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 Excusez-moi... Heracles Foreman, à votre service. [U.C]

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Heracles Foreman

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Race : Humain
Équipage : U.C

MessageSujet: Excusez-moi... Heracles Foreman, à votre service. [U.C]   Jeu 1 Mar - 0:03


- Heracles Foreman -



  • Nom : Foreman
  • Prénom : Heracles
  • Surnom : Le Gentleman, Le Rugissement Rouge
  • Âge : Quarante-et-un ans
  • Sexe : M
  • Race : Humain
  • Lieu de naissance : North Blue - Mominokishima (l'île aux Sapins)
  • Camp : Gouvernement Mondial
  • Métier : Médecin et Trésorier
  • FDD / Arme : Neko Neko no Mi - Modèle Lion de Némée
  • Équipage : P.A.C.I.F.I.S.T
  • Buts / Rêves : Préserver son île natale.






- Description Physique -

Heracles ? Oh, ça, vous n'aurez aucun mal à le trouver ! C'est qu'il est plutôt connu par ici, vous savez... à Mominokishima, c'est rare de ne pas savoir mettre une frimousse sur son nom. Et encore plus rare, croyez-moi, de ne pas connaître son nom tout court ! Mais plutôt qu'un grand discours, je pense que le mieux, c'est de vous le montrer directement. Vous avez du bol, il est de passage ces derniers jours ! Il rend sans doute visite à sa famille et ses amis en profitant d'une permission. Bon... si je me fie à l'heure de la journée, la tête du ciel et ses habitudes... suivez-moi, je sais où le trouver !

Eh beh, ça n'a pas été de tout repos, mais nous y voilà : la fameuse scierie Goldencut ! Il traîne souvent par ici en début d'après-midi, lorsque le temps est plaisant... il file un coup de main aux ouvriers. Si vous le cherchez, commencer par définir clairement la hauteur de votre regard. Ben oui, mesdames et messieurs, il est loin d'être la plante la plus proche du sol que vous pourrez trouver ! Souvent, on le voit aisément dépasser de la foule de deux à trois bonnes têtes. C'est que... je ne connais pas sa taille exacte, mais je pense pouvoir m'avancer un peu. Deux-mètres-trente, peut-être un peu plus... ou un peu moins ? Aaaaah, je ne saurais pas vous dire ! Ce qui est certain, c'est que ce bon vieux Heracles est un véritable colosse et qu'il n'est pas rare de le remarquer instantanément dans la masse de la populace... d'autant plus que la plupart du temps, les gens ont tendance à s'écarter de son chemin lorsqu'ils ne le connaissent pas. Du coup, si vous savez où le chercher, contentez vous de lever les yeux et de guetter les mouvements de foule : un bestiau pareil, ça ne laisse pas indifférent ! Alors ? Vous le voyez ? Hmmm... oh, là-bas ! Là-bas, regardez !

Vous voyez cette crinière rougeâtre qui se détache du reste du décor comme une framboise dans la gueule d'un corbeau ? À n'en pas douter, voilà notre homme. Il parait que cette couleur de cheveux lui a valu un surnom dans la Marine, en plus de son fruit du démon. Je vous ai parlé de son fruit du démon ? Oh, attendez... je me perds un peu. C'est l'âge, héhé. En tout cas, voilà l'un des premiers signes distinctifs chez notre bon vieux Foreman : sa tignasse rougeoyante, qui a tendance à s’ébouriffer en une multitude de pointes désordonnées et qu'il coiffe donc la plupart du temps en la lissant en partie vers l'arrière. Néanmoins, la nature reprend vite ses droits et il a fini par abandonner, se contentant de cette chevelure mi-ordonnée, mi-chaotique... m'enfin, ça ne lui va pas si mal, au jeune homme, vous ne trouvez pas ? Ses sourcils épais sont la plupart du temps cachés par sa chevelure, qui lui retombe en partie sur le front, recouvrant ce dernier et les quelques rides qui s'y sont creusées avec le temps. En plus de cela, il a opté pour une pilosité faciale soignée et taillée pour aller parfaitement avec sa caboche : des favoris épais qui recouvrent une grande partie de ses joues et descendent jusqu'à l'angle de sa mâchoire de chaque côté de son visage. Un style comme on en fait plus tellement, ça c'est moi qui vous le dit ! Quand j'étais jeune je... hein, quoi ? Oh, il discute avec les ébénistes et s'est tourné vers nous un peu plus directement. Parfait !

Quoi, ce sont les lunettes qui vous étonnent ? C'est vrai que ce n'est pas forcément ce à quoi on s'attendrait d'un mastodonte comme lui, mais dans les faits, il est loin d'avoir la dégaine de vos brutes habituelles... propre sur lui, soigné, il arbore le visage paisible d'un homme cultivé. En réalité, il porte tout simplement ces verres car il en a besoin ! Eh oui, ma petite dame. Sans ses lunettes, notre bon vieux lion voit aussi bien qu'une taupe ! Entre sa myopie d'enfance qui n'a pas foncièrement bien évolué et sa presbytie naissante, il lui est passablement difficile d'y voir clair lorsqu'il ne dispose pas de ce miracle ordinaire que sont les lorgnons. Il les préfère de forme carrée, la plupart du temps, avec des branches simples qui reposent sur ses oreilles rondes de taille moyenne, et des montures discrètes. Sous ces bésicles, on peut apercevoir deux yeux d'un vert émeraude pur et éclatant, brillants de volonté et de certitudes. C'est qu'il a un sacré regard, notre Heracles... il s'en dégage une sorte de puissance tranquille, de solidité latente. Au travers de ces yeux, cet homme saurait presque vous porter à bout de bras jusqu'aux confins du monde connu si il le pouvait. Ça doit beaucoup l'aider dans son travail... je veux dire, si vous couplez ça avec le ton grave de sa voix, qui renvoie en tout temps à une certaine mesure, un professionnalisme et un self-contrôle sous-jacents, il doit sans doute n'avoir que peu de mal à se faire entendre et respecter par ses collègues.

Toujours dans ce contraste entre son gabarit impressionnant et la finesse de son faciès, le Foreman dispose d'un nez droit et assez fin en comparaison avec son anatomie au sens général. Néanmoins, ce qui soulève souvent le plus d'interrogations chez lui, c'est sa bouche et plus particulièrement une spécificité de ses dents : encadrées par le tracé anguleux de ses mâchoires fortes, deux prémolaires ressortent d'une façon relativement semblable aux animaux carnassiers de ses lèvres ! On ne sait pas vraiment d'où cela lui vient : certains conjecturent qu'il aurait un lien de parenté très lointain avec des ancêtres aux ascendances bestiales, en d'autres termes, des hommes-bêtes. Néanmoins, même si c'est le cas, il n'a gardé que cet élément de son héritage supposé... du reste, il garde une dentition en très bon état, aussi bien parce qu'il est médecin que parce qu'il est précautionneux. Cela étant, il peut avoir l'air d'un véritable prédateur si il se décide à montrer les crocs et je ne veux pas être celui qu'il finira par mordre ! Vous devriez le voir lorsqu'il mange, rien ne lui résiste ! En même temps, c'est qu'il faut de la boustifaille pour entretenir un corps pareil !

Oh, voilà qu'il file un coup de main à ces braves gaillards. Regardez comment il soulève ce tronc d'arbre ! Impressionnant, pas vrai ? Pour sûr, on a de la chance que ce soit un bon gars et pas un de ces voyous mal lunés... autrement, ça aurait été clairement moins agréable de le voir mettre à profit sa musculature ! Du cou aux chevilles, comme vous pouvez le voir, Heracles a été doté par la nature d'une anatomie puissante, saillante et au développement totalement spectaculaire. Sa charpente massive fait de lui un homme tout indiqué pour de nombreux travaux manuels, comme vous pouvez le voir ici : il est capable de soulever des charges très lourdes, pour lesquelles plusieurs hommes seraient nécessaires ! Bien bâti comme il est, il n'est pas difficile de voir ses biceps, ses triceps, et tout ses autres machinceps sous sa peau... héhé ! Et ces mains... franches et viriles, y'a pas à dire. Marquées par des années de labeur. Pour sûr, à l'époque j'étais plutôt bien découplé quand j'avais son âge, mais ça n'avait rien à voir ! Endurant comme trois bœufs, cela fait des années que je le vois abattre des travaux manuels colossaux et ça ne cesse malgré tout jamais de m'étonner !

Mais n'allez pas penser pour autant que ce n'est qu'une bête de trait ! Comme je vous l'ai dit un peu plus tôt, il est non seulement médecin, mais en plus de ça c'est un membre de la Marine et du Gouvernement Mondial. S'il est actuellement habillé assez simplement dans le cadre de son petit coup de pouce à Goldencut, il garde à l'esprit de se montrer sous un jour soigné en d'autres circonstances. D'habitude, il porte une chemise blanche soigneusement repassée qu'il serre au niveau de la nuque avec l'aide d'une cravate rouge impeccablement nouée, sous un veston noir de costume. Ce dernier est doublé d'une couche fine de coton, dans laquelle se trouve une poche où il conserve une montre à gousset. Une ceinture simple de cuir noir à la boucle de fer chromé permet se resserrer au niveau de sa taille un pantalon de toile, lui aussi faisant partie de cet ensemble sobre, charismatique et raffiné. Il emmitoufle ses pieds dans des chaussettes noires et porte habituellement des souliers noirs et gris taille quarante-huit. Bah oui, avec des pieds de trente-et-un centimètres, je peux vous assurer qu'il peut vous mettre des grosses lattes aux fesses ! Et à mon avis, il y a des bandits qui doivent avoir du mal à s'asseoir depuis le temps !

En discutant avec sa tante -une charmante femme, très forte aux dames en plus- j'ai cru comprendre que notre grand dadais avait également un pyjama... un pyjama assez particulier. De base assez simple, aux coutures sobres et de couleur vert, l'élément qui m'a interloqué est le petit poussin qui serait cousu sur son pectoral droit, accompagné de la mention "Poyo Poyo". Quelle est la signification de ce symbole et quel message se cache derrière cette icône ? Hé, je n'en sais rien ! En tout cas, il m'a été affirmé qu'il ne se séparait jamais de ce pyjama. Il aurait aussi un caleçon à l'effigie de ce poussin, mais là encore, c'est de la spéculation... qui sait, si vous lui demandez, il vous expliquera peut-être ? N'ayez pas peur, c'est un gentil garçon héhé !

Moi, je vous laisse ! Mes rhumatismes me reprennent. Être maire d'une ville, c'est fatigant, vous savez...


- Description Mentale -

Cela fait quelques temps déjà que vous vous renseignez sur ce phénomène de la nature. En parcourant Mominokishima à la recherche de témoignages, vous avez pu commencer à vous faire une idée très précise de la psyché de ce Marine fort particulier. En recoupant les résultats des différentes discussions, vous vous êtes rapidement rendu compte que certains points avaient tendance à ressortir du lot : des traits de caractère qui supportent une ligne de conduite spécifique.

Dans un premier temps, il n'a pas été difficile de comprendre qu'Heracles a bien assez de place en son cœur pour y accueillir la terre entière : d'une grande générosité, il est profondément philanthrope et croit dur comme fer dans le genre humain, dans la capacité des individus à se départir de leurs bassesses les plus crasses et viles pour devenir meilleurs. Pour donner ce qu'il y a de mieux en eux. Si ce point incontournable de sa personnalité représente chez certains une naïveté frisant la stupidité, il n'en reste pas moins que rien ne pourra le faire démordre de cette conviction. Aidant son prochain comme il respire, il estime qu'il n'y a pas de petits gestes et que même un simple mot, un bref regard, des paroles d'une banalité affligeante peuvent changer le cour de la journée de quelqu'un de façon drastique... et par là même, changer sa vie. Il est capable de se donner à fond pour offrir une petite attention à quelqu'un, s'attaquant parfois bien maladroitement à des défis pour lesquels il n'est pas de taille. Cela va de préparer un gâteau qui finira bien souvent brûlé dans le four, à construire une barque qui coulera en prenant la mer, en passant par le dessin maladroit d'une carte d'anniversaire.

Il sait se montrer d'une tolérance incongrue envers énormément de gens. Il pardonne aisément les écarts de conduite auxquels il est parfois soumis, considérant que c'est une peine bien ridicule si on la compare à celle d'autres de par le monde. Ainsi, il est extrêmement difficile de le pousser à adopter un comportement inadéquat, tant sa candeur préservée au travers des années se montre parfois désarçonnante. De la même façon, il a maintes et maintes fois montré son attachement à une politique prônant l'éducation plus que la punition au travers de diverses arrestations impliquant des malfrats de calibres variables. Cherchant avant tout à comprendre leurs motivations pour leur expliquer leurs erreurs et décrédibiliser les détours fallacieux qu'ils empruntent, il s'est montré capable d'énormément de patience. Une patience que peu auraient pu avoir pour ce que beaucoup auraient considéré sans seconde pensée comme étant des rebuts de la société, des parias, des ratés. De son côté, cette classification n'existe pas : un homme peut faire des erreurs, mais elles ne le caractérisent pas pour autant. Pas tant qu'il n'a pas rendu son dernier souffle, car il a alors encore l'occasion de faire amende honorable.

Il ne faut néanmoins pas confondre cela avec une sensiblerie aveugle et une clémence exagérée : si le Foreman est persuadé que chacun peut faire un pas vers la lumière, il n'en reste pas moins respectueux des règles qui régissent le monde et des concepts majeurs d'ordre et de justice qu'il défend en tant que membre de la Marine. Si un individu doit purger une peine pour ses crimes, alors Heracles ira en ce sens. Il est tout à fait conscient du fait que si n'importe qui peut faire un pas amical vers son prochain, tous n'agissent pas de la sorte. De ce fait, un système judiciaire qui se veut aussi équitable qu'intransigeant dans son application doit être mis en place et préservé pour conserver la paix de la façon la plus certaine possible. Cela étant, il n'est pas partisan d'une justice sourde et aveugle, et tend à considérer que les circonstances atténuantes et les actions de rédemption sont des éléments qui méritent d'être étudiés, analysés et inclus dans tout jugement. De cette manière, il peut se montrer très doux envers un voyou pouvant justifier sa cause de bonne foi, tout comme il peut faire preuve d'une exceptionnelle gravité à l'encontre d'une ordure détruisant des vies pour le plaisir. Dans les deux cas, cependant, cela ne dépassera pas le cadre professionnel et les instances choisies pour rendre la sentence finale seront maîtresses de la conclusion. De son côté, il est un bras armé et il agit comme tel.

À ce titre, le maudit du zoan de Némée sait faire preuve d'une indéniable honnêteté et tout particulièrement d'une honnêteté intellectuelle poignante : il se base sur des éléments factuels pour rendre son avis sur un sujet et sait reconnaître lorsqu'il est en tord, ne s'enfonçant jamais dans le bourbier de la mauvaise foi et des préjugés. Cette qualité est un soutien éclatant dans son métier, où les émotions personnelles ont vite fait de venir obscurcir le jugement se voulant impartial des instances de l'autorité. Franc sans être brusque, direct sans manquer de tact, Heracles est un homme de terrain efficace qui a le désir profond de faire avancer les missions qui lui incombent. Il n'aime pas être astreint à l'immobilité, même si l'expérience et la sagesse venant avec l'âge lui ont appris à ronger son frein lorsqu'il en ressent le besoin, faisant avant tout de lui un élément fiable et pragmatique lors de toute opération nécessitant ses talents. Peu enclin aux soubresauts émotionnels, trait de caractère développé avec le temps et un grand travail sur soi plutôt qu'inné, il garde la tête froide dans la plus grande partie des cas, ce qui en fait un agent efficace et digne de confiance.

Son extraction du commun ne l'a pas privé de bonnes manières. Au contraire, celles-ci ont été de tout temps magnifiées dans sa jeunesse par l'humilité et le réalisme employés dans son éducation. L'homme sait où se trouve sa place : quelque part, il n'est qu'un petit point dans un monde qui n'est potentiellement qu'un petit point parmi tant d'autres. Fort d'un ego discret et d'une empathie surdimensionnée, il ne manque de politesse envers personne, pas même envers les criminels qu'il coffre. Il s'excuse même systématiquement avant de mettre aux fers quelqu'un, lui demandant même sa permission dans un premier temps pour éviter d'en venir aux mains ! Certains criminels se montrant parfois sonnés par ce comportement, il lui arrive même de méprendre cela pour de la méfiance et de montrer des preuves de ses accréditations... sacrée énergumène que voilà, à n'en pas douter. Si ces éléments peuvent parfois paraître étranges aux soldats amenés à travailler avec lui, il n'en reste pas moins que cette prévenance est profondément inscrite dans son caractère et il lui est donc relativement difficile de se montrer moins obséquieux en toutes circonstances. Cela étant, sa bienséance parfois surprenante est aussi malvenue avec les coupe-jarrets qu'elle se montre pratique et appréciée par ses supérieurs. Entre ses principes fondamentaux et sa courtoisie jamais faussée, il fait un subordonné agréable à vivre, appliqué dans ses actes et impliqué dans sa cause.

En tant que soldat entraîné, il considère que ses capacités doivent être mises à la contribution de l'accomplissement du bien commun et qu'il ne doit avoir recours à ses compétences offensives que dans le cadre de ses activités professionnelles. En tant que médecin formé, il attache une importance capitale à la vie d'autrui, y compris lorsqu'il ne se situe pas dans son propre camp : il sait néanmoins se plier aux directives impliquant de donner la mort, même si elles lui paraissent la plupart du temps découler du choix d'une cruelle et salissante facilité. Il tentera toujours de raisonner avec le commanditaire de tels ordres si la situation le lui permet, étant lui même persuadé que même d'un point de vue stratégique, un ennemi vivant sous les verrous vaut mieux qu'un ennemi mort six pieds sous terre. Si son libre arbitre lui est tout attribué, il porte alors assistance de manière égale à ses alliés et à ses ennemis, cherchant bien entendu à assurer la survie de ses patients plutôt qu'à les remettre sur pied promptement. Avec les gens qui ont habituellement recours à ses services curatifs, il dévoile être un docteur patient et dévoué. Un pratiquant qui préfère pousser les examens dans l'excès que laisser par inadvertance une coquille médicale être provoquée par négligence.

La famille est pour Heracles un élément incontournable de son existence. Elle est la raison pour laquelle il a finalement décidé de prendre la mer et défendre le Gouvernement Mondial. Elle est le cocon dans lequel il a grandi, puis s'est développé en tant qu'homme et en tant que père et mari. Elle est l'un des socles de ce qu'il est devenu. Néanmoins, il n'est pas naïf au point de la croire hors de danger et sait qu'en empruntant ce chemin, en choisissant cette vie de membre de l'éminente Marine, il a pris le risque de perdre ses proches à jamais... qu'il revienne à Mominokishima les pieds devant où qu'il y revienne sur ses deux jambes, mais désormais seul. Il entretient une grande fierté pour son fils, qui fera sa joie tant qu'il restera fidèle à ses valeurs, ainsi qu'une tendresse particulière envers sa femme... cela malgré son caractère ardent.

Heracles dispose également de certains traits comportementaux anecdotiques, qui le rendent parfois aussi loufoque qu'attachant dans un jeu de situations donné. Dans un premier temps, il ne se sépare jamais de son pyjama Poyo Poyo : même dans les situations les moins appropriées, si il doit se reposer, il est capable de le sortir de nulle part et de l'enfiler à la vitesse de la lumière, se mettant en condition pour "un sommeil de qualité", selon ses dires. Il peut alors dormir sur un rocher comme si il s'agissait d'un matelas... par le simple pouvoir de son pyjama. De manière générale, le petit poussin revient souvent dans son arsenal, y compris sur le plan médical : pansements imprimés de son logo, livrets de saynètes relatant ses aventures pour aider à la récupération morale, autographe automatique à son effigie sur les plâtres... Poyo Poyo semble prendre une grande place dans la vie du médecin, même si personne n'arrive à comprendre pourquoi. En même temps, personnage n'a jamais cherché à savoir !

En tant que trésorier, le Foreman a également une ligne de conduite très claire à laquelle il se tient avec rigueur : plus jeune, on lui a appris que tout travail méritait salaire. Tout salaire mérite donc d'être dépensé de façon utile... radin ? Oh, pas le moins du monde ! Non... parlons plutôt d'optimisation, pour le coup. Cela ne l'embête pas d'aider quelqu'un dans le besoin financièrement, mais son désir de faire au mieux se traduit par quelques habitudes assez étranges : il cherche toujours, par exemple, à obtenir le meilleur rapport qualité/prix dans les magasins. Quand il est invité au restaurant, il taille toujours ses choix au rabais pour économiser un maximum. Il refuse catégoriquement de dépenser de l'argent, le sien ou à fortiori celui de son équipage, pour des frivolités. Cela étant, si ce comportement est la plupart du temps fort restrictif, il dévoile tous ses bienfaits lorsque les sommes parfois colossales qu'il parvient à mettre de côté son utilisées à bon escient.

Enfin, si notre colosse semble aussi solide que la figure de proue d'un navire de guerre, il n'en reste pas moins un homme soumis à l'influence néfaste de certains de ses démons. Parmi ceux-ci, on peut tout particulièrement citer la culpabilité qui continue de l'assaillir, pour un évènement tragique qui s'est produit il y a longtemps déjà.



- Histoire -

La vie peut-être pleine de surprise.

Dès lors qu'un nourrisson vient au monde, la seule chose qui est certaine, le seul fait incontestable, c'est qu'il entame tout juste une course contre la montre. C'est que dès sa première respiration, il se meurt peu à peu, inexorablement. Alors qu'est-ce qui fait toute la valeur de l'existence, selon vous ? Pourquoi est-il considéré comme sensé de s'attacher à ce concept, de s'amouracher de cet espoir qu'est "la vie" ? Qu'est-ce qui donne un sens à ce long parcours nous amenant du berceau au cercueil ?

L'entre deux.

Ce qui est fort certain, c'est que les parents d'Heracles ne s'attendaient certainement pas à une vie pareille pour leur fils. En vérité, ils ne s'attendaient certainement même pas à la manière dont les choses évolueraient dans leur petite famille : qui aurait pu prévoir leur décès, après tout ? Certainement pas eux... ni le marmot incapable de comprendre le monde qu'ils laissaient dans leur sillage. Il n'avait que six mois. Autant dire que cet événement ne le marqua guère et aujourd'hui encore, si la raison et la réflexion d'adulte qui l'animent font poindre en lui une pointe de nostalgie pour ces géniteurs qu'il n'a jamais pu serrer dans ses bras, il s'accommode bien de ces émotions. Ce père dont il ne connaîtra jamais le regard fier, cette mère dont la tendresse lui restera inconnue... il a appris à relativiser. Après tout, la vie l'a peut-être privé de tout cela.

Mais elle ne l'a pas laissé tomber pour autant.

Car le jeune bambin de Novembre, encore innocent et totalement livré à lui même, fortement destiné à disparaître dans les méandres d'un monde sans pitié, ne fut pas abandonné aux cruelles mains d'un sort facétieux. Recueilli par sa tante et son parrain, Hilda et Harrold Striek, celui qui deviendrait plus tard un fervent défenseur de la justice trouva un foyer aimant et chaleureux sur l'île de Mominokishima : cette île, connue pour sa topologie hivernale, ses montagnes aux neiges éternelles et surtout pour ses énormes sapins au bois sombre et robuste, devint rapidement intrinsèque au cœur tendre et empli d'affection du môme qu'il était alors. Ses falaises escarpées, ses toundras vastes et sauvages, ses arbres centenaires et impérieux, sa faune et sa flore combative et brave... Heracles, nommé ainsi par sa génitrice en raison du beau bébé qu'il représentait, n'en rata guère une miette. C'est dans cet environnement tantôt brutal et glacé, tantôt plein de merveilles et de beauté qu'il développa son intellect et son corps, bercé par le vent frais et souverain de cette île de North Blue considéré par beaucoup comme un trésor naturel. Dans ce cadre sauvage et pur, le futur lion qui sommeillait dans le cœur de l'enfant trouverait tout ce qui lui serait nécessaire pour s'exprimer pleinement.

Très vite, ses parents adoptifs s'attelèrent à lui donner une éducation des plus sensées et droites. Et pour cause ! Le moujingue aux cheveux rouges n'était pas comme les autres. S'il n'était pas aussi grand qu'un géant, il en avait clairement le cœur... et s'il avait le physique avantageux et dantesque d'un homme colossal, il n'en avait clairement pas la véhémence. Sa croissance totalement exagérée inquiéta rapidement sa tante Hilda, qui craignait de le voir filer un mauvais coton... ou attirer les mauvaises personnes. À l'âge de douze ans, il faisait déjà la taille d'un homme normal : à dire vrai, il en avait déjà le physique, de manière générale. Le crime n'étant pas particulièrement monnaie courante à Mominokishima, il n'en restait pas moins certain que des individus particuliers n'hésitaient pas à commettre de temps à autres des larcins afin de rendre la vie dure aux petites gens. C'était précisément de ces gens là que la tutrice apothicaire du jeune Foreman voulait éloigner ce dernier : entre leurs mains et leurs conseils véreux, le cœur de lion enrobé dans du velours de son protégé aurait risqué de céder à une corruption funeste. Il était hors de question que cela se produise : elle s'y refusait farouchement, aussi bien par désir personnel de protéger le bambin qu'elle avait élevé depuis sa naissance que pour rendre hommage à ses parents, partis depuis longtemps. Elle lui avait appris tout ce qu'elle pouvait : lire, écrire, compter, raisonner de manière intelligente, utiliser sa tête, écouter sa bonté ou encore soigner les blessures des nécessiteux... elle lui avait enseigné la patience, le pragmatisme, la compréhension et le recul. Des concepts et des attitudes qui le dotaient d'une tête bien pleine, potentiellement bien faite, mais qui ne comblaient guère le besoin d'un homme de savoir ce défendre dans un monde qui n'avait rien de la pureté immaculée des neiges de Mominokishima. Il était des choses qu'elle ne pouvait lui enseigner, tout simplement... des choses vitales pour quelqu'un comme lui, dont les traits uniques semblaient annoncer un avenir qui n'aurait rien de banal.

Son mari s'en chargerait, à coup sûr.

À l'orée de ses treize ans et de son mètre-soixante-seize, il fut décidé que le jeune rouquin serait éduqué aux sciences du combat, autant que faire se pouvait : si son parrain et tuteur agissait avant tout comme une figure paternelle souvent absente à cause de ses obligations, il y avait une raison : aventurier de profession et d'esprit, Harold n'avait jamais aimé l'inertie. À dire vrai, sa vie palpitante comptait beaucoup pour lui. Ses voyages et ses escapades constituaient l'essence même de son existence, qu'il préférait pleine de rebondissements. Or, pour survivre à ce genre de train de vie, il était nécessaire pouvoir parer à différentes éventualités... le plus souvent létales, finalement. C'était la raison pour laquelle le Striek était relativement doué dans le domaine : comme il le disait souvent, rien de mieux qu'une noyade pour apprendre à nager... pour le coup, il avait lui même eu l'occasion de tester cet adage alambiqué au travers de ses explorations. Le terrain était ce qui faisait l'expérience, pas la théorie ou les livres. C'était ce qu'il voulait inculquer au jeunot, espérant peut-être secrètement le voir suivre un chemin similaire au sien... diantre, quel chercheur de trésor il aurait pu faire !

Fort de cette décision, l'aventurier mis rapidement son protégé au travail : jour après jour, Heracles fut progressivement formé à l'utilisation de ses muscles et à leur développement, à différentes disciplines sportives basiques, puis aux arts martiaux. De son côté, le pré-adolescent prenait la tâche avec un sérieux exemplaire, ainsi qu'une humilité sans bornes : prompt à reconnaître ses faiblesses, il s'attelait immédiatement à les corriger avec efficacité et rigueur. Il n'était pas rare pour sa tante, le soir, en revenant de consultations tardives ou de soins prodigués assez longs, de croiser le jeunot au cœur de lion en plein entrainement improvisé. Le jeune Foreman, dont la volonté et la maturité étaient impressionnantes pour son jeune âge, n'hésitait pas à travailler d'arrache-pied sur ses techniques, le moindre de ses mouvements, la plus infime de ses mauvaises habitudes. Le crépuscule signait le début de longues heures d'effort, avec pour seuls témoins habituels le ciel de Mominokishima, son vent froid ainsi que sa faune nocturne. Quand le soleil pointait finalement le bout de son nez, il arrivait parfois aux deux aînés de retrouver leur fils adoptif dans un état second de fatigue poussée : il arrivait alors juste à se traîner jusqu'à son lit pour y dormir lourdement. Avec abnégation, vigueur et sérieux, il repoussa peu à peu ses limites en puisant dans les ressources les plus profondes de son être. Sous bien des aspects, il était plus rigoureux et strict dans ses propres entraînements personnels qu'un quelconque soldat dans une caserne prévue à cet effet spécifique. Un véritable guerrier sommeillait en lui... qu'il devait dégrossir et façonner comme un sculpteur enlaçant de ses soins la pierre pour lui donner forme.

Car Harrold ne pouvait guère s'occuper de lui de façon continue : même si la relation qui les unissait était plus forte que l'acier le plus solide, il n'en restait pas moins que le précepteur improvisé du rouquin avait sa propre vie à mener. Hilda n'avait pas épousé un homme tranquille, de cela on pouvait être certain... aussi, lorsque le baroudeur disparaissait des mois durant à la recherche d'un quelconque trésor à découvrir ou d'un artefact à examiner, celui qui entrerait un jour dans les rangs du Gouvernement Mondial se prenait immédiatement en main. Son autonomie et son goût du travail bien fait constituaient irrémédiablement une force colossale pour l'épanouissement martial de l'adolescent. Bientôt, il atteignit un niveau très correct pour un combattant de North Blue. Il n'était pourtant âgé que de quatorze ans : un fait qui était tout bonnement improbable, quand on se fiait uniquement à sa stature imposante (déjà un bon mètre-quatre-vingt-cinq) ainsi que sa pilosité qui, si elle était encore naissante, se révélait savamment fournie.

C'est alors qu'il entamait sa quinzième année que les efforts de sa famille adoptive payèrent pour la première fois de manière probante. À cette époque, Mominokishima était victime d'une situation relativement précaire, provoquée par les intérêts douteux d'un homme riche et peu scrupuleux : Maxime Debûche, un technocrate peu enclin aux élans de bonne conscience. Usant d'une fortune mal-acquise, il avait mis le grappin sur les commandes d'un établissement tout à fait vital pour la population de l'île : la fameuse scierie Goldencut, permettant le traitement qualitatif et quantitatif des grands arbres peuplant les cols et les plaines enneigés de l'atoll glaciaire. Néanmoins, bien mal-acquis ne profitant jamais, ce ne fut qu'une question de temps avant que le jeune homme ne se mêle de l'affaire... car si l'identité du propriétaire de l'industrie du bois locale ne l'intéressait pas outre mesure, la hausse faramineuse des prix ainsi que la pression sociale et le chantage usités par Maxime pour mettre les habitants à genoux ne furent pas du tout de son goût. Cela lui prit plusieurs mois, mais il su faire preuve d'intellect, de patience et de pertinence. Debûche avait pris une habitude bien néfaste : celle d'engager des agents privés pour assurer sa défense et remplir ses besognes les plus crasses. Rigoureusement, il récolta les preuves nécessaires pour faire tomber l'industriel de son piédestal : papiers compromettants, aveux de la part des gros-bras qui travaillaient pour lui, témoignages des locaux... pièce par pièce, il monta un véritable dossier qui provoquerait la chute du bourgeois : il n'en parla pas à sa tante, refusant de l'inquiéter pour ses activités, ni à son parrain absent. Lorsque Hilda lui demandait d'où venaient les bleus qu'il pouvait recevoir au travers de ses altercations avec certains mercenaires, il prétextait un entraînement plus rude que d'habitude... cela étant, lorsque la Marine débarqua suite à un témoignage anonyme pour trouver plusieurs criminels ayant fait nouvelle peau sous les directives du patron, mettant au passage en lumière de nombreux accords illégaux et fausses déclarations de sa part, la tante du jeune justicier en herbe ne fut pas dupe. Elle se garda cependant bien de lui en parler : il s'était battu pour le bien de ses concitoyens, quitte à se mettre en première ligne... tout en utilisant sa tête. Si elle s'inquiétait de ce que l'avenir lui réservait, l'apothicaire n'était pas dupe : Heracles était un Foreman. Un sens de la justice aigu et droit coulait certainement dans ses veines. Ses parents auraient été tellement fiers de voir ce qu'il devenait, jour après jour... pour sa part, elle n'était pas en position de lui dicter ce qu'il devait faire : elle lui avait toujours appris à suivre son instinct. Sa tante savait qu'il ferait ce qu'il pensait juste, en toute circonstance.

Cela étant, il n'était pas l'heure pour lui de se lancer dans une bataille sans fin contre les forces du mal et de la corruption. Pas encore, du moins.

Peu de temps avant que son dix-septième printemps ne passe, son parrain les quitta pour une expédition qui promettait d'être la plus longue de sa vie entière. Comme à son habitude, Harrold ne laissa que peu de détails, mais ce fut suffisant pour le grand gaillard qui taperait bientôt aux portes de l'âge adulte : une récompense faramineuse, des risques à la hauteur de cette dernière. L'expéditionnaire ne pouvait délivrer plus d'informations sans potentiellement les mettre eux-même en danger. Son objectif final semblant être l'objet de convoitises particulièrement virulentes, toute personne ayant connaissance du moindre élément sur sa nature ou sa localisation devenait immédiatement une cible potentielle pour les "concurrents", comme l'aventurier aimait à les appeler. Hilda était inquiète, mais c'était un sentiment avec lequel elle avait appris à vivre : une nouvelle fois, la femme versée dans les arcanes de la médecin et son protégé durent dire au revoir à l'explorateur parti sur les routes. Comme d'habitude, il reviendrait. Ils ne s'en faisaient pas pour ça... c'était un survivant, un malin et un bon combattant. Tous les éléments pour réussir dans ce genre de quête insensée ou, à minima, d'en revenir en vie sans trop de casse. Même si ses absences se faisaient pesantes au fil des ans, l'amoncellement de fêlures dans le cocon familial n'était pas assez important pour provoquer de réels dégâts. Avant tout, Heracles et Hilda respectaient ses choix.

Le rouquin qui atteignait déjà plus de deux mètres s'attela à aider sa tutrice dans la gestion de sa pharmacie et dans la prodigation de ses soins. Le temps passant, la vieille commençait lentement à montrer ses premiers signes avant-coureurs chez l'apothicaire : rhumatismes, fatigue facile, trous de mémoire... la vie poursuivait son cycle, laissant le Foreman et celle qui l'avait élevé s'enfermer dans cette bulle de tranquillité et d'inertie. À cette époque, l'adulescent développa principalement ses talents pour la gestion des comptes et des stocks, tout en pratiquant ses compétences en médecine... celles qui, plus tard, feraient de sa vocation une véritable profession dont il vivrait. Rattrapé par des responsabilités qu'il n'aurait sans doute jamais eu à endosser dans un cadre de vie plus banal et commun, Heracles devint un élément à part entière de la boutique familiale, y travaillant consciencieusement pour fournir aux habitants et aux étrangers de passage un havre dans lequel venir quérir aide, médication et repos en cas de besoin. Après tout, le climat rude de l'île surprenait souvent les voyageurs. Non préparés, trop confiants ou juste trop ignorants des risques, des baroudeurs et vagabonds de toutes sortes se retrouvaient dans les brancards de l'établissement Striek. Pneumonies, engelures, insuffisances respiratoires, simples crises d'asthme... allant parfois jusqu'à l'amputation, dans les pires cas, de membres rongés par le gel. Sans compter les blessures liées à la vie quotidienne ainsi qu'aux différentes expéditions ayant parfois lieu sur l'île : les ouvriers de la scierie étaient assez friands des prestations chirurgicales, cataplasmes et autres soins faits maison d'Hilda Striek. Quant aux curieux qui s'imaginaient trouver un trésor incroyable dans l'ombre froide et silencieuse des glaciers, il n'était pas rare de les voir perdre une main ou une oreille au profit de l'appétit des meutes de loups énormes qui parcouraient les plaines durant l'hiver.




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Excusez-moi... Heracles Foreman, à votre service. [U.C]

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