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Luise Bonniard - C'est à moi que tu parles ? (Terminée)
Luise Bonniard
Luise Bonniard
Messages : 3
Ven 21 Mai - 19:26

Pseudo



  • Nom : Bonniard
  • Prénom : Luise
  • Surnom : ...
  • Âge : 22 ans
  • Sexe : Femme
  • Race : Cyborg
  • Lieu de naissance : Las Camp, à West Blue
  • Camp : Pirate
  • Métier : Scientifique
  • FDD / Arme : Modifications cyborgs
  • Équipage : Aucun, mais cherche à construire le sien
  • Buts / Rêves : Fabriquer d'autres machines et cyborgs pour les ajouter à son équipage. Mettre un bordel monstre ou elle passe. Saccager les labos scientifiques de la Marine. Devenir reconnue en tant que Pirate. Retrouver ses souvenirs d'enfance



Description Physique

Rien dans mon apparence ne laisse supposer que mon corps est en partie mécanique, pourtant c'est bel et bien le cas. La plupart des gens se disent juste qu'ils ont en face d'eux une belle femme. Leur stéréotype rêvée de la blonde aux yeux bleus. Ma chevelure est plutôt longue, suffisamment pour qu'elle dépasse mes épaules, mais tout juste. De toute façon, ils ne poussent plus vraiment. Mes traits sont plutôt fins, mais il dégage souvent quelque chose d'inquiétant, voire d'intimidant. Une sorte de froideur glaciale. Mon regard bleu électrique ne dégage bien souvent aucune émotion. De même que mon expression faciale, toujours neutre. Jamais souriante, pas non plus maussade, simplement neutre et vide.
Si mon apparence est banale, mon style vestimentaire l'est tout autant, je porte des vêtements avant tout par pudeur, le froid, je ne le crains pas vraiment. Donc je mets des habits fonctionnels avant tout. Tricot de corps, pantalon, chaussures, et on est bon. Je n'aime pas me compliquer l'esprit avec des accessoires quand ils n'ont pas d'utilité pratique. Le seul accessoire un peu voyant qui m'accompagne en permanence, c'est une grande gourde, accroché soir à la ceinture soit dans mon dos suivant le moment, remplie de café, ma source d'énergie.
D'extérieur, il n'y a réellement rien qui fasse de moi un être mécanique, pourtant, il paraît vite évident que mon apparence n'est pas réellement humaine non plus. Ma démarche semble mécanique, comme si mon corps avait adapté le geste sans le comprendre. Je parle aussi de façon mécanique, sans intensité, sans grain dans la voix, sans émotion. Mais avec toujours un vocabulaire soigné, travaillé, étendu. C'est ce que je dégage toujours, en permanence, sans un seul déraillement.


Description Mentale

Mon esprit est un des rouages que j'ai le plus de difficultés à appréhender. Mes inclinaisons sont peu nombreuses. Je ne saurais pas vraiment faire de liste exhaustive de ce que j'aime et ce que je déteste. Je savais que  je détestais les hypocrites, ceux qui essayait de justifier leurs actions en invoquant une quelconque raison extérieure à eux-même. C'est vers eux que vont en premier mes poings quand ils se serrent, ils me rappellent trop mes créateurs. Je ressens par contre une rage intense envers la Marine, une rage comme je n'en ai rarement ressentie. C'est bien la seule émotion vive que je ne peux occulter. Je leur en veut de m'avoir créée, surtout de la façon dont ils l'ont fait. Je ferai brûler chaque pierre, chaque brique, chaque village, chaque pays qui se prétend allié du gouvernement et de son système atroce. Oui, ça ça me motive. Me pousse. Je pense aussi que j'ai une forme d'instinct maternel, car je souhaite créer d'autres machine pour en faire ma famille, celle que je n'ai pas, ou plutôt plus, celle que j'ai oubliée. Peu m'importe d'ailleurs si je dois m'écraser et rejoindre un autre capitaine pour faire mon travail, je n'ai strictement aucune autre ambition que d'être reconnue comme une menace pirate pour le Gouvernement.
Quand à ma condition mécanique, maintenant, je m'y suis habituée, j'y vois même beaucoup d'avantages pratique. Je n'y suis pas hostile, encore une fois, c'est avant tout un avantage. Ce sont les conditions et l'objectif de ma renaissance qui m'ont rendu en colère.
La piraterie n'est pour moi qu'un moyen, un moyen de faire pleuvoir une nouvelle violence sur le gouvernement, et un moyen de me créer ma propre famille.
Pour autant, je pense qu'une partie de mon comportement est dû au manque que je ressens. Je suis persuadée qu'une fraction importante de qui je suis est enfoui en moi. Et je désire ardemment la retrouver, et ainsi me retrouver.


Histoire

Je me souviens d’une plage, c’est le premier souvenir qui me revient en tête. Je crois que ma mère m’y emmenait souvent. C’était comme une sorte de tradition. Elle était là, sur la plage, me  tenant dans ses bras. Je me souviens également qu’émanait de son corps de douces effluves de lavande. Ainsi que l’odeur de l’océan, un mélange qui étonnamment sentait bon, divinement bon. C’était une odeur qui évoquait à mes narines et à mon esprit une simplicité et une vraie douceur.

Mon père venait aussi sur cette plage également. Lui ne me portait pas, mais il restait toujours aux côtés de mère. Son odeur a lui était différente. Venait de lui une odeur de terre et de charbon. Mais également une douce odeur de sucre. Je crois qu’il était mineur, oui, c’est bien ça. Travaillant dans une petite exploitation minière. Ce qui faisait que l’argent n’était pas roi dans notre famille. Maman vendait des fruits et des légumes au marché. Des occupations simples, des gens simples, une vie simple. Je n’avais pas besoin de plus.

Nous vivions tout les trois sur une petite île de West Blue. Très petite et solitaire. Las Camp. Ou il ne se passait pas grand-chose. On avait surtout des fermes, des personnes âgées, et un peu d’ennui. C’était le genre d’île un peu trop tranquille. Enfin, ce genre d’ambiance, ça ne déplaît pas à tout le monde en réalité. Quand j’étais infiniment plus jeune, j’aspirais avant tout à une vie tranquille, mon seul rêve était de reprendre l’une des fermes du coin, et de fonder une famille pour perpétuer cette vie complètement paisible. J’ai toujours voulu avoir une grande famille aimante. Avec laquelle je pourrais simplement être calme et attentionnée, comme l’ont été mon père et ma mère avec moi.

Dans la famille, il y avait peu de moyen, notre maison était petite, avec quatre pièces uniquement. Sur chaque fenêtre, ma mère faisait pousser des fleurs différentes dans de petits pots qu’elle confectionnait elle-même. Leurs odeurs se mélangeaient agréablement dans le petit espace enclavée. Tant est si bien que l’on se sentait tout autant à l’aise à l’extérieur qu’à l’intérieur, jamais on ne se sentait à l’étroit. C’était comme un grand bol d’air pur dans la petite maison avec seulement une grande pièce de vie, une chambre, un endroit pour les commodités, et une petite remise qui me servait de pièce à vivre. C’était mon petit espace à moi. Il n’y avait pas vraiment d’école sur l’île, mais l’un des anciens du village servait d’enseignant. Sa sagesse et son savoir semblait pourtant inépuisable pour un vieil homme pris sur le tas. Et il a très largement contribué à stimuler ma curiosité. Galvanisé mes connaissances. J’ai toujours été sa meilleure élève. Apprendre était quelque chose que je trouvais passionnant et épanouissant. Une sensation que je ne connaissait pas vraiment dans une île ou je cherchais avant tout le calme et la quiétude.

Il adorait converser sur le monde et sa formation. Sur sa composition. Il expliquait quel type de nutriments on pouvait trouver dans un aliment et comment il aidait le corps. Il savait même parfaitement synthétiser les différentes dynasties régnantes de plusieurs royaumes. En bref, mon maître était un véritable génie. Et je lui vouais une admiration sans pareil. Au début, les autres élèves ne m’aimait pas trop, parce que je posais énormément de questions différentes, interrompant le cours sans arrêt. Le seul que ça ne dérangeait pas, c’était notre professeur, qui semblait ravi d’allonger la conversation sur des sujets qui l’intéressait. Je pense aujourd’hui qu’il aimait avant tout enseigner, et discuter  de sujets qu’il aimait. Il se fichait éperdument de la personne en face, qu’elle soit âgée de quatre ans ou quatre-vingt quatre. Qu’il soit benêt ou surdoué. Que ce soit une femme ou un homme. Seul importait la possible conversation, la stimulation. Par exemple, je  me souviens d’une journée ou il a autorisé les élèves à partir car nous nous étions lancé dans une conversation sur la mécanique. Un autre élève était aussi resté, par pur intérêt. Nous posions nos questions à tour de rôle.

Notre maître Notradamiette nous avait dit ceci.

- J’ai entendu parler de contrées ou les corps sont des vraies machines, entièrement automatisés, ce sont des rouages qui les font avancer. On les confondrait pourtant avec des humains, et certains le sont peut-être plus que d’autres. Pourtant, vis, boulons et poulies alimentent leur mécanisme. Je trouve leur conception fascinante. Je dois dire moi-même que je souhaiterai bien devenir un peu mécanique. J’y vois quelques avantages.

- Lesquels monsieur ? La force, une nouvelle jeunesse ?

J’essayais de suivre cet esprit, mais j’avais été trop pragmatique pour le coup.

- Non ! Je veux des yeux très performant pour voir les dames ! Héhéhé…

- Bah pourquoi monsieur ?

Il ne m’a jamais répondu clairement, mes parents ont refusé de m’expliquer également. Mais après ça, mon père m’amenait plus souvent à mon cours. Allez les comprendre !

Malgré tout, ce professeur a quand même commencé à me donner de plus en plus de leçons. Et je crois que j’aimais ça. Mes aspirations de petite fille avait petit à petit évoluée. Je voulais maintenant enseigner également. Pour pouvoir continuer à accumuler des connaissances. C’était réellement amusant, et je voulais le faire tant que mes jambes me porterait pour aller discuter avec d’autres personnes. Je m’initiais notamment aux arts de la mécanique que mon maître affectionnait tant. Monsieur Nostradamiette se munissait de tout les matériaux que Las Camp pouvait avoir, ce qui était bien peu il faut le dire. Mais il essayait de faire des mécanismes un peu automatisés pour faciliter un peu la vie des fermiers.

Vers mes huit ans, il m’a laissé m’occuper de mon premier gros projet scientifique. Il m’a dit qu’il le compterait comme un «examen de passage». Je voulais réaliser une invention qui me permettrait de faciliter la tâche de mes parents dans la maison. Le premier défi à été de trouver l’idée. Et c’est plus complexe que l’on pourrait le penser. Il m’a fallu examiner attentivement ce qui manquait dans notre quotidien, qu’est-ce qui nous serait utile. Tout m’est venu en observant ma mère. Notre maison était en bordure de village, et nous n’étions pas très riche. Nous allions souvent chercher notre eau dans un des puits du village. C’est à force de voir ma mère transpirer ou moi-même me fatiguer pour un besoin essentiel que j’ai décidé de mon invention. Je devais fabriquer un appareil pour stocker l’eau de la pluie, et ensuite créer une sorte de réseau de transport pour l’acheminer directement dans notre maison.

J’ai directement soumis l’idée à mon enseignant dès que je l’avais formulé. Mon projet lui a convenu, mais  il m’a dit.

- Tu es trop jeune pour ça, je prédis que tu n’y parviendras pas avant tes 10 ans.

Ces paroles m’ont légèrement vexé. Je voulais lui prouver mes capacités. J’ai donc travaillé à fond. J’ai mis une bonne semaine pour tailler ma cuve de réserve à partir de déchets comme des bouteilles et autres. Nous n’avions pas vraiment de grosses cuves de stockage dans notre petit village.  Le travail fut assez difficile en réalité. Je me suis écorché les doigts, je suais à grosse goutte, mais pourtant. Je ne m’étais jamais autant amusé que depuis que j’inventais quelque chose de mes mains.  J’ai mis près d’un mois pour avoir une cuve d’une taille satisfaisante, je l’avais renforcer avec un peu de roche que mon père avait extrait avec ses outils pour que tout le volume d’eau ne fasse pas exploser mon magnifique conteneur. Mon maître se moquait continuellement de moi pour avoir mis si longtemps à réaliser l’étape la plus simple de mon projet. Mais maintenant, cela tenait presque plus de l’encouragement pour le jeune fille que j’étais. Tout cela avait comme un air de défi.

Le prochain objectif était effectivement le plus dur, il fallait relier par des tuyaux la cuve pour que l’eau soit acheminée directement dans notre maison. Il fallait concevoir un système pour que l’eau ne vienne que selon nos besoins, donc une sorte d’interrupteur à actionner pour acheminer l’eau et  la retenir quand on en avait plus besoin. C’était bien plus facile à penser qu’à réaliser. Faire les tuyaux fut déjà un travail extrêmement ambitieux. J’ai accumulé pendant plusieurs mois tout les morceaux métalliques que j’ai pu trouver. Puis, quand j’ai jugé le tas suffisant, j’ai demandé un coup de main au forgeron pour faire chauffer et assembler les différents morceaux en plusieurs tuyaux. En même temps je ne lui ai pas demandé énormément de travail, j’ai tenu à tout faire moi-même, je crois surtout que je l’ai bien fait rire. Sauf peut-être quand je me suis un peu brûlé les mains. Mais j’ai finalement réussi à façonner les tuyaux.

Au final, en a peu près un an, après moults erreurs et doutes, j’ai finalement réussi à faire passer le test pratique à ma machine, qui grâce à la vapeur et à la pression, parvenait à acheminer l’eau jusque dans un petit seau à l’intérieur de notre maison. Ce qui à permis  à toute la famille d’ s’ôter une corvée. Je pense que c’est dans ses moments-là que j’appréciais la science et ses bienfaits.

Je me suis vanter comme une folle auprès de monsieur Nostradamiette. Et celui-ci m’a chaleureusement félicité pour un si gros exploit à un âge si avancé. Je pense que je l’avais bluffé. Il s’est mis à me donner exclusivement des cours de mécanique. Mais nous n’étions plus vraiment dans un contexte scolaire. Notre relation avait petit à petit muté pour être quelque chose de plus qu’une simple relation enseignant/élève. Je ne me serais vu apprendre avec personne d’autre que lui. Il m’expliquait des principes avancés de mécanique. Notamment sur l’automatisation des corps. Il persistait toujours sur son idée de voir des humains mécanisés. Il restait persuadé que cela pouvait aider les humains fragilisés, les plus faibles. Je comprenais un peu mieux aussi en grandissant d’où lui venait son savoir. En l’écoutant, je me rendais compte qu’il avait énormément voyagé sur les mers avant d’atterrir à Las Camp. Nostradamiette avait réellement eu une vie bien remplie.


Le vieil homme, je lui ai parlé pour la dernière fois aux alentours de mes douze ans. La vieillesse commençait vraiment à lui peser, et j’étais assez grande pour savoir que les humains ne durait pas éternellement. Pour autant, même si je m’attendais à une éventualité tragique,  cela ne me rendait pas triste. Car je savais que mon maître, mon mentor, mon ami, était prêt depuis longtemps pour ce long voyage, et qu’il était suffisamment heureux pour ne laisser aucun regret.

Ce dernier soir, lors de notre dernière leçon, le vieux sage m’a transmis son plus beau conseil.

- Tu sais Luise, je pense que tu deviendras une belle jeune femme..

- C’est bizarre dit comme ça monsieur…

- Non non, tu te méprends. Vois-tu, je t’ai dit un jour que si je devais changer certaines parties de mon corps pour des améliorations mécanique, je choisirai mes yeux. Et bien c’est parce que je pense qu’une personne ressemble à ce qu’elle est. Nos actions ont des conséquences ma jeune élève. Faire une mauvaise action pèse sur la conscience, et ton apparence reflète l’état de ta conscience. Et lorsque je te vois, je ne me dis qu’une seule chose. Ta conscience est pure, car ton apparence est pure. Ton père me paraît fort, car sa conscience est toute entière tourné  vers la protection de sa famille. Comprends-tu mon enfant ?

- Euh…  Je pense que oui. Vous voulez dire que les gens ont une apparence qui correspond à la façon dont ils agissent et se perçoivent eux-même.

- Ah… Je vois que tu as toujours cette étincelle de vivacité. Je suis content de t’avoir appris ce que je savais. Même si je me rends compte que je ne savais que peu de choses.

- C’est faux ! Vous en savez plus que toute l’île réunie !

- Tu es bien gentille, mais voilà ce qui est important : Le monde prend son sens à partir du moment ou l’on comprend qu’il n’a pas de fin. C’est pour cela que j’aimais voyager sur les mers. Il n’y  a que la qu’un scientifique se confronte à son inculture. Le jour ou j’ai accepté que j’ignorais la majorité des choses de ce monde, j’ai pris conscience que ce que j’avais déjà été le plus important.

- Alors je compléterai ça pour vous !

]- Que veux tu dire ?

- J’ai appris une partie de ce que vous saviez ! Alors un jour j’irai en mer et j’en apprendrai plus, alors je confierai mes connaissances supplémentaires à d’autres jeunes qui en apprendront plus à leur tour ! Et un jour, un jour peut-être, l’un d’entre eux confiera ses connaissances à son tour. Je veux réunir une famille de connaissances !

- Haha ! C’est un très beau rêve ma chère Luise. Et je pense qu’il en vaut la peine. Je suis fier de voir que tu en connais déjà plus que moi…

Monsieur Nostradmiette s’est alors éteint dans son lit, paisiblement. Je n’en étais pas triste. Il m’avait laissé quelque chose de plus qu’un souvenir. À travers ses connaissances, il m’avait laissé tout ce qui faisait ses expériences. Et c’était amplement suffisant.

Pour autant, sa mort était plutôt un moteur qui m’a permis de me pousser de l’avant et me motiver. Je voulais partir apprendre un peu partout dans le monde pour revenir enseigner à Las Camp. J’avais un objectif réalisable et une ambition suffisante pour pouvoir le mener à bien. En plus, ce n’était pas bien dangereux, je n’y risquait pas grand-chose.

En tout cas, le temps à passé sans accroc jusqu’à l’année 1503, mes 18 ans. Ce fut cette année-là que le conflit entre Marine et Révolution allait faire de moi un dommage collatéral. Je ne devais simplement cette année que commencer un voyage pour parfaire mes connaissances en mécanique. J’avais entendu dire qu’un navire d’experts en mécaniques et en cyborgs devaient passer sur West Blue. Cela m’avait tellement enthousiasmé que j’avais utilisé toutes mes économies pour le faire faire escale ici et m’emmener avec eux, j’avais entretenu une longue correspondance avec l’un des scientifiques présents à bord, qui avait finalement convaincu contre rémunération ses collègues de voir ce que je valais.

C’est cette année là que fut installé un Centre de Formation pour Révolutionnaire sur Las Camp, un mouvement que je ne connaissais que de nom et pour lequel je n’avais aucune sympathie particulière. Ma famille me fit des adieux alors que le bateau des scientifiques débarqua comme prévu. Je leur ai promis de revenir d’ici quelques mois. J’ignorais encore que cette promesse je ne la tiendrai pas, ni même que je m’en souviendrai.


Mes souvenirs les plus anciens remontent à ce bateau. SI j’essaie de remonter avant, j’ai l’impression que tout se brouille. En tout cas, je me souviens que le bateau a été détourné. Par une unité secrète du Gouvernement, par des Marines. Je l’ignorais, mais ces scientifiques travaillait pour eux. Et, étant étrangère à leur mouvement, il pouvait se servir de moi sans cas de conscience. Je fus assommée et traînée de force dans un laboratoire. Mes souvenirs sont brumeux, mais mon calvaire fut long. Il dura plusieurs semaines. Mon souvenir le plus vivace a été la douleur quand j’ai été amputé de mon bras droit. Je me souviens du regard vide de mon geôlier. Il n’y prenait aucun plaisir, mais il n’éprouvait aucun remord non plus. Ses yeux exprimaient son vide.

Mon bras droit fut remplacé. Mon corps servait littéralement d’expérience à ces scientifiques qui se fabriquait des cyborgs. Je fut également privée de mes yeux. Et on m’en a fourni de nouveaux. Des yeux plus performants. Je voyais aussi défiler des officiels. Je les sentais qui voulait m’imprimer ce message dans la tête, celui que la Révolution était mon ennemi. Je pense que si les scientifiques avaient eu le temps, ils auraient fini par m’imprimer ce message et me transformer en bon soldat obéissant. Je ne dois mon libre-arbitre qu’à ma volonté propre, bien que le travail de sape de mon esprit à laissé des séquelles. C’est à cette période que j’ai oublié mon passé. J’avais cette connaissance enfouie en moi. Je savais que parfois, un stress intense pouvait amener à refouler des souvenirs.

Ma conscience avait dû forcer mon esprit à oublier toute autre information annexe. Mon seul credo, ma seule vérité pendant ces semaines que j’ai passé sous terre était la suivante :

Je HAIS la Marine, je HAIS le Gouvernement ! Je les HAIS tous !


Au final, ma transformation en cyborg a eu lieu à trois emplacements importants. Il y a d’abord  mes yeux, qui ont été enlevés et remplacé. Puis mon bras droit qui a subi le même sort. Et enfin ma jambe gauche. L’objectif à terme était certainement d’entièrement me mécaniser pour ôter ma volonté et mon libre-arbitre. Mais ces derniers furent si forts que je suis parvenu à me libérer.

Je sentais que mon bras droit nouveau était fort. J’ignorais ce qu’il pouvait accomplir n’ayant pas été testée. Sûrement préférant attendre que je sois achevée. J’ai jour après jour usé mes liens avec mes ongles, petit à petit. Usant de patience. Jusqu’à ce qu’il soit suffisamment amoché pour tirer dessus d’un coup sec et m’en libérer.


Découvrir sa force lorsque notre cerveau n’a qu’un seul message, c’est rudement déconseillé. Le garde à la porte du laboratoire fut la toute première vie que j’ai prise. Sûrement avait-il une famille, des amis. Mais je m’en fichais. J’ai abattu mon poing si fort sur sa colonne vertébrale. Même si il y avait survécu, il n’aurait certainement plus jamais remarcher. Je sentais mon corps différent. Même ma course était altérée. Croisant  deux nouveaux gardes, j’ai pris appui sur ma jambe gauche, et, sans réfléchir, me suis propulsé vers ces gardes qui me barrait la route. Mais je m’y suis propulsé à grande vitesse. Si vite que ma jambe est entré en collision avec le menton du premier avant que j’ai le temps d’y penser. Seulement je n’avais pas le temps de réfléchir, j’ai profité de mon élan pour attaquer le second et lui ôter son arme des mains. La balle est ensuite partie en plein entre les deux yeux. Je n’éprouvais encore une fois aucun remords. Quand à ma jambe. Je l’ai regardé à nouveau, avant de voir s’en échapper comme de l’air sous pression, c’était certainement ce qui m’avait propulsé aussi vite. C’était un peu le même principe que le bouchon d’une bouteille de vin. L’air accumulé m’avait propulsé à grande vitesse quand je l’avais relâché. Une fonction  plutôt pratique de ma nouvelle jambe.

Se sentir mécanique en pleine fuite était une sensation étrange. Je me sentais forte, mais en même temps vulnérable, comme si le monde ne pouvait m’atteindre, mais qu’au moment ou je ferais un faux mouvement, mes propres rouages m’autodétruirai.

Ma première arme est vite tombé à court de munition, heureusement, ma jambe n’était pas la seule partie améliorée. Mon bras avait été transformé pour être une sorte de pistolet. En pleine course, j’avais fait comme sauter mon doigt, comme un capuchon. J’ai senti mes rouages s’activer et le coup partir. La balle a atteint la nuque de mon assaillant. J’ignorais parfaitement quelle prouesse m’avait donné cette faculté. Mais je l’ai utilisé à bon escient ce soir là. Aucun scientifique présent n’en réchappa. Je désirais m’enfuir, mais ce laboratoire n’était pas bien étendu et gardé par un petit effectif pour en maintenir le secret. Cela avait été une grossière erreur.

J’ai finalement regagné la surface, non sans avoir laissé un tas de cadavre comme avertissement au Gouvernement : Leur arme avait échappé à leur contrôle, et j’étais dans la nature.

L’île était déserte. Elle devait être abandonné pour maintenir le secret de ce labo. Je pouvais alors prendre le bateau des scientifiques pour me diriger vers l’île la plus proche. De là, je devais faire profil bas et mettre de l’ordre dans mon esprit.

J’ignorais qui j’étais. Je me souvenais de mon nom, de mon âge. Et c’était à peu près tout. Tout ce qui avait eu lieu avant l’abordage de mon bateau était flou, brouillé, je n’y avais
plus accès. Je savais des choses, mais je me demandais bien comment je les savais. Par exemple, je savais que le plat d’œufs que j’ai mangé pour me requinquer était riche en albumine, mais comment ce savoir était-il ancré en moi était un mystère. J’ai très vite senti mon corps faiblir. Mon énergie était à zéro. Après expérience, il n’y avait bien que le café pour le faire repartir au plus haut.

Je me souvenais que l’un de mes geôliers ne buvait que ça. Il avait probablement dû en faire la source d’énergie de mes rouages, au lieu d’huile. Il y avait sûrement beaucoup de secrets sur mon fonctionnement que j’ignorais encore moi-même. Mais je devais agir. Hors, je n’avais qu’un but. Me venger de ce sort que m’avait infligé le Gouvernement. Et retrouver mes souvenirs. Je me devais de comprendre qui j’étais auparavant.

J’ai alors passé plusieurs années à mieux m’étudier, à me comprendre. J’ai senti rapidement de la solitude, je ressentais le besoin d’une famille. Je sentais l’envie d’avoir des alliés, des machines et des cyborgs que je créerais. Non pas en kidnappant des gens. Mais pour les aider si ils en ont besoin.

J’en ai très vite conclu que mon objectif le plus simple serait de hisser le drapeau noir. Qu’il s’agisse de monter mon équipage ou d’en rejoindre un, je ferais régner la terreur sur les mers pour que la Marine repère leur arme défectueuse. Et voit grandir petit à petit la menace que j’allais poser. Et peu m’importera de voir brûler chaque pierre de chaque village affilié au Gouvernement. Je n’aurais aucune hésitation pour eux. Ils craindront le nom de Luise Bonniard, cyborg et pirate. Je graverai une telle peur en eux que mon nom fera trembler même un amiral. Et je ferai tomber leur système pourri. Voilà ma raison d’être maintenant. Qui sait quelles aventures m’attendent pour accomplir mon but.


Luise Bonniard
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Luise Bonniard
Luise Bonniard
Messages : 3
Ven 28 Mai - 23:41
Salut tout le monde !

Et voilà ma fiche est finie je pense, j'espère qu'elle vous plaira ! Elle est prête à recevoir votre impitoyable jugement !

Merci d'avance ^^
Luise Bonniard
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Ghetis Archer
Amiral Kurohebi
Ghetis Archer
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Feuille de personnage
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Amiral Kurohebi
Dim 6 Juin - 23:57


Présentation et premier RP
A lire attentivement !

Indice de notation des présentations



Bienvenue  ! Voici la notation pour ta présentation !

La présentation sera cotée sur 15 comme ceci:




La qualité du texte sur /10

L'originalité 1/2
La mise en page 2/2
La cohérence du récit 2/2
La narration 1/2
L'avis personnel 1/2


Le respect du français /10

Le vocabulaire 1.5/2
La grammaire 1/2
L'orthographe 1/2
La conjugaison 1/2
La ponctuation 1.5/2


La quantité du récit 4/6

Environ 3700 mots

Points bonus 3/6



Score final 20/32


= 9.375/15
On arrondit à 9
Donc validé Niveau 9!

Alors bienvenue à nouveau ! J'ai apprécié lire ta présentation, elle était sympathique. En soi l'histoire est assez intéressante, mais je dirais qu'elle manque de "profondeur", tu restes assez longtemps sur ton "enfance", puis la partie Kidnapping est assez vite skip.

Ta narration étant à la première personne, je suppose que tu n'as pas voulu entrer dans les détails que ton personnage ne peut pas connaître. C'est juste qu'on manque tellement de détails que du coup cette partie semble presque "anecdotique", alors qu'elle motive le changement total de ton personnage.

En soi ce n'est pas grave, c'est plutôt sur l'écriture que tu as pêché je pense. J'ai notifié beaucoup de fautes d'accord, de conjugaison " je connaissaiT" au lieu de "connaissais". Dans les accords on a même des erreurs en "genre", comme " de douces effluves" au lieu de "doux effluves".

Sur la conjugaison on a pas mal d'erreur avec le passé composé, "il à été" par exemple.

Je pense que tu gagnerais pas mal à corriger les fautes et autres.


Tu peux à présent faire un choix parmi les suivants :

-> Entrer directement dans le monde du RP au niveau 9.
-> Passer directement au test RP pour gagner jusqu'à 5 niveaux supplémentaires.

-> Opter pour une nouveauté : Choisir le "Test RP contextualisé" qui te permettra d'affilier plus précisément ton personnage à un élément existant sur le forum (personnage ou faction) et ainsi de faire entrer ce test RP dans le background de ton perso (accessible seulement pour les premiers comptes). Comme pour le test RP classique, tu peux gagner jusqu'à 5 niveaux supplémentaires.



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_________________
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Vente sur Alabasta, San Faldo, Shabaody, Drum, Jaya, Whisky Peak, Bilcan, Kitamura : Dialo,Hebi, Bilcan, Kitan

Spoiler:
 
Ghetis Archer
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Luise Bonniard
Luise Bonniard
Messages : 3
Lun 7 Juin - 0:02
Merci beaucoup pour la correction !
Je m'attendais franchement à pire donc merci d'avoir pointé les défauts !

Quand à la suite je vais opter pour ce fameux test rp Contextualisé. J'ai hâte de voir ce que ça me réserve !
Luise Bonniard
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Berrys: Beaucoup
Lun 7 Juin - 13:29
Je reposte juste pour dire que Luise corrige d'abord sa prez pour le second "tour" de notation Smile !

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