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 Orion, le Chasseur [Terminé]

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Rigel Orionis

Rigel Orionis
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MessageSujet: Orion, le Chasseur [Terminé]   Orion, le Chasseur [Terminé] Icon_minitimeLun 10 Fév - 19:50


Pseudo



  • Nom : Orionis
  • Prénom : Rigel
  • Surnom : Orion
  • Âge : 29 ans
  • Sexe : Masculin
  • Race : Vampire (artificiel)
  • Lieu de naissance : Royaume de Cydonia
  • Camp : Gouvernement Mondial (CP7)
  • Métier : Chasseur
  • FDD / Arme : Buki Buki no Mi
  • Équipage : Non
  • Buts / Rêves : Garder les civils en paix



Description Physique

A défaut d’être beau, l’homme est élégant. Des cheveux noirs courts qui retombent en quelques mèches jusqu’aux yeux, sans pour autant les couvrir, de grands yeux verts, remplis de vie et d’une once peut être, de gentillesse, de compassion, d’altruisme même, qui lui donne un air débonnaire, l’air d’un homme à qui l’on peut faire confiance. Un nez fin, presque invisible, une bouche dissimulée, mais contenant des dents peut être un brin trop longues trahissant sa nature vampirique, et pourtant toujours ouverte sur un sourire, parfois moqueur, parfois benêt, mais toujours sincère.

Sur la peau couleur caramel s’étend des traits, liés et déliés en un tatouage couvrant le corps entier, passant sur les yeux, le nez, descendant sur la poitrine, les bras, mains, plus bas encore, le couvrant ainsi de la tête aux pieds sans laisser une seule partie du corps non touchée par l’encre à la couleur de sang séché bruni, créant un ensemble illisible et incompréhensible, sans aucun sens apparent autre qu’un tas de lignes et de points jetés ensemble sur un canva humain. Pourtant, si l’on venait à déshabiller l’homme, on y découvrirait bien plus que cela, révélant ainsi un ensemble massif, une construction aberrante où chaque élément est lié, tout semblant pointer quelque chose, avoir un sens, sans que quiconque à part leur créateur puisse poser le doigt dessus.

Au delà de cela, il porte finalement toujours plus ou moins les mêmes vêtements, une chemise de couleur lie de vin dont les soeurs ne sortent pas du champ du bordeau accompagné d’un costume noir sobre, preuve à ses yeux de son appartenance au Cipher Pol 7 et par extension au gouvernement. Si le blanc des marine représente leur justice, le noir de ses costumes représente simplement le fait  qu’ils ne sont au final que des agents discrets d’une plus juste cause, simples humains au service de leurs compatriotes moins puissants.

Enfin, il est juste de dire que l’homme est bien découplé, disposant d’une musculature qu’il n’est pas difficile de qualifier d’athlétique, d’une taille tout à fait raisonnable d’un mètre quatre-vingt-trois et d’un corps ne souffrant d’aucune imperfection majeure, qu’il s’agisse de malformations, de laideurs ou de simples cicatrices.


Description Mental

Loyauté, Fidélité, et oserait-on le dire, Sacrifice, autant de mot qui ont écho dans le coeur de l’homme. Depuis sa plus tendre enfance on lui aura répété que ce qu’on lui enseignait n’était pas un art, n’était pas un plaisir, n’était pas non plus un crime, mais était simplement une triste nécessité. On lui a martelé sur le coeur que tuer était parfois nécessaire, et que ceux qui tuaient pour que les autres n’aient pas à le faire, qui tuaient pour les protéger de cet acte barbare, étaient de tristes héros qui se sacrifiaient pour une cause juste. Un sacrifice dont les protégés ne devaient pas être au courant, pour les protéger de la culpabilité également, non pas par faiblesse, pour simplement pour les préserver. Un sacrifice honorable, un fardeau qu’il devrait porter toute sa vie peut être, mais un poids qui ne reposait que sur ses épaules à lui, allégeant ainsi celles du reste du monde, même si d’une infime quantité.

Cela dit, on ne peut réfuter qu’il déborde de bonté, ayant accepté d’endosser ce rôle pour rendre à la population ce qu’elle lui avait donné, à moins qu’il n’ai crée cette bonté simplement pour se mentir et se donner une raison de continuer quelque chose qu’on lui a enseigné dès son plus jeune âge, sans jamais lui laisser le choix de décider s’il souhaitait continuer ou non, le forçant à endosser le poids que la population ne devait pas porter.

L’homme est borné également, ou plutôt déterminé, n’ayant de cesse de poursuivre les objectifs qu’il se fixe jusqu’à leur accomplissement, l’ordre de retraite, ou la constatation qu’il était simplement incapable de l’achever, au moins actuellement. Il ne prétends pas être un leader d’ailleurs, loin de là, étant plus apte à suivre les ordres des supérieurs, qu’il estime plus capable que lui pour déterminer les cibles dangereuses ou la façon de les atteindre. Pour autant, il n’est pas incapable de prendre lui même les décisions nécessaires à ses missions en cas de besoin, il admet simplement son incapacité à prévoir et planifier efficacement, étant beaucoup plus efficace sur le terrain que dans la salle de réunion.

En contrepartie, sur le terrain, il est plus vif, plus instinctif, possédant presque un sixième sens capable de l’avertir lorsque quelque chose ne va pas, pointant rapidement du doigt les soucis et dangers qui guettent ses collègues et lui même et compromettant le succès de leur missions, mais au delà de ça, de leur vie. La plus grande priorité d’une mission est de revenir en vie, car un homme mort n’est plus un bouclier, c’est un échec. Si mourir dans le cadre de ses fonctions est une possibilité, et si son sacrifice lui permettait de porter un grand coup à l’ennemi, il hésiterait sûrement, mais, à l’heure actuelle, sa survie est prioritaire à ses yeux.


Histoire


Chapitre 1: Prologue

Avant même la naissance de celui qui serait connu sous le nom de Rigel, le royaume de Cydonia fut influencé par trois personnes, membres retraités respectivement du CP5, du CP9 et de la Section Scientifique. Ceux-ci, accompagnés d’une escouade de CP5 servant de garnison à l’île, avaient été envoyés pour aider l’île à se développer et à construire une défense décente. En effet, malgré les terres arables et le potentiel économique conséquent du royaume, sa population déclinante l’empêchait simplement de l’exploiter, et l’intervention gouvernementale créait ainsi une situation gagnante des deux côtés. D’un côté, le gouvernement obtenait une source massive et stable de fer, de l’autre le royaume de Cydonia relançait son économie et voyait du sang neuf les rejoindre, jeunes gens prêt à exploiter l’occasion pour obtenir un travail de long terme.

L’alliance était forgée, et la promesse de défense incluse dans le pacte, même si celle-ci était principalement vue avec légèreté par les deux partis, raison pour laquelle des agents en fin de carrière fûrent dispatchés sur le terrain. Pour autant, les concernés prenaient leur mission au sérieux, décidés à accomplir leur dernière tâche avec la conscience professionnelle qui les avaient caractérisés jusque là. Des murs furent levés autour du château, des défenses mises en place, une garnison fût créée autour des agents du CP5 présents sur l’île, incorporant une partie de la population civile et aidant à défendre le reste.

Le temps passa, et l’alliance perdura. Le royaume florissait convenablement, le gouvernement recevait ce qu’il désirait, et les agents autrefois envoyés périrent paisiblement de grand âge, laissant derrière eux une très longue carrière et, pour l’un d’entre eux, un apprenti ayant hérité des recherches personnelles de l’homme, qui avait pris grand soin de ne laisser aucune information compromettante pour ne pas attirer d’ennuis à son successeur.

Le Roi ayant signé l’accord passa lui aussi l’arme à gauche, laissant son fils monter sur le trône, peut être un peu trop tôt, mais sans faire de vagues, et c’est quelques années après que commence réellement l’histoire de Rigel Orionis.



Chapitre 2:  Ptolémée

A seize ans, Ptolémée succédait à son père comme Roi de Cydonia. A proprement parler, la majorité du travail qu’il aurait à accomplir avait déjà été fait par son prédécesseur, et simplement maintenir le statu quo aurait suffit à en faire un roi décent tout en lui permettant de faire ce qu’il voulait à côté. A la place, il délégua la plupart de ses tâches aux subalternes et s’enferma là où il avait plus ou moins toujours existé: la bibliothèque royale. Il n’en sortait que rarement, homme au teint pâle ne croisant que rarement le soleil, et toujours avec des idées originales. Si la plupart étaient réalisables, certaines étaient tout simplement bien trop absurde aux yeux de ses conseillers, qui passaient de nombreuses heures à lui expliquer tant bien que mal leur incapacité à les mettre en application.

Il engagea, presque par hasard, un jeune homme passionné qui avait hérité de plusieurs dizaines de carnets de recherches mystiques et scientifiques de la part d’un vieil homme aussi passionné qu’eux, et les deux firent rapidement la paire, trouvant l’un dans l’autre un égal, un esprit avec lequel être en concurrence et en partenariat. Leurs travaux se firent plus secret, et ils décidèrent simplement de verrouiller une partie de la bibliothèque pour les y placer, jusqu’à décider qu’ils leur fallait une garde fidèle, une garde dont les membres ne poseraient pas de questions et obéiraient inconditionnellement.

Ainsi fût annoncée au royaume la future fondation de la Garde Royale. Ptolémée annonçait dans la nouvelle qu’il adopterait vingt à trente jeunes enfants pour intégrer cette garde et qu’il espérait que, pour le futur de leur progéniture, des parents seraient prêts à s’en séparer. Il promettait que ces enfants recevraient une éducation plus que décente par les tuteurs royaux ainsi qu’un avenir tracé au service de la royauté du pays, ainsi qu’ailleurs s’ils le désiraient. Si la grande majorité des parents ne répondirent pas, certains au contraire saisirent l’occasion, que ce soit pour se débarrasser d’un enfant non voulu ou pour au contraire tenter de leur offrir un futur plus glorieux que ce qu’ils pourraient eux même donner.

Au total, vingt-huit enfants furent ainsi rassemblés et nommés après les étoiles et constellations que Ptolémée cherchaient dans le ciel accompagné de son ami. Parmi eux était Rigel Orionis, un enfant déposé par un père mineur qui repartit sans demander son reste, sans donner de raison à l’abandon de son fils. Pas que Ptolémée s’en soucie réellement pour être honnête, simplement que d’autres avaient laissés des mots, des messages, une raison parfois, peut être comme pour se justifier de cet abandon, se convaincre qu’ils faisaient la bonne chose.

Encore jeunes, les constellés furent confiés à trois nourrices, qui se chargeaient de les lever, les blanchir, les nourrir, les coucher et s’occuper d’eux dans la vie quotidienne, agissant commes mères de substitution pour ne pas trop brusquer les enfants dont le plus âgé, nommé Alde Céphée, comme s’il avait volontairement été appointé leader du groupe par Ptolémée, avait tout juste six ans et s’imposait comme le plus courageux du groupe, décidé à servir d’exemple aux plus petits. Rigel, de peu plus jeune qu’Alde, était resté calme, s’adaptant rapidement à la nouvelle situation. Quand Alde lui avait demandé comment il allait, il avait simplement répondu “ Bien.” et s’était tu par la suite, comme si peu désireux de parler, apeuré à l’idée d’être jeté dans un nouvel environnement inconnu et décidé à se refermer sur lui même le temps de savoir quelle position adopoter.

Au cours des années suivantes, l’enfant s’ouvrit à ses congénères alors que le groupe reconnaissait finalement deux des leurs comme les petits chefs, d’un côté Alde et de l’autre une fille nommée Scada Cassiopée et des relations plus avancées se créèrent, Rigel se découvrant des affinités avec un autre garçon nommé Sirius Cismor, tout comme Alphard Hya et Rasalgheti Her se prenaient régulièrement le bec pour n’importe quelle raison. Un tuteur leur fut assigné pour leur fournir une éducation standard, chiffres, lettres, lecture, écriture et calcul, alors que Ptolémée prenait sa place une fois par semaine pour se lier au groupe, qui le voyait finalement comme un grand frère plutôt qu’un père.



Chapitre 3: Bartiméus

Le plus jeune des constellés, Algorab Corvi, avait atteint neuf ans, alors que Alde célébrait ses onze ans. Comparés à des enfants de leur âge, il était clair qu’ils avaient reçus une éducation bien supérieure et bien plus complète, fournie par le tuteur royal et par un des plus grands génies qu’avait jamais vu naître le royaume, pour ce que cela voulait dire aux yeux du reste du monde en tout cas.

Ptolémée, un jour, était venu les voir, les avait rassemblés même, pour leur expliquer ce qui était la deuxième phase de son plan. S’ils étaient censés devenir une unité d’élite, il était évidemment essentiel qu’ils disposent de capacités martiales décentes, voire excellentes selon les éléments, tous n’étant pas destinés à devenir des combattants. Ce jour là, il déclara ce qu’il attendait de chacun, qu’ils fassent de leur mieux sur les prochaines leçons qu’ils recevraient. Il assurait qu’elles seraient bien plus compliquées que ce qu’ils avaient connus jusque là, mais qu’il leur faudrait endurer et faire de leur mieux pour se développer, que celles-ci assureraient leur efficacité future et ainsi la sécurité du royaume, du roi et surtout du plus important, ses sujets. Ceux-ci étaient en fait une part essentielle de son discours, lui même ayant appris de son père qu’un roi n’existait que pour son peuple, et que si celui-ci réclamait du sang, alors le roi se devait de verser le sien pour apaiser la colère de la masse. Sa doctrine s’était transmise à son fils, qui la transmettait désormais aux constellés en espérant les voir faire ce qu’ils pensaient être juste pour l’avenir des civils.

Et en effet, les leçons étaient non seulement complètement différentes, mais également bien plus ardues que ce qu’ils avaient vus jusque là, et elles étaient toutes adaptées et taillées sur mesure pour chacun d’entre eux. Pour Her, ses leçons se centraient exclusivement sur le combat, pour Alde et Scada, elles se reposaient essentiellement sur de la tactique et de la diplomatie, pour Sirius il s’agissait principalement de chasse, de traque et d’un devellopement de son instinct, et pour Rigel, il s’agissait de la mise à mort. Pas de l’assassinat non, mais la mise à mort de l’animal levé par Sirius. Si Sirius était en charge de relever les traces et de localiser la proie, Rigel était en charge de s’assurer de son élimination, ou au moins de sa neutralisation. Le souci principal du duo était simplement la forme physique de Rigel, simplement incapable de suivre la course de son ami.

Non pas qu’il n’ai pas tenté, ou qu’il ne se soit entraîné, sans doute l’un des enfants les plus persuadés par les discours de Ptolémée, mais simplement qu’il n’avait aucune endurance, peu importe à quel point il essayait de la développer. Ils avaient tout essayés sans succès, jusqu’à une intervention de Bartiméus, le scientifique un brin fou. Celui-ci avait affirmé, pour autant qu’il dispose de l’aide de Ptolémée et d’une carte blanche pour ses actes, pouvoir non seulement guérir Rigel, mais très probablement lui fournir bien plus qu’une endurance normale. Si ces mots avaient intrigués Ptolémée, ils l’avaient également fait hésiter un instant, après tout, Bartiméus était peut être un scientifique de génie et il avait sans doute toute confiance en lui, mais placer entre ses mains la vie d’un enfant était un brin trop. Pourtant, après maintes plaidoiries de son ami, il avait cédé.

La première étape avait simplement été de donner une semi-vérité à Rigel, lui dire que Bartiméus était un ami de Ptolémée qui comptait bien l’aider à devenir aussi fort qu’il le souhaitait, de manière à lui aussi pouvoir contribuer aux efforts du groupe, et que tout ne durerait guère longtemps. Si la première partie était vraie, Ptolémée ignorait en réalité totalement combien de temps les opérations de Bartiméus prendrait, quelle forme elles auraient ou même si elles étaient sans danger. L’enfant avait accepté sans mal, répétant comme on lui avait appris que “c’était un sacrifice pour le peuple”, même si son roi se doutait qu’il n’était pas conscient de ce qu’il entendait par là.

La seconde étape avait été d’amener Rigel dans une salle préparée pour l’occasion et de le droguer. Bartiméus avait tenu à être seul durant cette étape, prétextant qu’il devait agir selon les recherches de son mentor et que si Ptolémée était son meilleur ami, celles-ci en particulier devaient être tenus secrètes peu importe le coût. Scientifique également, Ptolémée avait accepté, avant de sentir son coeur se serrer en voyant l’enfant endormi le lendemain. Son protégé avait été marqué, comme sans raison, et s’il avait forcé Bartiméus à rendre des comptes, celui-ci s’était compté de lui rappeler que primo, il avait carte blanche, secundo, il s’agissait de runes préventives destinées à faciliter la suite tout en aidant l’enfant à se renforcer en exploitant au mieux son futur potentiel et tertio, il s’agissait précisément de recherches désignées secrètes par son mentor, et il ne révèlerait en aucun cas les tenants et aboutissants de celle-ci en particulier.

L’enfant ne s’était pas réveillé ce jour-là, et après un bref repos, Bartiméus s’était remis à l’oeuvre, aidé cette fois de Ptolémée. Il avait sorti un récipient scellé contenant un liquide impossible à confondre avec autre chose que du sang, sous le regard abasourdi du roi qui lui demanda d’une part ce qu’il comptait faire et d’autre part ce que c’était exactement. L’homme répondit, presque fier, qu’il s’agissait du sang d’un ancien vampire d’une puissance certaine, et qu’il comptait bien faire de l’enfant un vampire artificiel en remplaçant son sang par celui du vampire. Il n’avait eu en réponse qu’un regard presque blanc, celui d’un homme qui ne comprenait simplement pas ce qu’on lui disait, refusait de l’intégrer, mais Bartiméus était déjà parti dans son monde, fier de prouver qu’il était possible de créer artificiellement un être vampirique. Si Ptolémée avait un instant voulu lui demander où Dieu avait il trouvé ce sang, l’instant de folie de son ami l’en avait dissuadé presque instantanément.

De gestes précis, il incisa l’avant-bras de l’enfant dans le sens de la longueur, créant ainsi une saignée de laquelle le fluide vital de Rigel commença à s’échapper, rapidement supplanté par une injection plus basse du sang du vampire, substituant ainsi les deux. L’opération dura une heure, au terme de laquelle la dernière goutte de la jarre pénétra les veines de l’enfant, qui n’ouvrit les yeux que plusieurs heures plus tard. Si les jours qui suivirent furent compliqués, Rigel développant une légère fièvre, ses camarades étant presque choqués de sa nouvelle apparence, et lui même peu sûr de si son choix était le bon ou non, son corps s’adapta peu après à sa nouvelle nature, d’abord sa peau s’éclairant légèrement, puis ses canines s’allongeant rien qu’un brin, et enfin ce que l’enfant attendait le plus, un corps bien plus que capable de supporter l'entraînement.

Chapitre 4: Premier sang

Rapidement, Rigel se mit à courir aussi vite, voire même plus que Sirius. De nuit, il avait parfois l’impression de voler au dessus du terrain, allant si vite qu’il ne touchait simplement plus le sol, mais de jour, ses capacités étaient restés les mêmes, ou presque. S’il était toujours relativement frêle, il restait capable de tenir la cadence, au moins un temps avant de faiblir. Sa place au sein du groupe resta la même, mais il était désormais encouragé à aller courir le soir, et les médicaments qu’il recevait chaque matin avait un goût étrange, métallique, mais qu’il appréciait finalement.

Pour autant, rien ne pouvait le préparer au futur. Un jour, Ptolémée leur annonça que, bien que trop tôt à son goût, il devrait les envoyer en mission. Quelques hors-la-loi, part de la pègre, avaient élus domicile au royaume, et autant cela ne lui aurait pas posé de soucis pour peu qu’ils viennent faire profil bas, autant ceux-ci paraissaient n’avoir aucune intention de rester tranquille, et étaient donc une menace pour le royaume et son peuple. Par conséquent, il envoyait donc les constellés s’en occuper, comme d’une mission simple pour leur donner un avant-goût du futur qui serait le leur.

Alde et Scada avaient agis en premier, accumulant autant d’informations que possible, où avaient ils débarqués, par quel navire, leur apparence, leur but exact, leurs connections possibles, leur destination et leur emplacement approximatif. Ce qui en ressortait était simple, deux hommes et une femme, visiblement venus en éclaireur pour poser les bases d’un point de relais clandestin pour une organisation criminelle. Les deux constellés avaient pu traquer jusqu’à leur île d’origine, Ironfall.

S’en vint le tour de Sirius, qui, armé de leur position approximative, partit se mettre en chasse pour les identifier et déterminer leur position exacte. Il revint le lendemain, sûr de lui, annonçant fièrement qu’il avait dormi dans une boue froide et humide pour s’assurer de ses informations et être capable de donner l’adresse et le nombre de personnes présentes, au cas où ils auraient été rejoints par des renforts, au grand déplaisir de Ras Ophi, dont cela aurait du être le travail. Il avait toujours voulu prouver que son rôle dans le groupe n’était pas qu’optionnel, et voilà qu’on le lui volait. S’il avait boudé quelques temps, il savait pourtant que laisser parler son égo était inutile.

Les derniers à entrer en scène avaient été les combattants, Her, Thuban, Sham et Rigel. Leurs adversaires n’étaient visiblement pas de taille, probablement des trafiquants envoyés en éclaireur plus que de vrais hors-la-loi sans foi ni loi. La vraie difficulté avait été après avoir maîtrisé les trois criminels, l’un d’entre eux avait sortit une lame cachée et tenté d’attaquer Thuban à la gorge, un coup qui avait raté de peu, mais l’avait blessé à la mâchoire. Rigel avait été le premier à réagir, frappant violemment le réfractaire au visage, suivi d’un coup de pied dans les côtes et, emporté, avait fini par planter son coutelas dans la poitrine de l’homme qui avait paru choqué, presque autant que son meurtrier.

Celui-ci avait reculé, revenant d’un coup sur terre, se rendant compte de son acte et du sang qui s’écoulait de la plaie ouverte du trafiquant, et avait fui. Sans même entendre le reste du groupe, il s’enfuit vers la forêt, tentant de se soustraire à son acte et à ses conséquences. Là-bas, le jeune adolescent se terra deux jours, espérant oublier le regard surpris de l’homme qu’il avait poignardé qui le hantait. Deux jours est une bien courte durée, mais c’est un temps au terme duquel Rigel retourna au château, non pas qu’il avait guéri, mais simplement qu’il avait pensé à Alde et décidé de faire face. A son retour, le reste du groupe l’accueillit normalement, comme s’il n’était même pas parti. Ptolémée le convoqua, lui expliquant qu’il savait ce qui s’était passé, et qu’il aurait à le refaire dans le futur. Il savait que c’était une tache physique simple, mais mentalement ardue, mais il espérait que le Chasseur saurait poursuivre sa tâche envers et contre tout.

Chapitre 5: Fruits

Peu de temps après cet incident, les choses revinrent à la normale, les constellés continuant leur entraînement et leur éducation pour mieux accomplir leur devoir par la suite, Ptolémée et Bartiméus continuant leurs expériences et la régence étant laissée aux conseillers proches. Occasionnellement le groupe était envoyé pour une mission rapide, interception de contrebandes, capture de civils devenus criminels, et, plus rare encore, élimination de cibles dangereuses.

Le temps avançait, filait, courait et les constellés prenaient de l’assurance au fil des missions et de leur entraînement, jusqu’à ce que Ptolémée convoque trois d’entre eux, Her, Lupi et Algenib. Leur entretien se fît sous le voile du secret, mais les trois affirmèrent que le roi leur avait confié une arme à chacun, quelque chose qui augmenterait drastiquement leur efficacités respectives pour la mission à venir.

En effet, il avait été découvert que le réseau hors-la-loi qu’ils repoussaient jusque là n’était visiblement pas décidé à laisser tomber et avait envoyé des troupes un peu plus solide que jusque là, fermement décidés à en finir et à implanter un réseau stable sur l’île. Immédiatement, les constellés avaient été mis en action. Alde et Scada avaient eu comme une hésitation en donnant la position des cibles, comme si celles-ci se cachaient à peine, mais le reste avait décidé de continuer de la même manière qu’ils l’avaient toujours fait.

Sirius et Ras étaient partis en éclaireurs, suivis de près par Algenib, Lupi et Arneb qui devaient servir de relais en cas de besoin. Aucun des cinq ne revint de la mission, et le reste du groupe fût jeté dans la tourmente. Jusque là, leur combinaison avait toujours fonctionnée, et aucune cible n’avait pu échapper à leur protocole, et soudainement, tout tombait à l’eau. Le mauvais pressentiment d’Alde et Scada s’était avéré juste, et leurs confrères étaient tombés dans une embuscade. Une opération se leva, Rigel en tête, un raid nocturne sur l’endroit où leurs ennemis étaient censés être installés.
Si le vampirisé était à la tête du groupe pour cette opération, le lancement de celle-ci se révéla être tragique, les constellés étant ramassés un par un par un ennemi qui ne se dévoila jamais à leurs yeux, jusqu’à ce que le leader se découvre seul, séparé de ses alliés sans savoir comment ou quand. Non content de cet état de fait, il persévéra pourtant, sachant que repartir seul était une erreur grossière, arrivant finalement jusqu’à une cahute gardée dans laquelle il fît violemment irruption.

Trois hommes étaient présents, jouant aux cartes, et le nombre fût réduit à deux presque instantanément, celui des trois qui tournait le dos à la porte ayant à peine eu le temps de tourner la tête qu’un poignard jeté se fichait dans sa nuque. Le vampire esquiva la table, retournée dans sa direction par l’un des deux hommes restant avant de faucher les genoux de son adversaire proche, attrapant ses épaules et l’utilisant comme bouclier humain pour éviter le coup de poignard du dernier. Le combat s’acheva en jetant ledit bouclier humain sur l’autre, l’empêtrant dans son camarade avant de briser leurs nuques.

Un coup d’oeil à la pièce révéla une bicoque presque vide, à l’exception de la table renversée, d’une armoire vide et d’une petite caisse de viande séchée, pain et rations de survie. Les lèvres pincées, Rigel se maudissait d’avoir réagi aussi brusquement, malgré le fait qu’un des hommes auraient pu lui offrir des informations. Privé de piste, le jeune homme se résignait à chercher les alentours alors qu’un mouvement se créait dans le coin de son oeil. Se tournant pour ne pas être pris par surprise, il découvrit que la chose se déplaçait en même temps que lui, restant toujours dans le coin de l’oeil, mais grandissant à vue d’oeil. Finalement, c’est un Algenib qui se dressa devant lui, muet, sortant un papier et un crayon de nulle part malgré les interrogations de son confrère constellé.

Rapidement, le papier fût retourné et Rigel découvrit une carte de l’île,marquée d’une croix proche de sa position. Comprenant les intentions de son collègue, il hocha la tête alors qu’Algenib retourna son papier, effaçant comme par magie la carte pour en inscrire une autre, plus précise, visiblement le plan incomplet d’un bâtiment, avec trois croix cette fois. Une indiquant une partie du groupe, l’autre indiquant le reste, et la dernière indiquant visiblement “la raison de la présence des trafiquants”.

S’ensuivit un signe que Rigel intérpréta comme un appel à la prudence, et Algenib disparut soudainement sans rien laisser d’autre qu’une cabane vide et un Rigel perplexe. Il était à peu près certain que ce qu’il venait de voir était “vrai”, mais en même temps rien ne paraissait avoir eu lieu. La seule explication était le “pouvoir”, qu’Algenib avait reçu du roi, peu importe sa nature, il était vraisemblable qu’il s’agisse de cela.

Naviguant de mémoire dans la nuit, le vampire se dirigea vers le premier point indiqué par son ami, s’approchant plus que prudemment. Il sentait que les choses seraient compliqués, et s’il passa par chance une sentinelle sans que celle-ci ne le détecte, la suite s’avérait plus compliqué. Les criminels étaient installés dans une maison à étage, dans laquelle le constellé s’introduit par une fenêtre arrière laissée entrouverte pour laisser les fumées de cigarette s’échapper.

Rigel compara un instant la position de l’espèce de remise dans laquelle il était aux bribes de plan données par Algenib, constatant qu’il était proche de l’une des trois croix, celle marquée comme étant la raison de la venue des criminels. S’approchant doucement de la porte, il tendit l’oreille, détectant ainsi deux voix dans une pièce plus loin et les pas d’au moins une autre personne dans le couloir, une personne qui s’approchait tranquillement. Au moment où elle passa la porte, celle-ci s’ouvrit, une main couvrit la bouche de l’homme alors que sa gorge se trouvait enserrée au creux d’un coude. Ses tentatives de se débattre furent stoppées tant bien que mal par un jeune homme déterminé à achever sa vie, et son corps fût pris de mollesse quelques instants plus tard.

Reprenant son souffle, Rigel prêta de nouveau attention aux bruits, pour constater que l’élimination furtive n’avait effectivement pas encore attirée l’attention des autres. Il poussa le corps derrière la porte, s’aventura dans le couloir et referma doucement la pièce avant de tenter une percée vers une salle proche, qu’il infiltra sans mal, révélant une pièce vide, visiblement un garde-manger cette fois. A l'extérieur, les trafiquants paraissaient ne pas être conscients de sa présence, et il décida de se diriger vers la dernière pièce du couloir, acceptant de prendre le risque d’être vu dans le coude du corridor.

Il longea le mur, retenant son souffle, compta jusqu’à trois avant de se glisser aussi délicatement que possible dans une porte qu’il avait à peine ouverte, espérant ne pas avoir été aperçu. La porte refermée en douceur, il pris un instant pour écouter les hommes, visiblement pris dans une discussion philosophique sur le sort des captifs et s’ils recevraient une récompense suffisante pour compenser leur perte et justifier l’intervention d’un dénommé Drom.

Rassuré, il se mit à explorer ce qui semblait être un bureau, découvrant des liasses massives de papier décrivant des transactions, des noms, des lieux, des objets et des montants ainsi que plusieurs petits caissons, chacun renfermant un objet précis. Vase à l’allure précieuse, lingots d’or ou bijoux incrustés de gemme, d’autres moins fringants, notamment un assortiment de coquillages à l’allure étrange, jusqu’à l’apparition d’un fruit, une grosse grenade grisâtre parsemée de points, comme si les pépins à l’intérieur cherchaient à s’échapper. Le jeune homme se retrouva tiraillé entre l’envie de voler ou faire disparaître autant de ces objets que possible et le besoin de retrouver ses confrères, et il finit par opter pour un entre-deux. Attrapant le fruit, il croqua dedans furieusement, manquant de s’étouffer devant le goût excessivement amer et salé à la fois, mais continuant jusqu’à la fin, se poussant à le faire en pensant qu’il s’agissait d’une opération de moins pour les criminels. Il attrapa quelques bijoux, les plaçant dans des poches différentes pour éviter les potentiels cliquetis et jeta un regard au reste. Impossible pour lui d’emmener un vase ou de le casser sans se faire repérer, les lingots étaient simplement trop lourds et mettre le feu à la maison avant d’avoir libéré les constellés était stupide.

De ce qu’Algenib lui avait montré, les deux groupes étaient gardés à l’étage, et le  vampire n’avait donc d’autre choix que de passer par la pièce principale et éliminer au passage les deux hommes, qui commençaient vraisemblablement à s’interroger sur la disparition de leur collègue. Saisissant d’une main son poignard, il ouvrit la porte avant de le lancer sur ce qu’il espérait être la position d’un ennemi., sans succès. L’homme était avachi dans un fauteuil, et ce qui aurait dû lui perforer la gorge ne fît que lui effleurer le cuir chevelu, le faisant se relever presque instantanément et ouvrir la bouche, seulement pour que celle-ci soit percutée par un coude lancé à pleine vitesse. Son collègue n’eut que le temps d’apercevoir une ombre à la vitesse surhumaine avant que sa vision s’estompe, courtoisie de deux doigts dans l’oeil, et que son cri ne soit étouffé par un coup à la gorge. Revenant sur le premier, il éclata ses paumes contre les tempes de l’homme, lui faisant perdre connaissance sur le coup.

Les deux hommes hors d’état de nuire, le vampire grimpa les escaliers avant d’entrer dans les pièces une par une. D’abord une chambre vide, puis une chambre où la plupart des constellés étaient rassemblés, ligotés et bâillonnés. Couper leurs liens avait été rapide et après un instant de reprise d’esprit après, Alde l’avait averti de la présence d’un ennemi bien plus puissant que prévu dans la pièce à côté, occupé avec le reste des constellés.

Ils étaient entrés prêt à affronter l’individu, un homme d’une quarantaine d’années au visage buriné et à l’air las, et avaient été accueillis par les corps de leurs camarades et leur ennemi presque ennuyé. Le constat était clair, il n'accordait aucune pitié, c’était un psychopathe en puissance et maintenant que la moitié du groupe était perdue, il fallait fuir. Pourtant, leur conscience leur imposait de rester, de combattre le fléau qui aurait pu passer la population à feu et à sang pour son amusement, et c’est comme des mouches qu’ils restèrent face à l’homme, coincés entre leur envie de fuir, persuadés de leur défaite et mort imminente, mais également mis face-à-face avec leurs responsabilités.

Ils sortirent de leur hésitation lorsque deux bras musculeux enserrèrent la taille du criminel, avant de se craqueler, un bruit de roches résonnant dans la pièce alors que des flammes s’élevaient des deux corps et que la voix d’Her les invectiva, leur ordonnant de fuir et de retourner auprès de Ptolémée, qu’il se chargeait de tout. Honteusement, les constellés restants fuirent, laissant les flammes lécher le corps de l’homme au milieu d’une maison qui commençait à prendre feu et des cris vindicatifs d’un homme qui ordonnait qu’on le lâche.

Des décombres, ils parvinrent à sortir les restes d’Her, ainsi que ceux d’Algenib, Lupi, Rotanev, Toliman, Izar, Choo, Vega, Nihal, Hya, Alioth, Sham, Achernar, Kochab, Kit et Algol, ainsi que ceux de l’homme sans nom qui avait causé ce massacre . Les douze survivants des constellés partagèrent cette honte jusqu’au bout, incapable de se débarrasser du déshonneur d’avoir sacrifié l’un des leurs pour survivre, même s’il s’agissait de la seule solution, d’autant plus honteux qu’il leur était impossible de reconnaître les corps de leurs amis, ravagés par le feu. Ptolémée avait pleuré la perte de ses enfants, et la vie avait continuée, sans que Rigel ne dise un mot sur ce qu’il avait fait dans la maison à qui que ce soit. La mort de ses frères et soeurs lui ayant simplement fait omettre, comme une sorte de regret, comme si admettre qu’il avait perdu du temps ainsi le rendait responsable de leur absence.

Chapitre 6: Cipher Pol

Parmi toute cette aventure pourtant, un détail supplémentaire s’était fiché dans la mémoire de Rigel, refusant de s’en déloger, tel un hameçon planté dans sa conscience. Oui, il en était persuadé, il avait, à plusieurs reprises même, aperçut un nom familier sur les papiers qu’il avait rapidement feuilletés dans la base d’opération criminelle, le nom d’un homme proche du roi, le nom de Bartiméus. S’il tenta initialement de l’ignorer, ses doutes grandissaient de plus en plus, et un jour, il finit par se confesser à Alde qui révéla être lui même de plus en plus suspicieux du scientifique. Il avait, pour sûr, rendu des services au royaume mais en avait également beaucoup profité, et Alde lui, voyait surtout l’état de Ptolémée aller en s’aggravant, dilapidant la fortune du royaume pour des recherches qui ne lui profiterait pas, pour des idées folles sans avenir qu’il n’aurait par le passé jamais poursuivies et, dans l’ensemble, pour des futilités qui déséquilibraient de plus en plus fortement l’économie du royaume.

Leur loyauté les empêchait de parler, et leur foi en Ptolémée les poussait à croire en lui, persuadés qu’il sortirait de lui même de cette folie destructrice qui n’amènerait rien d’autre que la fin rapide du royaume, mais plus le temps passait, et plus leurs espoirs s’effritaient. Ptolémée s’enfonçait dans une attitude maussade, ignorant l’exterieur et ce qui ne concernait pas les recherches que Bartimeus et lui menaient, rejetant presque violemment les conseillers qui venaient lui faire part de leurs craintes. Cédant à la tension, Rigel et Alde finirent par réunir les constellés, leur exposant les faits, discutant de leurs craintes et de l’apparente indifférence de Ptolémée quant à la famine que ses dépenses faramineuses ne tarderaient pas à engendrer. L’île avait toujours eu besoin d’importer plusieurs de ses aliments pour subsister, et maintenant qu’elle était dans l’incapacité de payer, la populace grondait devant la raréfaction des produits. Finalement, les constellés se mirent d’accord pour tenter de réveiller Ptolémée, une dernière fois, avant de prendre une décision. Le suivre jusqu’en enfer, ou lui laisser passer les portes seul, mais lui permettre de garder une image décente avant qu’il ne se mette à commettre des actes qu’il aurait par le passé abominés.

La tentative n’aboutit qu’à un regard mort du roi, accompagné d’un éclat de voix les invitant à exécuter tout membre du “bétail” qui souhaitait se révolter contre lui. Tout son corps criait qu’il était absolument sérieux dans son ordre, et c’est le coeur brisé que les constellés obéirent, abattant le roi en face d’eux comme s’il avait trahi celui qui était autrefois leur père et frère. Verrouillant la salle du trône, ils nettoyèrent la dépouille, comme le dernier honneur qu’ils pouvaient rendre à l’homme qui les avait recueillis, avant de l’installer sur son symbole d’autorité, l’invitant à présider une dernière fois et à regarder ce qu’étaient devenus ses enfants. Suite à cela, chacun d’entre eux alla murmurer quelques mots à son oreille, déposant un baiser sur son front, la cérémonie s’achevant par Alde, qui finit par fermer les yeux du défunt.

Les douze membres de la garde fermèrent doucement la porte de la salle du trône derrière eux, conscients de leur acte, et, d’un seul homme, sûrent ce qu’ils devaient faire. D’un pas, ils marchèrent jusqu’à la garnison gouvernementale pour se rendre, tendant les mains pour être menottés et verrouillés, racontant leur acte, sa raison et, lorsque cela leur fût demandé, leur histoire. L’homme qui les écouta, visiblement plus haut placé que les autres au vu du respect qui lui était attribué par les hommes en uniforme, hochait la tête de temps en temps, comme compatissant, mais finit par leur dire qu’il devrait envoyer son rapport à ses supérieurs afin de déterminer le sort qui les attendait.

Les constellés attendaient leur exécution, mais les nouvelles étaient tout autre. L’homme revint, plutôt souriant, et leur annonça que visiblement, son supérieur trouvait plus utile de leur faire faire une peine sous surveillance auprès des services spéciaux du gouvernement. Ils pouvaient voir cela comme une sentence à vie, ou comme un travail qui leur permettrait de continuer ce que leur avait enseigné, protéger la population. Aucun des douze ne protesta, remerciant simplement la grâce qui leur était offerte et acceptant leurs nouveaux postes dans les différents services. L’homme quant à lui, se nota simplement de trouver un bouc émissaire pour l’assassinat du roi, le dénommé Bartiméus par exemple, et garder le secret sur les crimes de ses nouvelles recrues. Après tout, ses collègues avaient beau les avoir acceptés dans leur services respectifs après qu’il ai tiré une ou deux ficelles, ils ne seraient sans doute pas ravis d’apprendre qu’ils s’agissaient de régicides qui auraient vraisemblablement été condamnés à mort s’il avait réellement fait remonter les informations à ses supérieurs...


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MessageSujet: Re: Orion, le Chasseur [Terminé]   Orion, le Chasseur [Terminé] Icon_minitimeVen 14 Fév - 13:09



Présentation et premier RP
A lire attentivement !

Indice de notation des présentations

La présentation sera toujours cotée sur 15 comme ceci:

La qualité du texte sur 9/10

L'originalité 2/2
La mise en page 2/2
La cohérence du récit 2/2
La narration 1,5/2
L'avis personnel 1,5/2

Le respect du français 10/10

Le vocabulaire 2/2
La grammaire 2/2
L'orthographe 2/2
La conjugaison 2/2
La ponctuation 2/2

La quantité du récit 5,5/6

5600 mots d’histoire et des descriptions correctes

Points bonus 5/6

Score final 29,5/32


29,5/32*15=  13,83 = 14 lvl

Bonjour, bonsoir, re-bienvenue, tout ça tout ça.

Eh ben… J’ai pas grand-chose à dire sur cette présentation, à vrai dire ! C’est cool, c’est vraiment bien écrit (malgré quelques phrases un chouïa trop longues et confuses), c’est dense et riche – aussi bien au niveau de la forme que du fond, le personnage est complexe et nuancé, bref c’était très bien. Ca manque un tout petit peu d’introspection à mon goût, mais ça relève des préférences personnelles à ce niveau-là.

Seul point réellement négatif que je peux trouver : un très grand nombre de personnages, dont la plupart ne sont que très peu caractérisés en dehors de leur nom. Ça rend le tout un peu compliqué à suivre, j’avais souvent beaucoup de mal à savoir qui est qui. Du coup, ça a tendance à minimiser l’impact émotionnel de leur sort, pour certains ça fait presque « red shirt » en fait.
Je trouve également que certains moments importants émotionnellement (surtout dans le dernier chapitre) sont un brin survolés, et que la résolution vient très vite ; rien de grave, c’est mon côté « c’est cool, j’en veux plus », qui fait que je reste un tout petit peu sur ma faim... En général, c’est un signe que ça m’a vraiment plu !



Tu atteins le niveau 14, félicitations !

Tu peux à présent faire un choix parmi les suivants :
-> Corriger ta présentation et gagner quelques niveaux.
-> Entrer directement dans le monde du RP au niveau 14.
-> Passer directement au test RP pour gagner jusqu'à 5 niveaux supplémentaires.
-> Opter pour une nouveauté : Choisir le "Test RP contextualisé" qui te permettra d'affilier plus précisement ton personnage à un élément existant sur le forum (personnage ou faction) et ainsi de faire entrer ce test RP dans le background de ton perso (accessible seulement pour les premiers comptes). Comme pour le test RP classique, tu peux gagner jusqu'à 5 niveaux supplémentaires.


 


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MessageSujet: Re: Orion, le Chasseur [Terminé]   Orion, le Chasseur [Terminé] Icon_minitimeVen 14 Fév - 13:42

Merci pour ton passage, je prendrais directement le test RP (notamment par peur de tout casser en voulant reconstruire).
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MessageSujet: Re: Orion, le Chasseur [Terminé]   Orion, le Chasseur [Terminé] Icon_minitimeSam 15 Fév - 13:09

Test RP a écrit:

Quelque chose d'inquétant se passe, tu as reçu la nouvelle: trois des constellés survivants, les trois plus âgés, ont disparu dans des circonstances étranges durant les trois dernières semaines. Une disparition chaque dimanche soir, et maintenant que le week-end touche à sa fin on peut s'attendre à un nouveau cas.
Que se passe-t-il? Qui en veut à votre fratrie, pour quelle raison? Et qui va les en protéger?

Petites précisions:

- Tu peux utiliser ton FDD ou tes capacités comme si tu le possédais déjà dans ce RP, étant donné qu'il se situe généralement en dehors de la trame du RP sur le forum. C'est un HS quoi.
- Tu peux utiliser toutes les techniques que tu veux dans ce RP. Plus tard, il faudra les faire valider dans la section appropriée pour les utiliser dans le "vrai" RP.
- Tu peux créer et contrôler tous les PNJs que tu veux, veille seulement à ce que ce soit cohérent.

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MessageSujet: Re: Orion, le Chasseur [Terminé]   Orion, le Chasseur [Terminé] Icon_minitimeVen 21 Fév - 19:02







La culpabilité du survivant



D’abord Alde, puis Scada, et enfin Thuban, ils avaient disparus sans laisser de traces les uns après les autres. Sur l’étagère en face, les escargophones dormaient, mais le tatoué savait que les trois plus à gauche ne répondraient pas, peu importance l’insistance avec laquelle il tenterait de communiquer avec l’autre côté. C’était en partie à cause de cela qu’ils avaient compris qu’un problème avait surgi, l’appel général des constellés, fait le dimanche, avait perdu ses membres un à un, sans raison aucune ou indice donné par les concernés. L’absence d’Alde ne les avaient guère inquiétés, même s’il était en général extrêmement guindé et strict, il était possible qu’il ai été envoyé en mission et qu’il ai reçu pour ordre de n’entretenir aucune communication externe durant celle-ci. Lorsque Scada avait à son tour disparue, ils avaient froncés les sourcils et s’étaient mis d’accord pour que quelqu’un tente d’aller les chercher sur leurs îles respectives. Thuban, le plus proche, s’était mis en route, et avait avant de disparaître à son tour, révélé qu’ils avaient visiblement entièrement disparus, sans laisser de trace quelconque. Leurs logements étaient intacts, il n’y avait aucune trace de combat, leurs supérieurs avaient annoncés qu’ils ne s’étaient simplement pas présentés, au final, ils avaient juste… Disparus.

Et ensuite, Thuban s’était eclipsé également. A compter de ce moment, il était évident que quelque chose n’allait pas et que les absences injustifiées de leur frères et soeurs provenaient d’un tiers mal intentionné. Ils avaient commencés à mettre en place des moyens, des recherches, mais tard, bien trop tard. En fouillant les logements des trois, ils n’avaient pu découvrir qu’une chose, un escargophone bleu-vert, retrouvé dans chacun des trois appartements, mais qui ne se connectaient pas entre eux. Ils ne s’agissaient que de relais, et il était évident qu’un quatrième escargot, transmetteur celui-là, était entre les mains de quelqu’un. Sans plus d’informations pourtant, ils étaient coincés, obligés d’attendre la “victime” suivante, espérant que celle-ci pourrait leur transmettre un mot, ou mieux, mettre fin à la série.

L’escargophone bleu-vert retrouvé par Rigel sur sa table principale, bien en vue depuis l’entrée, indiquait clairement la prochaine cible de leur tourmenteur. De la personne, nulle trace dans l’appartement, pourtant, il était évident qu’il avait trouvé moyen d’y pénétrer d’une façon ou d’une autre pour y déposer son cadeau empoisonné. L’aspirant au Cipher Pol avait refermé la porte, lentement, tendant l’oreille autant que possible tout en jetant des coups d’oeil vifs aux alentours, afin de s’assurer de sa solitude dans la demeure, mais rien ni personne ne vint troubler le silence qui régnait.

L’homme tira l’une des chaises autour de la table avant de s’asseoir, fixant l’escargot qui somnolait plusieurs minutes durant. Devant l’absence de réaction de celui-ci, il se leva, alla chercher du papier et de quoi écrire ainsi qu’une tasse de café avant de se reposer sur la chaise pour commencer à prendre des notes. Souvent, en détaillant l’escargot, il était possible d’obtenir des informations sur son destinataire, principalement sur son apparence physique. Celui-ci était doté d’une chair tannée semblable à du cuir séché, d’une couleur bleu-vert et d’un oeil en moins. Son apparence ne rappelait rien à Rigel, mais dans la situation présente, il ne pouvait se permettre de passer à côté d’une information. Pour autant, cela voudrait dire que la personne à l’autre bout du fil était donc potentiellement un homme-poisson d’une race à la peau tannée, et borgne, ce qui rendait déjà le profil très spécifique, trop peut être même.

Pourtant, de la semaine, jamais l’escargot ne sonna, et le constellé ne pût qu’attendre une réaction de l’autre côté en conjecturant leur objectif. Il était peu probable que la personne agisse ainsi pour diminuer l’efficacité du Cipher Pol, d’une part parce qu’ils n’étaient que de nouvelles recrues et d’autres part parce que les cibles étaient un peu trop liées pour que ce soit une coïncidence. Finalement, le samedi soir à dix-neuf heures exactement, l’escargot se mit à sonner. Immédiatement, le tatoué décrocha, décidé à obtenir autant d’informations que possible de l’appel.

Pour seul message, une voix rauque, exagérément rugueuse, presque abîmée, qui déposa des règles et un rire presque brisé avant de raccrocher, sans même attendre une réponse. Le “jeu” que l’homme avait posé était simple, mais avait des enjeux effrayants pour celui qui n’aspirait qu’à protéger les civils. Il avait 24 heures pour faire exactement ce qu’il comptait faire, mais avec des indices occasionnellement laissés par l’autre. L’identifier, le trouver, l’arrêter. S’il y parvenait, tout irait pour le mieux, sinon, la ville exploserait, aussi simplement que ça. Selon ses dires, il avait placé plusieurs stocks massifs de plastique à plusieurs points stratégiques et avait calculé que leurs détonations simultanées suffirait à détruire au bas mot 80% de la cité. S’il ne le croyait pas, il pouvait attendre le lendemain et constater l’annihilation qui suivrait, ou bien jouer et voir par lui même.

Il avait par la même laissé son premier “indice”, indiquant qu’il était quelque chose comme un “vieil ami”, laissant ainsi le constellé seul avec ses pensées opposées. D’un côté, il était confiant dans son analyse du portrait robot de l’homme, de l’autre, il était certain de ne pas connaître d’homme correspondant de près ou de loin à cette description. La menace était sérieuse cependant, et s’il avait voulu immédiatement contacter ses supérieurs puis les constellés, aucun appel n’avait eu de réponse, malgré les équipes de nuit du Cipher Pol qui devait s’assurer que les appels urgents soient toujours reçus. Il se retrouvait seul devant un danger potentiel bien trop grand pour un aspirant, mais il était hors de question de le laisser ainsi.

Emportant l’escargot, il sortit immédiatement pour se diriger vers la tour de l’observatoire qui régnait sur la ville. De là, il aurait une vue d’ensemble et espérait pouvoir commencer à théoriser l’emplacement des explosifs, dans le but évident de les désarmer. L’observatoire était ouvert jour et nuit, et il ne fût guère difficile d’entrer et d’aller dans la partie réservée aux amateurs. De là, les choix étaient vastes, trop vastes même, la ville était grande, presque massive, mais l’homme prétendait avoir miner dix endroits pour annihiler le tout, les quantités d’explosifs requises devaient donc être extrêmement importantes, ce qui permettait d’éliminer toutes les petites habitations, les magasins ou commerces de petite taille. Le plus évident était donc les grands entrepôts, cependant se concentrer sur le port était une erreur, les hangars de la zone étant bien trop nombreux pour en sélectionner un.

Il alla déranger le laboratoire, demandant de quoi écrire pour prendre des notes et faire un schéma grossier de la ville, qui tourna rapidement en un mélange affreux de cercles, croix, notations et autres symboles incompréhensibles qui rendait la carte simplement illisible pour quiconque d’autre qu’Orion. Il n’était pas un expert en démolition, mais avait tout de même reçu une formation sur ce genre de choses et était en mesure de tenter de déterminer la taille des zones qui pourraient être touchées, tentant tant bien que mal de les assembler dans la carte pour identifier des positions probables. Étonnamment, l’un des ridicules assemblages semblait correspondre avec une position probable. Le chasseur savait qu’au nord de la ville, un quartier réputé pour son textile s’était formé et que plusieurs marchands s’étaient rassemblés pour louer un hangar afin de stocker leurs marchandises. Si le terroriste avait trouvé un moyen d’y infiltrer ses bombes, il était en effet possible de détruire une certaine partie de la ville.

Il plia soigneusement le papier et le rangea dans une poche interne, rapportant l’écritoire aux scientifiques avant de filer en direction des quartiers nord. Le temps s’écoulait rapidement, et l’absence de transports publics dans une ville aussi grande se faisait sentir, laissant l’aspirant au cipher pol de plus en plus nerveux à l’idée d’ainsi perdre du temps pour rien, d’ors et déjà stressé en se disant qu’il avait passé bientôt plusieurs heures pour localiser un seul emplacement. A ce rythme, et si la tour des ordres ne répondait pas, parviendrait il même à tout stopper? Il l’ignorait, mais plus il courait, plus il doutait, et lorsqu’il arriva en sueur devant le grand bâtiment censé être rempli de produits textiles, il fût forcé de s’arrêter pour reprendre son souffle, avant de sentir que quelque chose n’allait pas. Il manquait au bâtiment son odeur de poussière et d’huile . Le sang quitta le visage du tatoué alors qu’il cherchait des yeux une entrée, pour la trouver déjà verrouillée après la journée de labeur des couturières. Faute d’autre choix, il se trouva obligé de changer son doigt en canon de pistolet, tirant une balle dans le verrou dans un fracas de métal contre métal et se jeta dans la pièce, pour la découvrir remplie à ras la gueule d’explosifs. Nul textiles ici, seulement des tas entiers de matériaux volatiles, de bombes, d’un déclencheur et une caisse sur laquelle était disposée un escargophone bleu-vert.

Immédiatement, son coeur tomba dans sa poitrine alors que la voix rugueuse s’élevait de l’appareil, se moquant doucement, insistant que tricher ainsi n’apportait jamais rien de bon et avançant déjà des pénalités à payer. L’autre camp était d’évidence préparé, et l’entendre parler de pénalités l’effraya, craignant que le terroriste ne fasse tout détoner en avance, mais il n’en fût rien. Au final, l’appel se finit sans que rien ne vole en éclats, mais dans une sorte de malaise qui entourait le gouvernemental. Des bruits se firent entendre à l’exterieur, attirés par le coup de feu, et il fuit, usant au mieux de sa vitesse surhumaine pour quitter les lieux.

L’incident gênait, mais aurait au moins le mérite de “neutraliser” rapidement le hangar miné, après tout, s’il n’avait pas fait immédiatement exploser le tout, pourquoi maintenant, la quantité était suffisante pour happer les gens proches qu’ils se soient rapprochés ou non. La menace d’une pénalité pesait pourtant sur l’esprit du jeune homme, et il craignait presque de continuer de chercher les sites piégés. S’il avait pu s’assurer de leur forme, ou qu’il en serait seul victime, il aurait certainement continué, mais dans cette situation, qu’était il censé faire? Il ignorait sous quelle apparence la pénalité se présenterait, qui elle toucherait, il était même possible que l’autre camp ai simplement décidé d’avancer l’heure fatale sans le prévenir.

Le plus sûr au final était sans doute de se rendre en personne au bâtiment principal du Cipher Pol, où il pourrait au moins faire un rapport, et potentiellement recevoir du renfort ou faire évacuer une partie de la ville. L’homme à l’entrée hocha la tête, le reconnaissant sans mal, et Rigel traversa le bâtiment d’un pas pressé, toquant à la porte de son supérieur direct. Celui-ci intima au chasseur d’entrer, avant de se figer un instant en voyant qui était arrivé. Il se ressaisit bien vite cependant, volant l’initiative de la discussion à son subalterne pour lui ordonner de s’asseoir. Il attendit que le tatoué s'exécute pour appeler d’autres troupes, qui ne tardèrent pas à entrer dans le bureau sans qu’Orion ne comprenne la raison de leur présence, jusqu’à l’annonce formelle de son supérieur.

Aspirant Rigel Orionis, suite à des informations reçues, vous êtes suspendus de vos fonctions et une enquête sera ouverte pour déterminer votre implication dans l’assassinat du roi Ptolémée. Jusque là, vous serez placé en cellule de confinement et isolé. Messieurs, vous pouvez l’emmener, n’oubliez pas les menottes.


Une main se posa sur chaque épaule du chasseur stupéfait alors que d’autres levaient les siennes, les enfermant dans un carcan de granit marin qui l’affaiblit immédiatement. Il fut fouillé, trop choqué pour réagir et les gouvernementaux embarquèrent tout ce qui pouvait être utile, escargophone compris. Abasourdi, il fût transporté et jeté dans une cellule, ses pensées tournant follement dans sa tête. Alors c’était ça, la pénalité? Révéler un secret que le gouvernement aurait dû connaître, et dont on lui avait assuré qu’il avait été à moitié pardonné? Le chasseur était perdu, son service auprès du Cipher Pol 7 n’était il pas justement l’expiation de son crime ordonné par le gouvernement? L’escargophone sonna à ce moment là, placé devant lui comme si de rien n’était, la voix rauque, moqueuse, demandant comment son enquête avançait et si son séjour au sein de ses propres geôles se passait bien. Il annonça que la pénalité tomberait quelques heures plus tard, et que le tatoué en aurait sûrement des nouvelles.

L’appel se finit sous l’air mortifié du tatoué. Son incarcération n’était donc même pas le fait de son adversaire mais une coïncidence malheureuse? Tristement, il était bloqué, sans espoir de sortir, et les appels réguliers du terroriste ne l’aidait guère à réfléchir. Lui qui avait promis des indices pour résoudre son énigme, il n’en donnait guère et préférait railler “l’incompétence” de l’aspirant, paraissant jouir de son malheur. L’heure tournait, et plus que cela, elle tournait bien trop vite sans que le chasseur puisse faire quoi que ce soit pour régler l’affaire en cours.

Aux environ de la mi-journée, son supérieur vint lui rendre visite, visiblement déçu. Non seulement l’enquête avançait à grand pas, mais les résultats étaient déjà visibles, et plus que cela, une nouvelle charge venait s’ajouter à cela. Sa nature vampirique avait été révélée dans le journal local, et le papier l’accusait à demi-mot d’être derrière la plupart des crimes non élucidés récents, sortant soudainement des témoignages de “victimes” qui prétendaient avoir été approchées par le tatoué peu avant leur aggression. Son futur sombrait rapidement, et plus que lui, ses frères et soeurs seraient désormais touchés, impactés par les éclaboussures de sa “trahison”, sans espoir de revoir ceux déjà disparus.

Son supérieur également paraissait déçu, dégoûté même de l’aspirant qu’on lui avait confié et présenté comme un potentiel excellent membre., lui promettant que la peine maximale ne tarderait pas à tomber pour lui avant de s’en aller. Les heures suivantes, le jeune homme se vît appelé plusieurs fois par le terroriste, sans que personne ne paraisse réagir aux bruits de l’escargophone, mais toujours pour être moqué, dégradé par un terroriste qui semblait très amusé de la situation, lui rappelant encore et toujours que le temps s’écoulait.
Quinze heures. Seize heures. Dix-sept heures. Dix-huit heures. Enfermé dans sa cellule, le maudit ne pouvait que voir les grains de sable tomber, sans pouvoir agir autrement qu’en appelant les gardiens, ses cris et ses demandes d’aide ignorées comme les élucubrations d’un futur condamné à mort. Finalement, le dernier grain tomba, et l’escargophone se décrocha seul, amenant une nouvelle fois la voix de l’ennemi, qui déposa gentiment un dernier indice, pour “s’excuser de la situation infortunée”, un indice simple mais qui éclairait tout. Il était au courant pour l’opération. Soudainement, tout s’illuminait dans la tête du tatoué et c’est avec confiance qu’il déclara son adversaire comme étant Bartiméus.

Un instant de silence se fît avant qu’un grand éclat de rire ne retentisse. Du couloir derrière les barreaux, un homme s’avanca, dépenaillé, aux vêtements détruits et à la peau bleu-verte, là où elle existait encore. Un homme qui avait vu la mort et en était revenu, sans aucune autre raison que pour se venger, un homme qui avait péri par le feu lors du sacrifice de l’un des frères du constellé. Un homme dont ils n’avaient jamais connu le nom et qui n’avait fait que jouer avec lui sans aucun respect, lui donnant fausses pistes après fausses pistes simplement pour le faire désespérer et mieux profiter de sa déconvenue à la fin du compte à rebours.

Il ne se prétendait pourtant pas cruel, proposant ce qu’il considérait un échange équivalent à l’homme dans sa cellule. Sa vie, contre toutes les autres. Un petit acte très simple, un rien du tout, à peine une douleur vive, et en échange, tout les autres vivraient. Le choc du chasseur se dissipa, finalement confronté à un choix simple, respecter ses principes jusqu’au bout pour faire ce que son roi lui avait toujours demandé, quitte à obéir à un terroriste, ou refuser, et sans aucun doute mourir au milieu des explosions.

Une larme coula, seule, alors que le jeune homme priait ses frères et soeurs de lui pardonner, et de l'accueillir auprès de Ptolémée dans l’au-delà, espérant que son sacrifice ne serait simplement pas vain. Ses menottes se fissurèrent, se brisant en deux blocs distincts et le laissant libre de prendre sa propre vie. Il ferma les yeux, l’un de ses doigts se transformant en canon et se plaquant contre son palais.

L’homme se releva brusquement, en sueur, au milieu d’un lit trempé et d’un oreiller dans un état tout aussi piteux, respirant bien trop rapidement, des larmes sur ses joues et son regard errant partout dans la pièce, tentant de se replacer dans le monde réel. Son buste retomba, sa tête contre l’oreiller et ses yeux fermés, mais les larmes ne cessèrent de couler. Ce n’était qu’un cauchemar, mais un cauchemar à la racine bien ancrée, qui ne se délogerait peut être jamais.

Une racine appelée la culpabilité du survivant.


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