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 Richesse et caprice. [Rp Pré Event]

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MessageSujet: Richesse et caprice. [Rp Pré Event]   Ven 19 Oct - 11:39



Hubert.

Il frappa ses mains l'une contre l'autre, épousseta légèrement le haut de sa tenue vestimentaire soignée, davantage pour la forme que par stricte nécessité, puis se détourna de la poubelle dans laquelle il venait de précipiter une ordure de grande envergure afin de s'en retourner derechef à la villa sur laquelle il avait le devoir de veiller. Hubert venait de tenir tête à un primé : Vesh le fendeur de crânes, primé à quelque 86 millions de berrys. Pour le peu qu'il avait bien pu en comprendre avant de briser le crâne du malheureux d'un coup de poing des plus vigoureux, ce type était venu sur Shabondy dans l'optique de venger la capture de son frère, emprisonné à la suite d'une altercation avec la célébrissime Jasmine. En d'autres termes, il venait chercher vengeance... Souhait pathétique pour un forban aussi faible. Hubert, en l'absence de Jasmine et de Dereto, était le protecteur de la villa et, par conséquent, la forme d'autorité majeure qui y subsistait... Il en allait donc non seulement de son devoir mais également de sa réputation de s'occuper de ce type de déchets. Ce qu'il faisait, par ailleurs, de temps à autres avec un certain sadisme... En l'occurrence, toutefois, il n'avait puisé pas l'ombre d'un amusement durant ce passage à tabac : non seulement le pauvre hère était d'une nullité affligeante et n'avait, en conséquence, pas pu lui opposer de résistance digne de ce nom, mais en plus de cela, il savait le retour de sa maîtresse imminente. Il se devait par conséquent d'entretenir les lieux dans leur splendeur et leur magnificence coutumières, et les criminels étaient des déchets dont la vue prestigieuse de Jasmine ne devait pas avoir à souffrir. Aussi avait-il fait en sorte d'avorter cette altercation en exécutant sommairement le pauvre bougre : il n'avait pas de temps à perdre à appeler le Gouvernement Mondial afin de le récupérer et de l'incarcérer. De toute manière, un bon criminel, c'était un criminel mort... Pas un criminel derrière les barreaux.

Il eut tout juste le temps de pousser les portes finement ouvragées de la villa et de les refermer derrière lui que trois silhouettes apparurent soudain de nulle part, au beau milieu du hall d'entrée. L'une d'entre elle le gratifia d'un signe de la tête et sortit par la porte qu'il venait de refermer d'un pas tranquille et serein, prenant immédiatement la direction du Quartier Général de la Marine le plus proche. Si cet homme lui était bien sûr familier, c'étaient les deux autres qui, en revanche, attiraient davantage son attention : il plaça sa main droite sur son cœur et se pencha quelque peu, prenant la parole brièvement avant d'être coupé dans son élan par le ton sec et intransigeant de sa maîtresse.

-Madame, monsieur. Nul incident à déclarer. Tout s'est bien pass...
-Déguerpis, Hubert, bon sang ! Tu n'as rien à récurer ?


Jasmine et Dereto.

Le majordome, peu surpris par le comportement opiniâtre de la jeune femme, se contenta de lui adresser un bref signe de la tête. L'air compatissant de Dereto le fit sourire, et il quitta la pièce sans plus attendre, s'orientant vers les cuisines tandis que l'autre homme se chargeait de calmer l'accès de rage de leur employeuse. En tant qu'ancien responsable des hommes de main de Jasmine, Dereto jouissait d'une réputation relativement particulière : lorsqu'il avait été démis de ses fonctions, tout le monde avait cru que lui et la prestigieuse chasseuse s'étaient violemment confrontés. On avait compris par la suite que la raison de cette mise-à-pied était toute autre : il était le seul qu'elle acceptait enfin de percevoir comme un égal. Cela avait amené un large pan des employés de Jasmine à entretenir à son encontre une jalousie maladive, mais ça n'était pas le cas de Hubert qui était un homme simple, qui savait se satisfaire de peu. Et puis, les deux hommes avaient livré bataille côte-à-côte à d'innombrables reprises depuis qu'ils étaient entrés à son service, quasiment au même moment... Ils s'adressaient donc une confiance titanesque, et auraient possiblement pu placer sciemment leur vie dans les mains de l'autre sans crainte aucune. Toutefois, force était d'admettre que Dereto, justement, jouissait désormais d'une position privilégiée auprès de la jeune femme. Il allait sans dire qu'il était peu ou prou le seul à pouvoir tempérer ses colères et sa furie : il s'y essayait en tout cas avec une ardeur qui lui faisait honneur, a fortiori si l'on considérait le caractère pétulant sinon explosif de la demoiselle à laquelle il tenait tête. Cette dernière se déchaussa négligemment et expédia d'un coup de pied ses chaussures à talons, des modèles de luxe qui valaient à eux seuls des millions de berrys, directement dans un mur non loin. Elle se mit à gravir les escaliers de marbre qui menaient à sa suite avec voracité, pestant sans s'arrêter tandis que son homme de main favori montait sur ses talons les marche quatre-à-quatre, demeurant pour l'heure silencieux et imperturbable.

-Cette pimbêche... Bon sang ! J'ai quitté l'amirauté ! J'ai démissionné ! Qu'est-ce qu'elle n'a pas compris là-dedans ? Je me fous complètement de sa petite guerre ! Les Decimas... Manquerait plus qu'elle nous renvoie à Drum !

Dereto eut un sourire en coin, qu'il tâcha de réprimer au maximum, sachant que la demoiselle s'emporterait d'autant plus si elle percevait un semblant de malice sur son faciès. Drum était un souvenir pénible, pour la chasseuse : elle y avait été confrontée à Akainu, un adversaire assurément hors de leur portée, et avait eu affaire à tout un tas de gouvernementaux aux comportements bien trempés. Il fallait ajouter à cela, évidemment, le climat capricieux et glacial de cette île hivernal pour parfaire un tableau des plus déplaisants au regard de la capricieuse jeune femme, qui ne supportait ni l'adversité, ni l'irrespect, et encore moins la neige.
Finalement, comme elle persistait dans les grommellements mais ne poursuivait pas dans les critiques dûment formulées, Dereto se permit une légère intervention, procédant avec tact et diplomatie, comme il en avait l'habitude. Mieux valait éviter de se mettre Jasmine à dos lorsqu'elle était dans de tels états : il valait mieux veiller à l'adoucir au préalable... Des années d'entraînement lui avaient été nécessaires afin d'apprendre à dompter cette bête furieuse, sans cesse au bord de l'hystérie. C'était un exercice périlleux, beaucoup plus que de s'entraîner au corps-à-corps avec John Pacifique ou que, justement, de croiser le fer avec un opposant de la stature d'Akainu...

-Regardons les choses sous un autre angle. Si elle demande notre aide, c'est qu'elle estime nos compétences, et qu'elle nous apprécie en tant que subordonnés, n'est-ce pas ?
-Et alors ? Je me contrefous de ce qu'elle pense de moi ! Elle est d'une austérité et d'une froideur... Elle me débecte !
-C'est un mensonge. Si tu la détestais autant, tu aurais refusé sa proposition, et tu le vivrais bien mieux.

Il venait de lui clouer le bec : elle ne s'attendait bien évidemment pas à tant d'impertinence mais, pour autant, elle ne trouva rien à redire. Elle se contenta de rougir furieusement et de détourner le regard, faisant en sorte que Dereto ne se rende pas compte de cette réaction épidermique pour le moins surprenante. De son côté, l'ancien vice-amiral comprit bien évidemment ce à quoi rimait ce silence soudain. Il eut à nouveau un sourire, plus doux et plus tendre, cette fois-ci : elle lui plaisait puissamment, lorsqu'elle faisait montre de cet entêtement puéril. Finalement, elle poussa la porte de sa chambre et de jeta sur son lit tandis que l'homme, de son côté, refermait les battants et déposait sur la jeune femme un regard serein.

-Elle aurait quand même pu nous écarter de ses petits stratagèmes... On ne fait plus partie du Gouvernement Mondial...
-Elle a également demandé son aide à Mijushike. Et j'imagine que nous ne sommes pas les seuls. Cela prouve juste qu'elle a envie d'en finir avec Centes, une bonne fois pour toutes, et qu'elle nous voue une confiance suffisante pour nous embrigader dans des opérations de cette envergure. C'est même plutôt flatteur.
-Chouette. On va mourir pour elle, parce qu'elle nous apprécie. Génial. Merci, Dereto, tu me remontes le moral.

Il eut un nouveau sourire devant l'air râleur de la chasseuse qui pivota, se plaçant sur le ventre et enfouissant son visage dans l'un de ses monumentaux oreillers. Il s'approcha de quelques pas timides, puis acheva d'avaler la distance qui le séparait du lit à baldaquin au bord duquel il prit place posément avant de placer ses mains sur les épaules de Jasmine, qu'il massa délicatement. Il prit sa voix la plus douce, et fit en sorte de lui glisser des paroles qu'il espérait rassérénantes et encourageantes, sachant qu'ils posséderaient probablement un rôle clé quant au conflit qui s'annonçait.

-Ne t'en fais pas. On ne risque rien. On combattra ensemble, comme à chaque fois. Et on triomphera... Comme à chaque fois.

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