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 [FB] Amis d’Hiver (feat Kensei Taisuke)

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Aggaddon Médixès
L'éternel
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MessageSujet: [FB] Amis d’Hiver (feat Kensei Taisuke)   Ven 10 Nov - 0:09






Amis d'Hiver
feat Kensei Taisuke






Le ciel uniformément blanc tapissait l’horizon tout en laissant s’échapper des flocons semblant n’être que des grains de sable face à l’immensité céleste. Certaines des montagnes de Yakoutie Island perçaient cet océan calme, fendant les vagues vaporeuses blanches d’une mer à peine perturbée. Le décor pur et doux caressait les rétines de ceux qui osaient admirer un tel spectacle. Le monde était si pâle. Entre la neige recouvrant les roches, le manteau laineux du firmament et la banquise voilant les eaux, une harmonie naturelle s’était installée. Le froid glacial semblait être un avertissement de Dame Nature qui affirmait son territoire. Malheureusement pour elle, dans cette vision de rêve, les constructions humaines venaient rompre l’idyllique paysage. Ces maudits êtres animés par une conscience gâchaient la splendeur de ce spectacle. Comment un tel concept avait pu jaillir chez des animaux primitifs ? Cela avait rendu l’humain égoïste, fourbe, ambitieux et destructeur. Le désir de liberté et de bonheur si cher à l’homme n’était-il pas au final une malédiction apportée sur l’humanité pour qu’elle ne puisse jamais connaître la paix ? Retourner à l’état bestial était impossible. La seule chance de l’humanité résidait désormais dans un despotisme massif contraignant chacun à dompter ses désirs.

Sortant de sa réflexion, Aggaddon se gratta le nez. Cet entraînement à résister à la rudesse polaire d’un climat si extrême était difficile. Même pour quelqu’un habitué à la condition climatique de North Blue, les montagnes de Yakoutie Island étaient un lieu glacial. Le savant se demanda alors si finalement le bonheur, que tant de gens prisait, prise et priseront encore, n’était finalement pas l’inconscience animal perdu à cause de l’évolution humaine. Il s’entoura de sa cape doublée de fourrure pour se réchauffer un peu. Il se décida à bouger et commencer à redescendre. Il se tourna alors vers le sommet, caché par les nuages, de la montagne sur laquelle il se trouvait. Il oublia alors le froid, profitant de la beauté pur et insouciante de cette vue. Un frisson le parcourra, rappelant à son esprit la situation dans laquelle il était. L’ancien noble engagea finalement sa descente. Ses traces disparaissaient, englouties par les flocons. Le vent siffler en lacérant ses vêtements. Les branches des arbres dansaient en profitant de ces courants aériens. Chaque instant était à la fois un peu plus sublime et un peu plus douloureux. Aggaddon avait la sensation que l’air des bourrasques ne faisait plus qu’un avec sa peau. Cela lui apporta une nouvelle motivation et il accéléra le pas. Il observait le village en contrebas en avançant, s’arrachant à l’emprise de cette tempête exorable. Ses prières muettes, ces moments de contemplation de cet environnement blanc, endurcissait son cœur, l’encourageant à soutenir un mouvement périodique indéfectible.

Le savant profita de ces longs moments pour réfléchir, portant son attention sur autre chose que le paysage et le froid. Cela lui faisait oublier ces sensations désagréables. Il commença par se remémorer des notions d’analyses en se dirigeant vers quelques propriétés des domaines simplement connexes.

« Ω est homéomorphe au disque unité U et est simplement connexe. S carré privé de Ω est connexe. Toutes f de H(Ω) peut être approchée uniformément sur les compacts de Ω par des polynômes et si l’on prend un chemin fermé γ dans Ω, l’intégrale sur γ de f est nul. f admet également une primitive dans H(Ω). Si 1/f est aussi dans H(Ω), il existe g et ϕ dans H(Ω) telle que f=exp(g)=ϕ^2. » pensait l’ancien noble.

Une bourrasque plus intense le sorti de ses pensées. Il y replongea plus profondément en continuant dans le thème de la connexité tout en cherchant les liens pouvant être fait avec la topologie générale. Avançant ainsi pendant de longues minutes, il termina sa descente en déboulant la pente allongée. Avant d’arriver en bas, il ramena ses jambes près de son torse et s’en servi pour se propulser dans les airs. Usant de ses talents en escrime acrobatique, lié principalement à son agilité et à la maîtrise de son poids, il effectua une pirouette dans les airs et arriva en bas en plantant un de ses bras dans la neige. Sa main lui servait d’appui, lui permettant de resauter, à l’aide d’une impulsion, pour atterrir sur les pieds.




Alors qu’il avançait dans le village, il remarqua la masse grouillante d’où émanait des insanités et des hurlements guerriers. L’intensité était au rendez-vous et les gens se poussaient comme des sauvages pour observer ce qu’il se passait au centre du regroupement. Aggaddon s’approcha prudemment. Il tenta de se frayer un chemin et découvrit cet affreux spectacle. Deux combattants s’affrontaient dans un tonnerre de beuglements. Les attaques s’enchaînaient, offrant un spectacle rare aux habitants du coin. L’un d’eux avait lancé des paris. Les gouttes giclant de l’affrontement étaient-elles de sang ou de sueur ? La fièvre hargneuse du combat s’était répandue facilement. La puissance de chaque coup se transcendait afin de se transformer en énergie pour les spectateurs. Ces derniers avaient abandonné ce qu’il faisait, laissant autour de la nuée humaine, butinant avec ferveur l’ardente bataille, un sacré capharnaüm. Aggaddon regrettait déjà la majestuosité des montagnes et la magnificence de Dame Nature. Dans ces moments-là, l’humain dégage un aspect bestial en succombant pleinement au désir de violence. Pourtant, les animaux ne déchainaient pas leur courroux pour assouvir un vil plaisir coupable. L’ancien noble en venait à se demander qui était le plus responsable entre la conscience et la liberté. Il agita la tête en se remémorant les réflexions qu’il avait eu plus tôt. La conscience était clairement la mère de tous les problèmes propres à l’humanité puisque c’est celle-ci qui permet de se détacher de l’animalité. Puisqu’il était déjà trop tard pour que les hommes régressent, c’était bel et bien la liberté sa cible prioritaire.

Absorbé par ses pensées, le savant n’avait pas remarqué que l’un des guerriers prenait l’ascendant pour terminer peu après le combat. La joie du public ne se fit pas attendre. L’homme s’occupant des paris distribua les récompenses tout en gardant une partie de l’argent. Aggaddon regarda la foule se disloquer pendant que le perdant du duel tentait de fuir.


©️ Jawilsia sur Never Utopia


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