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 Sous le feu des projecteurs. [PV Akis]

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MessageSujet: Sous le feu des projecteurs. [PV Akis]   Mar 8 Mai - 16:41



Princesse Cyrielle, Père Gacogne



- Ce n'est rien, mon père. Nous devons bien cela à ces pauvres gens.
- Votre générosité vous honore, mon enfant.

D'un sourire tendre, la demoiselle acquiesça tandis que son aîné se tournait vers le bastingage. C'était une belle journée : une journée telle qu'on pouvait s'y attendre du climat paradisiaque de South Blue. Le ciel était dégagé, la mer semblait calme et quelques escadrilles d'oiseaux passaient dans l'azur, sans doute en direction d'une autre île où s'installer. Le Ruban d'Argent, navire personnel de la princesse utilisé pour l'occasion, prendrait bientôt le large depuis le port de l'île de Mitch jusqu'au lagon de Vinzal, situé une île plus loin. Les quelques heures de croisière seraient l'occasion de récolter des fonds pour l'association fondée par le père Gacogne, "Délivrance", ayant pour but de venir en aide aux nécessiteux aux quatre coins de cet océan en leur fournissant de quoi vivre avec décence. Pour le vieil homme, c'était une occasion en or : avec une figure représentative telle que la princesse Cyrielle du royaume de Jasper, d'un point de vue pragmatique, les fonds allaient tomber comme la pluie pendant une tempête.

Il était en effet clairement connu que la princesse cherchait actuellement un prétendant... aussi, nombre de nobles auraient fait leur possible pour se retrouver dans ses petits papiers. Et comment aurait-il pu en être autrement ? Sa grâce et sa beauté en faisaient une femme à l'attraction naturelle tout à fait implacable, sans parler de l'image qu'elle renvoyait aux petites gens, atout indispensable pour n'importe quel régent en devenir souhaitant acheter une paix sociale durable au travers d'un couple royal aimé, chéri et adulé de la plèbe. Aussi, cette journée risquait de voir passer son lot de nobliaux en tous genres prêts à s'approprier l'admiration de la belle jeune femme.

Cyrielle, de son côté, pensait également au fait qu'elle devrait composer avec les médias. Ce n'était pas un exercice qu'elle appréciait particulièrement, mais elle l'avait toujours fait avec un certain brio et ça ne serait pas différent cette fois-ci. Au moins, le Ruban d'Argent avait l'avantage d'être un grand navire... concurrençant aisément les navires de guerre de la Marine en termes de dimensions, bien que destiné à un usage de plaisir et non militaire, elle en connaissait chaque recoin. Le pont principal, sur lequel plusieurs tonnelles avaient été dressées pour abriter les invités de la chaleur, disposait également d'une petite piscine centrale dans laquelle il faisait bon faire trempette par grandes chaleurs. Jamais sans un peu de pommade du soleil, pour éviter les brûlures... tout comme sur les différentes chaises longues qui étaient disposées de chaque côté du bassin rectangulaire. La partie du pont située sur la poupe avait été aménagée de façon à servir de point de vente pour les quelques œuvres amenées par le père Gacogne depuis son Abbaye, au royaume de Jasper. Les moines qui y résidaient sculptaient la pierre avec un doigté rare, ce qui permettait au doyen de procéder à la vente des œuvres ainsi réalisées au profit de la fondation dont il était le responsable. La proue était pour sa part réservée principalement aux matelots, qui s'assureraient d'un trajet agréable, tandis que l'intérieur du navire était une succession ordonnée de cabines richement décorées, ainsi que le contenant des cuisines qui tourneraient sans doute à plein fourneaux.

L'héritière du royaume de Jasper jeta un œil vers l'embarcadère encore accessible, tandis que de nombreux invités finissaient d'investir le bâtiment naval. Deux gardes avaient été postés à l'entrée, avec pour consigne de laisser pénétrer les journalistes qui seraient en mesure de prouver leur affiliation. Elle soupira de nouveau en pensant à la succession d'interview qui risquait de faire de sa journée une âpre lutte sous-jacente, avant de lever les yeux vers le mât, y captant une ombre à laquelle elle était habituée. Elle lui adressa un sourire avant de se diriger finalement vers le centre du pont, pour y accueillir ses hôtes.

Le vent fit frémir une voile qui n'était pas encore déployée, ainsi que le mât désormais solitaire lui servant de support.





Début des festivités. Akis peut donc arriver par l'embarcadère (s'il tient à faire les choses de façon normale, bien entendu...)

Cyrielle est lvl ??
Père Gacogne est lvl ??


Dernière édition par PNJ [Civils] le Lun 28 Mai - 20:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Sous le feu des projecteurs. [PV Akis]   Mer 9 Mai - 12:41

« Une Princesse ? Pète sa mère ! »
Sous le feu des projecteurs.


La Princesse Cyrielle du Royaume de Jasper. Ben putain. C'était probablement la première fois que Janmark n'envoyait pas Akis dans un trou paumé et ne tentait manifestement pas de lui jouer un sale tour pour endiguer sa progression formidable au sein de Global Seken Information. On lui avait bien tout indiqué, on l'avait renseigné quant au comportement à embrasser en présence de sa sérénissime Altesse, on lui avait permis de se rendre sur South Blue par le biais d'un navire de transport ni miteux ni crasseux... Tout se déroulait comme sur des roulettes ! Si, dans un premier temps, la méfiance du rouquin s'était tenue aux aguets du moindre couac dans le vain but de prévenir les soucis qui pouvaient éventuellement pointer le bout de leur nez, celle-ci s'était rapidement endormie pour laisser placer à sa naïveté naturelle et coutumière. Il était du genre imbécile heureux : il n'arrivait pas à demeurer sérieux plus de quelques jours consécutivement et, d'une manière générale, il avait appris qu'il était si poisseux qu'il lui semblait absolument impossible d'éviter les problèmes épineux qui se dressaient sur son chemin, au hasard des épopées qu'il traversait. Le rédacteur, parfois, se surprenait à songer qu'il pourrait par ailleurs faire un merveilleux romancier s'il décidait de coucher sa vie à l'écrit et à la remodeler légèrement, pour faire croire à quelques histoires fantasques et romancées... Sauf qu'on risquait fort de lui reprocher son manque de crédibilité et de cohérence, en lui soufflant qu'il était impossible qu'un jeune journaliste soit suspecté d'avoir éconduit un attentat sur une île fortifiée de la Marine de North Blue, qu'il était improbable que ce même jeune journaliste croise la route d'un pirate primé à plus de cinquante millions de berrys et puisse l'interviewer sans craindre d'être pulvérisé à chaque mot prononcé, et qu'il était simplement inenvisageable qu'il se retrouve sur un champ de bataille au sein duquel évoluait l'un des plus prestigieux noms de la nouvelle ère du Gouvernement Mondial... Ouais, le Tokushi menait souvent une vie tellement folle que nul ne l'en croyait véritablement capable. C'était sans doute là l'ironie la plus mordante d'entre toutes...

Et du coup, de deux choses l'unes. D'un côté, le garçonnet avait envie de profiter avec insouciance de ce trajet qui s'avérait passionnant, espérant candidement qu'il pourrait bénéficier d'un entretien personnel et plus intime avec la princesse sans pour autant oser imaginer qu'il pourrait en venir à la courtiser, sous-estimant par la même l'audace que lui conférait sa perversion délurée... Et de l'autre, il n'oubliait pas qu'à chaque instant pouvait surgir un événement déconcertant, peu crédible et énigmatique, dans le seul but de gâcher le moment savoureux qu'il s'apprêtait à cueillir. Akis allait donc, pour la première fois depuis belle lurette, tâcher de demeurer tranquille et raisonnable... Voire même faire profil bas. Ouais, peu de ses collègues l'en croyaient capable mais justement, il était grand temps de leur montrer que c'était chose possible. Le GSI l'avait envoyé couvrir cet événement en songeant que ça n'était pas suffisamment capital pour que l'un de leurs meilleurs envoyés soient directement dépêchés sur place, mais Janmark avait certainement eu peur de froisser la Princesse en piégeant le rouquin et, par conséquent, d'attirer sur lui l'ire de ses supérieurs si sa royale altesse décidait d'adresser aux journalistes quelques propos incendiaires. Tout. Était. Parfait.

« Merci à vous, bonne journée ! »

Ouais putain ouais ! Son accréditation et sa carte de presse avaient amplement suffi à satisfaire la curiosité des molosses qui montaient la garde et triaient les voyageurs qui allaient accompagner ce prestigieux cortège au travers des flots de South Blue. S'il se retint de bondir de joie pour ne pas attirer sur lui plus d'attention que nécessaire, il ne put en revanche s'empêcher d'afficher un sourire triomphant et soulagé. Il n'avait désormais plus qu'à se prélasser et qu'à profiter des occasions qui lui seraient tendues pour récolter les propos de quelques célèbres visages... Par la suite, il n'aurait plus qu'à concocter un article plus complet sur cette base, et il serait couvert de louanges des années durant. Pour un plan de carrière, c'en était un des plus réjouissants : toujours aussi guilleret, il s'aventura donc au sein de la foule déjà condensée et réunie au milieu du grand pont. Péniblement, il tâcha alors de la traverser en s'excusant à tout va, jouant de sa carrure malingre pour accéder aux premiers rangs sans être catapulté vers l'arrière derechef. Il avait déjà hâte d'en savoir davantage, et de poser ses yeux sur la mirifique princesse qui, à n'en pas douter, allait mettre à profit cette petite occasion pour se faire voir...

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MessageSujet: Re: Sous le feu des projecteurs. [PV Akis]   Jeu 14 Juin - 22:23



Princesse Cyrielle, Eleane Hopkins


- Vous êtes trop bon.
- Et vous trop belle.
- Oh, voyons...

Adoptant un air timide et rougissant, Cyrielle détourna le regard avec grâce tandis que devant elle, Eleane Hopkins lui offrait un des sourires de prince charmant dont il avait le secret. Un sourire qui faisait fondre la gent féminine à toutes les occasions, nourrissant la légende de ce magnat de l'industrie du jeu d'argent qui n'avait fait que se catapulter de pallier en pallier de richesse depuis des années ! Parti d'une humble salle de jeu, il avait réussi par un tour de main affiné (ainsi, sans doute, qu'une grande dose de chance) à construire un véritable petit empire de plusieurs îles voisines, sur lesquelles il avait établi une chaîne de casinos. Les "Hop'Kings" étaient devenus partie intégrante du paysage de plusieurs atolls, dans lesquels il était renommé et adulé pour les conséquences agréables de son commerce sur l'économie locale... quand il n'écrasait pas la concurrence dans l’œuf en faisant appel à des méthodes légales, mais particulièrement vicieuses.

- Je serai très honoré de vous recevoir sur mon lieu de travail, à l'occasion...
- Ce serait avec grand plaisir, Monsieur Hopkins.
- Je vous en prie... appelez moi donc Eleane.

Elle plissa des yeux en lui offrant un sourire tandis qu'il s'inclinait révérencieusement. Cet homme avait un don pour se rapprocher des femmes sans paraître ni trop insistant, ni manquer d'assurance et de confiance en soi. Tandis qu'il s'en retournait à son affaire, lui adressant un signe de main sympathique, elle soupira doucement. Il était un excellent parti... mais cela impliquait beaucoup de chose qu'elle ne se sentait pas encore prête à prendre en charge. Malgré la pression que son père chargeait sur ses épaules, elle n'avait aucune envie de vendre sa personne au premier garçon ayant les économies nécessaires pour prétendre en faire sa femme. De plus, tout bon gentleman qu'il était, Eleane restait un homme d'affaire. Elle reprit un air bienheureux tandis qu'autour d'elle, plusieurs journalistes se pressaient pour lui poser quelques questions de circonstance : on disait son royaume mis en difficulté depuis que son père, malade, avait laissé quelques dérives financières s'éterniser. Qu'en était-il de ses propres relations ? Avait-elle trouvé chaussure à son pied ? On la disait également suivie par un garde du corps, alors où se trouvait-il ? Les potins et ragots s'entassaient, sous la patience infinie de la demoiselle aux yeux émeraude qui n'en finissait plus de répondre avec le même air agréable.

Aux alentours, d'autres célébrités locales à South Blue brassaient la population d'invités : il y avait bien entendu le gérant de la chaîne Hop'Kings, mais il n'était pas le seul à soulever l'attention de la foule. Madrilène Espinosa, une fameuse épéiste de South Blue, était également présente pour la journée. Son dernier tournoi ayant eu lieu à Mitch, il était tout indiqué pour elle de se joindre à la fête dans laquelle sa renommée lui offrait une place de choix. Si les hommes n'osaient guère s'approcher de cette femme aux allures vaillantes, les demoiselles n'en étaient pas moins fascinées par la grandeur de cette dame qui montrait qu'une "fille" trouvait tout aussi bien sa place dans le monde des "garçons" que ces derniers eux-mêmes. Plus près de la proue, Flavius Tiberius discutait avec plusieurs représentants politiques de différentes îles-états. Sa position au sein de la guilde marchande en faisait l'un des hommes les plus opulents et influents sur le Ruban d'Argent. Restait à voir sur qui le jeune journaliste jetterait son dévolu... en tout cas, l'heure du départ approchait : il serait précédé par un discours donné par la princesse en personne, sous le regard avisé d'un Père Gacogne fort impliqué.





Bla bla bla, bloup !

Cyrielle est lvl ??
Père Gacogne est lvl ??
Eleane Hopkins est lvl ??
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MessageSujet: Re: Sous le feu des projecteurs. [PV Akis]   Ven 15 Juin - 14:04

« Une Princesse ? Pète sa mère ! »
Sous le feu des projecteurs.


Qu'elle était jolie... Tandis que tout un pan de journalistes l'harassaient d'innombrables questions, toutes plus indiscrètes les unes que les autres, dans le but de satisfaire la curiosité maladive du lectorat pathétique des torchons qui leur servaient de tribunes, elle conservait un sourire d'une douceur mielleuse et ensoleillée. Sa carrure gracile et fluette lui conférait un air si fragile et si vulnérable que le rouquin aurait eu envie de l'envelopper de ses deux bras pour garantir sa sécurité face à l'obsession dévorante que ses collègues et rivaux principaux entretenaient à l'égard des potins qui risquaient de lui échapper à tout instant. Ils étaient d'une indécence colossale... Une interview n'était pas qu'une succession de questions grossières, épineuses et périlleuses que l'on balançait incessamment à la face d'une tierce personne qui, de fait, croulait sous les demandes et finissait par capituler : c'était un art empathique, au sein duquel le journaliste devait procéder avec un doigté et un tact tout particuliers. D'ores et déjà lassé du comportement outrancier de ces sinistres types, Akis préféra s'orienter vers le reste des convives, pour l'heure, plutôt que de rajouter une dose d'anxiété à cette mirifique jeune femme : elle n'avait pas besoin d'observer un jeune homme aussi charmant face à elle tandis qu'elle subissait cet interrogatoire froid. Elle risquait de défaillir, face à une beauté si resplendissante... Tâchant de réprimer son orgueil, lequel conduisait ses chevilles à enfler démesurément, le garçonnet s'empara d'une coupe de champagne et de quelques olives qu'on lui tendait poliment tout en balayant les environs d'un regard inquisiteur. S'il se mit à marcher, à cadence pour le moins restreinte, il n'en demeurait pas moins focalisé sur la myriade de personnes prestigieuses dont recelait ce navire et qui seraient, en fin de compte, ses compagnons de voyage pour le trajet à venir. Il allait sans nul doute pouvoir s'entretenir avec un bon nombre d'entre eux...

Mais sur lesquels allait-il bien pouvoir jeter son dévolu ? Madrilène Espinosa... Il ne la connaissait que très vaguement : c'était une figure de l'escrime locale, pour le peu qu'il en savait. Le Tokushi songeait néanmoins qu'une discussion possiblement intime avec cette dame preste et altière pouvait s'avérer passionnante : a fortiori si elle débouchait sur un entretien moins professionnel... L'avantage, c'était que personne ne semblait lui tourner autour. Pourtant, même les femmes fortes avaient parfois grand besoin d'un brin de réconfort ! Chassant à nouveau de ses pensées lascives ses désirs les plus lubriques et les plus inavoués, songeant qu'il était avant toute autre chose l'heure de songer au travail et aux responsabilités qu'on lui avait octroyé en l'envoyant auprès de la princesse Cyrielle, le rouquin entreprit de déceler une autre figure célèbre. Ce fut chose faite lorsqu'il distingua Flavius Tiberius. En tant qu'affilié à la Guilde Marchande de Trader, il n'était pas affilié au Gouvernement Mondial et trempait même modérément dans tout un tas d'affaires qu'on devinait sordides. Ramener un petit papier à son sujet, c'était tenir tout un pan du lectorat du GSI en haleine... Peut-être allait-il se voir soufflé quelques secrets alléchants, qu'il pourrait distiller au fur et à mesure des articles qu'il ramènerait dans ses valises ? Tout en gobant vivement une olive, le jeune envoyé spécial s'abandonna à ses espoirs les plus titanesques : il songeait possible que, couronné de succès, il s'en revienne à Enies Lobby avec des articles d'une qualité telle que les principaux représentants de la presse mondiale, dans l'optique de redynamiser leurs services, songeaient furieusement à le débaucher du Global Seken Information afin de s'offrir ses services d'une compétence remarquable. Si tel était le cas, il allait peut-être pouvoir faire pression pour démettre ce bâtard porcin de Janmark de ses fonctions...

« Ah ! Mais ! Vous êtes bêtes ! Qu'est-ce que vous faîtes au milieu de mon chemin ? Vous avez tâché votre... v...este..... »

Eleane Hopkins. Il venait de se cogner contre Eleane Hopkins. Il venait de renverser l'intégralité de son verre de champagne sur Eleane Hopkins. Le pauvre rédacteur eut un mouvement de recul mécanique mais, pour la première fois depuis sa naissance, ne parvint pas à nourrir l'envie de déserter la place aussi promptement que possible en prenant ses jambes à son cou. Cette fois-ci, il ne le pouvait pas. Certes, le type qu'il venait probablement de frustrer était un marchand à la fois renommé et influent... Mais l'occasion était trop belle pour Akis, qui ne pouvait décemment pas rentrer à Enies Lobby les mains vides, ou avec un torchon basé sur les notes que ses collègues d'autres journaux daigneraient lui revendre, moyennant finances. Autrement dit ? Il ne pouvait pas prendre la poudre d'escampette : il était condamné à rester ici et à assumer les conséquences de son insouciance... Quelles qu'elles soient. Dans les faits, le garçonnet n'avait rien fait de mal : il avait simplement renversé un verre d'alcool, trop accaparé par l'environnement faste et par toutes les célébrités qui abondaient, dans les environs. Mais il n'en connaissait pas moins l'orgueil déplacé et la vanité de ces riches entrepreneurs qui, parce qu'ils avaient bâti une solide fortune, s'imaginaient presque les égaux des Dragons Célestes. Eleane Hopkins allait lui faire la peau... Bon, c'était peut-être un brin excessif. Mais sans doute allait-il entretenir à l'égard du rouquin une rancune tenace. Il allait peut-être tâcher de lui rendre la vie impossible, durant le trajet... Pitié, non ! Pour une fois que le gamin naïf qu'il était avait vraiment l'envie de mettre la main à la pâte... Fébrile, le jeune homme tâcha de demeurer plus au moins stoïque, quoiqu'étonnamment blême, en attendant patiemment le verdict. Pourvu que ce voyage ne soit pas le dernier...  

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MessageSujet: Re: Sous le feu des projecteurs. [PV Akis]   Jeu 21 Juin - 19:51



Eleane Hopkins


Il était parfois des aléas dans la vie qui pouvaient transformer une journée de rêve en une sordide expérience, méprisée et désavouée de ceux qui la vivaient comme si la peste pouvait se cacher dans un souvenir. Pour certains, il s'agissait d'une bataille gagnée d'avance se transformant en un massacre unilatéral, pour d'autres c'était la nouvelle d'une promotion imminente étouffée par la découverte d'un adultère odieux, pour d'autres encore de la nouvelle fantastique d'une fortune amassée tempérée par le décès d'un proche... puis, il y avait les personnages du standing de Eleane Hopkins. S'il ne faisait pas attention au Tokushi, c'était pour une raison simple : personne n'était assez bête sur ce navire pour venir le percuter avec autant d'impudence et il en était conscient ! Du moins, le pensait-il... car secrètement, son début de journée et de conquête des bonnes faveurs de la princesse Cyrielle qui commençait si bien vira presque au cauchemar lorsque cet abruti de journaliste renversa le contenu de son verre sur sa veste. Du lin de Bozar, l'un des plus riches qui furent. Impossible de rattraper ça. L'habit était foutu : certes, il en avait d'autres en stock ! Mais à elle seule, cette veste valait certainement plus que la vie de cet imbécile...

... ce qui ne devait pas l'empêcher de jouer de tempérance et d'intelligence. Comme son père le lui avait dit, avant de rendre son dernier souffle, il était destiné à de grandes choses : des choses qui ne pouvaient et ne devaient décemment pas être contrecarrées par les actions maladroites et ridicules d'un simple reporter aux manières peu précautionneuses. Cela étant, il était également observé de tous, en cet instant de silence terrible qui venait de s'emparer de l'assemblée proche : dans son dos, deux gardes du corps s'affairaient déjà à se rapprocher d'Akis pour le ramener à l'embarcadère, mais ils n'en firent rien : un geste de la main les en empêcha, avant qu'un Eleane contenant avec brio une antipathie extrême envers cet inconnu agaçant ne s'approche du jeune homme pour se saisir de sa cravate d'une main ferme, au geste pourtant appliqué et mesuré.

- Attention, mon brave. Il ne faudrait pas que vous énerviez quelqu'un de trop important sur le pont de ce navire. Ce serait fort regrettable...

Sur ces mots, il utilisa la-dite cravate pour essuyer le surplus de liquide qui tâchait son torse : il ne rattraperait en rien la qualité du matériau qui recouvrait sa peau, mais il ferait clairement passer le message : un plébéien comme ce reporter du Global Seken, comme en témoignait son badge, n'avait pas à évoluer dans le même air que lui avec autant d'impertinence. Il dégaina finalement un mouchoir de soie de sa poche pour essuyer le peu de liquide ayant atterri sur son visage, avant de poursuivre.

- La traversée devrait être calme. Excellente nouvelle, n'est-ce pas ? il aurait été dommage d'être pris dans des eaux troubles. Enfin, je suppose que cela vous aurait plu : vous mettre en danger pour avoir un scoop est une chose qui doit vous émoustiller.

La dernière phrase était très grinçante, pour une raison inconnue. Menace voilée ou simple remarque peu amène ? Il était difficile de faire la différence lorsque le propos était amené et prononcé avec autant de tact et de contrôle. Après tout, le geste du Hopkins d'un méprisable alarmant pouvait tout aussi bien passer pour une boutade : un donné pour un rendu... car ses mots, eux, ne trahissaient apparemment qu'une sincère mise en garde sur la qualité exceptionnelle des hôtes de la princesse, qu'il ne valait mieux pas changer en farouches antagonistes. Le gérant de la chaîne Hop'Kings se tourna par la suite vers les demoiselles avec lesquelles il discutait jusque là.

- Si vous voulez bien m'excuser, mesdemoiselles. La maladresse malencontreuse de ce jeune homme me force à un passage au vestiaire. Les aléas de la vie !

Les belles créatures soupirèrent avant de darder Akis d'un regard assassin, comme si cette simple absence allait ruiner leur séjour : il serait sans doute rapidement la risée de la gent féminine sur le navire... vu la vitesse à laquelle les mots pouvaient se répandre dans un environnement où avoir l'ascendant verbal sur son voisin était signe de succès. Pendant ce temps, de plus en plus de monde se rassemblait en face de la piscine, là où une petite estrade avait été montée pour le discours prochain de la demoiselle. Eleane avait déjà disparu, ne voulant sans doute pas rater cela : c'eut été d'un mauvais goût éclatant. Une erreur stratégique qu'il ne pouvait pas se permettre. Il semblait que le jeune homme aurait peut-être le temps d'aborder une autre célébrité, avant que l'héritière du royaume de Jasper ne vienne requérir l'attention de tout son auditoire...




Eleane prend cela avec grâce... et n'hésite pas à faire passer une petite gentillesse.

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Tokushi Akis
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MessageSujet: Re: Sous le feu des projecteurs. [PV Akis]   Jeu 21 Juin - 22:39

« Une Princesse ? Pète sa mère ! »
Sous le feu des projecteurs.


Il allait le chopper à la gorge et l'étrangler ? Lui briser la nuque d'un mouvement ample et belliqueux ? Allait-on offrir à sa dépouille une sépulture digne de ce nom, ou allait-on simplement le balancer aux requins, comme un vulgaire brigand ? Ferait-on part de la nouvelle de sa mort au GSI, ou passerait-il pour un reporter porté disparu jusqu'à la fin des temps ? Sa chère et tendre entendrait-elle quelques rumeurs à son propos ou devrait-elle épancher sa peine dans les bras d'un autre, condamnée à ne jamais savoir où s'en était allé son merveilleux prince ? Tout une foultitude d'interrogations se bousculaient chez lui, tant et si bien qu'il ne savait où donner de la tête. L'incertitude avait pour l'heure un effet assurément tranquillisant sur lui... Sinon hébétant. Contrairement à sa rencontre tumultueuse avec le Coffe, par exemple, où il avait été convaincu qu'il vivait pour d'ultimes instants, il n'était cette fois-ci pas certain de savoir à quelle sauce il allait être mangé... Et, en finalité, il fut heureux d'avoir momentanément su conserver une relative impassibilité. Si l'on exceptait, bien sûr, son teint plus exsangue que jamais... En effet, le prestigieux entrepreneur se contenta d'attraper sa cravate d'une main autoritaire et d'en user comme d'un vulgaire torchon, profitant de ce tissu certes simplissime mais néanmoins joliment manufacturé pour éponger le peu du champagne qu'il était susceptible de retirer de sa chemise désormais détrempée. L'envoyé spécial, toujours follement blême, conserva un mutisme irréprochable d'un bout à l'autre de cet échange traumatisant : les menaces à peine voilà d'Eleane ne tombèrent pas, bien sûr, dans l'oreille d'un sourd et il se surprit à trembler d'effroi à l'idée que ce type puisse céder à l'envie de lui faire payer sa maladresse au centuple. Il allait payer des hors-la-loi pour le liquider discrètement... Ou pire, pour le torturer ! On allait lui rompre les os, lui briser les doigts, le rouer de coups de pieds et l'électrocuter jusqu'à ce que folie s'en suive... Allait-on le jeter à la mer, pour le destiner à l'estomac des requins ? Et merde : voilà qu'Akis ressassait ses idées noires et ne parvenait plus à s'en délester. Il était fini : c'était une preuve tangible de la panique qui le saisissait. Quand le type s'en alla enfin, non sans pousser les demoiselles avec lesquelles il conversait jusqu'alors à darder l'habitant d'Enies Lobby d'un regard méprisant, ce dernier retrouva enfin un semblant de contenance et d'assurance. Il poussa un soupir ample et profond avant de songer à la suite des événements. Devait-il faire en sorte de se volatiliser ? Si ce richissime personnage décidait de le prendre en chasse, quitter le navire n'allait pas suffire. Il allait devoir quitter cette mer, abandonner son travail, s'enrôler dans la Marine, pourquoi pas... Il était sur le point de recourir à cette extrémité lorsqu'il déposa enfin son regard sur une porte de sortie envisageable.

Madrilène Espinosa. Une guerrière célèbre sur les Seas Blues. Une grande épéiste, aussi talentueuse que renommée... Une garde-du-corps d'une extrême efficacité, il le devinait sans peine. S'il arrivait à demeurer à ses côtés, et même possiblement à s'attirer ses faveurs... Ouais ! Il devait jouer le tout pour le tout. Cette femme serait sa porte de sortie, son ange gardien... Et... Plus, si affinités... Un rire gras sortit de la gorge déployée du Tokushi tandis qu'il se débarrassait de sa cravate piteuse, qu'il balança nonchalamment par-dessus bord avant de se munir de son petit carnet, de son escarméra portable et de sa plume. Il mit son badge bien en évidence, mettant en exergue son appartenance au monde de la presse, et s'approcha de la bretteuse compétente avec un grand sourire aux lèvres. Pas la moindre présence d'un homme à ses côtés. Ce que cela signifiait, pour ce carnivore en pleine session de chasse ? Aucun rival...  

« Mademoiselle Espinosa, je présume ? Je suis Akis. Akis Tokushi. Envoyé Spécial du Global Seken Information, de Grand Line. Je m'intéresse aux personnalités présentes sur ce navire et il me semble qu'entre toutes les figures remarquables, vous êtes certainement celle qui serait la plus à même de fasciner nos lecteurs... Pourrais-je vous ennuyer quelque peu afin de vous soumettre quelques questions ? »

Approche directe et professionnelle, mais néanmoins courtoise et charmeuse. Il devait se montrer bien élevé et attrayant, sans trop insister sur les compliments. Madrilène Espinosa était le genre de femmes qu'il aimait désirer : forte en apparence, robuste. Elle n'avait sûrement pas usurpée sa réputation... Mais elle n'en était pas moins une femme et, par extension, une représentante de cette grande famille qu'était l'humanité. Or, au travers de ses innombrables voyages, Akis avait appris une chose : personne ne renonçait à un brin d'amour et de tendresse lorsqu'on lui offrait l'opportunité d'en saisir au vol... Il avait la chance d'être beau garçon, et d'être finalement un fin orateur, contrairement à ce que la majorité de ses contacts semblaient songer. Et même s'il avait bien souvent du mal à conclure, il était un formidable dragueur, un coureur de jupons au talent redoutable... Oui ! Avant la tombée de la nuit, le cœur de cette femme serait sien et plus jamais Eleane ne serait capable de l'intimider ! Ses gros bras seraient tous mis en déroute par celle qui deviendrait, à n'en pas douter, la gardienne de ses nuits ! Et il aurait alors toute latitude pour se pavaner fièrement, accroché au bras de cette dame à la prestance et à la grâce ineffable... Janmark lui-même n'oserait plus jamais le critiquer, lorsqu'il apprendrait ce scoop ! Il était aux portes de la gloire !
 

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MessageSujet: Re: Sous le feu des projecteurs. [PV Akis]   Jeu 28 Juin - 20:14



Eleane Hopkins

- Pour qui se prend-t-il ?!
- Patron, calmez-vous s'il vous plait !

Le porte manteau sur lequel Eleane avait posé son haut ruiné gisait désormais à même le sol. Avant qu'un de ses gardes du corps ne fut capable de venir le redresser, le richissime gérant de l'une des chaines de casino les plus connues de cette mer vint écraser son talon sur l'habit froissé et tâché, avant de l'écraser plusieurs fois. Comme si c'était la figure de ce bon à rien de journaliste. Il l'avait ridiculisé devant tout le monde ! Malgré sa réponse qui n'avait pas tardé à se faire attendre, il n'en restait pas moins que cet idiot l'avait renvoyé au vestiaire... il ne pouvait en rester là. D'une façon où d'une autre, il lui rendrait la monnaie de sa pièce. Il souffla. Son mouchoir vint éponger la goutte de sueur perlant sur son front. Il ne pouvait pas se permettre de perdre ses moyens maintenant : il était aux portes de la gloire. Si tout se déroulait comme prévu, alors il ressortirait de ce navire plus puissant que jamais.

- Vous avez raison, Finch. Ce n'est pas digne de moi... passez moi la veste en peau de Lion des mers. Ajoutons un peu de couleur à cette assemblée...

Oui. Il n'avait pas le droit à l'erreur... tout venait à point à qui savait attendre. Il ne s'était pas dressé à la tête de cet empire en jouant de nervosité, malgré son caractère tempétueux qu'il avait par le passé eu bien du mal à contrôler. Enfin, il fallait bien admettre que parfois, tricher était une assurance plus qu'un crime...

----


Madrilène Espinosa

- Ce doit être difficile, non ? Comment faites-vous pour tenir têtes aux hommes dans leur propre domaine ?
- Mon futur mari me dit sans cesse que je ne devrais pas m'occuper de ce genre de choses...
- Mon père m'a toujours interdit de me mêler de ses affaires dans la Marine !

Elles étaient nombreuses à graviter et caqueter autour de la fameuse épéiste, qui les observait avec un sourire de coin et une patience hors norme. C'était peut-être ce qui faisait d'elle une adversaire à la fois respectable et terrifiante : son sens inné de l'observation et du rythme. Plus d'un fanfaron aux capacités pourtant indéniables s'était heurté à sa technique hors normes pour cette Seas. On la disait capable de gagner la majorité de ses duels en un seuls coups : ses détracteurs, de leurs côtés, raillaient sa posture qui était la plupart du temps défensive et même passive. Du reste, il était indéniable qu'elle avait l’œil... et des gestes assez souples et maîtrisés pour punir la moindre attaque maladroite d'un désarmement prompt et d'une touche directe. Ce qui, dans la majorité des duels à l'épée fais dans les règles, suffisait souvent à donner une victoire tacitement admise. La tonne de déblatérations poursuivi son cours, tandis qu'elle jetait un oeil bienveillant sur ces femmes qui n'attendaient que de s'affirmer : elle était persuadée, au plus profond d'elle, qu'elles n'avaient rien à envier à ceux qui les bridaient parfois. Après tout, la tête de l'amirauté n'était-elle pas régie par une femme, une jeune femme de surcroît ?

- Il n'est rien de plus difficile que de trouver le courage de vous lancer dans toutes ces choses, mesdemoiselles. Cependant... il n'est rien de plus facile que d'y devenir compétentes si vous vous donnez corps et âmes à l'ouvrage !

Sa voix forte, son port altier et robuste, sa dégaine générale qui la laissait apparaître comme imperturbable. Tout cela avait suffit à faire briller la flamme de l'admiration dans les yeux de ces demoiselles naïves, qui applaudirent sans plus tarder. Il était totalement indéniable qu'auprès d'une majorité de la gent féminine, principalement dans la jeunesse fougueuse et pleine de talents de cette ère, la bretteuse rencontrait un franc succès. Cela n'empêcha malgré tout pas les petites nobles et riches héritières de s'excuser prestement à l'arrivée du Tokushi : sa réputation se faisait vite, sur ce navire...

- Flatteur.

Elle avait répondu en souriant, mais elle n'était pas dupe : c'était un journaliste. Un chercheur d'information croustillante. Un vautour, sous certains aspects... selon ce qu'il oserait faire pour déterrer son précieux billet, du moins. Dès lors, elle devait admettre qu'il n'avait pas froid aux yeux, même pour un reporter : il n'hésitait pas à la caresser dans le sens du poil d'entrée de jeu, tout en adoptant une posture polie de circonstances. Elle doutait fortement que le fait d'être ennuyée le concerne ou pas : après tout, son travail ne nécessitait que des aveux sur papier. Cela étant, il avait au moins le mérite de tenter de la mettre en confiance : il ne devait, en tout état de cause, pas être incompétent.

- Je vous écoute, Akis Tokushi.

Le discours de la princesse allait bientôt arriver... incessamment sous peu, fort certainement. Les gens commençaient déjà à se rassembler, mais ils auraient sans doute le temps de discuter un peu.




Bon, Eleane est un peu colère quand même.
Madrilène t'accueille plutôt poliment.
Le discours approche.

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MessageSujet: Re: Sous le feu des projecteurs. [PV Akis]   Ven 29 Juin - 10:24

« Une Princesse ? Pète sa mère ! »
Sous le feu des projecteurs.


L'approche n'était ni plus ni moins qu'un franc succès : les demoiselles qui entouraient Madrilène jusqu'alors eurent tôt fait de se disperser à l'arrivée du jeune envoyé spécial, qui leur en sut bien gré. Il n'avait guère le besoin de s'entourer d'une nuée de pimbêches pour lui complexifier la tâche... S'occuper de gagner les faveurs de la prestigieuse épéiste allait déjà être un bien dur labeur, alors quant au reste, il préférait encore s'en épargner les formalités ! En demeurant en comité restreint, il avait l'opportunité de conduire leurs présentations aussi librement et habilement que possible... Et il pouvait se montrer charmeur sans risquer de s'attirer la frénésie vindicative des autres demoiselles qui, esseulées, risquaient de le désirer puissamment sans même l'admettre ! Le rouquin, ne se rendant même pas compte du fait que c'était probablement lui qu'ils avaient tâché d'éviter, se fendit plutôt d'un sourire radieux à l'adresse de son interlocutrice et, carnet bien en main, se mit à songer aux interrogations banales qu'il lui fallait soumettre sans plus attendre. C'était la partie la plus rébarbative de son travail, mais c'était néanmoins la partie absolument nécessaire : les lecteurs devaient tous savoir à qui ils avaient affaire dès la première lecture, et un article qui les forçait à se poser des questions ou à glaner de menus renseignements ailleurs était un mauvais article. Au moins, cela allait lui permettre d'en savoir un petit peu plus sur la jeune femme : de quoi distinguer très précisément un angle d'attaque... Il profita donc du bref répit qui leur était accordé pour entamer ce travail périlleux, songeant qu'il lui faudrait peut-être le mettre de côté le temps du discours qui semblait être sur le point de commencer.

« Je ne sais pas comment votre sexe est perçu sur South Blue, mais à dire vrai, la chose ne m'intéresse pas tant que ça. Sur Grand Line, une bonne frange des gradés de la Marine, à titre d'exemples, sont des femmes... J'aimerais donc plutôt vous donner cette question-ci. On vous dit très talentueuse, et vous gagnez fréquemment les tournois auxquels vous participez... Vous n'avez jamais songé à vous enrôler dans une formation guerrière ? Quel est votre rapport aux armes, et à votre art de l'épée ? »

Une question vaste, et quelque peu personnalisée, mais qui revenait à demander à Madrilène quelle était sa philosophie et ce qu'elle trouvait acceptable, en tant qu'épéiste. Tout serait donc vu par le prisme de son talent reconnu, mais cela n'allait pas l'empêcher, si elle le désirait, de s'appesantir quelque peu sur son passé pour lui livrer des bribes d'informations pertinentes. En d'autres termes, Akis démontrait en une seule question l'intelligence dont il jouissait dans le domaine journalistique : il ne se montrait pas indécent ou envahissant, n'avait pas recours à des stratégies fumeuses pour obtenir des informations privées, sinon intimes, et se contentait de s'adresser aux personnes qu'il interrogeait en prenant garde à adapter ses questions et son raisonnement propre. Si la jeune femme qui lui faisait face acceptait de se livrer à cet échange en toute sincérité, elle n'allait pas tarder à pouvoir lui offrir tout ce dont il avait besoin pour passer à l'étape supérieure... Un bref aperçu de son passé, de ses idéaux, une idée vague de ce que l'escrime représentait pour elle, et d'à quel point elle était susceptible d'user de ce talent quant à sa vie coutumière. S'il avait conscience du fait qu'elle ne se résumait probablement pas qu'à son style de combat, il gardait à l'esprit qu'il ne s'agissait là ni plus ni moins que d'une accroche : ensuite, il parviendrait certainement à s'adapter d'autant plus et à découvrir d'autres facettes de cette personnalité plaisante. Et s'il y parvenait, il n'aurait dès lors plus qu'à s'accrocher un tout petit peu pour que leurs corps s'unissent, et que...

Un brin de rougeur vint lui dévorer les joues, et le Tokushi mima une bouffée de chaleur soudaine causée par cet environnement estival. Puisqu'il assumait l'idée d'être issu de Grand Line, autant la mettre à profit : il n'était pas censé être tout-à-fait à ses aises sur un océan aussi ardent. Il glissa donc un doigt sous son col et, suavement, tira sur ce dernier pour laisser entrapercevoir sa clavicule gauche, l'espace d'un instant. S'il demeura focalisé en apparence sur son carnet, il en profita pour épier discrètement et du coin de l’œil la réaction de Madrilène. Allait-elle se mettre à fondre face à un homme aussi séduisant et attirant que lui ? Possible... il devait être paré à toute éventualité. Et si elle décidait de lui sauter dessus sans plus attendre, poussée à bout par la promesse d'un échange plus torride que l'effervescent soleil qui brûlait haut dans les cieux ? Et bien, il y avait fort à parier que dans ce cas de figure, l'un comme l'autre manqueraient le début du discours... Voire le monologue en entier, si la chose se prolongeait au-delà du raisonnable. Mais ça n'était certainement pas lui qui allait s'en plaindre ! S'il avait quelque peu occulté Eleane de ses pensées, son instinct de survie défaillant ne l'aidant guère à se focaliser sur des préoccupations aussi vitales, il n'en demeurait pas moins fidèle à ses convictions d’inénarrable pervers. Pouvait-on le réduire à cette manière d'être-ci ? Non, probablement pas... Mais il n'empêchait qu'il était fréquemment régi par ses désirs qui, pourtant, ne l'amenaient jamais très loin. Tant pis : sans essai, point de succès. Il espérait simplement qu'il aurait l'occasion d'assister aux prouesses de la dame épéiste ailleurs que sur un champ de bataille... Après tout, le combat n'était probablement pas le seul don qu'on lui avait conféré à la naissance !
 

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Je pervers. Je désolé.
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MessageSujet: Re: Sous le feu des projecteurs. [PV Akis]   Jeu 23 Aoû - 19:03




Madrilène Espinosa


À l'écoute des demandes de son interlocuteur, l'Espinosa sourit rapidement en l'entendant adopter une approche bien différente de celle usuellement choisie par les gens lui demandant une audience. La plupart du temps, il s'agissait souvent d'hommes voulant ressasser son genre pour essayer de jouer sur l'audimat, bon ou mauvais, d'une femme se glissant dans le cercle relativement fermé des épéistes indépendants. Parfois, des femmes l'attiraient inexorablement sur le terrain de l'affirmation de soi, de l'indépendance féminine ou encore de ses possibles difficultés à être acceptée par ses pairs. Ses sujets, bien que réels, en étaient devenus relativement ennuyeux : aussi un angle d'observation plus rafraîchissant ne faisait jamais de mal.

- C'est une question intéressante.

Elle s'arrêta pour se saisir d'une coupe de Rouge de Mimoz, qui contrairement à son nom n'avait aucun rapport à l'alcool et au vin. Il s'agissait en réalité d'un cocktail originaire de cette mer, alliant plusieurs fruits rouges ainsi qu'un peu de banane et de glace pillée. Un de ses rares pêchés mignon, qui n'en restait pas moins bénin : elle était sans doute l'une des rares personnes encore sobres sur ce navire, même si la boisson y était consommée avec modération et dignité.

- J'ai toujours préféré faire les choses à ma façon. Je suis une personne plutôt butée, parfois. L'autorité m'aurait sans doute mal réussi... et au final, je m'y retrouve parfaitement, dans cette condition indépendante.

Elle fit quelques pas pour s'adosser au bastingage, jetant un oeil au port qu'ils s'apprêtaient à quitter. Les gens s'y affairaient dans une effervescence animée et amusante. Bientôt, ils n'auraient plus que le calme de la mer pour témoigner de cette fête caritative.

- Mon père était lui même un soldat de la Marine. Contrairement à beaucoup d'autres, sans doute, il pensait que ses filles devraient savoir se défendre pour évoluer. Il ne s'attendait sans doute pas à ce que je me plaise à ce point, une épée entre les paumes de mes mains.

Elle rit légèrement, d'un rire qui trahissait inlassablement une certaine féminité qu'elle gardait sans doute pour des jours plus propices. Son pauvre père... il avait eu du mal à accepter son orientation finale, dans un premier temps. Lui qui jouissait d'une retraite bien méritée. Il aurait été improbable de s'attendre à ce que son aînée ne reprenne le flambeau, mais à sa façon. On savait Madrilène droite dans ses bottes et, à défaut d'être outrancièrement généreuse, dotée d'un sens moral aigu. C'était sans doute ce caractère semblable au sien qui avait aidé le paternel à se faire une raison.

- Le duel et l'art de l'épée sont deux choses différentes, mais pourtant indissociables en ce qui me concerne. L'un est une pratique plus traditionnelle et ancrée dans notre société qu'autre chose, raison pour laquelle les hommes sont parfois surpris d'y croiser des adversaires comme moi. L'autre... c'est plus une question de quête personnelle, d'équilibre. Quand je manie l'épée, il m'est incapable d'oublier pourquoi, en premier lieu. Pour moi, mais aussi, avec le temps, pour les autres. On dit que ceux qui vivent par l'épée meurent par elle... et si ma mort doit refléter ma vie, alors je tiens à ce qu'elle laisse un bon écho.

Elle adressa un sourire au journaliste en plissant légèrement des yeux.

- Et vous, donc ? Pourquoi le journalisme ?

La guerrière aimait faire cela : glisser quelques questions, tester la résolution de ceux qui lui parlaient. Cette simple question mettait parfois mal à l'aise ceux qui l'interrogeaient jusque là et ils y offraient le plus souvent une réponse creuse, ou quelques balbutiements sans grand intérêt. Quelle serait la réaction de ce jeune homme là ? Elle l'attendait, patiemment. Autour d'eux, les participants de cette sauterie commençaient à converger comme un seul homme de façon plus ostensible. Sur une l'estrade, la Princesse discutait gaiement avec le Père Gacogne, tandis que ses suivants s'affairaient à s'assurer qu'elle ne manquerait de rien pour sa prise de parole. Elle jetait parfois quelques coups d'oeil au niveau des mâts, brefs et fugaces, sans grand sens d'ailleurs. De son côté, l'homme de foi semblait serein.



Réponse, question, dernier tour avant le discours.

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MessageSujet: Re: Sous le feu des projecteurs. [PV Akis]   Mar 16 Oct - 10:53

« Une Princesse ? Pète sa mère ! »
Sous le feu des projecteurs.


Elle était intéressante. Éloquente, en fait : elle parlait mieux que la majorité des personnes qui passaient sous le joug de la plume d'Akis... Elle était concise, et pourtant loquace : elle allait droit au but, évoquait les souvenirs sans s'y attarder ni jamais tomber dans le misérabilisme à outrance. Elle offrait donc quasiment au rédacteur un produit fini, qu'il n'allait pas avoir besoin de retoucher beaucoup afin de le rendre publiable... Du pain béni, en somme. Néanmoins, même si son professionnalisme latent conservait un œil rivé sur la situation, c'était son infinie perversion qui, quant à elle, menait l'échange de son côté. Elle l'avait complimenté d'entrée de jeu, louant la pertinence de sa première interrogation, et n'avait guère tarder à se montrer songeuse : elle était en confiance, en sa présence, se sentait en sécurité... C'était l'évidence même. Alors certes, elle n'avait pas dévoré sa clavicule du regard, pas plus qu'elle n'avait profité de ce moment d'égarement de la part du journaliste afin de lui sauter dessus pour lui offrir un déhanché passionnel et fougueux, mais elle se montrait néanmoins sous un jour relativement réceptif. Il lui plaisait, il en possédait dorénavant l'intime conviction : il n'avait plus qu'à mettre cette appréciation sur le devant de la scène pour en jouir, une bonne fois pour toutes ! S'il prit bonne note de tout ce qu'elle avait à lui adresser, il ne la suivit pas moins jusqu'au bastingage qu'elle semblait vouloir gagner, et n'en contempla pas moins son sourire radieux lorsqu'un rire doux se décida enfin à franchir ses lèvres. Elle était loin, la guerrière intransigeante et froide, aussi tranchante que la lame qu'elle brandissait fiévreusement... Il en aurait même oublié sa force si ça n'était pas d'elle qu'elle avait tiré la quasi totalité de sa célébrité. Le Tokushi, toutefois, semblait comme happé, électrisé par une présence aussi mélodieuse et désarçonnante. Il aimait les personnes ambivalentes, qu'il avait l'impression de découvrir à de multiples reprises, parce qu'il avait sans cesse la conviction de mettre le doigt sur la vérité, la seule et l'unique, de leur personnalité toute entière. Comme s'il ôtait le rideau des apparences afin de dénicher les fondations, dans toute leur simplicité, dans toute leur évidence...

Et il n'était pas au bout de ses surprises : décidément malicieuse, la jeune femme ne tarda guère à surenchérir, ne lui laissa pas le temps d'entériner son interrogatoire. Elle lui volait son travail et lui renvoyait la politesse ! Elle le laissa, dans un premier temps, débilement coi : il avait si peu l'habitude de se retrouver au beau milieu d'un tel revirement de situation journalistique qu'il peinait à comprendre ce qui venait tout juste de se passer. Elle s'intéressait à lui... Elle était curieuse ! Il la pensait réceptive jusqu'à présent mais à la vérité, elle était bien plus : elle était intéressée. La passionnait-il autant que l'inverse ? Il aurait pu se perdre dans une foultitude de fantasmes s'il n'avait pas compris qu'il était l'heure de se montrer franc et ouvert, à son tour : elle lui avait fait confiance, lui dévoilant la vérité quant à sa nature exacte, alors il pouvait bien lui rendre la pareille... Non sans un sourire en coin, qui renvoyait l'image d'un homme ayant plein contrôle de la situation, lors même qu'il bouillonnait d'extase et d'enthousiasme en son for intérieur, le rouquin entreprit de se rapprocher pour se positionner aux côtés de la bretteuse, plaçant son regard sur la course des matelots le long des quais, et ses coudes sur le bastingage contre lequel la combattante s'était placée. Il entreprit alors de répondre à la question brève qu'on lui avait expédiée, non sans flatter au passage la jeune femme pour son humilité et sa modestie.

« Ce n'est pas souvent que je croise des gens qui me renvoient la politesse... D'habitude, j'aurais sans doute refusé de répondre pudiquement mais je crois que je vous dois bien ça. Et puis nous sommes en croisière, autant en profiter pour changer un peu les vieilles habitudes tenaces... Enfin, n'imaginez pas que j'en ai fini avec mon interrogatoire ! »

Il fut ébranlé d'un rire court, mais clair et généreux. Il reprit ensuite une mine plus nostalgique, qu'il mima sans peine : elle, en fin de compte, tenait plus de la sincérité que de la fausseté. Sa jeunesse, ou plutôt son enfance lui manquait cruellement. Cela faisait longtemps qu'il n'avait plus posé les pieds sur les pavés de Marineford : il pouvait y être convié en de rares occasions, tant en tant que journaliste qu'en tant que fils de gradé qui y habitait, mais il préférait éviter de croiser son paternel tant qu'il en possédait le loisir. Ce dernier n'était pas vraiment du genre très aimant, malheureusement... Les obligations avaient sans doute du finir par déteindre sur sa bonhomie originelle. Toujours fut-il qu'Akirs ne tarda guère à prendre la parole, sachant pertinemment que le temps jouait contre eux : s'ils voulaient assister au discours, ils allaient devoir mettre un terme au moins provisoire à leur discussion. Cela lui crevait le cœur mais il semblait que Madrilène n'était pas du genre à tomber dans les bras d'un Ephèbe en un claquement de doigts... La trésor serait d'autant plus jouissif s'il peinait à le conquérir !

« Je suis aussi fils de marine. De gradé, plus précisément. Colonel. Ma mère travaille pour les Cipher Pol. Pur produit gouvernemental, j'ai grandi à Marineford... Mais la rigueur et l'austérité de l'armée ne sont pas pour moi, je vous rejoins là-dessus. Force est d'admettre que ma condition journalistique est assez oppressante mais au moins, quand je suis en déplacement, je n'ai pas à supporter mon supérieur. »

Il eut à nouveau un rire bref, qui ponctua sa phrase et lui permit d'humecter légèrement ses lèvres. Effectivement, il préférait encore éviter Janmark religieusement tant qu'il en possédait l'opportunité : ce vieux con de rédacteur en chef n'en finissait plus de lui pourrir la vie. Enfin, l'homme en question était à des centaines de lieux d'ici, en train de croupir dans un bureau devenu sa prison : en fin de compte, le Tokushi n'était pas certain de pouvoir jalouser les responsabilités de son supérieur. Il aimait sa liberté de mouvement : il était capable de se rendre au quatre coins du Monde si l'envie le piquait... Songeant qu'il n'en avait pour l'instant dit que trop peu, il renchérit donc, essayant d'abréger aussi promptement que possible : son passé n'était pas foncièrement exaltant ou haletant, il n'en avait que trop franchement conscience, et il n'avait guère envie de mentir afin d'acquérir les faveurs de la belle sabreuse. Elle lui avait fait l'honneur de lui dévoiler quelques bribes de sincérité, et il entendait bien faire de même !

« Ils auraient aimé que je m'enrôle, donc, mais j'ai préféré rejoindre un corps de métier moins... périlleux. Enfin, en tant qu'envoyé spécial, j'ai souvent quelques événements lugubres à couvrir mais... Je ne suis pas vraiment pris pour cible, à quelques rares exceptions. Et puis, c'était un compromis intéressant, puisque je travaille quand même indirectement pour le Gouvernement Mondial. »

Il avait bien fallu cela pour que sa mère accepte de lui céder un brin de terrain et pour que son père, enfin, suive le mouvement non sans y aller à reculons... L'indépendance s'était trouvée au bout du tunnel. Mais ce sujet-ci, le Tokushi préféra l'éviter : l'image de sa fiancée lui revint à l'esprit, et il déglutit un bref instant, songeant qu'elle risquait fort de lui faire endurer des montagnes de sévices si elle apprenait qu'il usait de ses déplacements professionnels pour courtiser des épéistes mondialement réputée. Enfin... Il agissait dans l'intérêt de sa propre sécurité, puisqu'il semblait s'être attiré l'inimitié de la mauvaise personne, d'entrée de jeu !

 

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MessageSujet: Re: Sous le feu des projecteurs. [PV Akis]   Mar 4 Déc - 20:00




Madrilène Espinosa

À l'image de la majorité de ses contre-attaques, cette estoc verbale laissa le jeune journaliste silencieux et coi pendant quelques instants. Alors ? Allait-il se révéler plus loquace, pertinent et authentique que les autres ? Ou tomberait-il lui aussi dans l'ennuyeuse et terrible réalité d'un métier qui attirait de plus en plus ceux qui, assez dociles pour marcher sur leurs idéaux en échange de reconnaissance et d'argent, n'avaient au final aucune vocation pour supporter leur titre ? La réponse ne tarda guère à se faire connaître : le reporter, après avoir avoué ne pas s'être attendu à telle inversion des rôles, s'attela à parler de lui. Ce n'était, bien entendu, que partie remise... mais le sourire amusé de Madrilène indiquait qu'elle se prêterait volontiers au jeu un peu plus longtemps.

Elle écouta son histoire avec intérêt et y trouva, quelque part, une certaine résonance. Il ne s'était certes pas lancé dans les arts de l'épée comme elle, alors même qu'il était prédestiné pour : mais il avait, lui aussi, choisi de se défaire de sa condition originelle pour devenir celui qu'il voulait être. Il était amusant de voir que leurs places semblaient tout bonnement s'être inversées : en d'autres temps, la duelliste aurait totalement pu vivre une vie de journaliste ou de femme littéraire, poussée par un père trop protecteur à vivre dans la paix. Quant au Tokushi, ses géniteurs le voyaient déjà portant fièrement des galons... la vie était parfois amusante.

- Intéressant. De fait, qu'en est-il de...
- Votre attention, s'il vous plait !


Princesse Cyrielle, Père Gacogne

La voix de la princesse avait percé le bruit de la masse, de son grain clair et assuré. Tandis que la Espinosa se dirigeait vers l'estrade de quelques pas, remettant machinalement une main sur la poignée de son épée, les autres convives se turent... ou baissèrent tout du moins d'un ton. Tant et si bien et que bientôt, tous les regards furent tournés vers l'héritière du trône de Jasper et le vieil homme au visage buriné qui se tenait à ses côtés. Il semblait relativement fragile, faible, abîmé par l'âge même... pourtant, on ressentait en sa présence une sorte de sérénité, de force tranquille.

- Merci à tous, amis de tous les horizons, pour votre présence aujourd'hui. Le Ruban d'Argent est chanceux de pouvoir se targuer d'accueillir une si belle réception. Car aujourd'hui, tous les fonds et dons seront destinés à une seule et unique finalité : l'association "Délivrance" dont le fondateur, le Père Gacogne, est parmi nous aujourd'hui.

Elle s'écarta en indiquant le vieillard d'un geste gracieux de la main, laissant quelques applaudissements se faire entendre tandis qu'elle terminait le début de sa prise de parole. L'homme de foi, de son côté, s'éclaircit la voix quelques instants avant de reprendre. Ses yeux plissés par le temps n'exprimaient que la gentillesse, tandis qu'un sourire radieux l'animait. Un sourire qu'il adressa à sa jeune amie.

- Merci, Princesse. Vous me faites trop d'honneur.

Un court silence, puis il se tourna vers l'assemblée.

- Merci à toutes et à tous, Messieurs, Mesdames, pour votre présence aujourd'hui. Quand, avec l'aide de quelques braves compagnons, j'ai fondé Délivrance, je ne m'attendais pas à un jour pouvoir me tenir ici, devant vous. J'avais l'espoir de la cause, mais pas l'ambition : pourtant, la vie m'a appris que j'avais tort. C'est en menant se combat que peu à peu, le message s'est affirmé : nul ne devrait avoir à vivre dans la précarité, l'indifférence et le malheur. Nul ne devrait avoir à survivre comme un animal reclus, n'ayant d'autre perspective de vie qu'un autre lendemain tout aussi douloureux. Nul ne devrait avoir à envier son prochain non pas pour son opulence, mais pour la décence dont il a la chance d'être dépositaire. Nul ne devrait...


Eleane Hopkins, Flavius Tiberius

- Beau discours...
- Le mensonge vous va mal, Flavius. Ou c'est vos baumes pour le visage excessivement onéreux qui ont perdu en efficacité ?
- Toujours aussi aimable, à ce que je vois.

Les deux hommes, profitant de la foule, s'adressaient quelques estocades rapides. Ils ne s'appréciaient pas vraiment : c'était de notoriété publique. Néanmoins, leurs petites passes d'arme ne risquaient pas de gêner le discours passionné du Père Gacogne. Oh, ils se fichaient tous les deux de la cause qu'il pensait défendre, à n'en pas douter : ils avaient des intérêts bien plus profitables et tangibles que distribuer des berrys aux pauvres de tous les coins de l'océan. Cependant, malgré leur inimitié notable, ils avaient la tête assez froide pour faire affaire ensemble.

- Avez-vous pensé à ma proposition ?
- Nous en discuterons plus tard.
- Ne tardez pas trop, Flavius.

Un nouveau sourire au charme indéniable, avant que le gérant de la chaîne HopKings ne se sépare de son partenaire en affaires... ou l'était-il vraiment ? L'avenir le dirait, mais il était certain que les deux commerçants jouaient à un petit jeu assez intriguant. Après tout, il était de nombreuses choses que Eleane pouvait souhaiter de Flavius... et au travers de ce dernier, de la Guilde Marchande elle-même.

- ... et c'est pour cela que je vous remercie infiniment pour votre présence. Merci à tous.
- Des remerciements auxquels s'ajoutent les miens, indubitablement. Mes amis, amusez-vous, riez, chantez, dépensez sans compter ! Aujourd'hui, nous rendons le monde un peu meilleur.

Si le discours de la Princesse s'était changé en plaidoyer du religieux, durant lequel il avait parlé de son association, de ses ressources et de l'espoir qu'il portait dans cette conjonction des plus aisés de South Blue, la demoiselle était parvenue à rattraper la bride sans trop d'inconvénients, instillant à nouveau un élément intéressant dans la conversation. Il n'était pas difficile de remarquer que sa prestance, la possibilité d'être dans son entourage et son prestige étaient les véritables atouts de cette réception. Les nobles n'avaient que rarement d'intérêt pour ceux en dessous d'eux... et, exception faite de Madrilène qui avait observé le vieillard plaider sa cause avec intérêt et conviction, il n'était pas certain que son discours ait réellement touché les gens présents.

Bientôt, la liesse s'empara néanmoins du navire, qui dévoila une autre facette : de nombreux jeux furent dévoilés, allant des fléchettes au tir à la carabine en passant par des activités nécessitant doigté et patience. Les jeux d'argent étaient bien entendu de mise, car certaines têtes n'y résisteraient pas. Pire encore, elles risquaient de s'ennuyer sans un peu de piquant ! Les boissons étaient principalement à volonté, mais une partie restait payante et au prix fort. Les sculptures de Délivrance étaient également vendues à un prix raisonnable. Tandis que le bourdonnement de la foule se dissipait en diverses parties de l'énorme navire, un bruit sourd retentit tandis que la cheminée crachait une fumée épaisse. Le mastodonte quittait le port. Sa direction : le lagon de Vinzal, un petit coin de Paradis à South Blue, réputé pour son caractère sauvage et pur, qui ferait frémir les nobliaux en quête d'aventure.

Madrilène restait ouverte à la conversation : après tout, ils venaient d'être coupés. Plus loin, Flavius observait la foule d'un air relativement froid et coincé : il ne semblait pas encore dans l'ambiance. Eleane n'était pas visible, sans doute parti charmer quelqu'un d'autre... quant à la Princesse, elle discutait avec le Père Gacogne, souriante. On trouverait ici une quantité faramineuse de têtes des hautes-sphères de la basse noblesse de South Blue, prêtes à se délier la langue avec un peu d'adresse et d'alcool... pour un journaliste, c'était le Paradis.




Discours, départ !

Cyrielle est lvl ??
Père Gacogne est lvl ??
Eleane Hopkins est lvl ??
Flavius Tiberius est lvl ??
Madrilène Espinosa est lvl ??
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Tokushi Akis
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MessageSujet: Re: Sous le feu des projecteurs. [PV Akis]   Mar 22 Jan - 15:08

« Une Princesse ? Pète sa mère ! »
Sous le feu des projecteurs.


Le rédacteur du Global Seken Information était doté d'une foultitude de dons. On pouvait en dénombrer certains, qui étaient d'ailleurs reconnus par le plus grand nombre : il était charmant, malgré sa maladresse touchante, plutôt cultivé, écrivait d'une fort jolie plume et s'intéressait honnêtement à ce qu'on lui racontait, la plupart du temps. Cela étant, il y en avait d'autres qui étaient moins connus ou qui, simplement, récoltaient un suffrage moins unilatéral... Le plus méconnu de ses talents, c'était sans nul doute sa capacité à se mettre dans des positions épineuses. Aussi, s'il voulut ardemment demeurer aux côtés de Madrilène tandis que le discours commençait, il eut la maladresse de la perdre de vue une poignée de secondes durant. Son regard avait fortuitement été attiré par le postérieur du jeune serveuse particulièrement gracieuse, laquelle avait eu la malchance de laisser s'échapper un verre plein de ses mains : elle s'était donc tout naturellement empressée de se pencher afin d'en ramasser les débris, pour que nul ne se blessât. Tandis que le rouquin, donc, était occupé à profiter de cette vue tout-à-fait enthousiasmante - celle de la bienveillance de cette jeune serveuse, bien sûr -, l'épéiste s'éloigna quelque peu, sa curiosité manifestement piquée au vif. Si, une fois ce spectacle délectable achevé, le Tokushi fit de son mieux pour lui remettre le grappin dessus, la densité de la foule ne l'y aida guère et ses pas le guidèrent donc, au hasard de son instinct, dans le dos de deux marchands fortunés qui semblaient s'entretenir tandis que l'homme de foi s'épanchaient en une litanie qui rendait honneur à sa bonhomie apparente. S'il manqua de peu de percuter l'un des deux commerçants, Akis eut, cette fois-ci, le réflexe salvateur de reculer d'un pas en constatant l'identité de ces hommes qui, semblaient-ils, ne l'avaient pas remarqué, puisqu'il était positionné dans leur dos. Le premier était évidemment celui qui hantait ses pensées depuis son arrivée sur le navire : le redoutable Eleane Hopkins, qui souhaitait probablement sa mort avec une ardeur insoupçonné. Le second, en revanche, était un dignitaire de la Guilde Marchande : très intrigant, pour sûr, mais pas nécessairement alléchant pour le jeune envoyé spécial qui, toutefois, comprenait que leur discussion devait revêtir une importance capitale. Il n'était pas au courant d'un quelconque contrat unissant leurs entreprises respectives : il plissa donc les yeux et tendit l'oreille avec une concentration excessive, mais ses efforts ne furent guère récompensés et les deux hommes se séparèrent sans en dire davantage. Il semblait que sa curiosité n'allait pas être félicitée de si tôt...

Le discours du sympathique vieillard achevé, la foule se dispersa comme elle s'était trouvée condensée : en un instant. A ce titre, le rouquin eut la possibilité de retrouver une trace de Madrilène, qui n'était en réalité pas si loin de lui que ça. S'il imagina qu'elle était intéressée par la perspective de continuer leur petit échange, le journaliste, quant à lui, songea qu'il était peut-être pertinent de le remiser à plus tard : il y avait sur ce navire tant à faire, tant de personnes à questionner qu'il ne savait plus réellement où donner de la tête... Mais ce fut alors qu'une idée brillante lui traversa l'esprit. Brillante, bien sûr, selon sa propre définition du terme : autant dire qu'elle empruntait plus au suicidaire qu'au génie stratégique. Il était certain de pouvoir tirer son épingle du jeu : la femme épéiste pouvait certes lui apporter un appui considérable et fortement dissuadant vis-à-vis de la menace Hopkins, mais elle ne lui apporterait, d'un point de vue journalistique, qu'un papier à la qualité séductrice discutable. Il devait faire en sorte de rentabiliser ce trajet : pas pour le Global Seken Information et les poches sans fin de cet exécrable Janmark, non, mais pour lui et sa propre carrière. Il pouvait y trouver les racines de son succès et, pourquoi pas, entamer l’avènement de ces années d'errances sans succès... Il était temps d'agir en conséquence. Ses pas le portèrent jusque dans le dos de Flavius Tiberius et, un sourire énigmatique sur les lèvres, il lui glissa quelques mots, conservant un air à la fois sobre et mystérieux, pour une fois d'une justesse indéniable.

« Hopkins cherche à vous doubler. Restez sur vos gardes durant ce trajet. »

Puis, comme si de rien n'était, le natif de Marineford fit demi-tour, tout en suant abondamment, le faciès transpercé par une anxiété dévorante qu'il avait jusqu'à présent réussi à contenir à grand peine. Il s'éloigna d'un pas prompt, tâchant de conserver une démarche relativement digne au cas où Flavius déposerait son regard sur lui, et prit la décision de se rapprocher quelque peu de Madrilène en estimant que son aide ne serait pas de trop si ce ponte de la Guilde Marchande décidait de le prendre en chasse. Bon sang, que venait-il de commettre ? Quel acte irréparable avait encore été le sien ?
Pourtant, le Tokushi était, d'une certaine manière, assez fier de lui. Il ne savait pas franchement si cet avertissement mensonger trouverait un écho en Flavius et s'il aurait une quelconque influence quant à sa décision ou quant à l'affaire qui semblait unir les deux hommes, mais le rouquin n'oubliait pas qu'il n'appréciait en aucun cas ce bourreau des cœurs qu'était Eleane. Et dire que ce type attirait tous les regards de la gent féminine sur lui... Impardonnable ! Oui, c'était réellement la perversion colossale d'Akis qui avait motivé cette action irrationnelle et imprévisible. Ça, et son sens du journalisme, bien sûr : imaginez un peu, si Flavius et Eleane s'entre-tuaient à bord de ce navire... Il serait le premier du GSI sur les lieux, et pourrait mettre cet événement retentissant en lumière en un clin d’œil ! Les femmes et la médiatisation : les deux moteurs de ce rouquin passionné.

« Excusez-moi, Madrilène. Une affaire à régler. Où en étions-nous ? »

Il tremblait de nervosité et conservait très péniblement son rictus sur son faciès, tant et si bien que l'épéiste pourrait aisément comprendre qu'il n'était pas aussi détendu qu'il ne souhaitait le paraître... Allait-elle vouloir connaître les causes de son inquiétude, ou allait-elle simplement se contenter de s'en retourner au sujet initial de leur discussion ? Dans un cas comme dans l'autre, l'imbécile heureux ferait en sorte de conserver une part non négligeable de son attention braquée sur Flavius : il souhaitait évidemment savoir si son coup de poker avait réussi... ou s'il avait lamentablement échoué, comme tout le reste de sa carrière jusqu'à présent.
 

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Sous le feu des projecteurs. [PV Akis]

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