le petit con, revenir lundi et se pavaner avec son camion téléguidé, ou son drone, ou sa nouvelle playstation. Pourquoi j’ai pas la playstation, moi ? Parce que mon papa à moi, il est pas avocat ? Bah non, mon papa à moi il est mort, c’est comme ça. Saleté de gosse de riche. Il va venir courir autour de moi, avec son sourire à la con, me montrer tous ses trésors, « T’as vu, t’as vu ? Eeeh, Maaaarc, t’as vu ? ». Ca m’énerve, ça. C’est pas juste. J’ai quoi, moi ? Rien. Un nouveau pull si j’ai de la chance, et encore, faudrait qu’on pense à moi. C’est vraiment n’importe quoi.

Ca doit bien faire dix minutes que je suis là, devant la fenêtre, à baver devant les beaux cadeaux de ce petit prétentieux, qui a juste eu le mérite de naître du bon côté de la rue. Mais vraiment, c’est quoi ça ? C’est ça, l’esprit de Noël ? C’est ça qu’il voulait, le petit Jésus, quand il est mort pour nos péchés ? Enfin, je sais que Noël, c’est quand il est né dans l’étable, mais on se comprend. C’est ça qu’ils voulaient alors, les Rois Mages ? Et la bonne dame Marie ? Et l’âne ? Je crois pas, non.

L’idée est dans ma tête depuis un moment  déjà quand je me décide. C’est pas méchant, hein. C’est juste rééquilibrer un peu. C’est que de la justice, ça fera plaisir au petit Jésus. Et puis l’autre là, il a tellement de paquets, il va vraiment se rendre compte si y en a un ou deux qui manquent ? Même le papa avocat il le verra pas, il a l’esprit bien trop occupé par ses affaires pour ça.

Lentement, avec toutes les précautions, je pousse la porte d’entrée. Elle s’ouvre sans un grincement : un premier obstacle en moins. Je m’avance à pas de souris dans le couloir, je m’avance vers la porte du salon… Heureusement, on y voit un petit peu avec la lumière du sapin. Et là, paf. Ca devait bien arriver. Le buffet, boum. Le pot à clé, tchic, bam, cling cling cling. Zut de zut de zut. Je me fige, je tends l’oreille. En haut, y a une porte qui s’ouvre, des petits pas qui se font entendre. Zut de zut de zut de zut. C’était carrément pas prévu, ça.

Je rentre dans le salon, ma tête tourne dans tous les sens. Où est ce que je peux me cacher ? Le canapé ? Nan, trop au milieu de la pièce. Le sapin ? Pas la place derrière. La commode ? Je rentre pas. La cheminée ?

J’entends un souffle, je me retourne. Il est là, petite tête blonde, le pyjama rayé, il me regarde avec des grands yeux étonnés. Puis il me sourit.

« Oh, salut Tonton Marc ! Joyeux Noël ! »

Je souffle du nez, me force à sourire en retour. J’essuie du revers de la manche les gouttes de neige fondue qui s’écoulent le long de ma barbe.

Joyeux Noël, petit con.


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Concours d'écriture Noël 2021 WUPhkz9
"Avant moi rien n'était, nul ne fut enfanté,
Hors les êtres crées d'éternelle substance,
Et moi je suis comme eux, car j'ai l'éternité,
Vous qui passez le seuil, laissez toute espérance."

Dante Alighieri, La Divine Comédie
Eden Chapter
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Obra Taton
Le Génie Raté
Obra Taton
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Sam 15 Jan - 20:53
Noël... cette période attendue de partout à travers les îles, de la plus petite îles des Blues au plus profond du Nouveau Monde, tout le monde attends cet instant avec impatience. C'est également le cas pour toi, Invité. Quand cette histoire se déroule-t-elle ? Impossible de le dire, je ne suis que le narrateur, et aujourd'hui, c'est à toi de nous compter ton histoire, ainsi que la manière dont les choses se sont déroulées.
Ce jour-là, tu étais particulièrement impatient de tes fêtes de Noël. En effet, tu avais demandé un cadeau à ce cher père Noël, le grand homme capable de traverser le monde entier afin d'apporter du bonheur à chacun. Qu'est-ce que tu attendais ? Peut-être espérais-tu avoir un cadeau qui te servirait de loisir afin de te détendre ? Une arme afin de te forger au combat pour affronter ce monde difficile qui t'attends dans le futur ? Ou bien alors quelque chose de plus abstrait comme le bonheur, l'amour, ou bien le fait de revoir un proche décédé ? Peu importait vraiment car, alors que tu attendais avec grande impatience cette nuit qui allait refaire ton bonheur, un imprévu se présenta.

Le soleil était couché depuis belle lurette et toi, a ta fenêtre, tu observais le ciel, impatient de pouvoir observer de tes propres yeux cette personne si mystérieuse. Finalement, à force de patience, tu finis par voir celui que tu attendais ou en tout cas, tu supposes qu'il s'agit de lui. Haut dans le ciel, transperçant les nuages et reflété par la lumière de la lune, tu identifies ce qui serait probablement un traîneau tiré par des cerfs. Pourtant, alors qu'il était en train de descendre comme pour vouloir atterrir, malgré un silence absolu, le traîneau sembla subitement éclater dans une grande vague noire, absorbant la lumière autour d'elle, ne provoquant pas le moindre bruit, excepté celui d'un véhicule de bois qui finit par s'éclater au sol tandis qu'une forme étrange commençant à descendre du ciel en direction du véhicule détruit.

Bouleversé par ce que tu viens de voir, comme réagis-tu ?

Tu rentres chez toi pour dormir:
 

Tu te précipites dehors pour aller à son secours:
 
Obra Taton
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Shura Emberys
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Dim 16 Jan - 0:00

Conte d'un autre siècle

À bien des âmes, il fut donné le don d'aimer,
Un cœur pour ressentir, chérir, goûter : de cet irrésistible besoin
Auquel la chair répondant, offrit des bras pour enlacer,
Elle donna des yeux, pour contempler l'horizon si loin,
Des mains, pour couver, frôler une peau où l'humidité
Elle, avait laissé ses traces d'allégresse et de gaité ;

Et de son contraire, la haine, fut celle qui combla,
Par la hardiesse ou la colère, tu la vis – elle domina
L'esprit, les pensées des tiens, les assiégea de fer

De poudre ; elle peignit les mains de la guerre
Le sang gonfla son ire, de la chaleur de ta vie,
Asservie, elle ne le fut : que par l'ode chantée
par un fusil,
par le murmure d'un collier

Pour toi, ô peuple ancien,
De la première offrande qui te fut donnée, tu obtint
La grâce rare et divine des Célestins :
D'un secret devant être gardé, une loi fut enfreint,
On lui donna l'ordre de la justice, la victoire,
Tout autre sens que celui du devoir.

De ce qui fut ton âme, tes sigles,
Leurs traces devinrent fragmentées, ton héritage
Fut parsemé, enivra, tant d'autres peuples, tant d'îles
Tandis que le bois des mots couvrant tes pages
L'encre, l'hymne signant tes ouvrages
Devinrent l'amant amer des cendres
De la nature, des tiens que l'on ne pouvait vendre

L'éclat de la destruction mua ta voix,
En ce soupir, cette trace laissée
Pour qu'un jour : une âme à qui il fut donné,
Le don de savoir, la candeur de la foi,
Ne soit amenée un jour à te retrouver,
à enlacer, cet enfant à l'innocence arrachée

Au soir de décembre, on se voulu se souvenir,
De ce que d'autres subirent,
De ce qui fut autrefois là, caché,
dans cette terre assiégée, abandonnée

Mais ton oubli, il fut contraire à ta fin : car,
Dans la neige forgée de tes membres, le cri des canons
trancha ta chère Ohara, essouffla ses poumons
Jusqu'au seul hurlement de tes lamentations ; hagard
Tu ne pu te repaître, que du seul cadeau qui fut tien
Les larmes, reprises à la gaité,
Ton corps, repris à la chaleur de l'aimé,
Et l'ombre laissée, servile, d'un astre mourant à son déclin.



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THE ETERNAL CONQUEROR







SHURA EMBERYS


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