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 [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)

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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Ven 13 Avr - 20:39



Disparitions à la royale
Julius, dit le « Voyant ». Bell Eversmile, médecin de l’équipage Freewill.

Un homme blond aux vêtements peu soignés montait pas à pas les escaliers menant à la salle aux esclaves, le tout sans paraître gêné par les secousses violentes qui frappaient les tunnels. Il s’appelait Julius. Seulement Julius. Cela faisait bien longtemps déjà qu’il avait abandonné son véritable nom pour celui-ci. Autrefois, il faisait partie de la plus haute noblesse de cette mer, mais il avait fini par renoncer à ses droits et privilèges pour devenir mercenaire. Pourquoi avait-il fait ça ? Pourquoi avait-il abandonné une vie de richesse et d’opulence pour celle qu’il menait maintenant ? La réponse à cette simple question, il l’emporterait très probablement dans la tombe. Quoi qu’il en soit, cette journée avait réellement été mouvementée. Entre l’intrusion inopinée de ce jeune sabreur, qui on ne sait trop pourquoi avait d’ores et déjà été classé comme un allié par son employeur, et les prémices du coup d’éclat de la révolution, ça n’avait pas été de tout repos. En parlant de celui qui allait rémunérer son travail, il avait beaucoup sollicité les talents de Julius, ceux-là même qui lui avaient valu le surnom de « Voyant ».

Il était vrai que pour de simples mortels peu expérimentés des nombreuses spécificités de ce monde, ses capacités étaient de l’ordre du divin. Cependant, il ne s’agissait là en vérité que d’une maîtrise d’une des nombreuses facettes d’un pouvoir nommé « Fluide » ou plus communément appelé « Haki ». Peu présent sur les Blues, il était déjà plus facile d’en trouver des utilisateurs sur Grand Line. Enfin, c’est ce que son maître lui avait révélé lors de son entraînement. Julius était, pour une raison lui échappant très clairement, né avec une sensibilité accrue à ce pouvoir. Si ses premières utilisations maladroites lui avaient valu bien des maux de tête dans sa jeunesse, il n’en était pas moins arrivé à le maîtriser à l’âge de 14 ans, un exploit que peu d’hommes étaient capables de réaliser. Dès lors, il s’en était servi principalement dans les jeux de pouvoir entre nobles comme un moyen de connaître vaguement les intentions de ses interlocuteurs. Ce n’est que lorsqu’il a décidé de troquer son ancienne vie avec celle de mercenaire qu’il a réalisé à quel point son don était utile en combat. En effet, il lui permettait de connaître à l’avance les intentions hostiles de l’ennemi, et donc de se préparer comme il se doit à l’impact. C’est, sans surprise, cela qui lui avait valu son surnom.

Toutefois, il y avait une autre utilisation de ce pouvoir, celle qui avait le plus aidé les révolutionnaires jusqu’à maintenant : Julius pouvait entendre les voix des êtres vivants alentours, et donc les situer précisément dans son environnement. C’est comme ça qu’il avait su avec exactitude où se trouvaient les gardes à abattre ou bien le noble et l’épéiste. Après cela, il n’avait eu qu’à transmettre ces informations à son employeur via la malédiction de ce dernier. Via le même procédé, le révolutionnaire en chef avait guidé le colosse qui lui servait de garde du corps à travers les tunnels. Ce Serguei n’y était d’ailleurs pas du tout allé de main morte… Le « Voyant » n’arrivait plus à sentir que six voix, hormis celles des esclaves, bien entendu. Enfin, cela lui facilitait grandement la tâche puisque sa nouvelle mission, celle que venait tout juste de lui confier Zachary, consistait à libérer ces pauvres gens du joug royal. Arrivé devant une porte en acier fermée à clé, le blond poussa un soupir de lassitude et, d’un coup de pied, fit sortir de ses gonds l’imposante porte. Cette dernière, dont le métal était désormais tordu, chuta donc au sol en écrasant le malheureux garde derrière.

-« Qui es-tu ?! » Clama le chef des gardes. « Non, tu sais quoi ? On s’en bat les côtelettes car Gaspard est là pour te faire ta fête ! »
-« Ton juge, ton jury, et ton bourreau. » Répondit Julius, n’ayant cure des dernières affirmations du dénommé Gaspard.

Le manieur de fouet usa de son arme à bon escient et fit pleuvoir un véritable barrage de coups sur son adversaire. Malheureusement pour lui, c’était bien loin d’être suffisant pour venir à bout du mercenaire. Ces attaques étaient lentes, beaucoup trop lentes. Le blond n’avait même pas besoin d’utiliser son don pour savoir où les coups allaient frapper. Cependant, cela n’avait aucune importance car il comptait en finir dès à présent. Ce qu’il fit, d’ailleurs. Le « Voyant » disparu l’espace d’un instant, et l’instant d’après, Gaspard et tous ses hommes tombèrent au sol, leurs nuques ayant été proprement brisées. Cela fait, Julius inspecta méthodiquement le chef de la garde à la recherche de clés, mais il n’en trouva aucune. Le roi ne devait pas faire assez confiance à ce guignol pour garder ces dernières, ce qui était on ne peut plus compréhensible. Un autre soupir de lassitude plus tard, le mercenaire entreprit de libérer les esclaves en brisant, à main nues, le métal autour de leurs membres.

-« Mais qui êtes-vous ? » Demanda Bell, sidérée par la force surréaliste de cet homme.
-« Mon nom n’a que peu d’importance. » Dit-il, sans grande conviction. « Sachez juste que je travaille pour le prince Zachary Ambroise Octavius de Maniralie, le seul souverain dont à besoin ce royaume. C’est lui qui, dans sa grande mansuétude, m’a ordonné de vous porter secours. »

Une fois ces gens libérés, il les conduirait hors des tunnels dans les différentes villes d’où ils venaient avant de revenir piller la salle au trésor du château, comme convenu avec Zachary. Sa mission étant accomplie, ce dernier lui expliquerait en détail la marche à suivre pour ne pas activer les pièges mortels qui protégeaient les richesses du royaume. Un juste payement pour cette aide indispensable qui légitimait l’arrivée au trône du jeune prince déchu. Après cela, il irait tout simple où le vent le porterait.

Ambroise Octavius Alexandre de Maniralie, le souverain.

Ambroise, assis sur son trône, faisait le nécessaire pour éviter que le château ne soit trop fragilisé par le séisme. Ce faisant, il constatait à quel point il était entouré de demeurés inutiles et incapables. Son pouvoir lui permettait de ressentir tout ce qui arrivait aux matières avec lesquelles il était en contact. Le roi savait donc où se trouvaient ses sujets et avait une vague idée de ce qu’ils faisaient. Il ressentait parfaitement leurs pas et les corps entrant en contact avec le sol de la salle où la noblesse de Maniralie s’entretuait. Dans un moment critique comme celui-ci, on aurait pu croire qu’ils prendraient les armes pour défendre leur souverain, mais non. Après tout, c’était bien plus amusant des faire les fous… Poussant un énorme soupir, le mafieux ne put s’empêcher de penser qu’au final, il n’avait que deux hommes de confiance : Gathurdaid et l’Émissaire. Malheureusement, le premier était mort, et le second devait vraisemblablement être dépassé par les évènements. Bien sûr, le maudit pouvait aussi compter sur Avaliane et Octaviane sur le plan économique, mais leurs rêves de grandeur les rendaient bien trop dangereux. Il ne se passait pas une seule journée sans qu’ils ne complotent pour, à terme, devenir les seuls dirigeants du royaume. Ambroise les avait laissé faire jusque-là car cela l’amusait franchement de déjouer dans l’ombre leurs plans.

Cependant, les morts d’Ysolda et de Ghaturdaid ainsi que la série de catastrophes qui s’abattaient sur le royaume depuis lui avaient fait prendre conscience d’une chose : il avait sous-estimé ses jouets. Preuve en était le fait que Zachary avait planifié un plan d’une telle précision que même sans l’intervention des pirates, il aurait réussi à affaiblir grandement Maniralie. Toutefois, quel était donc son plan ? Lui succéder et régner sur un royaume qu’il a lui-même ruiné ? Si c’était le cas, son fils devait être fou ou au moins aussi joueur que lui… À moins que les secousses ne soient pas dues au prince mais à quelqu’un d’autre ? Si c'était effectivement le cas, qui donc avait bien pu se rendre coupable de ce crime ? Quoi qu’il en soit, il était temps pour Ambroise de laisser tomber les jeux de pouvoir, et donc de se débarrasser des jouets dangereux. Cela commençait donc par la mort d’Octaviane, qui venait tout juste d’entrer dans la salle du trône. Sans prévenir, la partie en bois du mur derrière l’aîné Del Gunray s’ouvrirait silencieusement pour laisser s’échapper de nombreuses piques en pierre. Ces dernières transperceraient de part en part son jouet au niveau des bras et des jambes. Cela fait, les parties ayant traversé son corps prendraient la forme de clous et retourneraient au mur, emportant le noble et l'y bloquant dans une position caractéristique, celle d’une personne crucifiée.

-« Bien le bonsoir mon cher Octaviane. » Dirait-il ensuite, que son attaque réussisse ou pas. « J’imagine que vous vous demandez pourquoi une attaque si soudaine venant de moi… La réponse est simple : je n’ai plus le temps de m’amuser avec vous. Nos petits jeux de pouvoir auront été amusants aussi longtemps qu’ils auront duré, mais il est grand temps que je me concentre un peu plus sur mon royaume et mon pouvoir, ce qui implique forcément de me débarrasser des gêneurs... À savoir vous et ce très cher Avaliane. Les Del Gunray complotent ma déchéance depuis bien trop longtemps pour que je vous laisse la vie sauve. Toutefois, n’ayez crainte, votre dynastie arrivera bel et bien au pouvoir, en un sens… Voyez-vous, je compte prendre pour épouse votre chère nièce, et cela, de gré ou de force. Cette union fera de la famille royale la plus puissante de Maniralie sur tous les plans. Mais bon, comme vous le savez, la vie est cruelle et un accident est si vite arrivé… Ne vous inquiétez pas, Octaviane, j’utiliserais à bon escient les richesses de votre famille. Quant à vous et Avaliane, vos noms rentreront dans l’histoire comme ceux des plus grands martyrs que ce royaume n'ait jamais connu. Cette situation n’est-elle pas risible ? »

Sur ces mots, Ambroise gratifierait le traître d’un rire dément à vous faire froid dans le dos. Ce dernier résonnerait à travers la pièce encore tremblante tandis que le sang de son ennemi politique coulerait le long du mur jusqu’à la porte. Le maudit ayant prévu de le laisser se vider de son sang comme un vulgaire animal qu'on venait d'égorger, c'était une mort tout à fait appropriée pour un chien de son espèce, selon le souverain.

Zachary Ambroise Octavius de Maniralie, leader de la révolution.

Les révolutionnaires étaient en pleine préparation lorsque des secousses, moins puissantes que celles à l’intérieur des terres, commencèrent à se faire sentir. Heureusement, elles étaient légères, ce qui s’expliquait principalement par le fait que leur camp soit situé à l’opposé total de la mine de Kérivites, le lieu où la Main s’en était donnée à cœur joie sur les explosifs. Bien qu'ils ne sachent pas ce dernier point, évidemment. Zachary et Serguei avaient laissé Massy et Aggaddon dans la tente du chef de la révolution, sans doute l’endroit le plus confortable du camp, pour superviser les préparatifs. Toutefois, avant de partir, le premier avait jugé nécessaire de faire une certaine promesse au Médixès dont il se méfiait désormais comme la peste, même si cela ne se remarquait absolument pas puisqu'il n’y avait aucun changement notable dans le comportement du prince.

-« J’imagine que mon père vous a fait une proposition alléchante, sinon il n’aurait pas pris la peine de vous faire venir, n’est-ce pas ? » Chuchota l’homme de sang royal à l’oreille du concerné. « En échange de votre aide indéfectible, je vous promets quelques droits sur l’exploitation de lin et la mine aux Kérivites. Aussi, vous pourrez faire ce que vous voulez de mon père une fois qu’il sera vaincu. Il s’est fait de nombreux ennemis au cours des années, et je serais ravi de vous offrir une liste de ceux qui seraient prêts à vous accorder moult faveurs si vous leur offriez sa tête sur un plateau d’argent. »

Les deux alliés du prince avaient bien une quinzaine de minutes pour se reposer avant le départ, et c’est dans cette optique qu’on leur apporta à chacun un bol de ragoût. Le leader avait sans doute jugé bon d’offrir à leurs invités de quoi se ressourcer avant la bataille. Cependant, l’Umbra n’avait pas très faim. En effet, le messager qui était venu tout à l’heure avait évoqué le fait que la garde royale était partie en croisade contre des pirates. À la connaissance du jeune homme, un seul vaisseau portant un Jolly Roger avait accosté à Kullidam, seule ville portuaire de Maniralie. De ce fait, il était évident que ses amis étaient la cible de cette attaque… Avaient-ils réussi à repousser l’ennemi ? Si oui, s’en étaient-ils tous sortis vivants ? Bien sûr, le bretteur ne doutait absolument pas de la force de ses camarades, mais en l’absence d’informations sur la puissance de la garde royale, le doute ne pouvait que subsister dans son esprit. Dans une vaine tentative de se changer les idées, il décida de faire un peu la conversation avec le Médixès :

-« Qu’est-ce que vous pensez de ce type-là, Zachary ? En temps normal, je dirais que c’est un manipulateur de première prêt à tout pour arriver à ses fins, mais avec son partage de mémoire, je ne sais plus trop quoi penser à son sujet… Enfin, il est déterminé à faire tomber son père, ça, c’est sûr et certain. »

Le pirate ne le prendrait pas trop mal si son interlocuteur ne répondait pas et couperait tout simplement court à la conversation. Cependant, s’il lui donnait une réponse, alors Massy lui poserait une autre question :

-« Sinon, qu’est-ce qui vous a poussé à accepter de venir en aide à la révolution ? Je veux dire, vous êtes un noble, donc une personne favorisée par le système actuel. De plus, vous ne m’avez pas franchement l’air d’être un grand sentimental, donc je doute que l’histoire du prince vous ait ému au point de mettre votre vie en jeu… Alors, qu'avez-vous donc à y gagner dans cette histoire ? Personnellement, je comptais accepter de les seconder dès le départ puisque j’avais déjà l’intention de détruire le réseau d’esclavagisme du roi. »



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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Ven 13 Avr - 22:57

Disparitions à la Royale


Les secousses ravageant l’île s’affaiblirent peu à peu. À cause de la structure spongieuse, les explosions avaient permis une telle violence, l’élasticité de la structure naturelle de ces sols offrant un tel potentiel de rebonds. Alors que dans la salle du trône Octaviane se taisait, refusant de provoquer le roi afin d’éviter de mourir et espérant l’arrivée de l’assaut révolutionnaire, et que les nobles continuaient de s’entretuer, Avaliane se sentait comme un sauveur. Il y avait encore quelques minutes avant qu’il ne gagne le grand salon où l’Emissaire tentait vainement de ramener un soupçon de coordination et d’alliance.

Dans le camp révolutionnaire, le Médixès patientait en attendant que les troupes de Zachary lèvent le camp. Les propos du prince déchu tournaient dans son esprit. Les probabilités qu’il s’agisse là de mensonges étaient très élevé. Faire confiance à quelqu’un ayant fait partie de la noblesse était rarement une bonne idée. Il fallait toujours se méfier des intentions cachées les belles paroles et promesses qui pouvaient être faite. De plus, le fait que l’ancien héritier accepte de céder son père alors qu’il lui vouait une haine sans borne était assez peu crédible aux yeux du mathématicien. Ainsi la proposition qui lui avait été faite le rendait encore plus méfiant vis-à-vis de ce « collaborateur ».

Le savant avait refusé de manger, préférant ne pas s’abaisser à manger pareille nourriture digne de la piétaille. Il c’était certes habitué à manger de manière plus variée sans déguster des mets dignes de la noblesse tous les jours, mais il ne tirait aucun plaisir de cela dans la majorité des cas, alors avant une bataille c’était insensé. Les paroles de l’Umbra atteignirent ses oreilles. Enclin à discuter afin de passer le temps, il répondit au jeune homme.

-Quelqu’un aussi marqué par la vengeance a rarement des manières intégralement purs, peu importe qu’il ait un bon fond à l’origine ou non. Je pense que le fils est tout aussi manipulateur que le père puisse l’être. Il m’a suffi un seul regard pour déceler chez le paternel la noirceur des jeux de pouvoir et je retrouve une étincelle similaire dans le regard de son fils. Au sein de la noblesse, on apprend généralement à ne pas se fier aux gens de cette trempe autant impliqué dans la vie politique de la nation.

C’était une sorte de conseil pour ce néophyte de la vie de cour. Bien qu’il ne comptait pas spécialement à s’en faire un allié, il ne pouvait nier qu’avoir Massy en soutien pour trahir ou s’échapper des griffes de la Révolution serait plaisant.

-Ce qui m’a poussé à accepter la collaboration ? Le désir de rester en vie. Sur le moment, je me devais d’écouter cet homme et je crains que le souverain de ce pays puisse aboutir à un accord avec moi vu les troubles qui ravage l’île. J’attendrais donc de savoir qui gouvernera réellement pour voir si un partenariat est possible. Je suis un étranger à la base, je viens de North Blue et j’ai passé quelques mois à South Blue dernièrement.

Bien évidement, il ne lui révélait pas tous. S’il ne se permettait pas de mentir dans une telle situation, ses secrets seraient bien mal embarqués. Peu importe l’aboutissement, il comptait s’emparer du maximum de richesses et de soutiens avant de quitter l’île. Père et fils étaient bien trop fourbes pour qu’un partenariat soit engager. Sa décision à ce sujet était déjà prise. Il voyait beaucoup trop de chance d’y perdre par rapport à y gagner. Après, si Massy était suffisement au fait de ce genre de manigance, il comprendrait certainement que le Médixès agissait par opportunismes. C’était le genre de choses qui étaient dissimulés derrières les paroles d’un noble, même si pour le coup c’était beaucoup plus explicite. Après quelques secondes, suffisement pour que Massy puisse réponde, Zachary pénétra dans la tente afin d'indiquer d'un signe de la tête que l'heure du départ était arrivé. La Révolution de Maniralie se mettait en marche.


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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Sam 14 Avr - 1:57



Disparitions à la royale
Zachary, leader de la révolution. Sergei, son second.

Massy hocha vigoureusement la tête en entendant la pseudo mise en garde contre le prince et n’eut aucun mal à comprendre l’opportunisme à peine dissimulé du Médixès. Son interlocuteur était visiblement neutre et se rangerait du côté des plus forts quoi qu’il arrive. C’était bon à savoir ça. Le bretteur s’apprêtait à poser une autre question lorsque son corps ainsi que celui du noble se mirent à briller d’une lueur familière. Alors, trois mots résonnèrent dans les esprits des deux hommes :

-« Nous sommes prêts. »
-« Vous avez entendu ça ? » S’étonna le maudit pour s’assurer qu’il ne rêvait pas éveillé.
-« Non, vous ne rêvez pas, Umbra. Rejoignez-nous dehors, nous partons. » Répondit la voix.
-« Zachary… Vous n’auriez pas pu venir nous parler en face ? » Soupira le bretteur. « Les gens normaux ont tendance à penser qu’ils délirent lorsqu’ils entendent des voix sorties de nulle part, vous savez ? »
-« Insinueriez-vous que je ne suis pas normal ? » Demanda mentalement le prince, clairement amusé.

Ne prenant pas la peine de répondre cette fois-ci, le jeune homme lança un regard significatif au noble à ses côtés et sortit de la tente. Il fut surpris de voir les révolutionnaires en rangs parfaits, comme des militaires partant en guerre. Enfin, c’était ce qu’ils étaient, en quelque sorte, mais quand même… Qui donc aurait pu s’attendre à autant de discipline de la part de fermiers et de mineurs à peine entraînés au combat ? Sergei, aussi loquace que d’habitude, fit signe à leurs « alliés » de les rejoindre lui et le prince. Ce dernier entreprit donc de galvaniser les troupes comme il se devait :

-« Messieurs, le temps de reprendre ce qui nous appartient de droit est enfin venu ! Aujourd’hui, toutes nos heures de dur labeur vont enfin payer ! Nous allons libérer Maniralie du joug tyrannique de mon père ! Ce royaume va enfin connaître la paix et la prospérité qu’il mérite déjà depuis plus de vingt ans ! Ensemble, nous ferons payer Ambroise Octavius Alexsandre pour ses crimes envers ses sujets. Ensemble, nous vaincrons l’oppresseur et ouvriront les portes d’un avenir radieux ! Ensemble, nous rendrons au peuple sa liberté ainsi que le droit de choisir de lui-même son monarque ! Maintenant, avançons vers ce glorieux futur qui nous attend tous ! »

Les cris et les applaudissements des révolutionnaires fusèrent, mettant un terme au silence de mort de cette forêt de pierre. Zachary entama sa marche, suivit de prêt par Sergei qui invita Massy à marcher à sa gauche et incita Aggaddon à se positionner sur sa droite. Derrière eux, les dizaines d’hommes armés de pioches, de fourches, de serpes, de masses, et autres armes de fortunes les suivaient de près. C’était une véritable armée qui avançait à une allure raisonnable vers le château, plus précisément vers la source de tous les maux de ce royaume : Ambroise. Les torches de ces hommes et ces femmes prêts à sacrifier leurs vies pour un monde meilleur illuminaient la nuit noire comme une lueur d’espoir à travers les ténèbres. Ces héros allaient peut-être mourir ce soir-là, mais ils le feraient avec le sourire en sachant que cela permettrait à leurs proches de vivre décemment. Contrairement à tout à l’heure, les roches éparpillées au sol ne gênèrent pas le moins du monde les combattants qui les voyaient parfaitement.

Il fallut bien une demi-heure aux troupes du prince pour arriver à portée d’yeux du château. Les secousses étaient désormais bien trop faibles pour poser problème à qui que ce soit. En un sens, c’était mieux comme ça. Après tout, elles avaient déjà accompli leur office : déstabiliser et affaiblir encore plus les défenses. Les portes de l’endroit qui avait vu grandir Zachary étaient grandes ouvertes, où plus précisément, elles étaient au sol. Les gonds n’avaient probablement pas pu supporter en même temps les secousses et le poids de ces énormes planches de bois épais. Les sauveurs du peuple s’engouffrèrent dans la structure et reçurent pour accueil une attaque des gardes royaux. Ils étaient une dizaine, tous blessés et à peine soignés. Inutile de dire qu’ils n’eurent aucune chance face à leurs ennemis qui, en plus d’avoir Sergei, étaient sept fois plus nombreux. Tandis que ses hommes massacraient purement et simplement les seuls êtres le séparant de sa vengeance, le prince continuait son avancée.

-« Sergei, Massy, Aggaddon. » Dit-il, d'une voix déterminée. « Venez avec moi et restez vigilants, mon père aussi a mangé un fruit du démon. Il peut faire surgir des piques de n’importe où. »
-« Votre père aussi en a mangé un ? » S’étonna le forban. « Ne sont-ils pas censés être incroyablement rares ? Comment se fait-il que vous en possédiez les pouvoirs tous les deux ? »
-« Cela n’a aucune sorte d’importance. » Rétorqua le concerné.

L’Umbra n’apprécia pas vraiment le ton employé par l’ancien noble, mais décida de laisser couler et de ne pas insister. De toute façon, ce n’était pas franchement le meilleur moment pour poser ce genre de questions. Il ne fallut pas bien longtemps au prince pour mener sa petite équipe juste devant la salle du trône. C’est alors que les pouvoirs de l’homme de sang royal s’activèrent, les baignant lui et chacun de ses coéquipiers d’une douce lueur agréable. Ainsi, les quatre combattants purent tous ressentir la même chose : un gain de force considérable. Cependant, ce n’était pas tout. Ils devinrent tous bien plus souples. Un gain d’agilité ainsi qu’un gain de vitesse assez notables furent aussi de la partie. Cerise sur le gâteau, ils étaient désormais capables de communiquer par télépathie, ce que Zachary démontra sur-le-champ :

-« Je viens de lier nos capacités physiques, c'est le plus puissant pouvoir de ma malédiction. La force de Sergei, la vitesse de Massy, la souplesse d’Aggaddon, et mon agilité. Nous possédons désormais chacune de ces aptitudes ainsi que la somme de nos forces ajoutées. Je sais que ce pouvoir est grisant. Toutefois, gardez en tête que cela ne sera pas suffisant pour nous garantir une victoire. Sachez aussi que je ne pourrais pas tenir le lien indéfiniment. Alors, nous devons vaincre l'ennemi aussi rapidement que possible. Chaque seconde compte ! »

Une fois ce message délivré, le maudit ouvrit les portes menant à la salle du trône, donnant une vision parfaite sur la flaque de sang qui s’était formée sur le sol. Ne daignant même pas vérifier qui se vidait de ses fluides vitaux, Zachary s’avança en incitant ses coéquipiers à faire de même tout en gardant une vue d’ensemble de la pièce. Comment on pouvait s'y attendre, le souverain était assis sur son trône, entouré d'une sorte d'armure.

-« Bonsoir cher père, cela faisait longtemps. »
-« Tiens tiens, qu’avons-nous là ? » Sourit Ambroise, amusé. « Un pleutre grandiloquent, un monstre de foire, un roturier plus pâle qu’un revenant, et un traître notoire... Cela promet d’être divertissant. Allez… Jouons ! »

Sur ces mots, plusieurs piques en bois sortiraient du sol pour venir empaler les guerriers. Arriveraient-ils à s’en sortir ? C’était une question à laquelle le roi brûlait d'impatience de connaître la réponse.



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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Dim 15 Avr - 5:13

Disparitions à la Royale


Les paroles de l’héritier déchu résonnèrent en écho dans l’esprit du Médixès, à l’instar de l’Umbra, alors que son corps brillait de mille feux sous l’ignoble pouvoir. Aggaddon n’avait pas imaginé qu’il puisse étendre son emprise jusqu’à un tel point. Qui sait ce qu’il pouvait faire d’autre… Lire la mémoire ? Manipuler les esprits ? C’était une puissance à ne pas mettre en toutes les mains et qui pouvait se révéler fatale dans le monde de la noblesse. Alors que Zachary répondait à la remarque d’un Massy plutôt las, le mathématicien se permit de répondre.

-Bien des êtres sont anormaux sur cette planète. C’est cela qui peux faire le charme de chacun, mais également dissimuler sa vraie nature ou son vraie pouvoir. Nul mythe ne s’attarderait sur la banalité, c’est l’étrange, le mystique, l’incroyable, l’occulte qui fascine. Le tout est de savoir ce qui se cache derrière cela : les forces bien pensantes angéliques ou le sourire monolithique du diable ? C’est un jugement que tout à chacun peux faire en jugeant la personne sur ses actes pour le faire passer à la postérité, mais seul ceux ayant accès à la psyché peuvent découvrir le véritable sens et les motivations guidant la flamme sur les flots.

Une fois ayant terminé sa pensée au sens caché plutôt profond, dont-il avait placé la clé de lecture dans la conclusion, le savant suivit le pirate hors de la tente pour découvrir, en demeurant de marbre, les troupes révolutionnaires prêtes à frapper. Il écouta d’une oreille distraite le discours du prince. C’était tout un tas de palabres classiques mais efficaces qui gonflerait certainement ces hommes de courage. Ce genre de discours était, dans le fond, qu’un fil tissé par les hommes de pouvoir ou de courage pour manipuler les troupes, les rendre plus forte, voir inébranlables. Rejoignant la place que lui indiquait le molosse du prince déshérité, le Médixès se mura dans le silence en attendant d’atteindre le château. Il n’avait nulle remarque à faire. Il s’agissait là d’une affaire assez complexe dont il devait diriger le déroulement afin d’éliminer père et fils, chacun étant bien trop dangereux et pouvant certainement lui nuire par bien des façons. L’intervention de Zacharay dans la tente l’avait poussé dans la certitude de tuer le meneur de la Révolution de Maniralie pouvant, grâce à son fruit du démon, devenir un obstacle qui pourrait prendre le dessus sur lui, aussi bien militairement que par la circulation d’informations.

La petite armée improvisée d’hommes de fermes et de soldats de ferrailles pénétrèrent la demeure souveraine de la nation maniralienne. C’était bien trop triviale. Marchant sur les cadavres sanglants des dernières miettes de la Garde Royale, ils avançaient sans encombre en observant les différentes factions de la noblesse s’étriper dans tous les coins. Bien évidement, certains nobles attaquaient l'armée menaçant d'aller vaincre le souverain de l'île, mais ils étaient repoussés aisément à cause de leur manque de coordination et leur inexpérience, alors qu'ils gênaient les meilleurs éléments. En effet, même l’Emissaire, qui avait aperçu le prince, fut coupé dans sa tentative d’intervention par pas moins de cinq assaillants qui le prenait tous pour un ennemi. La révélation sur le fait qu’Ambroise possédait également les pouvoirs d’un des artefacts démoniaques maudissant celui qui y croquait n’arracha même pas un haussement de sourcil au Médixès qui fit le lien avec l’ouverture dans le sol qu’il avait ensuite emprunté en compagnie de l’Emissaire. En revanche, lorsque le lien de partage de pouvoir fut placé sur eux par le sordide prince exilé, Aggaddon fronça ses sourcils. Ils n’appréciaient pas du tout cela. Il était encore plus inquiet pour son futur. Se préparant au fait qu’à tout moment la voix de Zachary pouvait résonner dans son esprit et capter ses pensées, le mathématicien tenta de faire le vide dans son esprit pour se focaliser sur la simple analyse de ce qui se passait. De toute manière, il ne répondrait pas à ce vil personnage semblant s’introduire dans son âme. La seule question qui subsister était la limite de son pouvoir au sein de l’esprit.

Alors que la porte s’ouvrait, le Médixès repéra la tache de sang s’étendant sur le sol. Peu importe de qui il s’agissait, vu la situation, il pourrait s’en faire un allié. Ne faisant même pas attention aux insinuations que déblatérait sa majesté royale, Aggaddon se préparait à voir surgir des pics. En se concentrant sur la vitesse et l’agilité, il pourrait s’en servir comme appui pour partir à l’action. Par prévention, il planta également sa rapière dans le sol et porta tout son poids dessus, regroupant ses jambes en position du lotus autour du membre posé fermement sur la garde. Ce souverain pathétique ne méritait pas toute l’intention de l’homme qui avait de bien plus grande vue sur la pègre qu’une simple alliance avec Konan qui était l’objectif du monarque vraisemblablement. Non, ce genre de personnages pensant pouvoir tout contrôler et manipuler ceux qui veulent le manipuler n’était que des orgueilleux qui refusait l’éventualité qu’une donnée leur échappait. C’était cette pression constante d’un danger omniprésent qui permettait, et permettrait, à Aggaddon de se préserver des menaces vis-à-vis de son identité et son intégrité physique. Enfin, ce jugement, le Médixès le confinait dans son âme sans y faire attention, l’ayant pensé précédemment lorsqu’il avait discuté avec l’Emissaire qui semblait être au courant que les jeux de pouvoir entourant le souverain amusaient ce dernier.

Se faisant surprendre malgré tout par le roi à cause de la différence de niveau persistantes, grâce aux pouvoirs liés aux trois autres guerriers présents, Aggaddon eut un réflexe suffisant pour seulement se retrouver entaillé en plusieurs endroits. Ignorants complétements ces blessures douloureuses, mais superficielles pour l’heure, le mathématicien posa ses pieds sur l’un des pieux sortit du sol pour s’élancer vers Octaviane et trancher ceux qui le maintenait dans sa position de crucifixion. Arrivant sur le mur, Aggaddon se hâta de resauter avant que le roi ne puisse faire sortir d’autres armes de la paroi. Plantant son arme à côté du Del Gunray afin de repasser dans sa position plutôt avantageuse, le nobliau ne semblait pas vouloir se diriger vers Ambroise tant que celui-ci ne serait pas affaiblit. Le souverain étant certainement bien trop occuper avec les trois autres combattants pour porter attention à Octaviane, il ne pourrait pas l’empêcher de sortir un mini escargophone de sa tunique.

-Avaliane… Déclenche le plan X23…

Haletant, le Del Gunray se dirigea vers la sortie alors qu’à l’autre bout du fil, son frère plissait les yeux après avoir éliminer un partisan de feu Ysolda. Quittant le poste qui lui avait été assigné par l’Emissaire, Avaliane commença à s’enfoncer dans les profondeurs du château afin d’exécuter un plan conservé secret par les deux frères au cas où le roi se retournait contre eux.


Entrevue royale


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Dernière édition par Aggaddon Médixès le Lun 16 Avr - 15:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Lun 16 Avr - 0:14



Disparitions à la royale
Zachary Ambroise Octavius, chef des révolutionnaires. Sergei, son second.

Face à l’attaque soudaine du roi, Massy n’eut qu’un seul et unique réflexe : sauter en l’air. Si cela fut suffisant pour éviter de recevoir autre chose que de légères blessures superficielles, la suite s’avéra beaucoup moins drôle… Le sabreur repéra une ombre de plus en plus grande se formant en dessous de lui, ce qui l’incita à regarder au-dessus de lui. Le constat fut terrible, une sorte de colonne de pierre était en train de lui tomber dessus, et il n’avait aucune chance d’en réchapper vu sa position plus que désavantageuse… Se permettant de lâcher un petit « eh merde », le jeune homme ne put que baisser la tête en attendant sa mort imminente. Il ne reverrait plus jamais Bell, Estelle, Clay, et tous les autres… Tout était fini.

De son côté, Sergei avait réussi, grâce aux capacités physiques hors normes qu’il partageait désormais avec Aggaddon, à décoller du plancher des vaches. C’était la première fois de sa vie qu’il sautait aussi haut, et il devait reconnaître que ce n’était pas une sensation désagréable… Trêve de rêveries, le combat venait à peine de commencer, il ne pouvait pas se laisser aller de la sorte pour si peu. C’est donc avec une détermination renouvelée que le guerrier au visage difforme plaça sa masse entre ses jambes pliées, plus précisément sous ses pieds. Au moment de revenir au sol, il userait de son poids et de toute la puissance stockée dans ses membres inférieurs pour donner un coup mémorable qui risquait fort de fendre en deux et de façon permanente le parquet de cette pièce. Le souverain serait sans doute projeté contre un mur avec une violence inouïe s’il ne se hâtait pas de s’éloigner de son trône. Cependant, le colosse avait grandement sous-estimé la puissance de son coup, et toucherait malencontreusement deux personnes qui n’étaient pas prévues au programme, dont un allié. En effet, le Médixès aussi connaîtrait le même sort qu’Ambroise s’il ne faisait pas l’effort de se décaler d’un bond sur le côté. Quant à Octaviane, nul doute qu’il arriverait à sortir de la salle du trône, quoiqu’un peu plus violemment qu’il ne l’aurait espéré.

Zachary avait vu venir l’attaque de son père à des kilomètres, c’est donc avec aisance qu’il l’évita d’un salto arrière qui le fit atterrir sur ses mains. Toutefois, il enchaîna tout de suite avec un nouveau salto, usant à bon escient de l’aptitude fort utile d’Aggaddon. Cette action, pouvant paraître comme une simple façon de se retrouver de nouveau dans le bon sens, était en fait une esquive totalement calculée. Comme le révolutionnaire en chef l’avait imaginé, son géniteur n’avait pas su résister à l’envi de faire ce qu’il n’avait réussi à accomplir quelques mois auparavant : éliminer son fils. De ce fait, les javelots se multipliaient et suivaient le détenteur du paramécia du lien qui esquivait habilement en enchaînant les sauts et les acrobaties. Cependant, ce qui devait arriver arriva : le blond se retrouva acculé face à un mur. Enfin, c’est ce qu’on aurait pu croire, mais son agilité et sa débrouillardise naturelles aidèrent l’ancien noble à se sortir de cette situation épineuse. Il usa l’impulsion que ses bras lui offraient pour éviter la dernière rangée de piques et s’appuya sur la paroi dans son dos pour se projeter en l’air. Alors, une vision peu engageante s’offrirait au fils de la première reine : Sergei, son seul ami, et Massy, leur allié de circonstances, s’apprêtaient tous deux à connaître une fin parmi les plus brutales qui soient. Faisant le vide dans son esprit, Zachary saisit ses deux revolvers et les pointa en direction de son père. Il inspira profondément, puis appuya sur les deux gâchettes de ces armes qu'il s'était secrètement entraîné à utiliser pendant des années.

Ambroise Octavius Alexandre de Maniralie, le souverain.

Les lèvres du roi s’étaient étirées en un sourire des plus vicieux lorsqu’il avait senti le prince déchu et sa petite armée entrer chez lui. Bien sûr, il aurait pu profiter de la diversion offerte par ses gardes royaux pour attaquer la révolution. Cependant, il avait décidé d’attendre un peu, le temps que Zachary et ses hommes de confiance se séparent du petit groupe, car oui, connaissant son fils, il se dirigerait directement vers lui. Ainsi, lorsque le raté issu de ses ébats avec Marianna fut assez loin, Ambroise s’en donna à cœur joie. Des dizaines et des dizaines de lances sortirent du sol pour empaler les malheureux bouseux assez sots pour suivre l’ex-noble. Le temps que le leader de la révolution et ses laquais fassent irruption dans la salle du trône, un peu moins de la moitié des révolutionnaires étaient déjà tombés. Le mafieux dut faire preuve d’une retenue surhumaine pour éviter d’éclater de rire en voyant ces idiots s’avancer vers lui, probablement avec la conviction d’avoir d’ores et déjà gagné. L’homme d’ascendance royale haussa un sourcil étonné en voyant qu’Aggaddon faisait partie de ses ennemis. Toutefois, il décida de ne pas trop y prêter attention. Si l’héritier du marquisat de Médixès n’était pas en mesure de choisir le bon camp, alors il ne lui serait sans doute d’aucune utilité dans les négociations avec Konan.

Une fois les politesses échangées, le maudit du modelage ne se fit pas prier pour entrer dans le vif du sujet avec une rangée de piques acérées. L’attaque visait plus à tester ses ennemis qu’à les blesser réellement, mais au final, ces abrutis étaient incapables d’agir avec discernement, on dirait. Enfin, deux d’entre eux, en tout cas, manquaient cruellement de jugeote si on en croyait la façon dont ils avaient réagi à l’attaque. En effet, Massy et Sergei avaient tous les deux décidé de bondir en l’air le plus haut possible pour éviter la rangée de javelots en bois. Si dans les faits, ça semblait être un choix tout à fait correct et logique, c’était en fait le pire possible. Dans les airs comme ils l’étaient, ils n’avaient pas la moindre chance d’éviter son prochain assaut. Ce dernier, d’ailleurs, saurait se prouver tout à fait mortel pour les deux combattants. Le bretteur aurait droit à un pilier de pierre qui viendrait du plafond et l’écraserait contre le sol comme le vulgaire insecte qu’il était. Quant au colosse, il goûterait à l’une des spécialités du souverain : une attaque en traître. Une lance elle aussi faite de pierre sortirait du même endroit que les précédentes pointes pour venir cueillir l'homme hideux en plein vol. Elle le transpercerait purement et simplement pile entre les omoplates, touchant irrémédiablement le cœur du second de la révolution.

Cependant, les adversaires d’Ambroise n’étaient pas tous aussi écervelés que le grand gaillard et l’adolescent svelte le laissaient paraître. Par exemple, Aggaddon avait su minimiser les dégâts reçus et se servir des javelots comme d’un appui pour se projeter vers Octaviane. Cette action amena titilla légèrement la curiosité du souverain. Alors comme ça, il tenait à sauver son ennemi politique ? Soit, ce n’était pas comme si ce pleutre pouvait faire grand-chose dans son état. Le roi s’occuperait personnellement de lui un peu plus tard. Après tout, ce ne serait pas bien difficile d’orchestrer l’assassinat des fils Del Gunray avec l’aide de son fidèle Émissaire. Le visage pensif du roi, toujours caché par son armure intégrale, se transforma en une moue contrariée alors que son stupide fils évitait avec brio le moindre de ses assauts. Certes, sa concentration était divisée à cause des diverses attaques qu’il menait en même temps, mais tout de même !

Ce raté ne pouvait pas être aussi rapide et habile que ça… À moins que… Cette lueur qui les entourait lui et ses camarades… Serait-elle la raison de son gain de puissance ? Si oui, d’où pouvait-elle donc provenir ? Le monarque fut interrompu dans ses pensées par les gestes menaçants de Zachary. Alors comme ça, il le mettait en joue ? Le fou… Ses balles n’avaient pas la moindre chance de percer l’armure d’acier qu’il portait, sans oublier que son bon à rien de fils ne pouvait décemment pas réussir un tel… Le bruit caractéristique des coups de feu résonna alors à travers la pièce. Le temps semblait s’être comme figé pour le roi qui ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Son corps était totalement engourdi, et ses sens lui paraissaient ne plus capter correctement les informations relatives à son environnement… Dans une tentative de comprendre ce qui se passait, Ambroise jeta un regard sur son propre corps. Alors, un détail vint retenir son attention : sa main droite… Elle n’avait plus que le pouce. Le temps reprit alors son cours normal et une douleur insoutenable vint frapper le maudit qui retira instinctivement ses deux mains de son trône. Ce faisant, les matières modelées reprirent toutes leurs formes normales.

-« ZACHARYYYYYYYY !!!!! » Hurla Ambroise, fou de rage.

Il reposa sa main encore valide sur le bois qui composait son siège et se prépara à faire pleuvoir de tous les côtés une multitude de lances sur son fils. Toutefois, le craquement tonitruant qui résulta de l’atterrissage de Sergei attira l’attention du souverain sur l’énorme fissure se dirigeant à vive allure vers lui. Ainsi, dans un réflexe salvateur, le monarque créa un pilier de bois qui le projeta hors de son trône. Ce dernier fut proprement fendu en deux sous l’effet de l’attaque tandis que le mafieux atterrissait douloureusement au sol. Il se releva plutôt difficilement à cause de sa main en piteux état et, surtout, de la douleur généralisée qu'il subissait.

-« Satanée dégénérescence musculaire… » Jura-t-il intérieurement avant de lancer un regard haineux à ses ennemis.

Alors, sous leurs yeux probablement ébahis, il s’entourerait d’une imposante et épaisse armure totale. Cependant, ce qu’il y avait d’effrayant avec cette protection, ce n’était pas tant le fait qu’elle soit totale, mais plutôt sa constitution particulière. En effet, elle était faite de l’un des matériaux les plus résistants au monde : le diamant qui recouvrait les bagues du maudit.

-« FINI DE JOUER ! » Lancerait-il juste avant que son crâne ne soit aussi recouvert.



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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Dim 29 Avr - 15:53

Disparitions à la Royale




Octaviane Del Gunray, L'Emissaire


Octaviane fila hors de la salle du trône, tombant en avant. Après un simili de roulade absolument pas maitrisé, le Del Gunray se retrouva sur le dos derrière des révolutionnaires qui se battait contre des nobliaux. C’est alors que des partisans de son frère vinrent à sa rescousse tandis que l’Emissaire s’approcher également afin d’avoir un topos de la situation avec le roi.

-Vous êtes sacrément mal en point monseigneur, déclara le ministre des affaires sensibles en tranchant la tête d’un des hommes de Zachary.

Octaviane avançant à quatre pattes pour se mettre finalement sur les genoux, le frère d’Avaliane lança un regard aux nobles afin qu’ils puissent comprendre qu’ils devraient intervenir dans ce qui allait se passait. Alors que l’Emissaire était à porter, l’homme blessé se releva soudainement en entrainant son bras qui tenait un pistolet. La balle traversa l’air pour plonger dans le rein de l’agent d’Ambroise.

-L’heure des Del Gunray est venue ! Que ce soit notre début ou la fin, nous entrainerons le roi avec nous ! lança l’homme qui savait que le souverain l’éliminerait alors qu’il tombait en arrière.

Les partisans d’Avaliane s’élancèrent sur l’Emissaire qui serra les dents avant d’effectuer un mouvement de bras horizontal. Une lame lui transperça le poumon par derrière alors qu’il avait décapité deux de ses adversaires. L’encapuchonné ne voyait pas comment la situation pouvait s’améliorer. Même si la Révolution était anéantie, la monarchie ne pourrait pas se relever des pertes de ce jour tragique. Avec la mort de la reine, la chute de la famille Del Gunray, l’annihilation de l’armée, la révolte fracassante, la guerre civile au sein de la noblesse et la fragilisation du château, aucun gouvernement ne pourrait être mis en place pour sauver le régime… Enfin si… Il faudrait qu’Ambroise s’accorde les pleins pouvoirs officiellement pour renier tout intervention de la société nobiliaire et qu’il étouffe complétement les classes sociales. Voyant la une porte de sortie à la crise, l’agent reprit de l’aplomb et fit volteface pour exterminer l’homme qui l’avait transpercé. Il savait qu’il devait à tout prit éliminer les Del Gunray désormais. Malheureusement, les nobles faisaient barrage, protégeant Octaviane qui fuyait avec l’aide de certains amis.

-Hommes de la Révolution de Zachary ! Ecoutez mon appel ! KOF KOF… Tous les partisans de mon frère et de moi-même se joindront désormais à vous pour faire chuter le roi !

Il sombra alors dans l’inconscient à cause de ses blessures. L’Emissaire n’avait aucun mal à deviner la destination de ses compagnons qui le transportait : l’infirmerie.

-Partisans de la reine Ysolda et vous, membres de la noblesse dite « dépravée » ! Rejoignez-moi pour sauver notre monarque ! Eliminons jusqu’au dernier de ces abrutis et pénétrons la salle du trône ! AVEC MOI !



Aggaddon observa plus ou moins passivement ce qu’il se passait en restant dans sa position, tout son poids porté sur la main qui s’appuyait sur le manche de sa rapière planté dans le sol. Il aurait voulu discuter avec Octaviane, mais n’en avait absolument pas le temps pour l’instant. Maintenant que le temps était un peu passé, il avait pu constater qu’il n’entendait pas les voix mentales de ses trois « alliés » et pouvait donc se permettre de penser plus librement. Son choix était loin d’être infondé. Le Médixès n’avait en effet aucune confiance dans la famille royale de Maniralie, que ce soit Ambroise ou Zachary. Ce n’était pas pour dire qu’il avait foi dans les Del Gunray, mais c’était un choix beaucoup plus sûr. En se retrouvant à la place tant convoitée, ils seraient certainement déstabilisés quelques temps pour s’adapter à la fonction, permettant au mathématicien d’évoluer tranquillement et surtout de quitter l’île en vie. Il aurait bien tenté de prendre la place de monarque, mais n’ayant aucun lien de sang ou d’attache dans cette nation, il n’avait aucune légitimité et une autre révolution viendrait certainement se rajouter au tout, sans parler qu’il préférait le froid de North Blue aux températures plus normales de cet océan. Oui, les Del Gunray était le meilleur choix selon le seigneur de North Blue.

Esquivant l'attaque généralisé de Serguei et voyant Ambroise voler à travers les airs suite à la combinaison des actions des deux instigateurs principaux du mouvement contestataire au pouvoir royal, Aggaddon posa ses pieds sur le sol en allant chercher l’un de ses deux pistolets à silex afin de profiter du moment de faiblesse du souverain en l’air. D’un geste aussi précis que possible malgré ses maigres qualifications de tireurs, se servant d’arme à feu principalement au corps à corps, le nobliau tira vers le tyran maniralien avant qu’il ne touche le sol. Si cette attaque n’avait pas touché ou n’avait pas eu d’impact suffisant, le Médixès repasserait dans sa position précédente afin de se préparer à d’autres attaques surprises ou pièges. Dans le cas contraire, avancerait de quelques pas afin d’observer l’ennemi afin d’être prêt à se remettre dans sa position de défense pour cette situation, comme s’il parvenait malgré la souffrance à construire son armure de diamant. De toutes manières, Aggaddon attendait vraiment que l’adversaire soit amoindri, tout comme il pouvait l’être durant son vol, pour attaquer. De plus, il devait rester aux aguets vis-à-vis du moment de la défaite afin de pouvoir prendre Zachary par surprise et l’éliminer rapidement, quitte à ne pas du tout intervenir dans la fin de l'affrontement. Il n’aurait alors qu’à s’enfuir avant que Serguei ne puisse le toucher.





Avaliane Del Gunray


Les corps des poursuivants du Del Gunray gisait, comme des mouches prit dans la toile de l'araignée, sur le sol du souterrain dans lequel Avaliane avait pénétré en tant qu’homme. Il ressortait désormais de tes ténèbres en tant que cyborg. Le bunker où son frère et lui avait préparé une potentielle prise du pouvoir de manière agressive ne devait pas encore être découvert, donc l’ancien premier ministre se devait d’éliminer ces nobles à la botte de l’Emissaire le plus vite possible. Durant le temps qui avait séparé l’appel de son frère et l’arrivée de ses ennemis suite à l’ordre de l’agent d’Ambroise, il avait eu uniquement le temps de s’implanter les prothèses cybernétiques importés de Grandline quelques mois auparavant. Ces extensions devaient servir à Octaviane pour pouvoir être en mesure de faire face aux dangers d’un coup d’état, mais Avaliane, qui était le moins fort des deux pour le combat, ne pouvait pas laisser les partisans d’Ysolda mettre un terme au plan. Alors que du sang coulait de son bras à cause de cette transformation violente et rapide en cyborg, le Del Gunray ouvrit de nouveau la paume de sa main bionique laissant apparaitre des ouvertures. Les balles fusèrent pour s’abattre sur les nobles encore en vie. Contrôlant difficilement ces prothèses particulières qui lui donnait des avants bras plus long, il fit volteface et appuya sur un bouton caché dans la paroi pour que la porte du bunker s’ouvre. Ses parois étaient faites en cuivre afin que le souverain ne puisse pas le détecter grâce à ses pouvoirs si jamais il les utilisait dans les souterrains construit à même la structure spongieuse. Dans cette pièce secrète s’élevait de tubes d’acier et de verre dans lequel circulait un courant électrique provenant du noyau central qui n’était autre qu’une série d’alternateurs électriques primitif fournissant de l’énergie grâce aux mouvements d’un système de rouage. C’était pour ainsi dire un genre de centrale primaire.

Le Del Gunray avait commencé à rassembler les électricités dans un point, une Kérivite. Il s’était avérer que dans leurs structures, ces petites merveilles propres à Maniralie possédaient une structure mi végétal, mi minéral. En préparant leurs plans, tentant de se servir de cette électricité comme arme, ils avaient découvert que les joyaux de cette nation pouvaient accumuler de l’énergie à la manière de batterie, de piles rechargeables plutôt, la double composition de ces merveilles de la nature très mystérieuse offrant la possibilité des réactions physiques nécessaires. Avaliane soupira avant de planter sur son torse une cuirasse mécanique, les aiguilles pénétrant sa chair pour se connecter aux nerfs lui faisant souffrir le martyr. Ouvrant le compartiment approprié, il y enfourna toutes les Kérivites préparés depuis tout ce temps et emmagasina le plus d’électricité possible dans des circuits électroniques en Kérivites. Il ne lui restait plus qu’à connecter les prothèses des bras au plastron pour compléter l’armure et relier le canon dans la main au reste du circuit.

-Prépare-toi Ambroise…


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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Mar 1 Mai - 23:56



Disparitions à la royale
Estelle Harper, dite la « Faucheuse », primée à 20 000 000.

Une silhouette s’avançait calmement à travers le tumulte de l’affrontement entre révolutionnaires, serviteurs du roi, et partisans des Del Gunray. Son visage arborait une expression à la fois sombre et sérieuse, et elle ne semblait pas donner la moindre importance à ce qui se passait autour d’elle. Si ces fous tenaient tant que ça à s’entretuer, grand bien leur fasse, mais qu’ils évitent de les mêler elle et ses camarades à leurs conflits internes aussi triviaux qu’inintéressants. C’était là le fond de la pensée d’Estelle qui, malgré elle, ne pouvait s’empêcher de plaindre ces pauvres bougres animés d’une folie apparemment intarissable. Si la capitaine comptait passer incognito à travers ce ramassis d’êtres aux motivations floues, elle se rendit rapidement compte que cela ne serait pas possible. Pas qu’elle ne pouvait pas contourner le combat, en vérité cela aurait été assez facile pour elle. C’était juste que ce palais était bien plus grand et plus complexe qu’elle ne l’avait imaginé. Sans la moindre information sur leur position, il lui serait presque impossible de retrouver ses chers subordonnés à travers ce dédale. Aussi, la primée décida finalement de participer à la petite sauterie improvisée des nobles et des paysans.

Relevant la tête sans arrêter sa marche, son regard deviendrait de plus en plus froid à mesure qu’elle constaterait l’étendue de ce bain de sang et, sans qu’elle ne s’en rende compte, une aura terrifiante commencerait à émaner d’elle. Le champ de bataille entier serait englobé par cette pression qui paralyserait d’entrée de jeu tous les hommes présents, sujets à un froid glacial et à des hallucinations en rapport avec la mort. Enfin, tous, sauf un. L’Émissaire, bien que blessé, était en mesure de supporter cette atmosphère oppressante. De ce fait, il s’en sortirait juste avec une légère impression de froid et le sentiment déroutant de vivre ses derniers instants. En clair, sur le plan psychologique, il avait déjà perdu la partie si jamais un combat éclatait entre lui et la Harper, qui s’arrêterait justement devant lui. Elle poserait sur l’homme de confiance d’Ambroise un regard des plus dédaigneux dans lequel on pourrait, avec un peu de concentration, déceler une pointe de dégoût, voir de haine.

-« Où sont mes amis ? »

Ces quatre mots seraient prononcés par Estelle d’une voix qui ne laisserait que peu de place au doute quant à l’absence totale de sympathie qu’elle éprouvait à l’encontre de son interlocuteur. Sans laisser le temps au combattant chargé des affaires sensibles de répondre, la pirate enchaînerait sur une menace destinée à stimuler l’instinct de survie de cet homme dont elle se méfierait tout particulièrement :

-« Réponds si tu ne veux pas finir comme le chevalier Gathurdaid. »

Ambroise Octavius Alexandre de Maniralie, le monarque.

Un sourire à vous glacer le sang se dessina sur le visage d’Ambroise qui apparaissait distordu à ses adversaires à cause de sa nouvelle armure. Le choix que venait de faire le souverain, celui de troquer son ensemble d’acier contre une protection infiniment plus solide, était révélateur quant à la colère qu’il éprouvait face à son fils et ses toutous. En tout et pour tout, il n'avait usé de l’armure de diamant que deux fois dans sa vie, et les deux fois, il avait littéralement annihilé ses ennemis. Ce n’était pas pour rien qu’il considérait cela comme sa botte secrète, l’ultime alliance entre attaque et défense : God’s Skin, comme il aimait l’appeler. Ce combat était fini, il l’avait déjà gagné, même si le manque de sérieux à l'encontre de ces déchets lui avait coûté cher… Le sang qui s’échappait de ses doigts manquants et de la blessure par balle infligée par le Médixès prouvait que le temps lui était compté. De ce fait, le mafieux devait faire vite pour bénéficier des soins adéquats à l’infirmerie et, accessoirement, exterminer la vermine qui grouillait encore dehors.

Les pas du maudit résonnèrent à travers la pièce alors qu’il s’avançait aussi vite que son état le lui permettait vers Aggaddon. En peu de temps, l’acrobate lui avait infligé quelques blessures gênantes, et avait libéré ce pleutre d’Octaviane. C’était bien plus que ce que le modeleur ne pouvait supporter, le noble allait payer très cher ses affronts, tout comme le leader du groupe. Avec cet état d’esprit-là, on aurait pu croire que le roi n’avait que la vengeance en tête, mais il n’en était rien. Son véritable but était de quitter les lieux et de rejoindre l’infirmerie. Faucher le Médixès en chemin ne serait qu’un petit bonus appréciable puisqu’il était le plus proche de la sortie. Malheureusement, le monstre de foire qu’avait ramené le prince déchu avec lui ne semblait pas prêt à le laisser faire ce qu’il entendait. En effet, l’être au visage difforme se plaça entre lui et son but avec la ferme intention d’abattre sa masse sur l’ennemi. Cependant, ce que le colosse n’avait pas anticipé, c’était que des piques sortent par dizaine de l’armure du souverain pour le transpercer de part en part. Ainsi, le second de la révolution, sous le choc, lâcha son arme et tomba à genoux tandis qu’Ambroise le contournait.

-« Sergei ! » Fit Zachary par connexion mentale.
-« Je… Je vais bien. » Répondit le concerné via le même procédé. « Je vais juste avoir besoin d’un peu de temps pour me remettre de… ça. »
-« Combien ? » Demanda Massy, voulant savoir combien de temps ils seraient obligés de tenir sans lui.
-« Aucune idée. » Rétorqua le concerné.
-« Chouette, ça nous avance beaucoup… » Soupira le bretteur avant de charger leur adversaire.

Ce dernier venait tout juste de s’arrêter devant l'homme originaire de North Blue et commençait à lever les deux bras vers l’acrobate. Alors, le membre droit se transformerait en une sorte de lance qui chargerait tout droit vers le noble. Son premier réflexe devrait être d’esquiver, mais ce serait à ce moment-là que la vraie nature de l’attaque serait révélée. L’arme de diamant changerait soudainement de cible à la dernière minute pour se diriger tout droit vers l’ancien prince qui aurait la désagréable surprise de voir le pique se démultiplier. Le fils du monarque serait donc pourfendu par une véritable pluie de lames de diamant qui le suivraient où qu’il aille. Quant au noble, son châtiment attendrait un peu, mais il serait tout à fait digne de lui. Ainsi, lorsque le maudit du lien aurait rendu l’âme, le bras gauche du détenteur du paramécia du modelage se transformerait en une épée dont le seul et unique but serait d’infliger la peine capitale au Médixès : une décapitation en bonne et due forme. Une fin plus que méritée pour un traître de la pire espèce tel que lui. Cependant, il fallait déjà que ce chien galeux trop agile qui lui servait de fils meurt.

Pendant ce temps, Massy, dans le dos d’Ambroise, s’acharnait sur lui avec une ardeur insoupçonnée. Les taillades pleuvaient à foison sur le souverain qui ne bougeait pas d’un millimètre face à ces assauts répétés. Le pirate avait beau redoubler d’efforts, frapper sans discontinuer, tout miser sur cette série de coups,… En bref, donner tout ce qu’il avait, c’était insuffisant. Pire que cela, le mafieux ne se donnait même pas la peine de contre-attaquer. Après tout, pourquoi gâcherait-il sa précieuse concentration pour s’occuper d’un pauvre moucheron qu’il pourrait écraser plus tard ? Les sentences de Zachary et d’Aggaddon étaient bien plus importantes que celle d'un pauvre gueux, à fortiori s’il n’était pas capable ne serait-ce que de rayer son armure ou de le gêner un tant soit peu.



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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Mer 2 Mai - 13:51

Disparitions à la Royale




L'Emissaire


L’Emissaire s’affairait à repousser les assauts d’adversaires médiocres qu’il découpait en rondelle quand une aura sombre s’étendit au cœur de l’immense salle faisant office d’antichambre royale. Son regard se porta alors sur l’origine de ce vent glacial qui se répandait dans les cœurs des combattants qui cessèrent le combat pour observer, dans la terreur, la nouvelle arrivante marcher à leur côté. Une sueur froide traversa le corps de l’Emissaire qui sentit ses derniers instants poindre aux rivages de sa vie. Etait-ce une réalité ou une simple impression ? En tout cas, il ne pouvait pas se permettre de trahir son roi qu’il avait servir avec serveur depuis tant d’années. La capitaine pirate lui posa une question et il choisit d’adresser un dernier message aux personnes présentes.

-Protégez le roi jusqu’au bout.

Il ouvrit grand la bouche et trancha sa langue avec l’extrémité de sa lame. Il ignorait ce dont était capable cette femme et il était hors de question qu’elle parvienne à lui faire dire quoi que ce soit. C’était le ministre des affaires sensibles, ce n’était pas concevable, quitte à emporter tout ses secrets dans la mort. Ignorant la menace proférait à son encontre, l’agent des ombres se décida à amoindrir cette ennemie au cas-où cette dernière devrait faire face à sa majesté. Ne serait-ce qu’essayer était important. Faisant fi de la douleur et du sang qui giclait de sa bouche, il usa de sa vitesse surhumaine pour arriver dans le dos de la Harper et lui assener une attaque en diagonale. Il ne stopperait pas pour autant son déplacement, même si la pression psychologique imposée par la demoiselle créait une barrière mentale, une certitude d’impossibilité de victoire. Si jamais il venait à mourir, il tenterait de blesser l’intruse en lui lacérant le bras, avec la volonté de lui trancher. Avec sa vitesse surhumaine, il serait assez compliqué de parer complétement l’attaque.



Le Médixès qui demeurait en retrait vit l’adversaire se diriger vers lui. Le gain octroyé par le lien de Zachary couplé au malus de vitesse du souverain à cause de ses blessures ainsi que l’intervention de Serguei laissa une fenêtre de fuite au mathématicien qui s’en saisit juste avant qu’Ambroise ne lève ses deux bras. Filant, en ignorant complétement les discussions mentales de ses « collaborateurs », vers le mur, il usa de l’agilité, de la vitesse et de la force offerte par le partage avec ses camarades pour marcher en diagonale sur le mur sur à peine trois mètres pour sauter en direction de la colonne de marbre la plus proche. Puisque le monarque de Maniralie semblait devoir entrer en contact avec la matière pour la modifier et la modeler à volonté, rester au niveau de ce minéral à bonne distance du roi s’avérait la meilleure chose à faire. Plantant sa rapière dans un interstice entre deux cylindres superposés, dont le pilier étant intégralement constitué, il se positionna les pieds sur la lame, restant en équilibre grâce à sa maîtrise de son propre poids. Sans les pouvoirs partagés grâce à la malédiction de Zachary, il n’aurait certainement pas pu se positionner à plus de deux mètres de haut, ce qui n’aurait pas servi à grand-chose. Il resta donc sur ses gardes pour observer l’affrontement et resté attentif à la moindre déformation de l’armure, du sol ou des murs afin de pouvoir s’en aller avant que les modelages ne parviennent à lui. Si le prince déchu échoué et mourrait du coup infligé par le souverain, nul doute que ses pouvoirs s’estomperaient et que l’heure de la fuite sonnerait. La meilleure solution dans ce cas serait de se diriger vers les appartements royaux afin de sortir par là. Mais bon, avec un peu de chance Serguei s'interposerait et mourrait à la place du leader révolutionnaire.


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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Ven 4 Mai - 1:18



Disparitions à la royale
Ambroise, le roi maudit. Zachary, le prince déchu.

Les choses se compliquaient de plus en plus pour les révolutionnaires et leurs alliés, comme en témoignait le sourire en coin d’Ambroise. Ce dernier avait un net avantage qu’il ne manquerait pas de creuser dans les instants à venir. Lorsqu’il vit la fâcheuse manie de son fils qui consistait à esquiver toutes les attaques et le choix assez surprenant du Médixès pour se protéger, une idée on ne peut plus amusante germa dans l’esprit tordu du roi. Il allait se débarrasser de ses deux principaux ennemis - et par-là il entendait les seuls existant à ses yeux - d’une traite. Pour ce faire, il allait recourir au même stratagème retors à souhait : une attaque surprise. Le souverain affectionnait particulièrement les coups bas de ce genre, et il n’allait pas s’en priver. Modelant les semelles de ses chaussures et le diamant de son armure à la fois, le mafieux réussit à entrer en contact avec le sol sans éveiller les soupçons de qui que ce soit. Même Massy, qui n'était pourtant qu'à quelques centimètres de lui, n’y vit que du feu tant il était concentré sur son attaque infructueuse.
Une seconde fois, le monarque usa de sa malédiction pour ouvrir un passage directement sous son pied gauche. Cela lui permit d’outrepasser le bois décoratif pour modeler une matière bien plus consistante et dangereuse : la pierre. À partir de là, la suite fut un véritable jeu d’enfant pour l’homme à la tête de Maniralie. Tout d’abord, il créa un discret filament de pierre qui s’étira, à partir du plafond, derrière la colonne de marbre sur laquelle Aggaddon avait jeté son dévolu. Lorsqu’il serait arrivé au niveau de ce dernier, il se transformerait à grande vitesse en une main géante qui écraserait petit à petit le noble contre ce majestueux pilier immaculé. Incapable de bouger, il allait mourir lentement mais sûrement, broyé par une attaque en traître… Si cela marchait, l’ironie de la chose ferait rire aux éclats le roi qui, dans la seule optique de narguer l’homme originaire de North Blue, laisserait une petite ouverture dans sa protection ultime pour partager ses moqueries. Dans le même temps, une lame de pierre sortirait du sol pour embrocher Zachary, le condamnant à subir la pluie d’attaques qu’il avait pris un malin plaisir à éviter jusque-là.

-« Umbra, n’abandonnez pas… » Résonna la voix solennelle du prince dans les têtes de toutes les personnes auxquelles il était lié. « Aggaddon, je vous souhaite de réaliser un jour que vous poursuivez de vaines chimères… »

Zachary avait beau courir dans tous les sens et user de toutes les acrobaties que lui permettait le lien avec le Médixès, les lances de diamant de son père continuaient inexorablement leur course vers lui. Il en était arrivé à un point où les piques s’étaient scindées en trois groupes, un qui venait par la gauche, un autre par la droite, et enfin un dernier par-devant. La seule option valable qui lui restait dans ce cas-ci : reculer. Malheureusement, il finirait par rencontrer un mur, et à ce moment-là, ce serait véritablement fini. En somme, quoi qu’il fasse, il était fichu. Dès lors qu’il avait entrepris sa quête de vengeance, le jeune homme avait réalisé que toute cette histoire ne pouvait se finir que par la mort de son père, son propre décès, ou bien les deux à la fois. On dirait bien que ce serait la dernière option qui prévaudrait sur le reste. Car oui, même confronté à la mort, le chef de la révolution ne pouvait se résoudre à perdre la partie. Il allait décrocher une égalité grâce à son ami et leurs alliés. Au final, peut-être que c’était mieux ainsi ? Après tout, Maniralie avait bien trop souffert depuis que leur dynastie était arrivée au pouvoir, et même en disparaissant, leur famille ne laisserait qu’un royaume profondément meurtri… Quelle tristesse.

-« Sergei, mon ami… » Dit le leader des révolutionnaires, amer. « Veille à ce que notre patrie connaisse la paix qu’elle mérite, s’il te plaît. Adieu. »
-« Quoi ? Qu’est-ce que tu… » Commença le concerné dont la suite de la réponse ne fut qu’une banale pensée inaudible pour le reste du monde.

En effet, le maudit venait de mettre un terme au lien, qu’il n’aurait de toute façon pas pu tenir encore très longtemps. Il pointa ses deux pistolets sur chacune de ces tempes et ferma les yeux, poussant sa concentration à son paroxysme pour ce qui serait la dernière action de son existence. À la seconde où il sentirait les pointes de diamant transpercer sa peau, Zachary lierait sa propre vie à cette matière qui connaîtrait exactement le même sort, puis tirerait. De cette façon, il ne donnerait pas à son père la satisfaction de lui avoir porté le coup de grâce. Ce moment, celui où il attendait la mort, ne dura que quelques secondes en réalité, mais fut interminable pour le prince. Il allait périr sans jamais avoir pu savoir ce qu’il était advenu de sa mère qui n’était assurément pas morte le jour de sa fuite... Il allait rendre l’âme sans jamais avoir connu l’amour… Il allait mourir en laissant derrière lui un peuple ayant désespérément besoin d’aide… Mais bon, sa vie n’aura pas été qu’une succession d’échecs cuisants au final. Il aura réussi à se faire un véritable ami, au moins. Ce seul fait suffisait à effacer les années passées à se faire traiter de rater par son géniteur.

-« Sergei, encore merci pour tout. » Dirait-il à haute voix, le sourire aux lèvres, avant d’être transpercé.

Les évènements se succédèrent ensuite à une vitesse folle. Le bruit des coups de feu qui retentirent simultanément dans la salle, résonnant toujours alors que le corps de Zachary heurtait le sol. Le cri désespéré que poussa Sergei à l’idée de perdre son meilleur ami, le seul à l’avoir accepté tel qu’il était lorsque tout le monde le rejetait. La roche qui commençait à s’effriter, libérant au passage Aggaddon s’il avait été pris par l’attaque surprise du monarque. Puis, le hurlement de douleur d’Ambroise dont la stratégie sournoise s’était retournée contre lui d’une façon inattendue. En effet, comme le défunt révolutionnaire avait décidé de lier sa vie aux lances de diamant à la seconde où il les sentirait le traverser, il avait jugé bon de se fier à la douleur pour pouvoir mener à bien son plan. Cependant, comme la pierre avait été l’élément composant la première pique qui avait frappé l’ex-prince, c’était celle-ci qui avait été liée à la vie du défunt. De ce fait, il s’agissait-là de la seule matière à avoir été emportée dans la tombe par le maudit du lien. Or, le souverain se tenait justement sur elle. Ainsi, lorsque la roche se transforma en poussière, il commença une chute mortelle vers le vide laissé par la disparition des énormes donjons. Toutefois, cela lui fit perdre le contact avec le bois modelé qui reprit son aspect initial.

Malheureusement pour le mafieux, ce processus était tel que la matière reprit instantanément sa forme normale, oblitérant littéralement une bonne partie des jambes royales. La douleur insoutenable qui en résulta conduisit le membre de la royauté Maniralienne à perdre sa précieuse concentration, son armure invincible avec. C’est donc sans peine que les attaques de Massy, qui continuait toujours de s’acharner, atteignirent le dos d’Ambroise qui se fit lacérer encore et encore. Lorsque le bretteur en eu fini avec leur adversaire commun, ce dernier se retrouva au sol, gisant dans une marre de son propre sang. Malgré ses blessures profondes et ses hémorragies qui, sans soins, lui seraient à coup sûr fatales, le roi était encore vivant, comme en témoignait sa respiration haletante. Avec l'énergie du désespoir, il tentait, bien entendu en vain, de ramper jusqu'à l'infirmerie, sa seule chance de survie.

-« B…bande de… chiens… » Cracha-t-il d'une voix presque inaudible. « V-v-vous... me le... payerez.. »

Toutefois, les trois hommes encore dans la salle du trône réaliseraient bien vite quelque chose d’essentiel lorsque des bouts de bois commenceraient à tomber du plafond : sans pierre, qui était la base du château, la structure décorative et les meubles allaient leur tomber dessus !

Estelle Harper, dite la « Faucheuse », primée à 20 000 000.

Estelle fut plus que surprise de constater que cet homme était si loyal envers son maître qu’il préférait se couper la langue plutôt que de cracher le morceau… Soit, elle allait passer ses nerfs sur lui et en faire un exemple pour encourager les autres à lui dire ce qu’elle voulait savoir. Cependant, à peine avait-elle commencé sa technique que le serviteur du roi disparut. Alors, la capitaine sentirait une présence dans son dos et, dans un réflexe salvateur, bondirait en avant. Mais cela ne suffit malheureusement pas à éviter la totalité de l’attaque puisqu’une douleur énorme frapperait la pirate dont l’envie de meurtre augmenterait soudainement en même temps que son aura oppressante. Bien décidée à châtier sévèrement son ennemi, elle se retournerait à une vitesse phénoménale et prononcerait un seul mot en créant une lame d’air démesurément grande :

-« Miasma »

Le but de la « Faucheuse » était simple : repousser son adversaire tout en le blessant grièvement. Mais lorsque l’Émissaire croiserait les yeux de la pirate, il aurait la surprise de voir que ces derniers étaient écarquillés alors qu’Estelle regardait au-dessus de lui. Un rapide coup d’œil lui permettrait de voir qu’un objet des plus improbable, une cuvette de toilettes pour être plus exact, lui tombait droit dessus, suivie par un pan entier de mur en bois. Serait-il en mesure de tout éviter en même temps ? Très bonne question à laquelle la Harper n’était pas pressée de connaître la réponse puisque quoi qu’il arrive, elle fuirait aussi vite que possible en direction de la sortie, ayant pressenti que cela ne serait pas la seule partie du château à s’effondrer. Si d'aventure le dernier homme de confiance du défunt Ambroise se mettait en tête de la suivre vers la sortie, il constaterait bien vite qu'à moins de faire de gros efforts, il lui serait difficile de la rattraper à cause de ses blessures et des nombreux débris qui tombaient ci et là.



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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Ven 4 Mai - 3:57

Disparitions à la Royale


Aggaddon s’attendait à une attaque en traitre et observait par conséquent les coins morts en plus du sol. Malheureusement pour lui, il repéra bien trop tardivement l’étreinte de pierre qui se referma sur lui, le plaquant contre la colonne de marbre dans laquelle il avait planté son arme. Suffoquant sous l’impact, le mathématicien tenta encore et encore de se débattre durant des instants interminables, mais en vain. La peur de la mort le gagna en quelques instants. Non, cela ne pouvait pas se finir ainsi… C’était impossible. Il devait sortir de là. Perdu dans ce refus de la réalité, le Médixès ne prêtait même pas attention à ce qu’il pouvait se passer, ne sachant même plus ce qu’il pouvait voir. Alors qu’il s’affolait, perdant de plus en plus d’air, l’obligeant ainsi à respirer fortement alors qu’il succombait à l’horreur, une pensée traversa son esprit et lâcha quelques paroles. Zachary… Zachary… Il savait ! Il savait pour son passé ! Il avait certainement profité du moment où il avait montré le sien. Le connard. Le sale troufion. Il devait mourir. Il allait payer. Le Médixès plongea dans ses instincts bestiaux en continuant de s’affoler, perdant progressivement la raison pour retrouver un état qu’i avait quitté bien longtemps auparavant… S’enfouissant dans ses pensées des larmes de tristesse et de colères jaillirent de ses yeux pour dégouliner le long de la pierre froide comme la mort.



Les pensées se mêlèrent à un flot de réflexion instinctif de destruction pur, brut, haineux. L’envie de souffrir physiquement pour se débarrasser de cette frustration et ce poids mental était colossal, s’imposant à son esprit avec une véhémence incroyable. Nécessité primordiale, il tentait de fermait son regard intérieur à la scène qu’il revoyait devant lui, mais il n’y parvenait pas. Alors qu’il hurlait à plein poumon dans le monde physique, au cœur de sa folie il voyait celle qu’il avait tant choyé déposer ses lèvres sur celle d’un autre. Les torrents naissait de ses larmes pendant que son hurlement devenait une tempête furieuse. Le courroux de sa pensée faisait virevolter les cendres en un impressionnant cyclone s’abattant contre volcans et toundras pour saccager toutes les strates de sa conscience qu’il avait construit sur les débris de cette absence de raison totale du moment de la rupture. Dans ces conditions, la pression exerçait par la main du souverain devenait salvatrice, un effet cathartique puissant canalisant toutes ses douleurs comme un exutoire ultime. Là… Là. Là ! Là, il pouvait accepter la mort comme le soulagement de cette vie pourrie et maudite. Adieu les maudits amours qui détruisent l’existence. Adieu les intrigues complexes et tarabiscotés des autres puissants. Adieu les arts beaux mais terriblement triste par leur profondeur. Adieu les souvenirs dont il désirerait être débarrassé. Adieu cette insuffisance. Adieu créatures cosmopolites.

L’air commence à manquer
Quand, sur la banche de cerisier,
Un doigt se pose, sobre, éphémère.
« Ecoute la complainte de la mer »

Les murmures des profondeurs se font sombre.
Les strates de la destruction se font fondre.
Méli-mélo abjecte de la condition.
Souffrance inutile du pauvre pion.

C’est par le sang et les âmes
Que s’élève la faux mortelle,
L’instrument de la femme,
Cette assassine impersonnelle.

Morphème.
Monème.
Sens primaire,
Mot unitaire.

Le sang coulant des lèvres
Forme un magnifique étang,
Celui qui, sans fin, s’étend
Pour toucher sa tranchante verve.

Les yeux se ferment sur un monde
Oubliant enfin tout ce qui s’y trouve.
La puissance d’une satisfaction moribonde
S’étant abattue sans que jamais il ne réprouve.




La main de pierre qui retenait Aggaddon s’effrita pour finalement se décrocher et tomber lourdement sur le sol. Le corps du Médixès dégoulina le long de la colonne, dos contre le marbre, alors que les larmes coulaient encore le long de ses yeux. La rage qui l’habitait prit le dessus. Il enleva la rapière sans se soucier qu’il n’y avait pas de sol sous ses pieds. Fatalement, le mathématicien chuta. Le choc l’étourdit quelques instants, mais surtout fut assez brutale pour lui faire reprendre ses esprits. Secouant la tête et se massant rapidement le crâne, Aggaddon vit l’état de la situation, avec les murs qui commençait à se briser et les tremblements incessants, et se décida à rejoindre la porte le plus vite possible en se moquant complétement du sort de Massy et Serguei qui semblait être les deux autres seuls survivants à première vue. Se relevant, il tituba quelques secondes à cause des tremblements et du temps d’adaptation nécessaire pour reprendre pleinement possession de ses moyens. Le Médixès se mit donc à sautiller en économisant ses forces, ayant déjà user beaucoup d’endurance tout le long de cette fuite permanente, ne s’étant pas engagé dans le combat. En avançant, il eut l’occasion de constater la mort de Zachary qui ne l’émeut pas du tout. Vu la position de son corps et le sang, il était bel et bien dans l’au-delà. Cela lui ferait économiser une balle. Le mathématicien espérait qu’après coup il pourrait laisser les Del Gunray s’occuper du dernier révolutionnaire important, c’est-à-dire Serguei. Quant à Ambroise qui, contre toute attente, n’avait pas encore passer l’arme à gauche, le nobliau savait qu’il ne pourrait pas survivre à l’effondrement et que dans tout les cas Massy était en mesure de l’achever. L’heure du glas sonneraient pour le souverain, peu importe ce qu’il faisait désormais. Aggaddon ouvrit la porte et, après avoir constater le spectacle qui se jouait là, continua sa course pour sortir du château en priant que les infirmiers parviendraient à mettre Octaviane en sureté avant.





L'Emissaire, Avaliane Del Gunray


L’Emissaire vit la lame de vent filait droit vers lui. Usant de sa vitesse surhumaine, il parvint à se déporter sur sa droite pour éviter de se faire trancher en deux, sacrifiant un bras au passage. Sans le cumul de ses blessures il aurait tout à fait en mesure d’esquiver et de mener un combat difficile, mais loin d’une victoire impossible, contre cette pirate qui avait mis fin aux jours du général de l’armée royal. La preuve en était qu’il l’avait touché. C’est alors qu’il découvrit que le décor s’effondrait tout autour de lui. Par reflexe, il tenta d’hurler « Votre majesté ! », mais il n’avait plus de langue et les sons qui sortirent de sa bouche formèrent un piaillement sans logique apparente. L’Emissaire se dirigea alors vers la salle du trône dans l’espoir de porter secours à son souverain, oubliant totalement la pirate. Alors qu’il se rapprochait de lieu où se trouvait son cher roi, un arc électrique jaillit et le percuta de plein fouet. Le ministre s’écroula au sol en ayant quelques spasmes de douleur. Il entendit alors une voix raisonner.

-Que tout mes partisans quittent ce château ! Je m’occupe d’exterminer tous les autres ! Même toi… PARMÉNION DE MANIRALIE !!!

Avaliane Del Gunray utilisa l’électricité qu’il avait accumulé pour foudroyer, à l’aide de canon intégrer à ses prothèses, les derniers partisans d’Ysolda et les révolutionnaires survivants qui tentaient de fuir. Cela ne durera que quelques instants. L’ancien premier ministre fila vers le fils du frère caché du monarque dont seul le père Del Gunray et le souverain de l’époque, père d’Ambroise, avait jadis connaissance de l’existence. Le secret c’était transmis aux fils de ces deux là, le nouveau seigneur de l’île allant même jusqu’à tuer ce petit frère secret pour faire de son neveu le parfait agent secret dévoué et loyal, à l’instar du militaire et fervent Gathurdaid. C’était l’histoire sans liberté d’un homme conditionné pour devenir l’esclave morale de son oncle. L’Emissaire se releva tant bien que mal, en tenant avec son bras restant ce qui restait de l’autre afin de minimiser l’affluence de sang, pour dévisager celui qui serait sans aucun doute son assassin, révélant ainsi son visage. La capuche tombant dans son dos, la chevelure grise de Parménion se monta à la lumière du jour alors que ses yeux clairs traversaient les tremblements pour se plonger dans le regard d’Avaliane qui formula un bref adieu muet avec ses lèvres avant de placer une Kérivite dans son canon pour la tirer sur celui qui aurait pu être le dernier potentiel héritier de la lignée dynastique des Maniralie. La perle de bois à la composition des plus mystérieuses fendit les airs pour pénétrer la chair de l’Emissaire qui convulsa. Il posa un premier genou au sol avant de s’étaler de tout son long sur les premiers décombres en recevant petit à petit toute l’électricité dont était pourvu le projectile. C’est à ce moment là qu’Avaliane vit la porte de la salle du trône ouverte. Aggaddon en sortit pour filer vers la sortir. Le Del Gunray leva son canon, puis se ravisa quand il fut contraint d’esquiver la chute d’une armoire. Alors qu’il allait tourner la tête pour viser le Médixès, il aperçut la fin tragique de l’Emissaire, un lit et du parquet tombant directement sur lui, l’éclatant contre le sol en répandant son sang tout autour du cadavre comme s’il avait explosé.

-Le bras droit de la Révolution est encore en vie là-bas ! déclara Aggaddon avant de disparaître au coin du couloir. C’est un colosse.

Ne comprenant pas vraiment pour l’instant pourquoi le mathématicien lui apportait de l’aide pour éliminer les derniers ennemis politiques des Del Gunray, le cyborg se précipita vers la pièce où se trouvait encore Massy, Ambroise et Serguei. Suivant les indications de l’originaire de North Blue, il ne ferait pas immédiatement attention au fait que le monarque était encore en vie, s’il l’était toujours avec la trentaine de seconde écoulé depuis la sortie du Médixès. Avaliane viserait ainsi le colosse pour tirer un arc électrique dans sa direction. Le sol s’effondrant presque sur ses pieds, il devrait alors se propulser en avant.


Entrevue royale


Vava de Parménion (avec ses deux bras :X ) dans le bandeau d'informations des niveaux.

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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Ven 4 Mai - 14:27



Disparitions à la royale
Ambroise, le roi sans château. Sergei, le second sans leader.

Ambroise avait les yeux exorbités, tant par la douleur que par un simple fait qui le sidérait : son château tombait en ruines. Satané Zachary ! Cette ordure lui avait fait plus de tort en mourant qu’il n’y était parvenu durant toute sa vie… Un sourire ironique, déformé par les souffrances du souverain, vint se peindre sur le visage crispé de ce dernier. Au final, s’il y avait bien une chose qu’il partageait avec le raté qui lui servait de progéniture, c’était sa haine viscérale de la défaite. Même quand tout était perdu, le monarque ne pouvait se résoudre à partir sans gommer le petit sourire narquois qui se dessinait généralement sur les lèvres du vainqueur. En somme, il était un mauvais perdant de la pire espèce. Profitant du fait que Massy soit essoufflé et accaparé par l’effondrement de la luxueuse demeure, le mafieux, dans un élan de lucidité, sortit une seringue de sa chemise. Il s’agissait là de son as, la dernière carte qu’il sortirait de sa manche, littéralement. Usant de ses dernières forces pour se l’injecter, l’homme de sang royal laissa tomber sa main au sol, s’assurant tout de même qu’elle touche bien le bois et non son propre sang. Alors, son visage, jusque-là figé dans une affreuse grimace, se détendit franchement tandis qu’il prenait un air de soulagement intense. La douleur… Pouf, plus rien, partie, envolée,… Elle avait totalement disparu sous les effets de l’anesthésiant qu'il gardait justement pour ce genre de cas où elle devenait trop gênante pour ses pouvoirs. Son esprit libéré de ses entraves physiques, le maudit pu se concentrer pleinement sur ce qui serait sa dernière tâche : emporter ses ennemis dans la tombe. Par chance pour lui, si son corps était dans un état déplorable, cela n’influait en rien sur les capacités de son fruit du démon.

Pour débuter le dernier jeu de sa vie, le modeleur usa d’une de ses techniques fétiches : l’attaque en traître. En effet, il profita du chaos environnant et du manque d’attention de l’Umbra pour le transpercer au niveau de l’abdomen avec une lance en bois, remettant à sa place le moucheron qui avait osé abattre son épée sur lui à maintes reprises. Dans un second temps, il créa un passage sous les pieds du chien galeux de la révolution, trop occupé à agoniser sous la foudre d’Avaliane pour réagir à temps. La suite, elle fut simple mais lourde de conséquences pour le seul ami du fils révolutionnaire : le roi stoppa net l’utilisation de ses pouvoirs. Cela redonna son apparence initiale au bois qui coupa en deux le pauvre Sergei dont les jambes et les boyaux entamèrent une longue chute vers l’espace laissé par la disparition des donjons. Sa partie supérieure, quant à elle, resta bien droite sur le sol, son visage difforme figé à jamais dans une expression de douleur intense. Le monarque sourit, content du résultat qu’il ne pouvait malheureusement pas voir à cause de son épuisement, puis s’attela à se débarrasser du chambellan. S’il avait pu constater que ce dernier usait d’armes inédites, l’estropié royal n’en avait cure. Cependant, un problème de taille se posait : il ne pouvait ni tourner la tête pour voir le Del Gunray, ni sentir ses pas puisqu’il n’était pas en contact avec le plancher. Qu’à cela ne tienne, il allait faire pleuvoir les coups sur lui, littéralement.

Des centaines et des centaines de lances en bois s’abattraient des parties encore intactes de la pièce pour maximiser les chances de blesser le chargé de l’économie Maniralienne. Bien sûr, les attaques étaient dirigées à l’aveuglette, mais leur nombre était tel qu’Avaliane ne pourrait pas tout esquiver. Malheureusement pour le monarque, une réalité ardue se rappellerait à lui alors que ses paupières se feraient lourdes et que sa vue se flouterait : il perdait du sang à vitesse grand V. Les attaques se feraient de moins en moins nombreuses et rapides, jusqu’à totalement s’arrêter, et cela en même temps que la respiration du souverain meurtri. Ainsi disparut Ambroise Octavius Alexandre de Maniralie en même temps que sa dynastie entière et le palais qui avait vu grandir des générations entières de sa famille. Comme pour mettre un point final à cette triste histoire et se moquer une dernière fois du maudit qui venait de décéder, sa couronne tomba du ciel en même temps que le buste en marbre à son effigie sur lequel il la plaçait avant de dormir. Le cadavre lacéré, désarticulé, écrasé, et mutilé du roi gisait donc dans une mare de sang, sa couronne juste à ses côtés et sa statue sur le dos. La symbolique de la chose aurait sans doute arraché au père et à son fils un sourire ironique parti en fou rire, car ce qui avait tué cet homme, au final, n’était ni ses ennemis, ni ses blessures, mais bel et bien son ego surdimensionné.

Julius, le « Voyant ».

Julius avait enfin mené à bien sa mission, ce qui voulait dire qu’il ne lui restait plus qu’à aller récolter les fruits de son dur labeur. Cette idée en tête, il prit le chemin le plus rapide vers la demeure du roi, c’est-à-dire les tunnels souterrains. Cependant, ce qu’il n’avait absolument pas prévu, c’était que la pierre se transforme tout d'un coup en poussière, conduisant le sol spongieux au-dessus de lui à s’affaisser. Le mercenaire dû redoubler d’efforts pour arriver à temps dans un espace assez large pour ne plus être menacé par ce glissement de terrain particulier : l’ancien emplacement du donjon. Toutefois, ce qu’il n’avait pas prévu sur place, c’était la pluie de sang et d'entrailles qui le recouvra, sans compter les énormes jambes qui l’auraient sans doute écrasé s’il ne s’était pas écarté juste à temps.

-« C’est quoi ce bordel ? » Jura-t-il en usant de son haki pour éclaircir un peu la situation.

Ce qu’il ressentit au travers de ce dernier ne lui plut pas, mais alors vraiment pas du tout. Pour commencer, il ne sentait plus ni la voix de Sergei, ni celle de Zachary. Pire encore, il sentait les voix grandement affaiblies de Massy et, surtout, d’Ambroise, ainsi que celle du Chambellan, déterminé à en finir, et celle troublée du Médixès en pleine fuite. Ces informations lui suffirent amplement à comprendre plus ou moins la situation. Malgré leurs efforts groupés, son employeur et ses alliés n’avaient pas pu achever le roi qui les avait tués, lui et son second. Le pirate s’était fait blesser d’une quelconque manière et Aggaddon, en bon lâche qu’il était, avait préféré prendre ses jambes à son cou plutôt que de l’aider. C’est à ce moment précis qu’Avaliane était arrivé pour gratter les miettes restantes en achevant Ambroise, qu'il comptait sans aucun doute remplacer sur le trône. Ce scénario, plus que plausible aux yeux du « Voyant », amena ce dernier à user de sa technique Marche Céleste - qui consistait à frapper l’air si rapidement du pied qu’il en devenait solide - pour arriver en haut. D’un coup de poing sec, il défonça le sol en bois qui, fragilisé par le combat venant d’avoir lieu, s’effondra en grande partie. Nul doute que le chambellan aurait du mal à se concentrer sur le nouvel arrivant en sachant qu’il risquait de chuter vers sa mort s’il ne s’éloignait pas très rapidement. Pendant ce temps, Julius userait de la même technique qui lui a permit de rejoindre la salle du trône pour rallier la position de l'Umbra, qu’il saisirait dans la hâte avant de creuser une sortie dans le mur juste devant lui. La suite des événements serait on ne peut plus simple : l’ancien noble passerait par le trou qu’il venait de creuser et foncerait tout droit, évitant les débris, avant de sortir du château en fracassant une fois de plus la structure en bois. Les actions du mercenaire ne manqueraient pas d’accélérer l’effondrement de la bâtisse, alors les dernières personnes présentes à l’intérieur se verraient forcées de presser le pas si elles ne voulaient pas finir ensevelies sous les décombres…



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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Ven 4 Mai - 18:25

Disparitions à la Royale




Avaliane Del Gunray


Avaliane remarqua bien vite les déformations effectuées par le monarque pour châtier le mastodonte, dernier pilier de la Révolution maniralienne. Le Del Gunray voulu alors viser le souverain et remarqua alors son état plus que précaire. Il allait mourir d’ici peu. Voulant assouvir son désir de vengeance envers ce roi qui, il le savait, l’avait pris pour un jouet pendant longtemps.

-Je suis ravi de contempler ta fin sale prétentieux.

L’électricité traversa l’air, mais fut arrêté net par les assauts sylvestres envoyé à l’aveuglette par Ambroise. Avaliane contra comme il le pouvait ces attaques en protégeant sa tête, seule partie non cybernétique de son corps et, par conséquent, seule partie non protégée par le blindage. Malgré tout, à force de persister, les lances en bois finirent par percer l’armure en un point, touchant ainsi le circuite de Kérivite interne qui se retrouve instable à cause de la brèche ouverte par la pointe d’une des armes. C’est ainsi que tout l’électricité restant dans le circuit, des Kérivites chargés se trouvant toujours dans le compartiment au niveau des cuisses, se retrouva éjecté hors du système, se transformant en un rayon de foudre condensé qui fendit l’air en une déflagration vrombissante pour venir encore fragiliser la structure. La force d’expulsion repoussa même le Del Gunray qui traversa presque toute l’antichambre de la salle du trône. Sachant pertinemment que le destin de la monarchie était scellé, il se leva et courut pour sortir du château, écoutant le bruit, semblable à l’écho d’un cri, que faisait le bois en déchirant la structure spongieuse sous le château, le vent s’engouffrant dans les trous du sol mauve étant expulser puissamment hors des profondeurs terrestres. Il arriva au bout d’un couloir et s’apprêta à tourner.



L’écho du tir se propagea dans le corridor alors qu’Aggaddon était sortit de sa cachette. En effet, reprenant son souffle, le Médixès avait trouvé un endroit où les étages supérieurs s’était déjà effondré, amoindrissant la menace. Trop concentré sur la fuite, Avaliane n’avait pas entendu les halètement d’Aggaddon qui, lui, avait perçu les bruits de pas de l’ancien premier ministre. Il n’avait pu qu’à saisir l’occasion. Le nobliau savait que s’il restait en vie, le Del Gunray conseillerait à son ainé de le tuer aux vues du passif entre Avaliane et le père du Médixès. Cela permettait donc au nobliau de prendre les devant pour s’assurer son destin. La balle fendit ainsi les airs. Grâce à son corps de cyborg, l’ancien ministre avait les capacités pour esquiver, mais il ne réalisa qu’il était pris pour cible trop tard. Il eut beau se décaler, la balle de plomb originellement destiné à Zachary s’enfonçant à la gauche de son front et traversa son crâne. Le corps d’Avaliane tomba sur le sol qui s’écroula, faisant tomber le corps au niveau inférieur.

Le château ne semblait plus pouvoir supporter la disparition de la pierre plus longtemps. La partie du château où se trouvait le Médixès se détacha du reste, sort auxquelles était destiné toutes les tours d’ailleurs. Les cadavres des nobles qui s’étaient entretuer dégringolèrent la pente qui vola bientôt en éclats. Aggaddon eut droit au même traitement. Glissant dans le couloir, il ne put que constater que le bois éclaté de partout sous les cocs multiples avec le sol ainsi qu’avec les planches. Il n’y avait qu’une échappatoire et le mathématicien la saisit aussi promptement qu’il le put. Il fonça sur la fenêtre et tomba de quatre mètres de haut pour atterrir sur le sol spongieux qui minimisa les dégâts de la chute qui furent malgré tout bien présent. Sentant les os de son bras réduit en charpie, le Médixès attendit que l’éponge mauve sous lui arrête de rebondir pour tenter de se tracter un peu plus loin, la partie du château tombant dans ce sens. Heureusement le glissement de terrain engendré permit de ne pas dépasser les 45 degrés. Quelques tuiles et planches étaient tombés, mais ce n’était pas aussi violent que si l’aile du palais s’était refermée sur le sol comme un livre. Se sentant désormais en sécurité, le Médixès pris une grande bouffée d’air avant de poser ses yeux sur ce qui avait été un château et qui ne ressemblait désormais plus à rien. La partie dont avait sauté le Médixès était désormais enfoncé en diagonale sous le reste du palais, le toit et le haut du dernier étage étant encore visible au niveau du sol. Certaine tour avait tout simplement chuté alors que d’autre s’était démanteler en s’effondrant sur elle-même. Soulagé, Aggaddon tourna la tête sur le côté et fut content de constater qu’Octaviane était encore vivant. Il se tenait dans un fauteuil roulant. Encore en état léthargique à cause de la perte de sang, c’était ses partisans qui s’était apparament dévoué pour lui sauver la vie en l’embarquant avec eux. Quelques infirmiers avaient suivi et avaient stabiliser l’état du dernier candidat à la royauté de Maniralie, les perfusions en témoignaient. Ils étaient d’ailleurs en train de s’afférer à le transporter dans un hôpital. L’un des médecins décida de rester afin de soigner les blessés qui aurait pu survivre à l’effondrement et sa première cible fut ni plus ni moins que le Médixès.


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Conclusion de la situation des pnjs que j'ai géré dans les infos de niveaux.

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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Ven 4 Mai - 22:28



Disparitions à la royale

Tout s’était enchaîné si vite pour Massy… La mort de Zachary, la disparition des pieds et de l’armure du roi, la fuite du Médixès, et enfin l’effondrement du château. Il ne savait absolument plus ou donner de la tête, et le mafieux, malgré son état critique, avait tout de même réussi à user de ses pouvoirs contre lui. Un coup. UNE seule et unique lance avait suffit à le mettre à terre… Il savait que l’écart de force entre lui et le monarque était grand, mais à ce point-là ? Lorsque Sergei fut électrocuté puis commença à chuter dans le vide, le bretteur, impuissant, ne put que le regarder se faire couper en deux. Il pensait que le chambellan s’attaquerait ensuite à lui, une proie encore plus facile que le colosse, mais il n’en fut rien. À sa grande surprise, le ministre lança un assaut vers celui qu’il était censé servir et protéger, qui répondit à grand renfort de piques sortant du sol au hasard. Cependant, alors que les attaques du souverain commençaient à se faire de plus en plus rares, le borgne usa d’une technique si puissante qu’il traversa plusieurs murs. Allait-il revenir l’achever ou bien allait-il le laisser se vider de son sang comme le roi ? L’Umbra n’eut pas le loisir d’y réfléchir puisqu’il sentit les mains d’un homme empestant franchement se poser sur son corps.

Entre la douleur qui lui embrumait l’esprit et la façon dont il était tenu, il ne put rien distinguer de la personne qui lui sauvait la vie, pas plus qu’il n’eut le temps de se demander pourquoi. En moins d’une minute, le pirate sentit le vent glacial de la nuit sur son corps, le sommant de rejoindre la compagnie de ses frères mort il y a de cela deux années déjà. Alors qu’il se laissait aller aux bras de Morphée, desquels il ne se relèverait peut-être jamais, une voix féminine familière résonna dans sa tête. Une voix masculine lui étant totalement inconnue répondit alors que la première personne se faisait plus véhémente. L'homme qui devait le tenir fit alors plusieurs déplacements rapides sans queue ni tête pour le blessé, puis lança une réplique d’un ton assez acerbe. Après cela, Massy sentit qu’on le déplaçait délicatement vers une nouvelle paire de bras et qu’on posait quelque chose de chaud sur lui, une veste, peut-être ? Quoi qu’il en soit, contrairement à l’odeur de son sauveur, celle de la nouvelle arrivante était douce, apaisante, et elle aussi familière à l’épéiste mourant. Il n’eut toutefois pas le temps d’en profiter puisque sa porteuse commença à se déplacer à une vitesse telle qu’il perdit connaissance.

Estelle Harper, capitaine. Bell Eversmile, médecin de bord.

-« Va-t-il s’en sortir ? » Demanda Estelle, inquiète au possible, à la seconde où Bell était sortie de la salle d’opération improvisée.
-« J’ai fait tout ce que j’ai pu et j’ai réussi à stabiliser son état. » Répondit la concernée. « Heureusement, aucun organe vital n’a été endommagé, sans quoi, je n’aurais rien pu faire avec le matériel dont nous disposons. Ultimement, ce sont les hémorragies, à la fois internes et externes, qui ont véritablement attenté à sa vie. J’ai réussi à les endiguer et je lui ai fait une transfusion sanguine. »
-« Donc, il va s'en remettre ! » Sourit la capitaine, enjouée par la bonne nouvelle.
-« En un mot : oui. » Fit la fille en débardeur, souriante. « Mais ce serait bien que quelqu’un veille sur lui la nuit au cas où. »
-« Très bien, je m’en occupe. » Assura la femme aux yeux bleus.
-« Hep hep hep, pas si vite, capitaine ! » L’arrêta la doctoresse. « Toi aussi, tu as été blessée ! Alors tu vas me faire le plaisir d’aller te reposer, et tu as intérêt à le faire si tu ne veux pas me fâcher ! »

Devant l’insistance de la sœur de Clay, la « Faucheuse » n’eut d’autre choix que d’obtempérer, au grand soulagement de la tireuse. Lorsque la capitaine et les quelques mousses présents quittèrent les lieux pour vaquer à leurs occupations respectives, la jeune fille ne put s’empêcher de pousser un soupir. Cela ne lui plaisait pas de donner volontairement un diagnostic si positif à ses camarades alors que les chances de survie de leur ami étaient toutes autres. En réalité, il avait environ une chance sur deux d'y rester à cause des possibles infections qu’il pourrait développer. Toutefois, la nature protectrice et bienveillante de la brune l’avait mené à mettre de côté son professionnalisme pour valoriser le bien-être psychologique des membres de l’équipage. L’ambiance était déjà tendue et ils étaient tous moroses quand ils ne clamaient pas carrément qu’ils iraient exterminer jusqu’au dernier ceux responsables de tous leurs malheurs. Dans ses conditions, l’Eversmile préférait franchement leur mentir, quitte à les décevoir au passage si ça se savait, plutôt que de contribuer à la mauvaise atmosphère qui régnait sur le navire. Et puis, de toute façon, elle était confiante quant à la survie de son patient, elle se devait d’adopter une attitude positive aussi bien pour elle que pour son équipage, après tout.

Julius le « Voyant ».

Julius ne savait pas trop pourquoi il avait décidé d’aider le jeune pirate. Était-ce pour soulager sa conscience car il était celui qui, indirectement, l’avait mêlé à tout ça ? Peut-être. Quoi qu’il en soit, il avait été interpellé très rapidement par une femme à la sortie de ce qui était autrefois un château. Ou plutôt, il fut littéralement agressé verbalement puis physiquement par cette dernière. L’hystérique croyait qu’il était celui qui avait mis son subordonné dans un tel état, et il eut besoin de faire quelque chose dont il n’avait franchement pas l’habitude pour la calmer : crier. Que le mercenaire perde son sang-froid, c’était assez rare, mais régler le différend avec plus de doigté aurait nécessité du temps, un luxe qu’ils ne pouvaient évidemment pas se permettre compte tenu de la situation. Au final, il ne regretta absolument pas son action et, une fois la capitaine inquiète et le blessé partis, entreprit de fouiller les ruines du château à la recherche du trésor promis par Zachary. Cela lui prit toute la nuit et ses trouvailles furent le plus souvent des meubles cassés, de la tuyauterie tordue, ou bien des cadavres broyés. Cependant, il réussit finalement à dénicher ce qu’il recherchait. Prenant le plus de joyaux et de pièces d’or possible, le mercenaire n’hésita pas à faire plusieurs allers-retours avant d’être enfin satisfait. Plusieurs nobles remarquèrent son manège, mais les seuls assez culottés pour tenter de l’arrêter n’étaient actuellement plus de ce monde.

L’embarcation de Julius quitta donc Kullidam à l’aube tandis que le mercenaire lançait un dernier regard sur cette île unique qui venait de connaître le plus grand bain de sang de son histoire. Son esprit en manque de sommeil vagabonderait de temps en temps sur ce qui se serait passé s’il avait pris part au combat. Aurait-il été en mesure de sauver des vies ? Aurait-il été en mesure d’empêcher ce massacre sans fondement valable ? Ces questions-là le hanteraient probablement quelques jours, quelques semaines, voir quelques mois, mais il finirait sans aucun doute par s’y faire. Après tout, aussi fort soit-il, il n’était rien de plus qu’un homme, et par conséquent, il était faillible. Il se demandait vaguement s’il recroiserait un jour le chemin du bretteur qu’il avait sauvé. Comment s’appelait-il déjà ? Maki ? Machi ? Oh, et puis, quelle importance ? Il oublierait sans doute son visage dans les jours à venir, de toute façon… Quoique… Ses pupilles, elles resteraient à jamais graver dans son esprit pour une raison qui lui échappait clairement.



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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Sam 5 Mai - 0:52

Disparitions à la Royale


Aggaddon contracta ses abdominaux pour se redresser. Son regard lourd observa la pièce dans laquelle il se trouvait. Manifestement, il avait été soigné dans un hôpital assez classique qui ne semblait pas au top de ce qui se faisait de part le monde en se moment. Remerciant l’infirmière qui constata son réveil, il frotta ses yeux avec sa main afin de reprendre ses esprits. Quelle galère. Il aurait préféré mille fois participer aux jeux politiques de la cour plutôt que de vivre cette aventure abracadabrante durant laquelle il avait été entrainé dans la Révolution maniralienne. Heureusement, Zachary était mort et il ne faisait aucun doute que Serguei l’était également, les décombres ou Avaliane s’étant chargé de ce travail. Le glas d’Ambroise avait également sonné vu les blessures qu’il avait reçu. Le Médixès se demande ce qu’il était advenu de ce pirate, Massy Umbra. Avec de la chance il aurait pu réussir à fuir, il ne fallait donc pas écarter cette éventualité même si sa probabilité était assez faible, mais non négligeable. Soupirant, le nobliau retomba sur sa couche, profitant de ce calme et de ce répit bien mérité. C’était un petit plaisir avant de se préparer à aller parler à Octaviane qui était à priori le nouveau dirigeant de l’île.

Quittant sa chambre il salua aimablement, avec toute la politesse qui incombait à la noblesse, l’originaire de North Blue demanda qu’on lui indique la chambre du Del Gunray. Le mathématicien ne tarda pas à la rejoindre. Le nouveau souverain était déjà en discussion avec des survivants de la société nobiliaire qui s’éclipsèrent en voyant le Médixès entrer.

-Bien le bonjour. Vous êtes le seigneur Aggaddon c’est cela ? La dernière fois que je vous ai vu vous étiez si jeune.

-Oui c’est bien ça messire Octaviane. Moi je me souvenais encore suffisement de vous pour vous reconnaître.

-Je vous remercie sincèrement de m’avoir porté secours dans la salle du trône. Sans votre intervention, cet nation se serait retrouvé sans dirigeant.


Le savant hocha de la tête pour confirmer les propos même s’il se dit intérieurement qu’il avait envisagé de prendre possession du trône, mais que ce n’était pas viable.

-Je sais que mon frère Avaliane était en conflit avec votre père jadis, mais sachez que je n’en tiendrai pas rigueur. Je dois dire même que j’aimerais vous remercier en faisant de vous un consultant extérieur. Dans cette optique, il faudrait que vous me donniez votre numéro d’escargophone.

-Soit ce sera fait… Savez-vous quelle politique vous allez appliquer.

-Puisque la quasi-totalité de la noblesse a péri, il me semble que le choix et vite fait. Je vais transformer le régime politique de la dynastie Maniralie en une monarchie constitutionnelle. Le peuple aura donc son mot à dire et pourra voter. Je pense qu’au vu des vents de révoltes résultants des ambitions d’Ambroise, l’absence temporaire d’autorité militaire et l’annihilation du gouvernement, c’est la meilleure chose à faire.

-Vous avez certainement raison. Je me demandais quel genre de roi vous allez être, mais puisque vous n’avez plus d’ennemi politique, les jeux de pouvoirs et coup fourré sont finis.

-Hahaha. Oui vous avez raison mon cher Médixès. Je vais pouvoir m’atteler à faire de ce royaume un lieu prospère. J’ai beaucoup de projet vous savez. L’expansion des villes, l’aménagement de fortifications pour les forces de l’ordre, le changement de capitale, la prise d’importance de la Compagnie Maniralienne Del Gunray qui unira toutes les sociétés dont j’ai le contrôle pour former une puissance économique et commerciale suffisante pour que tout les habitants de l’île puisse être rémunéré.


Aggaddon était surpris de constaté la bienveillance relative d’Octaviane. Après tout, vouloir le pouvoir c’était bien, mais l’assumer de cette manière était encore mieux. Avec un peu de chance, le Del Gunray serait un souverain plutôt sage et clairvoyant, même si le fait qu’il s’impliquerait d’une façon ou d’une autre dans la pègre ne faisait aucun doute. Le Médixès était certains, et heureux, qu’il faisait face à un monarque qui savait faire la part des choses et mettre son peuple loin de ses affaires au sein du monde de l’ombre.

-Revenez-nous voir à l’occasion monseigneur Médixès. Je serai ravi de recevoir une autre des personnes ayant survécu à ce massacre déplorable, mais somme toute nécessaire pour que la nation reparte sur de nouvelles bases. Veuillez m’excuser mais je dois désormais appeler ma nièce pour lui donner des directives sur l’aménagement de la nouvelle résidence royal aux abords de Burnstein ainsi que sur l’exportation du bois qui composait le palais royal.

-Faites-donc. Reposez-vous bien.


Aggaddon sortit de la chambre, puis de l’hôpital de Kavaliera.



Un sourire se dessina sur le vil visage d’Aggaddon. Octaviane voulait faire florir Maniralie en basant le pays sur le commerce en créant une compagnie unique… et bien soit le Médixès achèteraient une grosse partie des actions et des parts au lancement de cette entreprise pour garder un pied dans les affaires du Del Gunray et conservait la main mise sur l’île en cas de besoin. Après tout, si Octaviane finissait par changer d’optique, le Médixès pourrait l’évincer et prendre sa place, d’abord au sein de la compagnie, puis de la nation en plaçant un larbin fantoche en lieu et place du Del Gunray. Ricanant en marchant en direction de Kullidam alors qu’il avait encore le bras recouvert de bandages, l’originaire de North Blue se dit qu’investir dans cette île pourrait s’avérer rentable à long termes… Mais si jamais le besoin s’en faisait sentir il pourrait montrer cette perspective d’avenir à des rivaux commerciaux et économiques, comme son frère ainé, pour finalement faire couler la négoce maniralienne et ainsi éliminer ses concurrents qui devraient faire face à la faillite. Tant de possibilités s’ouvraient à lui avec ce contact qu’Octaviane voulait garder avec lui. Certainement que la mort de son petit frère et de la majorité de ses partisans l’avait affecté au plus au point et rendu plus doux et plus « gentil », mais Aggaddon, lui, gardait le sens des priorités. Dans les hautes strates du pouvoir, même les plus paisibles, la lutte est permanente et le calme n’est qu’un prétexte dissimulant malversations, complots et jeux de cours. Vraiment, c’était un univers passionnant et hilarant !





Octaviane Del Gunray


Le nouveau roi de Maniralie, institué officiellement depuis quelques jours et ayant lancé les préparatifs d’élections pour nommer un parlement qui jouerait en réalité un rôle de gouvernement, faisait face à sa nouvelle demeure en compagnie de sa nièce. Le Manoir Monarchique s’élevait devant lui. Ni trop luxueux, ni trop chic, s’était une élégante propriété qui aurait totalement put être la maisonnée du maître d’une exploitation utilisant des esclaves, une bâtisse typique des plantations de Louisiane en somme. Néanmoins, ce bâtiment servant d’habitation n’était que la façade du manoir qui s’étendait encore derrière et qui comportait différentes ailes servant à différents domaines. Il y avait notamment le siège sénatorial où l’assemblée parlementaire se réunirait tous les mois afin de définir la politique du pays, sachant que la voix du Del Gunray conterait bien plus que ses comparses en tant que directeur de la Compagnie Maniralienne Del Gunray. Octaviane soupira de soulagement et, laissant s’échapper une larme, prononça quelques paroles.

-J’espère que, là où tu es, tu es fier de ce que je fais de Maniralie.

Tant de sacrifices avaient été fait, tant de sang avait coulé, tant de vies avaient été enlevé… Mais aujourd’hui, Octaviane réécrirait le destin de son pays.


Entrevue royale


La carte de Maniralie dans le futur selon Octaviane plus bas.

Informations niveaux :
 
Ancienne carte :
 
Carte des projets d'Octaviane :
 

Fin du RP pour ma part ! Merci bien Marsouille !


Dernière édition par Aggaddon Médixès le Sam 5 Mai - 3:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Sam 5 Mai - 2:43



Disparitions à la royale
-« Maniralie… Petit royaume de West Blue, Maniralie avait été fondée sur une île un peu particulière. Le sol n’y était pas de pierre, mais d’éponge violette. Cela le rendait moelleux et marcher hors des routes pavées pouvait s’avérer compliqué. Cette particularité surprenante avait également joué un rôle majeur dans la Guerre d’Un Jour opposant le perfide Ambroise Octavius Alexandre, le monarque de l’époque, aux troupes révolutionnaires dirigées par son fils - Zachary Ambroise Octavius - et à la valeureuse dynastie Del Gunray, menée par son illustre majesté Octaviane. On dénote aussi la participation d’un équipage pirate et d’un mercenaire dont les noms ont été perdus à travers l’histoire. On sait juste qu'un des forbans, un sabreur pâle aux yeux bizarres, a participé activement à la chute du roi maudit. D’après des sources fiables, les révolutionnaires possédaient dans leur camp plus de mille hommes armés jusqu’aux dents, dont un colosse de plus de vingt mètres de haut.

L'horrible Ambroise aurait été capable de vaincre plus de la moitié de ces hommes tandis que les valeureux guerriers sous les ordres du défunt martyr Avaliane Del Gunray, le plus grand héro de Maniralie, se sont débarrassés du reste. Notre grand leader, Octaviane, a été le seul être capable de tenir tête au surpuissant roi maudit en un contre un. Malheureusement, lorsque Zachary, le pirate, Aggaddon Médixès, et le colosse sont arrivés, ils l’auraient attaqué en traître et il ne devrait son salut qu’à la bonté de l’homme originaire de North Blue. À la suite d’un combat des plus épiques qui a rasé l’entièreté du château royal, le prince déchu, son colosse, et le pirate sont décédés face au monarque tyranique. L'actuel contact aux affaires étrangères, monsieur de Médixès, y serait passé aussi sans l’intervention héroïque du grand Avaliane - paix à son âme - qui s’est sacrifié pour éliminer Ambroise, sauvant Maniralie du joug de cet infâme despote sans cœur. C’est à la suite de ces événements que le plus grand leader que ce siècle n’est jamais connu, sa majesté Octaviane Del Gunray, est devenu le seul et unique souverain légitime de notre beau royaume ! »
-« C’était très bien, Billy, même si tu n’as absolument rien dit à propos du mercenaire. » Sourit le professeur en se levant de sa chaise. « Applaudissez tous votre camarade pour son superbe exposé sur la Guerre d’Un Jour ! »


La Guerre d’Un Jour, c’est comme ça que le peuple avait décidé d'appeler cette bataille aux proportions dantesques pour une si petite île. En moins de vingt-quatre heures, les vies de milliers de Maniraliens changèrent du tout au tout. En une soirée, toute une dynastie fut anéantie, laissant place à une autre néanmoins puissante. En si peu de temps, la géopolitique de Maniralie toute entière fut bouleversée comme jamais auparavant. La reine avait été assassinée, les gardes royaux avaient été décimés, les nobles s’étaient entretués, et le roi avait disparu en même temps que son château. Et dire que tout cela avait commencé à cause de l’ego surdimensionné d’un monarque voulant se lancer dans l’esclavagisme… C’en serait presque risible s’il n’y avait pas eu tant de morts. Malheureusement, la véritable histoire de l’ultime dénouement des jeux de la cour de ce royaume s’était perdue au fil des années. Ni les noms des valeureux guerriers ayant livré bataille, ni les véritables raisons de ce bain de sang n’avaient survécu au passage du temps. Ainsi, les noms de Massy Umbra, Estelle Harper ou encore L’Émissaire ne disaient absolument rien à la populace, quand bien même le premier était de ceux qui avaient activement participé à l’assassinat du roi. Le seul récit narré désormais aux plus récentes générations de Maniralie était enjolivé au possible, mettant les Del Gunray sur un piédestal. Cependant, Octaviane n’avait en rien participé à ce culte qu’on lui vouait sur ses propres terres. En effet, une portion du peuple meurtri par le règne d’Ambroise avait décidé d’elle-même de vénérer le nouveau souverain en constatant à quel point les choses s’étaient améliorées depuis qu’il était au pouvoir. Le fanatisme de certains était tel qu'ils considéraient le chef de la maison Del Gunray comme une quasi-divinité.

Parmi les différents acteurs inconnus ayant survécu à la bataille féroce livrée ce jour-là à Maniralie, Massy avait été celui ayant essuyé les blessures - en vérité il n'en avait subit qu'une seule - les plus graves. Certains historiens, prétendant avoir rencontré des membres rangés de l’équipage pirate sur une petite île portuaire, racontent qu’il aurait mis plusieurs jours à se réveiller après le combat contre le roi. Dans un état de faiblesse intense, il aurait été obligé de se reposer exclusivement sur ses camarades pendant environ deux semaines pour des tâches aussi simples que manger ou marcher. Sa fierté en aurait pris un certain coup et le second des Freewill, c’était le nom de cet équipage, n’aurait pas manqué de le railler chaque jour, et cela jusqu’à son rétablissement. D’après ces mêmes témoins, il aurait fallu environ un mois et demi pour que le sabreur se remette totalement de ses blessures et mène de nouveau une vie normale. Enfin, à une chose près que les forbans s'étaient bien gardés de révéler à des inconnus. En effet, toute cette histoire avait ouvert les yeux du bretteur sur la seule marche à suivre concernant les esclavagistes : la violence pure et simple. S’il avait bien retiré une chose de cet affrontement avec Ambroise, c’était effectivement que le seul moyen de lutter face à des personnes aussi retorses était de les malmener, frapper, mutiler, effrayer, et menacer jusqu’à ce qu’ils abandonnent toute idée de replonger dans leurs activités illicites. C’est donc ainsi que naquit l’alter ego de Massy portant un masque à tête-de-mort.


-« Un jour, l'écho de mon nom résonnera à travers le monde souterrain, répandant une peur viscérale dans les cœurs des petites frappes comme des grandes pontes qui seront averties de l'ombre de la mort planant au-dessus de leurs têtes : Death Shade ! »
Massy Umbra, 1501.



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Ps= Vous l'aurez sans doute compris seuls, mais je le précise quand même pour la forme : le prologue se passe plusieurs années après les événements du RP.
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