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 Kaeru Hikari [En cours]

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Kaeru Hikari

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MessageSujet: Kaeru Hikari [En cours]   Dim 5 Aoû - 19:31


Pseudo



  • Nom : Hikari
  • Prénom : Kaeru
  • Code Name : Alice
  • Âge : 21 ans
  • Sexe : Féminin
  • Race : Femme-Grenouille
  • Lieu de naissance : Île des Hommes-Poissons
  • Camp : Hors-la-loi
  • Métier : Médecin
  • FDD / Arme : Karaté des Hommes-Poissons
  • Équipage : /
  • Buts / Rêves : /



Description Physique

    - Tu ne seras jamais bien grande, ma petite grenouille.

C’était le jour de mon mariage. J’avais treize ans, et mes formes étaient déjà formées. Mon corps était haut d’environ un mètre cinquante-sept, ce qui serait à une dizaine de centimètres près ma taille maximale. Quand on me verrait plus tard, on observerait une silhouette svelte qui épouserait souvent un kimono. Je marchais vers l’autel où m’attendait Monsieur Peluche. Monsieur Peluche, c’était mon amour de jeunesse : un ours que j’avais trouvé au fond de la mer dans un navire naufragé que j’avais visité. Il était l’un de mes plus précieux biens. Je lui attachais cette importance si particulière, comme à tout ce qui venait de chez ces humains si étranges.

Mon père m’amenait vers l’autel comme je lui avais demandé. Il ne m’avait jamais rien refusé depuis que maman était partie. Il rigolait d’une voix caverneuse et me tapotait sur l’épaule, chaleureux. Dans le quartier pauvre de l’île, on vivait dans l’oisiveté de nos rêves. Ma longue chevelure verte et mes traits arrondis par ma race me donnaient un air parfois endormi et absent. Ma langue était plus grande que celles des autres habitants de l’île, et je pouvais l’étirer pour l’enrouler autour de certaines proies, comme des chenilles par exemple. J’en avais mangé une, la semaine passée.

Or cela, mes doigts étaient normalement palmés, et leurs bouts étaient utiles pour nager. J’avais tous les avantages de la race des hommes-poissons, et l’on me dessinait un avenir dans les forces de défense de l’île. J’y étais dévouée, tandis que mon corps évoluait progressivement vers plus de volupté. De ce fait, j’avais aussi une très bonne agilité. Ma peau était semblable à celle d’un quidam, et l’absence d’écaille donnait déjà d’étonnantes informations quant à mon appartenance.


Description Mental

Le monde est composé de millions de personnes différentes. Ils me semblent tous si… Particuliers.  Chaque personne a sa vision des choses : sa vision de la justice, sa vision de l’amour, sa vision de la mort… Et moi, je prends chaque petite parcelle de ces visions, je les combine, les apprends, et je me forge « ma propre opinion ». On m’a dit que les choses que je voyais étaient si dangereuses qu’elles pouvaient s’apparenter à une malédiction. Pourtant, je n’y ai jamais cru. Que ce soit ces petites voix dans ma tête qui me dictent ma conduite, ou ces petites ombres qui me suivent la nuit pour me dire quoi faire. Je ne suis pas folle. Je suis juste « spéciale » comme le disait maman. Aujourd’hui, il n’y a plus personne pour me dire que je suis « spéciale », simplement seule.

Le monde est composé de millions d’êtres méprisables. Certains vivent de par leurs valeurs immorales dans un tourbillon de sainteté mêlé à du mépris. D’autres s’accaparent ce mépris pour le transformer en une lame qui pourrait trancher la pureté. Et parmi tout cela, je suis encore et toujours dans cette même idée : on parcourt ce monde une fois, dix fois, cent fois, mille fois… Et on n’y trouvera jamais moins de mépris que d’immoralité engendrée par ce mépris.

Le monde est composé de millions d’êtres bienfaisants. On dirait des insectes qui se débattent dans leurs idéaux. Pas les miens, certainement pas ! Mais les leurs, forgés par cette… si délicieuse et cohérente manivelle qui tourne comme dans une usine, qui actionne les mécanismes, réchauffe l’acier et le modèle en une si bienveillante forme qu’on pourrait presque y voir une auréole.

Les gens sont spéciaux, chacun à leur manière. Et dans tout cela, moi, « Alice », je tourbillonne. Je ne suis qu’une fille seule, qui cherche une vision du monde naïve devant laquelle ployer genoux. Je cherche une image qui, à elle seule, pourra retourner toutes les images que je côtoie… Et me faire rêver à nouveau. Je cherche ce qui me renverra là-bas, au pays des rêves.


Histoire

Des pires ténêbres naissent les plus belles lumières. Yami était le prénom de mon père. Il était situé dans les bas quartiers de l'île des hommes-poissons où il baisa une pute du nom de Salomé. Elle, elle fut ma mère durant quelques années. Durant sa courte vie, Salomé avait été successivement gouvernante, esclave puis prostituée. Elle préférait son dernier métier, selon ses journaux intimes. C'était une femme pleine de vie, et dont l'amour inconditionnel lui donnait toute la lattitude pour apaiser mon père, un homme dont la noirceur n'avait d'égal que son dévouement pour sa famille. Parlons d'abord de Salomé. Elle m'éleva. Elle me donna tout l'amour dont un enfant puisse rêver, malgré des horaires de travail très difficiles. Le soir, il n'y avait pas d'histoires pour m'endormir à la maison. Heureusement, son lieu de travail était différent de son lieu d'habitation, ce qui arrangeait pas mal de choses pour mes petites oreilles innocentes. Tout ce que je peux dire aujourd'hui, c'est qu'elle est morte un jour de mes neuf ans. Le reste, je le sais de ses écrits dont je pourrai parler plus tard, et qui auront motivé certains de mes choix.

Quand j’ai eu dix ans, mon père a décidé qu’il était temps que j’apprenne la vie. Il m’a envoyé chez un homme d’une sévérité sans pareil. Les enfants en avaient peur, et les animaux étaient terrorisés à ses côtés. C’était une figure d’autorité, et un membre de la Garde du palais. Quand il ne travaillait pas, c’était mon oncle, un homme peu affectueux, sévère, mais juste. Il ne laissait passer ni les écarts de langage, ni ceux du code. Il m’apprit donc à être une jeune femme-grenouille de la cour. Sa femme m’emmenait aux dîners où elle était conviée, et je les écoutais papoter, elle et ses hirondelles. C’était de beaux oisillons dont les ailes semblaient avoir été décrochées. De sveltes créatures plaisantes à l’œil et à l’oreille : des sirènes. De ma position, j’étais le vilain petit canard. On me regardait de haut, et je regardais en bas. Si je n’avais pas honte, j’étais triste. Mon esprit était embrumé dans ce monde si étrange : il ne me correspondait pas, et mon manque d’ambition pour m’y adapter finit par énerver mon oncle. Il me jeta à la porte, et m’ordonna de rentrer chez moi. Je ne le fis pas.

Je n’en eus en réalité jamais l’occasion. Jeune femme que j’étais, je remarquai un navire pirate sur lequel je montai avant son départ. J’avais prévu d’y sommeiller une journée, cependant il me prit une vie. L’équipage était fort sympathique : c’était des hommes et des femmes sanguinaires, qui semblaient se complaire dans le sang de leurs ennemis. Ils avaient un seul défaut : ils étaient orgueilleux. Pas un seul membre ne venait panser cette blessure de l’âme qui plonge les mortels dans leur trépas. Lorsqu’ils arrivèrent sur Shabaody, l’équipage se fit décimer. Je réussis cependant à m’enfuir au loin, et à prendre le large vers une charmante petite île de la fin de la Paradise : Himitsu Shima. Là-bas, les hommes et les femmes avaient le culte de la mort dans leurs regards. Ils égorgeaient sans y penser, et trafiquaient, traficotaient, traficoti, traficota.

« Oh, le grand méchant loup est sorti de sa caverne. ». C’était lui, l’homme, le méchant, le grand, le pire, le bon : mon père. Je l’avais dit : pour lui, la famille, c’était tout. A la mort de ma mère, il avait renforcé son amour pour moi, comme un cocon salvateur qui nous protégea durant toutes ces années. C’était si impressionnant, que nous arrivions quelques temps plus tard au milieu des révolutionnaires de Kaiten-Su. Je ne les appréciais pas, mais ils étaient là. A cette époque, qui dura presque une année, j’avais treize ans, et mon père me considérait comme la prunelle de ses yeux. Il jouait les vaillants commerçants à la solde de la Révolution, mais ces hommes et ces femmes aux idéaux si volés étaient en plein déni d’une réalité insoutenable, et ils ne remarquaient pas tous les efforts que je faisais. On me donnait un avenir, dans les forces de défense de l’île, en tant que femme-poisson. C’était bien avant Baltigo et Taito Nowaki.

En 1500, j’avais 16 ans. Nous étions partis de Kaiten-Su quelques mois plus tôt, et mon père avait monté un nouveau commerce. Un nouveau ? Encore un. Un dernier. C’était si désuet. Il en fit d’autres, et après sa mort, il continuerait à en faire d’autres. J’étais enfermé dans son cocon protecteur, m’y complaisant sans l’aimer. Un homme d’une telle ferveur, d’un tel amour, inconditionnel pour sa fille c’était… Cela me plut. Je lui souriais, sans comprendre. Il voulut m’apprendre à tuer, mais je refusai. Pas parce que la vie avait une grande valeur – nous étions des hommes-poissons, il ne fallait pas avoir pitié d’autrui – mais parce que les circonstances étaient dénuées d’intérêt. A quoi bon devenir la plus puissante ?

Je fus surprise de constater que l’animosité que j’avais envers les révolutionnaires s’était atténuée à l’absence de leur contact, et que je vivais beaucoup mieux les rencontres avec ceux qui représentaient ce camp, dans le cadre d’échanges commerciaux. Mon père fournissait je ne sais plus quoi à cette époque. C’était un commerçant, il pouvait tout vendre et vendre n’importe quoi.

Sans le réaliser, les années avaient flambé. Le long fleuve tranquille, le savant courant marin, tout était si fluide qu’il me conduisit au jour de mes vingt-et-un ans. Je tombai ce jour-là dans le trou du lapin : Maisetsu Island.


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