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 [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)

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Aggaddon Médixès
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MessageSujet: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Mar 27 Fév - 14:29

Disparitions à la Royale


Maniralie… Petit royaume de West Blue, Maniralie avait été fondé sur une île un peu particulière. Le sol n’y était pas de pierre, mais d’éponge violette. Cela le rendait moelleux et marcher hors des routes pavées pouvait s’avérer compliqué. Cette particularité surprenante avait également permis à une autre curiosité de voir le jour : des arbres en pierre pouvaient y grandir et de leurs bourgeons jaillissait un lin d’une qualité exceptionnelle sous l’état de fibres prête à être peignées, filées et tissées. Cela transformait les forêts et bosquets en véritables toisons. Un autre aspect propre à l’île était les minerais se trouvant dans son sol et à de rare endroit à la surface. Si les arbres étaient faits de roche, les pierres étaient faite d’écorce. En effet, les Kérivites, des perles de bois marrons aux reflets d’or, se cache aux milieux de gisement d’écorce, voir au cœur de roches en bois. Ces petits trésors de la nature et ainsi que la matière extraite en minant couplé aux lins textiles étaient les sources de revenues principales du royaume, autant en export qu’en vente de marchandises sur l’île. Le bois étant un produit de luxe sur cette île, un ancien souverain avait voulu afficher sa richesse en recouvrant la pierre constituant son château de ce matériau, déboursant ainsi une fortune en import de chênes, la mine ne pouvant pas sortir une telle quantité. Maniralie possédait deux forêts principales, l’une étant devenu une exploitation intensive du lin et l’autre étant un domaine royal. En dehors de la capitale nommé Lubindorf, on pouvait comptait trois villages : Burnstein où vivaient la majorité des agriculteurs s’occupant de la production du lin, Kavaliera la cité minière vivant de cultures réalisées dans un champ fait avec de la terre importée et enfin Kullidam le port où se concentrait toutes les relations commerciales avec l’extérieur du pays.

Cela faisait peu de temps que le Médixès avait débarqué à West Blue. Après ces quelques mois à South Blue, il était heureux de retrouver un peu de fraicheur sur cette mer, même si c’était loin de la froideur agréable du Grand Nord. Aggaddon attendait encore patiemment que les choses se tassent. En ce début d’année 1501 il avait déserté la Marine et se faisait oublier en vadrouillant aux quatre vents accompagné de camarades qui l’avaient entraîné dans leur fuite… Ou plutôt le nobliau avait accepté de déserter en voyant l’absence de possibilité que lui offrait la base dans laquelle il se trouvait. Le père du mathématicien avait été un membre de la pègre de North Blue, sachant qu’à cette époque le Médixès n’avait pas encore pris le rôle de L’éternel. Le roi de Maniralie avait donc fait affaire à plusieurs reprises avec le paternel d’Aggaddon. Ayant appris que le fils de son ancien associé se trouvait sur West Blue, le souverain avait envoyé une missive au savant pour l’invité à le rejoindre à son château car il avait une tâche à lui confier à propos d’une affaire devant resté discrète. C’est ainsi que le Black Egg, petit sloop avec lequel naviguaient Aggaddon, Vazguardia, Jodonone et Charles sur les flots, débarqua à Kullidam. À quai, une personne encapuchonnée attendait son arrivée.





"L'Emissaire"


-Seigneur Aggaddon Médixès c’est bien cela ? demanda le mystérieux inconnu.

-Oui et vous, qui êtes-vous ? renvoya le nobliau en descendant de son petit vaisseau directement après avoir accosté.

-Je suis l’Emissaire, l’un des hommes de confiance du roi et son agent responsable des affaires sensibles, murmura l’encapuchonnée à l’oreille du scientifique. Veuillez me suivre jusqu’au château s’il vous plait. Vous êtes attendus en urgence.

-Et bien soit. Vaz’, Jo’, Charles, je vous confie le bateau. Faites un tour en ville si cela vous dit.


Le regard de l’étranger balaya le port. Certaines personnes semblaient assez méfiantes, comme si on allait tenter de leur voler de quelque chose. Même les marchands restaient froids avec leurs clients. Un état de peur semblait régner sur le commerce de la seconde plus grande cité du pays. Les vols étaient-ils fréquents ? Des bandits s’acharneraient-ils sur Kullidam ? Cette histoire semblait louche. C’était peut-être lié à la raison de sa venue. Il traversa tranquillement les rues en observant les activités à droite et à gauche. Les gens le regardaient d’un mauvais œil… Lui ainsi que l’homme le conduisant au palais. Au cas où il s’agissait d’une ruse de ce prétendu émissaire pour le dépouiller, le Médixès gardait la main posée sur sa rapière. Sortant finalement de la cité portuaire, le binôme avança sur la voie pavée en direction de la capitale Lubindorf.

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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Mar 27 Fév - 17:24



Disparitions à la royale

Cela faisait moins d’une demi-journée que l’équipage Freewill avait accosté dans le village portuaire de Kullidam, seule citée située au bord de l’eau dans le royaume de Maniralie. Ce dernier était assez particulier, d’ailleurs. Bien que petit, il regorgeait d’innombrables trésors, du peu qu’avait compris Massy. Entre autres : son lin d’une douceur et d’une beauté rares, ainsi que son magnifique bois de très bonne qualité. Cependant, le signe distinctif majeur de ce royaume était son île si particulière. Son écosystème unique était tel que le sol était fait d’une sorte de matière spongieuse dans laquelle des arbres de pierre poussaient. C’était peu commun, et le fait que les sous-sols de l’île soient faits de bois à défaut de roche sortait aussi de l’ordinaire.

Toutefois, ce qui interpellait réellement Umbra à l’heure actuelle, c’était les habitants du port dans lequel il se promenait depuis déjà deux bonnes heures. En effet, ces hommes et ces femmes le fixaient de manière étrange, on pouvait sentir facilement la méfiance qu’ils avaient à son égard. Et ce n’était pas tout, aucun enfant ne jouait dehors, aucun commerçant n’avait étalé ses produits au grand jour, aucune discussion ne se faisait entendre. En clair, un silence pesant régnait dans les parages, chose assez inhabituelle pour une ville portuaire, la seule du royaume, qui plus est. L’ancien esclave sentait que quelque chose clochait, mais quoi ? Il tenterait de trouver une réponse à cette question un peu plus tard, à la taverne au coin de la rue. Pour l’instant, il allait tout simplement continuer sa petite virée, des fois qu’il trouverait un ou deux indices en chemin.


Bell Eversmile et son frère Clay.

Bell bailla ostensiblement tandis qu’elle attendait que son frère choisisse enfin une épée qui lui convienne. Cela faisait bien une demi-heure qu’ils étaient rentrés dans cette armurerie pas très accueillante pour trouver une nouvelle arme à Clay. Ce dernier avait malencontreusement cassé la sienne lors d’une de ses habituelles joutes avec Massy. En parlant du bretteur aux yeux si particuliers, la brune se demandait bien où il avait pu partir si précipitamment. Dès que la capitaine leur avait donné l’autorisation de se promener en ville, il s’était rué dehors, comme si quelqu’un chose le gênait. Après environ deux années passées à voyager ensemble, le médecin de bord commençait à le connaître assez bien. Et ce genre de comportement sortait de la norme pour lui, d’où la légère pointe d’inquiétude qu’elle ressentait pour son ami à l’heure actuelle.

-« Toi, tu t’inquiètes pour le stratège en herbe. » Dit Clay en examinant de plus près le nodachi dont le marchand, quelque peu morose, lui avait vanté les mérites.
-« Comment tu sais ça, toi ?! » S’étonna sa sœur.
-« Je suis ton grand frère. » Répondit-il tout simplement.
-« Et ? » S’enquit la jeune fille aux yeux noisette, avide d’explications.
-« C’est mon job de veiller sur toi et de savoir quand tu vas mal. » Continua-t-il en esquissant un léger sourire.

Plongeant sa main dans sa poche, le sabreur au blouson blanc en sortit une belle bourse visiblement pleine à craquer. S’avançant vers le marchand, il commença à enlever méthodiquement pièce par pièce jusqu’à atteindre le montant désiré. L’humeur du vendeur semblait s’améliorer à chaque berry déposé sur son comptoir.

-« Bref, évite de t’en faire pour lui, il est plus fort qu’il n’en a l’air. » Dit Clay assez distraitement à l’attention de la brune. « Quoi qu’il ait à faire, il s’en sortira très bien tout seul. »
-« Si tu le dis… » Répondit Bell, légèrement rassurée.

Cependant, le marchand, assez content de sa vente du jour, ne tarda guère à faire une déclaration qui alimenta de plus belle les craintes de la jeune fille :

-« Vous me semblez sympathiques alors je vais vous donner un petit tuyau. Je vous conseille de vous tenir prêts à user de cette arme à n’importe quel moment et de quitter cette île au plus vite, ça vaut mieux pour vous. »
-« Pourquoi donc ? » Demanda le brun en haussant un sourcil intrigué.
-« Il se passe des choses pas très catholiques dans le coin depuis quelques temps… Des disparitions inexpliquées, des agressions en plein jour, l’absence de réaction de la garde royale, et la révolte qui menace de gronder à tout instant… Si vous voulez mon avis là-dessus, tout cela sonne la fin d’une ère à Maniralie, mais qu’est-ce qui en découlera ? Ça, je payerais cher pour le savoir… »
-« Hmm, merci pour ces informations, mon brave. » Le remercia Clay en lui jetant quelques pièces en rab.

Alors que le bonhomme attrapait les berrys, Bell et son frère sortaient de la boutique. Ils étaient bien décidés à rapporter à leur capitaine ce qu’ils venaient d’apprendre. Au même moment, Massy entrait dans la taverne qu’il avait repérée un peu plus tôt. Peut-être y trouverait-il les informations qu’il recherchait depuis son arrivée sur l’île ?



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Dernière édition par Massy Umbra le Mar 3 Avr - 12:14, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Mar 27 Fév - 18:47

Disparitions à la Royale




"L'Emissaire"


Le Médixès pénétra Lubindorf en demeurant derrière l’Emissaire. La ville était plutôt jolie. De grand bâtiment en pierre grise s’élevait un peu partout, faisant ainsi de la ville une forêt d’immeubles de tailles variables. Les rues étaient désertées. Des virevoltants traversaient même les airs par ci par là. C’était décontenançant de voir une telle absence de vie. Seul des visages apparaissaient de manière erratique aux fenêtres, surveillant les allés et venus des gens par peur d’être prit pour cible. Un ou deux mendiant finirent par prouver que les rues pouvaient abriter des habitants. Néanmoins, en voyant l’Emissaire ces deux hommes se jetèrent en arrière et fuirent l’escorte d’Aggaddon. Ils avaient commencé leur course à quatre pattes avant de détaler comme des lapins entre les bâtiments. Le nobliau leva un sourcil. Un truc ne tournait vraiment pas rond dans cette histoire. Mais bon… Ce n’était pas ses affaires, ce n’était donc pas à lui de se charger des problèmes de ce peuple qui lui était étranger. Le temps s’écoula lentement, l’Emissaire demeurant silencieux en bon agent secret et directeur des opérations sensibles de la nation. Cette nation fleurissait plutôt bien grâce à l’exportation, mais son importance dans la politique régionale laissait à désirer depuis plusieurs mois, à ce qu’avait entendu le Médixès. La faute revenait à son souverain qui ne parvenait plus à prendre de bonnes décisions depuis quelques temps. Certaines rumeurs racontaient que cela correspondait avec le moment où il avait changé de femme, mais ce genre d’événement n’étant pas dévoilé au peuple, rien ne pouvait venir confirmer ce fait. D’ailleurs, l’ancienne reine avait complétement disparu depuis que la nouvelle conjointe du roi était grimpée sur le trône. C’était alarmant pour la gestion du pays, mais qu’une nation s’effondre ne faisait aucunement peur au mathématicien. C’étaient les aléas du monde. Le château semblait de plus en plus net entre les immeubles. Ses tours étaient rondes et fines, se dressant droite en pointant les cieux fièrement à la manière de flèches prêtes à s’envoler vers les nuages. Le binôme arriva finalement aux portes de ce monument locale qui s’ouvrirent après un simple signe de la main de la part de l’Emissaire. Derrière, le commandant militaire de la nation apparut.





Sir Gathurdaid


-Bienvenue au château seigneur Médixès. Veuillez-me suivre, lança le général sans plus de cérémonie.

-Je vais voir le roi pour savoir s’il peut vous recevoir, déclara l’Emissaire sur un ton froid.

Aggaddon ne pipa mot et se contenta de suivre les indications. Il était en terrain inconnu et il valait mieux se plier aux exigences de ses hôtes avant de savoir quel niveau ils avaient en combat, en cas de besoin de se défendre. Le mathématicien s’installa dans un fauteuil et observa le chevalier qui le surveillait.

-Comment vous appelez-vous ?

-Je suis Ser Gathurdaid messire. Cinquième commandeur de l’ordre du Capricorne des Kérivites, seigneur de la Légion de Gäcker, général des armées de Maniralie et capitaine de la garde royale
, déblatéra de manière cérémonieuse son interlocuteur en gardant sa posture.

-Bien le bonjour, monseigneur Médixès, ravi de vous rencontrer. La ressemblance avec votre père n’est pas des plus évidente, c’est drôle, vint raconter une voix provenant des escaliers.



Chambellan Avaliane Del Gunray


-Je me présente également : Avaliane Del Gunray, chambellan du roi, directeur de la Mine aux Kérivites, président de la Compagnie de Lin et Textiles, chevalier de l’ordre du Capricorne des Kérivites. Je suis celui qui m’occupe de conseiller le roi sur le plan économique et parfois politique quand sa majesté la Reine n’est pas souffrante, ajouta le borgne situé au sommet de l’échelle sociale de la nation, juste sous le roi. En ma qualité de chambellan, j’espère que vous passerez un bon séjour parmi nous. Je veillerai personnellement à ce que les domestiques s’occupent correctement de votre chambre. Vous savez, j’ai jadis bien connu votre père car il passait souvent par moi pour interagir avec le roi. Les affaires du monde souterrains sont délicate donc l’Emissaire mets souvent son grain de sel là-dedans, mais globalement, le monarque m’accordant sa confiance, je parvenais toujours à m’occuper de cela.

Il était évident que cet Avaliane tentait de mettre le Médixès dans sa poche. Des affrontements pour le pouvoir auraient-ils lieux au cœur du château ? Les trois conseillers du roi essayaient-il chacun à leur manière d’étendre leur influence ? Il ignorait cependant encore quel rôle jouait la reine au milieu de ces intrigues de cours qui n’avait pas encore dévoilés tous leurs secrets.


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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Mar 27 Fév - 22:10



Disparitions à la royale

Massy fut étonné de voir que même la taverne était déserte, seul le barman était-là. Qu’est-ce qui pouvait donc être si effrayant pour que même les ivrognes décident de rester chez eux au lieu de venir picoler ? Poussant un énorme soupir, le jeune homme s’avança vers le gérant de l’endroit, avec un peu de chance, il serait un bon indicateur. S’asseyant sur une des nombreuses chaises vides, il s’adressa au propriétaire des lieux :

-« Bonjour monsieur, sauriez-vous par le plus grand des hasards pourquoi il n’y a pas âme qui vive dans cette ville ? Ça me semble assez bizarre, vous voyez… »
-« Qu’est-ce que je vous sers ? » Demanda-t-il, passant outre la question de l’épéiste.
-« Rien, comme vous l’aurez sans doute remarqué, je suis ici pour m’informer, pas pour boire. » Répondit l’ancien esclave.
-« Qu’est-ce que je vous sers ? » Redemanda l’homme devant lui. « Et avant que cette discussion n’aille plus loin, pas de commande, pas de parlotte. »

Umbra leva les yeux au ciel, c’est-à-dire au plafond de la taverne dans le cas présent, puis commanda tout simplement un verre de lait. Cela ne manqua pas d’amener le sourire aux lèvres du barman, mais l’adolescent s’en fichait éperdument. Il était ici pour quelque chose d’autrement important que se soûler, et puis, il ne buvait pas d’alcool et ne comptait pas le faire un jour. Une boisson dont le principal attrait était de vous transformer en loque si vous en abusiez n’était franchement pas du goût de l’épéiste. Une fois son breuvage prêt, il le but tout en écoutant les paroles du gérant de la gargote :

-« Depuis un certain temps, des disparitions inexpliquées surviennent à travers tout le royaume. À toute heure, de jour comme de nuit, des gens sont enlevés, et il n’y a aucun point commun entre elles. Hommes, femmes, enfants, vieillards, personne n’est à l’abri. »
-« C’est si grave que ça ? » S’étonna le jeune homme. « Et la garde royale là-dedans ? Elle n’arrive pas à trouver les coupables de ces enlèvements ? »
-« Pff, ces salopards ? Ils ne font absolument rien pour endiguer le problème. Pourtant, ils savent très bien ce qui se passe, mais ils n’y prêtent pas attention, comme si c’était absolument normal… Du coup, les habitants ne se sentent plus en sécurité et préfèrent rester chez eux pour se protéger… Les commerçants, eux, ils préfèrent tenir leurs boutiques pour surveiller leurs marchandises. C’est qu’il y a des abrutis qui ne se sentent pas concernés par tout ça et qui s’amusent à cambrioler les gens malgré la crise… »
-« Je vois… » Fit le pirate, un air grave sur le visage. « Merci pour les infos. »
-« Y a pas de quoi, petit. » Rétorqua le barman. « Évite de te faire avoir toi aussi, ça vaudrait mieux pour toi… »
-« Ce n’était pas au programme. » Lui dit le bretteur en sortant.

Alors que Massy se dirigeait d’un pas ferme et décidé vers l’auberge où le reste de son équipage avait élu domicile, il s’arrêta net. En effet, il avait remarqué du coin de l’œil des mouvements suspects, et il ne tarda pas à en avoir confirmation lorsqu’un homme armé d’une batte en pierre sortit d’une ruelle avec l’intention de l’assommer. L’ancien esclave eut à peine le temps d’esquiver que deux autres personnes avec le même type d’armement sortirent elles aussi de nulle part. Un sourire naquit sur le visage de l’adolescent alors qu’il dégainait ses sabres. Il venait de trouver les mystérieux kidnappeurs qui sévissaient dans les parages, ou plutôt, c'est eux qui venaient de le trouver. Pendant ce temps, Belle et Clay arrivaient en vue de leur auberge, toujours décidés à informer leur capitaine sur ces sombres évènements.



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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Mer 28 Fév - 1:35

Disparitions à la Royale




Chambellan Avaliane Del Gunray


Gathurdaid restait dans le fond, attendant patiemment que l’Emissaire revienne de son entrevue avec le roi pour amener l’invité à la salle du trône. De son côté le Chambellan c’était lancé dans une pleine discussion avec son nouveau camarade de la noblesse.

-Comment marche les affaires alors ? questionna le Médixès.

-Ma foi très bien. Le canapé sur lequel vous êtes assis provient directement de ma manufacture de Burnstein où il a été façonné avec les meilleurs matériaux. J’ai également lancé récemment une gamme de tapisseries que l’on exporte un peu partout dans les Blues. Avoir une commande de votre marquisat pour décorer votre château serait d’ailleurs intéressant non ?

-J’y réfléchirai…

-Sinon, la production de la mine à chuter ces derniers temps à cause des employés. De plus en plus de personnel ne vient plus travailler alors que l’on doit creuser de nouvelles galeries en évitant les poches de gaz de foudre, c’est le nom que l’on a donné au grisou propre à notre île spongieuse. Heureusement que la manufacture de Burnstein n’est que peu affecté par l’absence des ouvriers. C’est réellement triste cette crise professionnelle ébranlant le pays. Dire que les gens prétendent qu’il s’agit d’enlèvement.


Avaliane lança un regard discret au général, vérifiant que celui-ci ne réagisse pas inconsidérément à ses propos. En attendant qu’Aggaddon s’entretienne avec le souverain, il était plus prudent de ne pas évoquer le sens caché derrière ces disparitions multiples. Le Chambellan portait certains espoirs et ambitions à propos de cette affaire. Il pensait que cela permettrait de traiter directement avec une figure importante du monde criminelle et donc de faire prospérer la nation, où tout du moins la noblesse. Le peuple n’était pas important après tout. La populace a pour seul utilité la servitude et la dévotion envers les classes supérieures. En tout cas c’était là la pensée du Del Gunray.

-Comment vous êtes-vous fait cette blessure ? demanda le mathématicien en pointant l’œil perdu du borgne.

-Et bien justement ! C’est votre père qui la crevé par inadvertance durant un duel que nous menions pour déterminer des choses en liens avec le commerce. Le jeu peu parfois tourné mal n’est-ce pas ?

Le Chambellan préféré éviter parler des liens le liant le père du savant, au cas où le fils n’était pas au courant des magouilles jadis effectué par son paternel. Si le roi l’avait appelé c’était cependant bien par rapport une histoire sordide en lien avec le monde souterrain. Peut-être pouvaient-ils en parler librement ? Non. Avaliane préférait garder cela secret pour se dédouaner de tout problèmes. Puis… peut-être aurait-il l’occasion de prendre sa revanche en infligeant pareil blessure au fils de celui l’ayant privé d’un œil. Il fut coupé dans sa réflexion par l’Emissaire descendant les marches de l’escaliers.

-Vous êtes conviés dans la salle du trône, déclara le chef des espions.

Avaliane, Gathurdaid et Aggaddon se levèrent et suivirent le mystérieux personnage encapuchonnée.





Reine Ysolda Macmilian


Assise sur son siège impériale, la reine toisait les personnes entrant dans la pièce d’un regard affectueux qui sonnait faux. Derrière cette bienveillance apparente, on pouvait sentir une certaine malhonnêteté semblant s’étendre comme une ombre sur toute la pièce. Les colonnes de marbres et les planches de sapin cloués sur les murs de basalte semblaient être plongé dans l’obscurité par la noirceur dégagée par le simple sourire de cette jeune femme s’étant élevé jusqu’au statut de reine. Même les conseillers n’avaient pas idée d’où se situait la limite de l’influence de cette dame sur le souverain. Le groupe venant de débarqué dans la salle du trône s’agenouilla sur le tapis rouge den guise de respect pour le monarque. Le Chambellan releva légèrement les yeux pour croiser le regard de la reine Ysolda qui avait conservé son nom de jeune fille, à savoir Macmilian. Une tension palpable se situait entre les deux rivaux. Depuis qu’elle était là, Avaliane avait l’impression de ne plus être écouté par son seigneur. Qu’est ce que le premier ministre du royaume pouvait bien faire si son roi refusait ses propositions ? Son plan pour évincer la reine pouvait très bien coller avec la présence du Médixès. Si l’invité ne se montrait pas collaboratif, le Chambellan n’hésiterait pas à sous-entendre que, puisque l’idée provenait de la jeune femme, c’est à elle qu’incombait la responsabilité de l’introduction d’un ennemi au cœur du palais royal. De son côté, Ysolda cachait également quelque chose. Elle ne visait pas spécialement Avaliane, mais l’ensemble de ce conseil de trois ministres, ce triumvirat qu’elle désirait remplacer par sa seule présence. L’ambition de la mariée était clair dans son esprit. Elle serait la véritable souveraine du royaume. Le monarque deviendrait un pantin entre ses doigts. Elle ferait de ce royaume le cœur de son empire, l’empire d’Ysolda Macmillan.

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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Mer 28 Fév - 16:05



Disparitions à la royale

Un des trois hommes faisant face à Massy jugea bon de charger grossièrement, batte à la main, vers sa cible. Poussant un soupir de dédain, le sabreur se décala au dernier moment et lui fit un croche-pied, le faisant tomber tête la première au sol, avant de lui infliger une estocade à la cuisse. Le second, qui avait profité de la diversion de son camarade, tenta à peu près la même chose, ce à quoi l’ancien esclave répondit par une parade suivie d’un coup de taille au niveau du ventre. Enfin, le troisième, et dernier, assaillant tenta une attaque dans le dos. Manque de chance pour lui, Umbra l’avait entendu arriver et s’était retourné d’un bond, coupant la main du malotru qui poussa un terrible hurlement de douleur. Dans les faits, les brigands, à l’exception de celui qui avait perdu un membre, étaient encore capables de se battre malgré leurs blessures. Cependant, la douleur et la crainte de tomber sous les coups du bretteur aux pupilles en spirale les encouragèrent à abandonner pendant qu’il en était encore temps. Peut-être allait-il les épargner ? De toute façon, ils n’avaient pas vraiment le choix vu que la fuite était visiblement exclue.

Le regard du pirate vint examiner les profondes plaies dont souffraient par sa faute les trois assaillants. Infliger de telles blessures à ses ennemis pouvait paraître plutôt extrême aux yeux de certains, mais l’épéiste jugeait que ces hommes avaient amplement mérité leur sort. Après tout, comment osaient-ils s’en prendre à de braves gens qui ne faisaient que mener leurs vies paisiblement ? Comment osaient-ils instiller une telle peur dans les cœurs de tous ces innocents ? C’est donc d’un ton froid qu’il s’adressa aux trois personnes à terre, même si seulement deux d’entre eux étaient en état de répondre :

-« Où se trouvent les personnes que vous avez enlevées ? »
-« Je ne vois absolument pas de quoi vous… » Commença l’un d’entre eux, celui qui était blessé à la cuisse.
-« Je n’ai pas envie de jouer alors soit vous répondez, soit vous mourrez ! » L’interrompit le concerné en rapprochant son sabre de la gorge de celui qui essayait de le mener en bateau.
-« T-t-très bien, je vais tout vous dire ! » Craqua le bandit. « Ils sont au château du roi ! »
-« Vraiment ? » Demanda Massy, peu convaincu. « Qu’est-ce qui me prouve que ce n’est pas juste une tentative de te débarrasser de moi ? »

Le jeune homme avait prononcé ces quelques mots d’un ton assez effrayant tout en rapprochant encore plus son sabre de la gorge du kidnappeur. La lame était tellement proche de la chair du malandrin qu’il pouvait sentir le froid de l’acier. De quoi le dissuader de donner de fausses informations. Certes, cela ferait sens que la royauté soit impliquée dans toute cette histoire puisque la garde royale n’avait pas l’air de bouger le petit doigt. Toutefois, mieux valait s’assurer de cela avant de faire quoi que ce soit d’irréfléchi.

-« Je vous jure que c’est la vérité ! » S’empressa de dire le malheureux. « Si vous voulez, je peux même vous conduire au passage qu’on utilise pour s’y rendre discrètement ! »
-« Fais donc. » Fut la réponse du forban qui releva son nouveau guide, laissant au passage les deux autres agoniser dans leur coin.

Estelle Harper dite la « Faucheuse », capitaine de l'équipage Freewill.

Les cliquetis de la vieille horloge de l’auberge rythmaient la réflexion d’Estelle qui fixait ses subordonnés. Son second et la sœur de ce dernier venaient tout juste de revenir de leur petite escapade en ville, et les nouvelles qu’ils avaient rapportées n’étaient pas des plus joyeuses. Des disparitions inexpliquées mêlées à une absence de réaction de la part des autorités, ce n’était jamais bon signe. Une certaine inquiétude naquit chez la Faucheuse tandis qu’elle tentait de définir la marche à suivre. Cela faisait déjà un petit moment que Massy était sorti sans lui révéler sa destination, lui était-il arrivé quelque chose ? Connaissant l’adolescent, la femme pirate aurait parié qu’il se serait jeté tête baissée dans la gueule du loup s’il avait appris ce qui se tramait sur cette île. Se levant de la chaise où elle était précédemment assise, Harper s’adressa à ses hommes tout autour d’elle :

-« Je pense que vous serez d’accord avec moi pour dire que toute cette affaire ne nous concerne en rien. N’est-ce pas ? »

Clay Eversmile, second et vigie de l’équipage. Bell Eversmile, médecin.

La plupart des forbans, Clay et Bell inclus, hochèrent la tête de bas en haut dans une réponse se voulant affirmative. Effectivement, ils ne se sentaient pas réellement concernés par les problèmes de cette île qu’ils visitaient pour la première fois de leurs vies. La capitaine pirate attendit d’avoir une réponse de chacun de ses hommes avant de continuer :

-« Je vais donc vous poser une question, voulez-vous qu'on aide les habitants de cette île ou bien voulez-vous qu'on les laisse se débrouiller ? »
-« Personnellement, capitaine, je pense que c’est une mauvaise idée de s’immiscer dans les affaires de ce royaume. » Répondit le sabreur brun, devançant tous ses frères d’armes. « Dans les faits, nous manquons cruellement d’informations. Si ça se trouve, tout est beaucoup plus compliqué qu’il n’y paraît de prime abord. Agir dans ces conditions serait assez dangereux, nous risquerions de nous mettre tout Maniralie à dos, et puis … »
-« Je t’en prie, tu ne veux jamais aider personne, toi ! » L’interrompit sa sœur. « Tout est toujours trop dur ou pas assez clair. Si on t’écoutait, on fermerait les yeux à chaque fois qu’une injustice à lieu sous nos yeux… Moi, je dis qu’on devrait aider ces pauvres gens ! »

Les deux visions opposées semblaient toutes deux résumer assez bien les points de vue divergents de l’équipage Freewill sur le sujet. Un certain nombre de pirates soutenaient Clay tandis que les autres étaient du côté de Bell. Il ne fallut pas longtemps pour qu’un débat assez virulent n’éclate entre les deux camps. Après un petit moment passé à écouter les arguments qu’avaient à exposer les deux côtés, Estelle mit un terme à la dispute :

-« IL SUFFIT ! Ce n’est pas la peine de vous battre comme des chiffonniers pour faire valoir un point de vue ou un autre. Les deux se valent. Personnellement, je pencherais un peu plus pour la proposition de Bell, mais je pense que Clay marque un point, nous manquons d’informations. Je vous propose donc d’aller en collecter le plus possible avant de prendre une décision définitive, qu’en dîtes-vous ? »

Tandis que frère et sœur se regardaient en chiens de faïence, visiblement peu enclins à coopérer pour l’instant, les forbans restants acquiescèrent devant la décision de la Faucheuse. Cette dernière divisa donc ses subordonnés en plusieurs groupes distincts qu’elle envoya en ville. Elle avait pris bien soin de les équilibrer de sorte à ce que chacun puisse se défendre en cas de tentative d’enlèvement. Si le but premier des pirates était la collecte d’informations, le second était de retrouver Massy et de lui révéler la marche à suivre pour l’instant. C’est donc ainsi que l’équipage Freewill fut dispersé à travers tout Kullidam, suscitant une méfiance accrue chez les personnes les regardant passer depuis leurs maisons.



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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Mer 28 Fév - 23:18

Disparitions à la Royale




Reine Ysolda Macmilian, Avaliane Del Gunray


-Relevez-vous messeigneurs, le roi ne devrait pas tarder. En attendant, laissez-moi vous souhaitez la bienvenue dans notre humble château. Je suis ravi de rencontrer un membre de la famille Médixès qui a jadis tant aidé mon mari à affirmer son influence au cœur du monde souterrain.

Cette dernière phrase fit sourire en coin le Chambellan qui espérait un tel comportement de la part de sa reine. Cela manquait de finesse et de d’incertitudes. Si Aggaddon n’était pas au courant, ceci signerait la fin de cette femme manipulatrice. Elle subirait certainement le même sort que l’ancienne souveraine. Il se satisfaisait déjà de cette vision : Ysolda enchaîné devenu esclave.

-C’est également un plaisir pour moi, ainsi qu’un honneur, d’avoir été invité en ces lieux pour vous rencontrer. J’espère de tout cœur que notre collaboration saura faire fructifier le commerce pour que brillent nos intérêts communs.

Avaliane serra les dents. Cela l’ennuyait fortement que la probabilité sur laquelle il avait basé un plan n’avait pas été suffisante. Rien ne pourrait capoter dans ces conditions. Comment pourrait-il diriger le pays dans l’ombre si cette harpie demeurait fixé aux oreilles du roi ? Cette place lui revenait de droit ! C’était lui l’héritier des Del Gunray, la famille la plus prestigieuse famille du pays depuis qu’ils servaient de conseillers au monarque. Ses ancêtres avaient lutté silencieusement dans les ombres pour que leur emprise se referme petit à petit autour du trône. Il savait que c’était lui l’élu qui instaurait la souveraineté des Del Gunray sur la famille royale. Il était hors de question qu’une femme arrivant la bouche en cœur vole ce qui revenait de droit à sa dynastie régnant économiquement sur tout le royaume. En effet, grâce au monopole sur le lin et la mine, les revenus d’Avaliane était les plus haut de la nation et c’était les Del Gunray qui avaient offert des parts importantes de leurs compagnies à la royauté pour remplir les caisses de l’état qui étaient vite à cette époque-là.



-J’aimerai m’entretenir avec vous à propos de ces intérêts communs justement, répondit Ysolda en déclenchant un froncement de sourcil chez le Chambellan. Messieurs les ministres, veuillez sortir je vous prie. Ce ne sera pas long. Revenez d’ici deux trois minutes.

-À vos ordres votre majesté
, répondirent en cœur Avaliane, Garthurdaid et l’Emissaire avant de s’éclipser dans les escaliers.

Après avoir jeté un coup d’œil en direction de la porte menant paix appartements royaux, puis avoir vérifier que ses trois adversaires politiques ne se cachaient pas derrière la porte d’entrée de la salle du trône, la reine s’approcha du nobliau pour converser avec lui.

-J’ai besoin de votre soutien mon ami. Je sais que les trois conseillers de mon mari en ont après moi. Ils ne supportent pas de voir une étrangère élever à ce rang. Si vous m’apportez votre aide face à ces dangereux personnages, je saurais vous remercier comme il se doit. De plus, je tirerai parti de mon influence sur sa Majesté le roi pour favoriser vos affaires et vous payez grassement. Alors qu’en dites vous monseigneur Aggaddon Séraphin Hyppolyte Apollinaire Médixès ?

Elle avait conclu sa proposition par l’énonciation du nom complet du mathématicien, prononcé avec une certaine fermeté scolaire. Elle avait sans aucun doute appris cela par cœur pour faire bonne impression à ce possible allié impromptu. Sa lutte pour la prise du trône était plutôt évidente dans ses paroles. Le scientifique doutait pouvoir faire confiance à une telle femme. Chacune de ses paroles pouvaient être un mensonge et la récompense mentionné s’avéré être un séjour sans fin dans les geôles du bastion ou pire encore. Cependant, pour l’instant, c’était elle qui était la plus à même de s’imposer de part la hiérarchie de la monarchie. Il valait mieux lui faire croire être dans son camp pour se tourner vers quelqu’un dont les ambitions le pousseraient à accepter de l’aide sans pour autant cacher l’arrangement à la fin dans le but d’étouffer l’affaire. Si le Chambellan se confiait à lui, nul doute qu’Aggaddon aurait alors trouvé sa cible. Il avait bien l’intention de prendre part aux jeux du pouvoir de ce pays durant le temps de son séjour, peu importe la mission conférée par le monarque.

-Soit. J’accepte le marché votre grâce.

-Bien. M’en voilà ravi. Allez cherchez vos camarades de jeu je vous prie cher ami.


Se croyant plus maligne, elle s’assit dans le trône de la reine le sourire aux lèvres, persuadé de s’être fait un sbire facile à utiliser pour éliminer ses obstacles aux pleins pouvoirs. Le Médixès alla à la rencontre des trois conseillers qui attendaient au milieu des escaliers. D’un signe de la main, il les incita à remonter attendre l’arrivé royal du dirigeant de cette île en proie aux kidnappings.

Sur les terres d'éponge


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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Ven 2 Mar - 19:48



Disparitions à la royale

Au château royal, un homme se pressait pour entrer dans la salle du trône. Dans ses mains, un instrument dont il se mit à jouer tandis que des domestiques déroulaient le tapis rouge. La mélodie était parfaitement maîtrisée et le talent du ménestrel ne faisait aucun doute. On pouvait aussi sentir qu’il n’en était pas à son coup d’essai, c’était sans doute une des musiques préférées du roi. En tout cas, une personne habillée de façon assez extravagante, un mélange entre des vêtements classiques et modernes, vint présenter celui qui marchait sur le tapis d’un pas lent mais décidé vers le trône :

-« Sa majesté, le roi Ambroise Octavius Alexandre de Maniralie nous fais l’honneur de sa présence ! »


Le monarque de Maniralie

Le souverain en question était vêtu d’une façon peu conventionnelle. En effet, il portait un élégant costume pourpre sur une chemise d’un blanc immaculé. Ses chaussures parfaitement cirées étaient d’un noir profond qui faisait ressortir ses guêtres couleur ébène. À ses mains, on pouvait remarquer une bague à chaque doigt, et elles avaient toute la particularité d’être incrustées de pierres précieuses semblant coûter une fortune. Il se servait d'une sorte de sceptre, qu'on devinait très coûteux, comme canne. Il portait aussi une chaîne dorée ainsi que, chose étrange, des bracelets semblant être faits d’acier. Enfin, dernière petite extravagance sautant aux yeux : la couronne royale. Elle avait la forme d’un borsalino et était elle aussi ornée de diverses pierres précieuses, dont la plupart avaient de magnifiques reflets dorés. Ces dernières étaient des Kérivites, un des trésors nationaux de Maniralie. En clair, ce souverain était habillé dans un style mafieux très puriste, ce qui était pour le moins étonnant venant d'un monarque. Même son trône était sans pareille puisqu'il était relié au sol et que sa partie gauche était faite de pierre tandis que la droite était de bois. Une fois assis, le roi fit signe aux gens de bas rang de partir, puis s’adressa à son invité d’un ton enjoué :

-« Mon très Cher Aggaddon ! C’est une joie de vous avoir parmi nous aujourd’hui. Avez-vous fait bon voyage ? »

Cela n’intéressait pas vraiment Ambroise, cependant, il avait jugé bon de commencer par une note un peu légère. Ses talents d’acteur assez développés donnaient toutefois l’illusion que ça avait une certaine importance pour lui. Il hocha la tête à la réponse du Médixès, puis continua :

-« Je constate que vous avez bien grandi depuis notre dernière rencontre. Toutefois, je doute que vous vous en rappeliez, vous ne deviez pas avoir plus de cinq ou six ans, à l’époque. En tout cas, sachez que moi et votre père étions de grands amis, malgré ses petits différents avec mon chambellan. Il m’est venu en aide de bien des manières dans le passé, et cela, à maintes reprises. Ce qui lui est arrivé est fort regrettable, toutes mes condoléances… »

Cette fois-ci, le souverain n’eut pas besoin de feindre ses sentiments. Il était véritablement déçu et attristé par la mort du père de son invité. Toutefois, ce n’était ni par amitié, ni par empathie qu’il l’était. C’était uniquement parce qu’il perdait un allié de poids dans le processus, ce qui allait lui être fort préjudiciable dans le futur, et ça commençait déjà à l’être. Le simple fait qu’il ait besoin de recourir aux services du fils de cet homme en était la preuve.

-« Enfin, passons, je ne vous ai pas fait convier pour vous raconter l’histoire de ma vie. J’imagine que cela vous paraîtrait fort ennuyeux de toute façon. Vous voyez, mon Cher Aggaddon, j’ai une proposition à vous faire qui pourrait nous rendre tous les deux très riches. Mais je laisse le soin à mon responsable des affaires sensibles de vous l’expliquer plus en détails en chemin. Nous reparlerons de tout ceci un peu plus tard, au dîner de ce soir. D'ailleurs, j’ai décidé d’organiser une petite sauterie en votre honneur. »

Sur ces mots, Ambroise fit pression sur ce qui devait être des boutons situés sous les bords de son trône. Cependant, si le Médixès était très attentif, il pourrait peut-être se rendre compte d’une chose : il n’y avait aucun bouton. Quoi qu’il en soit, cela sembla déclencher un mécanisme puisque le sol commença à s’ouvrir sur la droite du trône, laissant place à des escaliers, seul passage permettant de se rendre dans les entrailles du château, les donjons.

-« Emissaire, je vous prie de conduire notre invité vous savez où. » Lui ordonna le roi. « Quant à vous, mes Chers Gathurdaid et Del Gunray, j’ai une mission pour chacun d’entre vous. Commençons par celle du capitaine de ma garde royale, voulez-vous ? J’ai eu vent très récemment de l’arrivée de pirates dans nos contrées. Pour le bien de Maniralie, j’aimerais que vous les arrêtiez avant qu’ils ne commencent à piller nos terres. Je les veux vivants pour les juger équitablement, cela va de soi. »

Il était évident que le monarque avait une toute autre raison de les vouloir vivants, mais il avait décidé de ne pas la dire à voix haute par sécurité. Les murs ont des oreilles, comme le disait si bien l'addage. Quoi qu’il en soit, Ambroise se tourna ensuite vers son chambellan pour lui confier sa mission :

-« Mon Cher Avaliane, j’aimerais que vous vous occupiez de relancer l’économie de notre royaume, et par là j’entends refaire travailler vos employés. Les revenus de la mine de Kérivite sont une part trop importante de nos revenus mensuels pour se permettre de nous en passer. Je compte sur vous, vous avez carte blanche. Cependant, sachez une chose : l’échec ne sera pas toléré. »

Ambroise avait prononcé ces derniers mots d’un ton ferme. La crise économique que traversait actuellement Maniralie devait être endiguée par tous les moyens. Une fois seul avec la reine, il se permit de lui susurrer au creux de l’oreille :

-« Quant à vous, ma douce, j’ai une mission toute particulière pour vous. Et si nous allions en discuter en privé, dans nos quartiers ? »


Massy crut à une plaisanterie de mauvais goût lorsque son guide improvisé le mena à une impasse. Pas des plus propres d’ailleurs, si on en jugeait par les déchets éparpillés ci et là. Aussi, il lança un regard sceptique vers le brigand, lui rappelant au passage que sa vie était en jeu. Ce à quoi l’homme répondit par une certaine peur avant de se jeter dans le tas d’ordures. Plissant dangereusement les yeux, le jeune pirate commença à se demander s’il ne se faisait pas mener en bateau. Mais quelle fut sa surprise lorsqu’il vit le sol au bout de la ruelle s’ouvrir, laissant apparaître des escaliers s’enfonçant profondément dans le sol. Il devait probablement y avoir une sorte de mécanisme caché quelque part derrière toutes ces immondices.

-« V-vous voyez ? » Lui dit le kidnappeur. « Je n’ai pas menti… Je peux partir maintenant ? »
-« Non. » Répondit sèchement l’adolescent. « Tu ne partiras que quand j’aurais eu confirmation que ce passage mène bel et bien au château du roi. »
-« Quoi ?! » S’exclama le blessé. « Mes employeurs vont me trucider s’ils me voient vous venir en aide ! »
-« Ce n’est pas mon problème. » Rétorqua le concerné en l’incitant à ouvrir la marche. « Et dis toi que ce que tes employeurs te feront ne sera rien comparé au sort que je te réserve si tu t’avises de me désobéir. »

C’est donc le visage tordu par l’appréhension que le malfrat commença à descendre les escaliers, suivi de près par Umbra. Après au moins cinq bonnes minutes passées sur les marches, ils finirent par tomber sur un long tunnel éclairé par quelques torches disséminées stratégiquement. Fait étrange, les murs de l’endroit étaient recouverts de pierre, et non pas de bois, comme le voudrait la logique de cette île. Ces murs étaient craquelés et recouverts de mousse à divers endroits, d’ailleurs, signe que ces tunnels étaient présents depuis bien longtemps déjà. En d’autres termes, il n’y avait aucune chance que des personnes inconnues du royaume aient pu emprunter ce chemin, voir même connaître son existence tout simplement. La théorie du complot royal paraissait donc plus plausible de minute en minute.

Massy se félicita d’avoir insisté pour que son assaillant l’accompagne jusqu’au bout du chemin. La raison était très simple : ces tunnels souterrains étaient un véritable dédale sans queue ni tête. Ce type avait vraisemblablement essayé de se débarrasser de lui en l'envoyant se perdre là-dedans. L’ancien esclave se demandait vaguement si chaque tunnel avait une destination ou s’il s’agissait simplement d’un système de défense pour punir les possibles intrus. Quiconque s’aventurant par ici sans connaître le chemin à prendre serait peut-être condamné à errer là-dedans jusqu’à ce que mort s’en suive. Ce serait effectivement un bon moyen d’éviter que d’éventuels ennemis ne se servent de tout cela contre Maniralie. Enfin, après environ une trentaine de minutes passées là-dedans, le forban et son guide arrivèrent à une partie du tunnel bien plus récente. Cela se voyait au fait que les murs étaient en très bon état, contrairement à ceux présents un peu plus loin. Très vite, ils trouvèrent un nouvel escalier, bien moins long que le premier. Au bout, il y avait une porte en fer fermée à clé.

-« Ouvre-la. » Ordonna-t-il à l’homme à ses côtés.

Si on en jugeait par sa mine déconfite, le brigand s’apprêtait à refuser. Malheureusement pour lui, l’épéiste à la chevelure noir de jais ne lui laissa guère le choix puisqu’il dégaina un de ses sabres, menaçant de lui trancher la gorge. Poussant un soupir résigné, le bandit sortit une clé richement décorée et la fit entrer dans le trou de serrure. Quelques instants plus tard, la porte était ouverte, laissant place à un spectacle qui fit monter une rage incontrôlable chez le bretteur. Il se retint difficilement de tuer son guide sur-le-champ en représailles de ce qu’il avait contribué à faire. Cependant, c’était le cadet de ses soucis puisque plusieurs gardes armés se pressèrent autour de lui.



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J'ai bien sûr demandé l'autorisation d'Aggaddon avant de donner des ordres à ses PNJs.
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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Sam 3 Mar - 13:48

Disparitions à la Royale


L’annonce de l’arrivée du souverain retentit dans la salle du trône, mourant au cœur de l’écho se répandant aux plafonds peints d’une scène de couronnement, celle du premier souverain de la dynastie actuelle de Maniralie, imitant par ce fait la musique qui la précédait. Les mots cédèrent leur place aux faits. D’une marche assurée, le monarque Ambroise faisait une entrée cérémonieuse à la manière de ses pairs, hauts dignitaires des différentes nations imposant leur souveraineté à leur population. Il arborait sa fierté pour sa nation grâce aux trésors de l’île qu’il mettait en avant sur lui-même. Ses vêtements au style assez personnel détonné avec la mode nobiliaire connu du Médixès qui se retrouvait notamment chez le Chambellan. De plus, cela s’accordait mal avec la tenue de sa femme qui avait tout des visions traditionnelles que l’on se faisait d’un habit de sacre, ce genre d’ensemble de sceptre, épée et manteau rouge étincelant aux croix héraldiques doublé d’hermine étant peu pratique au quotidien. Il ne pouvait y avoir aucun doute sur le fait qu’elle aimait sa condition de reine pour se parer ainsi de ses attributs de reine pour chacun de ses passages à la salle du trône ou pour les événements importants. Cette dernière accueillit quand même son mari avec un sourire avant qu’ils ne s’asseyent ensemble sur leurs sièges et qu’Ambroise prenne la parole afin d’entamer officiellement l’entrevue par ses royales paroles. D’un geste il congédia les courtisans se terrant dans l’espace derrière les colonnes, ce qui les avaient empêchés de pouvoir écouté la conversation entre Aggaddon et Ysolda.



Toutes les personnes présentes, en dehors de la mariée royale, s’étaient incliné à l’arrivé du dirigeant, posant un genou au sol en regardant le sol. Ils demeurèrent dans cette position durant tout le long de l’entrevue. Coutumier de l’étiquette de la noblesse, Aggaddon ne s’enquit aucunement de savoir si une sincérité se cachait derrière la question portait à ses oreilles par la voix du despote de Maniralie. C’est pour cela que le fils en exil de la famille seigneuriale du marquisat de Médixès se contenta de répondre manière cérémonielle en y mettant les formes.

-Je vous remercie pour l’intérêt que vous portez à ma personne votre magnificence. En ce qui concerne mon odyssée, sachez que je me trouvais dans les mers méridionales où j’ai vécu quelques sordides aventures et, ayant reçu votre missive, dont je suis revenu pour venir en ces eaux occidentales afin de vous porter assistance.

Après un hochement de tête dont le sens ne fut pas recherché par le nobliau, l’originaire de North Blue écouta la déclaration du monarque au sujet de ses liens avec le paternel du Médixès. Le mathématicien savait que si le roi parlait d’une amitié forte et sincère entre les deux hommes, il y avait peu de chance que ce soit réellement le cas. Au sein d’un milieu tel que le monde souterrain de la pègre, les relations entre partenaires ne parvenait guère à de tel extrémité, la peur de la trahison dévorant leurs êtres. De plus, le père d’Aggaddon avait, les années passant, des difficultés à avoir la solidité mentale suffisante pour supportait les souffrances que ses actes causaient aux gens. Cela ne semblait pas être le cas d’Ambroise. Le doute se transforme ainsi en une certitude. Si les deux alliés avaient été amis d’apparences, ils avaient certainement été uniquement collaborateurs d’affaires.

-Le décès de feu mon père, paix à son âme, nous à tous plongé dans un grand désarroi ainsi qu’au cœur d’une infinie tristesse. Vos condoléances ainsi déclarés me vont droit au cœur votre altesse. Nous espérons tous que l’incendie l’ayant emporté l’eût traité avec mansuétude.

Cette fois-ci c’était nom pas le dirigeant qui feignit le sentimentalisme, mais l’invité. Le Médixès avait été attristé par la disparition du marquis, mais il avait facilement fait son deuil et accepté les événements. Le membre auquel il tenait le plus au sein de sa famille il l’avait lui-même assassiné dans l’espoir que cela fasse acte d’expiation, purifiant son âme de ses sentiments, l’amenant à partir en quête de la perte de sa propre humanité. Ainsi, il ne pouvait se sentir autant affecté par la mort de son paternel. D’ailleurs, le scientifique prouverait à nouveau que sa déférence pour sa famille se résumait à de la simple considération en tuant un autre de ses frères durant les événements de Muzika. Ambroise repris la parole pour charger l’Emissaire de révéler à Aggaddon la raison de sa venue et également le convier à un festin pour cet invité venant exceptionnellement d’un autre océan pour remplir un rôle dans ce qui se tramait sur cette île.

-J’en suis tout honoré votre grandeur. Permettez-moi de prendre congé afin de m’atteler dès à présent à la tâche que vous désirez me confier.

C’est uniquement à ce moment-là que le savant se leva afin de suivre l’Emissaire dans les abysses de l’imposante bâtisse royale.





Chambellan Avaliane Del Gunray


Le grand patron des plus importantes sociétés de Maniralie s’enferma dans son bureau situé dans l’aile sud du palais. Jadis, les Del Gunray dirigeaient leurs affaires depuis le comptoir commerciale Gunray & Compagnie situé en face du manoir familiale et qui servait de direction à l’ensemble des entreprises tombés sur leur joug. Maintenant, avec l’influence qu’avait gagné les prédécesseurs de l’actuel chambellan, le chef de famille des Del Gunray était autorisé à gérer les affaires depuis le château. C’était un grand privilège dont Avaliane pouvait se venter auprès de ses pairs nobles de Maniralie. La vue sur la mer au loin permettait à l’esprit du premier ministre de s’échapper sereinement afin de partir en quête de nouvelles idées. Relancer l’économie du royaume ne serait pas aisée. La peur des enlèvements prenant le pas sur la nécessité d’aller travailler, le conseil politique du monarque Ambroise devait trouver une stratégie permettant d’inciter les civils à bosser. Une collaboration avec Gathurdaid lui semblait nécessaire. La présence de gardes royaux pour défendre les lieux rassurerait certainement la population sur leur sécurité. Il avait également en tête l’idée de promettre une augmentation de salaire si jamais certains objectifs étaient atteints. Cette tactique nécessiterait une étude approfondie afin de déterminer un palier ne semblant pas disproportionné tout en n’ayant peu de chance d’être atteint. L’argent motivait les gens après tout. Le Del Gunray se leva pour s’approcher de la fenêtre et observa les terres s’étendant devant lui jusqu’à l’infini océan recouvrant ce vaste monde. Il porta sa main à son menton en cherchant d’autres choses qui seraient susceptible de donner envie aux gens de retourner au travail. Il grommela. Les seules idées lui venant étaient directement en liant avec l’argent et moins bonne que la stratégie d’augmentation des salaires. Il pourrait déjà commencer avec cela et voir les réactions de la population. Cela lui laisserait le temps d’approfondir ses réflexions.





Sir Gathurdaid


Le général de Maniralie avait pris la tête de ses troupes avec la ferme attention de marcher sur Kullidam pour arrêter les pirates qui y séviraient selon les rapports qu’évoquait le souverain de la nation à la fin de l’entrevue dans la salle royale. Il ignorait tout de l’équipage des Freewill, mais un ordre du roi était un ordre du roi, incontestable et immédiat. Il ne pouvait se permettre de perdre du temps à rassembler des informations. La justice du royaume abattrait son glaive sur ces forbans ayant oser pénétrer le territoire de sa majesté Ambroise Octavius Auguste. Peut-être pourrait-il se servir d’eux pour ses affaires d’ailleurs.

La cité se trouvait à quelques centaines de mètres devant eux. Gathurdaid déblatéré indications sur indications afin de répartir les zones à fouiller entre les différents groupes qu’il avait constitué avec ses hommes. Ils allaient devoir passer les lieux au peigne fin afin de trouver tous les flibustiers rapidement. Il n’y avait pas une minute à perdre pour éviter qu’ils ne parviennent à s’enfuir. Etait-ce judicieux d’être si confiant ? Pas forcément, mais le commandant de la garde royale l’était pourtant. Tenant fermement son arme en main, il pénétra dans Kullidam en faisant allé son regard de droite à gauche, puis de gauche à droite. Comment combattrait l’ennemi ? Leur capitaine était-il quelqu’un de dangereux ? Voir pire, primé ? Cela pourrait faire resplendir militairement l’île cependant s’ils arrêtaient une tête d’affiche. Restait à savoir qui entre les clients d’Ambroise et la Marine voudrait payer le plus cher pour obtenir une telle personne. Gathurdaid n’avait plus rien à prouver, étant le meilleur chevalier du pays. Malgré tout, un mauvais pressentiment commença à poindre dans son esprit alors qu’il s’aventurait dans une nouvelle rue à la recherche de ces malfrats. Il s’arrêta et plissa les yeux avant de s’élancer vers son ennemi. Voilà le premier pirate à affronter.

Entrevue royale


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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Sam 3 Mar - 16:48



Disparition à la royale
Clay, second et vigie de l’équipage Freewill.

Clay en avait marre, c’était le cas de le dire. Il avait été celui à l’origine de cette idée, de par ses propos et ses insinuations, mais ça ne l’empêchait pas d’être exaspéré. Cela faisait déjà plusieurs minutes qu’ils cherchaient des informations en vain. Faire choux-blanc et être épié par les regards inquisiteurs des personnes bien au chaud chez elles n’étaient pas franchement au goût du bretteur. Sa paranoïa, notamment, était plutôt titillée par le dernier point. Il avait l’impression qu’à chaque instant, quelqu’un allait lui tomber dessus pour l’arrêter ou quelque chose du genre. Quelle fut sa surprise lorsque cela arriva réellement. En effet, plusieurs hommes en armure apparurent au détour d’une des nombreuses rues de Kullidam. Le plus haut-gradé d’entre eux, si on en jugeait par son armure plus lourde et plus décorée que les autres, se jeta alors sur lui sans sommation. D’instinct, il réussit à dégainer sa nouvelle arme et dévier le glaive de l’ennemi juste à temps.

Toutefois, la force du chevalier et le mouvement assez brusque dont avait dû faire preuve la vigie pour s’en sortir contribuèrent à le déséquilibrer. Ce faisant, il commença à tomber en arrière, ce qui offrirait sans doute à son adversaire une opportunité de mettre un terme à leur affrontement. Heureusement, le frère Eversmile eut le réflexe salvateur de s’éloigner d’un bond en arrière. Il n’avait pas réellement fait attention aux gestes de son ennemi à ce moment-là, mais cela n’allait pas l’empêcher de contre-attaquer. Aussi solide et efficace que soit l’armure du combattant en face de lui, elle devait avoir des points faibles communs à toutes les armures : la lenteur de ceux qui les portaient et, surtout, les articulations. Ce faisant, Clay avait décidé de viser ces dernières en priorité si jamais cet homme tentait un autre assaut.

-« Ça ne va pas la tête d’attaquer les gens dans la rue comme ça ? » S’indigna-t-il tout en restant concentré sur les mouvements ennemis. « Et puis d’abord, qui êtes-vous ? »

Pendant que le brun posait ses questions, le combat entre les pirates derrière lui et les gardes royaux derrière Sir Gathurdaid s’engageait. Si les forbans étaient un peu plus forts et plus nombreux que ces soldats, l’équipement supérieur dont ces derniers disposaient faisait que le combat était plutôt équilibré.

Estelle dite la « Faucheuse », primée à 20 000 000 de berrys.

Estelle fronça les sourcils en voyant une quinzaine d’hommes bien bâtis et très bien équipés lui barrer la route. Au vu de leurs armures de bonne qualité et des écussons s’y trouvant, il ne faisait pas l’ombre d’un doute qu’ils appartenaient tous à la garde royale de Maniralie. Cependant, pourquoi s’attaquaient-ils donc à eux ? Certes, ils étaient des pirates, mais ils n’avaient pas fait le moindre grabuge depuis leur arrivée. Au contraire, même, ils avaient plutôt fait profil bas. Qu’espéraient-ils donc accomplir en les arrêtant eux au lieu de se concentrer sur les problèmes que leur royaume traversait ? La capitaine des Freewill décida de ne pas trop s’attarder sur sa réflexion et de directement entrer dans le vif du sujet. Elle ordonna à ses hommes d’aller prévenir, ou à défaut aider, les autres tandis qu’elle s’occupait de leurs ennemis. Si leurs adversaires étaient réellement décidés à les capturer, nul doute qu’ils avaient envoyé bien plus de gardes. Et, même si la Faucheuse ne le savait pas, elle avait effectivement vu juste puisque la bataille entre les forces de l’ordre locales et les forbans faisait rage partout ailleurs dans Kullidam.

-« Je vous conseille de rentrer chez vous pendant qu’il en est encore temps. » Lança-t-elle aux hommes qui lui faisaient face.


Massy connaissait enfin le secret derrière toutes ces disparitions mystérieuses, et cela ne l’enchantait guère. Il aurait aimé que cela soit autre chose, mais ce qu’il avait sous les yeux était révélateur. En ce moment même, la royauté de Maniralie trempait dans le type de commerce qu’il exécrait le plus : la vente d’esclaves. C’était des dizaines et des dizaines de personnes, touts âges et tous sexes confondus, qui étaient enchaînées aux murs de cette salle semblant être une sorte de donjon. Beaucoup semblaient ne pas avoir mangé ou dormi depuis plusieurs jours déjà. Des pleurs, des cris et des suppliques retentissaient à chaque seconde et étaient amplifiés par l’écho des lieux. Une scène en particulier enrageait le bretteur : un enfant, pas plus âgé qu’il ne l’était lorsqu’il avait été asservi, tentait vainement de réveiller quelqu’un. La personne en question devait probablement être son père si on en jugeait par son âge avancé, et la bosse qu’il avait sur le crâne témoignait d’un coup porté par les gardes.

En parlant de ces derniers, leur nombre ne cessait de croître autour du sabreur. Il était prêt à les décimer jusqu’au dernier en représailles de leurs actes, cependant, il devait se rendre à l’évidence : il en était incapable pour l’instant. Il devait bien y avoir une trentaine d’ennemis devant lui, tous aussi forts que ceux qui l’avaient attaqué à Kullidam. Il était bien plus fort qu’eux, évidemment, mais le nombre jouait malheureusement en sa défaveur. Aussi, il décida de ne pas se laisser aveugler par sa colère et prit la décision la plus logique dans une telle situation : la fuite. Ce n’était pas très glorieux, certes, mais se faire capturer comme un idiot dans un combat perdu d’avance ne l’était pas vraiment non plus. C’est donc avec la très ferme intention de prévenir ses camarades qu’il rebroussa chemin en trombe, descendant les marches des escaliers quatre par quatre.

Il entendit au passage un certain remue-ménage derrière lui ainsi que ce qui ressemblait au début d’une dispute. Peut-être que ces poursuivants avaient eu la mauvaise idée de tous se ruer vers lui pour l’attraper ? Auquel cas, ils s’étaient certainement heurtés à l’étroitesse du passage. Entre ça et la rapidité naturelle du jeune homme, inutile de dire qu’il fut bien loin avant même que les premiers gardes n’aient pu arriver en bas. Manque de bol pour Massy, il ne lui fallut pas longtemps pour se rendre compte de quelque chose d’essentiel : il ne connaissait pas le chemin du retour. Il le réalisa plus précisément lorsqu’il arriva à une intersection avec non pas deux, non pas trois, mais bel et bien quatre passages différents. Commençant à entendre de multiples bruits de pas derrière lui, Umbra décida de prendre un chemin au hasard. Peut-être allait-il miraculeusement faire les bons choix à chaque fois ? Les chances que cela arrive étaient infinitésimales, mais l’espoir fait vivre, comme on dit.



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Aggaddon Médixès
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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Ven 9 Mar - 23:46

Disparitions à la Royale




Sir Gathurdaid


Les troupes royales de Maniralie déchainaient toute leur puissance pour faire face à la puissance pirate. Le général au casque à cornes était tombé sur un adversaire particulièrement intéressant qui avait su réagir face à ses attaques.

-Je suis Ser Gathurdaid. Cinquième commandeur de l’ordre du Capricorne des Kérivites, seigneur de la Légion de Gäcker, général des armées de Maniralie et capitaine de la garde royale. Selon la volonté de mon roi, je suis venu vous capturer afin qu’il puisse juger de vos crimes de pirates, bande de hors-la-loi des mers.

Tout en répondant au frère Eversmile, l’homme sans nom de famille jadis né dans la capitale du royaume et élevé par le précédent monarque pour en faire une bête de combat joua avec l’arme dans sa main en dessinant des cercles avec l’extrémité de sa lame. Il avança en direction de Clay prêt à repousser un coup de lame avec sa propre épée. Si jamais, l’homme de vigie tentait de l’attaquer par un interstice de son armure, Gathurdaid utiliserait sa résistance musculaire incroyable pour coincer la lame dans son muscule. Il assènerait alors un coup de poing dans le ventre du pirate. Dans le cas contraire, il s’occuperait simplement d’essayer d’empaler son adversaire sur la lame de son épée batarde. C’est fort de ses convictions qu’il toiserait l’homme de vigie avec un regard méprisant.

-Vous ferez certainement du bon bétail. Peut-être cela placera le roi dans les petits papiers du seigneur Konan. En tout cas, ne pense pas revoir un jour la liberté. Vous êtes fini.

Il leva son arme, prêt à l’abattre sur l’homme de la vigie quand les cris des hommes faisant face à la capitaine des Freewill retentirent. Ils avaient été vaincus avec facilité et les plus peureux étaient en pleine fuite. Une rage folle naquit dans le regard du général qui courut vers ses hommes et les trancha en quelques coups. Trois têtes tombèrent sur le sol.

-On ne fuit pas lorsque l’honneur du roi est en cause. Je ne vous laisserai pas ternir la réputation de notre armée impunément ! Battez-vous jusqu’à la mort ou c’est moi qui vous enverrez aux pieds de la Grande Faucheuse.

Il se redirigea vers Clay afin de reprendre le combat avec ce dernier et tenter de l’assommer avec un coup de poing fulgurant.



Conduit par l’Emissaire dans les entrailles de l’île, le regard ténébreux du Médixès fendit les ténèbres pour s’abattre sur les gardes regroupés au centre du donjon caverneux. Il venait tout juste d’arriver et déjà les soldats faisaient preuve d’incompétence laissant filer un homme qu’il avait eu le temps d’entrapercevoir. L’Emissaire avait déclaré qu’il reviendrait d’ici quelques minutes. Aggaddon devait l’attendre avant de recevoir la responsabilité du prochain chargement devant partir pour East Blue, commande express de la noblesse d’une petite île.

-Occupez-vous de rattraper cet homme. S’il s’échappe, la responsabilité vous incombe de subir le châtiment jugé adéquat par sa majesté, ne l’oubliez pas. Je me charge de préparer les personnes qui devront partir pour l’océan orientale.

Il attrapa sa rapière et la brandit en direction du groupe d’hommes tentant de se relever.

-PLUS VITE QUE ÇA BANDE DE MARSOUINS DES PLAGES POLAIRES AUSTRALES !!!

Les soldats s’élancèrent dans les tunnels en quête de Massy. Un sourire machiavélique se posa sur le visage d’Aggaddon. Il allait devenir partenaire du roi de Maniralie dans ce trafic. Il n’aurait plus qu’à attendre un ou deux ans pour évincer ce monarque grotesque afin de prendre sa place et user de ce trafic comme source de revenue principal. Ambroise lui apportait cela sur un plateau d’argent. Le mathématicien s’avança vers les personnes enchaînées, scrutant de ses yeux mesquins les expressions de ces habitants ayant eu le malheur de tomber dans les filets de l’engrenage royal. Aggaddon n’avait rien de particulier contre la plèbe, c’est pour cette raison qu’il songeait déjà à capturer des nobles pour les soumettre à l’esclavage eux aussi. Dépossédés de leur honneur et de leurs terres, ils feraient des soumis bien plus docile que des paysans habitués à l’oppression. Ce serait peut-être même l’occasion de donner une fin horrible à l’existence de ses frères encore vivant. Il lâchement un ricanement machiavélique au cœur de la grotte.

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Massy Umbra
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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Sam 10 Mar - 15:28



Disparitions à la royale
Clay Eversmile. Estelle Harper, dite la « Faucheuse », primée à 20 000 000.

Alors comme ça, il avait affaire au capitaine de la garde royale ? Un sourire naquit sur le visage de Clay. Cela ne faisait que trop longtemps qu’il n’avait pas eu un adversaire digne de ce nom, hormis Massy. Cet idiot aux pupilles bizarres se débrouillait bien, très bien même, mais à force de se combattre mutuellement, ils en étaient venus à connaître le style de l’autre sur le bout des doigts. À ce stade-là, leurs joutes tenaient plus de l’entraînement qu’autre chose. L’homme de vigie était donc particulièrement excité d’affronter pareil ennemi. Lorsque Gathurdaid commença à s’avancer, le sabreur évita l’épée bâtarde du chevalier et profita d’une des failles de l’armure pour enfoncer son nodachi dans le flanc adverse. Alors que l’épée était déjà à moitié enfoncée, le pirate tenta de s’éloigner par peur d’une contre-attaque. Cependant, il ne lui fallut pas longtemps pour constater quelque chose de bien embêtant : sa lame était coincée dans le corps du capitaine de la garde royale. Il n’eut guère le temps de se demander comment s’était possible puisque le poing de son adversaire vint rencontrer son estomac, le faisant reculer de plusieurs pas tout en crachant un peu de salive. L’homme en armure dit des choses plutôt troublantes qui firent froncer les sourcils au frère Eversmile, cependant c’était le cadet de ses soucis. En effet, le tas de muscle avait décidé de ne pas s’arrêter en si bon chemin puisqu’il levait désormais son glaive pour l’abattre sur le forban.

-« C’est mauvais, très mauvais même. » Pensa ce dernier en toussotant. « Je ne vais pas pouvoir esquiver ce coup-là... »

Heureusement pour lui, Gathurdaid abandonna finalement son attaque pour se focaliser sur les quelques fuyards de son unité. Clay n’apprécia pas franchement le fait que ce type ne montre aucune pitié à l’égard de ses propres hommes. Toutefois, c’était plus une chance qu’autre chose puisque cela lui laissait le temps de reprendre ses esprits. Au même moment, Estelle lançait un regard noir sur le chevalier qui avait osé punir ainsi les combattants qu’elle avait incité à fuir. Si elle s’était montrée sans pitié avec ceux qui avaient décidé de l’affronter, cela ne voulait pas dire qu’elle souhaitait foncièrement leur mort. Le simple fait que leur supérieur ose se débarrasser de ses camarades et subordonnés de la sorte lui donnait la nausée. La Faucheuse aurait bien aimé lui donner une bonne leçon, mais cela allait devoir attendre. En effet, elle avait confiance en Clay pour s’occuper de lui, et puis le reste de ses hommes aurait bien besoin d’un coup de main. Certes, ils avaient l’avantage numérique, mais ça ne voulait pas nécessairement dire qu’ils pouvaient s’en sortir indemnes.

Lorsque le capitaine de la garde royale chargea le second des Freewill pour lui donner un coup de poing ravageur, ce dernier n’eut aucun mal à l’esquiver d’une brève roulade sur sa gauche. Son ennemi avait peut-être la force de son côté, mais la vigie possédait l’avantage de la mobilité. Saisissant son sabre toujours planté dans le flanc ennemi, le jeune homme usa de toutes ses forces pour tenter de l’en déloger. S’il y arrivait, les saignements qui s’en suivraient risquaient fort de saper plutôt rapidement l’énergie de son ennemi. Quoi qu’il en soit, il se tiendrait prêt à esquiver une possible contre-attaque, quitte à devoir laisser une fois de plus son nodachi dans le corps du chevalier. Au pire des cas, forcer dessus aurait au moins permit d’aggraver un peu plus la blessure de Gathurdaid. En tout cas, Clay ne doutait pas une seule seconde de leur victoire, ils avaient la capitaine avec eux, après tout. Toutefois, il ne pouvait s’empêcher de s’inquiéter un peu pour les autres groupes, celui avec sa sœur tout particulièrement.


Massy était essoufflé, c’était le cas de le dire. Cela faisait plusieurs minutes déjà qu’il courrait dans ces foutus couloirs sans queue ni tête. C’est fou le nombre d’impasses qu’il avait pu rencontrer en si peu de temps, d’ailleurs. Par chance, cela s’appliquait aussi à ses poursuivants qui étaient obligés de le chercher dans tout ce labyrinthe. Même s'ils connaissaient le chemin vers le château, ils ne semblaient pas habitués à mener des courses poursuites en ces lieux lugubres. La mousse et l’odeur de renfermé des tunnels n’étaient pas franchement agréables non plus pour eux et le pirate. Sans parler des divers ossements et des cadavres de rats, probablement morts de faims après s’être perdus dans le dédale de pierre, disséminés un peu partout. Ce coin était un véritable nid à maladies, le bretteur se demandait presque si ce n’était pas ça qui allait le tuer avant la faim et la soif. Enfin, fort heureusement, il ne souffrait d’aucunes de ces trois choses pour l’heure, et avec un peu de chance, il serait sorti de là avant que cela n’arrive.



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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Jeu 15 Mar - 0:44

Disparitions à la Royale


Au cœur du royaume des ténèbres, dans les ombres dansantes de cette grotte hantée par la présence fantomatique des futurs esclaves, le Médixès réfléchissait à la mise en place d’une stratégie fiable et délicate. Comment prendre doublement partie dans le conflit ravageant la cour royale, le Chambellan contre la Reine. Si l’épouse royale avait démontré son envie de voir dans le mathématicien un allié, les possibilités qu’il s’agisse là d’une ruse était assez élevé. Il ne faisait que peu confiance à une telle femme de pouvoir qui avait toutes les raisons de désirer le pouvoir pour s’extraire de son existence malheureuse. De l’autre côté, vu ses antécédents familiaux conflictuels avec le Del Gunray, envisager une alliance avec ce dernier pourrait s’avérer létale. Malgré tout, il devait parvenir à s’attirer les bonnes grâces de la personne qui remporterait l’affrontement, surtout s’il devenait un partenaire commercial du roi en ce qui concerne les affaires secrètes. Il ne devait pas non plus écarter l’hypothèse que le roi se débarrasse de lui une fois ses problèmes réglés.

Oui, le Médixès était sur ses gardes dans ce pays qui lui était étranger… Et il avait bien raison. Les deux protagonistes se chamaillant pour avoir la confiance absolue de sa majesté le roi Ambroise avaient tous deux des projets pour le nobliau ainsi que pour le pays et les pirates se trouvant actuellement sur leur territoire, ignorant que les capacités de cette troupe de brigands des mers pouvaient s’avérer plus coriace que ce qu’ils pensaient. Alors que les deux favoris au pouvoir monarchique fomentaient leurs manœuvres, tentant d’informer leurs alliés hors du royaume de l’avancées de leurs plans, Aggaddon se décida à pénétrer le dédale cryptique de ces grottes puisque les gardes ne semblaient pas revenir avec l’homme s’étant enfui précédemment. Il avait fermement l’intention d’arrêter cet intru et de l’offrir au roi. Après tout, peut-être pourrait-il trouver sa propre place parmi les personnes courant après le trône. S’il parvenait à souffler le pouvoir à la reine et au chambellan, il n’y aurait nul doute que se conquête du marquisat se trouvant aux mains de son ainée en serait beaucoup plus aisé. Pour l’heure cependant, il fallait qu’il consolide ses alliances et ses rapports avec Ambroise. Ses yeux vagabondèrent à la recherche de toute trace de vie au sein de ce labyrinthe colossale alors que les beuglements des prisonniers retentissaient encore. Leurs vociférations devaient devenir insupportable quand on les écoutaient à longueur de journée.





Chambellan Avaliane Del Gunray


-Oui mes amis ! Vous entendez bien ! Je vais mener moi-même notre glorieuse nation sur des sentiers de prospérités qu’elle n’avait jusqu’alors jamais connue ! La Compagnie des Mers Occidentales que je vais fonder grandira avec le temps et deviendra l’une des plus grandes puissances commerciales de West Blue ! Vous verrez !

Le premier ministre dévoilait ses ambitions et son plan d’expansion des sociétés familiales Del Gunray à certains de ses partisans. Une partie du gratin de la cour c’était rassemblait autour de lui afin de partager une partie de poker à ses côtés. Il usait de ses tricheries habituelles et de la clémence de ses opposants voulant se faire bien voir de l’une des trois personnes les plus influentes du royaume sur le plan social afin d’être dans ses bonnes grâces. Malheureusement, en ces temps rudes, la reine semblait amassée toujours plus de courtisan autour de chacun de ses passages et le danger qu’elle représentait était devenu colossale. Alors qu’il discutait avec ses relations tout en remportant la seizième partie consécutive, il scrutait les moindres mouvements d’une jeune dame en face de lui qui était une de ses opposantes et une des fanatiques de la mariée royale. Ayant déjoué quelques temps auparavant une tentative de meurtre, il craignait que d’autres ne suivent. Il était devenu urgent de se débarrasser d’Ysolda avant que ce soit elle qui élimine les ministres. Déconcentré par tout cela, il joua mal, contraignant le croupier à tricher pour le faire gagner.

-Bon… Veuillez m’excusez mes chers amis, cette pause à durer suffisement longtemps. Je m’en retourne à la triste paperasse.

-Courage à vous monseigneur
, répondit un baron.

S’éloignant petit à petit des salons riches, situé non loin de la tour où toute la noblesse habitait loin du peuple, le chambellan lança quelques regards en coin au moment où il tournait dans les couloirs. La fanatique de la reine le suivait. Il se plaqua dos à un mur en attendant l’arrivée de la jeune femme. Cette dernière se retrouva rapidement plaqué contre le mur.

-Vous allez me dire tout ce que vous savez sur les plans d’Ysolda, ricana Avaliane avant de partir avec elle en direction de la salle des tortures.

Le message qu'il devait envoyer à Akothopis Médixès, ainé d'Aggaddon, attendrait.





Reine Ysolda Macmilian


-Merci pour ce merveilleux moment mon chéri. Désolé, mais je dois aller écrire une lettre. Tu m’excuse ? déclara la souveraine en quittant la chambre de son mari.

Elle avait pris le temps de poser sa cape richement ornée sur ses épaules ainsi que son bonnet de nuit, se baladant ainsi en continuant de baigner dans cette luxure dont elle se délectait à chaque instant. Et dire qu’elle dormait dans ces accoutrements. Des fois, elle s’en trouvait presque ridicule. Seulement, elle ne pouvait pas se laissait bercé par ce monde de fantaisie, cachant bien des aspects malsains, qu’elle découvrait à peine. En effet, en tant que Visage des Ombres, pseudonyme lui ayant été accordé vis-à-vis du rôle officiel qu’elle devait mener à la face du monde, elle devait assumer ses responsabilités et continuer à communiquer et recevoir les indications que lui envoyait la dirigeante de l’organisation criminelle de faible envergure. À cette époque, ils n’étaient pas plus de douze dans les rangs de ce groupuscule aux ambitions sombres qui ne se ferait que peu remarquer dans les années suivantes, se contentant d’amasser de l’argent pour préparer leurs plans. Ils avaient porté beaucoup d’espoir sur Maniralie, d’où l’arrivée d’Ysolda dans le but de séduire Ambroise et s’emparer du trône. Avec l’arrivée du Médixès, elle avait cependant reçu un ordre assez déroutant, une demande de capture du mathématicien.

Entrant dans sa chambre, elle se questionna sur la manière de procédé ainsi que sur son implication au sein des Ombres. Maintenant qu’elle vivait la grande vie, elle désirait s’éloigner de ce groupuscule afin de profiter des joies de la couronne en prenant l’ascendant sur son mari. Ce désir égoïste serait puni bien plus tôt qu’elle aurait pu le croire. Son regard traversa la fenêtre et se posa sur la ville portuaire où se déroulait une bataille.





Sir Gathurdaid


Le petit impertinent effectua une roulade avant de se ruer sur son arme toujours coincée dans la musculature développée du général. Ce dernier c’était tellement entrainé durant sa jeunesse qu’il parvenait à contracter ses muscles jusqu’à leurs donner une densité incroyable. Le petit bonhomme tenta de retirer son épée. Serrant les dents, le chevalier parvint à retenir la lame dans son corps. Cependant, du sang gicla hors de la plaie. Si Clay y mettait une nouvelle fois toutes ses forces durant une prochaine tentative, il parviendrait certainement à déloger le nodachi grâce au liquide rouge. Clay esquiva facilement le coup de coude que voulut assoner Gathurdaid. Le général n’allait pas laisser un médiocre pirate s’en tirer si facilement. Il avait l’expérience pour faire face à l’impétueuse jeunesse et ne comptait pas s’en priver pour mettre hors d’état de nuire ce lâche qui préférait esquiver les coups plutôt que les encaisser.

-Tu pense vraiment pouvoir me battre petit ? pesta-t-il à l’intention de l’homme de vigie. Ridicule. Je n’ai pas envie de m’acharner sur quelqu’un ne faisant qu’esquiver. Soit un homme. Viens te battre.

Il attendrait alors que Clay lance son attaque, se déplaçant de manière à recevoir le coup dans le plastron. Sa main jaillirait alors pour saisir l’avant-bras du forban qu’il lèverait au-dessus du sol pour ensuite donner un violent uppercut dans le visage de cet impertinent. En suivrait une multitude de coup en attendant que quelqu’un tente d’intervenir. Si l’homme de vigie parvenait à reculer en évitant de se faire attraper, Gathurdaid réexécuterait la même stratégie deux fois avant de simplement répliquer à coups de poings ou de coude en faisant toujours attention à ce qu’il ne parvienne pas à poser ses mains sur le manche du nodachi. S’il tentait de l’extraire en attrapant la lame, cela ferait rire le général qui lâcherait dans ce cas sa contraction musculaire, faisant ainsi chuter le pirate en arrière, étant entrainé par sa propre force, ce qui lui ouvrirait un passage pour abattre son poing sur le visage du garçon dans le but de l’assommer.

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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Mar 20 Mar - 0:12



Disparitions à la royale
Le roi Ambroise Octavius Alexsandre de Maniralie.

Du haut de son balcon, Ambroise contemplait son magnifique royaume en train de baigner dans les rayons du soleil couchant. Plus que deux heures avant le grand banquet qu’il allait organiser en l’honneur d’Aggaddon. Il espérait lui en mettre plein la vue comme ça, les mets de Maniralie étaient assez uniques du fait de l’écosystème de l’île, mais ils n’en étaient pas moins succulents. C’était bien connu, un ventre bien rempli aidait toujours pour les négociations, quelles qu’elles soient. C’était bien évidemment dans cette optique que le souverain avait décidé d’organiser ce festin, mais c’était aussi et surtout pour apprendre à mieux connaître son futur associé. En parlant d’association, le roi était toujours euphorique grâce à sa chère et tendre Ysolda. Cette femme s’y connaissait comme personne pour le combler. En cela, il ne regrettait absolument pas d’avoir écarté son ancienne épouse pour elle. Et puis, il fallait avouer qu’elle était mignonne, très mignonne même, quoiqu’un peu trop naïve pour l’homme de sang royal. Il éclata de rire en repensant au plan de cette pauvre idiote.

Elle croyait vraiment qu’il suffisait d’arriver la bouche en cœur, de lui offrir quelques bons moments au lit, de flatter son ego, et de lui susurrer quelques plans pas trop mauvais aux oreilles pour pouvoir le contrôler, et par extension régner sur le royaume dans l’ombre. Il n’y avait pas à dire, cette femme était d’une naïveté sans limite, ou bien était-ce juste la luxure et le pouvoir qui lui montaient à la tête ? Peut-être un peu des deux, même. Enfin, cela n’avait pas trop d’importance. Ce qui importait réellement, c’était que cette sotte n’avait pas pensé au fait qu’il enquêterait sur elle avant d’accepter de l’épouser. C’était réellement une erreur de débutants qui allait les mettre en danger elle et son organisation. Pour l’instant, le souverain n'avait aucune intention de la confronter devant cet état de fait, c’était bien plus jouissif pour lui de jouer avec Ysolda comme la vulgaire marionnette qu’elle était à ses yeux. Toutefois, cela valait sans dire qu’à la minute ou elle arrêterait d’amuser Octavius, elle serait jetée aux ordures comme l’on jetait un jouet cassé. Enfin, peut-être que si elle le suppliait, il la garderait dans les cachots pour se divertir avec de temps en temps.

-« Alors, ma douce ? » Se plut-il à penser en contemplant une fois de plus son domaine. « Qui contrôle qui, maintenant ? »

Un second éclat de rire, bien plus fort et bien plus sombre que le précédent, vint mettre fin à la relative quiétude des lieux.

Clay Eversmile. Estelle Haper, dite la « Faucheuse », primée à 20 000 000.

Clay fut étonné de voir que même en y mettant toute sa force, il n’arrivait pas à déloger complètement son nodachi du corps de son adversaire. Quel genre de monstre pouvait donc développer une telle force ? En tout cas, son ennemi semblait s’impatienter si on en jugeait par ses paroles acerbes, il ne devait pas être habitué à ce qu’on lui résiste. Dommage pour lui, le frère Eversmile n’était pas du genre à prendre au sérieux les provocations d’un adversaire. Les trois-quarts du temps, il ne s’agissait que d’une tentative maladroite de se créer des ouvertures, donc ce serait stupide de tomber dans le panneau. Cependant, il était bien curieux de savoir ce que cette brute avait prévu de faire. Aussi, il décida de faire semblant d’en avoir quelque chose à faire de ce que pensait Gathurdaid. Il feignit la colère, chargea le guerrier aussi rapidement que possible, tâchant de garder une vision d’ensemble du chevalier, et mima un coup de poing au torse. Ni une ni deux, la main de l’homme en armure tenta de se saisir du bras de la vigie. C’était donc ça qu’il avait prévu de faire ? C’était simpliste au possible, de fait, le second des Freewill n’eut aucun mal à éviter l’attaque « surprise ».

Toutefois, le pire restait à venir : ce type s’obstinait encore et encore à vouloir l’attraper de la même façon. N’avait-il donc pas de meilleure idée en tête ? Quoi qu’il en soit, cette expérience prouva sans peine que cette brute n’avait pas la moindre jugeote. Finalement, le capitaine de la garde royale se décida enfin à varier son panel de coups. Enfin, « varier » était un bien grand mot. Il tâchait juste de frapper le jeune homme à coups de poing ou de coude. Certes, le bretteur commençait à fatiguer à force d’éviter les coups, mais ce n’était pas non plus la meilleure stratégie du siècle puisque ce type se fatiguerait bien plus vite que lui au vu de sa stature. Au bout d’un moment, Clay trouva enfin une ouverture pour se saisir de son sabre. Malheureusement, il n’aurait très probablement pas le temps de l’extraire vu que son ennemi ne lui laissait aucun répit, alors autant le surprendre en faisait tout l’inverse ! Il allait user de sa force non pas pour le retirer, mais pour l’enfoncer davantage, ralentissant et blessant grièvement Gathurdaid. Cela ne devrait pas être un gros problème vu qu’il avait agrandi la plaie un peu plus tôt, avec un peu de chance, ça suffirait peut-être à venir à bout de son adversaire. Finalement, la vigie s’éloignerait tout de suite après, bien qu’un peu plus lentement que d’habitude à cause de son épuisement naissant.

-« Alors, Monsieur le Chevalier du roi ? » Sourit-il avec condescendance dans sa fuite. « On ne s’y attendait pas à celle-là, n’est-ce pas ? »

Sergei, second de la révolution de Maniralie.

Un homme imposant au visage quelque peu difforme s’avançait dans les couloirs étroits des tunnels souterrains. Sa stature était telle qu’il était impossible de passer derrière ou devant lui à moins de se faufiler entre ses jambes. En clair, leurs ennemis, les gardes des esclaves, n’avaient d’autres choix que de combattre s'ils voulaient avancer, mais ils décidaient généralement de fuir. Malheureusement pour eux, cette option ne marchait absolument jamais. Malgré la lenteur du colosse, il lui suffisait simplement de taper le sol de sa masse pour le fissurer sur plusieurs mètres, faisant trébucher les fuyards qu’il écrasait ensuite sans pitié. Les cris de ses victimes et le bruit de leurs crânes se faisant broyer sous son arme résonnaient longtemps à travers les catacombes, rendant l’endroit encore plus glauque qu’il ne l’était déjà. Le pire, c’était que ce tueur se déplaçait dans les tunnels comme s’il savait exactement où se rendre pour trouver des gens à exterminer.

-« Il y a beaucoup de vermines aujourd’hui. » Fit-il à ses hommes placés derrière lui. « Le chef veut que vous alliez à gauche à l’intersection, puis à droite, encore à droite, au milieu, et enfin à gauche. Là, vous devriez être confrontés à une nouvelle intersection, attendez-y l’arrivée d’un potentiel allié et ramenez-le à la base. »

Les concernés hochèrent la tête exagérément, pas par peur des représailles, comme on pourrait le penser en voyant la tête de leur supérieur, mais par respect. Sergei était celui qui leur avait appris à se battre et il était pour ainsi dire leur champion. Dès lors, ne pas lui montrer les honneurs qui lui étaient dû serait tout simplement injuste envers cet homme peu gâté par la nature. Comme il le leur avait ordonné, ou plutôt comme l’avait ordonné le grand manitou, ils se dirigèrent à gauche à la première intersection et suivirent le reste des instructions, laissant le colosse à ses massacres. Au détour d’un couloir, après un énième bain de sang qui résonna à travers les lieux, il passa en dessous d’une torche qui l’illumina. Le révolutionnaire devait bien mesurer deux mètres et était bâti comme un gorille. Sa mâchoire était démesurément grande, ce qui lui avait valu bien des moqueries au cours de sa vie. Cependant, il avait su en faire abstraction et s’en servir comme motivation pour devenir plus fort. Maintenant, il pouvait dire sans la moindre honte qu’il était fier de son menton, présentement recouvert du sang de ses diverses victimes. En parlant de ces dernières, il se dirigea vers le dernier groupe encore présent, composé de dix hommes pour être exact. À sa vue, la moitié tenta de s’enfuir tandis que les autres le chargèrent sans réfléchir. Il soupira et s'addressa à ceux tâchant de prendre la poudre d'escampette :

-« Quitte à mourir, pourquoi pas mourir comme des hommes, vermines ? »

Sur cela, il frappa le sol de sa masse, créant une énorme fissure qui s’étendit sur une vingtaine de mètres au bas mot et fit chuter tous ses ennemis. Il s’avança ensuite vers eux et commença à les écraser méthodiquement, leurs seules armes étant des battes, ils n’avaient pas la moindre chance face à lui. Ainsi, leurs cris et les bruits de leurs corps se faisant réduire à l'état de bouillie rougeâtre vinrent compléter l’écho fantomatique des nombreux autres résonnant encore et toujours à travers le dédale. S’il n’était pas déjà hanté dans le passé, nul doute qu’il le serait dès à présent… Alors que Sergei s’apprêtait à rentrer au bercail, il s’arrêta net. Il venait de recevoir de nouvelles indications ainsi qu’un nouvel ordre de mission. Hochant brièvement la tête pour signifier qu’il avait compris, il prit un chemin bien précis, se retrouvant dans une intersection à cinq branches. Le colosse prit la première à sa droite et avança environ cinq mètres avant de s’arrêter devant une silhouette bien frêle en comparaison de la sienne. Au vu de ses vêtements distingués et légèrement extravagants, il n’y avait aucun doute quant à son appartenance à la noblesse. Les lèvres du révolutionnaire de Maniralie s’étirèrent en un sourire mauvais qui révélait toute l’intensité de sa haine envers cette caste qui se croyait supérieure.

-« Tu as trois options, petit nobliau. » Dit-il à Aggaddon de sa voix rauque. « Me suivre pour rencontrer mon chef, fuir et finir en mille morceaux, ou mourir comme un homme. À toi de voir. »

La masse du guerrier reposait sur son épaule de telle sorte qu’il pourrait frapper le sol avec bien avant que le Médixès n’ait pu parcourir plus d’un ou deux mètres s'il tentait de fuir. Il s’avancerait alors pour lui délivrer un coup assez fort histoire de le faire tomber dans les pommes. Si le hors-la-loi tentait une attaque acrobatique, il lui porterait un coup de poing gauche, de quoi l’assommer sans aucun problème. Enfin, quoi qu’il arrive, le noble n’avait aucune chance en combat singulier, l’écart de force entre lui et le révolutionnaire était énorme, et le terrain était à son désavantage. Toutefois, malgré ce qu'il venait de dire et sa haine viscérale des nobles, Sergei aimerait ne pas en arriver à ces extrémités-là. Il avait eu des ordres très clairs : cet homme devait arriver en un seul morceau à la base.



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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Jeu 22 Mar - 4:53

Disparitions à la Royale




Sir Gathurdaid


Le général observa le jeune homme feindre la colère en se disant que ce dernier exagéré. Pourquoi réagir si violement à une provocation qui avait pour unique but de contraindre le jeune garçon à attaquer ? Il n’y avait pas de quoi s’énerver. Répondre une ou deux paroles vexantes ça aurait été tout aussi bien. Enchainant les coups pour voir un peu comment s’en sortait le jeune homme, il observa en haussant un sourcil Clay tenter d’enfoncer davantage l’arme dans son corps. C’était quoi cette idée ? La densité musculaire maintenant la lame en place était bien trop élevée pour que cela marche.

-Bon… Blablabla la force ne sert à rien… Blablabla la vitesse c’est mieux… Soit… Soit… Vu que tu me casse les couilles à exhiber ta vitesse, je laisse tomber les plaques de métal.

L’armure tomba rapidement. Après tout, ce n’était que de fins morceaux d’acier travaillés pour assurer une bonne mobilité et un nombre important d’interstice pour que les adversaires armés puissent venir planter leurs armes dans ses muscles. Cela nécessité une convalescence après chaque combat, mais ce n’était pas important. De plus, avec les années il était habitué à la douleur de l’écoulement du sang et aux blessures de ce type. Tout comme cela se voyait lorsqu’il portait son équipement d’acier, il avait une constitution assez conventionnelle, ni massive ni fine, légèrement musclé et assez carré au niveau des épaules dans être dans l’excès. Il ne portait qu’un slip blanc et conservait son casque sur son crâne pour ne pas dévoiler son visage.

-S’attendre à quoi ? répondit calmement le chevalier en soupirant.

Décidément, se gamin était animé d’une envie folle de gagner. Le chevalier en avait marre de ces duels contre des ennemis voulant gagner à tout prix pour leurs conneries. Les années qu’il avait passé à combattre l’avait amené à perdre tout désir de combattre farouchement. Ça l’emmerdait de devoir prendre au sérieux quelqu’un. Si seulement le roi avait trouvé un autre chef militaire, il aurait pu prendre sa retraite et ne plus jamais combattre de sa vie. Enfin, pour l’heure il fallait assurer l’exécution des ordres de sa majesté. Extirpant le nodachi de Clay de son bras, il envoya l’arme en direction d’un de ses hommes qui venait de perdre la sienne en combattant un des pirates.

Le général prit une inspiration, puis s’élança en avant. Il déplia sa jambe pour faire mine de donner un coup de pied avant de tomber sur le genou de l’autre jambe afin de glisser pour planter son épée batarde dans le sol. Il envoya son poing dans le menton du forban alors que le coude du bras tenant le manche de l’arme se dirigeait dangereusement vers l’entrejambe de l’homme de vigie. Dans le même temps, il amena un de ses pieds sur la cuisse du forban en prenant appui sur le pommeau de sa propre arme. Il ferait ensuite directement un pas en arrière en se relevant, puis dessinerait un arc de cercle avec sa lame pour balancer une lame d’air à bout portant en faisant attention à ce que son arme ne dépasse pas l’horizontal. Restant attentif à toute esquive du jeunot qui n’avait pas son expérience, il ferait un déplacement sur la droite ou la gauche en portant un coup d’estoc, son bras étant préparé avec l’arrêt du mouvement précédent. Si le petit malin désirait passer par-dessus la lame d’air, le chevalier n’avait qu’à sauter pour le ceinturer du bras libre pour glisser par la suite son arme dans le dos du petit merdeux et lui lacérer le dos jusqu’à la colonne vertébrale.

Il ferait alors un mouvement de repli pour s’élancer à pleine vitesse vers l’avant. À quelques mètres de sa cible, il tournerait sur la gauche pour filer vers le mur le proche afin d’y prendre appui et courir vers le flibustier à nouveau avant de stopper sa course face à l’insolent. Un mètre les séparerait certainement. Il déploierait alors sa jambe pour amener un coup de pied, cachant par ce mouvement la préparation qu’il faisait avec son épée. Au moment où la jambe je rapprocherais, il ferait traverser la lame dans sa jambe pour tenter d’atteindre le ventre de l’homme de vigie avec. En cas d’échec, il retirerait son arme de la plaie en se concentrant sur la densité musculaire pour éviter des saignements intempestifs. Après tout cela, si Clay n'était toujours pas hors course, il faudrait que le chevalier mette toutes ses capacités à profit dans un ultime enchainement, même s'il avait agit ici en se basant sur les réactions qu'il avait put observer chez ses adversaires au cours des années.



Le mathématicien avançait à l’aveuglette en tentant d’observer les parois et en calculant les probabilités de se prendre un coup de grisou. Les yeux du Médixès traversèrent les ténèbres pour se poser sur le colosse qui se dessinait désormais devant lui. Il était imposant le bougre. Il n’avait aucune chance de l’emporter au corps à corps et au vu des mouvements de cet homme gargantuesque, il ne parviendrait pas à user suffisement la ruse pour prendre le dessus. C’était peine perdue. Plongé dans ses pensées pour savoir comment procéder, Aggaddon arqua un sourcil en entendant les mots de la monstruosité.

-Je vous suis, répondit-il froidement et intrigué.

Se murant dans le silence, il suivit purement et simplement Serguei en se maudissant d’avance de s’être avancée dans les tunnels. Si le peuple venait se mêler des jeux de cours, c’était bien plus exaspérant qu’amusant. Il soupira. Il espérait que cela ne serait pas d’un ennui mortel. Il avait hâte de remonter pour s’amuser en tirant partit du conflit entre les deux rivaux politiques qu’étaient Avaliane et Ysolda.





Chambellan Avaliane Del Gunray, Reine Ysolda Macmilian


-C’est tout ce que vous savez ?

-Je vous le jure mon seigneur !

-Bien.


D’un geste de dague bien placé, le chambellan trancha la gorge de la fanatique qu’il venait de torturer à l’aide de la méthode de la goutte. Après avoir jeté le corps par la fenêtre, un sourire radieux illumina son visage. Il allait pouvoir prendre une longueur d’avance sur le couple royal. Cette reine dépravée ne parviendrait pas à prendre le dessus sur lui. Quelle sensation satisfaisante ! Il remonta le corridor en souriant, se dirigeant vers son bureau. L’air ravi il poussa la porte et découvrit un horrible spectacle. Ysolda se trouvait là dans une tenue mystique, raide morte baignant dans son sang sur la moquette. Son regard rempli de terreur. Son ventre était ouvert et son intestin était déroulé sur le sol au milieu d’un foie, de deux reines et de deux ovaires. De la paperasse du Del Gunray recouvrait le bureau et était entaché par le liquide rouge.

Le regard du premier ministre se troubla alors qu’il tomba à la renverse en hurlant. Merde ! Il allait rameuter les gardes et on pourrait facilement penser que c’était lui qui avait fait ça et qu’il tentait de couvrir ses traces. C’était trop tard. Comment arranger le coup ? Comment trouver un argumentaire implacable et infaillible ? Mais surtout… Qui avait bien put la tuer ?! Sur les toits du palais, la Main des Ombres ricanait en décrochant un escargophone.

-Mission accompli. L’élément instable et s’étant dresser contre les ordres a été éliminé.

La Main se leva alors et s’attela à descendre silencieusement de la structure en usant de son agilité incroyable. Il devait maintenant faire couler le commerce officiel de l’île pour empêcher la famille Del Gunray de tenter toute expansion si elle parvenait à prendre le pouvoir. Pour cela, il allait devoir retrouver les barils de poudre qui l’attendait au port pour aller faire exploser la mine qui traversait toute l’île. Avec un peu de chance, le pays tout entier s’en retrouverait modifié.


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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Dim 25 Mar - 18:03



Disparitions à la royale
Sergei, second de la révolution de Maniralie.

Le colosse, satisfait de la réponse du noble, se décala un peu pour laisser passer ce dernier devant lui. Cependant, il ne baissa pas sa garde, il avait un très mauvais pressentiment à son sujet. Sergei s’était toujours targué, en son fort intérieur en tout cas parce qu’il n’était pas très loquace dans la vraie vie, d’être un bon juge de la nature humaine. Or, ce type, cet Aggaddon Médixès, émettait de très mauvaises vibrations, comme une bête sauvage instable prête à vous déchiqueter à la moindre occasion. Oui, le guerrier n’aimait clairement pas ce type, et il espérait que son chef savait ce qu’il faisait avec cet homme. Le chef en question, d’ailleurs, le rassura avant de lui donner les indications nécessaires à la suite du plan.

-« Petit nobliau, tourne à droite, puis à gauche et prend le chemin du milieu à l’intersection. » Lança-t-il, les yeux rivés sur le potentiel allié.

Les cris d’effroi, de douleur et d’horreur qui résonnaient à travers les lieux glacèrent le sang de Massy. Que pouvait-il donc se passer ? Au son des supplixques et des corps se faisant vraisemblablement broyés, il comprit que c’était un massacre. Toutefois, qui étaient les victimes et qui faisait office de bourreau ? Pour les premiers, cela semblait évident : les gardes à sa poursuite. Mais le second… C’était tout de suite plus compliqué à déterminer. Le bretteur n’eut malheureusement pas le temps de pousser la réflexion plus loin puisque plusieurs hommes, qui semblaient bizarrement l’attendre, s’avancèrent vers lui. Ils étaient tous armés principalement de fourches, de pelles, et de pioches, ce qui suggérait qu’il ne s’agissait là que de simples civils. Mais que faisaient-ils donc dans un endroit pareil ?

-« Ah, vous devez être l’allié dont nous a parlé boss Sergei ! » Sourit l’un d’eux, celui en tête. « Je vous prierais de nous suivre, notre chef veut vous rencontrer ! »
-« D'une, qui êtes-vous ? » Demanda le concerné. « Et de deux, en quoi je serais votre allié ? On ne se connaît même pas. »

Cette histoire lui semblait louche, très louche même. Des inconnus qui surgissent au détour d’un couloir et qui lui annoncent de bout en blanc qu’il serait leur allié ? Effectivement, ça ne semblait pas très plausible. Serait-ce un piège tendu par les forces royales pour le capturer ? Mais alors, auraient-ils vraiment eu le cran de sacrifier autant d’hommes juste pour un seul intrus ? Peut-être, cependant, l’armement et les accoutrements des types sous ses yeux lui paraissaient bien trop réels pour être de simples déguisements. Sans compter le fait qu’ils semblaient moins bien entraînés que les gardes, un autre indicateur de la véracité de leurs dires. De plus, il restait encore la question de savoir qui pouvait bien être leur chef et ce qu’il voulait de lui.

-« On est la révolution de Maniralie ! » Clama haut et fort un des hommes, interrompant la réflexion du pirate. « Et tu es notre allié parce que ton but, c’est de faire tomber le roi, non ? Il n’y a pas besoin de se connaître dans ces conditions-là. »
-« Faire tomber le roi ? » Répéta le sabreur. « J’imagine que oui, on peut dire que c’est nécessaire si je veux réaliser mon véritable objectif… Mais comment savez-vous ça ? Et comment avez-vous fait pour me retrouver ? »

Ces deux questions lui paraissaient très pertinentes. Ils en savaient beaucoup trop pour que cela ne paraisse pas suspect, l’auraient-ils espionné depuis son arrivée sur l’île ? Cela expliquerait effectivement beaucoup de choses. Toutefois, même dans ce cas-là, le jeune homme doutait que cela soit suffisant pour le retrouver à travers tout ce dédale. À moins qu’ils ne le connaissent comme leurs poches, peut-être ?

-« Le chef répondra à toutes vos questions. » Rétorqua le même révolutionnaire. « Suivez-nous, nous allons vous conduire jusqu’à lui. »
-« Hmm… Très bien. » Répondit-il en laissant ces hommes ouvrir la marche.

Toute cette histoire lui semblait assez suspecte, mais le seul moyen d’avoir des réponses était d’obtempérer aux demandes de ces soi-disant révolutionnaires. S’il s’agissait bel et bien d’un traquenard, il aviserait. Dans le cas contraire, alors il écouterait ce qu’avait à lui dire ce mystérieux leader. Quoi qu’il en soit, Umbra allait rester sur le qui-vive, prêt à dégainer ses sabres au moindre signe de danger. Plusieurs minutes passèrent pendant que l’épéiste aux pupilles en spirale se laissait guider à travers les tunnels, qui tenaient plus des catacombes désormais. Au bout d’un moment, et sans trop qu’il ne sache comment, une sorte de colosse accompagné d’un homme aux vêtements extravagants les rejoignirent. Le deuxième était à peu près à son niveau tandis que le premier se tenait à quelques mètres derrière eux. Ils étaient désormais pris en sandwich entre les paysans entraînés et la brute, qui devait d’ailleurs être le fameux bourreau au vu de ses vêtements imprégnés par le sang encore frais. C’était bien sa veine, tien. Son plan de fuite en cas de piège était grandement compromis maintenant… Enfin, quitte à ne plus pouvoir prendre la poudre d’escampette, autant faire ami-ami avec l’autre homme. Ça pourrait être utile si tout ceci était réellement un piège.

-« Salut, je me présente, Massy Umbra. » Dit-il en tendant la main vers le noble. « J’imagine que vous aussi vous êtes un ‘‘ allié ’’… Vous avez une raison particulière de faire tomber le roi ? »

Indépendamment de la réponse de son interlocuteur, l'adolescent s’approcherait ensuite pour lui chuchoter à l’oreille. Sergei fixerait les deux hommes de son regard inquisiteur habituel, mais il laisserait couler pour la simple et bonne raison qu’il ne les considérait pas le moins du monde comme une menace.

-« À votre avis, qu’est-ce qu’ils nous veulent vraiment ? » Seraient les mots exacts du forban. « Perso, je la sens mal cette histoire. »

Clay Eversmile. Estelle Harper, dite la « Faucheuse », primée à 20 000 000.

Clay avait cru que c’était une vaste blague quand son ennemi s’était mis en slip devant lui. Cependant, il était forcé de reconnaître qu’il était véritablement plus puissant, ou tout du moins plus rapide, sans son armure. Le pirate se prépara à attraper la jambe de son adversaire pour le faire perdre l’équilibre, mais fut pris de court lorsque ce dernier se baissa au dernier moment. Le chevalier enchaîna sur un uppercut qui fit mouche, sonnant le sabreur. Le coup de coude à l’entrejambe finit de le paralyser un petit moment, ce qui s’avéra finalement décisif. La lame d’air suivante toucha de plein fouet le frère Eversmile dont le ventre commença à saigner abondamment. La plaie n’était pas assez profonde pour mettre sa vie en danger, mais il risquait fort bien de ne plus pouvoir esquiver les prochains coups. Enfin, pas qu’il en ait été capable sans cette blessure. Il lui était impossible de bouger tant la douleur était insoutenable, et il lui était encore moins possible de suivre les acrobaties du chevalier qui s’apprêtait à l’achever.

Néanmoins, avant que Gathurdaid ne puisse porter son coup final, il serait sans aucun doute pris d’une sensation étrange et oppressante… Un froid glacial pourrait peut-être parcourir son corps, et ce ne serait certainement pas dû à son manque d’habits. Dans le pire des cas, il commencerait même à avoir des hallucinations en rapport avec son trépas. Ce sentiment… Ce serait comme si la mort en personne se tenait derrière lui, et justement, c’était le cas en vérité. La « Faucheuse » était effectivement dans son dos, prête à abattre la lame de sa faux sur le malandrin qui osait s’en prendre à son second. Seul un mot serait prononcé par la femme aux yeux bleus avant qu’elle ne décapite froidement son ennemi, et ce serait le nom de sa technique :

-« Reap. »




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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Dim 25 Mar - 23:17

Disparitions à la Royale




Sir Gathurdaid


Les serres de la mort se refermait sur la gorge du général de Maniralie. Il inspira, puis expira. Il luttait contre la sensation d’oppression, vainement. Il ne put s’y résoudre qu’au moment où un froid mortel et inébranlable lacéra son être de manière mystique. Il voyait ce que la Grande Faucheuse lui réservait, comme s’il s’agissait de visions de l’avenir, de projections du futur, de la fin de son existence. Un sourire s’afficha sur le visage du condamné derrière son casque, seule pièce de l’armure subsistant sur son corps. Une profonde satisfaction vint se mêler aux frémissements dévorant son être de l’intérieur. Toute sa vie durant, il avait suivi les ordres que ses maîtres lui donnaient, en bonne machine de guerre qu’on avait faite de lui. Même aujourd’hui, aux portes de l’enfer, il était fier de sa loyauté pour son roi, la cause qu’il devait défendre envers et contre tous. Il repensa une dernière fois à L’Emissaire, ultime rempart du royaume face à la menace que faisaient planer ces pirates. Il savait qu’en le voyant mourir, une partie de ses hommes fileraient à toutes jambes à l’autre bout du pays. Peu importait, il finirait comme il avait vécu, fier d’être l’homme de main de son roi. Il accepta la mort et avant que sa bourrelle ne l’achève, il prononça quelques derniers mots.

-Pour le roi Ambroise.

Il referma ses lèvres, imperturbable malgré les assauts du pouvoir démoniaque de la capitaine dans son dos. Il aurait voulu faire face à la mort, il savait qu’il n’en avait pas le temps. Il referma son esprit et attendit silencieusement durant les secondes interminables qui le séparait de la décapitation. Ser Gathurdaid accepta la lame et ne bougea pas, certain que ce destin était inévitable. Sa tête vola et retomba lourdement sur le sol sans quitter son fameux casque. Son sourire n’avait pas disparu.



Le Médixès traversa les galeries en suivant les instructions de la voix, faisant totalement fi des cris de douleurs qui résonnaient encore. Être confronté à de tels hurlements d’agonie ne l’affectait pas le moins du monde. Il sentait le regard du grand gaillard pointé sur lui. Il n’y avait aucun moyen de monter une combine pour s’en sortir rapidement et proprement. Toute tentative de rébellion se solderait par un échec dans cette configuration. Un homme conduit par une troupe paysanne fut bientôt en vue. Certainement quelqu’un s’étant retrouvé dans la même situation que lui-même. De là à pouvoir lui faire confiance ? Non c’était trop risqué. Lorsque Massy porta aux oreilles du nobliau quelques paroles, ce dernier répliqua donc sur un ton assez sec et dur en acceptant avec réticence et distance la main qui lui était tendu, se sentant contraint de collaborer.

-Je suis Aggaddon Médixès. A priori, aucune. Reste à voir ce qui va nous être proposé.

L’Umbra s’approcha alors de l’oreille du mathématicien qui ne le repoussa pas, sachant bien qu’il ne pouvait se permettre de froisser ce potentiel allié qui devrait prouver qu’il peut être digne d’une collaboration. Il répondit donc en imitant son interlocuteur.

-Je n’en ai pas la moindre idée monsieur Umbra. Et je vous avouerai que moi non plus je ne suis pas très rassuré par la tournure des événements…

Il se retint bien de dire qu’il était attendu pour un banquet avec le roi et que L’Emissaire viendrait peut-être à sa recherche. Il fronça les sourcils. Dans quelle galère c’était-il malencontreusement embarqué ? Pourrait-il se servir de la situation pour son propre profit ? Peut-être que la personne voulant le rencontrer pourrait lui proposer une offre alléchante. Dans tous les cas, il devait rester sur ses gardes. Dans le monde de la noblesse, les promesses et belles paroles étaient la plupart du temps de magnifique mensonge.





Chambellan Avaliane Del Gunray, Octaviane Del Gunray


-Gardes ! Arrêtez ce meurtrier !

Octaviane, grand frère du chambellan ayant jadis à renoncer à sa place de conseiller en faveur de son frère pour en faire le chef de la famille, voyait là toutes ses certitudes réduites à néant. Il était persuadé que l’attachement que le roi avait pour le cadet Del Gunray permettrait à Avaliane d’atteindre la royauté comme l’avait toujours espéré leur famille. Il s’était fourvoyé. Son petit frère avait cédé face à la menace que représentait la reine et avait commit une grave erreur en l’assassinant. Octaviane soupira et tourna la tête vers un autre des soldats.

-Allez prévenir le roi.

-Je te jure mon frère ! Ce n’est pas moi.

-Tu t’expliquera avec le juge Avaliane.


L’ainé fit volteface et s’en retourna au salon où une grande partie de la cour s’amusait. Il avait une grande annonce à faire. La guerre entre les partisans du chambellan et ceux de la reine allait pouvoir prendre fin en cette journée, d’une manière malheureusement bien regrettable. Celui qui était devenu l’ambassadeur de la noblesse auprès des conseillers royaux devrait assurer ses responsabilités et reprendre sa place de conseiller politique. Devenir premier ministre serait probablement plus problématique, Octaviane sachant pertinemment que sa majesté Ambroise préférait de loin L’Emissaire à sa propre personne depuis l’incident de la chasse dans la forêt de Gäcker. De plus, si un régicide accablait le nom des Del Gunray, ses chances d’accéder au trône se réduisait. Et dire que le plan de faire consommer au roi des médicaments l’empêchant de produire des spermatozoïdes aurait pu si facilement aboutir à un transfert de la couronne à une nouvelle dynastie. Pour sauver la mise des Del Gunray, il faudrait accabler Avaliane de tous les maux ou trouver un bouc émissaire. La seconde option était plus sûr. Pour l’heure cependant, il devait rester fidèle à sa version des faits et aller rendre visite à Avaliane dans les geôles un peu plus tard.

-Cher amis de la cour. Je vous apporte une mauvaise nouvelle. Son éminence la reine est mort. La situation et la découverte du corps laisse présager que mon frère, le chambellan Avaliane Del Gunray, serait impliquer. Cependant, aucune conclusion hâtive ne doit être tiré de ces événements. Attendons les conclusions de la garde.


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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Mer 28 Mar - 1:31



Disparitions à la royale
Ambroise Octavius Alexandre de Maniralie, souverain du royaume.

Une colère sourde sans limite animait Ambroise Octavius Alexandre. Il arrivait à peine à s’empêcher de transformer en passoire le misérable qui se tenait devant lui. Il s’agissait d’un de ses gardes, et il venait tout juste de lui apprendre la mort de sa chère Ysolda. Qui donc avait eu l’audace de le priver de son jouet le plus amusant ? Qui que ce soit, il allait prendre la place de son amante comme nouveau jouet, et le souverain allait apprécier comme jamais auparavant les longues heures de torture qu’ils allaient partager ensemble. Oui, ce serait formidable de lui rendre la monnaie de sa pièce. C’est alors que le pitoyable roturier devant lui interrompit ses doux rêves de vengeance en lui apprenant le nom de l’assassin présumé. Alors comme ça, ces idiots pensaient réellement qu’Avaliane serait assez stupide pour laisser des traces aussi évidentes de son meurtre ? Il y avait des centaines de moyens de se débarrasser d’un corps incognito pour quelqu’un ayant autant de pouvoir et d’argent que lui. Jamais il ne prendrait autant de risques avec une mise en scène aussi pitoyable. Cependant, si cela amusait ses petits toutous de le prendre pour responsable, soit. Il s’assurerait que la sentence du juge soit un banal emprisonnement à perpétuité et libérerait son chambellan une fois les véritables coupables derrière les barreaux. Cela devrait faire baisser la garde des chiens galeux qui avaient abattu sa reine, et à ce moment-là… Le châtiment qu’ils recevraient ferait passer toutes les techniques de torture du cadet Del Gunray pour des promenades de santé.

-« Lai... laissez-moi seul. » Dit-il au garde, feignant d’être bouleversé. « Et ne me dérangez sous aucun prétexte avant le banquet de ce soir... Est-ce... est-ce bien clair ? »
-« Oui mon roi, il en sera fait selon vos désirs ! » Acquiesça vivement le garde avant de s’en aller.

Cela devrait emplir ses ennemis d’une immonde satisfaction qui les conduirait irrémédiablement à commettre des erreurs susceptibles de les mener à leur perte. Ou tout du moins, c’était ce dont Ambroise était convaincu, car il était sûr et certain que l'assassin faisait ou avait fait partie de son entourage. Il avait même déjà un nom précis en tête.

Sergei, second de la révolution de Maniralie

Massy soupira profondément. Alors comme ça, son interlocuteur était autant dans le flou que lui ? Cela ne l’étonnait guère plus que ça au final, mais cela ne les avançait pas vraiment pour la suite des événements. Au bout de plusieurs minutes d’errance dans les tunnels à travers lesquels résonnaient encore quelques râles d’agonie, les révolutionnaires et leurs « alliés » arrivèrent devant des escaliers. Le groupe monta une à une les longues marches des lieux jusqu’à arriver devant une échelle. Un à un, les hommes commencèrent leur ascension jusqu’à ce que ce soit le tour de l’Umbra et du Médixès. Ce dernier fut d’ailleurs contraint à monter en premier par Sergei qui invita le bretteur à suivre le noble avant de lui-même fermer le cortège. Une fois en haut, le pirate fut stupéfait de se rendre compte qu’ils étaient désormais dans une forêt, et pas n’importe laquelle ! Il s'agissait d'une forêt dont le bois des arbres était en fait de la pierre. C’était peu banal, et ce que le jeune homme avait sous les yeux lui prouvait qu’on ne lui avait absolument pas menti sur les spécificités de cette île.

-« Suivez-nous ! » Fit l’un des révolutionnaires en tête de marche tandis qu’un autre cachait l’entrée des tunnels sous une grosse pierre.

La suite du trajet ne fut pas bien différente de celui parcouru dans les chemins souterrains. La luminosité était sensiblement égale à cause du lin poussant sur les arbres. En effet, ce dernier était si présent qu'il créait une épaisse couche assez dense pour filtrer les rayons du soleil couchant. Quant aux diverses pierres qui recouvraient le sol spongieux, elles ne rendaient pas la marche des plus agréables. Il arrivait assez souvent qu’un homme pas trop attentif trébuche malencontreusement dessus, ralentissant un petit peu le groupe. Enfin, le sabreur n’avait pas trop eu à souffrir de ça puisqu’il voyait assez bien dans le noir pour un être humain. Il ne savait pas trop d’où cette capacité lui venait, mais elle lui était plutôt utile, surtout lorsqu’il s’agissait de s’infiltrer chez les gens de nuit.


Plusieurs minutes passèrent avant qu’Aggaddon, Massy, et leur escorte n’atteignent un campement assez éloigné dans les bois. Il était constitué de plusieurs tentes, environ une quinzaine pour être exact, disséminées un peu partout autour d’une plus grande. Tout ceci semblait avoir été placé assez récemment si on en jugeait par la terre fraîchement retournée. Les révolutionnaires se dispersèrent aux quatre coins de l’endroit, laissant Sergei guider leurs invités à travers le camp. Le colosse les incita à ouvrir la marche en pointant le plus volumineux des abris de fortune. Une fois à l’intérieur, ils furent accueillis par un homme aux vêtements luxueux, quoique plutôt sales malgré leur apparente qualité. Ce dernier, qui était vraisemblablement le chef de la révolution, leur faisait dos, montrant une crinière blonde un peu grasse en partie cachée par un grand chapeau.

-« Alors messieurs ? » Leur demanda-t-il en se retournant. « Avez-vous fait bon voyage ? »
Leader de la révolution de Maniralie.



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Aggaddon Médixès
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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Mer 28 Mar - 3:04

Disparitions à la Royale


Le Médixès ne pipa mot. Suivant les instructions, il grimpa à l’échelle. Le savant ne pouvait que constater son impuissance dans cette situation pour le moins problématique. Toute échappatoire semblait fictive tant la présence des révolutionnaires se faisait oppressante. Il avait beau analyser la situation, seule la coopération était envisageable. Il capitulait donc pour l’instant. Bien évidemment, aux vues de ses projets à long terme, une alliance avec la Révolution d’Arias serait bénéfique, mais rien n’indiquait que le groupuscule auquel il était confronté en ce jour était affilié au mouvement mondial principal de cette faction. Peut-être parviendrait-il à glisser une question à son acolyte « allié » de ce groupuscule à priori antiroyaliste. Ce dernier avait-il un pouvoir de fruit du démon ? Cela pourrait les sauver de cette situation. Enfin, si cela importait, Massy l’aurait dit précédemment et risquer maintenant de se faire attraper n’était pas une très bonne idée. Il valait mieux attendre de voir comment évoluer les choses. Emergeant des abysses terrestres de cette île spongieuse, il découvrit l’étrange forêt qui accueillait la Révolution. Maniralie avait vraiment une géologie et une biologie assez intrigante qui mériterait d’être étudier plus profondément par des professeurs d’université.

Grâce à ses habiletés d’acrobate et son maniement de son propre poids, le Médixès parvenait à se mouvoir correctement malgré les obstacles présents sur le sol et les déformations que celui pouvait subir à cause de sa nature spongieuse. Il lança de temps à autres des regards à Massy. Il se demandait s’il pouvait accorder de l’intérêt à ce jeune homme. Les apparences étaient souvent trompeuses alors il espérait que l’Umbra le surprendrait.

Le camp se dressait désormais devant. Voilà donc le fier bastion de cette troupe révolutionnaire prête à ébranler Maniralie par leur volonté, mais surtout par leurs armes et alliés. Quel rôle Aggaddon et Massy joueraient-ils dans le plan du leader de cette petite armée improvisée ? Les deux hommes n’allaient pas tarder à le découvrir. Ils furent conduits à la plus grande des tentes du campement dans laquelle ils entrèrent rapidement alors que leur escorte se dispersaient dans toute l’installation. Personne ne se doutait qu’à ce même moment, la Main des Ombres venait de pénétrer la mine aux Kérivites en assassinant les gardes, prêt à déposer ses tonneaux de poudre un peu partout dans les galeries souterraines de l’île.

L’homme en face d’eux portait des apparats de noblesses dans sa tenue qui, si elle n’était pas aussi sale, serait tout ce qu’il y a de plus cérémonielle même si c’était loin du style baroque, pour ne pas dire versaillais, qu’adorait la noblesse de l’île de Nortis. Cette mode vestimentaire avait d’ailleurs été adopté par Avaliane et Octaviane suite à leur visite du marquisat de Médixès pour venir traiter avec le Marquis. C’était devenu, pour les frères Del Gunray, un moyen de se démarquer du reste de la noblesse et ainsi manifester leur différence et leur supériorité sur le reste de cette classe sociale. En tout cas, le mathématicien se posait plusieurs questions au sujet de leur nouvel interlocuteur. Etait-ce un noble déchu qui souhaitait prendre le pouvoir ? Un bourgeois en rage du manque de reconnaissance d’une noblesse refusant d’intégrer des « nouveaux riches » à leur système ? Un ancien fortuné ayant fait faillite désirant réellement mené le peuple à la clairvoyance ? Cela restait à voir et sa véritable nature devrait certainement se lire entre les lignes, comme avec la majorité des personnes ayant un jour eu à cœur d’avoir de l’influence au sein d’une cour.

-Parfaitement bien. Si je puis me permettre… Que nous vaut l’honneur de cette convocation ? répondit-il simplement en attendant de voir ce qui leur serait proposé.





Octaviane Del Gunray


Octaviane ouvrit les portes de l’aile Ouest. Il s’avança en entendant le boucan émanent du grand salon vers lequel il se dirigeait. C’était là où toutes les personnes d’extraction nobiliaire se rassemblait pour faire la fête et perdre toute notion de réalité. Dépravation et obscénité était monnaie courante dans cet endroit. C’était le lieu idéal pour trouver un bouc-émissaire et sauver le nom des Del Gunray. Le trône était trop proche d’eux pour ruiner les efforts de tant de générations. Au vu de son influence et sa puissance économique, la famille partageant tout ses fonds, faire figure d’autorité dans l’affaire ne serait pas très compliqué. La seule chose à faire après cela serait de découvrir quel juge traite l’affaire afin de trouver le meilleur moyen de l’embobiner ou le corrompre pour que le résultat du jugement soit certain.

Il poussa les portes lourdes du Salon de l’Amusement. Des boules à facettes tombaient du plafond, formant un ciel nocturne où ces sphères diffusait une myriade de couleur dans toute la pièce. Un de ces luminaires particuliers synonymes de festoiement était bien plus gros que les autres et faisait office de lune, irradiant la piste de dance de ses rayons puissants et colorés. Hommes et femmes se déhanchaient là sur le dance floor en se moquant du rang des personnes avec qui elle se trouvait. Il était presque certains qu’un paria parvenant à se glisser là ne se ferait pas démasquer à cause de l’état d’esprit de ces rebus de la noblesse prenant du bon temps dans ce lieu de disgrâce et de débauche. Leurs tenues très modernes étaient loin du standing de la plus riche des classes sociales qui avait souvent tendance à se perdre et se fourvoyer dans ses traditions avec une mode des plus archaïques. La monarchie cependant avait su moderniser sa façon s’habillait, offrant la possibilité à tous les amateurs du Salon de l’Amusement une plus grande liberté vestimentaire. Le frère du Chambellan détonnait totalement à vrai dire. Cela se remarqué par tous les regards inquisiteurs qui se portaient sur lui. Seulement tous savaient de qui il s’agissait et il était hors de question de mal traiter un représentant de la bien trop prestigieuse famille Del Gunray dont l’importance excessive avait fait naitre beaucoup de jalousie chez la majorité des richards présent ici.

Octaviane ne s’approcha même pas du barman qui était malheureusement un homme de la classe ouvrière propulsé là pour devenir un « domestique » alors qu’il prenait clairement du plaisir à être là et était traité d’égal à égal par les personnes présente dans cette section du palais. Nul doute se faisait chez ces nobles qu’il prendrait parti pour la Révolution si celle-ci déferlait sur le château, écrasant de ce fait tout ces péteux qui se pensait supérieur et se moquait d’eux. Beaucoup rêvé de faire ravaler leur sourire à tout ces gens qui se faisait la guerre pour savoir qui serait le plus influent, le plus puissant et le plus proche du roi. De manière fort étrange, ils affectionnaient pourtant le monarque qui leur laisser toute leurs libertés et c’est pourquoi ils ne participeraient pas à une tentative d’homicide sur la personne royal. C’était donc tout naturel qu’une personne issue de ce milieu pût tuer la reine et faire porter le chapeau au premier ministre pour écraser ce système et se venger des autres nobles. Le Del Gunray se saisit donc d’un homme fumant avec plaisir une cigarette en étant avachi sur son canapé et l’emmena avec lui en le trainant par le col. Il avait son coupable, direction le centre névralgique de la justice, la Tour du Globe.


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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Mer 28 Mar - 16:24



Disparitions à la royale
Clay Eversmile. Estelle Harper, dite la « Faucheuse », primée à 20 000 000.

Les cliquetis de l’horloge de l’auberge venaient ponctuer le silence des lieux, rappelant que le temps était compté pour les pirates Freewill. Ces derniers s’étaient de nouveau réunis dans le petit établissement, et malheureusement les nouvelles étaient loin d’être bonnes. Ils n’étaient pas au complet, la moitié de leur effectif n’était pas revenue de la collecte d’informations qui, d’ailleurs, s’était avérée plutôt infructueuse. Enfin, ils savaient déjà deux choses essentielles grâce aux paroles du chevalier à la langue bien pendue. Les disparitions seraient apparemment liées à un commerce d’esclaves entretenu par le roi de Maniralie. Ce n’était pas bien encourageant pour la suite des événements. Estelle espérait franchement qu’aucun des sbires de Konan n’était présent sur l’île, elle doutait franchement de pouvoir se mesurer à de grandes pontes de l’esclavagisme pour l’instant. Comme si la situation n’était pas assez épineuse comme ça, Massy et Bell n’étaient toujours pas revenus. À ce stade-là, il ne faisait aucun doute qu’ils avaient été enlevés eux aussi…

-« Laissez-moi y aller bordel ! » Hurlait Clay tandis que plusieurs pirates essayaient de le faire rester au lit.
-« Fait pas le con, gamin. » Soupira Erik, pas trop d’humeur.
-« Mais ils ont ma sœur, je ne peux pas rester ici les bras croisés ! » S’énerva le concerné.
-« T’es blessé. » Fit constater le vieillard en poussant un autre soupir. « Dans ton état, tu réussirais juste à te faire capturer toi aussi. »
-« Je… » S’apprêta à répondre le second d’une voix assez agressive avant d’être coupé par la capitaine.
-« Il suffit, Clay. Erik a entièrement raison, tu ne fais pas le poids dans ton état. Et évite de te débattre trop ou tu risques de rouvrir ta blessure. »
-« Mais Bell… » Gémit-il.
-« Ne t’inquiète pas pour ça, je vais m’en occuper personnellement. » Lui sourit la femme aux yeux bleus en saisissant son arme. « Erik, je te laisse le commandement de l’équipage jusqu’à mon retour. Fait en sorte de rendre cette auberge imprenable je te prie. »
-« Très bien, fillette. » Acquiesça le navigateur, une once d’appréhension dans la voix.

Bell Eversmile. Gaspard, chef de la garde souterraine.

Bell était enchaînée à côté de ses camarades et d’une bande d’inconnus désespérés dans une sorte de donjon bien sombre. Il était inutile de dire que ni elle, ni les autres pirates ne pétaient la forme. Séparés comme ils étaient des gros combattants de l’équipage, ils n’avaient pas su faire le poids face aux troupes de Maniralie mieux équipées et plus nombreuses. Le simple fait qu’ils portaient des armures les rendaient tout simplement imbattables pour la brune. Ses tirs ne pouvaient pas toucher les gardes, et ses techniques d’auto-défense étaient elles aussi contrées. Quant aux autres, ils avaient pu faire tomber une bonne partie de leurs adversaires, plus de la moitié pour être précis, mais n’avaient tout simplement pas pu finir les autres. Enfin, le point positif était qu’aucun d’eux n’avait trouvé la mort… Pour l’instant.

-« Du nerf les sous-êtres, z’avez pas le droit d’vous reposer ! » Fit le chef des gardes, s’acharnant sur un pauvre vieillard jusque-là en tailleur sur le sol.
-« Pitié, messire, arrêtez… » Suppliait le fouetté.
-« Hey ! Pourquoi vous faites ça ?! » Lui lança Bell en s’efforçant de ne pas s’énerver. « Ce n’est pas comme si vous nous aviez donné le moindre travail à accomplir ! »
-« Alors comme ça, t’oses contredire Gaspard ? » Rétorqua ce dernier, un sourire mauvais aux lèvres. « Gaspard sait comment mater les chiennes de ton espèce. »

Un coup de fouet plus tard, la brune finit au sol, tordue douleur. Cependant, le dénommé type devant elle ne s’arrêta pas pour autant de la fouetter. Il continuait sans relâche, ne laissant toujours pas tomber son petit sourire malsain. Finalement, deux des autres gardes s’interposèrent, trouvant peut-être ça un peu trop extrême malgré la condition de marchandises de ces hommes et femmes. Ou bien c’était juste qu’ils ne voulaient pas être tenus pour responsables si le prix des spécimens baissait à cause de leurs blessures…

-« Très bien, Gaspard va arrêter pour cette fois. » Leur répondit leur chef, un air satisfait au visage. « Maintenant, chienne, souviens-toi qu’à chaque fois que tu t'comporteras mal, Gaspard sera là pour t'punir, car Gaspard est un grand… »
-« Abruti qui devrait apprendre à parler normalement… » Finit la concernée, arrachant un sourire voir des éclats de rire chez les quelques gardes restants.

Atteint dans son estime personnelle et humilié devant ses subordonnés, le dénommé Gaspard répondit à la boutade par un coup de pied qui fit saigner du nez la jeune fille. Au sol et le corps endolori par la douleur, elle ne pouvait faire qu’une seule chose : souhaiter de tout cœur que leurs amis viendraient les sauver.

Zachary, leader de la révolution. Sergei, son second.

La réponse d’Aggaddon et l’absence de réponse de Massy fit légèrement sourire Zachary. Ces deux hommes lui semblaient être le jour et la nuit à bien des niveaux, mais le fait est qu’ils formeraient une très bonne équipe, le blond en était sûr et certain. Enfin, encore faudrait-il les convaincre. Si cela ne devrait pas être trop compliqué pour le bretteur vêtu entièrement de noir, le noble serait autrement plus difficile à convaincre. En tout cas, à eux quatre, ils pourraient sans doute vaincre le roi… Oui, leur alliance devrait être suffisante pour mettre un terme au règne de ce despote tyrannique et tordu.

-« J’en suis ravi monsieur de Médixès. » Sourit le leader de la révolution. « Mon cher Umbra, je note que vous n’avez pas daigné répondre à ma question, serions-nous en froid avant même d’avoir pu entamer la moindre discussion ? »
-« Je n’ai pas spécialement envie de parler de trivialités. » Rétorqua le concerné. « Vous nous avez forcé la main pour venir ici, alors entrons dans le vif du sujet si vous le voulez bien. Qui êtes-vous et pourquoi serions-nous vos alliés ? »
-« Haha, j’aime bien votre franchise, elle est autrement plus rafraîchissante que le langage châtié des nobles et leurs insinuations continues. » Fit le chef de Sergei en laissant s’échapper un petit rire. « Je pense que vous en conviendrez vous aussi Aggaddon, n’est-ce pas ? Bref, passons. »

Reprenant un air plus sérieux, le jeune homme se présenta avant de laisser ses deux interlocuteurs mesurer les implications des quelques mots qu’il venait de prononcer.

-« Pour en revenir à votre première demande, Massy, je suis Zachary Ambroise Octavius de Maniralie, fils de l’actuel souverain. De ce fait, je suis, ou plutôt j’étais, le prince de ce royaume. Enfin, cela n’a plus trop d’importance, ce qui importe vraiment à présent, c’est de faire tomber mon très cher père de son petit piédestal. »



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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Jeu 29 Mar - 2:13

Disparitions à la Royale


Au cœur du camp rebelle rempli de soldats prêt à en découdre contre le monarque en place, la discussion entre les nouveaux « alliés » et les meneurs de la révolte s’approfondissait légèrement. Lorsque Massy donna sa réponse, le nobliau se retint de soupirer. Pourquoi être si agressif durant des négociations. Au moins, le leader de la Révolution de Maniralie daigna répondre aux interrogations primaires du duo. Néanmoins, le Médixès se retrouva obligé de contenir son désir de lancer un regard noir à l’homme devant lui quand ce dernier souligna les jeux de manipulation politique de la cour, plein de faux-semblant et de sous-entendu. Cela pouvait être certes rafraichissant de s’en éloigner, mais cette manière d’agir était diablement plus élégante et vicieuse que de jouer cartes sur table… et les stratégies vicieuses sont bien plus compliqué à déterrer. Le mathématicien ne parlait jamais sans arrière pensé en raison de ses objectifs et sa manière d’agir, il ne pouvait ainsi pas savoir ce que c’était de parler sans arrière-pensée.

Il s’agissait donc d’un prince renié… Intéressant. Le fils voulait donc fait chuter son père. Comptait-il prendre sa place et retourner sa veste contre les petites gens l’ayant aidé à se hisser jusque-là ? La déchéance l’avait-il poussé à comprendre les doléances des civils ? N’approuvait-il tout simplement pas le trafic auquel se livrait sa seigneurie le roi Ambroise dans le but de se mettre dans les bonnes grâces de Konan ? Massy et Aggaddon ignorait tout de la sordide histoire ayant relégué le fils légitime au rang de paria. Le Médixès décida de se lancer après s’être fait la remarque que le prince conservait ses habits de noblesse et ne s’adapter pas au style vestimentaire de ceux qui était désormais les siens… Une marque de distinction sociale que conserverait l’ancien héritier ? Cela pouvait indiquer des espoirs de retrouver sa noblesse perdue.

-Pardonnez-moi monseigneur, mais pourriez-vous nous raconter comment vous avez été écarté du pouvoir ? demanda-t-il en prenant un air suspicieux. Si vous y répondait j’écouterai la suite de votre argumentaire sans broncher.





"L'Emissaire"


-Monsieur le ministre !

-Qui a-t-il garde ?

-Des explosions surviennent un peu partout dans les profondeurs. Des secousses commencent à ravager le pays tout entier. Apparament l’exploitation de lin a été directement touché et les pertes sont déjà estimé à plusieurs millions de berrys.


Face à la réponse du soldat, L’Emissaire qui traversait le couloir éleva la voix en se crispant. Le stress le gagnait. Une situation de crise ? Maintenant ? Ce n’était pas possible. Entre le banquet, le non-retour des troupes de Gathurdaid, la disparition d’Aggaddon ainsi que des hommes qui se trouvait avec lui, le meurtre de la reine et la mise en cellule du chambellan, ce n’était absolument pas le moment de gérer un tel problème. Il ne manquerait plus que la Révolution de Maniralie attaque pour que cela tourne à la véritable catastrophe.

-QUOI ?!!!

-Selon les estimations de monseigneur le vicomte de Brouille-Combe de Lassary-Sous-Bois, scientifique attitré de la cour, les chances que le palais subissent ces tremblements de terre particuliers sont de quatre-vingt pourcents. Il pourrait s’agir d’un incident à la Mine aux Kérivites. Le vicomte pense qu’une poche de gaz aurait put être mise à jour récemment et une simple flammèche pourrait générer une réaction en chaîne.

-Ce serait bien trop beau. Je pense plutôt à un attentat. Envoyez immédiatement des hommes à la mine et laissez-les en ligne direct avec mon escargophone !

-Bien monseigneur !


L’encapuchonnée serra les dents. Les actes de la Main des Ombres, qui s’apprêtait à ce moment-là à quitter l’île, menaçait la prise imminente du palais. L’Emissaire savait que la Révolution attendait ce genre d’occasion pour frapper. Il avait tenté d’infiltrer leurs rangs avec des espions, mais un d’eux le trahit et assassina ses confrères pour soutenir le mouvement du prince déchu. Au vu de la situation, Octaviane s’afférant à innocenter son frère aux dernières nouvelles, le conseiller en affaires sensibles devait gérer la préparation de défense en cas d’attaque. Il interpella un autre sbire qui patientait en voyant le ministre en pleine réflexion.

-Allez informer le roi et envoyez un message à la fille d’Avaliane pour qu’elle s’occupe de gérer les dégâts. Dite-lui qu’en tant que secrétaire de la direction de son entreprise, suite aux circonstances empêchant son père et son oncle de gérer la société, c’est elle qui en prend la tête temporairement. Elle a mon accord pour user de tous les moyens humains possible pour réparer les dommages causés par cette véritable catastrophe !

-À vos ordres.


L’Emissaire dégaina son épée. L’apocalypse de leur royaume était-elle entrain de sonner. Il fallait absolument qu’il rejoigne rapidement la caserne pour mobiliser les derniers soldats disponibles et contraindre la noblesse à se mobiliser pour défendre l’édifice. Il en profiterait pour envoyer un ordre à Octaviane et lui demander d’assurer la protection du roi. L’urgence était absolue.


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Massy Umbra
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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Dim 1 Avr - 21:28



Disparitions à la royale
Le messager du roi.

Le servant courrait à vive allure comme si sa vie en dépendait, et c’était effectivement le cas. Si jamais il n’arrivait pas à donner l’information à temps à sa seigneurie Ambroise, il se pourrait bel et bien qu’il y laisse sa tête... Aussi, alors qu’il passait près de la porte d’entrée principale, un passage obligatoire pour se rendre dans l’aile du château où se situait les quartiers royaux, plusieurs gardes en piteux état se frayèrent difficilement un chemin dans la pièce. Comme on aurait pu s’y attendre, le spectacle fut assez étonnant pour attirer inexorablement l’attention du servant qui s’approcha des guerriers blessés.

-« Messieurs… » Commença-t-il. « Que vous est-il donc arrivé ? »
-« Les… Les p-p-pirates… » Répondit le plus haut gradé du lot. « On… On les avait sous-estimés… Ils avaient même… une… u-u-une d-démone avec eux… »
-« Une démone ? » Répéta le servant, incrédule. « Allons bon messire, ressaisissez-vous donc. Cela ne se peut pas. »
-« Je vous jure que c’est la vérité ! » S’énerva le concerné. « A elle seule, elle a décimé plus de la moitié de nos hommes dont le général Gathurdaid ! »
-« Q-quoi ?! » S’exclama le messager. « Est-ce vrai ?! »

Les hochements de tête répétés et les diverses assurances des gardes finirent de convaincre le serviteur du roi qui, ni une ni deux, reprit sa course effrénée. Au passage, il ignora copieusement les demandes de soins des hommes derrière lui. Après tout, sa mission était bien plus importante que les vies de ces misérables ratés incapables d’accomplir leur seul et unique travail, c'est-à-dire protéger le royaume.

Zachary Ambroise Octavius de Maniralie, chef de la révolution. Sergei, son second.

Massy fronça les sourcils. Le chef de la révolution faisait vraiment une fixette sur Aggaddon. Il n’arrêtait pas de lui demander son avis à chacune de ses prises de paroles. Ou plus précisément, il n’arrêtait pas de la narguer… Oui, c’était le bon terme. Après tout, il venait ouvertement de dire qu’il préférait converser avec des personnes de bas rang mais franches plutôt que de supporter les nobles et leurs faux-semblants… Qui que soit le Médixès, en tant que personne de haut rang, il ne devait très probablement pas prendre ça très bien, même s’il ne le montrait pas… À moins qu’il soit comme le révolutionnaire et qu’il se foute royalement de tout ça ? Le bretteur laissa tomber sa réflexion bien vite lorsque leur interlocuteur répondit à ses questions. Une certaine surprise se lut sur le visage du jeune homme à l’évocation du sang royal du leader de la révolution. Puis, d’un hochement de tête, il supporta la prise de parole du noble qu’il jugeait très pertinente.

-« Je vois que vous êtes tous les deux curieux de savoir ce qui a bien pu se passer pour que j’en arrive là… » Soupira l'ancien prince. « Très bien, je vais partager avec vous mon histoire… »
-« Zachary, je pense que c’est une mauvaise idée. » Lui confia Sergei, toujours méfiant à l’égard d’Aggaddon, sans prendre la peine d’être discret. « Je ne pense pas qu’ils méritent un tel honneur, pas encore… Nous devons avoir une preuve de leur bonne foi d’abord. »
-« Oui, c’est cela, continuez... Faites comme si nous n’étions absolument pas là… » Fit l’Umbra, blasé.
-« Haha, ne t’inquiète pas Sergei, je sais ce que je fais. » Sourit l’ex-membre de la royauté, content de l’inquiétude de son ami et subordonné. « Sinon, mon cher Aggaddon, plutôt que de passer plusieurs heures à vous compter le récit de ma vie, je préfère vous le montrer ! »

Ces quelques mots prononcés, le blond aux habits autrefois classieux tendit les deux mains vers Massy et le Médixès. Il l’avait fait d’une façon qui ne laissait planer aucun doute quant à ses intentions : il voulait que ses invités lui donnent leurs propres mains. Si Aggaddon ne voulut pas le faire par méfiance, le pirate accepta volontiers de tendre la main en retour au chef de la révolution. Pas parce qu’il ne se méfiait pas, au contraire même, il éprouvait une bien plus grande méfiance à l’égard de ces inconnus que ne pourrait le faire le noble à côté de lui. Cependant, s’il y avait bien une chose qui primait souvent sur sa pseudo-paranoïa, c’était bel et bien sa curiosité. Ainsi, lorsque le descendant du clan de l’ombre entra en contact avec Zachary, un phénomène étrange se produisit : leurs deux corps se mirent à luire légèrement. Toutefois, le forban ne put faire ce constat pour la simple et bonne raison que son esprit était ailleurs… Littéralement.


En effet, l’adolescent était occupé à revivre des souvenirs qui n’étaient vraisemblablement pas les siens... Enfin, pas à sa connaissance en tout cas… Il se souvint de lui, enfant s’il en jugeait par la taille immense des gens autour, en train de jouer dans un jardin alors qu’une belle femme à la chevelure blonde le surveillait de loin, affichant un énorme sourire. À ce moment-là, il était on ne peut plus heureux. Le pirate se remémora ensuite une leçon d’escrime avec un homme en armure portant un casque cornu. Ce dernier était en train de lui apprendre en vain les rudiments, le sabreur était frustré de ne pas arriver à saisir tout cela. Le forban se rappela des évènements qui survinrent plus tard dans la même journée et qui lui donnèrent une étrange sensation de déjà vue, comme s’il y avait assisté des centaines de fois : un homme, habillé tel un mafieux, assis sur son trône en train de le gronder pour son échec.

Des souvenirs multiples et de bien moindres importances vinrent assaillir le bretteur, et à mesure qu’ils passaient, il sentait sa vision du monde changer du tout au tout. Plusieurs personnes y jouaient des rôles plus ou moins importants comme cet aristocrate borgne, cet homme constamment encapuchonné, ce guerrier en armure, ce mafieux portant une couronne, ou cette belle blonde si chaleureuse. Cependant, alors que Massy ne s’y attendait pas du tout, un souvenir en particulier se montra à lui, enclenchant une véritable réaction en chaîne dans sa tête… Il se remémora une nuit sombre au cours de laquelle un cri strident retentit. La voix était familière et elle conduit le jeune homme à se réveiller en sursaut pour aller voir ce qui se passait. Il se souvenait de s’être avancé dans les couloirs sombres, une bougie à la main gauche et un pistolet à la main droite. Au bout d’un moment, il rencontra plusieurs hommes qui… Ils… Ils… Ils portaient une femme inconsciente à la chevelure blonde très familière…

À partir de ce moment-là, le souvenir devint flou tandis que plusieurs sentiments d’intensités variables se furent ressentis par l’Umbra : une rage intense, une tristesse infinie, une soif de vengeance illimitée, une profonde envie de justice, des pulsions meurtrières, et bien d’autres choses. Quoi qu’il en soit, la suite fut plutôt brumeuse, mais le pirate se souvint plus ou moins d’avoir tiré plusieurs coups de feu mortels. Il se souvenait aussi d’avoir été pourchassé hors du château par plusieurs dizaines de bandits à matraques. De là, il était resté toute la nuit dehors, dans la forêt de pierre, à attendre des secours qui ne vinrent jamais… À l’aube, il avait rencontré plusieurs travailleurs qui avaient eu le réflexe d’appeler la garde royale à sa vue, à son grand soulagement. Malheureusement, il se rappelait être tombé de haut lorsque ceux qui devaient vouer leurs vies à le protéger s’étaient mis en tête de mettre un terme à la sienne. Après avoir essuyé plusieurs blessures, il se rappelait être tombé à genoux tandis qu’un des hommes menaçait de l’achever. Il se remémora avoir affiché un sourire moqueur quant à l’ironie de sa situation. Tout de suite après, il sombra dans l’inconscience…

Massy se rappela qu’à son réveil, le dénommé Sergei se trouvait juste à côté de lui. Il se rappela aussi lui avoir posé plusieurs questions auxquelles le colosse avait répondu dans la mesure du possible. À partir de ce jour-là, il avait vécu avec son seul et nouvel ami dans une vieille cabane au beau milieu de l'exploitation de lin. Cependant, l’adolescent se souvint qu’une division de la garde royale menée par le type au casque à corne l’avait retrouvé un jour. La cabane avait donc été détruite malgré leurs efforts pour la protéger et ils avaient été forcés de se terrer de nouveau dans la forêt. L’Umbra se rappela que plus tard dans la même semaine, ils avaient appris le nombre de disparitions inexpliquées qui avaient eu lieu dans les villes de Maniralie. Avec les éléments dont il disposait à l'époque, le sabreur se rappela avoir fait une conclusion qui l’avait mis dans un tel état de colère qu’il avait décidé d’abattre son père une bonne fois pour toute. Le forban se remémora alors la détermination sans faille qui l'avait animé ces dernières semaines, qu’il avait d'ailleurs passées à rallier le peuple à sa cause et à entraîner les volontaires… Puis le néant, le vide, plus rien… Il s’arrêta de briller et put reprendre conscience de lui-même après seulement quelques secondes de contact avec le leader.

-« Bordel de merde… » Jura-t-il en faisant plusieurs pas en arrière tant il était surpris. « Tout ça… Tous ces souvenirs… C’étaient les vôtres, n’est-ce pas ? C-comment avez-vous fait cela ?! »
-« J’ai tout simplement utilisé le pouvoir de mon fruit du démon pour vous les transmettre. » Sourit Zachary, ne semblant pas spécialement dans son assiette. « Mais c’est un peu fatiguant, comme vous pouvez le voir… »

Prenant une minute pour se reposer, l’ex-prince tendit la main vers Aggaddon et lui dit tout en souriant :

-« Maintenant que vous avez eu la preuve que c’est sans danger, je pense que vous pouvez me laisser vous compter mon histoire par ce billet. À moins que vous ne vouliez qu’on perdre plus de temps que nécessaire à vous expliquer par voie orale ? »



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Petite PNJisation sur la main tendue vue avec Agga ^^

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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Dim 1 Avr - 23:19

Disparitions à la Royale




"L'Emissaire"


-ALLEZ LIBERER AVALIANE IMMEDIATEMENT !

Le hurlement du ministre traversa la pièce pour venir à la rencontre de deux nobles qui s’exécutèrent. La situation était critique. Alors qu’il avait pu atteindre la caserne et envoyer ses instructions à Octaviane, le rassemblement de ses espions et autre agents secrets, qui formaient l’ARDRA, avait viré au drame. L’espionne qui avait rejoint la résistance s’était infiltré dans ses rangs en prenant la place d’une nouvelle recrue. L’Emissaire n’avait pas été en mesure de voir la différence et il en payait maintenant les pots cassés. La traitresse, vêtue de la combinaison noire et du masque des membres de l’ARDRA, avait plongé sa dague dans le corps de ses anciens camarades, décimant véritablement tout le groupe à l’exception du chef donc la lame filait déjà vers elle. Alors qu’elle allait tenter une esquive, la vitesse surhumaine que l’Emissaire utilisait rarement la trompa et elle se retrouve empalé sur l’arme de son ancien maître.

-Voilà la mort que tu mérite chienne. Mettre ainsi fin à la vie des serviteurs de ton roi… Tu es méprisable, pesta le conseiller en approchant son visage imprégné de haine de celui de sa proie.

Le corps sans vie retomba au sol alors que l’Emissaire faisait volteface. Il venait de perdre encore du temps, il devrait désormais utiliser sa vitesse pour se déplacer dans le château. Alors qu’il s’apprêtait à s’élancer, trois nobles l’interpelèrent en haletant.

-Monseigneur… Kof kof… Des hommes de ser Gathurdaid son revenu et ils prétendent que les pirates les ont presque exterminés. Le général est mort ! Kof kof… Il n’y a aucun doute sur le fait qu’ils vont vouloir venir piller notre château.

-QUOI ?!
hurla à plein poumon le ministre. GATH’ EST MORT ? Non non. C’est pire que ce que je m’imaginais. Déclenché le plan d’urgence ! Tout le monde est-il prêt à se battre ?

-… Je crains fort que non mon seigneur
, déclara le second nobliau. Les partisans de la reine et du chambellan sont entrain de s’affronter en se traitant de tout les noms et les rares personnes ayant acceptés de se mobiliser pour la défense du palais tente de mettre un terme au conflit interne pour qu’ils rallient notre armée improvisée.

Les yeux de l’Emissaire était exorbité même s’ils étaient caché par l’ombre de sa capuche. Il n’avait jamais été confronté à pareil situation, à pareil chaos. C’était la merde. Clairement. Il devait s’occuper de tout, mais cela affaiblissait les points qu’il ne gérait pas. Avec l’absence des deux autres ministres, il ne pouvait pas gérer tous les plans. L’armée était la chose la plus importante pour la défense, il devait les prendre en charge.

-Je crains que ce ne soit pas tout… Harf… commença le dernier qui était le plus essoufflé et qui n’était pas parvenu à parler avant. Les habitants dépravés de l’aile Ouest ont été mit au courant des difficultés que traverse le gouvernement. Ils ont pris les armes pour vaincre la noblesse et assoir un nouveau conseil royal… Harf… Harf… Harf… S’il vient rencontrer nos confrères qui sont en pleine guerre civile dans les salons de vie commune, nous courons droit au désastre.

Ça allait de mal en pis. Plus les choses avançaient, plus les catastrophes s’enchaînaient. C’est alors que des secousses se firent ressentir dans toute la structure. Les bombes plaçaient sous le palais par la Main des Ombres pour avoir plus de puissance de destruction faisait désormais leur effet. Les souterrains en prendraient certainement un coup. En tout cas, certains des murs du château se fissurait et des colonnes se brisait. L’anarchie était absolue. L’Emissaire n’avait aucune idée de comment faire et ce qui était le pire, c’était attaque la traitresse. En effet, si elle avait agi, c’est que la Révolution ne tarderait pas à donner l’assaut. Si cela se combinait au pirate, il ne voyait aucun espoir de sauver la monarchie tel qu’elle l’était alors. Il incarnait le seul espoir pour sauver le gouvernement. Il espérait qu’il ne tomberait pas sur des adversaires pouvant lui donner du fil à retorde, sinon c’était fini.



Le regard du Médixès se porta sur l’odieux prince déchu. Qu’avait-il derrière la tête à la fin. Le grand molosse grognait derrière lui car il avait un manque de confiance tout à fait similaire à celui que ressentait le mathématicien. Il était très méfiant envers ce jeune homme qui avait dû en baver avec la noblesse. La rancœur qu’il devait ressentir n’incitait pas l’homme de science à accepter la main qui lui fut tendu. Ses paroles pouvaient signifier très peu de choses. Etait-il pourvu des pouvoirs d’un fruit du démon, ces artéfacts rarissimes sur cette mer loin des tracas des conflits mondiaux de Grandline ?

-Vous me pardonnerez, mais j’aimerai d’abord observer avant de me risquer à faire pareil chose, déclara-t-il en voyant que l’Umbra était enclin à participer à ce petit jeu.

Une lumière douce et chaude entoura les deux hommes à la manière d’une aura lorsque le contact fut créé. C’était bien de là sorcellerie digne d’un maudit par les fruits. Aggaddon lança un regard suspicieux à Serguei avant de continuer à contempler la scène, restant muet, confortant son silence par un regard noir de méfiance néfaste. Les deux hommes émergèrent de leur transe et Massy fit mention d’avoir vécu les souvenirs de l’ancien prince. Le savant plissa les yeux et ronchonna. Au moins, le fils d’Ambroise venait confirmer l’origine de son pouvoir. L’héritier de jadis et meneur de la Révolution de Maniralie retendit alors sa main en direction du nobliau qui soupira. Il n’avait pas trop le choix. Tant pis. Il attrapa le membre et ferma les yeux. Il visualisa les mêmes choses que Massy et fut contraint de ressentir les émotions du prince. Revenant à lui, le Médixès fit quelques pas en arrière et tomba à la renverse. Il se rattrape dans une roulade et demeura accroupi. Les sentiments. Ces choses qu’il exécrait et tentait de sortir de son être. Il serra le poing et frappa le sol d’un air furieux. Il devait se contenir… se contenir…

-Bon et maintenant. Qu’est-ce que vous voulez ? Si vous voulez attaquer le château, qu’est ce qu’on fiche encore là.

Il se releva, prêt à faire volteface et se diriger vers l’immense structure d’où régnait le monarque de l’île.


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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Mar 3 Avr - 18:10



Disparitions à la royale
Ambroise Octavius Alexsandre de Maniralie, souverain du royaume.

Ambroise, l’air absent, prit ses habituels médicaments avant de s’affaler sur son lit. Cette soirée était bien moins bonne qu’il ne l’avait espéré. Entre la mort de sa concubine et l’arrestation de l’une des seules personnes qu’il appréciait, son banquet risquait de vite devenir plutôt monotone… Cela pourrait réellement leur coûter la coopération tant indispensable du Médixès… Enfin, dans le pire des cas, s’il ne pouvait le convaincre par le luxe et l’opulence, il le convaincrait par le sang et la torture. Plongé comme il l’était dans ses pensées, le souverain ne put s’empêcher de sursauter hors de son lit en sentant celui-ci trembler vivement. Son mouvement, bien trop brusque pour son corps atteint d’une rare dégénérescence musculaire, lui valut une vive douleur dans les jambes et le dos. Comme on pouvait s’y attendre, ses souffrances et les secousses l’empêchèrent de garder l’équilibre et il finit au sol.

-« Un tremblement de terre à Maniralie ? » S’étonna le roi. « Cela ne se peut pas ! En cinq siècles d’histoire, le royaume n’a jamais connu le moindre séisme ! »

À peine eut-il fini sa phrase qu’un grincement familier résonna dans la pièce, signe que la porte de sa chambre était en train de s’ouvrir. Instinctivement, le noble aux allures de mafieux jeta un regard curieux dans cette direction. Qui pouvait bien ignorer ses ordres précédents pour venir le voir dans un moment pareil ? La réponse, il l’eut assez rapidement : son messager personnel. Ce dernier, paniqué en voyant son souverain à terre, se précipita malgré les secousses pour l’aider à se relever. Il lui demanda ensuite s'il allait bien pour se faire copieusement ignorer par Ambroise qui ne lui posa qu’une seule et unique question :

-« Pourquoi êtes-vous là ? »
-« M-majesté… J’ai de terribles nouvelles à vous annoncer ! » Répondit le serviteur en enlevant son château. « Plus de la moitié de votre garde royale, dont messire Gathurdaid, sont morts en tentant d’arrêter les pirates… Et sur les quelques-uns qui sont revenus, il n’y en a qu’une poignée encore en état de se battre… »
-« Mon général et mon armée, décimés par de vulgaires flibustiers ?! » Cracha avec véhémence le roi, incrédule. « C’est impossible ! »
-« Ce n’est pas tout, votre majesté… » Continua le héraut. « Comme vous pouvez le constater, Maniralie subit actuellement des secousses sismiques d’une rare violence ! Les pertes du royaume s’élèveraient déjà à plusieurs millions de berrys ! D’après monseigneur le vicomte de Brouille-Combe de Lassary-Sous-Bois, les fondations du palais risquent fort d’être fragilisées ! Quant à monseigneur le ministre, il craint qu’il ne s’agisse là d’un attentat visant à vous… »
-« J’en ai assez entendu… » Fit sombrement le maudit en mettant fin aux jours de l’incompétent qui n’avait su lui délivrer à temps toutes ses informations.

Pour ce faire, il avait fait jaillir de ses bracelets en acier deux lames tranchantes à souhait qui n’eurent aucun mal à se frayer un chemin dans l’estomac du servant. Tandis que ses entrailles se déversaient sur le sol, il demanda dans un ultime soupir :

-« P-p-pou…rq-quoi ? »

Ne daignant pas répondre à cet être inférieur, Ambroise recouvra son corps entier d’une armure en acier venant de ses bracelets, exception faite de ses mains et de ses pieds. Une fois cela fait, il s’avança avec un air résolu jusqu’à la salle du trône où il attendrait le seul être le haïssant assez pour planifier tout cela : son fils.

Zachary Ambroise Octavius de Maniralie, leader de la révolution.

Zachary se souvint de plusieurs bons moments passés avec un grand brun musclé, un blond svelte mais athlétique, et plusieurs autres hommes habillés comme des voyous. Il se rappela d’une triste journée d’entraînement pendant laquelle il s’était enfui à cause de la frustration liée à ses échecs répétés. Il se remémora la nuit de cette même journée qu’il avait passé à craindre pour sa vie à cause d’une panthère noire à sa poursuite. L’ex-noble se souvint alors du soulagement que cela avait été lorsque le blond l’en avait sauvé in-extrémis. Le paramécia se rappela aussi de son anniversaire suivant pendant lequel il avait reçu avec fierté la preuve de sa survie à cette nuit terrifiante : une griffe du félidé vaincu sous forme de collier.

Cependant, la suite des souvenirs fut bien plus éprouvante pour le jeune homme, pourtant habitué au flot continu de nouvelles informations lorsqu’il se liait. L’ancien prince se remémora une merveilleuse journée au parc d’attractions qui vira bien vite au cauchemar. Il se souvint de la torture psychologique qu’il avait endurée dans un entrepôt, enchaîné avec bien d’autres personnes comme une vulgaire marchandise. Il se rappela du profond désespoir qu’il avait ressenti, puis de la si chaleureuse lueur d’espoir qu’avait représenté pour lui cette révolutionnaire. Ensemble, ils avaient réussi à libérer bon nombre d’esclaves dont eux-mêmes avant de s’enfuir. Il se rappela qu’ils s’étaient quittés sur le lieu où il avait appris la supercherie dont il avait été victime tout ce temps. Il avait avancé un certain moment, jusqu’à ce qu’il… Jusqu’à ce qu’il…

De multiples images cauchemardesques se succédèrent alors dans la tête du prince qui peinait à comprendre tant elles étaient nombreuses et virulentes. Lui, qui pourtant se targuait d’avoir une assez bonne maîtrise de son pouvoir, n’arrivait même plus à faire la distinction entre ses propres souvenirs et ceux de l’Umbra tant les émotions de ce dernier étaient puissantes. Comment diable avait-il pu encaisser une telle tuerie à un si jeune âge et en ressortir sain d’esprit ? La réponse… Il n’y était pas arrivé. Oui, maintenant que le tourbillon de sentiments faiblissait, Zachary pouvait distinguer clairement quelque chose de sombre tapi dans les méandres du subconscient de leur potentiel allié… Une rage inextinguible, une soif de sang intarissable, une haine profonde, une perversion inqualifiable… Tout cela était enfoui sous toutes les autres émotions du bretteur, et n’attendait qu’une chose, un seul petit déclic, pour se déverser sur le monde… Un frisson parcourut le révolutionnaire qui n’osait imaginer l’état dans lequel se trouveraient les malheureux qui réveilleraient la bête sommeillant en cet adolescent… Quoi qu’il en soit, il était temps de mettre un terme au lien.

Répondant à la question de la personne avec laquelle il venait de se lier, le blond de sang royal prit bien soin de mettre sa fatigue sur le compte de son pouvoir, et non sur l’intensité des émotions de son interlocuteur. Un sourire naquit sur son visage lorsqu’Aggaddon accepta enfin de le laisser user de son pouvoir sur lui, mais le prince déchanta bien vite commençant à subir les souvenirs de son partenaire. Il se remémora la fois où, en fouillant une étagère, il avait trouvé et feuilleté avec excitation un vieux grimoire traitant d’une secte ancienne. Il se rappela de l’euphorie continue dans laquelle il vivait grâce à son amour, ainsi que de la noirceur et de la détresse ressenties lorsque la femme de ses rêves l’avait abandonné. Une fois de plus, Zachary fut pris dans un tourbillon d’émotions d’une rare violence. Entre la colère, le désespoir, la rage, et le déni, l’ex-prince eut bien du mal à ne pas sombrer dans la même folie que le Médixès.

Continuant tant bien que mal de visiter la mémoire de son hôte, ce qui était plutôt douloureux à cause des nombreuses réminiscences de scarifications, le maudit fut choqué par deux souvenirs en particulier. Le premier était celui d’un homme le sauvant des flammes et récoltant en guise de remerciements d’y être poussé à son tour tandis que le noble, déterminé, le regardait tomber. Le deuxième consistait en un plan fixe sur un homme - probablement le frère du Médixès vu la ressemblance entre les deux - dans lequel il enfonçait sa lame avec une certaine tristesse… C’était d’ailleurs assez contradictoire puisque Zachary ressentait aussi une certaine colère à l’idée d’être triste… S’avançant encore un peu dans les souvenirs, le paramécia se rappela d’avoir fait exploser un navire sur lequel se trouvait un colonel de la marine. Il se souvint aussi d’une sorte d’expédition archéologique, mais décida de ne pas s’attarder plus longtemps dans la tête de ce malade au risque de subir son influence néfaste. Déliant son esprit de celui de l’acrobate, le révolutionnaire fit de son mieux pour ne rien laisser paraître de sa nouvelle aversion pour Aggaddon qui s’était enfin décidé à rallier leur cause. Le prince aurait aimé faire enfermer ce détraqué sur-le-champ, mais il ne pouvait se permettre de cracher sur le moindre allié.

-« Vous pouvez compter sur mon aide à moi aussi. » Fit Massy, déterminé à faire payer le roi et ses complices.
-« C’est parfait, je vais… » Commença l’ex-prince, interrompu par l’arrivée d’un de ses hommes.
-« Chef ! Nous venons de recevoir un appel d’Amana ! Elle dit que des secousses sismiques vont bientôt toucher le château royal et le fragiliser ! Elle nous dit aussi que la situation là-bas est déjà insoutenable parce la reine aurait été assassinée par le chambellan ! C’est le chaos et la garde royale est en effectifs hyper réduits car ils sont allés chasser des pirates et que très peu sont revenus pour l'instant ! Selon elle, c’est le meilleur moment pour attaquer. Elle dit aussi qu’elle va griller sa couverture pour tuer le plus d’ennemis possibles et nous permettre de nous frayer un chemin encore plus facilement… Devons-nous nous préparer à l’assaut ? »
-« Oui, faites donc ! » Répondit le concerné. « Pendant ce temps, je vais informer le mercenaire infiltré pour qu’il lance l’opération Escampette ! Le temps de mettre un terme à la tyrannie de mon père est enfin venu ! »



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Les souvenirs traités et les sentiments ont été vus avec Aggaddon bien entendu. (En même temps, ça aurait peut-être été un peu chaud de relire toute sa présentation pour ce post xD)

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MessageSujet: Re: [FB] Disparitions à la Royale (feat Massy Umbra)   Mer 4 Avr - 0:14

Disparitions à la Royale


L’absence de commentaire d’Aggaddon sur les souvenirs du prince ne sembla pas manifester une quelconque réaction chez Zachary. Heureusement que le Médixès ignorait que l’héritier déchu avait également découvert sa mémoire, sinon il serait entré dans une rage folle et incontrôlable qui l’aurait certainement amené à se faire écraser par Sergei. Lorsque Massy déclara que le leader révolutionnaire pouvait compter sur lui, le mathématicien ne fit aucun commentaire. Il n’était pas du tout en confiance. Il lui tardait de trouver une ouverture pour éliminer cet homme. S’occuper de Sergiei lui était impossible, il lui faudrait trouver des alliés au château pour se débarrasser de lui. Si le savant ne faisait confiance ni au prince ni au roi, il comptait bien avoir une emprise sur le pouvoir qui survivrait à cette crise. Il lui fallait donc demeurer discret pour l’instant au cas où il doive laisser couler le gouvernement d’Ambroise pour participer à l’élaboration de celui de Zachary. Il aurait bien tenté de s’accaparer le pouvoir, mais il n’avait guère envie de demeurer à West Blue.

Un homme s’empressa d’entrer dans la tente pour communiquer une information de première importance. La situation au château semblait en effet propice au coup d’état. Peut-être que le Médixès avait raison de revenir sur sa position et envisager de laisser le prince déchu prendre le pouvoir. Leur plan semblait bien roder et, vue ce qu’avait dit le messager, la défense semblait bien trop amoindrie pour pouvoir survivre à un assaut, surtout si des révolutionnaires y étaient infiltré. Le nobliau resta donc muet en attendant le départ. Il n’y avait aucune raison de s’attarder ni d’approfondir davantage la conversation vue que Zachary ne semblait pas le tenir en haute estime. Si Massy engageait une discussion, le mathématicien serait ouvert à la réponse, bien qu’en fonction du sujet il pourrait être froid et renfermé.



Un sifflement de flûte s’élevait dans les airs alors que dans le grand salon principal du château les fanatiques de la reine affrontaient les pro-chambellan. L’origine du conflit était plutôt simple et avait été maintenu sous silence jusqu’au moment où ils eurent tous la main posée sur une arme afin de former une armée improvisé comme le stipulait les ordres de l’Emissaire. Les proches de la reine voulaient venger leur souveraine dont la vie aurait été arraché par le premier ministre alors que les hommes du conseiller condamnaient la mise en scène visant à discréditer le Del Gunray. Soudain les grandes portes furent ouvertes violemment. Les « dépravés » pénétrèrent les lieux en illuminant les nobles de leurs habits excentriques. Un homme se trimballant avec un chapeau haut de forme en peau de jaguar et une batte donna un coup dans une statue qui se fracassa sur le sol pendant qu’une demoiselle portant un corset et un début de robe versaillaise au-dessus d’un jean troué s’avançait, une mitraillette primaire sur l’épaule.

-Salut ! C’est les bouseux. Ça vous dit du thé ? Aromatisé avec votre sang bien évidement.

La chanson délirante commença à oppresser les personnes bataillant déjà ardemment. Un homme en costard-cravate fumant un cigare et portant un tricorne recouvert d’une vingtaine de plumes et positionné de travers approcha les cadavres frais sur le sol. D’un coup de cimeterre il trancha le bras, puis le balança en direction de deux personnes s’arrachant leurs perruques en se roulant sur le sol.

-CADEAU ! hurla-t-il à chaque membre envoyé sur ces sales morveux se chamaillant aux sujet de deux personnes déjà évincer de la politique.

Un adolescent portant une barbe taillée en forme de trois pointes, comme une crète de punk placé au menton, avec un gilet rose fluo et un pantalon en cuir moulant doré lâcha la bouteille de whiskey qu’il éclata contre le sol avant de courir tout droit sur un des nobliaux qui osait pointer un pistolet sur un membre de sa communauté. D’un geste, il attrapa le crâne de l’adversaire, se saisit de l’arme à feu et plongea le canon dans la bouche du péteux. La balle jaillit dans un cri de poudre. Tirant le crâne par les cheveux, le jeune homme goutta le sang qui coulait du trou.

-BWARG ! C’est dégueu cette merde !

D’un coup d’un seul, un vieillard portant une moumoute ainsi qu’un gilet à plumes vertes se mit à roucouler en battant des ailes. Il s’approcha ainsi de deux nobles qui le regardait d’un air stupéfait. Cette déstabilisation lui permit d’empaler les deux zigotos avec ses couteaux de chasse fétiches sans aucun souci.

-QUI VEUT UN CUP-CAKE ? hurla une cuisinière à la chevelure bleue turquoise avant de balancer des gâteaux remplis d’explosifs dans toutes les directions en ricanant.

Avec les secousses faisant déjà trembler tout le palais, ces détonations n’allaient pas aider à sauver la situation. Alors que de son côté Octaviane pénétrait dans la salle du trône afin de servir de garde au roi et l’aider pour tout plan qu’il concevrait, L’Emissaire arriva sur les lieux de l’affrontement en manquant de se ramasser sur le sol en trébuchant sur un corps à cause des tremblements. Il sortit son arme et décapita en un instant le gourmande qui s’amusait à tout exploser. Le regard hargneux il tenta de pousser une gueulante pour rallier tout le monde.

-LES ENNEMIS DE LA NATION SONT À NOS PORTES ! FAISONS FRONT COMMUN ET MARCHONS CONTRE PIRATES ET REVOLUTIONNAIRE !

-FERME LÀ LE MINISTRE ! Place à la fête les gars ! Musique !
lança la demoiselle qui avait demandé précédemment qui voulait du thé.

C’est alors que les danseurs et danseuses du salon aux divertissements, ainsi que le DJ, entrèrent à leur tour pour faire le show, pour le plus grand plaisir des dépravés qui continuaient à étriper le plus de nobles possibles dans la joie et la bonne humeur. L’Emissaire resta stupéfait devant ce spectacle défiant toute la logique de l’état d’alerte dans lequel se trouvait le château.





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