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 L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]

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Maître-Jeu

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MessageSujet: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Mar 13 Nov 2018 - 0:03



L'Archipel Shabondy était étrangement inanimé. Des groves touristiques aux groves de non-droit, il n'y avait que très sporadiquement des âmes animées, des corps en action : tout le reste n'était que désolation, vide et silence. Dans les rues, seul le vent semblait bouger les étals et les auvents colorés des échoppes : c'était comme si, d'un coup d'un seul, tout l'archipel avait été vidé de son essence... Et c'était concrètement le cas. Une opération de déplacement des populations locale avait été orchestrée par le Gouvernement Mondial, et les derniers habitants encore sur place demeuraient prostrés au niveau des groves proches des flots, là où les navires de la Marine leur permettaient de se parquer en toute sécurité, en l'attente d'un transfert vers une île proche et plus hospitalière que Shabondy ne risquait de l'être dans les heures à venir. Bien sûr, des criminels, peu enthousiastes à l'idée d'être escortés par des officiers de la justice en lieu sûr, étaient demeurés tranquillement planqués dans leurs tripots favoris... Mais un nom courrait, suffisamment prestigieux pour tous les pousser à taire leurs instincts grégaires, à faire profil bas en toutes circonstances, et même à prier le ciel pour demeurer inaperçus. La présence des Thalassa s'était ébruitée... Et pas que d'un seul. Selon les ragots colportés par les plus téméraires, les seuls qui avaient été en mesure de s'approcher du campement gouvernemental afin d'observer les mouvements de foule, c'était cinq Thalassa qui s'étaient aventurés jusqu'ici, et qui menaient les troupes gouvernementales d'une main de fer, au nez et à la barbe de la vice-amirale également présente. Ce n'était assurément pas le moment de se faire remarquer : si l'un d'entre eux décelait leur présence, ils seraient foudroyés dans la seconde. Voilà, donc, qui suffisait à enjoindre le moindre des criminels au calme le plus plat : la guerre qu'allaient se livrer l'amirale-en-chef et Centes Decima ne les regardait pas le moins du Monde, et ils entendaient bien y survivre, quel qu'en soit le vainqueur. Toutefois, tous n'étaient pas aussi sages : certains prévoyaient un coup d'éclat, songeaient à prendre part au conflit afin de briller, d'une manière ou d'une autre, d'attirer sur eux la lumière grisante des projecteurs... C'était acte de folie. Mais la vie de fugitif et de scélérat, opposée constamment aux cohortes armées et inébranlables de la marine, était en soi un acte de folie.

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Près de la Villa de Jasmine.


Hubert.

-Tout le monde, en formation ! Je n'accepterai aucune dégradation des biens de Dame Jasmine ! Si l'ennemi paraît ici bas, il le payera de sa vie !

On les avait avertit, bien sûr, et on avait pris quelques dispositions à leur égard, mais les chasseurs de primes à la solde de Jasmine allaient devoir assurer la protection de son patrimoine durement acquis. Ils étaient une petite vingtaine, en content Hubert, bien sûr : tous ses employés avaient été regroupés pour l'occasion et, fort heureusement, ils étaient tous des combattants compétents, ayant autrefois œuvré afin de capturer des primés. Hubert, lui-même, disposait de quelques faits d'armes alléchants à son actif, comme la capture d'Omer le Rouge, primé à 71.000.000 berrys, ou la mise-à-mort du traître de la Marine, l'ancien colonel Eglendton, primé à l'époque à 98.000.000 de berrys. Il n'avait toutefois jamais eu l'occasion de se mesurer, seul, à un Supernova et à son équipage de fieffés forbans... C'était potentiellement, d'ailleurs, ce qui l'avait poussé à accepter l'offre attrayante que Jasmine lui avait offerte, et qui lui assurait un niveau de vie et de richesse stable, plus en tout cas que la chasse aux primés, intrépide et haletante, ne pouvait le garantir y compris pour un homme de son calibre. Autour de lui, les chasseurs réunis disposaient tous de carrières plus timides, de hauts-faits moins dignes d'éloges, mais néanmoins remarquables et remarqués. Tous avaient, un jour ou l'autre, fait parler d'eux dans les journaux... Et tous avaient comme point commun de s'être aventurés jusqu'à Shabondy, avec la bien fâcheuse idée de concurrence l'étoile montante du domaine, devenue par la force des choses leur patronne. Comment auraient-ils pu lutter face à une maudite d'une telle qualité ? Dans tous les cas, ces hommes et ces femmes, armés pour la plupart, s'étaient promptement dispersés tout autour du manoir afin de pouvoir conserver un visuel total sur les alentours : de surcroît, ils étaient suffisamment nombreux pour ne pas être totalement égarés. De fait, si l'un d'entre eux était brusquement pris pour cible, les autres seraient immédiatement alertés et leur dispositif réagirait à l'agression aussitôt : ils n'étaient pas des amateurs, même s'ils n'avaient, pour la plupart, pas su jouir d'une formation professionnelle et adéquate dans le domaine de la surveillance, et s'attendaient bien sûr à rencontrer une virulence dantesque de la part de leurs opposants. Jasmine était, après tout, une cible de gourmet pour les soldats du Monarque... Et elle semblait, tristement, autrement plus accessible que les Thalassa eux-mêmes ne l'étaient.

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Dans les Groves de non-droit, campement improvisé des Thalassa.

Il avait été décidé très arbitrairement mais surtout très rapidement que leur campement de fortune, constitué pour l'essentiel de tentes et de cabanons grossiers, serait abrité par les groves de non-droit. L'idée était basique, mais simple à cerner : les Thalassa, tout comme les soldats qui obéissaient à leurs ordres, étaient en grande majorité dotés d'une force de frappe considérable. Dans l'optique d'une offensive Decima, mieux valait donc se tenir dans un lieu désert, où le conflit ne risquait pas de laisser de trop grandes répercussions aux populations endémiques lorsqu'elles viendraient retrouver leur foyer... Les groves touristiques ou d'habitat avaient donc été exclus vivement, et le centre de l'archipel avait été préféré afin de pouvoir s'élancer promptement au secours des alliés dispatchés un peu partout dans le cas de figure où les troupes de Centes décideraient de dépiauter les forces armées en présence petit-à-petit, en commençant à titre d'exemple par l'escouade chargée du transfert des citoyens innocents et en continuant, pourquoi pas, par les quelques chasseurs de primes demeurés au niveau de la villa afin d'en assurer la protection. C'était ici que la majorité des toisons blanches s'animaient : tantôt portées par des vieillards dont les carrières avaient rayonnées durant des décennies, et qui avaient choisi de se mettre au service de Thalassa Yang afin de rendre leur retraite moins soporifique, et tantôt portées par des personnages célèbres et redoutés, au charisme et à l'allure légendaires, elles serpentaient entre les tentes afin de souffler des ordres et d’apprêter le campement tout entier à la pluie de feu dont il risquait fatalement d'être la proie, tôt ou tard. Toutefois, aux abords de la plus grande des tentes, tout semblait étrangement calme : on savait que les trois personnes qui s'y trouvaient n'avaient nulle besoin de préparatifs ou de directives, et qu'ils seraient à même de faire parler d'eux de la meilleure des façons en cas de conflit.

-Je m'ennuie... C'est quand que l'autre tanche doit être décapitée ? On perd du temps, là. Centes bougera jamais, c'est qu'une fiotte.
-Tempère-toi, Aang. Attendons de voir. On ne connaît pas Centes, mais l'un comme l'autre, on sait qu'on peut croire grand-père les yeux fermés quand il est certain d'une chose. Les Decimas vont venir, et on sera là pour les intercepter.
-T'es un foutu naïf, Cang. C'est beau, d'être aussi niais, mais même le vieux a ses limites... A son âge, la sénilité le guette. J'aurais préféré être à Marineford, franchement...


Thalassa Cang et Thalassa Aang.

-Nous n'y aurions aucune espèce d'utilité. L'amirale-en-chef a un plan bien huilé, et il n'a pas besoin de nous pour se dérouler sans accroc.
-Parle pour toi. Vu les loustics qu'elle considère être des gros bras, j'aurai franchement eu un rôle prépondérant dans son plan à deux balles...

Comme à l'accoutumée, les deux frères souffraient d'une divergence d'opinion contre laquelle ils ne pouvaient rien. Le calme analytique de l'un ne pouvait s'accorder parfaitement et irrémédiablement avec le caractère sanguin et impulsif de l'autre : ils se tenaient tête de la sorte tout-à-fait naturellement, parce que les habitudes, bien ancrées, les avaient confectionnées ainsi. Changeraient-ils seulement avec l'âge ? C'était peu probable, à moins qu'Aang n'en vienne à s'assagir mystérieusement... Ce qui, à nouveau, semblait hautement compromis. Il ressemblait davantage à son oncle, Thalassa Zang, qu'à son propre père : il était né pour s'abreuver d'exploits martiaux et de combats fastidieux, de luttes âpres et sanglantes... Tout le contraire de son aîné qui lui, de son côté, n'en finissait plus de se montrer pertinent et sagace. D'ailleurs, ce fut ce dernier qui mit un terme aux bavardages incessants auxquels ils se livraient jusqu'alors, son frère et lui : faisant montre de sa maturité, il se cantonna au silence, fermant les paupières et croisant les bras docilement, comme si le débat n'était plus d'aucune utilité. Ce comportement sembla exaspérer son benjamin qui, furibond, se rapprocha de lui d'une foulée prompte de pas avides : il dévora ainsi la maigre distance qui les séparait et l'empoigna par le col, impulsif, tâchant d'offrir à son aîné des provocations qui ne firent jamais mouche et qui, pire encore, semblèrent être tuées dans l’œuf par l'intervention de la seule personne qui, dans cette pièce, semblait être en mesure de tempérer puissamment les ardeurs du jeune coq.

-Putain ! Tu me gaves, quand tu te la joues grand prince, comme ça ! Tu veux me dire quoi, hein ? Que je suis trop débile pour cerner le sens de tes pensées ?
-Aang. Il suffit. Relâche ton frère, et demeure un peu tranquille. De la discorde ne peut naître que le chaos.

Contre toute attente, Aang se fit docile. Non sans grommeler toutefois, il s'exécuta, relâcha son frère et s'en retourna à sa place, non sans diriger quelques paroles à l'homme qui, colossal, les dominait tout deux par son allure et sa prestance : dans un coin de la tente, c'était Thalassa Rang qui, l'air serein et impénétrable, patientait dans le calme en l'attente d'un brin d'animation qui saurait justifier sa présence ici bas.


Thalassa Rang, Responsable du blocus de Shabondy.

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Non loin de là...


-C'est du beau monde... Je me demande si...

Il toisait le campement, depuis les hauteurs : il s'était hissé sur les branchages des gigantesque Yarukiman, haut dans le ciel, là où nul ne semblait jamais avoir l'idée de lorgner. Assis sur une branche proprement gargantuesque, les jambes suspendues dans le vide, il balançait son regard malicieux d'un vieillard à l'autre en se demandant quand la mort viendrait frapper sur ce campement. Car il allait sans dire qu'un conflit aurait lieu, ici bas : il en avait la plus intime des convictions... Était-ce simplement un instinct terrifiant qu'il avait été capable de développer avec le temps ? Une facette incomprise de son haki de l'observation ? Ou simplement un délire imaginaire de son esprit créatif ? Nul ne le savait, et surtout pas lui... Mais il s'en fichait. Il savait qu'il aurait, tôt ou tard, un coup à jouer sur Shabondy. Parce qu'il ne souhaitait qu'une seule et unique chose : réalise l'ultime coup d'État... Celui qui bousculerait la géopolitique mondiale dans une anarchie sanguinaire, où seule la loi du plus fort serait respectée. Celui qui montrerait à toutes et tous que nul puissant ne régnait éternellement, que nul homme n'était né avec l'orgueilleux destin de diriger jusqu'à sa mort. C'étaient les conventions qui, faites par les hommes, inscrivait la filiation ou la subordination dans les mœurs, dans les textes, dans les rapports de soumission. Mais c'étaient là des fantômes sans essence, auxquels on avait octroyé un corps de fortune, branlant et chétif, dans l'espoir de leur insuffler une apparence inébranlable et inviolable. On voulait faire croire au commun qu'ainsi allaient les choses, que les rapports de dominance étaient inscrits dans le temps, que rien n'était plus éternel que la société elle-même... Et il souhaitait, à terme, incarner la plus parfaite et la plus impitoyable des leçons d'humilité. Les Thalassa, Centes Decima, les Empereurs, Konan Harishigawa... Tous courraient après une chimère. Ils avaient beau être tous redoutables, tous intelligents, tous d'une force titanesque... Ils n'en demeuraient pas moins faits d'os et de chaire, destinés à pourrir comme le plus crasseux et le plus pouilleux des paysans, comme la plus malingre et la plus fiévreuse des mégères. Il ne resterait d'eux tous qu'un nom, que les générations à venir se transmettraient religieusement, dans l'espoir, sans doute, d'inculquer à leurs enfants des valeurs que l'on croyait divines et absolues... Et c'était à lui que revenait la tâche ardue mais passionnante de prouver que rien n'était inscrit dans le temps de manière indélébile. Narseh, perché sur une branche, parcourait la foule d'un regard terne et froid, sans doute méprisant, certainement calculateur.

-Maintenant, Bernon et Missandei doivent être loin... C'est tant mieux.


Narseh, le Faiseur de Coups d'États, primé à 770.000.000 berrys.

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Près des ports...


Vice-Amiral Otojou Prima.

Elle était sans nul doute permis la plus haute figure d'autorité de la Marine sur Shabondy actuellement... Et pourtant, elle avait la morne impression d'être reléguée au rang de second couteau. C'était le cas, évidemment, et elle s'y pliait aussi humblement que possible. Toutefois, après avoir supporté la présence obscure et peu engageante de Sergueï, la clarté bienveillante qui émanait des Thalassa était également assez difficilement supportable. Elle était normale, elle, la jeune gradée compétente, qui avait dû bûcher des années durant afin de parvenir au niveau qui était aujourd'hui le sien, et dont elle pouvait modestement se targuer... Pour autant, lorsqu'elle déposait son regard sur ces figures illustre, elle subissait un revers de la médaille incommodant : elle avait l'impression terrible qu'aucun de ses efforts ne suffirait jamais à la mettre en valeur, comparativement à de si glorieux personnages. Une question la saisissait alors et, insidieuse, la pétrifiait : si elle percevait ce décalage de force d'un si mauvais œil, comment diable ses subordonnés eux-mêmes pouvaient-ils la tolérer ? La réponse était assez simple et évidente : elle s'était enorgueillie. Chose paradoxale, puisqu'elle avait élu domicile sur le Nouveau Monde, où la Marine devait constamment demeurer aux aguets, y compris aux abords de Mariejoa, afin de ne pas subir de déculottée infamante... Mais elle avait cru, précisément, que se battre dans l'océan le plus trouble la rendrait incontournable et potentiellement invincible. Sa promotion au poste de vice-amirale l'avait sans doute conduite à se montrer encore plus fantasque vis-à-vis de ses propres compétences... Et elle en payait désormais le prix, d'une certaine manière. Toutefois, Prima faisait en sorte de mettre son professionnalisme au service de cette légère crise existentielle : elle réalisait méthodiquement les tâches qui lui étaient accordées et organisait notamment la fuite des civils, confiant aux troupes qui réagissaient encore à ses directives des nuées d'ordres pour s'occuper l'esprit. Tout avançait bon train, et les derniers navires, en partance des îles gouvernementales les plus proches, seraient bien tôt précipités sur les flots... Il était donc l'heure d'offrir un compte-rendu aux Thalassa, et un jeune colonel vint le lui rappeler.

-Vice-amirale Otojou ! Monsieur Thalassa vous attend près du Dock 4.
-Devancez-moi. Dites-lui que j'arrive d'ici quelques instants.

Studieux, le jeune gradé acquiesça et pivota vigoureusement afin de s'élancer dans la direction susdite. Il posa un regard admiratif, en chemin, sur les gigantesques hangars de Galey-la Company que les artisans avaient accepté de leur prêter gracieusement. Ils étaient évidemment tous du côté du Gouvernement Mondial, considérant le sinistre attentat qui avait frappé Water Seven, leur maison mère, dans le courant de l'année : leur haine des criminels de toute sorte avait été brutalement attisée et s'ils pouvaient apporter une aide, même maigre et maladive, aux troupes des Cinq Etoiles, ils l'apportaient immédiatement et sans piper mot. Certains avaient même insisté pour prendre les armes aux côtés des hommes en bleus : voilà pourquoi on trouvait, pour l'occasion, des charpentiers superbement bâtis et à demi-dévêtus à côté de soldats dont la tenue, immaculée et rigoureuse au possible, recouvrait la moindre parcelle de leur corps, visage excepté. Le colonel, après sa légère course, bifurqua finalement face à un bivouac classieux mais rudimentaire installé là pour accueillir les principales pointures chargées de l'évacuation de la population civile de Shabondy. Il se mit au garde-à-vous, docilement, et prit la parole promptement puisqu'on l'y enjoignait d'un hochement de tête affable et cordial.

-Monsieur Thalassa ! La vice-amiral Otojou vous fait savoir qu'elle vous parviendra dans les délais les plus brefs !
-Merci, colonel. Vous pouvez disposer.


Thalassa Shang et Sutcliffe Destiny.

Le militaire s'exécuta, repartant comme il était venu, tandis que les deux descendants de l'Etoile s'en retournaient aux rapports préliminaires qu'on avait pu leur adresser. Des montagnes de fiches empilées leur tenait tête et on avait noté là l'ensemble des noms, des professions, des âges et des sexes des habitants de Shabondy afin de profiter de cette occasion unique pour dresser un recensement desdits habitants qui, pour le coup, était relativement hétérogène. Une petite annotation "race" avait même dû être griffonnée à la hâte, à côté de certains noms dont les consonance étaient tantôt bestiales, tantôt exotiques... Tout cela permettait à Shang et à Destiny de dresser un état des lieux assez complet du nombre de personnes déplacées, et donc du nombre de personnes qu'il faudrait par la suite ramener et loger, dans le cas de figure où la bataille causerait d'immenses dégâts matériels.

-Est-ce que tu peux me chercher la liste du Colonel Troffod, s'il te plaît, Destiny ?
-Oui, bien sûr !

La jeune femme s'élança au-devant des piles avec une curiosité insatiable, et une ardeur qui ne déméritait pas. Depuis que Rang l'avait prise sous son aile, et avait décidé de l'élever comme il l'aurait élevée si elle avait été sa propre fille, elle n'en finissait plus de se montrer travailleuse assidue et pointilleuse : c'était sa manière à elle de prouver sa gratitude, et tous la remarquaient sans peine. A ce rythme, les progrès qu'elle réalisait se multiplieraient vigoureusement et lui permettraient bientôt d'embrasser de plus hautes fonctions au sein de la famille Thalassa. Elle n'était certes pas encore une combattante à la hauteur de ses illustres cousins, mais elle avait par ailleurs réalisé quelques progrès généreux en la matière... Quelques semaines seraient bien sûr nécessaires pour lui permettre de parfaire ses compétences de tir, notamment parce que Ning, absente, n'avait pas encore pu lui être d'un secours utile, mais elle finirait tôt ou tard par rattraper le reste de sa famille en la matière : Shang, de son côté, en était en tout cas absolument convaincu. Non sans un sourire amène, il la lorgna tandis qu'elle s'échinait, se remémorant fugacement l'image de la gamine qu'il revoyait encore sans peine jouer à la balle avec ses aînés : elle était jeune, plus jeune que lui d'une petite dizaine d'années, et s'il n'avait jamais été aussi proche d'elle que de Liang, par exemple, il n'en demeurait pas moins attendri par sa présence et par son courage.

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Dans les groves de non-droit.


Arine Adamov, primé à 396.000.000 berrys.

-Je comprends... C'est... Plutôt audacieux.

Un combiné dans une main, un escargophone dans l'autre, Adamov était plongé dans une obscurité si pesante qu'il était incapable de voir à plus de deux mètres. Il se complaisait de ces ténèbres, dans lesquelles il avait passé la majeure partie de sa vie : il n'était pas vraiment friand du soleil et de son éclat pur. Comme sa prime pouvait le laisser sous-entendre, ce type était plutôt l'image exacte du criminel sans foi ni loi que l'on dépeignait habituellement dans les médias du Gouvernement Mondial, afin d'effrayer les enfants et d'attirer l'admiration du bas peuple sur les héros de la Marine qui parvenaient à les défaire... Il n'avait aucune affection pour la misère, aucune pitié pour les culs-terreux, aucune loyauté pour son patron, rien d'autre qu'un tempérament calculateur et opportuniste au possible. Bien sûr, il n'en était pas venu à travailler pour Konan Harishigawa par hasard : de surcroît, il n'avait pas fini par graver les échelons au sein de cette sinistre et épouvantable hiérarchie sans faire montre d'un semblant d'esprit de subordination. Pour autant, la chose était connue et assumée : il ne travaillait pas avec son grand patron par modestie ou par émerveillement, comme cela pouvait être le cas d'autres de ses collègues. Il avait simplement considéré que cette famille-ci lui apporterait plus de bénéfices que la voisine... Et, jusqu'à présent, son intuition ne l'avait pas vraiment trompée. Il avait entassé une fortune, une fortune si mirobolante que même certains Nobles et Rois, y compris affiliés au Gouvernement Mondial, pourraient pâlir de honte de lui exposer leurs propres richesses amoncelées. Il avait plu sur lui un torrent dru d'or et d'esclaves, qu'il avait revendu en engrangeant davantage encore de profit : il était une crapule sournoise doublée d'un marchand hors pair. Puis il était récemment devenu le plus haut responsable de la bande d'Harishigawa de tout Shabondy : il était l'homme, finalement, par qui tout transitait sur ce damné archipel, où le sordide était coutumier. Voilà pourquoi il jouissait d'une liaison privée avec son employeur... Voilà pourquoi nul ne les écoutait échanger.

-Les gars m'ont dit que les Decimas se trouvaient ici... Je vais devoir prendre des risques, Harishigawa. Tu sais ce que ça signifie ?
-Bien sûr. Un milliard en cash rajouté à ton contrat si tu réussis ce tour de force. Le vieux Yang est acariâtre, et je préfère largement éviter d'attiser sa colère, mais... Il sait se salir les mains. Comme tous ses collègues, d'ailleurs...

Oui. La vérité était sombre et funeste, mais elle n'en était pas moins incontournable. Le Gouvernement Mondial avait parfois affaire aux hors-la-loi qu'elle était habituellement censée traquer, pour diverses raisons. Généralement, c'était simplement économique, comme le vieux Thalassa avait pu le prouver en mariant son petit-fils avec la gosse d'Odio... Mais c'était parfois encore plus répugnant. Le pouvoir ne se maintenait pas sans sacrifice, et si Konan Harishigawa n'avait pas encore eu à tomber, c'était probablement parce que les têtes pensantes du Gouvernement Mondial le trouvaient plus utile que néfaste. Il fallait que cela continue sur ce chemin : il avait un coup à jouer et, s'il y parvenait, il pouvait même réussir à faire d'une pierre deux coups. Mais, pour cela, il faudrait jouer avec une délicatesse particulière... Voilà pourquoi il avait fait appel à Adamov.

-Reste en standby, pour l'instant.
-Je sais ce que j'ai à faire.

Le sourire retransmis par le gastéropode se mit à croître brutalement, tandis qu'Adamov se contentait de raccrocher, lent et tranquille. Il n'aimait pas qu'on lui offre des conseils ou des astuces pour mener ses missions à bien : il était suffisamment capable pour mener les ordres à bien, seul. Il avait cru qu'il n'aurait qu'à se terrer au sein de l'une de ses innombrables planques en attendant que l'orage s'estompe et passe... Il s'était fourvoyé. Il allait devoir sortir, à la lumière du soleil, sous les bulles éclatantes et parfumées de cet archipel envoûtant... Il fit grincer ses dents effilées puis, sans perdre une seule seconde, vint garnir son crâne d'un chapeau sombre. Les affaires n'attendaient pas...

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Au large...


Sully et Sally, anciennes révolutionnaires, primées à 212.000.000 et 211.000.000 berrys.

-C'est forcément une plaisanterie...
-Je ne crois pas, non.

L'air dépité de Sally entrait plus ou moins en contradiction avec le désappointement dont souffrait Sully. Elles, qui étaient à l'origine deux simples révolutionnaires itinérantes, ayant fait leurs armes auprès de grands nom comme Andromède Elpa, se retrouvaient mêlées à une intrigue qui les dépassait très largement, sur tous les plans, simplement parce qu'elles avaient eu la maladresse de se retrouver au mauvais endroit, au mauvais moment. Elles n'ignoraient en aucun cas le nom de l'Archipel gigantesque vers lequel l'embarcation sur laquelle elles étaient montées quelques jours auparavant les amenait : c'était un archipel singulier, reconnaissable entre mille à cause des arbres millénaires grâce auxquels il s'était constitué. Shabondy, le passage obligé afin de se rendre dans le Nouveau Monde, d'où elles provenaient initialement... Elles ne pensaient pas y remettre les pieds, en tout cas pas aussi promptement, et pas dans de telles circonstances. Qu'allaient-elles bien pouvoir y trouver ? La mort ? La privation de liberté ? Une gloire tout-à-fait éphémère, compte tenu du fait qu'elles n'étaient pas réellement responsables de leurs agissements ? Non sans dépit, elles poussèrent de concert un soupir exaspéré. Bon sang... Et dire qu'elles avaient rejoint Centes pour s'inspirer de la pluralité d'opinions. Pour essayer de voir ce qu'il pensait à propos de la société actuelle, et tout particulièrement du Gouvernement Mondial... Elles avaient été d'une sottise effarante, et elles en payaient désormais le prix. Les deux archères, muettes, échangèrent un regard tandis que les matelots, le regard vide et l'expression ternes, déambulaient à leurs côtés, cordages en main, prêts à amorcer les manœuvres d'arrêt. Une racine, plus téméraire que les autres, s'avançaient effectivement déjà pratiquement jusqu'au niveau de leur bastingage : ils allaient bientôt pouvoir se répandre sur Shabondy comme une traînée de poudre. Dans leur dos, une voix suraiguë claironna, assez satisfaite.

-Mesdemoiselles, souriez ! Vous êtes à l'aube d'un jour historique. Vous qui avez tant rêvé de voir le Gouvernement Mondial, vous devriez être émues...


Niria, Folle Decima, primée à 341.000.000 berrys.

Les deux révolutionnaires lui jetèrent un regard révulsé tandis qu'elle affichait, de son côté, une expression narquoise et moqueuse. Elle avait été polie et courtoise, au début, mais ce que les deux révolutionnaires avaient originellement pris pour de l'amabilité s'était finalement avéré être de l'obséquiosité. Et il était désormais trop tard pour faire machine arrière : elles avaient été dupées... L'une comme l'autre des archères, finalement, se détournèrent de leur supérieure du jour qui, non sans amusement, se contenta de hausser les épaules. Elle se fichait d'être ou non la cible de toutes les attentions : elle agissait dans le but de promouvoir l'idéologie Decima, et le reste ne lui importait que très rudimentairement. Le bien-être de deux révolutionnaires devenues soldates de Centes par la force des choses, ou l'éthique, étaient des choses franchement secondaires, de son point de vue... Non sans un regard dirigé vers le pavillon, qui affichait le drapeau du Gouvernement Mondial, de quoi leur assurer un couvert optimal jusqu'au moment où les hostilités débuteraient, elle se mit à songer au rôle qui allait être le sien, et qui risquait d'être ardu : engager le conflit avec le blocus disposé sur l'Archipel afin de couper la route au cordon Marineford-Mariejoa. L'objectif était limpide : réduire drastiquement les possibilités de Chairoka et de ses alliés et empêcher l'envoi de convois de renforts trop importants. C'était un rôle périlleux, bien sûr, qu'on lui avait octroyé, mais un rôle qu'elle pouvait mener à bien grâce à ses deux jouets favoris. Et dire qu'on lui avait offert ces deux bijoux pour l'occasion... Elle en frissonnait déjà d'empressement lorsque l'embarcation s'immobilisa enfin. De son air de pimbêche le plus imbuvable, elle proclama une série d'ordres qui fusèrent et auxquels tous se soumirent momentanément.

-Le groupe A, avec moi. Le groupe B, vous restez ici et vous gardez le navire. Quant au reste, le briefing est encore en vigueur... Sully, Sally, vous savez quoi faire. Et vous deux, restez près de moi... Allons-y !

Les deux ombres qu'elle avait pointé du doigt s'animèrent soudain, et vinrent l'encadrer avec une docilité formidable. Voilà fort qui risquait d'en dissuader plus d'un : à sa connaissance, aucun Thalassa au monde ne pourrait jamais rivaliser avec une telle force brute. Restait à mettre ces chiens de la justice au défi... Par le biais de deux de leurs plus illustres éléments.


Pions Reis Jacob, alias Kizaru, ancien amiral-en-chef, et Mark Robinson, ancien vice-amiral.



Ordre de réponse :
Erwin - Kana - Shiki - Fudo
Vous disposez de 72h pour répondre. Écoulé ce délai, votre tour sera automatiquement passé. Vous disposez d'un délai de 24h additionnelles exceptionnellement, que vous pouvez utiliser au besoin afin d'étendre votre tour.
Si vous ratez deux tours consécutivement sans prévenir personne en amont, vous serez exclus de l'event. Si vous ratez un tour mais que vous prévenez les MJs et vos compagnons, ça n'aura aucune incidence et vous pourrez reprendre tranquillement !

Erwin Kana Shiki > Pour la raison de votre présence ici, c'est... comme vous voulez.
Fudo > Toi, bah, t'es déjà là de base, tu peux dire que tu es resté dans les groves de non droit avec d'autres criminels, c'est entièrement plausible !

Spoiler:
 

Alors !
L'étoile à cinq branches bleu c'est le campement Rang et compagnie
L'étoile à quatre branches bleu c'est l'endroit où l'évacuation est actuellement en cours de finalisation (donc si vous avez suivi, y a Shang, Destiny et Prima)
L'étoile à quatre branche oranges c'est le positionnement de la villa de Jasmine
Vous ne savez pas où se trouvent les Decimas, pas plus qu'Adamov, pour l'instant. Vous pouvez les croiser, par hasard, toutefois (pas Adamov, mais les Decimas), si vous avez envie de vous frotter à un Kizaru pas jouasse, on sait jamais (auquel cas je vous rajouterai sur la map). Sinon, ils apparaîtront en temps et en heure !

D'autres PNJs ne sont pas encore apparus (avant qu'on me fasse un procès d'intention :'( ) Mais ils apparaîtront normalement "assez vite".
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Erwin Dog
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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Mar 13 Nov 2018 - 0:27

L'histoire est écrite par les vainqueurs. [1]

Le message de Chairoka avait résonné des heures durant dans les maisons de Micqueot, là-bas même où les révolutionnaires s’étaient installés de manière durable. Toute la journée durant, Erwin avait dû répondre à nombre d’appels et ordonner à ses troupes de conserver son calme. Beaucoup étaient conscients que le statut quo de leur faction était maintenu grâce à la présence des Decimas qui, tant qu’il y avait l’Amirale en Chef, n’étaient qu’une menace qu’on nommait de loin. Ils n’avaient jamais véritablement eu à affronter les forces de l’Inquisition dont la place de choix sur North Blue offrait un endroit où se cacher à leur armée. C’était ainsi qu’une heure durant, le leader de l’Inquisition avait décidé de s’isoler pour réfléchir par lui-même, sans se laisser influencer. C’était une occasion unique : il pouvait agir sur Marineford directement, et éliminer à la fois ses deux plus grands ennemis… Mais le risque encouru était bien trop grand. Au pire pour eux, les forces gouvernementales subiraient une déconvenue, et les Decimas remporteraient la place forte. Ils seraient alors en mesure de s’étendre sur de nombreuses autres îles, et d’asseoir leur pouvoir au-delà de frontières autrefois posées.

Une autre option existait. La marine gagnait. Elle subirait de lourdes pertes, de toute évidence, même avec une stratégie dite « infaillible ». Le génie de Centes valait à quelques choses près celui de Chairoka. Ses lignes armées subiraient des déconvenues à cause de ceux que le Monarque allait embrigader. C’était d’ailleurs un miracle qu’il n’ait pas tenté de prendre le rouquin sous son contrôle, mais il devait se douter que dès qu’il serait devant Chairoka, il deviendrait un atout pour celle-ci grâce à son pouvoir de téléportation. Qu’importe, Erwin se fichait pas mal de tout ça. Il devait prévenir ses arrières et celles de la Révolution. Ainsi, il lui fallait agir à un endroit stratégique : ce n’est que quelques heures avant son départ, au moment où son contact le joignit pour l’informer de l’évacuation de Shabaody, qu’il comprit que cet endroit stratégique risquait de tomber sous la coupe des Decimas. Centes s’y emploierait, car en cas de victoire ce serait un tremplin rapide vers Marijoa, sûrement la dernière forteresse de la Louve Brune.

- Mes amis, aujourd’hui, nous allons devoir faire un choix. Nous sommes révolutionnaires. Notre salut se trouve dans la juste victoire d’une marine affaiblie, mais nous ne pouvons y contribuer sans déséquilibrer totalement les chances, et risquer la victoire de Centes. Elle serait, pour l’humanité toute entière, la perte de notre liberté. Shabaody sera, après le passage de cette guerre, sous la dominance du vainqueur. Nous allons nous y rendre, et lutter contre les Decimas pour en faire, en cas de défaite du Gouvernement, un bastion contre Centes.

Il observait ses troupes qui s’échangèrent un regard. Il n’avait réuni que ses lieutenants les plus proches. Kanaë Toupex, Shiki M. Eiki faisaient évidemment partie de l’assemblée. Ainsi, ils étaient à même de choisir s’ils voulaient participer à cette bataille. Gnoméo fut, sans l’ombre d’un doute, le premier à sauter sur l’épaule du rouquin. Il aurait voulu sortir une épique réplique, mais elle fut interrompue par l’air sérieux et dévoué d’un homme qui avait une place particulière dans le cœur du rouquin.

- Je viens, fit Hope Stanley.
- Moi aussi, enchaîna Katia L. Ray.

Ce furent les voix de Ken Shuri et Cid Connor qui s’élevèrent alors pour accepter la mission. Il fallait réfléchir à des membres qui resteraient protéger le territoire, sous l’égide de Blue. Ainsi, si les cinq premiers à s’être manifestés allaient partir, d’autres resteraient pour mener les troupes de North Blue en cas d’incartade avec des ennemis qui voudraient profiter de cette absence de dernière minute, tue au reste du monde.

Sur l’Archipel…

Le rouquin venait d’apparaître dans ces lieux avec un air serein. Deux possibilités lui avaient permis de germer dans son esprit : grâce à son informateur, il connaissait plus ou moins les principaux pôles d’intérêts de l’île. Ses alliés n’étaient pas taillés pour affronter des Thalassa furibonds, alors ils se dirigeraient plutôt vers le port, à moins d’explicitement demander à accompagner le rouquin, ce qui fut le cas de Hope Stanley. Ainsi, les deux amants, et potentiellement d’autres, se téléporteraient en direction des grooves de non-droit. La tente ne serait pas très difficile à trouver, et à vrai dire le rouquin ne présentait aucune intention hostile et ne connaissait aucune des voix présentes ici-bas. Il se contenta d’identifier de visu les Thalassa à leurs cheveux blancs. Il leur sourit s’approchant nonchalamment d’eux. Il portait sur eux un air de défi, mais surtout amusé.

- Je suis venu ici pour vous baby-sitter. Ne m’en voulez pas si je vous vole la vedette. J’imagine que j’ai affaire aux plus aimables des Thalassa, ici.

Il toisait du regard les trois hommes. Hope n’était pas réellement rassuré, mais les yeux d’Erwin montraient clairement qu’il ne ressentait aucune peur en face de ces hommes : il n’était pas venu là pour se battre, après tout.
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Kanäe Toupex
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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Mar 13 Nov 2018 - 9:09

L'histoire est écrite par les vainqueurs


Kanäe était restée plusieurs jours sur l'archipel des Shabaody suite à son passage au cours duquel elle avait enfin découvert l'identité de l'assassin de ses parents. Elle trouvait en cet endroit un charme rassurant qu'elle n'avait pas voulu quitter de suite. Sur ces terres, elle avait sauvé un homme et plusieurs esclaves d'une vie promise d'asservissement puis avait retrouvé l'un des membres de son organisation : Shiki M. Eiki. Le jeune rouquin avait marqué des points militairement et humainement devant celle qui était une sorte de supérieure. Pendant ces quelques jours parmi les Groves de l'archipel, elle avait pu découvrir les lieux plus en détail, se familiariser un peu avec cette tendance de division entre les populations qui coexistaient ici bas. Puis, après quelques jours, Erwin était venu la chercher pour la ramener sur Micqueot et profiter de quelques instants de calme : un moment éphémère, un calme court avant une tempête qui s'annonçait tonitruante.

Kanäe était en ville en compagnie de Nana lorsque les messages d'alerte commencèrent à être diffusé, lorsque que Chairoka en personne s'expliqua sur la situation. En entendant ces mots, la traitresse se pinça les lèvres. Ainsi donc, le temps de la grande guerre entre gouvernementaux et décimas était arrivé ? Non, pas seulement entre eux. Ce conflit allait prendre une proportion sans borne, il allait dépassé MarineFord, s'étendre à toutes les mers, influencer le jeu de la politique mondiale de façon durable. Il était une chose évidente, les autres factions allaient y mettre mêlées, ou dans le cas de l'inquisition, allait s'en mêler d'eux-même. Ce fut sur ses quelques tergiversations que la séance shopping de la maudite et de la femme-plante s'interrompit, rapidement rejointe par le téléporteur qui les amena en compagnie de tous les hauts-cadres de l'inquisition.

Rassemblés là, la verte comprit qu'Erwin était arrivé à une conclusion identique à la sienne, il fallait intervenir pour mettre à terre la plus grande des menaces : Centes Decima. Le gouvernement était l'ennemi naturel de la révolution, la cause de son existence d'ailleurs, mais les hommes du monarque étaient le danger le plus important de ce monde. Ils avaient été omniprésents, offrant aux révolutionnaires un moment de répit dans la guerre les opposant aux mouettes mais il était maintenant temps de rendre son état normal aux choses.

Erwin prit la parole, la destination choisie pouvait étonner mais la Toupex ne le fut pas. Certains auraient pu s'attendre à un débarquement en règle sur Marineford, là où se trouverait très probablement les plus grandes têtes d'affiche du mouvement monarchique, là où beaucoup de choses se joueraient. Malgré tout, le Dog avait choisi un autre lieu, un lieu où son pouvoir ne serait pas une préoccupation majeure pour les deux camps, un endroit où les deux leaders chercheraient à prendre le contrôle de lui pour retourner la situation de façon sereine et efficace. Il avait choisi Shabaody, l'endroit que la maudite du scorpion avait quitté quelques jours auparavant.

J'en suis, évidemment. Nana restera ici pour prêter main forte à Blue si les choses dégénèrent. 


L'ironie était une chose bien spéciale, celle qui permettait de rire d'une situation en évoquant une chose contraire, celle de préparer une bataille dantesque sur un endroit que l'on venait de découvrir, d'apprécier. Le rouquin ne pouvait pas se tromper, son raisonnement était implacable, des hommes surclassant largement la Toupex se trouveraient sur l'archipel, livreraient bataille pour la dominance de cette terre, pour obtenir cette porte magnifique sur GrandLine. Elle aurait pu avoir peur, mais tel ne fut pas le cas. Kanäe s'enquit de rassembler quelques affaires utiles avant de rejoindre son petit-frère et profiter, une nouvelle fois, de son pouvoir maudit.

Le paysage de Micqueot, agité depuis peu par la mise en branle des forces de l'inquisition, céda soudain devant un spectacle bien plus calme, presque fantomatique : le champ de bataille présumé. L'archipel semblait avoir perdu sa vie, totalement. Usant de son haki de l'observation nouvellement maîtrisé, la Zoan n'effleura que quelques voix, timides, cachées alors que toutes les autres semblaient avoir déserté. L'informateur de l'inquisition avait prévenu ses supérieurs : la marine évacuait les civils au niveau du port alors que les décisions étaient prises dans un camp annexe. Rapidement, le paramecia de la téléportation exprima son choix de chef : se rendre au camp gouvernemental pour notifier de leur présence et de l'assistance que l'inquisition comptait offrir aux forces gouvernementales pour cette bataille. "L'ennemi de mon ennemi est mon ami" ? L'adage était-il réellement valable pour des personnes qui avait trahi cet "ami" de circonstance ?

J'aurais été heureuse de revoir mes vieux amis Thalassa mais tu n'auras pas besoin de moi pour négocier. Je vais me rendre au port, assister à l'évacuation, protéger les civils si c'est nécessaire et relayer ta proposition sur place. S'il y a le moindre souci, appelle moi directement. 


Erwin et Hope prirent le chemin du camp des Thalassa alors que l'ex-mouette s'orienterait davantage vers le port, où se trouvait un autre Thalassa que la maudite connaissait bien mieux, mais elle l'ignorait. En tous les cas, cette présence ne changeait rien, si le camp de tente avait été la seule zone d'intérêt, elle s'y serait rendue malgré la présence de certains des héritiers de l'étoile, sans peur. Elle se rappelait que ce dernier lui avait dit un jour avoir une dette envers elle pour avoir assisté Shang, pour ne pas l'avoir laissé seul sur une plage face à l'ex Aokiji. Depuis, il n'avait fait que mandater un chien de la vice-amirauté pour blesser son ancienne subordonnée. Si l'étoile n'avait qu'une parole, sa dette persistait.

Plus encore, le pacte conclut entre Erwin et Aston Finley était toujours d'actualité, sa caducité n'intervenant qu'au jour de la chute du monarque et de ses hommes. Si l'étoile avait une parole, si la voix du directeur de l'AOI avait un minimum de portée, l'alliance proposée par l'inquisition avait une bonne chance de voir le jour.

Ainsi, accompagnée de plusieurs membres de l'inquisition, elle aussi, ce fut un troupe qui parvint rapidement en vue des forces gouvernementales placées sur le port. Chacun se mit à avancer plus calmement, sans afficher le moindre signe d'hostilité, montrant clairement aux quelques forces en présence qu'ils n'étaient pas là pour débuter les affrontements. Lorsque la Zoan serait assez proche des premiers soldats, elle pourrait initier cette phase de rapprochement.

Qui est la personne en charge de cette zone ? Nous voudrions nous entretenir avec elle, nous avons une proposition.  


Qu'il s'agisse d'une bleusaille ou d'un gradé quelconque, la personne qui accueillerait la demande, au même titre que tous ses collègues présents reconnaitrait probablement la verte en face d'eux... Une traitresse. Mais pour l'heure, la balle était dans leur camp, les inquisiteurs attendraient, toujours sans montrer la moindre trace d'agressivité. La primée, en tête de ligne, resterait sur ses gardes, haki de l'observation actif pour palier à toute éventualité.

©️ Codé par Kari Crown


Bon bah Kana et les quelques PNJ inquisition qui ne sont pas avec Erwin (et éventuellement Shiki s'il vient avec moi) se rendent vers le port. Là-bas, Kana demande à parler au responsable de la zone, pas de signe d'hostilité du côté révolutionnaire.

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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Mar 13 Nov 2018 - 10:09

Le calme avant la tempête


Quelques jours avant l’annonce de Charaioka.


Encore ce rêve... Ou du moins, peut-on appeler cela un rêve ? Sensation peut-être ? Ou simple hallucination nocturne ? Quoi qu’il en soit, voilà bientôt quelques semaines que je faisais ce drôle de rêve, cette succession d’images ou d’instants qui me paraissaient plus vrais que nature. Je me sentais comme suspendu dans le vide, flotter dans un océan. Ou alors, est-ce que je ne coule pas dans ce rêve ? Je ne saurais dire... Mon corps flotte et coule à la fois. La surface de l’eau au dessus semble si proche et loin à la fois. Un miroir brillant qui désigne une sortie vers la vie, pourtant, j’ai beau tendre la main, je n’arrive pas à atteindre cette hauteur. Je me sens suffoquer, doucement fermer les yeux et me laisser aller vers ces abysses qui m’engloutissent. Mais si cela correspond à une mort via noyade, quelle est cette douce chaleur qui m’étreint à chaque fois ?

Comme toujours, alors que je ferme les yeux dans cet instant, je me réveil en sursaut, suintant quelque peu comme une bonne personne ayant fait un mauvais rêve. Il est à peine 3h, tout le monde dort à cette heure-ci... Reprenant mon souffle, laissant le drap caresser ma peau dénudée uniquement en haut je vins à comprendre que je suis bel et bien en vie. Encore ce moment qui passe en boucle tel un rêve prémonitoire ou un avertissement.
Mon regard se tourne vers ma voisine de chambrée et je peux l’observer, dormir paisiblement. Au moins, cette vision là n’a rien d’effrayant. Pourtant, y aurait-il un lien entre elle et ces visions ? Après tout, l’eau et une femme poisson, ça ne fais pas deux n’est-ce pas ? Pfff... Qu’est-ce que j’imagine moi... Posant une main sur le front de la demoiselle à l’épiderme rose, je l’entends grogner et je retire aussitôt ma main avant de revenir sous les draps me réchauffer de cette drôle de froideur que j’ai ressentis juste avant.

Qu’est-ce que cela signifie ?


Jour de l’annonce de Charaioka


Sombre nouvelle que voilà... On ne pouvais échapper à cela. Personnellement, j’avais beau me tenir au courant des nouvelles qui régissent le monde, je n’avais nullement vu venir ce tournant de l’histoire. Alors Baltigo était encore frais à mon sens, la marine lançait un défi ouvert à son plus grand ennemi. Certes l’annonceuse n’était nulle autre que la tête pensante de la marine reconnue et crainte de tous, mais quand même... Est-ce raisonnable ? Quelles étaient leurs chances de survie ? Et nous au fond, quel rôle aurions nous pu jouer ? Sans doute celui d’une donnée qui pourrait changer certaines choses. Causer plus de morts dans un camps et sauver des vies dans l’autre. Avions nous vraiment notre mot à dire dans tout ça ? Tandis que l’annonce s’était faite il y a quelques minutes à peine, je buvais un thé en essayant de me mettre les idées au clair.

Dans l’appartement qui nous avait été gracieusement offert par Erwin, la décoration commençait à prendre forme. Au final, on avais beau ne pas s’afficher, nous vivions tel un “ couple “ elle et moi. Peut-être serait-il temps de l’annoncer ou... Le montrer ? Entre ça et la guerre qui va éclater, on peut dire que le timing est mauvais. Soufflant une énième fois, voilà qu’une forme humanoïde rose passe par dessus le canapé pour venir me rejoindre. Tournant mon regard vers Komari, je souris doucement.

“ ... Ça t’inquiète toi ? “
“ Assez... “

Nous le savions... Suite à cette ou plutôt “ ces “ histoires, le monde changera. Restais à voir comment. Et bien ? En mal ? Qui a raison ou qui à tort ? Prenant une nouvelle gorgée de ce thé étrangement bon, je vins à regarder du coin de l’oeil mes sabres sur leurs supports, côtoyés par l’arme de ma compagne.  

“ Tu... Vas participer ? “
“ Hm ? “
“ ... À cette guerre. “

Restant silencieux, je me fis pensif. Comme pensé plus haut, un équilibre est en jeux. Décima et Gouvernement allaient s’affronter. Un restera debout alors que l’autre allait tomber. Du moins, c’est l’idée d’une guerre. Au meilleur des cas pour chacun, les deux camps seraient estropiés grandement et pour nous, ce serais de l’or. Mais et les civils au milieu de tout ça ? Jusqu’à preuve du contraire, les batailles allaient avoir lieu dans des zones habitées et non gentiment dans une zone prévue pour la guerre. Ça n’existe pas ça... Prenant le temps de peser le pour et le contre, finalement je me contente de dire la chose la plus logique qui soit.

“ Protéger les civils et sera notre but principal. Le reste, ce sera à Erwin de voir. “

Allait-il vouloir en profiter pour finir un des deux ennemis si ce ne sont pas les deux à la fois ? Ce serais assez lâche de sa part, mais parfois, il faut savoir saisir ses chances non ? Je restais muet quant à ce sujet et vint chercher un certain réconfort auprès de Komari, déposant mes lèvres sur les siennes avant de simplement rester à ses côtés à savourer ce thé.

“ C’est quoi cet ingrédient secret que tu me caches ? Aller dit... “
“ Des... Algues Marunoichi. “

Le thé ressortit aussitôt de ma bouche tant ma surprise avait été grande et pour cause, cette algue était dite “ dangereuse “. Heureusement que la miss savait la préparer pour qu’à faible dose et diluée, ce poison soit inefficace.


Moment de la réunion


L’heure est grave... Le verdict était tomber, Erwin voulait s’en mêler. Réunis avec les “ grosses têtes “ du groupuscule révolutionnaire, j’écoutais le discours du jeune homme qui avait grandit depuis ses débuts. Visiblement, impossible d’échapper à une bataille qui sera sans nul doute sanglante. Une guerre est une chose qui ne mérite pas d’être vécu, mais quand il est question de justice et de liberté, on se doit de protéger ces valeurs. Le monarque de ce que j’avais compris était - sous des airs de personne bien vaillante - une personne cruelle, capable du pire pour priver le monde de son libre arbitre et instaurer une paix sans réelle saveur. Un monde bien terne que voilà s’il arrivait à ses fins... Nous ne pouvions pas laisser passer ça, alors aussi rare cela soit-il, aujourd’hui pour le bien de tous, nous allions devoir “ aider “ la marine en limitant la casse. Restais à voir si celle-ci n’allait pas en profiter. Tant nous que eux sommes envieux de voir tomber l’autre. Les alliances sont toujours fébriles, encore plus en temps de guerre.

Cependant, comparé à ce qu’on pourrais croire, Erwin ne nous forçait en rien Compréhensif des risques, il attendait de savoir qui le suivrait dans cette bataille qui - si elle était mal abordée - pourrait être notre dernière. Clairement sur la défensif en étant en arrière du groupe et les bras croisés, je pesais le pour et le contre, côtoyé par Komari. Celle-ci se faisait un sang d’encre et pourtant, je savais qu’elle aussi respecterait le choix que je ferais. Vint donc mon tour de m’exprimer après que la bleue l’ait fait...

“ ... J’y vais. “
“ Et moi aussi ! “

Me tournant vers Komari, celle-ci s’incrustait dans cette bataille dangereuse. Sidéré, je me mis à la regarder comme si j’attendais des explications. Nous n’avions convenu de rien en cas de “ réquisition “, mais une chose était sûr, mon instinct protecteur faisait des siennes et le sien aussi.

“ ... Si tu y va, je te suis... Pas question de t”y laisser seul. “
“ Mais... “
“ Pas de ‘ mais ‘ ... Si tu as cru que je ferais le thé en attendant ton retour, tu te goures. On y va, on reviens et basta. “

Quelque peu hésitant, je vins à me mordre nerveusement la lèvre. Cette fille.... Je pourrais pas la changer semble-t-il. Mais au fond, n’est-ce pas ce que nous nous étions promis un soir ? Une simple “ prise spéciale de la main “ pour sceller notre accord comme quoi l’un veillerait toujours sur l’autre et vise-versa ? Une promesse est une promesse.

“ Ok... “


Sur l’Archipel


La téléportation avait été rapide comme à son habitude. Un clignement d’yeux et hop, on change d’horizon. L’air de Shabondy me fit presque sourire, mais très vite la réalité nous rattrapait. Il fallait agir et non profiter du paysage. Deux choix s’offraient à nous avant que les combats ne débutent à n’importe quel moment. Quand nous étions sur place donc, déjà l’équipe se scindait avec une initiative de la “ verte “ qui aurait du être la mienne compte tenu de mon comportement général. De ce fait, c’est tout naturellement que je vins à m’incliner légèrement - aussi formel cela soit-il - pour m’excuser auprès d’Erwin.

“ .. Je vais la suivre. Si tu as besoin de moi et/ou Komari... Hmmm... Tu sais où on est. “

Inutile de préciser, l’homme était doué du haki de l’observation après tout. Ses dons - de ce que j’en avais entendu - étaient d’un soutient exemplaire sur un champs de bataille. De base, son fruit lui offrait une capacité à se mouvoir égalable par personne d’autre. Additionné à son “ haki supérieur “, il pouvait connaitre des pensées ou souvenirs de la personne en contact. Quoi de plus utile puisqu’une fois le souvenir en tête hop, il pourrait aller sur les lieux. Tandis que bien des gens s’encombraient avec un navire pour bouger, nous, nous avions un “ taxi “ implacable.
C’est d’ailleurs étonnant que le fameux roi n’ait pas eu l’idée de capturer cet atout sans pareil... Bref, faisant référence au fait qu’il nous retrouverait vite via nos “ voix “, je m’éclipsais en suivant la verte. Ou du moins, je tentais de la suivre étant donner son élan. J’vous jure, un peu de pouvoir et ça se prends pour un chef... Heureusement que Komari arrivait à suivre et me guider pour enfin arriver au port. Sur les lieux, tout le monde adoptait la même attitude. Si certains revenaient déjà à certains et certaines, nous faisions tous profil bas, preuve d’aucune animosité qui pourrait faire croire à un assaut malsain de la révolution. Que ce soir révolutionnaire, pirate ou une autre faction, ce n’est pas rare qu’une faction profite du malheur de l’un pour gagner sur l’autre... La lâcheté parfois fait toute la différence.

Arrivant sur place donc, j’attendais qu’on soit mis en relation avec une figure d’autorité quelconque. Cependant, un “ détail “ me fit tilter. La verte ne se présentait pas comme la personne qu’elle était, pas du tout même... Je n’étais pas aussi “ gradé “ qu’elle, cependant, la politesse et le côté humain devait être plus “ puissant “. Ainsi, alors que des gens allaient sans doute réfléchir, je me permettais d’éclaircir un peu la situation, afin que les réponses aient plus de chance d’être positives.

“ ... L’Inquisition souhaiterait prêter main forte à la situation. “

Deux données importantes à savoir à quelle affiliations nous faisions “ tous “ partit et notre but principal. Les termes de cette “ alliance “ seraient à négocier par la suite. Au moins, ils pourraient vite se rendre compte que la parole allait de paire avec l’agissement n’est-ce pas ? Attendant de voir ce que les choses allaient donner, je me tournais en partit vers la chère femme poisson qui m’accompagnait.
Pour ma part, j’avais mes armes à la ceinture et une lame dans le dos, mais Komari de son côté avait une arme plutôt longue dans le dos.

Il fallait profiter de ce calme avant la tempête, après quoi, les choses allaient vite se gâter. Cela se ressentais dans l’air. Tel un animal, j’avais cette impression. Soudain, je ressentis comme un bourdonnement qui s'intensifiait. Posant ma main sur ma tête, je serrais un peu les dents. Un signe que bien des gens pourraient reconnaitre dont la demoiselle qui s'était libérés de ces " maux " là il y a peu.


Codage par Libella sur Graphiorum



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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Mar 13 Nov 2018 - 11:32



VIE


Archipel Shabaody, à proximité des ports.

-Dekhaménom Bahal, 33 ans, gérant d'une taverne sobrement nommée "La broche et la poele", malheureusement localisée sur le groove trois.


Dekhaménom Bahal, leader des Crânes Rouges.

La créature cornue attendait là depuis un moment maintenant, il fixait d'un œil torve cette masse qui s'était attelée là, au niveau de cette zone d'embarcation, afin d'être évacuée de cet archipel qui, sans doute aucun, aurait bientôt été la scène parfaite pour y jouer un acte majeur, si ce n'était l'ultime, d'une mauvaise pièce durant depuis bien trop longtemps désormais. Le leader des crânes rouges avait mécaniquement craché son discours à l'une des nombreuses mouettes présentes ici pour effectuer ce recensement, nulle pression l'opprimait : il n'était après tout qu'un inconnu parmi d'autres en ces lieux. S'il attirait l'attention de qui que ce soit ici, ça n'aurait été dû qu'au simple fait des appendices particuliers ornant son crâne. Et encore, à ce point-là de Grand Line, il était monnaie courante de croiser des êtres que le commun avait tendance à qualifier de différents.

___

Quelque part sur GrandLine.

Deux minutes après l'injection l'homme s'était retrouvé à terre, mué de mouvements saccadés, sa salive bullant aux commissures de ses lèvres. La silhouette féminine observait ce corps non loin d'elle tout en sortant un escargophone de son long caban. Elle composa un numéro au même moment que l'une de ses bottes se posa sur la poitrine de la personne gisant au sol. Son talon se soulevait et retombait aussitôt au gré de la tonalité, puis, lorsque son interlocuteur décrocha, la chimiste arrêta le massage cardiaque.

-La coupe n'est pas encore au point.

Elle raccrocha aussitôt puis s'en retourna à son laboratoire, laissant le cadavre en devenir à ses anciens camarades. On entendait déjà leurs murmures agités s'élever dans cette sombre pièce et, bientôt, les tintements métalliques seraient légion. Il ne resterait du camé qu'une masse informe et sanguinolente.

___

Archipel Shabaody, groove 3.

Le soleil frappait de toutes ses forces sur les volets fermées de la taverne, zébrant les murs de la pièce d'ombres et de lumières. Bahal avait décroché sans faire le moindre bruit pour écouter la seule parole de son interlocutrice. Sans bruit aucun, il délaissa le combiné sur le bar pour se diriger dans le coin d'une pièce. Là, il se figea devant une table à laquelle était installé celui à qui la Triade l'avait mis en relation.

-Un échec, encore.

Pas un bruit, pas un mouvement. Rien. L'homme restait assis sur sa chaise, le regard perdu sur une page noire d'encre posée sur la table, l'âme dans le vide. Un rayon de lumière surlignait les derniers mots inscrits sur ce bout de papier torturé. Bahal put les découper d'un battement de paupières.

Ne passe pas trop de temps à vouloir et essayer d'être ce que n'es pas, tu finiras par croire que tu l'es vraiment. Et la dure réalité, elle, te mettra bien vite à terre lorsqu'elle te rattrapera.

Accepte la fin d'une chose pour en débuter une autre.

La mort d'une personne pour la naissance d'une autre.

-L'évacuation a débutée.

Le carnet fut fermé d'une claque sèche, laissant la créature se faire agresser par sa couverture écornée. Trois lettres y avaient été vulgairement gravées, probablement au couteau. Face à l'absence de réponse de son seul pair, Bahal tourna les talons pour encore briser le silence.

___

La clochette avait tintée depuis deux heures désormais. Elle fut remuée une nouvelle fois, alarmant le groove de sa sortie.

Deux mois qu'il attendait, et toujours rien.  Ainsi, c'était désormais à lui d'agir dans ce décor si enivrant pour écrire sa nouvelle vie. Et celle-là, il l'écrirait avec le sang d'autrui.


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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Mar 13 Nov 2018 - 14:24


Dans les Groves de non-droit, campement improvisé des Thalassa.



Thalassa Cang et Thalassa Aang.

Ils étaient sidérés. Ils étaient apparus de nulle part, pénétrant dans la tente mère avec une insolence ahurissante, comme si la chose était naturelle, comme si le respect et le silence leur était dû. Aang n'en revenait pas tandis que Cang, bouche bée, accusait également le coup et peinait à prendre pleine mesure de la situation déconcertante face à laquelle ils avaient été précipités. Erwin Dog et l'un de ceux qu'ils devinaient être ses larbins venaient de surgir de nulle part, avec une outrecuidance qui ne pouvait que caractériser les mouvances révolutionnaires décrépites et mourantes, semblant se targuer d'une puissance colossale qui lui permettrait non seulement de prendre part aux opérations... Mais aussi et surtout de les dominer. Les deux jeunes adultes ne pouvaient, à ce titre, qu'être abasourdis : ils n'avaient jamais fait face à un criminel aussi culotté, depuis qu'ils avaient pris la mer, et ils avaient également une donnée des plus déconcertantes à prendre en compte... Cet homme, ce saint patron de l'Inquisition, dernier bastion de la Révolution qui ne menaçait pas de tomber en déliquescence d'une seconde à l'autre, semblait vouloir leur prêter main forte afin de contenir les troupes Decimas qui risquaient fort de les assaillir d'une seconde à l'autre. Le silence qui s'imposa de lui-même à la suite du dire du rouquin était évidemment incontournable, mais il était d'autant plus glaçant qu'on le sentait lourd, pesant. L'atmosphère s'était puissamment alourdie et il semblait que les toiles qui composaient les murs et le plafond de cette tente, pourtant gigantesque, ne suffisait plus pour contenir le caractère historique des personnes illustres qui s'y trouvaient réunies. La vérité était peut-être encore plus angoissante : peut-être que Shabondy, tout entier, était trop étriqué pour les abriter simultanément... Finalement, et contre toute attente, ce fut Cang qui prit la parole le premier. Ses mots, toutefois, ne tardèrent guère à réveiller la brutalité latente de son cadet...

-Vous... Comment osez-vous ?!
-Bordel de merde... A quel point t'es con, toi... Je vais t'utiliser comme échauffement, t'as plutôt intérêt à savoir te défendre...
-Il suffit. Cang, Aang. Demeurez tranquilles.



Thalassa Rang, Responsable du blocus de Shabondy.

Ils s'étaient mécaniquement crispés, l'un comme l'autre, et avaient obéi avec une docilité exemplaire... Car la voix de Rang ne les avait pas, posément, interpellée avec toute la quiétude qu'il usait généralement. Au contraire, cette fois-ci, le colosse Thalassa avait grondé, d'une voix si sourde et si rauque qu'elle avait potentiellement portée jusqu'à l'autre bout du grove. Il s'était redressé, quittant son habituelle posture recroquevillée, qui avait tendance à le tasser et à le rendre moins impressionnant : désormais, il dominait l'ensemble des personnes présentes dans la tente de toute son impressionnante stature. On aurait dit que sa tête menaçait de déchirer le toit, mais Cang comprit bien vite que l'impression aurait pu demeurer intacte même sans plafond au-dessus d'eux : il pouvait déchirer le ciel lui-même rien qu'en tendant le bras. Il n'était pas juste immense : il était implacable, inébranlable, plus encore que ne pouvaient l'être un château ou une montagne. D'un pas mesuré, qui sembla néanmoins faire trembler les alentours, il se rapprocha quelque peu de l'impudent rouquin qui s'était frayé un chemin jusqu'à sa demeure, jusqu'à sa tente, jusqu'à sa progéniture, non sans fanfaronner avec l’imbécillité habituelle des jeunes gens prétentieux. Alors qu'il était toujours factuellement séparé du révolutionnaire de deux généreux mètres, on aurait cru que sa silhouette dévorait l'ombre de son impertinent interlocuteur : considérant sa stature effarante, il allait sans dire qu'il n'avait qu'à tendre la main pour arracher le crâne de son homologue, et ce sans le moindre effort. Sa voix, une fois de plus, résonna... Mais les propos qu'elle tonna furent cette fois-ci destinés à l'intrus, qu'il apostropha sans la moindre hésitation.

-Dog... Tu oses te présenter devant les Thalassa sans faire montre d'humilité ? Je devrais te tuer, ici et maintenant, rien que pour rappeler à tes pairs que la Révolution n'a survécu que grâce à notre clémence.

Près des ports.



Thalassa Shang et Sutcliffe Destiny.

-Toupex. C'est une plaisanterie ?

En constatant la présence de criminels aux abords de leur campement de fortune, Destiny avait réagi impulsivement : elle s'était emparée de son fusil, qui trônait non loin, et avait immédiatement mis en joue celle qu'elle imaginait être la tête pensante du groupe de criminels, Kanäe Toupex. Toutefois, elle s'était rapidement rendue compte du fait que quelque chose n'allait pas. Premièrement, la seconde de l'Inquisition et ses alliés avaient gentiment été escortés par le jeune colonel qui leur avait porté le message de l'arrivée de la vice-amiral un instant auparavant. Deuxièmement, elle ne semblait pas, pas plus que ses collègues en tout cas, belliqueuse pour un sou. Troisièmement, et plus important encore, Shang n'avait pas fait montre d'hostilité du tout : il s'était contenté de grogner quelques paroles froides tout en dardant la traître d'un regard peu engageant. Était-ce la surprise qui l'avait saisi, l'empêchant de se montrer aussi réactif que sa jeune cousine ? Cette dernière, tout-à-fait humble et réaliste, savait que ça n'était pas le cas. Shang était l'un des meilleurs combattants qu'elle ait jamais pu côtoyer : son bras gauche robotisé en témoignait, souvenir de la lutte âpre qu'il avait entretenue face à l'ancienne amirale Aokiji, et qui n'avait pas été capable de le tuer. Il était potentiellement l'un des meilleurs combattants au monde tout court : il participait à la considérable et aberrante force de frappe des Thalassa, et ce plus qu'activement. Était-il capable de faire jeu égal avec Rang et avec Zang, fréquemment considérés comme étant les deux meilleurs guerriers de la famille, comme étant des pointures susceptibles de se confronter aux membres de la haute amirauté ou aux Yonkous eux-mêmes ? C'était difficile à dire mais, dans un cas comme dans l'autre, cela aurait été une grossière erreur que de considérer qu'il était encore capable d'amateurisme. Il était maître de son corps et de ses réactions : s'il n'avait pas encore attaqué, c'est qu'il ne voulait pas attaquer d'emblée. Ni plus, ni moins. Aussi la Sutcliffe décida-t-elle de conserver la Toupex en joue sans pour autant faire feu : elle se contentait de demeurer en retrait, silencieuse et attentive, tandis que son cousin, impétueux et cinglant, se chargeait de rétablir la vérité afin de prendre pleine mesure de cette situation et de savoir précisément de quoi il en retournait.

-Vous avez intérêt à vous expliquer, et vite. Prenez garde aux mots que vous allez prononcer : vous avez la vie de vos collègues entre vos doigts.



Vice-Amirale Otojou Prima.

Elle avait entendu les rumeurs de la présence de la Toupex au sein du campement gouvernemental avant d'y être confrontée, et c'était là un heureux hasard : dans le cas contraire, elle aurait potentiellement attaqué à vue. Toutefois, le fait de constater que la discussion s'était amorcée avec Shang amena la vice-amirale à faire preuve de davantage de retenue. Elle se contenta de se rapprocher quelque peu, demeurant néanmoins dans le dos du contingent révolutionnaire. L'idée était simple : s'ils se montraient agressifs ou s'ils offraient au Thalassa une réponse qui ne lui convenait pas, ils seraient cernés de toute part entre la progéniture de l'Étoile et la gradée du Nouveau Monde. De quoi les exécuter rapidement et sans coup férir... Néanmoins, la situation ne convenait que très modérément à la gradée qui, de son côté, commençait à craindre crescendo l'hypothétique arrivée des Decimas. Si ces derniers parvenaient à Shabondy dès à présent, et s'ils se faisaient remarquer, contraignant les forces de l'ordre à réagir dans la foulée... L'Inquisition conserverait-elle une attitude pacifique, ou prendrait-elle part au conflit qui s'annonçait, pour le meilleur comme pour le pire ? Si la Toupex, célèbre pour être la seconde du Dog, se trouvait ici... Son chef était-il également de la partie ? Cette présence intrigante, par conséquent, soulevait un flot considérable d'interrogations à laquelle la jeune femme ne pouvait évidemment pas répondre. Humblement, elle s'en remettait donc, une fois de plus, au jeune Thalassa. Voilà de quoi accentuer largement sa frustration et son impuissance, au passage...

Grove numéro 3.



Arine Adamov, primé à 396.000.000 berrys.

-Ça pue la Triade...

Adamov lorgna la taverne d'un air renfrogné et ajusta la capuche qui lui couvrait d'ores et déjà la majorité du visage. Non sans renifler bruyamment, il s'avança jusqu'à la porte du tripot, qu'il bouscula sans le moindre ménagement, d'un coup de pied d'une virulence inouïe. Sans piper mot, comme si cette irruption était tout-à-fait banale et coutumière, il fit quelques pas supplémentaires sur le parquet de cette auberge avant d'enfin marquer l'arrêt, dévoilant sa crinière décolorée et son visage pâle. Il devait faire vite. Assez vite pour que les Thalassa ne lui tombent pas simplement sur le coin de la gueule, en tout cas... Mais il devait le faire : c'était incontournable. Son regard balaya le tripot de bout en bout, à la recherche du nombre de silhouettes. Un bouge, en plein grove de non-droit... C'était d'un cliché. Et pourtant, c'était également dans ce type d'échoppes qu'il se terrait, habituellement, afin d'échapper aux traques sanglantes de la prétentieuse pimbêche, Jasmine. Sur Shabondy, tous les criminels se valaient : ils devaient faire profil bas s'ils espéraient survivre jusqu'au lendemain... Sans la moindre exception. Combien avaient osé se faire remarquer, ces derniers temps, depuis que la garce avait quitté l'amirauté que lui avait si gentiment offerte la chienne brune ? Peu, trop peu. Et la Triade, bien sûr, ne figurait pas parmi ces quelques exceptions. La Triade, c'était même plutôt l'extrême inverse : du genre à se terrer même lorsque le climat était clément. Voilà pourquoi Harishigawa avait toutes les peines du Monde à les détruire... Ce qui ne signifiait pas qu'il n'avait pas la moindre information à leur sujet. Au contraire, même : la guerre underground était âpre et constituée d'événements virulents, épisodes, impitoyables. Le conflit opposant Decimas et Gouvernement Mondial ne dérogerait pas à cette règle : il était une occasion en or. La Triade avait affiché l'affection qu'elle vouait au Monarque depuis belle lurette : Konan, quant à lui, préférait miser sur le cheval traditionnel...
Vide. Le constat percuta les mirettes d'Adamov et ses mains, nerveuses, se plièrent et se déplièrent successivement une bonne dizaine de fois. Ah, ce qu'il aurait aimé avoir un cou à enserrer... Non sans un grognement, il fit volte face et s'en retourna à l'air libre, en rétablissant précautionneusement sa capuche sur sa tête. Se trouvaient-ils ici des criminels qui avaient décidé de prendre la poudre d'escampette en constatant que le Gouvernement Mondial investissait des lieux proches avec une cohorte armée susceptible de faire plier un Royaume ? Si tel était le cas, ces bougres avaient peut-être bien d'ores et déjà quitté l'Archipel... Parviendrait-il à leur remettre le grappin dessus ? Bah, peu importait... Tant qu'il finissait par avoir les informations qu'il cherchait avidement.



Ordre de réponse :
Erwin - Kana - Shiki - Fudo
Vous disposez de 72h pour répondre. Écoulé ce délai, votre tour sera automatiquement passé. Vous disposez d'un délai de 24h additionnelles exceptionnellement, que vous pouvez utiliser au besoin afin d'étendre votre tour.
Si vous ratez deux tours consécutivement sans prévenir personne en amont, vous serez exclus de l'event. Si vous ratez un tour mais que vous prévenez les MJs et vos compagnons, ça n'aura aucune incidence et vous pourrez reprendre tranquillement !

Spoiler:
 

Alors !
L'étoile à cinq branches bleu c'est le campement Rang et compagnie
L'étoile à quatre branches bleu c'est l'endroit où l'évacuation est actuellement en cours de finalisation (donc si vous avez suivi, y a Shang, Destiny et Prima)
L'étoile à quatre branche oranges c'est le positionnement de la villa de Jasmine
Vous ne savez pas où se trouvent les Decimas, pas plus qu'Adamov, pour l'instant. Vous pouvez les croiser, par hasard, toutefois (pas Adamov, mais les Decimas), si vous avez envie de vous frotter à un Kizaru pas jouasse, on sait jamais (auquel cas je vous rajouterai sur la map). Sinon, ils apparaîtront en temps et en heure !

Erwin > Rang face à toi, Cang à ta droite, Aang à ta gauche. Du mouvement derrière : ta présence n'est pas passée inaperçue.

Kana/Shiki > Shang et Destiny devant, Prima derrière, des soldats aux aguets un peu partout.

Edit-Fudo > Ce cher Adamov défonce la porte et rentre... puis ressort en constatant que c'est vide !
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Erwin Dog
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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Mar 13 Nov 2018 - 20:50

L'histoire est écrite par les vainqueurs. [2]

Alors que quelqu’un semblait plus sage que les autres, Erwin nota dans son esprit que ce n’était pas le cas. Les trois hommes qui lui faisaient face étaient des bêtes d’orgueil, un monstre qui risquait de leur coûter la vie dans les affrontements à venir. Il ferma les yeux, soupirant simplement devant les paroles des deux petits gaillards qui venaient de le provoquer. Hope s’était contenté de garder un regard droit, sans dévier de sa fonction de potiche. Après tout, le résultat de cet entretien pourrait très bien prévenir de la survie ou de la fin du monde libre tels qu’ils le connaissaient. Le rouquin lorgna sur le géant lorsqu’il se leva et le toisa toujours du regard, sans le baisser. Un instant il se contenta de diagnostiquer son corps : c’était un monstre de puissance, à n’en pas douter, mais si son aura sembla inquiéter Hope, elle ne mit Erwin dans aucun état particulier. Il se fichait de son interlocuteur, et ne lui prêtait pas tant de respect que cela.

- Nous sommes humains, au même titre que vous et que le clochard du coin. Mais vous conviendrez tous les trois que le faste de la naissance ne vous a pas doté d’humilité devant un bon samaritain.

Il s’était contenté de lâcher cette phrase sans prendre en compte l’orgueil des Thalassa. Il aurait peut-être dû. Si un coup tentait de l’interrompre physiquement, il esquiverait sans s’éloigner trop. Il n’était pas sûr de pouvoir gérer un combat contre les trois en même temps, mais esquiver relevait de la facilité pour lui. Une véritable anguille quand il s’agissait de ne pas se mouiller.

- Je ne suis cependant pas ici pour t’insulter, Thalassa. L’énergie que nous pourrions dépenser ici sera perdue contre nos ennemis, et l’objectif est clairement défini : si Chairoka et ses manigances échouent, il ne restera rien de Marineford. Le monde libre tiendra en cette archipel et ce qui la surplombent, encore imprenable. Je tiens à m’assurer que vous ne gâchiez pas les dernières chances que le monde « libre » a, sans quoi la Révolution n’aura plus ses chances contre son ennemi.

Il ne le disait pas sur un ton provocateur. Ses intentions étaient limpides, et il se contentait de les évoquer avec un constat qui aurait pu donner froid dans le dos aux plus fervents des politiciens. Evoquer la défaite, pour un membre du Gouvernement Mondial, n’était pas envisageable, surtout quand l’esprit le plus brillant de la marine avait travaillé avec les personnes les plus intelligentes du monde. Mais ils étaient des abrutis en fin de compte, tous autant qu’ils étaient, à sous-estimer l’ingéniosité de Centes et ses troupes… Enfin, sauf s’il s’avérait que l’esprit de Sakuraba Yu ait réellement travaillé.

Laissant ces interrogations, il se contenta de hausser des épaules. Il n’y avait pour l’instant pas l’ombre d’un Decima, et il ne voulait pas envisager le meilleur scénario pour l’archipel, dans lequel le Monarque n’enverrait pas de troupes. Pourtant, quelque chose le turlupinait depuis tout à l’heure : est-ce qu’ils allaient réellement pouvoir faire face aux pions potentiellement envoyés ici ?

De l’autre côté de Shabaody, Katia avait décidé de se taire et de laisser Kanaë parler, ce qui fut une attitude générale de la part des membres de l’Inquisition qui étaient présents, à moins que Shiki ait quelque chose à ajouter. Se laissant porter par le mouvement, ils n’étaient pas inquiets quant à la mise en joue de la jeune femme. Katia était prête à recevoir une balle perdue si cela pouvait sauver un camarade, et elle en avait le pouvoir. Ken possédait deux Hakis, alors les utiliser simultanément pour arrêter une attaque ne lui posait pas de problème. Les tireurs possédaient ce souci d’être très prévisibles à une distance si proche. Enfin, cette petite ferait sûrement honneur à ses hommes.

- J’admire la posture, fit Cid en redressant son arme sur son épaule, qu’il n’avait pas bougée d’un centimètre.

Gnoméo acquiesça, moins aguerri mais toujours enclin à distribuer des compliments.
Spoiler:
 
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Kanäe Toupex
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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Mar 13 Nov 2018 - 20:53

L'histoire est écrite par les vainqueurs


Le groupe qui s’était finalement retrouvé au port n’était pas des plus petits et était composé de quelques têtes primées. La plus connue d’entre elles appartenait d’ailleurs à un ancien gradé de la marine, à savoir Ken Shuri. L’ancien Vice-Amiral avait une affichette à son nom qui était affiliée à une somme flirtant avec les deux cent millions de Berrys, et il était le seul de ce groupe à être dans cette position. Il était ensuite suivi par les cent quatre vingt cinq millions de la Toupex et les huit millions qui avaient été mis sur la tête du sabreur roux du groupe. Avec eux, et même s’ils n’étaient pas primés, se trouvaient des têtes connues comme étant membre de la révolution. Cid Connor, Gnomeo, Komari et la soeur biologique du Dog, Katia, étaient tous présent aux côtés des primés. Ce groupe était composé de combattant et tous savaient le risque qu’ils prenaient en se présentant de la sorte au port, place forte des gouvernementaux.

Avant d’atteindre l’objectif, la Ray avait mis en garde les autres mais avait finalement laissé à Kanäe le soin d’amorcer l’approche qui fut finalement très bonne. Pas spécialement polie de nature, la Toupex ne s’était pas présentée, à peu près certaines que les mouettes la reconnaitrait elle ou l’ex Vice-Amiral Shuri. Shiki, très respectueux des devoirs moraux, s’était finalement donné pour rôle de tempérer la maudite du scorpion, ou de la compléter à tout le moins : une place essentielle pour cette femme qui n’était pas une politicienne mais bien une guerrière. Elle lui adressa un léger sourire alors que le groupe était pris en charge par un jeune colonel pour finalement traverser une partie de la zone et aboutir sur une vue des plus étonnantes pour la Toupex : Thalassa Shang.

Depuis les événements d’Olandaina, représentant sa première confrontation avec les forces de Centes, la Zoan avait rencontré quelques uns des membres de la famille aux cheveux blancs, à commencer par le patriarche lui-même, Yang. L’étoile avait offert un sabre à la verte ainsi que le renfort de deux amies qui l’avaient suivi dans sa traitrise. Néanmoins, de tous ces guerriers à la chevelure immaculée, c’était certainement Shang qu’elle avait le plus vu et, surtout, qu’elle estimait le plus. Ils étaient aujourd’hui ennemis mais, mis de côté les rivalités factionnelles, pour le combattant qu’il était, Kanäe respectait celui qui serait son interlocuteur pour les instants à venir. Il avait survécu à l’ex-Aokiji, même si le groupe d’Olandaina avait été un élément clé de sa survie et en était ressorti plus puissant. Il était un homme de poigne, une personne apparemment sage qui ne sauta pas sur les révolutionnaires comme cette jeune femme inconnue à l’ex-mouette ou la Vice-Amiral Otojou qui semblait relativement moins encline à la discussion.

Malgré tout, bien qu’il laisse une porte ouverte à la discussion, le petit-fils de l’étoile ne semblait pas déborder de patience, quelque chose qui n’étonna guère la traitresse et qui la poussa à ne pas abuser plus longtemps de la ténacité de Shang.

Shang, je ne vous pensais pas ici. Ca faisait quelques temps déjà.


Pas une once de moquerie dans la voix suite à la perte du membre du Thalassa ou la traitrise qu’elle avait imposé au gouvernement en paraissant aux côtés de l’escouade d’attaque d’Imper Down, il s’agissait là d’un simple constat qui la rendait presque nostalgique. Olandaina avait marqué quelque chose, un tournant dans la vie de la venimeuse, le premier pas vers ce qu’elle était aujourd’hui. En évoquant ce temps maintenant passé, elle n’attendait aucune réponse et, a fortiori, pensait bien ne pas en avoir. Elle avancerait donc dans sa réflexion, entamant sa réponse à la dernière question posée.

Quant à la raison de notre présence ici, j’imagine que vous vous en doutez. Nous ne sommes pas là en ennemis, pas en ennemis du gouvernement du moins. Si nous avions voulu vous attaquer, nous aurions profiter du pouvoir du Dog pour le faire sans crier gare. En réalité, suite à l’annonce de Chairoka, l’inquisition a décidé de venir ici, à Shabaody, pour lutter contre les forces de Centes, pour l’empêcher de prendre ce point stratégique. Nos ambitions convergent, je viens donc pour vous proposer une entente.


Prenant un peu de temps pour laisser à Shang le temps de réfléchir sur ce début de proposition, Kanäe compléta rapidement avec une autre donnée relativement importante : la position du leader du mouvement révolutionnaire.

Erwin Dog est actuellement au campement arborant votre étendard, dans les Groves de non-droit, il porte un message similaire au mien à la personne en charge de cet autre endroit, un membre de votre famille peut-être ?


Pure spéculation, la maudite n’avait aucun moyen de savoir qu’un Thalassa se trouvait au campement et encore moins qu’il y en avait en réalité trois d’entre eux.

Aston Finley et Erwin Dog ont conclu un pacte de non-agression jusqu’au moment de la chute de Centes, nous vous proposons une entente pour faire front commun contre cet esclavagiste.


Le corps de sa proposition tenait en ces quelques mots, une alliance temporaire qui ne pouvait qu’être bénéfique aux deux camps.

Posez vous la question, faut-il avoir l’inquisition avec vous ou contre vous à l’aube d’un combat contre les décimas ? De notre côté, nous n’avons pas le moindre doute quant à la réponse.


Il semblait donc que l’heure du choix avait sonné pour le camp du port, probablement comme pour celui des Groves de non-droit. Les Thalassa avaient les cartes en main, et papy n’était pas là pour décider.

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Shiki M. Eiki
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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Mer 14 Nov 2018 - 1:25

Au nom de la justice et de la paix.



La situation semblait simple en apparence et pour cause... Nous venions pour aider les marines. Que pourrait-il se passer ? La pire situation serait que ces derniers se pensent amplement suffisant et s’offre un luxe qu’ils ne pouvaient pas : s’affaiblir en tentant de nous capturer. Peut-être y arriverait-ils, mais au prix d’une certaine endurance qui serait précieuse contre le monarque. Refuser ou du moins en partant sur l’idée d’un conflit c’est tout simplement contreproductif. Mais, sait-on jamais ce qui peut passer par l’organisation gouvernementale. L’égocentrisme et ces choses peuvent vraiment mener à des réactions enfantines et je n’étais pas le plus innocent à ce niveau là. Bref, nous laissant emmener vers ce qui semblait être un véritable camps, ou plutôt une partie de ce dernier, je vins à rester en retrait. Non pas que je ne veuille pas négocier, mais visiblement, la venimeuse s’était imposé comme représentante de notre petite équipe. Soit.. Je priais juste que son tempérament presque provocateur ne fasse pas perdre patience à l’homme qui serait face à nous.

Cette prière ne fut que dédoublée quand le fameux responsable se présenta et afficha la couleur. Lui et elle semblaient se connaitre et à en juger par ses dires, il n’allait pas être un gentil agneau bien longtemps. Quelle que soit leurs histoires, il est clair que ça ne c’est pas bien terminé... Ce bras serait-il une part de cette histoire d’ailleurs ? Mettant de côté ces questions, une main s’était mise immédiatement sur une de mes lames et mon corps quelque peu devant mes compagnons. Si la situation dégénérait, autant fallait-il réagir rapidement pour ne pas dire instinctivement. Fixant l’homme, je ressentais une sorte de pression naturelle. Serait-ce donc eux les fameux “ Thalassa “ ? Ceux que même les plus grands criminels n’osent affronter de part leur suprématie ? Famille redoutable, génie militaire et exploits combattif en guise de preuve, cela se ressentais au coup d’oeil en tout cas et pour sûr, les avoir comme ennemi n’était clairement pas la chose à faire.

Laissant donc la miss à la chevelure colorée parler, je priais qu’elle ne joue pas de ses petits airs, car mine de rien, une conversation c’est la parole, mais aussi l’attitude. Et pour sûr qu’une personne qui se la “ joue “, ça prends un rôle de tête à claque pour l’ennemi, et simple avis personnel, je ne désire nullement recevoir même des claques de ces types... Essayant de rester calme, je notais chaque dires de la miss pour éventuellement rebondir et arrondir les angles en cas de maladresse verbale qui pourrait froisser notre interlocuteur. Certains diront que je suis trop doux, mais je préfère de loin sacrifier un peu de “ dignité “, caresser l’autre dans le sens du poil et ressortir vivant que de protéger ce qui au final n’est autre que de l’égo et revenir en version puzzle...
Bref, la demoiselle parlait et pour dire vrai, je préférais jouer la carte de la franchise. Aussi donc, je donnerais mon avis plus tard une fois qu’elle me laissera l’opportunité d’en placer une. Le Thalassa se devait d’avoir toutes les données entre les mains pour prendre la meilleur décision, à savoir : tolérer notre présence. Pas s’allier, pas se prendre par la main et danser tout ensemble, mais simplement accepter de combattre sur le même champs de bataille sans se mettre de bâtons dans les roues, et aussi mais surtout, sauver le plus de personnes possibles d’une mort arbitraire.

Ainsi, quand la bleue-verte avait enfin terminée de parler et quelque peu lui forcer la main, je vins à grimacer. Tout allais bien sauf sur la fin ou le fait de lui suggérer sa propre réponse était une erreur à mes yeux. Arg Kanae !!! Me détendant faussement, je relâchais mon arme pour alors regarder l’homme et approche via deux simples pas. Pas un de plus, ou de moins. M’inclinant en signe de respect de guerrier à guerrier, je vins alors à prendre la parole en espérant que reprendre les dires de ma camarade ne seraient prit comme une insulte. Après tout, certains pourraient penser à une “ traduction pour les nuls “.

“ Ce que ... Kanae tente de soulever c’est que cette bataille - qui est plus une guerre au final - est d’une importance cruciale pour le monde et ses habitants. Rester les bras croisés aurait été indigne de nous - qui ne jurons que par une justice, tout comme vous - aussi est-il donc plus judicieux de vous aider afin non pas de s’assurer de la victoire, ce serais prétentieux de ma part que d’avouer ça. Mais ... Faire pencher la balance en votre sens plutôt que celui du despote. Mais aussi et surtout, s’assurer que les civils et toute personne innocente soit mise à l’abri ou protégés comme il se doit, sans vouloir remettre en questions vis compétences en la matière.
Nos institutions ont beau avoir des différents... Il est indéniable que la finalité recherchée est la même : la justice et la paix. Mais nous ne sommes pas vraiment là pour discuter de qui a le plus raison n’est-ce pas ? Centes Decima est comme Chairoka l’a souligné un danger pour le monde. Et ... “


Je me retournais vers l’assemblée pour voir s’ils étaient d’accord avec ces termes.

“ On m’a toujours dis que l’ennemi de notre ennemi est notre ami... Pour cette fois-ci du moins. “

Regardant l’homme droit dans les yeux, je me rendais presque compte que nos yeux avaient une certaine similitude. Malheureusement, je n’avais nullement le temps de profiter de ce reflet pour me flatter au passage. Une guerre approche, il faut former les rangs et pour cela, arriver sur un accord officiel afin de ne pas avoir de mauvaises surprises.

“ Des arguments en faisant référence à nos querelles en pause pour le moment ont été soulevés, mais sachez que chacun de nous ici a une raison de se battre tant pour le bien d’autrui que son propre bien... Tout comme vous. Qu’importe la faction, nous avons tous des gens, des lieux, des choses précieuses à protéger, ceux qui nous restent de pertes subis tant lors de batailles que via les aléas de la vie...
Et aujourd’hui... Empêcher Centes Decima d’étendre son influence sur cette planète revient à protéger ceux qui nous sont chers, mais aussi ceux qui le sont à d’autres, nos et leurs familles surtout. .. Au nom de la justice et de la paix.
N’est-ce pas ? “


Restais à voir si l’homme avait la possibilité d’exprimer d’une quelconque manière ce que son coeur lui disait... Pour peu qu’il en ait. Après tout, j’avais beau broder un portrait joli de la vie, certaines personnes n’ont jamais rien eu de joyeux dans la vie et sont contraints de le rester. Qui sait si les Thalassas ne sont pas touchés par cette malédiction que je ne souhaite à personne ? Attendant le verdict, je jetais un bref regard vers une certaine femme poisson. Aussi discret cela soit-il, celle-ci rougissait et pour cause, elle savait que je parlais d’elle. Peut-être que l’homme à la crinière couleur neige ne capterait pas d’ailleurs le lien qui nous unis.

Peut-être que les deux principaux éléments qui nous opposés hier allaient nous réunir aujourd’hui ? Ce serais une première victoire historique à mon sens.



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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Ven 16 Nov 2018 - 13:36



FUDO


Archipel Shabaody, à proximité des ports.

L'homme démon était passé sans encombres et attendait désormais le départ du navire grâce auquel il serait évacué de cet archipel, dont le devenir était incertain. Attendant patiemment dans cette foule  massée en ces lieux, Bahal se retourna pour détailler un moment les nombreux mangroves s'élançant un par un vers le ciel. Une pensée envers son associé se planta alors dans son esprit, une question dont la réponse lui était hors de portée. Pourquoi était-il resté ici ? Lui qui avait, depuis ces deux mois de collaboration, toujours pris soin de ne jamais s'exposer aux personnes avec lesquelles il traitait, afin de conserver un maximum son anonymat, sans doute aucun, et surtout éviter de se retrouver dans des situations pouvant dégénérées rapidement.

Des Crânes Rouges et de toutes les personnes par la suite réunies afin de cristalliser ses sombres ambitions, seul Bahal avait eu l'occasion de traiter directement avec lui. Et pourtant, il ne connaissait rien de son identité, hormis un nom de scène et qu'il était lié à la Triade. Un homme ayant opté pour un mode de fonctionnement prudent de ses affaires, de rester un criminel anonyme tout en prenant peu à peu du poids dans ce monde.
Et alors, inévitablement, son pseudonyme prendrait de l'ampleur et les regards des autres se braqueraient d'un coup sur lui, pareils à une marée de canons sciés et de mains tendues.

Était-il prêt pour vivre pareille expérience ? Selon Bahal non.

La question gagnait ainsi en poids dans le crâne du démon, mettant à mal sa logique.

Pourquoi rester ici ?

___

Archipel Shabaody, zone de non-droit.

La crinière blonde cendrée de l'individu virevoltait au gré du vent tandis qu'il passait d'un groove à un autre. Ce dernier s'était enveloppé dans vulgaire coupe-vent épais et kaki avant de prolonger son avancée au sein de la zone de non-droit. Le vêtement était suffisamment ample pour masquer ce qu'il avait à cacher. En dessous de ce tissu verdâtre se trouvait posé sur son dos, au moyen d'une lanière traversant son torse, un long et fin rectangle. Si l'on y faisait attention, lorsque le criminel se déplaçait, on pouvait distinguer la forme de l'objet au travers du tissu. De fins bracelets en cuir, par moment révélés au grand jour lors de sa marche, étaient eux aussi dissimulés par son habit.

Au moment où son pied se poserait sur le groove suivant, le neuf, l'homme viendrait recouvrir sa tête d'une épaisse capuche dont l'ombre masquerait son orbite vide et unique œil.

Deux mois qu'il s'était ouvert de nouvelles portes en rejoignant la Triade, pour autant celle-ci ne l'avait jamais recontacté.

Deux mois d'attente.

Il ne pouvait pas se permettre d'attendre plus longtemps. Le temps lui faisait défaut, après tout il lui restait six mois.

Aussi il était temps d'aller au front, sur le terrain. De s'exposer.

Était-il prêt pour vivre ce genre d'expérience ?

Fais attention aux gens qui feront attention à toi uniquement par besoin.

Sûrement. Car, finalement, le malfrat avait déjà pu vivre cette expérience là, dans une autre vie. Et il excellerait là où son prédécesseur avait failli.

Son talon écrasa le sol mousseux de l'îlot, et ce fut avec quatre lettre en tête qu'il continuerait sa route d'un pas déterminé.

Il allait bientôt se faire connaître. Son œil dégoulina sur toutes les bâtisses environnantes, il était à l'affût. Il attendait, patiemment, le début de ce nouvel acte.


Ghost




Résumé
: Exploration de la zone de non-droit, le p'tiot décale sur le groove 9.
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Maître-Jeu

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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Ven 16 Nov 2018 - 15:54


Près de la Villa de Jasmine.



Hubert.

-Vous avez vingt secondes pour décliner l'objet de votre présence. Passé ce délai, si votre réponse ou votre absence de réponse ne me satisfait pas, nous nous occuperons personnellement de vous renvoyer d'où vous venez.

Hubert ne plaisantait pas... Et les chasseurs réunis dans son dos non plus. Tous lorgnaient les adversaires présumés qui les toisaient avec la même animosité qui brillait dans le regard... Celle-là même qu'affichait Hubert en dépliant la cordelette qui lui servait d'arme et en la recouvrant du haki de l'armement. Il n'était pas un majordome banal, comme les autres. Oh, bien sûr, il était loin de pouvoir prétendre au même niveau de combat que Jasmine et Dereto, sur lesquels il était pourtant censé veiller... Mais il était largement susceptible de tenir têtes aux freluquets qui, se pensant vaillants pirates, jetaient l'ancre sur Shabondy avec l'audace de croire qu'ils y réaliseraient des exploits historiques. Le constat était même assez simple : aucun rookie n'avait jamais réussi à le mettre à terre. Voilà pourquoi il avait été choisi comme successeur à Dereto, dans ce rôle particulièrement prestigieux qu'était celui de maître de la demeure de la plus prometteuse de toutes les chasseuses : parce qu'il n'était pas une petite frappe. A contrario, il avait, comme beaucoup d'autres, reçu une invitation personnelle de la part de Mijushike à rejoindre son alliance, lors de la création de cette dernière sur le Nouveau Monde. Invitation qu'il avait bien sûr rejetée en bloc, mais qui donnait une idée plus ou moins précise de son potentiel. Il n'avait pas usurpé son poste actuel... Et, une fois de plus, il risquait d'avoir l'opportunité de le prouver. Les hommes derrière lui se surprirent à tressaillir légèrement, mais aucun d'entre eux n'eut la sottise de courber l'échine non plus. La bataille allait être âpre, mais ils allaient la gagner... Car ils n'avaient, justement, pas d'autre choix que celui de triompher. Oui, ils se devaient d'être imperturbables, comme leur maîtresse avait toujours su l'être...

Dans les Groves de non-droit, campement improvisé des Thalassa.



Thalassa Rang, Responsable du blocus de Shabondy.

S'ils avaient été seuls, les descendants de Rang auraient probablement d'ores et déjà attaqué le Dog afin de lui inculquer quelques évidentes notions de politesse, de réflexion et de sagesse. Il leur semblait tout bonnement invraisemblable et fantaisiste qu'une personne aux responsabilités si conséquentes au sein des ruines subsistantes de la Révolution prenne la décision naïve voire suicidaire de les rencontrer de front, sur leur terrain, en n'emportant avec lui qu'un seul de ses collègues, et de surcroît un illustre anonyme. D'une certaine manière, cela flairait le piège : parce qu'il fallait nécessairement avoir une idée derrière la tête pour s'autoriser pareille impertinence et pareille audace. De plus, Erwin n'avait pas nécessairement la réputation d'être un ahuri de seconde zone, enorgueilli par ses capacités ou par sa renommée... A contrario, il avait toujours usé de prudence, sachant notamment que le directeur de l'AOI, Aston Finley, était parfaitement à même de lui glisser des bâtons dans les roues et de transformer la grandissante Inquisition en un petit immondice décrépit qui n'attirerait guère plus que les ombres du passé. Alors, à quoi diable rimait pareil comportement ? Rang, de son côté, semblait étrangement plus terre-à-terre... mais aussi nettement plus menaçant. Il faisait en sorte de conserver la situation bien en main : une qualité qui était possiblement l'apanage des Thalassa. Cette manie de toujours dominer son interlocuteur avait bien souvent fait leur renommée, et elle risquait, une fois de plus, de faire parler d'elle... Sauf qu'elle ne semblait pas vraiment avoir l'effet escompté. Plutôt que de s'agenouiller, de s'excuser pour l'outrage ou de disparaître en un claquement de doigts, le rouquinet sembla s'embraser et se rebiffer, beau parleur. Le colosse, de son côté, sembla grandir encore davantage au fil de ses paroles, comme si les propos qu'on lui destinait contribuait à l'enrager d'autant plus. Mais avant même qu'il n'ait l'opportunité de répondre à l'insolent avec toute la fermeté qu'on lui connaissait, l'illustre Thalassa fut interrompu par un vieillard qui, parvenant de l'extérieur, franchit le tissu qui composait l'espère de porte de la tête avec précipitation. Ce dernier s'effondra à demi à même le sol, attirant par la même la plein attention de tous les occupants de l'édifice provisoirement installé, et s'exprima sans plus tarder, sachant que les nouvelles qu'il portait prévalait encore sur la présence mystérieuse d'Erwin Dog face à son supérieur absolu.

-Monsieur Thalassa ! Les... Les Decimas, ils sont là ! Nos espions les ont remarqué ! Ils ont... Ils ont emporté l'amirale-en-chef Reis Jacob, et le vice-amiral Mark Robinson les accompagne aussi !

Et cette nouvelle était effectivement désolante. L'amirale-en-chef Kizaru était effectivement un soldat hors pair, mais Mark Robinson, aussi, figurait parmi les légendes qui avaient été portées disparues à la suite de l'assaut sur Merveille, des années auparavant désormais. Centes Decima semblait vouloir les mettre à profit de la plus musclée des manières, maintenant qu'il était contraint à mener une offensive sur les berges de Marineford... Et, comme prévu, c'était le blocus de Shabondy qui risquait d'en souffrir violemment. Si Kizaru était sans nul doute la figure la plus inquiétante parmi ces deux pions, Robinson n'était pas non plus à sous-estimer... Vice-amiral sur le Nouveau Monde durant quasiment une vingtaine d'années, on disait de lui qu'il avait notamment été l'un des instructeurs des autres gradés issus de cet océan, comme Alion Keternel ou Emy Ortenssia. Mais, au-delà de ça, il avait surtout figuré parmi les hypothétiques successeurs à Kizaru, au moment où ce dernier avait été promu amiral-en-chef, avant que Chairoka ne lui soit finalement préférée grâce à son coup d'éclat face à Horus. Il était un militaire compétent et aguerri, dont l'esprit avait peut-être été sapé par le Monarque mais dont le corps, lui, restait à n'en point douter une arme formidable et robuste. Il allait falloir une sacrée dose de courage et d'ardeur pour leur tenir tête à tous les deux, simultanément... Aang et Cang, désarçonnés, échangèrent un regard circonspect, sans savoir réellement comment réagir face à une telle révélation : ils orientèrent donc leur regard en direction de leur paternel... Et une fois de plus, furent pris de court. Rang avait troqué son air menaçant contre la placidité affable et tranquille qu'on lui connaissait habituellement. Il avait déposé sur le vieillard affolé un regard amène, et semblait désormais ignorer savamment le pauvre Dog, qu'il contourna sans piper mot. Face au regard interloqué de ses propres enfants, et face, surtout, à leur immobilisme, il précisa ses pensées d'une voix sereine et monocorde.

-Cang, Aang, suivez-moi. Nous avons une bataille à mener. Dog... Faites ce que vous avez à faire. Mais ne nous gênez pas.

Sa colère avait-elle été mimée ? Avait-il simulé la hargne pour mesurer l'étendue du courage du Dog, et pour voir si son assurance était feinte ? Possiblement. Dans les faits, il était assez malaisé de savoir exactement ce qui se tramait dans la tête du monumental Thalassa Rang, lors même qu'il semblait être le plus tranquille et le plus prévisible des membres de son auguste famille. En tout cas, il allait sans dire que, quelle qu'en fut la raison, il avait décidé d'accepter la présence des révolutionnaires à leur côté, durant cette bataille. Dans le cas contraire, ceux-ci auraient sans doute fait face à la vraie rage du plus gargantuesque des Thalassa...

Près des ports.



Thalassa Shang et Sutcliffe Destiny.

L'index et le majeur de Shang s'élevèrent après que Shiki eut terminé d'apporter des informations complémentaires, ayant lui-même fait suite au petit discours de la traîtresse. Si les dires de cette dernier avaient semblé frustrer le jeune marié au fur et à mesure de leur prononciation, les rectifications et les précisions du rouquin, en revanche, contribuèrent à l'apaiser et, manifestement, à le rassurer quelque peu. Était-il amical, pour autant ? Pas le moins du monde. Il conservait une distance de sécurité, gardait ses yeux froids posés sur la silhouette de la jeune femme aux cheveux verts et, par-dessus tout, tenait à nuancer l'acceptation qu'il faisait de cette proposition inopinée et surprenante. Il ne pouvait, bien sûr, pas prendre une décision en son nom : mais s'il le faisait, alors cette dernière était pour le moins assez limpide...

-J'accepte, en mon nom, mais à deux conditions. Premièrement, je veux que vous deux, Toupex et Shuri, ainsi que Dog, vous teniez à l'écart de mes troupes. De toutes mes troupes. Vous avez trompé le Gouvernement Mondial une fois, vous pouvez le faire une seconde. Vos alliés seront tolérés, tout juste : vous, en revanche, je continuerai à vous considérer comme des ennemis. Deuxièmement, cette offre n'est valable que dans le cas de figure où mon oncle lui-même accepte le statu quo : dans le cas contraire, vous êtes mes ennemis, au même titre que n'importe quel Decima.

Il ne pouvait décemment proposer plus avantageux, puisque Toupex ne lui inspirait plus l'ombre d'une confiance. Il l'avait vue combattre sur Olandaina et avait cru, naïvement, qu'elle s'investirait beaucoup au sein de la marine, à jusqu'à atteindre un prestige rarement égalé. Finalement, elle avait trahi, dupé ceux-là même qui lui avaient offert un foyer au sein duquel évolué. Le vice-amiral Archer l'avait passée à tabac, mais manifestement, il n'avait pas réussi à l'achever... Une erreur que déplorait Shang, malgré toute la miséricorde dont il pouvait faire preuve. Les traîtres ne jouissaient à son regard d'aucune espèce de sympathie... même ceux qui, un jour, avaient pu se trouver à ses côtés, sur un champ de bataille. Toutefois, la situation extraordinaire nécessitait un certain nombre d'entorses : celle-ci en était une de moindre mesure. Si l'Inquisition pouvait les aider à contenir, voire à triompher des Decimas, la victoire de Chairoka serait grandement facilitée et cette dernière pourrait se focaliser d'autant plus ardemment sur l'ennemi public numéro un, Centes Decima... Il en allait donc d'une cause autrement plus grande qu'une simple rancune personnelle. Voilà pourquoi, mature, le Thalassa proposait cette demie-mesure : d'un côté, celle-ci n'empêcherait pas les Révolutionnaires de les aider à faire évacuer les civils vers d'autres horizons, plus tranquilles, et d'un autre, elle n'empêcherait pas non plus les trois combattants qu'étaient le Dog, le Shouri et la Toupex de se confronter avec les Decimas au nom du Gouvernement et, plus largement, de l'équilibre géopolitique planétaire. Quant au reste, le fin mot de l'histoire reviendrait de toute manière à son oncle : il obéirait au moindre de ses ordres.

-Shang...

Destiny, de son côté, semblait moins certaine du fait que c'était là le mieux à faire, et la posture la plus intelligente à embrasser. Elle tenait toujours Kanäe en joue, mais avait déposé sur son cousin un regard dubitatif et peu assuré. Elle aussi acceptait humblement la chaîne de commandement instaurée par son grand-père ne personne, d'autant plus qu'elle était déjà honorée de pouvoir se trouver sur Shabondy en tant que militaire, là où elle avait été condamnée, pendant des années, à errer en tant qu'instrument de noblesse et de diplomatie. Toutefois, tout ceci était encore trop nouveau pour elle, et l'idée de travailler main dans la main avec des criminels avait forcément de quoi la rebuter...

Grove numéro 9.



Arine Adamov, primé à 396.000.000 berrys.

-Ai-je perdu mon temps ?

Il était toujours encapuchonné, et il s'était glissé dans le dos de Fudo, demeurant tout de même à une vingtaine de mètres de lui. Il lorgnait du côté de sa silhouette, parfaitement immobile, la respiration tranquille, comme s'il s'était toujours trouvé là. Ses yeux, cernés, semblaient néanmoins briller d'une animosité : ils étaient comme les seuls témoins privilégiés de toute la hargne qu'il contenait en lui. Ses doigts s'agitaient toujours, se dépliant et se rétractant dans un ballet des plus incessants et qui semblait être de bien mauvaise augure pour la gorge de l'homme qu'il lorgnait avec cette véhémence froide et calme. Il avait dû le suivre le long de plusieurs groves, grâce à la piste fraîche qu'il avait laissée derrière lui : fort heureusement, plus personne ne se faisait remarquer, dans le coin, depuis que les Thalassa y avaient élu domicile. Peu de chances de se tromper, ou de suivre une mauvaise trace, dans ce contexte précis... Néanmoins, cela n'était pas pour autant garantie de succès pour l'employé de Konan qui allait encore devoir s'assurer que l'homme qu'il fixait était bel et bien capable de lui apporter ce dont il avait besoin. Il ne fit qu'un pas, un seul, qui parvint pourtant à faire grimper drastiquement la menace qu'il devait représenter aux yeux de son interlocuteur : il était prêt à en réaliser d'autres mais s'arrêta pourtant, se contentant de prendre la parole avec la même froideur nocive que précédemment.

-Que sais-tu de la Triade ? Dis-moi tout.

La piste était fragile et fébrile, mais toutes devaient être exploitées. S'il ne savait pas, d'autres sauraient... Ils étaient sur Shabondy, après tout, et il était absolument impensable que personne n'ait ici un contact qui soit lui-même plus ou moins directement en affaire avec la Triade. Ces ordures avaient la main basse sur un généreux tiers du monde criminel : leur Empire égalait peu ou prou celui d'Himitsu Shima. Ils avaient forcément des hommes dans le coin, et Adamov n'avait qu'un seul objectif, dorénavant : leur mettre le grappin dessus.

Près de la Villa de Jasmine.



Ahpuk Mastema, primé à 331.000.000 berrys, chef de l'organisation "Naamah".

Décevante. La résistance menée par les chasseurs de primes avait été décevante... Et c'était encore peu de le dire. Mastema enfonça son pied dans l'abdomen du seul qui avait été en mesure de leur offrir un tantinet de résistance : le pauvre Hubert, allongé sur le dos, en eut immédiatement le souffle coupé et tenta de respirer avidement, les yeux exorbités, sans y parvenir nullement. Son corps était couvert d'hématomes et de blessures diverses et variées, et la cordelettes qu'il utilisait pour combattre gisait à ses côtés, tranchée en deux. Il n'avait fallu qu'un seul et unique homme pour réduire leur petit contingent d'hommes entraînés et parés au combat à néant... Amer, il destina au chef de cette terrible et sournoise organisation un regard si haineux que ce dernier se surprit à tressaillir. Il s'assura qu'il ne tenterait plus rien à leur encontre en lui décochant un coup de pied en pleine tête, le précipitant sans plus tarder dans l'inconscience, avant de déposer un regard glacial sur la villa qu'ils protégeaient jusqu'alors si vaillamment. Jasmine... Cette foutue pimbêche avait capturé un certain nombre de ses alliés et subordonnés. Elle travaillait ici, sur Shabondy, où une bonne part de son business s'enracinait. Centes lui avait promis sa vengeance : il lui avait proposé d'attaquer au moment même où les Decimas se manifesteraient sur l'Archipel. Il avait assuré que personne ne l'empêcherait d'obtenir sa revanche, que l'ensemble des troupes du Gouvernement Mondial serait retenue ailleurs... Et que le blocus, de son côté, serait malmené par la présence de l'ancien amiral-en-chef, Reis Jacob. Mastema n'avait pas l'ombre d'un doute : ce jour était son jour, et cette occasion de mettre à mort la chasseuse de primes qui hantait ses pires cauchemars était si inespérée qu'il en jubilait d'avance. Il avait avec lui ses meilleurs hommes, ses meilleurs combattants : deux silhouettes, notamment, se trouvaient derrière lui, prêtes à en découdre d'une seconde à l'autre. Deux silhouettes qui lui permettraient sans nul doute de tuer cette chasseuse et son second d'un coup d'un seul...



Ordre de réponse :
Erwin - Kana - Shiki - Fudo
Vous disposez de 72h pour répondre. Écoulé ce délai, votre tour sera automatiquement passé. Vous disposez d'un délai de 24h additionnelles exceptionnellement, que vous pouvez utiliser au besoin afin d'étendre votre tour.
Si vous ratez deux tours consécutivement sans prévenir personne en amont, vous serez exclus de l'event. Si vous ratez un tour mais que vous prévenez les MJs et vos compagnons, ça n'aura aucune incidence et vous pourrez reprendre tranquillement !

Spoiler:
 
L'étoile à cinq branches bleu c'est le campement Rang et compagnie
L'étoile à quatre branches bleu c'est l'endroit où l'évacuation est actuellement en cours de finalisation (donc si vous avez suivi, y a Shang, Destiny et Prima)
L'étoile à quatre branches orange c'est le positionnement de la villa de Jasmine
L'étoile à quatre branches brune c'est les Decimas
Le losange violet c'est Fudo et Adamov

Résumé :

Erwin > Tu as l'air de satisfaire Rang. Il te laisse filer, et accepte à demi-mot une entraide.
Kana Shiki > Shang accepte mais vous demande de partir, Kanäe et Shouri. Les autres peuvent rester pour aider à finaliser l'évacuation (qui de toute manière touche à sa fin, vous le savez vis-à-vis de la faible population civile encore présente dans le coin).
Fudo > Adamov est dans ton dos. Et cette fois, il te parle !

Sinon, les Decimas avancent et... Hubert a perdu Sad
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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Ven 16 Nov 2018 - 17:01

L'histoire est écrite par les vainqueurs


Il n'avait pas fallu longtemps à ce fier Thalassa pour prendre sa décision, une décision qui ne surprit pas tellement la Toupex, qu'il s'agisse de l'une ou de l'autre des composantes de cette dernière. Ken et Kanäe étaient très fortement primés, deux dangers plus que potentiels pour l'héritier de l'étoile mais il se trompait amèrement s'il pensait que ces deux-là étaient les seuls à pouvoir se montrer dangereux. Katia et Cid étaient deux excellent combattant qui pouvait tenir tête à Ken pendant quelques temps, sans oublier Gnomeo qui était d'un niveau équivalent aux deux premiers cités. Parmi eux, il y avait encore les deux sabreurs, Shiki et Komari qui progressait sans cesse et se rapprochait du niveau des plus forts des inquisiteurs. S'ils n'avaient pas tous été aussi puissants, la maudite aurait pu croire que Shang ne cherche qu'à les exterminer une fois les deux plus redoutés partis mais non, il y avait autre chose. Cette prime, bien loin d'être dérisoire, les empêchait de se tenir dans un camp gouvernemental, le décret decima s'y opposait bien trop fort. Shiki était primé, certes, mais le montant lui étant attribué était bien moindre, et objectivement, relevait de faits qui ne lui était pas imputable. Le rouquin avait pris le rôle d'un tueur à gage pour l'intérêt général, simplement un homme au grand coeur.

Choisir signifiait renoncer pour certains mais pour elle, dans cette zone portuaire, choisir était synonyme de préservation. La marine, sous les ordres des deux Thalassa, envoyait les civils loin du théâtre sanglant que deviendrait bientôt l'archipel des Shabaody, un bienfait sans commune mesure pour la Toupex. Elle jeta un regard à Katia, la plus grande stratège de l'inquisition et lui sourit. Les deux soeurs du Dog étaient devenues de très bonnes amies, la chatte comprendrait rapidement le scorpion. Les autres regards furent adressés à tous ses amis et collègues en terminant par Shiki, un coeur noble et grand. Finalement, ce fut à Shang qu'elle réserva sa dernière attention.

Bien, vos conditions me conviennent. Je suis certaine que votre oncle prendra la même décision, elle est la plus sage pour chacun de nous.


Son oeil se porta alors instinctivement vers la femme qui la tenait toujours en joug, elle pensait le contraire, cela se voyait comme le nez au milieu de la figure et elle ne le cachait pas comme le prouvait la remarque à son cousin. Pourtant, cela coulait de source, l'inquisition et les Thalassa ensemble faisaient une barrière plus grande contre les Décimas que l'un ou l'autre des deux groupes esseulés.

Je pars donc et laisse à mes camarades le choix de rester ou non pour vous assister dans les opérations d'évacuation. Je vais retrouver le Dog et j'imagine que nous nous reverrons sur le champ de bataille quand tout aura commencé.


Sans trop attendre, sans parler au nom des autres qui étaient parfaitement libres de leurs mouvements, en particulier face à la verte qui n'était pas leader de l'inquisition, Kanäe tourna le dos aux Thalassa et se dirigea vers la sortie du camp. En passant côté de ses amis et collègues, et ne se permit que quelques mots.

Prenez soin de vous et des civils. On se retrouve plus tard. S'il y a un souci ici, prévenez-nous.


Shang pourrait se sentir offenser d'un possible retour mais il comprendrait probablement de quoi il s'agissait. L'inquisition, au même titre que la marine, était une entité combattante soudée et qui veillait sur les intérêts de ses membres. En cas de danger, Shang défendrait les membres de sa famille et de sa faction contre tout, Kanäe n'était pas différente. Elle s'éloignerait alors du groupe, lançant un ultime sourire à Katia et Shiki avait de quitter cette zone sous contrôle gouvernementale. Ken la suivrait très probablement, peut-être que d'autres aussi mais elle espérait que ce ne serait pas le cas. Le Shuri et elle étaient les deux seules persona non grata, la vie des civils dépassaient tous les autres intérêts, ils pouvaient jouer ce rôle et suppléer à l'absence des deux inquisiteurs.

Une fois plus à l'écart, se dirigeant vers la zone où elle s'était séparée du Dog plus tôt, la maudite du scorpion sortit son escargophone et composa le numéro de celui que portait son petit-frère en ce même instant. Si ce dernier décrochait, elle lui expliquerait le déroulement de l'entretien partagé avec Shang et lui donnerait rendez-vous à son lieu de destination. S'il ne répondait pas, elle se contenterait de rejoindre ce point. Une fois qu'il aurait terminé, Erwin aurait tout le loisir d'user de son haki pour les retrouver et les rejoindre.

Elle se retournerait alors en direction de Ken, s'il avait suivi les demandes de Shang et échangerait sur ses impressions.

L'ambiance est lourde, tout le monde est sur les nerfs. C'est pas seulement dû à nos différences de factions. Ce qui se prépare ici, ça va être dantesque...


Elle se perdit dans un silence temporaire, un instant qui laisserait à Ken le soin de lui répondre. De son côté, des souvenirs revenaient. Olandaina, son enfance, la chasse, ses combats difficiles... Toutes émotions la rendaient différentes, pas anxieuse, plus depuis quelques temps, c'était autre chose.

J'ai hâte.


Elle était une guerrière, définitivement. Shang et les autres Thalassa seraient contre les décimas, pas avec eux mais pas contre eux. Cela ne serait que temporaire mais ça restait une avancée notable dans les relations plus que difficiles entre les crinières blanches et la traitresse. Un sourire prit place sur son visage.  Il y aurait des morts de toutes parts mais le jeu en valait la chandelle : la défaite totale de Centes Decima, voilà quelque chose qui ne pouvait que faire espérer. Elle avancerait jusqu'à retrouver Erwin mais elle avait hâte, réellement, que les batailles commencent. Hâte de faire tomber ce petit blondinet arrogant et son pouvoir d'esclavagiste... Sa chute pouvait signifier la fin de l'entente, le début des réels problèmes mais cela aurait lieu dans un autre temps. Pour l'heure, la bataille s'annonçait : Inquisition et Thalassa contre Decima.

©️ Codé par Kari Crown


Résumé : Kana est d'accord, elle s'en va en laissant aux autres le choix. Elle appelle Erwin et se dirige vers le lieu où ils se sont séparés, consciente que le Thalassa qu'i rencontre va surement pas lui offrir le thé.

HRP : Je prends le premier tour, c'est vu avec Erwin et le MJ.

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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Ven 16 Nov 2018 - 18:19

L'histoire est écrite par les vainqueurs. [3]

Ses yeux étaient posés sur la face étrangement changement de Rang. Il soutenait son regard avec lassitude, comme si observer des traits grandissants aussi sévères et imposants ne lui posait pas de problèmes. Il semblait, au contraire, gagner en assurance à mesure que son adversaire se faisait plus gros, à l’image du lézard à collerette. Il se contenta de hausser les bras quand il vit entrer un vieil homme dans la tente, qui de toute évidence venait avec de mauvaises nouvelles. L’ancien amiral en chef lui-même et… un héros de la marine ? Bien, c’était pour le moins inattendu. On aurait dit que les grands de cet archipel avaient de quoi se faire du souci. Enfin, après tout, quelle importance pour lui ? Celle de l’avenir du monde, malheureusement… Et il devait s’assurer que celui-ci ne sombre pas.

« Rang le vaincra sûrement. » se dit le jeune homme. Les Thalassa étaient d’excellents combattants, mais… Il y avait toujours cette marge d’erreur. Cette infime marge d’erreur qui poussait le jeune homme à penser que son adversaire allait être une plaie à affronter, et que le gain s’il le capturait ne serait que minime. En dehors de lui, sur l’archipel, il ne devait y avoir que Cid, Katia et Ken en possession de granit marin, ce qui voulait dire qu’ils étaient limités dans leurs affrontements. Ils allaient devoir éliminer méthodiquement tous les ennemis.

- Quelle plaie, dit-il à voix haute. Je vais faire un tour de l’archipel et voir où ça en est.

Il devait trouver les Decimas et potentiellement vaincre ou éliminer la plus grosse menace qu’il caractérisait comme étant l’Amiral en Chef. Où allait-il se rendre en premier ? C’était incertain, mais il devait être quelque part près des grooves de non-droit. Il y avait bien les grooves sous l’égide de Jasmine, mais s’il était là-bas, autant lui laisser le temps de tuer cette garce… Non, il ne devait pas penser cela. Elle méritait sûrement bien des maux mais dans toute son intransigeance, elle avait arrêté de vrais criminels.

Finalement, en sortant de la tente comme si de rien n’était avec un Hope légèrement moins rassuré, il alluma son Den Den Mushi. Katia répondit bien vite, lui expliquant la situation avec Shang à laquelle il acquiesça : effectivement, il valait mieux le mettre de leur côté dès maintenant. Quant au reste, il vaudrait mieux qu’ils travaillent relativement ensemble. Il allait venir chercher Gnoméo, pour laisser Katia et Cid travailler ensemble à l'évacuation des civils, laissant au reste libre choix de leurs actes.

Alors qu’il venait de prendre le membre de son organisation, le rouquin écarquilla les yeux devant la scène qu’il venait de trouver. Un massacre total, et une seule personne qui semblait se trouver au milieu de ça. Il balaya toute la demeure et les environs avec son Haki, comme pour localiser les ennemis qui devaient se trouver à proximité. Un instant plus tard il s’était lancé sur le primé, responsable du massacre. Peut-être une guerre, mais ce type de personne était une inconnue qu’il ne devait pas ignorer… Et qu’il devait donc gérer.

Usant de son Observation, il disparut tout en brandissant Excalibur recouverte d’Armement alors qu’il faisait un coup transversal pour abîmer l'épaule de son adversaire. Pas la peine de discuter. Pour le coup les ennemis étaient trop dangereux sur cette île pour laisser la moindre place au doute. Un ennemi sur un champ de bataille : une cible. Une fois qu’il lui aurait une blessure handicapante mais pas mortelle, le rouquin parlerait :

- Qui tu es ? Et qui sont ces silhouettes ?

Il se dit en regardant la scène qu’ils risquaient de saccager le manoir de Jasmine… Et cette pensée le fit sourire.
Spoiler:
 


Dernière édition par Erwin Dog le Sam 17 Nov 2018 - 15:22, édité 1 fois
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Shiki M. Eiki
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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Sam 17 Nov 2018 - 15:10

Sourire pour aider.


Kana’ était une guerrière, cela n’est pas nouveau, cependant, sa façon de parler était un peu trop directe. Je ne connaissais pas exactement ce qui relie la demoiselle à cet homme, mais visiblement, il y avait une certaine tension. Sans doute quelque chose au niveau de la faction de l’autre et leurs ex-rapports... Quoi qu’il en soit, j’avais eu quelques sueurs froides en entendant la miss se faire un peu trop sûre d’elle. L’arrogance peut parfois mener à de graves fautes aussi minimes soient-elles en apparence et là, il s’agissait tout simplement de son ton et certains mots... Usés à torts et à travers, j’ai immédiatement brosser l’homme dans le sens du poil - tout en pensant ce que je disais - afin de rétablir au mieux la situation et finalement le verdict tomba.

Le soldat à la chevelure neigeuse semblait accepter notre aide en apposant ses conditions, à savoir que nous ne devrions pas être dans son sillage. Offre acceptable me disais-je, plutôt qu’un bête refus. Quelque peu soulagé, je retirais que très légèrement ma prise sur mon arme sans que cela soit vraiment visible. À défaut de s’allier ouvertement, nous pourrions “ théoriquement “ combattre ensemble. Il faudra juste ajuster les trajectoires de nos déplacements afin de ne pas être au mauvais endroit au mauvais moment.
C’est ainsi que la Toupex toujours dans son image de leader de groupe répondit au nom de tous. Laissant de côté ce détail donc, la belle avait bien résumé la situation : nous allions vaquer à nos occupations et aider quiconque en a besoin. De ce fait, je laissais Kana’ prendre de l’avance tandis que moi et Komari aidions pour finaliser l’évacuation des civils et innocents.

“ On vous rejoindra ne vous en faites pas. “

Aider était la première mission avant toutes les autres. Une fois que les civils seront hors de portée de l’ennemi, le combat pourra être le plus féroce qui soit. Mais en attendant, il faut sécuriser une zone, envoyer les civils là-bas et surtout faire en sorte qu’ils ne soient pas un fardeau. Car telle est la triste réalité, tant qu’il y a des civils sur place, les “ gentils “ ne peuvent pas faire rugir toutes leurs puissances et pour cause, eux ne doivent pas blesser les civils. Du côté des méchants, ils jouissent d’un sérieux avantage puisqu’ils ne prennent en compte généralement rien du tout... Les bâtiments, la nature, les vies humaines... Rien ne compte excepté la destruction de l’adversaire.

Tandis que la verte s’en allait accompagné des autres, moi, c’est en compagnie d’une rose que je restais. Le port était assez grand en terme de taille, de ce fait, il allait falloir aiguiller les gens vers ce qui était des embarcations d’urgence. Théoriquement cela n’est pas difficile, mais en terme de pratique c’est une toute autre histoire. Quand le nombre de personnes à évacuer dépasser la centaines, cela devient vite le chaos et pour cause, l’instinct primaire reprends le dessus. Chacun veut sauver sa peau en premier et cela signifie écraser le second...
Allant donc vers les zones habitées, on pouvais vite se rendre compte du problème. Les gens ont peur, sont affolés par le fait qu’une urgence soit déclarée. Mais heureusement, la marine fait son job correctement - jusqu’à preuve du contraire - et cela empêche une grande partie des gens de partir dans tout les sens. Seules quelques personnes semblent courir à droite à gauche, mais aucun marine ne peut se détacher de son poste au risque de laisser une faille dans le système.

C’est donc quand je vois un enfant courir un peu à l’aveuglette que je me dirige vers lui essayant de stopper sa course.

“ Hey... Que t’arrive-t-il ? Hey... Doucement, calme toi... “
“ M.. Ma maman !!! Où est ma maman ?!!! “
“ Du calme, elle doit pas être loin. Où l’as tu vue pour la dernière fois ? “
“ On sortais de la maison et ... Et j’ai pris ma peluche et ... Et elle était plus là. “

Le jeune homme avait de véritables fontaines qui sortaient de ses yeux et cela faisait mal au coeur. Malheureusement, il ne faut pas se laisser attendrir, au contraire, montrer correctement sa compassion était sans doute mieux que surjouer. Ainsi donc, je lui posais quelques questions pour savoir à quoi ressemblais sa mère et nous dirigeais - malgré ses protestations - vers la majeure partie d’où étaient regroupés les civils. Là où il y avait le plus de chance de la trouver. La chance était visiblement de notre côté, puisque à peine arrivée, voilà qu’une femme se mettait presque à hurlée pour qu’on la laisse passer outre la ligne de marines. La mère retrouvait enfin son fils et tout est bien qui fini bien.

Pour sûr, ce genre d’évacuation où le but est juste de guider autrui, c’est plus “ facile “ qu’une évacuation lors d’un sinistre tel un bâtiment en feu.

De son côté, Komari aussi aidait comme elle pouvait les civils. Elle rencontrait plus de difficultés de part son physique peu conventionnel, mais elle n’en démordait pas. Insistant sur des mots qui appellent au calme et une futur sécurité. La rejoignant, je repris doucement mon souffle.

“ Tout va bien de ton côté ? “
“ Les gens ont du mal... Mais après avoir discuter ça va mieux. “

Bientôt, cette évacuation au compte goutte serait terminée et cela sera une bonne chose de faite. Restant sur mes gardes, je me mis à diriger les civils restants vers les endroits prévus pour l’embarcation dans tout types de navires. D’ici quelques minutes, ils seraient en sécurité, loin du danger de la guerre qui allait éclater. Tout est une question de timing et si nous pouvions à nous seuls accélérer l’horloge, autant dire que chaque seconde gagnée est peut-être une personne en moins sur une possible liste de blessés ou morts...

“ Aller, vous y êtes presque, ne vous arrêtez pas et continuez d’avancer, tout ira bien. “

Gardant le sourire, ce simple geste aussi servait à aider. Le langage n’est pas que vocal après tout. Il y a aussi les mouvements du corps et pour ma part, je tentais d’insuffler en chacun de l’espoir via mon sourire. C’est une preuve de confiance, de joie, de gaieté. Quelle que soit la gravité de la situation, les gens qui ont besoins d’être sauvés ont non seulement besoin de protéger leurs vies, mais aussi et surtout leurs coeurs. Sourire, c’est faire preuve d’empathie et de résistance émotionnelle.

Montrant la voie aux gens, j’espérais qu’ils oublieraient bientôt cet épisode qui n’a pas lieu d’être. Cette guerre, cette bataille, aussi importante soit-elle c’est une des bêtises de l’homme. Autrefois j’aurais été jusqu’à militer, mais j’avais appris la leçon. En arriver aux armes est parfois nécessaire. Cependant, les civils et ceux qui n’ont pas de rôle à jouer se doivent de fermer les yeux et ne pas regarder cela.
Continuant inlassablement de guider et sourire aux gens, j’attendais le moment fatidique où enfin des marines diraient simplement : “ c’est bon , on y va “. Sans doute n’y aura-t-il pas plus belle vision que les navires qui s’en aillent enfin, signifiant une première mission accomplie : le sauvetage des gens qui en ont besoin.

“ Encore un effort aller. “


J'en venais jusqu'à aider un vieil homme en le portant sur mon dos afin d'accélérer la progression de l'évacuation.



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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Sam 17 Nov 2018 - 15:36



GHOST



Archipel Shabaody, groove 9.

Son talon se suspendit quand on l’apostropha. Le temps sembla s'arrêter lorsque la question fut posée par Adamov, et alors, seulement après que le vent eut sifflé à nouveau, le pied de l'interpellé épouserait le sol. Le borgne se retourna enfin de trois-quart, d'une lenteur témoignant un calme déplacé, pour détailler placidement celui qui l'avait dérangé.

-La Corneille aux trois yeux ? -lança-t-il d'une voix apaisée, comme s'il s'adressait à lui-même.

Une plume noire vint caresser l'intérêt du hors-la-loi qui finit par totalement se tourner, de telle sorte que son interlocuteur pusse découvrir, terrée dans l'ombre projetée de sa capuche, l'obsidienne terne et usée sis dans son unique œil.

Une fenêtre donnant vue sur une âme métissée à l'image des touches d'un piano. Sans mélange aucun. Sans aucune nuance de gris.

Une mosaïque de noir et de blanc, dont l'ensemble représentait sa véritable nature.

Il était aux vivants ce que l'ombre était à la lumière.

Un individu né des restes d'un autre déçu et détruit par un monde dans lequel il avait souhaité évoluer. Un monde qu'il avait chéri et qui l'avait tué en retour.

Un être avançant précairement sur le filament de sa vie, pareil à un funambule sous substance, entre équilibre salvateur et chute mortelle.

Entre vivre et vécu.

-Qu'en sais-tu, toi ? -balança-t-il enfin, d'un ton indifférent.

Il avait vu ces doigts agités, ce type qui se confrontait à lui semblait être une bombe sur le point d'exploser. Et il venait très probablement de l'amorcer.

Des gens, en ce bas monde, croyaient que tout était déjà écrit à l'avance. Le destin. Qui sait, peut-être que cette journée-là était déjà écrite pour cette personne aussi.

Serait-il poussé, en ce jour, à mettre un pied dans le vide pour mener bataille contre ce vulgaire scélérat ? Auquel cas, il serait naturel de se demander si l'écrivain de l'Histoire avait aussi prévu ce qu'il se passerait par la suite.

Les phalanges du borgne, tapies dans son ample habit, se recroquevillèrent quelque peu.

Était-ce de l'appréhension ? Non, aucune peur ne parasitait son théâtre intérieur.

Il était serein. Comme s'il savait.

Le destin s'appliquait-il lui aussi aux morts ? Aux damnés ? Aux fantômes ?

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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Sam 17 Nov 2018 - 17:31


Près des ports.



Thalassa Shang et Sutcliffe Destiny.

Elle avait consenti à obéir à ses prérogatives, et s'était finalement éloignée, déléguant à ses subordonnés le rôle d'offrir à la Marine et au reste du Gouvernement Mondial un soutien tangible afin de contribuer à l'évacuation des civils. S'il s’accommodait incontestablement de la présence de quelques bras supplémentaires, notamment si ces derniers pouvaient assurer la sécurité du convoi avant son départ, considérant le fait que des criminels endémiques pouvaient encore se terrer dans les zones alentours aux ports choisis pour mener l'opération de transfert des populations civils, Shang ne s'abaissa pas à leur offrir une volée d'ordres. Premièrement, il n'était pas certain que ces membres de l'Inquisition, qu'ils soient dotés d'une bonté sincère et honnête ou non, acceptent finalement docilement ses directives sans piper mot. Secondement, il avait foi en la justice, et en toutes ces troupes qui, ce jour-là, étaient chargées de la représenter. Cela aurait été un affront de donner à un hors-la-loi un rôle qui pouvait échoir à un représentant de l'ordre, a fortiori si ce dernier était en pleine possession de ses moyens... Ce qui, pour le coup, était assurément le cas. Autrement dit, il se contenta d'octroyer aux sous-fifres d'Erwin Dog un simple signe de la tête positif, avant d'ordonner à un l'un des marines qui trônait non loin, abasourdi par le revirement de situation extrême qui venait de se profiler, d'aller avertir le reste des gradés locaux afin d'éviter les échauffourées malencontreuses qui pourraient naître d'un regrettable quiproquo. Tous les gouvernementaux seraient par conséquent rapidement mis au courant : la présence des Révolutionnaires était tolérée tant que ces derniers se tenaient à carreaux et tant qu'aucun de leurs agissements ne semblait louche. Finalement, car ils avaient, administrativement, encore beaucoup à faire, le Thalassa, la Sutcliffe et la Otojou se réunirent ensemble afin de traiter d'affaires diverses, tandis que les hors-la-loi se dispatchaient afin d'aller servir là où on pouvait avoir grand besoin de bras supplémentaires.

Près de la Villa de Jasmine.



Ahpuk Mastema, primé à 331.000.000 berrys, chef de l'organisation "Naamah".

-Merde... Dog !


Que foutait-il ici ? Le visage de Mastema s'était sévèrement rembruni lorsqu'il avait compris que l'auteur de cette offensive inattendue et imprévisible n'était nul autre que l'un des ténors des mouvances mourantes et nécrosées de la Révolution éclatée. Le maître de l'Inquisition l'avait forcé à reculer d'un bond, s'éloignant précipitamment d'un Hubert qui suffoquait toujours davantage, non sans le gratifier au passage d'un blessure cinglante au niveau de l'épaule qui, quant à elle, risquait de l'handicaper pour les luttes à venir. Comment pouvait-il espérer donner du fil à retordre à Jasmine, dans un tel état ? Fort heureusement, il jouissait encore du soutien de ses deux meilleurs alliés : les deux hommes se crispèrent d'ailleurs quelque peu en déposant un regard hautain sur le rouquin tandis qu'il s'inquiétait enfin de l'objet de leur présence. Si lui et la chasseuse de primes œuvrait de concert, et si Dereto, le caniche favori de la maîtresse, daignait leur offrir un coup de main, alors l'ascendant numérique des hors-la-loi s'évanouirait d'un coup d'un seul. Pire encore, ce foutu Dog était doté du pouvoir que colportaient les rumeurs : la téléportation. Quelles en étaient les limites ? Quelles en étaient les faiblesses ? Pour l'heure, l'Ahpuk était parfaitement incapable de le dire, et même seulement de les envisager. Il en savait trop peu sur cet homme des Seas Blues, qu'il n'aurait jamais cru croiser, et certainement pas dans des circonstances pareilles. Pourquoi ? Il avait pris part à tant d'opérations qui l'avaient vertement confronté au Gouvernement Mondial... Son rôle de maître d'un pan de la Révolution l'obligeait-il à se confronter à Centes Decima, comme à la plus grande des menaces régnant sur le Monde libre ? Même en admettant que cela soit le cas... Pourquoi défendait-il les chiens de garde de Jasmine ? Il aurait dû se réjouir de la mort de cette traînée, comme tous les criminels du globe. Elle était une menace qu'il fallait à tout prix évincer, avant qu'elle ne devienne intouchable, avant qu'elle ne mûrisse, à l'instar de Mijushike Hojo... Ils perdaient du temps. Chaque seconde écoulée était un affront. Il fit claquer ses dents, et les deux hommes à ses côtés s'avancèrent. Le premier dégaina une rapière, le second un katana : deux épéistes, éblouissants de beauté. C'étaient eux qui, alors qu'ils s'étaient tenus tranquilles jusqu'à présent, allaient montrer à Erwin ce dont ils étaient capables...


Fiore dei Liberi, Maître Escrimeur, primé à 410.000.000 berrys, et Taira no Tadatsune, Maître Sabreur, primé à 375.000.000 berrys.

Il y avait d'autres hommes à leurs côtés, bien sûr, mais ces deux épéistes étaient, et de très loin, les pires criminels réunis devant le manoir de Jasmine. Combien d'adversaires avaient-ils pourfendus, l'un comme l'autre ? Ils étaient jeunes, et inexpérimentés : encore bien trop pour avoir fait parler d'eux mondialement, mais ils étaient pourtant comptés parmi les pires rebuts de la société de leur ère... Ère à laquelle appartenait également le Dog. Dog qui, de son côté, brandissait également une lame, quoique aisément trois fois plus grande que la rapière de l'un et le katana de l'autre, cumulés. Mastema, qui s'était sagement positionné en retrait, fronça les sourcils en attendant une ouverture. Il allait devoir jouer la carte de la patience, maintenant qu'il avait été blessé. Il imaginait que le rouquin ne serait pas suffisamment redoutable pour les défaire tous les trois, mais il pouvait encore leur donner du grain à moudre... Voire les pousser à la retraite momentanée. Si Jasmine apparaissait... Si toutes les prières du monde furent adressées à cet égard, elles se soldèrent toutes par un échec. Car, dans la villa qui se dressait majestueusement derrière Erwin, des voix se manifestèrent et se mirent en branle. Mais pas deux, comme les envahisseurs avaient pu l'espérer... Trois. La première, à l'étage, semblait se rapprocher d'une fenêtre dont les volets avaient été fermés. Les deux autres, étonnamment similaires, se rapprochaient tout bêtement de la porte d'entrée gigantesques, dont les battants en bois, hermétiques, empêchaient tout regard curieux de s'introduire. Ils allaient surgir. Mais qui étaient-ils ?

Grove numéro 9.



Arine Adamov, primé à 396.000.000 berrys.

-Je vais t'éventrer.

Cet impertinent jouait avec ses nerfs. Il était de la Triade : il l'avait avoué, à demi-mot, en parlant de la corneille, leur pathétique signe de ralliement. Sans l'ombre d'un avertissement supplémentaire, Adamov, tout encapé qu'il était, disparut en un éclair... Et ne reparut qu'une fois face à Fudo. Ses doigts ne papillonnaient plus : ils étaient tous brandis, raidis et contractés les uns contre les autres, pareils à des lances. Mais quelque chose d'étrange les garnissait : quelque chose d'étrangement long... Des ongles. Des ongles qui, en l'état, ressemblaient davantage à des griffes bestiales et mortelles. Des armes effilées qui risquaient fort de s'insinuer dans la carotide de l'autre criminel si rien n'était fait pour les en empêcher : car c'était précisément la cible que visait l'homme de main de Konan Harishigawa. Pourquoi ? Pourquoi visait-il la mise-à-mort immédiate de son opposant, lors même qu'il avait eu tant de mal à mettre la main sur un criminel disposant d'un lien, fut-il ténu, avec la trop secrète Triade ? La question en elle-même était erronée. Il ne voulait pas le tuer, pour l'heure : juste le tester. Si Fudo ne réagissait pas à temps, il troquerait le tranchant de ses griffes contre la solidité percutante de son poing. Il lui couperait le souffle, à n'en pas douter, et le projetterait en direction du tronc du sempiternel Yarukiman qui les lorgnait. S'arrêterait-il en si bon chemin ? Non. Si les choses semblaient être à sens unique, de la sorte, alors il avalerait la distance qui le séparerait de son assaillant pour lui marcher sur les mains et disposer ses griffes sur sa gorge : de quoi l'effaroucher suffisamment pour apprendre tout ce qu'il savait de la Triade. Toutefois, Fudo serait probablement assez vif et réactif pour lui opposer une résistance digne de ce nom... peut-être verrait-il, même, l'espace d'un instant, les crocs acérés de son opposant. Témoin de son appartenance à la race des vampires, simple caractéristique d'un fruit du démon de type zoan, ou fantaisie exubérante pour un hors-la-loi à la réputation sanglante ? Difficile à dire, en l'état... Mais avec le temps, le pauvre homme qui faisait les frais de sa bestialité en saurait sans doute davantage. S'il survivait jusque-là, en tout cas...

Près des ports.



Thalassa Shang et Sutcliffe Destiny.

Ils avaient pris la route des derniers navires, qui continuaient à se remplir des myriades de civils qui délaissaient tout derrière eux afin de garantir leur propre sécurité, ainsi que celle des membres de leur famille. C'était la mort au cœur que certains s'en allaient : car ils savaient que la décision de Chairoka avait peut-être sonné le glas de tout ce qu'ils avaient pu engranger jusqu'à maintenant, de leurs richesses à leurs possessions, diverses et variées. Si un conflit d'envergure magistrale éclatait ici, combien de groves survivraient ? Combien de maisons, de quartiers, d'amoncellement de ruelles seraient éclatés et dépériraient, ainsi brisés ? Allaient-ils tout devoir rebâtir ? Leur offrirait-on une compensation ? Le ressentiment des civils, pour la plupart, toutefois, n'était pas dirigée vers les hautes instances gouvernementales mais plutôt vers ce fichu Decima qui, tout Roi qu'il prétendait être, s'octroyait le luxe de vivre dans la criminalité la plus totale et d'embrigader dans le sillon de son orgueil tout un lot de dommages collatéraux. Il allait sans dire que toutes et tous, ici, le portaient par avance responsables de toutes les dégradations qu'ils craignaient voir survenir... Et il fallait les comprendre. Vivre sur Shabondy pouvait parfois s'avérer particulièrement pénible : les criminels affluaient de toute part, et mis-à-part Jasmine ou les marines, qui étaient souvent érigés comme des héros, rien ne les empêchaient de n'en faire qu'à leur tête. Le Gouvernement Mondial devait par conséquent gagner cette guerre : sans quoi la vie des citoyens du monde entier n'en serait que nettement plus compliquée à l'avenir. Aussi tous lorgnaient du côté de Shang, de Destiny, et de la vice-amirale Otojou Prima qui fermait la marche avec un soupçon d'admiration dans le regard. Et les mots qui s'échangeaient les deux cousins ne faisaient qu'accentuer le ravissement avec lequel on les scrutait, chose qui désarçonnait profondément la pauvre Sutcliffe, n'ayant jamais réellement eu l'occasion de se heurter aux amitiés populaires.

-Les derniers navires devraient lever l'ancre d'ici une grosse demie-heure, au maximum. A partir de ce moment-là, on pourra rejoindre le campement principal.
-Dis... grand-père a dit que je devais me tenir à l'écart des combats, mais...
-Nous lui obéirons. Il n'est pas question que je t'emmène avec nous. La vice-amiral Otojou restera à tes côtés, et vous surveillerez le tout de loin. Vous serez chargées de sonner l'alerte si la situation semble se dégrader.

Destiny eut une moue dépitée, voire légèrement contrariée, mais ne s'échina pas à rétorquer à son cousin qui, de toute manière, aurait nécessairement gain de cause. Elle avait déjà le droit de se mêler aux opérations d'évacuation, et c'était un rôle d'une responsabilité qu'elle sous-estimait assurément : elle voulait combattre, d'autant plus que trois de ses cousins seraient de la partie. Tandis qu'elle semblait relativement boudeuse, tout en continuant toutefois à progresser à la même allure, elle détourna le regard pour le déposer sur le révolutionnaire rouquin qui, quelques instants auparavant, avait pris la parole au campement à la suite de Kanäe Toupex afin de compléter et de préciser ses dires. Il portait un vieillard... Shang, remarquant la curiosité de sa cousine, eut un sourire amusé sur les lèvres. Elle comprenait peut-être, petit-à-petit, que les groupuscules qui se faisaient face n'étaient pas tous aussi bons et mauvais qu'ils ne prétendaient l'être... Que le manichéisme vétuste qu'on enseignait à qui mieux-mieux n'était ni véridique, ni fondé. Cette collaboration impromptue lui permettrait peut-être de mûrir, et...

-Monsieur Thalassa, je...

La pointe d'une lance sortit soudain de son abdomen tandis qu'il se sentait légèrement soulevé vers l'avant. Estomaqué et les yeux écarquillés, Shang fixa la lame de l'arme qui venait de pénétrer son corps et sentit une vague de douleur l'inonder. Un flot sanguin vint couvrir le bord de ses lèvres tandis que Destiny, horrifiée, blêmissait à vue d’œil. Il venait de se faire transpercer. Par l'arrière. Péniblement, il tourna la tête pour lorgner son assaillante qui, les joues couverts de pleurs, la respiration saccadée, semblait être la plus surprise d'entre tous. Elle l'avait transpercé.


Vice-amiral Otojou Prima.

Près de la Villa de Jasmine.



Ahpuk Mastema, primé à 331.000.000 berrys, chef de l'organisation "Naamah".

-Par tous les diables... Qu'est-ce qu'il... Fout ici...

Les volets de bois s'étaient ouverts d'un coup d'un seul, allant jusqu'à se fracasser sommairement contre les murs auxquels ils étaient attachés. Les fenêtres s'étaient écartées presque aussi soudainement, ouvrant le passage à un homme de corpulence moyenne, qu'on devinait aisément athlétique. Un brin de blé entre les dents, il se hissa sur le rebord de la fenêtre qu'il venait d'ouvrir et, jouissant de la hauteur, balaya l'assemblée de criminels et de chasseurs de primes d'un regard inquisiteur. Erwin Dog se trouvait là : c'était, et de très loin, le poisson le plus intéressant à ferrer. Mais allait-il seulement le ferrer ? C'était là une question épineuse. Sagace, l'homme avait remarqué qu'il avait blessé l'un des criminels qui, quant à lui, semblait avoir passé à tabac la quasi totalité des hommes de mains de Jasmine. Une blessure infligée par le sinistre Kokuto Yoru, ça ne pardonnait pas... Et ça se reconnaissait sans peine, pour peu que l’œil aguerri d'un connaisseur se posait sur elle. La langue de l'homme fit danser la longue tige dorée entre ses dents tandis que les criminels qui s'étaient aventurés jusqu'à la villa étaient ébranlés par un mouvement de recul. La totalité de leur ardeur s'était subitement évaporée : ils semblaient n'être guère plus que des marmots indisciplinés face à l'austérité d'un parent trop strict. Même les deux célèbres bretteurs étaient assaillis de sueurs froides, quand bien même ils se montraient assurément plus braves que leurs camarades, en demeurant bien droits, campés sur leurs appuis. Savaient-ils que fuir ne leur serait d'aucune utilité ? Sans nul doute... Car, outre Erwin Dog, ils avaient désormais face à eux l'un des plus redoutables forbans de l'époque actuelle. Un forban qui faisait parler de lui très fréquemment : qui s'était imposé dans le Nouveau Monde comme une référence incontournable, comme le protecteur du Gouvernement Mondial, à son insu, et comme le seul pirate à pouvoir toiser les Yonkous, ainsi qu'à pouvoir traiter avec eux d'égal à égal. Celui qui leur faisait face n'était pas un amateur : c'était le Sword Master.

-Rortto... Mifune...



Sword Master et Capitaine Corsaire Rortto Mifune.

-Les tocards, passe encore... Mais toi, Dog, que fais-tu ici ?
-Rortto Mifune... Je vais récupérer ton Meitou sur ton cadavre !
-Taira, non !

Le cri dissuasif de Mastema avait résonné trop tard : déjà Taira, fougueux et impétueux, contournait le Dog et se projetait à la hauteur de Mifune d'un bond. Ce dernier, l’œil acéré, lui décerna tout juste un regard : l'épi de blé, dans sa bouche, fut secoué, l'espace d'un instant... Et un mouvement si vif que nul ne l'aurait perçu, Erwin mis-à-part, lui permit de dégainer la lame fétiche qui pendait sur sa hanche et d'asséner à son assaillant suicidaire un coup horizontal d'une vigueur inouïe. Le pauvre Taira, qui avait brandi son sabre afin de couper la façade entière en deux, fut dans l'incapacité de subvenir à sa propre défense : la moitié haute de son corps retomba sur le sol avant la basse, et une vague de panique sembla saisir le cœur de l'ensemble de ses compagnons d'infortune.

-Laissez donc les adultes discuter, voulez-vous ? Allez jouer sagement, un peu plus loin...

Quelque part...


Narseh, le Faiseur de Coups d'États, primé à 770.000.000 berrys.

-Alors ça, c'est intéressant !

Il s'était un petit peu déplacé, tout en demeurant haut perché sur les branches : ça ne l'intéressait pas, de se joindre à la populace et aux conflits qui s'entérinaient, de part et d'autres de l'archipel... pas encore, à tout le moins. Toutefois, le sourire narquois qu'il revêtait l'immense majorité du temps n'en finissait plus, de fleurir. Il semblait effectivement que son intuition première ne l'avait guère trompée, et qu'il allait trouver de quoi se divertir, sur Shabondy, pendant que la guerre ferait sonner les clairons. Allait-il pouvoir en tirer un profit spectaculaire, le profit qu'il espérait trouver ? Ou allait-il se contenter d'y puiser une distraction quelconque, de quoi l'occuper durant quelques heures ? Quelque chose lui soufflait que cette journée serait encore plus prolifique que toute l'épopée qu'il avait vécu avec ce crétin de Coffe... Petit-à-petit, les pièces de son échiquier prenait place, et plus il arrivait à les disposer, plus il se rendait compte du fait que son jeu était, à la vérité, encore incomplet. Les opportunités n'en finissaient plus de lui ouvrir les bras, comme si les bons dieux avaient décidé de lui offrir une chance des plus insolentes. En l'occurrence, les conflits allaient sans doute lui permettre de vérifier la fiabilité de quelques rumeurs qui couraient depuis quelques temps. Il allait donc observer tout cela avec une assiduité exemplaire, puisqu'il se doutait qu'il trouverait fatalement, tôt ou tard, de quoi révolutionner sa manière de penser l'avenir.



Ordre de réponse :
Erwin - Kana - Shiki - Fudo
Vous disposez de 72h pour répondre. Écoulé ce délai, votre tour sera automatiquement passé. Vous disposez d'un délai de 24h additionnelles exceptionnellement, que vous pouvez utiliser au besoin afin d'étendre votre tour.
Si vous ratez deux tours consécutivement sans prévenir personne en amont, vous serez exclus de l'event. Si vous ratez un tour mais que vous prévenez les MJs et vos compagnons, ça n'aura aucune incidence et vous pourrez reprendre tranquillement !

Spoiler:
 
L'étoile à cinq branches bleu c'est le campement Rang et compagnie
L'étoile à quatre branches bleu c'est l'endroit où l'évacuation est actuellement en cours de finalisation (donc si vous avez suivi, y a Shang, Destiny et Prima)
L'étoile à quatre branches orange c'est le positionnement de la villa de Jasmine
L'étoile à quatre branches brune c'est les Decimas
Le losange violet c'est Fudo et Adamov

Résumé :

Erwin > Tu prends facilement l'ascendant sur Mastema : tu comprends que tu aurais même pu le tuer en un seul coup, si tu l'avais voulu. Puis...
Kana > Rien de neuf de ton côté, tu peux bouger librement.
Shiki > Au début, on vous laisse vaquer à vos occupations sans trop se soucier de vous. Et puis... C'est le drame.
Fudo > Il est virulent, et manque de patience. Il passa à l'assaut !

Liste des lvls :
Taira no Tadatsune est lvl 42.
Arine Adamov est lvl 39.
Ahpuk Mastema est lvl 38.
Otojou Prima est lvl 37.
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Erwin Dog
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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Sam 17 Nov 2018 - 19:12

L'histoire est écrite par les vainqueurs. [4]

- C’est assez incroyable… Sa rapidité, son instinct…
- Tu parles de ton fiancé ou de Mifune ?
- A vrai dire, les deux. Pas du gars qui vient de mourir.


Gnoméo et Hope affichaient tous deux un air mitigé. Ils avaient pu observer les entraînements du Dog à de nombreuses reprises mais s’était-il préparé à affronter un des seuls hommes sur terre qui pouvait certainement défier son pouvoir ? Cet homme était effarant : l’adage disait que l’usage des sabres japonais était basé sur l’application du tranchant de la lame à une vitesse époustouflante, de quoi contrer les assauts du téléporteur qui n’était pourtant pas en reste. Il portait pourtant sur le monde un regard différent de jours et jours. Le fameux « fiancé » dont la chevalière restait à son doigt, n’avait fait que subir ce changement. Il était triste, atterré même.

Un souffle lassé sortit de sa bouche tandis qu’il laissait se produire l’exécution du sabreur, alors même qu’il aurait été en mesure de l’arrêter. Il avait senti cette voix, ces voix plutôt. Son Haki était fin, et il pouvait identifier la ressemblance des deux personnes à l’intérieur : sûrement les Brémuria. Le regard porté sur le manoir, il avait fini par ignorer l’homme qu’il avait arrêté. Un affrontement contre Mifune, c’était toujours unilatéral. Et l’affronter avec un sabre… C’était tout simplement fou. Devenir Sword Master ? Erwin ne l’envisageait pas, et à vrai dire ce titre décerné par le Gouvernement Mondial ne le saillerait pas. Il était mieux entre les mains d’un vrai sabreur.

- Rotto Mifune et les Bremuria, on dirait que Chairoka vous estimait trop pour vous sacrifier à Marineford… à moins que le délai n’ait été trop court pour y aller.

Il perdit sa posture offensive, se délesta du sang d’un geste de sa lame médiévale et la rangea dans son fourreau. Ce n’était pas un combat qu’il comptait mener. A vrai dire, à un autre moment il aurait sûrement apprécié la compagnie ou l’affrontement, mais ce n’était pas aujourd’hui qu’il sauterait sur l’occasion. Pas de Decimas ici de toute évidence, il n’avait donc plus rien à y faire. Le capitaine corsaire pourrait nettoyer les lieux des hors-la-lois qui s’y trouvaient.

- Je suis ici pour affronter les Decimas : apparemment, Kizaru et Robinson sont ici. Ils doivent être accompagnés. Est-ce que vous allez nous aider à les vaincre, tous les trois ?

La question était assez fortement portée pour laisser aux trois interlocuteurs l’occasion d’entendre cette altercation. Se tournant vers les autres primés, le rouquin se gratta la tête un instant avant de faire une moue insatisfaite. Il aurait pu tuer ce gars, et Mifune avait été capable de découper son adversaire d’un coup. C’était le jeu, mais il aurait apprécié plus de tendresse. D’un côté, il pouvait toujours lui proposer de le rejoindre, et de l’autre… Bof, ce n’était pas le moment. S’il avait quelque chose à ajouter, le rouquin l’écouterait sagement, mais s’il ne voulait rien rajouter, il se contenterait de s’écarter en utilisant son pouvoir pour vérifier d’autres endroits de l’île.

De l’autre côté de l’île, le port était en émoi. Des regards terrorisés, des personnes angoissées, la situation n’était vraiment pas enviable. Si Cid avait frémi, la demoiselle d’à peine douze ans avait gardé son sang-froid. Elle ne pouvait pas aller à l’affrontement immédiatement, sinon un mouvement de foule risquait de provoquer plus de victimes. Il fallait que le peuple puisse rester en sécurité malgré la blessure d’un des symboles de paix des gouvernementaux : il n’en mourrait sûrement pas, cependant la surprise l’avait sûrement prise. « Pas d’intention meurtrière ? ». Elle était trop loin pour identifier cela. C’était une hypothèse qu’elle ne pouvait émettre sur les capacités de la Vice-Amirale.

- Je vais les aid-
- Shiki et Komari sont sur place, laisse-les faire. On s’occupe de l’évacuation !
- Mais…
- C’est un ordre.


La jeune femme n’était pas certaine de cela, mais Komari n’allait certainement pas laisser son bien-aimé dans un risque de mort. Elle appela au calme en continuant d'évacuer les gens, en gardant un œil sur la Vice-Amirale.
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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Dim 18 Nov 2018 - 21:33

L'histoire est écrite par les vainqueurs


Le duo Shuri-Toupex avançait à travers les grooves depuis quelques minutes déjà, ils se rapprochaient du point de rendez-vous mais, pour l'heure, le haki de l'observation de la traitresse ne lui renvoyait que l'écho de voix animales ou d'humains plus occupés à se planquer ou à fuir qu'autre chose. Les âmes présentes au port s'étaient petit-à-petit éteinte de l'esprit de la maudite qui était trop éloignée. Elle n'avait pas entendu ou ressentit la panique qui devait s'être maintenant installée en ces lieux, elle n'avait pas perçu l'immonde geste d'une Vice-Amirale et la douleur de celui qu'elle respectait malgré leurs antagonismes. Shang avait été blessé, s'il ne les avait pas envoyé ailleurs, s'il avait permis à Ken et Kanäe de rester sur zone, plus méfiants car en territoire ennemi, l'un ou l'autre aurait pu sentir le coup venir, le bloquer... L'un comme l'autre aurait maîtriser la furie, lui faire regretter le geste qu'elle aurait tenter. Mais non, le Thalassa avait son choix et en payait maintenant les conséquences, des événements que la Toupex ignorait totalement pour le moment.

Quoiqu'il en soit, le port était maintenant derrière eux et c'était l'avenir qui intéressait la révolutionnaire, son avenir immédiat et sa destination surtout.

Tu entends la voix d'Erwin ou de Hope ?


Sachant pertinemment que la portée de l'ancien Vice-Amiral surpassait la sienne, la verte espérait que ce dernier lui apporte une bonne nouvelle, une indication de direction, de temps : la promesse de ne pas se perdre et d'avancer sur la bonne voie. Pourtant, après un moment de concentration peut-être plus intense, le grisonnant se mit à osciller de la tête pour confirmer sa première impression : rien à l'horizon pour le moment. Autour d'eux, rien de bien méchant ne semblait être en vue, tout était calme, d'un calme tout à fait anormal pour un endroit comme celui où ils se trouvaient. L'archipel fourmillait de vie habituellement, elle grouillait de touristes, de natifs, de visiteurs, de marchands, de criminels aussi mais là, plus rien, personne ou presque.

Tu imagines... La simple menace de la possible apparition des decimas a suffi à faire évacuer un archipel entier, un archipel aussi grand que celui-ci... La marine n'est pas folle, ils savent aussi bien que nous que ce lieu sera le théâtre d'un désastre mais ils ont assuré sur ce coup-là. Pour une fois.  


Dans son dos, elle entendit un léger bruit d'amusement de la part de l'homme qui avait trahi la marine, ou que la marine avait trahi ; probablement un peu des deux. Les deux inquisiteurs avaient foulé les rangs du gouvernement mondial pendant quelques années avant de passer de l'autre côté. Ken avait pu nourrir sa haine pendant quelques années à Impel Down alors que la trahison de la seconde n'était pas encore si ancienne, quelques mois tout au plus. Les mouettes avaient été une alternative sur laquelle ils n'avaient pas misé, ou plus misé. Perdue dans ces quelques pensées, la maudite laissa son haki divaguer à la recherche de quelque chose, d'un point d'intérêt quelconque. Elle commençait à penser qu'elle ne ferait pas partie des combats, qu'elle serait sur la touche malgré elle ou qu'elle arriverait en plein milieu des duels.

En son for intérieur, elle savait que tomber sur un champ de bataille où les deux parties avaient déjà bien sué, où tous les potentiels adversaires seraient fatigués et où l'arrivée de la Toupex et du Shuri marquerait un tournant majeur dans le combat serait une véritable aubaine. Malgré tout, cela lui ôtait le plaisir des combats, de la chasse, cet instant de stress avant le premier échange de coup. Contre des décimas, des hors-la-loi, de forbans ou des mouettes ; un Thalassa. Kanäe l'avouait volontiers, elle voulait se confronter à l'un des petits-enfants de l'étoile, à Shang peut-être. Elle s'imagina croisant le fer avec l'actuel blessé mais fut rapidement interrompue.

 Kana, je les ai.


Cessant immédiatement ses divagations et reprenant une concentration totale, la maudite perçut rapidement plusieurs voix lui étant particulièrement familières : Hope, Gnoméo et Erwin. Autour d'eux, d'autres personnes étaient présentes, des personnes inconnues dont deux avaient des voix passablement similaires.

Il est pas tout seul, il pourrait avoir besoin de nous. On y va.


Forçant alors l'allure, se déplaçant extrêmement rapidement, les deux inquisiteurs arriveraient bientôt aux alentours de la Villa de la chasseuse de prime la plus redoutée du milieu, celle qui faisait parler d'elle sur l'archipel, qui faisait trembler les primés et qui avait arpenté quelques temps les chemins de l'amirauté. La venimeuse verrait un manoir se dessiner, s'en approcherait et pourrait donc comprendre la lourdeur de la situation : Erwin n'était pas en compagnie de n'importe qui. Elle avait pris quelques temps à arriver, la conversation était déjà engagée, elle s'approcha donc de son supérieur, silencieusement et n'adressa aucun mots aux trois capitaines corsaires ici présents. De son côté, elle gardait l'oeil fixé sur les soeurs Bremurias, certaines qu'elle serait une de leurs adversaires dans l'éventualité relativement faible d'un affrontement entre le corps des chiens du gouvernement et des révolutionnaires. Si un tel combat n'avait pas commencé, cela signifiait que le Dog tentait de faire comprendre au Sword Master qu'ils oeuvraient dans le même but, contre la même personne du moins.

©️ Codé par Kari Crown


Pas grand chose sur ce tour, Kana cherche Erwin avec Ken et le trouve finalement. Ils arrivent à la villa de Jasmine tranquillement, sans rien dire, vu que les festivités ont déjà commencé.

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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Lun 19 Nov 2018 - 16:00

Confusion totale


L’évacuation était presque sans accroche. Pour dire vrai, dans ce genre de situation, l’ennemi apparait toujours quand ça se termine car c’est un moment propice. Mais là... Rien. Alors que je portais le vieil homme, je ne regardais pas tout ce qui m’entourais. En effet, le vieil homme bien que calme se plaignait du côté “ inconfortable “ de mon dos... Alala... Essayant d’être agréable au possible, jamais je n’aurais pu imaginer ce qui allait arriver. Le début des ennuis. Komari elle était toujours en train de guider les gens, essayer de les rassurer d’une quelconque manière tout en gardant un oeil sur moi. Le duo que nous formions ne semblait pas être un combo de combattant à vue d’oeil... Pourtant, notre travail actuel refletait un peu notre état d’esprit : complémentaire.

Mais l’imprévu eu lieu. De nul part, une offensive vit le jour et la surprise était plus que totale. Une Vice-Amirale venait d’attaquer non pas une menace officielle mais bel et bien un collègue, un allié. La hautement gradée Otojou Prima avait saisit sa lance et d’un geste meurtrier planter celle-ci dans l’abdomen du grand Thalassa. Impuissant face à cette scène, je donnais le vieillard à un marine pour essayer de comprendre. Moi comme Komari, nous étions mis au pied du mur sans avoir le droit ou le luxe de comprendre ce qui se passe. Une traitresse ? Sans doute n’étions nous pas les seuls à être bouche-bée.
Qui aurait pu deviner une telle tournure des événements ?

Prenant appuie sur mes jambes, je me propulsais d’un coup vers le lieux du sinistre et dégainais ma lame en un éclair pour trancher net la lance. Le corps agissait de lui-même et si par chance j’arrivais à séparer la partie lance et le bout de cette arme, j’enchainerais avec un coup de pied à l’allure simple et pourtant bien plus puissant que la normale, dévoilant une force surhumaine. Le tout étant pour repousser la “ criminelle “ qui avait ni plus ni moins fait un coup bas à son collègue.
Le Thalassa nous avait formellement interdit de se mêler à ses troupes - donc techniquement lui aussi - mais rester les bras croisés dans ce genre de situation, ce n’est pas mon genre. Priant qu’il ne soit pas mort ou sur le point de passer l’arme à gauche à cause de sa blessure, je vins à jeter un regard noir vers la demoiselle responsable de ce coup bas.

“ Quelle est la signification de tout ceci ? Pourquoi avoir fait cela ? N’êtes vous pas de son côté ? “

Komari viendrait alors s’ajouter à l’équation que nous représentions en lançant une lame d’air vers la Vice-Amirale pour la faire reculer d’autant plus et me rejoindre, s’interposant entre elle et les Thalassa. Si jusque là on nous avais laisser faire, c’est donc de façon significative que ma lame principale et celle de Komari se croiseraient pour former un X. Interdiction de passer pour l’ennemie inattendue. Profitant de la possible “ pause “, je vins à regarder brièvement vers le blessé.

“ ... Comment vous sentez vous ? “

Question conne quand on a un trou dans le corps, mais je préférais m’assurer de son cas. Pitié ? Empathie ? A voir quel avis il aurait au sujet de ce comportement, mais pour ma part, ni mes amis ni un “ allié “ ne mourrait aussi bêtement. Si le coup n’était pas fatal, alors c’est avec honneur que je lui ferais gagner du temps pour reprendre des forces. Affichant mon intention de faire barrage sauf si le cas n’était pas nécessaire, je toisais alors la responsable de ce retournement de situation, attendant de sérieuses explications, loin de me douter de ce qui allait suivre. De plus, aussi discret cela soit-il, je regardais aussi l’autre demoiselle aux côtés du blessé. Qui sait si d’autres troupes n’étaient pas “ corrompue “. Tout était confus à l’heure actuelle et cela n’annonçait rien de bon.



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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Lun 19 Nov 2018 - 17:30



DAMNATION


Elles s'élevaient depuis le sol, pareilles à des ballons de baudruche : de l'air cerclé d'un film d'eau, enveloppé d'une pellicule savonneuse : les bulles de Shabondy. C'était d'elles que l'archipel tenait son nom, et c'était aussi d'elles qu'il était en partie si connu.

Les bulles de savons.

Une frêle allure ne rendant en aucun compte de leur résistance si particulière. Et, pourtant, ces bulles, cette résistance permettant aux navires des pires forbans d’accéder au Nouveau Monde, n'étaient qu'éphémères, vouées à l'éclatement une fois en dehors de cette atmosphère si unique.

Leur vie pouvait se résumer ainsi, elles naissaient au plus bas pour s'élever périlleusement au sommet. Là, instables dans ce milieu étranger, elles explosaient.

Cette vie collait étrangement à celles de nombreux forbans et criminels s'élançant sur Paradise, en quête de reconnaissance, pouvoir et fortune. Red Line constituait leur limite, un plafond à ne pas dépasser.

Ces bulles étaient ici pareilles à des étoiles, omniprésentes, constellant la voûte céleste de l'archipel. Et, lorsqu'une s'éteignait, une autre voyait le jour.

___


Archipel Shabaody, groove 9.

L'atmosphère se contracta dans la paume du borgne quand le son lui parvint. Puis, lorsqu'Adamov apparut devant lui, toutes griffes sorties, une sphère bleutée les engloba avant de s'étendre à toute allure dans la zone environnante.

La pupille du damné s'était figée lorsqu'il avait vu son opposant disparaître. Il n'avait dès lors pas cherché à le confronter du regard une fois celui-ci face à lui, prêt à lui administrer la mort dans les plus brefs délais. Son esprit était focalisé sur toute autre chose : ses propres actions.

La Mort, il n'avait pas besoin de la voir venir. Elle l'avait déjà étreint par le passé. Il était qu'accessoire de s'encombrer l'esprit du faciès de l'homme qui aurait pu l'abattre.
Après tout, la première fois, il n'avait rien vu venir.

Nulle appréhension vint ainsi ralentir ses actions, nul doute n'aurait pu mettre en branle sa volonté.

Celle d'avancer.

Ses phalanges se seraient ainsi croisées, quoiqu'il adviendrait de sa gorge, pour le transposer avec son opposant. Dans le meilleur des cas, celui-ci passerait dans son dos et porterait un coup dans le vide. Dans le pire, le borgne aurait pris de plein fouet l'offensive de la créature inhumaine lui faisant face, mais celle-ci, une fois transposée avec lui, serait finalement projetée à la place de l'encapuchonné.

Ce dernier porterait finalement son regard vers l'une de ses petites bulles de savon constellant le ciel de l'archipel. Et, gorge écrasée ou non, genoux à terre ou pas, il aurait une nouvelle fois croisé ses doigts.

Ainsi le primé à la botte de Konan se retrouverait dans les cieux. Le maudit aurait alors tendu son regard vers Adamov, tel un doigt jugeur annonçant sa sentence. Là, au beau milieu de cette toile de bulles, débuterait son calvaire.

Il n'aurait plus mis pied à terre.

L'air de ce groove était dorénavant possédé par la malédiction d'un mort.





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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Mar 20 Nov 2018 - 16:23


Près de la Villa de Jasmine.



Sword Master et Capitaine Corsaire Rortto Mifune.

-Ou elle a simplement estimé que Shabondy serait pour nous une meilleure sépulture.

Un brin d'humour était une chose rare, chez Rortto Mifune : on pouvait le deviner sans peine puisque son faciès, toujours tranquille et serein, n'avait aucunement été altéré ou modifié par ce trait d'esprit inhabituel pour un être aussi sobre et animal. Le Sword Master n'était pas homme à bavarder... loin de là. Il exécrait la compagnie d'autrui, et seules les deux Bremurias semblaient faire, à ce titre, une exception pour le moins timide. Il aurait été plus judicieux d'admettre qu'il les supportait, dans la mesure où leur présence s'apparentait, disputes enfantines mises-à-part, davantage à celle de la nature qu'à celle des êtres humains. En règle générale, donc, il ne badinait pas : il faisait en sorte de minimiser ses interactions avec autrui, de sorte qu'il leur adressait même rarement la parole... Autant dire que, d'une certaine manière, Erwin Dog était une exception. Pourquoi ? Il était bien malaisé d'être dans la tête du plus puissant des bretteurs : il pouvait y avoir toute une foule de raisons distinctes, tout comme il pouvait n'y en avoir aucune. Dans un cas comme dans l'autre, il semblait pour l'heure tolérer la présence de ce rouquin, qu'il laissa poursuivre sans chercher à le couper... Ni au sens figuré, ni au sens propre. Tandis que les hors-la-loi, fébriles, attendaient leur dernière heure avec une appréhension croissante, espérant peut-être sottement que le blondinet les oublierait s'ils ne bougeaient plus d'un pouce, leurs muscles tétanisés par la perspective d'une fin imminente, les portes de la villa s'ouvrirent et dévoilèrent les deux silhouettes graciles des Bremuria qui, impétueuse et altières, levèrent le menton en scrutant le maître de l'Inquisition d'un air suspicieux. Comme attendu, néanmoins, ils ne firent ni ne dirent rien : elles se contentèrent, studieuses, d'attendre le verdict du plus redoutable des capitaines corsaires, lequel, de son côté, avait réceptionné les dires du rouquin en fronçant les sourcils.

Il voulait aider le Gouvernement Mondial, et précisait même que Reis Jacob et Mark Robinson avaient été dépêché par ce Monarque de pacotille... Des pointures. Bien sûr, Mifune avait été prévenu du fait qu'il risquait de croiser le fer avec des adversaires de son acabit. Toutefois, ce qui le surprenait grandement, c'était que le rouquin ait eu accès à de telles informations. A dire vrai, il n'y avait, à ce titre, que trois possibilités. Soit il parlait vrai, et se trouvait bel et bien du côté des Thalassa, auquel cas il avait déjà engagé des pourparlers avec ce cher Rang, soit il mentait, s'était retrouvé ici fortuitement et essayait d'inventer quelque chose de crédible pour sauver sa peau... Soit il était en vérité du côté des Decimas, et il essayait d'attirer les trois Schichibukais dans un piège, pour une raison ou pour une autre. Toutefois, l'épéiste légendaire évinça bien promptement les deux dernières options, que rien ne corroborait tangiblement : d'abord, Erwin s'en était pris à des criminels qui, manifestement, voulaient eux-mêmes nuire à Jasmine. Comment pouvait-il, dans ce cas, être l'allié de Centes ? Ensuite, si le Sword Master aimait se tenir à l'écart de tout, il n'était pas ignorant pour autant : il ne connaissait que trop bien la malédiction dont le rouquin était affublé, et imaginait humblement qu'il ne pourrait l'empêcher de fuir, si l'envie l'en prenait. En outre, s'il n'était pas connu en premier lieu pour ses capacités de combattants, et s'il semblait osé de s'en prendre seul à trois corsaires simultanément, Dog n'était pas foncièrement connu non plus pour sa cagnardise : il devait savoir se débrouiller, au moins suffisamment pour échapper aux lames du forban qui, de son côté, ne se battait à la perfection que dans une zone donnée. Aussi ce dernier sauta-t-il de sa fenêtre sans trop hésiter, se laissant retomber sur le sol avec une grâce féline, avant de répondre d'une voix monocorde.

-On m'a donné deux missions. Tuer ceux qui tenteraient de profiter de la situation pour nuire à Jasmine... Et supporter Rang Thalassa jusqu'à la fin du conflit. Oui, vous pourrez compter sur mes lames.

Les Étoiles n'avaient pas ignoré sa propension à la désobéissance : elles lui avaient bien fait comprendre que son indiscipline coutumière ne serait pas pardonnée, pour le coup, et qu'il devait obéir aux ordres jusqu'à ce qu'on le libère solennellement de ses fonctions temporaires. Il était la seconde tête d'affiche de ce blocus, après Thalassa Rang... Voire la première, selon le référentiel. Avec une expiration lasse, il déposa sur les criminels qui restaient encore un regard navré. Les choses risquaient d'aller vite : il n'avait pas le temps de s'encombrer de ces cafards. Dommage...

Grove numéro 9.



Arine Adamov, primé à 396.000.000 berrys.

Que s'était-il passé, au juste ? Il avait été sur le point de percuter cet impudent avec toute la violence qu'il méritait de recevoir qu'il avait été déplacé, une première fois, puis une seconde. Cela avait été soudain, et très brutal, mais son haki de l'observation lui avait indéniablement permis d'y voir clair. La question demeurait pourtant intacte : que s'était-il passé... Et que se passait-il, encore ? Il avait compris qu'il s'était trouvé catapulté dans les cieux sans ne rien pouvoir y faire. Pire encore, il n'avait même pas eu conscience d'être déplacé, comme si on l'avait téléporté là-haut en un claquement de doigts... Et cela avait, peu ou prou, l'air d'être littéralement le cas. Une observation assidue permit à Adamov de comprendre qu'il avait affaire à un tour de passe-passe, à un artifice grossier sans nul doute rendu possible grâce à un fruit du démon quelconque. Un paramecia, probablement... ou un mythique, éventuellement, puisque cette sous-catégorie échappait généralement à toute logique. C'était encore trop tôt pour l'affirmer, mais il penchait néanmoins pour la première des deux options : après tout, sa cible n'avait pas changé de carrure ou de faciès du tout, pour le peu qu'il pouvait en juger, entre deux déplacements qu'il estimait être instantanés. Où cet inconnu voulait-il en venir ? Cela aussi, le vampire à la solde d'Himitsu Shima peinait à le découvrir. Bien sûr, la chose était incommodante, mais un criminel de son envergure ne risquait pas d'être vaincu par quelques déplacements de ce type... Il en faudrait peut-être des dizaines, des centaines, des milliers avant de seulement commencer à le désorienter durablement. Car pour l'heure, il parvenait à retrouver son ennemi en un fragment de seconde à chaque fois qu'il était déplacé : certes, ce n'était pas pratique pour amorcer une contre-offensive, mais une idée germait déjà dans son esprit malade et, lassé par ce petit ballet, il ne tarda guère à la mettre en pratique. Mieux valait mettre fin à cette mauvaise farce avant que les Thalassa ne leur mette le grappin dessus, après tout : certes, les Decimas étaient sans nul doute leur cible prioritaire, mais s'il leur était offert la chance de coffrer en prime un homme de main privilégié d'Harishigawa Konan et un membre de la Triade, il y avait fort à parier qu'ils le feraient sans hésiter...

Ses ongles, déjà fort apparents, grandirent encore davantage tandis que ses doigts se crispaient sans pour autant se replier totalement dans la paume de sa main. Ils semblèrent s'acérer, également, et atteignirent péniblement les six ou sept centimètres avant de se figer à nouveau : ils étaient prêts à tuer, et c'était suffisant. Dès lors, Adamov attendit. Il n'eut pas longtemps à attendre, à dire vrai : juste un nouveau déplacement. Son haki et sa vélocité extrême firent le reste : il pivota, se mettant face à Fudo, et expédia dans sa direction une dizaine de lames d'air, générées par ses ongles et qui vociféreraient bientôt en se frayant un chemin jusqu'à l'auteur de ses tourments. Si ce dernier n'évitait pas, il y perdrait possiblement un bras : de quoi rendre ses petits tours nettement plus complexes... Car le vampire avait compris que son adversaire avait manifestement besoin d'user de ses membres pour utiliser son fruit du démon. Restait à voir si cela serait suffisant pour s'extraire de cette boucle infernale, une première fois. Ensuite, il devrait comprendre quelles étaient les conditions qui devaient être réunies pour que l'autre criminel use de ses compétences si particulières, et surtout quelles en étaient les limites. Une fois toutes ces réponses bien en main, il amorcerait une contre-attaque sanglante et impitoyable... Qui, cette fois-ci, ne pourrait probablement pas être endiguée.

Près des ports.



Thalassa Shang et Vice-amirale Otojou Prima.

Son corps souffrait, bien sûr, mais c'était surtout son esprit qui était à l'agonie. Entre la stupéfaction et l'incompréhension, Shang laissait peu de place à la pertinence et à la réflexion dans le marasme intellectuel auquel son cerveau se livrait actuellement. Il n'eut d'ailleurs pas le réflexe de maintenir la lance bien en place afin d'éviter les saignements sous contrôle à temps : la vice-amirale retira sèchement son arme lorsque Shiki, surgissant de nulle part, tenta de s'immiscer afin de couper court à cette situation dramatique et tout bonnement incompréhensible. N'était plus soutenu par l'instrument qui causait son martyr, le Thalassa s'effondra à genoux, secoué par une quinte de toux. Sa cousine se jeta sur lui sans plus attendre, morte d'inquiétudes, mais il la retint au dernier moment, brave, en levant une main droite plus franche qu'il ne s'en serait cru capable. Il avait, factuellement, connu pire. Sur Olandaina, par exemple, il avait bien frôlé la mort... Mais l'attaque de Prime, contre toute attente, s'était certes avérée impactante sans être fatale pour autant. Pourquoi ? Il aurait aimé comprendre mais, pour l'heure, était dans l'incapacité de le savoir. Il se décida à unir toutes les forces qui lui restaient pour pivoter, faisant face à la gouvernementale sur laquelle il déposa un regard glacial et méditatif. En constatant que les yeux de la jeune femme étaient exorbités, que sa respiration était plus saccadée que jamais et qu'elle tremblait furieusement, il comprit qu'une chose lui échappait, qu'il n'était pas aussi alerte qu'il aurait aimé le croire... Et ce fut finalement son haki de l'observation qui lui offrit la raison des agissements de cette jeune femme terrifiée. Il était là, quelque part : il flottait autour d'elle, la malmenait et l'utilisait comme un jouet, comme il avait pu utiliser tant d'autres de personnes auparavant. Il prit la parole d'une voix ferme, envers et contre la plaie béante qui, sanguinolente, l'empêchait de réaliser des folies dans l'immédiat, se hâtant de répéter à l'ensemble des soldats qui pouvaient l'ouïr cette donnée primordiale.

-Tout le monde, faites attention ! Elle ne se contrôle pas, capturez-la, elle est manipulée par Azaz...

Une fois de plus, on le lui laissa pas le temps de finaliser cette prise de parole. Un hurlement se fit entendre, derrière lui : un hurlement affolé, horrifié. Un marine, portant le galon de colonel, venait de poignarder son collègue en pleine poitrine en usant de ses deux poignards sertis d'émeraude. Un commandant, non loin, se jeta furieusement sur son supérieur en le rouant de coups si violents qu'il ne tarda guère à le projeter, sous le coup de la surprise, droit en direction des ruines d'un atelier proche qui céda sous la pression de ce corps intrusif. Un contre-amiral, enfin mit en joue et abattit consécutivement trois hommes de son bataillon. Et tous, malheureusement, étaient liés par une étonnante coïncidence : ils venaient du Nouveau Monde...

-Azazel ! Arrête ! Montre-toi !

Il exécrait sa position, car il exécrait l'impuissance. Tandis que des vagues d'appréhension et de panique envahissaient les civils, et tandis que le marines s'entre-tuaient sans parvenir ni à contrôler leurs pulsions, ni à comprendre exactement ce qui avait lieu, lui se retrouvait là, collé au sol, à inquiéter sa cousine et à devoir compter sur l'intervention de deux révolutionnaires affiliés à la traîtresse pour assurer sa propre protection. Pire encore : il avait compris que le but d'Azazel n'était pas de les tuer. La preuve était éclatante : à quelques exceptions près, les trois possédés, à savoir le colonel, le commandant et le contre-amiral, se contentaient de blesser grièvement leur voisin avant de passer à la cible suivante. Ils n'infligeaient jamais de coup fatal... Car ce foutu chien de Centes voulait les retenir. Les morts s'enterraient : les blessés, en revanche, devaient être pris en charge. Voilà pourquoi il ne les tuait pas : parce qu'il voulait forcer ceux qui en sortiraient indemnes à rester à leurs côtés.



Ordre de réponse :
Erwin - Kana - Shiki - Fudo
Vous disposez de 72h pour répondre. Écoulé ce délai, votre tour sera automatiquement passé. Vous disposez d'un délai de 24h additionnelles exceptionnellement, que vous pouvez utiliser au besoin afin d'étendre votre tour.
Si vous ratez deux tours consécutivement sans prévenir personne en amont, vous serez exclus de l'event. Si vous ratez un tour mais que vous prévenez les MJs et vos compagnons, ça n'aura aucune incidence et vous pourrez reprendre tranquillement !

Spoiler:
 
L'étoile à cinq branches bleu c'est le campement Rang et compagnie
L'étoile à quatre branches bleu c'est l'endroit où l'évacuation est actuellement en cours de finalisation (donc si vous avez suivi, y a Shang, Destiny et Prima)
L'étoile à quatre branches orange c'est le positionnement de la villa de Jasmine
L'étoile à six branches rouge c'est le champ de bataille
Le losange violet c'est Fudo et Adamov

Résumé :

Erwin/Kana > Mifune ne cherche pas le conflit. Au contraire, il n'a pas l'air opposé à l'idée de combattre avec vous.
Shiki > C'est le bordel. Prima est vraiment désorientée et effrayée, mais elle n'est pas seule. Un contre-amiral armé d'un fusil, un colonel armé de deux dagues et un commandant qui use de ses poings ne tardent guère à se ruer sur leurs compagnons pour les blesser à leur tour.
Fudo > Il t'envoie des lames d'air pendant que tu le switch avec des bulles de savon. Il n'a pas encore compris que c'était un switch, par chance pour toi !

Le combat commence, mais vous ne savez pas en faveur de qui puisque personne n'y est !

Liste des lvls :
Près des ports :
Otojou Prima est lvl 37.
Le contre-amiral est lvl 32.
Le colonel est lvl 30.
Le commandant est lvl 24.

Villa de Jasmine :
Taira no Tadatsune est lvl 42.
Ahpuk Mastema est lvl 38.

Grove 9 :
Arine Adamov est lvl 39.
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Erwin Dog
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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Mer 21 Nov 2018 - 1:17

L'histoire est écrite par les vainqueurs. [5]

- D’accord. On va les chercher.

Il acquiesça sans plus de bavardages, lorgnant sur Hope et Gnoméo qui se trouvaient sur le toit de la villa. Ce fut l’arrivée de Kanaë et Ken qui décontenança le jeune homme qui était concentré, à tel point que des voix familières ne l’avaient pas interpellé. Il se contenta donc de sourire à la jeune femme, avant de laisser les hors-la-lois à leur propre sort : ce n’était que de la chair à canon. Ils n’avaient malheureusement peut-être pas mérité la mort, ce n’était pas au rouquin d’en décider ainsi. Il se contenta donc de filer, sans plus de mondanités. Les choses allaient s’accélérer avec sa disparition, et les troupes des Decimas provoqueraient bientôt grand bruit. Brusquement, il entendit son escargophone sonner et le décrocha sans plus de cérémonie.

- Le port. Des marines se frappent mutuellement, il y a sûrement un truc derrière. Remets les forces en ordre : Ken, toi et Kanaë contre les troupes Decimas, le reste sur le port.
- Vous avez entendu la madame ? C’est l’heure d’y aller.


L’affrontement avait déjà commencé. Il fallait s’empresser d’y prendre part donc.


Gnoméo, Hope Stanley

Gnoméo et Hope avaient été déposés sur le port en un rien de temps. Si l’ancien marine semblait atterré par les actions de ses anciens collègues, il ne se posa pas de question : on lui avait donné les ordres et il comptait bien les appliquer. Cependant, son intervention ne fut pas aussi fulgurante que celle de Gnoméo dont la vitesse l’avait porté en un rien de temps sur le Contre-Amiral. Il lui envoya un coup sur la tête, suivi d’un suivant. Alors que sa puissance ne fracasserait pas le crâne de son adversaire, il comptait bien l’enfoncer, à l’image d’un marteau-piqueur qui venait entourer l’ennemi de terre.

De son côté, le fiancé d’Erwin s’était envoyé en direction du Colonel. Il usa de son Tekkai avancé, s’approchant de l’ennemi en arrêtant son attaque, se saisissant de son poignet pour l’envoyer au-dessus de son épaule et l’exploser contre le sol.


Cid Connor, Katia L. Ray

Le dernier commandant était quant à lui en train de s’affairer à maraver ses alliés à coups de poings, mais l’attaque suivante vint l’envoyer dans les bras de Morphée : une balle soporifique tirée par le sniper viendrait bientôt faire mouche pour assommer le pauvre homme. Katia avait, quant à elle, déjà décampé. Elle s’était faufilée avant de se transformer en chatte pour parcourir les alentours rapidement, dans le but de trouver celui sur qui le Thalassa avait crié : le tristement célèbre Azazel. L’Inquisition avait toujours plus d’un tour dans son sac, de toute évidence.

_____________________

Le champ de bataille qui s’offrait devant eux était d’une intensité sans pareil. Alors qu’ils venaient juste d’arriver, les troupes des Thalassa, de vieux combattants pour la plupart, semblaient en train de se ramasser une sévère déconvenue. Aang et Cang tenaient en respect Robinson, tandis que Rang était enfoncé dans un nuage de fumée quelques mètres plus loin, sûrement intercepté par Kizaru lors du début de leur affrontement. Ce fut cependant la présence des deux révolutionnaires qui intrigua Erwin. Elles ne semblaient pas apprécier le fait d’être ici, attaquant à contrecœur leurs cibles… inquiétant.

- Ken, aide le premier groupe de Thalassa. Kanaë, mêles-toi à un combattant mais fais attention à elle, fit-il en désignant les troupes. Moi, je m’occupe des deux révolutionnaires. Il faut élaguer le champ de bataille au plus vite.


Ken Shuri

Il était certain que les problèmes se mettraient à pleuvoir si jamais ils n’associaient pas leurs forces, et s’ils ne venaient pas en aide aux troupes incompétentes mais strictement nécessaires des Thalassas. Alors même qu’il s’était élancé, Ken Shuri avait déjà sorti son ancre pour balayer le gros des troupes des ennemis au-devant des vieux Thalassa, avant de s’attaquer individuellement à ceux qui semblaient donner du fil à retordre aux troupes.

Erwin, quant à lui, s’était décidé à faire une entrée spectaculaire. Il n’était pas contre les révolutionnaires, mais celles-ci étaient peut-être conscientes sous l’emprise du pouvoir de Centes. Il devait les empêcher de nuire. Alors, se téléportant à hauteur des deux, il recouvrit ses mains d’une couche d’armement et entraîna, à la force de ses bras, les deux femmes vers le sol où il éclaterait leurs têtes, mesurant sa force dans le but de les assommer simplement, faisant mine d’ignorer ses autres ennemis sur qui il tentait de garder un œil. Priorité à la réduction des troupes ennemies : c’était là la clef d’un affrontement serein.

- Je m'occuperai de vous interroger plus tard, ferait-il, sans gêne.
Spoiler:
 


Dernière édition par Erwin Dog le Mer 21 Nov 2018 - 13:55, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Mer 21 Nov 2018 - 8:40

L'histoire est écrite par les vainqueurs


Bien qu'elle ait servi de très nombreuses années au sein de la marine, l'ex-colonelle Toupex n'avait jamais rencontré de capitaine corsaire, aucun d'entre eux. Il avait donc fallu qu'elle passe de l'autre côté du miroir pour finalement faire face à l'un d'entre eux et, a fortiori, à un trio revêtant cette qualité. Les soeurs Bremuria semblait parfaitement à la hauteur de leur réputation : froide, distante et hautaine. Quelques mois auparavant, la maudite du scorpion arborait ce même comportement, très détachée de tout sauf des personnes lui étant proche, à regarder les autres avec un certain dédain. Dans d'autres circonstances, les soeurs nature et la verte auraient probablement pu s'entendre. Aujourd'hui, elles n'avaient plus la même allégeance, une alliance éphémère pour seul souvenir de sa rencontre avec trois shishibukais.

S'agissant enfin du Sword Master, elle le reconnut lui aussi sans le moindre mal, sa réputation le précédent très largement. Ce blondinet était connu à travers le monde pour être le meilleur combattant au sabre, surpassant l'amiral Wakai Tsuki ou le Yonkou Eto Taka. Elle avait beaucoup entendu parler de lui et de son aura, celle qu'elle ressentait maintenant, mêlant charisme, sérieux et intransigeance. Intransigeant, il l'avait été avec le criminel qui gisait maintenant au sol, en deux morceaux. Charismatique, il l'était également, à n'en pas douter. Il était comme on le décrivait et surtout, en ces lieux, il serait un allié.

Finissant par détourner son regard et croiser celui du Dog, ainsi que son sourire, la maudite du scorpion finit par percevoir un bruit de combat étouffé, quelque chose de violent qui se déroulait relativement loin de là sans que cela ne soit inaudible par eux. Apparemment, le corps des affrontements avait enfin débuté, les décimas passaient à l'action et l'inquisition ne tarderait pas à les imiter.

On devrait y aller, les choses sérieuses commencent. 


Elle s'adressait là autant à Erwin qu'aux trois forbans ayant accepté la tutelle gouvernementale, les combats s'annonçaient dantesques et le maximum de force serait indispensable. Mifune avait encore à faire avec les hors-la-loi qui avaient cherché à s'en prendre à la villa de Jasmine, mais cela ne le retiendrait pas bien longtemps. Néanmoins, la proposition de la Toupex fut rapidement coupée par un coup de fil inopiné, la voix de Katia informant tout le monde de la situation. La situation au port dégénérait et la jeune mythique sollicitait un appui extérieur, étrange demande si l'on considérait le fait que Shang Thalassa se trouve en personne sur les lieux. La maudite connaissait une partie de la puissance du petit-fils de l'étoile, les forces d'assaut sur la zone devaient être massives pour poser un soucis quelconque à Shang. Malheureusement, ce n'était pas son combat, on l'attendait ailleurs.

Acquiesçant donc aux ordres d'Erwin, elle adressa un signe de tête aux jumelles et au Sword Master avant de voir le paysage changé du tout au tout. Le fruit de la malédiction du rouquin avait encore frappé, il les avait mené directement sur le champ de bataille. Du calme étrange régnant autour de la villa de la plus grande des chasseuses de prime se substituait un paysage bien moins serein mais bien plus intéressant pour des combattants. Balayant l'horizon du regard, et n'ayant pas entendu les propos du leader de l'inquisition quant à la présence des pions décimas, elle se mit à sourire devant la découverte : Reis Jacob, ex-Kizaru, était présent. Ce sourire ne reflétait aucunement la confiance de l'inquisitrice qui se savait trop faible pour affronter un homme de cette puissance, un homme qui avait été amiral-en-chef avant d'être contraint à la démission par le pouvoir de Centes. C'était davantage l'excitation des combats qui titillait la maudite, elle savait d'avance que son petit-frère ne tarderait pas à rejoindre l'affrontement qui opposait très certainement un Rang Thalassa dans les cordes et un Kizaru sans volonté.

De son côté, les ordres tombèrent bien rapidement, des ordres qu'elle ne put accueillir qu'avec un sourire renouvelé, un sourire bestial. Plus loin, deux Thalassa affrontaient un autre homme, avec une certaine aisance par ailleurs. Leur appartenance à la famille de l'étoile ne faisait pas le moindre doute, eux qui étaient porteurs de ce gêne commun des yeux bleus et des cheveux blancs. Face à eux, le combattant semblait revenir du passé, un homme dont la traitresse avait entendu parlé durant ses jeunes années de service au sein de la marine, un ancien Vice-Amiral qui avait flirté avec l'amirauté et qui se retrouvait maintenant dans le camp de Centes, probablement plus par obligation que par envie. L'affrontement semblait en faveur des Thalassa pour le moment, le Vice-Amiral Robinson opposant une belle résistance. Comme Erwin avait pu le dire, contrôler le champ de bataille et abattre les fortes têtes ennemies était la plus importante des choses en ce début de festivités. Elle acquiesça une nouvelle fois à l'ordre donné et s'avança le siège de cet affrontement. Se retournant, elle glissa ses consignes de grande soeur, habituelles.

Fais attention à toi petit-frère. 


Alors elle reprit sa marche et avança d'un pas déterminé vers un nouveau chapitre de sa vie. Ici, sur Shabaody, ne se jouait pas seulement l'issue d'un combat mais bel et bien une partie du nouveau ordre mondial. Si les anti-décimas perdaient, les pions avanceraient jusqu'à MarineFord et l'arrivée d'un Kizaru marquerait un tournant majeur. Pour son cas plus personnel, il s'agissait aussi pour Kanäe de se montrer à la hauteur de ses ambitions, de celles de l'inquisition. Une victoire ici lui assurerait plus de légitimité, de renommée : chose essentielle lorsque l'on fait partie d'une révolution en quête d'alliés. Alors, une fois à proximité des deux frères Thalassa, elle abandonna son enveloppe humaine pour se transformer en un être hybride, mi-femme, mi-scorpion.

Messieurs, je vais me joindre à vous.  


Aang et Cang ne sauteraient probablement pas de joie, mais aux vues de la situation actuelle, de l'importance de la gestion du champ de bataille, le plus réfléchi des deux allait sans doute peser le pour et le contre de l'aide de la Toupex. En tous les cas, ils n'auraient pas réellement le choix.

©️ Codé par Kari Crown


Kana suit Erwin et arrive donc sur le champ de bataille. Elle s'approche du Aang + Cang vs Robinson et s'apprête à entrer dans la danse.

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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Mer 21 Nov 2018 - 17:04

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L’ambiance était devenue inquiétante et pour cause, un mal bien différent de ce que j’ai l’habitude de combattre semble s’en prendre à cet endroit. Des gens semblaient être “ possédés “ par une étrange personne. Le Thalassa blessé prévenait donc ses troupes mais la situation s’envenimait avec l’acte de de nouvelles recrues. Si les “ ennemis “ continuaient à se multiplier, pour sûr que cela va devenir vite chiant. Je me mis à réfléchir pour trouver une solution adéquate pour combattre cette gangrène efficacement. Mais pour l’heure, rien ne me venait à cause du fait que l’homme soit caché. Il allait falloir trouver un moyen de débusquer cet homme tout en combattant donc ces gradés déréglés.

“ Komari, avec moi ! “

Mais alors que nous allions nous élancer, voilà qu’une cavalerie nouvelle arrivait. Timing hasardeux mais terriblement avantageux pour nous, j’observais mes collègues qui me retiraient là une belle épine du pied. Gnoméo, Cid, Katia et Hope étaient là en renfort. Affichant une légère surprise, j’en revenais vite à moi pour alors me retourner vers le Thalassa.

“ Shang ! Que savez vous sur cet homme ? Ses capacités ainsi que ses limites ? Des détails à savoir en particulier ? Laissez moi vous aider... Guidez moi. “

Dégainant mes lames, je vins à regarder ma comparse rose pour lui faire signe de se tenir prête. En effet, nous nous devions de chercher et trouver cet homme au plus vite sans quoi, la situation pourrait impacter sur bien des choses.

“ Komari, tu vas sous l’eau pour voir s’il n’y a rien de suspect, moi je vais rester sur la terre. “

Affirmant mes dires, la demoiselle se tenait prêt alors que je me mettais à agir. Les lames en main, c’est avec vivacité que le métal dansa dans l’air et trancha net. Montrant au guerrier de quoi j’étais capables, je tranchais une petite zone dans cette plateforme et créais ainsi un passage pour la femme-poisson qui n’aurait pas besoin de trancher dans les rangs marines et être la potentielle cible d’un “ manipulé “ ou un “ nouveau “ manipulé. Plongeant sans tarder, Komari disparaissait dans l’eau et commença à fouiller les eaux de ce groove. Je vins à regarder l’homme en qui je demandais une certaine confiance.

“ Je ne maîtrise malheureusement aucun fluide... Mais vous oui n’est-ce pas ? Laissez moi vous épauler pour attraper cette crapule et la mettre hors d’état de nuire. Plus vite nous aurons réglé ce problème, plus vite nous pourrions aller aider nos autres collègues. Et surtout... “

Me tournant pour faire face aux bataillons qui tentaient d’être maîtrisés par mes collègues, je vins à détourner légèrement la tête pour lancer un bref regard à l’homme en qui je demandais un soutient important.

“ Plus vite cette guerre sera terminée. “

Il n’était pas question de gagner. Peut-être que du point de vue de certains de mes compagnons tel Kanae - obsédée par le combat - seule la victoire comptait ainsi que la gloire qu’elle apporterait. Peut-être que même Erwin pensait cela. Mais pour l’heure, moi, ma vision des choses était la suivante : il fallait mettre fin à cette guerre et renvoyer ces hommes et femmes chez eux. Y compris ces marines que hier nous combattions. Restais à voir si le Thalassa était prêt à faire cet effort pour le bien commun.

S’il ne pouvait pas adhérer à cette demande, alors je m’empresserais de chercher par moi-même un moyen de localiser une possible cachette où un homme pourrait se cacher après avoir envoyée une lame d'air vers la Vice-Amirale pour la distraire quelques instants.



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MessageSujet: Re: L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]   Mer 21 Nov 2018 - 18:22


L'histoire est écrite par les vainqueurs



Plus intéressant que la création, le créateur.

Les Yarukiman Mangroves. Ces arbres rayés dont la résine était majoritairement utilisée afin de revêtir les navires, assurant de fait leur passage vers l'île des Hommes-Poissons, porte donnant accès à un monde nouveau.

Ces arbres s'élançaient fièrement, du fond de l'océan jusqu'au ciel disait-on, sur Shabondy. A dire vrai, ils étaient la base même de l'archipel et on ne les trouverait qu'en ces lieux. Chaque groove étant, au final, articulé autour des nombreuses et robustes racines d'un de ces mangroves.

Certains botanistes s'extasiaient devant ces arbres, les trouvant extraordinaires.

Les plus fous pensaient qu'ils étaient éternels.

___

Le maudit transposa, encore et encore, l'Adamov, le trimbalant dans les cieux de façon aléatoire, anarchique. Le regard suivant son ennemi, pendant que ses deux doigts de la main droite claquaient dans sa manche bien trop longue, son bras gauche se leva vers le ciel : révélant les bracelets qu'il portait au poignet.

Une vague d'ombres virevolta d'un coup au fond de sa pupille quand il vit l'autre hors-la-loi agir. Sans surprise, cet adversaire avait du répondant.

Le borgne y était préparé, ce n'était après tout pas la première fois qu'il affrontait des adversaires ne se décontenançant pas face à sa malédiction. Pire encore, celui-ci semblait déjà avoir trouvé un moyen de reprendre l'initiative malgré sa situation inédite.

Des lames d'airs fusaient à toute vitesse vers le damné, alors il réalisa, tout en pivotant sur lui-même, une fois le timing jugé correct, deux autres claquements.

L'un lui permit de se transposer avec l'Adamov, celui-ci se serait pris, de plein fouet et dans le dos, sa propre offensive.

L'autre fit disparaître l'un de ses bracelets au profit d'un large fourreau rectangulaire, qu'il portait jusqu'alors dans son dos, caché sous son habit. L'épée de Bahal y était gardée.

Une fois dans les airs, il disposait de peu de temps, sa paume droite se posa sur la poignée de l'arme après que la gauche ait brutalement saisi son réceptacle.

Index et majeur droit se croiseraient de nouveau, avant d'étreindre la base de larme, fermant l'emprise du maudit sur cette poignée, afin de le ramener au sol, à la place de son ennemi.

Il dégainerait enfin, sans plus attendre, afin d'atteindre l'Adamov, découpant tout ce qui se trouve sur la trajectoire de la lame : un arc de cercle scindant en deux le tableau que lui renvoyait son seul œil.

___

Ces choses si fantastiques était au centre de leur petit îlot, accessibles à tous, incontournables.



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L'Histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe 7]

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