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 [Présent] Aux Fers (Solo 2)

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Ishtar De Lérhane
Archange du Typhon
Ishtar De Lérhane
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Race : Ange de Bilca

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MessageSujet: [Présent] Aux Fers (Solo 2)   [Présent] Aux Fers (Solo 2) Icon_minitimeMar 25 Juin - 19:11




Solo

Aux Fers



Le roulement du vaisseau fendant les flots berçait les ténèbres étouffantes de cette cale. Combien de temps était passé depuis le départ de Saint Lucien ? C’était difficile à dire. Au cœur de ces ombres acérés ne s’écartant qu’à la lumière des lanternes, les seuls repères temporelles étaient les repas qu’on lui apportait ainsi que les entrevues régulières avec le médecin de bord qui vérifiait l’état de la prisonnière. En effet, Ishtar De Lérhane était loin d’être dans la meilleure condition physique qui soit. Suite à son affrontement avec le Chevalier Noir, elle s’était retrouvé un bras, un nez et une aile cassés, sans parler des multiples plaies qui étaient recouvertes de bandages. D’ailleurs, son œil tuméfié commençait à dégonflait et elle espérait pouvoir retrouver pleinement sa vision avec deux yeux. Autant dire donc que sa convalescence avait été propice pour l’arrestation qu’elle avait subie, la demoiselle ayant été jugé responsable de la destruction du château dans lequel avait eu lieu le duel contre le paladin en armure d’obsidienne. Maintenant qu’elle était entre les mains de la Marine, les menottes en granit marin se rajoutaient à l’équation pour réduire encore ses espoirs de fuite. C’était résignée que l’Archange du Typhon vivait ce voyage à fond de cale, là où était stocké et entreposait la marchandise ou, en l’occurrence, des vivres, voir même des stocks de poudres. C’était un vaisseau militaire donc on ne trouvait pas de bien de valeurs dans ces entrailles arborescentes, les geôles prenant plus ou moins la place que l’on aurait pu y allouer. Et dire que selon des rumeurs des embarcations criminelles entassaient des quantités affolantes de malheureux esclaves dans cet espace trop restreint pour un si grand nombre. De plus, ils devaient avoir bien peu de nourritures et le manque d’espace permanent devait être horrible. En comparaison, la cellule de l’amazone était un palace. La traite négrière était un des pires commerces au monde et l’ancienne révolutionnaire aurait bien aimé pouvoir libérer certains de ces malheureux condamnés à la misère et à la servitude.

Les paupières closes, la bilcane se concentrait sur ce qu’elle entendait dans ce monde ténébreux. Les planches qui craquaient. La mer venant racler la coque. Les vagues s’écrasant contre la paroi en bois. La nourriture dans les tonneaux qui suivaient parfois le tangage du navire. Les cris des oiseaux de compagnies de certains marins. Les discussions à moitié étouffées par les planches qui la séparait du pont supérieur. L’écho des pas de membre de l’équipage. Le grincement des cordages. Le crissement des gonds et de la serrure de métal de la porte de sa cellule soumis au roulis du bâtiment naval. Les gouttes qui tombaient du plafond. Le murmure du vent qui passait parfois au travers du bois. Tout ceci avait un côté apaisant. Malheureusement, régulièrement sa migraine revenait à la charge et la gênait au sein de cette sérénité. Ce brouillard insondable et incompréhensible qui explosait dans sa tête était une manifestation de son haki de l’observation éveillé à la fin du duel contre le Chevalier Noir. Ce martellement intracrânien l’empêchait de se concentrer totalement sur les bruits de cet univers maritime, la conduisant parfois à râler et à tenter de s’endormir en espérant que cette douleur allait finir par cesser. Néanmoins elle revenait, persistante, gênant profondément l’ange qui se sentait alors dans un état de faiblesse similaire à cette sensation étrange de décalage avec la réalité qui survient lorsque l’on est malade, ce sentiment loin d’être agréable qui va parfois jusqu’à nous donner l’impression que le monde tourne autour de nous. Ainsi chancelante, la De Lérhane se laissa aller à l’inconscience afin de quitter la douleur dans le réconfort de la non-pensée tandis que ces milliers de sons aussi multiples que singuliers venaient se perde au creux de son oreille.

À vrai dire, même dans la torpeur, la douleur la poursuivant, l'enchaînant à un mal-être dont elle ne pouvait se débarrasser. La souffrance était omniprésente, la pourchassant où qu'elle aille aussi bien en étant consciente qu'en dormant. Son front se fronçait régulièrement. Elle râlait dans son sommeil, gémissant, bougeant encore et encore comme si changer de position allait la délivrer de cette chose qui empoisonnait sa concentration et son quotidien actuel. Il n'y avait rien à faire. Elle se réveillait souvent à cause de ces explosions dans son crâne, ce qui la décalait et l'empêchait encore davantage de pouvoir suivre le défilement du temps, de se faire une idée des heures qui passaient. Cette torture ne semblait pas vouloir prendre fin. Pourtant, Ishtar suppliait intérieurement qu'on la délivre de ces maux de têtes, des supplications muettes se perdant dans le néant, aucun dieu ne pouvant l'écouter et la libérer de ce pouvoir mystique s'étant éveillé en elle, presque né de ses tourments. En fait, seule elle-même pouvait se sauver de cette situation, mais elle ignorait comment faire. Le haki était toujours resté de la théorie flou pour elle, alors passer à la pratique tout en étant pas encore certaine qu'il s'agisse véritablement de cela était plus qu'une épreuve, cela relevait presque de l'impossibilité, d'autant plus au fond du cellule dans un bateau qui voguait au milieu de l'océan équatorial.

Alors qu'elle avait pu trouver un peu de réconfort dans un sommeil profond, dans un des moments où sa migraine la laissait tranquille, le bruit des pas qui se rapprochaient frappa les tympans de l’ange qui émergea ainsi petit à petit avant que le trappe menant au pont supérieur ne se soulève pour laisser apparaître une lumière vive. La silhouette d’un homme fut projetée sur le sol. Celle-ci s’agrandit à mesure où il descendait les planches faisant office d’escalier, le laissant finalement apparaître, une lanterne à la main, pendant que le passage se refermait derrière lui. Ishtar se redressa et s’écarta de l’entrée de la cellule, comme d’habitude. Même si les menottes en granit marin entravaient ses pouvoirs et ses blessures ses capacités, ses geôliers préféraient qu’elle ne soit pas proche de la porte quand celle-ci devait être ouverte. La clé rentra dans la cellule dans un crissement métallique et la grille s’ouvrit pour laissait passer le médecin de bord qui referma directement le passage derrière avant de tendre sa lanterne en avançant vers sa patiente. Le visage de cette dernière, encore enroulé dans une multitude de bandelettes, accueillit avec joie la lumière projetée par ces légères flammèches crépitant derrière le verre.

-Comment vous sentez-vous ? questionna brièvement l’infirmier Ozamai.

-La douleur est moins présente grâce à vos cachets, mais mes maux de têtes persistes.

-C’est étrange que cela ne vous fasse pas d’effets.


Pour l’ange qui avait côtoyé bon nombre de personnes, les Kujas en tête de liste, connaissant le haki durant sa carrière, devenant même très familière avec ce concept, le fait que des médicaments contre ce type de douleur ne faisait rien pouvait indiqué que son hypothèse comme quoi l’origine de ces migraines fulgurantes serait un haki de l’observation qu’elle aurait éveillé, après tant d’années, devenait de plus en plus probable. Néanmoins elle se gardait de demander l’avis du docteur car la médecine n’avait, à priori, pas à s’atteler à ce domaine de combat et même s’il avait connaissance de ce qu’était cette énergie incroyable qu’était le haki, cela aurait put être argument pour renforcer la sécurité et ainsi réduire les chances déjà faibles de fuites. Ainsi, elle hocha simplement la tête pour répondre à l’homme qui vérifia ses bandages ainsi que l’état de ses diverses blessures, notamment l’avancement dans la réparation des parties cassées opérées avant qu’elle ne soit envoyé sur ce vaisseau. Voyant que c’était en bonne voie, le médecin de bord se redressa et salua d’un « au revoir et évitez de trop bouger » sa patiente avant de faire marche arrière, lanterne en main, pour passer la porte de la cellule et regagner l’escalier pour soulever la trappe et quitter la cale, plongeant ainsi de nouveau les lieux dans une abîme sombre de sons et bruits en tout genre.

Alors que le vide créé par la disparition du gardien venait grignoter l’esprit de la De Lérhane au même rythme que les ténèbres rongeaient sa peau, Ishtar ne pouvait que comprendre pourquoi cet homme ne pouvait pas concevoir de rester bien longtemps aux côtés de sa patiente, toute criminelle qu’elle fut. La main de la bilcane ne tarda pas à tapoter les planches jusqu’à venir à la rencontre du seau responsable de cela. C’était là qu’elle était contrainte de faire ses besoins et le garde s’occupant d’elle ne l’échangeait avec un propre que le soir venu en même temps que le diner de la prisonnière avant de remonter vider le plein par-dessus le bastingage. Autant dire que l’odeur nauséabonde qui s’en dégageait n’était pas des plus agréables. C’était malheureusement les traces de cette nouvelle vie qui se présentait à elle et dont il fallait se contenter. Elle était contrainte de s’habituer. Malgré tout, c’était déjà bien que le médecin de bord s’occupe de son rétablissement. Elle en avait été assez surprise le premier jour de navigation, ayant même demander au docteur pourquoi il se donnait tant de peine pour une prisonnière, l’homme ayant même veillé à ce que les repas de la blonde aux iris argentés soient plus nutritif que ceux généralement distribués afin de pouvoir remplir les besoins nutritionnelle de la demoiselle qui étaient bien évidemment proportionnelle à sa taille de trois mètres de hauteur. Il avait répondu que la contre-amiral à la tête du vaisseau avait beaucoup de cœur en dépit de la fermeté et la rigueur avec laquelle elle traitait ses hommes. Cette gradée faisait de son mieux pour que les captifs soient dans de bonne condition au niveau de leur santé. C’était d’ailleurs loin d’être la première fois qu’il s’occupait d’une personne blessée avant sa capture, même si toutes n’étaient pas aussi docile que l’ange dans leur emprisonnement, raison pour laquelle aucune autre mesure que les menottes en granit marin n’avaient été prise contrairement à des forbans plus agressifs qu’il avait dû soigner alors qu’ils étaient enchaînés. Ishtar avait pensé que la capitaine avait un drôle de sens de la compassion qui correspondait bien à la rigueur militaire évoqué par le médecin. Forcé le condamné à être guérit était en effet plus du fait d’outre-passé la volonté du captif avec des intentions bénéfiques. Drôle de phénomène en tout cas. La bilcane espérait pouvoir remerciait cette dame comme il le fallait en temps voulu, puisque sans ses soins elle aurait certainement beaucoup souffert de sa condition précaire.

Un sentiment de désespoir se répandait dans le corps de la De Lérhane par ses veines. La maudite avait l’impression que son corps affaiblit lui demandait d’arrêter de lutter, de se reposer, d’accepter sa destinée car il ne semblait n’y avoir aucune porte de sortie et que chaque infime espoir s’écrouler petit à petit face au temps implacable et les précautions prise par les officiers en charge de cette embarcation. Pourtant, Ishtar prenait sur elle pour perpétuer sa volonté de combattre. Enchaînant les méditations, elle refermait son esprit pour ne pas se confronter aux temps interminables qui ne semblait pas s’écouler au milieu des ombres de cette cale. Ce supplice ne prendrait certes pas fin plus rapidement, mais la manière de passer les secondes s’écoulant bien lentement lui permettait de se focaliser au minimum sur sa condition, sur la détention et sur ce qui pouvait l’attendre au bout de cette route maritime. C’était la meilleure façon d’attendre qui était à sa disposition durant ce défilement temporel extrêmement lent… Ces longues secondes, ces longues dizaines de secondes, ces longues minutes, ces longues dizaines de minutes, ces longues heures, ces longues dizaines d’heures, ces longues journées… Et durant tout ces moments, elle faisait le vide dans son esprit, luttant contre l’ennui invasif et l’appréhension provocatrice. Se projetant dans l’univers astrale de sa spiritualité, qui était en fait son propre monde mental affecté par les liens qu’elle avait tissé au cours de son évolution spirituelle, la demoiselle se protégeait de ces sentiments négatifs derrière cette barrière de tranquillité. Sereine, son esprit demeurait vide de toutes pensées alternatives, de toutes évocations de concept ou encore de toutes naissances de réflexion pessimistes. Lisse comme la pierre, transparente comme rivière. Voilà le mantra qui guidait l’âme de la bilcane dans ces moments froids où elle se tenait à l’écart d’elle-même, parvenant ainsi à se maintenir à l’écart des influences du temps qui avait soumis bien des personnes avant elle.

Au bout d’une durée indéterminé, un bruit étrange s’insinua au milieu du royaume sombre pour toucher l’ouïe de l’Archange du Typhon qui émergea du néant de la méditation. Ce son était loin d’être un membre de ce mélange auditif qui se jouait en boucle. C’était quelque chose de singulier. De profondément différent qui faisait naître quelques étranges sensations dans le corps de la blonde aux iris lunaires. Une certaine excitation s’empara d’elle quand le son se répéta, dévoilant un peu plus sa nature. Maintenant qu’elle était pleinement concentrée sur cela, elle conjectura les diverses possibilités qui furent tranchés par une nouvelle itération de ce bruit qui se rapprochait. Il fut également suivi d’un autre phénomène auditif. Des canons faisaient feu et la coque avait été perforé à l’étage supérieure, un boulet fracassant les planches. C’est à partir de ce moment là que la cacophonie s’imposa réellement, sans parler des pas des marins qui se multiplièrent, tout l’équipage se mouvant sous les directives du capitaine qui avec maîtrise et précision engagé certainement la contre-attaque. Cependant, le bateau tout entier fut vite parcouru par un choc qui renversa l’ange. Les deux embarcations s’étaient percutées. La De Lérhane se releva et décida de passer à l’action. Mettant en avant son bras sain, elle fonça sur la porte rouillée qui céda facilement sous la puissance physique de son assaillante. Un abordage c’était parfait pour s’échappait… Si les attaquants n’étaient pas trop immoraux ce qui n’était pas gagné. En tout cas, il était hors de question qu’elle reste là sans rien faire. D’un pas décidé et en dépit de ses multiples blessures non complètement guéries, la bilcane se dirigea vers les escaliers pour les franchir et atteindre cette ouverture sur le reste du monde.




La main d’Ishtar se posa sur la trappe qu’elle souleva en inspirant doucement, se préparant au choc lumineux qui allait transpercer sa rétine. Durant les passages de ses geôliers dans la cale, la transition avait toujours été rapide mais bien concrète : les ténèbres se retrouvé fendu en un autre lieu, puis les rayons de la lanterne apparaissaient suivis de la source lumineuse elle-même. Cette fois-ci ce serait au vif, d’autant plus qu’elle ne pouvait pas passer à la vision thermique de serpent à cause du granit marin. Comme attendu, l’œil de l’ange fut traversé en un éclair et ébloui avant de s’adapter pour suivre les marins qui couraient dans les sens, se préparant à la riposte. Les cris des canons résonnaient désormais avec régularité dans les airs. Une frénésie embrasée se répandant avec les boulets qui tombaient dans l’eau ou traversaient le bois. Tout l’équipage du vaisseau de la Marine était mobilisé pour faire face à l’adversité sous les ordres de la capitaine qui devait lutter avec acharnement pour que la musique de ses propres armes s’impose au cœur de cette symphonie envahissante. Tout n’était que cris et poudre enflammée. C’était une bataille navale qui se jouait là et, vue l’expression de plusieurs canonniers, les gouvernementaux ne devaient pas avoir l’avantage. S’extirpant de la cale, l’an apparut au beau milieu des canonniers qui se démenaient pour maintenir le rythme sous les instructions du quartier maître. Ce dernier porta d’ailleurs un regard soutenu envers l’ange. Il n’avait pas de temps à perdre à s’occuper d’elle dans l’immédiat et ne le ferait que s’il y était contraint par cette dernière, la gestion des troupes étant actuellement la priorité absolue. La fille de Bilca continua ainsi de monter pour se retrouver sur le pont supérieur au milieu du tumulte de cette tempête de boulets. C’est alors qu’elle comprit le désavantage qu’avaient les membres de la Marine : ils faisaient face à une flottille de quatre bateaux pirates ; ce qui expliquait le rythme ahurissant du tonnerre des canons.

-PLEINE VITESSE ! MAINTENEZ LE CAP ! MAINTENEZ LE CAP ! hurla une voix féminine de manière insistante.

Portant le regard en direction de la proue, elle découvrit alors que l’embarcation gouvernementale fonçait à toute allure sur un sloop qui se positionnait pour déverser le contenu de son artillerie sur l’avant de la corvette, cette catégorie intermédiaire entre la frégate et le brick, de la contre-amiral. Le fait était que l’« Iambe », ainsi nommé justement de par cette particularité, possédait un éperon fin dont la majeure partie restait souvent sous l’eau et qui se relevait en son extrémité à la manière de la lame d’un sabre tout en étant recouvert d’une surface métallique polie pour que l’impact se transforme en incision. C’est précisément ce qui se passa. Le bateau des forbans se fit embrocher et lorsque le reste de la coque de l’Iambe toucha celle de l’ennemi, la structure fragilisée se rompit. Ainsi le vaisseau de la Marine traversa le sloop en terminant de le couper en deux. Ishtar le comprit rapidement en sentant le choc de la rencontre entre les deux bateaux.

-PLUS QUE TROIS LES GARS ! NE VOUS RELÂCHEZ PAS ! ON VA LES AVOIR ! rajouta la contre-amiral.

La corvette fit un mouvement brusque, tournant subitement pour échapper à une volée de canons envoyée depuis un brick. Néanmoins, le brigantin à la tête des flibustiers en profita pour se rapprocher. Plusieurs boulets quittèrent ses entrailles pour venir s’enfoncer dans les canonniers de l’Iambe alors que plusieurs pirates entamèrent l’abordage en usant de ce passage pour se balancer à l’aide de cordes sur le pont du navire.



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Contre-amiral Aphanasie, Captain Johann Von Müller

-Rendez-vous et rejoignez-nous où vous crèverez noyés dans les eaux de Grandline ! beugla le capitaine pirate en débarquant sur le bastingage.

-Ne rêve pas, lui répondit simplement la gradée en pointant son sabre vers le nouvel arrivant. UNITÉ TROIS : AUX ARMES ! LES AUTRES : SUIVEZ LES DIRECTIVES DU COLONEL GALDEN !

La cornu qui avait avancé en direction de la prisonnière en pleine fuite était contrainte de détourner son attention vers l’assaillant qui était la première priorité. Pendant ce temps, Ishtar avait pris sa décision. Elle allait aider la Marine à affronter ces pirates. En effet, la bilcane avait entendu parler de ce capitaine qui recrutait ceux qui se soumettaient et exterminait les autres, ne faisant jamais de prisonniers. Johann Von Müller était primé à 91.000.000 de berry principalement pour cette cruauté maladive qui le caractérisait et qui l’amenait même à tuer certains de ses hommes sur un coup de tête pour rappeler à tout ceux qui l’avait rejoint qui était le patron. Ce qui entourait cet homme était principalement connu grâce à un sergent-chef qui l’avait rallié, étant bien conscient que sa petite équipe ne faisait pas le poids, pour ensuite fuir et informer le reste des autorités de la menace qu’il représentait. Il était hors de question pour la blonde de rejoindre une telle brute.

-Tu n’as pas l’air d’être une des leurs. Rejoins-nous ! Tu seras libre, déclaras l’un des attaquants en s’approchant d’elle.

La réponse fut clair et surpris un lieutenant qui avançait vers elle avec deux de ses hommes afin d’arrêter la prisonnière en fuite. La jambe de la De Lérhane se leva et frappa avec une grande puissance le torse du forban qui fut propulsé sur le bastingage, passant ainsi par-dessus bord.

-Vôtre liberté est factice sous les ordres de ce fou.

Un sourire se dessina sur le visage du lieutenant tandis qu’Ishtar se joignait à eux pour repousser les quelques pirates accompagnant leur capitaine dans cet assaut, l’ange usant uniquement de ses jambes afin d’éviter d’exposer les parties de son corps qui n’étaient pas encore guérit. Elle sentait bien qu’elle n’était pas à son niveau habituel et son mal de crâne n’aidait pas les choses à se passer au mieux, une oppression cognitive réduisant les capacités analytiques et ralentissant les prises de décisions. Elle n’était donc pas en mesure d’user de sa pleine force, néanmoins c’était suffisant face à des combattants de seconde zone. En effet, si grâce à ses méthodes de recrutements couplé à une réputation naissante Von Müller avait put obtenir un équipage s’étendant sur quatre navires, cela ne faisait pas de ses hommes des guerriers. Que ce soit les paysans de villages perdus en campagne ou des militaires de bas étages, la plupart des personnes qui pouvaient rejoindre un homme à cause d’une menace étaient ceux terrifiés par ladite menace. Ainsi il n’y avait quasiment personne au sein de son équipage qui soit en mesure de tenir tête à ne serait-ce qu’un colonel et sur Grandline ce fait était un boulet incroyable. Von Müller avait survécu jusqu’à ce jour par une combinaison de chance et de sélection de ses victimes, néanmoins la contre-amiral Anaphasie étant loin d’être très connu, ayant monté chaque grade par une succession de réussite de moyenne envergure qui ne paraissait que dans des articles très courts des journaux, il n’avait pas pu mesurer le fait qu’il s’attaquait à plus fort que lui. Si la perte du sloop en avait été le premier indicateur, le fait qu’il était dépassé par cette ennemie en était un bien plus flagrant. Chacun de ses coups de sabre était contré avec plus de force, tant et si bien qu’il commençait à perdre l’équilibre. Pourtant Anaphasie n’excellait pas dans la force brute mais bien dans la précision de ses coups. Ainsi, voyant que Johann était déstabilisé, sa lame fusa et s’enfonça dans son épaule, la traversant de part en part. Ce dernier cria avant de saisir son pistolet à silex afin de tirer sur la gradée, néanmoins cette dernière tourna sur elle-même tout en retirant son arme de la chair du flibustier. Pliant les jambes, elle s’écarta avant de sauter sur son adversaire qui fut contraint de parer alors que le bras qui tenait son propre sabre était celui qu’elle venait de blesser. Ainsi, obligée de lâcher son arme face à la pression qu’exerçait celle de l’autre duelliste, il tenta à nouveau de pointer son pistolet en direction de la cornue qui afficha un sourire en coin avant de déployer sa jambe qui frappa la gorge du Von Müller qui sous la douleur dévia de sa cible et tira sa balle dans le vent.

-LE BRICK SOMBRE ! hurla le fameux colonel Galden qui avait pris la tête du combat naval suite au départ de ce poste de la contre-amiral.

Si la pupille de Johann continuait à trembler alors que la douleur commençait à se dissiper, c’était car la stupeur commençait à envahir ses entrailles tandis qu’il découvrait le vaisseau d’un de ses deux hommes de confiance être emporté par les flots à cause d’une série de boulets ayant fragilisé la structure globale du brick. Comment diable pouvait-il perdre deux bateaux dans l’attaque d’un seul misérable vaisseau ? Il y allait à quatre contre un et cela ne suffisait pas. En réalité, la flottille des forbans avait beau existé, elle n’était qu’une force utilisée en attaque massive sans aucune stratégie particulière qu’user du surnombre. À l’inverse, Anaphasie faisait partie d’une catégorie d’officier qui étaient spécialisés dans le combat naval et qui étaient en mesure de renverser une situation aussi dangereuse face à un adversaire aussi peu expérimenté sur ce terrain-là. L’équipage de l’Iambe était tout sauf une force brute de combat, c’était bel et bien un orchestre qui tirait sa dangerosité de ses capacités en pleine mer. C’est pour cela qu’il était rare qu’on fasse appel à de tels personnes pour des affrontements terrestres. Malheureusement pour Von Müller, il était déjà évident pour la contre-amiral ainsi que pour son second que leur victoire était assuré.

-Soyez-maudits ! pesta le capitaine pirate en levant son arme. CRÈVE CATIN !

Anaphasie esquiva le coup dévoilant ce qu’elle avait indiqué de faire à un de ses hommes. L’un des canons était retourné et expulsa un boulet qui fendit l’air pour venir percuter le ventre de Johann qui, ayant tout juste effectué un mouvement, ne fut pas en mesure de faire quoi que ce soit pour riposter. Il traversa le bastingage et tomba à lourdement dans la mer. Pendant ce temps, Ishtar se chargeait à elle seule de terminer de repousser les pirates, achevant de ce fait de nettoyer le pont de toutes présences malfaisantes permettant à tout les autres soldats de la Marine de se concentrer sur leurs tâches aux canons. Le regard de la contre-amiral se posa alors sur l’ange qui le soutint. Après un ou deux instants, la gradée pivota avec ton son corps pour retourner au gaillard arrière.

-ALLEZ LES GARDS ! ENVOYEZ-MOI CES NAVIRES PAR LE FOND !

Alors que le Von Müller nageait pour retourné à son brigantin, il eut un mouvement de recul en voyant le Iambe fendre les eaux pour frapper de son éperon la coque du vaisseau-mère du rufian avant de longer celle-ci afin de décharger des boulets pour terminer de plier le bois à la volonté gouvernementale. C’est alors qu’une explosion retentit à l’intérieur du brigantin. Le colonel Galden, homme fort de l’équipage d’Anaphasie, avait utilisait un tonnelet de poudre à la mèche allumé qu’il avait balancer à la manière d’un champion olympique avec un marteau, une corde ayant été enroulé autour du projectile pour rendre le mouvement possible. Ainsi, toute la poudre contenue au premier niveau du navire s’était embrasée à son tour et éventré toute une partie du brigantin. Horrifiée le Von Müller augmenta la cadence avant que Galden ne porte le coup final. Armée d’un canon portatif, il tira à plusieurs reprises en visant la base de la coque, créant ainsi des ouvertures qui permettait à l’océan de se déverser dans la cale du navire pirate. Les forbans, qui pensait jusque là qu’une bataille navale se résumait à tirer au canon par les endroits prévus à cet effet, étaient affolés par la situation. La peur les ayant envahis, ils ne tentèrent aucunes manœuvres, d’autant plus que leur capitaine était encore à l’eau. C’est ainsi que le brigantin entama son voyage vers les profondeurs petit à petit. Lorsque Johann l’atteignit enfin, il était déjà trop tard. De plus, le dernier navire de la flottille, composé principalement de personnes s’étant soumis face à la politique de terreur du Von Müller, tentait de s’échapper, les personnes s’y trouvant ayant mener une mutinerie et poussé l’ami de Johann par-dessus bord en voyant comment se déroulait la bataille.

-Ils sont trop loin maintenant ! CARGUEZ LES VOILES ET FAITE MONTER À BORD TOUT CES BRIGANDS DES MERS ! ON VA LES METTRE AUX FERS !




La contre-amiral descendit sur le pont principale et s’approcha d’Ishtar tandis que le reste de l’équipage récupérait des fusils pour mettre en joug les pirates qui grimpaient sur la coque de la corvette pour se rendre à la Marine, tandis que les camarades originelles de Johann tentait avec lui de quitter les lieux à la nage, refusant de se soumettre et se condamnant à une mort certaine dont personne ne serait les témoins. Le regard lourd et grave de la gradée s’enfonça dans celui argenté de sa prisonnière.

-Si votre évasion est totalement répréhensible, l’aide que vous nous avait apporté était précieuse. Si jamais mes hommes avaient dû s’occuper de ces forbans plutôt que des canons, nous n’aurions peut-être pas pu achever si rapidement l’ennemi et le dernier navire n’aurait peut-être pas fuit. De plus, vous avez fait preuve de beaucoup d’honneur en vous joignant à nous, vos geôliers vous amenant à un funeste destin, face à de tels truands. Cette décision peut sembler ridicule, vu que vous vous êtes privés d’une échappatoire, mais cela prouve d’une certaine façon que vous avez des convictions ou que vous étiez certaine de notre victoire, ce qui, je pense, ne devait pas être le cas. Ainsi, pour vous féliciter et vous remerciez, sachant que contrairement à beaucoup vous n’avez jamais été agressive, je vous libère officiellement de votre cellule. Pour le reste de ce voyage, vous vivrez parmi nous même si vous conserverez vos menottes et que vous serez sous la surveillance de plusieurs des nôtres. Bien sûr, si vous effectuez quelques exactions que ce soit, nous vous remettrons aux fers en compagnie de tout les gens que nous allons récupérez suite à cette bataille.

Tout le long de ce monologue, le faciès d’Anaphasie était resté rigide tandis que celui de la bilcane se vit être marqué d’une certaine surprise face à autant de générosité de la part d’une personne aussi froide. Différents visages se tournèrent vers elle. Beaucoup ne savait pas encore comment accepter la situation et si la contre-amiral avait eu une bonne idée, mais le fait était qu’aucun n’osa protester. Ils allaient attendre de la côtoyer avant de la juger, malgré que certains d’entre eux étaient suspicieux. Affichant un sourire, la De Lérhane posa un genou à terre tout en baissant son visage vers le sol, laissant pantois plusieurs soldats tandis que le colonel Galden souriait à pleine dent.

-Je vous remercie de tout mon cœur pour votre altruisme madame.

Regardant nonchalamment cette titanesque femme s’agenouiller devant elle, Anaphasie ne laissa transparaître aucune émotion, mais dans son for intérieure elle était indéniablement marqué par le fait qu’une prisonnière ayant été désigné comme criminel en aille jusqu’à se prosterner pour témoigner sa gratitude à celle qui devait l’amener au lieu de son jugement. La contre-amiral avait bien rarement vue des hors-la-loi, des révolutionnaires ou des pirates se montrer ainsi. La De Lérhane grimpait de ce fait dans l’estime de sa geôlière qui posa sa main sur l’épaule de la bilcane.

-Tu peux te relever.

Ces quelques moments pouvant sembler anodins marquaient en réalité le respect de la gradée qui naissait en réponse à celui de l’ancienne décima, tout cela donnant une scène que les membres de l’équipage de l’Iambe n’avait jusqu’alors jamais vu. Ceci dit, Anaphasie fit demi-tour et s’approcha du bastingage pour accompagner ses hommes dans la mise en joug des forbans qui croupiraient bientôt dans les diverses cellules qu’abritaient le navire. C’est ainsi grâce à cette bataille navale non préparée qu’Ishtar s’était mis sur une voix qui, même si elle l’ignorait encore, pourrait la sauver d’une sentence. L'Iambe reprit sa route sur les flots de Grandline tandis que la fille de Bilca découvrait le hamac auquel elle avait droit pour avoir apporté son aide aux gouvernementaux, faisant au passage connaissance avec divers marins pendant que, dans sa cabine, la contre-amiral réfléchissait à ce cas unique.






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