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[FB] Le rouquin et la vampire ( Pv Vesper )
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Ren Tao
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Ven 30 Juil - 4:02
Kidnapping




On dit souvent que le savoir, c’est le pouvoir, et aujourd’hui, nous allions en avoir une preuve indéniable. Suite à diverses enquêtes, Ayabusa avait mis le grappin sur un nom. Une certaine Ahriman. Si cette dernière n’était pas la plus connue malgré son rôle d’ingénieur, c’est surtout le fait qu’elle soit une « noble » qui avait intéressé l’ex-mouette. Une noble serait sans doute une belle monnaie d’échange et un moyen d’obtenir une belle somme d’argent. De ce fait, suite aux informations que nous arrivions à dégoter, nous mîmes en route un plan pour l’intercepter en pleine mer ! Les préparatifs étaient peu nombreux, mais les moyens déployés seront sans doute surprenants pour des gens comme eux. Loin de savoir si celle-ci voyageait normalement ou si elle était escortée. De ce fait, nous avions même prévu de nous déguiser en navire marchand pour approcher de l’objectif et en temps voulu, montrer nos couleurs. Mais la plus grosse surprise viendrait de sous les mers.

Bref, les préparatifs se faisant jusqu’au jour J, quand le jour se leva, il ne restait plus qu’à veiller à voir à l’horizon le ou les navires se mouvoir sur l’eau et … agir. Chacun étant sur le qui-vive, je laissais Ayabusa faire vigie et nous prévenir quand le moment M pointerait le bout de son nez. La mer était clémente aujourd’hui. Une bien cruelle douceur qui serait bientôt troublée me disais-je. Respirant l’air marin, je vins à m’imprégner de cette tranquillité et trouvais cela … désagréable. C’est trop calme, trop posé, c’est ennuyeux ! Il faut que ça bouge bon sang !

Heureusement, le temps s’écoule rapidement et finalement, Ayabusa signale du mouvement. Me frottant les mains, je rejoins l’homme et prends la longue-vue pour alors voir ce qui semblait être un navire principal. Bien ! Il ne nous reste plus qu’à cueillir ce petit vagabond des mers ! Prenant donc mon escargophone, je contactais une certaine personne et lui signalais qu’elle pouvait entrer en action. Mélina recevant donc le message, elle fit en sorte d’ouvrir les hostilités.
Tandis que le navire avançait vers eux en bon marchands perdus que nous sommes, sous l’eau, autre chose se mouvait. Bien caché dans les fonds marins, une silhouette se dessinerait tardivement sous la coque du navire et sans que personne n’ait pu théoriquement prévoir ce genre de souci… Un choc aurait lieu. La raison de ce choc sur le navire ? Une baleine île. Un mastodonte des mers venait de faire surface et avait percuté la coque du navire pour arrêter sa course. Retournant dans les fonds, l’animal s’apprêtait à un second passage à n’en point douter, mais par où arriverait-elle ? Là était la question…

En attendant, le navire marchand approchait innocemment en parallèle. Du moins, suite à l’attaque de la baleine, le navire fit mine de changer de cap. Mais ceci n’était que poudre aux yeux.

Après un moment, voilà que la baleine refit surface, tentant de percuter le côté droit du navire pour le faire basculer violemment sur le côté. Heureusement, ça ne serait pas suffisant pour faire chavirer le navire, mais sans doute endommager son armement probable. Pour les gens à bord de ce navire, cela était une très mauvaise journée qui s’annonçait et c’est le cas de le dire ! En effet, passé un certain moment, la baleine continuant de malmener le navire sans jamais donner d’assaut réellement fatal, du navire marchand s’éleva une silhouette. Avec un peu de chance, une ou des personnes attentives verraient la supercherie, mais … tardivement.
Des bruits sourds se faisaient de plus en plus entendre, jusqu’à ce que finalement la silhouette parte ne piquet jusqu’à atterrir brutalement sur le pont du navire. Se redressant tranquillement, la silhouette se dévoilait aux yeux de tous : moi ! Ren Tao.

Regardant les gens à bords, je cherchais alors du regard cette personne pour laquelle nous avons organisé tout ça. Et c’est donc tranquillement que je vins demander d’une voix se voulant « gentille ». Après tout, quand on est gentil les gens ont plus tendance à être coopératifs non ?

« Livrez-moi une certaine … Ahriman et … vous survivrez à cette journée. »

Clair, net, précis, j’attendais alors de voir ce que les gens de l’équipage allaient dire ou faire. Allaient-ils se montrer raisonnables ? Ou jouer aux héros ? En tout cas, le navire marchand lui commençait à dévoiler ses couleurs, changeant ses voiles et pointant ses canons vers le navire. Quant à la baleine, celle-ci sortit de l’eau pour sauter et montrer qu’à tout moment, elle pourrait tacler le navire et lui laisser une trace de son passage.
Mauvaise journée pour les occupants de ce navire… C’est une certitude !


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Dita | Epicode
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Ven 30 Juil - 11:54





Le rouquin et le vampire, Tour 1


Voguer sur des eaux calmes était un moyen comme un autre de se détendre. La sorcière était en permission pour une bonne semaine au moins, le temps de mettre la main sur une remplaçante pour soutenir ses besoins en sang frais. La vieille femme l’avait quittée la veille, et, sans être totalement en deuil, elle célébrait les années de services de la soubrette sur un navire marchand en partance pour une île agréable ou elle pourrait sûrement trouver la candidate idéale. La sensation de planter ses crocs dans quelque chose et d’en savourer le goût commençait à lui monter doucement en tête. Elle contrait cela avec des activités et une petite dose de poison en bouteille.

Dans ses quartiers, des lunettes sur les yeux, elle bidouillait un mécanisme complexe et relativement réduit. L’odeur de bois apaisant ses gestes, elle avait également une bouteille d’alcool assez côté, un cidre doux. Rien de trop extravagant, sa pièce contenait un lit, un bureau, une petite caisse de pièces détachées et une malle de vêtements. Les repas se constituaient en grande majorité de poissons pêchés à même l’eau, pour réduire les coûts du navire en termes de vivre, même s’il était tout de même fournis en viandes fumées et autres fruits en boites. Pour ce qui était de la compagnie, les marchands faisaient de piètres discuteurs, leur histoire étant assez banale, il n’y avait pas grand-chose qu’ils puissent raconter et qu’elle n’avait pas entendu des milliers de fois déjà. Pour les marins pareils, toujours les mêmes gaillards doué dans leur domaine, un peu porté sur la boisson et le sexe, ne la voyant pas comme la femme mûre qu’elle était, mais comme la femme dans la fleur de l’âge, prête à succomber à ses pulsions de vouloir un enfant. “Déjà-vu, déjà-fait.” s’était dit la femme aux cheveux roses.

Soudainement un bruit familier se fît entendre.
-Non… souffla Vesper avant d’entendre la vibration d’un second boulet qui passait à côté du navire en vrombissant.

C’était le son de la bataille qui s’approchait, martelant ses tambours de guerre en peau de canon. La sorcière sortit de sa malle une tenue de combat et prit deux secondes à l’enfiler en se transformant, puis récupéra un pistolet à défaut d’avoir son fusil automatique par “manque de place”. Le navire tangua brutalement après avoir été heurté par quelque chose d’énorme.
-Oï oï, de si gros moyens pour une si petite prise, constata la femme avec amusement en se dirigeant, flottant à moitié dans les airs pour éviter de se faire balarguer contre les murs à chaque impact. Elle croisa un type qui saignait de la tête après s’être cogné violemment, il la regarda passer, comme si il voyait un fantôme. Elle lui fit un signe avant de l’aider à se remettre debout.
-Vous devriez vous cacher, cela ne m’étonnerait pas que ce soit un acte gratuit, déclara Vesper.

Le type partit vers une chambre pour s’enfermer dans un placard avant un second impact. Un "CRAC" dégoûtant se fit entendre, sans doute le mat qui venait de recevoir le coup final, ce qui fut confirmé deux secondes plus tard quand il tomba sur le pont dans un "BONK" sonore.
-Ici s’en vas toute chance de s’en sortir, souffla désespérément la femme en montant les escaliers vers la surface.
-Livrez-moi une certaine … Ahriman et … vous survivrez à cette journée, déclarait une voix en haut.

La femme termina son ascension et vis des hommes prêt à se battre et d’autres prêt à mourir et apeurés. La sorcière changea son pistolet en poudre bois avant de le dissimuler dans sa cape et de changer d’essence de bois pour une fragrance plus soutenue, importante.
-Essayez avec Vicomtesse ou Lieutenant, Ren Tao, vous obtiendrez un bien meilleur résultat, pointa Vesper, comme conseillant l’homme roux. Je ne suis pas dans la position pour avoir des exigences, alors je soulignerais juste qu’il serait courtois de tenir votre parole en les laissant sain et sauf. Du reste, pourparlers j'imagine.

L'expression était vieille comme le monde, mais plus tellement usitée, vu les différents entre marines et pirates.
“Si il a l’esprit de contradiction il va se mettre à tuer les gens devant moi, navrée d’avance si c’est le cas, les petits.” observa la femme en délaissant quelques seconde le groupe du regard.
-Je… peux prendre mes affaires ou vous désirez me capturer sans ? Vous voulez que je crie, que je me débatte ? Comment vous vous représentez ma capture, au juste ? demanda le lieutenant, intriguée et légèrement malicieuse, comme si ce n’était rien dans sa vie.

Après tout ce qu’elle avait vécu, à moins que quelqu’un ne tente de la tuer céans avec quelque chose qui pourrait effectivement la blesser, cela ne représentait pas grand chose. Ce ne serait quoi ? Qu’un contre temps misérable le temps qu’elle s’évade. Au mieux ce serait un peu de compagnie avec des histoires et une discussion un peu plus intéressante que les banalités de marchand, au pire ses hommes voudraient s’amuser avec, et ça c’était légèrement plus pénible si ils avaient effectivement de quoi lui faire du mal pour l'empêcher de s’en extraire. Quoi qu’il en était, elle décidait bel et bien de se rendre en toute bonne foi, histoire d’au moins faire appel à la gratitude du primé pour lui avoir facilité la tâche. Matérialisant son revolver dans sa cape, elle capitula, le jetant sur le pont ou il glissa dans l’eau à cause du tangage provoqué par la baleine.

La sorcière toucha le bord de son chapeau avant de lever les mains.
-Si vous voulez bien demander à vos hommes de bien vouloir aider nos marins à remettre le mât en place, vous seriez bien sympathique.

Sans doute que ce serait la première fois dans toute sa carrière de brigand que le grand Ren Tao se faisait qualifier de sympathique par ses victimes, d’autant plus par une personne se rendant de son plein gré, avec le sourire et en déposant gentiment les armes. Quel genre de brigand était-il au juste ? Le vampire se le demandait, et quelle saveur aurait son sang si elle osait ? Ça c’était une autre question qui fourmillait parmi d’autres bien nombreuses dans la tête de la sorcière. Elle espérait pour les marchands sans avoir trop de remords si rien ne se passait bien pour eux. Sans se faire tuer, revenir à la terre ferme avec un mat couché, c’était pénible. Ils s’en sortiraient probablement sans avec leurs réserves, cela les mettrait juste un peu sur la paille financièrement, mais c’était mieux que de se faire égorger, probablement.


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Ven 30 Juil - 14:20
Kidnapping




Un kidnapping… Une grande première, quoi que non. Ce serait le second. Si la dernière fois cela était un pouilleux qui était aux ordres de Rei… Aujourd’hui ça serait différent, car nous nous attaquions à une noble. L’assaut étant donné, cela ne prit pas énormément de temps pour que j’aborde seul le navire et fasse passer mon message. Tension palpable, les gens ne s’attendaient clairement pas en montant à bord ce matin d’avoir devant eux un homme connu pour sa barbarie et son tempérament enflammé. Certains tremblaient et d’autres se sentaient apte à faire feu. Mon regard se baladait d’un soldat à un autre. Ces hommes si fragiles… A croire qu’un simple souffle me permettrait de les éliminer. Ayant dit ma requête, j’espérais qu’ils ne me feraient pas perdre de temps, car je n’avais pas envie d’en perdre plus qu’actuellement.

Soudain, alors que des bruits de pas se faisaient entendre – des talons ? – je vins à sentir une odeur plutôt boisée. Intrigué, mais ne perdant pas ma concentration, je regardais vers l’origine de l’émanation de cette odeur jusqu’à voir une drôle de personne apparaitre. Un sourcil s’arque sur le coup, intrigué de la tenue de ladite personne. Si la couleur de la tenue ne me déplaisait pas, le reste était assez singulier. J’ai une hallucination ou cette « noble » se déguise en sorcière ? D’aussi loin que je m’en souvienne, nous ne sommes pas à Halloween, alors pourquoi une telle tenue ? Si mon regard fut troublé quelques instants, ce sont ses mots bien trop soutenus à mon goût qui me firent revenir sur terre. Nul doute, c’est bien elle… Le langage pompeux, l’air hautain, un calme arrogant… Elle a tout de ces gens de la « haute » qui se pensent au-dessus de toutes lois et y compris des conséquences de la vie. Même devant un kidnapping évident, elle ne semble guère inquiète, ce qui a presque tendance à m’énerver, mais … je n’en ferais rien.

« Gardez votre venin pour plus tard… »

Une façon de lui intimer de baisser le volume, pour ne pas dire de la fermer tout simplement ! Pourparlers… Non mais dans quelle époque est-ce qu’elle vie celle-là. Pour sûr, la cabine dans mon bâtiment naval et la bouffe sommaire ça va lui faire drôle ! Voyons combien de temps elle gardera cet air de noble intouchable et malicieuse. Ses questions se faisaient de plus en plus insolentes et prendre sur moi devenait bien vite difficile. Se foutait-elle de moi ? Elle ne voit pas le mât endommagé ? Elle n’a pas vu les moyens déployés ? Pense-t-elle que de possibles relations feront qu’elle s’en sortira comme par magie ? Il lui faut une dose de réalisme à celle-là… Et qui sait ce qui se passera. D’un certain point de vue, lui apprendre la vie ne lui fera pas de mal ! Je me surpris donc à répondre avec le même ton aux airs moqueurs mais caché malgré tout.

« Mais voyons Vicomtesse… Prenez vos affaires, demandez à votre cuisinier de vous faire un bon repas et n’oubliez pas vos cosmétiques. »

Affichant un grand sourire, je laissais presque croire à cette parole, mais bien vite, je perdais ce sourire pour reprendre mon attitude plus neutre. Surtout si par malheur, elle tentait de me tourner le dos pour appliquer mes dires.
Là où elle m’étonnait par contre, s’était quand elle jeta au sol son arme. Ah ! Une belle initiative, cela me ferait gagner du temps et économiser de la salive. Pour peu, j’allais la faire passer de la catégorie « chiante » à « appréciable ». Si seulement les gens étaient coopératifs comme ça plus souvent… Approchant, je continuais de fixer du regard certains soldats, leur intimant d’un simple regard de ne pas faire les idiots. Puis arrivant à hauteur de la dame, mon regard se posa dans le sien. Hmm… Il a une couleur plutôt intense, pour peu, il me dirait presque quelque chose, mais étant cerclé de blanc ce regard… C’est juste une impression. La voilà qui demande à ce que j’ordonne à mes hommes d’aider les siens. Et puis quoi encore ? Ne sait-elle pas qui nous sommes ?  Pense-t-elle que nous sommes l’armée du salut ? Je souris de façon narquoise avant de saisir sa taille et la soulever pour la poser sur mon épaule. La prenant comme un sac à patate, je priais qu’elle ne se débatte pas, ne beugle pas ou que sais-je. Et d’ailleurs, pour éviter tout désagrément, je la prévins d’une simple phrase.

« Ne me cassez pas les oreilles, économisez votre énergie…
Quant à votre demande… »


Je vins à regarder les hommes qui se demandaient bien ce qui allait se passer. Le regard brûlant d’un désir de tuer, finalement, je vins à soupirer et me retourner. Pour aujourd’hui, ils s’en sortiraient, car comme le dis une certaine personne : je suis un dieu généreux. Si je ne me prends pas pour une divinité – bien qu’on m’ait conseillé d’approcher ce statut – la générosité était bien un trait à me coller aujourd’hui. Approchant du bord du navire, je posai une jambe sur le rebord, prêt à décoller.

« Une dernière objection peut-être ? … Non ? … Bien. »

Et sur ces mots, le sac à patate perdrait son chapeau d’un coup de main habile pour lui attraper et suite à ça, je décollais dans une explosion qui ne devrait pas ravir ses tympans. M’envolant, si rien n’était fait pour m’arrêter, nous arriverions sur mon navire rapidement et je jetterais celle-ci sur le pont pour alors laisser mes autres compagnons approcher ou observer la scène. Parmi les silhouettes présentes, il y aurait sans doute au moins une qui attirerait son regard, à savoir un homme requin.

Toujours dans l’optique que rien d’anormal ne se déroulait, ce sont des bruits de pas qui se feraient entendre et Ayabusa me rejoindrait pour alors observer ladite prisonnière. Voici donc la noble en question ? Intrigué, l’homme replaça ses lunettes sur le bout de son nez alors que moi, je lui donnais son chapeau d’un jet franc et sans vraiment de douceur. Elle n’est pas un déchet, mais pas non plus une V.I.P. C’est donc après un moment d’observation – en l’attente d’une possible joute verbale – que je vins à faire signe à une autre personne de venir.

« Loïs… Prends donc avec toi l’invitée du jour et montre-lui ses quartiers. Attention… il parait que les personnes comme elle ont la peau fragile. Ne la brise pas en chemin s'il te plait, ça serait regrettable. »

Affichant un sourire narquois, la bourrasque du Sud s’inclina faussement avec respect avant de saisir le bras de la dame. Celle-ci irait donc dans une cabine spartiate et avec le strict minimum, à savoir un lit une place avec des draps – propres… à noter – un simili bureau et … c’est tout. La « chambre d’ami » comme on dit. Si Loïs gardait à l’œil la demoiselle, pour ma part, je discuterais avec Ayabusa pour réfléchir à la suite. Maintenant que le fruit de nos efforts était théoriquement à bord, il nous fallait trouver un moyen de le presser au maximum, pour en savourer tout le jus. Sans quoi, elle ne nous était d’aucune réelle utilité apparente.

Si en chemin Loïs ne se montrait pas la plus bavarde, la demoiselle souhaita malgré tout de profiter du voyage à la sorcière. Narquoisement, car au fond, qui pourrait trouver ce voyage distrayant ?


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Ven 30 Juil - 15:47





Mais encore ? Tour 2


Apparemment le pillard aux multiples ressources était quelque peu orgueilleux et peu enclin à se laisser aller à plus de gentillesse que son pauvre cœur de pirate ne lui permettait. Il avait contré mollement les premières paroles de la dame d’âge mûr en parlant de venin, alors qu’elle n’avait pas été médisante ou insultante, juste informative et courtoise. Puis elle le vit réfléchir avant de parler.
“Là, une chose qui aurait été bien plus amusante si tu l’avais faite plus tôt, petit.” moqua la sorcière dans ses pensées en maintenant son sourire.
-Mais voyons Vicomtesse… Prenez vos affaires, demandez à votre cuisinier de vous faire un bon repas et n’oubliez pas vos cosmétiques.
-Je me dis qu’un homme débrouillard comme vous doit savoir faire la cuisine, ou bien peut-être que votre maman est à bord, qui sait ? contra Vesper, acide.

Le type n’avait pas dit oui, préférant une phrase longue légèrement acide, cela valait un refus narquois, la dame ne s’y trompa pas. Tendant un bras derrière elle, la sorcière intima aux gens de s’éloigner doucement pendant que Ren s’approchait d’elle. Il verrouilla sa prise sur sa taille et la souleva avec un appuis de la part du vampire qui s’aida de ses mains et jambes libres pour maintenir l’équilibre de son chapeau et de son corps, essayant de caler son opulente paire en gigotant un peu pour ne pas avoir mal.
“C’est fou, à croire que je n’ai pas de jambes..” souffla mentalement le lieutenant, un peu perplexe quant aux manières de l’homme. “Encore un prédateur, j’imagine.” évalua la femme quand le rouquin lui demanda de la boucler.

Elle comprit qu’il avisait le groupe, comme hésitant à prendre une décision, chose qu’il devait déjà avoir faite mais jouait avec les nerfs de tout le monde pour montrer qu’il était aux commandes, puis se propulsa dans les airs grâce à une arcane secrète produisant un bang à l’activation. Ce n’était pas très douloureux, mais la sorcière remodela l’intérieur de ses oreilles grâce à sa malédiction pour supprimer la vibration qui tenait encore la note.
“C’est ce genre de malfrat, alors.” comprit la sorcière, “Je suis bien contente d’avoir mit une combinaison, cela évitera à tout le monde de voir ma culotte.” pensa-t-elle ensuite en observant le monde en dessous d’elle qui se rapprochait vivement d’un coup.

Le rouquin atterrit, et pensa juste de jeter la femme qui jusque là n’avait démontré aucune résistance particulière a terre. D’un subtil tour de son pouvoir, elle amortit l’impact de sa chute en transformant temporairement son fessier en poudre de bois dans son pantalon. Elle marqua tout de même la douleur qu’elle n’avait pas ressentit d’un “OOF” presque comique. Elle n’offrit pas de regard noir à son “hôte”, mais resta sur le sol à bien attendre sagement qu’on la juge. Du monde vint, du moche, du moins moche et de l’affreux, de l’abominable au minable, en passant par le respectable mais rare, et le soigné mais probablement pas très estimé. Elle ne reconnut personne, la foule réduisant son champ de vision, puis le roux fît un effet de manche pour lui rendre son chapeau, qu’elle agrippa. Vesper passa une main dans ses cheveux et replaça son couvre-chef avant d’en effleurer le bord et de se relever, aidée par la dénommée Loïs.

La sorcière fut accompagnée par la brune au look de docker, pourtant pas si moche. Elle devait préférer ce genre de frusques par praticité. C’était loin d’être optimal en termes de défense, notait l’ingénieure en observant le tissu simple de son sweat épais. Probablement qu’elle ne se battait qu’à distance, ou était maudite également. Sinon quoi, Haki de l’armement sans doute ? Elle n’avait pas l'air de porter d'armes, mais si Ren lui avait collé la noble dans les pattes, soit il croyait sincèrement que le Gouvernement Mondial refilait des promotions au moindre titre, soit que la Marine était surcotée.

Quoi qu’il en était, la demoiselle la collait dans une case, avec un lit, une table, une chaise. La femme ôta son chapeau et le posa sur le coin du lit avant de s’allonger dessus pour attendre patiemment le premier malabar qui devrait venir pour tenter de l’intimider, de la faire parler pour la force. La couche était propre, chose dont elle avait douté en voyant Ren. Il avait des mauvaises manies, mais quelque chose disait à Vesper qu’il était sur un chemin de rédemption, si elle s’en fiait aux chefs d’inculpations présents sur sa prime dont elle pouvait se rappeler en partie.

Outre le contre-temps d’être capturée, la dame espérait surtout s’éviter la torture et aux formes de sévices corporelles, son corps était déjà bien assez marqué comme cela aux endroits qu’elle cachait pour ne pas y ajouter d’autres plus visibles. Qui serait le prochain à entrer dans la pièce, serait-ce le chef, ou quelqu’un d’autre ? Ils l’avaient ciblé elle, mais savaient-il vraiment sa valeur ? Les réponses à ces questions se trouvaient probablement de l’autre côté de la porte en ce moment même, alors la sorcière pivota, une main sur la hanche, pour fixer le panneau de bois.


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Ven 30 Juil - 19:02
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La Vicomtesse de mes deux avait beau être ma proie aujourd’hui, quelque chose à ne pas faire avait été commis. En effet, celle-ci avait mentionné ma mère. Cet être que je n’ai nullement connu. Du moins, si j’avais bel et bien une mère adoptive, quand on parle ainsi de la mère, je renvoie cela à la biologique. Et donc cela renvoie donc directement à la blessure toujours saignante à ce jour ! Mais pour une fois, je me contrôlais et l’emmenais donc sur mon navire pour terminer cette prise d’otage et nous en aller aussi vivement que nous nous étions invités à la fête. En laissant les gens avec un mât en moins, cela leur donnerait de quoi s’occuper et ralentirait un peu de possibles renforts pour nous traquer et récupérer la prisonnière.

La déposant donc sans délicatesse sur le pont, je la voyais garder malgré tout quelques manières. Ce côté un peu trop calme, presque provocateur m’agaçait, mais je me devais de rester calme. Il en va de notre plan après tout, à savoir de quoi récupérer de l’argent et facilement qui plus est. Loïs emmenait donc la dame dans sa cabine tandis que moi et les autres, nous nous briefons pour nous organiser. Après tout, avoir une invitée à bord était clairement quelque chose d’exceptionnel. Tout comme notre façon de gérer la chose. En effet, si certains font directement de la torture et prive cette dernière de toutes libertés, il n’en était rien. Elle avait le minimum syndical et en lui laissant une petite marge de manœuvre, nous lui offrions de l’espoir. Ce serait donc elle qui se briserait les os et se brûlerait les ailes en cas de tentatives de fuite et qu’elle serait arrêtée par nous, jusqu’à ce qu’elle comprenne, si elle est « libre » en partit, ce n’est pas par orgueil, mais réellement car elle ne peut rien. Le message était le suivant : sa vie est nôtre. Et c’est cette réalisation qui devrait sans doute changer son comportement de riche hautaine et sans cervelle !

Décidant d’un tour de garde, je vins à m’étirer. Si d’ordinaire c’est Ayabusa qui ouvre les hostilités, ou Loïs, aujourd’hui, je me sentais d’humeur à en découdre avec cette demoiselle. Celle-ci semblait avoir de l’humour amer et acide à revendre. Je me devais de corriger un peu celle-ci, lui apprendre la vie. Ou peut-être au contraire, apprendre. Après tout, une noble, c’est un peu tout le contraire de ma personne :
Elle a des manières. Moi pas.
Elle est née au cœur d’une famille. Moi pas.
Elle avait une cuillère en or dans sa bouche à la naissance. Moi pas.
Elle a sans doute vécu au cœur d’un foyer chaleureux. Moi pas.
Elle n’a jamais connu la vraie faim. Moi si…
Tout nous oppose et dans cette opposition, il y a une sorte de fascination malsaine. Mais ça, je me devrais de ne pas le montrer. Il serait con que cette femme tente d’user de ses charmes ou du fait d’être une femme pour me berner. Bien que ça ne soit pas une mince affaire… C’est perdu d’avance même.

Laissant donc le temps s’écouler, à savoir une heure et demie, je laissais mariner la dame avant de lui rendre donc visite. Cette dernière semblait avoir prit ses aises avec le peu à disposition et cela m’amusa presque. Entrant tranquillement, je vins à regarder autour de nous, puis refermer la porte. Pas un mot, juste un regard sur ce chapeau qui lui donnait un style plutôt étrange. Enfin « étrange », tout est question de point de vue. Surtout dans son domaine où l’apparence a une importance capitale. Est-ce que plus on est important plus il faut se faire excentrique ? Vicomtesse, voilà un rang qui sonne bien. Et pourtant, je ne l’envie aucunement à ce sujet.

Prenant la chaise, je la traine pour alors la retourner et me mettre assis dessus à l’envers tel un cow-boy. Croisant les bras sur le dessus de la chaise, je vins à observer alors celle-ci et si elle persistait à tourner le dos ou si elle n’était pas face à moi, je l’interpellerais.

« Madame la Vicomtesse… Vous avez de la visite. »

Sans doute qu’elle renierait avoir envie de ça, mais je ne lui demandais pas vraiment son avis. Je suis là et je ne compte pas partir de sitôt, au contraire. Ce n’est que le début de sa captivité après tout. Si là elle ne ressent aucune douleur physique ou mentale… cela viendra. Cela viendra quand elle n’aura plus son luxe pour la réconforter. Qu’à la place de dindons farcis, de rôtis bien gras et divers mets luxueux elle devra se contenter de soupes diverses et variées, ou de restes retravaillés. Que dira-t-elle au bout de deux ou trois jours sans se laver ? Se trouvera-t-elle toujours supérieurs ? Belle ? La torture n’est pas que physique, c’est un tout et la moindre parole peut être un coup qu’il faut encaisser. Le temps qu’elle soit ici, elle débute une séance de plongée dans quelque chose qui je l’espérais serait unique pour elle ! Une plongée dans un monde cruel et bien plus réel que le sien d’ordinaire.

« Je ne viens pas pour vous intimider, mais discuter très chère. Après tout, vous allez passer une durée indéterminée sur ce navire et … Il serait dommage de ne pas vous entretenir, n’est-ce pas ? Pourquoi ne pas commencer par faire connaissance hm ? Dame Ahriman irait mais … je préfère utiliser le prénom. »

Attendant une quelconque réaction, je regarderais celle-ci et essaierais d’analyser la situation. Elle ne semble pas être armée, elle ne cache pas d’arme dans son chapeau – comme un magicien y cache son lapin – ou sa tenue, alors autant se détendre un peu. Non pas que je veuille me donner une image d’homme sympathique, mais pas si sévère qu’on pourrait le croire. Seulement en cas de nécessité !

« Parlez-moi un peu de vous… Je m’engage à vous rendre la politesse. »

Et là où le jeu était amusant, c’est qu’en m’engageant, je donnais ma parole. Or, si d’ordinaire on ne peut pas faire confiance aux gens de mon espèce, cette dernière avait eu un aperçu de ma parole. J’avais promis ne pas tuer les soldats et j’avais tenu ma promesse, non ? Priant que cela jouerait en ma faveur, je m’apprêtais aussi à devoir serrer les dents car en général ces gens-là savent jouer sur le mental d’autrui. Que ce soit vraiment intelligemment ou en se foutant d’autrui, pensant que l’argent et les relations les sauveront de tous et tout le monde. Une belle foutaise… Car à l’heure actuelle, la seule chose qui accélérerait la situation, ce serait me donner immédiatement une somme supérieure à celle que j’imaginais demander pour sa libération. Mais comme les choses ne sont jamais simples, je ne prévoyais en rien qu’elle se laisse aller à cette facilité si rapidement. Pas sans avoir été travaillée au corps un peu avant…

« Votre couchette vous convient-elle ? »

Là par contre, c’est ironique. Car de ce que je vois d’elle, je l’imagine dans un immense lit à baldaquin, bien moelleux et spacieux pour y accueillir son possible élu du cœur. Le genre de lit qu’on n’a pas envie de quitter le matin. Le genre de lit auquel je n’ai jamais goûté plus d’un soir ou quelques heures. Affichant un faible sourire, j’attendais ses réactions, me demandant bien ce que je pourrais tirer de cette entrevue.


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Ven 30 Juil - 21:55





You are not prepared ! Tour 3


C’était le caïd des bacs à sables au pied explosif qui entrait le premier et la femme, même en ayant mijoté, n’avait guère changé de place, juste prit une assise dos contre le mur, une jambe en tailleurs, une autre proche de sa poitrine pour poser un avant-bras dessus. Le lieu avait été d’un ennui non négligeable avant l’activité, mais rien qu’elle n’ait pas déjà connu. La solitude, la salle dépourvue de repères et l’absence de stimulus était une combine vieille comme le monde, vieille comme elle… Son père en avait usé, l’académie de marine s’en servait également.

Elle avait fredonné un vieux chant de marin datant des guerres juste après la chute de Roger le temps que quelqu’un s’amuse à ouvrir sa porte. Elle s’était tut instantanément, de manière à ne pas frustrer la tactique d’un homme qui avait apparemment ses repères, au point qu’il sembla à la sorcière que l’homme avait développé une mémoire musculaire de son effet d’assise, avec le pivot de chaise, de posture.
-Je ne viens pas pour vous intimider, mais discuter très chère. Après tout, vous allez passer une durée indéterminée sur ce navire et … Il serait dommage de ne pas vous entretenir, n’est-ce pas ? Pourquoi ne pas commencer par faire connaissance hm ? Dame Ahriman irait mais… je préfère utiliser le prénom.
-Faites donc, Ren, faites donc, répondit le vampire en plantant son œil dans les siens.

Soudainement, elle se détendit, relâchant la pression de son regard. Avait-il la moindre idée de qui il avait capturé en vérité, ou se moquait-il juste d’elle ? Il n’avait pas daigné l'appeler par son titre pour la rechercher, ni son prénom, ni son grade. Elle eut soudainement une expression très amusée quand le garçon lui demanda de jouer carte sur table et qu’il en ferait de même. Il devait donc se baser sur des informations très très anciennes ou alors très incomplètes pour n’avoir qu’un si petit fond d’histoire.
-J’aurais aimé vous demander de vous plier à une condition que vous ne me disiez pas quelque chose que je sais déjà sur vous, par exemple que vous répondiez aux mêmes questions que mes réponses suggèrent, mais vous êtes déjà passablement agacé par mes petits jeux, je n'oserais pas.

Tapotant de ses doigts sur le tissus souple tendu sur son genoux, la femme attendit quelques secondes.
-Mon titre n’est plus que cela, ma famille et sa fortune sont tombées dans les abysses de l’océan, et j’ai été trop concentrée sur ma carrière à redresser durant des années pour avoir un quelconque poids ailleurs que pour la Marine. Celle-ci ne négocie ni avec les terroristes ni avec les pirates, je crois bien que si vous vouliez vous refaire, vous avez fait long-feu, Capitaine. Si vous me tuez, vous ajoutez cela à votre prime, qui ne décollera pas beaucoup.

Pour ce qui était de se dévaluer aux yeux du pillard, elle ne pouvait pas vraiment faire mieux. Maintenant il fallait que la sorcière trouve une raison pour lui de la laisser vivre. Peut-être en jouant l’aspect arrogant, en voulant faire ressortir le mâle qui était en lui, celui qui ne voudrait pas écraser une femme esseulée, sans troupes, sans armes, sans gloire ou mérite en récompense ? Peut-être, mais jusque là frapper correctement où il fallait avait l’air de porter ces fruits, pourquoi ne pas continuer sur sa lancée avec un peu l'honnêteté ?
-Vous êtes libre de penser que je ment, bien que je n’aurais pas vraiment de raison de faire cela. Je veux dire, si vous saviez qui je suis, vous n’auriez probablement pas organisé ce raid, fort bien exécuté je dois le dire, même si un peu trop de moyen pour juste assaillir un bête bateau de marchand. Nan, vous auriez eu à abattre une dizaines de gardes sur-entraînés tous dévoués à sauver ma vie et ma vertu au péril des leurs, et tout cela sur un bateau fabuleux défendu comme les banques de St.Poplard. Je ne serais probablement qu’une énième fille de riche, une garce, sans doute bombardée lieutenant par un désir fougueux de père un peu trop entiché de sa fille, se pavanant en robe de princesse et me cachant derrière mes gardes plutôt que de me confronter au danger que vous représentez. Mais trêves de suppositions, j’attends six informations sur vous, bien que vous puissiez mentir aussi bien que dire des choses que je sais.
-Votre couchette vous convient-elle ? demanda le rouquin en se croyant malin.

La main de la femme effleura le tissus à travers ses gants, puis tapota l’assise avant d’en évaluer la taille.
-Ce n’est pas pire que mon petit lit d’enfant, presque égal à celui de l’académie, mieux que ceux des matelots, et plus on se rapproche de mon grade et moins elle parait bonne, mais j’ai dormi dans des endroits bien pires que cela. Ça ne vaut pas le grand lit dans les quartiers de mon navire ou le votre sans doute, mais nous n'avons pas le même salaire et il a potentiellement l’avantage de ne pas abriter Ren Tao, tacla soudainement la femme avant de faire un clin d’œil, ce qui pour elle revenait à cligner en penchant légèrement la tête.

La plantureuse femme passa une main dans ses cheveux et secoua la tête pour les répartir avant de rouvrir son œil.
-Et vous, Ren, votre assise est-elle confortable ? demanda-t-elle en avisant la chaise du regard.


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Kidnapping




Clairement, interroger quelqu’un, ce n’est pas ma tasse de thé, tout simplement car je préfère de loin sévir que jouer le beau parleur dans ce genre de cas… Mais pour une fois, je voulais m’essayer à l’exercice. Ayabusa m’avait clairement donné pour seul conseil : ne pas te laisser emporter. Manque de chance, avec cette sorcière, ça allait être dur. Arrivant donc dans la pièce, j’analysais ce que cette dernière aurait pu faire, mais outre s’installer et se mettre à son aise… Rien. S’ennuyait-elle ? Bien ! Mettant les points sur les « I », cette dernière me fixa de son œil et fit preuve encore une fois de ses manières. Soit…

Tentant donc de discuter avec elle, voilà que celle-ci semblait vouloir négocier. Ou non en fait… Alala… Elle est sûre d’elle, elle se croit au même niveau que moi visiblement. Comme elle le dit si bien, je suis agacé. Euphémisme ! Maiiiis, pour l’heure, je dois la garder en bonne santé et voir par la suite quoi en faire. Pour l’heure, l’objectif est de la faire redescendre sur terre et qu’elle comprenne qu’elle est prisonnière d’un groupe de mercenaires et de voleurs qui sont jusqu’à preuve du contraire réputés pour ne pas faire dans la dentelle. Tant qu’elle n’aurait pas compris cela, je devrais de monter crescendo dans mon attitude.

« Reste à voir si vous voulez jouer avec le feu… »

Son petit jeu, il pourrait se faire. Par contre, rien n’est sûr quant au fait de rester calme… Bref, la voyant prendre ses aises et presque se mettre en valeur, j’arquais un sourcil. Tenterait-elle vraiment de … ? Sérieusement ? Mon regard se porta sur elle et ses doigts qui pianotaient sur son genou couvert de tissu. Puis finalement, vers ses lèvres, celle-ci les ouvrant pour laisser s’échapper une nouvelle tirade. Et cette dernière ne fut pas très attrayante. Visiblement, sa noblesse était le fruit du passé et de ce fait, elle se désignait grosso merdo comme inutile. Aucune valeur, rien. Voulait-elle que je la balance par-dessus-bord ?  En tout cas, si sur le coup je fronçais les sourcils pour commencer, puis je me mis à chercher le pourquoi du comment de sa tirade. Elle venait de se dévaloriser à tel point que si je devais dire une chose pour laquelle elle serait bonne… pas sûre que cela lui plaise. Mouai non, je doute qu’elle mise sur « ça ».  Alors sur quoi ?

De nouveau, elle reprend la parole et continu de dénigrer ceci et cela, elle flatte quelque peu ma personne avant de remettre en doute certains points de mon plan et me reroute sur une chose qui aurait été plus intéressantes. Bref… Le message est clair : tu t’es fait avoir mon con. Bise !
Soupirant à ses paroles, je vins à me calmer en supposant qu’elle disait cela simplement pour se donner des airs et me faire douter. Si en effet sa valeur auprès du gouvernement était nulle, il y a toujours une valeur qui elle est sûre : la famille, ou les proches. Mais pour l’heure, je restais calme et restais concentré sur ce qu’elle qualifie de : jeu. Six informations ? Hmmm…

En attendant de répondre à cela, je m’étais amusé à quelque peu lui rappeler sa position en prétextant une couchette peu confortable, mais voilà, une fois de plus, madame tente de retourner mes arguments contre moi. Le souci est le suivant : elle ne me prend pas au sérieux. Tant que je n’aurais pas retourné cette tendance, elle jouera les divas et ne cessera de m’énerver… Un peu comme toutes les femmes en fait … Et finalement, voilà qu’elle conclu sa tirade en me retournant ma question. Ultime soupire, je baisse la tête achevée par ces dires. Décidément… Mes nerfs lâchent quelque peu, ou du moins pendant une micro seconde. Soufflant longuement, je vins à me masser la nuque.

« Encore quelqu’un avec trop de caractère… Décidément… ce n’est pas mon jour de chance on dirait… A croire que je n’aurais jamais de chance avec les femmes… »

Avouant indirectement une défaite, je laisse quelques secondes s’écouler. Et voilà ? Ainsi se termine cette captivité pour celle-ci ? La Ahriman a réussi à abattre le grand Ren Tao ?
Vesper 1 – 0 Ren ?
Me relevant je vins à reposer doucement la chaise derrière son bureau pour alors un bref instant admirer son chapeau. Le prenant, je me permis même de le poser sur mon crâne pour l’admirer et voir ce qu’il faisait sur moi. Les actes lents et hasardeux laissaient croire que j’étais déboussolé, mieux encore, qu’elle avait clairement gagné sur moi. Mais … il était temps de faire tomber la vapeur. Retirant son chapeau, le remettant sur le bureau, je l’approchais alors pour sourire quelque peu. Comment est le sourire d’ailleurs ? Est-ce que cela me rend désirable ? Mignon ? Appréciable ? Quoi qu’il en soit, la façade s’est vite dressée, mais … elle disparu tout aussi rapidement qu’elle avait vu le jour.

Une main puissante et ravageuse se referma sur sa gorge et serra celle-ci. Déployant mon haki de l’observation sur elle, je focalisais mon attention sur sa voix et me plaisais à l’analyser. Elle est vivante… Bien trop vivante, alors pourquoi pas changer cela hein ? Ma main serre, encore et encore, jusqu’à ce que si possible elle ne puisse plus respirer. Et seulement là je pourrais reprendre la parole.

« Je crois qu’un peu de piment ne ferait pas de mal à ce petit jeu… Vous faites clairement la maline avec votre pseudo répartie, alors laissez moi vous rendre la pareil. »

La main reste sur sa gorge et continuait de serrer au point de l’empêcher de respirer. Combien de temps tiendrait-elle ? En tout cas, si elle ne respirait plus et commençait à suffoquer, sa voix qui diminue serait le plus doux des cadeaux pour moi. Trop extrême ? Disons qu’il fallait lui apprendre qui est le patron ici. Spoiler : Moi !

« Hmmmm des choses sur moi ? …
Sans doute que beaucoup de gens aiment essayer de me provoquer. Un peu comme vous, sans doute pour se donner bonne conscience, sauver leur honneur ou paraître cool. Et ça a tendance à m’énerver. Mais au final, cet énervement devient plaisir, quand au final, après leurs petits numéros, il se retrouve confronté à moi et généralement écrasé par ce qu’ils accusent être de la frustration. Peut-être, peut-être pas… Au fond, on s’en moque. Le dernier qui rigole souvent, c’est moi.
Ensuite… Hmmm… J’ai un péché mignon pour l’Unagi. Et oui, même dans les bas-fonds on arrive à se procurer certains produits parfois considérés comme nobles. Mais sans doute que celui des hautes sphères a un goût meilleur ? Un avis ? Non ? Pas envie de répondre ? … Ok.
Troisième information… Je suis hétérosexuel. Pourquoi préciser cela ? Quelque chose me dit qu’en femme qui aime frapper l’égo, vous auriez fini par sous-entendre que je ne le suis pas. »


Voilà, je suis énervé maintenant… Continuant de la soulever au point de la plaquer contre le mur de la cabine, je ne me rends même pas compte que j’applique le haki de l’armement sur mon bras et ma main. Continuant de serrer sa gorge au point de presque la broyer. Se débattait-elle ? Allons… Il fallait encore trois informations…

« Quatre, malgré ce qu’on peut croire, j’ai bel et bien des objectifs. On a beau dire que je n’ai l’air que d’un chien enragé, que je frappe ce qui me plait et basta, détrompez-vous… J’ai un but. Et celui-ci est d’abattre Konan Harashigawa pour prendre sa place.
Cinq… … Toujours parmi nous ? Bien… Je me demande si vous avez une famille. Pas que c’est un sujet que j’adore, mais c’est un sujet qui me fascine. Voudriez vous peut-être en parler avec moi très chère ? Ou peut-être êtes vous trop jeunes pour ce genre de sujet ? Oh pardon… Je ne veux pas vous gêner. Encore un effort…
Six. Malgré mon talent pour l’explosif, mon arme de prédilection, c’est une lame courte. Idéale pour blesser sans tuer immédiatement… M’enfin, je ne vais pas trop m’étaler sur le sujet, je doute que le sang soit un sujet qui vous plaise.

Bien… Cela fait six informations. J’espère que ça vous aura plu ! »


Sur ces mots, je relâcherais celle-ci et la laisserait retomber sur la couchette avant de me reculer. Et maintenant, allait-elle continuer d’avoir cette attitude hautaine ? Ou avait-elle enfin compris qui elle a en face ? La question de cette histoire est simple : qui est réellement le monstre de cet instant ? Hein ? Me calmant quelque peu, je vins à l’imiter grossièrement, me recoiffant. Et là ? Elle aimait ma prestation ? Me retournant alors vers elle, je m’appuyais contre la porte pour la regarder. Avait-elle … cédé ? Y suis-je aller trop fort ? Intrigué, je m’approchais, toujours en focalisant mon haki pour être sûr que sa voix était encore là. Et une main se dirigea vers sa nuque, plus douce qu’un papillon se posant sur votre peau.

Avais-je peur du mal que j’avais causé ? Ou au contraire me sentais désolé ? A moins que ce ne soit sa réaction qui me fascinait ? Je la fixais alors et souriais légèrement. Allait-elle enfin se montrer raisonnable ? Ou gueuler que je suis comme ces autres mâles qui usent de violence quand ils ne sont pas pris au sérieux ? Ma main parcourt sa nuque, la caressant, imaginant la trace de mes doigts sur sa nuque. Puis finalement me refais quelques pas en arrière.

« On reprends ? Ou vous êtes calmée ? Ahriman comment d’ailleurs ? »


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I'm not gonna call you daddy, Tour 4


Disclaimer violence:
 


Le dégouté Ren Tao n’était apparemment pas amusé. Non, loin de là, il avait soupiré, rongé son frein, râlé une menace, soupiré encore, baissé la tête et la femme pouvait presque voir la veine bleue de son front contraster avec sa rousseur flamboyante. Elle y avait peut-être été un peu forte, ce à quoi le rouquin déclarait d’une voix peu rassurante qu’il n’avait pas de chance avec les femmes et particulièrement aujourd’hui.
“Si ta manière d’aborder les femmes c’est de les kidnapper sur ton navire et de les insulter comme un ouvrier en manque, je comprends le manque de succès, Capitaine Tao. Celui-ci ne viens pas de ta chance de rencontrer des femmes, mais de toi.” taclait-elle dans sa tête avant qu’il ne se lève. C’était le moment de résister à un peu de torture physique, se disait-elle en le voyant faire des choses négligentes. Puis il se pencha vers elle, visage proche du sien, avec un sourire. Coup de poing dans le ventre ou main sur la gorge ? Dans les deux cas il était important avoir du souffle en réserve, aussi la femme pris une longue inspiration par les narines, tout en avalant pour montrer qu’elle regrettait légèrement ce qui se passait en plus de cacher son acte.

La main venait se coller sur sa gorge avec moulte poignes. Trop à vrai dire… Le souci ne serait plus là de respirer, mais de garder conscience une fois qu’il aurait serré plus sa prise. Son majeur appuyait sur une carotide primitive, sa poigne sur une autre non primitive et son pouce était verrouillé sur un troisième canal indispensable à l’apport d’oxygène au cerveau. Cela lui laissait une petite trentaine de secondes avec l’air qu’elle avait pris avant de tomber inconsciente. Elle tâchait de se détendre pour garder un maximum d’air malgré la panique naturelle qui s’emparait d’elle, il n’oserait probablement pas la tuer, le but était de l’intimider, cela n’aurait aucun intérêt.
-Je crois qu’un peu de piment ne ferait pas de mal à ce petit jeu… Vous faites clairement la maline avec votre pseudo répartie, alors laissez moi vous rendre la pareil.

La femme tentait de faire le vide dans son esprit, pour éviter de solliciter trop ses capacités. La poigne se resserrait, c’était le moment qu’elle redoutait.. Celui qu’elle avait toujours redouté…

-Hmmmm des choses sur moi ? … Sans doute que beaucoup de gens aiment essayer de me provoquer.

Une sensation d’engourdissement se faisait sentir, ce n’était pas le souffle qui lui manquait, mais la force s’échappait de son corps, comme si ses muscles étaient vidés de leur tonus, une sensation qu’elle savait ses proies avoir sous l’influence de la morsure. Son père lui avait bien appris cela. Cela n’enlevait pas grand chose à la force en réalité, c’était une sensation fugace, désensibilisant le toucher et le remplaçant par un grésillement, un fourmillement  abstrait, comme si le corps arrivait en effervescence.
-Un peu comme vous, sans doute pour se donner bonne conscience, sauver leur honneur ou paraître cool.

Des éclairs blancs zébraient sa vision, comme pulsant douloureusement alors qu’elle portait les mains sur celle de son agresseur le griffant d'abords là, puis portant ses mains à son visage tentait également de lui faire lâcher prise.. Elle avait fait de même, enfant, avec son père, et cela n’avait pas marché, comme aujourd’hui. Elle le revoyait, le visage assombri par sa colère, une détermination comme celle de Ren à cet instant. Il ne voulait pas la voir mourir, non, mais la faire souffrir...
-Et ça a tendance à m’énerver. Mais au final, cet énervement devient plaisir, quand au final, après leurs petits numéros, il se retrouve confronté à moi et généralement écrasé par ce qu’ils accusent être de la frustration. Peut-être, peut-être pas… Au fond, on s’en mo…………..

Un voile noir faisait son apparition, couvrant la vue du seul œil de la sorcière, qui se soulevait dans son orbite, laissant apparaitre le blanc qui se striait de marbrures rouges. La voix de son aggresseur s'étouffait dans ses oreilles, comme molletonnée d’abord, puis totalement silencieuse. Elle perdait pieds sur ses sens qui s'évaporaient, non pas l'un après l'autre, mais tous ensemble graduellement, comme si les expériences de la vie s'éloignaient d'elle. Son souvenir, plus vif qu’auparavant supplantait sa volonté de faire le vide dans son esprit, elle se revoyait, subissant le courroux d’un père. Instinctivement, elle se débattit, les membres cotonneux, sans repères temporels, visuels, auditifs, spatiaux. Comment se défendre, quand même la sensation d'avoir un corps se volatilisait ? C'était fini, tout était fini..
-Pitié, père.. No…..

Ce qui devait être un “non” éttoufé, voire muet, à ce moment là sur les lèvres de la femme perdit connaissance s’était éteint comme un feu soufflé d’une bougie.

L’inconscience n’a ni rêve, ni ambition, il ne s’agit que d’un vide absolu, ellipsant deux moment d’une même vie comme un claquement de doigts. Pour Vesper, cette inconscience aurait duré sensiblement deux ou trois centièmes de seconde. Selon combien de temps Ren lui laissait pour revenir à elle, elle pourrait éventuellement récupérer sans s’en rendre compte.

Toujours est-il que dans sa rage il la soulevait, désarticulée comme une poupée contre le mur, renforçait sa poigne sur elle le temps de finir son discours puis la relâchait. elle tomberait alors comme une poupée de chiffon un œil révulsé et probablement fermé.


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Pour qui s’était-elle prit ? Quoi qu’il en soit, le mot « énervé » était un euphémisme comparé à ce que je ressentais à l’instant. C’est pourquoi pour la première fois depuis un long moment, je me laissais aller. Sans doute un peu trop même. Plus les paroles s’écoulaient, plus la demoiselle réagissait ne démontrant aucun signe particulier. Pas de pouvoir quelconque, pas de capacité d’apnée surhumaine ou que sais-je. Non, ce n’était qu’une banale noble à qui je coupais le sifflet au sens propre. Pourtant, au cœur de ma folie passagère, je notais son regard. Son corps avait beau bouger, elle avait beau chercher une échappatoire, ce n’était pas de la peur que j’y lisais. Ce n’est pas moi la star de cet instant, il y a comme un abandon, un lâcher prise total et une divagation. Je ne saurais expliquer, mais si je dois comparer ça à de la peur, ce n’est pas de moi dont elle a peur, mais autre chose. Mon cœur et ma respiration s’emballe alors que je continu de parler, le ton se hausse un peu sans aller jusqu’à l’hystérie, non, c’est clairement plus maîtrisé, bien que brouillon à la fois. Je dérape, tout simplement et finalement, des mots s’échappent de ses lèvres avant de finalement sombrer.

Ce n’est qu’à la fin de ma tirade que je me rends compte de l’état de mon jouet. Quoi que non, ce n’est pas un jouet, juste un passe-temps, une parenthèse. Mais alors, si elle n’a aucune importance réelle, pourquoi donc je n’ordonne pas de la balancer par-dessus bord ? Elle l’a dit elle-même le gouvernement ne bougera pas d’un iota pour elle. Et mon hypothèse de la famille est un argument précaire… Comment est mon assise ? Très instable, mais je me refusais de lui avouer. Sorcière ! Réalisant tout ça, je la laissais retomber et admirais son corps clairement être un chiffon usé. Pourtant, malgré toutes ces comparaisons, son regard et ses paroles m’avaient quelque peu touché, intrigué. Le père ? Qu’est-ce que la figure paternelle vient faire ici ? Et si mes hypothèses sont juste, est-ce que réellement il y a un souci à ce niveau ? Inconcevable… Un parent se doit d’aimer sa progéniture non ? Risible… Moi qui ai été abandonné par eux, j’ose me poser la question ? La réponse est facile, mais comme un enfant qui a peur, je me refuse de totalement voir la vérité en face. Pourtant, je baigne dans cette vérité : le monde n’est pas rose ! Il est plutôt rouge sang. Noir comme quelque chose de putride, de pourri.

« Tsss… »

Alors que je pourrais la laisser là et me barrer comme si de rien était, je vins à élever soudainement la voix pour interpeller la demoiselle qui faisait office de garde pour le moment.

« Hey Loïs… Amène moi de l’eau s’il te plait. »

Un sourire se dessine sur les lèvres de la mercenaire et informatrice tandis que moi je pose mon regard ombragé sur ce corps inerte. Sa voix est présente, faible, mais bel et bien présente. Je ne l’ai pas tuée et … heureusement. J’imagine le soupire exaspérer de Ayabusa qui me ferait la leçon sinon. Note à moi-même : lui laisser gérer ce genre de souci la prochaine fois. Lui se serait laisser aller à la joute verbale, aurait rit des accusations en tout genre et aurait retourné les politesses à la miss avec subtilité. Moi, il est clair que j’ai encore à travailler à ce sujet. A moins que le sujet soit les femmes ? Nouvelle pique que je m’inflige à moi-même alors qu’une courte pensée va pour « elle » et de nouveau engrange une légère colère. Alors quand Loïs entre avec un seau d’eau et de quoi mettre un chiffon dans sa bouche, je capte immédiatement son intention et mon ton se fait sec.

« Pour boire ! Pas pour la torturer sombre idiote ! »

Si celle-ci n’apprécie pas vraiment la réponse, elle s’applique à aller chercher de quoi faire office de récipient et reviendra plus tard. Pour ma part, je me calme et prends le temps d’allonger la demoiselle sur sa couchette de fortune. Quand enfin on revient avec des petites bouteilles d’eau, je me permets d’en prendre une sur les quatre prévues pour elle, et je me sers. Un peu d’eau pour faire redescendre la température, ce n’est pas un mal. Je vins même à m’en asperger un peu sur la chevelure pour me rafraichir et faire totalement s’éteindre le feu qui me rongeait. Moi avoir besoin de repos pour calmer mes nerfs ? Sans doute… Quand Konan sera six pieds sous terre et moi sur un trône avec ma couronne. Autant dire, j’allais devoir charbonner encore un long moment…

Prenant une bouteille d’eau, j’observe la demoiselle et vins à finalement verser un peu d’eau en petites quantité sur son front. Aller… Réveil toi petit être fragile. Ce n’est pas parce que tu es une noble que tu vas avoir le droit de dormir tranquillement. Y suis-je aller trop fort ? Me retournant, je prends la chaise pour alors l’installer à côté de son chevet et attends qu’elle se réveil. C’est une pause parfaite pour poser mon regard sur elle et chercher à la comprendre, mais … même en m’essayant à l’exercice, je ne comprends pas. Pendant un court instant, un traumatisme ou souvenir semble avoir fait surface en elle, mais elle ne ressemble pas au genre de personne qui a à subir ce genre de supplice. Son corps semble si bien entretenu, si parfait, si interdit pour des vermines comme moi. De plus, il y avait eu cette flagrance tout à l’heure, comme un parfum. On n’est pas du même monde, du moins c’est ce que je me dis en la voyant et pourtant, parfois, les monstres se cachent dans les plus beaux anges qui soient. Mais cette leçon n’est pas assez apprise il faut croire. Sans doute car ces anges que j’ai rarement côtoyés ne m’ont jamais poignardé dans le dos ? Même le souvenir d’ « elle » n’est pas aussi douloureux qu’une véritable trahison. Non… Ce n’est rien de comparable. Car ce que je sous entends, c’est avoir donner toute ma confiance, tout mon être pour finalement être trahit par la suite. Se donner à quelqu’un, c’est comme donner son cœur. Là, donner son cœur pour ensuite le perdre, ça c’est douloureux.

Soupirant, quand enfin je vois un semblant de mouvement, je tente de me rappeler combien de temps elle a été mise K.O, puis finalement, je hausse les épaules. La laissant revenir des limbes, je me demande comment elle se sent ? Dans les vapes ? Comme un nouveau-né ? Un mélange des deux ? Les images de moi doivent sans doute lui revenir et quand enfin mon regard se pose sur son œil, je la fixe en silence. Non pas comme un prédateur, mais … autre chose. Est-ce qu’une fois de nouveau calme je peux enfin redevenir humain et la traiter comme tel ? Je me penche pour attraper un objet hors de son champ de vision et je lui jette une petite bouteille d’eau sur le ventre.

« Prends ça. »

Pitié ? Non, il n’y a pas de pitié dans le regard. Ni d’humanité réelle, juste une neutralité comme un ennui qui me perturbe. Lui laissant le temps d’émerger, je bois aussi pour ma part comme pour montrer que ce n’est pas un piège. J’ai beau être tordu, l’empoisonnement ne fait pas parti de mes actes favoris. Bien au contraire, c’est trop lent pour moi. Et en y repensant, si je devais en finir avec elle, je lui ferais la joie que ça soit rapide.
Bref, après cette pause presque « respectueuse » là où de vrais tortionnaires continueraient sans lui laisser le temps de se reposer, je viendrais reprendre la parole, attaquant directement dans le vif du sujet.

« … Père ? Pitié père ? »

La phrase n’est pas complète, mais le regard ne trahit pas. Je me demande le pourquoi du comment de cette phrase. Et pour ne laisser aucun doute, je viendrais me faire plus précis.

« Un passé pas si reluisant que ce que je pourrais imaginer ? … Que s’est-il passé ? Je ferais de même.»

De tortionnaire à psychologue… Voilà une drôle de transition n’est-ce pas ? Surtout que c’est dangereux, car celle-ci pourrait me retourner la chose non ? Et aussi étrange cela soit-il, je ne pensais pas totalement à cela et n’y voyais presque pas un inconvénient. Ou du moins, selon ses réponses, car pendant un bref instant, elle m’avait intrigué. Ce refus de me craindre au profit d’une autre peur plus réelle et plus encrée… Tel un dévoreur de cauchemars, ma curiosité maladive faisait des siennes, cherchant à la comprendre. Je m’en montrais presque sympathique. Ou à défaut… magnanime.

« Prends ton temps. Ahriman... »

Mon regard passa alors de ses yeux à sa nuque sans aller plus bas. Aussi étrange cela soit-il, il ne faisait aucun doute que je regardais si j’avais laissé des traces sur sa peau, et quand j’eus ma réponse, je reviendrais à ses yeux. Proche de son chevet, j’attendais donc de voir où nous mènerait ces mésaventures. Se pourrait-il que le monstre ait une faiblesse ? Ou ne soit pas si inhumain que ça ? Cette instabilité était aussi étonnante qu’inquiétante, mais peu de gens ont droit à cet entre-deux. La plupart du temps c’est l’un ou l’autre. Mais jamais les deux ensembles. Pourtant, elle, elle avait eu ce « privilège », de pouvoir témoigner que derrière ce corps sensiblement normal, il peut y avoir une poigne de fer, mais aussi un semblant de pitié. Restait à voir quels mots allaient invoquer quel côté. Avec une telle instabilité apparente, il ne fait aucun doute que sa vie ne tient qu’à un fil. Mais est-ce que cela allait l’arrêter ? Rien n’est moins sûr.


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Un partout, balle au centre, Tour 5


Du coton dans ses oreilles, du verre dans les membres, la sensation de retrouver un semblant de normalité après une coupure longue de la circulation rendait le corps moite et imprécis. Sa vision pulsait, comme ses veines aux tempes continuaient à frapper, tes des tambours, produisant une douleur sourde qui s’accompagnait d’un son strident.

La sorcière n’avait pas succombé, c’était déjà cela de gagner,mais elle se sentait incroyablement faible et l’eau qu’on aspergeait sur son visage la brûlait comme l’acide à cause de ses nerfs reprenant leur fonctions. Elle était réveillée, ça c’était sûr, mais combien de temps s’était écoulé, c’était la question. Cela faisait mal, mais elle ne sentit pas spécifiquement de douleur quand la bouteille frappa son ventre, encore relativement absent de toutes sensations, elle n’avait d’ailleurs pas compris ses mots. Il le type avait quitté la pièce, elle aurait pu user de son pouvoir pour récupérer plus rapidement, mais c’était trop dangereux de le faire maintenant, surtout après ce qu’elle avait traversé pour en arriver là sans mourir.

Elle ne l’apercevait qu’à peine, sa vision était floue, perturbée, et son ouïe encore en récupération. Elle resta couchée un moment pour que l’inclinaison aide la circulation, puis se redressa, en meilleure forme, ouvrant la bouteille et buvant longuement sans se soucier d’empoisonnement. Si il ne l’avait pas tué, quel intérêt d’empoisonner la bouteille maintenant de toute manière ? Cela aiderait à la récupération. Puis elle se massa le cou désormais marqué d’une grosse brûlure rouge et douloureuse en relâchant un petit sifflement endolori. Elle reprit sa position d’avant l’agression, pas pour montrer qu’elle défiait le rouquin, mais parce que c’était plus confortable et elle récupéra en silence.
“Je ferais mieux d’être prudente, même si il n’a pas l’air de vouloir me tuer, il pourrait finir par le faire sans le vouloir.” se dit la sorcière, l’air défiante.
-Père ? Pitié père ? s’enquit le rouquin.

Vesper ferma son seul œil et baissa la tête. Elle avait paniqué, mais ce n’était pas comme si elle ne lui avait pas dit, au fond. Sans doute voudrait-il explorer un peu plus le jouet qu’il avait l’air de s’offrir sans comprendre vraiment ce qu’il avait acquis au fond.
-Un passé pas si reluisant que ce que je pourrais imaginer ? … Que s’est-il passé ? Je ferais de même.

Il voulait savoir et proposait un échange.. Elle avait déjà vu ça il y a quelques secondes...minutes...heures ? Et cela c’était mal passé.
-Je suppose que je vais passer pour les informations à votre sujet, je crois que j’ai compris la leçon..

Fermer la porte des piques était sans doute la stratégie la plus viable, et lui fermer la porte pour s’expliquer lui vaudrait de se faire ses tribulations intérieurement, sans support… Son geste était clairement un aveux de regret, et la femme avait assez subit dans sa vie pour se dire que le rouquin n’était qu’un gosse avec une boite d’allumette et un flingue. Il devrait comprendre que plus il mettrait le feu et plus il ferait de mal aux gens, moins il aurait de jouets à brûler ou à tuer, jusqu'à ce qu'un adulte l’abatte parce qu’il n’a rien à faire dans ce monde. La sorcière n’avait pas beaucoup de sensations sentimentales, mais cela éveillait sa haine et son mépris pour ses proies habituelles, et avec cela, sa soif…

Le vampire regarda la bouteille comme un récipient plein de vie et bu toute l’eau restante d’un seul geste avant de l’observer à nouveau. Cela n’avait pas étanché sa soif, malheureusement, et son cerveau pulsait des suggestions fortes l’incitant à mordre. Elle serra les dents quelques instants, comme rongeant l’espace entre ses deux mâchoires en crispant la main posée sur son genou. Puis elle leva le regard sur le colérique, dont les veines jugulaires étaient maintenant parfaitement à découvert et battantes. Son instinct de prédateur se mit en route sans qu’elle le veuille, elle le réprima tandis qu’il analysait la proie.

Elle connaissait ses techniques, son pouvoir, ses aptitudes, il y avait peu de chance qu’il soit également maudit et cela ne figurait pas sur sa prime. Il n’aurait pas le temps de réagir qu’elle serait déjà derrière lui en deux transformations rapides, se retournant pour planter ses crocs dans son cou juteux, l'empêchant de faire appel à ses techniques en lui brisant les deux bras tout en appuyant sur sa colonne vertébrale du genou. Il crierait, pendant une demi secondes, un immense “CRAC” osseux signerait son inaptitude à survivre et dans la volée, un tourbillon de poussière détruirait le prochain à ouvrir la porte..

Comme une droguée en manque, la femme se balançait légèrement en avant en arrière puis secoua là tête, ça n’avait duré qu’une fraction de seconde, mais dans sa tête, il était déjà mort.
-Prends ton temps. Ahriman…

Son nom fit remonter sa conscience, pas de chance pour l’instinct du vampire qui devrait se taire. Elle revint à elle en secouant la tête avant de fixer son regard dans celui du bandit. Il ne l’avait pas cru quand elle lui avait dit la première fois. Il était du genre à ne croire que lorsqu’il voyait. Elle soupira, entre l’exaspération et la tristesse puis se leva, dos au rouquin, attrapa la fermeture de sa combinaison dans son dos et descendit la glissière avant de déporter ses cheveux du côté qui cachait son handicap visuel. Descendant la combinaison à hauteur de bras, elle se retourna, seins nu cachés en partie par ses mèches, œil absent dans une orbite et l’autre caché comme le premier devait l’être habituellement. L’avant de son corps était constellé de blessures.
-Lorsque j’ai dit que ma famille et sa fortune avait sombré dans l’océan, ce n’était pas qu’une métaphore, déclara la sorcière d’un ton lugubre. Mon père, le Vicomte Ahriman, était un tyran que personne n’aimait plus, que sa femme n’a jamais aimé, et qui a préféré sombrer avec sa faillite et son île flottante plutôt que de continuer à vivre avec la fille qu’il aimait tellement qu’il lui montrait son amour d’une manière que seule lui connaissait.

Elle remonta ses cheveux, puis la fermeture dans son dos, fermait sa paupière qu’elle scella avec son pouvoir après l’avoir cachée de nouveau derrière ses mèches, puis ouvrit celles de son œil valide.

La question qui se posait naturellement désormais, était-il satisfait ? Il manquait une autre chose…
-Vesper, mon prénom.


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Sam 31 Juil - 15:33
Kidnapping




La demoiselle dormait et finit par revenir à la surface. Bien entendu, dans ce genre d’apnée il faut toujours reprendre son souffle et de bien des façons. Poumons et cerveau se devaient de prendre une grande bouffée d’air frais. La demoiselle semblait le faire, nullement perturbée par ma présence. D’une certaine manière, son œil semblait analyser la situation et en tirer des conclusions qui l’aiderait à survivre encore. Serait-elle plus intelligente que je ne le soupçonne déjà ? Pour ma part, je la regardais se remettre en jambe en ignorant ma décoration qu’elle m’avait faite. Des griffues sur un poing et notamment une marque au niveau de la joue droite. Par contre, niveau marques, elle n’était pas en reste avec presque la forme de mes mains sur son cou. Donnant-donnant ? Quel drôle de donnant-donnant. Ignorant qu’elle déduisait des choses justes, je vins à essayer d’en apprendre plus sur un sujet qui semblait être enfoui dans son esprit. Est-ce une erreur que déterrer ces fantômes du passé ou du présent ? Peut-être, mais jusqu’à preuve du contraire, je suis le dominant de cette situation, alors je peux sans doute m’y risquer. Plus qu’elle ne le peut en parlant de maman que je n’ai même pas connue…

Tentant de « tendre la main » vers elle en proposant un deal équitable, celle-ci sembla se remettre de diverses émotions qui m’échappaient et me fit comprendre que visiblement, il ne valait mieux pas se laisser aller à ce jeu. Je ne dis rien à cela, ne sachant comment le prendre. Devais-je me réjouir ? Après tout, elle se soumet enfin, elle reconnaît le danger que je suis. Alors pourquoi je ne ressens… rien ? Pas même un semblant de satisfaction ? Pour peu, dans ma tête on pourrait croire que je boude. Déçu ? Un peu, mais au pire, rien ne m’empêchera de montrer patte blanche en faisant part moi-même d’informations à mon sujet, plutôt que me laisser tirer les verres du nez ! Je me contente de hausser les épaules cachant cette déception inexplicable que je ressens. Au final, comme quand une cornue m’avait fait parler au cœur d’une source chaude, c’est en parlant que je deviens vulnérable, que je dévoile des failles dans ma carapace. Est-ce pour ça qu’un vrai assassin se doit d’être silencieux ? Pour ne pas montrer son dos à autrui et l’inviter à frapper ? Ou est-ce que finalement j’ai dépassé ce stade et transcendé cet état ? Rien n’est moins sûr, au fond je le sais, je ne sais toujours pas qui et ce que je suis ! Et c’est frustrant.

La demoiselle en pleine réflexion sembla réfléchir et se faire pensive. Notant l’attitude plus froide, quelque chose changeait en elle, mais impossible de mettre le doigt dessus. Comme pour noyer quelque chose, elle bu le reste de sa bouteille d’une traite. Quelle descente ! Note à moi-même, ne pas faire un jeu d’alcool avec elle, là elle me vaincrait sans mal ! Attendant des réponses, je vis celle-ci se faire plus … je ne saurais dire, mais mes sens s’éveillaient, comme une bête sentant une autre menace, un semblable. Est-ce une impression ? Si le mouvement de sa mâchoire m’échappait, sa main elle était visible et cela me fit dire qu’elle ressentait une certaine frustration.
Est-ce le fait que la situation lui échappe ? Qu’elle soit à ma merci ? Que noble ou non, elle n’est ici qu’une simple humaine en face d’un autre ? Sur le même piédestal, tout deux sont réduits au statut d’être vivant. Est-ce que ressentir cette égalité l’énervait ? L’agaçait ? En tout cas, je me demandais ce qu’elle ressent. Est-ce qu’elle sent aussi cette colère réchauffer son sang ? Ressent-elle cette ébullition qui vous donne envie de bouger de façon irrationnelle ? Comprend-t-elle pendant quelques secondes mon quotidien ? Ce n’est pas plaisant d’être vu de haut, ce n’est pas bien de se sentir faible, non… Pour un court instant, me faisant des idées, j’avais presque envie de lui souhaiter la bienvenue dans mon monde. Un monde cruel où seul le plus fort survit, là où la justice est celle de celui qui écrase et non de celui qui « mérite ». Nos mondes sont totalement opposés. Le sien est propre et luisant. Le mien sale et crasseux. Pourtant est-ce que je souhaite changer ? Pour rien au monde ! Sans doute par fierté, mais aussi au fin fond car le changement est effrayant. Quand on passe sa vie dans un milieu, changer ce dernier est la pire des choses à faire. Sans être accompagné en tout cas…

Ce poison qui m’anime et qui semble la corrompre partiellement… Va-t-il la faire péter un câble ? L’énergie du désespoir va-t-elle la faire agir ? Tandis qu’elle s’imagine se nourrir à ma nuque, moi j’imagine un autre scénario. Si elle saute, je me jette sur le côté. Si elle tente de frapper avec une jambe c’est une main qui intercepte. Si c’est le poing, mon autre main peut l’attraper. C’est un véritable jeu d’échec mental, à différence que moi, j’ignore la totalité de ses capacités, là où elle, elle sait absolument tout en théorie.
Finalement, la miss semble tellement en transe qu’elle se balance même d’avant en arrière. Une prise d’élan ? Non… Elle calme ce jeu et reviens à elle quand je prononce son nom de famille. Comme si je la sortais d’une hypnose contre-nature. Mais ne relevant pas la chose, je vins alors à la voir sembler touchée par mes dires et elle se retourne. Elle boude ? Penchant la tête, je m’étonne une seconde quand celle-ci semble porter une main à une fermeture éclair. Qu’est-ce que ? Rapidement, ma panique disparait là où autrefois j’aurais eu un bug d’une grande durée, comme la fois aux sources.

La demoiselle descend donc sa tenue jusqu’à un certain niveau pour finalement se retourner et se dévoiler sous un autre jour. Si en temps normal elle pouvait être attirante, collait à l’image d’une noble en dehors des mœurs avec sa tenue de sorcière, là, elle a plus l’air d’une sorcière qui a subit le courroux des gens qui chassent les hérétiques. Pourtant, malgré un œil manquant et nullement comblé par un cache-œil ou un œil de verre, malgré ses marques qui dessinent des formes sans signification, je ne grimace pas. Je semble stoïque alors qu’en tête, je me surprends à presque me demander si je ne l’ai pas mal jugé. Mais l’heure n’est pas aux excuses…
Mon regard se pose sur elle. Les yeux pour commencer, puis le reste du corps. Elle démontre certaines voluptés, mais je n’ai pas le temps de relever cette partie que tout homme doit désirer en l’imaginant dans son sa tenue habituelle. Non… Mon regard va sur ce qui est vraiment intéressant et ce sont sur ses marques que je pose. Ses lèvres laissent alors s’échapper l’horrible vérité et visiblement, l’amour de son père était d’un autre genre. Une chose qui m’est totalement inconnu, n’ayant connu que des entraînements à tuer, ne rien ressentir et faire abstraction de toutes sensations positives ou même négatives. Pourtant, c’est bien sa famille qui lui a fait ça visiblement. La famille, ce mot que je chéri tant en espérant pouvoir en avoir une, une vraie, une biologique.

« La famille… peut vraiment faire mal... »

Un murmure qui s’échappe, un commentaire plutôt qu’une réelle question. Durant un instant, une main s’avance avant de se figer dans l’air. M’interdisant plus, je la laisse se rhabiller sans un mot et reprends cet air neutre, froid et imperturbable. Conscient de mon instant de faiblesse devant la fascination presque enfantine devant son corps et ses marques, je respire un grand coup alors qu’elle daigne enfin me dire son prénom. Vesper ? Dit plus tôt, elle aurait eu droit à une déformation, du genre « Vipère », mais là, je me retiens du commentaire. Pendant un court instant, on peut presque croire que je la respecte, ou à défaut de vraiment la respecter, je la considère un peu plus que tout à l’heure. La noble ne serait peut-être pas en fin de compte une femme qui pète plus haut que son cul et agite les billets comme justification à tout même les pires immondices ? Je ne m’attendais pas à ce genre de révélation… Mais il est trop tôt pour juger. Disons simplement que je la vois un peu différemment. Oui voilà.

« La vie ne nous a pas faut de cadeau on dirait bien. »

Qu’elle ne s’y trompe pas, ce n’est pas une remarque gentille. Le ton lugubre démontre simplement que je constate la chose. Point. L’observant elle et son corps dont je connais un secret désormais, je termine par tendre un bras vers le bas de sa couchette et en dévoiler une autre bouteille. Vu comment elle a englouti l’ancienne, autant lui proposer une autre. Réfléchissant quelque peu, je vins à réaliser un nouveau news peu reluisant : compter sur sa famille pour payer une rançon, ça semble râpé. Et merde ! Pourtant, si je me dois d’être énervé, sa révélation a prit le dessus. Et de nouveau, un soupire m’échappe suivit d’un commentaire relevant aussi de l’information personnelle.

« Cela me fait presque me demander si ne pas tout savoir sur soi n’est pas une mauvaise chose au final… »

Le mot famille n’est pas employé, mais ce n’est pas connu que je sois amnésique. Alors à elle de déduire des choses. Prenant la dernière bouteille, à mon tour je la bois tranquillement, laissant le liquide descendre le long de ma gorge. En observant, de nouveau elle peut voir la nuque appétissante être mise à sa vue, gentiment offerte inconsciemment, mais très vite, je rabaisse le visage quand la bouteille est vide et je soupire, soulagé. D’ailleurs, en baissant la main, je remarque alors mes griffures. Elle n’a pas griffé à sang, mais cela démontre un côté presque bestial. Admirant la chose comme intrigué, je fini par hausser les épaules, loin d’imaginer que mon visage aussi est marqué. Lui montrant son œuvre sans pour autant faire sonner ça comme une remontrance, je me redresse, et porte mon autre main vers mon torse. Soulevant mon haut, à mon tour je démontre un corps meurtri. Et si celle-ci est tatouée d’une multitude de cicatrices, pour ma part c’est plus massif… Mais n’est-ce pas normal pour quelqu’un qui se bat jour après jour contre la terre entière ? Une simple façon de dire que sa griffure – bien que sans doute pas perpétuelle – ne fait qu’une de plus à ma liste. Je laisse le tissu retomber sur moi ne sachant pas que s’exhiber de la sorte est presque comme agiter un bout de viande devant un chien affamé !

« … Repose toi, je repasserai pour le dîner. Juste t’attends pas à du luxe… »

Et c’est donc sur ces mots que je tournerai les talons. Baissant presque entièrement la garde à en croire par la forme de mes muscles. Si elle a ce genre de savoir, pour sûr, elle peut comprendre quels muscles sont relâchés ou non. Et visiblement, la seule chose à prendre en compte est peut-être un possible saut sur le côté ou un accroupissement soudain. Mais l’espace restreint donne un avantage considérable à l’assaillant.


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Sam 31 Juil - 21:00





There is no escape, Tour 6


La femme mûre prit une place à côté de son chapeau, appuyée sur la table et contre le mur pour ne pas se trouver sur la couche aux côté du brigand. Il était quelque peu perturbant maintenant qu’il éveillait sa soif. Ça et, il avait l’air de baisser légèrement sa vigilance et sa haine, cela ne valait pas le coup de semer la confusion maintenant. Le bandit avait l’air compréhensif, mais l’était-il vraiment, et voyait-il le tableau dans son ensemble ou considérait-il juste la nouvelle découverte comme un point de plus sans lien particulier avec le reste. Elle n’était pas sortie d’affaire, tout juste gagnant un sursis jusqu’à la prochaine crise infantile du pyromane assassin.
-La famille… peut vraiment faire mal…

Elle avait traité cette blessure il y a longtemps, en même temps qu’elle avait rencontré Red en vérité, c’est dire si cela remontait à loin. Remarque, cela aurait pu être une solution, la tortue. Mais elle avait son propre agenda, et Vesper doutait qu’elle se présente pour lui sauver la mise, ce n’était pas son genre. La femme laissa couler toutes les remarques du roux, vu que rien n’était fait pour relancer une vraie conversation. Il allait partir, dépité de ne plus vouloir s’amuser avec son jouet, comme si on lui avait passé l’envie. Elle déviait le regard en le voyant boire, puis la même chose en le voyant lever son haut. Elle ne doutait pas qu’il avait des marques, mais n’était pas intéressée par cela. Pas vraiment intéressée par cet homme qui n’avait pas grand chose pour lui au final.

Elle le voyait pour en avoir eu l’expérience, il cherchait quelque chose qu’il faisait fuir et ne voulait pas comprendre pourquoi cela ne marchait pas. Elle en serait presque à se demander comment il avait fini par avoir des amis, si elle ne savait pas déjà qu’ils n’étaient là que par crainte et déférence forcée. Chacun d’entre eux devait nourrir le désir de l’égaler ou de lui succéder au moins autant qu’ils voudraient l’abattre ou l’humilier. Il avait le bras long et des compétences que les autres ne possédaient pas, mais le jour où il tomberait, une cascade s’en suivrait, et si cela arrivait sur ce navire à cet instant, peut-être qu’elle ne serait plus de ce monde le lendemain. La mutinerie était une chose qu’elle n’appréciait pas déclencher à cause de cet effet-là, et donc cette option n’était pas intéressante.

Sa malédiction lui permettrait sans doute de partir, mais une vague et c’en était fini.
-Repose toi, je repasserai pour le dîner. Juste t’attends pas à du luxe…

Le gredin s’en allait, fermant la porte derrière lui. Le regard de la femme fixa le sol un moment, puis dériva d’un côté à l’autre de la pièce, par réflexe.
-Ce n’est pas comme si quelque chose m’attendait au dehors pour m’emmener au loin, patience.. se renforça Vesper en jetant un coup d'œil à son chapeau.

Ce n’est pas la marine qui l'aiderait, pas sans repères, et la lieutenant ne savait même pas où se trouvait le navire marchand sur lequel elle était quand il s’était fait attaquer. Les types avaient sans doute lancé l’alerte et des navires de guerres devaient-être sur leur chemin vu l’ampleur de l’attaque qu’ils avaient subie. Et puis le bruit d’un appel c’était… tout bonnement impossible de concevoir que personne ne parviendrait à l’entendre.

Non, elle devait se résigner à attendre que son oppresseur décide de la laisser partir, et de se débrouiller pour survivre en attendant. Les pions étaient désormais en place sur l’échiquier, et la sorcière savait qu’elle n’avait que la reine contre une table complète, sauf la reine, justement. Elle devait faire en sorte d’être indispensable mais ne pas avoir trop de valeur pour ne pas qu’il veuille la garder. Susciter son intérêt mais pas trop non plus, et pareil pour l’équipage. Elle se devait de fraterniser temporairement avec l’ennemi, même si c’était chose interdite, mourir pour l’honneur n’avait jamais été dans ses prérogatives.

Elle signait intérieurement ce pacte avec elle-même, de s’en sortir quoi qu’il arrive. Qui sait, peut-être trouverait-elle un allié de circonstance pour un autre jour, ou peut-être qu’il l'abattrait. En soit, le destin de la sorcière n’était déjà plus entre ses mains, mais l'était toujours, de manière fugace. Il lui restait du temps avant “le dîner". Elle n’allait probablement pas avoir besoin de sa tenue de combat au final, elle regrettait déjà de ne pas avoir quelque chose de plus adéquat à un long séjour. Cette tenue allait probablement coller, quoi qu’elle pouvait toujours user de sa malédiction pour se purifier, le vêtement serrerait toujours autant son corps.
-Ce n’est pas comme si j’avais des outils pour la modifier, abandonna la sorcière après avoir tiré légèrement en dessous de sa poitrine pour ajuster la tenue.

Elle attendit donc le repas du soir, au moins elle aurait un repère temporel correct si ils ne s’amusaient pas à changer la luminosité de l’autre côté du hublot de la porte et commençaient à changer l’heure des diners.


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Sam 31 Juil - 22:36
Kidnapping




La captive était intrigante, mais je me devais de rester méfiant. La demoiselle semblait avoir été calmée depuis la petite crise de colère de tout à l’heure. Pour autant, elle n’était pas devenue amicale pour autant, ou totalement soumise. Simplement un peu plus muette. Notant ses diverses réactions, je me dévoilais quelque peu à elle sans en dire trop. Après tout, trop se dévoiler, c’est montrer à l’autre où frapper non ? Qui sait si après un moment de calme, la dame n’aurait pas de nouveau la langue bien pendue… Même si cela m’étonnerait le premier, on n’est jamais à l’abri avec des « nobles ». Mais avec ce que j’ai appris, peut-on vraiment la considérer comme tel ? Allez savoir. En tout cas, cette première entrevue était riche en émotions.

Quittant la pièce, je refermais derrière moi pour alors regarder Loïs, cette dernière me donnant droit à un sourire malicieux. Avait-elle apprécié le spectacle ? Quoi qu’il en soit, pour ma part, je lui disais de toujours faire gaffe à celle-ci. Après tout, à un moment ou à un autre elle devrait faire des besoins et … il faudrait qu’elle sorte. Les joies des pièces sans tout compris… Quoi qu’il en soit, ce moment ne sembla pas arriver et tant mieux. Cela me laissa le temps de faire un rapport à Ayabusa, de sorte à faire un point sur ce qui s’est passé. Le stratège notait diverses choses et vint après un long discours avec moi à proposer de prendre la relève, pour cette fois-ci du moins.

Le temps s’écoulant doucement, la demoiselle pourrait voir que le soleil déclinait. Bientôt, l’obscurité prit la place de la clarté du jour et annonçait que la nuit tombait dehors. Peu de temps avant ce déclin, elle pu voir passer une crinière blonde et entendre un grognement. Klara prenait la place de Loïs et en tendant l’oreille, Vesper pourrait gonfler son égo en apprenant de la bouche de Loïs que la « demoiselle » était calme. Une donnée qui rassura la lionne qui semblait de mauvaise humeur. En effet, au détour d’une conversation, celle-ci râlerait suite à une arme qui ne voulait pas marcher. Elle avait beau se triturer les méninges, elle n’arrivait pas à augmenter la portée de son arme, ce qui était particulièrement chiant compte tenu de ce à quoi ça sert : propulser des explosifs. Autant le dire, si l’explosif à un rayon d’action et que l’arme ne projette pas assez loin le projectile… C’est problématique. Elle pestait et s’appuya contre le mur à droite de la porte. Sa queue fouettait l’air et de temps à autre, ses oreilles se redressaient quand Vesper bougeait ou changeait de position. Le tour de garde de Klara n’était pas le plus agréable et pour cause, de part sa race et sa malédiction, son ouïe était plus qu’utile. Sans parler de son odorat qui permettait de dire si celle-ci était là ou non. En cas de fuite, Klara était la mieux à même de réagir.

Mais le moment le plus actif pour Vesper, ça serait quand des bruits de pas se feraient entendre. La lionne ne dit rien, mais très vite, la porte s’ouvrit, laissant apparaitre la silhouette d’un homme portant une tenue de marine, ou du moins une tenue quelque peu trafiquée. Ayabusa entrait dans la pièce, tout joyeux, se montrant meilleur vivant que Ren.

« Bonsoir bonsoir ! Le repas est servi ! »

Portant un simple récipient, celui-ci semblait à peine fumant. Et quand il déposerait sur la table le récipient, elle pourrait voir une soupe. Une soupe garnie de légumes faite … rapidement. Ce n’est pas de la grande cuisine, ce n’est pas de la merde pour autant. C’est … potable. Non ? Quoi qu’il en soit, il ne présenta pas le menu, ce n’est pas comme si la demoiselle avait le choix de toute façon ! Bref, la regardant, il vint à sourire à celle-ci, d’un air malicieux. Ayabusa Mikono restait fidèle à lui-même. Taquin, moqueur, intelligent, il allait tenter son style d’approche pour lui arracher quelques informations, ou du moins l’espérait-il.

« J’ai cru comprendre que le confort des lieux ne vous déplaisait pas. Bien. Excellente nouvelle. Ainsi vous, vous êtes … Vesper Ahriman ? Enchanté très chère, c’est un honneur. J'espère que ma présence plutôt que celle de notre cher chef ne vous dérange pas ? Il viendra plus tard ne vous en faites pas ! »

S’inclinant brièvement face à elle, l’épéiste à la lame imposante se redressa et approcha de la chaise.

« Permettez que je vous tienne compagnie le temps de votre repas ? Ou vous préférez … Manger seule ? »

Bien qu’il dît ça, il s’apprêtait à s’asseoir. Feu vert ou pur esprit de contradiction, il se poserait le cul sur la chaise pour alors la regarder d’un regard espiègle. Elle est charmante, au moins, niveau informations, ils n’ont pas menti en la décrivant comme étant quelqu’un qui fait tourner des têtes. Mais maintenant, il fallait s’assurer de son utilité ainsi que tester sa loyauté envers le gouvernement.

« Alors dites moi très chère… Si ma mémoire ne me joue pas défaut… Vous êtes membre de la marine n’est-ce pas ? Si mes informations semblaient erronées au sujet de votre précieux sang – pas si précieux – d’après vos dires… Il y a bien des choses qui ne sont pas fausses. Tel votre beauté. Mais... Nous ne sommes pas là pour discuter de ça n’est-ce pas ? Dites-moi, qu’est-ce qui vous a poussé à rejoindre la marine ? Quel intérêt y voyez-vous ? N’est-ce pas frustrant que d’avoir rejoins une faction, qui ne semble même pas prête à tendre la main à ceux qui forment leur corps armé ? Je veux dire… N’est-ce pas injuste ? Vous donnez votre corps, votre âme et bien plus, mais quand c’est aux autres de se bouger, plus personne. »

L’homme essayait de jouer sur une certaine vérité. Sa vie ne vaut rien pour le gouvernement mondial quand ça l’arrange. Demain il y a une guerre, il faut mobiliser le plus d’hommes possibles. En revanche, si quelqu’un de présent ne réponds plus à l’appel, aucune panique, il y a des milliers de personnes disponibles. Ayabusa se doute qu’elle doit être loyale, mais à quel point ? A-t-elle rejoint le gouvernement au prix de tout chez elle ? Il serait regrettable qu’elle affirme s’en foutre de n’avoir aucune valeur aux yeux des autres. Ayabusa lèverait les yeux au ciel dans ce genre de situation.

« Toutes les vies comptes, ont une importance… Du plus petit soldat, au plus haut gradé. Et croyez-moi, je sais de quoi je parle, j’étais autrefois moi aussi un marine. Colonel Mikono… »

Disparu au bataillon, étrangement peu de temps après que le cipher pol se soit intéressé à son cas au sujet d’histoires concernant de la corruption. Une explosion l’avait fait passer pour mort, jusqu’à ce que Ren le recrute au détour d’un voyage. Attendant donc une réaction de sa part, il posa son regard de serpent fourbe sur elle. Il admirait celle-ci et regarda un bref instant sa nuque. La trace de main de Ren y était encore présente. Il n’y est pas aller de main morte… Devait-il s’excuser pour ça ? Jouer le bon gars alors qu’avant c’était le mauvais ? Pas tout de suite… Il fallait jouer avec les nerfs, titiller, appuyer plus ou moins fortement où ça fait mal, flatter, charmer, pour mieux poignarder ensuite. A ce jeu, Ayabusa était un expert et il priait pour une chose : qu’elle ait du répondant. Il voulait qu’elle le rejette, pour mieux revenir à la charge, ou au contraire l’attire à elle pour qu’il puisse la rejeter et se faire désirer. Deux serpents qui dansent ensemble, voilà un drôle de jeu n’est-ce pas ?

« D’avance, la nuit risque d’être longue, la mer semble s’agiter au loin. Vous n’avez pas le mal de mer rassurez moi ? »

Simple information, il ne se doutait pas de la présence d’un escargophone. Qui sait si un imprévu ne fera pas que la surveillance sera levée quelques temps, assez pour envoyer un S.O.S ? En tout cas, l’homme avait tout son temps et il espérait le passer en compagnie de la demoiselle.
Mais alors qu’une simili ambiance s’installait, voilà qu’un bruit sourd se fit entendre. La lionne tapait contre le mur avant de s’adresser au mâle en présence de Vesper.

« Hey le serpent ! Ne fait pas n’importe quoi, même si c’est une prisonnière, elle peut mordre… Tsss. »

Poussant un profond soupire, l’homme se sentit exaspéré un court instant. Et il ponctua son soupire d’un simple « la ferme » qui agaça quelque peu la lionne. Mais elle ne quitta pas son poste. Le jeune homme retourna son attention à Vesper, s’excusant du regard pour cette parenthèse dont tout le monde se serait passé.

« Vous mordez ? Vraiment ? »

S’amusant de la phrase, il avait bien compris les dires de la lionne. Cette dernière n’aimait pas particulièrement le sexisme et était très fière d’être une femme. D’une certaine manière, elle « soutenait » la Ahriman en affirmant qu’en tant que femme, elle peut se défendre. Loin d’imaginer que derrière cette apparence se cache une terrible sangsue !
Amusé, l’homme prit le bol de soupe pour alors le tendre à la demoiselle.


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Disapointed, Tour 7


la femme s’était remise à fredonner le chant de marin peu de temps après qu’il n’y ait plus personne, puis elle nota que quelqu’un pestait au changement de personnel. Ils ne savaient rien d’elle au final, cela ne pouvait pas être une ruse pour voir si elle tenterait de rentrer en contact avec la personne qui se plaignait de l’autre côté de la porte. C’était à priori une histoire de lanceur pour un projectile explosif, et, sans les détails il était sûrement difficile d’évaluer d’où venait la déficience. Malgré cela, la sorcière avait sa petite idée. Elle se posa contre le mur, opposé à la personne qui pestait pour être plus proche et haussa légèrement la voix.
-Souvent, quand une arme possède un défaut à tirer un projectile et qu’il ne présente aucun défaut évident, c’est que la faute n’incombe pas à l’arme, mais au projectile. Le taux de charge de la poudre pour tirer le projectile dépend du projectile, pas de l’arme. Et si vous n’avez plus de place pour votre projectile pour le tirer avec votre lanceur, alors votre lanceur est trop court.

La plantureuse retourna à sa couche pour se reposer un moment et quelqu’un arriva avec une soupe. Il avait une lame démesurée dans le dos, mais avait une apparence de gringalet qu’elle jugea doublement. D’une parce qu’il était tout fin, et que cela présageait peu de vigueur, de deux parce qu’il avait une apparence de rat de bibliothèque.
“Où sont donc passés les muscles et la vigueur de celui d’avant ?” se demanda-t-elle, moins alléchée par le sang de celui-ci que celui de Ren.

Il était joyeux, c’était donc une manière détournée d’essayer d’attirer sa sympathie ou de la trahir par la suite… Elle avait déjà mangé de ce pain là, elle ne serait pas dupe aux flatteries évidentes, tel que l’honneur de la rencontrer, elle, une prisonnière aléatoire sur un navire alors qu’elle n’avait pas eu le choix.
-J'espère que ma présence plutôt que celle de notre cher chef ne vous dérange pas ?
“Si, elle me met mal à l’aise à vrai dire.” déclara la femme dans sa tête en fronçant les sourcils, méfiante.
-Permettez que je vous tienne compagnie le temps de votre repas ? Ou vous préférez … Manger seule ?
-Quelle importance, vous êtes ici chez vous… souffla la femme, pas un instant convaincue.
-Alors dites moi très chère… Si ma mémoire ne me joue pas défaut… Vous êtes membre de la marine n’est-ce pas ? Si mes informations semblaient erronées au sujet de votre précieux sang pas si précieux d’après vos dires… Il y a bien des choses qui ne sont pas fausses. Telle votre beauté. Mais... Nous ne sommes pas là pour discuter de ça n’est-ce pas ? Dites-moi, qu’est-ce qui vous a poussé à rejoindre la marine ? Quel intérêt y voyez-vous ? N’est-ce pas frustrant que d’avoir rejoint une faction, qui ne semble même pas prête à tendre la main à ceux qui forment leur corps armé ? Je veux dire… N’est-ce pas injuste ? Vous donnez votre corps, votre âme et bien plus, mais quand c’est aux autres de se bouger, plus personne.
“Hmph !” ricana intérieurement Vesper, “Celui là est là pour me faire un test de moralité ?” s’étonna la sorcière, amusée.
-D’après mes dires, repris la vicomtesse, pas de terres, pas de fortune, pas de famille et aucun respect d’autres nobles, c’est un titre vide, mais vous n’êtes effectivement pas tenu d’y croire. Pour ce qui est de la Marine, si elle me traquait et me défendait sur mes jours de permissions ou j’ai expressément demandé d’être seule, j’aurais effectivement à me soucier d’elle et de son emprise sur moi. Visiblement je ne peux pas m’offrir de vacances… souffla-t-elle en feignant légèrement la lassitude.

-Toutes les vies comptes, ont une importance… Du plus petit soldat, au plus haut gradé. Et croyez-moi, je sais de quoi je parle, j’étais autrefois moi aussi un marine. Colonel Mikono…
-Nous sommes différents, je ne pourrais pas dire que je sois d'accord avec vous pour une raison très précise, et vous ne comprendriez probablement pas pourquoi même si je vous la dévoilais, répondit simplement le vampire, conscient que son rapport à la vie était légèrement hors-norme.

-D’avance, la nuit risque d’être longue, la mer semble s’agiter au loin. Vous n’avez pas le mal de mer rassurez moi ?
-Pas si je ne lis pas.

Cela commençait doucement à agacer la femme, toutes ses niaiseries faites pour faire un semblant de cohésion, s’était peut-être même plus insupportable que d’être toute seule. La personne de l’autre côté de la porte semblait vouloir mettre son grain de sel dans l’affaire.
“Quelle ironie, il ne manquerait plus que le type rebondisse là dessus.” se dit la femme avant qu’effectivement:
-Vous mordez ? Vraiment ? demandait l’ex-marine avant de tendre le bol de soupe.

La sorcière regarde le gringalet de bas en haut, de haut en bas, évalua la quantité de sang qu’il pouvait représenter et sa faim grandissante, puis statua, baissant légèrement la tête tout en prenant son assiette.
-Je mords, mais pas vous, vous êtes trop faible pour que je me permette de vous ponctionner sans risquer de vous tuer, lâcha d’une voix haute, mais calmement, le vampire.

Avant qu’il n’ait eu le temps de se faire des films, elle porta la cuillère à sa bouche et lui offrit un sourire carnassier, dévoilant ses canines sur-développées avant d’enfourner une cuillerée de soupe. Elle mâcha un peu les morceaux, avala et reprit.
-J’ai été mal éduquée, et je n’arrive pas à me retenir quand je suis a cran, donc si vous ne voulez pas me voir mourir, je vous conseille de m’apporter le ou la femme la plus vigoureuse de votre équipage, qui va devoir prendre un petit somme après que me sois occupée de lui.
“Je ne peux pas me permettre de devenir sauvage à cause de ma bête intérieure.” se dit la femme en sentant justement la créature frapper de nouveau la porte de sa conscience.
-Et avant que vous ne vous disiez que vous feriez l’affaire, j’ai suffisamment d’expérience pour savoir que si je commence à vous mordre, le prochain souffle que vous prendriez serait celui d’une personne telle que moi, ce que votre Capitaine n'apprécierait probablement pas.

La femme laissa cette information en suspens et se contenta de manger sa soupe comme demandé. Ce n'était pas succulent, mais ça valait bien la popote de siège ou de campagne militaire. C'était bien trop maigre pour un repas, si trop d'autres diners suivaient avec cette diète, elle serait forcée de compenser sur ses morsures, ce qui ne marcherait pas entièrement, pour avoir déjà essayé.

Son hypnose lui permettrait sans doute de contrôler les plus faibles de l'équipage, mais le reste l’empêcherait sans doute de se sortir de cette condition déplorable. Avait-elle vraiment fait le meilleur choix en se livrant ? aurait-elle pu combattre tout l'équipage dès le départ ? Probablement pas. Maintenant elle était coincée de toute manière, donc la question ne se posait plus.
"Et je suis coincé avec ce Colonel... C'est dingue de voir à quel point il est jeune et combien de temps il ma fallut à moi pour passer lieutenant. M'enfin, le gros plein de soupe d'amiral est mort maintenant, mes grades devraient s'enchainer désormais." pensa la Sorcière avant de fixer un œil sur l'ex-marine.


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Kidnapping




Lorsque Loïs et Klara discutaient, voilà qu’une voix s’était faite entendre. La prisonnière semblait vouloir donner son avis sur une certaine question et cela étonna tant la lionne que la mercenaire. Si la lionne reste un peu pensive et songeait à ce qui venait d’être suggéré, la mercenaire elle garda la tête un peu plus froide et s’en alla informer Ren. Voilà une information intéressante à transmettre après tout. Se pourrait-il que la femme ait des talents d’ingénieur ou d’inventeur ? Ou une bonne mécanicienne peut-être ? Voilà qu’elle venait de gagner une certaine utilité, bien que ce n’est rien comparé à sa réelle capacité.

Suite à cette parenthèse, ce fut Ayabusa qui entra dans la pièce et non Ren. Ayant ses petites idées dans la tête, il tentait de faire la conversation imaginant ses diverses réponses ou pensées. Il le sait, même en étant sympathique il risque de se frotter à de l’indifférence voir du dégoût, mais d’un autre côté si une personne coopérait dès le premier mot, où serait le charme d’être en captivité hein ? Ayabusa avait l’habitude, il connaissait la mécanique de l’humain et de ce fait, il ne s’attendait pas à discuter plus que ça avec elle, simplement, il désirait provoquer des réactions et en tirerait diverses conclusions lui-même. Derrière cette conversation se cachait juste un homme imaginant la belle comme une simple base de données à exploiter. La beauté, la tentation, il savait de loin faire abstraction de tout ça là où d’autres se laissaient tenter. Les missions et les objectifs avant tout.

Parlant donc avec elle, elle répondait à diverses choses, mais jouer sur la corde sensible ne semblait pas l’affecter plus que ça. En revanche, quand l’homme au sang froid fit part de l’argument de la valeur d’une voie, voilà que madame marqua des points en se montrant plutôt mystérieuse. Des choses qu’il ne comprendrait pas ? Osait-elle mettre en doute son intelligence ? L’homme pencha la tête avant de sourire légèrement. Là était la différence avec Ren, ce dernier se serait emporté ou aurait sentit son égo être piqué à vif, mais pour Ayabusa, c’est sa curiosité qui était sollicitée !

« Hm ? »

Un sourcil s’était arqué, signe qu’il a relevé sa parole et semble clairement intrigué par celle-ci. Et il le signala clairement à la déchue.

« Vous titillez ma curiosité vous savez ? »

Affichant un léger sourire, à son grand regret elle reprit la parole suite à sa tirade et cela l’amusa. Pas de mal de mer si elle ne lit pas ? Parfait, elle ne semble pas avoir de livre et même si Ayabusa avait quelques ouvrages forts intéressants, il ne comptait pas partager ce soir. C’est donc alors que le jeune homme rebondit sur un dire d’une de ses collègues. Si pour lui il n’y avait que de l’humour dans ses paroles, la demoiselle sembla enfin vouloir montrer un peu d’elle et de façon théâtralement plaisante !
Ponctionner ? De quoi parlait la dame ? Est-ce une métaphore ? En tout cas, il sourit à son attaque verbale sans vraiment mal le prendre. Elle reste la prisonnière dans cette situation, là où Ayabusa était le tortionnaire, le maître. Inutile de changer les places pour se sentir plus fort, la vérité est là. Mais voilà, la dame finit par jouer carte sur table à sa façon et quand la mouette vit les canines de la demoiselle, cela fit tilt dans son esprit et il écarquilla les yeux. Une suceuse… de sang ? Ils avaient kidnappé une vampire ? Voilà une chose rare, d’aussi loin qu’il s’en souvienne, Ayabusa n’avait jamais croisé directement de ces sangsues. Pas qu’il n’aime pas ça, mais il préfère garda sa nuque à portée uniquement de lames ennemies, mais pas de crocs alliés ou ennemis. C’est d’ailleurs machinalement que l’homme se caressa la nuque comme pour s’assurer qu’elle n’y avait pas déjà planté ses crocs à son insu. Rien d’anomale !

Là où cela aurait pu rester anecdotique, la demoiselle fit part d’une donnée fortement intrigante à savoir le fait qu’elle sous-entendait pouvoir mourir si elle ne mangeait pas. Ou du moins, ne se nourrissait pas « réellement ». Pire encore, elle menaçait de « transformer » l’homme s’il n’était pas assez fort pour lui tenir tête. Un sourcil se hausse et bien qu’il cache le léger frisson qui lui parcours l’homme comprends une chose en regardant ses yeux : elle ne ment pas ! Un souci à prendre en charge se dit-il.

« Je vois je vois… Tout ceci était fort instructif ma chère. »

Se levant, l’homme épousseta sa tenue avant de s’incliner de nouveau respectueusement. Il ne partait pas la queue entre les jambes, mais avait des choses à dire et réfléchir. La laissant donc seul, la vampire pourrait sans doute entendre l’homme prévenir la lionne qu’elle devrait garder l’œil et ses sens en éveil. Que son orgueil et égo soit flattée, la dame passait de simple proie chassée, à possible danger pour ses propres détracteurs. Si la lionne ne sembla pas broncher, ce ne fut pas le cas de tous. La petite Mélina frissonna à ces paroles et se dit de ne pas approcher de la cabine.

La nouvelle fit le tour du bâtiment naval et cela eu un effet pour la demoiselle. En effet, deux jours s’échappèrent. Deux jours durant lesquels sa torture improvisée gagnerait en intensité puisque Klara ou Krake viendraient eux-mêmes déposer ses repas et … rien de plus. Pas de visite particulière, ou d’événement inquiétant. La demoiselle serait plongée dans une solitude totale pendant deux jours et deux nuits. Et ce n’est qu’à l’aube du troisième jour – à moins que ça soit le soir ? – que la porte s’ouvrit pour laisser voir plusieurs silhouettes. Visiblement, si jusqu’à maintenant les choses s’étaient montrées assez « tête à tête », la demoiselle aurait droit à deux silhouettes cette fois-ci : Loïs et moi. Est-ce que sa révélation avait prit deux ou trois jours à être digérée ?

Entrant dans la pièce, je regardais la demoiselle qui m’avait clairement échauffée dernièrement, pourtant, à y regarder de plus près, la marque sur sa nuque ne semblait être que passé désormais. Un bon point… Il n’est jamais bon de ressasser le passé, du moins tout le temps. Loïs décala un peu le chapeau – se permettant de l’essayer – avant de le reposer sur le bord du bureau alors qu’elle s’y mettrait assise en regardant la vampire d’un air presque malicieux. Aucune crainte dans son regard, mais qu’elle ne s’y trompe pas, elle la regardait avec attention.
Pour ma part, je repris mon habitude de m’asseoir tel un cow-boy pour alors regarder la dame de la nuit. Une vampire hein ?

« Vesper hm ? … Tu es pleine de surprise il parait… »

Deux jours pour le réaliser. Allait-il prendre un tacle classique du genre « Il a fallu quelques jours pour que l’information arrive au cerveau ? Bravo ! » ? Ou allait-elle simplement discuter avec moi ? Ou se pourrait-il que son attitude change à cause d’une faim qui devient terrible avec le temps ? Ou est-ce que deux jours d’abstinence avaient été une souffrance après une maladie ? Quoi qu’il en soit, le jeune homme vint à regarder celle-ci dans son œil unique et reprendre la parole.

« Que ce soit une manœuvre pensée ou un simple hasard… Il est évident que vous laisser mourir n’est pas une solution qui m’arrange. Alors … Nous allons faire un pas vers toi. Par contre, il est hors de question que tu n’en profites, sommes-nous clair ? La prochaine île est à environ cinq jours de navigation, trois si nous utilisons notre baleine, mais … Ce n’est pas dans nos plans. La seule question que je me pose par pure curiosité c’est : est-ce que du sang d’animal suffit aussi à éteindre ta faim ? Ou pas du tout ? »

Une question pour instruire l’homme « compréhensif » que je pouvais être selon mes humeurs. Attendant sa réponse, je focaliserais mon haki de l’observation sur elle. Ma nuque à découverte – comparé à celle de Loïs cachée derrière un foulard léger – je m’attendais à tout venant d’un possible sauvage. Après tout, ces créatures ne sont-elles pas des horreurs quand elles ont faim ? Il serait fascinant de la voir perdre le contrôle, mais l’homme y voyait là une expérience plus enrichissante. Et pas que moi… Secrètement, un regard bleuté semblait passer quelques coups d’œil par le hublot de la porte. Klara de l’autre côté ne faisait pas attention à Tsuki’ qui avait entendu la nouvelle et se demandait bien … ce qui se passerait.

« Quoi qu’il en soit, nous sommes donc venus pour coopérer un peu. Cependant, avant que quoi que soit n’arrive, je préfère être clair… Mes hommes ne sont pas de simples lambdas. Ce n’est pas de la vantardise, mais même si je suis affaibli ou endormi et donc absent… Je n’ai aucun doute que mes compagnons pourront vous rattraper en cas de fuite. Et dans le pire des cas, si tu tente et réussis à me tuer, notre règle d’or est simple : venger autrui. »

Démontrant indirectement quelques convictions – me détachant de mon image de bête pourpre et sauvage sans cervelle – je vins à la fixer, puis perdre quelque peu cet air dur. Le message est dit, elle n’est pas bête donc … elle a dû comprendre.

« Par qui on commence ? Loïs ou moi ? »

La demoiselle sur le bureau ne bronchait pas. Elle s’était portée volontaire et pour cause, sans doute devait-elle avouer « apprécier » le style de la vampire. Mais ça s’arrête là. Quant à moi, il était évident qu’en me proposant, je cherchais à m’attirer ses faveurs pour voir ce que je pourrais tirer plus tard de ses possibles capacités ou talents. Après tout, elle avait aidé indirectement Klara qui avait corrigé le tir et … son arme fonctionnait à présent. Simple chance ? Ou réel potentiel ? En tout cas, en montrant « patte blanche », j’espérais pouvoir lui négocier quelques choses ici et là.

Si cette dernière choisissait Loïs, je m’en irais de la pièce pour rester derrière la porte, alors que si s’était moi le premier – et peut être seul – repas, c’est Loïs qui s’en irait pour nous laisser seul à seul. Mais ça … c’est dans l’optique où tout se déroule bien. Est-ce … vraiment le cas ?


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La véritable damnation, Tour 8


L’homme paraissait intrigué, et elle avait déjà vu ce regard quelque part. Signaler qu’on était un vampire dans ce vaste monde ne comptait que peu de réactions différentes, mais à part la vénération, peu d’entre elles n’était une bonne nouvelle en général. Le type sortait, elle se retrouvait seule sans lui promettre d’homme, et elle le savait d’avance, cela voulait dire une diète sèche.

Le vampire ouvrit le haut de sa combinaison pour être plus à l’aise pour dormir et s’enveloppa dans ses draps aussi bien qu’elle enfermait sa conscience le temps que les Humains prennent une décision la concernant. Le dos tourné à la porte, statique dans sa position allongée, méditant hors de ses rêves de chasse, poussant toujours la faim d’une main de volonté impérative devenant de plus en plus chétive avec les heures, avec les minutes, de secondes en secondes. Le démon manifesta son entrée avec fracas, quand la folie affamée remplaça le bon sens, peu à peu grignotant sa conscience dans un rire digne des plus maléfiques créatures.

Le corps malingre, ne se souciant plus de sa pudeur, elle avait quitté sa combinaison, simplement vêtue du drap. Une partie de ses cheveux s’étaient mit à tomber, ses ongles étaient rongés d’avoir gratté toute la nuit et le matin contre le bois du mur opposé à la porte contre lequel se trouvait le lit. La personne qui avait apporté la nourriture avait presque hésité en passant le pas de la porte. La créature qu’elle avait eu en face d’elle et qui lui tournait le dos avait l’air indomptée, sauvage, et grattait contre le mur. Ce n’était pas comme si elle voulait fuir par le mur, non, on aurait dit plutôt, comme des gravures. Des cercles, des courbes, des chiffres, mais pas de mots. La personne était alors repartie sans montrer son dos pour avertir son capitaine. Une demi-journée était ensuite passée, avec un coup de sang vers le début d’après-midi. Le repas du soir arrivait, et le type qui entra n’était pas très serein, la tête de la sorcière avait encore perdu des cheveux, qui devenaient légèrement moins colorés. Elle l’avait légèrement tourné, sans regarder l’homme-poisson, mais lui avait sentit la tension monter alors qu’il l’entendait respirer, sentir quelque chose. Il avait compris qu’il valait mieux la laisser seule et avait repris l’assiette du matin, qui était toujours pleine. La femme faisait fit de sa nourriture pour une raison ou une autre. Un dernier mystère persistait, deux grandes traces barraient les calculs, les graphiques, les formes sur le mur. La folie s’emparait visiblement d’elle.

Quand la femme du matin suivant ouvrait la porte, elle faisait glisser directement l’assiette au sol avant de ressortir, tellement le râle profond qu’elle entendait et le reniflement ne lui disait rien qui vaille. L’homme-poisson du soir ne daigna pas ouvrir la porte.

Dans la tête de la femme, cela faisait deux jours qu’elle se battait, gardant tout pour elle, limitant ses mouvements, tentant de raisonner pour ne pas perdre le contrôle, luttant pour sa vie qu’elle savait gâchée d’avance si elle tuait qui que ce soit par besoin. Mais ces Humains ne voulaient visiblement pas comprendre, surtout Lui. Il s’était bien moqué d’elle, avec ses intentions de la nourrir, tout comme l’autre. Elle avait toujours tout fait pour ne pas en arriver là, et pourtant c’était déjà arrivé, en soit, qu’elle perde le contrôle, volontairement même. Alors elle avait sombré, peu à peu, appelée par les ombres, sentant son corps dépérir mais appeler au combat, son démon jaillir pour prendre sa place habituelle, mais n’ayant pas les forces d’apporter une gorge à sa portée d’une simple suggestion.

Elle avait été bête, faible de croire que l’humanité de ce bétail voulait dire que si il n’avait pas d’intérêt à la tuer cela voulait dire qu’ils feraient tout pour la maintenir en bonne santé. Voilà qu’elle en payait le prix fort, et pour quoi ? Pour garder sa conscience ? Pour garder ses valeurs ? Pour être Humaine ? HrAHrAahrahrahrahraaa….

Elle serrait les crocs, l'œil maléfique dos tourné à la porte, prêt à bondir, mais se tenant tranquille. Sa malédiction parfumée s'était éteinte quand sa damnation avait prit le pas. Elle avait lié son corps à ses poignets avec le drap, et posé sa tête contre le panneau du mur pour s'empêcher d’avoir l’équilibre pour lancer un assaut. Sa faim était peut être diabolique, sauvage, mais elle n’en restait pas moins un prédateur de l’Homme, créature plus intelligente que la plupart des autres animaux. Lutter signifiait mourir, et si Vesper le savait, sa damnation aussi. Elle sentait l’odeur du sang avant d’entendre quelqu’un approcher de la porte. Menstruations.. Blessure, sacrifice volontaire, qu’importait, l’odeur était trop importante pour en arriver à se demander d’où il venait, sa faim aussi.

La porte s’ouvrait, et le vampire salivait déjà, offrant un râle profond et un grognement digne d’un grand félin.
-Vesper hm ? … Tu es pleine de surprise il parait…

La femme releva la tête et la cogna contre le panneau de bois..
-C’est lui.. grommela-t-elle d’une voix bien plus grave, profonde et râpeuse que d’habitude, comme si une autre personne parlait à sa place. L’homme qui m'empêche de vivrrrrr…

-Que ce soit une manœuvre pensée ou un simple hasard… Il est évident que vous laisser mourir n’est pas une solution qui m’arrange. Alors … Nous allons faire un pas vers toi. Par contre, il est hors de question que tu n’en profites, sommes-nous clair ? La prochaine île est à environ cinq jours de navigation, trois si nous utilisons notre baleine, mais … Ce n’est pas dans nos plans. La seule question que je me pose par pure curiosité c’est : est-ce que du sang d’animal suffit aussi à éteindre ta faim ? Ou pas du tout ?
-Si ce n’était pas une solution qui vous arrange.. Alors pourquoi est-ce que j’ai l’air d’être la seule à devoir faire des efforrrrr… siffla-t-elle gravement entre ses dents. Faire un pas vers moi ? Hrahrahrahrahraaaaaa… Quelle charmante attention, déclara le vampire avec une certaine ironie. Te rends-tu seulement compte de ce que veut dire faire un pas quand tu as pris la fuite depuis deux jours en courant ? JE N’AI PAS LE TEMPS DE SATISFAIRES TES CURIOSITES MALSAINES ! hurla diaboliquement le vampire avec une voix d'outre-tombe. Toute créature saigne, tout sang est ma force, mais je vous ai déjà prévenu, ma faim était trop forte pour que vous ne la rassasiez ! Pas même un géant ne me survivrait désormais !
-Quoi qu’il en soit, nous sommes donc venus pour coopérer un peu. Cependant, avant que quoi que soit n’arrive, je préfère être clair… Mes hommes ne sont pas de simples lambdas. Ce n’est pas de la vantardise, mais même si je suis affaibli ou endormi et donc absent… Je n’ai aucun doute que mes compagnons pourront vous rattraper en cas de fuite. Et dans le pire des cas, si tu tente et réussis à me tuer, notre règle d’or est simple : venger autrui.
-Tu es fort, mais tu contiens le même sang que tes congénères, ta vie n’a pas plus de valeur à mes yeux que la péronnelle sanguinolente à tes côtés, vous êtes égaux, vous êtes des chiens, tous autant que vous êtes ! clama le vampire avant de mettre un coup de tête violent au mur, s’ouvrant le front.

Vesper décala ses mains, pour que les deux gens puissent voir les attaches,.
-Crois bien que je suis la première à ne pas vouloir vous tuer parce que cela signifie mourir. Si vous voulez que je ne tue personne, saignez vous tous, sans exception. Un baril, un misérable baril, et je redeviens raisonnable… sanglota presque la voix désincarnée. Un fichus baril… fit-elle avant de cogner sa tête contre le mur. Un baril...


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Une sangsue à bord ! Voilà la dernière nouvelle qui circulait au cœur du navire. Si la plupart ne voyaient pas là une menace énorme, certaines dont Mélina – la plus jeune de l’équipe – se sentait effrayée. Mais pour le reste, c’était une nouvelle comme quoi ils devraient faire gaffe. Ayabusa avait beau mettre l’ola, même lui ignorait à quel point un vampire peut devenir dangereux selon la situation. Et là, ça allait être le cas. Si la logique suivant se tient, elle n’en était pas moins dangereuse : Deux jours pour l’assoiffer, puis la combler pour passer comme des gentils. Par la suite, sans doute serait-il plus facile de lui soutirer des informations, par gratitude. Mais la faim était clairement sous-estimée et allait avoir de graves conséquences en ce jour.

Me pointant donc auprès de la captive, celle-ci avait changée à vue d’œil. Si autrefois elle incarnait une certaine prestance, elle avait perdu de sa superbe et avait un air plus… Tendu. Si la torture mentale faisait partie du plan, peut-être y étions-nous aller un peu trop loin non ? Quoi qu’il en soit, je me présentais à elle en jouant mon rôle naturellement. Peu avant d’entrer, Klara signalait que celle-ci semblait un peu agitée, mais … cela ne m’avait nullement alerté. Là en revanche, à la voir, je me demandais bien ce qui allait se passer.

Cette dernière semblait avoir laissé place à quelqu’un de brisée, de plus sombre. Est-ce qu’elle affichait clairement sa couleur maintenant qu’elle a vendu la mèche ? Est-ce qu’au final la femme noble et aux manières courtoises n’était pas en réalité qu’une dingue ? Un monstre caché dans une enveloppe de chaire ?  Bien que ces pensées traversassent mon esprit, je quittais cette pensée puisqu’au fond, nous ne sommes pas mieux. Tuer est un acte ignoble après tout. En quoi est-ce mieux ou pire que vider quelqu’un de son sang ? Ici, il n’y a pas d’humanité, c’est devenu un véritable freak show. Fascinant …

Sa raison semblait se faire la male, à moins que ça ne soit déjà fait ? Elle murmurait des paroles qui ne semblaient pas avoir de sens, comme si un démon la possédait et cherchait à prendre possession d’elle. Restant devant elle, bras croisés mais nuque à vue, je parlais donc et m’attirais son courroux vocal. Quand elle haussa la voix, Loïs se redressa en ressentant une possible agression venir, mais un mouvement de bras l’immobiliserait, signe que tout est sous contrôle pour le moment. Cette femme… Elle semblait clairement avoir franchit une certaine limite, pas de retour arrière possible désormais…
La demoiselle continuait de sombrer dans la démence. Ou est-ce que cette violence verbale et physique était un moyen de se rattacher à la réalité ? Aucune idée, cependant, quand elle affirma une donnée implacable et se frappa la tête une fois de plus Loïs pu voir le filet carmin courir le long de son front, puis son visage.

« Ren… Elle saigne ! »
« Calme toi… »

De nouveau, je calmais ma collègue qui était donc égale à moi, égale avec tout le monde de présent ici. Là, pour « soigner » la malade, il n’était plus question de qualité, mais bel et bien de quantité ! Voilà qui était dérangeant, surtout quand elle annonce une certaine quantité qui me semble tout bonnement folle. Un baril ? Se foutait-elle de nous ? Un baril en général représente environ cent cinquante neuf litres de liquide… Pensait-elle réellement que nous avions autant de monde à bord ? Clairement, pour moi, ce n’est que de la gourmandise, sa folie parlant pour elle plutôt qu’être raisonnable. Mais vu son état, il ne fallait pas trainer, au risque de clairement la perdre… Une réunion de crise s’impose avant qu’elle ne perde la tête une bonne fois pour toute et surtout… meurt. Faisant signe à Loïs, nous quittions la pièce et les paroles fuseraient encore une fois.

« Ne la lâche pas du regard… Au besoin, tu l’assommes, ok ? »

La lionne grogna en guise de compréhension. Une bête sauvage, voilà ce qu’elle ressentait derrière cette porte et son instinct de prédatrice fière ne l’a jamais trompée. C’est d’ailleurs douleur qu’elle se faisait pour ne pas la rejoindre dans la pièce pour affirmer sa position, mais elle le savait, faire ça risquait plus de créer la discorde que réellement « aider » la sangsue hors de contrôle. Klara était sur le qui-vive, donnant toute son attention à cette dingue !

Allant voir Ayabusa et convoquant Krake – le médecin de l’équipage – ce fut une discussion plutôt longue qui eu lieu. Si au départ cela avait un air de problème mathématique ridicule, cela commençait presque ainsi :
Compte tenu de la quantité de sang dans un corps humain et qu’en général un être normal ne peut perdre qu’un litre de sang sans que cela ne soit mortel.
Qu’il faut cent cinquante-neuf litres pour satisfaire la dame, arrondi à cent cinquante litres.
Que la dame risque de désirer un ou deux litres de plus toutes les heures…
En combien de temps sera-t-elle rassasiée ?
Le souci étant que là, nous n’avions pas quatre heures devant nous…

Bref, les dires s’échangeaient et le temps pressait de plus en plus.  Après l’avis donc du médecin de bord, il était clairement impossible de réunir la quantité nécessaire de sang dans un temps si cours. Même en se saignant jusqu’à la morte, la demoiselle n’aurait pas assez de liquide pour elle. Il fallait donc réfléchir à diverses options. Sacrifier par exemple notre baleine-île était une option, mais … pour une telle cause ? Non. Chercher des brigands et les capturer pour en faire des tributs ? Possible… Mais la donnée mystère était est-ce que des gens passeraient dans le coin ? Trop risqué, mais à noter. La solution la plus logique était effectivement de donner du sang, mais petit à petit, afin d’étancher sa soif au fur et à mesure, calmer la bête et retrouver le contrôler de la situation !
Pesant les avis pour et contre, c’est après un choix collectif que chacun du mettre du sien, moi y compris. Qui aurait pensé qu’un jour je réaliserais un don du sang… Tandis que Krake s’activait pour réaliser des poches de sang à force de ponctionner chacun des membres de l’équipage, c’est au bout d’une bonne heure que tous eurent fini de donner de sa personne. L’heure était venue à la distribution. Et c’est moi qui m’en chargerais.

Ainsi, après un temps qui avait du paraitre éternité pour la dame, je passerais la porte avec mes paquets. Intimant à Loïs de ne pas m’accompagner, je désirais faire face à la créature seul. Tel un frisson dont j’avais besoin pour me sentir vivant… S’il y a les plaisirs de la chaire pour stimuler les gens, en tant que combattant il y a aussi ce sentiment de danger qui nous comblait au plus haut point. Et d’une certaine façon, ce danger là m’intriguait. L’intrigue était partagée secrètement par une membre de l’équipage qui observait la situation de son point de vue. Pour elle, si cette femme était un danger, elle représentait aussi une force de la nature. Qu’on le veuille ou non, elle venait de faire « plier » les Shadow Ghost, prit à leurs propres pièges. Et ça, elle admirait la chose ! Son regard bleuté se posa sur le hublot, observant la femme meurtrie par sa soif et qui recevait son repas.

« Tient… »

Sans un mot de plus, débuterait donc sa « thérapie ». En effet, après avoir déposé les poches remplies, je m’en irais. Et l’opération se répéterait aussi souvent qu’il nous était donné de le faire. Après tout, il nous fallait du temps pour récupérer d’un don de sang et d’ordinaire, il y avait des durées à respecter pour que la santé ne soit pas mise en danger. C’est pourquoi, pour faire en sorte de nous donner un peu de temps, Anatole et Dokusei se sacrifièrent pour donner plus. Hors-jeux pour leurs parts donc, la Ahriman aurait bien rapidement un supplément conséquent pour étancher un peu sa soif. Mais serait-ce suffisant ?
Krake mis à disposition ses capacités de chasseur naturel pour pêcher poissons et créatures marines pour extraire aussi leurs sangs. Si elle n’avait pas répondu à la question autrefois, ou si l'information m'avait échappé -ce qui est le cas - , il n’y avait aucun temps suffisant pour faire des hypothèses. Cela passe ou ça casse… Et c’est donc ainsi qu’en quelques heures, la demoiselle eu droit à une trentaine de litres de sang, ou une quarantaine à tout casser. Mais la question fatidique était quand est-ce que le prochain don de ce genre pourrait avoir lieu ? Tandis que la vampire était libre de se rassasier comme elle peut, Klara continuant de veiller tout en étant aider de Dee-Ji cette fois-ci, en haut sur le pont, moi et Ayabusa on discutais.

« Il faut trouver une solution… On joue avec le temps. »
« Je sais… »
« On tente quoi ? Un abordage sur un navire passant ? S’il y en a un ? On donne notre baleine ? C’est dangereux là… On ne sait pas de quoi elle est réellement capable en plus dans son état. »
« Je sais… »
« Ren ! Il faut agir là, c’est une bombe. »
« JE SAIS !!! Tu veux que je fasse quoi ? La balance par-dessus bord ? Cette femme, elle a des choses à dire, j’en suis convaincu. Alors si tu veux aider et donner ta nuque maintenant, fait ! Ou alors, on fait ce qu’on peut et dès qu’une opportunité se présente … On la saisit. Quand enfin elle sera sous contrôle… J’agirais en conséquence. Point. »
« Tu… ? »
« Fin du débat. »

Un débat qui n’échappa pas à l’oreille d’une certaine personne. Retournant se cacher dans un coin, réfléchissant à bien des choses. L’équipage est en danger visiblement et encore une fois, elle ne peut rien faire pour aider… Une position qui l’agace.

Quelques heures s’écoulant de nouveau, la garde serait montée et c’est avec une curiosité très minime que la lionne observerait par le hublot pour voir où en était la vampire. Est-ce que ce premier « échantillon » l’avait calmé ? Ou continuait-elle de se sentir souffrante ? Une chose était sûre, la scène était surréaliste.

Ayabusa de son côté mis en pause une recherche de quelqu’un pour négocier sa libération et obtenir une rançon pour faire marcher ses relations et essayer de trouver une cible à traquer sur la mer ! Et de ce fait, ce serait finalement une faible lueur d’espoir qui se profilerait à l’horizon quand un contact d’Ayabusa lui signala un transport de marchandises textiles dans les horizons. Il fallait donc faire vite ! La nouvelle se rependant dans le navire, même la vampire pourrait avoir vent de son futur festin. Mais serait-ce suffisant ?

La surprise fut de taille lors de la bataille navale… Car même pour des civils, ces dernières tentèrent de sauver leurs peaux, loin d’imaginer leurs tristes sorts. L’assaut fut violent et cela se finit avec malheureusement des morts en face et des blessés inutiles. Le navire voisin fut donc coulé suite aux dégâts reçus et sur l’équipage sensiblement suffisant, il ne resta qu’une vingtaine de personnes qui serviraient de festin pour la dame.
Après la tempête, un véritable silence pesa sur tout le bâtiment naval alors qu’il continuait sa route après cet événement.
Les vingt hommes et femmes durent ligotés et alignés de sorte à ce que la vampire puisse faire vite son affaire. Aussi risqué cela soit-il, j’allais moi-même chercher la concernée. Demandant à mes hommes de s’écarter et ne pas être sur sa route, ils purent prendre une pause alors que moi, j’entrais dans l’arène.

« … Vesper ? Tu n’es pas libérée, mais … suis moi. »

Si elle ne faisait pas trop de manières, c’est donc presque « tranquillement » que je viendrais la guider vers le pont. J’avais tué son espoir dans l’œuf en disant d’entrée de jeu que je ne la libérais pas, mais pour la première fois depuis trois jours – bientôt quatre – elle pourrait respirer l’air frais de dehors. Mais si sa faim était si féroce, elle reviendrait vite au sujet principal, surtout quand des gens étaient présentés à elle comme tribut. Ne laissant aucun témoin de la scène, c’est donc tranquillement que j’annonçais la nouvelle à la femme et aussi dévoilais le sort de ces gens à ces derniers.

« Ils sont … tout à toi. »

Et moi seul serait le spectateur de la scène, essayant de mettre le plus de recul entre moi et ce qui se passe. En effet, si tuer était normal chez moi, voir quelqu’un tuer de sang-froid, pour sa propre soif s’était … étrange à imaginer. Aucun plaisir dans cela, simplement une curiosité malsaine qui me poussait presque à me remettre en question. Presque…

Que ferait la vampire ?


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Dita | Epicode
Ren Tao
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L'éveil d'un monstre enfoui, Tour 9


Les deux proies sortaient de la pièce, laissant le monstre continuer à mutiler son front contre le mur, égratignant tout juste sa peau assez pour saigner.

Sa complainte de baril suivait son rythme, un baril, un coup, un baril, un coup… Et au bout de nombreux barils, des pas se firent entendre après une trace de sang plutôt minime. Il n’amenait pas de sang ? Elle avait pourtant prévenu… Pourquoi ne l’écoutaient-il pas ?
-Pourrrrrquoi… exalta le vampire, dans un râle guttural avant que la porte ne s’ouvre.

Elle attendit, patiemment, léchant son propre sang qui coulait sur son visage, et la voix du traitre lui avait dit quelque chose:
-Tiens.

Un simple “tiens”, avant de s’en aller. La porte se refermait de nouveau sur l’homme roux. La femme se pencha en arrière, basculant sur le dos pour observer vers la porte. Une pile de poches de sang sur un chariot, et un œil bleu de l’autre côté du hublot. La sorcière dénudée se leva dans son attache de tissus, approcha des poches, en prit une dans la main, versa un peu du liquide dans la paume de son autre main et plaqua son membre contre la vitre, cachant la vue de l’intruse avant de lécher sa main puis d’engloutir le contenu. Sa pupille se dilata, du noir emplis sa sclère en une fraction de seconde.

Cela brûlait en elle, une force insoupçonnée, de nouveau. Ouvrant deux autres poches, elle les porta de ses deux mains à sa bouche et absorba leur contenu, plus vigoureusement. Son corps reprenait des couleurs, sa malédiction remplaçait ses cheveux perdus, comme repoussant sur son crâne. L’adrénaline de la chasse battait et son cœur lui faisait mal, comme si c’était la première fois qu’il battait et qu’il devait entraîner toute une mécanique non huilée depuis des siècles. La rouille craqua, ses muscles gonflèrent, sa damnation se sentait complète à nouveau, brisant le lien de tissus d’une simple flexion, la même qui écrasait les deux contenant vides avant de se pencher lentement en arrière.
-HRAAAAAHRAHRAhrahrahraaaaaaa.. !!

Une après l’autre, les poches se vidèrent, comme aspirées dans un trou sans fond, toujours plus avide. Elle avait besoin de plus, elle prenait plus, encore, plus, toujours, plus, encore…
-Plusssss, sifflait-elle, en regardant le dernier pack vidé en deux secondes qu’elle jeta contre le hublot.

Sa main.. était encore un peu couverte de sang, mais sale. La saleté, c’était l’apanage des monstres, et elle n’était pas.. un monstre.. Elle se pulvérisa en particules de bois puis revint à sa forme initiale, abandonnant le sang qui tomba au sol. Se sentant toujours sale, elle relança cette opération plusieurs fois, avant de regarder sa combinaison au sol. Avait-elle oublié ?
-Vicomtesse Ahriman Vesper, Lieutenant des forces gouvernementales, déclara-t-elle presque dans un murmure avant de regarder ses notes contre le mur, de toucher son front et de soigner sa blessure. Vesper Ahriman, vampire.

Ses forces retrouvée, toujours en prise avec sa Damnation, la femme était légèrement troublée entre son personnage, image de gentille marine compatissante, et celle du monstre qu’elle avait été avant cela et qu’elle était en réalité toujours au fond. La créature, mélange trouble, s’approcha du textile et commença à la modifier, usant d’un bout de métal qu’elle avait extrait en pliant le chariot. Elle en découpait les jambes sur les côtés pour en faire une robe sommaire, en taillait les manches pour avoir ses bras à l’air. C’était mieux que rien, elle devrait s’en contenter, en attendant d’avoir mieux. Elle laissait son outil et les poches vides sur le chariot qu’elle poussa prêt de la porte et retourna s'asseoir, fredonnant de sa voix désincarnée.


Le joli Roger était tout seyant quand il posa sa têÊête ♫
♪Sur le ptit billot, tout l’monde savait, qu’s’était sa fêÊete
Il n’avait pas vu, pas su, pas bu.. comme tout le mon-de, l’était sur son cul ♪

♫Chacun sa bannière, chacun sa terre, mais lui y allait bientôt
Découvrir un monde, tout en onde, sous les flots ♪
Car jamais sa tombe ne fût découver-teeeeeeeeeeeeeeee♫

♫Tout comme personne ne trouva où qu’était sa tê-te…


Cette chanson avait été écrite avant la mort de Roger, ce qui expliquait ses paroles sans doute fortement inexactes. La sorcière s’en foutait, celle-là revenait souvent dans sa tête quand elle était seule, sans doute que c’est parce que c’est celle qu’elle avait chanté le plus souvent en étant matelot. Elle sentit une vibration avant d’entendre le cri d’un canon. Visiblement Ren était sur un nouveau coup, la sorcière aurait peut-être un co-détenu d’ici quelques minutes. Elle entendit une partie du carnage, des épées qui s’entrechoquent, des tirs de pistolets et de mousquets. C’était une petite escarmouche, pas une grosse bataille, et l’attirail ne paraissait pas énorme, ce qui suggérait encore une attaque d’un petit navire et pas de la marine.
-Hrahrahraaaa… Malheur aux vaincus, souffla la femme, sans la moindre once de compassion.

Il s’écoula quelques minutes, et l’odeur de sang frais vint remplacer celui qui était sur la porte et le sol. Ren l’ouvrit et s’écarta un peu:
-Vesper ? Tu n’es pas libérée, mais… suis moi.
-Hmph, étouffa le vampire en décroisant les jambes pour se lever et l’accompagner, altière, conquérante.

L’air dehors était frais, les parfums des embruns étaient présents mais plus que cela, celui du sang versé attirait encore plus son attention. Son regard balaya la prise, des civils, probablement marchands ou voyageurs assez aisés d’après leur apparence, c’était les faibles qui avaient fui ou s’étaient rendus. Elle était marine, le code lui interdisait de leur faire du mal.
“Mais aucun d’entre eux ne s’en tirera vivant quoi qu’il arrive, et puis, si je les élimine, ils ne pourront de toute manière pas témoigner.” se rappela la damnation. “Le lieutenant ne pourrait pas survivre ici, seule la vraie image le peut." décida-t-elle en ouvrant un sourire sadique.
-Ils sont… tout à toi.
-Un tribut, tu te dit, Hrahrahraaaa.. souligna Vesper, la sclère toujours noire et prédatrice. Une excuse, je vois...

Elle s’approcha d’abord de la femme la mieux vêtue, la plus jolie par ailleurs, se penchant à son oreille pour murmurer quelque chose en se relevant avec elle.
-Redresse toi, je veux que tu te soumettes à ma volonté, que tu sois mienne et sienne, que tu t'abandonne, que tu danse pour lui, que tu te débarrasse de tes vêtements et que tu t’humilie devant ceux qui sont les tiens.

Passant rapidement à une autre personne moins gâtée par la nature, elle lui demanda de se lever et de lui apporter son fils, car elle notait la ressemblance. Le père avait peur, mais ses émotions  ne contrôlaient plus son corps et il se leva, attrapa son fils par le col et le traîna au sol.
-Allons, plus haut. Allez ! moqua-t-elle quand l’homme, à bout de force, tendait son fils plus haut à bout de bras devant elle. Je veux que tu le regarde mourir, et que cela te fasse plaisir, ordonna-t-elle avant de plonger ses crocs dans le gamin.

Elle prit son temps, aidant un peu l’homme à tenir son fils, pour qu’il puisse continuer à regarder, pour qu’ils le puissent tous. Pendant ce temps là, la femme avait enlevé ses gants, fait tombé ses parures et s’apprêtait à retirer sensuellement les premiers atours de sa robe.
-Et d’un, déclara Vesper, s'arrêtant juste avant le point critique qui le transformerait. Un bon crû, tu es laid mais tu fais du bon œuvre, humain, jette ton fils aux requins, et je veux voir un nouveau sourire, comme si tu te débarrassais de la créature qui t'a empêché de vivre ta vie, c’est d’ailleurs probablement ce que tu ressens, au fond.

Le vampire se retourna, pour aller voir Ren en essuyant ses lèvres.
-Je ne vous l’ai pas encore dit, mais dans les poches que vous m’aviez donné, l’un d’entre eux est malade. De quoi ? Comment ? Aucune idée, mais son sang n’était pas très bon, ce qui n’est jamais bon signe. VOUS TOUS, SAUF LA DANSEUSE, PROSTERNEZ VOUS DEVANT LE CAPITAINE REN TAO !

L’injonction était forte, mais deux personnes résistèrent.
-Je n’ai pas besoin de vous ordonner de vous lever avec mon pouvoir, vous deux, faites le, et peut-être que j’offrirais une chance à celui qui se lèvera le premier.

Les deux se levèrent instantanément.
-Aaaaawwwn, c’est dommage, je vais avoir du mal à vous départager. Battez vous, le vainqueur reste en vie.

Les deux s’entre-regardèrent.
-Si aucun d’entre vous n’a gagné avant que la danseuse ait fini de perdre ses vêtements, je vous ferais tuer par vos amis avec leurs coups de ceintures, déclara le vampire, sournoisement. Ce sera long, terriblement ennuyant et douloureux pour vous, mais cela brisera le peu de volonté qu'il reste à vos congénère.

Un combat pour une vie qui mourrait quand même débutait sous les yeux des deux observateurs.
-Satisfait, Ren, de savoir le fin mot de l’histoire ? demanda la sorcière en ouvrant son bras sur le spectacle.

Un homme qui venait de jeter son fils, les larmes aux yeux avec un sourire sincère, une femme qui se désapait en dansant et deux personnes non contrôlées se battant à mort pour leur vie devant une troupe de seize fanatiques courbés.


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Kidnapping




Si nous avions au départ une monnaie d’échange pour se faire théoriquement beaucoup d’argent, cette monnaie d’échange était devenue une bombe à retardement. Une vampire ! Rien que ça ! La nouvelle avait fait de l’effet chez les membres de l’équipage et il avait fallut se serrer les coudes pour tenter de rassasier dans un premier temps la créature aux traits féminins. Pour l’heure, il fallait la garder en vie, mais en cas de trop gros pépin, sans doute devrions nous réfléchir à nous en débarrasser. Mais cette solution était vraiment un grand final. Si vraiment elle nous forçait la main nous devrions en arriver à cet extrême. Dommage, mais nécessaire…

Préparant donc des tributs pour celle-ci, chacun faisait son affaire. Les trois qui avaient été le plus « impactés » par les actes de Vesper étaient clairement Klara, Dee-Ji et …. Tsuki. En effet, la bleue avait vu la vampire croiser son regard et finalement cette dernière avait décidée de masquer la vue du spectacle en salissant le hublot. C’est donc surtout Klara qui était aux premières loges pour entendre la demoiselle boire avec appétit. Par le hublot, on ne pouvait qu’imaginer la silhouette de la femme devenir démone du sang. Un spectacle censuré, mais extrêmement perturbant pour des âmes sensibles. Pour une seule des trois témoins, il se dégageait une sorte de puissance selon elle de tout ça !

Puis vint l’heure aux tributs. Les sacrifices étant prêt à être dégustés, j’emmenais la déesse du sang à son festin. Vérifiant qu’elle ne tenterait pas de me prendre en traitre, j’assurais ma protection en restant vigilent. Celle-ci semblait moins creepy, pourtant, Klara et les autres pourraient en témoigner : elle avait été tout sauf « normale ».
La demoiselle admira la prise. Pas de poisson, pas de sang de nos veines, pas de limites, seulement un festin où sur les cinq ou six litres de sang dans le corps humains… elle pourrait en prendre la totalité ! Vingt personnes, vingt vies… Elle se devait de les prendre toutes désormais. Sans quoi, ces gens devraient nager par eux-mêmes. Mais vu son sourire et ses remarques, elle apprécia la chose. Bien.

Peu avant de bouger vers ses cadeaux, je vis son regard, notant un changement bien particulier. Ses yeux d’or n’étaient pas cerclés de blanc, mais bien de noir. Un noir d’encre comme les ténèbres qui vinrent à me faire tilter. Où avais-je déjà vu ça ? Un ennemi ? Ou une alliée ? Quoi qu’il en soit, je regardais la femme approcher de ses gâteaux et débuter un jeu avec. La demoiselle était censée être marine d’après nos informations, elle n’appartenait à aucun camp désormais. Seule sa soif parlait pour elle et ce qu’elle offrit à ma vision était … déroutant.
Comment décrire ce qui suivait ? De la cruauté ? De la violence pure et gratuite ? Au fond, elle est la représentation même du dicton : tuer, ou être tué ! Ni plus ni moins. Alors elle donna une leçon à ces civils. Ils n’ont rien demandés, mais ils allaient apprendre à leur dépens que la vie n’est pas un cadeau. Si jusqu’à maintenant ils étaient heureux, il fallait mettre un peu de désespoir dans leurs cœurs, que leur vie s’achève en ayant goûté à toutes les sensations de ce monde. La joie, l’amour, la trahison… la mort. La dame bue en premier lieu un petit garçon devant son paternel. Une bien triste fin, mais qui ne m’atteint pas plus que ça. Non… Ce qui était plus émotionnel était le fait qu’elle ordonne à l’homme de jeter son fils – ou ce qu’il en reste – afin de réellement sentir la douleur de perdre un être cher.

Instinctivement, ma main se dirigea ma nuque, comme presque gêné par tout ça. Et dire que je prévoyais de me faire mordre par elle s’il fallait encore un peu de sang après ça. Me tuerait-elle ? Essaierait-elle ? Là était toute la subtilité. Je revins à moi quand celle-ci flatta mon égo comme personne jusqu’à maintenant. Elle soumettait les civils en jouant de leur désespoir commun. Le cerveau eu un moment pour analyser la scène, mais j’avais observé la dame mises à ses aises s’essuyer ses lèvres et m’informer d’une chose à retenir. Hm ? Il faudrait voir ça plus tard.

Alors que le show aurait pu être jouissif ainsi avec une soumission totale à mon « autorité », voilà qu’elle poussa le vice et fit preuve de talent une fois de plus. De l’hypnose ou quelque chose du genre ? Ses paroles semblaient être ordres pour les civils qui se mirent à suivre ses directives. Elle pliait la nourriture à sa volonté et bientôt, c’est donc une scène étrange qui se déroula sous mes yeux. Une femme danse, un homme jette sa progéniture par-dessus-bord et deux hommes se battent à mort. Tout ça pour quoi ? Pour survivre ? Même pas. Simplement car Vesper l’a ordonné. Devant cette démonstration de force, je ne pouvais que féliciter la dame autant que la craindre en cet instant. Telle Klara et ses instincts, dans ma tête, l’étiquette « danger » fut apposé sur la tête et le corps de Vesper. Une beauté fatale et mortelle, voilà ce qu’elle est. Un démon aux traits angélique si on oublie ses yeux et sa tenue.

« On ne joue pas avec la nourriture… »

Un commentaire se voulant « marrant », mais qui essayait de détendre l’atmosphère. Finalement, mon regard alla vers elle et je repris la parole.

« Impressionnante démonstration… Je dois le reconnaître. Mais … c’est surtout ton plaisir avant tout. Alors… Fait donc, joue avec. »

Me dirigeant vers un coin du bord, je m’assis pour alors fermer les yeux et continuer d’observer à ma façon. Le haki de l’observation actif, je ne tentais point de me soustraire à tout ce spectacle, mais d’une certaine façon j’entraînais mes autres sens à travailler. Me privant de la vue, je me focalisais sur les voix et celle de la vampire et me délectais des sons. Le désespoir, voilà ce que je goûtais à cet instant, je ressentais celui des victimes au nombre de dix-neuf désormais… Et laissant la vampire gérer la suite, j’attendrais que les voix se taisent une à une jusqu’à ce qu’il ne reste qu’une voix en plus de la mienne.

Sans doute que quand je re ouvrirais les yeux je verrais un autre spectacle, une scène maculée de sang et de cadavres, mais je ne m’en souciais guère. Normalement, la faim de celle-ci devrait être grandement diminuée et si tel était le cas il était temps de la remettre au fer ! Du moins si sa confiance n’avait pas pris le dessus sur sa raison. Posant mon regard sur elle et admirant sa possible tenue teinte d’une nouvelle couleur, je l’inviterais à me suivre.

« Rentrons. »

Si elle obéissait, chemin inverse comme si de rien était et en chemin, seul Ayabusa regarderait notre passage du coin de l’œil. Mon regard bref vers lui était clair : nettoie le pont ! Nous nous débarrasserions des morts comme si ce n’était que des jouets cassés et je viendrais accompagner la dame dans sa chambre. Et seulement alors la question fatidique se poserait à elle.

« Rassasiée ? Ou tu oses réclamer plus ? »

Sans doute avait-elle abusé sur les quantités, extrapolé, mais je ne suis pas à l’abri d’être face à une gourmande et pour assurer la sécurité des gens je me devais de m’assurer de sa satisfaction. Plus tard si le voyage se rallongeait nous pourrions sans doute faire un break pour prendre des casse-croûte pour elle. Mais en attendant, j’attendais son avis. Lui faisant face, proche d’elle si elle me tournait le dos.

Le ton était ferme, ne bronchait pas. Si des craintes étaient existantes, elles relevaient de la simple curiosité car pour mes compagnons, j’étais prêt à faire de réel sacrifice, y compris de ma personne. Seule Klara était dehors, mais dans la cabine s’était seulement elle et moi. La bête pourpre contre la sorcière violette. Ou peut-être rouge ? Tout est question de point de vue !

En tout cas, je la craignais pour ce qu’elle peut faire si on baisse sa garde. Mais derrière cette « crainte » se cachait un respect naissant car elle laisse mort et désolation derrière elle. Une femme qui pourrait clairement jouer le rôle de nettoyeur dans mes rangs. Un cas qu’on n’aime pas utiliser, mais « nécessaire ». Qui sait si je ne devrais pas lui proposer du travail tient…

« Assez ? »

Besoin de plus ? Qu’elle se sente honorée, elle avait une possibilité de laisser sa marque sur moi. Mais il était clair qu’en regardant mon regard, elle pourrait voir que je ne me laisserais pas tuer. Il s’agissait là d’un don pour la « bonne cause », ni plus ; ni moins.


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Lun 2 Aoû - 13:26





Repue, Tour 10


-On ne joue pas avec la nourriture…
-Tsssk, règle d’Humain que cela.
-Impressionnante démonstration… Je dois le reconnaître. Mais … c’est surtout ton plaisir avant tout. Alors… Fait donc, joue avec.
-Trop aimable. Le maître des lieux s’ennuie, laissez le donc partir et présentez votre bras gauche, sauf la danseuse.

Les deux combattant se mettaient peu joyeusement sur la tronche avec toute l’énergie du désespoir, et elle les voyait échanger des paroles, reprenaient confiance.
-Qui sont les épouses des deux non subjugués ? Qu’elles répondent à mon appel.
-Nous, se désignaient deux femmes.
-Approchez.

Elle commença à les vider devant le regard de leur maris s'arrêtant pour lui faire face. Le vampire pointa de son oeil unique la danseuse enlevant son corset, plus que les bas et c’en était fini d’eux deux. Perdus pour perdu, ils partirent à l’assaut, poings levés, figures déjà en pauvre état. Le vampire jeta chaque femme à un époux, pas sûre d’être correcte dans son choix, mais au visage, elle avait vu juste.
-Je n’ai plus faim de votre médiocre festin, ceux qui restent, battez à morts les deux impertinents, brisez leurs membres, jetez les dans l’océan et rapportez moi si les requins apprécient le repas que je leur offre, ordonna-t-elle avant de se tourner vers la danseuse. J’apprécie tes vêtements, pendant que tes amis et parents ont le dos tournés, dévêt moi, habille moi de tes atours, et fais vite, notre hôte n’a pas une patience infinie.

Les exactions durèrent quelques minutes pendant lesquelles des cris de lutte et de douleur pouvaient se faire entendre, puis deux plouf, et enfin plus rien.
“Heureusement qu’ils étaient si faible, ce pouvoir n’aurait jamais fonctionné sans cela, il faudra que je m’entraine plus souvent.” décida le vampire en examinant ses mains pendant que la femme nue serrait le corset autour de sa poitrine sans trop de succès. “Mais le pourrais-je, avec ma fonction dans le monde en dehors de celui-ci ? Dure question, dur sujet, peut être devrais-je également coupler ma malédiction à ma damnation, le bois pourrait m'emmener le sang sans que j’ai besoin de boire directement à mes cibles. Curieuse théorie, j’imagine que j’aimerais bien essayer mais...” pensa-t-elle en se frottant le ventre presque un peu rebondi, “Pas maintenant.”.
-Oublie le corset, je n’en aurais pas besoin, ne serre pas complètement la robe, tant qu’elle tient en place, cela fera l’affaire, ce n’est pas grave si l’on peut apercevoir mon dos nu à travers les mailles.

Prenant le soin de laisser faire la femme nue, elle attendit une petite minute, puis les fit s’aligner sur le pont avant de les pousser un par un dans les eaux glacées maintenant infestées de requins. Il n’y eut que quelques cris, puisque les rafraichissements soudains détruisaient les suggestions, puis plus rien.

Le vampire se retourna, paradant un peu dans son costume avant de reprendre son sérieux. Le rouquin revint, toujours décidé à l’enfermer alors qu’elle n’avait nulle part où aller sur ce navire.
-Rentrons, lui suggéra Ren.
-Rentrer, quel choix de mot singulier pour dire que tu vas m'enfermer de nouveau.

La femme ne lutterait pas pour retourner dans sa cellule cela dit, et irait s’allonger sur le lit, repue.
-Rassasiée ? Ou tu oses réclamer plus ? demandait Ren.
-Je n’étais pas moi même, Ren Tao, ni raisonnable, ni saine d’esprit. Je gage que je peux tenir plusieurs jours sans manger avec ce festin. Quatre, peut-être cinq avant d’arriver à la limite ou mon corps puisera dans mes réserves en étiolant peu à peu ma conscience.. civilisée disons. J’ai, à vrai dire, peut-être trop bu, mais comme je l’ai dit, je suis mal éduquée quand on en vient à ma consommation personnelle. Idéalement, je pourrais drainer l’un d’entre vous, de votre choix, au bout de ces trois jours.

Elle se retourna pour faire face au rouquin.
-Si tu veux solliciter ta curiosité malsaine, sache que plus de la moitié de ce que tu m’a donné a servi à réparer les dégâts qu’ont causés ta négligence. Cela s’est envolé, pffut, comme évaporé dans mon corps, remplaçant chacune de mes fonctions déficientes, mais cela n’aurait pu guérir des blessures causées par autre chose que la faim.

La sorcière se comportait exactement comme certains vampires qu’elle avait tué, qui se constituaient des cultistes pour assouvir leur besoin de se fédérer autour d’une semi-divinité, lui donnant des tribus, souvent d’eux même. La chose ne la répugnait pas, mais en un sens, cela lui faisait du bien de se sentir elle-même pour une fois, plus vivante, plus vivifiée. Malheureusement, cette aventure aurait bien une fin, et elle reviendrait à ce qui était son quotidien, son travail de marine, sa fonction de protectrice des populaces telle que le groupe qu’elle avait exécutée les uns après les autres.
-Assez ? demandait Ren alors que la femme se frottait le ventre, sclère toujours noire sous une pupile dôrée.
-Assez, répondit le vampire, du repos, si tu me permet.. demanda la sorcière en fixant un instant la porte.

Combien de temps cela durerait, nul n’en avait la moindre idée, mais cela allait peut-être devenir un cercle vicieux.


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Kidnapping




Vesper ne profitait pas totalement de son festin, elle réalisait un show. Un show time lugubre où sang, sensualité et violence tant mentale que physique régnait. La belle se jouait de ses diverses capacités et offrait là une prestation digne des plus grands ! Elle se salissait raisonnablement les mains, faisant preuve de malice, d’une cruauté sans nom. Les yeux fermés, j’entendais les voix obéir à la maîtresse du sang. Combat à mort, morsures jusqu’à la morte… Vesper profitait à sa façon, c’est certain. Si certaines paroles avaient pu intriguer mon côté mâle, je retiendrais cette curiosité-là, ne prenant nullement le soin d’observer le fait qu’on l’habille. L’imagination est bien plus plaisante parfois que la réalité. Les voix s’éteignent petit à petit, telle une flamme que l’on souffle d’un coup sec, ou qui vacille lentement au gré du vent. Mais la finalité est la même : plus de flamme.

La belle les avaient jetés du pont ? Voilà une fin bien moins sanglante qu’imaginée… Mais toujours est-il qu’il y avait du liquide carmin à nettoyer. L’observant dans sa tenue un poil trop petite, je ne commentais en rien sa tenue. Les formes mises en avant, le dos quelque peu dévoilé… Tenterait-elle de la tentation ? Ou profitait-elle simplement d’un accoutrement horriblement cher ? Peu importe, il fallait revenir au trou pour madame, le temps qu’on trouve un arrangement avec des gens. Et plus ça va, plus avec cette démonstration je ne me demandais pas si nous pourrions… Hmmm… Est-ce raisonnable ? A voir…

La demoiselle prit ses aises allant se coucher dans sa cellule comme une bonne prisonnière obéissante. Rien à voir avec le comportement neutre ou dérangé d’autre fois. Limite, elle semblait s’être fait à sa vie de captive. Et dire qu’il y a quelques heures de ça, elle avait presque mis la pression à tout l’équipage ! Risible…
Je l’écoutais et visiblement, elle pourrait se tenir tranquille pour un long moment. Au mieux, si nous voulions assurer nos arrières, il faudrait la nourrir dans les trois jours. Un délai… raisonnable me disais-je. Mettant de côté cette information, celle-ci apporta des précisions. Se fixant l’un l’autre, je buvais ses paroles tandis qu’elle me faisait un topo sur les effets de sa prise de sang abusive et gourmande.

Ainsi donc, les vampires avaient comme un facteur de guérison léger ? Voilà qui était fascinant, mais je ne comptais pas m’abandonner à ce genre de plaisir. Aussi étrange soit-elle et fascinante à la fois, je voyais en elle presque un autre intérêt que celui de faire de moi un être de la nuit. Vivre uniquement la nuit serait tellement ennuyeux… Je la laisserais donc se reposer sans piper mot. En sortant, la belle pourrait voir le regard bleuté de tout à l’heure, mais aussi la personne qui le possède. La petite curieuse.

« Tsuki ? Qu’est-ce que tu fou là ? »
« Je… Je m’assurais que tout allait bien… »
« Tout est sous contrôle, tu n’as pas à t’en faire. »

Quittant les lieux, la demoiselle regarderait vers le hublot – qui avait été nettoyé – pour brièvement regarder la responsable de tout ce chaos. Curieuse, intriguée, puis partit.
C’est alors une routine qui s’imposa à la vampire. De nouveau des jours rythmés de la même façon, des repas, peu de paroles, une garde assurée et … rien de plus. Si les « visites » courtoises tant de moi que d’Ayabusa étaient presque nulles – à l’exception d’une pour moi – les seuls moments où elle aurait une réelle visite, ça serait quand on lui apporterait la soupe ou le dîner. Et si la plupart du temps s’était désormais Loïs et Klara qui s’en chargeaient, le deuxième jour, ce fut Tsuki’ qui apporta la nourriture à celle-ci. Jour et nuit, pour une raison étrange. La vampire aurait pu entendre d’ailleurs le soir que la rousse avait insisté pour prendre le repas à Klara. Signe que celle-ci semblait vouloir le lui apporter. Mais pourquoi ?

Posant en ce soir-là le repas, plutôt que sortir, elle alla vers la porte, puis s’adressa à la personne qui gardait les lieux.

« Tu peux … T’en aller, Ren m’a laissé carte blanche pour m’occuper d’elle. »

Croyant le mensonge, la personne s’en alla, laissant alors les deux femmes entre elles. Respirant un grand coup, la rousse aux yeux bleus se tourna alors vers la femme de pouvoir. Cet être si particulier qui l’intriguait au plus haut point jusqu’à maintenant. Oui elle était meurtrière, mais … forte aussi. Et ça, c’était la base de sa fascination. Être forte, c’est un objectif pour celle-ci, surtout vu ses divers remords. Et aussi fou cela puisse-t-il paraitre, elle voyait là peut-être une opportunité de la comprendre et d’apprendre.

« … Dites-moi… Comment vivez-vous en temps normal ? Je veux dire … vos compagnons marines, sont-ils au courant de votre statut ? Comment vous voient-ils ? Je ne veux pas vous insulter, mais … est-ce un fardeau que d’être vampire ? Ou vous outrepassez ces préjugés qu’on peut avoir sur vous ? »

Curieuse, voilà ce qu’elle est. Et vu son physique et sa curiosité apparente, aussi surprenant cela soit-il, elle dévoilait presque un secret pourtant bien gardé : Elle et Ren sont liés. Laissant la vampire sans doute répondre à ses questions ou l’ignorer, c’est alors après une vérification dans le hublot qu’elle se mordilla la lèvre.

« … Vous êtes forte n’est-ce pas ? Je ne parle pas de forcément vos capacités, mais … dans la vie de tous les jours. Est-ce dû à votre statut ? Ou vous l’êtes devenue ? »

Indirectement, elle montrait le pourquoi de ces questions et aussi ce qu’elle recherche au plus profond d’elle : de la puissance. Et qui sait si face à tout ces événements, elle n’avait pas vu en elle un moyen de le devenir ? Idée folle, folie furieuse, ou esprit bien raisonnée, Tsuki’ attendait des réponses, traitant la femme en respect et non avec mépris.

« … Normalement, c’est Ren qui doit venir vous nourrir demain… Mais … Je ne peux le laisser faire ça. Alors, je vais être directe : Prenez-moi à sa place. Prenez mon sang ! »

Visiblement, Ren voulait protéger les siens en s’offrant à la vampire pour le repas, mais celle-ci en ce soir prenait les devants, voulant protéger Ren, renforçant cette hypothèse d’appartenance. Une amante ? Ou plus familial ? Le lien était flou et pourtant, une question aurait vite sa réponse si la Ahriman demandait ! Attendant son jugement, la guerrière observait la vampire, venant se poser sur le bureau à côté du repas fait de légumes et d’un bout de viande.


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Lun 2 Aoû - 18:27





Je vais te donner le choix que je n'ai jamais eu, Tour 11


Le temps commençait à être long, la sorcière avait fini par s'accommoder de l’endroit, comme tout animal se ferait à une cage par obligation. C’était ça ou mourir, et cela lui aurait bien fait mal de mourir aussi bêtement. Elle regrettait juste son manque de liberté, du reste, sa capture devait avoir fait le tour des principaux intéressés, qui mettraient sans doute des moyens dérisoires pour la voir revenir et également feraient comme si rien ne s’était jamais passé à son retour. Si, il la féliciteraient d’avoir réussi à s’échapper et lui collerait deux enquêteurs sur le dos pour la peine.

Sa version était déjà établie, les hommes de Ren l’avaient séquestrée, nourrie, avaient attaqué un navire pour retirer du bétail à lui servir. Elle aurait refusé dans un premier temps, puis ils l’auraient gavée avant de les rejeter dans l’océan, point final. Ensuite, elle broderait en fonction de comment elle s’en était sortie, et cela ferait l’affaire, pas comme s'ils allaient faire une étude approfondie, surtout que la voix des terroristes ne comptait pas.

Cela lui faisait un souci en moins à penser, dans cet endroit où les soucis ne faisaient que s’amonceler à côté de l’incapacité de sortir de sa situation. Patience, encore et toujours, comme lors de ses années à servir la marine avec un poids sur les épaules pour ne pas prendre de grade, le temps que le type meurt, triste histoire.

Bras croisés, la sorcière regardait de temps en temps le mur marqué par son passage, se dit que son histoire au complet pourrait faire une saga à mettre en chansons. Une série de complaintes tristes et sans intérêt…
-Pas roger qui m’enviera mes vers, j’imagine, lança la femme dans le vide avant que la porte ne s’ouvre.
-Dites-moi… Comment vivez-vous en temps normal ? Je veux dire … Vos compagnons marines, sont-ils au courant de votre statut ? Comment vous voient-ils ? Je ne veux pas vous insulter, mais … Est-ce un fardeau que d’être vampire ? Ou vous outrepassez ces préjugés qu’on peut avoir sur vous ?

Une petite curieuse, rousse, yeux bleus, plus jeune que Ren, mais lui n’était pas assez âgé pour avoir une fille… Sœur, cousine ? Peu importait, elle était juste plus curieuse et franche que son peu importe quoi de parent. La sorcière pris sa position habituelle pour discuter assise, puis ouvrit la bouche.
-Mon statut est répertorié, il faut que je me nourrisse uniquement d’animaux non conscients ou de volontaires, ce pourquoi habituellement je me fais accompagner par une personne que je peux drainer pour un prix modique. Ce n’est pas très différent de ce que vous autres humains pouvez vivre, si ce n’est pour la longévité et le besoin de sang.

Elle réfléchit quelques secondes à la question du fardeau.
-Être vivant est un fardeau, la vie est une épreuve pour chacun d’entre nous, la volonté manque parfois aux humains pour s’élever, j’ai pu en voir des hommes, abandonner la vie par simplicité. Les vampires ne sont pas exempts d’obstacles dans leur vie, et sans trop de danger, elle dure généralement bien plus longtemps que celle d’un humain, je te laisse deviner ce qu’il en est des fardeaux que cela représente comparativement. Ton parent, si tel est son lien avec toi, le Capitaine Ren Tao, à l’air d’avoir quoi, presque huit ans d’écart avec moi ? Quand Roger est mort, j’avais trente deux ans de carrière dans la marine.

La sorcière laissa la femme avec cette information en suspens, ce qui laissait suggérer une plus longue vie encore et pleins de calculs barbant et douloureux à faire sur l’espérance effective d’un vampire en général. Vesper avait fait le calcul une fois, pour la forme, mais l’information n’était simplement pas assez intéressante pour qu’elle s’en souvienne, d’autant que les facteurs entre vampires pouvaient changer, tout comme pour les humains, mais cela se voyait encore plus sur une vie longue.
-Vous êtes forte n’est-ce pas ? Je ne parle pas forcément de vos capacités, mais… dans la vie de tous les jours. Est-ce dû à votre statut ? Ou vous l’êtes devenue ?

Le vampire aiguisa son œil, fronçant légèrement le sourcil.
“De la vénération ? De l’admiration, de l’envie.” étudia la femme dans les yeux azurés de la jeune femme.
-J’ai choisi de prendre la voie qui me permettrait de me hisser plus haut que mes pairs d’autrefois. Cela n’a rien à voir avec ma nature ou la tienne, et encore moins avec ma naissance, personne ne nait fort. Tu ne dois que ta faiblesse à ton désir de ne pas progresser, à la peur de te faire humilier, de souffrir. Tu ne m'as pas vu me plaindre ici, pourtant je suis captive depuis mon arrivée. J’ai été mal traitée, on m’a affamé, on a foulée ma nature du pied. Je suis toujours là, ou je serais morte. Tu n’es pas différente, aucun d’entre nous ne l’est, si tu ne risques pas de souffrir, tu vis paisiblement, et tu ne fais que rêver d’être plus haut. La question que tu devrais poser c’est, pourquoi je veux ce pouvoir que je convoite et qu’est ce que je veux miser pour l’obtenir ?
-Normalement, c’est Ren qui doit venir vous nourrir demain… Mais … Je ne peux le laisser faire ça. Alors, je vais être directe : Prenez-moi à sa place. Prenez mon sang !
-Je vois, alors tu envie son pouvoir, et tu considères que mettre la main dans la gueule du monstre lui prouvera peut-être que toi aussi tu peux être forte ? Ou c’est peut-être pour te hisser toi même à son rang, sans te soucier de son regard sur toi ? Lui fait cela pour vous protéger, il se sent responsable de moi… déclara Vesper, posant la dualité des actes.

Peut-être que la jeune femme voulait se persuader qu’elle faisait cela pour lui, alors que d’après ses propres paroles, le pouvoir est ce qu’elle recherchait, et le vampire lui fouillait pour avoir le fin mot de l’histoire. La sorcière se leva pour aller découper une partie du morceau de viande, debout, tout en parlant à quelques centimètres du visage de la rousse.
-Vos querelles ne me regardent pas, qu’il soit ton frère, ton amant, ton cousin ou ton oncle… Si Ren viens me voir pour me dire que tu n’avais pas le droit de te trouver là et qu’il ne t’a pas autorisé à te faire mordre, je nierais savoir quoi que ce soit. A cet effet, je me dois de faire en sorte que tu fermes délicatement ta bouche à ce sujet, si tu désire toujours ce que tu viens de me demander, sinon tu peux toujours prendre la porte. Es-tu prête à souffrir pour ce que tu désires, veux tu rester humaine ou renaitre, quitte à subir le courroux de Ren ? Ou vas tu fuir ?

La sorcière leva la fourchette, tenant un morceau de viande sanguinolente à hauteur de bouche de la jeune femme aux yeux bleus.
-Tu n'as que trois options, partir et reconsidérer tes demandes, choisir de te faire mordre à la place de Ren, choisir de succomber à ma morsure. Tu n'as que quelques secondes et ce n’est pas un choix que je te donnerais de nouveau sans nouvelle preuve de détermination. Qu’en sera-t-il ?

La sorcière n’attendait que quelques mots ou sa fuite, puis une bouchée de la part de la petite pour couvrir son gémissement quand elle se ferait mordre. Pour cacher son méfait, elle tirerait sur la veste de la femme pour planter ses crocs à un endroit charnu où nul homme ne devait poser ses yeux hors intimité. Quel serait le choix de la rousse ? Quel était son lien ? La femme mature aurait peut-être la réponse à toutes ses questions, et éventuellement un enfant de plus. Ce jeu était un risque qu'elle prenait, elle le savait, mais l'inactivité la faisait tourner en rond, cet acte, quel qu'il soit, mettrait un coup de pied dans la roue du destin pour la forcer à avancer plus vite vers un dénouement.


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Mar 3 Aoû - 0:03
Kidnapping




Si le calme était revenu sur le navire, cela n’empêchait pas des magouilles de se préparer. Je planifiais un possible échange avec des gens assez crédule pour voir en la dame un véritable moyen de pression sur la marine, ou peut-être des gens qui comptaient se la faire. Dans les deux cas, l’idée était de passablement la « revendre » en sachant pertinemment que celle-ci se déferait des malfrats aisément. Une solution de facilité où les Shadow Ghost se feraient de l’argent facile sans vraiment priver ses libertés à la demoiselle. Détestant l’esclavagisme, « revendre » la demoiselle en sachant qu’elle s’échapperait de ses détracteurs cela ne s’apparentait pas à l’esclavagisme selon moi. Bref… Les négociations duraient donc et occupaient une majeure partie des troupes.

Tsuki profita donc de l’occasion pour se permettre d’aller discuter avec cette vampire. En effet, la guerrière avait une idée derrière la tête. Et elle comptait bien tant se rendre utile qu’aider la femme en question. Se faisant « sympathique », elle essayait de créer le contact entre eux et la vampire ne se montra pas plus amère que ça. Elle décrit son statut et à l’entendre, elle était clairement sous grande surveillance. Sa façon de se nourrir était clairement contrôlée et aux yeux de la rousse cela était triste. Pourquoi le gouvernement ne lui permettait pas de se comporter comme elle peut ? Ne pourrait-elle pas se nourrir de prisonniers ou de pourritures qui ne mériteraient pas de revoir le jour de toutes leurs vies ? Ridicule se disait-elle, mais il n’était pas question de la recruter, alors elle ne fit pas valoir son opinion.
Vesper continua décrivant ce que représentait le fait d’être une sangsue. Visiblement, le plus dur à accepter était le fait de vivre plus longtemps, s’échapper temporairement à cet ennemi implacable : le temps. Faisant des suppositions, la jeune femme à la chevelure rouge écouta sa collègue du soir, devinant où elle voulait en venir. Elle s’en mordit la lèvre, comprenant que sa soif d’utilité et de puissance coûterait sans doute son lien avec son frère. Plus vieux de peu, ceux-ci seront condamnés à ne pas pouvoir mourir à la même époque… Triste réalité.

Faisant preuve de sagesse, Vesper aiguillait la demoiselle alors que cette dernière faisait sa demande, solennelle et sérieuse ! Elle désirait prendre la place de Ren en guise de tribut et la rassasier. Mais … pas que ? Vesper analysa la situation et décrit les divers angles selon lesquels elle voyait tout ça. Tsuki écoutait sa comparse et ne répondait rien pour le moment, elle laissait en suspens tout ça et continuait de se mordre la lèvre, réalisant sur quel sentier elle allait s’aventurer. Une fois la marche entamée, il n’y a plus de retour à la case départ. Ce sera marche ou crève !
La femme de sang continua d’appuyer sur l’importance de cette décision. A chaque acte, il y a des conséquences et ce genre de chose ne ferait que rendre différente Tsuki. Elle aurait du pouvoir oui, mais devrait souffrir. Comme Ren souffre quand il s’oppose à ses ennemis pour protéger les siens ! Alors voulait-elle le faire ?

« Je … »

Fixant la dame dans ses yeux, leurs visages proches l’un de l’autre, elle hésita à bien des choses. Saisir ce bout de viande et s’abandonner. Venir capturer les lèvres de cette femme par pur caprice. Ou … Détourner les yeux. Elle ne savait clairement pas sur quel pied danser. Observant le bout de viande, elle prit une grande respiration.

« … Je suis… Sa sœur. Une sœur qui a été séparée de lui depuis toujours et maintenant que je l’ai retrouvé et rejoint… Je ne compte pas faire machine arrière. Mais ses combats, sa lutte sans relâche… Aussi monstrueux soit-il de par ses actes, il n’en reste pas moins quelqu’un qui protège les siens. Chaque jour il encaisse des coups, il prend sur lui et se laisse décorer de diverses cicatrices. En le rejoignant, j’ai combattu à ses côtés, mais je me suis vite rendu compte de mes limites. Je ne suis peut-être pas un boulet, mais … Je ne suis pas utile comme je l’aimerais. Même en m’entraînant jour et nuits, il a dix pas d’avance sur moi, là où j’aimerais en avoir vingt ! Alors… Je veux me rendre utile, je veux être plus forte, pour qu’à mon tour, je puisse protéger mes compagnons. Et si pour ça je dois souffrir… Q… Qu’il en soit ainsi ! »

La demoiselle était décidée. Elle avait pesée le pour et le contre. Pourquoi miser sur « ça » ? Elle ne savait pas, sans doute pour coller un peu plus à l’éthique de son frère ? Pour perdre de cette gentillesse qui la rends niaise ? Pour oublier cette « humanité » qui ne lui a fait que défauts jusqu’à maintenant ? Elle l’avait vu, elle avait pu analyser et voir ce qu’elle pouvait faire. Elle savait la souffrance que cela lui causerait, mais si tel était le prix !

« … Vas-y. »

Sur ces paroles, elle mordit le bout de viande pour devoir le mâcher et ainsi étouffer un cri. Ayant au préalable ouvert sa combinaison, elle se demandait ce qu’allait faire la vampire. Elle ferma alors les yeux, s’attendant à la suite et ses conséquences. Tsuki s’abandonnait à Vesper. Elle s’abandonnait à la tentation et acceptait d’elle aussi porter ce fardeau !


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Rennaissance, Tour 12


Le vampire avait le fin mot de l’histoire. Il s’agissait d’une sotte qui désirait le pouvoir pour protéger son frère qu’elle croyait peut-être un peu plus respectable qu’il ne l’était réellement. Un monstre qui protège les siens ? Il n’était rien de cela, même son image le reflétait. Les siens étaient un moyen en vue d’une fin, il en prenait soin parce qu’il en avait besoin, comme la plupart des pirates, comme la plupart des mécréants, mais également comme la plupart des marines. C’était un devoir que chacun se faisait, et chez d’autres cela devenait une vraie vocation, de protéger les gens. Mais intérieurement, devenir cruel était compliqué après avoir développé une tendresse pour quiconque. Elle l’avait bien expérimenté elle-même quand elle avait trouvé un amant, quand elle avait enfanté. Toute cette émotion qui restait en elle l'empêchait d’être elle-même.

Enfin, elle l’était, elle-même, cela ne correspondait juste pas à ses plans pour son futur. Elle s’était dit qu’elle verrait plus tard pour concilier les deux, et puis l’amant s’était fait la malle, sans doute retenu quelque part d’après les gens qu’elle avait croisés. Quant à son enfant, ses dernières nouvelles dataient d’une dizaine d’années, la petite d’alors était déjà grande, elle avait choisi une voie antagoniste à la sienne… Peut-être un jour, elle pourrait la confronter, voir ce qu’elle devenait, ce qu’elle voulait devenir, si son lien avec la femme qui la abandonnée lui importait.

C’est dans cet état d’esprit que la sorcière fixait la sœur qui faisait un choix critique pour sa vie.
-Ce choix est irrévocable, une fois relevée, nous seront irrémédiablement liées. La douleur sera brève, tu sentiras ta force te quitter peu à peu, ton corps faiblira, tu perdra conscience, comme si tu t’enfonçais dans un rêve sombre. Je gage que ton réveil sera douloureux, et une expérience entièrement nouvelle pour toi.

Délicatement, Vesper se saisit d’un des seins de la rousse pour y planter rapidement ses crocs, faisant en sorte de limiter la douleur. Elle s’appropria le plus rapidement possible le sang de la jeune femme, forçant son esprit à bien vouloir terminer sa victime jusqu’au bout, chose sur laquelle elle avait toujours le contrôle, même en pure frénésie vampirique. Le choix de créer une descendance ou pas était toujours là, pas comme pour le sexe. Au fur et à mesure de son acte, le vampire se coucha de plus en plus sur la rousse, la déposant sur la table en dégageant son chapeau et le plat d’un geste de la main pour faire de la place.

Elle la vidait tout simplement de son sang, la laissant morte, refermant sa combinaison après son acte, puis s’installant sur la table pour prendre le corps sans vie dans ses bras et attendre son retour en caressant ses cheveux.

Le vampire se voyait, comme le jour où elle avait accouché, tenant son enfant dans ses bras. C’était peut-être là ce qu’elle aurait dû faire pour avoir une famille, chercher quelqu’un de déjà adulte ou presque et la lier à elle par ce rituel. En un sens, Ren était maintenant son fils également, chose étrange à laquelle il allait probablement pester. La capricieuse ayant botté la roue du destin, elle se permit un petit rire avant d'entamer une berceuse pour sa nouvelle enfant. Cela n’en faisait que deux, mais deux dans le mauvais camp, si elle devait se référer au siens comme étant le bon. Elle haussa les épaules.
“Le monde est ainsi fait, je n’avais pas demandé la première non plus, j’étais plus que désireuse de connaître les choses de l’amour, ça oui.” pensa pour elle-même la sorcière en dégageant les mèches de cheveux devant le visage de la nouvelle vampire.

“Elle devrait jouer de ruse si elle veut que cela ne se voit pas,” se dit Vesper. “Si cette petite veut faire croire qu’elle est encore humaine, il me faudra la nourrir moi même et doubler ma demande. Si elle ne désire pas le cacher, son frère voudra sans doute des explications, mais surtout, il se rendra compte qu’il ne peut nous satisfaire toutes les deux. Quel sera son choix, abandonner l’idée de protéger son équipage, ou laisser sa sœur fricoter avec d’autres donneurs au risque qu’ils soient blessés. Quoi qu’il en soit, elle n’aura pas besoin d’autant que moi, tant qu’elle ne cède pas à sa gourmandise.” évalua-t-elle dans ses pensées.

Elle eut presque un rire dans sa mélodie. “Je ne lui ai même pas demandé son nom. Après, chacune des familles ont nommé mes enfants, celui que je leur ai choisi n'appartient qu’à moi. Comment vais-je la nommer ?” se demanda la sorcière en fixant son œil sur le visage de la frêle créature dans ses bras qui commençait à se secouer un peu, la damnation ravivant son corps, comme testant si chaque fonction était en état. “C’est pour bientôt... pour bientôt...”




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En ce moment, Tsuki’ faisait des siennes et celle-ci est allée à la rencontre de la dame vampire. Après une brève discussion, cette dernière fait preuve de volonté et exprime son souhait de nourrir la demoiselle, voir … plus. Vesper ne semblait pas refuser qu’elle soit son casse-croûte, mais lui fit part de son opinion concernant une « transformation ». Tsuki était clairement obstinée et ne comptait pas lâcher l’affaire de sitôt. Et finalement, la vampire comprit qu’elle ne renoncerait pas. Alors la femme lui expliqua un peu ce qui allait se passer. La rousse écoutait ce que cette dernière lui disait et assimilait les informations. Bientôt, tout allait changer pour elle et il n’y aurait que ses actes pour définir si c’était en bien ou en mal. Seul l’avenir le dirait, mais pour l’heure, il s’agissait que Vesper prenne son repas !

Sa façon de faire fit rougir la demoiselle. Bien entendu qu’elle avait eu des relations, tant avec des hommes que des femmes, mais là, la situation ne s’y prêtait tellement pas de base ! Quand les crocs se plantèrent dans sa chaire, la femme jeta sa tête en arrière avant de se crisper alors qu’elle sentait son sang se faire pomper rapidement. Bien loin de la sensation de ponction classique, là s’était plus … violent. Si au début s’était un mélange curieux entre « plaisir » et douleur surtout… Mais très vite, quand la quantité maximale de sang qu’un corps peut perdre fut atteinte, la demoiselle sentit son corps la prévenir. Le premier symptôme fut de perdre des couleurs. Cette dernière devenait pâle… Pas comme un cachet d’aspirine, mais blanche comme quelqu’un en train de mourir à petit feu. Puis ce fut la fatigue qui frappa à la porte. Une fatigue qui montait crescendo à une vitesse folle. C’est plus un coup de mou, mais bien pire que ça. Cela ne faisait pas mal, mais son corps sombrait… Alors dans un ultime réflexe, elle passa ses mains sur son corps à elle. Elle ne fit que serrer ce qu’elle trouvait, au niveau de sa taille, puis finalement, sa prise s’échappa. Se laissant allonger et ponctionner à mort, dans un ultime souffle, elle remonta une main vers son visage à elle sans l’atteindre.

« R… en… »

La demoiselle sombra dans un océan de néant et s’y perdit à jamais, ou du moins en théorie. Son regard bleuté changea pour laisser place à un regard vide. La demoiselle était maintenant en train de voguer sur le Styx. Ou du moins en temps normal. En effet, arrivant devant le gardien de cet enfer, celui-ci ne sembla pas s’intéresser à elle. Elle fut alors repoussée et replongé dans un néant inexplicable.
Dans les bras de Vesper, le corps de la demoiselle avait perdu sa chaleur, mais temporairement uniquement. Très vite, celle-ci pu ressentir que le cœur autrefois arrêté se mettait à s’exprimer de nouveau. Comme elle le pensait : bientôt, très bientôt.

Dans son esprit, la demoiselle revoyait divers souvenirs. D’enfance, de ses parents et de l’abandon de Ren. Un récit, mais qu’elle ne comprenait pas même aux jours d’aujourd’hui. Comment peut-on abandonner quelqu’un par souci d’argent et une fois ces soucis réglés ne pas partir à la recherche de leur premier enfant ? Sans doute est-ce cette injustice qui avait poussé Tsuki à partir à la recherche de son frère. Mais elle cachait un terrible secret. Incapable de le dire actuellement à Ren, celle-ci se concentrait sur sa protection et être utile pour celui-ci. Qui sait si un jour ils se tiendront tranquille ? Rien n’est moins sûr, mais à force de côtoyer Ren, celle-ci avait vu l’autre côté de la barrière et acceptait petit à petit les règles de ce milieu. Mais de là à totalement s’y plonger ? Sans doute que cet acte allait la faire changer d’avis !

Le cœur repart, palpite grandement et petit à petit, c’est même une base de souffle qui se fait ressentir. Très bientôt, elle va faire surface. Très bientôt… Elle va vivre !

D’un coup, ses yeux s’ouvrent et celle-ci tente de se redresser un peu en vain. Le corps semble possédé, complétement désarticulé et tiré par des fils invisibles. Elle retombe, le souffle très court. Paniqué ? Ce n’est qu’un euphémisme. Elle se tortille presque dans tout les sens, au départ brusquement, puis faiblement. Entrouvrant la bouche, ses crocs se font alors voir, signe que la transformation est un succès. Elle respire tant par la bouche que le nez, cherchant comme … un souffle de vie. Elle semble suffoquer, mas finalement, tout ceci laisse place à un sentiment bien plus sombre. Le regard de la demoiselle est perdu dans le vide, mais la « mère » peut admirer son œuvre. Le blanc des yeux de la rousse se teinte de noir. Comme si on venait d’y faire couler de l’encre pure. Elle change pour laisser place à des yeux bleutés cerclés de noir et dès lors, petit à petit, elle semble reprendre possession de ses moyens. En apparence uniquement.
Faim… Elle a faim. Il faut quelque chose, mais … pas de la viande, pas des légumes. Non, ce n’est pas une simple faim. Il lui fait … Du sang !

« J’ai… Faim… »

Un murmure semble lui chuchoter à l’oreille. Une petite voix qui semble jouer le petit diable sur son épaule.

« Fais toi plaisir… Prends, bois, mord ! » « J’ai faim… »
« Vois cette femme qui t’a pris beaucoup. Sers-toi. » « J’ai faim… »
« Fais toi plaisir. » « J’ai… Faim ! »

Et soudainement, la nouvelle-né essaya. Elle sentit son corps se relever un peu pour chercher une chose à mordre. Bras, nuque, ou épaule, celle-ci tenterait de refermer sa gueule sur la femme qui lui a prit tout son sang. Désormais, elle tente de lui prendre pour se nourrir. Et c’est … déroutant. Si la demoiselle réussit à mordre la Ahriman, elle sentirait le sang gicler dans sa bouche ! Et dès lors, ce serait … écœurant.  Le sang n’avait pas un goût plaisant selon elle – bien loin de savourer celui-ci à sa juste valeur – non… Son esprit arrivait encore à se dire « c’est du sang ». Le corps lui remerciait ce don incroyable, mais l’esprit était encore contre cette chose. Alors une fois quelques gorgées prises, elle se retirerait pour essayer de la fuir.
Une vive douleur la prise à la gorge et elle posa sa main dessus comme pour retirer une présence indésirable sur sa propre nuque. De l’air, elle a besoin d’air. Paniquant et essayant de se calmer à la fois, si elle réussissait à se défaire de la prise possible de sa « mère », elle tomberait à genoux au sol, la respiration lourde, avant de chercher son regard. Elle ne demandait pas d’aide, mais tentait de s’acclimater à toutes ces choses nouvelles pour elle.


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