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 Elle D. Eutera, la Protagoniste

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Elle D. Eutera

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MessageSujet: Elle D. Eutera, la Protagoniste   Dim 22 Avr - 23:41

à vous les studios

Silence, on tourne (bientôt).


Undertale - Death by Glamour
'Dernière minute.'


Vous regardez la scène.

Il fait sombre, rien ne bouge, tout est calme.

Soudain, depuis les coulisses, vous entendez un cri.

GWENAËLLE !

Juste après ce cri, c'est un gloubiboulga incompréhensible de bruit qui vous provient du backstage. A défaut de comprendre exactement ce qui se dit, vous captez qu'il y a visiblement quelqu'un de très en colère et que 'je suis stupide d'avoir pris une pétain de stagiaire'.

Les cris semblent augmenter en intensité et en volume, ils semblent d'ailleurs s'approcher. Avant que vous ne vous en rendiez compte, un courant d'air suivi d'un claquement de porte vous parviennent de la droite de la scène. Côté cour pour les intimes. La personne que vous avez entendue s’époumoner plus tôt, une grande figure encapuchonnée, va finalement s'installer dans son fauteuil, visiblement agacée.

Tout de suite après, une petite femme aux boucles blondes et aux grands yeux bleus se précipite pour la rejoindre, visiblement mal à l'aise. La nouvelle arrivée s'apprête à s'asseoir quand l'Hôte la toise de haut en bas, les gros yeux. Gwenaëlle fait un pas en arrière.

Je suis désolée, c'est juste que j'ai été très occupée dernièrement, que je manque de sommeil et que..

J'en ai rien à faire de ta vie, Gwenaëlle. Maintenant, tu vas te bouger et te dépêcher de préparer les lumières, la sono et tout le tintouin avant que notre invitée n'arrive.

Tu penses pouvoir réussir à faire ça, chérie ?

Oh.. oui oui, bien sûr ! Je m'en vais faire ça tout de suite.

C'est ça.

Direct dans 8 minutes.


C'est ainsi que la petite Gwenaëlle s'empresse de monter sur une échelle, qui n'était pas présente une seconde avant, afin d'ajuster les lumières. Pendant ce temps, l'Hôte sort des fiches de sa poche et commence à les relire.

***

Pendant ce temps, dans les coulisses, la dite Invitée termine de se préparer. Devant son miroir, on peut la voir claquer des doigts à un rythme régulier. Si l'on s'attarde sur son visage, on remarquera que son maquillage change à chacun de ses claquements de doigts.

Au bout de quelques minutes, un sourire satisfait apparait sur son visage rond. Elle prend alors une ou deux minutes afin de ébouriffer une dernière fois sa majestueuse touffe de cheveux. Un tour sur elle-même, un clin d’œil à son reflet et la voilà prête. Satisfaite, elle hoche la tête. Le spectacle va pouvoir commencer.

***

Bien rapidement, la petite Gwenaëlle termine - non sans difficultés - d'installer les baffles sous le regard inquisiteur de l'Hôte. Une fois ceci fait, la pauvre stagiaire se tourne vers l'Hôte. Elle lève les pouces avec un sourire crispé.

Tout est bon.*******

Parfait.

Gwenaëlle, tu peux retourner en arrière-plan et me laisser travailler.


B-Bien. Je.. Je coupe les lumières ?

Et tu prépares le jingle.

Tu es prête ?


...

Très prête.

C'est parti.



Faites entrer læ protagoniste

Projecteurs. Paillettes. Camera.


The Wendy Williams Show - Theme Song
'Faites entrer læ Protagoniste - Générique'


Après quelques secondes d'ombre, les spots s'allument tous en même temps sous un tonnerre d'applaudissements. Le générique se lance alors tandis que l'Hôte vient sur scène. Cellui-ci a abandonné sa sombre cape large et sa moue au profit d'un costard mauve bien cintré et un sourire chaleureux. Iel salue le public et le show commence.

Bonjour à toutes, bonjour à tous mes amours !

Comment ça va ce soir ?


[APPLAUDISSEMENTS DU PUBLIC]

Au programme aujourd'hui, une interview que vous attendiez avec impatience depuis bien longtemps. En effet, mon invitée de ce soir n'est autre que Elle D. Eutera.

J'espère que vous êtes motivé·e·s pour une entrevue du feu des dieux où Elle répondra à toutes les questions que VOUS vous posez.

Mais avant, pour vous tou·te·s qui ne la connaissez pas, permettez-moi de vous présenter notre invitée de ce soir.


Sonic Mania - Stardust Speedway Zone Act 1
'Faites entrer læ Protagoniste - Introductions'

Sur ces mots, les écrans au fond de la scène passent d'un fond générique à une succession de séquences se fondant les unes dans les autres. Sur celles-ci, une jeune femme noire aux cheveux bouclés noirs et à l'air confiant. Elle peut être vue en train de danser dans son pyjama, de porter ce qui semble être du lourd matériel de scène en jeans et T-shirt noir, ou en train de prendre la pose pour la caméra, dans une tenue des plus classes.

Du haut de ses 19 ans, Elle D. Eutera est une jeune femme ayant déjà vécu beaucoup et en même temps si peu. Née à Enies Lobby, où notre Reine a passé une majeure partie de sa vie, la jeune femme a pendant longtemps été du côté du Gouvernement Mondial. Cependant, aujourd'hui, elle est opposée à celui-ci. On raconte qu'elle a même débuté une vie de pirate depuis peu. Ce changement soudain, alors qu'elle faisait partie du groupe de pop-agande 'Alice on the Boat', est générateur de nombreuses questions.

Les vidéos changent pour faire place à des courtes séquences mettant en scène la jeune femme. Elle est ainsi vue sur une scène, décorant celle-ci d'un claquement de doigt ou chantant dans un micro.

Mise en perspective avec cet environnement, vous réalisez vite qu'Elle est très grande, surtout avec ses talons. Niveau de sa corpulence, il est évident qu'elle est en surpoids. Ceci étant dit, ses tenues sont loin de cacher sa taille et son poids. Au contraire même : elles magnifient ceux-ci.

Son virement public de bord politique a donc attiré l'attention sur elle. Comme dit, la jeune femme a travaillé avec le groupe 'Alice on the Boat'. Elle a notamment endossé les casquettes de régisseuse et chœur pour le groupe à réputation interocéane. Depuis son départ du groupe, elle vogue - c'est le cas de le dire - sur les mers autour du globe. Lors d'une récente entrevue, elle a déclaré faire ça afin de 'finalement vivre pour moi et découvrir ce que cela veut dire'.

Armée de sa volonté de fer, de son fruit des illusions et de Becky, son marteau à deux mains, ce revirement de bord ne lui fait pas peur. Et la Reine est là pour nous en parler ce soir.

Sur ces mots, les vidéos disparaissent dans un fondu en blanc. Finalement, seule une vidéo reste. Sur celle-ci, on peut voir Elle sur plusieurs plans en train de finir ses préparatifs. Dans un grand sas blanc, elle époussète ton tutu blanc et ajuste son afro.

Qu'est-ce qui l'a faite partir de son groupe ? Quels sont ses projets ?

Qui est la vraie Elle ?

Pour répondre à ces interrogations, je vous demande d'accueillir, dans un tonnerre d'applaudissements, notre invitée de ce soir, Elle D. Eutera !
The Wendy Williams Show - Theme Song
'Faites entrer la Protagoniste - Elle'


Sur ces mots, un tonnerre d'applaudissements émane de partout autour de vous. Tandis que l'Hôte va s'installer dans son siège à droite de la scène, celle que vous avez vue sur tant de vidéos arrive depuis l'autre côté. Côté Jardin pour les intimes.

La première chose que vous remarquez est sa taille. Du haut de ses talons, elle semble atteindre le mètre nonante. Et c'est sans compter sa chevelure qui ajoute quelques centimètres à la jeune femme. Elle est encore plus impressionnante en vrai que sur écran.

Car en effet, sa taille est accentuée par sa tête qu'elle garde haute. Par ailleurs, sans réussir à le situer, vous sentez un je-ne-sais-quoi qui donne un supplément de classe à l'Eutera. Peut-être est-ce ce clin d’œil à la caméra ? Peut-être ce sourire aux dents blanches ? Ou peut-être est-ce ce halo que vous ressentez sans vraiment le comprendre ?

En tous cas, tout en elle indique une certaine aisance en public et particulièrement face à une audience. Elle a une présence qui est indéniable et qui, sans être envahissante, attire clairement l'attention sans qu'elle n'aie besoin de dire le moindre mot.

Son style vestimentaire contribue à sa classe. En effet, son tutu blanc, assorti au reste de sa panoplie, fait ressortir la peau noire de Elle. Par ailleurs, cette tenue convient parfaitement aux formes de la jeune femme, mettant ses rondeurs en valeur. En tous cas, il est certain que cette femme a du goût et sait se présenter sous son meilleur jour. Et au vu de toutes les autres images que vous avez eues d'elle, c'est tout sauf inhabituel.

Faisant claquer ses talons au rythme de la musique, elle arrive au niveau du fauteuil qui lui est réservé. Elle s'assied, balançant sa tête au gré du rythme en attendant la fin du générique.

Quand celle-ci arrive, Elle croise les jambes. Elle repousse une dernière mèche de son visage.

Elle est prête à répondre, de sa voix suave, à toutes les questions qu'on lui posera.

C'est alors que vous remarquez la petite Gwenaëlle en arrière-plan, tremblant sous le poids d'une pancarte 'APPLAUSE' qu'elle porte à bout de bras. Finalement, elle la laisse tomber. Le silence qui suit laisse la parole à l'Hôte.

Oh mes dieux, Chérie. Tu réalises pas à quel point c'est un plaisir de t'accueillir parmi nous. Permets-moi de te dire en passant que tu es ra-dieuse. Ce tutu et ce maquillage. Ugh.

Pourrais-je avoir un YAS QUEEN ?


[YAAAAS QUEEN]

Mais alors Chérie, avant de rentrer dans le vif du sujet. Comment tu vas aujourd'hui ?

Toujours aussi bien, chéri·e, toujours aussi bien. Et toi donc ?

Comment je ne pourrais pas aller en ta présence et celle de notre public adoré ?

Hahaha, tu m'en diras tant.

Je ne fais que dire les faits !

Mais donc. Sachant que je t'ai rapidement présentée au public qui ne te connaît pas. Et sachant que cette présentation résumée est assez superficielle.

Que dirais-tu de répondre à la question suivante ?

Est-ce que tu pourrais nous dire, à toutes et à tous, qui est vraiment Elle D. Eutera ?

Hohoho, je vois que tu viens directement avec les grosses questions.

J'accepte le challenge, haha.

Qui est Elle D. Eutera ?
Madonna - Vogue (Instrumental)
'Lumières. Camera. Action!'

Je m'appelle donc Elle D. Eutera, mais mes ami·e·s de tous bords se limitent à Elle. Comme probablement dit dans la présentation de notre cher·e Hôte, j'ai travaillé pour le groupe 'Alice on the Boat' depuis toujours. J'ai toujours eu quelque chose pour la musique, notamment grâce à mes parents. Et plus que la musique, c'est tout qu'elle peut inspirer qui me plait. Cet art, comme plein d'autres, peut atteindre le coeur des gens de bien des manières.

Quelque chose me dit que nous en discuterons plus tard.

A croire que c'est toi qui organise l'interview !

Mais donc oui, j'aime la musique, même s'il n'y a pas qu'elle dans mon coeur. En fait, j'aime tous les arts de manière générale. Personnellement, mes préférés sont clairement ceux de la scène. Performances scéniques, scénographie, chorégraphie. Vous le nommez, je vais l'adorer.

L'avantage avec la scène, c'est qu'il y en a un peu pour tout le monde. La beauté sonore avec les voix, la beauté visuelle avec les décors, la beauté corporelle avec les chorégraphies. C'est cette combinaison de traits qui fait que je suis si amoureuse de la scène depuis toute petite.

Il y a juste tellement à partager, c'est magique.

Mais assez parlé de mon amour pour les arts, qu'y a-t-il de plus à dire qui vous intéresserait ?

Je suis une bosseuse, surtout quand je suis passionnée. Je ne sais pas toujours ce que je veux, mais quand je le sais, je l'obtiens. Et cela dans tous les domaines. Quand il s'agit de scène ou d'écriture, je ne lâche jamais l'affaire avant d'avoir atteint mon objectif.

Dans la vie de tous les jours, j'ai conscience que je prends de la place, au littéral comme au figuré. Je parle beaucoup avec mes mains, c’est une habitude que j’ai du mal à perdre, même si j’essaie pas vraiment. Ceci étant dit, je sais me mettre en arrière-plan quand j'en ai envie. Mais je dois avouer que ce n’est pas vraiment ma priorité. Je suis extravertie, ou exubérante pour ceux qui ne m'aiment pas, et ça me réussit. Donc pourquoi en changer?
Après tout, cela ne cause pas de problèmes.
Au contraire en fait ; je sors les introvertis de leur coquille et je m'éclate avec les extravertis ! Et quand ça fait chier les gens dont je me soucie, bah je m'adapte. Je suis pas une connasse non plus.

La plupart du temps du moins.

Je suis loin d'être une langue de vipère qui cherche les problèmes. Mais si les problèmes me cherchent, j'hésiterai pas à les remettre à leur place. Je ne suis pas là pour servir de serpillère aux personnes autour de moi. Genre, j'accepte les critiques si elles sont légitimes mais…

C'est ce qu'on dit tous, chérie.

[RIRES DU PUBLIC]

Hahaha, peut-être bien, mais moi je le pense ! J'accepte les remarques quand elles sont légitimes mais à la seconde où tu dis n'importe quoi, tu peux compter sur moi pour te remettre en place. Si tu cherches juste les problèmes pour chercher les problèmes, on s'entend plus.

Soyons d’accord, je suis la première à prêcher la franchise et l'honnêteté. Mais franchise sans bienveillance n’est qu’insulte. Et perso j’ai autre chose à faire de mon énergie.
Maintenant y a des limites à la bienveillance et aux fioritures. Si tu commences à te cacher derrière un masque et à ne plus assumer qui tu es, on tombe dans le travers inverse. Sois qui tu veux être et tout se passera bien.

Du moins c’est ce que tu veux prouver.

C’est ça oui. Mais je suis assez convaincue de ce que je dis. II y a un art et une manière à toute chose, bien sûr. Mais disons que si le fond et la forme étaient les deux extrêmes d’une balance, je serais du côté de la fond. Mais pas de manière extrême.

Après tout, sublimer un peu la réalité n’a jamais fait de mal à personne.

Bien entendu. Mais c’est quand c’est exagéré que ça cause problème.

... Exactement.

Bon, nous savons toutes et tous que je ne peux pas plus continuer de parler sans m'attarder sur ma vie, le Gouvernement et surtout, le sujet que vous attendez, 'Alice on the Boat'.

Donc vas-y, chéri·e !

Pose-moi les questions qui te brûlent les lèvres à ce sujet.
A croire que cette interview a été scriptée !

N'est-ce pas ?
Bon, commençons doucement.

Parle-nous un peu de ton enfance.

Donna Summer - On The Radio
'Tendres souvenirs.'

Les images sur les écrans montrent alors une petite fille en pyjama, en train de danser dans ce qui semble être sa chambre. Sur plusieurs des images, une femme ou un homme peut être vu·e avec l’un ou l’autre instrument, souriant à la petite fille.


Comme je l’ai dit, j’ai toujours aimé la musique. Cela ne me vient pas de nulle part : mes parents étaient de grands mélomanes. Dès ma naissance, mes parents m’ont habituée à avoir l’oreille musicale. Tous les matins, ma mère lançait de la musique sur l’escargrammaphone. Déjà bébé, je me déhanchais en rythme avec la musique, comme aime le rappeler ma mère.

Avec l’âge, la danse a pris de plus en plus de place dans ma vie. Il faut avouer que je n'avais pas besoin de grand-chose pour commencer. C'est peut-être pour ça que c'est mon activité préférée : un peu de musique et presque tout le monde peut danser !

Quand mes parents allaient travailler, il n’était pas rare que je m’amuse toute seule à faire comme si j’étais sur une scène, toute la journée ou presque. Je repoussais tous les meubles dans ma petite chambre et dansais comme une folle, transmettant mon énergie à un public imaginaire.

Je n’avais pas vraiment d’amis à l’époque. Il faut dire que je sortais pas beaucoup de la maison. Mes parents ont toujours été un peu inquiets quant à comment ça se passerait avec d'autres enfants. Je peux le comprendre mais en toute honnêteté je le regrette, même si je leur en tiens pas rigueur aujourd'hui. Certes, j'aurais voulu découvrir mon amour des gens plus tôt, mais c'est pas si grave. Après tout, tout ça ne m’a pas empêchée de passer une enfance heureuse.

Et j’ai rattrapé le temps que j’ai perdu de toute façon. En quelque sorte du moins.

Les rares enfants qui venaient à la maison étaient toujours très timides au point de rapidement retourner dans les jupons de leurs parents. La seule exception à la règle était Alice. Elle restait jouer avec moi dans ma chambre et, même si elle s'abstenait timidement de parler, elle s'amusait, jouait et dansait avec moi comme attendu d'une petite fille normale.

Une petite fille modèle, certains diraient.

Ouais.

Mais donc voilà, je n'avais pas beaucoup d'amis. Et encore une fois, j'ai pas souffert de ça.

Mon enfance était chouette !

La bibliothèque musicale de mes parents était énorme et ça a compensé mon absence de relations sociales en fait. Quand je ne dansais pas, je m’installais dans le salon et j’écoutais les paroles et les histoires que racontaient les chansons. Très souvent, j’essayais de chanter en play-back. J’avais du mal, sans surprise. Du coup, je dansais à la place, en suivant et racontant avec mon corps l’histoire des musiques.

De temps en temps, je faisais des spectacles pour ma famille. Je l'ai fait une fois ou deux pour l'une ou l'autre collègue de mes parents. Puis j'ai arrêté. Contrairement à mes parents, les autres avaient cette sorte de pitié dans le regard qui me mettait mal à l'aise. Finalement, j'ai préféré me limiter à mes parents.

En fait, c'est juste que la pitié m’énervait.

Je comprends.

Mais du coup, concentre-toi un peu plus sur tes parents alors !

Les photos fondent pour laisser place à un jeune couple. Vous reconnaissez l'homme et la femme qui apparaissaient instrument à la main sur les photos précédentes. Sur ces photos cependant, ils ont l'air beaucoup plus jeunes. On peut les voir en train de boire un verre à un bar, riant ensemble, ou encore en train de partager une danse dans le même appartement où la jeune Elle dansait.


Ah, mes parents !

Cadence et Harmonie D. Eutera.

Ils ne m'ont jamais fait d’adelphes : mes parents voulaient qu’une seule enfant ! Après tout, travailler pour les Cipher Pol occupe beaucoup. C’était déjà compliqué pour eux de s’occuper de moi, alors s’occuper de plus d’enfants était hors de question.

Avant le Cipher Pol, ils vivaient chacun dans leur coin de Grand Line. Puis ils ont commencé à travailler pour le Gouvernement Mondial, et c'est là qu'ils se sont trouvés.

Sans tomber dans la psycho-biographie de comptoir, mes parents ont toujours été du genre à garder la face et à vouloir bien faire. Leurs parents à tous les deux étaient assez stricts et voulaient que leurs enfants soient bien placés. 'Bien placés' signifiant 'assez riches pour vivre mieux qu'eux' et, surtout, 'à un poste valorisant socialement'. Travailler pour le Gouvernement était donc une option toute trouvée.

Surtout pour la valorisation sociale.

Mes parents bossaient pour la 8ème section des CPs, celle en charge de la Censure et des Archives. Le point commun qui les a fait se rencontrer est justement l'amour pour la musique. Pour faire court, les Archives et.. la Censure dont ils étaient responsables était liée à tout ce qui est musical. Une manière de vivre de leur passion tout en ayant un travail valorisé socialement.

Et du coup, ils se sont rencontrés en faisant partie de mêmes projets. Des projets d’étude, d’analyse et de censures de chansons en tout genre. Quand ils se sont rencontrés, mes parents ont directement matché. Et ça a fait que s'améliorer avec le temps. Ils trouvaient enfin quelqu'un qui les comprenait, et surtout, quelqu'un avec qui ils pouvaient se laisser aller, contrairement à ce qu'on leur avait dit toute leur vie.

Ça a commencé doucement, avec un verre et une soirée ensemble. Petit à petit, ils ont commencé à se voir de plus en plus souvent. Ils gardaient une façade sérieuse au travail, pour faire bonne figure. Le directeur du département 8 était et est toujours connu pour être assez strict, et les supérieurs de mes parents aidaient pas.

Mais quand ils étaient seuls et dansaient tous les deux, il n'était plus possible de les arrêter.

Le temps faisant son affaire, ils ont finalement décidé de se marier, ayant trouvé finalement trouvé une âme soeur. C'était magique. Et cette magie, ils l'ont gardée bien après leur mariage et, surtout, l'ont partagée avec moi dés ma naissance. Comme un petit secret de famille.

Quand ils me racontaient leur histoire, gamine, je les regardais avec des étoiles dans les yeux. Ils ne rentraient pas dans les détails de leur travail, parce qu'ils me pensaient trop petite. Mais ce que je savais, c'est qu'ils s'aimaient fort et que sans ce travail, je serais peut-être pas là aujourd'hui.

J'aimais beaucoup mes parents.

Et tu ne les aimes plus maintenant ?

Si si, évidemment !

Mais ?

Mais... je ne sais pas vraiment. Je ne leur en veux pas, je suis juste mal à l’aise vis-à-vis de leur travail et compagnie. Mais je les aime encore.

De toute façon, je ne suis pas en position de les juger.

Surtout vu ‘Alice on the Boat’.

Et si on avançait vers ça du coup ?

Tu sais comment mener une conversation, chéri·e
C’est mon travail, ma douce.

Et puis, je ne demande que ce que le public veut savoir !

N'est-ce pas mes amours ?!
[YAAAAAAAS]



Sur ces mots, l’Hôte cligne de l’œil à Elle. En un claquement de doigt, les images changent pour faire place à une Eutera plus âgée bien que toujours prépubère. Attablée avec ses parents, elle est visiblement en train de regarder divers documents, ou encore les yeux fermés, en train de claquer des doigts en rythme avec une musique inaudible sur les vidéos.


Parle-nous donc du début du projet 'Alice on the Boat'. Comment ça a commencé ?

Avec l'âge, mes parents ont commencé à me parler de plus en plus de leur travail. Mon goût et mes conseils, ils les respectaient et valorisaient. Ils les voyaient comme tout aussi légitimes que les leurs. Je comprenais pas encore les ramifications éthiques de leur travail et de ce que je faisais, mais je m'en souciais pas. Pour moi, je ne faisais qu'aider mes parents à analyser des musiques et donner mon avis. C'était chouette.

Ce que je ne savais pas, c'était que je leur servais d’outil pour faire le tri entre des chansons de propagande anti-gouvernementales.

Ce qu'ils ne savaient pas, c'est que les chansons rythmées et leurs arguments révolutionnaires ne tombaient pas dans l'oreille d'une sourde.

Haha, de fait oui !

Mais donc, quelques jours après mon 16ème anniversaire, mes parents sont arrivés en me demandant mon avis sur une certaine chanson. Comme à leur habitude, ils me donnaient pas beaucoup de contexte. Cependant, en lisant les paroles et les partitions, je sentais que quelque chose de spécial se jouait.

J’ai vite compris que ce que j’avais devant moi était une tentative de chanson louant le Gouvernement Mondial et son fonctionnement. Le résultat n'était pas très convaincant. Évidemment, avoir ça à l'écrit plutôt qu'à l'audio n'aidait pas, mais... ça restait assez moyen.

Quand je leur ai fait part de mon avis, mes parents étaient heureux de l’entendre. Ils étaient tous les deux d'accord avec moi et, surtout, étaient heureux d'avoir la confirmation que ce n'était pas leur âge qui biaisait leurs opinions. Mon père m'expliqua alors que c'était le test pour un projet du CP8.

Une chanson sur le Gouvernement Mondial pour contrer les propagandes révolutionnaires.

C'est comme ça que ça a commencé, donc ?
Pour être précise, tout a commencé deux trois jours plus tôt, le jour de mon anniversaire.

J’aimais et j’aime toujours très fort mes parents. Cependant, ce jour-là, pour la première fois j'ai vraiment eu la rage contre eux. Même si en vrai je leur suis en quelque sorte reconnaissante.

Ce jour-là, en prévision de mon annif, ils avaient pris congé afin de passer la journée avec moi. J'attendais ça avec impatience parce que ça faisait longtemps qu'on avait pas passé une journée tous les trois. La veille, on avait préparé le gâteau, les musiques et même décoré notre appartement pour moi. Mes parents étaient particulièrement adorables.

Puis finalement, malgré le congé, mes parents n'ont pas pu consacrer leur journée pour moi. La veille au soir, ils m'ont prise à part pour m'expliquer que, tout compte fait, des supérieurs à eux viendraient à la maison pour parler d'un projet important. Ils m'ont promis que ça ne prendrait pas trop de temps et que je n'avais pas à m'inquiéter. Aussi, j'ai laissé le bénéfice du doute.

J'aurais pas du.

Ouais. Et quand bien même ç'aurait été pas long, ça reste pas super super de leur part.

[soupir]

Comme je l’ai expliqué plus tôt, mes parents ont appris à toujours garder la face, quitte à jouer des personnages, pour bien s’intégrer au travail. Rester calme. Ne pas faire de vagues. Être beaucoup plus sérieux et droit qu’ils ne le sont déjà. Et surtout, ne pas être ridicule ou, pire, bizarre.

Tout ça, je le savais déjà, ils me l’avaient raconté en me parlant de leur histoire d’amour. Ce qui comptait, c’était que maintenant ils avaient un cocon où ils pouvaient être comme ils le voulaient. Et surtout, où moi aussi je pouvais être comme je voulais.

Le jour de mon anniversaire, j'étais par conséquent très gênée. A la seconde où les Protos ont passé la porte, je n'avais plus mes parents en face de moi mais des personnes complètement différentes. Et honnêtement, ça avait et a continué d'avoir quelque chose de super perturbant, ce jeu de double face. Maintenant, même mon cocon n'était plus tout à fait sauf.

Après que nos invités m'aient dit bonjour, ils ont discuté avec mes parents de mon anniversaire et du fait que, s'ils avaient su, ils auraient amené Alice pour qu'on joue ensemble. Après deux tentatives assez nulles de m'inclure, j'ai été exclue de la conversation, comme d'habitude. Par conséquent, j'ai été écouter de la musique, à côté du salon. Cela me permettait de vérifier, de temps en temps, comment se passait la discussion.

Un moment où je regardais dans sa direction, ma mère a prétexté devoir aller à la cuisine. Elle m'a vite signé de la suivre, ce que j'ai fait. Une fois là, elle m'a ruiné le peu d'espoir qu'il me restait de passer un chouette anniversaire.

Elle m'a expliqué que la proposition que leur faisaient leurs supérieurs était très importante et qu'il serait très mal venu pour eux de couper court à la discussion. Plus que ça, elle m'a annoncé que le travail qu'ils entreprenaient était bien parti pour durer toute la journée. Désolée, ma mère s'est excusée mille fois pour elle et pour mon père.

Après m'être énervée contre elle comme jamais jusque là, je suis allée m'enfermer dans ma chambre. Les Protos n'ont évidemment pas réagi et je suis juste restée là. Amère.

J'ai refusé de fêter mon anniversaire le lendemain. Et la vie a continué comme si de rien n'était.

[OWWW]
Quand le public communique en choeur sa tristesse pour Elle, un air embarrassé et agacé traverse son visage. Mais cette ombre ne paraît qu'une seconde avant de littéralement disparaître, pour faire place à l'air confiant qu'on a l’habitude de voir sur l'Eutera.

Les écrans, qui avaient changé pour représenter une Elle boudeuse avec un casque sur la tête, refont place aux images d'elle découvrant les papiers amenés par ses parents, quelques jours plus tard. Elle reprend alors la parole.


Mais du coup, revenons à moi qui découvre le pathétique résultat du projet qui m'a volé mon anniversaire.

C'était si ridicule de ça ?

Oh chéri·e, tu n'imagines même pas !

Pendant que je boudais dans le salon puis ma chambre, mes parents avaient passé la journée à brainstormer avec les Protos. Plusieurs tentatives de paroles et de mélodies avaient été suggérées par ma famille et, au bout du compte, leurs supérieurs ont dit qu'ils allaient se pencher sur le projet et revenir vers eux.

Sans surprise, sans l’expertise de mes parents, le résultat était ridicule.

Les paroles était pas entraînantes et la mélodie lente au possible. C'était pas une chanson populaire qu'on avait là, c'était un cantique qu'au plus deux coincés comme les Protos écouteraient.

Genre no offense, mais leur travail était vraiment naze. S'ils voulaient que la musique tourne partout sur les océans, c'était pas comme ça que ça réussirait. Quand mon père m'a expliqué que c'était ça qui m'avait piqué mon anniversaire, je me suis sentie un peu plus insultée pour le coup. Surtout que je comprenais pas à quel moment mes parents avaient participé à la production de ce truc, vu le résultat. Ca m’agaçait pour moi mais aussi un peu pour eux.

Puis c'est là que ça m'a frappée.

Quitte à ce que ce truc ait ruiné mon annif, autant qu'il l’ai fait de manière classe.

J'ai alors motivé mes parents à se secouer et à retravailler tout ça, plutôt que rester là se plaindre sans rien faire. J’ai pris les instruments, les partitions et de quoi noter. Puis on a démarré. Mon père se concentrait sur la musique tandis que ma mère s'occupait des paroles. Moi ? Je motivais les troupes, gravitais entre mes deux parents et donnais mon impression. Après tout, j'étais dans le public cible. Puis, de temps en temps, mes parents testaient le résultat et je les redirigeais.

Les heures ont filé. Un moment, ma mère a proposé qu'on mange mon gâteau d'anniversaire, qui était resté au frigo. La fierté du travail bien accompli et la joie d'avoir passé du temps avec mes parents ont donné à ce bête quatre-quarts une douceur en plus.

A la fin de la journée, nous avions une chanson prête à faire battre le coeur de tous les océans.

Mes parents m'ont alors dit qu'ils parleraient de notre version aux Protos et qu'ils me tiendraient au courant. Cependant, quand j'ai suggéré de venir avec eux, ils m'ont vite mise de côté. 'On sait comment gérer la situation.' me disaient-ils. Je me suis permise de leur signer que ça avait pas super bien fonctionné la première fois.

J'ai du coup essayé de les raisonner, insistant sur ma part dans le processus de création. Mais ils ne m'ont pas écoutée ; leur non était catégorique. Je comprenais pourquoi ils ne voulaient pas que je vienne avec eux, mais ça me frustrait. J'étais tout aussi légitime qu'eux, et ils le savaient. Je ne voulais pas laisser ça passer, mais je suis quand même allée dans ma chambre.

J'ai passé la nuit à réfléchir à comment les convaincre à 3000%. En vrai, ça m'a juste tellement bouffée que j'en arrivais pas à dormir. Finalement, le sommeil et l'inspiration ne venant pas, je me suis levée pour aller manger.

Hum.

Je sais que c'est pas la chose la plus saine au monde mais je suis pas venue ici pour ton jugement !

Ah mais en l'occurrence je te juge pas, chérie.

Soit.

J'ai pas voulu allumer la lumière. Déjà, parce que je voulais éviter d'illuminer mes yeux déjà beaucoup trop éveillés. En plus, je voulais pas réveiller mes parents qui, quand ils me surprenaient en train de manger la nuit, devenaient insupportables. Enfin, ils étaient aussi insupportables les matins s'ils réalisaient mon escapade nocturne. Mais tu vois ce que je veux dire.

Bref.

Ça a été très vite. Une ou deux parts de quatre-quart, une salade de fruits et quelques autres joyeusetés plus tard, je suis retournée me coucher, une bonne heure plus tard. Le ventre plein et mon casque sur les oreilles, j'ai évacué le peu d'agacement qui me restait. Ma frustration atténuée par mon grignotage nocturne, comme d'habitude. J'ai encore ruminé un peu puis, la musique faisant sa magie, j'ai finalement trouvé la paix et le sommeil. Je trouverais une solution demain.
Fifth Harmony - Sledgehammer
'A cœur vaillant.'

Le lendemain, je me suis réveillée seule, comme chaque matin depuis aussi longtemps que je m'en souvienne. J'ai petit-déjeuné, repensant à la veille et à tout le travail qu'on avait effectué. Je me suis alors imaginée ce que mes parents étaient en train de faire maintenant avec notre projet. Je les voyais déjà acquiescer à ce que leur disaient leurs supérieurs sans réagir. Agacée à cette idée, j'ai été relire notre travail de la veille, dont j'avais fait une copie, histoire de me changer les idées.

J'ai l'habitude de fredonner les musiques des partitions que je lis et de claquer des doigts pour le rythme. C’était en général ce que je faisais pour me donner une idée du résultat final. A défaut d'avoir mon père avec moi pour rejouer la musique, et surtout, ma mère pour la chanter, j'ai dû me contenter de ça. Dans un premier temps, ça m'a suffi. Et j'étais satisfaite du résultat.

Mais bon, comme chaque artiste qui se relit, j'ai trouvé des douzaines de choses à améliorer.

Du coup, je me suis retrouvée à vouloir changer les paroles, la mélodie et plein d'autres choses encore. Sauf que, là, j'étais seule. Sans mes parents pour faire l'instru ou la voix afin que je puisse juger correctement de mes modifications. Mais bon, je ne voulais pas risquer d'oublier mes idées. J'ai donc pris de quoi écrire mes modifications et j'ai tout noté. Déterminée à montrer cette version, encore meilleure, à mes parents.

En écrivant la mélodie, j'ai alors réalisé qu'il n'y avait pas que mon fredonnement qui m'accompagnait dans mon écriture. C'était… comme si l'instrumental que j'avais en tête était en train de se jouer en même temps que je l'écrivais.

Du coup bah… j'ai alors décidé d'ajouter les paroles.

... Et du coup ?

Honnêtement, même si je m'attendais à l'entendre, j'ai eu un sursaut de surprise en entendant la parole être chantée !

J'ai alors regardé autour de moi, m'attendant à ce que ce soit un de mes parents qui était en train de me faire une blague. J'ai cherché et retourné tout l'appartement, convaincue qu'il y avait un piège quelque part. Cependant, après une bonne demi-heure à aller dans tous les sens, il me fallait bien me rendre à l'évidence.

Personne n'était caché, j'étais bien toute seule avec ma musique.

Doutant de la réalité de ce qui m'est arrivé, j'ai repris mon écriture. Cette fois encore, les sons et les voix étaient là. A vrai dire, ils étaient encore plus réels que la première fois. J'ai commencé à apprivoiser tout ça et, petit à petit, j'ai pris conscience que cette chanson, c'était moi qui la contrôlait.

J'ai alors continué toute la matinée jusqu'à la version finale de la chanson, que j'ai alors pu modifier grâce à la musique que je produisais magiquement. Une fois terminée, j'ai alors voulu voir si tout s'arrêtait quand j'écrivais plus.

Et à mon grand plaisir, la musique continuait. Mieux, je la contrôlais, comme si c'était un jeu au bout de mes doigts et que je pouvais pousser et tirer dans tous les sens.

Je ne comprenais pas vraiment d'où ça me venait. En vrai, je me suis même demandé si ce n'était pas mon imagination et ma fatigue qui me rendaient folle. Mais au bout du compte, j'ai réalisé que je m'en foutais un peu. Qu'il soit vrai ou pas, ce pouvoir était génial et j'aurais pu en exploser de joie !

C'était irréel.

Extatique, je me suis mise à jouer pleine de musiques. Et j'ai dansé, oh maon Hôte, qu'est-ce que j'ai dansé. Je tournais et bougeais dans tous les sens comme si j'entendais pour la première fois. Je fermais les yeux et je vivais la musique. C'était comme quand j'étais petite ; je me sentais libre, comme si j'étais sur scène.

Et quand j'ai ouvert les yeux, j'étais sur scène.
Irène Cara - What a Feeling
'Des étoiles dans les yeux.'

Les lumières, les décors et, plus que tout, le public. Il y avait mes parents, et ils me souriaient. Mais surtout, il y avait tellement d'inconnus. Et je les voyais me sourire et m’envoyer tout leur amour. J'étais là, je dansais pour eux Puis j'ai chanté pour eux. Et je chantais et chantais et je sentais toutes leurs énergies et… Oh mon Hôte, c'était magique. Pour la première fois, je me sentais vraiment vue. Vraiment entendue.

J’en ai pleuré !

Tu veux un mouchoir, chérie ? [clapclap]

Hahaha, je préfère pas sinon je vais vraiment chialer !

C'est juste que… je voyais tellement de personnes comme moi dans le public. Des personnes pour qui la musique était une source d’inspiration et plus encore. Et en cet instant précis, je m'imaginais être pour eux ce que la musique était pour moi. Une amie qui sera toujours là.

Et là, j’ai réalisé. J'avais finalement trouvé ma voix.
Ne l'avais-tu pas déjà trouvée ?

L’Hôte sort alors un mouchoir de derrière son siège et le tend à son invitée. Celle-ci essuie ses larmes du coin de l’oeil, émue, avant de jeter le mouchoir dans une poubelle, tout juste amenée par la petite Gwenaëlle qui avait aussi amené le mouchoir. Son travail effectué, la petite blonde file en arrière-plan après un remerciement de la jeune femme.

Après quelques instants, l'Hôte invite son invitée à reprendre son récit d'un regard appuyé mais bienveillant. Elle reprend, sourire aux lèvres.


Mais donc, j'ai alors fermé les yeux. Dans le noir, j'ai senti la scène disparaître de mon imagination. Je ne sais pas combien de temps cela a duré, mais il m'a fallu un bon moment avant de me reconnecter à la réalité. Prenant une grande inspiration, j'ai alors ouvert les yeux.

J'étais maintenant déterminée à porter mon projet, que mes parents le veuillent ou non. Et ils n’allaient pas m’en empêcher.

J’ai donc repris la nouvelle version de la chanson et l’ai jouée et chantée, forte de mes pouvoirs. Tout m’a alors semblé évident. Les décors, les lumières, les costumes. La musique, les voix et moi, la chanteuse communiquant toute mon énergie au public.

J’étais prête.

Ce soir-là, après le dîner, je leur ai montré ce que je pouvais faire. Je leur ai donné la partition puis et, dés qu’ils ont commencé leur lecture, j’ai éteint les lumières. Et chéri·e, je te promets que la tête qu’ils ont eu quand ils m’ont vue chanter et danser sur scène, elle n’avait pas de prix.

Il a fallu un bon moment à mes parents avant qu’ils reprennent la parole. Je vois encore mon père me fixer, son regard perdu mais émerveillé. Puis ma mère, qui cherchait plus à comprendre comment j’avais fait ça. Ne sachant pas vraiment quoi leur répondre, je leur ai juste expliqué que ça m’était tombé dessus sans vraiment le comprendre moi-même. Mais que ce n’était, dans les faits, pas si important.

Comme tu le sais aujourd’hui, ton pouvoir t’es venu d’un fruit du Démon.

C’est bien ça ouais. Ma mère me l’a jamais dit clairement, mais je pense qu’elle était au courant de quelque chose. En discutant, le sujet du Fruit du Démon est arrivé sur la table et, très voire trop facilement, elle m’a demandé si j’avais grignoté pendant la nuit. Finalement, nous en sommes arrivés à la conclusion qu’il n’y avait pas beaucoup d’autres possibilités. Et des contacts avec l’eau ont confirmé cette théorie assez rapidement.

Ceci étant dit, je n’y ai pas beaucoup pensé : d’où ça venait était pas important, l’important était que j’ai ces pouvoirs.

Et tout ce qu’ils m’ont permis de faire !

Mais du coup, suite à cette révélation à mes parents, je leur ai imposé de me laisser venir avec eux au travail, pour présenter ma version du projet. Ils restaient inquiets, mais cette fois-ci, j’ai réussi à les convaincre.

Le soir-même, je les ai fait sonner les Protos pour organiser une entrevue. Intrigués, ceux-ci ont accepté et ont même suggéré qu’on aille les voir à la maison. Moi comprise.

Qu’ils l’aient suggéré ou pas, je serais venue.

Le lendemain, j’étais encore plus motivée à leur montrer ce que je pouvais faire. Après des conseils de mes parents sur comment faire bonne impression – conseils que j’ai complètement niés, sans surprise – nous avons pris la route.

C’est Alice qui nous a ouvert la porte, je m’en souviens encore très bien. Je la vois baisser ses bras quand elle m'entend lui dire bonjour, avant de répondre avec un sourire timide aux lèvres, me complimentant au sujet d’à quel point j’ai changé depuis la dernière fois.

Alice a toujours été très gentille.

Après qu’elle aie salué mes parents, nous avons rejoint ceux-ci, qui buvaient du thé dans leur salon. Contrairement à ce à quoi je m’attendais, ils ne nous ont pas demandé de quitter la pièce juste après que mes parents aient dit bonjour. Ils ne le montraient pas, mais ils avaient chacun une pointe d’étonnement en me voyant mener la conversation, passé les bonjours.

Nous avons eu quelques discussions basiques, puis nous en sommes venus à la raison de notre venue ici. J’ai laissé mes parents mener la conversation durant cette partie : je sentais leur stress à travers leurs masques et s'ils ne reprenaient pas la main face à moi, ils auraient explosé.

Cependant, ils étaient trop timides pour moi.


Du coup, j’ai claqué des doigts.

Devant leurs yeux ébahis, j'ai alors fait apparaître une mini-scène, me montrant en train de chanter ma version de leur projet. Décors, lumières, costumes et chœurs. Tout était là. Quand j'ai vu le regard émerveillé d’Alice, j'ai tout de suite été rassurée. Au moins une personne serait satisfaite de mon travail. Mais plus que celle d'Alice, c’était l’opinion des parents Protos sur ma chanson que j’attendais.

La performance terminée, j’ai vu Alice applaudir, timidement suivie par sa mère puis son père, qui applaudissait poliment. Leur réaction après ça semblait satisfaite, bien qu’avec un soupçon de mépris et d’agacement. Niant celle-ci, je leur ai directement fait part de mon désir de participer au projet. Ce à quoi Alice s’est empressée de répondre, à la place de ses parents, que ça tombait parfaitement bien et qu’on pourrait travailler ensemble dessus.

Comme vous le savez déjà, Alice était censée être celle qui chantait le texte produit par mes parents et les siens.

Étonnamment, Alice a tout de suite pris la main pour expliquer à ses parents à quel point ce serait une bonne idée de m'intégrer au projet. Comprenons-nous bien, je pouvais parler pour moi, mais j'ai préféré laisser la personne connaissant le mieux les Protos convaincre ceux-ci. Mes parents profitant de l'énergie lancée par Alice et moi, ont soutenu très sincèrement le projet. Moi, je souriais fièrement aux Protos.

Le lendemain, j'ai rejoint le groupe de travail.

Et c'est là que 'Alice on the Boat' est vraiment né ?

C'est ça ! Après quelques moins à réfléchir au niveau de la communication et du style qu'on voulait donner à notre groupe, on a décidé de faire un premier essai. Après tout, le projet qu'on voulait mettre en place était on ne peut plus expérimental. Comme pour la première chanson, on avait un processus de création assez linéaire. Les parents – surtout les Protos – proposaient une version de la chanson dont les paroles collaient aux besoin du GM, puis mes parents, Alice et moi l'améliorions, chacun avec nos qualités. Mes parents avaient le style, Alice savait ce qui plairait aux jeunes et moi... bah j'avais les deux !

Déjà à l'époque, j'étais un peu mal à l'aise avec ce qu'on faisait, les messages révoltés des anti-gouvernementaux chantant au fond de mon crâne. Mais je m'en foutais, au bout du compte, je faisais enfin ce que j'avais toujours envie. Et j'allais le faire avec une fille géniale que, je le réalisais, était de plus en plus géniale au fur et à mesure qu'on passait du temps ensemble.

Ça faisait du bien d'avoir une personne qui comprenait ce que ça fait de ne pas pouvoir s'exprimer comme on le veut, quand on le veut. Pas comme mes parents qui, même s'ils avaient ce même problème, se complaisaient dans cette situation du moment qu'ils avaient leur petit cocon. Alice, ce cocon, il lui suffisait pas. Et je le voyais à comment elle était extatique quand on mettait à notre sauce les chansons que ses parents voulaient nous faire chanter.

A un moment, on a du commencer à bosser sur la production de la musique à proprement parler. A partir de là, on a du lever le pied sur la partie 'créativité' de notre activité. Ça se comprend. L'enregistrement et les répétitions, ça prend du temps. Petit à petit, notre équipe a été rejointe par des experts dans pleins de domaines pour compléter ce qu'on avait déjà fait et ce qu'on allait continuer de faire. Mon pouvoir était vu comme très utile et facilitait le travail de beaucoup de monde. Ce qui a doucement mais sûrement fait que j'ai du lever le pied sur la chanson à proprement parler.

J'aurais du sentir le truc venir.

Au bout de quelques temps, on a fait notre premier concert et sorti notre premier album, sobrement appelés 'Alice on the Boat'. J'avais pas de mal à pas être dans le titre. Ça se comprenait, vu tout le travail que je faisais en coulisse, j'étais moins présente quand il fallait effectivement chanter – si on peut vraiment appeler ce que je faisais chanter – et Alice devenait la chanteuse de proue. Mais je m'en foutais de toute façon. Même si mon nom était pas dans le titre, j'étais présente sur les chansons et, surtout, sur scène. Lors des concerts, en plus de la performance sur scène, j’étais en charge des décors et des lumières. J’utilisais mon pouvoir pour compenser les faibles ressources que nous avions à l’époque. Ce qui me permettait d'encore plus donner au public ce qu'il voulait. Mais j'étais toujours là.

C'était fatiguant mais, en conclusion, après ce premier concert, tout se passait bien dans notre groupe. J'avoue, j’avais plus la liberté totale, comme lors de ma première expérience. Mais je pouvais contribuer avec Alice au processus de création et ça me suffisait. Cependant, comme attendu avec tout le travail en amont, on a fait un tabac après le premier concert et l’argent est vite rentré, de même de la popularité. Mon pouvoir devenait de moins en moins nécessaire au bon fonctionnement du groupe. Ce qui était pas une mauvaise chose, que je me disais : ça faisait moins de charge mentale pour moi et plus d’énergie consacrée à faire kiffer le public en chantant avec Alice.

Faux.

Ma place dans l’organisation du groupe est tombée petit à petit. D'abord, même si ça aurait été impossible pour moi de gérer toute seule la déco et la musique des concerts, faut avouer que ça me retirait une liberté d'expression artistique que j'avais, Ensuite, en dehors de la scène à proprement parler, faut avouer que nos collègues, professeurs et surtout les Protos ont petit à petit pris de plus en plus de place dans la création de nos chansons et spectacles. Finalement, ni Alice ni moi ne prenions vraiment de décision à ce niveau-là. Mes parents ne me soutenaient plus quand je voulais remettre en question les idées. En même temps, on ne me laissait plus vraiment l'opportunité de le faire, m'occupant avec les entraînements et les répétitions.

Je me convainquais ça ne me dérangeait pas tant que ça : après tout, je faisais quand même quelque chose que j’aimais et c’était très bien. Puis, c'était normal de ne pas pouvoir tout gérer, et ma place c'était la scène et le public.

Sauf qu’avec le temps, j’ai dû faire face à la réalité des faits. Ce que je chantais ne me faisait plus du bien. Tout du contraire.

C’est vraiment compliqué à décrire comme processus. C’est graduel mais en même temps quand tu es à passer le stade de non-retour, tu le sais. Ce n’est plus une hésitation mais c’est évident. Et pourtant, tu ne peux pas t’empêcher de continuer. Peut-être que c’est toi qui te fait des idées ? Peut-être que c’est juste une mauvaise passe temporaire et que, dans quelques temps, tu n’y repenseras même plus ?

En plus, même s’il y avait ce problème, il faut admettre que j’avais enfin une vie sociale. Que j’avais fait plein de rencontres géniales avec mes professeurs et des personnes avec qui on coopérait. Y avait une routine qui se créait. Et plus que tout, j’avais Alice. Envers et contre tout, comme si les années passées sans se voir depuis notre enfance n’existaient pas. Tout ce qu'on vivait ensemble nous avait liées.

Mine de rien, être sur scène ou en studio tout au long de l’année avec quelqu’un, ça crée des liens. C’est là que je me suis dit qu’il fallait juste que je m’adapte. J’ai alors commencé à ne plus trop me fatiguer à y réfléchir et à juste travailler, en attendant impatiemment les moments élusifs de bonheur que j’avais sur scène avec Alice. Ou seules à discuter, quand le temps nous le permettait.

Ça a duré un long moment. Jusqu'à tout récemment pour être précise. Pendant ce temps, on a fait des tournées partout à travers les Océans. Avec le temps, la fatigue a fait son œuvre et plus le temps passait, plus j’en avais marre. La fatigue, la perte de passion et juste… la réalisation que je devenais la petite fille modèle que je ne voulais pas être. Celle qu'Alice était au début, et redevenait petit à petit. Au début de notre relation, je lui apprenais à moins être ce personnage de petite princesse modèle qui faisait tout comme il fallait. Cependant, au bout d’un moment ce n’était plus le cas et, à l’inverse, c’est moi qui devenait comme elle.

Un soir, j’étais en train d’étudier des paroles pour un enregistrement avec Alice. On a toujours eu cette habitude d’apprendre à chanter ensemble, se donnant la réplique jusqu’à ce qu’une de nous deux se trompe. C’était un jeu qui, avec le temps, était devenu une simple habitude, presque mécanique. Sauf que ce jour-là, en répétant les paroles, j'ai réalisé qu'un truc me perturbait avec cette chanson. Un truc au niveau de la mélodie, des paroles. Puis ça m'a frappée. Cette musique pop, c'était une version modifiée d'un chant anti-gouvernemental que j'avais entendu gamine. Et plus j'y repensais, plus je réalisais jusqu'où j'en étais arrivée. Et je me sentais bizarre.

Cette musique racontait à quel point il était facile de se complaire dans un bonheur illusoire, complètement coupé de la réalité. Comment une belle chanson peut être utilisée pour se donner l'illusion d'une paix qui, tel un chant de sirène, peut endormir et engourdir face à la souffrance du monde.

Je vous passe les détails, mais le fait est que ça me semblait tellement paradoxal sur le moment et...

Et finalement, il y a eu le mariage.

...

Le mariage ?

Tu sais très bien de quoi je parle, chéri·e. Vous en avez fait des caisses quand c'est arrivé.

Je.. n'ai pas trop envie d'en parler. Je suis sincèrement heureuse si elle est heureuse, mais le fait est que j'en doute. C'est un des producteurs pour le groupe, qui la draguait lourdement pendant une longue période. Tout le monde les voyait ensemble. Je l'ai toujours vu d'un mauvais oeil et ses parents étaient beaucoup trop de son côté pour que ce soit bien et..

[soupir]

Tout ça pour dire que, au bout du compte, j'ai pris la décision de m'en aller.

Ce qui me mène à aujourd'hui. Et à mon interview avec toi.

Mais du coup, si tu devais résumer comment tu te places vis-à-vis du Gouvernement Mondial et d'Alice on the Boat, aujourd'hui ? Qu'est-ce que tu nous dirais ?

Concernant le Gouvernement Mondial, je n'ai pas encore de positionnement définitif. Je suis certaine qu'il est composé en majorité de personnes comme mes parents qui essaient de faire au mieux. Mais le fait est qu'il ne fonctionne pas. Parce que même si il y a de bonnes personnes, le pouvoir est, au bout du compte, toujours entre les mains des même personnes qui ne pensent qu'à leur bénéfice personnel.

Concernant l'expérience 'Alice on the Boat', je dois être honnête. Je peux pas dire que notre groupe et tout ce qu'il y a eu derrière ne m’a rien apporté. Au contraire. En effet, il m'a donné une plateforme et des expériences que j'aurais jamais pu rêver avoir autrement. Cependant, je regrette cette expérience. Car pour moi, la scène c'était partager des moments sincères avec mon public.

A cause de quoi tu regrettes ?

A cause de beaucoup trop de choses. Ma créativité bridée puis écrasée afin de manipuler en masse pour le Gouvernement. L'usage de moi et de mes pouvoirs afin de créer des choses en lesquelles je crois pas. La perte des dernières années de mon adolescence pour des personnes qui, pour la plupart, n'en avaient rien à faire de moi. La prêche constante pour un gouvernement en lequel je ne croyais pas. L'option de rester, sans faire de vagues, pour profiter d'une illusion de bonheur au prix de celui de tellement d'autres.

Et juste, ne plus être libre d'être qui je suis, qui je veux être. Juste pour le bon plaisir du Gouvernement Mondial.

Je...


Je ne pouvais juste plus. C'est tout.
L’Hôte semble hésitant·e le temps d’une seconde. On sent qu’iel veut pousser Elle à ajouter quelque chose. Comme s’il y avait quelque chose de plus à dire. Finalement, après un silence en passe de devenir trop long pour être confortable, l’Hôte reprend la parole.


Et maintenant, te voici pirate, à voguer sur les mers par toi-même et pour toi-même.

En quête de comment vivre cette nouvelle vie, libre et heureuse.


Oui !

...

Avant de conclure, j’ai... une toute dernière question.


… Oui ?

Si tu avais une dernière chose à dire à Alice, qu’est-ce que ce serait ?


[soupir]

Je...

Alice, si tu vois ce message, sache que je te souhaite le meilleur. Tu es une belle personne et je suis certaine que tu pourras faire de merveilleuses choses dans ta vie. Je ne soutiens pas tes choix mais j’espère et je sais que, quand le temps viendra, tu sauras faire les bons. Pour le monde mais aussi et surtout pour toi.

Prends soin de toi et sache que je suis et serai toujours là.

Merci pour ta réponse, Elle.


Madonna - Vogue (Instrumental)
'Lumières. Camera. Action!'

Sur ce, permets-moi de te remercier pour cette interview. Ça a été un plaisir pour moi et je pense pour le public de découvrir plus en profondeur la personne qu’il y a derrière Elle D. Eutera. Merci pour ce temps que tu as passé avec nous !

C’est moi qui te remercie de m’avoir accueillie !

Public, merci pour ce moment, j’espère que tu l’as apprécié et que nous nous reverrons.

Et vous, vous sans qui cette interview ne serait pas possible, merci !

Et c’est sur ces mots que nous allons conclure notre émission d’aujourd’hui. Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne journée ou soirée, en fonction d’où et quand vous nous regardez.

Je vous dis à bientôt pour plus d’interview, plus de rencontres et plus de protagonistes !

Au revoir !
The Wendy Williams Show - Theme Song
'Faites entrer læ Protagoniste - Générique'


Tandis que le jingle se joue, l'Hôte et Elle saluent la caméra, assis·e·s à leurs sièges. Elle envoie littéralement des baisers vers la caméra tandis que les projecteurs se lèvent, inondant la scène de lumière. Quand le jingle est terminé, toutes les lumières s'éteignent.

Et l'émission est terminée.



Dernière édition par Elle D. Eutera le Jeu 11 Oct - 0:08, édité 9 fois
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Kanäe Toupex
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MessageSujet: Re: Elle D. Eutera, la Protagoniste   Mar 1 Mai - 8:49

Bonjour et bienvenu à toi sur le forum.

N’hesites A pas ajouter un petit message lorsque ta présentation sera achevée pour que nous puissions passer en notation.

Merci par avance !

A bientôt

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Kanäe Toupex
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MessageSujet: Re: Elle D. Eutera, la Protagoniste   Jeu 5 Juil - 17:56

Du nouveau par ici ?

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MessageSujet: Re: Elle D. Eutera, la Protagoniste   Lun 9 Juil - 22:41

Pas pour tout de suite, malheureusement. D'une part, j'ai déjà du retard sur 'Ayn (big up à Erwin et Fudo pour leur patience sur le présent) (et Zora dans une seconde mesure) donc je risque de focus sur ça dans un premier temps. Surtout dans l'optique où, d'autre part, je viens de partir en vacances avec des difficultés pour RP pendant trois semaines. Après ça par contre, j'espère prendre un rythme plus assidu et finir cette fiche de personnage !

Désolé pour le pavé dans la mare qui avance pas, j'espère finir au plus tôt.

PS : Ceci étant dit, il est pas impossible que j'avance dans la fiche ça et là pendant mes trois semaines de vacances. Mais ça m'étonnerait que j'ai terminé avant mon retour chez moi !
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MessageSujet: Re: Elle D. Eutera, la Protagoniste   Jeu 11 Oct - 0:09

EPILOGUE

Paix.


Quand la salle se rallume, c'est d'une lumière blanche et paisible. La pièce a perdu toutes fioritures pour ne laisser que deux canapés blancs et une table au milieu. D'un côté, l'Hôte, de retour avec sa large toge, blanche cette fois. De l'autre, Elle, vêtue du même tutu qu'elle portait mais avec un visage complètement démaquillé et beaucoup plus paisible.

Le silence dans la pièce est apaisant. Mais il ne signifie pas que rien ne se passe. En effet, Elle et l'Hôte échangent doucement. La jeune femme signe à la figure encapuchonnée, sans paroles. Celle-ci lui répond à l'oral, d'une voix douce, tout en accompagnant le signe à la parole.

Sans vraiment savoir comment, vous comprenez ce que la jeune muette dit.


---

Merci de ne pas avoir insisté vis-à-vis de Alice. J'ai senti que tu as hésité mais j'apprécie. Je t'avoue que je voulais pas en discuter directement devant tout le monde comme ça.

Ne t'inquiètes pas, chérie. Après tout, tout ne doit pas forcément se savoir pendant l'émission. Nous avons et aurons plein d'occasions de discuter et dans des environnements beaucoup plus confortables, chérie.

De toute façon, ce personnage de commère que je joue pendant mon émission, je le fais pour encourager le public à venir nous voir. Il est évident qu'à aucun moment on compte vraiment répondre à toutes leurs questions.

Après tout, qu'est-ce qui les ferait revenir si on faisait ça ?

C'est vrai chéri·e.

Du thé ?
Volontiers.




Dernière édition par Elle D. Eutera le Jeu 11 Oct - 1:10, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Elle D. Eutera, la Protagoniste   Jeu 11 Oct - 0:25

J'ai fini ma présentation. Désolé pour le retard, à cause du code beaucoup trop long pour mon bien j'ai cassé le forum (oops) et dans la panique j'ai dépassé la deadline de quelques minutes.

Mais du coup, bonne lecture et j'espère que ça vous plaira. Ah et même si l'Epilogue a fini dans un texte à part, il est prévu pour être lu directement après la fiche : il fait partie intégrante du texte.

xoxoxo
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MessageSujet: Re: Elle D. Eutera, la Protagoniste   Ven 12 Oct - 21:05



Présentation et premier RP
A lire attentivement !

Indice de notation des présentations

La présentation sera toujours cotée sur 15 comme ceci:

La qualité du texte sur 9/10

L'originalité 2/2
La mise en page 2/2
La cohérence du récit 2/2
La narration 1.5/2
L'avis personnel 1.5/2

Le respect du français 9/10

Le vocabulaire 2/2
La grammaire 1.5/2
L'orthographe 1.5/2
La conjugaison 2/2
La ponctuation 2/2

La quantité du récit 6/6

C'est long petit !

Points bonus 5/6

Score final 29/32


29/32*15= 13.59 = 14 lvl

Bon et bien allons y pour cette présentation et entrons dans le vif du sujet, tu connais la maison.

Je vais évacuer rapidement la question du Français en expliquant le retrait de ces quelques points malgré un texte hyper solide s'agissant du respect du français. Pour l'orthographe, un peu tout au long du récit, on retrouve quelques coquilles, des lettres en trop ou des mauvais mots. Pour la grammaire, deux choses. Il y a quelques fautes d'accord, assez peu, et j'avoue que j'accroche moyen avec les multi accords au choix en fonction de ton auditoire. Le public est masculin singulier, la foule pareille etc... Or tu parles souvent avec des e-e-s ou autre. J'ai eu un peu de mal. Après, c'est pas une faute et j'ai simplement préféré le mentionner sans retirer de points pour ça.

Pour l'originalité : énorme point fort ici. La forme en interview complète du monde de la musique, le fond avec ce texte très orienté musique, les parents CP, la fraction avec les parents, le groupe, le fruit, les dons... Tout est très bien exploité. GG

MEP et Cohérence, RAS

Pour la narration, j'aime beaucoup ce style, très propre, très lisible, mis en scène presque surjoué, j'aime beaucoup. Il me manque peut-être un peu d'introspection, de description pour aller plus haut.

Avis perso j'ai beaucoup aimé, ne nous mentons pas. Alors certes, il me manque le petit plus pour aller à la note maximale mais le perso est incarné, les récits sont très bons, c'est original, les émotions passent très bien. Vraiment, c'est très bien.

Tu atteins le niveau 14, félicitation !

Tu peux à présent faire un choix parmi les suivants :
-> Corriger ta présentation et gagner un niveau.
-> Entrer directement dans le monde du RP au niveau 14 sans le fruit et le D.
-> Passer directement au test RP pour gagner jusqu'à 5 niveaux supplémentaires.





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Elle D. Eutera

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MessageSujet: Re: Elle D. Eutera, la Protagoniste   Sam 13 Oct - 16:12

Après moult introspection, je suis arrivé à la conclusion que j'allais directement passer au test RP. En espérant gagner assez de niveaux pour le D. et le Fruit des Illusions du coup ! ^^
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Kanäe Toupex
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MessageSujet: Re: Elle D. Eutera, la Protagoniste   Sam 13 Oct - 16:19

Suite à te demande de Test RP, voici la bête.

Citation :
Alice on the boat, c'est terminé mais la carrière solo t'attend belle muette qui ne demande qu'à faire entendre ta voix. Tu obtiens donc un contrat pour une prestation scénique dantesque sur une île de GrandLine, un territoire apparemment sans histoire, apparemment... Malgré tout, à l'issue de ton show, tu es interpellée par les interviewers et voilà qu'un sujet revient en masse : les conflits mondiaux. Alors que l'on te demande de prendre une position idéologique, la salle de spectacle est prise entre trois feux, un dommage collatéral imprévu. Révolutionnaires, gouvernementaux et pirates se mènent un combat croisé au milieu duquel se trouve les civils. La marine se bat de toute sa force en évitant les dommages civiles au maximum, la révolution semble en défense de ses intérêts et apparait en bouclier des innocents alors que les pirates frappent à tout va sans trop savoir où et sur qui ils cognent. Les morts commencent joncher le sol dans un combat équilibré qui ne demande qu'un coup de main pour basculer.

Que feras-tu, prendras-tu partie ?  

Petites précisions:

- Tu peux utiliser ton FDD ou tes capacités comme si tu le possédais déjà dans ce RP, étant donné qu'il se situe généralement en dehors de la trame du RP sur le forum. C'est un HS quoi.
- Tu peux utiliser toutes les techniques que tu veux dans ce RP. Plus tard, il faudra les faire valider dans la section appropriée pour les utiliser dans le "vrai" RP.
- Tu peux créer et contrôler tous les PNJs que tu veux, veille seulement à ce que ce soit cohérent.

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MessageSujet: Re: Elle D. Eutera, la Protagoniste   Hier à 2:54

seule en scène

Où Elle continue un monologue sur scène, sans l'Hôte.


Je prends une dernière gorgée d'eau avant de retourner sur scène. La fraîcheur de celle-ci me désaltère. Rafraîchie, je me remets en énergie une dernière fois, secouant ma tête en soufflant un bon coup. Ce qui suit sera moins sportif que le concert mais probablement aussi éreintant.

D'un claquement de doigt, j'ajuste mon maquillage et surtout mon aura embellissante.

Une dernière inspiration et je souris.


Sous un tonnerre d'applaudissements, je reviens sur scène avec ma maîtresse de cérémonie. Rouge. Héritière de l'empire scénique de son père, une jeune femme charmante. Rencontrée au détour d'un verre, elle m'a invitée à faire un grand concert, à l'occasion de la réouverture de ce qui est, désormais, sa salle. Je n'ai pas pu résister à son sourire charmeur et à ses traits d'esprit.

La scène recommençait à me manquer de toute façon.

Après les échanges de remerciements habituels, elle témoigne de son admiration pour moi, sous les applaudissements approbateurs du public. Après avoir recadré celui-ci, mon hôte prend des nouvelles de moi depuis mon départ de 'Alice on the Boat'. Je lui raconte les concerts, les rencontres, les aventures.

En passant, je mentionne mes affaires avec les pirates et autres révolutionnaires. Sans que je le réalise, je me retrouve à détailler les groupes que j'ai rencontrés. Ses questions continuent et s'éloignent de plus en plus du sujet initial, mais je me laisse porter. Mon public semble intéressé par ces sujets. Moi par contre, j'avoue ne pas avoir l'énergie de m'y consacrer. Rouge fait mine de ne pas le remarquer.

'Mais donc, après toutes ces aventures, dites-nous honnêtement. Pour qui bat votre coeur dans ce monde ? Le Gouvernement ? La Piraterie ? ... La Révolution peut-être?'

Sa question est trop orientée pour être innocente. Je ne sais pas ce que je vais lui répondre. Après avoir posé cette question, elle laisse un moment de battement qui me semble durer une éternité. Son sourire chaleureux aux lèvres. Je lui rends.

Je finis par trouver une formulation pour ma réponse.

Ou plutôt, par trouver ce qui s'en approche le plus.

'Ma réponse simple, c'est que je me place du côté de ceux qui veulent faire le bien et qui sont dans le besoin. Ça me semble déjà beaucoup, haha !'

Un rire illumine le visage aux lèvres rouges de mon interlocutrice. Il manque de sincérité. Je sais que je n'ai pas répondu ce qu'elle voulait et ma réponse ne me plaît pas non plus. Mais je m'en fiche. Mon hôte ne me pousse pas à répondre plus que ça, de toute façon. Pas explicitement du moins.

Suite à ça, elle revient sur le sujet de mon travail avec le gouvernement et, surtout, sur ce qu'il m'inspire aujourd'hui. Je vois où elle veut m'emmener, ce qu'elle veut me faire dire. Et même si je ne lui suis pas opposée, je n'aime pas ce qui se passe.

C'est alors qu'il y a l'explosion.


Quelques minutes plus tard, c'est le chaos.

Je vois les cris. J'entends les pleurs. Je sens les corps brûles. Les enfants terrifiés. Les amis confus. Les parents perdus. Les tirs et les attaques. Le désordre. Je me vois alors, hors de tout ça. Debout. Sur la scène. Immobile. Figée. Je vois ces civils. Cette foule paniquée.

Mon public.

Les attaques se font de plus en plus régulières. Le chaos de plus en plus diffus, et confus. Je commence à comprendre ce qui se passe. Les causes de cette mêlée. Je les trouve. La Marine, venue en masse. Deux équipages Pirates, armes à la main. Des Révolutionnaires, en train de riposter. Au milieu, des civils. Innocents. Perdus. Mon coeur bat comme s’il allait sortir de ma poitrine.

Passé le choc, je reviens à moi.

L'adrénaline court dans mes veines.

Je dois faire quelque chose.

La première chose qui me vient à l'esprit est de mettre les civils survivants à l'abri. Le pourquoi et le comment de la situation, je m'en fous. C'est pas le moment. Tout ce que je sais, c'est que mon public n'a pas à payer pour tous ces conflits politiques. Je dois... non, je vais les sauver. Je verrai plus tard pour le reste.

Du haut de ma scène, je cherche des options. Les entrées principales de la salle sont barrées par la Marine. Les sorties de secours de la salle, inaccessibles. Seule possibilité : la scène, puis les coulisses. Une partie de la foule s'y est déjà dirigée.

Je remarque alors une partie des Révolutionnaires, guidant et protégeant les civils. Une tête attire soudain mon attention au milieu des dissidents. C'est Rouge, aidant les blessés à avancer. Visiblement, cette première entrée des coulisses est sûre. Pour le moment du moins. Avec mon pouvoir, je leur transmets le trajet le plus court vers la sortie. Après un instant de confusion, les Révolutionnaires comprennent que je suis à l’origine de ce semblant d'ordre, et approuvent en hochant de la tête.

La situation est entre leurs mains désormais.

Je me reconcentre sur le public encore en danger. Aux civils, d'une voix amplifiée que seuls eux peuvent entendre, j'ordonne de venir vers la scène. Je sépare la foule en deux. Côté Jardin. Côté Cour. Confus quelques secondes de plus, le public finit par suivre mes directives, évitant tant bien que mal les coups perdus... ou intentionnels. Une partie de la foule rejoint la première entrée, celle de Rouge. Je décide d'aller vers la seconde issue, prête à indiquer la route à mon public.

Des gouvernementaux arrivent. Me reconnaissant, ils restent perplexes. D'un ton ferme qui semble venir de l'intérieur de leur tête, je leur ordonne d'aider les civils. S'ils sont vraiment là pour les protéger, qu'ils le fassent au lieu de me regarder ! Confus, ils finissent par m’obéir.

Tant mieux.

Dans la salle, le combat continue. Des figures de proue se dégagent des groupes. Du côté des deux équipages pirates, une vieille femme pirate, armée d'une rapière, danse autour du second capitaine. Celui-ci, une grande brute musclée, arbore un large sourire sadique. Sa masse clouée manque d’écraser la dame. Dans un autre coin de la pièce, je vois ce qui semble être le chef révolutionnaire, un grand ours, ordonnant à centrer l’attention et les forces sur les Marines. Il se fait prendre en traître par une petite pirate aux cheveux couleur mer. Diamétralement opposé, devant l’entrée, un homme à la veste blanche et bleue, visiblement satisfait de voir l'ours attaqué.

Les trois camps veulent gagner ce combat.

Ou bien juste y survivre.

De mon côté, je décide de me plonger dans la mêlée. Je suis désarmée, mais je saurai me débrouiller. Je manie mon aura et me couvre d’un voile de discrétion. Je cherche où être utile tout en évitant de me faire entraîner par la foule fuyant. Je réalise les dégâts causés par l'explosion. J'en profite pour couvrir l'odeur par une odeur de rose. Je regarde les alentours, c'est insuppor-

Je me jette au sol.

La flèche que j'ai évitée va se planter dans un pirate, quelques mètres derrière moi. Celui-ci allait attaquer deux civiles se donnant la main. Elles remercient, inconscientes de ma présence, la Révolutionnaire qui a tiré la flèche. L’archère les escorte en haut des escaliers avec les autres civils. Avec Rouge. Je les couvre de mon voile, pour éviter qu'elles ne se fassent cibler. J’en perds le mien.

Je me reconcentre sur mes alentours immédiats. Le combat semble bien parti pour ne pas avoir de gagnants. Les tirs fusent partout autour de moi. Les coups partent dans tous les sens. Je ne sais pas quel camp choisir. Au moins, les civils sont saufs.

Puis vient la seconde explosion.


Quand je relève la tête, le monde tourne au ralenti. Je les vois. Mon public. Encore plus de cris. Encore plus de blessés. Encore plus de morts. Sur ce qui reste de la scène, Marines et Révolutionnaires se battent, délaissant les civils. Je vois des pirates courir les rejoindre. Leurs pas résonnent autour de moi.

Debout. Mon corps est engourdi. Mes oreilles sifflent. Je vois le public. Ces corps blessés. Agonisants. Dans ce chaos, je distingue Rouge. Devant elle, le corps d’une des adolescentes que j’ai vues plus tôt. La seconde est tétanisée, face à celle qui lui donnait la main, qui désormais se vide de son sang. Tellement d’autres personnes souffrent. Je dois faire quelque chose.

J’ai du mal à rester debout.

Reste debout.

Agis.

Agis, putain.

Pourquoi j'ai pas mon PUTAIN de marteau !

Il faut que ça s'arrête. Il faut que vraiment ça s'arrête.

CA SUFFIT !

Mon cri - onde de choc - retentit. Il traverse toute la salle. Je sens son intensité jusque dans mes os. Quand l'écho s'évanouit enfin, c'est le silence. Autour de moi, rien ni personne ne bouge. Mon aura a décuplé, un halo. Mais ce n'est pas une de mes illusions habituelles. C'est réel, je le sens. C'est une force.

C'est ma force qui les a interrompus.

Marines, Pirates et Révolutionnaires. Civils. Certains s'immobilisent, ou hésitent au moins à continuer. Sur cette réalité presque photographique, je les vois. La vétéran pirate, la rapière dans le coeur de son adversaire. Rouge, la tête levée vers moi, la main sur le coeur de la jeune fille. L'ours révolutionnaire est à ses côtés, une lumière verte dans la main.

Le haut-gradé gouvernemental, quant à lui, m'observe, intrigué.

Ils vont arrêter.

Dans mon dos, je fais apparaître une énorme pieuvre, comme si elle avait détruit le mur. Je lui fais pousser un cri terrifiant, et je remplis la pièce d'une odeur marine. Face à la puissance de mon cri, puis la violence de cette apparition, nombreux fuient ou, mieux, perdent connaissance.

Le capitaine gouvernemental appelle ses forces à se replier. Le second équipage pirate, voyant celui qui le menait décédé, s'enfuit sans demander son reste. Soutenus par les Pirates et les Marines restants, les Révolutionnaires protègent les civils du monstre.

Quand ils réalisent enfin qu'il ne s'agit que d'une illusion, je laisse celle-ci disparaître.

Rouge est le dernier visage que je vois avant le noir.
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MessageSujet: Re: Elle D. Eutera, la Protagoniste   Hier à 10:22

TEST RP :




Français 9.5/10
Présentation 2/2
Cohérence 3/3
Ecriture 8/10
Originalité 6.5/10
Appréciation du rp 11/15
Total 40/50

Bon et bien allons y pour ce second round avec Elle donc.

Pour le français, même chose qu'en présentation sur un texte plus court : peu de fautes mais quelques unes quand même, très majoritairement d'inattention. Un accent oublié, un "s" en trop ou en moins, un petit mot mal accordé, un verbe avec la mauvaise terminaison. C'est léger mais tout de même, c'est suffisant pour le retrait d'un petit demi point.

Pour MEP et cohérence, RAS encore une fois.

Pour le style d'écriture, je la sens un peu moins précise que sur la présentation, après le texte est plus court aussi. Il manque toujours un peu d'introspection mais ça reste fort bien écrit, un très belle plume.

Pour l'originalité, c'est pas mal, y'a de belles choses. L'utilisation du fruit, toujours très original et diverse, l'utilisation du royal, inattendu et intéressante, l'idée du monstre pour calmer tout le monde, la perte de sang-froid de Elle et la fin en eau de boudin.

Enfin, pour l'avis perso, j'ai bien aimé ce test sans être incroyablement emballé dans une folie totale. Le thème est respecté, l'intrigue est intéressante, il y a quelques PNJ plus principaux qui ressortent sans que ça prenne le pas sur Elle, franchement c'est solide.

Pour le négatif, les PNJ plus principaux sont assez illusoires (bien pour le fruit des illusions eheh, jeu de mot), les combats sont un peu éludés et tout se passe finalement très vite. Mais bon, ça se justifie.

Te voilà donc validé niveau 18, il ne te reste plus qu’à procéder aux divers recensements que voici !

http://www.op-seken.com/t2651-rescencement-de-lieu-d-histoire
http://www.op-seken.com/t659-recensement-des-wanteds
http://www.op-seken.com/t379-liste-des-avatars-recensement

Bon séjour sur les mers d’OP Seken !
 


Pour les demandes spécifiques, à savoir le fruit et la volonté du D.

Je vais commencer par la volonté du D., le point sur lequel j'ai le plus hésité. Au final, tu as fait une utilisation intéressante de haki royal et c'est assez bien emmené. Après réflexion, le D. t'est donc accordé.

Pour le fruit, beaucoup plus simple : c'est bon. Beaucoup d'utilisation diverses et variées aussi bien en contextuel qu'en combattif, des illusions visuelles, olfactives, audibles, perceptibles... Vraiment intéressant, le tout avec une belle modération.

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