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 Maxwell aux poings d'argent [WIP]

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Maxwell Thompson
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MessageSujet: Maxwell aux poings d'argent [WIP]   Mer 23 Mai - 15:03


Maxwell D. Thompson



  • Nom : D. Thompson
  • Prénom : Maxwell
  • Surnom : ...
  • Âge : 35 ans
  • Sexe : Tu veux voir ?
  • Race : Humain
  • Lieu de naissance : ...
  • Camp : Outlaw
  • Métier : Distributeur de claque
  • FDD / Arme : Ses poings
  • Équipage : ...
  • Buts / Rêves : ...



Description Physique

Un homme, un vrai. Voilà ce qu'est Maxwell Thompson . Et pas ce genre d'homme au corps de lâche qui n'est pas capable de soulever plus de cent kilogrammes à la fonte, mais bel et bien ce type de mâle alpha transpirant de masculinité, dégoulinant de virilité, aux muscles fermes et saillants, au dogi parfaitement repassé et à la tignasse soigneusement ébouriffée. Qui veut toucher ? 

Impossible de le décrire sans prendre la peine et parler de sa carcasse. Macho qu'il est, et si fier de ses biscotos dont il prend grand soin, voici un beau bébé, clairement bâti dans le marbre, massif comme une montagne, il s'agit d'un monstre de puissance brute. Comme un personnage habilement dessiné sur une feuille, posé sur le papier, aux traits fins, et précisant les contours et chacun de ses muscles, sa sèche aura su exposer chacune de ses fibres musculaires. « Frapper fort, frapper vite et frapper bien ». Voilà le credo qui régit sa maîtrise du Karaté. Son corps l'exprime très bien : personne n'aimerait se prendre l'une de ses claques dans le coin de l'oreille, de peur de se faire décrocher le crâne. À trop soulevé des poids, son keikogi ne se referme même plus sur son buste : ses pectoraux auront eu raison de sa tenue, beaucoup trop développée, et se présentant orgueilleusement à quiconque oserait poser leurs yeux sur eux. Il serait beaucoup trop exhaustif de détailler la totalité de son corps si parfaitement bâti. Notez simplement qu'il n'a pas un corps de dieu, ce sont les dieux qui ont son corps. 

Et de son keikogi, parlons-en ! Impensable d'en faire l'impasse. Maxwell vénère sa tenue d'entraînement comme s'il vénérait une divinité à part entière. Gare à celui qui aurait le malheur de l'abîmer, il en perdrait probablement au passage une dent... Voire une mâchoire, c'est plus drôle. Si les sabres des bretteurs sont une véritable extension d'eux-même, le karatéka adopte la même mentalité quant à son dogi. Il s'agit d'une certaine manière de son arme, mais aussi de sa personnalité, de sa fierté. Il la porte avec amour et honneur, à tel point que l'on croirait qu'il ne possède aucun autre vêtement. Presque. À vrai dire, il en détient beaucoup plus, néanmoins, en ouvrant sa penderie, on ne pourrait trouver rien d'autre que d'innombrables tenues de combat. Pourquoi faire compliqué quand on pouvait faire simple ? Toujours pieds nus, son kimono fièrement fixé par sa ceinture noire, et ses gants quand il s'apprête à combattre. Au fond, au-delà de sa dégaine de brutasse, son apparence n'a rien d'atypique, puisqu'elle ne change jamais. Seul petit détail qui pourra varier selon la situation : le bandeau autour de son crâne. Ce bandeau rouge détient toute une histoire. Et puis, que serait un karatéka sans son fameux bandeau rouge ?

Concernant son faciès, bien qu'il s'agisse clairement du moins important, ou du moins, de la partie de son corps de l'on ne remarque pas d'emblée, il convient de préciser que Maxwell ne sourit jamais. En tout cas ne le fait-il qu'à de très rares occasions, comme lorsque les planètes sont alignées derrière une lune bleu pâle. Autrement dit, n'y comptez pas. Ainsi garde-t-il la plupart du temps un visage austère, sévère et puritain. À vrai dire, rien ne l'y aide. Tout d'abord, il ne prend jamais la peine de se coiffer. Selon ses dires, il n'est pas l'une de ces tapettes qui s'arment de peigne et de gel pour se faire beau. Il laisse plutôt aux femmes le soin de perdre leur temps à telles futilités. Ajoutons à cela des sourcils épais, n'arrangeant en rien son cas et aggravant sa sévérité. À l'y regarder, d'aucuns croirait qu'il s'agirait d'un tueur à qui il ne faudrait pas adresser la parole. Presque. Il peut être doux comme un agneau parfois, vous savez ? En dépit d'un caractère de bourrin, certes, mais il faut simplement apprendre à le connaître. Son regard, quant à lui, et d'un vert profond et captivant, ce même genre de regard qui peut parler à votre place. Ce genre de regard qui peut foudroyer, ou rassurer, qui permet de faire fuir, ou de provoquer.

En outre, un mètre quatre-vingt-dix, pour cent dix kilogrammes de muscles, de puissance et de charisme, voilà à quel monstre vous aurez à faire. Dans le doute, fiez-vous à ce que vous pouvoir. Et fuyez. Fuyez, avant qu'il ne se mette en colère. Son mode Berserk ne laissera personne indifférent. 


Description Mental

De primes abords, lorsque l'on voit Maxwell, ainsi que sa dégaine, on se faire déjà une idée de l'attitude qu'il aura. Sachez par avance que vous avez tout faux. Les muscles ne font pas nécessairement les gros bras, et bien qu'il soit taillé comme un bon vieux portier des familles, le karatéka n'en est pour autant une grosse brute. Il est communément admis que l'habit ne faisait pas le moine. Sa carcasse de bestiau relève d'autant plus d'un mode de vie que d'une envie perpétuelle de tout briser. « Un esprit sain dans un corps sain ». Bien qu'il puisse lui-même qualifier cet adage de « phrase de tapette », il lui correspond assez bien. Son dogi en dit assez long sur sa psychologie : le karaté est, pour lui, un art de vivre, une attitude à respecter : en outre celle de la virilité et de la force. Cette force, il ne peut l'exprimer qu'avec ses muscles ; ces muscles étant eux-mêmes une représentation de sa virilité. Un cercle vertueux, dira-t-on. Néanmoins, en dépit de ce « mode de vie du karatéka », de cette « voie du karaté et de la tarte dans la gueule », Maxwell possède une mentalité relativement paradoxale. 

Ainsi, vous l'aurez compris, Maxwell est macho. Très macho. Il n'a quasiment aucune considération pour la gent féminine. Pour lui, elles sont globalement bonnes à rien. Enfin, à vrai dire, tout dépend de la situation. La considération reste effectivement présente si ladite femme possède ou non un balai dans les mains, si elle fait la cuisine, ou si elle est dans le lit. Cliché quand tu nous tiens... Mais ce cliché se retrouve tout à fait avéré chez le Thompson. Une femme, c'est des boobs et un cul, et pis c'est tout ! Un bon gros phallocrate comme vous les aimez ! D'ailleurs, cette attitude outrancièrement machiste se retrouve même dans son soit-disant « art de vivre comme un véritable pratiquant de karaté ». Oui, Maxwell pousse la fonte pour s'entretenir, frapper plus fort, être plus efficace, faire plus mal, tout ça tout ça... Mais il le fait aussi parce que la marine lui aura appris que les plus faibles ne survivaient que rarement. Et comme lui, se considére comme « fort », les faibles sont par conséquent les plus faibles que lui : donc ceux qui pèsent moins que cent kilogrammes de masse sèche. Et il prend un malin plaisir de dénoncer leur « corps de lâche » (notion tout à fait relative en l'espèce, je vous l'accorde), à ces « tapettes ». En outre, Maxwell est un véritable beauf des mers, une espèce rare en voie de disparition, vouée à afficher sa testostérone où qu'il aille. Qu'on lui apporte une bière et une pizza, ce sera plus simple. 

Le combattant est voue un véritable culte à son physique. Une nouvelle qualité s'affiche alors : l'orgueil. Au vu de ce qui a déjà été dit, il ne sert même pas à grand chose de s'attarder sur le sujet, tant cela coule de source. Selon lui, il est le meilleur, le plus beau et le plus fort, et pas moyen de négocier ! D'ailleurs, il convient de revenir sur la notion de force. Ce vocable est souvent utilisé chez lui, ainsi pourrait-on dès lors penser à juste titre que l'un de ses hobbies est de démontrer à tout va cette force. Et pourtant, il n'en est rien... Enfin, pas vraiment. À chaque principe son exception ! Sans pour autant être pacifiste, Maxwell n'aime pas la violence, ou du moins n'aime-t-il pas l'utiliser sur autrui. Dans l'idéal, son karaté n'est que défensif : il ne s'en servira jamais pour frapper le premier. Cela se justifie dans la mesure où, si son adversaire se prend une grosse tarte, il l'aura cherché, puisque Maxwell n'a fait que se défendre ! Mais aussi puisqu'on lui a appris que son art martial ne devait être dans l'idéal que purement défensif, son but étant de garder sous scellé ses démons intérieurs. En réalité, s'il n'aime pas la violence, c'est justement parce qu'il peut faire preuve d'une violence beaucoup trop excessive : voyez cela comme la facette cachée de sa personnalité, son mode « Berserk » en somme. Son karaté fait office d'éxutoire. C'est même pour cela qu'il le lui aura été enseigné : pour contenir sa fureur. Quand bien même il aurait pu trouver l'outil adéquat pour se canaliser, sa fureur n'en est pas moins éteinte à tout jamais. C'est d'ailleurs précisément pour cette raison qu'il aura fait le choix de se retirer pour vivre en ermite après avoir déserté de la Marine : ne plus se laisser aller dans des élans de rage dévastatrice. La simple vue du sang peut le transformer en un véritable démon et faire de lui un Berserker, ainsi, n'utilise-t-il le Karaté que pour se défendre et éviter le plus possible cette échéance fatidique. Dès lors, il ne frapperait que pour tuer.

Et pour prouver à quel point Maxwell peut-être doux et inoffensif, sous ses grands airs se cache un être fragile. Il n'y a qu'à mettre devant lui des lapins. Oui oui, des lapins. D'aucuns pourrait croire que ces viles créatures révèlent en lui une phobie insurmontable ! Pas du tout. Il s'agit même bien du contraire : il s'attendrit devant ces petites bêtes. Beaucoup trop. Comme une gamine devant un chaton, lorsque le Thompson fait face à ces rongeurs, il devient aussi inoffensif qu'eux. Oui, voici-là un point faible, atypique certes, mais tout même suffisant pour lui ôter toute intention belliqueuse. À trop critiquer les femmelettes, il en devient lui-même une...

Sexiste, orgueilleux, vouant un véritable culte à son physique, outrancièrement violent quand il sort de ses gonds, la liste de ses défauts s'avère longue. Et elle ne s'arrête pas là. Il est nécessaire de savoir que Maxwell a un véritable problème avec l'autorité. Rien de plus contradictoire avec un homme ayant fait ses preuves dans la Marine, il est vrai. Et c'est d'ailleurs pour cette très précise raison qu'il finit par déserter. Et aussi après avoir éclaté le crâne de son supérieur direct... Mais voici une histoire qui n'a pas sa place ici. Lui donner des ordres reviendrait à s'exposer à un verbe acerbe et foudroyant : autrement dit, il ne perdrait pas de temps à vous dire de la fermer et de rester à votre place. 


Histoire


Water Seven. Un véritable joyau. Une fierté se dressant fièrement au-dessus de la mer.

Tout commence ici, au sein de cet entrelacement de canaux, de ces jets d'eau à foison. Nous sommes en l'an de grâce 1471. La lune est haute dans le ciel, couronnant la grande fontaine de la ville et couvrant la mer de sa douce pâleur. La ville s'est reposée dans les bras de Morphée. Aucune lueur ne subsiste, à l'exception de l'astre lunaire, des étoiles, et des quelques bars encore ouvert aussi tard dans la nuit. Et comme un œil encore ouvert alors qu'il devrait dormir, une fenêtre éclairée rompt toutefois avec la morosité de la nuit. Un tumulte empêche la rue de gagner une torpeur totale, et, en s'approchant quelque peu, l'on peut entendre qu'une complainte de douleur s'échappe de la lucarne. Une femme souffre. Il ne s'agit néanmoins pas d'une souffrance commune : voici cette souffrance d'où naît la plus belle création qui peut nous être donnée de voir... La vie elle-même. En glissant un œil discret par l'encadrement de bois, l'on pourrait voir une femme qui enfante. Bientôt, les larmes de souffrance, les cris, la douleur, laisseront place à des larmes de joie, à la chaleur de la vie. Et au bonheur. 

Un garçon... Son père aurait tellement souhaité une fille. Il voulait rester dans sa quiétude, avoir sa petite fée à surprotéger, et surtout rester loin des problèmes et du désordre qu'offrait les garçons... Mais il n'était malgré tout pas déçu. Il était père, comment pouvait-il se plaindre ? Il ne pouvait renier le bonheur sur le visage de sa femme, et son propre bien-être à ce moment... Un bien-être si immense qu'il tourna de l'œil et tomba à la renverse... Il venait d'accueillir son fils avec un merveilleux malaise. Sa vie s'annonçait déjà très mouvementée. Et le nom de ce bambin était déjà tout choisi « Maxwell », de la maison des Thompson. Il allait rendre fier ses parents, être voué à de grandes choses, aller loin dans la vie... C'était tout le bonheur que ses parents lui souhaitèrent naïvement. Ils se trompaient si lourdement... Ce bel enfant, qui se laissait aller à ses premiers pleurs, allait devenir un reclus de la société, un paria, un assassin. Se confrontant à une si grande carrière, celle-ci allait tomber en désuétude. Il n'allait pas hériter de la gloire de certain. Mais cela, ses parents ne pouvaient le savoir...

______________________Chapitre I______________________




Maxwell n'était pas né dans l'une des familles riches qui façonnaient ce monde. Mais il eut tout de même la chance d'échapper à la pauvreté. Son père était charpentier pour la Galley-La Compagnie, ce qui était déjà amplement suffisant pour subvenir aux besoins de la petite famille. Il grandit ainsi comme n'importe quel gamin. À vrai dire, les premières années de sa vie furent même tout-à-fait banale. Water Seven n'était pas l'île la plus dangereuse des mers par son atmosphère. À vrai dire, il s'agissait même d'une cité relativement bien développée, et bien protégée par la Marine. Il ne fallait simplement pas le laisser trop longtemps sans surveillance... Avec tous ces canaux, un accident était si vite arrivé. D'ailleurs, dans un tel environnement, et avec un père passant ses journées sur les docks, il s'était très vite passionné par le métier de ce dernier. Les enfants prennent souvent leurs parents comme modèles, Maxwell n'y avait pas échappé. Déjà à sept ans, il bravait les dangers des docks où tant d'ouvrier étaient à l'œuvre. D'aucuns aurait pu craindre pour leurs bambins, mais il était très devenu comme la mascotte dock 3. Tout le monde le connaissait, et prenait même soin de lui. Son esprit de charpentier avait été ainsi forgé : pour les activités les plus simples, et surtout les moins dangereuses, il n'hésitait pas à aider volontiers. À tel point que ceux-ci se faisaient souvent réprimander par son géniteur. Et il avait en partie raison : il s'agissait d'un lieu beaucoup trop dangereux pour un enfant d'une dizaine d'années. Mais aussi débrouillard qu'il était, il usait déjà de moult manœuvres pour échapper à la garde de sa mère, et disparaissait toujours pour se retrouver entre les pattes des ouvriers à les regarder avec des yeux émerveillés façonner de leurs mains expertes les navires qui braveraient bientôt toutes les vagues. Ses dix premières années annoncèrent chez lui sa future vocation.

Ses onze ans fut une année particulièrement marquante chez lui. À vrai dire, elle fut même déterminante pour sa psychologie. Depuis enfant, il a toujours été très introverti, voire reclus sur lui-même. Très peu d'amis, ayant pour seul terrain de jeu un dock peuplé d'ouvrier, de débris, d'amoncellement de matériel. Il était ce que l'on peut communément appeler une véritable grosse tête à claque. Le cas typique de gamin qui se faisait continuellement harceler par ses camarades. Jusqu'au jour où tout dérapa. Le jeune Maxwell s'était encore fait bousculer par quelques brutes en devenir. Un cas classique, sauf que cette fois-ci, tout était allé trop loin, puisqu'en tentant de se défendre, il était tombé à la renverse dans un bassin. Il ne s'agissait peut-être pas d'un canal, le courant n'y était donc pas très fort, mais il ne savait pas nager. Le comble pour un jeune fasciné par les bateaux et qui vivait à Water Seven... Beaucoup diront que ces cas de noyade n'ont rien de spéciaux, que cela reste assez courant. Et ils n'auront pas tout à fait tort. Sauf que voir sa vie défiler alors que l'on manque d'air peut avoir des effets variant d'un individu à un autre. Quelques-uns en garderont simplement un souvenir marqué, pour d'autres, une telle situation suffira à faire naître des phobies, alors que pour certains, l'état de choc aura pour effet de changer, de transformer, peut-être en bien, peut-être en mal. Ce fut son cas. En voyant sa vie défiler, Maxwell se rendit compte à quel point celle-ci fut inintéressante. Des moments passés auprès des dockers, sa famille, et des brutes qui lui faisaient la vie dure. Rien d'autre. Et alors qu'il s'en allait, qu'il se noyait, son héros avait décidé de braver les eaux pour ce jeune garçon, et lui éviter des torrents auxquels il n'aurait pu survivre. Effectivement, il se dirigeait vers les canaux avant que son sauveur ne plonge pour le sortir de l'eau.

L'on dit que l'âge en raison n'intervient qu'à l'adolescence, ce n'est que là qu'un enfant façonnera son identité qui le définira à l'avenir. Ce premier événement lui mit en état de choc, avant qu'il ne se questionne véritablement sur lui-même, chose déjà rare à cet âge-là. Il avait décidé de ne plus se faire brutaliser, il avait décidé de tous leur casser la gueule. Il devint même en réalité très instable après cela, se laissant aller aux actes de rébellion. Au grand dam de ses parents, son attitude se rapprocha même très vite de celui d'un délinquant, et il devint alors bien difficile de le canaliser. Son père tenta de l'initier à la charpenterie, à un faire un apprenti artisan. Et bien qu'il fut très appliqué et doué dans son travail, bien que ces docks où il avait grandi, étaient encore les seuls capables de le calmer un minimum, ce n'était pas encore suffisant. Il reniait de plus en plus quelconque autorité qui s'opposait à lui. En outre pouvait-on apparenter cela à une crise de la puberté, sauf qu'elle s'avérait beaucoup plus prononcée chez lui. Leur ultime manœuvre fut de tenter de lui apprendre la discipline par une méthode atypique pour cet objectif : l'activité physique. Cette idée fut mise dans la tête du chef de la famille Thompson par l'un de ses collègues, karatéka de son état, et à la maîtrise suffisante pour prendre un apprenti. Il pourrait ainsi soit lui permettre de se défouler, soit lui apprendre à prendre des pains dans la tronche pour lui enseigner le respect et l'ordre. Il apprendrait en plus de cela à se défendre. Quoi de mieux pour quelqu'un qui avait pris l'habitude de se faire mener la vie dure avant de se rebeller ? Cette idée ne fut toutefois pas l'une des meilleures : bien qu'il apprendrait à se défendre, il allait aussi et surtout apprendre à frapper.

Maxwell accepta, mais prit tout de même le soin de garder pour lui ses intentions peu louables. Son sensei n'était tout de même pas dupe... Ses premiers entraînements furent rudes. Mais il était déterminé. À vrai dire, pour un enfant autrefois si réservé, il semblait avoir la castagne dans le sang. Cette rage qu'il avait à évacuer lui permit de très vite s'améliorer. Mais elle l'empêcha plus tard aussi de devenir encore meilleur. Son maître ne l'épargnait pas. Quoi de plus normal ? Cet enfant devait apprendre à se canaliser. Chose très peu aisée, comme en témoigna sa rencontre avec ces mêmes brutes qui avaient failli lui ôter la vie. Il avait tant attendu cette entrevue, qu'il s'en était donné à cœur joie. Là où le Karaté avait pour premier objectif de lui apprendre la discipline, devant ces quatre adolescents qui se croyaient tout permis, un aspect de sa personnalité dont lui-même ignorait l'existence fit son apparition. Il n'avait pas attaqué. Suivant strictement les enseignements de son maître, il s'était défendu. Mais le mot importe peu, l'acte importait plus. Il n'avait pas frappé le premier, mais il avait frappé vite, et frappé fort en retour. Mais il ne s'était pas arrêté à la légitime défense. Sa riposte fut disproportionnée, et il ne s'était pas arrêté. Devenant un véritable taureau à la vue du sang de ses victimes, il s'était acharné. Il ne s'était pas arrêté. Ce jour-là, il sut ce qu'était une vengeance. Ce jour-là, il entacha la noblesse de son art martial, et il en ignora les valeurs. Jamais ces jeunes hommes ne reviendraient lui chercher des noises, jamais ils ne revinrent le provoquer. Ce jour-là, après s'être laissé aller à une rage incontrôlée, voire même incontrôlable, c'était lui, qui était devenu la brute. 

Cet épisode intervint alors qu'il s'entraînait depuis déjà deux ans, il avait alors quatorze ans. Aussi naïf et rebel qu'il fut, il crut que son sensei n'allait jamais se rendre compte de ce qu'il s'était passé. Certes, avant, personne ne savait qu'il avait appris à combattre, l'on savait maintenant que Maxwell n'était plus le genre de gamin à se laisser faire comme autrefois. Mais certains signes ne trompaient pas... Comme, entre autres, les poings blessés par la violence des coups qu'il avait donnés. Impossible pour l'apprenti d'oublier la rouste qu'il s'était prise ce jour-là. S'il voulait vraiment frapper si fort, son maître l'apprendrait à frapper. Mais il serait alors celui qui se prendrait les coups. Il essaya tant bien que mal de se défendre, mais l'apprenti n'était pas prêt à tenir tête au maître, pas après seulement deux ans d'entraînement, aussi assidu et sérieux qu'il put être. Il finit au tapis d'une facilité déconcertante. Au final, sa punition fut de prendre la même déculottée qu'il avait pu donner aux quatre brutes, quand bien même son maître avait retenu ses coups. Il eut tout de même de la chance de pouvoir continuer à s'entraîner... Mais il était dès lors sur le fil. Au premier écart, il allait se faire éjecté, et être privé de dojo, de tatami, et d'entraînement. Mais comment arrêter un train déjà lancé à pleine vitesse ? Maxwell n'était plus le gamin qu'il était autrefois, il ne s'était pas contenté de s'affirmer, il avait changé du tout au tout. Il ne supportait déjà plus quelconque autorité. Seul son maître en gardait un tant soit peu sur lui. Et pour cause, le jeune homme en savait l'enjeu : il s'était épris de passion pour son art martial. D'un seul mot, son sensei pouvait tout arrêter...


______________________Chapitre II_____________________



Son adolescence n'y arrangeant strictement rien, l'attitude de Maxwell était allée de mal en pis. Il était devenu un délinquant, dont le seul royaume était les bas-quartiers de Water Seven. Lui qui s'était fait si souvent mollester, il était devenu celui que l'on craignait parmi les jeunes. Il n'avait plus besoin de frapper, dès lors que l'on avait connaissance de ce dont il était capable. Il avait su se faire respecter, et, parallèlement, il n'acceptait maintenant plus aucune autorité. Ses parents avaient épuisé tous leurs recours. Leur fils était devenu un électron libre. Lui-même qui portait la marque sacrée du D., avait jeté l'opprobre sur sa famille. Il ne méritait pas de porter ce nom, il ne faisait nullement honneur aux Thompson. Après avoir épuisé toutes ses menaces, les mots de son père finirent par laisser place à des actes. Si personne n'était capable de le remettre dans le droit chemin, ni ses propres parents, ni son maître qu'il respectait tant, alors il ne restait qu'une possibilité. Il allait devoir s'engager et faire ses armes dans la marine. Il connaîtrait alors ce qu'est l'ordre. Il saurait ce que cela faisait de mettre en rang et de marcher au pas. Et pour lui priver de tous choix, son père, ainsi que sa mère, lui coupèrent simplement les vivres. Du haut de ses dix-sept ans, il fut pour la première fois de sa vie résigné. Il n'avait plus d'autres options, et même son attitude rebelle avait des limites.

Une semaine plus tard, il était déjà face à un train, à la gare de Water Seven. En face, le Puffing_Tom, et derrière lui ses parents. Aucune échappatoire. Son idiotie allait lui coûter une vie calme sur une île aussi magnifique. Il pouvait toutefois se réjouir... Aujourd'hui, il allait se diriger droit vers Enies Lobby, mais ce n'était pas pour être jugé : simplement pour rejoindre les rangs du Bras Armée du Gouvernement Mondial. Depuis l'Île Judiciaire, il allait pouvoir profiter du Courant Tarai pour ainsi rejoindre l'académie de formation de la Marine situé à Marineford. Voir les portes de la Justice acheva de le calmer. Dès lors, il n'eut qu'un objectif en tête. Ses parents l'avaient mis à la porte, il n'avait plus d'endroits où aller. Il allait gravir les échelons, devenir un des plus hauts gradés de cette satanée Marine. Il n'y aurait alors plus personne hiérarchiquement au-dessus de lui, ainsi, plus personne pour lui donner d'ordre. Il lui fallait bien un objectif, quelque chose à quoi s'attacher pour ne pas sombrer. Au point où il en était, sans possibilité de marche arrière, il n'avait d'autres choix que de faire décoller sa carrière. Il allait prendre sur lui, il n'avait pas le choix. Et il allait tous les défoncer.

Si jeune, Maxwell ne connaissait pas encore la rigueur et la discipline. À son entrée dans la Marine, il n'était qu'un électron libre, bien que cela changerait au fil des années. Ses premiers mois furent une véritable claque. Ici, il n'était pas le plus fort, il n'était pas non plus le plus menaçant. Il n'était rien. Peut-être seulement un adolescent qui savait se battre, mais au corps chétif, et ébranlable à la moindre claque de ses supérieurs. Mais malgré son caractère dissident, les gradés virent en lui un véritable potentiel, dont il ne voulait malgré tout pas prendre conscience. Très vite, par pur esprit de compétition et d'orgueil, il avait décidé de se mettre à pousser de la fonte, comme il disait si bien. Voici une décision qui allait être tout-à-fait bénéfique pour lui. S'il conciliait puissance et agilité, son Shotokan ne pouvait qu'en être plus efficace. De plus, il rivaliserait de force avec ses concurrents de sa promotion. Une telle attitude, entre le défi, l'orgueil, l'esprit de compétition bien trop poussé, lui furent néanmoins préjudiciable, puisqu'il se retrouvait souvent au trou après avoir tenir tête à ses formateurs. Cela lui valut de devenir très vite le vilain petit canard de sa promotion... Toujours en retrait, toujours à tenir tête à tout le monde, toujours à s'entraîner sur ses katas ou à entraîner son corps. Il n'en avait que faire de cette Marine où on l'avait placé de force.

Puis, un jour, comme si une intervention divine s'était faite, il eut un déclic. Ce déclic allait probablement être l'un des plus importants de sa jeune carrière et le propulser. Du jour au lendemain, il s'était résigné. Il n'allait jamais avoir le dernier mot, pas tant qu'il atteindrait l'échelle hiérarchique. Sa carrière ne prendrait pas non plus la bonne direction s'il n'y mettait pas du sien. Du jour au lendemain, sans que beaucoup n'y comprennent quoi que ce soit, il s'était mis dans les rangs, avait commencé à marcher au pas, et à montrer à tout le monde ce dont il était vraiment capable. Il dévoila à chacun qu'il n'était pas une vulgaire brute. Là où il avait été auparavant le vilain petit canard de sa promotion, il avait montré à tout un chacun qu'il savait autant se servir de ses muscles que de sa tête. Il rattrapa ainsi tout le retard qu'il avait accumulé sur sa formation. Il devint très vite un apprenti soldat complet. Il regroupait la plupart des qualités requises : un mental solide, un esprit vif, une motivation à toute épreuve, un corps d'acier et une capacité physique prête à tout endurer. D'efforts en efforts, il rattrapa son retard, et termina sa formation en devenant major de sa promotion. Il avait simplement mis tout le monde à l'amende. À force de rigueur, il avait même réussi, sur cette même formation à renforcer ses aptitudes de charpentier, de continuer à s'entraîner, et à rafler tous les honneurs... Il avait su saisir sa chance, affronter la fatalité, et prendre son tremplin vers une belle carrière.




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