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[Présent] Haki et la corne
Beryl Zast
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Ven 16 Juil - 7:15





Haki et la corne, Tour 1


Du blanc, du blanc à perte de vue, avec un bleu foncé masqué à peine par une glace fine, transclucide de quelques centimètres. L’air était frais ce matin, assez pour que le souffle de Béryl se condense sous ses yeux et le serait probablement tout autant cet après-midi, quand bien même le soleil taperait de toute sa force. Cela l’incitait, autant que ses frissons, à s’habiller plus chaudement, adoptant un poncho par-dessus son bustier, sous sa cape.
-Qu’est ce que je fous là bordel, il fait au moins... moins cent quarante, se plaignit la femme.

Ce qu’elle foutait là, c’était très clair, elle rendait service à quelqu’un qui rendait service à un autre. Mangs Crimso, le patron du casino dans lequel elle avait travaillé, l’avait contacté avec son influence pour lui faire part d’une requête. Se souvenant de la facilité avec laquelle le dernier contrat qu’elle avait fait s’était bien passé, elle avait décidé de répondre favorablement.
-Mais quand même, souffla-t-elle en descendant du navire de plaisance qu’elle avait squatté au bras d’un riche playboy.

Le lieux était atypique, comme une farce renversée plusieurs fois, donnant une sorte de non sens permanent à la ville. Les échoppes étaient près du port, pour favoriser les riches plaisanciers admiratifs de ce genre de lieux à l’apparence immaculée, mais les réserves, tout le travail de docker se faisait sur de longues distances, se perdant sur ce coins-ci de l’île presque dans les montagnes, demandant un labeur digne de Sisyphe.
-Ils sont giv… Qu’est ce que putain de quoi du bordel !? s’exclama soudainement bruyamment la cornue.

Au détour de son regard inintéressé pour les boutiques alentour, sa vision avait fini par tomber sur une sorbetière glacerie, plantée là comme un trophée de l’absurde, et nommée O’Sweety. Tout cela sur une île dont la surface est composée à quatre vingt pour cent de glace et de neige, ou la température moyenne était de quatre orteils gelés sur cinq restants. Plaquant une main sur son visage de désespérance pour la caste des riches, Béryl jura intérieurement avant de se reprendre.
-Bon, il vaudrait mieux que je m’occupe de ma tâche avant de perdre la raison dans ce monde de timbrés.

Elle marcha un moment avant d’atteindre un hangar en apparence modeste, mais contenant une organisation stockant des denrées utilisées par les riches mais pas tellement légales. Elle toqua comme on lui avait indiqué, rencontrant un grand homme, petite moustache effilée, bouc en triangle, presque une banane de yakuza sur le haut du crâne et enveloppé dans une peau de baleine striée taillée sur mesure en un long manteau qui devait lui porter vraiment chaud.
-Je cherche Kujigiri, c’est Mangs qui m’envoie, signala la cornue.

Le type la jugea de pied en cape, elle retira sa capuche, regrettant instantanément quand le froid s’attaqua à ses oreilles. Le grand homme eut un sourire, chercha quelque chose avec sa main hors du champ de vision de la femme, se penchant hors du cadre de la porte pour l’atteindre. Elle pus observer des types brasser un liquide, peut-être un alcool dangereux, ou autre chose du genre. L’homme au costume en baleine lui tendit une boîte de conserve, pas plus grosse qu’une simple boîte de fruits en sirop.
-Tu vois le hangar, à côté de la falaise au troisième niveau ?
-Celui avec le toit rouge, les breloques qui pendent à l’entrée ?
nota Béryl.
-Il faudrait que tu leur apportes, avec les excuses de Kujigiri.

Dans la boite devait probablement se trouver une liasse de bons pour retirer de l’argent, un moyen intraçable pour transférer de l’argent.
-Et c’est tout ? demanda la femme.
-Je compte sur toi pour pas l’ouvrir sur le chemin.
-Tu peux compter sur ma discrétion, il y’a un type auquel je dois parler en particulier ?
-Nan, probablement pas, ils te laisseront entrer sans soucis, juste, soit polis avec eux. On a eu des problèmes avec eux, il nous fallait un intermédiaire pour régler paisiblement le conflit, et bon, Mangs nous en devait une, trouvait que tu ferais le parfait émissaire, et en te voyant je comprends bien pourquoi.

-C’est charmant, merci. Bon, je vais me mettre en route, vous me payez sur le retour j’imagine ?
-Exact, bonne route.


La cornue partit donc en direction du fameux hangar rouge.



L'homme au costume en baleine:
Beryl Zast
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Nemesis
Ignis Irae
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Ven 16 Juil - 16:40






Haki et la corne



“Kira, je m’absente faire quelques courses sur Yakoutie. Je reviens d’ici quelques jours.”

La blonde  déposa le petit mot à l’attention de sa sœur sur le comptoir. La petite cornue n’était pas revenue de son tour sur le Baratie, mais la volcanique ne s’en inquiétait pas plus que ça, après tout, qui pourrait blesser la petite Logia? Pas grand monde dans ce coin de North Blue, à part les hautes pontes qui “supervisaient le territoire” et qui avaient probablement autre chose à faire tant que Kira se tenait bien. Nemesis referma la porte du petit appartement derrière elle, donnant un tour de clef et se dirigea vers le port, capuchon rabattu sur le visage. Les cheveux déliés et teints aidaient à ne pas se faire remarquer lorsqu’elle sortait, mais un peu de prudence supplémentaire ne ferait pas de mal. Si elle s’attendait à recevoir une prime suite aux incendies de Shabaody, elle avait simplement oublié que cela signifiait également de potentiels ennemis qui la chercheraient.

Jetant une petite bourse pour payer sa présence à bord du navire de transport de marchandises, et de passagers quand l’argent parlait, elle s’installa sur le ponton, réfléchissant à l’avenir. Ren ne l’avait contacté depuis les Shabaody, Kira était sollicitée pour lancer un trafic de drogue, ses compétences en la matière étant étonnamment élevées. Elle avait bien commis quelques larcins et autres actes de terreurs divers pour s’occuper, mais pas grand chose de notable, et finalement, ce  qui l’avait le plus occupée était l’installation de business tout à fait légaux. C’était d’ailleurs l’une des raisons de son déplacement jusqu’à Yakoutie, surveiller l’avancement de la fabrique  de crème glacée, plus destinée à être une surprise pour Kira que vraiment un business rentable. Pour être honnête, il était peu probable que l’endroit se mette à réellement rapporter de l’argent, qui irait acheter des glaces dans un endroit aussi gelé que Yakoutie? Si l’entreprise parvenait à être auto-suffisante, cela suffirait pour la blonde, qui espérait simplement ne pas avoir créé un gouffre à berrys.

Le temps passa,  le navire voguant doucement vers sa destination, berçant  presque la Nemesis qui se retenait de s’endormir pour des raisons évidentes. Et tranquillement, après plusieurs heures de trajet, le bâtiment arriva à son port, la blonde s’étirant et descendant du ponton avant de se diriger vers le lieu où la fabrique O’Sweety avait finie de s’ériger. Pas un nom dont elle était bien fière, mais dur d’en changer maintenant de toute manière. Visiblement, l’endroit était prêt à partir, le matériel était là, la plupart  des ingrédients également et les employés s’étaient réunis à sa demande. Deux d’entre eux étaient d’anciens dockers usés par le travail tandis que la troisième était une jeune femme aux cheveux verts débordante d’énergie à l’idée de travailler avec du sucre. Pour autant, aucun des trois ne savait réellement ce qu’on attendait d’eux, d’où la réunion avec la “patronne”.

Une patronne qui n’en menait pas large avec ce rôle, explicitant immédiatement qu’elle laisserait la supervision aux employés et se contenterait de passer de temps à autre voir comment les choses se déroulaient, s’ils étaient satisfaits de l’emploi et autre questions qui appartenaient vraisemblablement à ce qu’on attendait d’elle. Là où elle pouvait se targuer d’aider cependant, c’était la cuisine. Avec une longue carrière derrière elle, et principalement six mois de vie commune avec une petite cornue avide de friandises gelés, elle n’avait pas vraiment eu d’autre choix  qu’apprendre à les préparer. La leçon prit plus ou moins une  heure, la volcanique répondant aux questions de ses employés et les invitant à prendre des notes pour être sûr d’eux lorsqu’ils pratiqueront. S’assurant qu’ils avaient compris, elle leur indiqua qu’ils avaient la semaine pour expérimenter et s’assurer que les résultats étaient concluants, et qu’ils ouvriraient la semaine suivante.

Sortant  de l’établissement un creux au ventre, la blonde chercha du regard un restaurant, magasin ou quoi que ce soit qui puisse vendre de quoi se sustenter, elle ne trouva qu’un homme blond à moustache jouant les timides avant de s’approcher d’elle.

Ex… Excusez moi? Vous êtes la gérante du magasin? Enfin, la  propriétaire? On m’a dit de vous donner ça, et qu’ils avaient votre soeur, et que si vous répondiez pas à leurs demandes, ils allaient la tuer, et  pourquoi j’me retrouve dans tout ce bordel,  j’ai rien demandé, j’ai ma femme et mes gosses sur le feu qui sonnent à la  porte putain.


Si initialement la Nemesis ne lui avait accordé aucune importance, la mention de sa soeur avait suffit à transformer le creux en noeud. Une flamme brûlait déjà quelque part dans sa tête, et sa main arracha de l’étreinte du blond la petite boite qu’il tenait, l’ouvrant pour y découvrir un morceau de corne endommagé. Son sang se glaça et sa fureur explosa alors qu’elle tentait tant bien que mal de la contenir.

Où? Où elles sont les poubelles génétiques qui ont osé?

Un doigt tremblant se pointa vers un hangar au toit rouge et la blonde se tourna immédiatement, courant vers sa destination. Avec juste une prière, celle que Kira allait bien.


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Ven 16 Juil - 17:23





Ca sent pas le frais ton poisson, Tour 2


Béryl arrivait au hangar sans aucun problème. Ses oreilles avaient rougies, comme ses joues, au contact de l’air frais quand elle toqua à la porte. Un grand type basané en débardeur ouvrit la porte, étudia la femme de pieds en cape, puis la boîte.
-Kujigiri m’a engagée pour vous transmettre ça, pour demander pardon et solliciter votre indulgence pour repartir d’un meilleur pieds.

Le gars fronça d'abord les sourcils, puis il comprit quelque chose dont il fît part à la cornue.
-Quand tu rencontreras Baleineau, je te déconseille d'appeler Kujigurai comme tu viens de le faire. C’est un nom qu’il s’est forgé en taillant la moitié du profit de notre patron, je ne suis pas persuadé que cela soit en faveur d’une entente.

Béryl comprit de suite, il avait changé son nom pour faire un jeu de mot entre “kujira” (Baleine) et “kiri/giri” (tueur), montrant qu’il avait dominé le “Baleineau”. C’était un signe encourageant que le basané ait l’air de lui faire confiance pour lui parler du petit souci que cela causerait, cela montrait qu’il était favorable à ce que tout cela se passe le mieux possible. En revanche, cela faisait tiquer la cornue que son commanditaire ne l'avait pas prévenu pour ce détail, en plus de ne pas la prévenir pour le Baleineau.

La femme fit un signe approbateur de la tête, puis s’engagea à la suite du type hâlé, qui trainait une odeur de poudre à canon, pour une raison évidente. Il l’accompagna jusqu’à un groupe de joueurs, une partie de poker, un jeu que n’aimais pas particulièrement Béryl, bien qu’il s’agisse d’un jeu ou la manipulation était de mise. Le plus gros leva la tête en l’apercevant, changeant d’expression, de celle de gros perdant à une mine sympathique et rondouillarde.
-Miss, l'accueillit-il.
-Je suppose que vous êtes Baleineau ?
-Le Baleineau, corrigea l’homme en se tapant la panse avant de se la frotter.

“Surnom, pas nom.” pensa-t-elle. Cela avait quelque chose d’étrange, elle n’arriva pas à mettre le doigt dessus avant qu’on ne la sorte de sa rêverie.
-Vous êtes ? l’interrogea le gros.

“Autant jouer cartes sur table, il a l’air d’être raisonnable, mais de ne pas tolérer l’échec. Il faut que je fasse passer le message que son ennemi n’est plus en position dominante, qu’il a décidé de se calmer et qu’il est véritablement désolé.” planifia la cornue en posant la canette devant elle sur la table.
-Béryl, Kujigurai m’a engagée pour vous donner ceci, en gage de sa contrition pour les querelles que vous avez pu entretenir tous les deux.
-Le scélérat pense que le contenu de cette petite canette pourra me dissuader de poursuivre notre “querelle” ?
-C’est le message qu’il m'a demandé de vous transmettre, et ses intentions, je ne fais que vous la délivrer.
-Certes..
répondit le Baleineau, mettant déjà la main sur la boîte en fer, des fois qu’elle disparaisse aussi vite qu’elle était apparue.

La femme croisa les bras, attendant l’ouverture patiemment, le temps que l’on apporte un ouvre-boite au gros sympathique qui était fébrile. Il fit tourner le réceptacle, ouvrant un côté, puis retourna le bocal de fer, faisant tomber une toile beige crème sur la table. Tout le monde fût étonné, y compris Béryl qui commençait à avoir de sérieux doutes sur le commanditaire.
-Qu’est ce que.. fit consensus parmi les observateurs pendant que le Baleineau dépliait le tissus fin et souple.
-Oh bordel ! s’exclama la cornue en comprenant qu’il s’agissait de la peau traitée d’un visage humain qui retombait sur la table. Je vous jure que je n’étais pas au courant ! tenta-t-elle de se dédouaner en levant les paumes.

Une grande partie du groupe sortit épées et masses, ou partit chercher lances et haches. La femme eut un reflexe de défense, tirant sa lame-fouet, avant de prendre une table de plein fouet. Flottant dans les airs sur quelques dizaines de mètres, poursuivie par une table relancée furieusement juste après le premier impact, elle percuta la grande porte du hangar, avant de l’éventrer en reprenant la table en plein dans les côtes. Déjà bien affaiblie par le triple coup de force, la femme ne se releva pas tout de suite, récupérant son souffle, prenant appuis d’une main sur le mobilier curieusement en meilleur état qu’elle pour se redresser. Son crâne saignait, elle sentait des côtes brisées. Les types avançaient lentement, elle devait fuir pour survivre.

La cornue se leva pour se retourner et courir, mais quelques pas effectués plus loin un type armé d’une épée se manifesta, taillant son corps de lézardes douloureuses, frappant aussi bien ses formes,  que son crâne, ses cornes et tout le reste dans un maelstrom d’estafilades et de coups plus sérieux. Quelqu’un armé d’une hache enchaîna avec le premier. La blonde recula, se heurtant à la table, ce qui donna un instant à l’homme pour la faire basculer dessus et de planter sa hache dans le mobilier pour immobiliser le bras d’arme de Béryl. Pliée sur le dos, la cage thoracique de la femme lui faisait un mal de chien, et en voyant le regards lubrique du type l’ayant bloquée sur place, elle eut de mauvaises pensées. Brisée qu’elle était, elle ne pourrait sans doute rien contre lui, et sa transformation accentuerait sans doute sa mauvaise posture, un lion sur le dos n’était qu’une proie, plus qu’un humain même, et ses ailes la gêneraient. Malgré tout cela, avant que le type n’eut le temps de prendre place et de défaire sa ceinture, la table se souleva, avec la hache et Béryl, puis fut lancée en bas de la falaise, devant les yeux médusés du type qui voulait passer du bon temps.
-Pas cool, Baleineau, j’étais partit pour m’amuser, se plaignit la crapule.
-Le Baleineau, corrigea le rondouillard, regardant la table atterrir dans la poudreuse. Tu la veux, vas la chercher, mais si tu la ramène et qu’elle vit encore, assure-toi de la tuer après, si nous l’avons je veux offrir son visage au responsable de notre “querelle”.

Il eut un rire épouvantable, que son groupe reprit, avant que le violeur ne se mette en route.
-Qu’est ce qu’on fait, on se prépare à attaquer ? demanda l’épéiste qui avait démoli Béryl, nettoyant son arme d’un tissus qu’il avait découpé sur la femme.
-Non, répondit le Baleineau, c’est ce qu’il attend, augmente la garde, poste quelqu’un sur le toit, et réparez la porte du hangar, ce n’est pas très professionnel.
-C’est vous qui l’avez détruite, monsieur,
nota un des hommes. Nonnon, c’est rien, monsieur Baleineau, je m’en occupe.

Le gringalet avait vu le rondouillard juger la distance qui séparait celui-ci du précipice et presque fait dans son froc. Le Baleineau corrigea encore une fois son surnom.



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Sam 17 Juil - 15:12






Haki et la corne



A l'instant même où elle pensait être hors de vue, la silhouette de la Nemesis avait disparu, devenant un simple filet de cendres rasant le sol, plus rapide qu’auparavant, mais pas plus calme. La priorité était bien sûr de s’assurer de l’état de Kira, et de la sauver, mais depuis combien de temps l'avait-il entre leurs mains, qu'avait-elle subie en plus de s’être fait honteusement décorner, et était-elle même encore en vie? Le nuage louvoyant n’avait à l’heure actuelle aucun moyen de le savoir, mais les pires idées rebondissaient sous son crâne, un pessimisme et une inquiétude grandissante révélant leur présence en son cœur. Elle s’était attachée à la petite cornue, l’adoptant autant qu’elle avait été adoptée dans cette relation à double sens, et ignorait ce qu’elle ferait si lui on ôtait aussi soudainement, mais elle était sûre d’une chose. Ça ne présagerait rien de bon pour Yakoutie.

S’exaltant à accélérer, elle reprit cependant forme avant d’arriver au hangar afin de dissimuler la malédiction.Elle reprit son souffle quelques instants avant de tenter de se ressaisir.

Ok, le hangar est là. Tu restes calme, tu ne montres pas que tu paniques, tu récupères Kira et vous ressortez, tout ira bien. Tu n’as pas à te soucier de ce qu’ils veulent, juste montrer que tu n’as pas peur d’eux.

Si la blonde tentait de calmer son  angoisse, un sentiment rarement présent chez elle, sa colère commençait à sortir la tête du marais de ses émotions, un tic nerveux s’agitant déjà sous l'œil de la Nemesis alors qu’elle se saisissait de sa main tremblante. Elle souffla un long moment avant de se diriger vers le hangar, dont la porte avait visiblement été détruite et réparée à la va-vite, quelques planches clouées là pour boucher le trou, ne s’arrêtant que lorsqu’un homme l’alpagua.

Vous êtes qui et vous venez pour quoi?

Le tic nerveux s’amplifia, une lueur rouge et grise s’allumant dans la pupille de la Logia qui se contrôlait tant bien que mal. Elle sortit le bout de corne, ouvrant la main de manière à ce que l’autre parti puisse la voir.

Cette corne… Sa langue passa furtivement sur ses lèvres alors que les tremblements s'amplifièrent. Cette corne... appartient à ma sœur. Que vous avez... en votre possession. Je viens... la récupérer.

L’homme détourna le regard, comme physiquement gêné par les tics nerveux qui agitait la bombe à retardement qu’était la Nemesis en face de lui.

Je… Suivez-moi, il faudra voir ça avec Baleineau. Je suis pas au courant d’un otage moi.

Il s’engouffra en trottinant, courant presque, comme pour échapper à la folle derrière lui vers les intérieurs du hangar, plus précisément une table où quelques hommes jouaient aux cartes. La Nemesis suivait, les poings serrés pour s’empêcher de montrer un quelconque signe qui pourrait être interprété comme de la peur, sachant pertinemment que cela jouerait en sa défaveur.

Vous êtes... Baleineau?

Non, je suis le Baleineau.

La Nemesis se mordit la langue, se retenant de faire une remarque cinglante à propos de la futilité d’un titre quand on doit s’en prendre à des enfants.

Hum, le Baleineau, la demoiselle, elle dit qu’on a sa sœur. Une cornue visiblement.

Un sourcil se haussa sur le front du gros homme, dévisageant son sous-fifre un moment avant de revenir vers la demoiselle en face de lui.

Pas de cornue ici. On en avait une plus tôt, elle a volé par là, jusque tout en bas. Sans doute morte, je peux pas dire, j’ai pas été vérifié. Vous pouvez dégager et aller voir vous même. Plancton, tu peux la ramener à  l’entrée.

La remarque désinvolte du Baleineau figea la blonde sur place, le poids dans sa poitrine soudainement en chute libre, entraînant avec lui cœur, poumon, estomac, foie, rate et intestins, broyant le tout et la laissant aussi vide que sa tête. Kira, morte? La falaise était suffisamment haute pour causer le décès de presque n’importe qui, et sa petite sœur avait beau être une dure à cuire, ce n’était aussi qu’une adolescente. Kira, morte. Etait-ce une mauvaise blague? Au vu du comportement de l’homme, ce n’était pas le cas. Elle sentit, de si loin, une main se posait sur son épaule et une voix bourdonnant à travers la ouate qui tamisait son esprit. Kira, morte! Et ils pensaient qu’elle partirait la queue entre les jambes, bien sagement, lamentant le décès de la seule personne qui comptait réellement dans sa vie?

Plancton fût le premier à se rendre compte que quelque chose n’allait pas, le Baleineau s’étant désintéressé de la situation dès qu’il avait fini de parler. Déjà, la blonde ne bougeait pas; la nouvelle avait dû lui faire un choc. Ce n’étais pas forcément rare, mais c’était toujours un peu gênant, il arrivait que les gens craquent et attaquent Baleineau, sans résultat évidemment. D’autre part, la jeune femme qu’il tenait était…. chaude? Brûlante même en fait, et l’homme retira rapidement sa main, découvrant que la peau de sa paume avait violemment rougie. Il releva la tête alors qu’une main, granuleuse et d’une couleur grise où pulsait le rouge de la chaleur attrapa sa gorge, la peau se craquelant et la chair en dessous commençant à brûler alors que le sang pulsait de là où les artères étaient désormais à vif, menaçant à chaque instant de se désagréger.

Il n’y avait plus d’inquiétude pour la Nemesis, elle n’avait plus rien à perdre, mais tout à venger. La mèche avait fini de brûler, et sa rage avait pris possession d’elle, tout son corps se désagrégeant en cendres et commençant à exhaler un nuage tout autour d’elle, repoussant la plupart des hors  la loi du hangar. L’apparence de leur collègue desséché dont les vêtements prenaient feu et dont le sang pulsait par terre après que la jeune femme l’ait lâché suffisait à les faire comprendre du danger.

Il ne fallût que quelques instants pour que le bois d’une caisse ne commence à se craqueler et prendre feu, de là communiquant l’incendie à une autre caisse, puis une autre, et bientôt, tout le bâtiment se retrouverait en feu, un dernier hommage aux sans-âmes qui lui avaient retirés sa soeur. Pourtant, elle avait encore à faire avec eux. Certains s’étaient armés, et le Baleineau avait visiblement appris à se servir du Fluide, son poing noir en étant la preuve. Il était donc le seul capable de toucher Kira, et donc le plus grand responsable, il aurait donc la plus lourde part du prix du sang à payer. Deux des hommes s’approchèrent, arme en main, visiblement incommodés par la chaleur dégagée par le corps de la cendrée. L’un des deux jeta son arme vers celle-ci avant de tenter de fuir et de briser la fenêtre la plus proche, malheureusement rattrapée par une demoiselle qui lui écrasa la tête dans les cendres brûlantes, ses cris d’agonie résonnant derrière l’annonce brisée de la logia.

Vous… mourrez tous ici.

Oui, ils mourraient tous. C’était la moindre des choses après leur acte. A peine le début de la juste rétribution qui les attendait, mais la Nemesis ne pouvait guère passer de temps à s’occuper des insectes qui s’étaient rebellés contre l’ordre du monde. La plupart des insectes qui cherchaient à fuir se virent bientôt rattrapés, non pas par la volcanique, mais par des épieux de cendre, simples projectiles venant frapper les fuyards dans le dos, avec assez de force pour les faire trébucher et tomber dans les cendres qui avaient déjà dévorés leurs talons et chevilles.

Le seul résistant était encore le Baleineau qui, bien que suant à grosses gouttes, avait pu se protéger grâce au Fluide. Sa torture réconfortait la blonde, le voir peiner comme sa soeur avait pu peiner au fond du ravin, peut être attendant le secours de son aînée… Le cœur de Nemesis se tordit une fois de plus, imaginant le pire, agressant l’homme sans que ses paroles ne pénètrent l’épaisse couche de colère qui entourait sa raison. Un violent coup de poing percuta le faciès de la maudite, qui se fondit dans la traîne de cendres avant de toucher le sol, surgissant devant l’homme et plantant ses doigts dans les oreilles de celui-ci, les cendres s’y infiltrant sous ses hurlements de douleur. Ses genoux plièrent et ses bras s’agitèrent. Il était pris un dans un enfer à part entière, une banshee incendiaire agrippée à lui, ses vêtements prenant feu, une chaleur infernale s’infiltrant dans son corps, sans pouvoir tomber sous peine de souffrir plus encore.

Son corps jeta l’éponge avant qu’il ne s’en rende compte, son cerveau trop endommagé pour continuer à fonctionner, et le cadavre s’effondra dans les cendres. La frustration de la Nemesis reflua, mais pour autant, aucune satisfaction n’était présente après cette vengeance.

Elle se sentait simplement vide.


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Sam 17 Juil - 16:36





Pathétique gloire saisissante, Tour 3


Explosant dans une gerbe de sang et de neige, le monticule de poudreuse accueillit une table pour une personne, accompagnée d’un coulis de sang et servit dans la douleur à la hache, pas à la cuillère. Béryl était à peine en état de marcher, son bras immobilisé par la hache avait fini par glisser en dehors de la prise parce qu’il était désormais brisé, ses entailles empiraient à chaque mouvement, et elle devait trouver un endroit où récupérer. Elle avait rengainé son arme et détalé telle la faible créature qui s’était faite dominée, par deux fois.

Elle s’en voulait d’avoir été écrasée de la sorte, humiliée et également de s’être faite bernée de long en large. Quelqu’un devait être sur ses traces, elle devait s’en débarrasser avant de continuer plus loin et en attendant, s’ouvrir à la lumière du soleil, détachant sa cape, enlevant son poncho tailladé, puis ouvrant ses bras douloureux en se penchant légèrement en arrière, en signe de croix face au soleil.
-T’es givrée ? nota le poursuivant qui récupéra sa hache sur le plateau de la table, seule pièce intacte de l'atterrissage. Pourquoi tu ne fuis pas ? s’étonna le violeur, s’approchant lentement.
-Je sais qu’avec mes blessures...hgn.. Je ne pourrais pas fuir loin sans me vider de mon sang ou de mes forces et tomber stupidement pour mourir de ta main ou dans le froid.
-Alors tu m’attends bien gentiment, ou est le piège ?
-J’espère juste que tu me laissera en vie après ce que tu t'apprêtes à faire.
-Et qu’est ce que je m’apprête à faire ?
questionna la crapule, entrant dans le jeu.
-T’approcher de moi, probablement me saisi… gnnn, serre moins fort, mes côtes.. se plaignit la femme. Et de l’autre main tu, voilà..

Le type était simplement en train de poser son autre main sur sa poitrine, sa main d’arme, dont le manche de hache frottait allègrement contre elle. La femme se concentra sur sa malediction, planquant sa main valide sur le visage du type, et se transformant totalement, arquant son corps vers l’avant, aggripant de ses griffes retractiles les os du crâne du sulfureux. La moitié du visage du type termina au sol, sous la patte de la lionne. L’autre partie était maintenue par le bras d’arme du crapuleux, qui pour l’occasion avait lâché sa hache par souffrance. Il hurlait de tout son saoul, horriblement. Béryl reprenait sa forme initiale, secouant sa main valide pour dégager les morceaux de peau puis attrapait le manche de la hache pour la lever haute. Le violeur se redressait à ce moment-là, il récupéra sa hache avec sa tête dont le visage, qui, en plus de ressembler à une raclette rouge, était maintenant scindé en deux, un fer planté bien au milieu.

La femme s’écarta, se transforma et s’éloigna à tire d’aile, avant de se poser dans un coin ou elle pourrait se reposer.



-----



Le zénith était passé depuis plusieurs heures lorsqu'elle sentit que son regain s'estompait avec ses dernières blessures aux os. Sa fureur, elle en revanche, ne faisait que grandir. Elle désirait se venger, et pas que du type qui l’avait roulée. Il attendrait, les autres devaient-être son signal pour lui annoncer qu’elle arrivait, et que peu importe l’armée qu’on lui présentait en face, elle les tuerait tous pour parvenir jusqu’à lui et le voir ramper devant elle.

La lionne se redressa, déploya ses ailes et décolla, évoluant haut dans le ciel pour une attaque surprise par le dessus, là d’où personne ne la verrait jamais arriver. Le type sur le toit fut la première victime, d’un coup elle avait fait reculer le fusilier en tranchant son arme, puis d’un revers, la lame-fouet s’étendit pour le frapper à nouveau. Il recula encore, et son pied heurta le rebord de la trappe. Le type bascula sur l’écoutille et en brisa le verre.

Soudainement, la femme se sentit attirée par l’orifice, pendant que le monde avait l’air de prendre une grande inspiration, centrée sur celui-ci, comme sifflant une complainte. Aussi brutalement que le sifflement s’était fait entendre, un grondement assourdissant, grave et menaçant, comme un rugissement fît sentir ses vocalises funèbres. Un premier souffle s'exalta de l’orifice béant, dont le bois de l’encadrement commençait à fumer, comme une grosse vapeur blanche, tourmente de cendres, tendue comme une langue diabolique sortant d’une bouche sordide. Cela ne sentait pas bon, et Béryl se couvrit le visage et le ventre de ses bras en sachant que quelque chose n’allait pas. L’incandescence fit son entrée, subtilement d’abord, comme des lézardes rougeoyantes dans les cendres, puis brutalement. Une colonne de flammes percuta presque le ciel, obscurcissant le reste du monde par son éclat volcanique. La chaleur était insoutenable, l’équilibre précaire, l’inversion du mouvement avait lancé la blonde dans l’autre sens, la calcinant, même aussi loin des flammes, brûlant sa peau, embrasant ses vêtements, détruisant une de ses rétines à travers sa paupière. Un premier choc sur le toit brisa la corne qu’elle avait perdue au même endroit que la première fois, et un autre failli lui briser une jambe lorsqu’elle atterrit sur le sol, au pied du hangar.

Sonnée, brûlée assez gravement pour la rendre méconnaissable, elle tâtonnait d’une main le sol, cherchant son arme restée, comme sa corne brisée, sur le toit. Une toux vint à la gorge de Béryl, qui ne se fit pas prier, ayant l’impression de cracher ses poumons, appuyant son autre main contre sa poitrine. Une ombre se profila dans son champ de vision, s’exhumant d’une porte soufflée ouverte. La blonde se demanda si son heure allait venir, ou si elle allait tomber sur un allié. Elle tendit une main fébrile, sa voix s’étouffa dans sa gorge alors que celle, intérieure, souffla “Merde.”, pensant qu’elle ne pourrait pas se sortir de cette situation avec des mots.


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Haki et la corne



Au milieu de la  fournaise, la Nemesis se tenait droite, la tête baissée, sa rage aussi éteinte que son regard. Sa mère avait toujours prôné la fierté, la dignité et la vengeance, ne jamais se laisser marcher sur les pieds et abattre ceux qui le faisaient; et la jeune  femme avait toujours accepté cette loi comme allant de soi. Après tout, si sa mère le disait, et qu’elle même fait ainsi, c’était logique non? Et pourtant, après avoir abattu le Baleineau, elle ne se sentait pas mieux,  pas même le réconfort dont les Forbans Rouges parlaient. Le doute s’insinuait dans son esprit, le but du Purpura avait il été tout autre, l’équipage entier lui mentant durant la décennie à leur côté?

Une part de son esprit ne cherchait même plus à se débattre et était prête à  reconnaître que sa vie entière avait été un mensonge, que, peut être, rien de tout cela ne valait le coup, que se débattre dans les sables mouvants de la vie n’était qu’une erreur. Une autre, elle, voyait le Purpura autrement. Un hôpital pour les laissés-pour-compte, une sorte de tente installée sur le champ de bataille du Nouveau Monde, rassemblant ceux que la vie avait frappé à terre. Peut être était-ce là la raison pour laquelle les Forbans Rouges prétendaient se sentir mieux après que le navire ait effectué un raid, non pas parce qu’ils étaient vengés, mais  parce  qu’ils savaient que quelqu’un était prêt à bouger, à se battre, à être blessé pour eux. Que même s’ils avaient perdus leurs familles et leurs foyers, le Purpura, quelque part, était leur nouvelle famille, et qu’ils étaient tous prêts à agir pour le bien d’un inconnu.

Mais dans ce cas, que restait-il de l’entourage de la Nemesis? Son père était mort, sa mère perdue quelque part, Red morte, et après s’être jurée de ne plus s’attacher, finalement, même Kira, le seul lien humain qui lui restait et qui lui faisait dire que, peut être, tout n’était pas si mal, était absente. Dans ce cas, la vengeance elle même avait elle un sens? Avoir tué ces pauvres types était il utile, avait elle même une  raison de le faire autre que pour satisfaire son égoïste désir de revanche et sa rage, qui finalement ne dissimulait que des larmes?

Au final, comment en était-on arrivé là? Par la faute de la blonde. Elle s’était crue invincible ou presque, en sûreté sur les Blues, se pensant intouchable de par son statut de Logia et son expérience de pirate du Nouveau Monde. Et ils avaient frappé là où cela faisait mal, plus que mal même, ils l’avaient poignardés en plein cœur. Certaines îles parlaient de toucher l’écaille inverse du dragon, eux l’avaient violemment arrachés, et ils avaient dû payer un prix pour ça. Mais maintenant, est ce que cela avait une importance? S’il n’y avait rien pour la rattacher, ni l’envie de revivre cela, se lier pour voir ce lien si ténu subitement brisé, elle savait ce qu’elle allait faire.

D’abord, rentrer à l’appartement. Prendre une douche, puis elle contacterait Ren. Elle agirait en suicidaire à chaque mission, et elle espérait simplement qu’une fois que son coeur aurait cessé de battre, elle aurait l’occasion de revoir Red et Kira.

Exhalant son indécision, la blonde tourna les talons avec un regard décidé et quittant le bâtiment en feu par la porte éventrée, n’ayant pas supportée la morsure des flammes. Pour autant, quelqu’un l’attendait à la sortie, le corps d’une petite cornue calcinée, toussante et agonisante, aux cheveux brûlés et brunis par les flammes et à la corne brisée. Celle-ci tendit une main vers la Nemesis horrifiée, avant de  s’effondrer sur la neige sans un mot. C’était… Kira? Vivante, sans nul doute, mais peu importe où se posait les yeux de la blonde, chaque marque sur le corps de sa sœur se gravait comme une accusation sur son cœur, elle était responsable de cet état déplorable.

Un instant, elle crut entendre une voix, si familière, lui murmurer à l’oreille.

On n'apprend jamais sans sacrifice. Tu as payé le prix, maintenant, à toi d’apprendre, Nemesis.

L’impression d’une bourrade dans le dos, la poussant par delà sa colère et son désespoir, son vide et sa culpabilité, l’impression d’une lame plantée dans son crâne, qui fendait l’os et remuait la chair, l’impression de ressentir sa soeur , toujours en vie bien que faible, et quelqu’un d’autre, non loin. Deux personnes, mais qui se mêlaient et démêlaient, causant une cacophonie sous le crâne de la blonde, une douleur insoutenable à laquelle elle aurait préféré se soustraire.

Mh, je pensais que le Baleineau serait plus efficace que ça, lui qui se vantait d’avoir maîtrisé le Fluide.

Voyant la blonde se retourner, l’homme au costume de baleine produisit un pistolet depuis sa manche et le pointa, non pas vers la Logia, mais vers le corps à côté d’elle.

Pas bouger. Sinon je flingue la gamine.


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Matador, méfie toi ! Tour 4


“Fais chier, bouge ! j’veux pas mourir maintenant ! C’est pas une explosion qui devrait t'arrêter !” hurlait Béryl dans sa conscience, puisant tout le pouvoir de sa malédiction pour guérir, bien qu’elle n’ait pas tellement de contrôle sur ce facteur-ci.
“J’suis même pas dans le bon sens pour guérir efficacement la face endommagée par l’explosion, mais putain qu’est ce que c’était que ça ?” poursuivit-elle, les oreilles bourdonnant de la concussion.
“J’ai encore pété ma corne, et j’ai encore perdu mon épée, et je me suis encore faite humilier, cette fois ci par un pet du diable en personne.. C’est la merde.”.

Son œil le plus sain terminait sa guérison, et elle pouvait observer le type qui avait commencé tout cela, pointer non pas une arme sur la femme qui revivait l’enfer d’après son expression, mais sur elle.
“Pourquoi ce trou du cul pointe une arme sur moi !? Je lui ai rien fait ! Mais quel enculé !” s’exclama la femme pour elle en plantant une main déterminée dans la neige.
“C’est quoi ce contrat de merde ! Mangs, tu vas m’entendre, sale fils de p… J’t’aimais bien ! Pourquoi tu me fais ça ? Abrutit...” déclarait-t-elle intérieurement en plantant un pied au sol pour se tenir debout, pliée en deux, surprenant le type au costume de baleine.
“Tu t’attendais pas à ce que je me lève ? Tu t’attendais pas à ce que je vienne chercher ton cul quitte à t’emmener avec moi en enfer ? Amène toi, c’est pas une balle qui va me stopper, à moins que tu la mette ou il faut, allez, j’te laisse une chance ! Vas-y ! Tire ! Maintenant, sinon t’aura jamais plus l’occasion !” fulminait la cornue avant de se lancer en avant, toujours courbée le visage vers le bas, la tête légèrement penchée.

Le coup partit, de peur, et ricocha sur une corne coupée, laissant l’autre empaler le manipulateur, sous le sternum, jusqu’à son petit cœur de fourbe.
-Raté, sss, sss, sss souffla Béryl, d’une voix éraillée se reconstituant, semblable à un râle de quelqu’un méchamment pris à la gorge puis prise d'un rire étouffé.

La cornue retira quelque peu sa corne après avoir heurté le type contre le hangar, pour enfoncer à nouveau la défense dans le corps du mec, tentant de bousiller plus de tissus, plus d’organes, tout en maintenant les bras de sa victime de ses deux mains. Le bonhomme au costume de baleine commençait tout juste à sentir la mort approcher alors que ses poumons, son cœur et son œsophage se transformaient en une bouillie peu reluisante.
Béryl devenait nerveuse, à force de pénétrer ton adversaire, ses muscles se ramollissaient également, perdant leur vigueur, désirant plus que tout du repos. Alors elle sortait son andouiller et s’écrasait un peu plus loin vers l’extérieur, face contre terre à nouveau.
“Chier ! Et je suis encore pas dans le bon sens, putain..” pensa-t-elle avant d’avoir un hoquet de rire.
“J’espère que la brune ne va pas m’achever, ce serait con.”


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Dim 18 Juil - 23:45






Haki et la corne



Les méninges de la blonde  tournaient à toute allure, ou du moins aussi vite que possible à travers la douleur qui les assaillaient de toute part, ses sens exacerbés sans raison et le capharnaüm mental l’empêchant  de raisonner proprement. Elle pouvait… Prendre une balle pour Kira? Et ensuite, elle pourrait sûrement abattre l’homme, pour peu que celui-ci  ne résiste pas trop. A condition même de pouvoir voir la balle et de pouvoir y réagir, ce qui n’était pas gagné. Cependant, le regard de l’homme en face  d’elle commença légèrement à dévier, passant de confiant en fixant la Nemesis à incrédule en se déplaçant jusqu’à devenir carrément inquiet en fixant derrière elle. Pour autant, à travers son mal de crâne, la logia ne sentait pas  d’autre présence que Kira derrière et le salopard devant.

Le coup partit, créant d’abord un bruit dur et sec avant d’en générer un second, plus faible, l’impact du plomb dans quelque chose de dur. Avait il raté sa cible, trop paniqué pour viser correctement? En tout les cas, le corps fulminant s’était relevé, dépassant la  Nemesis pour aller encorner l’homme contre le mur derrière lui. Quelque chose clochait pourtant, Kira se serait contentée de geler l’homme, d’en “faire un esquimau” comme elle avait  tendance à le dire, le corps avait préféré foncer et empaler l’homme. L’acharnement dont elle faisait part n’était également pas caractéristique de sa petite soeur, qui avait plus tendance à jouer avec la nourriture et les laisser expirer tranquillement. Sans même parler de la boucherie thoracique qui était en train de s’effectuer sous les yeux de  plus en plus dubitatifs de la blonde. Mais si ce n’était pas Kira, alors qui étais-ce? Ils n’auraient quand même pas impliqués une petite cornue au pif pour la faire vriller, si?

La cornue s’effondra face contre terre une nouvelle fois alors que l’homme glissa lentement le long du  mur, crachant une dernière gerbée de sang, ses lèvres articulant  ce que la blonde pouvait interpréter comme un “Connasse”. Avançant d’un pas, puis d’un  autre, constatant l’immobilité des deux autres partis, la  Nemesis commença par vérifier la mort de l’homme, brûlant  son faciès sans obtenir de réaction. Soit il était exceptionnellement doué, soit il était mort. Les mains glissants  dans ses poches, la logia en retira quelques coupures, des papiers attestant de son identité de chasseur de prime et un paquet de cigarettes. Récupérant les notes, elle créa un tentacule de cendres, attrapant le corps par la taille avant de le jeter dans le hangar, de manière à se débarasser des preuves.

Elle se pencha ensuite vers la cornue, la mettant sur le dos avant de froncer les sourcils devant les attributs évidents du corps. Ses suspicions étaient confirmées, ce n’était définitivement pas Kira. Vêtements brûlés, corps  endommagé, mais pas encore à bout, la laisser là aurait été cruel, et la Nemesis avait beau se montrer froide, elle  ne pouvait s’empêcher de s’attribuer une part de la culpabilité. Après tout, la cornue avait été jetée dans cette affaire seulement pour servir d’appât à primée.

Plissant les yeux, son mal de crâne commençant tout juste à refluer, la femme-cendre vit rapidement son interrogation remplacée par une autre. Si l’identité de la voluptueuse restait un mystère, la lumière s’agglutinant autour de ses plaies pour les soigner, rendant rapidement à la peau sa couleur naturellement  non calcinée en était un autre. Elle était maudite, sans un doute, mais quel genre de fruit pouvait  engendrer ce phénomène, la logia l’ignorait. Elle attendit  quelques instants que sa consoeur reprenne une forme normale avant de lui tendre la main pour l’aider à se relever, ses yeux ophidiens fixés sur la demoiselle.

On ferait mieux de s’en aller, je pense que si on traîne trop, on pourrait être surprises, et ce serait…. dommageable. Pour nous deux. Je crois qu’il n’y a personne dans le coin pour le moment, mais ça peut changer. Et j’ai deux ou trois questions à te poser ensuite. Je peux te proposer d'aller discuter de tout ca chez moi, si tu as pas peur que je te mange. A défaut d'être magnifique, ca te permettra au moins de te laver.


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Lun 19 Juil - 10:08





Toastie ! Tour 5


“Est-ce que quelqu’un veut bien me retour… à voilaaaaagh, c’est quoi ces yeux !? Bordel !” s'emmêlèrent les pensées de la blonde calcinée. La femme en face d’elle qu’elle ne pouvait pour l’instant qu’observer que d’un seul œil avait une particularité physique bien spécifique. C’était en quelque sorte suffisamment flippant pour que même avec un sourire elle ait l’air d’une prédatrice de petits enfants, ce qui évoquait une répulsion naturelle de la part de la vulnérable.

Mais après tout, qui était elle pour juger, elle qui était plutôt d’aspect inoffensive, avec ses petites cornes de vaches, et pourtant si dangereuse.
“Bon c’est sûr, une fois qu’on intègre le fait qu’elle désintègre les gens avec des flammes et que sans ma malédiction elle serait la seule survivante, ca annule totalement le côté “je n’ai que l’air méchante”, évidemment." souleva la femme dans ses pensées, récupérant progressivement sa voix et les quelques fibres manquantes à ses muscles moteurs.

La femme lui tendit une main qu’elle saisit, laissant la brune faire tout le travail de la redresser. Béryl regarda derrière elle, ce serait sans doute compliqué voire impossible de retrouver son arme.
-Fais chier, s’exclama la blonde dont la chevelure retrouva quelque peu son éclat après qu’elle passa une main dedans. Bon ben j’imagine que je pourrais toujours en demander une nouvelle, s’exprima-t-elle ensuite en haussant les épaules.

Cela faisait un petit moment que c’était le silence radio entre elle et l’organisation qu’elle avait rejointe, mais ils sauraient probablement rééquiper convenablement la femme, ça où elle devrait s’acheter une nouvelle arme, peut-être une de ses choses sophistiquée avec un milky dial ? De quoi rêver, mais ce n’était pas particulièrement le bon moment. La blonde suivit la brune sans parler plus que cela, sans particulièrement faire attention. Nan, elle s’occupait plus de ses affaires à elle, son sabre perdu, ses vêtements cramés en grande partie, même l’usure en tombant et raclant le sol avait été douloureux pour son équipement, qui faisait la gueule.

C’est simple, entre l’usure, le feu, la saleté, la sueur et le sang, on aurait simplement dit une clodo rescapée d’un incendie déclenché par un feu intempestif au milieu d’un squat de sacrifieurs de poulets. La brune lui avait dit qu’elle l'emmenait chez elles, si elle avait pas peur d’être mangée.
“Pour qui elle se prend, un bonhomme ?” se demanda Béryl en regardant le postérieur de la femme qu’elle suivait.
“Pas folichon, pareil devant, ses yeux sont bizarres, son pouvoir est dangereux, ses expressions sont douteuses.. Qu’est ce que c’est que ce monstre ?” jugea la blonde.

La cornue ne l’avait pas vue faire, mais elle se doutait bien que la sale bête devait-être responsable de toutes ses flammes, après tout elle était ressortie sans aucune égratignure de tout cela, alors qu’elle venait d’un endroit qu’il avait été consumé, ventilé en une explosion et re brûlée derrière. C’était équivoque, même si Béryl n’avait jamais vu un truc pareil. Restait à savoir quel était son but, et pourquoi elle voulait lui poser des questions.

La femme aux yeux de monstre se fit furtive en arrivant prêt de la ville portuaire riche, indiquant par la même qu’elle n’était pas du coin, donc que l’appartement ne serait effectivement pas “magnifique”.
“Tout sauf une clodo, tout sauf une clodo..” s’inquiéta la blonde. L’autre rasa les murs jusqu’aux docks, pour glisser des sous à un type qui fit mine de détourner les yeux au passage des deux femmes.
“Génial, passer en contrebande, donc pas d’accès à une douche de cabine, de mieux en mieux..” exulta la cornue intérieurement, commençant à ôter ses vêtements pour choisir des fringues dans les bagages des passagers, ouvrant des malles au hasard. Elle finit par trouver un froc ample, comme elle les aimait, l’odeur était assez masculine, mais passait quand même, un parfum de femme ferait sans doute l’affaire. Elle trouva également un châle pour remplacer son paréo, un nouveau soutien gorge, un sac pour ranger d’autres fringues pour après sa douche, une fois descendu. La femme s’aspergea ensuite d’un parfum qu’elle trouvait accommodant, puis empocha la flasque, regardant ensuite le monstre qui l’avait trainé avec elle.
-Je gage qu’on va en avoir pour un moment, tu peux me dire pourquoi tu a détruit ce hangar ? Pas que cela me dérange, je comptais me venger d’un sale tour qu’ils m’ont fait subir, mais apparemment, ta colère était plus explosive que la mienne, déclara Béryl.

“Autant qu’elle sache de suite que j’ai deviné pour son petit talent.” se dit la femme.
-On m’a piégée pour que j’aille les voir, le mec que j’ai empalé, éclairci-t-elle. Ils m’ont vaincu, ils m’ont cru morte, alors je suis revenue. Comme tu auras pu le voir, je suis coriace, mais bon, tu as fait le sale boulot à ma place, je voudrais bien savoir pourquoi.


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Lun 19 Juil - 16:09






Haki et la corne



Une nouvelle quoi, la Nemesis  n’en savait rien. Si on lui avait  demandé de deviner, elle aurait sûrement parlé d’une arme, mais sans pouvoir être plus précise. Si elle avait besoin d’en demander une, c’était sûrement quelque chose de rare ou complexe,  mais c’était également quelque chose que la logia ne comptait pas aller chercher, estimant qu’il était temps de  déguerpir, discrètement de préférence.

Au moins, la petite cornue n’avait pas fait la difficile pour la suivre, ce qui aurait  rendu les choses difficiles. Elles redescendirent de la falaise dans  le silence, et en arrivant près du port, la Nemesis alla soudoyer le gars en charge de l’embarcation, qui leur fit signe de passer en vitesse. En temps normal, elle aurait pris une cabine, mais avec la petite cornue puant le brûlé à plusieurs mètres de distance, cela aurait sûrement attiré l’attention de plus d’une personne. De là, pas dur de faire le lien avec le hangar en feu, et elle serait sûrement recherchée, au moins quelques temps. La cale était donc le plus sûr. Pour autant, sa collègue ne paraissait pas exactement ravie de ce choix, ce qui était compréhensible. La sécurité devait parfois passer avant le confort cependant.

La cornue, visiblement peu gênée, avait commencée à fouiller dans les bagages des passagers aussi tôt que le navire était parti, en dégottant un sac, de quoi se changer et du parfum. De là, il ne restait qu’à faire la conversation pour combler les quelques heures de trajet. Ça ou dormir pour être honnête, mais la miraculée paraissait vouloir attaquer directement. Se décriant comme piégée et  prête à retourner se battre, elle n’aura au final à peine eu le temps  de se venger, la Nemesis étant  passée avant, et elle cherchait des raisons.

Tu as de la famille?” demanda la volcanique  de but  en blanc.” De la famille à laquelle tu tiens j’entends. J’ai une soeur tu vois, petite. Une cornue, comme toi. Le type que t’as encorné, il était chasseur de prime, visiblement il voulait ma tête. Il a récupéré ta corne cassée et m’a dit que c’était la sienne, en faisant passer… Baleineau, pour le méchant de l’affaire. Il n’était sans doute pas tout blanc non plus d’ailleurs. Quand j’y suis allé, et qu’ils m’ont dit que la petite cornue avait été jetée en bas de la falaise, j’ai, disons le franchement, pété un câble. Buté les gens  à l’intérieur, foutu le feu au hangar, j’étais prête à me foutre en l’air. Résultat, tout ça n’était qu’une putain de toile d’araignée et Kira n’a jamais été en danger.

Dis comme  ça, toute l’affaire paraissait ridicule, et elle avait surtout l’impression d’avoir été stupide de réagir au quart de tour ainsi. Mais d’un autre côté, si Kira avait réellement été en danger…. Non, mieux valait ne pas y penser.

Par contre, il va falloir m’expliquer comment tu t’es retrouvée embarquée dans tout ce bordel. Je doute que tu te soit fait jeter d’une falaise purement pour t’amuser, et même si je compte pas mettre mon nez dans tes affaires, je suis curieuse de voir jusqu’où cette arnaque est remontée. Tu bossais pour lui, t’as été envoyée par quelqu’un ou t’es juste une civile qui avait rien demandé à personne? Tu peux esquiver la question si ca te gêne, mais comme on en a pour quatre heures de trajet, bon, on risque de ne pas aller loin si la première question te bloque.


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Mar 20 Juil - 11:25





La tarasque et le basilic, Tour 6


La femme demanda si Béryl possédait de la famille, ce qui renvoya la cornue dans ses jeunes années, à côté de son papounet aimant, avant que tout cela ne commence dans le cercle le plus vicieux de l’univers… Elle avait un famille oui, mais ce n’était ni le business du monstre aux yeux étranges ni une bonne idée de lui dire par ailleurs, quoique de toute manière ce n’est pas comme si cet humain comptait encore à ses yeux.

Non, au final si le monstre disait cela, c’était pour se dédouaner de son action, ou plutôt la justifier. Elle disait avoir une sœur, petite, cornue…
”Mais c'est pas ta sœur alors, putain…” étouffa la blonde dans ses pensées en roulant des yeux.

La brune était en train de raconter sa propre histoire et la cornue ne s'empêcha pas de corriger les paroles à chaque fois qu’elle décelait une erreur, après tout la précision aidait grandement à résoudre les questionnements.
-Ca ne pouvait pas être un chasseur de prime, ses activités étaient douteuses, et il était trop malin pour jouer sur les deux tableaux, corrigeait-elle. Le Baleineau, c’est un surnom, pas son nom et effectivement, il avait le même genre d’activités. Que !? s'étonnait-elle en faisant les liens dans sa tête.

Béryl s’enfonça quelques instants dans ses pensées, mais la colère eut le meilleur d’elle, et elle se rapprocha du monstre pour l’alpaguer par le col, la soulevant probablement sans trop d’effort.
-Tu veux dire que si l’on m’a faite venir depuis une autre île pour répondre à une faveur, c’était juste dans le but d’avoir un sacrifice à faire passer pour une autre afin d'amener une connasse qui s’attire des emmerdes et qui ensuite commence une investigation !? demanda rhétoriquement la femme, hors d’elle avant de relâcher la fautive et de se retourner.

On s’était joué d’elle, et tout ça pour amener un monstre qu’ils n’avaient même pas détruit.
-Je me fous de ta cornue, le monstre… souffla Béryl. Qui s’en soucie, tes actions ont failli me tuer, et personnellement je ne tiens pas qu'à ma famille, et pour un peu que je me rende compte, si j’étais morte là-bas et que tu ne m’avait pas vu, tu t’en serais royalement tapé !

Elle se retourna, pointa un doigt accusateur sur la femme aux yeux bizarres.
-C’est ta merde, je ne veux pas d’elle sur mon jardin, et pas au point de m’étouffer dedans ! Alors tu fais ce que tu veux, tu cherche d’autres monstres si cela te chante, mais tu me règles cela ! Je ne reste pas sous les radars des gens pour que tu vienne me peindre une putain de cible dans le dos ! Et avant que tu me dise que je suis pas ta sœur et que t’en a rien a foutre, ou que je peux m’en sortir toute seule, je tiens à te signaler que si cela avait bien été ta sœur, elle n’aurait évidemment pas été en vie après ce qu’elle aurait subi là-bas par ta faute, et ce même si elle possédait des pouvoirs ! Alors tes conseils, tes remontrances ou tes réponses je ne veux pas les entendre ! Tu n’es qu’une grosse connasse égoïste qui pense que le monde devrait lui obéir et qu’elle a toujours tout sous contrôle ! Et bah non, grosse dinde aux yeux de chèvre, cela ne marche pas comme ça ! Chacune de tes actions ont des conséquences, et la prochaine fois que tu me fais un coup comme cela, je n’ai peut-être pas la force de te vaincre moi même, mais je ferais monter les enchères si hautes sur ta tête et celle de ta sœur que même ta prime du gouvernement aura l’air d’une blague si tu en a une…

Elle passait sa colère sur elle, mais c’était probablement normal, après tout elle n’avait rien à voir avec tout cela et avait été lancée dans tout cela contre son gré. D’habitude c’était son rôle de manipuler les gens, pas l’inverse, et les répercussions étaient souvent moindre justement pour éviter ce genre de situations. Se retournant une fois encore, elle croisait les bras, se rendant encore une fois dans ses pensées, les exprimant à voix haute.
-Ce mec devait lui en vouloir à mort, je ne sais pas si c’est une bonne idée de rester auprès d’elle où si c’est une putain d’arnaque interminable… Merde, ça veut aussi dire que j’ai rien gagné dans cette affaire et ce con de Man… se retint-elle de prononcer pour le protéger… Avait sûrement ses couilles dans un étau le jour où il m'a demandé de m’occuper de ça.

Le monstre avait parlé comme si c’était un dimanche, mais qui était-elle au juste ? De la concurrence du type aux costume de baleine ? Son ennemi juré ? Son ex ? Seulement un emmerdement ? Cela n’avait d’importance que si d’autres étaient dans le même cas que celui qui avait lancé toute cette opération… Elle n’eut d’autre choix que de se retourner pour dévisager le monstre des yeux.
“On est repartit...” souffla intérieurement la blonde, visuellement exaspérée.
-Ce n’est pas de mon côté qu’il faut regarder, personne de vivant ne m’en veux encore, sinon j’aurais déjà une prime sur la tête ou des gens qui voudraient se débarrasser de moi. La question est donc logique, qu’est ce que tu a pu faire d’aussi con pour attirer l’ire de gens que tu ne reconnais pas, qui t’en veulent au point d’user de ce genre de stratagème et SURTOUT, appuya la cornue avant de prononcer le reste, QUI, dans ce vaste monde remplies d’ordures et je répète bien, QUI, pourrait encore t’en vouloir après que lui soit mort au point de m’emmerder dans mes affaires, me faire perdre mon arme, détruire mes vêtements et s’en prendre à ma vie ? Parce que ta sœur n’a probablement qu’un peu plus de chance que moi de ne pas encore tremper dans ta merde et tu devrais peut-être te demander si elle n’est pas déjà en danger ou morte à l’heure qu’il est vu les informations qu’ils ont pus glaner sur toi pour faire un coup aussi tordu que celui qui nous attendait. On est quand même arrivé le même jour, avec suffisamment d’intervalle pour qu’il enchaîne ses ruses, et si il était suffisamment doué pour cela, ca veut dire qu’il savait où je me déplaçais, bon ca pas trop dur, on m’y avait appelé, mais ca veut aussi dire que quelqu’un sait pratiquement en permanence où tu te trouve…

La blonde croisa de nouveau les bras, laissant le monstre ruminer les informations et ses doutes si elle en avait.


Beryl Zast
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Mar 20 Juil - 19:25






Haki et la corne



Pas un chasseur de primes alors que j’ai trouvé sur lui des identifications avec sa  tronche dessus? Soit il l’a été, soit il a mal tourné, mais je reste persuadée qu’il l’était, ou du moins qu’il l’a  été. Je ne pense pas m’être fait trop d’ennemis dans le monde criminel pour le moment, pas au  point de monter un coup comme ça en tout cas.

La petite cornue tenta tant bien que mal de l’attraper au col, sans qu’elle ne parvienne pourtant à refermer ses mains sur  autre  chose  que des  cendres. Visiblement, ses neurones avaient fini de récupérer de leur coup de chaud et elle avait compris qu’elle n’avait été qu’un pion, même si ça avait pris du temps. Traiter la Nemesis de monstre en revanche n’était peut être pas nécessaire, mais le vrombissement qui se faisait ressentir à la base de son crâne Quant à qui se souciait de “sa cornue”...

” Qui s’en soucie? Moi. Que tu ai failli crever, c’est pas de bol, et t’as vu juste, si t’étais morte là bas sans que je te vois, ta seule sépulture aurait été la neige et peut être des débris de hangar.

La cornue continuait d’accuser inutilement la blonde, demandant à ce qu’elle règle tout, comme si elle pouvait faire ça d’un coup de baguette magique. Une grosse connasse égoïste? La Nemesis l’était sûrement, mais les accusations  suivantes étaient rudes. Elle ne pensait certainement pas que les gens devaient lui obéir, mais il était vrai qu’elle avait eu un peu trop confiance en elle. La suite cependant la fît s’arrêter, se concentrant à travers le mal de crâne qui s’étendait.

Faire monter les enchères sur ma tête? Donc tu me laisses deux choix. Soit je quitte ce navire, et tu restes un  corps calciné, et je m’assurerais de ta mort cette fois, dans cette cale, soit je me  débrouille pour que rien ne  nous relie, ce qui je te  le rappelle était  le cas avant cette histoire. T’as eu la poisse, et t’es juste dégoûtée parce  que tu t’es faite baisée dans les grandes largeurs alors que t’avais rien demandé. Tu m’accuses de croire tout avoir  sous contrôle, mais t’es pas mieux, t’es la première vexée à l’idée de pas avoir eu le contrôle de la situation. Va falloir te mettre dans le crâne qu’à choisir, je serais pas allé foutre le feu à ce hangar de merde, j’venais juste gérer l’ouverture de mon magasin moi.

Et pourtant, malgré cela, la voluptueuse revenait à la charge, cherchant à savoir ce que la volcanique avait bien pu faire pour s’attirer autant de merde, en profitant au passage pour  se plaindre encore un peu  de son état. Elle soulevait un point intéressant ceci dit, quelqu’un avait trouvé sa trace, mais contrairement à son interlocutrice,  elle pensait savoir exactement de quelle donnée l’homme était parti pour se faire. Elle avait été obligée de se déplacer pour faire l’achat du magasin, recruter du personnel et autres besoins administratifs et légaux, avec lesquels elle avait par ailleurs eu bien  des difficultés. Elle avait sûrement été remarquée par quelqu’un à ce moment-là,  le mot était passé et ainsi de suite. Ce n’était pas de s’inquiéter plus dont elle avait besoin, c’était de rester calme et de procéder étape par étape, la première étant de ne pas brûler la face de la pimbêche capricieuse en face d’elle.

Qui? Aucune idée précise. Suffit  de passer dans une base marine pour voir ma tête sur une affiche, de là,  ça peut  être n’importe quel chasseur de prime, ou n’importe qui avec une idée grandiose de vengeance et des moyens. Pour ma soeur…

La Nemesis haussa les épaules, sortant un escargophone de sa poche. Il aurait été  mentir de dire qu’elle n’était pas inquiète, mais le montrer n’était pas la meilleure solution.Composant le numéro de Kira, l’escargophone sonna quelques instants avant de décrocher, la voix juvénile de sa soeur sortant de l’animal de contact. Visiblement, elle allait bien, et s’apprêtait à rentrer de son escapade sur le Baratie. Elle finit par raccrocher après la promesse d’une surprise et rangea l’escargot en souriant.

Problème résolu, elle va bien.”. Elle dévisagea la blonde un moment avant de soupirer et reprendre. “ Bon écoutes, je vois bien que toute cette histoire… Ça ne t’as pas mis bien, pour rester polie. Je peux t’héberger temporairement, au moins le temps que tu te remettes sur tes pieds, ou que tu en ai marre. Ceci dit, si tu acceptes, il faudra pas te  plaindre qu’on vienne te chercher par la suite, je suis ni ta mère, ni ta nounou, et je peux pas magiquement régler le souci à moins de mourir. Et  je peux t’assurer que ce n’est pas dans mon programme.

A la cornue de voir si elle acceptait ou non. En tout les cas, la Nemesis lui proposerait son numéro “en cas de besoin” et taillerait sa route au débarquement du navire.


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Mar 20 Juil - 22:04





Un Béryl tombé du camion, Tour 7


La brune esquivait chaque pique, chaque remarque, tentait de faire un point sans jamais se remettre en question, et elle avait pourtant tort aux yeux de la blonde. Mais le monstre ne voulait pas comprendre, pas comprendre qu’elle avait eu peur pour sa vie, a cause de quelqu’un qui ne lui était pas liée, qu’elle ait toujours peur que cela continue, parce qu’elle était inconsciente. Même physiquement, elle esquivait, se changeant en cendre, comme si ce n’était rien.

Et cette femme avait eu l’audace de dire qu’elle se souciait d’elle en se moquant éperdument de toutes ses considérations.  Elle avait eu le cran de retourner l’argument du contrôle…
“Mais connasse, tu t’en fou de pas avoir le contrôle, je te demande de le prendre, pas de t’en soucier ! Et oui je me souci de pas l’avoir le contrôle, parce que quand je le perd c’est souvent pas de ma volonté, comme là quand c’est de ta faute, et chaque fois j’en fais les frais !” bouillonnait la cornue, intérieurement.

Elle se faisait menacer, humilier, et ça juste parce qu’elle avait relâché sa pression ? Et en plus elle ne comprenait pas que ce n’était pas qu’une histoire de hangar, Béryl ne savait plus quoi dire. Le monstre haussa les épaules avant d'appeler sa sœur, et après osait dire qu’elle s’en souciait ?
“Bah oui, et là si c’était un ravisseur qui répondait, en deux minutes tu serais en larme ou en train d’exploser, parce que c’est tout ce que tu a l’air de savoir faire...”

-Problème résolu, elle va bien.
-C’est bien, et ben contente pour toi.. souffla sarcastiquement Béryl avant de tourner les talons.

Elle se dirigea vers le pont, quand bien même l’autre lui parlait. Visiblement elle n’avait pas compris qu’elle attendait un peu de considération, un peu de quelque chose.. Elle offrait des trucs en compensation, mais ça ne valait pas une excuse, ça ne valait pas la compréhension de ses actes, ça ne valait pas une remise en soit d’elle-même. Cette femme allait blesser d’autres gens de la même manière, et tout ce que désirait la cornue en ce moment c’était s’éloigner le plus vite possible de cette calamité.

S’écartant du danger à pas rapide, la blonde s’attendait à recevoir des cendres dans le dos, ou du feu ou autre chose, mais non, rien ne vint. Béryl aurait pu penser à ce que la femme ressentait, mais elle doutait que quelque chose se passe dans sa petite tête aux yeux bizarres. Pas de considérations pour les autres, pas tellement plus pour sa fausse sœur, qu’est ce qu’elle pouvait bien en avoir a foutre de ce monde. Elle changea de cap, cherchant quelqu’un qui voudrait bien se soucier d’elle… Elle tomba nez à nez avec un baroudeur, blouson de cuir, visage de voyou des bas étages qui cherche l’aventure. Elle se pendit à son cou.
-Mademoiselle.. accueilli l’homme, avant de se rendre compte de l’état de la femme. Mais qu’est ce qui vous est arrivé ?
-Je n’ai pas eu de chance ! s’exclama Béryl, au bord des larmes, inventant au fur et à mesure. Je suis tombée dans les escaliers, dans la calle des machines, je me suis embourbée dans la suie, et il y avait cette horrible vieille femme qui m’a hurlé dessus…

Elle enfouit sa tête dans le torse de l’homme qui n’eut qu’à pivoter pour la faire entrer dans ses quartiers, lui qui était accoudé sur la bordure de sa porte. Il dégagea la tête de la femme de son blouson neuf, secouant ses mains tâchées de suie, puis montra d’un geste la douche.
-Ne vous en faites pas, je vais me débrouiller pour que personne, plus personne ne vous agresse, déclara le baroudeur, se voulant rassurant.
-Promis ?
-Promis, susurra l’homme avant de se remettre dans sa position de cador pour bloquer le chemin.


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Mer 21 Juil - 6:09






Haki et la corne



La cornue l’avait ignorée, préférant partir après avoir jeté une réplique cinglante. La Nemesis, fronçant les sourcils, leva la main, se préparant à tirer une balle de cendres brûlantes à l’arrière du crâne de la jeune femme, pour finalement se contenter de la regarder finir de remonter vers le pont avant de baisser la main. La jeune femme n’était pas vraiment un danger, n’avait pas vraiment les moyens de lancer une traque de plus grande envergure que le gouvernement ne l’avait fait en mettant une prime sur sa tête, et surtout, la femme-cendre en avait eu assez pour la journée. Bien plus qu’assez en réalité.

La fatigue était présente, la migraine se refaisait sentir pour un rien, le simple fait de tenir cette “discussion”, si on pouvait oser appeler cela ainsi, l’avait épuisée, et tuer la cornue risquait d’incendier le bateau au passage, ce qui aurait été une bien triste fin. Noyée pour avoir voulu tuer une gamine capricieuse. Au fond, tout ce qu’elle voulait encore de la journée, c’était rentrer, prendre une douche, manger un brin et s’enfouir sous une couette pour ne plus en sortir, et surtout que ces maux de crâne s’arrêtent. Elle savait avoir quelques heures de trajet, surement de quoi faire un somme derrière les bagages. Elle se leva difficilement, se dirigea vers un coin de la pièce et s’effondra, son esprit s’envolant dans les bras de Morphée avant même que sa tête ne repose entièrement sur le filet qui retenait la plupart des valises et autre contenants des passagers.

Elle se réveilla courbaturée peu de temps avant de devoir débarquer, se coulant discrètement dans la foule qui descendait le ponton et remontant la rue qui menait à l’appartement qu’elle louait. D’abord, elle allait prendre cette fameuse douche chaude. Et ensuite, elle espérait bien que le programme se déroule comme elle le voulait.


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