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 L'histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe NM]

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MessageSujet: L'histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe NM]   Mar 13 Nov - 0:01





Oreo "Cabunk" Nabisco, Bethany Ashvane



- Aaaaah ! Il fait un froid de canard ! C'est pas toi, hein, dis ? Si, c'est toi ! Non, attend...
- Non, ce n'est pas moi, Oreo. Pas encore.

Le gnome, engoncé dans cet espèce d’accoutrement mécanique dont on n'aurait su différencier la simple protection des implants, pivota sur le côté tout en frottant une dernière fois son oeuvre. Il se revit, jeune tontatta innocent, être forcé de partir par ses pairs suite à quelques expériences désastreuses... autrefois passablement courroucé à l'idée, il prenait ces souvenirs avec une certaine douceur désormais. Il lui avait fallu du temps, mais il était devenu quelqu'un : un chasseur de prime, un vrai. Usant de sa tête plus que de ses muscles, certes... mais il avait la tête bien pleine ! À ses côtés, la Ashvane paraissait tout bonnement effrayante. Sa réputation n'était pas des plus tendres auprès des primé, d'autant plus que sa méthode de chasse se révélait souvent... assez particulière. Elle fixait l'horizon avec une concentration rare. L'acier froid de ses yeux n'exprimait rien. Elle était prête : comme tous auraient du l'être. Pivotant à nouveau après avoir toussoté, le petit bonhomme se laissa aller à sa contemplation.

La ligne de navires était impressionnante, et elle s'étendait visiblement sur plusieurs rangées. Ça et là, des ordres étaient criés. Des hommes et des femmes de toutes races s'échinaient à transporter des caisses, préparer et graisser des boulets, ramoner des canons, entretenir et vérifier des armes. Le fond de l'air, porteur de chaos à venir, s'était passablement rafraîchi. Pourtant, une bonne partie de la formidable flotte de l'Alliance des Chasseurs de Prime se tenait là, s'attendant d'un instant à l'autre à voir le pavillon ennemi sortir de la brume qui furetait paresseusement au dessus des flots, à plusieurs centaines de mètres de là. Tous le savaient : aujourd'hui, ils risquaient de livrer une bataille qui retentirait longtemps dans les légendes et les histoires. Un combat âpre, sanglant et de longue haleine, qui mettrait à l'épreuve leurs capacités ainsi que leur courage. Car aujourd'hui, à l'aune d'une ère que l'on espérait débarrassée de Centes Décima et de sa folie liberticide, le Monarque s'était fait un terrifiant allié. Le Yonkou Hadès Tenryon naviguait actuellement vers Red Line, avec un seul but : prendre part à la terrifiante guerre qui aurait lieu de l'autre côté de la muraille pourpre titanesque, afin d'y prélever les promesses de victoire et d'hégémonie qui avaient sans doute du lui être faites.

C'était à eux de s'interposer pour que cela n'arrive pas.

Les forces en présence ne se voilaient pas la face : elles avaient certainement le désavantage du nombre. Le plus vieux des Empereurs encore en activité pouvait aisément se targuer de posséder la plus vaste force militaire du Nouveau Monde tout entier, qui ne souffrirait en aucun cas de la compétition de l'Alliance en la matière. Combien de navires, combien d'équipages ? Des centaines ? Plus d'un millier ? Ils ne pouvaient guère en être certains. Ceci étant, ils allaient compenser le terrible poids de l'avantage numérique par quelque chose qui, avec le temps, avait su éclore au sein de ce rassemblement hétéroclite de pointures de la traque : des synergies, diverses et variées. Des synergies qui risquaient à tout le moins de donner à l'un des tyrans de ces eaux troublées une véritable raison d'appeler cette rencontre "une guerre". Observant l'acier tournicotant, le nain renifla, satisfait. De son côté, Bethany ne bougeait pas.



Mijushike Hojo dit "Le Tueur de Yonkou", Elria Shiva


Il avait revêtu une armure, ce qui était relativement rare chez lui. Bien entendu, il n'était pas homme à sous-estimer son adversaire... la plupart du temps. La leçon reçue chez l'Aveugle lui avait fait prendre un peu de recul, bien que la finalité ne fut pas que bénéfique pour l'Empereur de Wa no Kuni : quelle chance avait-il, décidément. S'il l'avait pu, Mijushike aurait lancé ses forces sur lui, à nouveau. Il se serait adapté, après avoir appris. Comme tout bon chasseur devait être capable de le faire. Néanmoins, la situation lui avait forcé la main : contacté par l'Amirale-en-Chef en personne, il n'avait pu qu'accepter la requête qui lui était faite. Lui, ainsi que les hommes et les femmes sous son commandement, représenteraient aujourd'hui le seul rempart entre la marche terrible de Hadès Tenryon et Paradise. Si l'ancien membre de l'amirauté avait effectivement pêché de confiance dans sa bataille contre l'épéiste aux yeux éteints, il n'en ferait pas de même avec cet ennemi-ci : un ennemi qui, s'il n'était pas précautionneux, pourrait les renverser et les écraser sans la moindre pitié. Pourtant, il restait serein : il n'en était pas à sa première rixe, même si une telle ampleur se faisait indéniablement trop rare pour être mentionnée. Ce ne serait sans doute pas sa dernière. Les membres de son mouvement étaient prêts à en découdre et, si le vieillard pouvait se targuer de posséder des forces immenses, il était confiant dans les capacités de ses troupes. La majorité des êtres présents sur ce champ de bataille étaient de véritables professionnels : il n'en fallait pas moins pour rejoindre ses rangs.

Vieillard, d'ailleurs ? Non... plus exactement. Descendant de sa cabine, respirant l'air qui se faisait un peu plus froid à chaque instant, le Hojo laissa le vent fouetter ses cheveux bandés. Il amena sa pipe à sa bouche et l'alluma, songeur. Si les informations qu'il avait obtenu de Chairoka s'avéraient fondées -et il n'en doutait pas, pas une seule seconde- alors il aurait affaire à un problème tout autrement épineux... décidément, les temps étaient aux grands actes et à l'épée. Connaîtrait-il la paix, un jour ? Une question qu'il se posait de plus en plus souvent, même s'il était loin de s'abandonner aux fantasques idées de retraite paisible et de dépôt des armes. S'ils réussissaient ici, aujourd'hui... alors ils laisseraient une chance supplémentaire à Marineford de l'emporter. Ils devaient tenir.

- Quelle est la situation, Elria ?

Il était descendu, le long des quelques marches menant à l'intérieur de son immense galion. Un navire qui avait vu de nombreuses batailles, de nombreuses traques : de nombreux charpentiers, également... même si en ces jours, il était devenu bien rare que la moindre égratignure ne vienne entacher son bois d'Adam épais. Le Chef des chasseurs de prime était l'un des hommes les plus fortunés du globe et, en ces termes, il ne lésinait certainement pas sur la qualité de son équipement. En témoignaient également les quelques pièces d'armure qui ornaient son corps sculpté et vif, ainsi que la qualité de l'étoffe rougeâtre qui constituait le pan de tissu recouvrant ses épaules et sa nuque. Prenant une bouffée rassérénante, il observa la tireuse d'élite qui se tenait devant lui. Elria Shiva. l'une des meilleures gâchettes du monde actuel. Elle aurait pu donner du fil à retordre à l'Amirale Elkens elle-même, sans foncièrement l'acculer, bien sûr. Toujours était-il que ses capacités de traque et sa connaissance des armes à feux en faisaient un atout d'une valeur inestimable, surtout dans une situation pareille : il attendait d'elle qu'elle descende quelques têtes d'affiche, tout comme il avait eu l'occasion de la voir faire lors des quelques chasses aux primes qu'ils avaient eu l'occasion d'effectuer ensemble.

- Le gnome a terminé son installation. Les eaux sont quadrillées. Marshall et Bethany sont prêts. Lui aussi... comme tous les autres, d'ailleurs.

L'incontesté patron des Chasseurs sourit à ces nouvelles. Il n'aimait pas foncièrement l'énorme dôme qui trônait désormais sur son navire, ainsi que la tête des différentes "améliorations" de ce petit fou furieux dont il avait appris à redouter certaines lubies. Cependant, son génie et sa pratique s'étaient révélés fort utiles durant les derniers mois. Il avait payé de sa poche une bonne partie de la somme, mais il y voyait un investissement unique : sans compter celui que le Gouvernement Mondial lui avait gracieusement offert. Ils maîtriseraient ainsi les différentes facettes du terrain et même plus encore... l'intellect et l'audace étaient les clés de leur survie. Même si ses hommes s'affairaient encore, le richissime chasseur savait que l'heure approchait. Un petit sourire, puis il reprit la parole.

- Quelle plaie. À choisir, j'aurai préféré festoyer dans les temples de Wa no Kuni, plutôt que sur la carcasse de la flotte du Tenryon.
- Tu n'as pas l'air inquiet.
- Je le suis. Mais pas assez pour perdre mon optimisme.

La demoiselle appuya le canon de son fusil contre le bois puissant du pont, prenant appui dessus avec un équilibre tout à fait remarquable. Elle ne semblait pas troublée par l'aveu de son supérieur : il était, en tout état de cause, un homme assez raisonnable et lucide pour mener à bien une telle opération. Sa prudence, à fortiori, n'était qu'un message des plus importants : ils allaient aujourd'hui se livrer à un exercice des plus périlleux... dans lequel beaucoup risquaient de perdre la vie. Elle n'excluait d'ailleurs pas du lot, mais elle comptait bien partir en emportant un maximum de ces chiens avec elle.

- Ils ne passeront pas.
- Pas tant que je respirerai.

Sur ces mots, prononcés avec plus de dureté et de volonté, l'éminent traqueur reprit sa route le long du pont gigantesque de son navire personnel, reprenant ses diverses inspections et s'adonnant à d'autres réflexions, marquant sa route d'une fine fumée oisive en suspension dans le froid. La fin de journée allait être longue... très longue.




Ordre de réponse :
MJ CDP - MJ Decima - Edward - Nakata - Kyoshiro - Nook - Kari - Lilianna
Vous disposez de 72h pour répondre. Une fois ce délai écoulé, votre tour sera automatiquement passé. Vous disposez d'un délai de 24h additionnelles que vous pouvez utiliser, exceptionnellement, pour étendre votre tour si besoin.
Si vous ratez deux tours consécutivement sans prévenir au préalable, vous serez exclus de l'event. Si vous ratez un tour, mais en ayant prévenu au préalable, il n'y aura aucune incidence sur votre event.

La flotte de Mijushike est en place pour la bataille. Tous les intervenants ne sont pas encore apparus.

TNS / Edward > je vous laisse expliquer la manière dont vous avez procédé pour arriver ici.

Je me mettrai d'accord avec l'autre MJ pour établir un schéma une fois les forces en place.

Mijushike Hojo est lvl ???
Elria Shiva est lvl ???
Oreo est lvl ???
Bethany est lvl ???
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MessageSujet: Re: L'histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe NM]   Mar 13 Nov - 0:02


Ils avaient longtemps cru qu’ils auraient sa peau. Le Nouveau Monde était à l’aube d’une ère nouvelle : quelque soit l’équipage qui remporterait cette guerre, elle impacterait sur des facteurs bien plus importants. La survie d’Eko Taka, celle des révolutionnaires, tout dépendrait de la bonne volonté du vainqueur de cette bataille, pourvu qu’ils ne s’épuisent pas derrière leurs derniers retranchements. Et à la vue des forces mobilisées, il y avait peur de risques que cela finisse aussitôt. Les pavillons connus se multipliaient au lointain horizon que pouvaient voir quelques vigies depuis les superbes tours dressées sur les navires des chasseurs de prime. On pouvait reconnaître sans mal celui de Mandela, qui pour l’occasion avait obtenu un merveilleux navire tout équipé. Il observait depuis le haut de son mat les forces ennemies, et lançait des coucous provocateurs avec superbe.


Mevin Domo, Vindex

D’autres grands noms du Nouveau Monde étaient présents. Mevin Domo lui-même avait répondu présent à l’appel de son capitaine. Il avait amené avec lui toute la troupe de cinglés qui avait accepté de suivre les ordres de cet homme colérique et orgueilleux. Son sourire narcissique était planté dans un miroir qui lui permettait d’éblouir de manière tout à fait méticuleuse les ennemis au loin. Il s’en fichait, mais si ça pouvait embêter quelques vigiles, il ne s’en priverait pas. Parmi les lieutenants de Hadès, il n’était cependant pas le plus prestigieux. Une cinquantaine d’autres navires qui portaient chacun en leur sein un Nebula plus ou moins connu arborait une menace que les chasseurs de primes n’avaient pu voir nullement ailleurs que dans des contes de fées.

    - Ils vont avoir les pétoches et se défiler, lâcha sans pression Mevin qui passa une main dans ses cheveux. Hein, Vindex ?

Le second Nebula de ce navire était primé à 155.000.000 de Berrys, mais il était sous plein d’aspects supérieur à son leader. Contrairement à son habitude, il n’était cependant pas rassuré, trop fier pour le montrer. Les batailles navales, c’était loin d’être son truc. Il se contenta donc d’opiner du chef, espérant pour une fois que ce brailleur ait raison. Il n’était malgré tout pas assez stupide pour penser que ce serait le cas.


Hadès Tenryon

Au centre de cet effroyable équipage, composé d’à peine la moitié des lieutenants de Hadès, et certainement pas de ceux qui protégeaient son territoire en son absence, l’homme de la situation arborait sur le pont de son navire un sourire malicieux. Il était vêtu d’un tout nouvel uniforme qui saillait à sa prime jeunesse. Ce n’était plus l’homme qu’on avait connu, et si son rajeunissement était connu, seuls les anciens avis de recherches où sa prime était inférieure à un milliard de berrys et qui devaient errer dans les archives des chasseurs de prime pouvaient informer ses ennemis sur son apparence. Sa posture fière, athlétique et dominatrice ne laissait cependant pas de doutes quant à son rôle dans cette armée. De loin comme de près, il laissait une terrible impression de victoire derrière lui. Une confiance exubérante ? Personne n’aurait pu l’affirmer : avec ses capacités à son paroxysme et l’expérience de la vieillesse, il était à n’en pas douter l’un des hommes les plus forts du monde. Celui qui aurait voulu être son adversaire aurait été un fou.

    - Passe-moi mon escargophone, lâcha-t-il à un homme qui se trouvait dans son ombre.

Celui-ci acquiesça, un masque sur le visage, et lui donna l’engin de malheur qui porterait sa voix jusqu’à l’armée ennemie. C’était une annonce qu’il s’apprêtait à faire. Alors qu’il commencerait à parler, un navire cent fois plus grand que le sien paraîtrait en arrière-plan, armé jusqu’aux dents, privilégiant une taille conséquente et une armada colossale, offrant un terrain de jeu très important aux ennemis de Hadès, mais aussi une impression de domination totale.

    - Chasseurs de prime, votre perte m’est égale. Que vous mourriez ou non aujourd’hui ne me concerne pas : vous avez une dernière chance de fuir. Partez, et laissez Marijoa brûler sous le courroux de l’Empereur.

Il se nommait seul et unique Empereur. Erika était instable, Eko perdu, Tengen idiot. Il était le seul à mériter son titre, et s’il pouvait le concéder à une seule autre personne, c’était bien l’adversaire qu’il s’apprêtait à faire tomber. Mijushike avait su gagner au fil des années une chose rare chez Hadès : son respect. Et c’était en vertu de ce respect qu’il proposait à ceux qui n’offriraient pas un combat épique à son armée de se retirer dès à présent. Pendant quelques instants, il laissa sa flotte avancer. Puis, elle s’arrêta brusquement. Parmi les navires de sa flotte, un seul continua à avancer lentement vers les chasseurs de prime.


Thonus

Thonus, primé à 112.000.000 Berrys. Un petit Supernova, passé récemment Nebula. Il avait montré des signes d’opposition au Gouvernement Mondial en tenant en respect un Vice-Amiral du nom de… Ah, il avait oublié. En réalité, lui et son équipage n’étaient pas très côtés : ils ne cherchaient pas l’affrontement et ne faisaient que suivre le flot de ce qui se déroulait. Ils auraient très bien pu se retrouver de l’autre côté du miroir, mais les événements avaient fait qu’ils affrontaient aujourd’hui les chasseurs de prime. On ne savait pas grand-chose sur cet homme, à l’exception qu’il maîtrisait un étrange pouvoir. Etait-ce de la magie ou un fruit du démon ? Un Haki de l’Armement avancé ? Nul n’aurait su dire, mais sa main gantelée était synonyme de mort là où il allait.

D’un geste simple, presque magnanime, il sortit d’une petite trappe qui le menait au bord de l’eau. Sa main se plongea dans celle-ci alors qu’il venait de s’agenouiller, et il la ferma brusquement.

L’eau se mit à bouillir, gagnant cent degrés, puis plus, d’un coup en direction de la flotte de Mijushike. Sur plusieurs kilomètres, toute forme de vie sous-marine serait condamnée à l’anéantissement : que ce soit les hommes-poissons ou les monstres marins, rien ne pourrait survivre à la terrible réalité de ce puissant pouvoir. Il n’était que l’un des nombreux atouts que Hadès avait su se mettre dans la main. Le fruit de l’ébullition.

    - Surveillance radar. Echo.

L’homme-poisson qui utilisait son retour à la vie des cordes vocales scannait sur des kilomètres toutes les formes de vie qui auraient pu réchapper ou non à l’attaque, ainsi que tous les objets marins dont auraient pu se doter les forces de Mijushike. Hadès était un fieffé stratège, mais il savait que dans le cas d’une bataille navale, l’information était la clef de la survie. Le navire gigantesque piloté par la Triade n’était qu’un artifice, un sale artifice, certes, mais un artifice tout de même. Le plus inquiétant pour les chasseurs de prime serait sûrement la flopée de navires sans pavillons, appartenant pour certains à la Révolution de l’Ombre, pour d’autres à des royaumes sous le joug de Hadès. Nombreux étaient ceux qui avaient rejoint cette bataille de force, mais qui mèneraient le combat jusqu’au bout. Après tout, l’Empereur lui-même s’était déplacé.



Premier tour : Une flotte énorme arrive sur Mijushike et ses hommes. En arrière plan, un navire qui est cent fois plus grand que n'importe quel navire de la flotte est une armada à lui tout seul. Cependant, le premier coup est porté par un navire qui s'avance et Thonus qui met en ébullition toute l'eau sous les navires de Mijushike. Attention, cette ébullition touchera tous les navires et ce qui se trouve en dessous. Un sonar scanne ce qui aurait pu survivre. L'ébullition tue toute forme de vie animale ou humaine dans l'eau. En revanche, elle ne peut pas détruire un sous-marin par exemple sans plus d'exposition (mais s'il reste dans la zone, boom).

Edward > Tu as embarqué contre ton gré ou pas sur le navire de Mendela. Tu es un peu traîné sans qu'on réponde à toutes tes questions. Enfin, là, on pourrait commencer à t'écouter.

Hadès Tenryon est niveau ??? (???)
Mendela Yorshire est niveau ??? (530.000.000)
Mevin Domo est niveau ??? (360.000.000)
Vindex est niveau ??? (155.000.000)
Thonus est niveau ??? (112.000.000)
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Fenice Nakata
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MessageSujet: Re: L'histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe NM]   Mer 14 Nov - 21:33

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Les archets, fantasques, s'élevaient et percutaient les cordes avec une véhémence spectaculaire. Ils glissaient, longeaient les instruments pour mieux s’immiscer le long de leurs courbes, produisant à tout-va des sonorités entêtantes pour les quelques spectateurs qui avaient décidé de lorgner du côté de ce déferlement auditif. Nakata, d'une main de maître, menait la danse : c'était un exercice qui lui était plus que familier, et dans lequel il excellait potentiellement encore davantage que dans le combat. Était-il davantage pirate, ou musicien ? La question demeurait en suspend : un homme pouvant témoigner de sa poigne et de son charisme le classerait sans doute dans la première des deux catégories... Là où ceux qui, chanceux, avaient eu la possibilité de mirer sa tignasse vive s'agiter au gré des notes, auraient potentiellement préféré la seconde. Dans un cas comme dans l'autre, il allait sans dire que ces deux étiquettes n'étaient pas fondamentalement incompatibles : grâce à l'autorité qu'il inspirait auprès de ses pairs, il était un chef inspirant et admirable, à plus d'un titre. Un maître à penser, éventuellement, pour ceux qui ne s'étaient pas donnés la peine de penser le Monde aussi ardemment que lui... Et un meneur artistique pour ceux qui, comme Kyoshiro, décidaient de sortir des sentiers battus afin de s'essayer dans d'autres domaines, d'étaler leur expertise dans des champs tout-à-fait différents. L'art de la guerre et l'art de la musique... Deux arts aux antipodes l'un de l'autre, et qui exigeaient pourtant à la fois la même rigueur, la même patience, le même dévouement et la même inspiration. Les génies existaient : on ne pouvait pas le nier. Aussi sûrement que Chairoka était une tacticienne hors pair, le Fenice, lui, était un virtuose éclatant de talent et de précision. Pour autant, étaient-ils condamnés à régner sur les pauvres hères, plébéiens de leurs états, sans dénicher nulle rivalité pour les affoler et les pousser à l'amélioration constante, à la remise-en-question, moteur si sain pour toute personne normalement constituée ? Non. L'évidence était là, établie depuis la nuit des temps, et pleinement incontestable : le travail et l'acharnement étaient des valeurs qui, si elles étaient totalement embrassées, permettaient de transcender vigoureusement une nullité originelle, une incompétence risible. Kyoshiro avait-il été jamais un musicien affligeant, consternant d'inaptitude en la matière ? Non. Il avait été un débutant, certes, d'une maladresse touchante et incontournable, mais il n'avait jamais, ô grand jamais été mauvais.

A contrario, il était plutôt un élève sensationnel. Certes, le Phoenix, quoique plus jeune, jouissait d'une avance intarissable : lui qui avait été bercé par la musique depuis sa plus tendre enfance et qui s'y était essayé depuis presque aussi longtemps ne pouvait être rattrapé en l'espace d'une poignée de jours, y compris par un homme qui redoublait d'ardeur dans l'apprentissage de son solfège. Pour autant, ça n'était pas une fatalité en soi : c'était même bien loin d'être un obstacle, en finalité. Car il pouvait jouir de l'expérience engrangée pendant plus d'une décennie de pratique pour ajuster les positions de son second, pour guider ses doigts, pour affûter son oreille. Ils avaient l'habitude d’œuvrer de concert, puisqu'ils avaient, côte-à-côte, combattus des dangers périlleux et des obstacles a priori insurmontables. La musique était-elle réellement aussi époustouflante et inquiétante que la silhouette d'un William Lancaster furibond et prêt à en découdre ? Nakata en doutait puissamment. Et Kyoshiro, fort de son expérience en tant que bretteur, lui ayant conféré autant d'habileté et de doigté que de vitesse et d'agilité, lui en apportait peut-être la preuve. Certes, quelques fausses notes ponctuaient parfois ses mouvements qui restaient, au demeurant, fluides comme une rivière. Néanmoins, force était d'admettre qu'il réalisait un exploit : être susceptible de suivre son capitaine jusque sur l'un de ses terrains de prédilection, sans jouir d'une expérience mirobolante, c'était la preuve d'un esprit vif et d'un homme aux capacités d'apprentissage proprement ahurissante.



La surface ! Elle est juste là !



Bon sang... j'ai du mal à croire qu'on y soit déjà.


Un sourire amusé s'insinua sur les lèvres de Damon tandis qu'il jetait un regard en coin aux deux hautes autorités du Kibo no Felicity. Ces deux types s'étaient encore une fois illustrés par leur tempérament impétueux, en allant toquer jusqu'à la porte du Roi de l'île des Hommes-Poissons : c'était une aventure à rajouter à leur curriculum vitae déjà plein à craquer. Pour le peu qu'il avait pu en apprendre, il savait que Lilianna, aussi tête brûlée que l'autre blondinet, avait voulu se joindre à la sauterie et que, dans le même temps, la pauvre Kari avait manqué de peu la crise d'apoplexie. Les petits nouveaux entraient dans le bain sans les moindres préparatifs : ils s'étaient sans doute brutalement rendus compte de l'effervescent comportement de Nakata, parfois à la limite de l'irrationnel. Pourtant, l'insouciance de l'ancien corsaire demeurait saine : en l'occurrence, le feu qu'il souhaitait destiner à l'Impératrice Erika était plus qu'une affaire de vengeance. C'était une affaire de justice. Leur petite bande, qui s'était encore davantage élargir durant cette escale sous-marine, avait eu à souffrir d'une révélation funeste et terrible... La sœur de Lapis, l'adorable sirène, avait été enlevée par les cohortes sanguinaires de l'Orato, réduite potentiellement à l'état d'esclave dans des conditions que le vigie devinait au mieux infamantes. Cela avait conduit cette dernière à prolonger son séjour parmi eux : alors qu'elle était censée s'arrêter durant l'escale sur son île natale, il lui avait semblé naturel de prêter sa force à Tengoku no Seigi afin de les aider dans cette entreprise qui s'annonçait musclée et risquée. Elle n'avait pas été la seule, d'ailleurs, à se trouver une place dans leurs rangs : les amis de Kari, eux aussi, avaient su les retrouver et s'insinuer dans les cabines du gargantuesque Kibo, le peuplant encore davantage. Il était bon de voir quelques silhouettes, même inconnues, garnir le pont de ce paquebot aux allures de titans : il était bien morne, inhabité. Et la mélodie conjointe des deux instruments, elle aussi, contribuait à enthousiasmer Damon. Il était désormais le plus vieux des membres de l'équipage, puisqu'il était le seul des membres originels à être demeuré aux côtés de son vieil ami le capitaine : il était ravi, par conséquent, de constater le chemin parcouru et de pouvoir échanger avec ces bouilles nouvelles, toutes unies par l'envie de bien faire et de découvrir des facettes méconnues de ce globe décidément extravagant.



Ça s'est bien réchauffé, d'un coup... Vous trouvez pas ?



Si et... ça sent mauvais. Tenez-vous bien !


Le Kibo, féroce et pétulant, fut craché par la même avec une vigueur insoupçonné pour un navire d'une si grande taille : voilà dix-mille mètres qu'il remontait violemment, porté par les courants ascendants que Natalia, d'une main experte, arrivait à lui faire emprunter, et ses voiles gonflées, plus grandes que des maisons, l'avaient assurément aidé à jaillir de la surface avec toute la fougue qu'on pouvait lui reconnaître. Par un malheureux coup du sort, sa trajectoire avait, semblait-il, fini par le mener peu ou prou sur l'emplacement du navire du Supernova Thonus qui, manifestement, avait réussi à éviter le pire : les remous brusques, toutefois, risquaient de rappeler à ce jeune allié du vieil Empereur que la menace pouvait, sur cet océan tumultueux et singulier, parfois venir d'où on s'y attendait le moins.
Aussitôt, les regards des pirates de l'équipage balayèrent l'horizon : si elles furent d'abord surprises, les recrues les plus récentes ne tardèrent guère à s'affoler en constatant qu'ils étaient purement et simplement encerclés de toute part. D'un côté, la flotte des Chasseurs de Primes, menés par l’inénarrable Mijushike Hojo. De l'autre, celle d'Hadès Tenryon, le légendaire Empereur, et ses contingents de navigateurs barbares. En somme, ils venaient de débarquer avec la délicatesse d'un rhinocéros au beau milieu d'un conflit armé d'une envergure tout bonnement cataclysmique : ce qui, en soi, n'était guère plus qu'une entrée en matière coquette pour une tête brûlée telle que le fameux Phoenix. Ce dernier, qui avait arrêté de jouer lorsque la coque avait outrepassée les vagues, déposa son instrument et, à son tour, zieuta du côté du lointain. Un sourire mesquin vint couvrir ses lèvres tandis qu'il se remémorait la discussion qu'il avait entretenue, quelques jours auparavant, avec l'amirale-en-chef. Ils n'avaient pas besoin de chercher la bataille : manifestement, elle courrait à eux.



Bordel de merde... C'est le plus beau cadeau qu'on m'ait jamais offert.



On va tous crever...


Si elle avait pu s'évanouir dans la nature en un éclair de fumée, Natalia aurait sans nul doute accompli cet exploit. Elle était si blême qu'on aurait pu la croire faite de porcelaine... Et elle était loin d'être la seule des membres de l'équipage à s'inquiéter. De quoi jurer d'autant plus puissamment avec l'air enjoué et enthousiaste qu'affichait l'imperturbable musicien, qui se contentait de lorgner les bâtiments navals qui lui faisaient face, un air de défi gravé sur le faciès. Son sourire, d'abord irrévérencieux, se fit bientôt narquois et mesquin : des ailes bleutées lui poussèrent dans le dos, sur les deux omoplates, et il s'éleva d'un bond jusqu'à tutoyer son pavillon, celui-là même qui flottait à des mètres et des mètres de haut, perché au sommet du grand mât. Là, il eut une vue imprenable sur l'ensemble du champ de bataille, ou plutôt sur la houle qui allait semblait-il leur servir de terrain de jeu. Même un sot aurait dès lors pu le constater, en jouissant d'un tel point de vue : Hadès Tenryon avait l'avantage indéniable du nombre. Pour autant, assurer qu'il pouvait et qu'il allait gagner aurait été d'une stupidité innommable : parce que Mijushike jouissait d'un tout autre atout. D'une main preste et joueuse, le mythique vint quérir son propre escargophone, dans l'une des poches de son gigantesque manteau de capitaine, lequel lui couvrait les épaules coutumièrement depuis quelques semaines. Il ne s'embêta pas à composer un numéro quelconque : il usa simplement de la fonction de détresse, qui allait permettre à l'ensemble des den den mushi alentours d'entendre et de répéter les mots qu'il allait prononcer. Et ceux-ci furent prononcés avec le plus aberrant des panaches.



Hep ! Les charognards ! Suivez-nous de près... Les berrys vont pleuvoir.


Un message codé ? Pas le moins du monde. Ce message était précisément ce qu'il prétendait être : une double provocation. Oui, Nakata Fenice s'adressait à Mijushike et à ses larbins, des chasseurs qui, dans d'autres circonstances, auraient tout fait pour récolter la rondelette somme que le Gouvernement Mondial avait positionnée sur sa tête. Et oui, il les invitait bel et bien à les suivre, s'ils en avaient le courage, jusqu'au devant de la flotte d'Hadès Tenryon, là où l'effervescence risquait fort de devenir impardonnable... D'un autre côté, il ne se gênait guère pour avertir le vieillard de sa manœuvre osée, comme s'il ne s'attendait pas à rencontrer une once de résistance dans ses légions usées par le temps et l’érosion des vagues. Oui, c'était un baptême du feu des plus héroïques pour le Kibo no Felicity : c'était un travail d'orfèvre, qui avait été permis par les meilleurs matériaux au monde. S'il n'était pas insubmersible, nul navire ne pouvait se targuer de l'être... Alors il allait l'être. Car l'Oro Jackson, que lui et Kyoshiro avaient eu le privilège d'épier des semaines auparavant, avait pu se vanter de l'être en son temps.
Là-dessus, le musicien ne perdit pas de temps supplémentaire : il jeta tout juste une œillade dans la direction du navire de Thonus, dont il reconnaissait très vaguement la tronche, et se laissa retomber au milieu des siens, en forme humaine. Il s'avança au niveau du brise-glace monumental qui semblait inviter Hadès à s'écarter précipitamment de sa trajectoire, et prit la parole d'une voix aussi ferme qu'audacieuse.

L'occasion est... inespérée. Je ne pourrais pas dire mieux. Natalia ! Cap tout droit. On va les traverser, de part en part. S'ils entendent nous opposer résistance, ils n'ont qu'à essayer... On va leur montrer de quel bois on se chauffe. Ruthven ! Tu descends aux canons. Emmène Lapis, Hinami, Aldero, Alicia, Molly et Pat avec toi. Vous tirez dès qu'on vous l'indique, sans sommation, et en visant prioritairement les embarcations qui vous semblent être les plus frêles et les moins garnies. On n'a pas besoin d'épuiser des munitions sur des équipages susceptibles de nous les renvoyer.


Les ordres commençaient déjà à pleuvoir et déjà cette petite bande se mettait en route, s'organisant comme elle le pouvait afin d'honorer les directives de leur capitaine. Ce dernier ne s'arrêta toutefois pas en si bon chemin : il avait encore un petit paquet de subordonnés à affilier à diverses tâches, et il savait que tous auraient, tôt ou tard, un rôle fameux à jouer. Conscient du fait qu'en l'état, Natalia était en danger et qu'elle risquait d'être prise pour cible par des ennemis peu scrupuleux nourrissant l'ambition de les ralentir drastiquement, il fit en sorte de lui offrir une protection de taille.

Damon, Hiko, vous restez près de Natalia. Vous protégez le navire si vous en avez l'opportunité. Sinon, vous la protégez elle, en priorité. Lilianna, Mistral, Kari, Nook et Lara, restez groupés, sur le pont. Vous allez forcément avoir de quoi vous rendre utiles... Ne serait-ce que pour repousser les boulets qu'ils vont nous balancer, tôt ou tard. Alidia, tu les coordonnes, si besoin est. Si vous apercevez la moindre opportunité de frapper, faites-le, mais ne vous mettez pas en danger : on est en sous-nombre, on doit agir en conséquence, comme un bloc uni et sans la moindre aspérité. Si on a une faiblesse, et qu'on la montre, ils l'exploiteront, à n'en pas douter.


Il était précis, et sagace : il savait qu'il leur fallait rester fermement sur leurs positions, sans quoi ils risquaient gros. Néanmoins, il ne craignait guère l'armada d'Hadès : à quelques têtes d'affiches près, ces types n'étaient pas un danger. Ce n'était pas la flotte, par conséquent, qui risquait de leur opposer une résistance digne de ce nom... Mais bien l'équipage mère du vieillard. Si des officiers de ce dernier décidaient de leur glisser des bâtons dans les roues, alors les choses sérieuses pourraient commencer avec une indicible virulence. Dans le cas contraire, son souhait serait exaucé et rien ni personne ne pourrait se dresser sur le chemin de leur brise-glace, qui risquait de fendre la flotte du pirate comme une motte de beurre. Il allait sans dire que si cela arrivait, les chasseurs de primes ne resteraient pas les bras ballants, stupides, sans chercher à en tirer quelconque profit. Ces types étaient des vautours et, comme tous les charognards, ils attaquaient en bande quand la situation leur semblait propice. Le rôle de l'ancien corsaire était donc celui-ci : leur offrir une situation propice sur un plateau d'argent. L'opération nécessitait sans nul doute une sacrée dose de courage et de sang-froid, voire d'inconscience... Mais il n'existait aucun bon stratège qui n'ait jamais pris de risques. Les stratégies les plus banales, qui ne sous-entendaient aucunes péripéties et se contentaient, timides au possible, de jouer sur la neutralité et sur le statu quo, celles-là même ne menaient guère au statut de Yonkou. S'il espérait gravir les échelons, il devait montrer que le panache et l'assurance qui avaient fait sa renommée au sein du Gouvernement Mondial n'étaient pas qu'une légende médiatique composée de toute pièce par les journalistes au service du Cipher Pol 8... S'ils réussissaient, ici et maintenant, ils mettraient à n'en pas douter la piraterie du Nouveau Monde toute entière à genoux.



Oh. J'oubliais. Le gros navire en fond, là-bas... On va pas pouvoir le traverser, c'est un sacré morceau. Kyoshiro ? Tu sais ce qu'il te reste à faire, n'est-ce pas ? Il n'y a pas de place pour une embarcation plus grande que le Kibo, sur cette mer.


Non sans un ricanement impatient, le capitaine de Tengoku no Seigi se décala pour laisser place nette à son second, qui avait d'ores et déjà élu domicile dans le superbe canon flambant neuf qui avait été installé sur le pont... Et qui lui permettait d'user de son propre pouvoir comme de munitions. Les lunettes de précisions, assurément plus fines que l’œil nu, allaient lui permettre de viser avec une efficacité insolente. Et les myriades de canalisateurs, dont le mythique n'était franchement pas capable de saisir réellement l'utilité et le fonctionnement, allaient lui permettre d'offrir à Hadès une idée plus ou moins exacte du potentiel de puissance brute que Tengoku no Seigi était susceptible d'offrir à ses ennemis. Cet assaut, il allait sans dire qu'ils seraient rares à pouvoir la contrer. Restait à savoir s'ils y arriveraient... Ou si, d'entrée de jeu, l'une de leurs embarcations disparaîtrait dans une explosion aveuglante. Fidèle à sa réputation, le Fenice, quant à lui, ne se fit pas prier et ne se contenta pas de tourner les pouces : il se rapprocha du bastingage, du côté duquel il pouvait observer le navire de Thonus, et tendit le bras en arrière. Il catapulta alors son poing vers l'avant, usant d'une technique simple mais féroce à souhait : Tōshu. Une puissante onde de choc allait naître de son coup, menaçant de broyer tout le bois qui se trouverait sur son chemin. De quoi envoyer deux navires par le fond, en l'espace d'une poignée d'instants seulement...
Que cela fonctionne, ou non, le message était plutôt clair. On ne pouvait pas reprocher à l'artiste d'avoir précipité son départ dans le Nouveau Monde : a contrario, c'était un projet qu'il avait longuement mûri et fantasmé. Désormais, il se sentait prêt, et il savait pertinemment que ses camarades l'étaient. Cet océan n'était plus un obstacle : c'était une étape. Cette mer, ils allaient la dominer, comme ils avaient pu dominer Paradise. Ils allaient la mettre à genoux, et allaient pousser l'ensemble de ses habitants à reconnaître leur mérite et leur grandeur. C'était l'ère de Tengoku no Seigi, et personne ne pourrait jamais plus les empêcher de briller. Et certainement pas les alliés de circonstances d'un Monarque de pacotille, qui n'avait pas même été capable de les éreinter sur la première partie de la route de tous les périls...

Oui. Ils allaient offrir à ce Monde ce qu'il attendait d'eux : une bonne dose de frissons, d'exaltation, de courage, d'entraide, et de bestialité.




Obviously, guys. Vous nous filez une bataille navale, un Yonkou, le maître des Chasseurs de Primes, des Nebulas, et je devrais me la jouer discret ? J'attends de passer sur le Nouveau Monde depuis sept ans, j'attends de faire parler de mon équipage depuis cinq ans, j'attends de botter un Yonkou depuis trois ans.
Allez, il est temps de botter des culs !

Avant que j'oublie, note pour le... noteur :
→ Je passe avant Ed, parce qu'il a besoin de renseignements de Wiwin pour composer son poste. Donc je lui gagne un peu de temps. Kyoshiro va sans doute me suivre, pour le reste de TnS je sais pas trop. Mais bon, c'est le premier tour, osef de l'ordre : les prochains fois, ce sera plus régulier !
→ Le Kibo ressort sous le navire de Thonus. Heureux hasard/miracle mais... Hé, oh, c'est le NM. J'ai pris la liberté de demander à Erwin ce qu'il advenait de cette rencontre frontale un poil brusque : il m'a répondu que le navire de Thonus ne subirait pas de dégâts. J'ai donc pris cette donnée en compte en restant nébuleux puisqu'il ne m'a pas dit pourquoi. Le but était évidemment de faire un premier poste plutôt complet, puisque dans le cas contraire, j'aurais dû faire un poste au conditionnel et tous mes compagnons (Hez-MJ y compris) auraient dû faire de même.
→ Les PNJisations de Kyoshiro (tant le violoncelle que le canon) ont été vus avec lui a priori, bien sûr.

Bon, on en vient au résumé.
L'équipage a quitté l'île des Hommes-Poissons (le reste des RPs se terminera en flashback, d'où le fait que je reste très évasif là-dessus) et remonte en direction du Nouveau Monde. Il arrive pile poil (manque de bol) entre les deux flottes qui se toisent, prêtes à se tirer dessus. Vous connaissez Nakata : il saisit l'opportunité au vol et en profite non seulement pour crâner, mais aussi et surtout pour entamer les hostilités avec toute la superbe qu'on lui connaît. L'idée est donc la suivante : Kyoshiro, sur le canon-lumière, tire en direction du navire de la Triade tandis que Nakata, de son côté, attaque d'une façon bien plus orthodoxe et traditionnel le navire de Thonus, histoire de lui inculquer les bonnes manières (?). Ou alors, c'est totalement gratuit, mais honnêtement, on s'en fout un peu : c'est un truc de pirate, quoi. Sinon, Nakata organise un petit peu l'équipage, puisqu'il est lucide et qu'il sait qu'ils ont pas vraaaaiment l'avantage du nombre : autant rester soudés, et protéger les plus faibles, ou leur donner les rôles les moins à risques. Voilà pourquoi les petits PNJs lvl 20 héritent des canons !


Alors. Les lvls des PNJs sont pas à jour, faut que j'édite ma fiche technique équipage, et ce sera sans doute fait pour le tour prochain. En attendant, les lvls sont les suivants :
Alidia, lvl 39.
Hiko, lvl 38.
Damon, lvl 37.
Lara, lvl 33.
Natalia, lvl 32.
Lapis, lvl 31.
Ruthven, lvl 27.
A priori, ils devraient tous grimper d'un niveau (voire deux, mais... Pas plus, de sûr !)

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MessageSujet: Re: L'histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe NM]   Jeu 15 Nov - 18:51

L'histoire est écrite par les vainqueurs
 Event  | Nouveau Monde

             

             


D'aussi loin qu'il se souvienne il ne s'était jamais déroulé un seul trajet par bateau sans que le jeune homme ne passe le plus clair de son temps à s'entraîner, à répéter les mêmes enchaînements encore et encore en rajoutant simplement de plus en plus de poids au fil du temps. En effet il avait vécu et avait été forgé par la voie du sabre et, à ce terme, la course au perfectionnement constant avait marqué sa vie depuis qu'il avait dix ans, tout guidé qu'il était par le désir de projeter son prochain et, plus récemment, par le désir d'être à la hauteur de ses nouvelles responsabilités. Il avait très vite compris où son équipage se dirigeait, et tout à fait conscient des risques qui allaient se mettre en travers de leur route, il avait redoublé d'effort en poussant les limites de son corps chaque jour un peu plus loin. Oui il avait souffert, oui la sueur et le sang avaient été les prix qu'il fut prêt à payer mais pas une fois ses camarades n'entendirent une plainte ou un râle de douleur, pas une fois il n'envisagea de lever le pied ou de ne pas s'entraîner un seul jour afin de reposer son corps. Non, il avait perduré encore et toujours sans discontinuer, sans envisager la demi-mesure, car au-dessus de lui s'étendait l'ombre du Nouveau Monde et des évidents dangers à venir.
La pression était toujours là, plus intacte que jamais depuis ses déboires sur Shabondy, mais après avoir passé un peu de temps avec son capitaine, en le voyant dans ses meilleurs comme dans ses pires moments, il avait fini par accepter cette pression au lieu d'essayer de la porter à bout de bras. Il avait pris conscience des dégâts qu'un tel fardeau engendrer sur son corps et son esprit s'il essayait de contrer, s'il essayait de nager contre le courant au lieu d'accepter de se laisser emporter tout en choisissant la direction avec quelques coups de brasse.

Sans pour autant être bénéfique ce passage sur Shabondy et l'ïle des hommes-poissons avait été source de changement pour le jeune homme, par bien des aspects, ce qui se vérifiait encore aujourd'hui. Grâce à ce tout nouveau navire et aux possibilités qui s'offraient à l'équipage, grâce aussi à l'impulsion de son capitaine, le bretteur avait enfin pu envisager la possibilité de faire autre chose de ses journées que s'entraîner constamment : un changement inédit pour le maudit. En effet la partie disciplinée de son esprit ne cessait de lui répéter qu'il finirait par rouiller et se montrer moins efficace s'il ne poursuivait pas ses sessions quotidiennes mais, à force de réflexion et d'introspection, Kyoshiro avait fini par comprendre que lever le pied de temps en temps n'entamerait en rien son excellente forme physique. Il n'était pas arrogant au point de se croire le meilleur épéiste du monde mais il savait surtout que le corps humain avait ses limites et que trop de muscles ne ferait qu'handicaper sa vitesse dont il avait cruellement besoin, aussi le point crucial était de trouver le point idéal entre force et souplesse.
Cela faisait des années qu'il avait atteint ce point et, si ses sessions permettaient de maintenir cette formidable machine à sa capacité optimale, le bretteur savait que ces sessions ne le rendraient pas plus performant. Seul le feu de la bataille, seuls les véritables combats où sa vie serait en jeu pourraient faire la moindre différence à présent. C'était fort de ce constat qu'il avait accepté de lâcher la bride en développant son esprit et ses sens d'une bien différente façon, il en était d'ailleurs le premier étonné.

S'il était curieux de se cultiver, de remplir le gouffre sans fond de son affligeante ignorance, Kyoshiro avait été introduit à un tout autre art qui était celui de la musique. Un guerrier musicien, qui l'eut cru ? Pas lui en tout cas, clairement pas mais il s'était prêté au jeu en ne souhaitant pas mourir idiot. Il avait donc ouvert son esprit aux émotions transportées par les notes de musique et, s'il n'était pas encore totalement prêt à lâcher prise et laisser les sonorités l'emporter, il devait bien avouer que ces mélodies avaient un sacré pouvoir relaxant. Malgré sa pratique et son doigté il lui restait encore beaucoup à apprendre, c'était une évidence, mais il devait bien avouer qu'il n'avait pas besoin de se forcer pour sourire en écoutant les douces notes qui s'extirpaient de l'instrument qu'il avait entre ses mains.

Il était là, sur le pont, juste à côté de son capitaine, à laisser son archet caresser leurs cordes pour produire une mélodie apprise la veille et maîtrisée quelques heures plus tôt. Bien sûr son visage se figeait en une grimace de frustration à chaque fois qu'une fasse note était audible, toujours guidé par son désir d'une constante amélioration, mais il était lui-même surpris de sa courbe de progression. Avait-il été aussi doué, aussi rapide à évoluer quand il s'agissait du sabre ? Il était tenté de dire non mais il n'était pas objectif à ce sujet.

Le petit concerto aurait pu continuer pendant plusieurs dizaines de minutes comme cela, les deux individus ne manquant clairement pas d'endurance, mais leur échange passionné fut stoppé par l'annonce de la proximité avec la surface. Déjà ? Le maudit n'avait clairement pas vu le temps passer, ce qui n'était finalement pas si mal que cela, mais bientôt il réalisa que la sortie de l'eau n'allait pas être sans périls. Voyant le large navire grimper encore et encore, le samouraï posa délicatement son instrument contre ce qui lui avait servi de support pendant ce petit concerto. L'instant d'après le navire émergea des flots et, après un rapide coup d’œil aux alentours, notamment sur le navire non loin du Kibo, le lumineux réalisa la situation dans laquelle l'équipage se trouvait.
Si son capitaine était des plus enjoués à l'idée de se trouver au beau milieu d'un champ de bataille d'une taille gargantuesque, au centre de l'attention, son bras-droit nota bien vite que cet engouement n'était pas partagé par beaucoup d'autres de ses compagnons. La tension était palpable, la peur tentait de s'insinuer dans le cœur de certain et pourtant malgré cette position délicate le faciès du samouraï resta intact comme pour figer son calme pour l'éternité. La peur était un bon professeur, la peur et l'adrénaline qui grimpait en lui d'ailleurs, mais l'ancien candide avait été trop conditionné pour laisser autre chose que le calme transparaître sur son visage.

Car oui, même s'il était le premier surpris par ce constat, il ne ressentait aucun vent de panique lui caresser le visage alors qu'il se savait être une proie très facile. Certes son sang de guerrier bouillonnait dans ses veines, ses muscles se réveillaient à l'approche d'un affrontement qu'il savait inévitable, mais jamais la peur n'eut d'emprise sur lui en cet instant. Ni maintenant, ni jamais. Ainsi, se redressant tout en écoutant les directives de son capitaine et ami, Kyoshiro se recula pour attraper les deux meitous qu'il ne perdait jamais de vue avant de les accrocher au flanc gauche de sa ceinture comme toujours. Il s'approcha même de la jeune Natalia, celle avec qui il avait eu le temps de s'entretenir quelques jours plus tôt, tout en posant une main bienveillante sur son épaule.

 « Ça va aller, respire. »


Ses yeux de braises ne brillaient pas encore de milles feux, ils étaient plus semblables à des braises encore vivaces et chatoyantes. Le ton du jeune homme se voulait doux et calme, rassurant en cette période où il aurait été très facile de céder à la panique, car il savait que tel était son rôle. Lui et son capitaine étaient les deux piliers de l'équipage et, si le capitaine était celui qui donnait l'impulsion nécessaire pour aller de l'avant, son bras-droit était celui qui s'assurait de l'intégrité physique de cette communauté. Il prenait la température, s'assurait que le mental de ses compagnons était au beau fixe et, si l'entrée sur le Nouveau Monde avait eu tendance à inquiéter plus d'un individu, il n'avait pas abandonné son rôle pour autant.
Il était le ciment qui soudait ses compagnons entre eux, il était celui qui devait tempérer la passion de son capitaine par un mental d'acier et un calme olympien comme il en faisait preuve en ce moment-même. Ainsi, sachant très bien ce que désirait faire son capitaine, Kyoshiro fut déjà parfaitement enfoncé dans son fauteuil de commande lorsque le phénix dévoila son intention de foncer tout droit. Le blondinet avait-il besoin d'ordonner à son bras-droit de faire feu avec ce formidable canon ? Pas du tout, mais l'expliciter vocalement ne faisait jamais de mal, pour ne pas que les autres soient trop surpris lorsque le coup tonnerait avec une féroce intensité.

Lâchant un petit sourire en coin lorsque le formidable épéiste observa son capitaine se décaller, seuls trois mots sortirent de sa bouche en réponse à cet ordre des plus évidents.

 « Aye aye, cap'taine. »


Kyoshiro ne savait pas trop comment cela fonctionnait mais il pouvait sentir les mécanismes du canon, il pouvait sentir la structure prête à accueillir son incommensurable pouvoir pour le canaliser en une seule attaque dévastatrice. Pendant longtemps il avait eu peur de sa puissance, peur de raser un village s'il ratait son tir ou s'il jaugeait mal sa puissance, mais être au côté de son incroyable capitaine avait apaisé une partie de ses doutes en le remplissant d'une confiance qui n'était pas le fruit de son imagination. Il avait plongé dans ses souvenirs pour réaliser qu'il n'avait pratiquement jamais failli à la tâche, qu'il n'était aussi faillible qu'il pensait l'être mais qu'une bonne dose de prudence n'était jamais superflue.
Ignorant les regards qui devraient être tournés sur lui, braquant son regard sur l'immense navire qu'il ne perdait pas de vue, Kyoshiro toucha du bout des doigts les manettes pour régler le tir afin de ne pas rater sa cible. Discrètement, lentement, il prit une inspiration avant que son corps ne prenne une teinte solaire sans pour autant qu'il ne perde sans forme originelle. Il brillait avec une intensité maîtrisée et, en un souffle, déversa une partie de son énergie à travers les conduits et capteurs à ses pieds. Le canon se mit en branle, les mécanismes s'activèrent avec un zèle redoublé et, quelques secondes plus tard, une masse lumineuse vint s'agglutiner au bout de l'immense canon.

 « Gare à la secousse. »


Tels furent les derniers mots du maudit avant qu'il ne lâche prise, laissa échapper un immense trait lumineux en direction du gigantesque navire. L'attaque fut aussi soudaine que le tir fut rapide, incroyablement rapide, trop pour que bon nombre de navires puissent l'esquiver mais le Kibo fut lui aussi secoué par la mise en branle du canon. Et déjà, avant même que l'attaque n'ait atteint le gigantesque bateau au loin, Kyoshiro commençait déjà à préparer sa seconde attaque.

Une entrée en matière comme l'aimait son capitaine et, honnêtement, comme il l'aimait lui aussi.

   
   
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MessageSujet: Re: L'histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe NM]   Ven 16 Nov - 14:40

L’île au secret
feat. TnS


Beaucoup de choses avaient eu lieu sur l'île des hommes-poissons, des choses heureuses, d'autres tristes ; certaines palpitantes, d'autres d'un ennui mortel et certains s'étaient illustrés, fidèle à eux-même alors que les derniers étaient restés calmes, réfléchis, avaient oeuvrer pour leur propre paroisse. Sur l'île sous-marine, Lilianna, Kari, Kyoshiro et Nakta n'avaient pas pu rester en place, pour une cause légitime certes, mais tous étaient partis sur le terrain, loin. A l'inverse, Nook était resté plus stoïque, plus proche des femmes de l'équipage et plus proche de l'une d'entre elle en particulier. Le départ de l'île marquant le début du Nouveau Monde avait été le corollaire du début de deux histoires magnifiques et palpitantes. Deux récits qui trouveraient à s'écrire au fil du temps et des voyages.

La première de ces histoires, celle que l'on pourrait lire dans les journaux, celle qui pourraient occuper les enfants à jouer dans les cours d'école, celle que tout le monde s'arracherait comme étant une progression héroïque était celle des Tengoku no Seigi. Un équipage de braves mené par un capitaine charismatique et puissant, par un second fidèle et tout aussi fort et composé d'êtres prêt à tout donner pour le bien du groupe. Cette histoire serait une épopée, un récit long, haletant, de la vie d'un petit équipage de forban qui se transformerait en une flotte, d'un supernova qui deviendrait un Yonkou et d'un groupe qui deviendrait les héritiers des passagers de l'Oro Jackson. Ce récit serait connu de tous et de toutes à travers les mers, du vivant comme du mort des membres de cet équipage, la bande du phénix.

La seconde histoire se voulait plus intime, non-médiatisée. Elle serait l'une des histoires qui pouvait naître dans une petite communauté humaine, un de conte que les membres d'un groupe aimait se remémorer sur leurs vieux jours : une histoire humaine. Tengoku no Seigi était beaucoup de chose. Un cauchemar, un espoir, un flamme résistante, un insecte, un titan et, pour ses membres, une famille. Dans cette famille, deux des membres s'étaient découverts sous un autre jour, un jour que tous avaient entraperçus mais que les principaux concernés n'avaient pu que rêver. Sur l'île des hommes-poissons, alors que la remontée se faisait imminente, alors que le capitaine avait reçu un appel des plus inattendu, alors que tous se préparaient à la guerre, Nook Yamaka s'était mis à nu. Au sens figuré du terme pour une fois. Le Kibo no Felicity quittait la bulle lorsque le cuissot avait sollicité de la belle charpentière qu'elle le rejoigne dans sa cabine. Alors, à l'abri des regards et des commentaires de tout vampire de jour, sans viser personne, le Yamaka s'était dévoilé, se préparant à la guerre à sa façon.

Nak avait été clair, le Nouveau Monde représentait un danger constant, un danger total qui pesait sur chacun d'eux, la main glacée de la faucheuse posée sur la nuque de tous les membres d'équipage. Il l'avait fait asseoir sur son lit avant de lui relater un autre conte, celui par lequel il avait abandonné lé désir de gouter à la peau de toutes les autres femmes. Il lui reparla de cette rencontre, de leur lien qui ne faisait que grandir, du jour où elle lui avait sauvé la vie, de son comportement envers lui et de son attitude à lui envers elle. Finalement, il avait simplement planté ses yeux dans les siens en lui avouant qu'il l'aimait. La belle à la chevelure immaculée n'avait pu que rougir avant de sauter dans les bras de son nouvel amour, lui avouant des sentiments identiques. Mus par une volonté amoureuse partagée, les deux combattants s'étaient échangés un baiser, un premier baiser. Lara n'avait pas supporté la pression et à l'issue de cette étreinte amoureuse et tendre, elle s'était évanouie de bonheur.

Plus tard, elle s'était réveillée, pensant à un rêve bien trop beau pour être vrai, mais non, rien n'avait changé sauf l'imminence du retour à la surface, la promesse de nouvelles aventures, de nouvelles pages à ajouter au livre de leur histoire à eux, comme à celle de Tengoku no Seigi. Ils avaient rejoint le pont, main dans la main, se faisant la promesse mutuelle de se retrouver plus amoureux que jamais à l'issue des affrontements, que s'ils se perdaient de vue, ils devaient lutter pour se retrouver.

Puis, le Kibo émergea alors que la température s'était faite plus démente que jamais.

- Oh bordel de merde ...


Devant eux, et à côté d'eux aussi, des navires... Partout, des navires avec des gens dessus, des têtes primées en pagaille, des monstres, des voiles portant des figures illustres et au milieu d'une des flottes...

- Sans déconner, c'est quoi ce truc ? C'est un bateau ou une île ?


Un bâtiment gigantesque à côté duquel le Kibo n'avait l'air que d'un vulgaire jouet, un barque de sauvetage pour ce titan des mers. Il y avait de quoi perdre la tête, l'oeil de tireur affuté de Nook se promenant de part en part pour chercher un point d'accroche tangible ne lui procurant pas une sensation d'impuissance totale et derrière lui, son capitaine qui était ce point. Comme à son habitude, Nakata fit le fanfaron, ce qui amusa son cuisinier. Nook commençait à très bien connaitre son supérieur et il aimait ce côté dément que pouvait avoir le phénix de temps en temps.

Les ordres se mirent à fuser alors que la main de Lara serrait toujours plus celle de son amour enfin avoué. Le blond toisait les chasseurs de prime, organisait le première assaut contre la flotte ennemie et dirigeait son équipage. Les personnes ainsi appelées se rassemblèrent et obéirent, Nook se rapprochant de Kari tout en emmenant avec lui sa chère et tendre. Il lui adressa quelques mots avant de laisser ses pensées partir sur le champ de bataille.

- Fais attention à toi, reste avec moi.


Alors, il lui lâcha la main. La travailleuse du bois se saisit de sa faux et le prodige des fourneaux récupéra deux de ses nombreuses armes à feu tout en laissant de la laine se générer à la base de son dos, lui faisant alors comme plusieurs queue de renard faite à base de laine. Il jeta un regard à la Crown avant de l'interpeller. Il avait déjà combattu avec elle, ensemble il avait défait un ennemi puissant et il comptait bien réitérer.

- Prête à reformer le duo magique ? On va montrer ce que vaut le duo de cuistot de Tengoku no Seigi.


Lara s'était un peu plus rapproché de Mistral et Lilianna, une femme qu'elle considérait comme une amie de son couple.

- Je suis avec toi, on couvre nos arrières.


A l'image de Pervcook, la faucheuse semblait sereine, ils avaient tous les deux foi en leur équipage, en leur force et en leur capitaine. L'avenir leur donnerait raison ! Ou tort ...

©️ Codé par Kari Crown


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MessageSujet: Re: L'histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe NM]   Sam 17 Nov - 18:04

L’histoire est écrite
par les vainqueurs
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« Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer. »
''L’Homme et la Mer’’, Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal.

L’eau miroitante reflétait les contours de son visage, déformés régulièrement par des vaguelettes. Une douce lueur bleue en émanait. Assise devant cette eau, la Crown contemplait celle qui la regardait, son double illusoire. Autour d’elle, il faisait sombre et froid. Elle ne parvenait pas à détacher son regard de ces deux yeux verts qui l’observaient, sans réelle expression, amers. Kari esquissa le début d’un sourire. Le reflet en fit de même, dévoilant un peu plus la tristesse de ce regard alors que la grimace aurait dû être joyeuse. Tout n’était que façade. Une façade qui se brisait, qui s’élimait, comme un rocher s’érode dans le temps. Sauf que pour elle, ce n’était pas une histoire de mois, d’années ou de siècles. C’était une histoire de personnes. Les rencontres, surprenantes, qu’elle avait pu faire au gré de ses voyages. Ces gens, qui bien malgré elle, lui avait montré des valeurs qu’elle avait toujours refusées. Ils lui avaient ouvert la voie vers d’autres horizons, d’autres possibilités… qu’elle peinait encore à comprendre totalement. Elle n’était qu’une jeune femme à qui on devait tout apprendre, en commençant par le plus basique : aimer. Aimer quelque chose, aimer quelqu’un, aimer ses proches. Faire confiance, partager des moments, pleurer, rire, vivre des hauts et des bas, être triste, se faire réconforter. Des choses qu’elle n’avait qu’entrevues partiellement, des choses, pour la plupart, qu’elle n’avait pas franchement explorées.

Elle était perdue. Le regard qu’elle apercevait se voila soudainement avant d’apparaitre plus brillant que jamais. Ce n’était pas de la joie, ni une fervente volonté qui transparaissait. Juste… de la tristesse. Un magnifique éclat mélancolique, rendant les deux orbes couleur émeraude brillantes, fragiles, faibles. Une faiblesse tout à fait humaine, que l’on essayait toutefois de combattre : les yeux restèrent humides, les mains se crispèrent, le cœur se serra mais aucune larme ne coula. Finalement, une part de la façade tenait encore debout.

L’eau devint de plus en plus sombre. Sans explications apparentes. L’air se rafraichit encore plus, jusqu’à devenir glacial. L’environnement se changeait en quelque chose d’hostile. Kari approcha son visage de la surface. Elle voyait encore son reflet, mais avec moins de netteté. Ses yeux retrouvèrent leur éclat naturel et elle fronça les sourcils, curieuse de ce changement subit.

Un mouvement, sous la surface, l’inquiéta. Tout, tout ce qui au départ lui avait semblé paisible et beau, semblait se révéler menaçant. Ou du moins, c’est ainsi qu’elle l’interpréta. Son cerveau lui envoyait des signaux « danger ». Mais elle restait là, immobile, perdue dans ses contemplations, hypnotisée par cette eau. Soudainement, elle fut tirée en arrière, sans qu’elle puisse comprendre ce qui lui arrivait.

Un bruit sourd lui parvint. Kari sursauta et les battements de son cœur s’accélérèrent l’espace d’un instant. Machinalement, son regard parcourut son environnement, plongé partiellement dans la pénombre. Seule une petite lampe éclairait l’endroit, inondant un tout petit mètre carré d’une lumière jaunâtre, laissant voir des contours désormais familiers. Nulle trace d’eau. Seulement du bois, des meubles et quelques effets personnels. Sa chambre. La demoiselle laissa un soupir franchir ses lèvres et son corps, qui s’était raidi, s’affaissa un peu. Elle s’étira, lentement, se massa longuement la nuque. Son corps avait souffert de sa position inconfortable, à moitié avachie sur son lit, une partie du dos contre le mur.

La rousse s’était assoupie, tout bêtement, tout calmement et avait plongé tête la première dans les profondeurs des rêves. Lasse. Elle était lasse, le regard morne. Cette petite escapade improvisée aux pays des songes l’avait affaiblie. La Crown cligna des yeux. Une fois, deux fois, trois fois. Elle étouffa un bâillement, cambra le dos pour s’étirer de nouveau et éveiller en douceur ses muscles endoloris.

Ensuite, son regard tomba sur le livre qui trainait au pied de son lit, face contre terre, ouvert, comme si il était tombé. Et il était tombé. Maintenant que la réactivité revenait, Kari se souvint. Elle se souvint de la bibliothèque presque flambant neuve, de ses étagères bien remplies, de la diversité des ouvrages, de cette ambiance particulière que cette pièce dégageait. Elle se rappela, avoir effleuré du bout des doigts quelques tranches, parcouru du regard quelques titres. Elle n’y connaissait rien. Enfin, plutôt, les titres des ouvrages ne lui disaient rien et, assez souvent, ne lui apportait aucune information sur son contenu. Finalement, un nom avait retenu son attention. Un nom qui pouvait tout et rien dire, tout aussi mystérieux qu’elle. Fleurs du mal. La pirate s’en était emparé, l’avait délogé de sa petite étagère et l’avait ouvert, feuilletant quelques pages rapidement. Des poèmes, plus ou moins longs, voilà ce qu’il contenait, aux titres parfois curieux, regroupés en plusieurs sections au nom sans équivoque.

Kari ramassa soigneusement le recueil, veillant à ne froisser aucune page pendant qu’elle le remettait à l’endroit. Elle jeta un rapide coup d’œil à la double page qui s’offrait à elle… et son regard resta accroché aux premiers mots : « L’Homme et la Mer ». Alors qu’elle pensait aller dégourdir ses jambes ankylosées, elle prit quelques instants de plus pour lire.

On frappa à sa porte, timidement. D’un geste, l’ancienne chasseuse de primes ferma l’ouvrage et le posa sur son lit avant de s'approcher l’entrée de la pièce. La rouquine tira un peu sur le battant et glissa sa tête dans l’entrebâillement. Elle remarqua immédiatement la longue chevelure grise, puis les deux yeux bleus qui l’observaient. Certes, ce visage ne lui était pas totalement inconnu, mais elle ne s’était pas encore assez familiarisée avec.
- Alicia ? demanda-t-elle, curieuse de cette visite inattendue.
La jeune navigatrice, afficha un sourire maladroit avant d’annoncer :
- On va sans doute bientôt arriver à la surface. Si tu veux venir voir ça sur le pont, avec nous…
La timide tentative de socialisation arracha un léger rictus à la Crown, qui se rattrapa en hochant la tête.
- Laisse-moi deux minutes, j’arrive.
Alicia. Molly. Pat. Les vivre cards que lui avait donné Mewi Taggle avaient, depuis peu, un nom et un visage. Ils s’étaient rencontrés à des milliers de mètres sous la surface de l’eau, alors que quatre membres des Tengoku no Seigi en avaient plus ou moins fait qu’à leur tête : Nakata, Kyoshiro, Lilianna et Kari.

Trois âmes esseulées, c’est ce que l’ancien compagnon de Roger lui avait dit. Ils cohabitaient, pour l’instant et n’avaient pas eu vraiment l’occasion d’échanger grand-chose avec la Crown. Eux trois avaient déjà eu le trajet en compagnie de Danaé et son équipage, qui avait été les chercher et les avait ramenés auprès des Tengoku no Seigi, pour s’apprivoiser un peu.

Kari éteignit rapidement la lumière, parcourut rapidement sa chambre du regard et sortit rejoindre la toute nouvelle navigatrice. Elle lui adressa un timide sourire avant de la suivre dans le dédale de couloirs.

*
Toutes les deux, elles écoutaient les notes valser dans la bulle renfermant le Kibo. L’une à côté de l’autre, s’épiant parfois du regard comme deux demoiselles ne sachant pas trop quel sujet aborder pour commencer une conversation, accoudées sur le bastingage.
- C’est joli.
Kari tourna la tête vers sa camarade.
- Oui.
- Ils jouent bien.
Cette fois, l’ancienne chasseuse de primes se tourna vers les deux hommes jouant du violoncelle. L’un était musicien depuis longtemps, elle le savait et avait déjà eu droit à une démonstration de ses talents. Nakata. L’autre, se souvint-t-elle, avait émis l’idée de s’intéresser d’un peu plus près à la musique lors de la découverte du Kibo no Felicity. Kyoshiro.

Alicia et Kari n’étaient pas les seules à profiter de ce concert à ciel ouvert. Elles furent même bientôt rejointes par Hinami, la tontatta, toujours aussi énergique et naïve que lorsque la Crown l’avait rencontrée.

- On sort bientôt…
Les quelques mots, murmurés par la nouvelle recrue une poignée de seconde après que Natalia ait elle-même fait la remarque firent apparaître les prémices d’un sourire sur le visage de la cuisinière. Certes, elle avait aimé se plonger au cœur de l’eau obscure et froide, au cœur d’une mer capable de les broyer, elle commençait à s’en lasser. Ce monde sous-marin n’était pas le leur, et elle n’en gardait pas un si bon souvenir. Enlevez-lui la beauté de l’ile des Hommes-Poissons, elle ne garderait en mémoire que les dures paroles du capitaine et de son second dont elle avait été la destinataire.

En soi, les mots n’avaient pas été aussi virulents qu’elle le concevait. Ils avaient été justes et terriblement vrais : c’était ça qui lui avait fait le plus de mal, qui avait, malgré les nouveaux venus, entaché quelque peu la remontée vers la surface. C’était ça qui lui avait causé quelques insomnies, ça et surtout, la façon dont elle le percevait. Il était indéniable que cela lui avait remué les tripes, que ça l’avait forcée, et que ça la forçait encore, à réfléchir et à se perdre encore plus.

Flying Dutchman - Hans Zimmer
D’un coup ou presque, la température se réchauffa. Les instruments s’étaient tus. Quelques instants mouvementés plus tard, le Kibo et ses occupants étaient recrachés par les flots.

Des canons, des mâts, des voiles, des figures de proue. Par dizaines, par centaines. Les yeux de Kari virevoltèrent sur les alentours. Deux camps. Deux armées, face à face. Et leur navire, pris en étau entre ces flottes. Si la panique saisissait déjà certains de ses camarades là où quelques-uns étaient extatiques, la rouquine demeura étonnamment silencieuse et les yeux grands ouverts, tout simplement bouche bée.

Cette fois, devant ces monstres de bâtiments et tous les hommes qu’ils devaient abriter, elle n’avait pas la foi d’émettre la simple remarque. Simple spectatrice, elle était écrasée, silencieusement, par la force de cette redoutable vision.

Ce n’était pas le cas du Fenice, qui au contraire, avait réagi promptement, avec un soupçon d’arrogance dans ses mots. Il semblait presque s’amuser de la situation au grand dam, peut-être, de ses camarades. Puis, tout aussi rapidement fusèrent les premiers ordres.

Dès que son nom fut prononcé, Alicia quitta aussitôt l’ancienne chasseuse avant de rejoindre Ruthven. Hinami, après un dernier regard jeté à Kari, en fit de même, la panique dans le regard qu’elle s’efforçait de refouler.

La manieuse de dagues se rapprocha de ses autres camarades. Le regard de Kari resta accroché à la silhouette de Nakata. Il émanait de lui un certain charisme. Les prises de décision étaient sans équivoque, il maniait les mots avec une adresse que peu possédaient. Il était un personnage étrange qui éveillait de plus en plus la curiosité de la Crown, en plus de réussir à mettre le doigt au premier coup d’œil sur les travers de la demoiselle. Il avait l’étoffe, il avait la puissance et sans aucun doute l’ambition qui pouvait le propulser parmi les quelques grands de ce monde.

La voix de Nook la questionnant la ramena à la réalité. La pirate ne répondit pas de suite, laissant ses yeux à nouveau vagabonder sur l’horizon et les nombreux navires qui leur faisaient face, y compris les plus impressionnants. Finalement, les deux orbes vert émeraude se tournèrent vers son homologue cuisinier, et de sa gorge sortit un seul mot, accompagné d’un fin sourire :
- Prête.
Codé par Kari Crown


Kari obéit et se rapproche des autres, en particulier de Nook.

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Hinami, lvl 14
Alicia, lvl 28
Molly, lvl 25
Pat, lvl 24

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Il est temps d'accorder sa confiance aux autres.




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Lilianna Windspell
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MessageSujet: Re: L'histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe NM]   Lun 19 Nov - 18:45

With TnS, Edward et MJs



L'histoire est écrite par les
vainqueurs





La lame glissa dans l'air avec fluidité. Le corps reprit sa position initiale, et de nouveau, la lame s'abaissa. L'exercice était répété avec application et ce serait étiré au-delà d'une troisième réitération si une boule blanche n'avait pas interrompu ce ballet mesuré en piquant droit vers la propriétaire de l'arme. Celle-ci exécuta un pivot, esquivant la charge que lui destinait le rapace. De sa nouvelle orientation, elle changea de position pour effectuer un autre mouvement. Mais l'autre n'avait pas dit son dernier mot et était de nouveau sur elle. Il avait continué sa course pris de la hauteur et tourné élégamment dans l'air jusqu'à se retrouver face à sa cible sur laquelle il piqua. La demoiselle qui avait perçu la manœuvre attendit patiemment, contrôlant sa respiration et son corps. Il ne lui fallait pas agir trop précipitamment sans quoi, elle risquait de rater son affaire. Elle força donc ses muscles au calme jusqu'à la dernière seconde où l'oiseau arrivé assez proche, la jeune femme exécuta un saut périlleux avant, obligeant l'Elanion à poursuivre sa course. Le pilote habitué à la gymnastique aérienne en tout genre rasa le sol et redressa avec savoir-faire, prenant quelques secondes pour se remettre en place et retrouver une ligne d'attaque.

Cette danse avait débuté deux heures auparavant approximativement. La doctoresse avait profité du fait que la salle d'entraînement soit libre et d'avoir suffisamment avancé dans son travail car il ne lui fallait en effet ne pas négliger ses entraînements. Elle n'excellait pas en puissance pure mais était doté d'une souplesse et d'une agilité, qu'elle renforçait en s’exerçant régulièrement. Ces deux traits étaient les principales caractéristiques de son style de combat après tout. À cela, s'ajoutait ensuite les enseignements reçues par des bretteurs plus expérimentés qui avaient accepté de partager un peu de leur savoir avec la blondinette. Encore aujourd'hui, Lilianna appliquait méticuleusement ce que lui avait appris Jade, rencontrée à Mars et qui le temps de sa convalescence avait guidé les entraînements de la demoiselle. Mistral participait même à la séance en obligeant sa maîtresse à toujours conserver un peu de son attention sur ce qui se passait dans son environnement. Si cela pouvait ressembler à un jeu, l'un comme l'autre se prêtaient néanmoins avec le plus grand sérieux à l'exercice. La demoiselle ne sous-estimant jamais la "menace" tandis que son ami aux plumes immaculées l'attaquait de toute part, usant de ses angles morts sans aucune gêne.

Leurs petites passes furent cependant soudainement interrompues par des vibrations qui firent tilter la jeune femme. Mistral s'arrêta également alors qu'il préparait son prochain assaut et redescendit à proximité de la doctoresse qui regardait en direction de la porte. Celle-ci lui jeta un regard avant de ranger son épée dans son fourreau.

- Nous sommes peut-être arrivés à la surface ? Le Nouveau Monde... Que dirais-tu d'aller voir à quoi cela ressemble ?

Un cri plein d'entrain lui répondit, ce qui fit pouffer l'amnésique tandis que son compagnon venait se poser sur son épaule. La Windspell quitta la salle d'entraînement, refermant derrière elle et se dirigea vers le pont en trottinant.

Et elle aurait préféré ne pas voir ce qu'elle vit en arrivant...

Lilianna n'eut le temps de profiter que d'une fraction de seconde de cette douce illusion qu'était la vue de ses amis en train d'admirer cette mer dont on avait tant entendu parler. Toutefois, elle dut se rendre à l'évidence. Plus qu'une étendue bleue à perte de vue, s'étalait sous ses prunelles framboises, se faisant face à face deux regroupement de navires. La bataille navale semblait tout indiqué. Et il ne s'agissait visiblement pas d'une petite querelle au vu du nombre de bateaux et de l'attirail de chaque camp. Or, les voilà arrivant comme une fleur au milieu de tout cela. Une fleur éclose sur un champ de bataille... La blondinette avait rejoint ses amis sans quitter des yeux la scène dont ils étaient témoin mais brutalement elle fut parcourut d'un frisson. L'ambiance pesante qui régnait ici, l'aura que dégageaient aussi bien le camp de mercenaire que celui de l'empereur. Ces gens étaient dangereux et elle le savait déjà. Elle ne pouvait rien contre eux. Ils n'étaient pas du tout au même niveau. Le médecin ressentit ce cruel sentiment d'impuissance si similaire à celui qu'elle avait ressentit le jour où son équipage avait rencontré sa fin. À cela près que les personnes ici présentes étaient sans nulle doute des menaces plus importantes. Elle ne put contenir un mouvement de recul n'ayant aucune envie de devenir une actrice de ce théâtre. Lilianna ne se sentait pas prête et ne voulait en aucun cas revivre la même chose.

Mistral perché sur son épaule fut le premier à constater les frissons qui agitaient sa belle et dut en deviner la cause car il se rapprocha un peu plus jusqu'à ce que son aile plumeuse touche la joue de la blondinette. Il ne savait trop comment l'aider mais ne pouvait lui permettre de perdre son sang-froid maintenant. Aussi, tandis que le phénix discourait à l'attention des autres navires, l'Elanion picora doucement la tête de la Windspell. Une démarche mise à mal par les paroles de leur capitaine qui fit à peu près la pire chose qu'il aurait pu faire pour achever de tétaniser la demoiselle à savoir de s'attirer l'attention et pourquoi pas les foudres ennemies. S'ils étaient malchanceux, il ne manquerait plus à leur équipage que les deux belligérants s'associent pour punir leur vantardise avant de recommencer à se taper entre eux. Dans tous les cas, fut-ce un ou deux de ces ennemis, Lilianna ressentit un profond désespoir et avais vraiment envie de saisir le phénix et de le secouer comme un pruneau avec toute l'hystérie dont elle était capable pour lui demander ce qui lui était passé par la tête.

Il était peut-être invincible ou pratiquement. Il y avait peut-être des gens qui en tant que combattant se valaient au milieu de ces pointures. Néanmoins, la jeune femme aurait bien aimé qu'on lui dise ce qu'on voulait qu'elle fasse. Suivre le groupe ne la dérangeait pas et elle avait conscience des risques. Mais il y avait une différence entre risque et comportement suicidaire. Cela était-il passé par la tête du musicien ? Pendant que le phénix serait aux prises ailleurs, qui ? Qui serait capable d'arrêter une attaque d'Hadès si l'envie lui prenait de venir s'en prendre aux autres membres de Tengoku no Seigi ? L'avis de Lilianna sur la question était fait. Si les choses tournaient mal, Nakata, Kyoshiro et peut-être quelques personnes pourraient ressortir de ce champ de bataille mais le capitaine ne pouvait garantir à tous ses camarades de survivre.

Il fallait être honnête, la doctoresse lui en voulait pour ce qu'il venait de faire. Mais l'heure n'était pas aux disputes. Elle n'avait de toute manière plus le choix. Les lèvres pincées, elle se contenta de faire taire sa peur comme elle le pouvait même si elle sentait les symptômes encore bien présents d'une crainte profondément ancrée. La voix de Lara la fit tourner la tête. Son amie si charmante lui rappela qu'elle n'était pas seule. Étrangement, la charpentière paraissait moins angoissée que la blondinette. Cette dernière tenta de lui répondre par un sourire voilé de tristesse. Malheureusement, elle était moins convaincue. C'était un sourire malgré tout. Lilianna ne voulait pas non plus être un poids pour ses amis et les contaminer avec ses propres soucis.

- Merci Lara...

Une phrase encourageante, une petite blague... En temps normal, Lilianna aurait accompagné d'un petit plus ces remerciements. Cependant, elle n'en avait pour le moment pas vraiment le cœur. Dégainant son épée, elle put simplement se réitérer une promesse muette qu'elle s'était faite à elle mais aussi à Nakata. Celle de faire de son mieux et celle... de vivre.



Codage réalisé par Lilianna




Résumé : Lilianna n'est pas très enjouée par la situation.

Mistral, lvl 19
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Edward Lawrence
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MessageSujet: Re: L'histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe NM]   Mar 20 Nov - 10:32







Début 1506 ~ Quelque part sur Grand Line






Quelques jours plus tôt…



Les soupirs d’un homme à l’agonie vinrent rompre le silence qui régnait jusqu’alors dans ces lieux drapés d’un opaque manteau de nuit. Une nuit sans étoiles, comme si l’espoir n’avait pas sa place ici-bas : il n’y avait en ces lieux que du noir à broyer. Mes pas résonnèrent sur le bois légèrement humide qui tapissait le sol, se mêlant aux succions des gastéropodes qui rampaient non loin de là après avoir achevé leurs multiples concerts. Mes pieds vinrent buter contre une figure à la géométrie très peu orthodoxe que je m’empressai de ramasser, assaillie de curiosité. Il s’agissait là d’une coupure de journal, sans doute froissée rageusement, qui illustrait un homme menotté. Plus haut, le papier titrait fièrement : « Mise à mort programmée pour l’ancien révolutionnaire Kabayochi.M.Kiru ». Délaissant ce menu détail, mes yeux glissèrent vers le corps du primé qui semblait être sorti de sa torpeur. Agitant ma torche pour mieux distinguer le faciès de mon vis-à-vis, se déporta toutefois de lui, comme si j’étais irrémédiablement captivé par une lueur. Alors, mes yeux me détaillèrent les contours d’une chaine en argent qui s’extirpait de la main du bandit. À son origine figurait une étincelante croix d’argent, un écusson religieusement adulé de par le monde.

Alors, la paume se referma brutalement, gobant goulument ce petit trésor. Pris de panique, j’effectuai un mouvement de recul tandis que plusieurs gouttes vinrent garnir les rides qui creusaient mon visage. Peinant à déglutir, je tentai de reprendre mes esprits et de me reconcentrer sur la raison de ma venue. Alors, me drapant de tout mon courage, je me mis à invectiver le psychopathe toujours avachi devant moi.

« Oy… Captain ! C’est quoi encore ces conneries ?! »
« Hm… ? »

Le grognement rauque de la bête me fit frissonner de tout mon être tandis que mes instincts primaires me hurlaient de fuir cet homme comme la peste avant qu’il ne happe mon existence. Mais pourtant, il était primordial de se dresser contre lui, de condamner ses actes. Sinon comment aurions-nous pu espérer obtenir le salut ?

« Ça fait que 6h qu’on a embarqué et toi tu as déjà... tu as déjà essayé de détourner le navire, de désarmer les canons, de corrompre les navigateurs, et même de brûler les voiles !! Mais tu fous quoi bordel ?!! »
« Maaaais… j’veux pas y aller… »
« Mais t’es con ou quoi ?!! Arrête tes conneries bordel de merde !!! Tu crois que Mendela va pardonner encore longtemps tes écarts ?!! Tu vas tous nous faire tuer putain d’abruti ! »

Alors que je réalisai le poids de mes paroles, mon faciès se crispa davantage tandis que ma gorge s’asséchait. Je venais de m’emporter : parler ainsi à mon capitaine était de la pure folie, un acte insensé ! Mais c’était le risque à prendre afin de le ramener à la raison. Fort heureusement, jusqu’à maintenant, les hommes de Mendela s’étaient montrés suffisamment habiles pour remettre ce fou furieux à sa place : leur surnombre et leur force colossale avaient sans doute été des atouts indéniables. Mais l’homme que je venais d’engueuler était instable et… explosif : il fallait à tout prix l’arrêter avant que la situation ne dégénère et qu’il ne commette l’irréparable.

« C’est vrai… tu as raison, Sinclair… »

Une lumière divine sembla s’apposer sur mon enveloppe charnelle, me délestant petit à petit de l’attraction terrestre. Voilà qu’il retrouvait la raison ! C’était fantastique, inespéré, miraculeux même !! Alors, je poussai un soupir de soulagement.

« Ces hommes n’obéiront qu’à leur capitaine. »
« Hein ? »
« J'ai trop tourné autour du pot… »
« Mais… De quoi tu p… »
« Je dois cesser ces enfantillages et que me comporter comme un homme... »
« Qu…que… »
« Je vais éclater Mendela et prendre les commandes de ce navire. Ainsi, plus rien ne pourra entraver ma liberté ! »
« Czcefcvezrlvcnzfroe !! »

« Czcefcvezrlvcnzfroe », telle fut la sonorité qui s’étouffa en moi lorsque je compris que la roue avait tourné et que cet homme ne pouvait pas être raisonné. Alors, le poids de cet échec cuisant s’abattit sur mes vieilles épaules, faisant lourdement chuter mes genoux à même le sol. C’en était fini de nous, de ce bateau et de tous nos espoirs. Cet homme venait de tout balayer, d’un coup, sans prévenir gare. Alors, ma tête pivota vers le ciel et fumée blanche s’extirpa de mon enveloppe charnelle. Foudroyée par cette terrible désillusion, mon âme s’était décidée à quitter mon corps, me dispensant des terribles souffrances à venir. Et puis, la voix de ce putain de barge détonna sur le navire.

« OOOOY ! MENDELA !! J'vais t'exploser la tête et prendre ta place ! Ramène toi ! »


___________


Tuc-tuc, tuc-tuc, tuc-tuc…

Le claquement des bottes sur la marche de bois vint m’extirper du champ de fleur dans lequel j’étais allé me réfugier. Mes paupières vrombirent et mon faciès se scinda en un rictus déplaisant. Alors, mes yeux s’embrasèrent et allèrent invectiver le misérable qui avait osé troubler mon sommeil. D’un pas plutôt prudent, celui-ci n’hésita pas une seule seconde à s’approcher de moi, agitant la torche enflammée près de ma tête. Alors, sa voix déplaisante vint distordre le silence dans lequel je m’étais muré jusque-là.

« Oy, pétard mouillé ! La flotte ennemie est en vue ! Ramène ton cul ! »
« … »

Les traits de mon faciès semblèrent se durcirent alors que le pirate me manquait ouvertement de respect. Pour autant, je balayai cet affront dans un soupir contrarié, considérant que cela n’avait finalement que bien peu d’importance. Je me relevai et étira mes membres endoloris par l’inactivité alors que mon vis-à-vis ôtait mes entraves. Puis, une profonde amertume vint m’arracher une grimace alors que les mots prononcés par Mendela résonnaient encore dans mon esprit malade. « Si l’histoire est écrite par les vainqueurs… alors tu es illettré. »

Je pestai, ruminant une frustration qui ne cessait de croitre. C’était comme si tous les évènements convergeaient vers la même ambition : me nuire. Mon regard se déporta sur les quelques lettres tracées avec mon sang séché, quelques jours plus tôt. Trois noms y figuraient : Tenma, Miyouri et Mavi. Alors, la déception vint ankyloser mon être. J’avais échoué… Je n’étais pas parvenu à répondre à ces attentes… Je pestai, encore et toujours, me jurant de ne plus la décevoir de nouveau.

Puis, mes yeux se fermèrent et un frisson parcourut mon échine tandis que la sérénité m’enveloppait de toute part. Puis, ma main vint s’apposer sur ma poitrine tandis que quelques souvenirs vinrent m’empoisonner. Puis, mes doigts glissèrent loin du pendentif d’argent qui trônait sous mes vêtements tandis que mon regard se porta vers l’avant. Alors, j’entamai ma progression. Il était temps de rejoindre les autres sur le pont.




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Ed fait des bêtises.


Puis, le jour J, Ed est libéré et se dirige vers le pont.

Ps : Les pnjisations ont été vues avec le MJ n°2 !


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MessageSujet: Re: L'histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe NM]   Mar 20 Nov - 23:18





Mijushike Hojo dit "Le Tueur de Yonkou", Elria Shiva


Elle était apparue, comme une énorme créature aux multiples têtes infernales sortant de la brume. La plus grande flotte du monde faisait désormais face à celle de l'Alliance des Chasseurs, qui faisait bien pâle figure en comparaison, tant le paramètre numérique était en leur défaveur. Une véritable armada de barbares assoiffés de sang, de meurtre et de pillage, qui n'arrêteraient certainement pas leur progression pour leurs beaux yeux. Les gorges se serrèrent, les mains se crispèrent, les ultimes préparations cessèrent. Les yeux se rivèrent vers les navires apparaissant, comme une nuée qui semblait sans fin. Aucun des combattants ici présent n'était naïf : après tout, ils avaient avant tout été choisis parce qu'ils disposaient de compétences certaines. Malgré tout, l'annonce d'une mort probable et peut-être imminente était un événement capable d'ébranler tout guerrier, si les circonstances le voulaient.

Puis, ce fut le tour de la forteresse ramenée par Hadès, pareille à une mauvaise surprise que l'on attendait plus.

Un véritable bastion flottant. Ce navire était gigantesque ! Mijushike haussa un sourcil, surpris par cette apparition, le cerveau tournant à plein régime. Où avaient-ils seulement pu construire pareil mastodonte ? Certes, l'empire économique du Tenryon était l'un des plus opulents de tous les océans, mais... un tel projet devait être en cours depuis des mois et des mois. La bête semblait armée jusqu'au dent, mais le puissant chasseur de prime ne se formalisa pas outre mesure de cette apparition : un tel vaisseau demandait nécessairement des sacrifices. La mobilité, par exemple... un équipage des plus conséquents pour l'administrer. Une difficulté croissante à être réparé ou stabilisé, pour chaque nouvelle planche posée. En d'autres termes, si certains frémissaient dans ses rangs, il resta de marbre : ce colosse avait sans doute des pieds d'argile... encore fallait-il trouver comment les atteindre. En tout état de cause, les traqueurs étaient loin d'être venus les mains vides.

Soudain, la voix puissante d'un homme dans la force de l'âge résonna au travers des airs. Impérieuse. Puissante. Elle semblait sans faille, comme un mur de fer et d'acier avançant dans les rangs des chasseurs de prime. Elria sentit ses poils ses hérisser, un mauvais pressentiment s'insinuant doucement dans ses veines comme la morsure glacée d'un trépas un peu trop désireux de l'étreindre. Elle pivota vers le Tueur de Yonkou, qui était revenu à sa place d'origine après avoir, selon ses propres dires, "terminé certains détails". Ses yeux n'exposaient qu'une concentration sans faille. Qui aurait pu dire ce à quoi pensait l'ancien Contre-Amiral, désormais figure la plus réputée de la chasse aux forbans ? Était-ce aux différents subterfuges et stratagèmes mis en place pour gagner du temps et prendre l'ascendant ? À ses généraux de circonstance qui, tels les égides d'un roi, s'étaient répartis dans l'intégralité de sa flotte pour en prendre un contrôle plus maîtrisé ? À son fils, présent dans les rangs, dont il ignorait s'il était réellement prêt ?

Il ne fit aucune réponse aux Yonkou, dont il savait désormais au simple timbre de ses mots que son rajeunissement n'était pas une fable. Tout simplement car un autre détail vint capter son attention, lorsqu'une caravelle pas bien plus spéciale qu'une autre se détacha des rangs de la titanesque puissance navale de l'Ancien pour s'approcher. Elle fut bientôt à portée de nombreuses punitions, mais le Hojo fit taire ses canons avant même qu'ils ne débutent : il ignorait s'il s'agissait d'un piège. Ils avaient, pour l'heure, la maîtrise du terrain pour eux : le vieillard désormais revenu à sa prime jeunesse ferait le premier pas. Et à dire vrai, le stratège habitant Mijushike ne pu que porter des louanges à l'introduction de son adversaire.



Oreo "Cabunk" Nabisco, Bethany Ashvane

- Aaaah ! Mais qu'est-ce que ! Qu'est-ce que qu'est-ce que !
- Arrête de t'agiter, Oreo. Reste calme.

Autour d'eux, les infortunés acteurs de ce pan sanglant de l'histoire observaient, hébétés, l'eau qui bouillait furieusement sous leur navire. Bientôt, quelques cris s'élevèrent, alors que de malheureux maladroits subissaient les affres d'une brûlure cuisante, au détour d'une vague un peu plus haute ou d'un mouvement un peu trop audacieux. Les navires à la constitution la moins vigoureuse furent assez rapidement le théâtre de nouvelles plaintes : la peur s'emparait peu à peu des plus couards, qui comprenaient avec horreur que leur barque ne tiendrait guère longtemps dans ces paramètres odieux. Bethany semblait aussi froide qu'un morceau de glace : elle ne bougeait pas d'un pouce. Le petit ingénieur, de son côté, dansait littéralement sur place, comme s'il avait fini dans l'eau lui même. Finalement, la Ashvane posa simplement sa main sur le haut de son crâne, après s'être agenouillée. Il s'en trouva calmé en quelques instants.

- On attend les ordres.
- Mais... mais...
- Fais confiance à Hojo.

Bon gré mal gré, le gnome s'apaisa finalement, observant les alentours. Sur des kilomètres entiers, l'eau était passée en ébullition. C'était comme se trouver au dessus d'une énorme marmite avant la cuisine d'un ogre particulièrement titanesque. La chaleur était incommodante, voire insoutenable en certains endroits. Les bâtiments navals de meilleure facture ne craindraient sans doute pas grand chose d'une telle reconfiguration du terrain : à tout le moins, les vagues déjà traîtresses en temps de guerre venaient de se changer en ennemies encore plus mortelles. Un fait que le leader de l'opposition brave à Hadès avait tout à fait compris. Ils devaient se débarrasser de ce gêneur au plus vite : un homme, qui semblait avoir provoqué le cataclysme marin d'un simple contact. Un maudit, donc. Parfait.

- Elria. Neutralise moi ça.

Tandis qu'il s'emparait d'un Den Den Mushi, la tireuse s'apprêta à remplir son office. C'est alors qu'un nouvel élément parvint sur le terrain, emportant la palme de la plus grosse surprise pour l'heure : un galion, d'une taille impressionnante, s'extirpa des fonds marins embrasés par le pouvoir du laquais d'Hadès comme s'il fendait les cieux, pour retomber lourdement vers l'avant. Il manqua de peu d'éperonner la caravelle problématique. Tandis que les chasseurs se questionnaient sans doute dans la grande majorité, à l'égard probable de leurs adversaires, sur les raisons de cette apparition, le riche dessinateur décroisa les bras de son buste. Il ne fallut pas longtemps avant que la voix railleuse d'un appel de détresse et le Jolly Roger désormais reconnu mondialement ne viennent mettre une sorte de sourire sur son visage. Comme c'était cocasse.

- Regardez qui est tombé du nid...

Le Phoenix. Un ancien Capitaine Corsaire, désormais désavoué par le Gouvernement suite à sa traîtrise à Impel Down. Un homme que la Louve Brune lui avait présenté comme étant un atout fiable pour cette bataille, malgré un exubérance qui ne manquerait pas de friser l'idiotie suicidaire. Malgré tout, ses compétences étaient reconnues et il était inutile de le sous-estimer ou de tenter d’entacher son image : il avait tenu tête au directeur de Impel Down sur son propre domaine. Nul doute que sa bande, elle aussi, devait comporter des éléments perturbateurs des plus efficaces, à l'image de son second. Tout s'enchaîna très vite et bientôt, les pirates passèrent à l'action. Il n'avait que peu de temps pour faire le point et passer à l'offensive ! Un simple regard à la tireuse d'élite suffit à cette dernière à s'armer de son fusil de précision : les munitions en granit marin qu'elle destina à Thonus, ou toute personne tentant de le protéger, risquaient fortement de régler ce premier soucis. Elle était connue pour sa capacité ahurissante à allier précision, puissance et résultat. De son côté, le Hojo s'empara finalement de son escargophone, relié au reste de sa flotte et à ses subordonnés et associés directs.

- Vous autres ! L'équipage du Fenice est de notre côté ! Ne les abattez sous aucun prétexte autre qu'une trahison de leur part ! Oreo !
- O-Oui, m'sieur ?
- Fait passer le message à nos amis, là, en dessous. Que Bethany reste prête à agir. On va d'abord devoir se débarrasser de cette énergumène aux mains chaudes. Marshall !
- Ouaip ?
- Tiens toi prêt, on risque d'avoir besoin de tes capacités dans peu de temps.
- Reçu !
- Préparez les canons ! Je veux sentir l'odeur de la poudre dans l'air ! Restez loin de l'eau et limitez les interactions avec le bastingage. À bâbord toutes ! Faites rugir les boulets, sabres au clair et pistolets prêts ! Nous combattons !

Un cri venu du cœur de tous les combattants s'éleva, tandis que de son côté, quelques navires plus loin, l'ingénieur minuscule semblait donner des ordres au travers d'un système de communication bien plus spécifique que celui dont disposaient les deux camps. C'est dans cette optique que bientôt rugiraient les canons, à la surface, tandis qu'un feu nourri serait porté au maudit de l'ébullition par la maîtresse du combat à distance. Sous l'eau désormais hostile, un tout autre combat se jouerait quelques instants plus tard, tandis que le premier trait lumineux quitterait le Kibo no Felicity et que le chef de l'Alliance s'accroupirait devant une surface vide du pont gigantesque de son galion...



PX-23, Pacifista X-Edition

Les pouvoirs du maudit étaient terribles, il était vrai. Le camp des récolteurs de prime se retrouvait privé de toute approche navale conventionnelle, en plus de devoir subir les déconvenues terribles liées à la température infernale de l'eau : les vapeurs, qui viendraient bientôt clairement gêner leur champ de vision, ainsi que la chaleur par bouffées capable de désorienter les moins endurants. Toute chute dans l'eau pourrait s'avérer fatale, tandis que la moindre vague se changerait en véritable tentacule de colère bouillante. Pourtant, il était un atout qui se trouvait relativement touché, si ce n'était qu'incommodé faiblement, par une telle manœuvre. Sous la surface désormais clapotante de l'eau, à plusieurs dizaines de mètres de profondeur, des formes humanoïdes impressionnantes progressaient en direction du centre du lieu de rencontre. En l'occurrence, celle de PX-23 se détachait du lot, car il avait commencé à voyager en premier vers son objectif... mais il n'était pas seul. Un cadeau de Chairoka, que le vieux traqueur avait accepté avec plaisir. Cinq Pacifista X-Edition : un investissement colossal, considérant le prix de création de ces bijoux de technologie. Pourtant, ils étaient bien là, bien prêts à servir, et ils allaient le faire. Ils avaient reçu leurs ordres. Ignorant le navire colossal de Tengoku no Seigi, ils se déployèrent en arc de cercle entre les deux flottes, rivés vers l'armada du Yonkou.

Puis, des cinq robots de guerre, une nuée de torpilles s'extirpa comme une nuée d'abeilles se dirigeant férocement vers des points qui se situaient simultanément sous la caravelle où le maudit de l'ébullition faisait son oeuvre, ainsi que plus loin encore, sur les premières lignes de la véritable flotte de l'Empereur. Chacun de ces missiles était capable de provoquer des dégâts colossaux à toute structure navale digne de ce nom : les pertes, s'ils atteignaient leurs objectifs respectifs, seraient lourdes...

Après tout, c'était pour un massacre qu'on les avait déployé ici et, même si leurs capteurs leurs indiquaient en tout sens que la température anormale ne pourrait que leur nuire à la longue, ils disposaient d'un arsenal d'une telle qualité que l'enfer qu'ils allaient faire remonter des abysses risquait fortement de devenir l'une des préoccupations prioritaires des pirates du Tenryon. Ils avaient été configurés pour un combat sans merci, sans fioritures : torpilles, fusils à haute cadence automatiques, bombes... la liste était longue, mais elle ne faisait définitivement pas dans la dentelle.



Groogal Madoka


Il les sentait, sans peine. Il les avait senties bien longtemps avant que la bande de joyeux lurons n'arrive à la surface, mais n'avait pas voulu interrompre leur session musicale. Cela faisait plusieurs jours déjà que le plus vieux chasseur de prime encore en activité avait décidé d'accompagner cet équipage détonant, pour son dernier voyage. Il n'attendait plus rien de la vie : pas de compagne, pas de progéniture. Même les combats étaient devenus fades et insipides. Non... ce qu'il voulait, c'était léguer quelque chose au Phoenix, si ce dernier pouvait lui montrer que lui même et ses compagnons en étaient dignes. Leur insouciance et leur naïveté, qui ressortaient parfois dans des temps comme ceux de ce duo improvisé, était touchante. D'une certaine façon, cela lui rappelait de bien plus jeunes années... à une époque où des légendes du monde actuel, comme Gol D. Roger, n'étaient même pas encore ne fut-ce qu'une idée dans l'esprit de leurs géniteurs.

Maintenant, il les ressentait clairement : les voix, à la surface. La peur. L'anxiété. La colère. La violence. Tant d'émotions qui se mélangeaient à l'infini, comme il se devait d'être le cas sur tout champ de bataille, sur toute plaine de désolation. Fut-elle dans les bleues étendues de la mère océanique ou sur les vastes déserts d'une contrée telle que Alabasta. Une bataille se préparait, et le Madoka n'était clairement pas ignare quant à ses tenants et ses aboutissants. Il pouvait sentir la voix d'un vieil ennemi, un adversaire qu'il avait eu l'occasion d'affronter autrefois... qui l'avait finalement surpassé, par le passé. Quelque chose le concernant était différent. Quelque chose d'intrinsèque... et ça n'avait rien de rassurant.

Lorsque les secousses d'une entrée brutale à l'air libre se firent ressentir, la vieille vouivre ne sembla pas décontenancée. Pas le moins du monde. Cette secousse, elle l'avait vécue de nombreuses fois, avant de finalement s'en remettre à ses propres capacités pour se déplacer. Là était le glas terrible de sa vie : son corps bougeait, mais il ne ressentait que rarement la plus simple étincelle de joie ou d'émerveillement. Sa vieillesse le rendait sage, avisé et expérimenté, plus que de raison. Il voyait les choses avec un pragmatisme tel qu'aujourd'hui, il ne pouvait plus réellement se targuer d'appartenir à un camp autre que le sien. Mais son heure était révolue, et le passage de témoin approchait : il était de son devoir de permettre à cette génération nouvelle et pleine d'espoirs de faire retentir à nouveau les cors du changement au travers du monde.

Les choses s'enchaînèrent très vite. L'ancien, lui, resta de marbre. Il se rapprocha néanmoins des compagnons du Phoenix : le capitaine était parti à l'assaut suite à une énième bravade, à laquelle le vieillard s'était amplement habitué. Son second, lui, s'était affairé à donner un avantage stratégique à ses alliés. Bientôt, une secousse ébranlerait le bâtiment naval tandis que le rayon de lumière partirait exploser dans sa cible, sans aucune forme de pitié. De son côté, le dragon observait ces jeunes têtes qui n'étaient pas certaines de vouloir savoir dans quoi elles étaient tombées. Pourtant, elles faisaient front : elles avaient peur. C'était évident. Qui serait resté de marbre face à un tel spectacle ? La vérité du Nouveau-Monde leur éclatait au visage, à peine sortis des fonds marins. Malgré tout, ces jeunes gens faisaient front.

- Parmi les épreuves qui vous attendent, celle-ci sera sans merci. Gardez courage, et permettez à un vieil homme de donner un petit coup de main à ceux à qui il laissera son monde.

Il ne parlait pas spécialement de ses terres, même s'il était évident qu'elles devraient trouver un héritier digne de ce nom. Non, il faisait référence à ce monde, dans son intégralité. Son avenir, ses possibilités, ce qu'il deviendrait. Les couleurs vives qu'il adopterait peut-être, si des idéalistes aussi chevronnés, ambitieux et courageux que ces jeunes êtres parvenaient à leurs fins. Dans ses derniers instants, qui pourraient durer le temps de cette journée comme encore quelques années, Groogal s'était offert un luxe auquel il n'avait pas goûté depuis longtemps : l'espoir. S'il fallait défendre ces jeunes pousses pour les voir atteindre leur croissance pleine un jour, alors il le ferait.



Ordre de réponse :
MJ CDP - MJ Decima - Edward - Nakata - Kyoshiro - Nook - Kari - Lilianna
Vous disposez de 72h pour répondre. Une fois ce délai écoulé, votre tour sera automatiquement passé. Vous disposez d'un délai de 24h additionnelles que vous pouvez utiliser, exceptionnellement, pour étendre votre tour si besoin.
Si vous ratez deux tours consécutivement sans prévenir au préalable, vous serez exclus de l'event. Si vous ratez un tour, mais en ayant prévenu au préalable, il n'y aura aucune incidence sur votre event.

Côté CdP > l'eau bouillante provoque du désarroi, des blessés plus ou moins graves dans les troupes "lambda", ainsi que quelques dommages mineurs sur les navires les moins qualitatifs. Mijushike ordonne à Elria de tirer sur Thonus, ce qu'elle s'apprête à faire, avant qu'ils ne soient interrompus par l'arrivée des Tengoku No Seigi. Ensuite, dans l'ordre :

  • Elria fait feu sur Thonus, conjointement à l'attaque de Nakata, autant de fois que nécessaire pour toucher. Elle utilise un fusil de précision et des munitions en granit marin.
  • Mijushike ordonne aux navires de manoeuvrer pour se préparer à faire feu, ainsi qu'à l'un de ses subordonnés de se préparer à la suite. Les navires font feu peu de temps après, sauf ceux dans la trajectoire du Kibo. Mijushike, lui, semble préparer quelque chose sur son navire personnel.
  • Sous l'eau, des Pacifista X-Edition au nombre de 5 font feu sur la flotte d'Hadès et le navire de Thonus à l'aide de torpilles explosives, qui provoqueront des dégâts importants. Ils ont été détachés sur ordre de Chairoka. Ils sont armés dans l'optique d'un combat massif (avec beaucoup d'armes explosives ou à effet de zone). Ils sont relativement peu affectés par la température de l'eau.


TNS > Hojo fait passer l'ordre à sa flotte de ne pas vous attaquer... sauf si vous retournez votre veste. De même pour les Pacifista, via Oreo. Groogal, quant à lui, reste sur le navire et s'adresse rapidement à Nook, Kari, Lilianna et Lara. Il vous défendra si nécessaire. Si les torpilles des Pacifista touchent, le Kibo sera sans doute secoué par l'explosion.

Edward > tu peux être ciblé par les boulets de canon ou les torpilles, selon ce que le MJ Pirate décidera de faire avec Mendela (placement, etc...).

Ci-joints le schéma :
Spoiler:
 

Le rond violet est le gros navire de la Triade.
La bande rouge est l'Armada de Hadès.
Le rond rouge est le navire de Thonus.
Le rond jaune est le Kibo.
La bande blanche, ce sont les pacifista sous l'eau.
Le croissant orange est la flotte de Mijushike.

Mijushike Hojo est lvl ???
Groogal est lvl 49.
Liao Hojo est lvl ???
Elria Shiva est lvl 44.
Oreo est lvl ???
Bethany est lvl ???

Les Pacifista X-Edition sont lvl 45.
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MessageSujet: Re: L'histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe NM]   Mer 21 Nov - 20:13



Hadès Tenryon

    - Des engins résistants à la chaleur ?
    - Des Pacifistas, sombre imbécile.

Hadès regardait la scène avec un air tristement sérieux. Il n’avait aucune envie de sourire, et l’idée même que des créatures mécaniques aient pris part à la bataille ne le réjouissaient pas. Mais ce qui avait été le plus drôle à voir durant ces dernières secondes, ça avait été la surprise qui s’était lu sur ses traits à l’arrivée de l’équipage des Tengoku no Seigi : imprévisible, en soi. Heureusement, l’écholocation de leur allié sous-marin avait permis à la plupart d’entre eux de se préparer : et alors que l’attaque principale était censée viser Thonus, le navire s’envola avec ses alliés dedans… Et resta dans les airs. Les missiles tirés par les Pacifistas firent brusquement demi-tour et revinrent à l’envoyeur : toute leur puissance de feu produisit un immense flottement, alors que sur le navire du Nebula, un homme sortait, impassible.


Ragnarock, Jörmungand

    - Bien, bien. Je crois que nous avons fini de jouer l'entrée en scène.

Ragnarock, en chair et en os. Une balle de précision fut tirée mais n’arriva cependant jamais à destination tandis qu’un autre être d’une puissance tout à fait aberrante entra en scène, un katana dans la main gauche. Thonus souffla un coup devant cette intervention salvatrice : Jörmungand était sorti de son terrier.

L’attaque de Kyoshiro fut le clou du spectacle puisqu’elle se portait vers la cible évidente la plus imposante. Elle arriva à bon port sans que les pirates ne prennent la peine de l’intercepter, et brusquement les panneaux basculèrent. Le système de camouflage était composé de miroirs capables de refléter la lumière pour éviter d’être distingué de trop loin. Le laser passa proche du navire des Tengoku, dans l’autre sens, mais se dirigea vers le dernier des Pacifistas qui, en plus d’avoir à encaisser sa propre puissance de feu, devrait subir l’attaque du fou furieux de lumière. Au loin, on pouvait cependant voir que le navire avait malgré tout subi quelques dommages, et qu’une silhouette était apparue, tiquant devant cette attaque.

    - Nakata Fenice.

La voix tonitruante de Hadès retentit dans l’escargophone, plus jeune qu’elle ne l’avait été ces trente dernières années.

    - Ton orgueil a atteint le Nouveau Monde avant toi. Tu veux te lancer dans cette grande aventure ? Passe ton chemin. Toi et tes nakama avez une dernière chance de survivre.

Ce n’était pas une proposition anodine. S’il ne le craignait pas, il savait que les imprévus pouvaient faire tourner la bataille au vinaigre. Alors que quelques embarcations subissaient des dommages suite aux attaques lancées par les Pacifistas, la majorité semblait s’en tirer plutôt bien. De toutes les manières, il était prêt au sacrifice de quelques navires pour l’emporter : mais en élevant Thonus dans les airs, il venait de perdre un atout, et il allait devoir s’en passer à présent. Ragnarock avait son fruit du démon depuis ses six ans, il avait eu le temps d’apprendre à le maîtriser. C’était loin d’être un novice, contrairement à tous ceux de cette « nouvelle génération ».


Mendela Yorkshire

Mendela observa la scène avec un intérêt certain. Kyoshiro était là, et il comptait bien se le faire, mais il avait reçu d’autres ordres. Son sourire supplanta finalement ses envies : ils étaient éloignés du champ de bataille principal, puisque beaucoup plus à gauche de ce dernier. Leur navire n’aurait sûrement pas l’occasion de rencontrer celui des Tengoku no Seigi avant un long moment, alors autant profiter.

    - Les gars, on met en place la manœuvre ! Hurla-t-il.

Une bataille navale ne pouvait se jouer sur l’immobilisme. Leur écholocateur repérait en ce moment-même les obstacles, ou du moins l’avait déjà fait. Les Pacifistas étaient la principale source d’inquiétude, encore aurait-il fallu qu’ils soient présents dans leur zone, ce qui n’était pas le cas. En combat direct, les chasseurs de prime avaient tous les risques de perdre, mais c’était surtout le fait de diminuer leurs effectifs qui avait amené Thonus à jouer le risque, bien qu’il n’avait accepté que sous la protection de ces deux gaillards solidement bâtis.

Avec un air finalement libéré, les navires qui n’arboraient pas le symbole de l’équipage de Hadès se détachèrent pour se diriger, grandioses, en direction de la flotte de Mijushike. Ce ne fut cependant pas la seule attaque que les chasseurs de primes auraient à subir, puisqu’un canon sortit du navire de la Triade, et visa le centre de la flotte où se trouvait Elria. Il ne tarda pas, sous la protection de son héraut, à tirer une puissante attaque qui, contrairement à Kyoshiro, n’était pas composée de lumière mais d’électricité. Le puissant rayon se dirigea vers les forces de l’ennemi, tandis qu’une centaine de boulets de canon prirent la suite, tirés en hauteur pour atterrir sur la flotte. Ils allaient commencer par réduire leur nombre, les submerger rapidement.


Synchrone, Tour Decima

Un navire s’avança en direction de celui des Tengoku no Seigi au même instant. Il était plus rapide que les autres : plus léger, sûrement plus fragile. Dessus, deux personnes qui n’auraient jamais dû se trouver ici contemplaient la proue en forme de sirène, l’air absent. Un des quelques cadeaux offerts par Centes pour prouver sa bonne foi. Branch et Cara Lroft, totalement lobotomisés par le pouvoir de l’Empereur, étaient accompagnés par un homme qui semblait relativement calme. Connu pour être l’un des plus grands pacifistes de cette génération, il était aussi lié à des affaires à la solde des Decimas. Il prônait la non-violence la plus totale, en temps normaux. Son regard bien éveillé laissait penser qu’il en était autrement aujourd’hui.

    - Mes amis, passez votre chemin. Moi, Synchrone, souhaiterait que vous écoutiez la voix de la raison. Apaisez-vous.

Sa voix était transmise, mais l’effet était malgré tout visible. Tous ceux qui entendaient sa voix étaient plus détendus, plus apaisés. Contrairement aux autres Decimas, il n’était en rien un spécialiste en combat : il n’était là que pour aider ceux qui en avaient besoin à perdre leur intérêt dans la bataille. Cela, couplé à l’offre de Hadès, pourrait mettre les Tengoku no Seigi dans de bonnes conditions, de quoi leur faire éviter la bataille avant quelques heures.


Enora, la Sage

    - J’t’explique le plan. On rapplique, Mendy te prend sur le navire, tu l’exploses, tu passes au suivant avec lui. Il subira pas ton explosion, d’accord ?

Le plan était simple. Ils se dirigeaient vers la flotte avec une fausse armada, composée en partie de pécores qui avaient pour simple but de noyer le poisson. L’objectif était de mettre Edward Lawrence dans son élément, et d’exploser la partie ouest de la flotte de Mijushike, permettant de réduire l’effectif à ce niveau-là. Ils savaient qu’il n’y aurait pas les éléments centraux qui étaient réunis sur d’autres endroits, et grâce au Haki d’un des hommes de Hadès, ils pouvaient sans mal esquiver le maître de cette flotte. En revanche, il fallait faire vite.

    - On s’en fout de tous les tuer, faut les acculer comme des rats.

La personne qui parlait n’était autre qu’Enora. En réalité, cette femme était d’une nature calme. On la surnommait « La Sage » dans un équipage de taré. Elle faisait partie de ces fameux « atouts » qu’on n’aurait pas pensé à éliminer en premier lieu, et pour sûr : leur contingent était suivi par une trentaine de créatures marines qui lui obéissaient au doigt et à l’œil. Et sur le Nouveau Monde, on trouvait des saletés vraiment pas commodes, et particulièrement intelligentes… Aucune capable de venir à bout d’un Pacifista, certes, mais nombreuses étaient celles qui pourraient emmerder leurs adversaires.



Résumé : Dans l'ordre, le navire s'élève dans le ciel, et s'y stoppe, il surplombe une partie de la scène. Ensuite, les Pacifistas voient leur missile en retour à l'envoyeur, sauf pour ceux envoyés sur la flotte qui (je passe sous silence) sont soit arrêtés par des lieutenants, soit atteignent leur cible. Le rayon de Kyoshiro est renvoyé par réfraction, en revanche je vous ai demandé des dés : 1 chance sur 10 que ça touche les Tns, pareil pour la flotte de Hadès, et la flotte des Cdp. On y a échappé, en revanche ça a touché un des cinq Pacifistas.
La réplique n'est pas virulente, il n'y en a pas. Hadès pourparle tandis que le canon et les boulets pleuvent à partir de leur gros navire de la Triade. Le rayon est composé d'énergie électrique, en revanche les boulets sont standards et donc sans réel intérêt que d'occuper l'ennemi.
Enfin, Synchrone arrive au niveau des TnS et leur demande d'arrêter le conflit. Il a une voix qui apaise réellement. Les deux autours de lui sont deux Supernovas (Cara Lroft (205.000.000) et Branch (320.000.000)) apparemment sous le contrôle de Centes. Ils respectivement dans l'équipe de Eko et dans celle de Tengen.
Le feu nourrit des CdPs trouvent une réponse (passée sous silence) là où il n'y a pas la Nak' & co.

Edward > On t'explique le plan. Des monstres marins suivent sous l'eau.

Du côté de Hadès :

Hadès Tenryon est niveau ??? (???)
Ragnarock est niveau 48 (930.000.000)
Jormungand est niveau 40+ (670.000.000)
Mevin Domo est niveau ??? (360.000.000)
Vindex est niveau ??? (155.000.000)
Thonus est niveau ??? (112.000.000)

Du côté des Decimas :

Synchrone est niveau ?? (/)
Branch est niveau ?? (320.000.000)
Cara Lroft est niveau ?? (205.000.000)

Du côté d'Edward :

Mendela Yorshire est niveau ??? (530.000.000)
Enora est niveau ??? (30.000.000)
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MessageSujet: Re: L'histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe NM]   Sam 24 Nov - 19:56







Début 1506 ~ Quelque part sur Grand Line






La brise maritime vint m’effleurer de sa légèreté tandis que mes bras s’écartaient, comme pour accueillir le monde et son immensité. Ou plutôt, ce parfum de liberté qui semblait pouvoir me soulever, me délester de mes tourments. Et puis, cette éphémère accalmie fut interrompu par les tumultes des affrontements, déchirant mon idylle. L’heure n’était pas aux songes, mais à la guerre. Triste époque, triste constat. Alors, dépliant un voile noir et opaque, mes yeux se dérobèrent de ces funestes festivités pour atteindre un monde plus pur, plus coloré. Un champ de fleur bercé par des rires innocents. Des papillons qui voletaient paisiblement. Une idylle bien loin des abcès qui empoisonnaient le monde.

Et alors elle résonna, aussi horripilante qu’envoutante. La voix de cette succube qui venait de s’employer à m’arracher de mon petit brin de paradis. Dès lors, mon esprit sombra et mon cœur fut englouti dans un flot d’émotions diverses tandis que mes convictions vacillèrent. Alors, du fin fond de mon être, mon âme résonna, délivrant son inflexible vérité.

« Non. »

Un refus net, catégorique. Une objection qui secourrait peut-être les témoins de la scène par son caractère imprévisible et empreint de folie. Pourtant, cette réplique avait été formulée d’un ton calme et maitrisé, presque doux, ce qui contrastait avec mon habituel tempérament explosif. La colère, l’indignation et toutes leurs dérivées semblaient avoir été dissipées nets, comme déloger par quelque chose d’encore plus fort, d’encore plus grand. Car l’annonce de la primée allait bien au-delà de tout ça.

Un frisson s’était immiscé dans mon corps, refroidissant mes entrailles, congelant mon cœur. En mon for intérieur régnait un curieux mélange entre déception et tristesse. Ainsi, mes yeux se chargèrent d’une teinte sombre et mon rictus habituel se dissipa. Et il était futile d’espérer rejeter cette faute sur la tacticienne : les ordres et les décisions venaient d’en haut. Ce qui était bien pire, en soi.

Alors, après plusieurs soupirs, ma voix s’éleva de nouveau, dans un registre différent, plus humain que ne jamais, tandis que mes yeux allèrent se perdre vers l’horizon, là où l’étendue azurée ne souffrait d’aucune présence navale.

« En tant que pirate, je suis un homme libre. Alors si je dois me battre, je le ferais comme je l’entends. »

N’était-ce pas là l’essence même de la piraterie ? Avec ces mots soigneusement soupesés, j’espérais nuancer mon propos. Il ne s’agissait pas là de simplement décliner les ordres, mais plus d’affirmer ma position. Je voulais agir en homme libre.

Et puis, les traits de mon faciès se durcirent tandis que mon front s’était garni d’une veine. Rassemblant mon esprit combatif, je lançai un regard courroucé aux navires ennemis qui se faisaient de plus en proches tandis que mon cœur souffrait toujours de la même désillusion. Ce combat n’avait pas de sens, il n’était pas le mien. Je ne voulais pas être ici, à combattre pour des idéaux étrangers. Alors, mon poing se resserra et s’éleva dans les airs tandis que mes mots vinrent préciser ma position.

« Les chasseurs de prime sont les ennemis de la liberté. S’ils essaient de nous la retirer, alors nous leur prendrons leur futur. »



______________________







Ed est blessé par le plan.

Il énonce ses idéaux et réaffirme sa position.


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Fenice Nakata
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MessageSujet: Re: L'histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe NM]   Sam 24 Nov - 23:07

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D'aussi gros poissons sur un si petit navire ? La flotte doit être démunie, actuellement...


Hadès Tenryon avait sérieusement décidé d'envoyer sur les devants du front deux des meilleurs éléments de son Empire, tout en sachant pertinemment qu'ils risquaient d'être placés hors d'état de nuire si Mijushike Hojo décidait de répandre sur eux le feu de son artillerie ? Si l'intervention du pouvoir étrange qui semblait appartenir à Ragnarock avait étonnée Nakata, lequel avait lorgné d'un air curieux l'ascension du navire de Thonus vers le plafond bleuté de ce théâtre apocalyptique, elle n'était en aucun cas la garantie d'une survie durable en plein milieu d'une armada adverse. Certes, les chasseurs de primes n'étaient pas encore là et il restait possiblement, de ce fait, une marge de manœuvre suffisante pour que le vieil Empereur puisse, directement ou indirectement, veiller à la sécurité de ses sbires... Mais, en l'état, ils courraient des risques qu'ils ne mesuraient pas forcément.
Les mêmes risques auxquels les membres de Tengoku no Seigi s'exposaient en s'aventurant aussi effrontément et aussi impunément à la rencontre de la plus redoutable des flottes du Nouveau Monde.
Non sans un soupir, donc, l'ancien capitaine corsaire rejeta sa pleine attention sur l'offensive que Kyoshiro, de son côté, avait canalisé et expédié conformément à son souhait. Le gigantesque navire affilié au vieillard, toutefois, ne broncha pas : il sembla même répercuter l'assaut lumineux vers les abysses, sans que le Fenice ne puisse saisir réellement les conséquences qui découleraient ou non de ce retour à l'envoyeur pour le moins impromptu. Ils trouvaient réponse à tout... Cela ne fit qu'accroître davantage encore le sourire dont il paraît son faciès à l'occasion de cette bataille qui s'annonçait anthologique. Il espérait, bien sûr, qu'ils ne seraient pas de bout-en-bout relégués au rang de simple donnée à prendre en compte, de figurants quelconques sans poids conséquent, et qu'ils sauraient s'émanciper de la condition de rookies qu'on devait leur prêter d'un côté comme de l'autre du no man's land afin de prouver qu'ils étaient prêts à causer de sévères remous à cet océan. L'espoir, toutefois, ne suffirait pas : il n'en avait que trop amplement conscience, ayant à plusieurs reprises été contraint à l'impuissance qu'il avait si longtemps fuie, et imaginait que son panache devrait tôt ou tard s'accompagner d'une dose abondante de sang-froid et d'obstination.

Puis, contre toute attente, l'escargophone du musicien se fit entendre. Ce dernier, décontenancé, eut un moment d'hésitation avant de décrocher, la curiosité prenant finalement le pas sur le peu de retenue que ses impétueuses habitudes avaient pu épargner. Il entendit alors une voix rauque, inébranlable et autoritaire au possible lui destiner des mots, à lui, personnellement. Des mots peu engageants, à n'en pas douter : on lui demandait peu ou prou de s'en aller et de ne pas se retourner, et on lui promettait une apparente clémence s'il se pliait à cette requête qu'on lui faisait parvenir. Il eut un haussement de sourcil, davantage à cause de l'intensité de cette voix qu'à cause des propos dont elle avait été l'auteure : qui se trouvait de l'autre côté de ce combiné ? S'il avait cru, l'espace d'un instant, que le pirate qui lui avait adressé vertement ces quelques lignes devait être le belligérant adverse, il avait finalement évincée cette éventualité en songeant qu'elle semblait trop hardie et intelligible pour appartenir à un vieillard, quand bien même celui-ci ne pourrait en aucun cas être qualifié de décrépit. Alors, qui ? L'un de ses hommes de main ? L'un de ses proches lieutenants ? La question demeurait intacte mais, dans le fond, le Phoenix n'avait nul besoin de voir sa soif de curiosité être épanchée pour répondre à une demande aussi outrageante. On cherchait à saper son autorité de chef et à lui faire courber l'échine, en l'occurrence : on lui demandait de renoncer à son indépendance et à son audace, en somme, à s'en retourner jouer dans la cour des jeunots qu'il venait tout juste de quitter avec l'empressement enjoué qu'on lui connaissait pourtant. Il allait sans dire qu'à ce titre, cette demande répugnante était aussi osée qu'inacceptable... Et il y répondit donc de la plus spectaculaire et, paradoxalement, de la plus risible des manières.


Ton orgueil a atteint le Nouveau Monde avant toi. Tu veux te lancer dans cette grande aventure ? Passe ton chemin. Toi et tes nakama avez une dernière chance de survivre.


Il avait répété les mots qu'on lui avait destiné, à la syllabe près, et le tout en arborant un air particulièrement benêt dans l'ambition évidente de froisser son interlocuteur, qui qu'il fut. Oui, il se moquait ouvertement de celui qui, croyant pouvoir l'effrayer, lui avait destiné une menace dont il n'avait que faire : ce seul exploit époustouflant poussa la majorité des membres de Tengoku no Seigi encore présents sur le pont à écraser leur front dans leur main droite. S'il aurait pu s'arrêter là, considérant le fait que cette réplique acerbe et mesquine, emplie d'un fiel certain, saurait probablement envenimer la chose et offrir à son interlocuteur une bonne raison afin de croiser le fer avec lui, Nakata ne mit pas derechef un terme à son éloquente causticité. A contrario, il poursuivit non sans nonchalance, quoiqu'ayant un regard qui, objectivait, transpirait l'assurance et la détermination, lesquelles étaient palpables jusque dans le brin de sa voix que l'escargophone pourrait alors retranscrire à l'identique.

Je me fiche de savoir qui vous êtes, et je me fiche de savoir si votre flotte est constituée des équipages les plus sanguinaires du monde ou si elle n'est qu'un amas des débiles neurasthéniques et congénitaux les plus répugnants qui soient. En un mot comme en mille : si vous tenez à vos navires, éloignez-les. Ce sera mon seul et unique avertissement.


C'était dit et énoncé limpidement : on ne pourrait en aucun cas lui reprocher un éventuel manque d'honnêteté... Même s'il imaginait qu'aucun forban digne de ce nom n'attachait de réelle important à un concept aussi vague. Hadès Tenryon aurait probablement trouvé tout-à-fait judicieux que le Phoenix accepte cette requête de s'éloigner momentanément pour finalement revenir à la charge en traître en enfonçant l'arrière de ses positions... Mais cela n'aurait en aucun cas aidé le blondinet à se faire respecter. On pouvait juger que sa décision était par conséquent celle d'un imbécile inapte qui, sous couvert de gloire, allait entraîner ses camarades au-devant d'ennuis et de dangers certains qu'il aurait indéniablement pu leur éviter s'il avait été plus couard et plus vicieux... Ou on pouvait tout simplement comprendre qu'il ne percevait pas cette bataille comme une simple escarmouche, mais bel et bien comme l'étape qui marquerait indubitablement le commencement de sa vie de Roi. Pour lui, c'était ici et maintenant que se jouait la renommée qu'il traînerait pendant des années, sinon des décennies. Elle serait bien sûr soumise à modifications à l'avenir, mais il ne pouvait décemment espérer être respecté par ses pairs s'il continuait à fuir la queue entre les jambes, ou s'il ne ripostait que par le biais de la lâcheté. Combien de Nebulas avaient jadis été moqué jusqu'à la mort pour un comportement jugé trop infamant ? De la protection des siens à l'opprobre de la pusillanimité, il n'y avait qu'un pas, pour les hors-la-loi de leur acabit. Un pas que le mythique, ayant grandi dans l'ombre de resplendissantes figures, ne pouvait se résoudre à franchir, ni même prendre le risque de franchir inconsciemment et involontairement. Il portait sur ses épaules les ambitions démesurées de tant et tant de ses compagnons et anciens frères d'armes qu'il n'aurait pu tous les énumérer, y compris en y consacrant le temps de cette bataille navale tout entier... Il devait se montrer, donc, à la hauteur des attentes qu'on avait placé en lui. Le musicien, irrévérencieux au possible, raccrocha sans rajouter nulle précision ni prendre le temps d’ouïr ce qu'on aurait pu lui objecter : la suite parlerait suffisamment d'elle-même, de toute manière, d'autant que le Kibo no Felicity s'était bon gré mal gré imposé en avant-garde de cette charge héroïque...



Une colombe ? Est-ce que ça dit quelque chose à quelqu'un ?


Ce fut Alidia qui, la première, particulièrement aux aguets, fit vent de la rencontre atypique qui se profilait à l'horizon lorsque le navire au pavillon orné d'une colombe se détacha du reste de la flotte afin de venir à leur rencontre. Alors que le reste de leurs opposants semblaient prioritairement vouloir défaire les chasseurs de primes, ceux-ci semblaient en revanche s'approcher de Tengoku no Seigi avec une certaine hâte. Une équipe de choc, constituée d'éléments compétents et impitoyables, afin de traiter avec l'impudence du capitaine à la toison d'or ? Ou simplement des parlementaires censés prolonger la discussion que le musicien estimait avoir clos, de son côté ? Voire, pourquoi pas, un équipage de Nebulas chargé de s'occuper de ces nouveaux arrivants, potentiels nuisibles ? Tout était envisageable, dans le fond, et tout poussa Nakata à se renfrogner. C'était désarçonnant, en soi, mais il n'aimait pas l'idée qu'on puisse le prendre par surprise : il aimait savoir à l'avance si une situation présentait un réel danger ou si, a contrario, elle pouvait lui permettre de fanfaronner. Néanmoins, il n'était plus réellement un apprenti capitaine : voilà belle lurette qu'il sillonnait les mers avec des femmes et des hommes à sa charge, et qu'il devait, en cas d'absolue nécessité, protéger de toute ses forces et de toute sa fureur. Autrement dit, il n'allait pas se décomposer et capituler pour si peu... Au contraire, il ne savait que trop bien, en passant le cap de Red Line, qu'il lui faudrait s'habituer avec ce type de complications s'il entendait continuer à gravir les échelons dans ce monde sanglant qu'était la piraterie. Et, envers et contre son attitude coutumière de tête brûlée, il était bien assez au fait de la sauvagerie de ses rivaux pour savoir qu'il valait mieux user et abuser de prudence... Si lui avait choisi de ne pas céder à la facilité en jouant la carte de la pernicie, certains de ses rivaux s'en donneraient sûrement à cœur joie s'il avait le malheur de s'exposer et d'entrouvrir sa garde, même un bref instant. Il prit donc les devants en s'avançant sur le bastingage jusqu'à pouvoir conserver à tout moment son regard rivé sur ces inconnus qui continuaient à s'avancer avec une assurance tangible. Les avait-on grassement payé pour donner leur vie à une cause qu'ils auraient mieux fait d'ignorer ? Ils ne tarderaient pas à le savoir, tous autant qu'ils étaient...



Oh... Je vais changer de cap... Sinon, on risque de percuter quelqu'un, à cette allure.


Contre toute attente, ce ne fut pas une salve de boulets mortels qu'on leur destina, pas plus qu'une offensive virulente basée sur l'utilisation tapageuse d'un fruit du démon quelconque. Au contraire, les forbans du Phoenix firent face à un assaut effectivement plus malfaisant, plus scélérat : on tenta de saper leur combativité, de les expédier ailleurs contre leur gré, sans même chercher à leur tenir tête. Était-ce là la preuve de la menace qu'ils pouvaient incarner, y compris en considérant le caractère neuf que revêtait leur spectaculaire arrivée, déjà remarquée ? Sans nul doute. Pour autant, il allait sans dire qu'aucun d'entre eux ne pourrait trouver, a posteriori, une once de réconfort dans ce postulat lorsque la bataille, déroulée en leur absence, ferait finalement les gros titre quelle que soit son issue. Natalia ne semblait, pour l'heure, pas avoir du tout conscience de cet état de fait : de tous les forbans réunis, elle était potentiellement, d'ailleurs, celle sur qui la persuasion avait le plus fait d'effet. Elle était paniquée, effarouchée à l'idée de voir d'aussi dantesques personnages s'abandonner à un combat vaillant à une poignée de mètres seulement. Oh, bien sûr, la proximité du capitaine et de son second, ainsi que la solide escorte qu'on lui avait composé, en les personnes de Damon et d'Hiko, avaient de quoi la rassurer quelque peu... Elle demeurait néanmoins trop humble pour son propre bien, et n'ignorait pas le fait que, dans le fond, elle n'avait pas sa place dans un océan aussi troublé. Doutait-elle encore trop de ses propres compétences ? Sans nul doute, mais le lui faire remarquer n'aurait rien changé : le serpent s'était introduit en elle afin d'y distiller son venin et, incapable de se rendre compte du mauvais sort qu'on venait de lui jeter, elle se mit à faire tournoyer le gouvernail sous sa propre initiative. Elle ne fut finalement coupée que par l'aboiement de l'un de ses proches et, potentiellement, de la personne qui lui inspirait à la fois le plus de confiance et le plus de sources d'inquiétudes : le capitaine, plus ferme qu'elle ne l'aurait cru, imposa à tous sa vision des choses en dictant des ordres auxquels elle ne pouvait décemment déroger.



Natalia ! On maintient le cap ! Ne l'écoute pas !


Elle tressauta face à l'invective dont on l'apostropha, puis déposa son regard sur la personne de qui elle émanait. Nakata semblait resplendir de confiance et d'assurance, comme à chaque fois, et la navigatrice eut un moment d'absence durant lequel elle se questionna. Comment pouvait-il sembler si constamment inébranlable ? Elle n'était pas membre de l'équipage depuis bien longtemps, certes : depuis Time End, soit quelque jours de plus que la majorité des petits nouveaux, à dire vrai. Elle n'avait, à ce titre, que rarement eu l'occasion d'entendre parler des épopées du Phoenix qui, contrairement aux apparences, n'était pas homme gonflé de vantardise : il aimait bien sûr que l'on remarque ses qualités, mais préférait souligner ses talents actuels plutôt que ses gloires passées. Elle ne l'avait même jamais entendu formuler quelconque complainte à propos de son jadis, là où d'autres membres avaient pu spontanément être tentés de le plaindre, en son absence. Elle avait par exemple appris par le biais de Damon qu'Hato, l'ancien bras-droit et ancien frère d'arme du mythique, ainsi que co-fondateur de cette formation turbulente, était décédé au combat sans même offrir à son vieil ami la chance de lui venir en aide. Elle avait su qu'on lui avait à d'innombrables reprises tourné le dos et que, des membres initiaux de l'équipage, il n'en demeurait désormais plus que trois : le vigie, l'actuel bras-droit, et la pêcheuse blonde. En somme, elle savait qu'il n'avait pas peuplé son passé que de moments heureux et insouciants et qu'il avait, comme tant d'autres avant lui, et comme tant d'autres après, épongé les caprices du temps et du destin. Alors, comment était-ce possible ? Comment pouvait-il être si calme, et si apaisé, à l'orée d'une bataille qui promettait d'être chaotique, infernale ?



Tout se passera bien. Nous sommes ici chez nous. Cet océan est à nous. C'est à eux de s'inquiéter. Pas à nous.


Contrairement à Natalia, il n'avait pas un seul instant été apaisé par la prise de paroles de son interlocuteur... Parce que son cœur ne souffrait à présent d'aucun trouble. Il était déterminé. Il n'était pas une bête de guerre assoiffée de sang, que la perspective d'un âpre combat mettait en joie. Bien sûr, il aimait mettre sa carcasse entraînée au défi, pousser ses limites jusqu'aux confins du raisonnable, tenter de sublimer l'art martial qu'il avait créé et qui lui était propre, reposant quasiment intégralement sur son utilisation parfois de son fruit du démon... Mais ça n'était, pour l'heure, pas au nombre de ses prérogatives. L'idée actuelle n'était pas celle de combattre, mais celle de dominer : il voulait régner, devenir celui qu'il avait toujours ardemment souhaité devenir. En vérité, il n'était pas ici par combativité : il était ici par orgueil. Toute sa vie durant, il avait mimé l'arrogance afin de courroucer ses ennemis et de les pousser à la faute. Cette fois-ci, le rôle prenait peut-être le pas sur l'auteur. Il savait qu'Hadès Tenryon se trouvait ici, et n'avait qu'une seule envie : faire ses preuves en se confrontant à ce vieux symbole de la piraterie. Pour autant, l'artiste forban demeurait serein et tranquille, comme jamais il n'avait pu l'être auparavant. Il ne pouvait bien sûr pas empêcher son imagination trop fertile d'accoucher de funestes prédictions... Mais il les réprimait avec acharnement. Sa placidité, toutefois, se mua en froideur lorsqu'il déposa un regard altier sur le malheureux hère qui avait osé insuffler dans le cœur de l'une de ses subordonnés une impardonnable toxine. Il avait pourtant prévenu...



Pas de sommation.





Pour le pavillon colombe, j'ai demandé l'information a Erwin préalablement !

Nakata réagit à tout ce qui l'entoure et fait finalement face au pouvoir chelou du Decima. Si certains membres de l'équipage, à l'instar de Natalia, sont touchés de plein fouet, ça n'est pas le cas de Nakata qui fait un rappel à l'ordre : il est serein, sait pourquoi il se trouve ici et maîtrise totalement la situation.

Liste des lvls (mise à jour)
Alidia, lvl 40.
Hiko, lvl 39.
Damon, lvl 38.
Lara, lvl 34.
Natalia, lvl 33.
Lapis, lvl 32.
Ruthven, lvl 28.

_________________
“Des chefs de guerre, il y en a de toutes sortes. Des bons, des mauvais, des pleines cagettes, il y en a. Mais une fois de temps en temps, il en sort un. Exceptionnel. Un héros. Une légende. Des chefs comme ça, il y en a presque jamais. Mais tu sais ce qu'ils ont tous en commun ? Tu sais ce que c'est, leur pouvoir secret ? Ils ne se battent que pour la dignité des faibles.”


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Kyoshiro
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MessageSujet: Re: L'histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe NM]   Mar 27 Nov - 0:13

L'histoire est écrite par les vainqueurs
 Event  | Nouveau Monde

             

             


C'était face au danger que la véritable nature d'un homme était révélée, lorsque sa propre vie était posée sur le fil du rasoir et qu'il devait nager contre le courant au risque de se laisser emporter à tout jamais. Si le fier capitaine des Tengokus en avait été le parfait exemple au cours de ces derniers mois, un exemple de courage et de vaillance qui ne pouvait que forcer le respect, Kyoshiro n'avait nullement eu besoin d'un discours dont seul son capitaine avait le secret pour comprendre cet évident constat. Il avait beau s'entraîner encore et encore pousser chacun de ses muscles jusque dans ses tous derniers retranchements, le guerrier savait mieux que personne qu'aucune leçon et aucun discours ne seraient à même de le préparer à la dure réalité. Le sang, les larmes et la douleur : quels moments pouvaient bien refléter cette horrible réalité ? Certes le samouraï n'avait pas autant de vécu que son capitaine en matière de combats et de perte d'êtres chers, c'était bien un terrain sur lequel il n'osait pas s'aventurer, mais pourtant il avait ouvert les yeux assez tôt pour réaliser que les affres de la cruelle réalité représentaient les meilleures leçons possibles.
Aussi se surprenait-il lui-même à se sentir particulièrement calme face à une situation presque suicidaire. Bien sûr la tension était toujours présent à l'arrière de son crâne, tentant de s'y frayer un chemin seconde après seconde, mais elle était facilement repoussée par le conditionnement mental d'un combattant qui n'était désormais plus le jouet de ses émotions. Il s'était efforcé de prendre exemple sur son capitaine pour rester concentré sans céder à la panique pour autant mais, malgré ces incroyables efforts, il reconnaissait l'importance de s'entourer de personnes qui n'étaient pas aussi sèchement conditionnées que lui. En effet même sans décaler son regard de sa cible il pouvait sentir la panique ainsi que la tension s'installer dans le cœur de plusieurs de ses compagnons et, le fait de le sentir aussi brutalement, cela ne pouvait que lui rappeler ce que cela signifiait d'être humain. Si lui-même était supposé être fort et inflexible comme une montagne face à la tempête, immense et imperturbable, il devait accepter que certains puissent être plus émotifs que lui et, d'une certaine façon, c'était aussi son rôle de rassurer et protéger ces plus « faibles » d'esprit. Tous n'étaient pas fait pour la  voie du sabre, tous ne pouvaient pas supporter la rigueur nécessaire à une telle dévotion et, enfin, tous n'étaient pas prêt à sacrifier leur propre vie et leurs désirs en plongeant dans une voie dont l'un des symboles était la droiture.
La droiture...parmi toutes les vertus du bushido il s'était toujours senti le plus à l'aise avec la bienveillance pour des raisons évidentes, mais au final il avait réussi à tous les englober pour devenir un samouraï à part entière. Peut-être pas le plus fort ou le plus respecté d'entre eux, c'était encore trop tôt pour cela, mais il était assez fier de l'homme qu'il était devenu.

S'armant de toutes ces vertus, de ses expériences passées et de sa volonté inébranlable de voir ses camarades sortir de cette bataille sains et saufs, le maudit débuta les hostilités par une attaque qui eut l'effet d'un pétard mouillé. Les forces adverses avaient-elles un devin dans leurs rangs, pour préparer un dispositif étant le contre parfait à ses attaques d'énergie ? Il s'en savait fichtrement rien mais, en voyant et sentant son attaque se diriger vers une autre forme de vie sous-marine, le jeune homme lâcha à voix haute sa pensée du moment :

  « Ah ouais, d'accord. C'en est presque vexant. »


Un claquement de doigts plus tard et l'énergie irradiante fut dissipée en un clin d’œil, car il en restait le maître incontesté qu'elle soit encore reliée à son corps ou non. Certes il n'arrivait pas à définir encore le type de voix que son observation avancée avait repéré sous l'eau, mais si l'ennemi renvoyait son attaque vers cette créature alors elle méritait d'être sauvée. L'ennemi de mon ennemi et mon ami, n'était-ce pas le proverbe en vigueur dans ce genre de cas ?

Concentré à recharger cette gigantesque arme pour viser une cible plus facile et commencer à faire de réels dégâts, le jeune homme écouta d'une oreille attentive la moquerie évidente de son capitaine à l'encontre de la personne de l'autre côté de l'appareil. En d'autres circonstances le lumineux se serait fendu d'un sourire devant cette marque d'impertinence, mais aujourd'hui il retroussa ses lèvres pour tuer dans l’œuf ce sourire avant de se reconcentrer sur le moment présent. Il en avait assez entendu pour comprendre ce que souhaitait son capitaine, pour comprendre qu'il ne passerait pas de marché et que le Kibo ne ferait pas machine arrière. Aussi, au moment où le Phénix terminait sa présent, une puissante détonation assourdissante couvrit le reste de la tirade du blondinet.
Certain qu'une telle attaque non-annoncée sur l'un des navires de la flotte attirerait sur lui l'attention de son leader, la seule réponse du maudit fut :

 « Bah quoi ? »


Espérant qu'un navire plus petit ne saurait pas arrêter cette lumineuse attaque comme l'avait fait le mastodonte, le bras-droit accueillit sans surprise le signal de son capitaine. Feu à volonté ? Tel avait été le plan depuis le début.

  « Ah bah ça tombe bien, ce n'était pas prévu au programme. Allez hop, la deuxième couche. »


Une seconde détonation eut lieu sur un autre navire de la flotte, un de ces qui seraient anéantis par une attaque lumineuse aussi soudaine qu'absolue. Cependant, alors que le garçon commençait déjà à charger les systèmes pour un troisième tir, son haki reconnut l'une des voix présentes sur le navire rapide qui fonçait sur le Kibo. À quand remontait la dernière fois qu'il l'avait senti ? Le Colisée ? Wa no Kuni, peut-être ? Oui, à cette épôque là. Mais que faisait-elle ici ? Kyoshiro ne pouvait croire qu'une si fidèle subordonnée de Eko pourrait le trahir en travaillant avec d'autres, cela n'avait pas le moindre sens. Aussi, avant de lancer son attaque, il se tourna vers son chef pour le laisser trancher sur la marche à suivre.

« Si je ne dis pas de bêtise, la lieutenant d'Eko Taka est sur le navire droit devant nous.  Cara Loft. Tes ordres, capitaine ? J'aimerai autant la garder en vie. »



   
   
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Nook Yamaka
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MessageSujet: Re: L'histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe NM]   Mar 27 Nov - 11:25

Pervers avant tout
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La bataille avait débuté, directement, sans la moindre sommation de la part de quiconque et, au final, même s'il avait un oeil affuté et une volonté infatigable, le jeune cuistot de Tengoku no Seigi était un peu perdu. Par les événements ? Non, ça, ça allait encore. Le vrai souci c'était le nombre de personnes qui se donnait de l'importance en se mettant à balancer des ordres dans tous les sens à l'attention d'autres mecs que le paramécia ne connaissait même pas pour défoncer des gens qu'ils ne connaissaient pas plus. Son capitaine était à part, lui lavait une légitimité pour le Pervcook car il le connaissait. Il avait entendu parler rapidement d'un certain Hades, un empereur pirate mais on avait parlé d'un vieux bonhomme type Groogal. Pour Hojo, il ne se rappelait plus tellement de ce qu'on lui avait dit à part quelque chose en rapport avec les chasseurs de prime. Bon... Jusque-là, il se sentait un peu étranger à tout ça, l'un des membres les moins forts de l'équipage du phénix, rassemblés là sur un bateau énorme au milieu d'une scène apocalyptique. Il aurait pu perdre les pédales, se barrer en vitesse dans les entrailles Kibo pour se cacher ou se mettre en boule dans un coin du pont pour pleurer mais il ne le pouvait pas. Kari était là, Lili était là et, pire encore, Lara était là.

La bataille qui avait commencé s'annonçait déjà monumentale alors quel homme laisserait de si belles et délicates jeunes femmes livrées à elle-même ? Alors, pendant que tout le bordel de tout le monde s'organisait au-dehors du pont du Kibo, Nook se tourna vers l'être le plus puissant du groupe, si l'on mettait de côté le capitaine. Un vieux chasseur de prime qui ne cachait pas son désir d'offrir son héritage, conscient qu'il allait y passer sous peu, le temple rattrapant après tant d'années.

- Oïe, Papy Groogy. On sait que tu te dis que t'es trop vieux pour ces conneries mais je compte sur toi. T'as peut-être plus long feu à faire dans ce monde mais t'es une brute, on l'a tous vu quand tu collais une déculottée à Nakata. Protège les filles avant tout.


Comme d'habitude, le pervers se moquait de sa propre sécurité tant que celle des membres féminins de l'équipage était assurée. Dans son dos, huit queues de laine dansaient aux rythmes de battements de son coeur, prêtes à se développer soudainement et à englober ses amis pour les protéger, la matière générée par Nook tressaillait d'impatience et d'excitation. Des filles sur le Kibo, dont sa chèrie, des filles chez les ennemis, des filles chez les alliés ... Il y en avait partout, PARTOUT. S'il avait décidé d'être fidèle, il n'en restait pas moins un grand adorateur du dieu pervers, un homme qui se devait d'honorer les femmes de ce monde par son regard aguicheur et pervers autour d'une maxime bien connue "C'est pas parce qu'on est au régime qu'on peut pas regarder le menu".

Son capitaine se foutait ouvertement de la tronche d'un mec, Kyoshiro canardait l'ennemi avec ses tirs lumineux, des trucs bizarres envoyaient du steak sous l'eau, un navire venait de s'envoler, les chasseurs passaient à l'assaut et pourtant, les yeux du tireur d'élite n'avaient d'intérêt que pour les corps magnifiques des guerrières qu'il pouvait apercevoir. Lara le savait mais elle connaissait celle qu'elle pouvait maintenant appelé "son homme". Un tel buffet allait lui offrir force et courage, Nook sera imbattable aujourd'hui, il devait faire bonne impression. Ce fut finalement sur ses intermèdes que la voix douce d'Alicia sortit le jeunot de ses relucages de circonstances.

- Euh, sauf votre respect, Alidia-sama, un colombe c'est un oiseau. Pas terrible en goût mais bon.  


Sur le coup, la question de la blondinette l'avait étonné. Elle était une femme intelligente, cultivée, stratège ; alors qu'elle se questionne sur la sens du mot "colombe" était une source d'inquiétude légitime pour le laineux. Alidia avait-elle déjà perdu la tête ? En regardant plus en détail son environnement, il vit se pointer un navire avec un pavillon représentant la mouette en question avec, à son bord, un mec chelou, une nenette plutôt bien roulée et un mec en racine.

- Ah ! Ok, my bad.


Alidia était intelligente mais aussi un peu sanguine, autant s'excuser donc. Quoiqu'il en soit, l'homme ressemblant franchement à une jeune femme commença à raconter des choses sur l'importance de se calmer. Il demandait aux forbans de passer leur chemin, de s'apaiser... Ces mots retentirent en la personne de Yamaka et le poussèrent plus loin dans sa réflexion, dans son propre subconscient. La colombe avait quelque chose d'apaisant, de relaxant mais quelque chose clochait : il essayait de retirer tout intention belliqueuse des habitants du Kibo, de les détourner de ce spectacle sanglant. Nook, toujours aussi naturel, n'écouta pas vraiment Kyoshiro et darda d'un oeil outré le pacifiste devant lui.

- Passer mon chemin ? M'apaiser ? Mais t'es débile ou quoi Jean-Jacques ?! T'as vu le nombre de gonzesses qu'il y a ici !? Comment tu veux que je me casse et que je m'apaise !


Le décima s'attendait probablement à devoir apaiser les envies de meurtre des nakamas du Fenice mais il était tombé sur quelque chose de bien plus puissant : la perversité d'un servant du dieu lubrique.

©️ Codé par Kari Crown


Bon bah Nook est un peu paumé malgré tout, il s'intéresse plus aux filles qu'il voit partout qu'à la bataille, comprend un peu les choses de travers et finit par être intéressé par notre colombe. Il oppose à la voix apaisante la plus grande de ses forces : sa perversion.
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Kari Crown
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MessageSujet: Re: L'histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe NM]   Jeu 29 Nov - 22:01

L’histoire est écrite
par les vainqueurs
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Prête.

Elle avait prononcé ce mot mais l’était-elle réellement ? Le sourire qui avait fleuri sur son visage se fana tout doucement. Elle était, et se sentait, surtout, ridiculement petite dans cette immensité, jetée au milieu d’un champ de bataille contenant des montres tous plus puissants les uns que les autres. Elle n’avait qu’à tourner les yeux vers les occupants de ce navire et observer les quelques têtes d’affiche pour le prouver.

Ils allaient se faire broyer… Le constat, qui faisait misérablement écho à ce qu’elle avait ressenti dans les profondeurs sous-marines de l’île des Hommes-Poissons, s’insinuait lentement en elle comme un poison. On lui avait parlé de courage et de confiance…

« Mais si l'inaction te convenait, tu aurais laissé Nook mourir. »


Ces paroles exactes ressurgirent des profondeurs de sa mémoire. Non… Oui… C’était faux, elle aurait pu tout aussi bien le faire. Elle avait tout fait par pur égoïsme… Pour… Pour… ?

Etait-ce du déni ? L’intérêt propre pouvait-il surpasser l’instinct primaire de la survie ? Kari l’avait fait. Elle avait pris la décision d’aller au-devant du danger, en y voyant, certes, un intérêt futur. Mais elle y était allée, courageusement. Elle pouvait être associée à ce mot, même si elle ne le voulait pas et qu’elle ne le voyait pas.

Paradoxalement, elle était aussi lâche. Ou plus exactement, l’avait été. Elle avait tourné le dos à beaucoup de monde, dans un éclat de lucidité. Elle avait toujours craint pour sa vie, craint que tout ne s’arrête trop tôt… Pouvait-on en vouloir à une personne qui avait envie de vivre ?

Son visage était aussi lisse que la surface d’un lac à l’eau calme. Ce n’était qu’une apparence qui cachait les véritables remous qui l’agitaient.

La rousse fut prise d’un brusque sursaut qui la ramena face à la réalité. Et ce que ses yeux virent au même instant aurait pu la faire replonger dans les abîmes de ses pensées : les charges conjointes du capitaine des Tengoku no Seigi, de son second et de la flotte de Mijushike Hojo furent presque repoussées aussi aisément qu’un vulgaire moucheron. Le navire ennemi le plus proche se mit à prendre de l’altitude, sous le regard médusé de l’ancienne chasseuse de primes. Le plus gros des vaisseaux se para de miroirs qui réfléchirent le rayon lancé par Kyoshiro.

Des monstres. Rien que ces attaques et leurs contres venaient prouver les quelques pensées que la Crown avait eu sur le sujet. Et alors que la voix de Nakata répondait d’un air moqueur au conseil prodigué par l’Empereur, un petit rire cristallin sortit de la gorge de Kari.

Sa réaction était inhabituelle quand on connaissait le personnage. Elle aurait pu, elle aurait dû être affolée par l’arrogance dont avait fait preuve le Fenice. Elle aurait même dû être la première à tourner vers lui un regard outré et effaré. Mais non.
La nervosité secouait discrètement ses épaules. La nervosité, les pensées qui la hantaient… C’était trop pour elle. Beaucoup trop, pour ses épaules si faibles, si fragiles, pour cette femme si mystérieuse et si discrète. Que lui arrivait-il ? Son rire finit par mourir dans sa gorge tandis que ses yeux cherchaient la silhouette du Phénix qui reprenait son sérieux. Et elle écouta, comme les autres sans doute, la véritable réponse fournie à Hadès : dégagez.

En un sens, la réponse rassura la manieuse de dagues sur un point : ils n’allaient pas abandonner. Enfin, ce n’était pas exactement ça qui la rassurait, mais plutôt le fait qu’ils ne tourneraient pas le dos à leurs ennemis. Malgré son état perturbé, certains réflexes restaient ancrés en elle et la méfiance en faisait partie : Hadès pouvait bien faire preuve de bonté en leur laissant une chance de s’en aller, c’était peut-être pour mieux leur planter un couteau dans le dos. La Crown, après tout, avait déjà maintes fois usé de cette ruse.

Son regard parcourut son environnement proche, virevoltant entre Nook et Groogal avant de se poser finalement sur Alidia. Kari suivit la direction de son regard pour apercevoir d’elle-même le navire de la flotte d’Hadès qui approchait d’eux. Qui était assez fou pour avancer un seul navire vers l’armada adverse ?

Ce nouvel événement força l’ancienne chasseuse de primes à se concentrer, malgré elle, sur autre chose que ses pensées. Elle fronça les sourcils, observant le pavillon qu’arborait le vaisseau solitaire. Une colombe. Le symbole de la paix. Un étendard comme les autres.

Et soudainement, la voix de l’un des occupants de ce bateau se fit entendre, s’insinuant dangereusement jusqu’aux oreilles des membres des Tengoku no Seigi. Si, certains furent insensibles aux douces paroles, d’autres se laissèrent berner, comme Natalia. Etaient-ils plus faibles d’esprit ? Plus paniqués que les autres ?

Les quelques vagues qui agitaient l’esprit de la Crown diminuèrent en intensité jusqu’à redevenir une eau calme à la surface lisse. La voix scélérate de Synchrone faisait son effet sur la rousse : elle se sentait soudainement apaisée, débarrassée de toutes ses préoccupations…. Bien. Elle se sentait bien, envahie d’un bien-être qui lui était peu naturel mais dont elle ne s’apercevait même pas.

Il avait raison. C’est ce qu’elle eut envie de dire et qui contredisait ce qu’elle avait pu penser quelques instants plus tôt. Machinalement, elle fit un pas pour s’avancer vers le bastingage, pour se rapprocher de la Tour Décima, pour entendre de plus près sa voix. Elle était si tranquille, si bien, qu’on aurait pu l’attaquer et qu’elle n’aurait même pas tenté d’esquiver, quand bien même ça aurait pu être une attaque mortelle.

Ce fut une autre voix qui coupa court à ce moment. Des paroles autoritaires vis-à-vis de Natalia, qui se firent par la suite plus rassurantes, plus douces, destinées sans doute à l’entièreté de l’équipage, mais qui gardaient une certaine fermeté dans l’intonation.

Kari était si calme à cause du mystérieux pouvoir de Synchrone qu’elle ne tiqua même pas sur les mots prononcés qui auraient eu le mérite de l’ébranler : elle avait toujours du mal à trouver sa place, à pouvoir dire qu’elle était chez elle. Or, à ce moment précis, elle donna raison à Nakata, grâce à la sérénité que lui avait procuré le Décima au travers de sa voix ensorcelante, comme si ce soudain apaisement lui avait ouvert la voie à l’évidence, à ce qu’elle n’acceptait pas, au moins momentanément.

La toile tissée par la voix de l’homme sur le navire au pavillon de colombe tenait bon : la Crown était apaisée. Mais pour autant, elle avait retrouvé sa lucidité perdue momentanément, en partie à cause des paroles fortes du Fenice.

Désormais, elle était prête. Prête à se battre, prête à se démener contre une flotte colossale. Prête… et aussi calme et sereine qu’elle ne l’avait jamais été.
Codé par Kari Crown


Du coup, Kari est un peu paumée (pour changer). Elle réagit à ce qu'il se passe à droite à gauche. L'effet apaisant de Synchrone fonctionne bien sur elle, même trop bien : si au début, elle doutait d'être réellement prête à combattre, l'apaisement de Synchrone lui ôte ce doute.

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MessageSujet: Re: L'histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe NM]   Sam 1 Déc - 0:16

With TnS, Edward et MJs



L'histoire est écrite par les
vainqueurs





Dans sa tête, tout n'était que brouillon. À l'instar d'une personne fragilisée, ce qui était certainement son cas sous quelques aspects, les couleurs et les sons l'agressaient. La détonation, puis le sifflement des boulets de canons qui traversaient l'air en direction d'un navire ennemi hurlaient à ses oreilles, emplissaient toute sa tête. La jeune femme avait l'impression d'être sur une scène dont on ne lui avait donné le scénario, voyant tous les acteurs jouer leur rôle tandis qu'elle se sentait complètement déplacée dans ce décor. Cela en était risible. Plantée là avec son arme entre ses mains, essayant d'adhérer à cette histoire dont elle ignorait tout, tentant de revêtir le rôle qui lui était confié.
Ils ne pouvaient être davantage à l'air libre, ainsi entourés d'air et d'eau et pourtant, Lilianna ne pouvait qualifier autrement que d'oppression ce sentiment qui lui pesait sur la poitrine et rendait son corps si lourd. Elle se sentait confinée sans vraiment réussir à déterminer l'origine de cette cage. Elle avait des amis autour d'elle. Toutefois, il lui semblait avec effarement se rendre compte qu'elle les craignait. Aussitôt la pensée formulée, la doctoresse s'empressa de la repousser violemment. Mais le mal était fait. Au final, la situation lui fournit une parfaite excuse pour échapper à un débat contre sa propre personne qui promettait beaucoup mais rien d'agréable. Aussi, la demoiselle se contenta bêtement et mécaniquement de se raccrocher à la seule pensée qui pouvait encore temporairement la guider.

*Tu as promis... Tu as promis... Tu dois tenir ta promesse...*

À l'heure actuelle, cette fameuse promesse était la seule chose capable de l'empêcher de céder complètement. Cette anxiété si brutalement ravivée n'allait pas lui faciliter la tâche dans les prochaines heures. Cependant, on ne choisissait pas l'arrivée de ce genre d'évènements. On le vivait tout simplement. Si malheureusement, son état psychologique n'était pas au beau fixe, elle devrait, tout comme ses compagnons, vivre cette journée comme elle venait. Et cela en passait par une rencontre avec la flotte d'un empereur.

Secouant la tête, Lilianna dût fournir un gros effort pour essayer de revenir à la situation actuelle et retrouver un semblant de compréhension. Kyoshiro venait de tirer en direction d'un navire. Ceux-là donc étaient les ennemis. Étions-nous pour autant du côté de l'autre flotte ? Pas forcément. Mais au moins, l'amnésique aux yeux framboises avaient une première idée de la direction où devaient porter leurs attaques. Elle fit un petit pas d'un côté et fit bouger ses doigts pour s'assurer que son état n'avait pas engendré la rupture entre son cerveau et ses membres et que son corps ne lui ferait pas défaut au premier mouvement. Rassurée par ce point, elle put retrouver peu à peu davantage ses sensations. Son ouïe, notamment, quelque peu calmée put percevoir la fin de la moquerie de son capitaine à l'encontre sans nul doute de leur ennemi.

- Une fois tout ça finit... il faudra faire quelque chose pour son sens de l'humour...

Les mots avaient été prononcés à mi-voix et Mistral et Lara étant les plus proches, ses propos ne leur avaient certainement pas échappé. Le rapace, lui, l'avait bien entendu et répondit à sa maîtresse par un regard amusé. La voir prendre la parole le rassurait un petit contrairement à ce qu'elle lui avait montré juste avant. Il espérait que cela continuerait sur cette voie. C'était sans compter sur l'intervention d'un nouvel arrivant.

Le navire de la colombe, qu'on n'aurait su, à peine aperçu, s'il s'agissait d'un adversaire à affronter ou d'un allié, s'approchait, petit poisson au milieu des grands. Le petit poisson est-il toujours le plus démuni ? Pas nécessairement ? Mais celui-ci ne dévoilait pas les armes et venait prêcher l'apaisement chez les Tengoku. Au travers la cacophonie de ces débuts de combats, sa voix sereine se propageait sans peine, trouvait son chemin jusqu'aux oreilles, plus ou moins prêtes à recevoir ses paroles. Cette voix, fut même capable le temps de son discours, de forcer au calme l'esprit troublé de la doctoresse. Ses démons n'étaient pas exorcisés non. Elle avait vécue avec, ces derniers mois, et les savait encore présents à guetter la faille par laquelle le pouvoir de Synchrone s'était infiltré, les obligeant momentanément à la retraite. Ses angoisses quelques peu assagies, la Windspell concentra son attention sur l'homme qui venait de repousser ce qui la menaçait, sa curiosité pour cette étrange capacité éveillée. Elle n'était pas l'unique être touché par cette approche et par ce pouvoir si particulier. Natalia en effet, se fit rappeler à l'ordre par le phénix qui contra l'homme sur le navire de la colombe de quelques mots bien choisis. Lilianna les écouta également. Il croyait vraiment à ce qu'il disait ou si ce n'était pas le cas, le cachait très bien. Tout se passera bien ? Chez nous ? Qu'est-ce que c'était "chez nous" ? Il l'avait accueilli également avec des termes identiques. Chaque membre de cet équipage devait se considérer comme chez lui sur ce navire, avec ses proches, ses camarades. S'il avait raison, tout se passerait bien. Absolument tout.

Elle avança de quelques pas, s'en savoir comme souvent si la voie qu'elle empruntait était la bonne. La blondinette avait déjà perdu un chez-soi. Une fois. Depuis, elle avait prit l'habitude d'être seule avec son Elanion qui était resté son unique compagnon. Malgré sa présence, les choses avaient été très dures. Jour après jour, seule, elle avait dût trouver une raison de se débattre. Bien souvent, elle avait pataugé, s'était enfoncée... Même face à l'oiseau mythique, sa voix n'avait jamais encore été capable de prononcer beaucoup à ce sujet et était restée scellée. Incapable d'en parler à qui que ce soit, la jeune femme avait gardé sur elle, luttant comme elle le pouvait, se réveillant encore parfois de mauvais rêves qui la poursuivait. Cet homme sur le bateau si proche du leur, avait fait taire ce cauchemar qui venait de la rattraper éveillée. On lui en voudrait peut-être de ce qu'elle ferait. Les conséquences s'il y en avaient tomberaient en temps et en heure. Pour le moment, elle poursuivait simplement sa route. Nakata et Kyoshiro avaient leur façon de faire. Nook et Kari également. Chacun avait sa manière de procéder et comme on se plaisait à le dire, tout en formant un équipage, tout individu était libre de ses mouvements. Elle n'était aucun d'entre eux. Elle était elle et allait agir en conséquence.

Le rapace aux plumes immaculées avait commencé à crier et à s'agiter, enfonçant ses serres dans la peau de sa belle qui préféra ignorer la douleur pour garder son regard groseille fixé sur la personne qui l'intéressait. Mistral continua à s'agiter, essayant de réveiller Lilianna qui était montée sur le bastingage. Le Kibo no Felicity valsait sur les vagues du Nouveau Monde, dirigé par Natalia d'une main experte. Pourtant le médecin ne bronchait pas, les deux jambes bien stables, son épée encore en main. Elle plongea son regard dans celui de Synchrone.

- Personnellement, tes paroles m'intéressent. Il y a des choses que j'aimerais savoir. Si tu viens prôner la paix, accepte que je monte sur ton bateau. Tant que je ne me sentirais pas menacée ou qu'on ne menace pas l'un des miens, je promets de ne pas recourir à la violence.



Codage réalisé par Lilianna



Résumé : Comme vu dans le post précédent, Lilianna ne va pas très bien. Elle nous fait une rechute... d'angoisse dirons-nous. Et après un peu d'introspection, elle décide de s'en aller vers le navire de Synchrone et de lui demander de la laisser grimper. Mistral, lui n'est pas très très content de l'idée de sa maîtresse.

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MessageSujet: Re: L'histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe NM]   Jeu 6 Déc - 20:12





Elria Shiva

- Putain.

Il ne manquait plus que ça. Alors que les quelques tirs qu'elle avait envoyé en la direction du Supernova n'auraient du trouver que son crâne pour y percer un joli trou, voilà que l'un des chiens favoris de Hadès apparaissait des ombres. Jormungand... un homme qu'on disait capable de trancher l'espace lui même. Si elle n'avait jamais eu l'occasion de l'affronter, elle ne doutait pas un seul instant de la véracité de ces faits : dans le Nouveau Monde, toutes les vantardises qui n'étaient pas suppléées par de solides compétences amenaient à de sévères déconfitures. Parfois même à la mort. Mais le plus inquiétant, c'était Ragnarock : il représentait ici une menace des plus tangibles. La Shiva savait très bien que dans une bataille navale, son pouvoir irrationnel pouvait sévèrement altérer les pronostics... d'ailleurs, le bras-droit du Tenryon ne manqua pas de lui donner raison : l'offensive des Pacifista, assez brutale pour raser une bonne partie de l'avant-garde de l'Empereur, ne fit que maigrement mouche sur quelques navires isolés ou trop ambitieux. La majorité des projectiles finirent dans les abysses, explosant sans doute bien loin de la surface.

Voilà qu'en plus, le maudit de la pesanteur se payait le luxe d'esquiver l'attaque du Fenice ! Si cela ne l'enchanta pas, elle y trouva une certaine forme de réconfort : l'ancien Corsaire n'avait pas hésité à frapper une première fois... il recommencerait, fort certainement. Après tout, il n'y avait aucune autre solution : ces jeunes forbans, forts de leur jeunesse et de leur bravoure, étaient certainement là pour plier le Nouveau Monde à leur volonté. Comme beaucoup d'autres, d'ailleurs. Avaient-ils ce qu'il fallait pour ce faire ? La question restait pleine et entière. Ce qui était certain, c'est que cette bataille s’avérerait haletante à plus d'un titre pour ces pirates à la recherche de gloire et...

Si les mots avaient pu figer le temps, la réplique du Phoenix à son aîné impérial l'aurait sans doute fait. Une courte accalmie suivit les propos complètement insensés et volontairement provocateurs du Supernova : certains chasseurs de prime éclatèrent de rire, tandis que Mijushike lui même arborait un sourire à la fois amusé et exaspéré. Ce jeune coq ne manquait définitivement pas d'air : comme les histoires le racontaient... il espérait cependant pour lui qu'il parviendrait à assumer ses moqueries : l'homme qui s'adressait à eux n'avait absolument rien d'un tendre, pire encore, il avait passé sa vie à faire de la brutalité un art dont il était désormais une référence absolue. Son Haki de l'observation, cependant, l'informa rapidement qu'une autre tête connue se trouvait sur le navire des boucaniers. Groogal Madoka... qu'est-ce que ce vieux fossile faisait ici ? En tout état de cause, le dessinateur n'allait pas s'en plaindre : un seul vieillard de son acabit valait mieux qu'une armée, dans de telles conditions. Pourtant, il semblait rester immobile pour l'heure.



Oreo "Cabunk" Nabisco, Bethany Ashvane

- Moi qui voulais jouer avec eux, c'est bien ma veine ! Zut de flûte, ça n'a servi à rien !
- Ce ne sont pas des jouets, Oreo. Je vais devoir me mettre au travail. Arrête de brailler.
- Mais je ne braille pas ! Je dis simplement que...

C'est à ce moment qu'un élément brillant capta le regard des deux chasseurs de prime. Si le Nabisco, sous sa visière, semblait purement étonné, Bethany affichait une mine bien plus déconfite. L'énorme navire de la Triade ne semblait pas être fait uniquement pour impressionner. La preuve en fut bientôt donnée quant un trait électrique d'une intensité rare se dégagea rapidement en direction du galion de Mijushike. Leur centre de commandement... du moins, le plus important, c'était certain : les maillons de la flotte avaient été durement travaillés en vue de cette bataille, car les traqueurs n'étaient pas assez dupes pour penser que leurs simples compétences individuelles leur garantiraient la victoire. Pour autant, ils restaient une bande de mercenaires du bon côté de la loi : si la tête du mouvement tombait, le reste se déliterait de lui même. En même temps, une pluie de boulets de canon, qui trouva une réponse immédiate, menaça de percuter de plein fouets la flotte des Chasseurs de prime.

- Non !

Du point de vue de la Ashvane, l'électricité sembla se répandre sur le pont du navire principal ainsi qu'à proximité, infligeant des électrocutions sévères à ceux qui se trouvaient dans les parages. Tandis que les boulets venaient tantôt s'éclater dans le bois des navires, tantôt tomber dans l'oubli de la mer, tantôt exploser en plein vols car détruits par des guerriers compétences. Elle sentit distinctement plusieurs voix s'éteindre sous l'assaut... mais resta relativement coite lorsqu'elle constata que le bâtiment naval en lui même n'avait subi aucun dégât. En proie au désarroi, la voix de son minuscule compère la tira finalement de sa réflexion.

- Ils l'ont fait... ça alors, pour un coup du sort, on tire le gros lot.
- Qu'est-ce que tu veux dire ?
- Le système, voyons ! Il utilise quoi, le système ?

À cet instant précis, aussi bien à cause de ce qu'elle venait de réaliser que de la satisfaction morbide qu'elle en retira, Bethany esquissa un sourire. Le premier de la journée.



Mijushike Hojo dit "Le Tueur de Yonkou", Elria Shiva

- Tout va bien, Elria ?
- Ça aurait pu être pire...

Les deux figures de la traque aux primés se regardaient, circonspectes. Il s'en était fallu de peu, mais ils avaient réussi à s'en prémunir grâce au dessin d'un mur préparé par Mijushike sur le pont, comme beaucoup d'autres, à l'avance... ainsi qu'un peu de Haki de l'armement. L'impact de cette arme surprenante avait été colossal : sur le galion du Hojo, ainsi que dans un angle qui semblait étrangement être coupé par le premier mât désormais carbonisé, de nombreux individus avaient été foudroyés et avaient perdu la vie. Sans doute, d'autres victimes devaient être à déclarer dans la continuité de cette trajectoire diabolique... sans compter la salves de boulets qui n'avait pas manqué de prélever un tribut dans ses rangs. Le poing serré, Mijushike dégaina son Den Den Mushi, qui sonnait désormais.

- Quoi ?
- M'sieur Hojo, sortez le canon, vite !
- Comment ça ? Quel can... oh.

Jetant un regard mécanique sur le côté, il observa la structure étrange que le nabot avait longtemps travaillé, bien avant même que cette entrevue entre deux puissances du Nouveau Monde ne commence. Spiralée, entièrement faite d'acier, elle semblait presque chauffée à blanc. Elle avait subi l'intégralité de l'attaque du navire de la Triade... et elle en avait absorbé la plus grande partie. Le tontatta lui avait clairement expliqué que cette antenne permettrait, couplée aux pouvoirs de la Ashvane, de donner à leur flotte une puissance de feu tout à fait spectaculaire : voilà que son adversaire lui-même, par inadvertance, lui donnait un coup de main supplémentaire ! Il n'aurait pas du tirer avant une bonne minute, si les cieux leurs avaient été favorables. Se retournant, il aboya quelques ordres. Une partie des braves officiant sur son navire était certes passées dans l'autre monde, mais la plus grande subsistait : Il parla de retourner la faveur, d'envoyer les chiens de forban en enfer. Les esprits décontenancés s'échauffèrent bien vite : ils n'avaient pas fui lorsque l'Empereur le leur en avait laissé le choix. Ils n'allaient pas le faire maintenant. C'était de toute manière bien trop tard... dans les entrailles du navire, des mécanismes se déclenchèrent, des rouages tournèrent, des hommes soufflèrent alors que la machinerie de guerre s'activait sous l'impulsion humaine. Bientôt, le dôme gigantesque qui avait pris place au cœur de son navire se sépara en deux, laissant apparaître un canon monstrueux qui, dans une série de cliquètements, s'éleva légèrement sur son axe pour viser la flotte des pirates. Un retour à l'envoyeur pur et simple, qui ne manquerait pas d'oblitérer de nombreux infortunés sur son passage. Le tir rugit dans les airs tandis que le rayon électrique dont il aurait été bien difficile de déterminer la composition exacte semblait tout simplement crever la distance entre les deux flottes, pour venir éclater dans celle des bandits des mers. Une vision qui remplit de courage les cœurs malmenés des chasseurs de prime.

- Bethany ! Elria !

Elles savaient quoi faire. Initialement, il n'était pas prévu que le navire de la Triade jette de l'huile sur le feu : non... cela devait se passer différemment. Mais ils comptaient bien profiter de la surprise certaine provoquée par l'arme du galion pour reprendre un semblant d'avantage dans cette situation épineuse. Marshall n'avait pas pu agir à cause de tout ce bordel, et Mijushike n'avait pas pu terminer ce qu'il avait commencé : de fait, le feu nourri des ennemis s'était révélé bien plus dur à encaisser que prévu. Cela ne resterait pas impuni. Maintenant, il était l'heure de passer à la contre attaque. La note, elle promettait d'être très salée à la longue.

Elria, de son côté, se mit à canarder Ragnarock avec un stock de munitions assez conséquent. Aux balles incrustées de granit se mêlaient des projectiles plus normaux : il ne pourrait se permettre de les ignorer, sauf si son acolyte décidait de s'en mêler. Auquel cas, elle comptait sur le soutien de ces satanés pirates pour tenter de les déloger de là. Si Thonus retrouvait le contact de l'océan, avec ce qui allait se produire, cet endroit tout entier devrait un véritable enfer... aussi bien pour les pirates que pour les chasseurs de prime. Il allait falloir que ces arrogants matelots se montrent à la hauteur de leurs prétentions !

Quant à Bethany, elle agit de manière bien étrange : levant les bras, elle les dirigea vers le ciel, tout en gardant ses mains collées l'une contre l'autre. Lorsqu'elle les ouvrit, comme une fleur qui éclot, une petite sphère lumineuse s'en extirpa paresseusement. Dans un premier temps, du moins : elle accéléra bientôt avant de finir par s'enfoncer dans les nuages. Dans les premières secondes, rien ne se produisit : puis, le vent commença à prendre en puissance. D'une brise légère et froide, il devint un souffle glacé et puissant, tandis que les nuages du soir s'épaississaient drastiquement. Dans la masse devenue noire en l'espace d'un instant, un tonnerre surnaturel commença à gronder tandis que l'avènement de quelques éclairs intra-nuageux. La mer s'agita petit à petit, commençant à former des vagues de plus en plus grosses. Le climat semblait se tordre sous une vague de rage irrationnelle, tandis que tous ses éléments indiquaient un déchaînement imminent : un pouvoir qui, autrefois, avait coûté très cher à la Chasseuse de Prime. Certains disaient que c'était ses compagnons, qu'elle avait envoyés par le fond, perdant son tempéraments. D'autres que son village entier avait été ravagé par une tempête, alors même que le soleil trônait haut dans le ciel. D'autres encore disaient que c'était l'homme qui lui avait volé son cœur qui était au centre de ces tristes souvenirs... la laissant froide comme on la connaissait désormais.

Ce qui était certain, c'est qu'une tempête qui risquait fort de changer cette bataille navale en véritable enfer... surtout pour les forces adverses. Car bientôt, alors que les voiles se rétractaient, de nombreuses autres antennes apparurent : l'intégralité de la première ligne de navires de Mijushike en était dotée. Des travaux coûteux, que le plus grand des chasseurs de prime comptait bien rentabiliser lors de cet affrontement sanglant. Car lorsque la foudre finirait par éclater, ce ne serait pas pour inquiéter les Chasseurs de prime...



Tégée Deimos, Liao Hojo dit "Le Tueur de Supernova"

Se tenant dans le dos de la maudite climatique, Tégée se tenait prêt à passer à l'action. Il avait pour tâche de protéger Bethany, qui serait assurément l'un des atouts de leurs forces s'ils désiraient remporter la victoire aujourd'hui : elle devait maintenir cette tempête, le plus longtemps possible. Elle était obligée de se concentrer sur cette dernière, sans quoi elle viendrait s'évanouir comme elle était venue : sur cet aspect, son pouvoir ressemblait à celui de cet étrange pirate capable de faire bouillir l'océan. De ce fait, elle serait incapable de se défendre sans annuler le fruit de ses efforts... une chose qu'il ne pouvait pas permettre. Oreo, de son côté, profiterait également de son aide. Mais il ne valait mieux pas le sous estimer.

À l'autre bout de la flotte, le fils de "l'Empereur des Chasseurs de Prime" comme on l'appelait parfois, trépignait d'impatience. Il avait tellement progressé... il allait lui montrer. Malgré tout le respect qu'ils éprouvaient l'un pour l'autre, il sentait clairement que son père ne le pensait pas encore digne d'endosser de plus grandes responsabilités. De commander, de mener. Certes, il participait à ses traques. Certes, il avait bénéficié de son entraînement et se montrait aujourd'hui très apte. Certes, il avait sa réputation. Mais une chose, au plus profond de lui, l'emplissait toujours d'amertume : il avait l'impression que son géniteur ne verrait jamais rien d'autre qu'un être inférieur, lorsqu'il regarderait dans sa direction. Il ne le voulait pas. Il voulait être son égal...

Non. Il voulait même le surpasser. Devenir le Hojo qu'on couvrirait de louanges. Se montrer digne de son nom, qu'il porterait plus haut encore. Il comptait bien profiter de cet affrontement, aujourd'hui, ici et maintenant, pour prouver sa valeur. Déployant son éventail colossal contre lequel il s'appuya avec stoïcisme, le Tueur de Supernovas était prêt à réduire à l'état de poussière ce qui viendrait menacer son champ de vision... que l'ordre lui en fut donné ou non, d'ailleurs. Visiblement, un détachement goûterait à ses compétences plus tôt que le reste des satanés pirates qu'ils avaient à se coltiner en ce jour.



Pacifista X-Edition

Dans les tréfonds, les machines de guerre du Gouvernement Mondial restaient, souveraines, prêtes à l'emploi. Si l'attaque du lumineux aurait potentiellement pu menacer l'intégrité physique de l'un des colosses, il n'en fut rien : le rayon s'était dissipé comme il était venu initialement et l'automate n'avait eu aucun besoin de s'en prémunir. L'assaut n'avait pas porté ses fruits : sur le pont de l'un des navires de l'Alliance, Oreo était presque vexé de le constater.

Il opta pour une nouvelle approche : ils n'arriveraient pas à les abattre à distance ? Très bien. Il était temps de passer à une autre méthode. Rappelant deux robots auprès des navires de la flotte de Mijushike, il ordonna aux autres de s'enfoncer plus profondément encore... pour finalement ressortir sous l'avant garde du Tenryon. Il gageait que le terrible Ragnarock, bien qu'expert dans le maniement de son fruit, ne pourrait manipuler avec précision des objets de ce genre à une telle distance... surtout s'il était assailli par l'ancien Capitaine Corsaire, que l'on réputait fort puissant, en plus de la chasseresse. Une fois arrivés au niveau des pirates et mercenaires de seconde zone, déjà pour certains potentiellement rasés par l'arme terrifiante qu'ils avaient déclenchée en avance, le trio de Pacifista X-Edition commencerait un travail terrible de carnage en règle. Capables de copier les mouvements adversaires, dotés d'une vision à 360 degrés, armés jusqu'aux dents, capables de résister aux assauts les plus virulents et d'annuler les malédiction d'un simple contact du granit marin incrusté dans leurs poings, ils étaient ce que les Alphabeto étaient sur Paradise : le cauchemar des ennemis de la Justice. Petit à petit, navire par navire, ils réduiraient la flotte de Hadès à l'état de débris.

De leur côté, les deux autres robots sondaient les environs sporadiquement, aussi bien du regard qu'avec toute la batterie de système sensoriels dont ils étaient usuellement pourvus... ils ne rateraient certainement pas les adversaires en train de progresser vers le flanc gauche de la flotte.



Groogal Madoka

Les choses risquaient fortement de s'accélérer, sous peu. L'équipage fringuant entrait à peine en scène et, déjà, son capitaine se préparait à lancer une offensive totale. Le second, de son côté, n'attendait même pas les directives : ils se comprenaient sans se parler. Bien, c'était un début. Néanmoins, peut-être qu'ils attachaient un peu trop de confiance à leurs chances de victoire... ils n'étaient après tout pas là question d'une simple rixe navale contre un équipage quelconque du Nouveau Monde. Non... on parlait ici d'une flotte titanesque, la plus grande flotte pirate du monde entier, visiblement renflouée par des pavillons que le Madoka n'avait encore jamais vus. Il avait passé plus de temps reclus qu'à l'accoutumée, récemment... tant mieux. Cela lui laisserait un peu de surprise.

Déployant son formidable Haki de l'observation, il scanna l'intégralité du champ de bataille, des eaux les plus profondes aux hauteurs les plus grandioses. Son objectif était simple : il était bien plus vieux que l'Empereur lui même et avait eu l'occasion de rencontrer plus de criminels qu'il ne pouvait compter. Il se souvenait de chaque voix, de chaque visage, de chaque combat. Malgré son âge canonique, il gardait une excellente mémoire de ces sensations, de ces voix, de ces empreintes. Il préférait savoir à qui il allait avoir à se frotter. Même si, pour deux raisons différentes, il n'avait aucune raison de craindre qui que ce fut ici.

Puis vint cet étrange trio. Branch, un Supernova au service de Tengen... et Cara Lroft, une proche de Eko Taka. Ils semblaient absents. Leurs voix étaient calmes, régulières. Amorphes. Ils n'étaient pas eux même. À quoi pensait donc l'expérimenté, revenu à la jeunesse par un tour de magie inconnu ? Ces deux êtres étaient importants pour ceux qu'ils représentaient... l'un car son capitaine, dans toute son imprévisibilité, n'en restait pas moins prêt à remuer ciel et terre pour ses compagnons. L'autre car elle avait longtemps vécu aux côtés de son bienfaiteur... le vieillard avait-il pensé aux conséquences ? Enfin, cet homme. Ce Synchrone. Il avait une belle voix, mais le Madoka n'y prêta que peu d'attention. Il sembla que les forbans, dans leur majorité, en faisaient de même. L'appel à la paix de cet illustre inconnu tomba à l'eau, sauf pour... la jeune Windspell. Intrigué, sans ciller une seconde, la vouivre l'observa annoncer sa volonté de parler avec son interlocuteur. Elle n'était pas d'accord avec son capitaine... alors que ferait ce dernier ? De son côté, le plus ancien des chasseurs de prime se contenta de déclarer ces mots, sobrement.

- Il pourrait mentir, ou non. Es-tu certaine de ton choix, jeune fille ?

Il lui semblait fort étrange qu'un homme du calibre de Hadès employa un pacifiste dans ses rangs... à d'autres finalités qu'une reddition pure et simple. Le Tenryon ne faisait pas dans le pourparler : pas tant qu'il y avait un avantage certain. Pourtant, il semblait assez évident qu'il ne pourrait obtenir l'allégeance de cette bande sans la briser en premier lieu... alors que cherchait-il à réaliser ? Inconsciemment, Groogal se mit en garde. Le vent se leva bientôt, comme pour lui donner raison.




Ordre de réponse :
MJ CDP - MJ Decima - Edward - Nakata - Kyoshiro - Nook - Kari - Lilianna
Vous disposez de 72h pour répondre. Une fois ce délai écoulé, votre tour sera automatiquement passé. Vous disposez d'un délai de 24h additionnelles que vous pouvez utiliser, exceptionnellement, pour étendre votre tour si besoin.
Si vous ratez deux tours consécutivement sans prévenir au préalable, vous serez exclus de l'event. Si vous ratez un tour, mais en ayant prévenu au préalable, il n'y aura aucune incidence sur votre event.

Côté CdP > Petit moment de battement quand Nakata répond comme un abruti. Le navire de Mijushike subit l'impact, qui se fend étrangement au niveau du mat, mais qui provoque effectivement des pertes et des dégâts matériels. Mais la plus grande partie de l'impact semble avoir été absorbée... malgré la salve de boulets de canon qui, si elle est passablement gérée, provoque tout de même de bons dégâts. De là, tout s'enchaîne :

  • Le tir du navire de la Triade + la salve de boulets de canon a empêché Mijushike et Marshall d'agir conformément à ce que je souhaitais. Ce qui implique que je vais me venger en me fâchant tout vert. Je crois.
  • Le galion de Mijushike déploie à son tour un canon, qui renvoie un très puissant rayon d'électricité dans la flotte de Hadès (Je pars du principe qu'il doit être très puissant considérant la taille du Navire de la Triade, son armement et sa cible initiale, mais dans les faits, ça ne peut pas être supérieur à l'attaque de base). [On a eu la même putain d'idée, on devrait devenir électriciens é_è]
  • Elria reprend ses tirs sur Ragnarock, cette fois. Munitions normales et munitions en GM. De son côté, Bethany dévoile son pouvoir : elle est maudite d'un fruit lui permettant de manipuler le climat, tant qu'elle reste concentrée dessus un minimum. Pour les besoins de la bataille, elle va être obligée de se concentrer entièrement sur cela : de fait, Tégée la couvre, ainsi que Oreo. Une tempête se prépare et visiblement, pas une petite. Sur toute l'avant garde des navires CDP, les voiles sont rentrées et on peut voir les mêmes antennes que sur le Galion de Mijushike (en plus petites).
  • Sous l'eau, les Pacifista X-Edition se séparent ensuite : trois d'entre eux foncent sur la flotte de Hadès. Ils vont agir en trio pour mettre hors d'état de nuire les équipages qu'ils rencontreront, méthodiquement. Deux autres reviennent sous la flotte des chasseurs de prime, à une profondeur respectable. Ils sont alertes.
  • Liao se tient prêt à accueillir le détachement de Mendy. J'attends donc de savoir quand est-ce qu'ils sont à une portée raisonnable pour agir en conséquences.
  • Le déluge de boulets de canon continue, bien entendu.


TNS > Groogal s'adresse à Lilianna, après avoir déployé son haki de l'observation pour repérer toutes les têtes connues qu'il a pu rencontrer. Le vent se lève. Ça va commencer à secouer.

Edward > Si les navires sont à portée de tirs, ça tire. Rien de plus pour le moment.


Ci-joints le schéma :
Spoiler:
 

Le rond violet est le gros navire de la Triade.
La bande rouge est l'Armada de Hadès.
Le rond rouge est le navire de Thonus.
Le rond jaune est le Kibo.
les ronds blancs, se sont les Pacifista.
Le croissant orange est la flotte de Mijushike.

Navire central :
Mijushike Hojo est lvl 50+
Elria Shiva est lvl 44.

Flotte CDP :
Liao Hojo est lvl ???
Tégée Deimos est lvl ???
Marshall est lvl ???
Bethany est lvl 40+
Oreo est lvl ???

Navire TNS :
Groogal est lvl 49.

Sous l'eau :
Les Pacifista X-Edition sont lvl 45.
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MessageSujet: Re: L'histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe NM]   Sam 8 Déc - 18:34



Synchrone, Tour Decima

L’homme qu’était Synchrone n’avait pas d’intentions néfastes. Sa voix était sensiblement la même que celle qu’on entendait : elle n’était muni d’aucune hostilité. Certains Tengoku no Seigi auraient pu en prendre de la graine. Il regarda la joli et gentille Lilianna s’approcher et sourit à celle-ci, lui répondant :

    - Bien sûr, montez. Vous êtes la bienvenue.

Sa voix renforçait à chaque prise de parole l’effet apaisant, et même les esprits combatifs finiraient par tomber. Une discussion avec cet homme équivalait simplement à un lavage de cerveau complet. Bien sûr, des tempéraments comme le Fenice n’étaient pas sujets les premiers temps à ces prises de paroles, mais ceux qui créaient de plus maigres barrières comme le Yamaka risquaient de se laisser bien vite prendre dans cette valse. Un sourire paisible, il fit signe à la jeune femme d’amarrer sur son navire.


Mendela Yorkshire

De son côté, Mendela continuait d’avancer. Rien ne semblait stopper réellement sa progression, et les navires qui le suivaient promettaient d’être les porteurs de leur sort. Edward Lawrence obtempèrerait, du moins s’il ne le faisait pas, il fallait se douter que la flotte de Hadès perdrait un atout non négligeable. A plus d’une centaine de mètres du premier navire ennemi, alors que les coups de canon menaçaient de tomber et étaient simplement déviés par les différents équipages, le Yorkshire saisit Edward par le col.

    - On n’a pas l’temps d’penser. Explose les navires dès qu’on est dessus. Moi, j’survivrais.

Et il avait raison. Il était indestructible : ce qui le rendait d’autant plus dangereux avec un homme explosif. N’hésitant pas un instant à hauteur des navires, il s’élança à très grande vitesse, poussé par une attaque sonique d’un de ses camarades. Il atterrirait sur le premier navire, et commencerait le massacre à l’aide du Lawrence dont l’explosion serait suffisamment puissante pour obliger les premiers chasseurs de prime à sauter à l’eau… Et à se faire électrocuter par la créature qui se faufilait doucement jusqu’à eux.

Derrière eux, les navires continuaient à avancer sans craintes.


Ragnarock, Jörmungand

Les balles, même celles en granit marin, n’atteignaient pas leur cible. Ragnarock était inébranlable, intouchable. C’était loin d’être dû à sa malédiction : celle-ci permettait bien des miracles, mais pas celui de repousser des assauts au Granit Marin. Il ne semblait en tout cas pas en être capable, dans une moindre mesure. Les Pacifistas attiraient plus son attention, et il les vit s’éloigner. Ce n’était pas dans son intérêt.

Sortant de la ligne de mire de la tireuse, il marmonna d’une voix caverneuse :

    - Zéro… Gravity.

Alors les créatures dans l’eau s’élevèrent  tandis qu’il bougeait simplement. Elles quittèrent le seuil de la mer, piégées entre les navires de Hadès et les siennes. Il provoquait une telle pression qu’elles s’élevèrent et se figèrent dans les airs, à l’image du navire. Il possédait ce fruit depuis tellement de  temps que sa maîtrise était absolue. Ce n’était pas trois Pacifistas qui allaient lui faire…


Hadès Tenryon

Hadès n’aimait pas traîner derrière les lignes. Il commandait une armée puissante, mais c’était sans compter sur son propre corps à corps dévastateur. On ne lui prêtait pas de réel style pur, sinon une maîtrise déconcertante de ses poings. Et il comptait à nouveau la mettre à l’œuvre. Sur le pont de son navire, ignorant finalement, après un instant d’hésitation, la pathétique provocation du Fenice, il s’élança sur les Pacifistas… En un rien de temps. Il fut sur eux une telle promptitude que même Nakata pourrait voir qu’il s’agissait d’un adversaire d’un autre niveau, avec lequel il mettrait encore du temps à  rivaliser.

    - Insignifiantes carcasses de métal, lâcha-t-il.

Et il abattit son poing sur le premier, transperçant la carcasse avant de s’éloigner vers autre pour lui retirer la tête ou les circuits. Il ne comptait pas attendre leur explosion qui ne tarderait pas à venir, en tout cas, sa puissance était démesurée. Au corps à corps, il n’avait d’adversaire digne de ce nom sur tout le Nouveau Monde. Aujourd’hui ne ferait pas exception.


Agrid Maslow Jr, primé à 697.000.000 B.

Un navire explosa, brutalement, obligeant ses habitants à plonger dans la mer. Les cris des pirates ne décontenancèrent par les alliés qui resserrèrent les rangs. Le Fenice avait engagé les hostilités, et il allait le regretter. Sa puissance était loin de pouvoir lui permettre de s’opposer à une flotte d’un Empereur, même avec des alliés comme les chasseurs de prime. Alors, un Nebula fort connu pour son caractère impétueux sortit des rangs. Il avait le visage d’un ange mais le sourire d’un démon : il s’agissait du premier combattant de la flotte n°12 de l’Empereur : Agrid Maslow… Junior. Fils d’un réputé général de Hadès, aujourd’hui derrière les barreaux d’Impel Down, il était l’un des hommes les plus craints parmi ces pirates. Si sa victoire n’apporterait qu’un fait d’arme supplémentaire à son curriculum, une défaite interviendrait tout évidemment en faveur d’une retraite forcée des forces de l’Empereur.

    - Eh, toi, l’ampoule ! Hurla-t-il en arrachant d’un coup ses mains le deuxième rayon de lumière qui menaçait la flotte. Viens et affronte-moi, abruti !

Il avait parlé dans un escargophone pour se faire entendre, et ce serait chose faite.


Quing Beltegeuse

La lame infortunée d’une énième combattante vint trancher le rayon électrique à quelques mètres à peine de la flotte. Elle était arrivée, finalement décidée à se battre elle aussi selon les ordres de son Père. La Beltegeuse était une ennemie pour le moins expérimentée, et elle pouvait se vanter d’être capable d’arrêter ce type d’attaques avec arme. Son corps trembla cependant légèrement, et elle comprit qu’un second tir contre ce navire serait fatal. Il servait sûrement de paratonnerre à toute la flotte, ils allaient donc devoir changer de stratégie.

    - Changez le type du canon.

Elle l’ordonna dans son escargophone, avant de raccrocher. Ce n’était pas la meilleure position qu’elle avait : finalement, si le navire de la Triade n’avait encore rien dévoilé de ce dont il était capable, c’était à cause de leurs alliés et de l’attaque de Kyoshiro. Elle se portait pour l’instant en protectrice, bien que les pirates étaient capables de se défendre : une erreur aussi banale aurait coûté cher à la réputation de la Triade, et n’aurait donné aucune confiance en leurs alliés.

Finalement, le plus inquiétant restait la tempête qui s’annonçait, et qu’aucun météorologue n’aurait pu prévoir. C’était à coup sûr un coup de l’ennemi, débattit le réseau de navigateurs.

    - On aurait l’avantage lors d’une tempête, au corps à corps…
    - Oui, enfin ce n’est pas le cas. Le Capitaine veut la victoire.
    - Stabilisez nos navires avec le système de nos alliés.
    - Oui, répondit une multitude de voix en même temps.




Résumé : Alors. Quelques indications.

- La rayon électrique est "coupé" par Beltegeuse.
- Les 3 Pacifistas sont coincés entre deux niveaux de gravités et Hadès les massacre tout simplement.
- Elria est counter par Jojo.
- Mendy attaque avec Edward.
- Kyo se fait provoquer par un des lieutenants les plus connus de Hadès.
- Lili peut entrer.
- Pour les têtes connues, je verrai ça en MP avec Hez' parce que si je poste pas ce soir, ce sera pas avant un moment.

Du côté de Hadès :

Hadès Tenryon est niveau 50++ (???)
Ragnarock est niveau 48 (930.000.000)
Jormungand est niveau 40+ (670.000.000)
Agrid Maslow Jr est niveau 45+ (697.000.000)
Mevin Domo est niveau ??? (360.000.000)
Vindex est niveau ??? (155.000.000)
Thonus est niveau ??? (112.000.000)

Du côté des Decimas :

Synchrone est niveau ?? (/)
Branch est niveau ?? (320.000.000)
Cara Lroft est niveau ?? (205.000.000)

Du côté de la Triade :

Quing Beltegeuse est niveau 45+ (/)

Du côté d'Edward :

Mendela Yorshire est niveau 40+ (530.000.000)
Enora est niveau ??? (30.000.000)
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Edward Lawrence
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MessageSujet: Re: L'histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe NM]   Hier à 7:35







Début 1506 ~ Quelque part sur Grand Line






Ma mâchoire se crispa tandis que mon cœur se balançait, comme bercer par une douce hésitation qui allait jusqu’à déséquilibrer mes convictions. Était-ce vraiment le bon choix ? Était-ce vraiment ce à quoi j’aspirais ? Et le ballet poursuivait son insatiable rythme, me boutant encore plus dans l’indécision. Et le déni continuait à me submerger, à me consumer. Je pouvais sentir ma cage thoracique se comprimer et rationner l’oxygène. Je pouvais sentir mes membres amorphes ankylosés par le poids de mes actes. Je pouvais voir le ciel s’éloigner, inlassablement. Finalement, je pouvais sentir ces chaines qui n’avaient de cesse d’entraver ma liberté.

Mais n’était-ce pas là ton choix, Edward Lawrence ? N’était-ce pas ta volonté ? Croyais-tu vraiment que tu pourrais devenir libre ? Serais-tu aussi crédule ? Ces gens te manipulent et tu le sais. Ces gens te traitent comme un outil et tu le sais. Croyais-tu vraiment qu’un des Empereurs viendrait de te délivrer de tes tourments pour ta propre personne ? Ridicule. Ton semblant d’humanité n’a aucune valeur, au même titre que ta personnalité. Ce qui les intéresse vraiment, c’est le pouvoir, la destruction. Ainsi sont les humains, après tout. N’était-ce pas pour ces raisons que tu t’étais employé à ériger ton empire ? N’était-ce pas pour cette raison que tu voulais empiler armes et explosifs et les rependre à travers le monde ? Guerres, violences et destruction dans des torrents de larmes et de sang. Tel était ton souhait, en tant que Mr H. Cette idéologie dont tu t’es toi-même séparé. Ridicule. En quoi ta situation actuelle est-elle meilleure ? Mais continue donc à te fourvoyer. Continue donc à faire passer les intérêts des autres avant les tiens. Et continue à être son esclave. C’est ce qu’ils veulent et ce pour quoi ils t’ont laissé en vie. Sans lui tu n’es rien, Edward Lawrence.

Mes yeux se plissèrent tandis que mon regard parcourait les environs. Je désapprouvai la tactique employée ainsi que mon rôle dans cette bataille. Et si l’occasion m’avait été donnée, je l’aurais clamé haut et fort. Je me serais arrangé pour rassembler une armée aérienne, des bombardiers qui auraient canardé les chasseurs de prime depuis le ciel. Et que dire une partie de la flotte les aurait pris en sandwich, en apparaissant derrière eux. N’était-ce pas là une meilleure utilisation de notre surnombre ? Mais je n’étais rien de plus qu’un outil, une arme à leurs yeux.

Et puis, mon destin vacilla.

Une main ferme vint saisir mon col et je sentis mon corps se soulever, puis fuser dans les airs à une vitesse effroyable. Un désespoir sans nom empoisonna mon être à mesure que nous progressions vers notre cible. Ce Mendela venait-il de nous jeter à corps perdu dans cette guerre navale ? N’était-ce pas là un acte totalement irréfléchi ? La peur se mit à empoisonner mon être alors que l’étendue aqueuse défilait sous mes yeux envahis de larmes. Ce serait notre destination à nous, maudits, si un ennemi venait à se dresser sur notre chemin. Notre destination finale, même.




______________________







Bla bla bla.

Ed est donc emmené de force par Mendela et se pisse dessus.


_________________


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L'histoire est écrite par les vainqueurs. [Groupe NM]

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