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 [Présent] Chambre Blanche (Solo 1)

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Ishtar De Lérhane
Archange du Typhon
Ishtar De Lérhane
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MessageSujet: [Présent] Chambre Blanche (Solo 1)   [Présent] Chambre Blanche (Solo 1) Icon_minitimeMar 25 Juin - 19:11




Solo

Chambre Blanche



Les lourdes paupières de l’ange se soulevèrent mollement avant de se refermer, crispés par le mal de tête incroyable qui fracassait l’intérieur de son crâne à la manière d’explosion. C’était son haki de l’observation éveillé durant sa perte de connaissance qui passait à l’attaque, continuant de la submerger dès le réveil. Peinant à ouvrir son œil valide et non celui qui avait été tuméfié, elle finit par réussir. Enfoncé dans son lit rallongé spécialement pour sa grande taille et ses ailes, son regard était figé sur le plafond blanc avant de descendre pour découvrir la chambre très impersonnelle dans laquelle elle se trouvait. Elle ne prit pas longtemps pour comprendre qu’elle était dans un hôpital, la machinerie à côté d’elle étant un indice bien trop flagrant. Les souvenirs des événements l’ayant amené jusque là lui revinrent en mémoire rapidement. Le duel contre le Chevalier Noir qui avait détruit la forteresse, l’homme en armure d’obsidienne qui s’avérait être son frère… Oui, tristes moments. La mine pâle de la bilcane s’assombrit ainsi rapidement, même si ce n’était guère visible avec tous les bandages qui recouvrait son faciès fendu des crispations dû à son mal de crâne. Elle ne savait toujours pas la raison de la haine qu’éprouvait Naesala à son égard et cela la minait de s’imaginer les causes possibles. L’ange tourna bientôt la tête pour observer ce dernier qui semblait profondément assoupit dans son lit à quelques mètres de là, sa chevelure bleue rayonnant sous la lumière provenant de la fenêtre. Ils les laissaient vraiment dans la même chambre ? Était-ce bien judicieux ? Après un duel ayant complètement ravagé un bastion, ils mettaient les deux antagonistes dans la même pièce sans craindre que l’un d’entre eux ne tente quelque violence à l’égard de l’autre ? Une telle foi en des inconnus lui semblait tout à faire inenvisageable. C’est en bougeant qu’elle se rendit compte d’une chose : elle était attachée au lit avec des menottes. C’était donc ça leur sécurité ? Des entraves en acier ? Rien de plus ? Il était vrai que vue l’état des deux adversaires il n’y avait que peu de chance pour que l’un d’eux ne trouve la force de briser le métal par la force, l’ange devait bien l’avouer.

Le front rongé par la migraine, l’ancienne révolutionnaire observa un instant les marques des soins qui lui avait été portés. En dehors des bandages qui recouvrait son visage, elle portait un plâtre au bras, un au nez ainsi qu’un à l’une de ses ailes, tout trois ayant été brisés durant la bataille. Son état était clairement critique. C’était l’un des affrontements les plus rudes qu’elle avait mené durant sa vie sur les mers bleues, tout en force et en brutalité. Un duel tellement intense que le retour à la réalité, durant le choc ressentit lorsqu’elle avait découvert l’identité de la personne se cachant sous le casque du Chevalier Noir, se retrouva démultiplier, lui infligeant une douleur mentale sans commune mesure avec tout ce qu’elle avait pu endurer jusqu’à aujourd’hui, de la mort du père de ses amis d’enfance ainsi que la départ de Sakuga Keigo jusqu’aux événements récents à propos de son ancien équipage révolutionnaire. Ishtar se demandait ce qui allait se passer une fois qu’elle et son frère seraient rétablis. Il y avait malheureusement de grandes chances qu’ils doivent payer pour la destruction de la forteresse. La question était de savoir quel type de punition cela serait. Les réflexions qui parcoururent ses synapses durant les heures qui suivirent s’axèrent sur ces deux points, ressassant les événements précédents sa plongé dans l’inconscience en boucle, se refermant de plus en plus sur elle-même au fur et à mesure, livrée à elle-même dans ce véritable cauchemar dont elle craignait l’explication et les impacts. Même les allés et venus de quelques infirmières ne surent tirer la bilcane de sa perdition mentale. Son faciès sombre, désespéré et larmoyant ne toucha de toute façon que très peu le personnel soignant qui jugeait avec un certain dédain ces deux étrangers responsables d’un tel cataclysme pour le village, ne révélant même pas à la blessée que cela faisait un peu plus de trois jours que les événements avaient eu lieu, la dépense d’énergie phénoménales des deux opposants ainsi que la fatigue à la fois psychique et physique les ayant conduits à prendre un si long repos. Néanmoins, une étincelle quitte les iris argentées de la De Lérhane quant elle entendit Naesala émerger de sa torpeur, crachant fébrilement à cause de l’opération qu’il avait subi à l’intestin afin de recoudre l’ouverture faite par l’ultime assaut d’Ishtar. Il possédait moins de blessures que sa sœur aînée, mais elles étaient globalement plus graves, même s’il fallait bien compter également une opération au ventre de l’Archange du Typhon qui avait failli être éventrée par la dernière attaque de l’homme à l’armure d’obsidienne. Les deux membres de la fratrie se jetèrent un regard lourd et douloureux avec une certaine tension. L’œil de la bilcane reflétait la tristesse qui la hantait tandis que la colère du jeune homme était palpable.

-Pourquoi ? fut le seul mot que la blonde parvint à prononcer.

-Parce que tu nous as abandonnée… Je suis descendu du ciel pour venir te chercher grande sœur… Je suis arrivée à Jaya, apprenant qu’on y trouvait un moyen de regagner notre mer blanche, notre belle mer blanche… Et c’est alors que j’ai appris que tu y étais déjà venu… Les femmes avec quatre ailes et extrêmement grande ça ne court pas les rues tu sais… J’étais… J’étais désemparé… annonça-t-il alors que la fureur s’éclipsait pour laisser sa place à la rancœur, puis au chagrin, menant Naesala aux larmes. Je… Je… tenta-t-il avant d’avaler sa salive. Je me suis sentit vide…. Tu avais les moyens de revenir vivre avec nous, mais tu ne l’as pas fait… Ce monde est morne… Ce monde est triste… Notre océan céleste est bien plus paisible. Il n’y a pas de guerre, pas de criminels. Je n’ai donc pas compris. Pourquoi ma grande sœur dont j’avais de si beau souvenir ne voulait plus de nous… Je t’en voulais… Je t’en voulais d’avoir à ce point changer… Nous ne sommes donc plus rien pour toi ? Et dire que…. Maman… Papa… Ils étaient si tristes de t’avoir perdu… Ils espéraient tellement pouvoir te revoir… Ils sont persuadés que tu reviendras… termina-t-il, le regard rivé vers le plafond alors que ses pleurs longeaient ses joues avec un débit rapide.

-Bilca… Bilca n’est pas le paradis que tu t’imagines… Tu n’as pas connu Janus et Octavius. Tu n’as pas vu ce que nous avons vécus avec Sakuga, Omnis et Eva… Le mal s’étends même jusque là-bas. Et tu trompes… J’ai bien l’intention d’y retourner… De retrouver papa et maman ainsi que toi… C'est un désir ardent en moi... Mais j’ai encore des choses à faire sur cette mer… J’ai des objectifs à atteindre, pas pour moi mais pour des promesses que j'ai faites… Je voulais atteindre le sommet avant de retourner à la tranquillité… Je voulais découvrir ce que ce monde abrite, connaître les secrets qui peuvent m’enrichir physiquement et spirituellement… Oui, j’ai refusé de remonter à la mer blanche la dernière fois… C’était l’année dernière… Je m’en souviens très bien… Ce n’était pas définitif, c’était une remise à plus tard, parce que à ce moment là je fuyais encore tout ceci pour simplement me battre, pour vivre d'une passion sans pour autant avoir de vrai but. J’ai fait d’énormes avancées depuis, bien plus que durant les neuf années qui ont précédés, autant sur le plan physique que mental… Je suis désolée si tu t’es senti abandonné. Puisque... C'est vrai... Je vous ai abandonné… Ce n’était pas ce que je voulais… Mais j'évitais le sujet par peur des retrouvailles, repoussant sans cesse l'échéance... Je pense régulièrement à vous. Je me demande comment vous allez, comment vous vivez sans moi, comment se porte Bilca. Mais je dois faire des choses avant… Avant de remonter sans regrets dans notre village répondit-elle, avalant sa salive à intervalle régulier tandis que les larmes continuaient à pleuvoir sur ses joues tandis que son frère se taisait, surpris par le fait que sa sœur admette le fait qu'elle l'avait abandonnée, la raison même de sa rancœur envers elle.



[Présent] Chambre Blanche (Solo 1) Garde_11
Costra de Nilov

-Pardonnez moi d'intervenir au milieu de ces retrouvailles poignantes, déclara la voix bourru et du possesseur contrarié de la bâtisse qui s'était écroulé. Il me semble que nous avons à parler.

Costra, pénétrant dans la chambre, apposa son regard grave sur Naesala, une certaine rancœur marquant ses traits en plus de la sévérité qui était inscrite sur son front. Il toisa ensuite la bilcane du regard, cette dernière se remémorant alors ce que le de Nilov avait dit avant le duel. Les deux hommes étaient amis depuis que le Chevalier Noir avait sauvé le village d’un bandit qui s’y était infiltré. Autant dire que la destruction de la forteresse que le nobliau avait fait bâtir, lui ayant même donné son prénom, devait jeter un froid dans la relation entre ces fiers chevaliers. Le cliquetis métallique des lourdes plaques de métal s’entrechoquant régulièrement emplissait la pièce à mesure que le petit seigneur s’avançait, sa cape flottant très légèrement.

-Naesala… Je n’en reviens pas… Tu m’avais assurée que les dégâts seraient minimes, que tu en finiras rapidement avec elle. Pourtant regarde où ça en ait. Des millions de berrys envolés. Fort Costra à reconstruire. Je n’envisageais pas notre amitié ainsi. Tu devais protéger la ville, pas la faire détruire. Je voulais juste t’aider et la chose se retourne contre moi. Non, ce n’est pas possible. Pourquoi tu n’as pas fait en sorte que la confrontation soit repoussée jusque dans la plaine, là où vous auriez pu vous en donner à cœur joie sans soucie.

-Cost’… Ecoute…

-Non je n’écoute pas ! Et vous… Et vous… Certes vous êtes l’un comme l’autre impliqué dans la chute de mon fier bastion, mais vous avez brisé le cœur de votre frère et c’est donc encore plus de votre faute si mon beau château s’est effondré !


Ishtar demeura silencieuse devant ces propos, ne pouvant guère répondre à une colère si jeune qui envoûtait complètement l’esprit de ce nobliau qui n’avait pas encore put faire son deuil. De plus, vu son visage recouvert de larmes et de bandages ainsi que la douleur dans son crâne, elle n’était pas en état de réfléchir pour trouver quelque chose lui permettant de s’excuser correctement pour s’être autant emporté durant cette lutte fratricide, ses instincts bestiaux et le combat à mort en lui-même l’ayant amené à négligé l’importance que pouvait avoir un tel bâtiment.

-… Bon… Je repasserai m’entretenir avec toi plus tard pour que nous mettions les choses au clair Naesala. Néanmoins, il faut un coupable à annoncer au peuple. Je ne peux décemment pas envoyer notre héros en armure noir en prison vu ton importance dans notre défense actuelle, même si nous allons devoir convenir de la façon dont tu vas me rembourser pour cela. Quant à ta sœur… Un navire de la Marine mouillait au port. Je l’ai contacté pour demander un transfert.

Les De Lérhane s’échangèrent un regard inquiet.

-Mais Cost’, on a des choses à se dire et des comptes à régler ! rétorqua le Chevalier Noir.

-Tu aurais dût y penser avant de la provoquer en duel. Profitez-en, déclara le seigneur avant de quitter la pièce d’un pas décidé dans un fracas métallique, laissant derrière lui un silence de mort des plus pesant s’ancrant dans la conscience des deux De Lérhane qui n’osèrent guère reprendre la parole suite à cela.

Les instants demeurèrent en suspension, l’incertitude se mêlant au remord en une symphonie sans notes se jouant dans le poids de la condition humaine, s’incrustant dans leurs esprits pour que jamais ils n’oublient ces retrouvailles loin d’être paisibles.

-Très bien… Je suis désolé de te faire vivre tout ça. Je ne suis pas encore prêt à te pardonner, mais je pense que je peux bien attendre encore un peu avant de te ramener là-haut, par la force si tu tarde trop.

-Et comment comptes-tu faire si je vais en prison ? Imagine que j’aille à Impel Down…

-Je ferai de mon mieux pour te libérer. Je vais essayer de calmer Costra pour le persuader de donner un contrordre afin de te disculper officiellement. Nous aurons certainement le temps de mettre les choses au clair, peut-être de nous retrouver… Même si pour l’instant je te déteste toujours de nous avoir laisser… Néanmoins la prochaine fois je n’essaierais pas de te tuer.

-Naesala…

-Désolé, mais j’ai besoin de réfléchir grande sœur. On en reparlera plus tard.


C’est ainsi que les lèvres du paladin sombre se refermèrent pour ne plus se rouvrir, laissant la blonde seule avec elle-même, ou plutôt seul avec son mal de crâne. Elle comprenait parfaitement la rancœur de son frère, sachant pertinemment qu’elle ne parviendrait pas à briser la glace et se réconcilier avec lui aujourd’hui. Jugeant qu’elle était en tort et que la faute lui incombait, l’archange ne chercha aucunement une explication, évitant de se torturer l’esprit davantage qu’avec ses regrets. Quelque chose était cependant plus pressant : parvenir à se soustraire à la Marine qui était peut-être déjà en route. L’amazone ne rêvait pas de faire un séjour derrière les barreaux. De plus, si elle se fiait à ce qu’avait dit Naesala, il faudrait à minima attendre que Costra se calme, ce qui ne semblait pas gagner d’avance aux vues de l’ampleur de la catastrophe qu’il avait dû encaisser. Si la bilcane comprenait bien son implication au sein de son conflit familiale, elle ne jugeait pas mériter la prison, considérant qu’elle serait bien plus utile pour protéger les civils comme elle avait déjà pu le faire à de nombreuses reprises, parfois en s’alliant aux troupes gouvernementales sur place. Se retrouver aux fers lui permettrait d’avancer dans sa quête d’élévation spirituelle, mais cela serait fortement contre-productif vis-à-vis de son entrainement et de ses projets martiaux. Ishtar préférait éviter d’user de la force, surtout contre des représentants de la loi exerçant correctement leurs fonctions, même si pour l’instant elle ne connaissait pas les valeurs que portaient l’officier qui allait se charger d’elle, néanmoins si c’était le seul moyen de subtiliser aux griffes d’aciers de geôles, l’ancienne révolutionnaire devait s’y contraindre. Bien entendu, avant cela il y aurait la discussion comme potentiel solution, même si en raison des lois, et surtout du Décret Décima, les chances que cela fonctionne étaient pour le moins inexistantes.




Le sable chutait, décrivant un maelstrom au milieu du sablier dans lequel s’écoulait ce désert marquant l’éternité défilant devant l’œil de la guerrière céleste qui clouait au lit, était seule face au mal de tête envahissant dont elle commençait à questionner la nature. Familière avec la notion de haki de l’observation, elle pouvait déceler cette possibilité mais n’avait pas assez d’informations pouvant l’amener à conclure. De plus, elle avait d’autres soucis à gérer que celui-ci. Incapable de s’échapper, l’amazone était livrée à elle-même dans ces instants interminables où elle se sentait condamné. La prison l’attendait et les rumeurs sur la vie à Impel Down, sous la poigne de fer du terrible Satan, Albrecht Madman, ainsi que ses hordes de gardiens qui étaient peut-être même plus ignobles que ce que les mythes urbains sur le lieu de détention le plus célèbre au monde, l’Enfer Gouvernementale, pouvaient raconter. Pourtant, il n’y avait aucune solution en l’état. Même si grâce à la forme totale de son fruit du démon elle pourrait outrepasser le lien en acier, les serpents n’ayant pas de jambes ou de bras, jamais elle n’aurait la force de quitter les lieux avant que quelqu’un ne puisse l’arrêter. Etant donné les blessures que la bilcane avait subit contre son frère, il était difficile d’imaginer qu’elle puisse résister à qui que ce soit, même si sa mentalité aurait été permissive quant à la gratuité d’attaques sur autrui, ce qui n’était clairement pas le cas, l’Archange du Typhon n’aurait put qu’utiliser qu’un seul bras pour tenter de se libérer, ce qui se serait assurément avéré trop juste. Non, il fallait attendre et espérer trouver une ouverture pour fuir, sans faire de mal à qui que ce soit. Le transfert surviendrait certainement trop tôt, il fallait donc attendre d’être dans les geôles du vaisseau gouvernementale pour envisager quoi que ce soit.

Une nouvelle fois, elle contempla son propre passé. Durant ces années sur les mers bleues, elle avait vécu beaucoup de choses et n’avait jamais vraiment envisagée que cela prenne fin un jour. L’un de premiers événements notables était sa rencontre avec Karim Ookami et le supernova Mystick. Si les deux premiers étaient parvenus à surpasser le second, c’était sans compter sur l’armure que le forban avait volé à un scientifique qui lui avait permis d’inverser complétement la balance et ainsi vaincre ses deux ennemis tandis que ses hommes se déversaient sur Cabayoshi Island qui luttait aux côtés de l’équipage du Centaurus en attendant l’arrivée de la Marine. Une autre péripétie fut le court voyage sur le Nouveau Monde pour se rendre à une réunion révolutionnaire. Bien sûr, une autre grande débâcle avait été la confrontation avec la famille du voïvode Hungaria des landes de Magyarolachia. Ishtar et d’autres, Massy et Alexei étant les principaux autres personnages du groupe, avaient été capturés suite à l’embuscade dressée par les vampires. Devant s’échapper, ils reçurent le soutien d’un des serviteurs du domaine qui les aida à prendre le large tandis que les vampires se faisaient attaquer par une unité suicide de la Marine. Cela s’était avéré si complexe qu’Alexei n’était pas parvenu à en sortir vivant. Plusieurs aventures plus tard, elle avait fait une pause pour passer du temps au monastère de l’île aux prières où elle avait travaillé sa spiritualité. Lorsque sa formation c’était achevé, elle ne tarda pas à entendre parler de cette fameuse histoire autour de Jaya et du moyen de remonter à la mer céleste. Durant sa quête pour trouver une embarcation faisant voile vers Jaya, Ishtar s’était arrêté à Okalmoa où elle s’était associée avec un garde du corps, Alexander, puis avec la Marine locale afin de faire face à une vague de crimes orchestré par un capitaine pirate et un magnat local. Grâce aux efforts cumulés de chacun, les forbans purent être mis hors d’état de nuire alors qu’ils s’échappaient avec leur butin. Ensuite il y eu bien sûr la rencontre avec le dirigeant de la Flotte Noire à Puerto Havana, celle avec la Couronne et le vice-amiral Archer à Jaya, les divers péripéties vécus à Grandline, la bataille de Senzai Sazoka, le ralliement aux amazones, les événements de l’île Bayangan pendant la guerre finale contre les décimas et encore bien d’autres histoires, découvertes d’îles particulières comme la Gorge Polaire ou de voyage singulier en des terres tantôt hostiles, tantôt magnifiques. Ainsi, même dans ses défaites elle n’avait jamais suffisamment mise en échec pour songer à être arrêtée et finir définitivement ses jours dans une cellule, privé de tout sauf de la vie. Comme elle l’avait envisagée et pensée, alors qu’elle aidait des gouvernementaux contre des criminels horribles et ignobles,  en se mettant mentalement à la place d’adversaires, en faisant abstraction de leur ignominie, qui tentaient tout pour échapper à la prison quitte à mourir en essayant, le froid de la lame de la Grande Faucheuse était quelque de chose de bien enviable face à un tel destin.

Résignée, la fille de Bilca n’avait plus qu’à attendre, attendre, attendre… Au bout d’une durée interminable marquée par la frénétique descente du soleil dans le firmament, un sergent vint chercher la blessée qui tout aussi inoffensive qu’on lui avait dit. C’est ainsi que le nouvel arrivant plaça les menottes en granit marin avant de retirer celle en acier et demander à la demoiselle de se lever. Ses jambes étant intactes, à l’inverse de son bras ou son nez, Ishtar s’exécuta avec peine et fragilité, manquant de tomber en sol.

-Ishtar… entama son frère. Je serai à Jaya…

-Avancez
, ordonna l’officier alors que l’ange réponde d’un hochement de la tête singulier à son frère, déçu de ne pas avoir pu davantage discuter pour mettre les choses au clair et de devoir attendre pour pouvoir faire cela.

Ses genoux tremblants, elle avança difficilement dans le couloir aux côtés de son gardien qui gardait son pistolet en main, prêt à faire feu en cas de rébellion pour incapaciter la pirate. Les couloirs et les visages défilaient au rythme des pas lents de la De Lérhane. Bientôt, se furent les portes de la clinique qui s’ouvrirent pour les laisser traverser l’île jusqu’au navire qui les attendaient, ce bateau au pavillon de mouette qui allait l’emmener vers une direction inconnue. La mine assombrie par la tristesse et l’appréhension d’un futur incertain, la bilcane disparut dans les entrailles de bois du bateau d’une contre-amirale.






© By Halloween



Première manifestation de haki avec ce premier solo de transition.
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