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 [Présent] Edwinburg (Solo 3)

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Ishtar De Lérhane
Archange du Typhon
Ishtar De Lérhane
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Race : Ange de Bilca

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MessageSujet: [Présent] Edwinburg (Solo 3)   [Présent] Edwinburg (Solo 3) Icon_minitimeMar 25 Juin - 19:12




Solo

Edwinburg



Le vent venait gonfler la voile de l’Iambe, une corvette de la Marine dirigée par la contre-amiral Aphanasie. Bien des choses c’étaient passées ces derniers temps, mais il fallait remonter à leur source pour découvrir la raison de la présence d’Ishtar sur ce fier vaisseau gouvernemental, les cheveux flottant sous la brise matinale. La fille de Bilca c’était rendu sur une île pour venir à la rencontre d’un homme prétendant connaître l’identité du Chevalier Noir, une personne portant une armure en obsidienne qui la traquait depuis quelques temps. Il c’était avéré qu’il s’agissait d’un piège dudit paladin. Les deux adversaires s’affrontèrent dans une bataille qui causa la fin du château de la personne qui avait convié la cible de son ami en ces lieux, ce qui fut loin de le ravir. De plus, à la fin du combat, l’Archange du Typhon eu le malheur de découvrir l’identité de son si farouche opposant : il s’agissait de son propre frère. Une fois opérés pour venir réparer les plus terribles blessures subis par les deux combattants durant l’affrontements, ce qui passa par le bras, le nez et l’aile cassé de la De Lérhane, ledit hôte de ces deux opposants se présenta à eux pour faire le point sur la situation, que ce soit la déception que son camarade ait engendré un combat qui ait réduit à l’état de ruines son bastion, puisqu’il avait été convenu que cela serait rapidement terminé sans qu’ils n’y aient de gros dégâts, ou le fait qu’il ait envoyé un message à l’Iambe qui mouillait prêt de l’île afin de déclarer que c’était la bilcane qui était coupable de l’annihilation de sa forteresse. C’est ainsi qu’un homme d’Aphanasie vint la chercher pour l’amener dans les geôles du bateau. Alors qu’elle était demeurée calme, elle sortit de sa cellule par la force le jour où elle entendit une bataille navale être lancée. Arrivant sur le pont, elle découvrit rapidement l’identité des assaillants et décida de ne pas tenter de fuir en passant par cette voie si, le capitaine pirate ayant une réputation bien trop triste pour qu’elle daigne le rejoindre ne serait-ce que pour une traversé. Ainsi, elle aida la Marine à repousser l’abordage, permettant ainsi à l’équipage de se concentrer sur la bataille navale. Aux vues des circonstances, Aphanasie, qui s’avérait être une gradée rigoureuse mais non moins rempli d’empathie et de compassion, décida d’accorder une liberté conditionnelle à l’ange pour le reste du trajet tandis que les forbans arrêtés suite à cette rencontre en mer allaient être mit aux fers. C’est comme cela que l’ancienne révolutionnaire, toujours le bras, le nez et l’aile dans le plâtre, pouvait se balader sur le navire en aidant comme elle pouvait l’équipage en demeurant sous la surveillance constante d’un ou deux lieutenants et le poignet du bras non cassé entouré par des menottes en granit marin.

Alors que les vagues venaient mourir sur la coque, le docteur finissait son osculation, affirmant à la blonde de trois mètres de hauteur qu’elle arriverait bientôt au terme de la voie de la guérison. Le remerciant gentiment, la bilcane s’approcha du bastingage afin d’observer l’horizon. Néanmoins, son front ne tarda pas à se plisser tandis qu’une vive douleur renaissait dans sa tête. Le haki de l’observation éveillait depuis peu revenait à la charge pour la frapper à l’intérieur de son crâne ainsi que pour répandre en elle un sentiment de mal-être significatif assez similaire à celui ressentie lorsque l’on est malade. Si durant sa détention cette souffrance état permanente, elle alternait désormais entre de longue phase de présence et un sommeil profond. Ce cycle assez dérangeant indiquait à l’Archange du Typhon que l’hypothèse du haki était vraiment la chose la plus probable, la demoiselle s’y connaissant en la matière, d’autant plus que le docteur qui se chargeait de surveiller ses soins ne détectait aucune présence de maladies. Soupirant légèrement, elle tenta d’essayer de ne pas se focaliser sur la douleur afin de ne pas trop être gênée par celui-ci, chose qui était peu facile. Heureusement pour l’ancienne décima, vu qu’elle était en rémission elle n’avait pas à remplir des tâches bien complexe. La majorité du temps, elle utilisait sa force surhumaine pour tenir un cordage pendant que les autres s’attelaient à l’utiliser convenablement. Ses maux de têtes étaient malgré tout handicapant, ralentissant son temps de réaction par exemple, mais cela était moins flagrant que si elle devait s’occuper d’autres tâches. Elle voulait minimiser les chances que la contre-amiral l’apprenne, de peur que la gradée ne prenne des mesures pour restreindre sa prisonnière au cas où elle passerait à une maîtrise plus standard.

-Nous devons aller chercher des pommes de terre à la réserve pour les ramener en cuisine, déclara la voix du lieutenant chargé de la surveiller tout en venant posé la main sur le dos de celle-ci, l'épaule de la bilcane de trois mètres de haut étant un peu trop haute.

La femme aux prunelles argentés, toujours troublé par les maux de tête, attendit quelques instants avant que son cerveau ne trie l’information et qu’elle l’intègre parfaitement. Se faisant, l’ange se retourna et hocha la tête pour suivre le marin jusque dans la cale. En descendant au sein du bâtiment naval, elle se massa quelque peu les tempes et le front afin d’essayer de faire passer plus vite ce point de douleur, en vain. L’homme souleva la trappe offrant l’accès au monde de ténèbres dans lequel la prisonnière avait été retenu des jours durant avant que n’est lieu l’abordage de l’Iambe. La lanterne du lieutenant commença à chasser les ombres tandis que le binôme atteignait les entrailles de la corvette. Les rayons de lumière vinrent se poser sur cette horde de flibustiers qui bougeait sans cesse dans leurs cellules, bien décidés à tenter de s’échapper pour faire payer à la Marine de les avoir emprisonnés. Les insultes commencèrent à s’élever, les scélérats invectivant cet homme et cette demoiselle de mille insultes, menaces et autres demandes de libération des plus illusoires. Certains osaient même déclarer qu’ils tueraient tous les membres de familles des marins se trouvant sur cette embarcation en représailles. Sous ce brouhaha sonore, la souffrance crânienne de l’ancienne révolutionnaire semblait s’accroître, provocant chez la maudite du Serpent à Plumes un rictus ainsi qu’un grognement sourd qui ne s’entendit pas au milieu de ce vacarme tonitruant. Cependant, elle fit de son mieux pour continuer d’avancer sans répondre à ces malotrus qui déverser un flot de haine sur ces deux personnes qui touchaient au but. La main de l’Archange du typhon vint se poser sur un tonneau qu’elle souleva sans peine tandis que le lieutenant récupérait deux tonnelets remplis de haricots verts. L’avantage qu’offrait sa force surhumaine dans cette situation était vraiment utile. Si elle ne l’avait pas possédé, elle n’aurait peut-être pas pu aider l’équipage dans son travail quotidien et elle s’en serait fortement voulu. Enfin, le moment était venu de faire le trajet en sens inverse. Le déluge de rage continuant de pleuvoir, les deux personnes s’avancèrent pour finalement s’extraire de ce lieu sombre et de ces complaintes incessantes, ce qui soulagea un peu la bilcane de sa souffrance étant donné que sans ce brouhaha la douleur paraissait moins importante. Une fois que le lieutenant eu soufflé sur la flammèche de sa lanterne pour l’éteindre, ils se dirigèrent vers la poupe afin de déposer le tout aux cuisines. Cela fait, ils purent repartirent sur le pont afin d’atteindre l’heure du déjeuner. Le regard de la De Lérhane se posa de nouveau sur l’horizon pendant quelques instants, dans l’axe de la proue, avant qu’elle ne pose une question à son surveillant.

-Quelle est notre prochaine escale ?

-Tu te crois en croisière ? Hahaha. Enfin bon. Nous nous dirigeons vers l’île Scottyard, plus précisément pour nous arrêter à Edwinburg. C’est une cité portuaire assez banale qui est protégé par une milice en plus de la base locale de la Marine. Vu que c’est un coin assez pauvre comparé à des villes très développés comme Water Seven et qui est également sans caractéristiques particulières, elle est souvent prise pour cible par des pirates vu que cela leur parait être une proie facile. C’est pour cela que la Ligue s’attèle à protéger les lieux, ayant même été jusqu’à leur offrir deux caravelles de guerres pour améliorer les défenses. La contre-amiral tient particulièrement à vérifier comment cela se passe puisqu’elle a un cousin marchand qui y vit.

-Très bien. Je vois.

-Ce sera notre avant dernier arrêt avant que nous rentrions. C’est-à-dire que tu vas bientôt être jugé.

-Je le sais bien
, répondit simplement la grande demoiselle qui s’entendait de mieux en mieux avec l’équipage au fil des jours qu’elle passait avec eux.

« La Ligue ». Ce n’était pas la première fois qu’elle entendait des marins prononcer ce nom, mais cela demeurait un mystère pour elle jusqu’à présent. Elle n’avait pas osé demander quoi que ce soit à ce sujet, de peur de se montrer trop intrusive et que cela soit mal prit. En tout cas, de ce qu’elle avait pu en déduire des conversations, cette fameuse Ligue était un genre de coalition composé exclusivement de membres de la Marine et l’équipage de l’Iambe en faisait partie. Elle avait également pu comprendre que la contre-amiral Aphanasie était une personne importante de ce mouvement. Vu le grade de cette dernière, ce n’était guère étonnant en fait. Néanmoins, avec ce foutu mal de crâne, la bilcane ne pouvait guère chercher à réfléchir davantage en ce moment même. Elle attendit donc le déjeuner en échangeant de temps à autres deux ou trois phrases avec le lieutenant, mais surtout en scrutant la mer ainsi qu’un groupe de dauphins qui avançaient à la surface pendant que les mouettes suivaient l’Iambe en volant aux côtés du vaisseau.

Une quarantaine de minutes plus tard, la cloche finit par retentirent, indiquant que le repas était prêt. L’ancienne révolutionnaire, dont la migraine causée par le haki de l’observation commençait à s’estomper alors qu’elle avait finalement tenté de méditer pour contraindre cet agglomérat mental assourdissant à se résorber, se dirigea avec son acolyte chargée de la surveiller ainsi que les autres marins vers le pont inférieure afin d’aller dans la pièce aménagée en réfectoire tous les midis et tous les soirs. Vu sa taille assez surnaturelle, la maudite était contrainte de se baisser pour passer les portes et devait faire attention avec ses ailes et ses jambes une fois assise sur une chaise ou un banc. Les quatre cuisiniers du navire passèrent alors dans les rangs afin de distribuer la nourriture. Aujourd’hui, il y avait donc au menu une purée épaisse recouverte de jus de citron accompagnant du poisson, différent en fonction des tablés puisqu’il s’agissait de ce qui avait été pêché durant la nuit et la matinée, et le tout assortie d’haricots verts. Sur un tel bâtiment militaire, la priorité n’était pas vraiment accordée à l’alimentation et donc les repas n’avaient pas toujours de gout, mais l’équipage s’y était fait. Des fois, il fallait concevoir des plats en pleine pénurie alors que l’île la plus proche était à un jour de navigation. L’inventivité était donc nécessaire à ces cuistanciers et parfois cela n’aboutissait pas à des mélanges de saveurs convaincants. Il y avait même une ou deux fois où cela avait engendré une indigestion générale et la majorité des marins s’étaient retrouvés à vomir par-dessus bord, parfaitement alignés le long du bastingage, et la contre-amiral n’avait pas fait exception ! Néanmoins, personnes ne haïssait ce groupe de joyeux lurons qu’Aphanasie avait recrutée à East Blue tant et si bien que ces derniers étaient parfaitement intégrés au groupe alors qu’ils ne faisaient absolument par partie de la Marine à la base. Le plat d’aujourd’hui n’était pas le meilleure que l’ange avait pu goûter durant ce voyage, mais il était largement suffisant pour donner l’énergie qui aiderait à manœuvrer l’Iambe durant l’après-midi. Et puis… Cela faisait toujours un sujet de discussion à table. C’est donc dans la joie et la bonne humeur que se passa ce déjeuner.




Le soleil commençait à redescendre, reprenant sa frénétique course joignant les horizons d’orient et d’occident par le firmament, pendant que l’équipage s’afférait à maintenir le cap vers la petite bourgade d’Edwinburg dont l’île apparaissait petit à petit, semblant émerger de la ligne scindant mer et ciel. Le vaisseau, toujours porté par le vent, fendait les flots à un rythme régulier. L’air marin venait caresser le visage de la bilcane qui profitait de cette ambiance sortant presque d’un autre monde. La sérénité envahissait de plus en plus le corps de l’ange, apaisant quelques peu les troubles de son âme. Ce paysage maritime, les sonorités de l’océan, les grincements subtils des cordages et des planches, la vie d’un équipage, l’astre tendre, la brise frémissante. Oui, elle aimait beaucoup naviguer en mer. C’était quelque chose de reposant, de revigorant. Si d’habitude elle était beaucoup plus active, elle qui faisait souvent ses trajets sur des vaisseaux de commerce, les blessures qu’elle avait subies lui permettait en un sens de pouvoir profiter pleinement de la beauté marine. Son regard argenté filait d’une arcade bleutée à l’autre tandis que son esprit était bercé par ces eaux miraculeuses de Grandline. Elle aurait presque pu s’endormir face à cette Nature gracieuse qui, dans ce monde beaucoup trop animé et constamment en proie aux conflits, n’était que trop rarement contemplé. L’ange s’imaginait ce que cela donnerait au crépuscule ou à l’aube, à l’aurore ou sous les feux scintillants de millier d’étoiles. Chaque heure avait son charme, chaque étincelle avait son miroir. Si seulement les gens se rendait compte de la beauté de cette Terre qu’ils saccagent…




Un éclair foudroyant traversa sa conscience. Ishtar recula de deux pas du bastingage en portant les deux mains à son visage tandis que ses jambes se fléchissaient. Saleté de maux de têtes… Les voilà de retour. À la manière de spectres hantant une demeure, ils resurgissaient à n’importe quel moment pour anéantir le miracle de l’instant en l’étouffant sous cette sensation de malaise causé par ce brouillard insondable, indiscernable, étourdissant et assourdissant. Elle lâcha un gémissement tandis qu’un mousse qui passait le balai pour nettoyer le gaillard arrière lui lança un regard interrogateur, ne comprenant pas pourquoi l’ancienne révolutionnaire semblait souffrir. Il s’approcha d’elle, posa sa main sur son épaule et déclara un bref « Ça va ? » qui fut remercier par un hochement de tête suivis d’un « Ça va aller. Merci ». L’Archange du Typhon se décala de plusieurs pas afin de changer de bord. Elle s’accouda au bastingage de son bras valide avant de serrer les dents. Reprenant sa respiration, elle ferma ses yeux et chercha au plus profond d’elle la sérénité. Entrant dans une nouvelle phase méditative, elle chercha à passer au-delà de la souffrance pour faire le vide dans son esprit, se concentrer sur ce vide et ainsi oublier la douleur. C’est ce à quoi la maudite passa la majorité de son temps à partir de ce moment-là et pendant les heures qui suivirent, le temps que le gloubi-boulga dans son crâne ne cesse de se manifester avec autant de virulence, restreignant ainsi ses contributions au travail de l’équipage de l’Iambe.




Alors que la fille de mer blanche luttait intérieurement, la corvette s’approchait inexorablement d’Edwinburg. Bientôt, on put distinguer les côtes de l’île ainsi que le port de cette joyeuse bourgade faites de planches et de briques. Les toitures de tuiles s’étendaient de part et d’autre de la cité à la manière de vague au sein d’un océan plus large. Les deux caravelles de défenses sillonnaient les eaux du port en faisant des rondes pendant que les travailleurs s’afféraient aux entrepôts, la mise à l’eau prochaine d’une flûte marchande devant survenir avant le surlendemain pour tenir les délais fixé par une compagnie marchande de Puerto Havana. Les lieux baignaient donc dans une atmosphère assez éprouvante. Si cette ville portuaire était agréable, elle n’en demeurait pas moins soumise à ses relations avec d’autres cités pour que son économie puisse vivre, la menace de l’inactivité et du chômage massif conduisant à la migration à terme de la majorité de la population pour cause budgétaire étant un danger qui planait depuis des années déjà sur cette bourgade. Pourtant… Pourtant les visages étaient illuminés d’une certaine joie, la joie de pouvoir vivre éloigné de tant de problèmes, de ne pas souffrir de la convoitise, de ne pas être un centre intérêt. C’était un genre de vie en campagne mais qui se déroulait dans une cité assez vaste. De plus, le conseil municipal étant composé de pas mal de personnes impliquées dans cette vie civile sans être forcément des patrons, la plupart des décrets en vigueur étaient assez flexible pour que tout à chacun puisse profiter de sa journée tout en permettant une productivité assez forte le reste du temps pour éviter que l’économie d’Edwinburg ne s’effondre. D’ailleurs le maire en place, Oscar Wellington, n’était ni plus ni moins qu’un primeur tenant une boutique sur le port et qui avait su créer de nouvelles relations de par ses talents diplomatiques ainsi que ses nombreuses connaissances. C’est notamment grâce à lui que « Edwin Shipbuilders Company » avait pu naître et engager des partenariats et des contrats avec des sociétés de transports et de commerce, l’entreprise préexistante, « Les Bateaux de Josh », s’étant jusqu’alors contenté de construire des bateaux pour les habitants d’Edwinburg, notamment les pêcheurs. Si cette compagnie n’était pas aussi prestigieuse et qualitative que d’autres comme la fameuse Galley-La Company ou l’Arsenal Sylvio, elle pouvait afficher des prix de ventes plus faible que ces constructeurs célèbres et reconnus, ce qui créait de l’attractivité pour des plus petites sociétés ou pour construire des vaisseaux de réserves. Ainsi, cet Oscar Wellington avait permis de considérablement faire évoluer la cité pour qu’elle s’adapte mieux à cette époque et ceux sans demander plus que dix pourcents des parts de cette entreprise. C’était la raison principale qui avait poussé la population à le catapulter maire d’Edwinburg, des rumeurs sur le fait qu’il serait le descendant du Edwin ayant fondé la ville il y a trois cents ans courants ici et là.

De ce que l’on pouvait voir depuis le navire qui s’approchait des quais, il y avait quelques bâtiments qui se détachaient de la mer de tuiles pour se dresser à la manière d’un ensemble de rochers s’extrayant des flots. En dehors des entrepôts des quais, on pouvait notamment noter la présence d’une église de style gothique qui demeurait malgré tout extrêmement sobre et simple, son apparence fine lui permettant d’avoir une certaine élégance en dépit d’une absence de statues et autres gravures. D’ailleurs, le Wellington avait promis d’engager des travaux pour embellir le lieu une fois qu’il aurait engrangé assez d’argent pour que cela ne mette pas en difficulté le trésor municipal, ce qui selon sa planification arriverait en milieu d’année 1507. Il y avait également la bibliothèque qui dépassait de deux étages la majorité des habitations, sans parler que ses murs de calcaire importé changeaient radicalement du reste des bâtisses. Dans le lointain, en périphérie de la ville, on pouvait voir des fortifications en bois, ce qui indiquait la position de la caserne des miliciens. Enfin, arborant ses fiers couleurs blanches et bleues ainsi que son pavillon orné d’une mouette, égide de toute une institution, la base locale de la Marine retranchée derrière une enceinte de pierre recouverte de peinture avait été construite à l’extrême ouest du port, sachant que les entrepôts contenant les chantiers de constructions de la Edwin Shipbuilders Company en était la frontière orientale. Ainsi, la milice et la Marine travaillaient de concert pour assurer la protection des quais mais aussi de toute la cité. C’était la raison pour laquelle un membre important de chacune des deux bases se trouvait dans l’autre pour s’entendre avec le responsable de celle-ci.



[Présent] Edwinburg (Solo 3) Marine13[Présent] Edwinburg (Solo 3) Marine14
Contre-amiral Aphanasie, Colonel Erwann Galden

Néanmoins, ce qui marqua l’arrivée de l’Iambe à Edwinburg fut un événement tragique. Une explosion retentit dans les airs, répandant la peur et le chaos chez les habitants qui commencèrent à quitter le quartier des quais tandis qu’une colonne de fumée s’élevait des flammes incendiaires. Cela provenait du chantier devant terminer le navire pour le surlendemain. De plus, l’explosion était loin d’être singulière aux vues de la détonation puissante. Une sirène commença à retentirent tandis que sur le vaisseau de la contre-amiral un vent d’inquiétude naissait, ce qui se traduisit par une série d’ordre d’Aphanasie qui voulait débarquer le plus vite possible pour aller voir elle-même ce qui se passait dans l’optique de venir en aides aux ouvriers et peut-être coincer les responsables. Pendant ce temps, à l’intérieur de l’édifice en proie à la chaleur incandescente, le pont entier s’embrasait sous le regard paniqué de travailleurs qui s’étaient beaucoup investit dans ce contrat et qui étaient contraint de fuir pour échapper au courroux de l’incendie qui commençait à ronger la charpente avec témérité. C’est ainsi que quand l’Iambe s’approcha du ponton, plusieurs membres de l’équipage dont la contre-amiral, le colonel ainsi qu’Ishtar sautèrent par-dessus le bastingage sans hésiter pour courir à la rescousse des ouvriers pendant que le timonier, commandant de son état, reprenait la direction du bateau pour terminer les manœuvres d’amarrage. Si la cornue était à la tête du mouvement, grâce à ses grandes jambes la bilcane rattrapa bien vite l’officier avant de la dépasser. De peur que la prisonnière en profite pour s’échapper, Aphanasie et Galden accélérèrent leurs mouvements pour tenter de la rattraper ou, en tout cas, la garder en visuel. Ils furent soulagés en la voyant pénétrer dans le bâtiment où se dérouler le tragique incendie. Il ne leur fallut qu’une dizaine de secondes supplémentaires pour la rejoindre, mais dans cette situation chaque instant comptait. C’était la raison pour laquelle l’Archange du Typhon se dirigea immédiatement vers l’embarcation enflammée alors que la douleur dans son crâne devenait de plus en plus virulente, la cause étant que son haki de l’observation encore à vif captait tous les hurlements des voix agonisantes.

Faisant appelle à sa force surhumaine, la maudite privée de ses pouvoirs tenta de passer outre la migraine pour se concentrer pleinement à sa tâche tout en envoyant un uppercut dans une partie de la coque qui ne s’était pas encore embrasée. Pénétrant dans les entrailles presque magmatiques de la construction, l’ancienne révolutionnaire cacha son visage avec sa main pour résister à l’ardente combustion des planches dont la chaleur se répandait hors du feu. Captant des hurlements et appels à l’aide, elle se précipita, arquée, dans cette direction tout en faisant attention à là où elle marchait. Elle atteint finalement son but en trouvant deux travailleurs qui étaient encerclés par des flammes alors même qu’un de leurs camarades était pris dans le brasier plus loin, son corps étant déjà rongé par le feu sous le regard horrifié de ses deux confrères qui craignaient subir le même destin. Néanmoins, la De Lérhane réfléchit en quelques instants et frappa avec son pied une poutre qui chuta dans le cercle de feu, créant ainsi une passerelle qui ne résisterait guère plus d’une trentaine de secondes. Suite à ce mouvement, l’ange manqua de chuter à la renvers pendant que les deux ouvriers traversèrent la barrière grâce à cette poutre, rejoignant ainsi leur sauveuse. Néanmoins, le danger était toujours omniprésent puisque le chemin qu’Ishtar avait pris pour venir était maintenant condamné, le plafond s’étant écroulé et bouchant le passage. De plus, avec cet amas insondable qui s’acharnait sur sa conscience doublée de cette chaleur extrême qui mordait sa chair, elle avait toutes les peines du monde à réfléchir. Cependant, une voix émergea du néant pour venir à la rescousse de ce trio. C’était le colonel Galden qui cherchait des survivants. Les deux travailleurs n’hésitèrent pas un instant à hurler et c’est ainsi que le gradé ouvrit un passage en explosant la coque juste au niveau des malheureux qui n’eurent qu’à sauter hors de l’embarcation pour courir se mettre à l’abri. Ils furent imités par la bilcane qui tituba quelque peu avant que la main de Galden ne vienne se poser sur son dos pour l’aider à se stabiliser.

-Bien joué, lâcha-t-il avant de rediriger son regard vers l’intérieure rougeoyant du navire pour lequel ils ne pouvaient plus rien faire.

Le colonel capta alors une autre voix et frappa à nouveau pour ouvrir un passage, permettant à d’autres valeureux membres de l’équipage de l’Iambe de sortir de cet enfer pendant que la contre-amiral parvenait à s’en extraire par elle-même. Il ne restait qu’à sortir du lieu avant que le reste du toit ne s’effondre. Même si une vingtaine de personnes avaient périt ce jour-là, seulement huit avaient trépassés durant l’incendie en lui-même, pas moins de treize personnes ayant été secouru grâce à l’intervention de ce groupe de sauvetage.




Tandis que la colonne de fumée se dressant dans le ciel d’Edwinburg ne cessait de s’épaissir et de s’obscurcirent, tout ce beau monde sortit en trombe de l’entrepôt pour s’étaler sur le sol, chacun cherchant à récupérer sa respiration, à faire comprendre à son corps que cela était fini. Si certains avaient perdu des amis dans cette événement, ils ne pouvaient pour l’instant pas réellement réalisé ces disparitions durant cette transition de la terreur d’une mort imminente à la sécurité. Le contre-maître du chantier qui avait ordonné l’évacuation s’approcha finalement de la contre-amiral Aphanasie qui fut la seule à ne pas avoir fondu au sol suite à la sortie de cet enfer, même Ishtar se trouvant à quatre pattes à cause de ce flot de douleur incessant dans son crâne qui commençait doucement à s’atténuer.

-Merci pour votre aide madame. Sincèrement merci.

-Que c’est-il passé ?
demanda la gradée.

-En vérité, je ne saurais réellement vous le dire. Nous travaillions plus rapidement que d’habitude pour combler le petit retard que nous avions et soudainement l’explosion à retentit. Tout ce que je me souviens c’est que cela semblait venir du pont supérieur du navire et que nous avons été surpris non seulement par le son de l’explosion mais aussi par les flammes de la déflagration qui ont jaillit. Tous ceux qui se trouvait sur le pont sont certainement morts sur le coup… J’espère qu’ils n’ont pas souffert… Vu la vitesse du feu, je ne sais même pas s’ils ont pu capter l’explosion avant d’être carbonisés…

-Vous n’avez donc rien remarqué qui ressemblait à une bombe ? Avez-vous la moindre idée de qui pourrait vouloir causer un tel attentat ?

-Désolé madame… Non, moi et les autres n’avons rien vu de tel, même durant mon inspection de ce matin… Et je ne vois pas qui pourrait bien vouloir nous empêcher de construire un bateau. C’est à n’y rien comprendre… Si nous sommes la cible d’un groupe criminel, ça va être la fin d’Edwinburg bordel !


C’est ainsi que le contre-maître commença à fondre en larmes. Il fut bientôt suivi de tous ses comparses tandis qu’Ishtar serrait le poing. C’était ignoble de faire subir un tel destin à des ouvriers. Il fallait à tout prix arrêter les auteurs de ce carnage. Il s’avéra d’ailleurs qu’Aphanasie était totalement d'accord avec ce fait.

-Galden, retourne au vaisseau et informe tout le monde que nous allons finalement rester plus longtemps que prévu. Je vais prendre en charge cette enquête. Pour éviter que l’Iambe soit pris pour cible pour m’attendre, tu vas prendre la tête de l’équipage et vous allez mouillez dans le port en restant à distance des pontons. Ne laissez personne monter à bord. Mettez en place des rondes de nuit d’ailleurs. Les autres, nous allons rester à terre et collaborer avec la base local.

-Et moi ?
questionna la De Lérhane en se redressant.

-Aux vues de ton comportement et de tes agissements, je t’accorde de participer à l’enquête car ta grande taille te permet de courir vite et cela pourrait nous permettre d’arrêter une personne qui fuit ou de venir en aide à des gens plus facilement. Néanmoins, tu seras sous ma surveillance constante. Je ne te laisserai pas t’échapper.

-Ça me conviens parfaitement
, répondit l’Archange du Typhon en affichant une mine déterminée. Mettons nous à la tâche le plus rapidement possible pour empêcher le responsable de fuir.






© By Halloween



Il s'agit donc d'une introduction à l'enquête.
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