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 Kanazakura, île mouvementée.

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Shinji Nakata
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MessageSujet: Kanazakura, île mouvementée.    Lun 14 Jan 2019 - 2:22




Kanazakura, île mouvementée.


Feat Etsu Ogawa



  Encore une journée banale, remplie de banalité. Il n’était pas plus de midi, le soleil était presque à son apogée journalière. Quant à lui Shinji s’était de nouveau assis sur son fidèle siège en bois, qui lui servait depuis maintenant plus d’un an à distiller sa drogue à toutes sortes de passant. Le délinquant avait par ailleurs bien muri depuis sa rencontre avec l’ange, qu’il considérait tout de même comme une amie.  Néanmoins, ses habitudes ne changeaient pas pour autant. La misère était toujours présente, et une fois de plus le mercanti s’était résigné à brigrander un étalage de nourriture.

  Le jeune adolescent de quatorze ans se présentait avec sa dégaine habituelle. Il était habillé simplement, avec une sacoche comme accessoire. Celle-ci ne contenait rien du tout, mise à part son revolver et quelques munitions, le strict minimum tout compte fait. Il ne s’en séparait jamais, et ne pouvait être apaisé sans son arme à feu à portée. Quelles que soient les circonstances, le gamin n’avait pas de quoi faire languir la gente féminine, puisqu’il était habillé de son survêtement bleu favori, ainsi que d’une casquette noire. Le garçon ne comptait pas s’attarder sur l’embarcadère, ne voulant qu’une seule chose : de la becquetance pour tenir le reste de la journée.  

  Le misérable prit alors la route du port, les mains dans les poches. Arpentant le labyrinthe qu’était sa cité, le garçon se réjouissait parfois d’être natif de cette partie de Kanazakura. En effet, il n’était pas bien rare de voir des passants se faire dépouiller, alors que ceux-ci ne traversaient que la zone, de manière pacifique. Le jeune homme n’avait jamais eu ce genre de problème, tout le monde le reconnaissait grâce à sa brulure à l’œil, ainsi qu’à ses cheveux particuliers. Deux handicaps qui lui facilitaient parfois la vie, ironiquement. Lorsqu’il était témoin de tels spectacle, Shin’ ne se mêlait pas. Il n’avait pas l’âme d’un super héros, et puis comme il le disait si bien, c’était de leurs fautes, ces étrangers n’avaient qu’à pas venir ici.

  Finalement arrivé à destination, face à la mer, le garçon tourna en rond. Main dans les poches, tête baissée cachée par la casquette. Son allure louche n’attirait pas l’attention, et lui permettait de tourner en rond, à la recherche d’un marchand ambulant. Généralement, il s’attaquait aux marchands de poissons frais, ou de volaille, qui étalaient leurs succulentes viandes à la vue de tous. C’était le pêché mignon qui faisait languir l’orphelin, et c’est d’ailleurs ce qu’il comptait ingérer cette journée-là.

  Le garçon avait l’habitude de ce genre de larcin, au point où celui-ci avait développé sa propre technique. Tout d’abord, il ne fallait pas s’arrêter, afin de ne pas attirer l’attention. Effectivement, la tenue vestimentaire du gamin étant assez douteuse, si celui-ci s’amusait à marquer des arrêts, il pouvait faire une croix sur son dîner. Ensuite, il ne fallait pas hésiter, savoir à l’avance sur quel marchandise s’attaquer, connaître la vigilance du vendeur, savoir par où s’enfuir. Enfin, d’un geste vif et discret, prendre la marchandise, sans interruption de pas. Généralement, le voleur n’avait pas à courir, puisque la discrétion lui permettait d’être insoupçonné.

  Malheureusement, ce jour-ci Shinji se fit prendre la main dans le sac. Alors que celui-ci s’apprêtait à empoigner une délicieuse truite, l’aigrefin fut démasqué. Sa main qui avait déjà bondit, s’était faite intercepté par l’un des vendeurs qui cria immédiatement de l’aide.  

«  Oh le voleur ! Je te tiens ! Soldat de la marine, j’ai un petit fils de putain pour vous ! »


  Les mots ne plurent pas au garçon qui se sentit tout de suite en danger, dû aux hurlements du commerçant. Le cœur du filou battait à la chamade, alors que son esprit ne savait pas comment réagir. Il ne fallait pas réfléchir mais agir ! C’est alors que l’escroc attrapa de sa main gauche, qui était libre, la moustache grisonnante de son séquestreur. Un odieux mugissement se fit entendre dans tout le port, qui s’était arrêté de vivre, comme pour regarder le pauvre garçon. Réussissant enfin à se délivrer, Shinji entama une course endiablé, sans avoir prit le poisson.

  Le petit carambouilleur boyautait de plus belle, montrant l’intégralité de ses belles dents. Le garçon se sentait en sécurité, la course était son point fort, le port l’un de ses terrains de jeu favoris, comment ce vieux poissonnier pouvait-il le rattraper ? Son euphorie fut néanmoins stoppée, par l’intervention d’une forte voix. C’était un homme qui semblait se trouver quelques mètres derrière le garçon.

« Tu peux courir, je vais t’attraper ! »


  Le garçon tourna alors sa tête, afin d’avoir une vision des évènements se produisant derrière lui. Quelle surprise lorsqu’il remarqua qu’un marin, plutôt grand, se trouvait à quelques centimètres de lui. Soufflant un bon coup, le jeune garçon accéléra ! S’il ne pouvait pas compter sur sa force brute, le gamin avait un atout : sa vélocité. Reprenant ses distances, le fugitif accentua son écart en faisant tomber quelques obstacles dans son sillon, gênant ainsi le pauvre soldat de l’autorité locale.

  Un fou rire anima de nouveau le garçon, qui en regardant derrière lui voyait la marge se construire davantage.  Le garçon avait fait une sacrée performance, puisque celui-ci avait traversé le marché jusqu’à la zone estuaire où de nombreux bateaux marchands ou pirates desservait. Il n’avait pas ralenti sa course, au contraire, et admirait l’environnement tout en se félicitant de sa prestation. Quelques marins continuaient tout de même la course poursuite, tant et si bien que l’on pouvait toujours ouïr quelques lointains avertissements.

  Soudainement, tournant la tête face à son chemin, le garçon grimaça. Un freinage d’urgence s’imposait puisqu’un obstacle inconnu s’était placé en plein passage. Rien n’était à faire, le jeune évadé avait réagit bien trop tard. Un lourd choc se produisit, propulsant le corps du garçon sur le sol terreux. Les marins quand à eux semblait bien content de l’évènement, se rapprochant dangereusement rapidement…

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Etsu Ogawa
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MessageSujet: Re: Kanazakura, île mouvementée.    Lun 14 Jan 2019 - 13:50



Adieu la vie


Que faire de tout cet argent ? J’ai pas besoin de tout ça. Je pourrais économiser pour me payer un vrai labo, réinvestir dans mes recherches… Ou tout claquer dans du jus d’orange. Mh…

C’était là le cours de mes pensées, juste avant que j’aperçoive, du coin de l’œil, un bonhomme débouler de nulle part. Ma vie défila dans mon esprit. J’étais née à South Blue, sous le nom d’Etsu Ando, dans un quartier plutôt calme du Royaume de Trader, si quoi que ce fût eut été qualifiable de « calme », là-bas. J’avais grandi avec Maman, et je n’avais que peu de souvenirs d’une vie de famille avec mes frères et sœurs, bien plus âgés que moi. Mes grands-parents m’avaient tout appris de la chimie, jusqu’à ce que la sénescence me les arrache. Il me restait d’eux leur petit oranger, dans leur jardin, qui, chaque année, nous donnait les mêmes magnifiques fruits. Puis, il avait fallu vendre leur maison, et pour poursuivre ma formation, j’avais dû retrouver un collègue de Pépé Bunmei et Mamie Miu. Ogawa. Un homme qui avait marqué ma vie. Et mes fesses. Enfin, pas au même point que Ghetis Archer. Bref, Ogawa avait fini par se donner la mort, et je m’étais retrouvée seule, avec, comme seul moyen de subsister, le trafic. J’avais atterri sur une petite île de West Blue, pour ce qui allait être mon dernier job.

Après une longue traversée sur un navire marchand, plein de joyeux poivrots dont aucun n’avait un physique très agréable, j’avais posé les pieds sur Kanazakura. C’était une île somme toute assez banale, très marquée par les inégalités. Après avoir traversé le port, je m’étais rendue dans la partie opulente de la ville, jusqu’à l’adresse de mon client. Dans sa gigantesque demeure, deux choses m’avaient marquée : le client, ou plutôt la cliente, était une vieille. Depuis quand les grands-mères se payaient des armes ? La seconde surprise, c’était la vue. L’une des fenêtres donnait pile sur le quartier pauvre. J’avais fait la moue, soupirant en voyant la scène désastreuse qui s’offrait à mes yeux. Franchement, quel genre de personne voudrait voir des clochards en bas de chez elle ? C’était d’un laid ! Cette vieille était bizarre, mais peu importait les petits plaisirs de sa vie, qui consistaient en une vue sur de pauvres sans-dents, et peu importait ce qu’elle comptait faire de quelques produits chimiques dangereux. Tout ça, ça la regardait elle, pas moi. Je m’étais contentée de lui filer ce qu’elle voulait, et de récupérer une somme non négligeable de berries. Elle m’en avait donné trop. Je ne lui fis pas remarquer : elle possédait assez pour que quelques bouts de ferraille ne lui manquent pas. Et j’étais repartie aussitôt.

Je pris la route en sens inverse, et faisant montre d’un sens de l’orientation hors du commun, je tournai dans une rue au hasard, qui me mena droit dans le quartier pauvre. Un instant, je m’arrêtai, remarquant que je n’étais absolument pas passée par là, à l’allée. Merde. Descendant les rues abondamment ornées de débris, de flaques de fluides non-identifiés et de personnes à l’allure pas très sympathique, après les quelques cent-vingt minutes passées sur l’île, je me fis la réflexion suivante : « J’ai vraiment traversé West Blue pour une vieille ? ». Il arrivait que, parfois… souvent, je ne faisais pas de très bons choix stratégiques, niveau rentabilité. J’avais passé un temps fou à voyager jusqu’ici, pour une seule livraison. Merde. Bon, comme je réussissais souvent à me débrouiller pour voyager gratuitement, ce n’était pas très grave. Je glissai les mains dans mes poches, tâtant la belle somme que je venais de gagner. Il ne me manquait plus qu’à savoir qu’en faire.
… Ou tout claquer dans du jus d’orange. Mh…

Et c’est à cet instant que j’arrivais à un croisement, où j’avais pu voir un bidule menacer ma vie.

Adieu. Dites à ma famille que je… Oh, j’avais oublié !

Sans bouger, au dernier moment, mon corps se changea en gaz. Le bonhomme me traversa, laissant un nuage rose exploser à son arrivée sur moi, qui se reconstitua aussitôt. Je le vis se prendre un truc plus loin, une caisse ou un tonneau. Et, derrière, une troupe de marines foncer vers moi.
 
Q.. Quoi ?! Non, c’est pas moi ! Il est tombé tout seul !

Vraiment, ils allaient m’arrêter parce qu’un bouffon venait de se prendre un mur ? Ou un tonneau, ou une caisse, peu importait. Ils allaient pas bien, eux ! D’un mouvement brusque, j’attrapais le bras du type, s’il ne s’était pas encore relevé, et l’aidais à se remettre debout. Dans la panique, je le tirais avec moi, courant vers les rues sales sans savoir où aller.
 
Regardez, il va très bien !

Et si le type acceptait de m’accompagner, je lui demanderais de l’aide pour me cacher, n’ayant aucune idée d’où aller.

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MessageSujet: Re: Kanazakura, île mouvementée.    Lun 14 Jan 2019 - 22:14




Kanazakura, île mouvementée.


Feat Etsu Ogawa



   Tentant d’échapper une modeste horde cohorte de marins, Shinji s’était mis à caleter à travers toute l’île de Kanazakura. Il était un peu déçu de ne pas avoir réussi son larcin, lui qui voulait croquer cette blanchaille à l’aspect si séduisante. Malheureusement, c’est au bout de quelques minutes de chasse à l’homme que le délinquant se heurta violemment à une donzelle. Enfin, c’est ce qu’il pensait. En effet, le jeune adolescent avait perforé l’inconnue, avant de déboucher de l’autre côté de son organisme sans provoquer le moindre dégât. Il n’avait pas compris, et n’eu pas vraiment le temps de réfléchir, puisqu’il se  rétama ridiculement contre un misérable tonneau empli de perles de sel, provoquant un désordre complet sur le sol boueux.

  Le contact avait été puissant, assez violent pour étourdir le garçon durant quelques instants. L’échappade aurait pu être futile, puisqu’un tel incident aurait permis aux argousins de mettre la main sur le petit arnaqueur. Heureusement, la naïveté de la bobonne était un cadeau des cieux, comprenant maladroitement les lointaines semonces. Le dévoyé s’était fait dédommagé par l’inconnue qui l’avait alors aidé à reprendre son équilibre, en le relevant. Le garçon reprenait alors ses esprits, le bras tracté vers une rue que la demoiselle ne devait pas connaître. Il pouvait désormais porter un regard plus appuyé, envers cet individu. La singularité physique des deux êtres les rapprochait. Tous deux possédaient une coiffure tirée par les cheveux ainsi qu’un intriguant regard.

   Même s’il ne trouvait pas cette situation déplaisante, le garçon n’avait pas l’intention de se faire emmener nulle part par ce qu’il considérait comme une étrangère. Aussitôt pensé, le garçon se mit à réfléchir. Lorsqu’un tel accident se produisait, le brigand avait l’habitude de se terrer dans le cœur de son quartier, là où la marine n’osait pas accéder. Néanmoins, Shin’ n’avait pas totalement donné son accord pour cette option. Il ne comptait pas laisser cette fille, qui devait être désormais considérée comme une complice et fugitive elle aussi. De plus, cette jeune femme venait de le sauver ! Mais, l’introduire au cœur de sa cité pouvait présenter quelques inconvénients majeurs, comme l’attention de loubards qui voudrait s’en prendre à Shinji. Les ruelles de la zone défavorable étaient très sectaires, et n’osait plus vraiment accueillir de nouvelles têtes, depuis les récentes descentes de mercenaires.  

  Il n’avait pas le choix, le jeunot commençait à sentir un épuisement, ainsi qu’une légère douleur suite à sa chute qui restait néanmoins assez spectaculaire. Il prenait le risque d’emmener cette femme là où il avait l’habitude de s’assoir pour vendre. Il redoubla d’effort, courant de plus en plus rapidement, serrant les dents pour surmonter les maux qu’il ressentait au niveau de la cheville.

« Suis-moi ! Un conseil, ne me perd surtout pas des yeux ! »


  Le garçon s’attachait rapidement, et ne voulait pas que cette demoiselle ne se fasse agresser par les gros marginaux de cette agglomération, enfin s’il on pouvait considérer ce ramassis de pierres comme un lieu vivable. A l’aide de l’un de ses bras, le garçon ouvrit la fermeture de son escarcelle, avant de sortir son arme, sous peine d’effrayer la méconnue. Il se retourna là où il pensait trouver la femme, en souriant montrant son côté le plus aimable.

  Tout en étant attentif, pour ne pas provoquer un nouvel accident, le garçon souhaitait connaître davantage sur cette personne. S’il venait à se dissimuler, autant apprendre à se connaître pour faire passer le temps, plutôt que de subir un long malaise. L’adolescent n’était pas doué pour débuter les conversations, et espérait alors que cette mousmé possédait un débit de parole important, de quoi le dévergonder temporairement. Shinji s’humidifia alors les lèvres, à l’aide de sa langue, puis se racla la gorge, avant de prendre la parole.

« Yo, moi c’est Shinji ! Tu peux m’expliquer pourquoi tu m’as aidé ? T’es au courant que maintenant les marins vont te prendre pour complice et fugitive ? C’était vraiment pas malin, surtout que je pouvais m’en sortir tout seul, j’avais pas besoin d’une gêneuse comme toi, qui ne fait que provoquer des accidents ! D’ailleurs, comment t’as fait pour ne pas être victime du choc ? T’es vraiment bizarre, hein ! Ah, et si tu pouvais me donner ton prénom, ça serait cool !»

  Shinji combattait la timidité par un monologue assez important. Le garçon n’était vraiment pas à l’aise avec la gente féminine, rien ne pouvait y faire. Son ton de voix le trahissait, une voix tremblante et hésitante, qui en plus était handicapée par un souffle assez faible.

  Le garçon savait déjà ou se diriger, et tournait relativement souvent de direction, empruntant aussi bien de larges allées, comme de restreintes ruelles. Heureusement, l’arrondissement n’avait aucun secret pour le voyou qui avait passé une belle partie de sa vie à errer, avec les édifices pour seule compagnie.  C’était une nouvelle fois, l’occasion de montrer que cette connaissance allait pouvoir servir, et peut-être impressionner.

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MessageSujet: Re: Kanazakura, île mouvementée.    Hier à 22:27



Crème glacée


Le type devina que les plans de la ville m’étaient inconnus. « Deviner », c’est drôlement choisi, comme mot. Il serait plus correct d’utiliser « déduire d’une sérieuse décélération couplée à de multiples rotations de la tête », puisqu’en effet, ma course se calma brusquement et mes yeux se baladèrent répétitivement à droite et à gauche sous l’effet de la confusion que je ressentis, lors de notre passage sur des routes inconnues. En clair, tout chez moi indiquait que j’étais paumée, et le comprendre n’était donc en rien un exploit. Tout bon qu’il était, l’homme prit le relai en m’invitant à le suivre, et à ne surtout pas le perdre des yeux.
 
Ce serait compliqué ! Ahah !

Après tout, c’était vrai. Avec ses cheveux bizarres-bicolores, c’était difficile de ne pas le remarquer. On aurait dit que deux boules de glace – une framboise, une coco – avaient fusionné pour s’imposer comme style capillaire. C’était assez laid, et, heureusement, ce n’était pas devenu à la mode. Mais ça avait l’avantage d’être très pratique pour le remarquer. D’ailleurs, je me demandais si c’était une si bonne idée, de le suivre. En fait, il était si repérable qu’il fallait le faire exprès, pour le louper. Il ne lui manquait plus qu’un pompon rose flashy le suive pour n’avoir plus aucun espoir de réussir à se cacher. Ahah. Drôle d’idée. En tout cas, même sans ça, les marines nous poursuivaient et le « je suis là » que criait sa chevelure n’aiderait certainement pas à les semer. Mais je n’avais pas de meilleure solution, pour le moment. C’était soit ça, soit me perdre à tout jamais sur une île que je ne connaissais pas. Ainsi, je courais derrière lui, ne le lâchant pas d’un cheveu, puisque, comme je le lui avais dit, ce serait compliqué.

En fait, c’était faux. Le suivre s’avéra plus ardu que prévu. Il filait vite, le bougre ! Je réussis à courir sur ses pas pour quelques centaines de mètres… ou pour deux mètres. Puis après, plus rien. Mes jambes me lâchèrent, geignant au supplice, mes rotules grinçaient sous la torture, et mes poumons brûlaient d’asthme. Je n’avais jamais été une grande sportive. Ni une sportive du tout. Après tout, le Gasu Gasu me permettait d’éviter les efforts vains. Et, heureusement, à cet instant, je pensais utiliser mon gaz pour accélérer le pas. Mes jambes, soudain, semblèrent fondre ou se liquéfier, se vaporiser, même, et s’enroulant l’une à côté de l’autre, elles formèrent un nuage rose qui supportait le reste de mon corps. J’accélérai, parvenant même à ravaler un peu de la distance qui s’était creusée entre nous, jusqu’à ce que je me retrouve à nouveau derrière lui.

Comme j’avais quand même eu peur de me faire arrêter par les marines, je me retournai sur mon nuage, leur faisant la grimace puis glissant un majeur vers eux, s’ils étaient encore là. Sinon, je venais juste d’insulter un inconnu gratuitement. Je pivotai à nouveau vers le gars, et faillis, au passage, me prendre un poteau de plein fouet. Je passai au travers sous une explosion de particules roses, qui se rassemblèrent directement après pour reformer mon buste et ma tête. Puis, reprenant mon sérieux, je vis l’arme qu’avait attrapé l’homme. S’il comptait s’en prendre à moi, ce serait peine perdue. Les logias ne mouraient pas. J’avais sauté d’assez d’immeubles pour le savoir.

Et, soudain, alors qu’on se contentait de fuir, il prit la parole. Vraiment. Trop. C’était mon rôle, la pipelette, putain ! Ceci dit, ça nous faisait un point commun. Aucune idée de si c’était une bonne ou une mauvaise chose, je voulais juste faire la remarque.
 
Woh, woh, woh ! Du calme ! D’abord… enchantée Shinji, moi c’est Etsu ! Et après… Je t’ai aidé ?! Les marines ont cru que je t’avais poussé alors que tu m’es passée à travers, je voulais pas me faire attraper. C’est toi qui m’aides, là ! Et je suis pas une gêneuse !

Enfin, parfois, c’est vrai qu’Ogawa le disait. Et Pépé Bunmei. Et Mamie Miu, et Maman aussi. Bon, tout le monde le disait, mais ça voulait rien dire !
 
Ahah, ben ça, justement, c’est la preuve que je suis pas une gêneuse ! Je t’ai pas dérangé pendant que tu te mangeais des caisses. Parce que… Ma voix devint plus grave et triomphante : Je suis une logia ! J’ai mangé un fruit du démon qui me permet de me transformer en gaz et d’en générer à volonté. Ce qui me rend totalement intouchable.

Et comme on n’arrêtait pas de courir, je finis par lui demander :

 
On s’arrête quand, sinon ? Pour qu’on se pose et que tu me racontes la drôle d’idée que tu as eu de te teindre les cheveux. Ca doit être une histoire super marrante !

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