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 Mickael comment ?

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Ohanzee

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MessageSujet: Mickael comment ?   Mar 6 Nov - 10:25



   

   
   

   
" Mickael Forbes "

   
Une vie bien rangée

   
Informations de bases • Je me nomme Mickael Forbes et j'ai 20 ans. Je suis un Homme et je le vis bien. J'ai suis né et ai vécu sur une ile de la voie 2 de Grand Line. J'ai mangé le  Sube sube no mi et le but de mon équipage de civil est de protéger et aider les gens dans le besoin.

 

   Introduction • Un jour comme les autres
 
Un jour comme un autre, dans ma vie. Dans ce grand espace, à peine lumineux, je me réveille. Il est encore tôt, les lueurs du soleil parviennent à peine à illuminer l’horizon et à réchauffer, lentement, l’entièreté de mon île natale. Même si la chaleur pointe le bout de son nez, accompagnée de l’astre solaire, c’est partiellement relatif, car il fait froid en cette matinée hivernale. Quand je me rapproche de l’âtre, les cendres ne sont plus très chaudes, mais je peux dénoter une belle différence par rapport à la place de mon lit, quelques degrés et je me réconforte à l’idée que les beaux jours vont arriver.

Je sors de cette grande chambre, inutile, poussiéreuse et je pénètre dans le grand couloir de la maison. Silencieuse, comme si tout le monde dort encore, je me dirige, inexorablement, comme toujours, vers la cuisine. Je connais l’endroit par cœur, je peux même y aller les yeux fermés, pourtant ils sont bien ouverts et scrutent chacun des recoins de cette demeure à la fois ancien et pleine de nouveauté. Araignée, cendre poussière et crasse côtoient maintenant les cadres de belle manufacture, les décorations d’antan et les objets du quotidien que mes parents m’ont laissés.

La cuisine est spacieuse, à la fois la moins poussiéreuse, elle était pourtant celle avec le plus de saleté incrustée. Mes pas résonnent dans la maison et les portes, en grinçant, me donnent presque un état de vertige lorsque leurs échos reviennent jusqu’à moi. Etalée, là, comme un grand livre, une multitude d’épice jouent une partition de couleur sur le plan de travail. S’il y a bien un domaine vers lequel je souhaite me diriger, c’est bien la gastronomie. C’est sans doute l’une des seules passions que je me connais, avec la glisse.

Le matin, comme aujourd’hui, j’hésite. Petit déjeuner classique ou quelque chose de plus original. Si l’envie me prend, je suis capable d’y rester des heures, cependant aujourd’hui je dois aller à l’école, pas le temps de niaiser. Deux œufs, une part de viande, quelques épices et une bonne part de gâteau et le tour est joué. Procrastinant, laissant le soin à mon « moi » de demain faire la vaisselle à ma place, je m’éloigne progressivement de la salle à manger. Là, j’entends un bruit sourd, sorte d’atterrissage à moitié contrôlé, objet de maintes inquiétudes d’enfant. Cependant, maintenant je savais d’où venait ce bruit, c’était Zora. Une chatte que j’avais recueilli quelques mois auparavant et qui avait fait du manoir son terrain de jeu.

La pauvre avait sans doute été abandonnée, ou pire, avait perdu ses amis humains. Seule marque d’affection à l’intérieur de ces murs, je ne peux plus partir de la maison sans sa caresse matinale. Alors que je suis en train de m’habiller, furtivement dans un espace anciennement dédié à ma garde-robe, je l’entends presque approcher, ses pas félins ne sont pas vraiment efficaces. A l’instant où je sors de cette presque ridicule pièce, je la vois, allongée, délicate, sur le bord de la porte, presque adossée au mur.

Son petit miaulement me réconcilie rapidement avec le monde, chose qu’elle avait le don de m’offrir de bon matin. Le soleil pointe alors son nez lorsque je sors de la maison, quelques nuages l’accompagnent, et il fait bon marcher, bercer dans ses rayons. J’évite soigneusement l’ombre amère qui me frigorifie presque et j’arrive enfin au lycée. Ca fait déjà deux ans que je suis dans ce lycée, on y apprend les bases, mais c’est le seul lieux où j’arrive à me sociabiliser un peu. Je me force, littéralement, à y aller, de peur de décrépir dans ma demeure ancestrale. Je n’y peux rien.

Comme toujours, je rejoins Timmy et Percy, aussi surnommé « Timon et Pumba », sans doute par rapport à leurs gabarits respectifs et etc…  Moi je les appelle simple Timmy et Percy. Ils sont toujours à la même place, un petit talus à l’écart du lycée, à m’attendre. Comme chaque matin, ils me saluent d’un geste de la main avant de me rejoindre sur le chemin. Les discussions sont toujours les mêmes et concernent soit Bryan, soit Sophie, soit Ella. A vrai dire, il ne se passe pas vraiment de choses intéressantes dans ma ville, ni même dans ma vie. Le seul fait marquant, et je vous en ai déjà parlé, c’est la venue de Zora dans ma vie.

C’est quand les dernières lueurs du soleil matinal se terminent, la cloche sonne midi, l’heure de terminer les cours du matin et de prétendre à un repas « bien méritée ». Je ne vois pas en quoi passer quatre heures assis sur une chaise à écouter un adulte nous expliquer des choses qui me paraissent acquises depuis des années soit réellement un mérite. Pourtant, j’en profite autant que les autres et je m’assieds toujours avec Timmy et Percy, à la même table. Routine, quand tu nous tiens. Mais il y a bien une raison pour laquelle je m’assieds ici et pas ailleurs : Ella.

Comme à chaque fois, la jolie blonde était assise à la même place, ne me lançant aucun regard, pas même furtif. M’ignorant tel une statue toujours présente, elle m’attire plus que tout. Ses cheveux, en bataille, à peine plus long que la moyenne des hommes, lui offrent un style totalement aux antipodes des autres filles que je connais. Pas même Sophie, la plus jolie fille du lycée ne me fait pas autant d’effet. Cela ne veut pas dire que je suis indifférent aux charmes de cette jolie rousse, bien au contraire. Faut dire que je suis un adolescent en pleine croissance, faut bien trouver une raison à nos déboires nocturnes, hein.

Bien sûr, comme on le dit, jamais deux sans trois et elles sont généralement suivies par Bryan, une sorte de brute quelque peu maladroite mais terriblement physique. Comme à son habitude, il s’approche de nous à la fin du repas, quelques moqueries après, il tente désespérément de nous faire une morale ridicule et s’en va en compagnie de Sophie. Je n’ai jamais compris une once de ses baragouinassions, à croire qu’on ne vit pas dans le même monde. Pourtant, il arrive facilement à mettre Timmy et Percy dans une sorte d’état de persécution que je ne saisis pas non plus.

Finalement, comme chaque jour, on se retrouve tous les six dans un seul et même cours, à croire que le destin fait bien les choses et tandis que Bryon raconte toujours les mêmes blagues, que Timmy et Percy tentent tant bien que mal d’assimiler ce que dit le professeur et qu’Ella dort, sans le moindre scrupule, je reste ébahi devant la jolie fille qui lit le texte indiqué. Sophie a un timbre de voix limpide, serein, je suis sûr qu’elle vient d’une bonne famille et que ses parents souhaitent le meilleur pour elle.

Mes parents, eux, ont disparus depuis des années, déjà et je m’en souviens quand je rentre du lycée alors que le soleil est encore haut. Je ne participe pas souvent aux sorties avec les autres, encore moins en hiver, alors quand mes deux seuls amis me proposent d’aller avec eux, je refuse habituellement. Non, je préfère rentrer dans cette immense bâtisse que m’ont légués mes parents. Seul, je me remémore le bon vieux temps avant d’aller me préparer un repas légèrement plus digne de ma personne que le repas servi au lycée.

C’est à ce moment-là que Zora apparait dans la maison, comme attirée par l’odeur de la nourriture, la chaleur des fourneaux. Tandis que les buches qui brulent dans le foyer de la cuisine pètent et déferlent leur chaleur pour cuire le rôti, je me permets de faire de même dans ma chambre, préparant ma nuit au chaud. Quand je reviens dans la cuisine, la belle femelle tigrée, à la limite du blanc et du roux, se trouve sur l’établi, non loin de la cheminée. Comme d’habitude, je la laisse et je lui laisse une part non négligeable de mon repas. C’est vrai que, comparativement à sa taille, elle a un appétit des plus voraces.

Mon « moi » de demain aurait encore plus de travail avec la vaisselle que je lui donne en sus et pourtant, je sais bien que je ne la ferais pas non plus. Cela me prendra sans doute plusieurs dizaines de minutes, le week-end arrivant. Je vais ensuite me coucher, pour terminer cette routine quotidienne et préparer un nouveau jour quasi-identique au lendemain.


  Caractère • Des sentiments identiques mais pourtant si différents
 
Maintenant que je vous ai raconté un peu toutes mes routines, les personnes qui me sont importantes de celles que je côtoie malgré moi, je peux être un peu plus personnel, entrer plus dans les détails, expliquer certaines choses qui auraient pu être mal comprises, etc…

Il est des choses dans la vie qu’on ne contrôle pas, je le sais bien et c’est de ces choses là que je vais vous parler ici. L’amour, la peine, la honte, tous ces sentiments que je refoule au plus profond de mon être, mais qui pourtant font ce que je suis réellement. Je ne suis qu’un garçon, un jeune homme de seize ans, perdu dans une situation des plus banales et pourtant, je me sens submergé par des choix existentiels hors-normes.

Qu’est ce que l’amour, pour un garçon de ma trempe ? Une attirance placée dans un corps parfaitement sculpté, à l’image de Sophie ou dans le comportement d’une fille telle qu’Ella ? A moins que ce ne soit mon imagination, mais elles ont toutes les deux des profils qui me tentent, m’absorbent des heures et me font oublier la misère dans laquelle je vis. Pourtant, puis-je appeler ça de l’amour alors que je ne les connais qu’à peine ? Ce ne sont, pour ainsi dire, que des étrangères. Je connais quelques choses sur elles, comme leur date de naissance, des détails sans réels intérêts, alors pourquoi je peux affirmer que je suis amoureux d’elles ? Ce sont ce genre de questionnement que moi, adolescent, me pose continuellement et je ne suis pas seul.

Timmy, Percy et même Bryan doivent avoir ce genre d’idées en tête… Après tout, on découvre tous la vie en même temps. C’est bête de dire ça, je sais, car nous sommes tous humain, alors pourquoi sommes-nous aussi différents face à ce sentiment ? Pourquoi n’allons-nous pas de l’avant ? De peur de perdre l’image qu’on a de ces fabuleuses ? La peur de se faire rembarrer n’est clairement pas suffisante pour éviter de faire le premier pas. La honte de le faire face aux autres, ne pas assumer ses sentiments, en douter même. C’est ce que je fais, continuellement, je me voile la face pour ne pas croire en ce que je ressens. Je ne suis qu’un idiot.

Et si je me rapprochais de Sophie, qu’en serait-il d’Ella ? La « perdrais-je » à jamais ? Et mes amis ? Est-ce que je m’en éloignerais ? Serais-je encore moi lorsque le premier pas serait effectué ? L’hésitation, l’inconnu, la peur, tout se mélange à chaque fois que je réfléchis à ces avances que je pourrais effectuer envers l’une d’entre elle. Le dénie alors ? Les oublier. Les mettre de côté, laisser mon cœur les effacer progressivement. C’était impossible, je le savais. Pas tant que je pouvais les voir tous les jours. Les nuits ont tôt fait de me les rappeler, dans des rêves somptueux. Dans ces songes, je ne fais que leur parler, mais je me sens à la limite du bonheur. Comme si je vivais un moment de grâce. Désespoir, quand le matin me ramène à la vie…

Cette vie solitaire, dans cet immense manoir, vide. C’était mon lot pour avoir perdu ma famille. La peine. Un sentiment qui jamais ne disparait vraiment, comme une sorte de cicatrice éphémère qui reparait à certain moment. Une partie indélébile qui ravive des souvenirs agréables. Agréables, mais passés, vestiges d’une vie maintenant inexistante, à quoi bon aller de l’avant sans eux ? Rien. Rien ne les ferait revenir, aucun d’entre eux, pas même la quête d’une vie. Non. Rien ne les ramènerait. Le plus dur, c’est de se souvenir. C’est à la fois agréable et terriblement triste. Pourquoi n’ai-je pas profité plus ? Que donnerais-je pour les revoir ne serait-ce qu’une heure ? Une minute ? Au détour d’un couloir, une rue ? Êtes-vous là ? Papa. Maman ? Petite sœur… Non. Je suis seul. Terriblement seul.

Sans avertissement, la vie m’avait retiré aux miens ou est-ce l’inverse ? Ecrasé par la fatalité, je survis. Tant bien que mal, j’avance, effaçant progressivement tout ce qui peut avoir de beau dans ma vie. Vil, le destin n’avait pas choisi le bon. Mais je le sais aussi bien que je le vis, je ne veux offrir cette vie ni à mes parents, ni à ma sœur. Est-ce une vie, d’ailleurs ?  Tout le monde me le dit. Il faut avancer. Laisser le passé au passé. C’est facile à dire, ils le savent, tout autant que c’est difficile à accepter. Pourquoi ? Dans quel but ? Mes parents ont-ils construits tout cela que pour moi ? Ai-je vraiment le droit de profiter de leur travail ? Et s’ils me regardent. Que pensent-ils de moi. Serais-je à leur hauteur. Ils seraient fier de toi, me disent les gens. Les connaissaient-ils assez pour pouvoir avoir ce genre de jugement ?

Pour autant, j’étais fier de ma famille et j’essayais au possible d’en être digne. Les fulgurances de mes idéaux ne durent jamais vraiment. Aussitôt je pense à eux, aussitôt je m’évade dans un monde de tristesse. Qu’il était beau le temps d’avant. Aujourd’hui, ma vie n’est que solitude, poussière et bonne bouffe. De temps à autres, il y a des choses qui changent, mais ce n’est qu’à peine perceptible que s’en devient une simple goute dans un océan de banalité.

Je ne suis pas quelqu’un de bien, comme je ne suis pas quelqu’un de mauvais. Je ne me situe ni au centre, ni aux extrêmes. Je ne suis qu’une coquille vide, empli d’espoir salvateur sans pour autant tenter quoique ce soit. J’ai seize ans, mais j’ai les regrets d’un homme aux portes de la mort. Dans mon for intérieur, je m’imaginais dans une chrysalide. Sorte de cocon mélangeant vie et mort, à l’orée d’une vie nouvelle qui m’attend, mais que je ne vois pas.

L’équilibre est parfait. Entre l’amour que je porte à mes parents, à ma sœurs, disparus et celui que j’aimerais accepter envers les deux filles qui m’apportent joie et peine dans ma solitude programmée. Est-ce que je continue à vivre pour ces raisons-là ? Probablement. Faire preuve d’empathie à mon égard n’est pas chose aisée, puisque je refuse d’avancer, stagnant dans une situation qui me semble me convenir. Le monde est empli de contradictions, de compromis, d’échecs et d’inégalités. C’est un fait que je ne peux absolument pas quantifier, ni même changer. Alors, pourquoi lutter ? C’est si difficile de changer, d’accepter son « destin », sa fatalité et sa partialité. Rien. Rien ne vaut la peine d’être échangé pour une vie meilleure.

Je l’ai bien compris. Mes sentiments actuels font de moi un homme différent de celui que j’étais hier et différent de celui que je serais demain. Si les changements sont difficiles, c’est un passage immuable vers un futur plus ou moins agréable. C’est cette peur d’avancer qui me caractérise aujourd’hui, mais c’est aussi ça qui me fait avancer dans une direction. « J’aime » ma vie actuelle. Je la supporte, plutôt. Pourquoi changer cela, au risque de la perdre pour une pire ?

Pour une meilleure ?


Physique • Beauté cachée
 
Encore le silence. Toujours le silence. Le soleil se lève lentement et apporte avec lui les délices de la journée. Chaleur mélancolique et musicalité ovipare que je peux contempler du haut des trois étages de ma demeure. A son image, je décrépis. Progressivement, je perds de ma superbe. Lentement, j’oublie ma vénusté, la remballant dans un placard, avec tous les artifices que j’utilisais antan pour m’embellir encore plus.

Au sein de ma famille, j’étais une sorte d’exception, validée par leur disparition. J’étais d’une beauté incommensurable, un jeu cruel du destin qui m’avait placé dans une situation désespérée.  Il n’y a pas que des avantages à être magnifique, au contraire. « Est-ce vraiment mon fils ? » Mes parents n’étaient pas laids pour autant, mais face à ma personne, personne ne rivalisait réellement. Ma sœur aussi était très jolie, mais elle n’avait pas mon splendide.

Le Week-end est arrivé plus vite qu’espéré, mais la pile de vaisselle sera contente lorsque je m’occuperai d’elle. En entendant, je dérive dans les longs couloirs qui serpentent à travers les étages. Pourquoi je dors encore au troisième étage alors que je peux aisément me contenter du rez-de-chaussée pour subvenir à mes besoins primaux ? La raison est toujours aussi simple, le sentimentalisme. Je revois toujours mes parents arpenter les galeries lumineuses de cet étage-là, se rendant dans leur suite, celle que j’utilise maintenant. Je croise sans discontinuer leurs cadres, leurs profils, leur visage, au détour d’une porte ou d’un accès.

Mon père était grand, c’est de lui que je venais de ce côté-là. Il avait une stature que je n’ai pas, il se tenait toujours bien droit, toujours bien assis. Un gabarit élancé que je revois sans cesse lorsque je me vois dans le miroir, des mimiques que j’essaie tantôt d’imiter, tantôt d’effacer. Un modèle pour les uns, un pompeux pour d’autres, mon père était un homme droit, tant par sa tenue que par ses principes. Je ne suis pas lui, je ne le serais jamais et je me débats souvent entre ce que je veux garder de lui et de ce dont je souhaite m’éloigner. Un archétype de l’homme idéal, une parfaite démonstration que la nature humaine est déraisonnable, disparate, inégale. Je ne veux pas être comme lui, pourtant je veux être comme lui.

Sur les tableaux, les cadres, il était souvent accompagné par maman. Une femme à la chevelure aussi blonde que les champs de blé. Aussi légère que le vent, sa toison dorée était aussi souple que l’eau. Je me souviens parfaitement comment mon père se régalait de passer ses mains dans ses cheveux, avant de l’embrasser. C’est d’elle, sans aucun doute, que moi et ma sœur tenions nos crinières ambrées. Là encore, même elle était magnifique, aussi belle que le jour, elle avait un petit quelque chose qui dénotait avec ma perfection.

Cela faisait des années qu’ils avaient disparu, pourtant c’était à peine si j’avais oublié leur voix. Leur visage reste gravé, tant dans mon imagination que sur les murs de cette bâtisse emplie de leurs mémoires. Silencieux, toujours, le manoir vivait au rythme de mes pérégrinations. Sans doute, il tenait debout uniquement pour me voir grandir, à l’image d’un ange ayant pris la forme d’un manoir pour me protéger, le temps que mes ailes se forment. Seul vestige de la vie de mes parents, avec moi, il prend la poussière, mais il est tellement grand, vaste, sinueux, que je peux profiter de chacune des pièces sans devoir faire de lessive. A vrai dire, seule la vaisselle été devenue nécessaire tant les draps de toutes les chambres réunies ainsi que les différentes garde-robes sont nombreux. Autant le dire tout de suite, je ne suis pas le roi du nettoyage et je profite de la place que j’ai dans ce monde pour ne pas arranger ce « défaut ». Je reste néanmoins lucide, il faudra un jour que je nettoie le merdier dans lequel je me suis progressivement investi.

Le temps passe lentement le week-end. Le silence quasi-omniprésent me pèse beaucoup et je trouve mon salut dans deux choses totalement différentes : la cuisine et Zora. Le chat apparait souvent quand je m’y attends le moins, en dehors des heures de repas, et il me console lorsque je perds le moral ou mon temps. La cuisine, un peu mon pêché mignon, m’accapare souvent très longtemps, les journées comme celle-ci, ou je n’ai rien d’autre à faire qu’attendre que le temps passe. Comme tous les week-ends, la vaisselle que les « moi » de la semaine m’ont gardé sous le coude m’attend. Peu reluisante, la tâche a tout de même l’ambition non dissimulée de monopoliser mon attention une bonne partie de la matinée.

Entre les ustensiles de cuisine aiguisés, l’argenterie et les différents plats et récipients, l’avant-midi est bien rempli. Dans leurs différents reflets je m’observe, le temps d’un instant. A plusieurs reprises, je vois mon visage apparaitre dans un couteau, une casserole ou un torpilleur. A ces moments-là, j’ai des moments de pauses, comme contemplatif sur ma propre beauté. Je ne suis pas narcissique, mais il m’arrive souvent de me questionner sur mon apparence. Pourquoi moi ? Qu’ai-je de plus que ma sœur ? Que ma mère et mon père ? Avais-je été touché par la grâce d’un ange ? Mais encore, pourquoi moi ?

Après la vaisselle, c’est au tour du festin hebdomadaire. Le week-end était à la fois source de chagrin de solitude accablée, mais aussi d’un tour du destin qui me faisait doucement rire. En effet, je suis un grand fan de la cuisine et j’aime à me faire de bons petits plats et la fin de semaine est source de péripéties culinaires. Je saute à chaque fois sur l’occasion et ma nature de feignant n’aidant pas, je me prépare à manger plus plusieurs repas, c’est comme procrastiner à l’envers. Plus actif que jamais je lance différentes cuissons, différentes préparations pour plusieurs utilisations, de sorte à éviter les redites le lendemain ou dans la semaine. Un bouillon de veau, une base pour une sauce de poisson, une pate à pain, tout y passer et la journée, bien pleine, ne me laisse pas beaucoup de temps de repos.

C’est dans ces moments-là que l’animal sauvage choisi pour apparaitre. De temps à autre, elle se plait à se blottir dans mes bras, le temps que j’attends qu’une cuisson se termine. Elle y gagne bien, car elle en ressort souvent avec un ou deux morceaux de viande bien tendre.


  Changement • Un dimanche pas comme les autres
 
Dimanche matin. Je ne le répète pas assez souvent, mais je suis seul. La journée la moins chargée de la semaine, sorte de repos de guerrier après une semaine à avoir fait semblant. Me mentant à moi-même comme aux autres, me déguisant pour cacher ma personnalité, que je ne connais pas. Dimanche matin, journée lambda pour le commun des mortels comme pour moi. Encore un jour à passer sur cette terre qui m’accueille mais qui ne veut pas de moi. Pourtant, c’est en cette journée que quelque chose va changer. Une sorte de clic-clac immuable qui se voit percuter par une nouvelle situation.

Quelqu’un sonne à la porte. Cela fait des années que je n’avais pas entendu le son de la cloche extérieure. C’est après plusieurs sonneries insistantes que je daigne le bout de mon nez. Par-delà la fenêtre du deuxième étage, je crie à celui qui m’interpelle.

« Que se passe-t-il ?! »

Ma voix, pas forcément très grave, percute. Elle arrive à destination de mon futur interlocuteur et, bien qu’elle ne soit pas suave, autant que mon corps peut l’être, elle a un certain charme. On opine, en quelque sorte, sans réellement répondre à ma question. C’est Timmy qui vient prendre des nouvelles, entre autres. Ce n’est pas la première fois qu’il apparait ainsi, mais la dernière fois doit remonter à plusieurs mois auparavant. Sans doute le dégel ou autre l’a motivé à venir jusqu’à mon immense tanière. Il entre sans mon accord, pas même tacite et vient me parler directement, sous ma fenêtre.

Je suis encore en pyjama, mélange des vêtements de la veille et d’une couche supplémentaire pour supporter le froid hivernal. A peine plus habillé que moi, mon « ami » m’intime de sortir avec lui, insistant sur le fait que Percy avait quelque chose à me montrer. Hésitant, j’examine la proposition pendant quelques minutes. A vrai dire, je n’ai rien à faire de ma journée, rester à la maison à me morfondre, je connais déjà et même si cela fait parti de ma routine, la peur du changement est pour le coup moins forte que l’envie de sortir. Je reste cependant perplexe. C’est vrai que la dernière fois, les choses ne se sont pas passées de la meilleure des manières.

« J’arrive ! Attends-moi à l’intérieur, c’est ouvert. »

Ni une ni deux, je me dirige vers la chambre où quelques vêtements trainent encore ici ou là. Me regardant dans l’un des quatre miroirs présents, je vérifie ma tenue et l’état dans lequel je me trouve. Ne trouvant pas cela adéquat, je me déshabille immédiatement pour me changer. Un grand boum à ma droite me désoriente et je vois le chat s’en aller en courant. Sans m’étonner plus que ça, je cherche un pantalon, un haut, un pull, etc… Puis, une fois bien habillé, je déguerpis.

Dehors, il fait froid, et même le soleil ne que peu présent. Sans doute se repose-t-il de la semaine qu’il nous a offert, le retour du printemps n’est pas encore un fait. Quand je souffle, encore pas mal de buée sort de ma bouche et certains enfants s’amusent encore de cet effet naturel. Certaines fois, quand le professeur nous explique différentes expériences que l’on peut vivre chaque jour, je m’étonne encore du manque de culture des gens que je côtoie et je remercie l’éducation que mes parents m’ont donné étant plus jeune. Je ne souffre pas d’un syndrome de supériorité, mais il faut dire ce qui est. Un chat est un chat.

Après plusieurs minutes de marche, avec Timmy, nous arrivons là où je me doutais qu’il m’amenait. L’endroit n’est pas désert pour un sou, à vrai dire il est limite bondé. La grande place, à cette époque, est gelée et tous les jeunes villageois se réunissent ici pour profiter de la piste de glace que la nature nous offre.

« J’en étais sûr. »

Percy est visible, même au loin et je comprends rapidement ce qu’il veut me montrer. En prenant conscience de sa bêtise, je souris un peu et le laisse approcher sans discuter. Le « Pumba » se trouve sur un outil de sa confection, sorte de skate à lama, créé spécialement pour la glisse sur glace. Un engin de sa production personnelle, afin de tenter de rivaliser avec moi. Il faut avouer que j’ai un talent. Inné, il a toujours été là, sans que je ne sache vraiment pourquoi. L’histoire veut que mes parents ai fait de moi un patineur professionnel, pourtant je ne me rappelle aucun entrainement avec eux, je suis même persuadé qu’ils n’étaient pas au courant de tout ceci.

Pourtant, je ne peux pas me plaindre de ma fameuse ironie. Moi, un feignant, capable de telle fulgurance, il y a sans doute une erreur. Eh bien non, retroussant mon pantalon à bonne hauteur, je suis mon ami dans sa course folle. S’il était rapide, je l’étais plus. Sans sourciller, je glisse sur la glace avec une facilité déconcertante. Il n’en faut pas plus pour entendre le râle exaspéré de Percy qui tente toujours de me rattraper, en vain. Après plusieurs tours sur la place et quelques pirouettes, nous avons rejoins Timmy sur l’un des bords dégivrés au sel.

« Toujours aussi impressionnant, commence-t-il, tu pense quoi de l’invention de Percy ?
- C’est très intelligent, mais toujours pas assez efficace, on dirait, ah ah.
- Merci, reprend Percy avant de partir dans un de ses délires explicatifs dont on a l’habitude. Je suis particulièrement fier de ces petites lames. Regardez, si on appuie sur l’un des côtés, elles peuvent se plier selon la direction que l’on veut prendre et si on fait ça, elles se courbent. En faisant ça, ça permet de prendre de la vitesse, même durant des virages. »

C’est vrai que Percy est impliqué et il travaille sur ses créations avec enthousiasme. Cela fait plaisir à voir, mais je ne m’attarde pas longtemps sur ses trouvailles et, malgré une bonne journée avec eux, je rentre chez moi rapidement. Un peu déçus, et ça se voit sur leur visage, mes amis me souhaitent une bonne soirée, s’accordant à dire que l’on se verra de toutes manières le lendemain.


Dénouement • Le départ
 
Quatre ans ont passés. Les choses ont beaucoup changé, j’ai beaucoup changé. Mon quotidien, si triste et sombre d’il y a quatre ans, me semble si lointain. La solitude qui obscurcissait ma vie n’est maintenant qu’un lointain souvenir, quoique. A vrai dire, ce n’est pas si simple. Il est vrai que mon quotidien n’est plus le même, mais il conserve tout de même cette part de ténèbres que jamais je n’avais réussi à étouffer.

Simultanément, mon ouverture au monde s’est décuplée. Bien plus extravagantes qu’antan, mes journées sont bercées de rencontres, de moments chaleureux et de fêtes. Je viens de passer mon vingtième anniversaire en bonne compagnie. Mes amis étaient tous là, je ne suis plus le gamin esseulé que je pouvais être. Et l’aventure m’attend, en quelques sortes. Je quitte le village aujourd’hui, non pas que je me sente mal à l’aise dans le pays de mes parents, mais parce que j’ai trouvé une raison qui me pousse à aller de l’avant. Un rêve. Une utopie que je ne connais pas. Une aventure !

« T’es sûr de toi, Mickael ? me lance-t-on. »

Je ne sais pas d’où vient la question, mais j’y réponds consciemment, avec une ferveur jamais connu par mes proches d’il y a quatre ans. Un homme nouveau, libéré de ses chaines invisibles. Oui, je ne suis plus le même, mais je suis toujours moi. Les gens évoluent, au fil des rencontres, avec le temps. C’est une chose qui m’avait paru impossible quand j’étais encore gamin et je me vois encore, au détour d’un couloir. Ce jeune garçon que j’étais, qui se morfondait dans son coin. Comment en suis-je arrivé là ?

Ce n’était pas la vrai et bonne question. Non. C’était plutôt « Ou est-ce qu’on va, maintenant ?! »

« Je n’ai plus peur de l’inconnu. Je veux avancer, encore et toujours, en l’honneur de mes parents et de tout ceux qui croient en moi. »

Fier matelot et ami de longue date se trouvent derrière moi, sur le bateau que j’ai affrété pour l’occasion. Notre objectif n’est pas clair, mais maintenant que j’ai réalisé quelque chose ici, je veux voir si je peux réussir ailleurs. Créer un monde meilleur, c’est sans doute ce qu’on peut donner de plus précis à notre expédition !

« Et puis, je ne suis pas tout seul. Ils sont tous là pour les mêmes raisons que moi. Je sais que vous pouvez compter autant sur nous que l’on peut compter sur vous pour garder notre ville aussi bienveillante qu’elle est actuellement. Faites de votre mieux, je sais que vous en êtes capables ! »

Et c’est ainsi que se termine mon beau discours d’adieu. Un dernier regard à mon manoir, qui a bien changé lui aussi en quelques années. Je peux encore voir émaner de cet édifice l’esprit de mes parents, celui de ma sœur. Je ne vous oublie pas, je ne vous oublierais jamais. Papa. Maman. J’espère que vous serez fier de moi ! Je m’en vais.


   ©️ Halloween
   


   


   
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Ohanzee

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MessageSujet: Re: Mickael comment ?   Jeu 8 Nov - 10:20

J'ai réalisé que je n'avais pas notifié que j'avais terminé ma présentation, du coup, je le fais =D
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Kanäe Toupex
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MessageSujet: Re: Mickael comment ?   Ven 9 Nov - 12:51

J’essaye de te noter cet aprem, sinon dimanche aprem !

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Kanäe Toupex
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MessageSujet: Re: Mickael comment ?   Dim 11 Nov - 18:15



Présentation et premier RP
A lire attentivement !

Indice de notation des présentations

La présentation sera toujours cotée sur 15 comme ceci:

La qualité du texte sur 7.5/10

L'originalité 1/2
La mise en page 2/2
La cohérence du récit 2/2
La narration 1.5/2
L'avis personnel 1/2

Le respect du français 8.5/10

Le vocabulaire 1.5/2
La grammaire 2/2
L'orthographe 1.5/2
La conjugaison 2/2
La ponctuation 1.5/2

La quantité du récit 3/6

Environ 3000 mots d'histoire et des descriptions de bonne taille

Points bonus 3/6

Score final 22/32


22/32*15= 10.31 = 10 lvl

Plop, allons directement dans le coeur de la bête.

Pour le français, il y a des maladresses, c'est la principale cause de retrait de points. On retrouve des coquilles (orthographe), des mots qui ne sont pas les bons (vocabulaires) et quelques ponctuation un peu manquantes faisant tantôt un texte très saccadé, tantôt quelque chose de parfois un peu long. Pour le reste, c'est majoritairement de l'étourderie.

Pour la qualité du texte, soyons plus minutieux mais passons la cohérence et la mise en page sur lesquelles il n'y a rien à redire.

Pour l'originalité, c'est un perso très simple, une histoire qui l'est tout autant avec l'orphelin paumé dans une vie un peu ennuyante etc... On est sur du Naruto-like sans le côté persécution et, plus généralement, quelque chose de très commun pour les shonens. Pourtant, et je dis bien pourtant, pourtant, eh oui je redis bien pourtant, y'a deux choses qui m'ont bien plus. La première, c'est le fruit. Tu l'exploites pas, ou presque pas, hormis pour son côté glissant dans un cadre presque "sportif". C'est malin et très intéressant. La seconde chose, c'est la vie que tu insuffles dans les PNJ et notamment dans Zora, la chatte. Bref, j'ai bien aimé et j'ai félicité avec ce point. J'ai également aimé le ton donné à l'ensemble de la présentation.

Pour la narration, je reviens sur le ton en premier lieu, assez dark sans l'être réellement, on se retrouve dans une vie inintéressante dans un premier temps mais où le héros ne se morfond pas réellement, j'aime bien l'ambiance et on en retrouve finalement assez peu dans ce style. Le second gros point fort, c'est l'équilibre aussi bien quantitatif que qualitatif entre description et introspection, j'aime beaucoup. Pour le style dans sa globalité, ça se lit bien, c'est fluide etc... C'est efficace quoi.

Enfin, mon avis perso, c'est un poil simpliste pour que j'aille plus haut que un. La présentation m'a plus mais il m'a manqué des éclaircissements pour les ellipses, un moment fort, une prise de conscience explicitée etc.. Il m'a manqué un peu de mâche quoi. Voilà.

Tu atteins le niveau 10, félicitation !

Tu peux à présent faire un choix parmi les suivants :
-> Corriger ta présentation et gagner quelques niveaux.
-> Entrer directement dans le monde du RP au niveau 10 avec ton fruit.
-> Passer directement au test RP pour gagner jusqu'à 5 niveaux supplémentaires.





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Mickael comment ?

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