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 [Terminé ♪] Kangaeku Daiki

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Kangaeku Daiki

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MessageSujet: [Terminé ♪] Kangaeku Daiki   Sam 7 Avr - 17:51


Kangaeku Daiki



  • Nom : Kangaeku
  • Prénom : Daiki
  • Surnom : Sa mère l’appellait « Mon chou ». Ça compte ?
  • Âge : 18 ans, né au début printemps 1488.
  • Sexe :
  • Race : Humain
  • Lieu de naissance : Yakoutie Island
  • Camp : Révolutionnaires
  • Métier : Glandeur
  • FDD / Arme : Un arc basique, un couteau, et une vingtaine de flèches
  • Équipage : //
  • Buts / Rêves : Participer à l’éviction de tous les gouvernements illégitimes. Gouvernement mondial compris.



Description Physique


Il y a une aura qui se dégage de Daiki. On pourrait dire que son caractère et son for intérieur sont parfaitement transmis à la moindre personne posant un regard sur lui. En effet, un Géant semble constamment allongé sur chacune de ses épaules tant elles sont tombantes et tous ses muscles, de manière générale, sont détendus. Cela donne une sorte d’aspect liquéfié à son corps, fondant sous l’immense pression de la gravité terrestre et de la vie elle-même.

Si le manque flagrant d’énergie de Daiki ne vous a pas contaminé, l’envie de le toiser plus précisément pourrait vous parvenir. Si vous commencez par son crâne, vous verrez une large tignasse noire rassemblée en une queue de cheval relevée fièrement vers les cieux. C’est bien la seule caractéristique physique du jeune homme qui ne semble pas appesantie à outrance. Et encore, ce seul trait pointant avec vigueur et force est en fait bien souvent caché par un large bonnet en laine sombre. Donc finalement, rien ne semble tendre le corps lourd de Daiki vers le haut, hors du poids du monde qui s’étend sur sa colonne déformée par sa constante courbure.

Une fois ce détail capillaire passé, vous pourriez (si vous en avez encore la motivation) vous attarder sur son visage. Une fumée brouillera peut-être votre analyse à ce moment-là car en effet, le jeune homme tient toujours une cigarette allumée du bout de ses lèvres et telle une prolongation du corps de Daiki, elle aussi penche vers le bas, lourdement.

En perçant le nuage de fumée, vous constaterez de larges cernes noires qu’on pourrait confondre avec du maquillage tant elles sont marquées. Le reste de son visage semble banal, et se mélange à l’ambiance que dégageait déjà tout le reste de son corps. Son menton voit se battre une dizaine de poils épars, ses commissures sont courbées vers le bas, ses yeux  sont petits, quasiment fermés et lorsqu’il marche ses mains seront dans ses poches tandis que son regard sera dans le vide . Pas la peine de demander à celui-ci d’avoir « les paupières lourdes, trèèèès lourdes... », il sait très bien le faire tout seul.

Pour parler de son style vestimentaire la moindre ligne représenterait plus d’efforts que ce qu’il a pu mettre dans son choix de vêtements. Il est basique et ne semble jamais changer ; des t-shirt sombres et trop larges, les manches couvrant parfois ses mains, des pantalons bien plus serrés par contre, noirs eux aussi, laissant deviner la maigreur de ses cuisses, pas plus larges que le poignet d’un enfant. Et enfin son bonnet fétiche qui de temps à autre laisse dépasser le lobe de ses oreilles serties de deux petits anneaux métalliques gris.


Description Mental


Daiki n’a pas toujours été ainsi, mais s’il fallait faire une analyse de sa psyché aujourd’hui on le qualifierait de « rêveur », l’accuserait d’être « ailleurs ». Ça n’a rien de faux. À vrai dire, il passe le plus clair de son temps dans ses pensées à élaborer ses propres problématiques qui resteront très souvent aporétiques, sans conclusion. Ses réflexions lui apportent de réguliers moments d’inattentions et il serait possible qu’à ce moment-là il vous bouscule, ne s’étant pas rendu compte de sa présence sur votre chemin. Avec cet air sinistre qu’il dégage, tout de noir vêtu, on pourrait s’attendre à ce qu’il ne vous remarque toujours pas. Mais c’est l’exact opposé qui arriverait. Il se tournerait immédiatement vers vous en s’inclinant bien bas pour s’excuser et accourrait vous tendre sa main pour que vous la saisissiez et vous releviez. Une fois debout, son visage vous serait plus visible et vous pourriez le remarquer rouge d’embarras de vous avoir dérangé. En clair, c’est un gentil garçon au grand cœur qui préfère regarder derrière lui, à travers sa pensée, plutôt que devant lui, à travers la vue.

Mais tout récemment, encore perdu dans sa réflexion, Daiki a développé une conviction nouvelle, une volonté révolutionnaire, un vœu anarchiste que je m’en vais vous raconter dans son Histoire, l’Histoire de Kangaeku Daiki.


Histoire



1488-1503
 
  Autant commencer le début d’un récit par la naissance de son protagoniste. Kangaeku Daiki a vu le jour en 1488 sur l’île de Yakoutie, dans North Blue. Son père est bûcheron et sa mère reste au foyer tricotant des habits ou se chargeant de descendre jusqu’en ville afin de vendre le bois récolté et s’assurer du ravitaillement en nourriture de la famille installée en contrebas de la montagne. Leur fils est le cinquième et dernier enfant d’une fratrie dont les naissances sont relativement proches, ayant tous plus ou moins deux ans de différence avec leur aîné le plus proche. Ce n’est pas le cas de Daiki qui est né sept ans après son plus jeune frère. Cela s’explique par le fait que la naissance de celui-ci n’était pas prévue. Il était ce qu’on appelle un « accident ». Cela n’avait pas empêché ses parents de le garder, de l’aimer.

Le voyant grandir, il fut envoyé à l’école, en ville, accompagné tous les matins par sa mère et son plus grand frère ayant décidé de travailler en ville plutôt que de reprendre le flambeau paternel. La scolarité du petit garçon se déroula plutôt calmement. Il fut souvent seul mais cela n’était en aucun cas une source de mal-être chez lui. Il était bien dans sa peau, mais pas bien avec les autres, et préférait passer du temps avec sa famille plutôt que ceux de son âge. Malgré tout l’amour qu’il porta à celle-ci, il dut cependant se séparer de trois d’entre eux. Une violente épidémie a frappé l’île entière de Yakoutie, mortelle en un laps de temps ridiculement court, les hommes ne purent que se sentir impuissants face à un jugement qui leur semblait, au premier abord, divin. Toujours était-il que la population a pu en ressortir indemne au prix d’une quasi extinction de celle-ci. Le compte des victimes s’était vu alourdi par deux des frères de la famille, ainsi que l’entière génération aïeule, élevant ainsi le compte des victimes de la famille Kangaeku à sept.
Il avait été décidé d’exempter Daiki d’école pendant toute l’épidémie, mais la perte de Shisui et Reitaro (lesdits frères) contregnit la famille à demander à Daiki de les remplacer dans l’aide de son père à son travail de bûcheron. Cependant Daiki était bien loin de les égaler. En mettant de côté le paramètre de l’âge, cet enfant était déjà, de base, assez frêle et peu enclin à établir des records en culturisme à l’inverse du reste de sa génération et de son père. Son soutien était donc bien modeste et sa bonne volonté fut bien vite érodée face à la cruauté du climat et au poids des bûches. Mais il se devait d’être efficace, le budget entier de la famille (et par extension leur survie) dépendant de la collecte de bois et leur revente en ville plus tard dans le mois.

Mais il avait bien fallu se rendre à l’évidence, leur enfant n'était pas fait pour cela, et les nerfs du père et de ses fils s’épuisaient de son incompétence. Une autre solution avait alors été explorée, un arc fut confié à Daiki et une nouvelle tâche devint sienne. Du temps de feu son grand-père, la chasse fut la principale activité génératrice de nourriture pour le foyer. Mais son savoir ne fut pas transmis au reste de la famille : le père en fut désintéressé, les fils furent élevés pour suivre les traces de leur père, et Daiki aurait dû passer son enfance sur les bancs de l’école. Tout eut été planifié en ce sens, mais personne ne put prévoir la possibilité de main d’œuvre emportée par la maladie. À la mort du grand-père, on confia la charge de l’intendance à sa fille qui amputa du budget mensuel de la famille de quoi acheter de la nourriture pour toute la famille une fois le bois vendu en ville.
Cette tâche était maintenant celle de Daiki, avec son arc il se chargea de ramener de la viande à la maison, chassant dans le bois d’à côté. Il se révéla plutôt doué, mais même avec toute la meilleure volonté et toutes les prédispositions du monde, un enfant de 12 ans sans entraînement ne peut ramener assez de gibier pour nourrir toute une famille, mais son aide libéra un poids non négligeable dans le budget de la famille qui n’eut plus à acheter autant de viande qu’auparavant. De plus, la récolte de bûche accorda à Daiki la possibilité d’apprendre à tailler ses propres flèches, épargnant d’autres frais. Le temps lui permit de parfaire son archerie, et s'habitua à la chasse, faisant remonter petit à petit deux cerfs par mois au lieu d'un seul.

Certains retinrent cette année 1500 comme celle de l’exécution en place publique du Roi des Pirates, Gold D. Roger, Daiki la retiendra plutôt comme celle où une partie de la survie se mit à reposer sur ses épaules. Toujours était-il que le reste de sa famille s’en était réjoui. Il se souvient en être resté quelque peu indifférent, l’île était resté relativement à l’abri des troubles engendrés par la piraterie mais la famille avait préféré suivre le mouvement d’euphorie général apporté à la chute de la tête de l’Homme d’où divergeaient tous les problèmes du monde. Daiki avait peut-être eu tort de s’en réjouir, car un an plus tard la Grande Vague de Piraterie atteindra l’île de Yakoutie, des pirates s’installant aux montagnes et engendreront agressions, vols et parfois meurtres à tous ceux qui parcourront les sentiers de ces lieux. Parfois même, des descentes seront lancées vers les villes.

Alors qu’une certaine stabilité fut finalement installée dans la famille pour la première fois depuis la Grande Épidémie, le soudain climat d’insécurité les força à s’exiler en ville, leur maison étant en contrebas des montagnes, le repère des bandits. Ils n’eurent attendu la première altercation entre le foyer et les pirates pour décider de s’isoler. La ville fut un tout autre univers pour eux. Certes, Daiki de par sa maintenant lointaine éducation scolaire et sa mère de par son exercice au marché en eurent devenus familiers, mais pas le reste de la famille. Et pourtant même les deux presqu’urbains ne furent prêts à vivre à cinq dans un espace beaucoup plus restreint, sans extérieur, juste des murs de béton froids. Daiki ne put plus chasser, son père et ses frères ne purent plus couper le bois, et sa mère n’eut donc plus rien à vendre. Heureusement pour eux, le maire engagea le projet de construction de la plus grande station de sports d’hiver au monde la même année. Du pain béni pour eux, tous fondirent sur le chantier, postulèrent puis travaillèrent.

Le chantier se situait aux pieds de la plus grande montagne de l’île mais les Kangaeku préférèrent garder leur maison en ville, ne pas se réinstaller en campagne et décidèrent de  loger sur le chantier, et revenir avec leur salaire une fois leur emploi terminé. Daiki dut travailler aussi, forcé de couvrir des frais encore plus importants maintenant qu’ils firent face aux joies d’avoir un propriétaire. Sa contribution fut nécessaire et le priva d’une possibilité de retourner à l’école. Plutôt que les chantiers, il choisit d’œuvrer au chargement et déchargement des navires embarquant aux docks. Là-bas, il rencontra d’autres gens dans la même situation que lui : jeunes (parfois d’encore plus jeunes que lui), sans réelle éducation scolaire (sinon ils seraient encore sur les bancs de l’école) et issus de l’exode rurale engendrée par l’installation des pirates et l’opportunité d’un emploi et une situation stable. Il devint particulièrement proche de trois d’entre eux : Yuta et Otone, tous deux 15 ans, et Rei, 14 ans. Les quatre petits garçons allèrent très vite préférer la maraude au travail. Leur absentéisme causera leur renvoi mais ils ne le sauront jamais, n’y retournant plus. Ils désertèrent le travail puis leur maison, vivant de vols à la tire et de recel mais jamais d’agression ou de cambriolage.

Cette sensation de liberté leur fut révolutionnaire et ils prirent les contraintes de leur nouvelle vie comme le prix à payer pour être indépendants. Ils se rendirent progressivement compte du système dans lequel ils furent enfermés auparavant ; l’asservissement, la dépendance, le manque de reconnaissance de leur être dans leur travail… Ils n’approuvèrent plus cette vie-là et se mirent à développer une pensée anti-propriété, tendant vers une forme modérée d’anarchisme. Ils se sentirent libres.
1503-1505

Voilà quelques années que les enfants furent devenus de véritables va-nu-pieds, et à force de jouer au quatuor terrible, ils eurent fini par vivre aux côtés de la pègre locale. Ils les forcèrent à changer de lieux, plusieurs fois, estimant que le territoire était leur. Au final, malgré une certaine volonté pacifique, le groupe en eut assez et prit la décision de s’en prendre au prochain qui viendra les déloger. Un desdits mafieux vint donc, un autre jour, les déloger.
Spoiler:
 

-Oï… Vous êtes sur notre zone d’influence. Ici, c’est nos lois et votre présence nuit à notre business. La saleté fait peur à nos clients.

L’homme portait un chapeau noir, scarifié et bedonnant. Son air n’était pas commode. Il se faisait escorter par deux autres personnes en uniforme et armés. Les jeunes rebelles se regardaient pour acquiescer l’un à l’autre, comme pour trouver de quoi se motiver.

-On… On sortira pas d’lààààà ! lançait Yuta tandis qu’il courait poing tendu vers le Balafré. Le reste du groupe suivait ensuite son assaut en rugissant maladroitement.

L’attaque n'avait été bien évidemment d’aucune utilité, leurs opposants plus imposants, plus calmes, et surtout entraînés. Les deux gardes n’avaient eu qu’à les faire trébucher l’un après l’autre pour ensuite les saisir à la cheville et les relever tête vers le bas. Le Baron s’avançait ensuite d’un pas lent vers celui qui avait lancé l’initiative : Yuta. Le mafieux tirait un peu sur son cigare avant de recracher une fumée noire et épaisse sur le visage du jeune homme. C’était d’un manque cruel d’originalité, mais c’était efficace, la position de force était maintenant établie.

-On vous voit souvent traîner sur notre territoire. Vous vous débinez pas, c’est bien, c’est bien. Malheureusement, les rues, c’est notre territoire. Soit vous respectez nos règles, soit on vous bute tous les quatre maintenant, y en a assez que vous pourrissiez le paysage de votre hygiène déplorable.

- On f’ra c’que vous voulez ! Nous butez pas !

-Ah ouais ?

Ils acquiesçaient à l’unisson, le visage déformé par les larmes et la peur de mourir

- Bien, bien…

Une fois les gamins matés non sans une certaine facilité, l’homme prenait une distance de quelque pas pour se retourner et pondérer, en silence.

- Vous êtes des minables, c’est certain.

Tous se sentaient obligés de confirmer ses propos, comme si leur vie dépendait de leur assentiment.

Cependant vous êtes discrets, et avez plutôt l’air innocents. Je pense que vous pourriez être utiles.

La tête en bas et commençant à rougir, ils cherchaient le regard de l’autre, incrédules.

-N’EST-CE PAS ?!

-OUI OUI ! OUI !

-Bien.

Il crachait un autre nuage de fumée.

-On a un business dans la ville. On a le monopole et on tient bien le garder. En grandissant, vous pourriez vous mettre dans la tête l’idée que nous concurrencer serait une bonne chose. J’vais vous faire une faveur et vous épargner à tous une mort bête dans quelques années. J’vais vous faire comprendre que c’est une mauvaise idée d’essayer de nous devancer. Bossez pour nous et vous serez payés, et aux côtés des futurs rois de cette île. Ok ?

Ils ne sentaient pas vraiment une quelconque autre opportunité de survie. C’était collaborer ou mourir maintenant dans le coin d’une rue.

C’est ainsi que le Terrible Quatuor avait pris part dans un trafic plus large que ce qu’ils ne pourraient appréhender. Ils avaient commencé en tant que vigiles, puis vendeurs pour finir consommateurs des substances dont ils faisaient le commerce. C’est ainsi que Daiki avait commencé à fumer, d’ailleurs, y ajoutant parfois quelques cocktails nocifs.

Malheureusement, leur entrée dans la petite criminalité coïncidait avec l’arrivée de la Marine sur l’Île. En effet, l’Assemblée des Maires en avait assez des Bandits des Montagnes et en appela à la Marine pour les libérer.

Des avant-postes et bases avaient été construits dans tout Yakoutie ainsi la plus grande base marine de l’île, établie dans la ville où logeaient le Quatuor et la Pègre. Pendant deux ans, un véritable cache-cache s’était opéré entre le groupe et la Marine qui s’était efforcé de réduire le banditisme et la corruption. Daiki avait donc passé ses années les plus fondatrices (15-17 ans) à se faire courser par le Gouvernement, mais la ville était leur terrain de jeu, ils la connaissaient par cœur, ils avaient presque fusionné avec elle. Malgré le rapport de force inégal entre les soldats et eux, la Marine n'avait pas dépêché assez de moyens sur quatre enfants des rues pour réussir à les attraper.

Ça les rendait heureux, cette sensation de défier le Monde, de fuir ce qui asservissait tout être sous la Loi. Mais ils se fatiguaient et la Marine commençait à bien connaître la ville elle aussi, tout cela devenait de plus en plus dangereux. Au même moment, le Groupe n’avait plus eu de nouvelles de leur boss, ni de leurs fournisseurs. Ils avaient compris qu’il était temps de changer de vie, de se séparer.

Hiver 1505 (Début d'année)

Daiki mènait à présent une vie de sans-abri. Il n’avait pas d’emploi, perdu contact avec le Terrible Quatuor et mendiait pour pouvoir payer son tabac. Au bout de quelques semaines seul, il se remémorait sa vie avant la rue : sa famille. Peut-être devrait-il retourner les voir ? Est-ce qu’ils l’accepteraient ? Que dirait sa mère ? « Non. Je ne peux pas revenir. », c’est ce qu’il se martelait en tête.

Mais au plus le temps passait, au plus des souvenirs auxquels il n’avait plus prêté attention depuis quatre ans devenaient de plus en plus clairs. Sous une nuit d’hiver, la neige dépeignait un tableau classique pour les riverains de Yakoutie Island. C'est cette nuit-là que Daiki prenait finalement la décision de revenir au moins voir sa famille. Tant pis s’ils ne voulaient plus de lui, il ressentait à présent le besoin de revoir sa mère, ce visage chaleureux et bienveillant à tout être, à tout enfant, et il en était redevenu un. Paré de ses vieux draps épais lui servant de vêtements et son sac enfilé, il prenait la direction de la maison. Il se souvenait encore du chemin. Les lumières étaient encore vives dans les rues, mais plus personne ne les arpentait à cette heure-ci. C’est comme s’il n’y avait plus rien, plus aucun obstacle pour que Daiki puisse retrouver sa famille, le confort, la mort de sa solitude.

Il avait fini par se planter devant la maison, SA maison. On pouvait apercevoir des silhouettes à travers les fenêtres dont la lumière perçait la nuit. Ils avaient l’air heureux, sans doute jouaient-ils en famille, comme le montraient les souvenirs de Daiki qui se mettait à sourire. Ça-y-est, il y était, sa rédemption. Il s’était approché, avait toqué, et les secondes passant jusqu’à ce qu’on lui ouvre se mirent à s'écouler de plus en plus lentement. Il était rempli d’attentes, d’espoirs, son cœur lui semblait être sur le point de briser sa cage thoracique pour pouvoir se propulser hors de son corps. Des bruits de talons se faisaient entendre à travers la porte « C’est maman ! » se disait-il. La poignée se tournait, un filet de lumière s’échappait de la porte qui s'ouvrait, « Ça-y-est, je suis de retour ! » se répète-t-il.

-Oh. Je… Je peux vous aider, Monsieur ?

Le visage devant Daiki lui était inconnu. Elle avait la trentaine, ce n’était définitivement pas sa mère.

-Monsieur ?

Il était aphasique. Tant d’espoirs avaient été bâtis, mais il faut croire que rien de tout cela ne se réaliserait. Après quelques secondes d’immobilité, Daiki réussissait malgré tout à aligner deux syllabes, comme si elles étaient ses premières. Nul doute d’ailleurs que le signifiant fut le même pour ses premiers mots, d’ailleurs.

-M… Maman ?

La femme avait pris peur et claquait la porte au nez du sans-abri, du sans-famille. Le système de verrou sonnait comme un violon désaccordé aux oreilles de Daiki. Quelques paroles étouffées lui parvenaient malgré tout :

- Chéri ! Un clochard bourré est venu toquer à la porte ! Ils me font peur ! Quand est-ce que la Marine les expulsera ?!

Et telle une malédiction, la Marine venait le lendemain matin déranger Daiki dans son sommeil.

-Hé ! Hé toi ! Lève-toi.

Emmitouflé dans ses draps, le visage couvert de Daiki se contentait d’un gémissement plaintif, encore engourdi par un sommeil de courte durée .

-J’ai dit lève-toi ! On expulse tous les clodos de ton genre ! Vous salissez la ville ! Vous effrayez les touristes !

Le sans-abri ne se blessait même pas des mots du soldat. Depuis la dernière nuit, il était devenu tel un végétal, lourd. Il n’était pas enclin à résister et se contentait de se lever en frottant ses yeux, prêt à suivre le marin.

-D… Daiki !

-Hm ?

Devant lui se tenait Otone, son ami du Terrible Quatuor, dans un uniforme de nouveau soldat de la Marine. Son camarade se retrouvait étonné, pris par la foudre. Le temps que les deux réalisent, Daiki pris la parole :

-Mais p*tain tu fous quoi dans cette tenue-là ! On a passé des années à cracher sur eux, à s’idéaliser en justiciers libérateurs de l’oppression armée ! Et toi tu fous quoi ? Tu vas pactiser avec l’ennemi ?! Tu vas les rejoindre ?!

- On était des gamins Daiki ! On aurait pu crever à tout moment avec vos conneries de pseudo-Révolutionnaires ! Regarde-toi ! T’es qu’un camé ! Tu vis dehors, t’es constamment défoncé, regarde-toi ! Tu fais pitié !

Daiki n’avait rien à répondre à ça. C’était une des rares fois où il s’énervait, et ne savait plus contrôler ses pensées dans ces moments-là. Il n’avait qu’un vide dans la tête, et la chaleur de son corps qui augmentait sous l’accélération de son rythme cardiaque. Il ne savait plus quoi dire, plus quoi faire, n’arrivait plus à penser.

-Regarde comment tu t’es ravagé le cerveau ! T’arrives même pas à aligner deux mots !

-Mais ferme-la !

-Vas-y énerve-toi ! Le Grand Justicier, le Sauveur de l’Humanité ! Vas-y ! J’ai une femme, j’ai une maison, j’vis au chaud moi ! Mais j’ai aussi un autre truc que t’as pas… un fusil, mec ! Alors fais pas le malin ou j’te troue !


-J’T’AI DIT FERME-LA !

Daiki lançait son poing sur la figure du soldat Otone qui reculait quelques instants, tenant son nez, saignant.

-J’T’AVAIS DIT DE PAS FAIRE LE MALIN !

BANG

Un coup de fusil retentit, et le corps de Daiki chut. Ses yeux restèrent ouverts quelques instants, et dans un bruit semblable à un lourd acouphène, il ne put entendre qu’un « Putain !… M… Merde ! » puis des pas s’éloigner prestement, avant de sombrer dans l’inconscience.

Hiver 1505 - Printemps 1506

Mes yeux s’ouvrent… Je n’entends qu’un lourd bruit d’air, comme si une machine respirait à côté de moi… en même temps que moi. Je tourne le regard et constate en effet un large engin, un cylindre prenant l’espace d’une armoire entière, une presse métallique vient compresser une sorte d’accordéon qui se reremplit ensuite, mécaniquement, créant ce bruit de respiration. De cette machine sort un tube auquel… tiens, j’y suis relié, par un masque. Ce truc à l’air de m’aider à respirer. Pourquoi je suis ici ? Où est-ce que je suis ? Je ferme les yeux, me concentre pour rassembler mes derniers souvenirs : -BANG- . Ah oui… C’est vrai… Otone.

Je suis soudain pris d’une douleur intense, au poumon droit. Des sueurs froides me parcourent, j’ai l’impression que je vais vomir…

-Rallonge-toi, vaut mieux. Tu risques de rouvrir ta blessure sinon.

Du côté opposé à la machine respiratoire, un homme se tient à un bureau. Il porte des gants en latex blancs.

-Vous êtes qui ? Et je suis où exactement ? dis-je en me rallongeant, sans presque me rendre compte que je suis ses ordres.

-Appelle-moi Kiichi. Tu es chez moi. Je t’ai récupéré ensanglanté au sol. Tu avais une balle dans le poumon. J’ai pu te l’extraire mais je te déconseille de bouger. Tu as une sale cicatrice sur ton torse et ce genre d’opération est très lourde. Tu as dépassé les 15 heures de sommeil depuis ton opération, je crois.

-15 heures ?!

Je suis tout de suite coupé par une douleur vivace au même endroit, toujours.

-T’excite pas dans tous les sens.

J’applique ses conseils bien sagement, la douleur rend extrêmement docile.

-Merci…

-Y a pas d’quoi.

Son ton est très neutre, comme s’il travaillait en même que je lui parle. Me sauver a l’air de faire parti de son quotidien. Je me demande qui est cette personne… Il est peut-être un peu tôt pour le bombarder de questions et j’ai vraiment l’air de le déranger. Ah si seulement je pouvais en fumer une là maintenant…

Après quelque jours passés chez Kiichi, je me résous à lui demander plus ample détails quant à sa personne. Nous nous retrouvons à table tous les deux, j’étais enfin autorisé à sortir de mon lit. Tant de questions traversent mon être: Pourquoi m’a-t-il sauvé ? Lui suis-je redevable ?

-Tu m’as toujours pas demandé mon nom.

-Si tu voulais vraiment que je le connaisse, tu me l’aurais déjà donné. Mais si tu veux me le donner, vas-y.

-Daiki.

-Enchanté Daiki.

Je ne sais pas quoi répondre à ça. Kiichi parle toujours de manière concise, brève, comme pour donner le moins d’informations possibles. Peut-être a-t-il quelque chose à cacher ou à se reprocher ? Toujours est-il que cet homme m’a sauvé la vie, je lui suis redevable.

Le bruit des couverts contre la porcelaine me rappelle le silence gênant qui s’est installé dans cette pièce. Il faut que je le brise :

-Je peux te poser une question ?

-Essaye. Peut-être que je pourrais te répondre.

-Pourquoi m’as-tu sauvé ?

-Tu vois, c’est ça qui m’insupporte. T’avoir sauvé la vie cause chez toi des questionnements, comme si ce que j’avais fait était anormal. Ça devrait pas être le cas. C’est le problème de notre société.

Bon sang, et moi qui venait de le faire passer pour une forteresse. Voilà qu’il me livre un avant-goût de son idéologie. Je ne vais pas m’en plaindre, d’autant plus qu’il soulève un point véridique. Que devrais-je dire après ça ? « C’est vrai. » ? « T’as raison. »? Ce sont les premières choses qui me traversent l’esprit mais ça rendrait l’atmosphère encore plus pesante, non, non. Heureusement pour moi, Kiichi coupa court à ma réflexion :

-J’sais que c’est un Marine qui t’a laissé pour mort. J’suis sur cette île pour ça.

-Comment ça « pour ça » ? Tu veux éliminer tous ceux qui vivent dans la rue ?

-Mais nan imbécile. J’suis ici pour mettre un terme à ça, à la Marine sur North Blue. Et j’pense que tu peux m’aider.

-Comment ça ?

-La Révolution a pris le contrôle de Luvneel. Ça m’a motivé.

« La Révolution ». Ça sonne bien. Cependant ça ne me dit rien, je dois lui demander de plus amples détails :

-C’est… qui ou quoi la Révolution ?

-C’est un mouvement rebelle qui s’oppose au Gouvernement Mondial. Comme son nom l’indique il prône un nouvel ordre mondial par le biais d’une Révolution dont ce mouvement se considère comme étant le vecteur. Ça m’étonne que tu n’en aies jamais entendu parlé.

-Jamais.

Quelle aubaine ! De quoi renouer avec le moi d’il y a quelques années, le Daiki libre, rebelle, teigneux, que je suis en train de perdre ! Il faut absolument que j’en sache plus sur eux !

-Ils ont un Quartier Général ? Un chef ? Ça se rejoint ?

-Wow, calme-toi. On connaît pas vraiment le lieu de leur base, mais maintenant que Luvneel est à eux, si tu veux les contacter tu pourras sans douter passer par eux.

Il prend une gorgée de son verre d’eau

-Quant à leur chef… Ils en ont pas vraiment, ou plus. Ils en avaient un, Arias Knightwalker, mais l’ont perdu. Depuis ils en ont pas vraiment élu un autre. Y a plusieurs figures importantes, sur plusieurs lieux, qui représentent l’autorité là où ils sont mais pas vraiment de leader suprême à proprement parler. Vois ça comme une collaboration de plusieurs mouvements à la même volonté. Que de l’entraide. C’est une forme de « petit » anarchisme si tu veux.

« Anarchisme », voilà un mot qui fond dans mes oreilles. Kiichi ne cesse de me toucher en plein cœur, ou en plein poumon droit, à vous de voir…

-Tu as dit que tu voulais mettre un terme à la Marine, que je « pouvais t’aider ». Premièrement, quel est ton plan et deuxièmement pourquoi moi ?

-J’veux faire sauter leur base.

Sans qu’il puisse répondre à ma deuxième question, je me leve et m’exclame :

-Autant je suis anti-Gouvernement, mais je suis encore plus anti-assassins ! Je ne t’aiderai pas à tuer autant de gens !

-Allons, calme-toi. Ils n’hésiteraient pas, eux, à mettre à feu et à sang une base des Armées Révolutionnaires. Ils n’hésiteraient pas à te tuer. N’essaie pas de faire le cœur pur. En ce monde tout n’est que lutte armée pour asseoir sa domination. C’est le Gouvernement Mondial qui a rendu les choses ainsi.

Il marque un point. Cependant que la vérité soit ici ou ailleurs,(Muddler) je refuse de participer au massacre de dizaines voire centaines d’individus.

-Le Marine, lui, n’a pas hésité à te tirer dessus.

-Tu crois vraiment que c’est la solution ? Amasser le plus de cadavres possibles pour montrer que c’est toi le plus fort ? Quelle différence y aura-t-il entre le Gouvernement Mondial et toi ?

-T’es borné ou t’es stupide ? Grandis un peu ! Tout n’est pas fait de jolies fleurs et d’embrassades amicales !

On est clairement en opposition, ma colère monte mais je dois me calmer, la dernière fois que je me suis laissé emporté, je me suis retrouvé ensanglanté dans la rue… Respire… Il faut trouver un compromis…

-Il doit bien y avoir un autre moyen ! Sérieusement, tu dois penser à un autre moyen, on doit pas tomber aussi bas qu’eux !

Kiichi croise ses bras, comme dans l’attente d’une proposition.

-On peut pas se contenter de sabotage ? De retarder leur approvisionnement, l’arrivée d’informations ?

Ça y est, il a l’air de réfléchir et de se remettre en question, j’y suis !

-Ce ne sera pas aussi efficace.

-À la longue, ça peut l’être. Et surtout, ça nous éviterait de devenir comme eux.

Il prenait un petit temps de réflexion, il doit sûrement être sur le point de craquer:

-Ok, t’as gagné.

Yes !

-Mais ça se passera pas tout le temps comme ça !

Je me contente d’un sourire.

-T’as un plan ?

Et c’est ainsi que nous avons passé les trois prochains mois à mener des opérations nocturnes de sabotage de la base marine dans la ville. J'avais réussi à me procurer un arc, et les réflexes que j’avais acquis dans mon enfance sont doucement revenus. On se glissait dans les cales des bateaux, vidant les stocks ramenés par les mers pour réapprovisionner la base, on assommait parfois quelques soldats pour arriver à nos fins, mais jamais de confrontation directe. On était resté dans l’ombre, discrets, efficaces et surtout sans avoir tué un seul marin.

Au final ce n’a pas été grand-chose, notre mouvement n’a pas engendré de gros problèmes pour le Gouvernement Mondial. La seule chose qui a découlé de nos actes a été un renforcement de la sécurité de la base à l’arrivée du Printemps. On a beau commencé à être doué, l’effectif multiplié et la surveillance renforcée du complexe militaire nous a empêché d’aller plus loin dans nos actes de révolte. Et après tout, nous ne sommes pas des combattants.

Alors que les ruelles de la ville commencent à perdre leur teinte blanche hivernale, je me balade avec Kiichi. Je me remémore la discussion à l’origine de notre collaboration lorsqu’un détail de notre conversation me revient :

-Dis-moi… Tu ne m’as jamais dit pourquoi m’avoir choisi moi. Je dégage quelque chose en particulier ?

Nous sommes tous les deux dans de larges manteaux beiges qui nous couvrent le visage. Je croque dans une pomme à la fin de ma question tandis que Kiichi se met à sourire.

-Tu te souviens quand je t’ai dit que la Révolution m’avait inspiré, que je voulais les rejoindre?

-Hun-hm. J’acquiesçais .

-Je suis déjà dans la Révolution.

-Hein ? Tu pouvais pas me le dire plus tôt ?!

-On sait jamais, les murs ont des oreilles. Et puis j’étais pas encore sûr du fait que tu adhères à nos idées.

-Bien sûr que si !

-Ah bon ? Tu veux que je te rappelle notre première vraie discussion ?

Il marque un point. Je me suis plus ou moins énervé contre lui, contre ses idéaux.

-Ça m’explique toujours pas pourquoi moi.

-Hm… Tu te souviens de Matteo Pesanti ?

Ce nom ! C’était celui du Boss !

-Le jour où il vous a chopé toi et ton groupe et vous a proposé de bosser pour lui. J’étais là. Y avait deux gardes du corps, j’étais l’un deux.

Voilà une information assez choquante pour faire s'arrêter ma course. Depuis tout ce temps, il était là ?

-L’Armée Révolutionnaire m’avait envoyé étudier sur la pègre locale et mettre fin à une classe corrompue. Malheureusement la Marine m’a devancé et s’est acquittée de cet honneur. Toujours est-il que de mon temps là-bas, le boss parlait déjà de vous. De votre choix de vie, malgré votre jeune âge. Tu avais de quoi penser comme un Révolutionnaire. Et je pense qu’il est temps pour toi de nous rejoindre.

-Déjà ? Mais je ne sais pas me battre !

-C’est pas grave, va à Luvneel. Demande à rejoindre la Révolution, dis que tu viens de la part de Kiichi, ils sauront te former. Tu seras officiellement un Révolutionnaire. Même si tes actes l’ont déjà démontré.

-Mais… Et toi ? Tu vas rester ici ?

-Ouais,la Marine est toujours ici. Mais t’inquiète pas, je ferais rien sauter, tu m’as convaincu, tu m’as changé.

Je ne dis pas un mot, je ne sais pas quoi lui répondre. Pourquoi me sens-je si ému ? Sans doute le fait de devoir quitter l’Homme qui m’a sauvé, a su me faire confiance, et avec qui, en trois mois, j’ai pu apprendre plus qu’en 17 ans. Non, 18. J’ai eu 18 ans il y a quelques jours.

-Je t’ai réservé le dernier bateau pour Luvneel. Il part cette nuit. Prends tes affaires et fonce, je ne veux plus te voir jusqu’à ce que nos camarades te renvoient à moi pour libérer Yakoutie.

Il me tend un billet, je le saisis et me met en direction du port… avant de me retourner et l’enlacer très maladroitement. Je le remercie en un murmure étouffé puis reprend ma course. Il est temps, temps de prendre mon envol.

Malgré le fait que nous étions le matin à notre séparation, je me suis senti obligé de rester au port jusqu’à la nuit tombée, jusqu’à l’arrivée du dernier bateau pour Luvneel. L’embarquement est donné, et je prend soin de couvrir mon visage, nos têtes sont connues de la Marine locale depuis qu’on s’est fait repéré il y a un mois. Ça a été la seule fois où l’on a bien failli y rester.
Alors que je pose mon premier pied sur les planches du navire, j’entends au loin deux marins parler :

-T’as entendu la nouvelle ? Ça y est ! On a enfin eu ce maudit Kiichi ! Notre base est tranquille, nos navires ne seront plus sabotés !

-Raclure révolutionnaire! Par contre on a toujours pas réussi à choper son acolyte.

-Le mec à l’arc ?

-Ouais, lui, là.

-Pfwah, il causera beaucoup moins d’ennuis que Kiichi, ça c’est sûr.


La mine assombrie, et la capuche resserrée sur mon visage, je me dirige vers la proue, un paquet de cigarettes en main, un briquet dans l’autre. Je l’allume. C’est ma première bouffée de cette fumée toxique depuis que mon poumon s’est vu traversé par une balle. Kiichi m’avait interdit de reprendre le tabac.




Dernière édition par Kangaeku Daiki le Jeu 12 Avr - 0:12, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé ♪] Kangaeku Daiki   Dim 8 Avr - 23:56

Up pour signaler que j'ai terminé ma Présentation! Very Happy
Je m'excuse d'avance à mon évaluateur, je reconnais que l'Histoire ressemble à un gros pavé. Razz
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MessageSujet: Re: [Terminé ♪] Kangaeku Daiki   Lun 9 Avr - 9:20

Bonjour à toi et bienvenu parmi nous !


Je m’occupe De ta présentation dans l’an journee.

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MessageSujet: Re: [Terminé ♪] Kangaeku Daiki   Lun 9 Avr - 11:40



Présentation et premier RP
A lire attentivement !

Indice de notation des présentations

La présentation sera toujours cotée sur 15 comme ceci:

La qualité du texte sur 7/10

L'originalité 1/2
La mise en page 1.5/2
La cohérence du récit 2/2
La narration 1.5/2
L'avis personnel 1/2

Le respect du français 7.5/10

Le vocabulaire 1.5/2
La grammaire 1.5/2
L'orthographe 1.5/2
La conjugaison 1/2
La ponctuation 2/2

La quantité du récit 5.5/6

Près de 5400 mots d'histoire et des descriptions assez courtes

Points bonus 3/6

Score final 23/32


23/32*15= 10.78 = 11 lvl

Bonjour et bienvenue à toi, je serai donc celui qui s'occupera de ta notation.

Je te propose donc d'entrer sans plus attendre dans le vif du sujet et de commencer par la qualité du texte et du récit.

S'agissant tout d'abord de l'originalité du texte, il y a plusieurs choses assez sympas malgré un cadre général "assez classique". De base, ton histoire est celle d'un jeune homme grandissant dans un cadre familial solide mais qui fini par s'en éloigner pour vivre dans la délinquance avant de tomber sur un sauveur auquel tu t'attaches et qui meurt finalement : ça c'est assez classique. Par contre, il y a des éléments sympas et rafraîchissants qui apportent leur touche d'originalité. Tout d'abord, je trouve que tu t'aies parfaitement approprié le cadre de Yakoutie avec une partie de ta famille décimée sur la maladie qui a frappé l'île. Ensuite, la disparition de ta famille sans plus d'explication ne me gêne pas, au contraire, c'est assez intéressant et promet, éventuellement, des RPs à venir sur ce sujet. Puis, les ambitions révolutionnaires découvertes et développées sur un plan très pacifiste apportent également une petite touche d'originalité salvatrice. Aussi, tu l'auras compris, dans le fond c'est classique mais dans la forme on trouve de belles touches d'originalité.

Pour la mise en page, tu ne savais peut-être pas que c'était un critère de notation mais j'avoue que ta remarque me laisse un poil interrogatif. Car effectivement, le texte est très peu espacé et c'est la raison du demi-point perdu. Pour le reste, c'est codé, justifié et coloré donc RAS. Si tu optes pour la correction, ajoute quelques espaces entre tes lignes de dialogues et dans tes paragraphes de narration et ça sera parfait.

Pour la narration justement, c'est assez agréable et simple à lire, c'est vraiment un point positif. Il me manque peut-être quand même un aspect introspectif qu'on retrouve peu malgré les déconvenues que rencontre Daiki.

Enfin, pour la cohérence, RAS !

S'agissant du français, une remarque générale, c'est assez solide et finalement le lecture n'est pas ralenti par les coquilles et autres erreurs. Pas de souci de ponctuation sauf un ou deux points manquants en fin de phrase mais rien de grave, je n'y reviendrai pas.

Sinon, je vais commencer par le point le plus marqué sur cette présentation, la conjugaison. En soit, et si l'on prend en compte les règles de conjugaison "stricte", il y a assez peu de mauvaises choses (un "s" manquant sur une terminaison à l'imparfait par exemple). Non, le point en moins vient principalement d'un souci dans la mise en musique des temps de rédaction, il y a un souci de concordance des temps. Souvent, tu mêles présent et passé dans la même phrase sans que celà ne se justifie. Tu vas également faire une phrase au présent, la suivante au passé et revenir au présent. Mon conseil pour remédier à ça, choisit un temps et n'en change pas. (Pour exemple, je ne rédige qu'au passé, sauf dans les dialogues).

Pour le reste du français, je t'ai enlevé un demi-point par rubrique car on retrouve des petites inattentions un peu partout sans que cela ne cause un préjudice énorme à l'ensemble. Des mots manquants pour l'orthographe, des tournures de phrases un peu ric-rac pour la grammaire et des coquilles pour le vocabulaire qui, je pense pour la globalité, pourront disparaître après une bonne relecture globale. Je t'en cite quelques uns pour te donner une idée ("prendre part à" et pas "prendre part dans" ; se remémorer ... et pas " se remémorer à" s'il ne s'agit pas d'une personne ; "réapprovisionner" et non rapprovisionner )

Au final, et dans la globalité, ta présentation était vraiment sympa et agréable à lire, je l'ai plutôt apprécié.

Tu atteins le niveau 11, félicitation !

Tu peux à présent faire un choix parmi les suivants :
-> Corriger ta présentation et gagner quelques niveaux.
-> Entrer directement dans le monde du RP au niveau 11.
-> Passer directement au test RP pour gagner jusqu'à 5 niveaux supplémentaires.





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MessageSujet: Re: [Terminé ♪] Kangaeku Daiki   Lun 9 Avr - 19:33

Merci d'avoir passé du temps sur ma Présentation, je suis vraiment ravi des commentaires que tu as pu faire, ça m'a vraiment fait sourire.
Je suppose que je ne peux pas corriger ma Présentation ET Passer au test RP, si?
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MessageSujet: Re: [Terminé ♪] Kangaeku Daiki   Lun 9 Avr - 19:44

Si si bien sûr, tu commences par la correction. Je passerai en seconde notation et derrière, je te donnerai ton énoncé de test.

En gros, la correction peut t'apporter quelques petits points, ou beaucoup d'ailleurs, je te renote en prenant compte des corrections, et après tu accèdes au Test.

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MessageSujet: Re: [Terminé ♪] Kangaeku Daiki   Lun 9 Avr - 19:56

D'accord, je prépare ça alors! Ça devrait arriver vers Mercredi soir.
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MessageSujet: Re: [Terminé ♪] Kangaeku Daiki   Mer 11 Avr - 23:35

Correction faite! J'ai essayé de me cantonner à un seul temps mais le déroulement chronologique de l'histoire m'a donné du fil à retordre. En faisant ça, j'ai l'impression de l'avoir rendu un peu plus lourd par contre. Je dois clairement bossé sur le temps pour éviter ça.

Modification approtée à la section FDD/Armes, également. Je vise le Yuki Yuki maintenant!
(J'passe évidemment au Test RP après Correction)
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MessageSujet: Re: [Terminé ♪] Kangaeku Daiki   Jeu 12 Avr - 11:34



Présentation et premier RP
A lire attentivement !

Indice de notation des présentations

La présentation sera toujours cotée sur 15 comme ceci:

La qualité du texte sur 7.5/10

L'originalité 1/2
La mise en page 2/2
La cohérence du récit 2/2
La narration 1.5/2
L'avis personnel 1/2

Le respect du français 9/10

Le vocabulaire 1.5/2
La grammaire 1.5/2
L'orthographe 2/2
La conjugaison 2/2
La ponctuation 2/2

La quantité du récit 5.5/6

Un poil plus de 5400 mots

Points bonus 4/6

Score final 26/32


26/32*15= 12.18 = 12 lvl

Et voici donc la seconde notation de ta présentation, et je ferai dans le rapide.

Une remarque globale tout d'abord : je suis plutôt très content de voir la masse de correction qui a été effectuée sur cette présentation.

Pour la mise en page, c'est donc parfait, rien à redire.

Pour la conjugaison, qui était le point le plus problématique en soit, un très belle surprise. Je n'ai relevé que très très peu de fautes dans ta présentation que je n'ai pas sanctionné pour deux raisons. Déjà, elles étaient trop peu nombreuses mais aussi, parce qu'il y a eu un très gros travail là-dessus et donc c'est vraiment bien. Bravo à toi sur ce point.

Pour le reste, je t'ai rajouté un demi-point sur le vocabulaire parce que tu as repris quelques unes des fautes que j'avais noté sur le premier passage, portant ainsi le nombre à trop peu pour être sanctionnées.

Voilà pour les quelques postes qui ont changé entre mes deux passages, et donc, encore une fois, c'est vraiment top, une belle correction. Cela mérite évidemment une revalorisation sur les points bonus parce que tu as pris en compte les remarques et tu as refais un bon travail sur cette présentation. Je ne peux que t'en féliciter.

Voilà donc pour ce second passage.

Tu atteins le niveau 12, félicitation !


Et voici donc ton test RP !

Citation :
Au cours de ton trajet pour te rendre sur Luvneel et rejoindre les forces révolutionnaires, le bateau sur lequel tu voyages doit s'arrêter pour une cause on ne peut plus simple : le capitaine a repéré une bataille navale entre deux navires gouvernementaux, un bâtiment pirate et une embarcation révolutionnaire de taille plus modeste cherchant clairement à fuir vers Luvneel. Manque de chance, alors qu'il allait faire demi-tour pour s'éloigner, un boulet perdu est venu exploser le gouvernail alors qu'un autre a exploser la chaîne de l'ancre : plus le choix il doit aller tout droit ou rester sur place. Vous allez donc passer au cœur de la mêlée et aurez plusieurs possibilités. Que vas-tu faire ? Rester sur le navire de transport pour aider les voyageurs ? Sauter sur le navire révolutionnaire pour t'enfuir avec eux ? Te jeter sur les navires gouvernementaux pour t'y battre ou sur le navire forban pour le voler ? A toi de voir !

Raconte nous cette épopée.

Petites précisions:

- Tu peux utiliser ton FDD ou tes capacités comme si tu le possédais déjà dans ce RP, étant donné qu'il se situe généralement en dehors de la trame du RP sur le forum. C'est un HS quoi.
- Tu peux utiliser toutes les techniques que tu veux dans ce RP. Plus tard, il faudra les faire valider dans la section appropriée pour les utiliser dans le "vrai" RP.
- Tu peux créer et contrôler tous les PNJs que tu veux, veille seulement à ce que ce soit cohérent.



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MessageSujet: Re: [Terminé ♪] Kangaeku Daiki   Ven 13 Avr - 15:16

Je me mets au test RP ce week-end, en attendant un énième merci de t'être attardé sur ma fiche, je suis vraiment content de lire tes compliments, je ne m'y attendais pas.


Dernière édition par Kangaeku Daiki le Mer 2 Mai - 19:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé ♪] Kangaeku Daiki   Mer 2 Mai - 19:41

Avec un retard plus qu'honorable, voici la première partie de mon Test RP. La seconde arrive bientôt, mais je pense devoir faire un deuxième post. Le codage risque de rendre mal si je l'étire trop.

Entraînés dans un conflit mondial! Première Partie. -TEST RP-


Spoiler:
 
La mer... Il faisait bon de naviguer après dix-huit ans sur la même île. Il fallait dire que ne jamais avoir quitté son pays provoquait un certain trouble face au changement, au renouveau. Le paysage se voulait moins agressif et le vent ne fouettait plus le visage de Daiki, il le caressait. Un sourire se glissait sur son visage. Cet éclat sera vite interrompu lorsqu'il s'étouffera sur sa cigarette. Après avoir passé des années avec du tabac au bec, il recommençait à zéro suite à quelques mois de pause et (surtout) un poumon perforé. Le jeune homme préférait penser que c’était un symbole ; tout comme le tabac, il recommençait tout à zéro. Une nouvelle vie.

La croisière se déroulait, Daiki était toujours planté sur la proue profitant du vent et de l’horizon instable. Bien sûr il n’était pas des plus sereins. Après tout, il avait perdu celui à qui il devait tout et ignorait d’ailleurs s’il était mort ou tout simplement capturé…. Il prévoyait déjà les plans de son retour sur Yakoutie:

Vengeance ? Sauvetage ? Nous verrons bien. Il n’est peut-être pas encore l’heure du deuil. Mais même si c’est mon passe-temps favori, le moment n’est pas propice pour divaguer. Je dois rester alerte. Il y a trois hommes en uniforme de soldat sur le bateau. S’ils viennent de la Base Marine alors mon visage leur est connu.

Il semblait délibérer intérieurement un instant. Le voilà probablement tourmenté par un choix cornélien !

- Bon sang il fait beaucoup trop chaud!

Ou tourmenté par un climat qui lui semblait exotique, allez savoir. Dans tous les cas, le long manteau beige avec lequel il avait embarqué lui paraissait étouffant. D’un pas assuré, L’encapuchonné s’avançait encore plus à l’avant de la proue. Une fois certain que personne ne pouvait plus le voir de face, il prit la décision d’ouvrir l’avant de son long manteau de tissu. Haaaaa … L’air pénétrait et le rafraîchissait. Il fermait les yeux, prenait une bouffée d’air frais. Tout était calme, si calme, bercé par le bateau qui volait sur les vagues.

Voilà une sensation bien agréable… Il m’aura fallu attendre dix-huit ans pour me sentir ainsi… Peut-être devrais-je piquer un somme ? Non il ne faudrait pas que je me retrouve à la merci des soldats sur le navire. Et si je me laissais aller un instant? Juste un instant? Oui, allez…. Laissons-nous distraire.

En reprenant une autre grande inspiration, Daiki écartait les bras hors de sa toge qui à présent se trouvait totalement au dos de celui-ci. Son corps n’était plus camouflé, et le vent marin emportait sa capuche. Même son visage était visible, mais qu’importe, cette sensation était si exaltante, des frissons parcouraient ses bras au contact de la chaleur du soleil, quel bonheur… De plus, les vagues se faisaient de plus en plus violentes. La plupart des gens tenteraient de trouver une accroche afin de s’assurer un équilibre face au courant de plus en plus déstabilisant mais Daiki n’en faisait rien. Vraiment, cela le berçait d’autant plus. Son état de béatitude se voulait imperturbable. Enfin, c’était sans compter un coup de feu lointain. Ses yeux s’ouvraient soudainement. Non, ce n’était pas un coup de feu. C’était bien plus violent, comme un boulet de canon ! À presque huit cent mètres devant lui se tenaient quatre embarcations. Elles n’avaient cependant rien à voir avec celle où le Yakoutien se trouvait actuellement, notamment car deux d’entre eux arboraient le drapeau de la Marine. Ils faisaient face à deux autres vaisseaux dont un navire de guerre duquel flottait un drapeau pirate. Cependant, le dernier bâtiment ne se distinguait d’aucun élément quelconque.

Est-ce une embarcation civile ? Un bateau annexe de celui des pirates ? Il est bien plus petit que les autres.

Ses réflexions furent interrompues par une main se posant sur l’épaule du Penseur. Un sursaut fut le premier réflexe de celui-ci, on aurait vraiment dit que quelqu’un venait de percer la bulle dans laquelle il s’était enfermé. En se retournant, il constatait un homme en uniforme. C’était l’un des Marines présents sur la navette.

Bon sang, me voilà condamné, je suis démasqué ! Pas le choix je vais devoir me déf-…


- Vous feriez mieux de vous retirer de l’avant du bateau. L’horizon devient dangereux.

Hein ? Il ne me reconnaît pas ? Peut-être qu’il ne vient pas de la Base de Yakoutie. Ou devrais-je relativiser ma notoriété ?

Voyant le jeune homme bloqué dans une expression mêlant incompréhension et surprise, le Marine assuma que le champ de bataille naval apportait une crainte non négligeable à son interlocuteur.

- Bon, apparemment vous n’avez pas entendu l’appel du Capitaine, Monsieur. On rassemble les civils à l’intérieur de la navette. On va faire demi-tour et repartir plus tard. C’est trop dangereux de vous faire rester l-…

BOUM


Le sol se met à trembler ! Bon sang on a été touché ! 

BOUM


Deux fois ! C’est pas possible on est visés ?! Ça m’étonnerait pas du Gouvernement Mondial, ni des pirates.


- Héhé, pas l’choix. Il va falloir qu’on avance tout droit, le gouvernail est touché et l’ancre est pétée. Si on reste sur place, on sera emporté par les vagues et on dérivera jusqu’à notre mort ou notre naufrage. J’espère que vous avez fait vos prières avant de monter à bord, jeune homme.

En effet, nous voilà dans de beaux draps… Mais je ne peux pas laisser des civils mourir ! Je n’ai donc plus qu’une priorité : protéger les civils. Les pouvoirs du Yuki Yuki no mi devraient me le permettre sans trop de problèmes. Mais un autre problème intervient. Malgré tous les torts que je peux donner au Gouvernement je ne peux pas condamner tous les marines. Ce serait trop simple, injuste et barbare. Mais je ne vais pas non plus protéger les Marines, si ? Et si j’applique cette logique je dois aussi protéger les Pirates. Mon fruit a beau être pratique, je ne peux pas tout faire en même temps ! Bon sang Daiki ! Agis ! Agis ! Prends une décision !

- Jeune homme êtes-vous sourd ? C’est la troisième fois que je vous demande de rejoindre les civils, si vous continuez à rester amorphe je vais devoir employer la force !

Hein ? Ah oui c’est vrai, j’ai toujours ce problème avec moi. Et à force de penser aux Marines et aux Pirates j’en oublie les civils.

- Bon très bien vous ne me laissez pas le choix.

Le Marine saisissait Daiki qui se laissait emporter sans dire un seul mot.

Cet homme est un larbin du Gouvernement Mondial, d’ailleurs. Pourquoi donc ne le détesté-je pas ? J’éprouve presque de la sympathie pour lui. Après tout il ne fait que son travail, et puis il essaye de protéger les civils. Comme moi.

Perdu dans ses pensées, Daiki se rappelait tout de même qu’un problème plus important pesait sur lui.

Bon sang ressaisis-toi tu dois stopper ce combat ! Je pourrais rester sur le bateau et englober les civils sous un igloo mais ce serait trop facile et me ferait renoncer à certaines de mes convictions. Même si les civils sont ma priorité, aucune mort ne doit être déplorée ; Pirate ou Marine. Je dois faire cesser ce combat.


Au moment-même où cette introspection prenait fin, le soldat qui tenait le Brun se retrouvait avec rien de plus que du vide entre les bras, Daiki s’était propulsé et semblait à présent voler dans les cieux, ses jambes étaient remplacés par un amas de poudreuse, laissant ainsi une traînée immaculée sur son chemin. L’homme en uniforme se retrouvait stupéfié et ne fut réveillé que par l’intervention d’un de ses collègues :

- Il se dirige droit vers les autres Marines ! Tu vois pas qu’il faut l’arrêter ? dit le soldat à son collègue tout en chargeant son fusil.
Son camarade acquiesçait un instant avant de tirer sur l’Immaculé. Un trou était laissé par le chemin de la balle mais Daiki ne flanchait pas.

Bon sang qu’est-ce qu’ils essayent de faire ? Si je n’étais pas un logia je me serais retrouvé au fond de l’océan ! Ces hommes sont beaucoup trop facilement motivés à tuer. C’est déconcertant.
Qu’importe. Je dois continuer.


Daiki était maintenant à équidistance de chaque navire.

Je n’ai qu’un seul moyen de faire cesser tout ça.

Il tendait ses bras, toujours suspendu dans les airs.

« White Out! »


Tout en prononçant ces mots, une violente bourrasque blanche s’échappait du jeune homme. Elle se propageait très vite, jusqu’à atteindre les quatre bateaux. À part faire voler les manteaux et causer des rhumes, il n’y avait rien de bien offensif dans cette technique. Son intérêt était surtout stratégique. En effet, l’atout de « White Out » résidait dans le fait qu’elle s’attaquait à la visibilité de tous ceux aux alentours. Elle se voyait réduite de quelques mètres pour ceux à la vue digne d'un rapace. Non seulement les soldats seront perdus sur leur propre navire mais surtout il leur sera à présent impossible de continuer la bataille. La pire chose qui pourrait leur arriver serait d’entrer en collision avec les autres navires, ce que Daiki n’espérait pas, bien sûr. Mais le jeu semblait valoir la chandelle à ses yeux.

Voilà ce problème réglé. Cependant j’en ai crée deux autres… Premièrement, je dois faire traverser ce brouillard épais à la Navette de civils. Deuxièmement, je dois m’assurer que le quatrième bateau de cette mêlée n’est pas une embarcation civile. Autant je peux laisser les pirates et le Gouvernement se débrouiller, autant les civils risquent gros avec mon Blanc-dehors. Rah… La navette n’a d’autre choix que d’avancer tout droit, il faut que je me dépêche ! Vite, le quatrième navire !

Daiki devait faire vite, la navette allait bientôt pénétrer dans la zone où le White Out se déchaînait. Mais il fallait prendre ce risque, si d’autres civils étaient en danger il se devait de les aider eux aussi. Il parcourait donc la zone à toute allure, toujours maintenu dans les cieux par sa poudreuse. Après avoir survolé à deux reprises un bâtiment Gouvernemental il tombait enfin sur la plus sobre des quatre embarcations.

Il descendait depuis les airs en direction du bateau. Sa chute devenait de plus en plus lente, il avait pris soin d’accompagner celle-ci par de forts vents neigeux afin de se faire porter par ceux-ci jusqu’au sol. Ses jambes se reformaient progressivement jusqu’à ce qu’il puisse poser le pied sur le pont. Il aurait pu choisir, de par la nature de son fruit, de se fondre dans les courants neigeux qu’il avait lui-même crée mais autant venir en paix et jouer carte blanche dès le début. Si ces matelots étaient effectivement des pirates malveillants Daiki n’aurait qu’à fuir.

Bien. Maintenant, un plan. En descendant j’ai déjà pu confirmer ce que je savais déjà ; cette embarcation n’arbore aucun drapeau pirate, ni Gouvernemental. Soit nous avons affaire à un second navire des pirates qui leur sert de moyen de fuite, plus petit, plus discret, ce qui expliquerait la non-présence de drapeaux ; soit c’est bien un embarcation civ-…

- Haut les mains.

Une voix monocorde interrompait les pensées de Daiki, encore une fois. Il pouvait sentir la présence d’un fusil posé à l’arrière de son crâne.

Bon sang, je ne compte plus les fois où je me suis fait interrompre aujourd’hui. Bon. Soit ce sont bien des pirates, soit des civils bien armés. Ou un seul civil bien ar-…

-J’ai dit : « Haut les mains. »

Son ton se voulait plus insistant mais pas spécialement agressif.

Il peut me tirer dessus si il veut, ça ne me fera rien. Mais bon. Soyons pacifiques. Si vraiment ça tourne mal, je fuis.

Daiki s’exécutait donc.

- Les gars j’en ai un ! hurlait l’homme au fusil. Il s’était rapidement fait accompagné de quelques beuglements alentours. Apparemment, c’était une victoire.

En poussant Daiki avec son fusil, il le faisait avancer. Cependant, le brouillard épais rendait le chemin bien difficile. Il fallait toujours regarder ses pieds, et si le matelot ne connaissait pas son navire par cœur, il aurait bien pu se perdre.

-Je peux savoir où vous m’emmenez ?

- Tais-toi raclure gouvernementale. T’as été envoyé pour nous finir, hein ? La Révolution ne meurt jamais.

-Hein ?!

Alors. J’ai deux informations à digérer. Premièrement, ils me prennent pour un agent du Gouvernement. Bon, très bien, ça peut arriver à tout le monde… J’ai du mal à l’accepter, mais ça peut arriver. Deuxièmement, aucune de mes hypothèses n’était juste. Ce ne sont ni des pirates ni des civils. Ils sont de la Révolution. C’est génial, mais comment les convaincre que je ne suis pas de la Marine ? Bon sang, ça me semble si évident mais je ne vois pas comment prouver mon innocence !

- Non ! Non. Vous vous trompez, je n’ai rien à voir avec la Marine ! Je suis contre eux !

- Ah ouais ? Tu vas me faire croire que t’es de l’Armée Révolutionnaire, hein ?

- Non ! Enfin… Pas tout à fait, pas encore !

- Hahaha bah voyons. Aller. Avance.

Je viens de m’enfoncer encore plus. Comment me rattraper après ça ?
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MessageSujet: Re: [Terminé ♪] Kangaeku Daiki   Mer 9 Mai - 19:30

Preeeesque fin du Test RP. Après une belle page blanche voici la deuxième partie (sur trois) de mon texte. Cependant la dernière partie devrait prendre encore plus de temps. Je suis absent de demain matin jusqu'à Dimanche avec impossibilité de bosser sur le Test RP.
Entraînés dans un conflit mondial! Suite. -TEST RP-

Spoiler:
 
Daiki n'avait plus rien à répondre, il avait bien compris que toutes ses tentatives n'avaient faites que l'enfoncer. Deux dizaines de secondes après cet échange, le Révolutionnaire et l'Homme-neige se trouvaient maintenant face à la porte d'une cabine. L'Homme armé, après avoir fait retentir trois fois la porte en bois avec son poing, pénétrait dans la pièce avec le prisonnier toujours tenu en joue. La cabine était occupée par un personnage aux longs cheveux d'un noir profond. Ses sourcils étaient fins, tout comme ses yeux qui seraient à peine distinguables s'ils n'étaient pas lourdement parés d'un maquillage apparemment fait au charbon. C'était une personne à la carrure tout sauf imposante, et au premier abord on aurait juré se tenir devant un homme si le col plongeant de sa chemise ne nous laissait pas entrevoir deux excroissances mammaires légères mais bien présentes.
Spoiler:
 

-La nouvelle de ta prise a retenti dans tout le bateau, Adams. Félicitations.

Assise devant un amas de cartes, la femme levait les yeux pour scruter le butin des Révolutionnaires.

- Tu ne portes pas l'uniforme de la Marine.

Elle quittait ensuite son bureau pour faire les cent pas autour de Daiki.

- Cipher Pol?

-Est-ce un code? Ça ne me dit rien...

-Je crains de ne pas comprendre où vous souhaitez me mener.

-Je vois.

Elle prenait encore plus de temps pour analyser son invité, encore une fois. Adams, le Révolutionnaire, ne disait mot.

- Ce serait trop facile si tu me répondais directement "Oui". Même si cela faciliterait bien les choses.

- Je suis désolé mais je ne voi-...

Sans attendre que le Prisonnier puisse finir ses mots, la cheffe reprit:

- Convaincs-moi. Qu'est-ce qui me dit que tu n'es, en effet, pas un Agent du Gouvernement Mondial?

- Parfait! Voilà ma chance! Ces gens sont de la Révolution, je peux totalement m'ouvrir à eux!

- Je viens de Yakoutie. J'ai pris la Navette pour Luvneel dans le but de rejoindre la Révolution. Cependant nous nous sommes retrouvés au milieu de cette bataille navale et-...

S'interrompant un instant, Daiki réalisait qu'il en avait presque oublié le peu de temps qu'il lui restait avant que les civils n'entrent dans le White Out et soient assaillis par le froid et des canons bien trop proches de leur embarcation.

-... Et nous avons reçu deux boulets perdus. Le Gouvernail et l'ancre sont endommagés nous sommes forcés d'aller tout droit. J'ai décidé de causer ce Blanc-dehors qui entoure les navires pour faire cesser les combats, mais je dois encore faire traverser le champ de bataille aux civils!

La Cheffe semblait délibérer intérieurement.

- Et pourquoi être venu sur notre navire?

-J'ai pu remarquer que la bataille opposait deux navires de la Marine et un bâtiment pirate. Cependant je n’arrivais pas à déterminer votre faction. Je devais m’assurer que vous ne soyez pas des civils. Auquel cas je vous aurais également apporté mon aide.

D’un mouvement de tête en arrière, le futur-Révolutionnaire se cognait contre le fusil toujours présent contre son crâne.

- Mais vous semblez savoir vous débrouiller...

- Ton discours m’a l’air encore un peu confus… Trop confus pour que tu puisses être un Agent du Cipher Pol.

Elle souriait tandis que son interlocuteur déglutissait.

- Tu as dis que tu étais la cause du froid soudain. Sont-ce les pouvoir d’un Fruit du Démon ?

- Le Yuki Yuki no Mi… puis hésitant un instant, il rajoutait un , Madame.

- Intéressant. Cela veut dire que si tu nous as menti, il nous suffirait de te jeter à l’eau pour te neutraliser.

Il n’avait rien à ajouter à cela.

- Maintenant que tu sais que nous ne sommes pas des civils, que prévois-tu ?

- Puis-je me permettre de vous demander si vous vous rendez à Luvneel ?

Après un instant d’incertitude la Capitaine opinait du chef.

- Notre navette est endommagée et indirigeable. Si cela ne vous dérange pas j’aimerais transférer les civils sur ce navire et fuir le combat afin de nous rendre sur Luvneel et surtout leur épargner une mort certaine au milieu de trois embarcations militaires.

- Tes intentions sont louables, si tant est que tu sois sincère.

Cette femme semblait avoir un goût certain pour le suspens. Elle ne prononçait pas une seule phrase sans laisser quelques secondes de silence à la fin de celle-ci.

- Va. Va chercher tes Yakoutiens. Ramène-les ici et sors-nous de ce brouillard.

Une fois ses mots finis, la Cheffe acquiesçait en direction de son Camarade, signe qu’il devait baisser son arme. Il s’exécutait. Apparemment, elle inspirait suffisamment de confiance auprès de son équipage pour qu’ils ne remettent pas une seule seconde ses ordres en question.

Daiki n’oubliait pas de remercier la femme aux cheveux bruns avant de quitter la cabine et s’envoler hors du White Out dans le but de retrouver la Navette.

- Mais Madame… N’aurait-il pas pu mentir ? Ne va-t-il pas plutôt ramener toute l’escouade du Gouvernement au lieu de civils ?

- Nous ne pouvons pas laisser tant de civils mourir. Et s'il nous a effectivement menti, alors nous l'éliminerons avec son escouade. La Révolution ne meurt jamais.

Le Révolutionnaire se mettait à sourire. Sa Capitaine savait réellement comment gagner la confiance de ses hommes.

- Et je t’ai déjà dit de m’appeler par mon prénom, Adams. « Madame » sonne insupportablement faux.

- Oh euh pardon, Émily.
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[Terminé ♪] Kangaeku Daiki

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