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 Les cerveaux de demain (Pv Etsu)

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MessageSujet: Les cerveaux de demain (Pv Etsu)   Lun 3 Sep 2018 - 17:50





Marijoa n’était pas considérée comme la ville la plus belle à travers toutes les mers pour rien. Berceau et lieu de vie des grands Dragons Célestes, la Cité des Anges avait pour elle de rassembler ce qu’on faisait de mieux en terme d’art, de culture, de nourriture et de tout autre domaine qui pouvait trouver grâce aux yeux des maîtres de ces lieux. Parmi tout cela, parmi toutes ces activités aussi diverses que variées, il y en avait une que les Dragons Célestes ne régissaient pas, enfin, pas totalement. Si elle était la ville du bon goût, Marijoa était également le lieu qui accueillait le siège d’une des instances les plus secrètes mais aussi les plus efficaces de tout le gouvernement mondial : la section scientifique. Les plus grands cerveaux de cette ère, ou l’extrême majorité d’entre eux en tous les cas, avaient trouvé place sous l’égide des savants gouvernementaux les plus fous, les plus créatifs, les plus ingénieux, ou plus simplement, les plus intelligents. L’on trouvait dans les rangs de cette organisation des hommes et des femmes capables de créer des machines de guerre capable d’anéantir des criminels que certains Vices-Amiraux, voire Amiraux, peineraient à combattre.

Pacifistas, armes technologiques supérieures, fruit du démon artificiels, formule chimique secrète, explosifs de pointe, création d’objets maudits : rien ne semblait inaccessible à ces surhommes. Le programme de développement évoluait sans cesse, permettait tout ou presque et dans tous les domaines intéressants aux yeux des étoiles et des scientifiques en charge de cette institution. Alors, pour rester au top, pour ne pas perdre la primauté du monopole créatif, pour toujours actualiser les stocks de connaissances et, plus largement, pour faire tourner l’effectif et repérer les nouveaux talents, le corps de la section scientifique avait le choix de lancer un grand mouvement de recrutement. La chose, d’une simplicité enfantine, chose rare pour ce groupe, se caractérisait en un concours d’entré, un examen ouvert aux gouvernementaux de tous les horizons, aux chasseurs de prime intelligent et même à tout civil qui se sentait assez costaud des méninges pour intégrer ce groupe prestigieux.

Le jour J, devant les portes d’un grand bâtiment d’un blanc immaculé, un peu à l’écart de Marijoa et sur un site qui ne semblait pas être le quartier général de la section scientifique, des dizaines et des dizaines de candidats patientaient, silencieux. Parmi eux, une jeune femme aux cheveux roses apparemment affiliée au Vice-Amiral Ghetis Archer, une personne qui bénéficiait d’un appui de poids. Elle n’était pas la seule dans ce cas et une autre avait de meilleures recommandations encore mais il s’agissait là d’un potentiel atout face au civil inconnu du grand nombre. Devant ce bâtiment si neutre, les blouses blanches semblaient fleurir comme les champs à l’arrivée du printemps et toute finirent par s’engouffrer par la même ouverture lorsque les portes massives se séparèrent.

A l’intérieur, un grand hall se trouvait là, blanc, totalement et désespérément blanc. Allié aux blouses que portaient la plupart des candidats, un vêtement pourtant non-obligatoire en ces lieux,  le bâtiment dégageait une grande sérénité mais aussi une grande tristesse. Si l’on pouvait croire à un fourmillement de discussion entre quelques individus, il régnait en prime un silence religieux, la grande majorité des candidats stressant trop pour parler. Il y avait évidemment quelques exceptions, mais bien rares, souvent des candidats non-habillés de leur fidèle blouse blanche: des audacieux trop confiants ou trop idiots. Puis, au milieu de ce grand silence, de ce calme, de cette blancheur, une nouvelle blouse fit son apparition à l’étage supérieur, bien visible par la totalité des aspirants.





Une fois bien en place, le silence étant devenu absolu, la jeune brune commença son speech de bienvenue d’une voix aussi lasse que l’expression de son visage.

- Salut les jeunes, je suis Minerva Hijima, membre de la section scientifique du gouvernement mondial, coordinatrice de programmes de développement section explosif. En gros, et parce que je pense déjà en avoir perdu la moitié, je gère une équipe parmi plusieurs chargée du développement de bombes. Voilà. Bon sinon, pour cet examen, on va faire court, le temps est précieux dans notre… dans mon métier. Bon, on va commencer par les entretiens personnels et après… On verra à ce moment là.   

La jeune femme claqua alors des doigts et quatre portes s’ouvrir dans le hall des candidats, deux sur le mur Nord et deux sur le mur Sud. Soufflant une fois de plus, donnant l’impression d’être ennuyée par sa présence en ces lieux à la place de bosser dans son labo, la scientifique confirmée compléta ses instructions.

- Bon, quand on vous appelle, vous vous dirigez vers la porte indiquée, bonne chance et peut-être à toute à l’heure les jeunes.  

Sans plus attendre et sans le moindre suspens, la brune détala et disparut derrière une porte située au premier étage. Bientôt, quasi immédiatement d’ailleurs, les premiers noms furent appelés. Puis, tous les dix minutes environ, d’autres noms étaient scandés. Au bout d’une trentaine de minutes, un nouveau nom fut appelé.

- Etsu Ogawa, porte C.   

La rose verrait alors que la seconde porte du mur Sud portait cette indication, elle pourrait emprunter le couloir qui déboucherait finalement sur une petite salle d’attente où se trouvait quatre nouvelles portes et dans laquelle poireautaient trois autres candidats. Deux blouses blanches plus que traditionnelles et une candidate plus… différente.





Cette jeune femme trifouillait une sorte de cristal dans lequel semblait se trouver un mécanisme composé de différentes roues à dents, de l’inconnu total pour une chimiste. Quoiqu’il en soit, pas trente-six solutions, plus qu’à attendre son tour, comme les autres.



Et c'est parti pour toi donc ! Tu es convoquée dans un lieu situé un peu à l'écart de MJ, et tu finis devant un grand bâtiment avec beaucoup de scientifiques "amateurs" comme toi. Vous êtes invités à entrer et les festivités commencent !
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Etsu Ogawa
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MessageSujet: Re: Les cerveaux de demain (Pv Etsu)   Lun 3 Sep 2018 - 20:13



Piston pas piston


Merde. Merde. Merde.

De l’archipel Konomi à Marijoa, j’avais passé mon trajet à rentrer le ventre, ou, quand je n’y pensais pas, à déposer machinalement ma main dessus. Vraiment ? Maintenant ? A moi ? Plein de femmes rêvaient de ça dans le monde ; je leur aurais donné ma place volontiers. Moi, tout ce que je désirais, c’était nourrir mon savoir, pas un… eurk. Je venais d’obtenir mon plus grand souhait, un billet pour la section scientifique, et il fallait qu’un accident empiète mon bonheur. J’imaginais déjà le pire : on allait me renvoyer pour inaptitude au travail, ou parce que ça n’aurait rien à faire au sein du plus grand laboratoire du monde. Mais de toutes les réactions, c’était celle de Ghetis Archer que je redoutais le plus. Comment lui apprendre la nouvelle, et comment le prendrait-il ? Incapable de répondre à mes propres inquiétudes, tout ce que je pus faire pour me consoler fut de me caresser l’abdomen.

Sans que son existence ne puisse s’effacer de mes pensées, je m’étais extasiée face à la beauté de la capitale. L’endroit n’avait rien à envier à toutes les îles que j’avais pu voir sur les Blues. Si la ville était déjà magnifique, le château qui la surplombait, lui, demeurait la plus impressionnante œuvre de la cité. Je peinais à accepter que la Terre rescelle d’assez de matière pour bâtir un édifice de cette taille – certainement celle d’un pays entier. Malheureusement, il fut impossible de m’arrêter ou de pavaner à travers les rues pour découvrir toute la magnificence des lieux ; l’escorte qui m’avait menée jusqu’ici semblait pressée. Comme si on l’était ! De toute façon, depuis l’appel de mon Maître, l’affaire était réglée. J’allais faire la rencontre des plus grands savants du monde, et me mettre au boulot à leurs côtés. Nous aurions aussi bien fait de prendre un peu de bon temps, avant de passer aux choses sérieuses. Alors, tandis qu’ils me sommaient d’avancer plus vite, je tournais la tête à droite, à gauche, profitant tranquillement du paysage fantastique qui s’offrait à ma vue.

Pour autant, nous ne tardâmes pas à rejoindre un grand bâtiment blanc, rempli d’une foule de blouses blanches. Je commençais à avancer tranquillement parmi elles, cherchant un guide d’accueil pour l’humble serviteuse du vice-amiral Ghetis Archer. Cependant, le hasard tira mon oreille vers les chuchotements, qui me rapportèrent que l’immensité de la populace présente attendait tout simplement son tour pour passer l’examen.

L’examen. Ah ben oui, l’exa-QUOI ?!

Il y avait anguille sous roche. Une grosse anguille même, ou une grosse roche, je sais pas. Tout ce dont j’étais sûre, c’était qu’on m’avait vendu un poste dans la Section Scientifique tout frais et sur-mesure. Là, on était encore loin du « Etsu va rejoindre la Section Scientifique au nom de Ghetis Archer ». Tout ce que je voyais, c’était qu’Etsu allait passer des tests, certainement très longs et angoissants, assez compliqués pour sélectionner la pointe des scientifiques, au même titre que tout un tas d’autres personnes peut-être plus douées qu’elle. Et surtout, Etsu était à présent encombrée d’un putain de… de… de truc qui allait la déconcentrer, comme si elle avait une bonne grosse constipation, et que tous les éléments étaient réunis pour lui faire foirer les fameux tests. Au milieu de la foule, je baissai la tête vers mon ventre.

JE TE HAIS !

Non, non, je devais me calmais. Je fermai les yeux, inspirai sereinement, expirai…

PUTAIN, POURQUOI CES CONNARDS M’ONT PAS DIT POUR L’EXAMEN ?!

Je sanglotais intérieurement, désireuse de mourir sur le champ et de ne plus jamais avoir besoin de faire face à la dure réalité de la vie.

Non, non, non. T’es une battante, Etsu. Jusqu’ici, tu as eu d’excellents professeurs : Pépé Bunmei, Mamie Miu et Ogawa. C’est pas le moment de flancher. Ils veulent te tester ? Ok, parfait. Tu vas leur montrer ce que c’est, d’être née dans la chimie. Tu viens de nulle part, c’est sûr, et tu es arrivée ici par piston, c’est vrai. Mais tu vas prouver à tous ceux qui doutent de toi que t’as ni besoin d’être bourgeoise, ni besoin de l’influence de Ghetis pour te faire une place dans le monde.

Il y a que moi qui doute de moi…

Ta gueule. On va passer ces examens, et on va les réussir.


Je me parlais seule. Géniale. La folie m’emportait. Ou peut-être le stress. Bon, je faisais ce que je pouvais pour me motiver. Me retrouver dans un tel lieu était impressionnant, et le nombre de candidats pour rejoindre la plus grande instance savante du monde était intimidant. Je n’étais pas sûre d’être meilleure qu’eux, alors il allait falloir, à défaut de m’élever au-dessus du groupe, me défaire de celui-ci pour montrer qu’à niveau égal, j’étais capable de proposer de l’extraordinaire. Sans avoir aucune idée des épreuves qui m’attendaient, je me préparais mentalement à les affronter.

La réponse vint assez vite... en partie. Une brune à moitié endormie nous apprit qu’en premier lieu, nous passerions des entretiens personnels. La suite viendrait en temps et en heure. En quoi consistaient les entretiens ? Nous n’en savions rien. J’attendis impatiemment que mon nom vienne, pour m’indiquer de passer la porte C.


Tenue d'Etsu
Il fallait faire bonne impression. Je rentrai le ventre, ayant bien du mal à cacher la petite rondeur qui s’étouffait dans ma blouse un peu trop serrée, et partis pour l’entrée C. M’excusant à chaque pied écrasé sur mon chemin – cinquante-six fois environ, je réussis à rejoindre la porte en question. Si je m’attendais à rejoindre directement un bureau pour l’entretien, j’eus bien du mal à cacher ma surprise en atterrissant dans une seconde salle d’attente. Mais ici, au moins, je me sentais un peu plus à ma place. Je n’étais pas la seule à ne pas porter l’uniforme standard du scientifique. Parmi tout le blanc de la salle, je faisais un peu tâche dans mon coton brun. C’était la tenue qu’utilisait Mamie Miu, lorsqu’elle était plus jeune, et je la trouvais confortable, tout en étant assez sécuritaire pour les travaux de laboratoire. En tout cas, dans cette petite salle, je pris directement place à côté de la seconde demoiselle colorée, remarquant le drôle d’objet qu’elle avait entre les mains. Rompant sans honte le silence qui régnait jusqu’alors, je lui demandai :
 
C’est quoi, ton engin ?

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Résumé :
Etsu arrive à Marijoa, découvre qu'elle doit passer et réussir des tests pour entrer dans la SS, et attend son tour comme les autres. Elle tente une approche avec la demoiselle à la boule de cristal.
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MessageSujet: Re: Les cerveaux de demain (Pv Etsu)   Lun 3 Sep 2018 - 21:56







La jeune blonde leva les yeux de son petit cristal mécanique pour les poser sur la rose avant de la détailler, de bas en haut. Elle s'attarda sur son visage, évidemment et sembla le scruter sous toutes les coutures avant de descendre d'un cran pour bloquer sur la poitrine de la jeune rose. Une fois la zone détaillée quelques secondes, elle réadressa un signe de d'oeil et arqua un sourcil aguicheur. Elle descendit encore de l'oeil pour finir sur le ventre de la jeune femme avant de simplement faire un petit bruit de bouche particulièrement agaçant qui pouvait tout et rien dire à la fois. Elle y resta, encore un peu, en continuant à tripoter instinctivement le cristal qu'elle n'avait pas lâché. Puis, alors, tranquillement, elle descendit encore le regard pour s'arrêter, une nouvelle et dernière fois sur les hanches de la logia. Elle n'y resta que peu et passa rapidement sur ses jambes avant de reporter son attention sur son petit jouet.

Elle manipula alors d'une façon un peu différente jusqu'à ce que deux pans de cristaux, les deux plus gros, se divisent comme pour former deux bras flottants au-dessous d'une petite tête cristalline. A l'intérieur de ce petit corps semblant si précieux, le mécanisme bougeait sans cesse et deux petits jambes métalliques se laissèrent échapper et vinrent terminer la forme ouverte de cette création maison.

- C'est ça, un de mes bébés. Et toi, c'est quoi ton truc ?  

Le plus étonnant chez cette jeune femme, si ce n'était pas son art, était davantage le timbre de sa voix. Spécial au possible, ce dernier dérangeait, il n'inspirait pas la confiance mais davantage la peur. Eraillée, cette voix semblait être celle d'une démente, d'une folle qui ne vivait que pour ses petites machines et qui ne prêtait aucun intérêt à l'âme humaine. D'ailleurs, ce n'était pas totalement faux s'agissant de son cas personnel mais elle s'ennuyait alors autant se divertir en voyant pourquoi son interlocutrice était présente. Ici, les candidats n'étaient pas classés selon leurs capacités, Etsu était chimiste, la poupée aux apparences sadiques ne semblait pas partager sa passion, préférant les choses robotiques ; de toute évidence.

Une fois qu'Est aurait répondu, la blondinette se mettrait à sourire, peu important la réponse et s'apprêterait à continuer lorsqu'une énième blouse blanche débarque de l'une des portes et appelle une nouvelle personne.

- Mademoiselle Nini Zaka.  

La jeune femme assise à côté de la gazeuse se mit à soupirer et à simplement remballer sa petite création avant de se lever.

- Bon, bah c'est à moi. A plus la rose. On se recroisera peut-être à la prochaine étape si tu passes.  

Un doute sur ses réussites ? Pas le moindre, Nini était totalement persuadée de passer à la suite, l'entretien n'était qu'une formalité pour elle, une simple entrée en contact qu'elle allait expédier ilicci-presto.

De son côté, Etsu verrait les deux autres partir puis trois autres arriver, que des blouses banches inutiles et aussi peu intéressantes que toutes les autres aperçus plus tôt. Puis, finalement, enfin, le nom de "Ogawa" revint dans la bouche de l'un des examinateurs, celui qui avait appelé Nini quelques minutes auparavant, un entretien éclair donc. Etsu fut alors invitée à entrer dans un petit bureau où se trouvait une table et deux chaises. Le questionneur, un homme aux cheveux grisonnants, pris place sur l'une des assises alors qu'il laissait l'autre libre pour celle qu'il allait cuisiner.

- Mademoiselle Ogawa, assez-vous, je vous en prie. Entrons rapidement dans le vif du sujet. Votre dossier mentionne une affiliation au Vice-Amiral Archer, qu'en est-il ? Puis, j'aimerais que vous abordiez votre domaine d'expertise et retraçant votre parcours dans ce dernier.

La première question ne visait pas les compétences mais bien les relations qui avaient amené la petite rose à se présenter ici. Dans un second temps, ils entreraient dans le gros de la bête et aborderaient le domaine d'activité de la logia.

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Etsu Ogawa
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MessageSujet: Re: Les cerveaux de demain (Pv Etsu)   Mer 5 Sep 2018 - 20:17



Un excellent outil


Je ne savais pas à quoi cette fille bizarroïde jouait, en me dévisageant de la sorte, mais je m’étais mise à l’imiter. Si ça l’amusait de dévisager les inconnus de cette façon, ça l’amuserait peut-être autant de l’être à son tour. Je passais mes yeux sur les siens, puis sur tout son visage. Même si elle avait un air un peu flippant, je devais lui reconnaître une beauté juvénile. Elle passa à ma poitrine – qui commençait à peine à se bomber – et je fis de même, pour elle. Elle n’avait pas les seins très développés, mais je les imaginais déjà petits et roses, mignons, idéaux pour quelques douceurs intimes. Ah, si seulement j’avais connu plus de femmes ! A vrai dire, je n’avais jamais eu aucune relation avec d’autres demoiselles, et ce n’était pas faute d’avoir essayé. Ça m’aurait évité des emmerdes.

Son bruit de bouche m’extirpa hors de mes songes, et je réalisai que son attention s’était alors déposée sur mon ventre. Par réflexe, je le rentrai, mal à l’aise, avant de me demander si elle avait compris. Sa réaction était étrange. Angoissante, plutôt. Elle avait compris, c’était certain. Ca se voyait à ce point ? Lui adressant un rictus complexé, je croisai les bras autour de mon ventre, le corps tout raide. Puis je baissai la tête, fixant le sol sans plus prêter aucune attention à celle qui m’avait démasquée.

Elle a compris directement. Ca se voit trop. On pourrait en rentrer trois comme toi, dans ton bide. Faut que tu te caches. Finis les petites jupes taille haute, les crop-tops, la lingerie sexy. Prépare-toi à porter des jogging-sweat pendant des mois… ou toute ta vie.

 
C'est ça, un de mes bébés. Et toi, c'est quoi ton truc ?  

Je relevais la tête d’un coup, alertée par les mots de la demoiselle. Là, elle me cherchait. Je ne lui répondis que par un regard noir, souligné d’un silence lourd de sens, parce qu’elle me faisait trop flipper pour que j’ose lui adresser encore la parole. Mais bordel, « mon truc », c’était un ventre, un ventre tout ce qu’il y avait de plus normal, et si elle y voyait quelque chose à redire, bah… bah… Elle pouvait se le garder. Si elle voulait. De toute façon, je lui aurais pas dit. J’hésitai un instant à lui répondre quand même, à lui faire remarquer à quel point c’était une connasse, mais elle fut appelée pour l’entretien, et me salua avant de partir.

« Si je passe » ? Ben… au moins, cette fois, j’ai trouvé quelqu’un qui ne croyait pas en moi. Wouhou.

Enfin, si mes sentiments pour elle tiraient entre peur, haine et attirance, cette Nini Zaka m’intriguait. Je la détestais assez pour vouloir l’étriper, mais, je devais l’avouer, quelque chose en elle me fascinait. Son petit objet, et la passion qu’elle avait pour lui, peut-être ? En tout cas, ma curiosité vis-à-vis d’elle me donnait le courage de passer cette première épreuve, quelle qu’elle fût.

Je n’attendis pas longtemps mon tour. L’examinateur de Nini m’appela, et sans un mot, je le suivis jusqu’à une pièce épurée, meublé d’une seule table et de chaises. Je pris place face à lui, me demandant si la courte durée du précédent entretien n’était pas signe d’un échec. Mais je n’étais pas là pour m’occuper de Nini. Cette fois, c’était à mon tour de prouver mes talents. J’attendis sagement la première question, concentrant tout mon savoir pour pouvoir répondre aussi vite que possible à la demande. Chimie organique, inorganique, thermodynamique et autres aspects de chimie physique, pourquoi pas un peu de mathématiques : j’étais prête pour n’importe quelle interrogation. Mon cerveau n’était plus qu’une banque de données et une calculatrice, un robot en somme, prêt à servir les sciences du mieux que possible.

Ghetis Archer ? Mon domaine d’expertise ? Mon parcours ? FACILE !

Je toussotai avant de prendre la parole :
 
Ghetis Archer est mon Maître, c’est lui qui a demandé que je sois envoyée ici. Si vous voulez vérifier ça, j’ai son numéro sur les fesses. On s’est rencontré à Powder Island, il y a… deux ans, je dirais. Là-bas, j’ai servi de cobaye à lui et une de ses subordonnés, pour tester quelques… Quelques… médicaments ? A vrai dire, je n’ai pas beaucoup de souvenirs de cet après-midi-là !

Je souris, prenant une pause pour respirer et reprendre de plus belle :
 
Sinon, je suis chimiste. J’apprends la chimie depuis que je suis toute petite ! Mes grands-parents étaient chercheurs. Pépé Bunmei s’intéressait plutôt à la chimie organique, et Mamie Miu à la chimie physique. Du coup, ils m’ont appris tout ce qu’ils savaient. Puis, lorsqu’ils nous ont quittés, j’ai eu mon premier Maître, qui m’a plutôt inculqué la dextérité de l’expérience. Mais aucun d’eux n’a jamais fait partie de la Section Scientifique. Du moins, pas à ce que je sache. Moi, ce qui m’intéresserait le plus, ce serait de tout savoir des fruits du démon ! D’ailleurs, j’en ai mangé un. Le Gasu Gasu no Mi ! Je ne le maîtrise pas encore parfaitement, et j’ai certainement des tonnes de gaz à découvrir encore, mais je peux faire plein de choses avec. Par exemple…


Je pointai l’index vers mon propre nez ; le doigt sembla se fendre au bout, laissant s’échapper un gaz rouge aux odeurs sucrées, et j’en reniflai un grand filet, tout sourire. Je tendis la main vers l’homme, l’invitant à faire de même, et patientant quelques secondes pour que les effets du gaz apparaissent.
 
Ahahah… Ca… AHAHAHAH ! C’est un… pffffrhihihi ! C’est un gaz hilarant ! AHAHAHAHAHAHAH ! J’adore ce gaz ! J’ai les larmes aux yeux ! Ahahahouhouhouh ooouuuuh ! Où est-ce que j’en étais hihihihi ? Ahah… Ah oui, le Gasu Gasu no Mihihihihihi ! C’est un pouvoir vraiment fantastihihihihi… AHAHAHAHAH ! Personne ne m’a jamais appris à m’en servihihihihir ! Mais c’est quand même un… ouhouhouh ! Un très bon outil, pour une chimiste !

Et jusqu’à ce que les effets du gaz se calment, si rien ne m’en empêchait, je continuerais à raconter mes exploits avec le Gasu Gasu, notamment comment éviter de mourir d’une chute de quelques dizaines de mètres, comment imiter l’odeur et le bruit d’un pet.

Une fois calme, je toussoterais pour reprendre du sérieux, et expliquerais qu’il était aussi possible de créer des gaz explosifs, suffocants, ou tout autre chose pas très amusante mais utile en temps de guerre.

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Résumé :
Nini intrigue Etsu. Cette dernière répond aux questions de l'examinateur, s'égare un peu dans son discours, et propose une démonstration du Gasu Gasu.

Technique utilisée :
LAG ►
Caractéristiques - Couleur rouge, odeur de barbe à papa.
Action - Gare aux crampes ! Le gaz hilarant, comme son nom l’indique, provoque des fous rires chez quiconque le respire.
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MessageSujet: Re: Les cerveaux de demain (Pv Etsu)   Mer 5 Sep 2018 - 21:14






Ces jeunes … Un scientifique comme l’était l’examinateur, maintenant âgé de cinquante six ans, ne comprenait pas tout aux subtilités de la décadente jeunesse et pourtant, les sciences sociales faisaient parties de son domaine de compétence. Ainsi, il afficha une mine légèrement circonspecte lorsque la jeune interrogée aborda le sujet de ses parties privées. Le vieil homme n’imaginait pas avoir une journée comme celle qu’il passait aujourd’hui. Avant la rose, il avait eu affaire à une gamine complètement déglinguée mais au talent robotique indéniable. Il avait creusé, en profondeur, et avait finalement découvert que le caractère de cette créatrice ne serait pas en opposition avec l’esprit général de la section scientifique. Après quelques questions de routine, des précisions sur son domaine et ses compétences et un exposé de sa vie sociale actuelle, la jeune blonde était passée, comme elle s’y attendait. Maintenant, après la timbrée, il semblait être tombé sur un nymphomane, ou quelque chose du genre. En tout cas, elle était l’esclave ou le jouet du Vice-Amiral Archer.

La question quant à son affiliation ne valait pourtant pas grand chose, simplement une mention à confirmer, celle que le vairon qui faisait beaucoup parlé de lui récemment était le bienfaiteur de cette jeune femme si étrange.

- Heu, je vous remercie mais ça ne sera pas nécessaire. Non seulement, je vous crois sur parole et nous détenons une note du Vice-Amiral Cruz confirmant l’information.  

La question de l’affiliation était réglée et bien qu’elle soit… étrange, ce n’était pas quelque chose qui pourrait porter préjudice, enfin, pas au poste d’aspirant externe à la section. Dans les échelons plus importants, la dépendance à un gradé de la marine pourrait s’avérer être une difficulté non-négligeable, un réel souci pouvant entrainer un conflit d’intérêt mais pour l’heure, la question ne se posait pas. De la même façon, le grisonnant ne s’attarda pas sur l’épisode de test de médicament, l’Archer disposait de scientifiques dans ses forces selon les rumeurs donc il fallait bien tester sur quelqu’un : une activité normale. La suite l’intéressa bien plus, enfin les discussions professionnelles revenaient sur le devant de la scène et le voile sur les capacités et l’expertise de la jeune rose se leva.

Une chimiste, il y en avait beaucoup. Mais il y avait beaucoup de médecins, énormément d’artificiers, des botanistes, des savants à la mémoire et aux capacités de mémoire magistrales ou encore des créateurs de robots. Finalement, au milieu de tout ça, les chimistes n’étaient peut-être pas plus représentés que les autres, et bien moins que les médecins dans tous les cas. Ces débiles pensaient que savoir réparer un coeur ferait d’eux les nouveaux prodiges de la section alors qu’un simple chirurgien n’avait rien à faire parmi eux. Bref, une chimiste. Une chimiste de famille qui avait appris avec ses grands-parents, les choses semblaient de moins en moins prometteuse. Oh, elle avait trouvé un maître expérimenté par la suite, quelle originalité, probablement que les vieux avaient passé l’arme à gauche. Plus le récit avançait et moins l’examinateur semblait convaincu. Il y avait encore une éventuelle phase de pratique à aborder mais pour l’heure, l’apriori n’était pas des meilleurs.

Pourtant, d’un coup, le visage du grisonnant trouva un intérêt nouveau, un élément inattendu étant venu se glisser dans le récit, un élément plus qu’intéressant surtout lorsqu’il était mis en relation avec les compétences de l’examinée : un fruit du démon. Si elle avait eu un Zoan ou le paramécia des balles, la chose n’aurait pas été bien intéressante mais là, un logia. Quoi de plus utile pour une chimiste que de bénéficier d’une ressource en quantité illimitée ? Quoi de plus irréel et de plus merveilleux que cette ressource soit le gaz, ou plutôt les gaz si l’on en croyait la jeune femme. Il s’apprêta à en demander plus mais il fut coupé dans son élan par la fougue de cette jeunette. Son faciès s’éclaira d’un intérêt renouvelé lorsque le doigt de son interlocutrice se fendit en libérant un gaz inconnu. Sans trop le vouloir, il s’approcha par curiosité et un sourire naquit aux commissures de ses lèvres, il en avait respiré.

Ainsi, ne pouvant réellement gardé son sérieux, il se mit à ricaner d’un rire aigu ne convenant pas vraiment à l’image du personnage. Il s’excusa et comprit rapidement la cause de son hilarité. Il attendit quelques instants, le temps que les effets se dissipent, au moins de façon mineure et reprit son analyse.

- Il s’agit d’un précieux pouvoir et d’une précieuse ressource dont vous bénéficiez là. J’imagine sans peine qu’à l’image des autres maudits, votre maîtrise s’améliorera avec le temps et l’exercice. Sans me faire de démonstration, pour des raisons évidentes, quel type de gaz pouvez-vous produire à l’heure actuelle ?  

Il écouterait alors la réponse, un véritable intérêt renouvelé maintenant présent pour cette nouvelle perspective. A l’issue de ces informations, il aborderait un sujet de fond car, finalement, l’intérêt n’était pas de faire des gaz mais de s’en servir.

- D’un point de vue théorique, dans quel domaine vos connaissances portent-elles, si possible, dites m’en davantage.  

Ici, il s’attendait à entrer dans du dur, dans de la théorie que lui, spécialiste en médecine innovatrice, ne comprendrait probablement pas : ce serait parfait. De toute façon, la Ogawa ne savait pas qu’il n’était pas chimiste, alors pourquoi lui faire croire le contraire ?

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Etsu Ogawa
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MessageSujet: Re: Les cerveaux de demain (Pv Etsu)   Sam 8 Sep 2018 - 14:34



Du gaz au solide


Idiote, idiote, idiote ! Tu peux générer des gaz de guerre à volonté, des gaz qui intéresseraient la Marine, et tout ce que tu trouves à lui montrer c’est un « hahaha gaz hihilarant ». Ahahahah. Pauvre conne.

C’était terminé, cette fois, c’était certain. Un homme de son statut qui se met à rire comme un adolescent sous l’effet des gaz d’une adolescente, ça allait pas lui plaire. « Merci, au revoir, à jamais. » Bon sang, mais qu’est-ce qui m’avait pris ? Il y avait la tension de l’entretien, et même de tout l’examen. Après tout, cette entrevue n’était que le début ; je ne savais pas quand la totalité terminerait.

J’avais le sentiment de devoir réussir, que l’échec n’était pas envisageable. D’une certaine manière, c’était déjà pour mes défunts professeurs. Pas vraiment pour eux, en fait, puisqu’ils n’étaient plus de ce monde et que je leur imaginais mal une existence parallèle dans laquelle ils pourraient veiller sur moi. J’avais seulement besoin de me prouver que tous leurs enseignements avaient portés leurs fruits. Que, même s’ils n’avaient jamais été reconnus comme les plus grands cerveaux de ce monde, ils en avaient fait partie. Et que, mieux que ça, je n’aurais pu avoir meilleurs professeurs. Ainsi, entrer dans la Section Scientifique nourrirait l’estime que j’avais d’eux.

Surtout, il y avait Ghetis Archer. Il semblait placer un désir prononcé à me voir intégrer la Section Scientifique, et je craignais la réaction de mon Maître en cas d’insuccès. Serait-il encore mon Maître ? Devrais-je retourner à l’errance, et attendre qu’une telle occasion se présente à nouveau ? Impossible, ça ne pourrait pas se reproduire. Ghetis était mon Maître et je ne comptais pas en changer. S’il voulait me voir au sein de cette instance scientifique, s’il me l’ordonnait, alors je le ferais. Pas le choix.

Reprenant un peu de sérieux et de confiance, rassurée par la poursuite de l’entretien et l’intérêt de l’examinateur pour mon fruit, je soufflai. Le stress descendait petit à petit, demeurant en quantité convenable pour passer la suite des événements sereinement. Je fermai un œil, comme pour mieux viser de celui qui restait ouvert mes poings fermés, posés devant moi sur la table. Pour répondre à la première question, j’ouvris mes doigts un par un, à mesure que je nommais mes gaz :
 
Alors… il y a ceux qui provoquent des blessures ou des maladies par contact ou inhalation. Et plus généralement, tous les gaz dont les effets sont directement dus au gaz en question. Par exemple, il y a le TOEKOMS. Il cause des maladies cutanées et respiratoires sur le long terme.

Dès qu’il fut nommé, je pointai mon pouce en l’air. A peine le geste fut-il exécuté qu’un gaz blanc s’en échappa. Me rappelant soudainement des consignes de l’examinateur, je secouai ma main dans le gaz, soufflant dessus pour le dissiper au mieux. Heureusement, je n’en avais pas produit assez pour qu’il fasse effet.
 
Oups, pardon pardon pardon ! Je… euh… Je continue ! Il y a… euh… Le TRAANGAS, un gaz lacrymogène. Le PIMENTO, assez violent pour faire suffoquer quiconque le respire. Le KORWE : il donne de l’urticaire. Le BRAND, qui provoque des brûlures chimiques. Le VERLAM, un gaz paralysant ; le LAG, c’est un gaz hilarant, on vient de le tester ; le STINK, il sent très mauvais, mais j’en ai déjà parlé ; le VERVORM donne le tournis, et déforme un peu tout ce que voit la personne qui le respire ; et enfin, le PYNLOOS pour atténuer la sensation de douleur. Mais ce n’est qu’illusoire, ça ne guérit pas. Ensuite, il y a les gaz qui… utilisent certains principes physiques pour avoir une action.

Là, je pris une pause, observant mes dix doigts ouverts et réfléchissant un instant. Il allait falloir compter avec les pieds. J’en levai un pour le poser sur la table, mais avant même que celui-ci n’atteigne les trois quarts du meuble, il se stoppa net pour atterrir lourdement sur le sol. Je lançai un regard noir à mon ventre. Mais je ne devais pas me faire regarder. Je ne devais pas LE faire remarquer. Je secouai la tête et souris à l’examinateur, sans lui expliquer ce que j’étais en train de faire, et m’excusai :
 
Ahahah, je ne suis pas assez souple, on dirait !

Ta gueule.

J’attrapai alors une mèche de mes cheveux, en comptai dix, et poursuivit le plus naturellement du monde en énumérant les gaz sur mes cheveux.
 
Le BANG explose au contact d’une étincelle ; le VUUR permet d’amplifier des flammes ; le VERTRAAG est un gaz très dense, si bien que l’on pourrait penser traverser un liquide, quand on passer au travers ; le ROES est un agent oxydant, il permet d’émousser la plupart des métaux et alliages. Pour l’instant, je n’ai pas trouvé d’espèce gazeuse assez puissante pour les rouiller. Le OMPAD dévie un peu la lumière, de telle façon qu’on ne voit plus une personne à sa réelle place, si elle se trouve derrière le gaz.

Je réfléchis un instant aux gaz que je n’avais pas encore donné, et repris :
 
Et il y a le LUG. C’est juste de l’air. J’ai en tête quelques autres gaz à créer, mais je n’ai pas encore trouvé de formules. C’est un peu dû à un manque de moyens financiers, et surtout de connaissances dans d’autres domaines. Avec des biologistes ou des médecins, je suis persuadée qu’on pourrait inventer des gaz beaucoup plus impressionnants !

Mais je n’osais pas m’aventurer dans des explications qui n’étaient encore qu’à l’état d’hypothèses. J’attendis quelques secondes de connaître la suite, et relâchant les seize cheveux qui m’avaient permis de compter mes gaz, je pris un instant pour réfléchir à la réponse. Je n’avais aucune idée des connaissances en la matière de celui qui me faisait face, et ne souhaitait pas le perdre avec des précisions trop détaillées. Je ne voyais pas l’intérêt de partager mon savoir s’il ne comprenait rien.
 
Je m’intéresse plutôt aux solides. C’est peut-être paradoxal, pour quelqu’un qui manipule les gaz. Mais c’est ainsi, la matière solide m’attire plus. En fait, j’étudie plutôt la structure des solides au niveau microscopique. A cette échelle, tous les atomes et molécules de tous les solides ne s’organisent pas de la même manière. Pour certains, elles se rangeront de façon à former des cubes. C’est par exemple le cas du chlorure de sodium, le sel ! Et parmi ces structures cubiques, on en trouve de diverses sortes. Après, on peut trouver d’autres formes : des pavés, des hexagones… En clair, les possibilités sont nombreuses.

A nouveau, je laissai un petit silence s’installer pour trouver par où continuer.
 
Je vous épargne toute la théorie de la chose, même si, faute de laboratoire, je me suis beaucoup plus intéressée à celle-ci qu’à la pratique. Mais la maîtrise de ces structures, les connaître et les comprendre permet de façonner des objets dans un matériau adapté à leurs fonctions. Par exemple, pour une personne chétive qui se bat au sabre, il sera plus intéressant de travailler son arme dans une matière peu dense, légère, mais solide, pour qu’elle puisse la porter sans difficulté et que l’arme ne cède pas pour autant au moindre coup. Pour faire ça, il peut être intéressant de connaître la structure microscopique du métal qui compose le sabre.

Et comme je me doutais qu’une logia du gaz qui n’étudie pas les gaz, ce n’était pas si utile que ça, je poursuivis sur mes projets en cours :
 
Je n’ai pas encore réussi à le faire, mais… Je cherche un moyen de générer plusieurs gaz en même temps et de les faire réagir entre eux, pour qu’ils produisent des solides.

Si l’examinateur en demandait plus, je lui parlerais de mes petites créations personnelles. Pour le moment, j’attendais de voir sa réaction, et me tus pour accueillir ses éventuelles questions.

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Résumé :
Etsu énumère TOUUUUUUUUUS les gaz qu'elle sait produire. Puis elle avoue que la chimie du solide l'intéresse plus.

Technique utilisée (mais annulée direct):
TOEKOMS ►
Caractéristiques - Couleur blanche, odeur de rose.
Action - Le TOEKOMS ne provoque ni la mort, ni de douleur. Malgré une action très lente, il n’en reste pas moins dangereux sur la distance. Il laisse des traces pour le futur : maladies de la peau, maladies respiratoires… Seul un bon médecin pourra venir à bout de ces blessures !
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MessageSujet: Re: Les cerveaux de demain (Pv Etsu)   Lun 10 Sep 2018 - 18:58





Le monologue était long, très long, trop long mais le vieux l'écouta avec une patience et une attention particulière. Après tout, il était un scientifique et le monologue était une habitude pour ses savants lorsqu'il s'agissait d'expliquer leur domaine d'activité et leurs recherches plus en détail. Au fond, elle prouvait un peu plus, ne serait-ce que par la forme, elle se comportait en réelle chercheuse. De cette façon, elle méritait l'attention du grisonnant qui s'était déjà ennuyé pas mal de fois dans la journée et qui avait dégagé un bon nombre de candidat.

Quoiqu'il en soit, quant au fond, le vieux écouta l'énumération des gars d'ores et déjà disponibles en prenant quelques notes sur le côté. Il ne garda pas trace des noms donnés mais davantage des propriétés de chacun énoncés par leur créatrice. Il y avait beaucoup de choses, une belle diversité plus qu'intéressante en vue de futurs projets de la section explosif, arme chimique ou autre ressource insoupçonnée de la section scientifique. Pourtant, une remarque lui à l'esprit, quelque chose qui le titilla et qui le fit interrompre la rose à peine celle-ci avait fini son monologue.

- Je vous remercie pour ces précisions, s'agissant des gaz de votre création et sauf erreur de ma part, vous ne m'avez pas parlé de moyen de donner la mort. Un gaz asphyxiant, un gaz mortifère, un gaz destructeur d'organe ; quelque chose dans ce genre. Ma question est donc simple, avez-vous un moyen de donner la mort par simple utilisation de votre fruit ?  

S'agissant des pouvoirs actuels de la Logia, l'expérimenté scientifique n'avait pas davantage de questions. il était maintenant temps de venir aborder l'autre grand thème : le domaine de recherche de cette jeune femme. Sur ce nouveau point, il avoua être légèrement désemparé mais incroyablement étonné. Il s'attendait à l'entendre parler de chimie gazeuse en utilisant des termes pompeux qu'il ne comprendrait pas. Cela lui aurait pu lui convenir mais là, pas du tout. Elle aborda le contrepied total, les solides. Elle parlait en termes relativement simple d'un domaine compliqué, elle se mettait à la hauteur de son interlocuteur, quelque chose de rare dans le monde de la science. Même s'il comprenait le vocabulaire, le fond des expériences de cette femme restait un mystère pour l'examinateur : une bonne chose.

Si elle avait parlé de volcan en papier entrant éruption par une simple réaction chimique, son intégration aurait été compromise mais cette relation spéciale entre solide et gazeux, la transformation de l'un en l'autre, de l'autre en l'un : ce n'était pas quelque chose d'anodin et cela impliquait un grand nombre d'acceptions pratiques. Barrières éclaires, projectiles d'urgence, ciel solide ou autre : le gouvernement mondial pouvait grandement bénéficier d'idées telles que celles-ci.

- Je vois, il s'agit là d'un projet ambitieux pour lequel la section scientifique pourrait investir de grands moyens humains comme techniques. Aucun doute que certains chimistes seraient heureux de participer à ce projet.  

Dans le monde scientifique, la course à l'innovation était loin de n'être qu'une légende et mettre son nom sur un projet important était synonyme d'une belle évolution de carrière, la garantie d'attirer l'oeil des plus grands savants, des hautes strates de la section. Sur ce point précis, il ne pouvait en espérer davantage et, sur son petit carnet, il cocha un coin de page en griffonnant quelques mots de plus. Puis, il reporta son intérêt sur la jeune femme pour venir lui poser des questions complémentaires.

- S'agissant de votre vie personnelle, vous devez comprendre que la section scientifique a besoin de savants entièrement dévoués à leur art. Aussi, il faut ajouter quelque chose, vous pouvez être parent, mariée, avoir une vie de famille mais toujours faire passer cette dernière après votre vie professionnelle. Ma question est donc simple, la chimie est-elle la chose la plus importante dans votre vie Mademoiselle Ogawa ?  

Il était un homme marié, un père mais un jour, il avait dû faire un choix entre rendre visite à son fils blessé ou assurer une veille importante au travail, il avait le choix professionnel et ne l'avait jamais regretté.

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MessageSujet: Re: Les cerveaux de demain (Pv Etsu)   Lun 10 Sep 2018 - 20:56



Scientia


Un gaz létal. Ils avaient vraiment tous un putain de problème, avec ça. Mourir, ça n’avait rien d’intéressant, ça n’apprenait rien. Pourtant, c’était visiblement le gaz qui intéressait le plus le Gouvernement Mondial. Ghetis Archer, lors de notre première rencontre, m’avait aussi fait la demande d’une telle arme. En soit, le créer ne me dérangeait pas, à ceci près que je n’y trouvais aucun intérêt personnel. Seulement, il s’agissait là plus que de le créer ; il s’agissait d’être capable de le produire en quantités illimitées. Je pouvais remettre une telle vapeur entre les mains de la Marine, car ce qu’elle en ferait ne dépendrait que d’elle. Je n’étais pas responsable des actes terroristes des soldats qui l’occupaient. Moi, je n’avais qu’à trouver une raison de le faire – simplement comprendre son action sur le corps… Ce qui m’inquiétait réellement, c’était d’en disposer pleinement. Je ne l’utiliserais certainement jamais de ma vie, et pourtant, il suffisait d’un petit ébranlement de ma foi, un toutes sur les principes qui m’avaient été inculqués, ceux qui prônaient l’importance des vies d’autrui, et le sang sur mes mains ne s’effacerait jamais. Après tout, qui n’avait jamais souhaité, même un instant, effacer l’existence d’un être ?

Je serrai mes mains sur mon ventre, et après une petite hésitation, accompagnée d’un frisson de terreur, je répondis en fuyant le regard de l’homme :
 
Pour l’instant, non, je n’ai aucun moyen de donner la mort. A moins d’insister des heures et des heures avec un gaz, peut-être… mais j’imagine que vous parlez de quelque chose un poil plus rapide. Ça ne faisait pas partie de mes projets, mais je pourrai faire quelques recherches pour vous dégoter ça.

Je poursuivis mon discours sur les solides et l’intérêt que je leur portais. Bien que passionnée par mes recherches, j’avais peur que mon engouement ne contamine pas mon interlocuteur et que mes histoires l’ennuient. Ainsi, lorsque je me tus et qu’il m’intima que la Section Scientifique elle-même serait capable d’investir dans mes petites idées farfelues, je ne pus m’empêcher de sourire, le remerciant avec une petite larme à l’œil. Il n’aurait pas pu faire femme plus heureuse. Moi, petite chimiste sortie des rues de Trader, on me proposait de payer pour mes recherches. Je m’imaginais déjà dans un laboratoire spécialement dédié à mes études, dans une équipe de grands savants, sous la direction du scientifique-en-chef lui-même. Et puis, grâce à nos travaux, nous rendrions le monde tellement parfait que les peuples de toutes les îles crieraient pour nous, et que des écoles, universités ou instituts de recherchent porteraient nos noms.

- C’est en ce jour que nous ouvrons notre école, au nom de notre héroïne, chevalière, mère et protectrice des connaissances : Etsu Ogawa !
- Oh merci, merci, il ne fallait pas en faire tant, voyons…


Woooh, woh, woh. Calme-toi, il a dit que la section scientifique « pourrait » investir dans ce projet. « Pourrait », conditionnel. Descends d’un étage, remplis toutes les conditions et là on signera le contrat. Si tu réussis. Nini doute de toi. Sale merde.

Une deuxième larme glissa sous mon autre œil tandis que je réalisais que la route était encore longue avant que je ne rejoigne les plus grands cerveaux du monde. Ou que je ne sois à leurs pieds. Peu importait cette nuance, les deux m’allaient. Le seul interdit était l’échec. Et alors que je séchais mes larmes en reniflant bruyamment, l’examinateur poursuivit.

« La chimie est-elle la chose la plus importante dans votre vie Mademoiselle Ogawa ? »

Je n’avais pas vu ma propre famille depuis plusieurs mois. Rien au monde ne pourrait me détourner de la chimie. Jamais. Après une seconde de silence, durant laquelle la détermination dans mes yeux se leva vers ceux du scientifique, j’apportai certainement la réponse la plus sincère de ma vie :
 
Non. Ce n’est pas seulement la chimie. C’est au savoir tout entier que je dévoue ma vie.

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Résumé :
Etsu ne possède pas de gaz mortel, mais elle propose de faire des recherches là-dessus. Après le compliment de l'examinateur, elle s'imagine déjà aux côtés des plus grands cerveaux du monde. En tous les cas, elle est complètement dévouée au savoir.
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MessageSujet: Re: Les cerveaux de demain (Pv Etsu)   Lun 10 Sep 2018 - 21:41





- Je vois, j'imagine que cette demande relève donc du possible. Soyons honnête, parlons entre scientifiques : la curiosité m'impose de vous poser cette question et j'imagine que votre curiosité scientifique vous obligera un jour à développer vos possibilités. 

Le grisonnant abordait évidemment le thème des gaz mortels et semblait ne pas y tenir particulièrement. Il la vit ensuite très émotive suite à ses compliments et compris que cette jeune femme avait des rêves plein la tête, des rêves de grandeur scientifique. Evidemment, sa réponse finale le porta plus loin dans cette conviction lorsqu'il vit le regard totalement emporté de la rose. Il griffonna enfin une dernière chose dans son carnet et le ferma délicatement avant de le déposer dans un petit casier métallique à sa droite. Il reporta ensuite son attention sur l'examinée et reprit d'une voix calme et posée.

- Vous semblez déterminée Mademoiselle Ogawa. Votre fruit du démon et vos connaissances semblent être de belles armes pouvant apporté de belles choses à la section scientifique. Je terminerai donc cet entretien en vous posant quelques dernières questions, ensuite, je vous donnerai mon verdict.  

L'ancêtre redevint alors sérieux et fixa son regard totalement neutre dans les iris si spéciales d'Etsu avant de lancer sa salve de question.

- Appartenez-vous à un groupuscule ennemi du gouvernement mondial actuellement ? Prévoyez-vous de trahir le gouvernement mondial en vous servant de votre éventuelle position au sein de la section scientifique ? Revendrez-vous les connaissances qui pourraient vous être offertes au sein de notre agence ? Avez-vous pour ambition de porter atteinte à l'intégrité de la section scientifique par quelque manière que ce soit ? N'êtes-vous présente qu'en vertu de votre passion pour la science ? Jurez-vous avoir dit la vérité Mademoiselle Ogawa ?  

Il attendrait chacune des réponses pour donner son ultime verdict : réussite ou échec ?

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MessageSujet: Re: Les cerveaux de demain (Pv Etsu)   Lun 10 Sep 2018 - 22:50



Pas une traîtresse


Dead-End. Je les imaginais mal amis du gouvernement. J’avais participé à la conquête d’un territoire apparemment abandonné, Gaimon, pour qu’ils puissent y bâtir un laboratoire secret. Puis ils m’avaient demandé de me rendre à l’archipel Konomi, sûrement pour le contrôle du territoire, là aussi. J’avais tout accepté, sans trop poser de questions. Mais à Konomi, lorsque la Marine s’en était mêlée, j’avais fait un choix. Je n’étais plus agente de Dead-End. A présent, j’appartenais seulement à Ghetis Archer, et, par conséquent, au Gouvernement Mondial.
 
Non.

Toutes ces questions me paraissaient étranges. Comme s’il savait quelque chose. Ou comme s’il savait tout. Elles n’étaient pas anodines. Ou, au contraire, elles ne l’étaient que trop. Le problème, c’était moi. J’avais quelques culpabilités, celles de n’avoir vécu qu’auprès de potentiels ennemis du Gouvernement Mondial. De petits ennemis. Je me rassurais en me disant qu’ils ne devaient pas être connus des forces de l’ordre, puisqu’aucun d’eux n’avait été primé. A part Gamma, mais je m’étais retournée contre lui avant de subir le même sort. Je n’étais pas une ennemie du gouvernement.

Ainsi, je n’envisageais, ni n’avais envisagé aucune trahison envers la Section Scientifique. Si jusqu’ici, j’avais hésité à la rejoindre, ce n’était qu’une question de savoir. Pendant longtemps, j’avais pensé que d’apprendre les sciences en dehors de toute faction était le meilleur moyen d’apprendre. Sans être entachée d’une idéologie – celle du gouvernement mondial, en l’occurrence -, mes études bénéficiaient d’une certaine pureté. Elles n’étaient pas dirigées pour correspondre à l’image que se faisait le gouvernement des connaissances. C’était le savoir pour le savoir. Mais je n’avais ni professeur, ni laboratoire, et les financements étaient compliqués à trouver. Finalement, même si la Section Scientifique servait la Marine, c’était elle qui détenait le plus de connaissances. La rejoindre était le moyen le plus rapide et le plus efficace de donner un peu de moi dans la conquête du savoir.

Trahir la Section Scientifique, ça allait à l’encontre du bon sens. C’était me fermer les portes de la connaissance. Alors, non, ça n’était pas dans mes plans.
 
Je ne suis là que par amour des connaissances. C’est la vérité.

Dès qu’il m’y autoriserait, je me lèverais et lui tournerais le dos pour sortir là où il me dirait d’aller. Quelle que serait sa réponse, je pivoterais seulement le visage vers lui, et, soit d’un air satisfait, soit d’un air déçu, demanderais :
 
Vous pensez que si quelqu’un vient avec de mauvaises intentions, il répondra sincèrement à vos questions ?

En réalité, l’interrogation aurait dû être : « ce n’est pas un peu léger, comme protection ? ». A moins que ces simples questions, auquel tout un chacun se devait de répondre correctement pour entrer dans la Section Scientifique, ne cachent qu’en apparence un bouclier plus puissant.

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MessageSujet: Re: Les cerveaux de demain (Pv Etsu)   Mar 11 Sep 2018 - 0:23




Le vieux l'écouta, encore une fois avec un silence monacale et un respect sans faille. Sa détermination et sa concentration étaient à l'image de la motivation apparente de la jeune rose lui faisant face : totale. Elle répondit simplement à ces simples questions paraissant totalement bateau et qui l'étaient, peu-être. Son carnet, il l'avait remisé et ne prenait plus de note, son attention totalement focalisée sur la jeune femme sans que rien puisse troubler son entretien. D'ailleurs, l'entretien touchait à sa fin et au moment où elle terminait ses réponses avouant qu'elle se trouvait ici uniquement que pour l'amour du savoir, la bouche du scientifique se fendit d'un sourire et d'un air amusé.

- L'amour du savoir... Le plus beau de tous évidemment.  


Il s'assit plus confortablement au fond de sa chaise et croisa les doigts en réfléchissant, les yeux un peu plus perdu que précédemment. Cette attitude n'était que du suspens, la décision était déjà prise mais il était bon de faire tenir les recrues un peu plus longtemps, surtout les recrues avec le sort qui attendait la Ogawa.

- Félicitations, vous passez Mademoiselle Ogawa. Veuillez vous dirigez vers la porte à votre gauche pour la suite.  


Mais alors qu'elle se levait pour rejoindre la direction indiquée, endroit où attendaient les candidats déjà sélectionnés, le grisonnant examinateur eut à faire à un questionnement inattendu, celui de son examinée qui s'interrogeait sur l'utilité des dernières questions et la sincérité des sondés.

- Qui sait Mademoiselle Ogawa ? La science est l'art de rechercher des réponses, aux scientifiques de les donner.  


Il en resterait là et n'irait pas pus loin en attendant qu'elle disparaisse derrière la porte indiquée. Alors, un sourire amusé prendrait place sur le visage de l'homme qui se lèverait en allant chercher son prochain candidat. Il avançait vite et avec ces Nini et Etsu, il tenait deux profils atypiques mais réellement intéressant.

S'agissant d'Etsu justement, en ouvrant la porte, elle découvrirait un long couloir chichement décoré qui aboutirait sur une salle de plus petite taille que le hall d'entrée, une salle où il n'y avait que peu de monde, une petite trentaine de personne à tout casser, une majorité de visage inconnu et surtout, surtout une extrême majorité de blouses blanches. Pourtant, au milieu des blouses assises sur les canapés prévus à cet effet, l'on trouvait des atypiques, dont une en particulier assise dans un coin, directement sur le sol, adossée à un pilier.





La dénommée Nini Zaka s'amusait avec deux de ses pétales robotiques, elle les bidouillait, les manipulait en les ouvrant, les fermant, sans jamais les activer, sans montrer aux autres de quoi il s'agissait réellement : une chose que la Ogawa savait déjà. Elle leva la tête, nota la présence de son acolyte d'attente et lui adressa un simple coucou de la main, cet air si dérangeant fiché sur les lèvres.





Plus à l'écart des groupes, lui aussi, se tenait un homme, debout contre un des piliers massifs de la salle, les yeux jaunes félins oscillant sur toutes les têtes présentes. Parfaitement placés sur son crâne se trouvaient deux oreilles félines et une queue se laissait voir dans son dos, battant le rythme des arrivées dans la salle, toujours suivie de ce regard animal. L'inconnu analysait tout et tout le monde, il ne loupait rien des visages présents et pourrait sans doute les décrire tous les yeux fermés. Finalement, comme toutes les nouvelles têtes, l'homme aux innombrables traits félins dévisagea longuement la nouvelle arrivante, Etsu, sous toutes les coutures. Cette dernière, si elle le remarquerait, serait peut-être dérangée par un bruit de pas qui venait dans son dos, une nouvelle qualifiée.





En se retournant, Etsu pourrait voir cette femme passée près d'elle sans même lui adresser un regard de son seul oeil visible et avancer directement vers le félin qui venait de lever les yeux au ciel. Les deux débuteraient alors une conversation de leur côté, à voix trop basse pour que l'on puisse les entendre si l'on ne se trouvait pas à côté d'eux : le cas de personne pour l'heure. La nouvelle arrivante semblait hautaine plus que toute autre personne ici.

Quoiqu'il en soit, les minutes passèrent et Etsu aurait eu tout le loisir de choisir une place ou de se rapprocher de telle ou telle personne lorsqu'enfin, les deux derniers candidats franchirent les portes.





Si elle s'était rapproché de Nini, elle l'entendrait réagir à l'arrivée double mais ne visait que la petite brunette, l'homme la désintéressant totalement. Si la rose était restée seule, Nini se serait dirigée vers elle en voyant les derniers arrivants et aurait prononcé les mêmes mots.

- La brune, tu la reconnais ? C'est une gouvernementale connue, une commandante je crois bien. Davi Natali... Elle est pistonnée, je la déteste cette garce... Le piston, je m'en fous mais elle... Qu'elle brûle. 


De toute évidence, Nini n'aimait pas beaucoup la brune connue de la plupart. En effet, se présentait devant cette assemblée la commandante Davi Natali, renommée à quelques trente-huit millions de Berrys et reconnue pour ses talents en terme de destruction brute. Sa renommée provenait du fait qu'elle avait totalement détruit la base d'un petit caïd de l'underground, seule. Après son passage, il ne restait plus rien des lieux, sauf des débris.

A ses côtés, l'homme des plus efféminés n'attirait l'oeil que du félin qui regardait toujours les têtes présentes, le pauvre ne semblait pas déchaîner les passions. Quoiqu'il en soit, et à peine les deux derniers avaient fait leur apparition qu'une tête connue ouvrit la porte du fond de la salle, la seule présente et fermée jusqu'alors.



Minerva Hijima, membre de la section scientifique


- Salut les jeunes, enfin... Re-salut. Bon, vous étiez beaucoup, vraiment beaucoup. Vous êtes encore quarante-sept. On va pas se mentir, c'est énorme. On va donc continuer l'écrémage avec une phase plus sympa. Vous le savez tous si vous êtes ici, la vie d'un scientifique se divise en deux temps : la recherche théorique et l'application pratique. Là, vous avez passé la théorie avec succès, on va passer à la pratique. Vous allez former des binômes tirés au hasard et vous devrez passer une épreuve de base. Ensuite... Bah vous verrez après, on restera dans de la pratique. Venez me voir pour tirer mon numéro. 


Dans les bras de la membre séniore de la section se trouvait un petit cylindre apparemment rempli de boules portant un numéro contenu entre un et vingt-quatre. Si l'on faisait les comptes, il y avait un candidat qui se retrouverait seul ou un binôme qui serait un trio. Etsu devait s'avancer et tirer au sort son numéro.



Alors alors alors, les choses avancent et ici, tu rencontres plus de monde. Tu peux aller vers qui tu veux sauf les deux derniers arrivés, logique. Si t'es avec Nini, elle te parle de la nouvelle arrivante dans les termes définis, sinon elle viendra t'en parler quand même.

Pour le tirage au sort, on va procéder d'une façon rigolote vu que t'es toute seule dans l'animation : tu choisies ton numéro. Tu peux donc l'annoncer dans ton prochain poste et clôturer sur ça où je reprendrai la main. Si tu as des questions, n'hésites pas.
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