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 [Fb Solo] Entre deux mondes

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Kitchiro Nagami
La Grenouille Fantôme
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MessageSujet: [Fb Solo] Entre deux mondes    Sam 12 Mai - 23:49




«En équilibre entre deux mondes»



Les dernières semaines n'étaient pas trop compliqués, quelques missions pour les Badlands Outlaws, un peu de reconnaissance et de prise de contact avec les révolutionnaires. Cela était presque lassant de devoir passer sous les radar en permanence. Pour une fois je voulais un peu d'action ; Que l'adrénaline emplisse mes veines et me booste tel un vrai combat où le moindre faux pas peut conduire à une mort douloureuse. Pour cela j'avais une alternative, moins dangereuse mais pourtant toute aussi excitante : Un dragon !
Mais avant de chevaucher un dragon et prendre le risque de tomber dans l'océan où je ne pouvais pas nager je m'enfila d'un trait le thé maison que me prépara Yorick. Bouillant, infusant des plantes médicinales en tout genre et une pointe de miel, rien de mieux !

Finalement je m'équipa de gants en cuir et plaça les lunettes de pilote sur la tête avant de rejoindre Notos.
J'avais recueilli ce dragon alors qu'il était tout jeune, j'avais essayé tant bien que mal de le protection des horreurs de l'extérieur et éviter que le gouvernement ou des hors la loi apprennent que des dragons étaient en libertés sur Grand Line. Ainsi j'avais presque une relation fusionnelle avec ce dragon, même si parfois il agissait comme tout dragon : de façon arrogante, cupide et égoïste.
C'est en plongeant mes yeux dans les siens que je pouvais sentir qu'au fond il ne me voulait pas du mal, mais qu'il ne pouvait pas lutter contre sa nature draconique.
Je posa ma tête contre la sienne, toujours en gardant mon regard fixé dans le sien puis je souris devant le fait que nos souffles étaient à l’unisson, nos cœurs battaient sur le même tempo, nous tenions prêt à faire une virée dans le ciel bleu de Grand Line.
Ni une ni deux, dans un ricanement enfantin je sauta sur la bête qui décolla par l'ouverture qui était conçue pour elle dans la nacelle sous marine désormais au niveau de la ligne d'eau.

A peine j'eus le temps d'enfiler mes lunettes de pilotes que Typhon et la nacelle avait l'air infiniment petit. L'adrénaline commençait déjà à monter. Monter à cru un dragon au dessus un océan était un bonheur dangereux, surtout quand la créature s'amusait à faire des tonneaux.
Le meilleur moment était quand Notos planait, sans un bruit, il me laissait observer l'immensité de l'océan et les quelques morceaux de terres qui pouvaient se dessiner à l'horizon. Mais il était capable du pire. En effet le dragon avait décidait de me faire une surprise en m'expulsant littéralement de son dos.
En chute libre, je voyais la sournoise créature plongeait en piqué juste après moi, jusqu'à arriver à mon niveau en un rien de temps. J’oubliais presque que j'étais entrain de descendre pleine balle vers les abysses. Mais le moment était tellement magique. Nous étions seuls, lui et moi dans le ciel à se regarder comme nous le faisions dans la nacelle. Enfin il se mis à tournoyer autour de moi et m'enveloppa de ses ailes, comme pour me montrer qu'il était toujours là pour me protéger, que je ne devais pas craindre de toucher l'eau. Même si je ne savais pas si il n'avait pas conscience que je n'avais pas le droit d'être immergé.
Mais la chute commençait à être vraiment longue, trop longue pour être drôle, et il pouvait voir dans mes yeux qu'il était temps pour lui de me rattraper, mais au lieu de cela, un drap noir couvrit mes yeux, je sentais plus mes membres, j'avais l'impression d'être une pierre. J'avais touché l'eau, Notos n'avait pas était assez rapide pour me rattraper ? J'ai n'étais plus sûr de rien. Est que cette danse aérienne était pour lui un jeu de domination ou qu'il jouait avec moi tel un prédateur avec sa proie ?

Quand je repris mon souffle j'étais sur un lit blanc, je ne sentais plus mon chapeau grenouille sur la tête, aussitôt mon cœur s'emballa ! Où j'étais ! D'un regard je balayais la salle, j'étais pas le seul sur un lit, quelques vieillards, des hommes ressemblant à des soldats étaient eux aussi sur une lit blanc. J'étais donc dans un hôpital ou un bâtiment du genre. Mais cela n'importait peu, j'avais retrouvé la fonction de  »mon » mes membres, je voyais mon chapeau grenouille qui m'attendait dans la pièce suivante, seule une porte ouverte nous séparait.

Sans plus attendre, je quitta mon lit pour courir rejoindre l'amour de ma vie, mon chapeau ! Mon identité, sans ma Sacré Grenouille j'étais que la moitié de moi-même sans elle !
Cependant quand je posa la main sur mon bien, une voix s'éleva dans la salle, la personne était un homme, d'un age mûr et se tenait dans mon dos.

Tu mérites ce chapeau ? Pourtant tu n'est pas digne de le porter il me semble ? dit l'homme en claquant la porte par où je venais d'entrer.

L'espace d'un instant j’hésitai: me retourner avant d'avoir mit la Sacré Grenouille à l'abri sur ma tête, ou risquer de passer pour un lâche en sautant sur ma coiffe sans répondre.
Je choisi de m'affirmer, je ne pouvais pas commencer une joute verbale sur une défaite :

Vous me connaissez pas, cette coiffe me revient de droit ! Personne n'a le droit me séparer d'elle. Et qui est vous pour juger ainsi !

Je me retourna le regard sévère, les poings serrés devant une attitude aussi hautaine. Mais je ne voyais pas son visage, il n'y avait plus la lumière venant de la salle de repos, seule une petite lumière se balançait entre nous. Je le sentais avancer, et à chaque pas, je reculais jusqu'à percuter la table où se trouvait ma coiffe. Aussitôt je l'enfila avant de subir un nouveau assaut de mon tortionnaire :

Pathétique, une grenouille, tu pouvais pas choisir mieux ? Un ours, un lion ? Il fallait que tu prennes un batracien ridicule. Comment comptait te sauver, nous sauver, sauver tes proches hein ? Comment tu comptais attirer son attention avec un animal fétiche aussi banale
dit l'homme en avançant l'avis de recherche d'Arias dans le faisceau de la lampe.

Il avait réussi son coup, il m'avait ébranlé dès le deuxième tour. Il avait raison, depuis tout ce temps je n'avais pas sauvé mon père, j'avais mis mon frère et ma mère à écart de tout. Et Arias était mort, la révolution avait volé en éclat et moi dans tout ça. Je n'étais rien, un rejeton de la révolution, sans chef, seul Le Lundren me donnait un objectif et un rythme de vie. Et l'homme ne tarda pas à appuyer sur ce dernier

Finalement, tu travailles avec un hors la loi pour son compte ? La révolution avait besoin de ton don, mais au final tu t'en sert pour le compte d'un trafiquant d'arme.

C'est un allié de la révolution ! Son but est similaire à celui de la révolution. Et l'ennemi de mon ennemi est mon ami ! Si je travaille avec lui c'est pour apprendre, me développer et pourvoir agir de mon chef ! Toi en attend, tu es qui ! Pour qui tu travailles !

son rire glauque traversa la pièce, il me donnait des frissons, mais je ne devais pas lui montrer, il jouait à un jeu psychologique, je devais me montrer plus fort et malin même si j'étais pris de court.

Je ne suis pas un sbire, ici c'est moi qui dirige, je...

Jeune garçon, écouter tu ne doit pas. Méchant cet homme est.

Cette voix ! Celle ci je pouvais la reconnaître entre mille, c'était celle de Kedama, la gentille bête de Lunas, pourquoi il était là ? Était t'il prisonnier tout comme moi ? La seule chose que je pouvais voir de lui était sa silhouette et l’éclat de ses grandes dents blanches dans la pénombre. Il se tenait à l'autre bout de la pièce, derrière moi et face à l'inconnu. A ce moment là je compris qu'il se passait quelque de vraiment pas net, nous étions de retour sur Lunas ? Ou j'étais dans un hôpital ou une prison ? Les hommes blessés étaient eux aussi des révolutionnaires et le tortionnaire un gradé qui devait reporter sa culpabilité sur un maudit tel que moi ?

J'avais beaucoup trop de questions, l'atmosphère était lourde et oppressante. Je sentais la tension entre les deux ombres et j'étais le seul qui les séparaient.

Ah, j'avais oublié ton ami imaginaire, celui-ci que tout le monde chasse, mais que tu crois être le gentil de l'histoire. Tu n'as pas évoluer, tu es resté l'enfant de Lunas. Jamais tu obtiendra se que tu veut en restant ainsi !

Évolution est naturelle et lente, Si trop vite elle est, dangereux peuvent être les conséquences.

D'un coup, les deux commencèrent à se disputer autour de moi dans un brouhaha infernal, cette situation n'avait ni queue ni tête et était presque irréelle. Je ne supportais plus les reproches mutuels. Même en me bouchant les oreilles avec mes mains je les entendaient encore, à se lancer des pics et des menaces sans cesse.
Inconsciemment, j'utilisa ma malédiction pour les faire taire tout les deux, je venais de projeter de nombreux fantômes explosifs et dépressifs dans toutes la pièce. Jamais je n'aurais osé utilisé mon pouvoir sur Kedama, mais la situation était tellement oppressant que j'avais fini par y mettre un terme.
Mon action fut suivi d'un grand moment de silence, plus aucunes ombres étaient dans la pièce avec moi, juste le vide. Qu'est que je venais de faire ? J'avais blessé les deux personnes ? Avaient telles fui ?

Enfin tu réagis, tu en mets du temps. Laisse le démon en toi parler.

Le bien tu doit répandre, maîtriser ton don tu devras..

Kedama où est tu ? Je t'es blessé ? Qui est cet homme je ne le reconnaît pas.
Nous sommes nul part. ! Seul tues répondirent les deux voix de façon synchro.

Mon sang se glaça à nouveau, un frisson d'horreur traversa mon corps en irisant chaque poils à son passage. Ce fut le sentiment de déni qui suivit le premier, je ne pouvais pas croire que tout cela n'était pas réel, Kedama était là, je pouvais sentir son odeur, ce n'était pas des souvenirs et pourtant mon ami d'enfance était d'accord avec l'ombre qui m’oppressait depuis le début et avec laquelle il se battait !

Qu'est que je devais comprendre ? Quel était le message ? L'un me disait de laisser libre cours à ma malédiction l'autre voulait que je l'utilise avec parcimonie. Je n'avais jamais vraiment laissé libre cours à ma malédiction, mes fantômes pouvaient dérangés et je marqués souvent les esprits. Je passais souvent pour un démon à l'apparence humaine pouvait faire connaître les pires horreurs à ceux qui se mettaient sur ma route. Alors qu'on fond je ne voulais pas leur faire de mal et je ne prenais jamais la vie inutilement.

Soudainement une idée m'apparut : est que je pouvais contraindre et forcer ma malédiction à faire le bien, à faire sortir les bonnes choses des gens. Si mes fantômes étaient capables de fouiller dans les sentiments des gens pour leur remonter leur échecs et les plaies sentimentales, peut être que je pouvais leur dire de faire le contraire !
Durant ma réflexion intérieur, Kedama et l'ombre disparut, je n'entendais plus rien, je n'avais plus aucune sensation, il avait tout bonnement quitté les lieux à mes yeux ?

Sans attendre je testa le fruit de leur dispute et je convoqua un fantôme de désespérance capable de faire ressortir les choses les plus sombres enfoui au plus profond des cœurs.
Il attendait mes ordres, inerte avec son regard mesquin, il était comme un détraqueur en attente d'une victime.

Soit contre nature ! Fouille dans mon cœur ! Ressort le bien, ressort les moments heureux que j'ai pu avoir ! Deviens un fantôme de Bonté, le premier d'un nouveau jour !

Le fantôme hésita, il n'avait l'air de vouloir s'en prendre à son créateur et d’exécuter les ordres comme il était donné. C'était comme demander à un idiot d'être intelligent. Puis il s'élança et traversa mon corps. Je fus surpris de l'effet que pouvais procurer cette sensation si étrange. Finalement son effet commença à faire effet, je pouvais revoir des brides de mon passé devant mes yeux. Mais ce n'était pas se que je voulais, je revoyais ma maison, ma famille en fuite, mon père se jetait sur le navire du gouvernement qui tentait de nous arrêter. Je pouvais ressentir à nouveau le déchirement de perdre mon père que je venais juste de retrouver.

Je t'es pas demandé cela ! Reviens terminer ton travail ! Tu doit devenir la bonté que je souhaite ! Efface cette nature froide et mesquine de ton être et deviens lumière !!

Je ressentais se que mes victimes pouvaient ressentir quand je lâchais mes chiens de guerres sur eux. Mais je devais maîtriser mon pouvoir et le contraindre à effectuer se que JE decidais pour lui, pour nous !

Finalement le fantôme fit demi tour et retraversa mon corps une seconde fois, mais l'impression était toute nouvelle. Comme ci une brise tiède venait fouetter mon visage, aussitôt je repensais à ma première rencontre avec Zeke Lundren, puis avec Tenshi Taya. Je revoyais mes moments de joie avec Kedama à l'abri dans les marais. Je ressentais de nouveau les bons moments de ma vie !
Quand je me retourna vers le fantôme, j'eus le plaisir de voir un nouvel être. Je venais de créer un nouveau fantôme, meilleur que tout les autres ! La faiseur de bonheur le colporteur de la bonté humaine ! Un fantôme nappé d'or et d'argent prêt à faire remémorer le meilleurs souvenirs à un homme suicidaire !

Tu voit ! Tu es un démon, tu assumes enfin ta vraie nature. Tu utilises ton pouvoir pour être au dessus du commun des mortels !

Te définir, ta nature ne doit pas, Tes actions le font. Aujourd'hui un nouveau palier tu as atteins.

Notre mission s’achève

A cet instant je compris le fin mot de l'histoire. Ils étaient bien dans ma tête, comme si la conscience du démon qui m'habitait luttait avec ma propre conscience sous forme de Kedama pour me faire comprendre l'étendue de mon pouvoir ….. de Notre pouvoir.
Mais un sentiment me chagrinait, je pouvais pas prendre conscience de ce pouvoir si j'étais mort ?

Comme si il m'avait entendu, mon dragon me rappelait, j'entendais son cri résonnait dans tout le bâtiment au même moment où une nouvelle porte s'ouvrit, apportant de la lumière qui m'avait tant manqué !

Sans plus de cérémonie je quitta la pièce :

Peut importe ton nom merci pour la leçon ! On reste en contact. Essayons d'être moins violent la prochaine fois ! Tchao !

L'instant d'après j'étais de nouveau dans les airs à voler avec Notos qui s’apprêtait à me rattraper à moins d'un mètre de l'océan ! Aussitôt l'adrénaline remonta en flèche ! Cette rencontre avec ma conscience ou mon moi intérieur avait durée que quelques secondes, peut être provoqué par la danse théâtrale de Notos où sous l'effet de l'excitation. Alors qu'en réalité j'avais eu l'impression d'y être resté des heures dans cette salle obscure.

Aujourd'hui je venais prendre conscience que je pouvais contraindre mon fruit à mes envies et que le premier aspect de son pouvoir ne me définissait pas comme d'autres utilisateurs de fruit de démon. Je ne devais pas un démon, je le maîtrisais !



Codage de gaki sur Epicode

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