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 Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]

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Pumori Fulgen
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MessageSujet: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Sam 17 Fév - 22:44






Le passé, c’est douloureux


Moral en bas du zero absolu

Il faut dire que je n’ai pas très bien pris la nouvelle… Heziel avait décidé de quitter l’équipage. Et le pire dans tout ça, c’était parce qu’il se sentait coupable. Coupable d’un crime qu’il n’avait pas commis ! Ce n’était pas sa faute s’il avait été capturé ! Il n’avait jamais fait ce choix, alors pourquoi avait-il quitté le navire ? Kain aussi possédait des capacités qui le rendaient dangereux pour ceux se trouvant sur son passage, mais ça ne l’empêchait pas de vivre ! Honnêtement, je ne savais pas quoi en penser… Dans ma tête, je ne comprenais pas pourquoi il avait fait ce choix. Ça me semblait être la pire des solutions ! Et pourtant, aucun moyen de communiquer avec lui… Il avait laissé son den den ici…

Du coup, pour éviter de penser à tout ça, je continuais de faire mon travail sur le navire. J’avais lavé le pont au moins une bonne dizaine de fois, fais le lavage pour un bon mois et fais l’inventaire et la liste de tout ce qui devait être acheté au prochain port… Et pourtant, plus je travaillais, plus je continuais de penser à la seule chose que je désirais éviter ! Alors je travaillais pour oublier… Mais j’étais incapable de le faire, alors je tentais de travailler encore plus. Après tout, si ça ne fonctionne pas une fois, la millième tentative serait peut-être la bonne ? Présentement, j’étais dans la cuisine et je lavais tout à la perfection. Littéralement ! J’étais armé de tous les produits nettoyants que je connaissais, de plusieurs torchons et même d’une brosse à dents ! Tout était nettoyé ! C’était tellement bien nettoyer que la cuisine brillait de mille feux une fois que j’en avais terminé ! Je ne conseillais pas de manger par terre parce que, malgré l’odeur de citron, il y avait beaucoup de produits chimiques… Mais sinon, je proposerais un banquet sur le sol !

Et pourtant, malgré le sentiment de travail bien accompli, je n’y trouvais aucune satisfaction. Je sortis de mon compartiment secret un sucrier. C’était mon sucrier à présent… Je soupirais légèrement alors que je commençais à l’astiquer. L’ancien sucrier de notre cuistot dont j’étais l’héritier… Je voulais bien y mettre mes meilleures sucreries, en souvenir du bon vieux temps, mais je n’arrivais pas à le nettoyer convenablement. Il me semblait entendre des drôles de sons autour de moi, mais je n’entendais pas vraiment. Il faut dire que depuis quelques jours, personne n’était venu me parler. Enfin, ça ou je m’enfermais dans ma propre bulle et les sons étranges étaient les autres membres de l’équipage qui voulait me parler… Aucune n’idée, j’étais occupé à tenter de ne pas réfléchir ! Enfin, jusqu’au moment où je reçus une claque monumentale de la part de Max. Je frottais ma joue, un peu abasourdi par la chose, alors que j’entamais ma première conversation depuis quelques jours.

-Espèce d’Ailurus Enervus ! C’est moi qui ai passé plusieurs années enfermé, mais c’est toi qui es le plus déprimant ! Va prendre de l’air, ça te redonnera des couleurs ! La pièce est tellement propre que l’on voit ton reflet déprimé sur tous les meubles !

Je la regardais avec un regard morne avant de me remettre au travail. Cette tâche ne semblait pas vouloir disparaitre… C’est à ce moment qu’il se produisit quelque chose auquel je ne pouvais pas prédire : Maxime décida de littéralement prendre les choses en main. M’agrippant par le collet, avec une force qui ne lui ressemblait pas, elle me sortit de la cuisine comme une vulgaire breloque. Me lançant aux quatre vents, elle me propulsait loin sur le pont. L’atterrissage, sans être complètement accompli en douceur, demeurait majoritairement sans douleur. Enfin, je n’avais pas perdu une nouvelle dent, alors je considérais que seul mon orgueil était légèrement blessé. Je sortais un peu de ma léthargie, me préparant à répliquer à cette attaque sournoise ! C’est à ce moment que je remarquais que je n’étais pas le seul sur le pont. Un peu (beaucoup) confus, je regardais notre forgepentier qui était également présent. Mais horreur, j’entendis la porte des cuisines se refermer et je découvrais que je n’avais plus mon sucrier avec moi ! Je regardais ma main vide, puis la porte, avant de reposer mon regard vers Tony. Forçant un sourire tout en caressant ma joue rougit par le premier coup, je dis avec une voix un peu rouillée par le manque d’interactions sociales :

-Salut Tony… Belle nuit, je suppose. Désolé du dérangement, on m’a forcé d’évacuer la cuisine… Je vais aller laver le pont, je ne serais pas trop dans les pattes…




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Tony Stronghold
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MessageSujet: Re: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Dim 18 Fév - 11:58

Le Passé, c'est douloureux


Comment tenir un Cap





Ping !

Ping !

Ping !

Ping !

Ping !



Phssssssssssssssssst !


L'acier en fusion siffla sous la morsure glacée de l'eau dans laquelle il venait d'être immergé, libérant un nuage de vapeur âcre dans la petite pièce aménagée au fond de la cale du Youthful Demon. Dans la pénombre surchauffée où la seule source de lumière provenait du foyer incandescent de la forge, une ombre massive extirpa le gantelet métallique du baril de trempe, le l'examinant durant de longs instants sous toutes les coutures avant de se saisir de s'installer derrière une meule à pédales qu'il activa sous la pression de ses jambes puissantes. L'acier qui refroidissait chanta à nouveau sous la caresse de la pierre abrasive qui lissait ses aspérité après le long travail qu'il venait de subir, crachant des étincelles qui dansèrent comme autant d'éclairs pendant un orage d'été. De longues minutes plus tard, l'artisan se releva, et recommença à scruter son œuvre sous tous les angles possibles et imaginables, pendant un temps interminable, comme perdu dans ses pensées autant que dans la réalité, démuni après avoir franchi un cap qu'il n'aurait jamais pensé atteindre.

Cinq jours.

Cela faisait déjà cinq jours que Tony Stronghold n'avait décroché le moindre mot, masqué derrière un mutisme et une austérité qu'une tombe jalouserait. Cela faisait cinq jours qu'il travaillait à redimensionner ce gantelet d'acier, un travail ardu non seulement à cause du mécanisme précis à ne pas abîmer, mais surtout à cause du poids que cet objet pesait. Non pas dans la main de l'artisan, mais sur son cœur.
Car cela faisait déjà cinq jours que Heziel Coffe, le Cuisinier et Second de l'équipage, avait déserté à travers la mer, rongé par la culpabilité et l'angoisse de devenir une menace pour ses camarades, laissant derrière lui un cadeau à chacun de ses (ex?)amis. Ça avait été comme une lame de fond pour la véritable famille que constituaient les Dokugan, et chacun faisait son deuil à la mesure de ses capacités. L'Enclume Ardente s'était pris son content de coups durs dans sa chienne de vie, plus qu'il ne pouvait en compter... mais celui-ci était d'une violence terrible. La réaction de la petite sœur du brun, l'incompréhension et la tristesse dans ses yeux avaient fendu l'âme du forgeron.

C'est donc tout ce tourbillon de sentiments contradictoires qui tourbillonnaient dans la tête et dans le ventre du forgeron lorsqu'il regardait cette pièce de métal qui lui avait été léguée par celui qui fut le plus grand pugiliste de l'équipage. Tony avait tenté pendant tout ce temps de faire le vide dans son esprit, mais la surprise s'était transformée en tristesse, qui s'était transformée en colère, qui s'était transformée en souffrance. Alors il s'était, presque par réflexe, réfugié dans son antre et dans le travail pour noyer sa peine comme d'autres la noient dans l'alcool ou les drogues. Toute la journée, il avait martelée ce gantelet pour lui donner des proportions plus adaptées à ses grosses paluches dans lesquelles il sentait un peu plus chaque jour s'accroître le poids de l'inutilité. Cela n'avait pas suffit. Alors chaque soir, à la faveur de la lune, il était sorti s'entraîner sur le pont, travaillant chaque nuit son propre corps couturé comme l'acier qu'il martelait inlassablement la journée. Ce n'était qu'au point du jour qu'il regagnait sa tanière où il s'écroulait, abruti de fatigue, dans un sommeil sans rêve. Il ne dormait que très peu, reprenant le travail sitôt réveillé, ne s'alimentant que sporadiquement lorsque Poi, Chi ou Che lui portait de quoi se sustenter. Autant dire qu'il avait une tête à défriser un mouton.

Son esprit revint sur le Reject Gauntlet, enfin ajusté à sa taille, selon les instructions de son ancien propriétaire.

...

Non, il n'était pas prêt à apprendre à manier cette arme là. Avec un soupir, il le posa soigneusement sur l'établi, épongea son front crasseux de suie, de poussière et de sueur, et poussa la porte de son atelier pour s'engager dans les coursives grinçantes du navire.

Sur la pointe des pieds, il passa devant chaque cabine, comme un pèlerin s'arrête à chaque étape de son voyage. Les ronflements sonores et habituels de l'équipage furent comme autant de coups de poignards pour le grand blond. Ces gens... Ses amis... Ses frères... Si seulement il avait été à la hauteur, ils n'auraient pas à eut à souffrir de cette infamie qui avait fait basculer leur destin à tous.
Lorsqu'il sortit sur le pont, levant les yeux pour perdre son regard dans la pâleur infinie de l'astre nocturne qui irradia sa lumière vespérale, il inspira si profondément un air si frais qu'il crut un instant que ses poumons allaient exploser. Mais cette nouvelle souffrance ne fit qu'alimenter le brasier brûlant qui couvait dans ses entrailles, qu'il contint à grand peine en serrant poings et dents pour l'empêcher de se muer en torrent de larmes. Dans son dos, les ronflements de Nathan, effondré derrière le gouvernail, lui indiquèrent qu'il n'était pas tout à fait onze heures – le nain, réglé comme une horloge, tombait toujours dans le coma vers cet horaire là sous l'effet des hectolitres d'alcool qu'il s'enfilait chaque soir depuis. Le blond fit quelques pas sur le pont... et glissa comme sur une patinoire.

"Nani ?!?"

Perdant l'équilibre, il s'étala de tout son long dans un choc sourd. Hagard, il dut se pincer pour vérifier qu'il ne rêvait pas : il se voyait dans le plancher comme dans un miroir tant il était lustré. Pumori n'avait pas lésiné sur le travail lui-non plus. Penser au p'tit rouge raviva la peine de Tony, qui se releva en gromelant plus que de raison. Désormais prévenu du danger, il commença donc sa séance d'entraînement habituelle, ne prenant pas même la peine d'échauffer ses muscles déjà mis à contribution par une rude journée de forge. Pompes sur une main, poirier, squats, katas ; tout y passa, sauf ses trois techniques bruyantes – il ne s'agissait pas non plus de réveiller l'équipage avec ses coups de Kannon. Il soulevait même les canons de bord en tant qu'haltères improvisées, faisait des exercices d'assouplissement avec les boulets.

Tony ne vit pas le temps passer. Aussi fut-il totalement pris au dépourvu lorsque une voix étouffée mais vindicative retentit derrière la lourde porte de bois qui menait à la cuisine. Un bruit de lutte fugace, puis la porte s'ouvrit et quelque chose de petit et gesticulant en fut expulsé manu militari. L'éclat de la lune, en s'engouffrant dans la pièce, accrocha une surface si brillante que le pont fut un instant illuminé par un tel éclat que Tony en fut aveuglé et dut se cacher les yeux derrières ses mains. Lorsque la porte fut refermée et que la faible clarté de la nuit repris ses droits, le forgeron qui se frottait encore les yeux retrouva progressivement l'usage de sa vue. Le petit être qui avait été éjecté n'était autre que...

"Pumori ????"

Le gamin se releva, et Tony vit dans son visage fatigué les ravages provoqués par les mêmes affres qu'il s'infligeait à lui-même. Pumori faisait peur et peine à voir : encore plus chiffonné que d'habitude, des cernes violettes sur un teint livide, et le fond des yeux si terne... lui qui était d'ordinaire un petit rayon de soleil, une pile électrique, une armée de saltimbanques à lui tout seul. La petite voix enrouée avec laquelle il répondit et s'excusa piteusement de sa simple présence fut un véritable crève-cœur pour le forgeron qui sentit aussitôt une part de lui-même s'affaisser. Visiblement, chacun à bord accusait le coup violemment, et l'hyper-sensibilité du gosse devait probablement décupler cet effet...

"C'est bon Pumori, lâche du lest ! Le pont est tellement briqué qu'on se voit dedans ! J'ai même faillit me péter une jambe tout à l'heure..."

Tony se rendit soudain compte que sa voix était tout aussi rauque (sinon plus) et éraillée que celle du moujingue, sauf qu'elle émanait d'un homme fait de deux-mètres-trente qui devait avoir l'air d'un déterré, et qui n'avait absolument pas mesuré l'agressivité et la colère de son propre ton. Un douleur violente cisailla soudain le crâne du forgeron, qui se plaqua aussitôt une main sur la tempe en grognant. Il était fatigué. Il était en colère. Et il s'en voulait d'avoir été aussi sec, même et surtout involontairement, envers le gamin qui n'avait rien demandé. Il soupira et se racla la gorge, retrouvant pour la première fois depuis une éternité un minimum de contrôle sur lui-même.

"Pardon Pum' , je voulais pas... Pardon. Je voulais juste dire que t'as déjà fait du super boulot avec le pont. Et tu ne me gênes pas... Je prenais juste l'air..."

Tony s'adossa lourdement contre le grand mât, extirpant une cigarette qu'il alluma au bout de ses doigts tout en continuant à se masser le crâne.

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MessageSujet: Re: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Dim 18 Fév - 16:39






Le passé, c’est douloureux


Miroitant

Pour être honnête, je pense que même si tout était assez propre pour voir nos reflets, l’état de Tony était le parfait miroir. Bien que je n’aie pas vraiment regardé les autres membres de l’équipage attentivement, j’imaginais que nous étions tous dans un état plus ou moins déprimant. Bien qu’il y ait une grande différence d’âge, nous avions tous les deux la même façon de réagir face à un tel évènement. Je n’avais besoin que d’un regard pour constater qu’il était resté à la forge pendant plusieurs jours, travaillant dur comme fer. Il semblait également très fatigué et aussi un peu énervé. Irritable, peut-être ? Pas que je le blâme, j’étais plus ou moins dans un état similaire… Et pourtant, comme je n’avais pas d’autres solutions, je continuerais de travailler si personne ne m’arrêtait. Et Tony décida de m’arrêter. Je le regardais avec un regard curieux, alors que je l’entendais. Je devais diminuer la cadence ? Mais si je ne travaille pas, qu’est-ce que je vais faire ? Je ne veux pas penser à ce qui s’est produit, alors je ne veux pas rester inactif ! Par contre, je pouvais constater que, selon les dires du forgepentier, le pont était légèrement glissant. Ah, c’était peut-être un problème ça…

-Tu trouve ? Il pourrait être encore plus propre je pense…

Disais-je en pointant trois minuscules tâches, qui n’étaient peut-être même pas visible pour le commun des mortels. Mais je suppose que si on trouve que mon travail est satisfaisant, c’était un bon signe. Après tout, le navire n’avais jamais été aussi propre de toute son existence. Si ce n’était pas de l’impossibilité du truc, je suis sûr que la voile aurait subi le même sort. Dans tous les cas, elle était très blanche. Et il y avait une légère odeur de lavande qui se propageait sur le navire à chaque coup de vent. Bon, j’avais peut-être un peu forcé les choses, maintenant que j’y réfléchissais bien. Le pont était devenu une patinoire, la cuisine un véritable miroir et la buanderie était probablement prête pour subir une avalanche de vêtement. Tony pouvait bien dire que je lui avais presque cassé une jambe (ce qui était en soit un exploit), j’avais probablement rendu l’endroit très dangereux ! Pendant ce temps, je voyais du coin de l’œil un Nescafé qui patinait sur le pont, effectuant un double lutz suivi d’une pirouette arabesque avant de disparaitre de mon champ de vision. Me frottant un peu les yeux, je pris la parole après que Tony se soit allumé une clope :

-Je suggèrerais bien de tailler la croute en cuisine, mais je pense que je suis banni de cet endroit pour quelques temps…

Je regardais le hublot de la cuisine, voyant Ogronch qui me regardait en secouant la tête de gauche à droite. Définitivement, Max avait mis les moyens pour s’assurer que je ne retourne pas aux cuisines ! Si ça se trouve, elle avait tout manigancé pour que je rencontre Tony à ce moment précis ! Sentant que ma gorge était un peu sèche, je sortis une petite gourde pour prendre une bonne gorgée. Rien de bien spécial, seulement de l’eau légèrement sucré. Je la tendais ensuite à Tony, s’il avait un peu soif puisque je pouvais entendre qu’il avait également quelques difficultés à parler.

-Ça va peut-être un peu aider pour le mal de tête. Je suppose que je vais prendre une pause aussi pour… déconnecter du boulot…

Non, je n’étais pas prêt à adresser l’éléphant qui était dans la pièce. Non, je ne parlerais pas d’Heziel. Non, tu ne m’aura pas, je ne dirais rien ! Je…

-Enfin… Surtout pour oublier le départ d’Heziel en fait…

… Toi aussi, Cerveau ?




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Tony Stronghold
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MessageSujet: Re: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Lun 19 Fév - 19:37

Le Passé, c'est Douloureux


Crever l'abcès





C'est avec une peine grandissante mais sans se départir de son air renfrogné que Tony observa le jeune mousse réaliser l'ampleur du travail qu'il avait accompli, à son instar, et au péril de sa santé également, pour oublier sa peine. Le forgeron prenait lui aussi la mesure de l'effort que le moujingue avait fourni : jamais le navire n'avait été aussi éclatant ni n'avait senti aussi bon. Tirant sur sa clope, le grand blond croisa les bras, apercevant la silhouette massive d'Ongronch qui faisait barrage dans la cuisine, ainsi que la tignasse de Max qui avait certainement échafaudé tout ce plan diabolique pour faire prendre le frais au matelot édenté, qui s'excusait de ne pas pouvoir retourner dans l'antre de la bouffe.

Tony ferma les yeux, ne pouvant retenir un mince sourire suivi d'un spasme léger du diaphragme, qui pourrait ressembler à un rot étouffé, mais qui était en fait un éclat de rire manquant de conviction.

Le glougloutement lui fit rouvrir les yeux sur Pumori qui lui tendait sa petite gourde. Cette fois, Tony ne put s'empêcher de montrer un bout de dent entre ses lèvres. Décidément, la prévenance de ce gosse était sans limite. C'était le meilleur de l'équipage, sans aucun doute. Le forgeron extirpa sa propre flasque de sa veste.

"Merci, c'est gentil mais j'ai ce qu'il faut..."

Il en profita pour s'en envoyer une rasade derrière la cravate, ce qui le fit grimacer. Et pour cause : c'était pas de l'eau sucrée, mais du bon vieux rhum à l'ancienne.

Et ce fut là que Pumori lâcha la bombe qui planait sur tout l'équipage, en prononçant non seulement le prénom du cuistot disparu, mais également en reconnaissant qu'il avait besoin d'oublier cette épreuve. Le temps se figea, comme si la légère bise qui soufflait venait de changer le secteur en glacier millénaire. Tony ne sut estimer le temps qu'il demeura figé tel une statue de marbre, les bras croisés sur son torse à peine soulevé par la respiration infime qu'il ne maintenait que par réflexe, et les yeux clos, uniquement ouverts sur le gouffre béant qui balafrait son âme. Puis finalement, après une éternité qui se mesurait en nanosecondes, il souffla par le nez un léger nuage de vapeur et de tabac, et acquiesça d'un ton égal.

"Ouaip..."

Neutre. Serein. Détendu des sphincters, et du reste aussi d'ailleurs.
Laconique, sa mère ! - si vous me passez l'expression.

Derrière sa façade de marbre, son armure d'insensibilité qu'il n'aurait jamais cru devoir revêtir en présence d'un ami aussi franc et candide que le jeune garçon, Tony, trop accaparé qu'il était par la gestion de sa propre peine, faillit passer à côté de la douleur qui soupirait secrètement derrière la voix abîmée du Zoan. Aveugle à la souffrance des autres depuis qu'il s'était retiré dans sa caverne pour lécher ses plaies tel un animal blessé, le forgeron reprenait doucement contact avec le bain glacé de la réalité, plongeant dans un cœur à vif qui, derrière ce lapsus, appelait à l'aide de toutes ses forces. À cet instant précis, une haine viscérale à l'égard d'Heziel Coffe monta dans la gorge du grand blond. Il le détestait de son égoïsme, et surtout de cette douleur qu'il avait causé (et causait encore – à Emilia et à l'enfant qui l'estimait tant. L'expression funeste ne traversa ses yeux qu'un bref instant, mais si le gosse était suffisamment attentif, il y verrai dans ce regard perdu dans le vague toute l'expression des plus noires promesses de mort qu'un homme puisse jurer.

Puis le flot d'émotions passa comme il était venu. Il inspira une interminable bouffé de tabac sur sa cigarette déjà finie, retint sa respiration un long moment, avant de finalement recracher un ultime nuage blanchâtre et épais, comme s'il éjectait dans ce souffle brûlant tous les tourments qui le déchiraient de l'intérieur. Tout se remettait à sa place, et Tony secoua la tête pour chasser ces idées noires qui ne faisait qu'alimenter sa propre souffrance. D'une certaine façon, il avait déjà connu pareille situation : c'était un deuil, tout simplement. Accepter le départ d'un être cher. Et il le gérait comme chacun, à sa façon.

Pumori, en revanche, était encore jeune. Et bien qu'il se soit impliqué très tôt dans la piraterie et ait déjà vécu plus de combats que nombre de vétérans, certaines épreuves de la vie n'avaient probablement et mathématiquement pas eut le temps de se présenter à lui. Cela rendait certainement la situation d'autant plus douloureuse pour lui...

Il s'étira la colonne avant de ramener ses mains derrière sa nuque, fermant les yeux pour se laisser bercer par l'océan.

"Ouais ouais ouais ouais ouais... "

Il s'agissait de bien choisir ses mots maintenant.

"C'est... J'arrive toujours pas à y croire. Ça fait une semaine que je bosse pour ne pas y penser. Bon ça marche pas des masses - P'tet parce que je bosse sur son gantelet, ça doit jouer aussi - , m'enfin... C'est trop tard pour y faire quoi que ce soit maintenant. C'est p'tet ça qui est le plus dur à accepter, en fin de compte..."

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MessageSujet: Re: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Lun 19 Fév - 21:07






Le passé, c’est douloureux


Mauvaise méthode


… Non mais ce n’est pas vrai ! Qu’est-ce qu’il m’a pris ? Est-ce que j’étais devenu fou ? Je pense que je tentais de conserver ma posture, tentant de ne pas montrer que j’étais sur le point de me jeter dans la montagne de vêtement de la buanderie. Pour ceux et celles qui ne savent pas exactement comment je me sentais, je vous offre cette belle image. Imaginer quelqu’un qui est sur une montagne russe, qui tombe à pic en passant par plusieurs anneaux de feux, alors que le ciel est recouvert de barbe à papa dévoré par une horde de castors volants. J’étais à deux doigts de me rendre complètement fou ! Le silence qui régnait pendant un temps n’améliorait pas les choses. Je n’avais aucune idée de la réaction de mon ami, ce qui me fit légèrement frémir. Pourtant, sa réaction semblait beaucoup plus calme que ce que je m’attendais. Pour être franc, si c’était lui qui avait sorti ce que j’avais dit, je serais probablement très nerveux et probablement en train très instable mentalement. Peut-être que c’était ça, être plus mature. Être capable de ne pas montrer que ce qui nous tracasse…

- Moi aussi je fais beaucoup, mais ça ne donne rien… Plus je travaille, plus j’y pense. Plus j’y pense, plus je travaille pour ne pas y penser… Au final, plus le temps avance, plus je comprends que je ne comprends pas…

C’était difficile d’imaginer ce que pouvait penser une autre personne. Sinon, il y aurait probablement presque jamais de conflit causé par un malentendu. Je pouvais voir que Tony n’était pas dans son assiette et, derrière une expression aussi solide que son fruit, j’imaginais qu’il devait aussi avoir une forme de ressentiment. Heziel disait dans sa lettre qu’il avait quitté le groupe pour notre bien. Pourtant, tout ce que je voyais, c’était de la rancœur… Le sentiment d’être abandonné était très fort pour moi. Avant d’être ici, je n’avais jamais vraiment eu une famille… Mais maintenant, Heziel était parti sans la moindre trace et sans le moindre moyen de lui parler. C’était douloureux…

L’accident de Londo restait quelque chose qui lui avait laissé une marque bien pire qu’au niveau physique. Et le pire dans tout ça, c’est que je pouvais le comprendre. Quand nous avions affronté le Juggernaut, les dégâts étaient considérables. Kain lui-même avait été mis dans un sale état… Mais je ne pouvais pas accepter son départ. Pas de cette façon… Il n’était pas le seul dans cette situation ! Enfin, je veux dire… J’avoue que ce n’est pas tous les jours que l’on rencontre un scientifique qui nous fait des expériences… Mais il n’était pas le seul à posséder quelque chose de similaire. Les zoans carnivores étaient bien connus pour posséder un côté beaucoup plus bestial qu’humain. Et depuis la dernière visite du Shadowman, j’avais l’impression qu’il y avait une partie de moi qui demeurait incontrôlable. Mais je ne pense pas que s’isoler était la solution. Sans support, j’imaginais seulement la situation s’envenimer… Peut-être qu’Heziel voyait la chose différemment, mais je ne réussissais pas à comprendre.

Son départ était son choix au final, mais tout l’équipage se sentait coupable. Nous avions tous passé et repassé les dernières semaines en tête, réfléchissant aux moyens qui auraient pu tout changer. Si j’étais plus fort, Heziel ne se serait jamais fait kidnapper. Si j’étais plus rapide, peut-être que j’aurais été capable d’arrêter le docteur fou. Si j’étais plus intelligent, j’aurais été capable de prévoir son départ et tenter de l’intercepter… Mais comme le disait Tony, c’était trop tard. Je n’avais simplement pas été à la hauteur pour empêcher tout ceci de se produire. Le forgepentier disait aussi plusieurs choses qui étaient très logiques. Peut-être que son départ était dur à avaler… Pourtant, une partie de moi refusait d’y croire. Et ça me rendait triste et un peu en rogne.

- En fait, peut-être qu’on n’a simplement pas la bonne solution pour se changer les idées. On n’éteint pas un feu avec de l’huile après tout…




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Tony Stronghold
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MessageSujet: Re: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Mar 20 Fév - 18:10

Le Passé, c'est Douloureux


Rebâtir la confiance





Le petit Pumori débordait littéralement d'émotion. Elle était là, condensée comme la buée d'une nuit d'hiver juste sous la surface de la peau rosie du gosse. La peine, la douleur, le doute... Tous ces affects courraient dans les veines du jeune mousse, et c'est presque à vue d'œil que Tony les observa s'agglutiner en un magma chatoyant qui jaillirent sous la forme de quelques explications concises mais expressives, composant avec la voix fluette mais néanmoins poignante du gamin la mélodie de son cœur, ouvrant une fenêtre sur l'âme encore pure du garçon. Pour Tony, le spectacle fut d'une violence inouïe, car il ressentait la puissance des sentiments qui tourmentaient le mousse. Pour une bonne et simple raison : il était déjà passé par là, et s'en souvenait très bien. Le pire, c'était le sentiment de totale impuissance, de sentir qu'on avait aucune incidence sur le cour des événements. De se sentir la victime impotente et désignée des coups vengeurs et impitoyables d'un destin implacable et inéluctable.

En un mot comme en cent : Tony avait l'impression de se voir plus jeune, et compatissait grave.

C'est alors que le p'tit Rouge fit une suggestion qui eut le mérite de faire lever le sourcil gauche du forgeron d'un bon dixième de millimètre (au moins!). Cette fois, ce fut un unique éclat de rire déguisé en bref spasme qui échappa au colosse.

"La bonne méthode pour oublier le départ d'un ami qui nous abandonne sur un océan hostile, la culpabilité d'une défaite, notre propre peine et celle de nos proches, tu veux dire ? …
Oui je confirme, on s'y prend sûrement mal...
"


Le sarcasme n'était même pas voilé,, en fut pour preuve la mimique ridicule qui apparut soudain sur le visage couturé du forgeron en guise d'effet comique. C'était sorti tout seul, une réaction épidermique et totalement involontaire de la part du grand idiot. L'humour et la dérision étaient son ultime recours lorsqu'il se trouvait à court de ressources pour affronter les moments douloureux de l'existence.

Ça ne dura que quelques secondes, mais cela suffit à faire tomber le masque de Tony. Le pirate se frotta les yeux avant de lever son regard vers le disque d'argent qui illuminait la surface limpide de l'océan. Une espèce d'apathie, de vide sidéral, emplissait depuis peu le cœur et le corps du forgeron, l'anesthésiant petit à petit en réaction à la douleur qui l'avait frappé. Oui, au final...

"... Je connais que le temps pour guérir de ce genre de blessure..."

Puis par habitude, il ferma les yeux avant de s'écraser le mégot brasillant de sa cigarette sur le dos de sa main. Sans aucune douleur, comme d'habitude. Et là encore, par habitude, il regarda sa main quelques instant tandis que la brise nocturne éparpillait les cendres de son passé. Pourquoi sa main ? À chaque fois ?

Parce que c'était tout ce qui lui restait.

Il ferma le poing et reporta son attention sur Pumori, lui souriant faiblement.

"Pardon..."

Il s'excusait beaucoup en ce moment. Faisant volte-face, il contourna le grand mât pour récupérer l'un des boulets de canon dans sa large dextre.

"T'as raison, il faut varier un peu... J'étais parti sur un entraînement, histoire de garder la forme... ça marche pas trop mal."

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Pumori Fulgen
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MessageSujet: Re: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Mar 20 Fév - 19:33






Le passé, c’est douloureux


Oh, un boulet !
J’écoutais attentivement ce que me disait Tony. Bien que ce que je disais semblais bien le faire rire, je ne savais pas si ma proposition était simplement stupide ou si j’avais dit quelque chose de marrant sans le savoir. C’était un rire discret, mais je savais reconnaitre ce geste. Après tout, au nombre de fois que je devais rire dans ma barbe métamorphorique pour dissimuler un mauvais coup, je pouvais bien repérer ce mouvement discret. J’avoue que, dis comme il le disait, la situation était un peu cocasse. Nous tentions de vraiment de trouver une méthode très spécifique pour un mal très spécifique. Si Kraehe ne connaissait pas le remède, je me doutais bien que nous ne trouverions pas la paix simplement en travaillant d’arrache-main. Ou d’arrache-pied. Mais qui sait, peut-être qu’il savait quelque chose ? Et pourtant, alors qu’il confirma que la seule chose à faire était d’attendre, je ne pouvais m’empêcher d’être un peu triste.

Il y eu un petit moment de silence. Silence dans lequel un petit espoir naissant venait de s’éteindre. Je sais, c’était très naïf même selon mes critères, mais j’avais bien envie qu’il existe un remède miracle pour éviter de rester dans mon état actuel. Est-ce que c’était vraiment trop demander ? Certaines personnes pourraient dire oui, d’autres non. Dans tous les cas, je ne pouvais pas m’empêcher de répondre, à la fois sérieusement et un peu de façon moqueuse pour répondre au sarcasme de Tony :

-Oh… Et ça n’existe pas des comprimés de temps, pas vrai ?

Je regardais un peu plus longtemps la lune alors qu’une chanson bien connue me revenait en tête. "Adieu silhouettes lointaines, agitant leurs grands mouchoirs. Pourquoi pleurer ? La lune brillera à nouveau demain soir !"… Plus le temps passait, plus cette chanson me fait réfléchir. Plus je vivais, plus je pouvais comprendre le message contenu dans une mélodie aussi simple. C’était peut-être pour ça qu’un bon nombre de pirates connaissait cette chanson finalement ? Parce qu’ils avaient aussi tous vécu des choses similaires ? On était tous des humains après tout… Enfin, humanoïdes. Même si une partie de moi se disait qu’il y avait probablement quelque chose à faire, je me rendais lentement à l’évidence que je n’avais pas fait les bonnes démarches. Peut-être n’y en avait-il simplement aucunes, mais je n’étais pas du genre à abandonner.

Tony s’excusa un moment, cherchant un boulet de canon qui était derrière le mat. Bien vite, je l’imitais avant de soulever l’un de ceux-ci à mon tour. Je ne pouvais tenir le boulet d’une seule main, mais ce n’était pas à cause du poids. Mais comme ma main était beaucoup trop petite, le boulet pouvait aisément me glisser des doigts. Et c’est Tony qui répare le navire ! Alors autant prendre des précautions ! Je soulevais néanmoins le boulet au bout de mes bras, presque en haut de ma tête. Je le redescendis ensuite au niveau de mon ventre, le tenais toujours fermement. Ça me rappelait bien des souvenirs, les séances d’entrainement. J’avais été choyé; j’ai eu plusieurs professeurs plutôt balèzes dans leurs propres domaines. Mélanger avec mon désir de bien faire et de toujours m’améliorer, les résultats étaient surprenants pour certains.

-Ça fait quelques jours que je ne me suis pas dégourdi les jambes ! Et les bras aussi. C’est beaucoup plus léger que Kain ça ! Quand j’ai commencé à m’entrainer, je devais mettre des poids autour de mes bras et de mes jambes avant de grimper une corde attachée au mat. Par contre, je ne jouerais pas au ballon chasseur avec ça ! Un peu trop dangereux pour moi et pour le navire ! Toi tu t’y prends comment pour t’entrainer ?




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Tony Stronghold
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MessageSujet: Re: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Mer 21 Fév - 18:42

Le Passé, c'est Douloureux


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Ce passage par le rire avait fait un bien fou au forgeron, qui sentait l'étreinte qui comprimait ses entrailles se relâcher progressivement à mesure que la glace se brisait entre lui et le p'tit rouge. Au final, c'était ça la véritable essence de la camaraderie : Sortir de sa propre prison mentale pour partager à cœur ouvert avec l'autre, sans crainte, sans haine, sans peur – sa propre peur surtout- et sans être aveuglé par sa propre douleur. Donnez le doute à l'homme, et il se bâtira d'inexpugnables murs de peurs, de souffrances et de peines derrière lesquels il ira lui-même s'enfermer dès que la vie le mettra à l'épreuve. C'est bête, mais c'est humain.

Une chance que le Zoan soit encore trop jeune pour s'encombrer la tête avec ces concepts compliqués et toutes ces suppositions verbeuses !

Tony fut impressionné par la réaction du mousse qui embraya aussitôt sur le sujet de l'entraînement. Mais ce n'était pas tant par le récit des épreuves ardues que le jeune garçon avait subies sous l'égide du capitaine que par son implication et son énergie débordante. Il avait l'esprit au présent, avide de concret et d'action., et rien que ça lui donnait une avance considérable sur le commun des mortels. Et même sur nombre d'hommes faits... le forgeron identifia alors ce qui le tracassait depuis quelques temps chaque fois qu'il voyait ou discutait avec le mousse : l'envie (le premier qui fait une blague graveleuse se mange la tannée de sa vie ! On parle ici de jalousie ! Non mais!). Une part de lui enviait non seulement la formidable force de conviction du panda roux, mais aussi sa soif de vie qui l'avaient amené à un niveau d'unité physique et mentale que beaucoup n'arrivent à atteindre qu'au terme d'une vie complète d'abnégation et de sacrifices.

Et il n'avait que 13 ans ! À son âge, Tony commençait à peine à ouvrir vraiment les yeux sur le monde, les pirates, la Marine...

C'est le silence qui le fit émerger. Il se rendit compte qu'il avait laissé la question de du moujingue en suspens, un sourire en coin figé sur les lèvres et le regard perdu dans le vague (enfin, LES vagues, pour être précis).

"Hein ? Argh ! Pardon, je pensais à autre chose !"

Il se frotta les yeux pour reprendre une contenance. Oui à n'en pas douter, Pumori Fulgen était très certainement le membre de l'équipage le plus prometteur. Sa force physique brute, pourtant déjà plus que conséquente, était encore bridée par son jeune corps d'enfant. Mais l'heure viendrait bientôt où le temps et la nature feraient leur office. La chenille sous stéroïdes allait devenir un papillon dont le battement des ailes provoqueraient des tempêtes.

Mais pour l'heure, Tony avait l'opportunité d'échanger avec son camarade sur les méthodes d'entraînement. Se grattant la tête, le blondinet entreprit de mettre de l'ordre dans ses idées, repassant la méthodologie de ses exercices au ralentit pour essayer d'en extraire un fil conducteur.

"Hmmm... Je suppose que je m'entraîne un peu de la même façon que tous les pugilistes, en fait. Du cardio aussi souvent que possible, sinon c'est la mort assurée... Du renforcement musculaire, histoire de garder une puissance constante... et je fais, refais, re-refais et re-re-refais les katas, les prises et les enchaînements, histoire qu'ils deviennent automatiques... Tiens, l'exercice de base !"

Le forgeron fit tourner quelques fois le boulet de canon dans sa main comme s'il s'agissait d'une petite balle de tennis, avant de s'agenouiller. Il prit une grande inspiration, puis lentement, centimètre par centimètre, le mastodonte se souleva lui-même au dessus du sol, toute sa force concentrée dans une seule main, et en équilibre sur la sphère d'acier qui ne bougea pas d'un iota pendant le processus.

"Le judoxe – enfin, la forme de base – est basé sur la gestion du poids, le sien et celui de l'adversaire. La maîtrise de l'équilibre et du déséquilibre. Pour ça, y'a pas trente-six solution : il faut être tonique et bien renforcé dans tout le corps."

Le pugiliste, désormais en parfait poirier, se mit à effectuer une série de pompes à l'envers, toujours en équilibre sur son boulet.

"Enfin, ça c'est qu'une des nombreuses possibilités..."

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Pumori Fulgen
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MessageSujet: Re: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Jeu 22 Fév - 15:16






Le passé, c’est douloureux


Une question de balance
La base de tout entrainement demeurait nécessairement l’amélioration ainsi que de préserver sa propre forme physique pour demeurer au meilleur de ses capacités. Ce qui pouvait sembler facile à comprendre pour n’importe qui : plus tu t’entraines, plus tu deviens fort. Cependant, ce n’était jamais vraiment aussi simple. Bien sûr, si l’on s’entraine physiquement, notre force physique augmente, mais ça ne fait pas de nous nécessairement un meilleur combattant. Par exemple, si on prend un mec qui fait des arts martiaux. La grande force de son entrainement, c’est qu’il répète les mêmes techniques jusqu’à ce qu’il n’ait plus besoin d’y réfléchir. Ça devient un automatisme, en quelque sorte. Et c’est exactement ce que fait Tony. Si nous étions au corps-à-corps, j’aurais probablement beaucoup de difficulté à contrer ses attaques simplement parce que je devais réfléchir à mon prochain geste.

En combat, une fraction de seconde de confusion ou d’hésitation pouvait coûter très cher…

C’était un peu la faiblesse majeure que possède mon entrainement en fait. Si Kain m’avait montré ses techniques pour augmenter ma masse musculaire, si Heziel m’avait enseigné à être plus agile et si Kraehe m’avait appris comment devenir plus dextre, rien de tout ça ne s’appliquait à mes techniques. Mon entrainement demeurait plutôt diversifié, mais il manquait cette partie qui permettait d’utiliser instinctivement des techniques au combat. Ça n’inclut pas les techniques de transformation que j’utilise, puisque je peux changer de forme très rapidement. Mais pour ce qui est de mon style de combat… J’étais généralement difficile à classifier puisque c’était un style très personnel. Un style de combat vagabond comme certains dirait : j’apprenais une ou deux techniques ici et là pour les adaptés selon mes besoins.

J’écoutais donc attentivement le forgepentier dans ses explications. Le principe de base de son entrainement était de jouer avec la gestion du poids, le sien et celui de son adversaire, pour empêcher ou créer un déséquilibre. Ce qui était, selon moi, impossible à faire avec mon corps. Je voulais bien dire que j’étais fort, mais j’étais très loin d’être quelqu’un de baraqué ou tout simplement assez lourd. J’étais un poids plume ! Si quelqu’un soufflait assez fort, je pouvais m’envoler ! Enfin, j’exagérais un peu, mais le principe demeurait le même. En combat, j’étais capable d’infliger des blessures, mais j’étais rarement capable d’utiliser ma force pour faire bouger un adversaire. Au contraire, généralement je préférais rester autour d’un adversaire immobile. Ceci dit, ça prouvait bien que je manquais encore beaucoup d’expérience… Quel adversaire resterait immobile pendant un combat ? J’étais le premier à ne jamais rester en place !

Je regardais mon compère en étant tout de même très impressionné. Avec sa force et ses connaissances, il était capable de tenir bien droit tout en étant immobile sur le boulet de canon qu’il avait apporté. Je sais bien qu’un boulet était lourd, mais les boulets de canon pouvaient facilement rouler sur le pont ! Sans compter que le pont était très glissant actuellement ! Alors que je déposais mon boulet par terre, je le voyais déjà tanguer avec le navire. Si je ne veillais pas sur celui-ci, il continuerait de rouler pendant un bon moment. Du coup, voir quelqu’un avec la carrure de Tony capable de se tenir d’une seule main et de faire des exercices de cette façon, c’était vraiment marquant. Tout était une question de balance, si je comprenais bien. Mais rien n’était vraiment simple, pas vrai ?

-Mais si quelqu’un plus lourd que toi et qui possède un entrainement similaire que le tient tentait de te combattre, est-ce que tu serais capable de le vaincre ? Techniquement, une personne plus légère possède forcément un désavantage non ? Il aura beaucoup de difficulté à déséquilibrer son adversaire…




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Tony Stronghold
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MessageSujet: Re: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Dim 25 Fév - 21:36

Le Passé, c'est Douloureux


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Tony soufflait pour accompagner ses allers et retours verticaux, luttant non seulement contre la gravité, mais également contre le roulis et le tangage imprimés au navire par les remous de l'océan. Quelques gouttes de sueur perlaient déjà sur son front et son cou épais, lorsque Pumori rebondit sur l'explication du forgeron en lui proposant un cas de figure théorique d'une implacable logique. Le biceps du pugiliste se bloqua à ce moment précis, arrachant un sourire à son propriétaire qui trouvait que cet événement tombait à pic. C'était un des effets secondaires de son fruit, et il pouvait le faire rester dans cette position incongrue pendant encore longtemps... Le sourire se mua en grimace de douleur lorsque le grand blond força pour décoincer son muscle qui émit un grincement léger, presque chuintant, qui rappelait le cri de l'acier qui se déchire. L'Enclume Ardente, les yeux clos pour combattre la douleur sourde qui se propageait dans son membre, continua son exercice durant encore quelques séries qui lui parurent durer une éternité, puis il bascula finalement pour retomber sur ses pieds. Il plia et déplia son bras pour l'assouplir et en chasser l'engourdissement qui s'y était installé, retrouvant petit à petit un rythme cardiaque normal, avant de s'agenouiller devant le gamin.

"Sur le papier, tu as raison. Si quelqu'un de plus lourd et qui utilise le même genre de technique se mesure à moi, il me sera plus dur de lui imprimer un mouvement. En tout cas, d'aller frontalement contre sa masse... Mais c'est pas la seule façon de gagner. Tiens, je vais te montrer..."

Tony se déplaça de quelques dizaines de centimètres sur sa gauche avant de lever son coude droit à la perpendiculaire afin de présenter sa paume ouverte au jeune Zoan.

"Là, colle tes mains contre la mienne et commence à appuyer petit à petit."

Le mousse, avide de nouveauté, s'arc-bouta contre la paume du forgeron et, si dans un premier temps le grand blond supporta sans problème le poids plume du moujingue, la poussée du môme gagna rapidement en intensité. C'était bien évidement le but de la manœuvre, mais la force du frêle matelot était largement supérieure à ce que sa carrure laissait supposer. Arrivant au point où son bras et son épaule seuls ne suffisaient plus à soutenir l'impulsion du Panda humain, Tony souffla.

"Voilà, restes comme ça... Tu vois, là ? Si tu continues à pousser, je recule... Tu es plus lourd que mon bras, tu pousses plus fort qu'il ne peut te pousser... Alors ? Ça veut dire que j'ai perdu selon toi ?"

Tony avait à peine achevée sa phrase qu'il referma sa main énorme autour des poignets du mousse tout en se dérobant soudainement vers l'arrière, tirant ainsi dans le sens exact vers lequel Pumori exerçait sa poussée. Naturellement, avec l'effet de surprise et la loi de la physique œuvrant de concert, le déséquilibre était inévitable. Le pugiliste se remit heureusement dans l'axe, réceptionnant son comparse avant qu'il ne s'étale de tout son long sur le pont. Riant doucement, il se remit debout tout en aidant le jeunot à en faire de même.

"Plus tu es lourd, plus tu as d'inertie. Ça veut dire que c'est plus dur de te forcer à bouger si tu es immobile... Mais ça veut aussi dire que c'est d'autant plus dur de t'arrêter quant tu es en mouvement. C'est pour ça que je te disait qu'il fallait être tonique sur tous les axes : le plus important c'est pas tellement d'avoir du poids ou de la force, mais de pouvoir l'appliquer dans le bon sens et au bon moment. C'est là qu'interviennent la technique, la vitesse, la ruse... Chaque force a sa faiblesse, et vice-versa. Si tu vois que l'adversaire te surpasse sur un point, à toi de te débrouiller pour le contrer sur d'autres points. D'ailleurs..."

Tony se pencha pour récupérer son boulet de canon de sa large dextre. Les deux devinrent rouge vifs, fumants dans l'air frais de la nuit alors que le forgeron y infusait son pouvoir calorifique.

"J'en ai déjà affronté, des adversaires plus lourds que moi, et qui me surpassaient au niveau de la force et de la vitesse... j'ai du faire avec ce que j'avais, et je peux te dire qu'en général, ils l'ont regrettés. Kaaahahahahachichichichichi !!!"

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MessageSujet: Re: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Mar 27 Fév - 14:45






Le passé, c’est douloureux


Mieux avant ?
J’avais suivi les instructions de Tony à la lettre afin de comprendre ses explications. Alors que je poussais de plus en plus fort sur son bras, je pouvais déjà imaginer ce qui arriverait bientôt. Mais comme on dit, c’est beaucoup plus facile de comprendre lorsque l’on voit un exemple. Ou dans ce cas, de vivre l’expérience soi-même ! En deux temps, trois mouvements, la pression offerte par le forgepentier cessa et il utilisa ma propre force pour me déséquilibrer. La seule raison pour laquelle je n’étais pas au sol était par la simple volonté de Tony. Alors que l’on se relevait, je comprenais un peu mieux ce qu’il voulait dire. Créer un déséquilibre n’était pas une chose bien compliquée lorsqu’on savait comment utiliser la force de son adversaire contre lui. Car s’il y a une chose plus forte que soi, c’est quand on doit se confronter à quelqu’un qui utilise sa force pour contrôler la nôtre !

-C’est pas mal en fait ! Ça oblige l’adversaire à faire le plus d’erreurs possible ! S’il ne bouge pas, tu prends les devants. S’il attaque en premier, tu utilises sa propre force contre lui ! Normalement, je dirais qu’une cible immobile serait plus vulnérable, mais je pense que ça ne s’applique pas vraiment pour toi. Ils ont plus de chance de se casser les poings en te frappant que de te faire mal !

Je rigolais un peu, ce qui me fit un très grand bien. Puis, il me vint à l’esprit une question qui peut paraitre étrange. Je sais que Tony s’est entrainé pendant des années pour obtenir de tels résultats, ce qui le rend très fort au corps à corps. Je ne sais pas si je serais capable de l’atteindre actuellement. Je pouvais bien penser que ma vitesse me permettrait d’éviter et de donner une multitude de coups, mais Tony possédait une malédiction qui le transformait littéralement en être indestructible. Même si je lui donne cent coups, il ne se sentirait probablement pas affecté. Un déluge de bille n’aiderait probablement pas, alors il ne me restait que très peu d’options. Outre que d’utiliser ma force brute et espérer rendre inconscient Tony. Mais ce que je me posais n’était pas vraiment à propos de ses limites ni des moyens qu’il possédait pour compenser.

Non, c’était à propos de la période avant l’acquisition de son pouvoir. Est-ce qu’il avait toujours combattu ainsi, même sans son fruit du démon ? Contrairement à moi, Tony avait eu du vécu avant de devenir un maudit et avait probablement appris à se battre. Ou du moins avait une idée du style de combat à utiliser. Ce n’était pas le cas pour moi, puisque j’avais mangé ce fruit avant que j’aie le moindre souvenir de mon passé ! Mon style de combat s’est développé en ayant mon fruit en considération depuis le premier jour. Mais pour Tony, il s’est adapté à son fruit, je suppose. La question que l’on me posait souvent quand j’étais petit, c’était "Si tu pouvais te libérer de la malédiction, est-ce que tu le ferrais ?" Pour moi, la réponse était simple : non. J’ai grandi avec ce fruit et j’imagine facilement le vide dans ma vie s’il serait enlevé. Mais certaines personnes qui avaient connu la vie avant d’avaler ce fruit ne ferraient peut-être pas le même choix… C’était peut-être moi qui étais étrange, qui sais ?

-Ton style de combat fonctionne très bien avec ton fruit ! Mais je me demande… C’était comment avant ? Enfin, je dis ça, mais il y a eu un moment sans que tu sois le forgepentier indestructible, non ? Est-ce que tu avais la même approche qu’aujourd’hui ? Enfin, peut-être sans le panzer kannon. Moi j’ai jamais connu une vie sans être maudit, mais est-ce que c’était mieux avant ?




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Tony Stronghold
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MessageSujet: Re: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Ven 2 Mar - 10:39

Le Passé, c'est Douloureux


... encore plus quant on s'y replonge...





Le regard brillant de Pumori était d'une expressivité qui laisserait un mime pantois. Le charperon (mouais, non, on va rester sur forgepentier, c'est plus vendeur) pouvait presque voir la lumière se faire dans le cerveau du p'tit rouge, qui tirait la leçon avec sa vivacité d'esprit habituelle et toujours aussi remarquable. Le résumé qu'il livra d'un ton enjoué fit sourire le pugiliste, qui cessa au passage de martyriser le pauvre boulet de canon qu'il tenait dans sa main. Une telle clairvoyance était admirable chez un garçon si jeune, et sa compréhension instinctive du combat forçait le respect. Se grattant le menton, Tony réfléchit quelques brèves secondes à la tirade du mousse avant d'y répondre. Pas la peine de l'assommer avec l'histoire et les origines du judoxe, ça n'allait au final que l'embrouiller. Autant se concentrer sur l'essentiel.

"T'as tout compris... enfin, à peu près. C'est pas tellement que ça force l'adversaire à commettre des erreurs, c'est que ça exploite au maximum chacune d'entre elles. Ce qui donne toute sa force à ce style de combat, c'est la combinaison de la défense et de l'attaque dans le même mouvement. Le timing est primordial, et "immobile" ne veut pas dire "passif" - c'est même tout le contraire. L'intégralité du corps est mis à contribution pour être prêt à dévier ou encaisser le choc tout en ripostant... être solide, ça aide, mais ça ne suffit pas. "

Ce dernier constat traîna sur la langue du forgeron un goût amer de déception, essentiellement provoqué par les déconvenues qu'il avait encaissé ces derniers temps. Comme pour lui remonter le moral, le p'tit Rouge enchaîna en soulignant un fait pourtant véridique : la malédiction de Tony se mariait plus qu'efficacement avec son art martial, au moins autant qu'avec son art de la forge. Oui, c'était un fait indéniable... Et pourtant, ça ne l'avait pas empêché de se faire rouler dessus, à deux reprises, ne remportant que des victoires mineures et ne pouvant que compter sur les autres pour les vraies menaces. L'amer devint acide dans sa bouche, et lorsque le mioche en vint à le questionner sur ce qu'était sa façon de combattre (et sa vie) avant qu'il n'ait acquis ses pouvoirs surnaturels, la douleur comme un boomerang lui revint des jours passés. Un autre rire étouffé secoua sa poitrine tandis que son regard retourna se perdre dans les étoiles.

"... Hmmmm... Non, évidemment que je n'avais pas la même approche: j'esquivai beaucoup plus, question de survie ! Mais au delà de ça... Longue histoire."

Bien sûr, en devenant aussi résistant et brûlant que l'acier qu'il martelait quotidiennement, le pugiliste avait changé son fusil d'épaule pour tirer profit de ses nouvelles capacités. L'inverse aurait été idiot. Mais derrière tout cela, bien avant même, se cachait une ombre, une douleur sourde dont la simple évocation lui nouait encore les entrailles. La raison même qui l'avait poussé à s'aventurer en mer.

Aulianne.

Réprimant à grand peine un hoquet de douleur, le colosse parvint à garder un visage de marbre malgré la déferlante de tristesse qui le submergea subitement. Cela faisait déjà dix ans, et de toutes les cicatrices que l'Enclume Ardente arborait, celle qui balafrait son cœur était de loin celle qui le faisait le plus souffrir. La mort de sa grande sœur, autant par sa forme que son fond, avait profondément ancrée en lui l'idée que quelle que soit la force, l'honneur et le courage d'un homme, le monde serait toujours plus fort, l'écraserait sans la moindre pitié, inéluctablement. C'est là que sa série de défaites contre la vie avait commencée.

Et elle se poursuivait encore aujourd'hui.

Pumori voulait savoir ce qu'était sa vie avant son fruit ? Alors il saurait. Avec tout ce qu'il avait vécu, le mousse n'était déjà plus un enfant. Fermant ses paupières pour maintenir un semblant de calme dans son esprit et son corps agité, Tony extirpa une autre cigarette de sa veste, qu'il alluma du bout de ses doigts tremblants avant de tirer une bouffée qui, en masquant son passé, calma aussi la douleur sourde qui s'était répandue dans son être. Il toisa le môme – non, son frère d'armes – quelques secondes avant de s'asseoir lourdement contre le mât, faisant signe au p'tit Rouge de l'imiter. Il lui était impossible de soutenir le regard du mioche, alors encore une fois, il perdit le sien dans l'immensité du ciel nocturne.

"Mon père était un pirate. Il s'est fait arrêter et exécuter quant j'étais tout jeune, et c'est Gerolt, son second qui nous a recueillis, ma sœur et moi. C'est lui qui m'a appris à me battre comme ça. C'est aussi lui qui m'a appris à être charpentier, d'ailleurs...
Un jour... Je devais avoir ton âge. Peut-être un peu plus vieux, mais guère de beaucoup... La marine a débarqué, pour embarquer notre père adoptif. J'ai pas supporté, et j'ai foncé dans le tas.

17. C'est le nombre de soldats que j'ai étalé ce soir là. C'est là que j'ai récupéré ces cicatrices...
"
dit-il en faisant courir son doigt sur les longues balafres qui barraient son nez et son œil gauche "Et... C'est là que ma sœur s'est pris un coup de sabre dans le dos pour me protéger. C'est notre vieux qui nous a permis de nous enfuir, mais... Elle est morte en mer, sans que je puisse rien faire."

Il renifla, les yeux aussi brouillés que la fumée qu'il exhala.

"Je suis arrivé à Dwarf Town, où j'ai rencontré celui qui avait formé Gerolt : Maître Gurstaker. C'est lui qui s'est occupé de moi depuis. Il m'a appris la forge, et a continué à m'entraîner au judoxe. C'est là, il y a deux ou trois ans, que j'ai mangé par erreur le Kachi Kachi no Mi, en m'entraînant dans la forêt."

Le ton de la voix du forgepentier s'était adouci, à mesure que sa psyché plongeait dans une sorte de calme angoissant, une anesthésie consécutive au pinacle de la souffrance mentale qu'il avait atteinte en exorcisant ses démons internes.

"Je me souviens que quand j'ai réalisé que j'avais acquis ces pouvoirs, que j'étais solide comme l'acier et qu'aucune lame ne pouvait trancher mon corps, j'en ai été très heureux. Je croyais avoir acquis la force qui m'a fait défaut quand ma soeur... enfin, que ça allait me rendre infiniment plus fort, meilleur."

Il ferma les yeux en soupirant.

"Je me trompais. Sur North Blue, j'étais un gros poisson dans une petite mare. Mais en arrivant sur Grand Line... Boyn, puis là, à Sober... Rien n'a changé. Je suis toujours incapable de remporter autre chose que des victoires mineures ; je suis toujours incapable de me protéger moi-même, et pour la deuxième fois, je n'ai pas été capable d'empêcher un être cher d'être BLESSÉE À MA PLAAAAAAAACE !!!"

Son cri soudain accompagna une remontée éclair en position debout, suivie d'un lancer de boulet de canon chauffé à blanc, par inadvertance et surtout par dessus bord. La sphère d'acier incandescente vola telle une étoile filante à travers la nuit avant de retomber en sifflant dans les étendues glacées de l'océan où elle sombra corps et âmes. Les deux mains sur le bastingage pour s'empêcher de la suivre, le forgeron prit quelques instants pour respirer l'air du large, histoire de retrouver son calme, avant de reprendre d'un ton posé. Emilia... Elle avait encaissé ce coup du Juggernaut par sa faute. Et c'était en partie cela qui avait poussé Heziel à déserter.

"Non Pumori... Ce n'était pas mieux avant. Et ça n'a pas été mieux après. Nous entrons dans une partie du monde où un fruit du démon ne suffit pas toujours à assurer la victoire. J'ai trop compté sur le mien, en négligeant ma propre force... J'ai été négligeant, faible... Je n'ai réussi à protéger personne. C'est de ma faute si Emilia a été blessée, et si Heziel..."

Sa poigne se resserra autour du bois qui craqua. Sentant monter les larmes, il écrasa violemment son front contre la barre qui se fendit sous l'impact.

"Plus jamais..."

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Pumori Fulgen
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MessageSujet: Re: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Ven 2 Mar - 22:16






Le passé, c'est douloureux


Lorsque notre passé se fait très présent


J’écoutais le récit de Tony que j’entendais dans son ampleur pour la toute première fois. Il semblerait que j’étais vraiment doué pour appuyer à l’endroit où il ne faut pas aujourd’hui. Je ne l’interrompis à aucun moment, jusqu’à ce que la barre soit légèrement détruite. Moi qui avais tenté de protéger le navire, j’avais vraiment raté mon objectif. Je prenais place sur la barre, ou du moins un morceau qui semblaient encore assez solides pour soutenir mon poids. Je regardais principalement la mer, question de laisser un peu d’air à Tony. Je n’étais pas du genre à réconforter les gens avec des câlins ou des paroles vides. Les câlins, c’était un truc de fille et les mensonges étaient un truc de perdant. Mais je comprenais ce qu’il vivait. Je comprenais la frustration qu’il avait vécue et, surtout, ce sentiment d’impuissance. Mais pire encore : le sentiment d’impuissance alors que l’on pensait être devenu plus fort.

-Je n’ai jamais connu ma famille. J’étais dans un orphelinat et, même quand je l’ai quittée, aucun indice. Seulement une lettre avec mon nom écrit dessus. Et avec mes pouvoirs, je n’ai jamais vraiment été accepté dans le groupe. Tout le monde sait à quel point un panda roux est effrayant après tout !

Je souriais un peu, j’étais nostalgique mine de rien. C’est vrai que c’était une époque très étrange. La seule chose dont je me souviens vraiment, c’est de ce climat dans lequel j’étais. On tentait de m’éviter comme la peste même si je n’étais pas méchant. J’étais même inoffensif, si on peut le croire ! Mais alors que tous me disaient que je n’étais pas normal, j’ai commencé à les croire. Par contre, plutôt que d’en avoir honte, je m’étais senti libéré.

-Un jour, j’en ai eu marre. Si je n’avais pas ma place parmi eux, alors je trouverais ma place ailleurs ! J’ai été à la rue pendant quelques mois, ce n’était pas vraiment la joie. Sur Mirror Ball, c’était un peu compliqué pour un enfant de rester à la rue. Mais j’étais libre de faire ce que je voulais, alors je n’avais pas trop à me plaindre. Fallait faire gaffe par contre. Avec tous les hors-la-loi présents, un regard de travers et tu risques ta peau. Mais le pire a été l’arrivée d’une escouade de la Marine…

Je croissais les bras et les jambes, fronçant un peu les sourcils. La Marine causait toujours des problèmes, que ce soit pour un jeune Pumori ou pour un jeune Tony. Pour une organisation tentant de garder la paix, les abus de ce genre étaient la raison qui avait poussé tant d’individus à rejoindre des équipages de pirate ou même les révolutionnaires !

-Comme je disais, c’est dangereux un panda roux. Enfin, un enfant possédant un fruit du démon en liberté. Je pense qu’ils m’auraient capturé pour me donner une éducation de marine. J’étais contre l’idée, alors je me suis enfui ! C’est à cause d’eux que j’ai perdu ma dent !

Je me frottais un peu la joue, alors que je me remémorais des détails de cette journée. Je pensais être en sécurité dans une de mes cachettes, mais j’ai été surpris alors que je tentais de reprendre mon souffle. Je me suis pris un coup de bâton super dur au visage alors que je tenais de me sortir du traquenard. J’étais persuadé que c’était un bâton en granite marin, un seul coup avait vraiment drainé mes réserves ! Si ce n’était pas de ma réserve de bonbon, ils m’auraient probablement attrapé. Vous imaginez, un Pumori qui porte du bleu ? Berk, non merci ! Je poursuivais mon récit avant de m’imaginer dans un habit de mousse travaillant chez la Marine.

-J’ai eu de la chance de rencontrer le tavernier. Il m’a recueilli et m’a officiellement adopté pour que je puisse simplement vivre comme un humain. Je lui dois beaucoup, en fait… C’est aussi lui qui m’a trouvé un boulot à la Doskoi Panda. À ce moment, je suis monté sur un bateau et j’ai navigué avec eux jusqu’à LogueTown. C’est là que je suis devenu le klabautermann le plus craint de Water Seven !

Je ne pouvais pas m’empêcher de rigoler en repensant à tout ça. C’était par une simple conversation de den den mushi que nous nous étions connus. Et c’est aussi à ce moment que j’ai engagé une troupe pour faire le meilleur mauvais coup à ce jour ! Comme quoi, il n’y avait pas seulement des choses négatives dans la vie. Mais ce n’était pas une simple partie de plaisir, ça même une personne aussi optimiste que moi le savait !

-Et pourtant, depuis que j’ai rejoint l’équipage, moi aussi j’ai l’impression que je ne suis capable de rien faire. Lors de ma première journée sur le navire, j’ai été confronté à Nakata ! Je n’ai rien pu faire contre lui… Ensuite, sur Little Garden, j’ai presque été dévoré par des reptiles géants ! Sur Boyn, c’est moi qui me suis pris le plus cher ! Et ne parlons pas du désastre de Sobel… Peu importe où, je suis un boulet.

Sur Mirror Ball, j’avais aidé à vaincre un réseau de contrebande à l’âge de onze ans. À treize, j’avais visité plusieurs îles d’East Blues et vaincu plusieurs adversaires sans que je ne me sente vraiment surmené. Et pourtant, dès le premier pas sur Grand Line… Il y eut un petit moment de silence. Je tentais simplement de ne pas trop repenser à ses choses qui me déprimaient depuis quelques jours. Mais il y avait quelque chose de vrai dans ce que Tony disait. Tout était plus compliqué sur Grand Line. Mais j’y voyais une autre raison.

-Mais plus j’y pense, mieux je comprends pourquoi. Ce n’est pas vraiment une question de force et de faiblesse de notre part. Dans les Blues Seas, nos noms seraient reconnus ! Non, le problème n’est pas là… Les forts attirent les forts. Et le capitaine est quelqu’un de vachement fort. Du coup, les adversaires que l’on rencontre sont également super balèzes. Des ennemis dignes du futur roi des pirates quoi. Et même si je n’y crois pas vraiment, Heziel pense qu’il est devenu un monstre capable de rivaliser avec le capitaine.

Quand je disais qu’Heziel pensait être devenu une créature capable de se mettre sur la route du capikain, il n’y avait qu’une seule chose que je pensais être faux. La force d’Heziel n’était pas remise en cause, mais selon moi il n’était pas un monstre. Et le cuisinier ne serait jamais un ennemi à mes yeux. S’il se transformait à nouveau, on avait simplement besoin d’attendre que ça se replace. J’étais persuadé que notre ancien compagnon pourrait contrôler cette forme un jour. Je déplorais simplement son départ…

-Au final, tout ça pour dire, c’est la faute de Kain. Et si on veut continuer de le suivre, on n’a pas d’autre choix que de devenir encore plus fort. Prendre notre place comme véritable membre d’équipage du roi des pirates et pas simplement des prétendants au trône !

C’était une réponse typiquement dokuganienne, Kain serait probablement très fier de m’entendre à ce moment. C’est facile de dire qu’il faut devenir plus fort. Cependant, ce n’était pas tout le monde qui en comprenait vraiment l’ampleur de ses mots. Seuls les plus forts, la crème de la crème pouvait s’approprier ce titre. Vous pensez que Gol D. Roger aurait visité toutes les mers sans un équipage de l’enfer ? Qu’il aurait fait sa place dans l’histoire s’il était seul ? Même le meilleur capitaine avait besoin d’un équipage digne de ce nom. Un équipage capable de survivre aux pires tempêtes et aux plus terribles ennemis. Et pour devenir fort, j’étais déterminé à tout faire pour le devenir. Si Tony était prêt à suivre la même voie que moi, j’étais prêt à lui confier ce que je savais.

-Pour devenir plus fort, je connais la prochaine étape. Enfin, j’en comprends la théorie. L’appliquer est un peu plus difficile par contre...




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Tony Stronghold
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MessageSujet: Re: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Sam 3 Mar - 11:44

Le Passé, c'est Douloureux


Mais on peut soit le fuir...
soit, tout en apprendre





Oblitéré par sa propre douleur, Tony ne put que percevoir vaguement le mouvement du mousse qui vint se jucher sur la barre contre laquelle il s'était écrasé le front, dans une tentative approximative de retenir le raz de marée émotionnel qui avait menacé de le submerger. Son esprit était dans un étau, tous les signaux mentaux dans le rouge, les jauges en négatif...

Et pourtant, petit à petit, l'oppression des ténèbres glacés qui enserraient son cœur et son esprit commencèrent lentement à relâcher leur étreinte à mesure que le jeune garçon, du haut de ses treize années bien entamées, relatait sa propre histoire. Le moujingue mettait en relief, avec une simplicité et une honnêteté exemplaire, les souffrances et les doutes du forgeron en y apposant les siens tout en rappelant des moments joyeux, des moments de rire et d'allégresse qui furent comme un rayon de soleil déchirant la nuit mentale dans laquelle Tony était plongé. Seul dans l'immensité de sa propre déchéance, pour la première fois, il la vit : cette ombre qui lui masquait la réalité, caché derrière les recoins les plus secrets de son esprit ; cette ombre qui prenait le contrôle lorsque le doute et les difficultés se présentaient, qui lui sapait toute son énergie et qui amplifiait chaque erreur, chaque imperfection, en une montagne d'accablement colossale.

La peur.

Et à côté de lui, sereinement juché sur le bastingage à défier l'horizon à peine adouci par l'obscure clarté dispensée par les étoiles, ce petit être d'apparence si chétive irradiait comme un soleil dans le néant. Lui, il l'avait vaincue, cette peur. Il ne perdait pas le cap que sa volonté lui avait fixée, et ne perdait pas non plus de temps ou d'énergie à jouer contre lui-même en se flagellant inutilement. Il avançait dans la vie, tranquille et droit dans ses sandalettes. Cette force d'âme, Tony l'admirait.

Et c'était là tout le problème : il avait passé son temps à admirer les autres au lieu de chercher à les égaler, voir même à les surpasser, persuadé qu'il était de leur être intrinsèquement et immuablement inférieur. Kain, Heziel, Jaymi, Pumori... le vieux Gurstaker, oncle Gerolt... Même sa sœur Aulianne...

L'orage qui couvait en son sein s'était quelque peu apaisé. Relevant doucement la tête alors que le mousse de première classe achevait son laïus (et voilà : c'était la faute de Kain!), il inspira lentement une interminable goulée d'air frais, achevant sa cigarette dans le même temps, avant de se perdre une énième fois dans la contemplation de sa main. Trop longtemps, une partie de lui s'était accrochée à l'idée qu'il n'était monté sur ce navire que pour franchir la portion de Grand Line qui le séparait de Water Seven, de son ancienne vie. Voilà pourquoi il stagnait depuis tout ce temps. Mais à bord du Youthful Demon, il avait trouvé plus que de simples compagnons de voyage : il avait trouvé une seconde famille, qui l'avait choisi et qu'il avait choisit. Il l'avait promis à sa sœur avant qu'elle ne meure : il ferait le tour du monde. Il n'avait pas mesuré à l'époque tout ce que cela impliquait, les dangers auquel il s'exposait, et c'est pour cela qu'il avait faibli et entamé la pente qui menait au renoncement...

Renoncer à sa promesse. Plutôt mourir que de vivre dans une telle honte ! Si sa force actuel, le Tony qu'il était ne suffisait pas à tenir cet engagement sur l'honneur, alors il n'avait d'autre choix que de mettre la barre encore plus haut. Il ne pouvait plus se contenter de vouloir faire le tour du monde ; il devait maintenant, comme le soulignait Pumori, trouver sa place dans l'équipage de celui qui mériterait de faire ce tour du monde. Le moment était venu de revoir et de s'accrocher à ses objectifs, ses motivations, ses rêves qui le faisaient avancer en tant qu'homme, en tant que forgeron... Et en tant que pirate.

Il sourit, regardant lui aussi l'horizon.

"Un simple forgeron n'a rien à faire sur le navire du futur Roi des Pirates, hein ?... Je suppose qu'il faudra que je devienne le meilleur Forgeron de tous les temps, alors !"

Une perle de larmes lui échappa alors qu'il éclatait d'un rire massif qui acheva de lui libérer l'âme. C'est alors que le jeune homme aborda presque du bout des lèvres le sujet de l'étape suivante sur le chemin de la puissance et de l'accomplissement, ce qui fit calma l'hilarité du colosse et lui fit illico retrouver son calme. Il ne put réprimer un léger haussement de sourcil alors qu'il se tourna vers son comparse. Tony comprit de quoi il voulait parler : le Haki. Cette force qui permettait de passer outre les meilleures protections, fruits du démon inclus. Le vieux Gurstaker lui en avait parlé il y a longtemps, sans vraiment lui donner les détails (en vieux nain qu'il était, gardant ses meilleurs recettes!), et le forgeron comprenait maintenant comment, outre sa force colossale, le petit maître avait fait pour le piétiner si durement même après l'acquisition de sa malédiction.

Tony inspira profondément par le nez, puis fit deux pas en arrière, plongeant ses yeux et le haut de son visage dans l'ombre portée des voiles. Il serra les poings...

Et s'agenouilla, se prosternant avec humilité devant le mousse.

"Apprend moi !!!"

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Pumori Fulgen
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MessageSujet: Re: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Lun 5 Mar - 15:15






Le passé, c’est douloureux


Partage de connaissance


J’étais content de voir que je redonnais un peu de moral à Tony. Parfois, les adultes pensent un peu trop et ça peut leur nuire. Je ne dis pas ça uniquement pour Tony, mais plus tu as d’expérience dans ta vie, plus tu as des exemples pour renforcer ce que tu penses. Enfin, c’est mon avis sur le sujet. Parfois, on a simplement besoin d’entendre un autre point de vue ou parler avec quelqu’un pour enlever quelques doutes. Quand on fixe trop quelque chose, on oublie le reste. Comme ce que nous avions fait suite au départ de notre cuisinier… Cette blessure n’était peut-être pas guérie, mais on lui appliquait un peu de baume pour que la douleur soit amoindrie.

Sinon, le forgepentier semblait avoir pris de nouvelles résolutions, ce qui était bien. Par contre, je ne m’attendais pas à une telle réaction de sa part ! Je venais à peine de lui proposer quelque chose et il réagissait comme la personne la plus humble au monde ! Je… Je ne mérite pas un tel traitement, je suis beaucoup trop jeune pour devenir un professeur ! Mais faut dire que ce n’était pas déplaisant. Simplement… Je prenais probablement la couleur de mes vêtements. Je descendis rapidement de mon perchoir avant de l’aider à se relever.

-Pas besoin ! Relève-toi ! Je vais devenir le "p’tit tout rouge" si ça continue ! Et puis, on est ami ! Bien sûr que je vais te dire ce que je sais !

Ce qui était vrai. Après tout, je n’étais pas du genre à dire qu’il existait quelque chose simplement pour répliquer que je ne veux pas le partager ! Cependant, malgré ce que je savais sur le prochain sujet, je demeurais encore un novice. Mais ce n’était pas vraiment ça qui était important.

-Quand j’étais jeune, j’ai rencontré quelqu’un qui était aveugle qui possédait ce don. Je ne savais pas ce que c’était à l’époque. Mais il était capable d’éviter toutes les attaques comme s’il voyait tout. C’est quand j’ai rencontré Heziel que j’ai appris l’existence du Haki. J’ai beaucoup réfléchi sur ce qu’il avait dit et avec le temps, j’ai approfondi un peu plus mes connaissances.

Je pris un petit moment pour réfléchir à mes prochains mots. Après tout, la leçon d’Heziel remontait à quelques mois et ses mots étaient meilleurs que les miens sur plusieurs aspects. Ensuite, j’avais mes propres théories, mais autant commencer par la base.

-Le Haki, le fluide ou le Mantra, c’est une énergie que l’on possède tous. Mais ce n’est pas facile à éveiller et généralement, la majorité des gens en sont incapables. C’est la partie la plus difficile. J’étais vraiment dans une situation de vie ou de mort quand j’ai commencé à exploiter le Haki. Enfin, une certaine partie… Je ne suis pas un maître ou rien dans tout ça !

Je devais remercier Milena pour ce qu’elle connaissait des îles célestes et de ce qu’ils considéraient comme le Haki. Il est vrai que la partie la plus difficile était de le réveiller. C’est une capacité dormante en chacun de nous, mais que peu arrivent à obtenir. Cependant, une fois que c’est fait, il est possible de le développer par soi-même. C’est pour cette raison que, malgré mon inexpérience relative, je n’hésitais pas à expliquer ce que c’était. Une fois le premier pas accompli, chacun pouvait le développer à son rythme. C’était quelque chose de très personnel après tout.

-Je connais trois sortes de Haki. Le premier, c’est le Haki de l’observation. Le mec aveugle dont je parlais plus tôt ? Il était capable de voir sans ouvrir les yeux. Si j’ai bien compris, tu as conscience de tout ce qui t’entoure. Il serait même possible de lire les intentions de ses adversaires en combat !

Ce Marine était l’une des personnes les plus impressionnantes que j’avais vues dans ma jeunesse. Il avait combattu une utilisatrice de fruit du démon utilisant le son. Il ne s’était jamais fait toucher par son pouvoir ni par les débris causés lors des attaques ! Pour ce qui était du petit chasseur de prime, celui qui m’avait vaincu, je m’étais souvent posé la question pour savoir s’il utilisait lui aussi le Haki. C’était bien possible que son ourson soit bel et bien rempli de métal, mais il était aussi probable qu’il ait utilisé le prochain Haki que j’expliquais à Tony.

-Pour ce qui est du Haki de l’armement, c’est celui que je comprends le mieux. Lorsqu’on le contrôle, ça permet de devenir encore plus fort ! On peut utiliser le Haki sur notre corps pour le rendre plus solide et aussi pour rendre nos attaques plus fortes. Je ne suis pas encore capable de le faire entièrement, mais il y a un autre effet assez important. Je vais te montrer.

Mon erreur, dans le passé, avait été d’utiliser le Haki comme arme sans le contrôler totalement. J’avais souvent tenté d’utiliser mes capacités pour me défendre, mais elles n’avaient jamais fonctionné. La raison était simple; je n’avais pas encore atteint le degré de maîtrise d’Heziel pour l’utiliser comme il me l’avait expliqué. Cependant, il y avait une chose que je pouvais faire présentement. En m’approchant de Tony, je me concentrais pour préparer mon coup. Me préparant à lui donner une pichenette, j’utilisais mon Haki sur mon doigt. Tony ne ressentirait qu’un petit pincement, mais le potentiel était là : en tant qu’homme indestructible, ce genre d’attaque ne devait généralement pas l’atteindre pour causer la moindre douleur.

-Le Haki de l’armement permet aussi d’atteindre les utilisateurs de fruit du démon possédant des capacités affectant le corps. Logias inclus ! Le potentiel du Haki, sous toutes ses formes, te permet vraiment d’atteindre un autre niveau. Et ça, c’est la base !




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Tony Stronghold
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MessageSujet: Re: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Mar 6 Mar - 17:22

Le Passé, c'est Douloureux


Maître Panda dispense sa sagesse





Tony se releva bien vite en entendant l'injonction du jeune Zoan qui n'était pas prêt pour une telle démonstration de dévouement . Se rendant compte, certes un peu tard, qu'il avait peut-être réagi de façon un tantisoit excessive (malgré le profond sentiment de gratitude qui s'empara de lui lorsque le moujingue souligna qu'ils étaient amis), le forgeron ne put s'empêcher de s'excuser en riant d'un air bête et gêné tout en se grattant la nuque.

"Kachichichichi ! Désolé, je me suis un peu laissé emporté..."

Toussant dans son poing pour retrouver une contenance, le colosse se releva comme demandé par son camarade haut comme trois pommes (et demie), et l'écouta aussi attentivement qu'il avait put écouter, dans le temps, tonton Gerolt ou bien le vieux Gurstaker lorsque ceux-ci dispensaient leurs enseignements, les secrets de leur art. Bien écouter nécessite non seulement de comprendre les mots, mais également (pour ne pas dire « surtout ») la réalité que le professeur met derrière chacun d'entre eux, afin d'en saisir l'essence et la signification la plus profonde et exacte possible. Le fait que le mousse mentionne Heziel ne surpris pas le moins du monde le forgeron : si l'ex- cuistancier de l'équipage n'avait certes pas abordé le sujet de vive voix, l'entraînement que le grand blond avait subi sous sa houlette (houleuse, si l'on peut dire) lui avait permis d'entrevoir l'application et l'utilisation de ce pouvoir, utilisé par le Coffe pour se prémunir de la chaleur du Panzer Kannon naissant de l'artisan. Malheureusement, la fatigue et l'ambiance fébrile du départ imminent avaient chassé l'idée de l'esprit d'un Tony confiant en ses nouvelles capacités fraîchement acquises, et il n'avait pas eut le temps ni l'occasion d'aller demander de plus amples information.

Hélas, il était désormais trop tard pour s'en remettre à Heziel.

Cependant, le petiot fut un modèle de concision et de clarté. Peut-être était-ce juste que le Stronghold avait de l'entraînement quant il s'agissait de comprendre quelque chose de purement théorique ? Ou peut-être était-ce simplement dût au fait qu'il avait eut la chance de vivre des expériences qui, éclairés sous cet angle, prenaient désormais un sens qui ne venait finalement que confirmer les quelques hypothèses et suspicions que l'artisan nourrissait déjà ?
Toujours fût-il que les explications de Pumori semblèrent couler de source pour le pugiliste incassable. À la mention de l'aveugle dont le mousse décrivait la capacité à anticiper les attaques adverses, Emilia vint tout de suite à l'esprit du colosse. La façon quasi surnaturelle qu'elle avait eut de se déplacer dans les rangs des créatures monstrueuses, les esquivant comme si cela n'avait été qu'un vaste bal répété à l'avance... C'était plus que de l'instinct, plus que les réflexes d'un combattant au sommet de son art. C'était un cran au dessus des limites du commun des mortels. Cela, Tony l'enregistra fort bien.

Lorsque le moujingue lui asséna sa pichenette, le forgeron frémit involontairement sous l'effet de la surprise. Stupéfait, il mit plusieurs instants à réaliser qu'il avait bel et bien ressenti le choc, comme si la cuirasse que formait sa malédiction avait été tout bonnement neutralisée. Un léger frisson parcourut l'échine de Tony tandis que sa mémoire faisait le reste du travail : il avait déjà ressenti ça, à plusieurs reprises. Maître Gurstaker et ses trempes mémorables, dans un premier temps... Et plus récemment, ce mastodonte au bras-tronçonneuse qui lui avait déboîté la mâchoire sans plus d'effort qu'il n'en faut pour chasser une mouche importune...

Et le petit mousse possédait, au moins partiellement, cette capacité ???

Ravalant difficilement sa salive en réalisant ce que ce constat impliquait, le grand blond fronça les sourcils, se grattant le menton tandis que le jeunot achevait son exposé. Rallumant une autre cigarette, l'artisan ferma à nouveau ses paupières, prenant quelques instants pour faire le point sur tout ce qu'il venait d'apprendre. Encore une fois, le fossé se creusait entre lui et les puissants de ce monde... et même avec son ami, qu'il voyait désormais encore plus loin. Il avait un sacré retard à rattraper. Il finit par murmurer, plus pour lui-même que pour le matelot édenté.

"Je vois... Je suppose que ça doit se jouer comme ça, au meilleur niveau : Une fois les pouvoirs surnaturels mis de côté, il ne reste finalement que la force pure, l'intelligence et la volonté pour départager les vrais guerriers..."

C'était d'une telle évidence, présenté sous cet angle...

Se rappelant soudain quelque chose, Tony rouvrit les yeux et s'adressa à son senseï improvisécd'un ton à mi-chemin entre le doute et l'appréhension.

"Attends une minute... ça ne fait que deux sortes de Haki. Quelle est la troisième sorte ??? "

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Pumori Fulgen
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MessageSujet: Re: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Mar 6 Mar - 20:40






Le passé, c’est douloureux


Tyrannique
Je laissais quelques minutes à Tony pour absorber l’information. Il semblait également un peu étonné que j’aie réussi à utiliser une telle manœuvre contre lui. Pour être honnête, c’était quelque chose qui était difficile à comprendre sans exemple. J’ai longtemps tenté d’utiliser le Haki de l’armement de la mauvaise façon. Comme le disait Heziel, j’étais très chanceux d’être encore en si bon état après toutes les aventures que nous avions vécu. Bien qu’une partie de moi ait toujours été comme ça, la promesse d’une défense impénétrable et d’une offense imparable avait probablement affecté mes facultés de raisonnement en combat. Et pourtant, ceci continuerait probablement pendant quelque temps. Un jour, je réussirais à comprendre ce pouvoir.

-Surnaturels ? Hors-norme, oui sans le moindre doute. Mais ce n’est pas quelque chose comme un fruit du démon. Tout dépend de la personne vraiment.

Un fruit du démon, c’était surnaturel. On ne sait pas exactement d’où ça vient ni pourquoi, alors c’est surnaturel. Le Haki… On ne sait pas exactement d’où ça vient ni pourquoi, mais ce n’est pas surnaturel. Ce n’est pas pareil, bon ! Maintenant que la question était régler, je peux continuer.

-J’y viens, j’y viens ! Mais avant, je dois préciser un truc. Enfin, ma vision de tout ça. J’ai peut-être tout à fait faux, mais ça donne une piste pour réfléchir.

Ce n’était pas exactement vrai que je ne comprenais pas ce qu’était le Haki. Enfin, selon moi, j’avais une idée précise de ce que c’était. Mais rien ne pouvait me confirmer que c’était bel et bien le cas. C’était simplement le résultat de mon entrainement, de mes combats et de mes réflexions qui m’avait offert une telle réponse. Mais si je pouvais aider le forgepentier avec mes réflexions, ce n’était pas quelque chose de mal.

-Plus qu’une question de force et d’intelligence, le Haki, c’est une manifestation de ta propre volonté. Quand j’utilise le Haki de l’armement, j’impose à mon corps ma volonté pour l’obliger à dépasser ses capacités normales. Si je veux absolument frapper ou bloquer un logia, ce sera chose faite ! Pour l’observation, j’imagine que c’est l’imposition de sa propre volonté sur ses propres sens. On oblige son corps à repérer le moindre geste pour déceler les indices les plus minimes. C’est de cette façon que l’on comprend ce que les gens font autour de nous, potentiellement pour permettre d’esquiver les attaques. Pour moi, le Haki, c’est une question de volonté !

C’était à la fois quelque chose de simple, mais complètement abstrait. Lorsque je m’entraine, je donne toujours le maximum d’effort. Sinon, pourquoi s’entrainer ? Mais pourtant, lorsque je sais qu’il me reste une seule répétition de redressement assis à faire, je vais plus vite et je mets plus d’effort. Pourquoi je réussissais à puiser une forme d’énergie que je pensais avoir dépensée depuis longtemps ? C’était une question de moral. Dans le cas du Haki, je considérais que c’était la même chose. Si l’on est poussé au maximum de ses capacités et que l’on doit agir une fois de plus, de nouvelles ressources seront peut-être accessibles. Alors pourquoi ce ne sont qu’une simple poignée d’individus pouvant apprendre le Haki ? Aucune idée. Pourquoi j’ai commencé à apprendre le Haki lorsque je l’ai fait et non pas avant ? Aucune idée. Quel est le nom du fils du neveu du frère de la tante du meilleur ami du roi d’Alabasta ? Aucune idée ! Mais la seule chose que je savais, c’était qu’une personne sans volonté ne pouvait pas obtenir le Haki. C’est le même principe que "Si tu fais des efforts, rien ne te garantit que tu vas réussir, mais sans effort, c’est garanti que tu ne vas pas réussir. "

Cependant, la prochaine partie de mon explication était celle qui me troublait le plus. Pour être franc, la possibilité même que cette capacité existe était terrifiante.

-Alors imagine quelqu’un possédant un contrôle de sa volonté qui dépasse sa propre personne. L’armement et l’observation, je considère que c’est l’imposition de sa volonté sur sa propre personne. Le troisième Haki, le Haki du roi, c’est lorsqu’une personne impose sa volonté sur son environnement. Plus particulièrement sur les êtres vivants autour de lui… Ce qui explique pourquoi une personne ayant ce Haki devient généralement une cible.

Je repensais à Boyn, bien entendu. Le souvenir était frais dans ma mémoire, si ce n’est un peu nébuleux. Lorsque Kain l’avait utilisé, il avait affecté mon adversaire et l’île tout entière ! Ce Haki était encore plus mystérieux que les autres et je ne le comprenais que partiellement. Pourtant, pour avoir vécu et survécu à ses effets, je ne pouvais pas dire que je me sentais entièrement sûr de résister à une telle attaque dans le futur. Je ne pouvais qu’expliquer avec des mots ce que je ressentais, mais ce n’était pas suffisant pour réellement expliquer l’impact que ce pouvoir avait sur les gens.

-Imagine une pression incroyable au niveau de ta tête. Comme un raz-de-marée qui tente de t’engloutir. Si tu ne peux pas y résister, tu tombes simplement inconscient. Si ta volonté n’était pas assez forte pour luter, alors il n’y a pas d’autre solution que de se rendre. Le Haki du roi, c’est quelque chose de très tyrannique. Et ça, on ne peut pas le développer. On le possède à la naissance ou on ne le possède pas.

Je ne disais pas immédiatement que j’avais rencontré quelqu’un avec ce pouvoir, et encore moins qu’il s’agissait du capitaine. Pour le moment, c’était simplement pour expliquer le concept. Je doute que Kain soit conscient qu’il a ce pouvoir et, au final, ça ne restait que des spéculations entre moi et Heziel à ce niveau. Mais j’étais persuadé que notre idée était la bonne. Si le capitaine réussissait à contrôler ce pouvoir, je n’avais pas le moindre doute qu’il deviendrait le nouveau roi ! Cependant, si quelqu’un l’apprenait avant qu’il ne le développe… Je ne doute pas la moindre seconde que nous serions la cible de tous les puissants acteurs de Grand Line ! Mais si Tony me demandait, je ne lui mentirais pas. Après tout, il mérite de savoir lui aussi.




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Tony Stronghold
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MessageSujet: Re: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Mer 7 Mar - 17:12

Le Passé, c'est Douloureux


Au delà du réel





À la question de Tony sur la dernière forme de Haki, le jeune mousse dut tempérer les ardeurs du forgeron en imposant un petit détour par sa vision globale de ce qu'était intrinsèquement cette énergie, cette technique quasi mystique, histoire de mettre un brin de contexte bienvenu dans son explication. Il n'oublia cependant pas de préciser que ce n'était là que le fruit de ses propres réflexions, issu de sa propre compréhension de la chose, et que ses propos seraient à ce titre susceptibles d'être erronés. Que disait le sage déjà ? « Tout ce que je sais, c'est que je ne sais rien », ou un truc du genre ?

Le grand blond opina vaguement du chef pour signifier qu'il avait bien noté de ne pas prendre chaque mot pour argent comptant, puis invita le jeunot à poursuivre d'un bref haussement d'épaule. Il l'écouta religieusement, tirant sporadiquement sur sa barre nicotinée. La volonté serait donc la clé du mystère ? On lui avait toujours dit que la foi soulevait des montagnes, mais il n'y avait jamais vu qu'une vague allégorie de la discipline, de la persévérance ou travail bien fait. De là à imaginer une telle application... Il se gratta le menton, dubitatif. Non pas qu'il remette en question la parole du p'tit Rouge, loin de là même, mais le processus lui semblait curieusement abstrait, presque trop simple, et il lui fallut un effort d'imagination assez conséquent pour entrevoir un début d'hypothèse : Appliquer sa volonté à son propre corps n'était, dans l'idée, pas très différent des efforts qu'on fournit lors d'un exercice physique pour tenir malgré une lourde fatigue ou une douleur intense. Et appliquer sa volonté à quelque chose par le biais de son corps, cela présentait de grande similitude avec l'art de la forge.
Le seul problème de cette théorie restait toutefois la quantité. Cela lui était déjà arrivé de fournir ce genre d'efforts. Que ce soit pendant les rudes entraînements de Boufbawll ou après les interminables heures à marteler une lame, cela lui était déjà arrivé de se surpasser, d'aller au delà de ses limites pour atteindre l'objectif qu'il s'était fixé. Or, malgré cela, jamais il n'avait développé quoi que ce soit de comparable à ce que décrivait Pumori. Cela signifiait-il qu'il n'était tout bêtement pas disposé à un tel pouvoir, et qu'il lui resterait à jamais inaccessible ?

Cette pensée tourna quelques instants dans sa tête avant qu'il n'en prenne conscience. Et là, ce fut la lumière.

Il n'avait jamais « vraiment » dépassées ses limites. Il avait poussé son corps, sa force physique dans ses retranchements, mais jamais il n'avait véritablement été plus loin que son potentiel maximum, se relâchant toujours au dernier moment, une part de son esprit faisant machine arrière une fois l'effort fait, l'objectif atteint ou catégorisé comme hors de portée. Depuis toujours, il se contentait de ce qu'il avait, puis se plaignait ensuite de ne pas être à la hauteur sans s'apercevoir qu'à son insu, il avait cessé de progresser. Comme son maître le lui avait répété un nombre incalculable de fois, ce n'était pas en forgeant 1000 dagues qu'il réussirait à forger une seule épée (certains dans le grand nord le croient et passent leurs journées à ça. Étonnez-vous qu'après, le cours du métal s'effondre et que les marchands n'aient plus un rond...). Depuis longtemps, il était resté dans une espèce de zone de confort où son fruit suffisait à lui assurer, sinon la victoire, une certaine sécurité. Il n'était pas étonnant que des gens comme Heziel, qui ne pouvaient finalement compter que sur leur propre force et leur volonté inébranlable à rivaliser avec les forces de la nature, parviennent à atteindre un tel degré de maîtrise. Le discours du moujingue prit tout son sens : Il fallait aller au delà des limites de sa propre volonté, de son propre moral, vouloir quelque chose, une seule et unique chose, du plus profond de la moindre de ses fibres musculaire...

Enfin, ça, c'était la théorie.

Mais Tony n'eut guère que le temps de noter tout cela dans un coin de sa tête, car le mousse embraya sur le Haki des Rois. Là, le forgeron ne put s'empêcher écarquiller les yeux. Cette histoire … Quelque chose s'agita dans sa mémoire, et lorsque le jeune édenté acheva son explication, il répondit aussitôt.

"Sérieusement ?!? Ça paraît dingue... On se croirait dans les histoires que mon père... enfin, mon oncle Gerolt me racontait quant j'étais gamin, avec ces guerriers légendaires de jadis, qui terrassaient leurs ennemis par centaines rien qu'en les regardant... Mais si on y réfléchit bien, toutes les légendes on une part de vrai... Mmmmmmhhhhh..."

Le blondin leva un instant les yeux au ciel, méditant sur les implications de l'existence d'un tel pouvoir. Puis quelque chose le fit tiquer. Peut-être le mousse avait-il naïvement crut les délires d'un pilier de comptoir un peu trop imaginatif, mais la façon qu'il avait eut de décrire les effets de cette mystérieuse force était trop précise pour quelqu'un qui n'aurait connu le sujet que par ouïe-dire. Croisant les bras, l'Enclume Ardente leva un sourcil suspicieux, toisant Pumori de toute sa hauteur en le scrutant avec attention, tout en se cachant derrière un énigmatique sourire malicieux. Peut-être était-ce une vieille habitude de joueur de poker, mais il avait comme l'intuition que le moujingue lui dissimulait un détail.

"Oui, j'imagine que quelqu'un qui posséderait un tel pouvoir pourrait changer la face du monde... en bien ou en mal, fonction de sa nature profonde. Et partager le monde n'a jamais été la vocation de l'Homme. Il ne reste plus qu'à espérer qu'une telle personne soit quelqu'un de droit, et qu'il ait des amis pour surveiller ses arrières... Ce serait intéressant de rencontrer quelqu'un comme ça, non ? Moi en tout cas, j'aimerai beaucoup..."

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Pumori Fulgen
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MessageSujet: Re: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Sam 10 Mar - 17:36






Le passé, c’est douloureux


Tu le connais déjà


-Tu sais, un regard qui tue… Quand on connait l’existence des fruits du démon, ce n’est pas très rare. Notre cantatrice en est bien la preuve. Mais c’est possible que ce soit basé sur les compétences du Haki du roi.

Ce que je disais n’était pas totalement faux. Il suffit de posséder le fruit du démon qui fait exploser des têtes d’un seul regard et la légende serait vérifiable. Mais si c’était vraiment pour raconter ce que pouvait faire le Haki du roi, c’était une légende qui mésestimait légèrement les pouvoirs de cette capacité. Sans le contrôler, Kain avait réussi à mettre à genoux un adversaire et avait fait bouger une île ! Ce n’était pas rien ! Avec un peu de contrôle, le moindre utilisateur du troisième type de Haki demeurait une force incontestable. Je pouvais comprendre Tony lorsqu’il disait vouloir rencontrer quelqu’un possédant ce pouvoir. Cependant…

Le forgepentier souriait à pleines dents alors qu’il me racontait son nouveau désir. La façon dont il me regardait et dont il parlait, c’était évident qu’il désirait obtenir l’identité de ce mystérieux personnage. Ah ! C’était rigolo de penser que Kain comme étant un mystérieux individu ! Quelqu’un de renom qui a du panache ? Oui, je pouvais l’imaginer facilement. Mais quelqu’un de mystérieux ? Ce n’était pas du tout son style. Il n’est pas du genre à rester encapuchonné à la taverne, mais plutôt du genre à être au centre de la fête ! Dommage qu’il ne soit jamais passé sur Mirror Ball, c’est le meilleur endroit pour faire la fête ! Mais bon, pour le moment, j’allais donner à Tony ce qu’il voulait…

-On, ce n’est pas très compliqué ça. Tu as déjà rencontré quelqu’un avec ce pouvoir !

Bon, j’avoue, la tentation était trop forte. Je me levais tout en brandissant le poing vers le ciel en disant :

- Moi !

Tiens, il y a un petit moment de silence. Comme lorsqu’il y a une révélation-choc ! Je tentais de rester sérieux, mais je commençais déjà à pouffer de rire. Et puis quoi encore ? Moi, possédé le Haki du roi ? La bonne blague ! J’essuyais la petite larmichette que j’avais au coin de l’œil. Oh, ça fait du bien de rire après tant de jours de tristesse. C’était très libérateur en fait, mine de rien.

-Je déconne ! C’était pour rire ! Si c’est le cas, je n’en suis pas conscient. C’est déjà assez difficile d’éveiller un Haki ! Celui du roi est encore plus difficile à éveiller et à contrôler ! Contrairement aux autres Hakis, si on ne le contrôle pas, c’est tous les gens autour qui dégustent !

J’étais à peine capable d’utiliser mon Haki d’armement, alors pensé que je sois capable de posséder le plus rare des Hakis… Je veux dire, ce n’était pas impossible, mais bon… Autant dire que j’avais beaucoup plus de chance de gagner un milliard de berrys qui me serait donnée en personne par un amiral de la Marine. Rien n’était impossible dans la vie, mais autant ne pas compter là-dessus. Mais l’aspect que je considérais le plus difficile à gérer était la portée de ce Haki. Le Haki de l’armement ou de l’observation, seule une personne est affectée pendant l’entrainement. Par contre, ce n’était pas le cas pour celui du roi…

- Mais je ne mentais pas sur le fait que l’on connait une personne qui le possède. Par contre, je pense que même le capitaine n’est pas conscient qu’il le possède.

Ce qui était probablement le cas. Heziel n’avait probablement rien dit à Kain concernant ce sujet. C’est très probable que le mot probablement soit probablement beaucoup trop utilisé dans cette phrase. Probablement. Mais le problème demeurait le même : le capitaine demeurait sans entrainement, ce qui pouvait être nuisible pour tous ceux et celles qui l’entourent. Sans parler des conséquences si la nouvelle se propageait par la suite…

-Ça démontre à quel point il est spécial, le futur roi des pirates ! Par contre, on évite d’en parler à l’extérieur de l’équipage, d’accord ? Sinon, ça peut nous attirer beaucoup d’ennuis !





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Tony Stronghold
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MessageSujet: Re: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Lun 12 Mar - 12:49

Le Passé, c'est Douloureux


Un futur orageux





Lorsque Pumori affirma d'un air assuré que Tony avait déjà rencontré quelqu'un possédant ce légendaire Haki des Rois, ce dernier en fut sidéré. Et lorsque le mousse se désigna, brandissant son poing vers les cieux éternels avec une force et une énergie à en déchirer l'espace et le temps, le forgeron ne put retenir sa stupeur et sa frayeur (sa stuyeur ! Euh non, sa fraypeur !!... bon, laissez tomber), les yeux écarquillés et la bouche grande ouverte, figé tel une statue de sel dans une posture grotesque car foudroyé par le caractère incroyable et déchirant de cette nouvelle.

"NANI ?!?!"

Le silence pesant qui suivit ce plot-twist de l'impossible s'étira quelques instants... puis implosa comme un ballon de baudruche au bout d'une aiguille lorsque le moujingue éclata d'un rire cristallin qui lui tira quelques larmes. Il n'en fallut pas plus à Tony pour comprendre la supercherie, réaliser qu'il s'était fait avoir en beauté, et rejoindre son camarade dans l'hilarité la plus totale. Pfiouuuu ça faisait du bien de rire ! Il était vraiment trop tendu en ce moment.
L'allégresse des deux pirates s'estompa toutefois progressivement, à mesure que le mousse repartait sur ses explications, et lorsque finalement le couperet tomba, le calme était revenu dans l'esprit de Tony qui ne put que s'en vouloir de ne pas avoir compris plus tôt de qui il était question.

Valentine D. Kain, évidemment. Et il était presque logique que le borgne ne soit pas même conscient d'un tel pouvoir, lui qui n'était pas conscient de grand chose. Mais effectivement, ça tombait sous le sens : le peu dont il était conscient, il en était sûr ! L'Enclume Ardente eut beau se creuser la cervelle, il ne se souvenait pas d'avoir jamais vu l'homme sismique en proie au doute, fut-ce un seul instant. Il fonçait toujours tête baissée, et se dédiait corps et âme au succès du moindre de ses gestes, de ses envies et projets. C'était peut-être cela qui lui conférait cette aura magnétique de confiance et d'assurance qui poussait les gens à le suivre, et qui leur donnait l'impression qu'il était capable de tout. Le caractère du capitaine s'imbriquait admirablement bien dans la théorie de Pumori qui reliait le Haki à la volonté de son utilisateur.

"Tsk... celui-là alors..."

Tony hocha doucement la tête, tandis que le moujingue achevait sa tirade sur une seconde mise en garde. Effectivement, dans un grand nombre des histoires qui avaient bercées l'enfance du forgeron, les grands héros finissaient souvent de façon tragique, pris au piège ou assassinés pendant leur sommeil. C'était une constante de l'histoire de la guerre qu'il ne fallait pas négliger : lorsque l'adversaire est trop fort pour être vaincu frontalement, on recourt à la ruse. Quelque chose contre laquelle le Valentine était somme toute relativement vulnérable. Dire que de toutes les têtes d'enclume du monde de la piraterie, il fallait qu'une telle capacité soit attribuée au trublion le plus imprévisible des sept océans !
Mais aussi, ce qui fit sourire Tony, à l'un des rares qui était droit dans ses bottes. Cela lui redonna un peu d'espoir. Oui, après tout... S'il y en avait bien un qui pouvait changer le monde...

"Oui, je comprend, t'inquiète : motus et bouche cousue... Mais tu sais, ça finira par se savoir tôt ou tard, encore plus s'il n'est même pas conscient qu'il l'a. Si cet idiot possède vraiment un tel pouvoir, il viendra fatalement un moment où il l'utilisera, qu'il le veuille ou non. C'est mathématique. La Marine, Horion, les Décimas..."

L'équipage des Dokugan était déjà, dans une certaine mesure, sous le feu des projecteurs. Une prime à plus de 130 000 000 de Berrys sur la tête du capitaine, la guerre déclarée par ce dernier à Centes Decima... Les embûches auxquelles ils allaient être confrontés à l'avenir allaient non seulement se multiplier, mais aussi gagner en difficulté de façon exponentielle. Le forgeron regarda à nouveau sa main pendant quelques instants, avant de serre puissamment les doigts tout en reportant son attention sur le mioche.

"Aussi fort qu'il soit, Kain ne pourra affronter continuellement tout le monde tout seul. Surtout que maintenant que Hez est parti... C'est à nous de prendre la relève. Si on ne passe pas rapidos à la vitesse supérieure, on va se faire balayer. Et ça, c'est hors de question. "

À l'instar de Grand Line sur laquelle ils voguaient, c'était une route dangereuse qui attendait désormais l'équipage du borgne. Le forgeron adressa un grand sourire à son ami.

"Je vais avoir besoin que tu m'aides à maîtriser le Haki... En échange, je peux essayer de t'apprendre un peu de mon style de combat... Si tu es d'accord, bien sûr."

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MessageSujet: Re: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Mar 13 Mar - 19:31






Le passé, c’est douloureux


De nouveau en piste


-Oui je sais… Mais je ne sais pas comment l’aider pour qu’il s’entraine. Je suppose qu’il faudrait lui dire, mais je ne sais pas comment la nouvelle sera prise… Et qu’il ne sera pas capable de l’utiliser malgré tout.

Il faut dire qu’à l’exception de spéculation, je ne connaissais presque rien sur le dernier type de Haki. S’il devait être développé à son plein potentiel, ce serait une capacité capable de tout changer. Mais s’il n’avait pas conscience de son pouvoir, comment pouvait-il espérer s’améliorer ? Le problème était vraiment complexe, mine de rien. Kain n’était pas du genre à craindre sa force, l’utilisation du Gura Gura n’était jamais vraiment restreinte. Par contre, le Haki du roi, c’était quelque chose de beaucoup plus vicieux. Serait-il capable de l’utiliser sans craindre d’atteindre ses compagnons ? Mais Tony soulevait un point important : avec la perte du cuisinier, c’était à nous de prendre les devants.

-C’est à nous de prendre la relève. Même si ce serait quand même bien qu’Heziel revienne… Mais j’ai appris quelque chose. Même si on peut faire confiance à nos amis, c’est aussi important de faire confiance en nos propres capacités.
Je devais avouer que c’était quelque chose qui me chiffonnais depuis quelques temps. Pas le fait qu’Heziel était parti, mais je me demandais s’il allait vraiment revenir. L’idée même d’aller le chercher moi-même me trottait en tête. Je n’acceptais toujours pas son départ ! Mais au moins, je tentais de voir ce que je pouvais faire présentement. Heziel était peut-être partis, mais il restait encore tout un équipage ici ! Le plus important était vraiment de devenir plus fort pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise ! Le forgepentier était du même avis que moi, alors c’était plutôt facile d’être en accord.

-Bien sûr que je vais aider ! Par contre, ce ne sera pas de tout repos !

Le moral récupérait un peu de couleur, mais l’entrainement du soir fut quelque peu écourté. Après peut-être une heure ou deux, principalement à s’échanger des conseils ou à démontrer des techniques, le sommeil me rattrapait finalement. Après plusieurs jours, j’avais enfin atteint mon seuil critique. J’ai bien tenté de manger quelques paquets de bonbons, mais ça ne fonctionnais que pour quelques temps. Mais je promettais de nous remettre au travail après une bonne nuit de sommeil. Je me dirigeais donc vers la cuisine afin d’y retrouver mon oreiller. Cependant, force était de constater que la porte demeurait encore fermer… Il semblerait qu’Ogronch ait décidé de barricader la porte… Ce qui voulait dire…

Rapidement, je bondissais vers le hublot. Sous ma forme animale, je me glissais enfin dans mon repère ! Et cette fois, je ne me laisserais pas faire ! Ogronch se préparait à me lancer dehors, probablement influencé par les promesses de Max. Quant au cerveau de l’organisation, celle-ci menaçait mon sucrier avec du sirop. Non, tout mais pas ça ! J’avais déjà pris beaucoup trop de temps à le nettoyer ! Rapidement, nous étions tous deux en train de tourner autour de la table. Je sortais quelque chose de mes poches discrètement. Il s’agissait vraiment d’une situation d’otage !

-Ne fait pas ça Max ! Ne fait pas quelque chose que tu vas regretter ! Rend-moi mon sucrier et personne ne sera blesser !

-Tu oserais frapper une fille ? Quel manque de chevalerie !

-Oh non, mais j’ai quelque chose d’autant plus destructeur !

Puis, en deux temps trois mouvements, la pièce s’illumina sous l’effet de la flamme que je libérais de mon dial. La pièce étincelait de mille feux sans la présence de lumière. Maintenant, plus personne ne voyait rien ! Moi y compris… Oups, j’avais peut-être fait une petite erreur de jugement… Après plusieurs minutes complètement aveugle, un homme-rat géant, une scientifique et un panda roux décidèrent de mettre fin à ce petit manège. Après tout, le but n’était pas de détruire tout ce qu’il y avait autour ! Ce n’est qu’après cet étrange manège que j’ai finalement réussi à convaincre Max que je m’étais changé les idées…

Et surtout que je voulais dormir !




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Tony Stronghold
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MessageSujet: Re: Le passé, c’est douloureux [PV Tony Stronghold]   Mer 14 Mar - 15:09

Le Passé, c'est Douloureux


Aube d'un nouveau jour





Les avis du forgeron et du mousse semblaient converger, pour le plus grand plaisir de Tony qui ne put encore une fois que constater avec un sourire ravi la flamme ardente d'une volonté inébranlable qui brûlait dans les yeux du jeune garçon. Ce dernier avait déjà pris la pleine mesure de la difficulté de la tâche qui attendait désormais les pirates, et s'engageait pourtant sur ce chemin périlleux sans sourciller, sans douter une seule fois ni de ses propres forces, ni de celles de ses compagnons, ni même du bien fondé de son entreprise. Une telle foi en ses propres convictions était plus qu'admirable, et le grand blond se jura d'y faire honneur. Après tout, il ne saurait être en reste !
Pumori répondit par l'affirmative, faisant même monté les enchères en promettant au pugiliste une galère à la mesure du but à atteindre, ce qui le fit sourire. Du repos ? Il ne s'était pas aventuré sur les mers pour ça.

"Mais j'espère bien ! Ce serait pas drôle sinon !!! Kaaaahahahchichichichichi !!!"

Les deux frères d'arme se mirent donc à l'œuvre sans plus attendre, échangeant conseils et techniques pour parfaire leur art de la castagne avec une détermination renouvelée qui leur fit un bien fou. Maîtriser ce nouveau palier de puissance ne serait ni facile ni immédiat, mais peu importait. Le moral repartait à la hausse, et rien que cela, ça valait de l'or. Après tout, un pirate n'était rien sans ses rêves et sans espoir.

Toutefois, la séance se termina plus tôt que Tony ne l'escomptait. Le corps en pleine croissance du jeune mousse, particulièrement vorace en énergie, rattrapa bien vite son propriétaire qui ne put qu'emprunter le chemin du dodo immédiat. La prise en otage du sucrier se solda heureusement par une victoire du soldat Pumo qui, usant de sa grenade aveuglante, parvint à maîtriser la situation. L'incident ne fit heureusement aucune victime, et le calme revint à bord du Youthfull Demon... Pour l'instant, en tout cas.

Tony resta quelques longs moments accoudé au bastingage du navire, faisant le point, le regard perdu dans le vide de l'océan qui se confondait avec le ciel et qui donnait l'impression au forban de naviguer dans les tréfonds de l'espace intersidéral. Il s'était longtemps laissé porté par les courants de la vie, ne réalisant même pas qu'il était possible de donner des coups de rame pour se rapprocher de ses objectif ; objectifs que son propre esprit avait cachés derrière les brumes de la fatalité, de l'auto-flagellation et de l'auto-malédiction. Le forgeron avait désormais de nouveaux caps en vue, et une détermination à la atteindre flambant neuve. La lueur rosâtre qui précédait le lever du soleil encore caché derrière l'horizon lui arracha un sourire tandis qu'il faisait volte-face pour s'en retourner dans les entrailles du navire prendre un peu de repos bien mérité.

Était-ce l'épuisement ? Le relâchement provoqué par cette semaine riche en émotions plus intenses les unes que les autres ? En tout cas, pour la première fois depuis une éternité, Tony Stronghold dormi profondément.
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