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 [FB] Un bouquet mortel

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Nils Gratz
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MessageSujet: [FB] Un bouquet mortel   Dim 5 Nov 2017 - 19:56




Un bouquet mortel



Perdu. Esseulé. Abandonné.

Nils voguait sans vraiment savoir où il allait. Certes, il savait que sa destination était Toroa à n’en pas douter une seule seconde. Cependant, avec son état quelque peu léthargique, il finit sans mal par faire divers détours. Son arrivée sur East Blue n’avait pas été de tout repos et le vieil homme avait dû s’en prendre à deux monstres marins. Sans vraiment y faire attention, il avait démontré une habilité déconcertante de son fruit.

L’ancêtre était perdu… véritablement abasourdie depuis l’affrontement avec les révolutionnaires où il avait revu sa moitié pour la dernière fois, sans que, de plus, ce ne soit véritablement elle. Soupirant en repensant à ces faits pour le moins déroutants, le grand-père ne perçut que très tardivement la terre de la nouvelle ile devant lui. Manoeuvrant son petit navire comme un forcené pour ne pas se retrouvé dépourvu d’embarcation, Nils dut se rendre à l’évidence, il avait besoin de provisions pour la suite de son voyage. Nul doute qu’il pourrait rejoindre Toroa à temps : les morts ne risquaient pas de disparaître de toute façon…

Soupirant, c’est le cœur lourd que l’ancêtre posa le pied à terre. Le vieillard attacha son embarcation solidement avant de se saisir de sa faux. Un premier pas plus tard, l’ancêtre se ravisa et il déposa son arme soigneusement sur le navire. Aujourd’hui, il irait sans artifice, comme l’homme qu’il était. De toute façon, il ne s’attendait pas à ce qu’on lui parle de trop. Un vieillard de la marine, en tenue de civil, le visage abattu et sans doute grabataire, qui allait-il déranger ?

Marchant tout de même lentement, Nils fut une nouvelle fois perdu dans ses pensées. Il revoyait sa femme en boucle. Il la revoyait, criblée de balle. Une foule de questions lui traversèrent l’esprit : pourquoi était-ce arrivé ? qu’était-il advenu des enfants ? Et Eric ? Pourquoi la marine et le gouvernement n’avaient rien fait ?

L’ancêtre serra le poing devant cette vérité. Toroa avait pourtant la réputation d’être imprenable, de constituer l’un des quartiers généraux de la marine. On lui avait assuré qu’ils ne risqueraient rien, qu’être réquisitionné pour le gouvernement mondial constituerait un idéal pour lui et sa famille. En se sacrifiant pour la cause de tous, il permettrait au pays de grandir.

Serrant le poing, Nils se mordit les lèvres. Une rancune sans pareille envers sa propre faction lui rongeait le cerveau. Il avait envie de hurler, de crier à la terre entière… visiblement, même son estomac lui en voulait. Gargouillant lui aussi, le pauvre grand-père n’avait visiblement pas le moindre moment de répit.

Marchant, triste et sans savoir où il allait, le vieillard commença à avoir un visuel sur un champs aux milles et une couleurs… cette vision le calma étrangement… du moins pour le moment.


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Rainbow Dieulegrand
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MessageSujet: Re: [FB] Un bouquet mortel   Lun 6 Nov 2017 - 13:35


Un bouquet mortel






Un vide, grandissant. A l’intérieur de moi. J’étouffe. Je survis à peine. Je me sens à côté de tout. Bonne à rien. Une indic’ avec trop d’empathie? Ca fait mal son boulot… Oui mais voilà, j’aime voir tout ce qu’il y a de bon dans les personnes qui m’entourent. Et ce, même si ce sont des pures enflures. J’essaye de voir derrière le masque, de comprendre. De pardonner. On me dit souvent que je suis trop utopiste, trop bonne poire. Est-ce que ça doit vraiment s’arrêter? Je finis toujours sur la paille, j’ai bien du mal à vivre de ce boulot, et mes pas me ramènent toujours sur Azalariane… Je me sens vide. Inutile. La porte de ma chambre s’ouvre brutalement, laissant Théo apparaitre dans l’embrasure de la porte.

« Rain’, franchement, tout le monde est déjà levé ! Même les marmottes ne dorment pas autant.

-Je suis réveillée, Théo, et je suis même lavée, j’ai même rangé une partie de la cargaison cette nuit. Je méditais, juste.

-Tu « méditais », ouais. T’es encore en train de ruminer. Lèves-toi. Tu risques de finir momifier si tu rester dans cette position. 

-Je serai là dans une minute.

-Ok… »

Après un instant d’hésitation, Théo finit par repartir, laissant la porte grande ouverte comme pour dire : de toutes façons, même si tu veux continuer à méditer, tu finiras par devoir te lever pour fermer la porte. Compris, Théo… Je vais bouger mon popotin. Je tourne la tête vers ma petite table de chevet, où est déposée ma gourmette. Voilà 2 jours que je l’ai enlevée. Je ne sais même pas exactement pourquoi. Tenterais-je de m’affranchir de la seule chose qui me rattache à la mère que je n’ai jamais connue? Est-elle vivante? Ai-je une famille? Je me relève, et m’assieds sur le bord du lit, le regard toujours rivé sur la petite chose couleur or. Un R, la seule chose qui me définisse. Rose. Rainbow. Rêveuse. Rieuse parfois. Râleuse, assez souvent. Je souris à cette idée. Si j’arrive à me tirer des sourires moi-même, c’est bien que je ne suis pas totalement perdue, non? Moïra m’aperçoit en passant devant la porte, et se permet d’entrer pour me rejoindre et me prendre la main.

« Onee-san, dis, tu viens nous lire une histoire? Henry a trouvé la suite de « Guerre dans le ciel » dans la bibliothèque ! On va enfin savoir si Timeo parvient à sauver la princesse Hiris !!!

-Bien sûr Moïra. Laisses-moi juste le temps d’enfiler mes chaussures. »

Je souris encore, malgré moi. Nous n’avions pas ce livre hier, j’ai fouillé la bibliothèque de fond en comble ! Théo a frappé, il a dû taper dans ses économies personnelles pour pouvoir l’acheter aux enfants… Nous ne roulons pas sur l’or, ces derniers temps. Surtout depuis que j’ai arrêté même d’essayer d’aller faire mon boulot. A la vérité, si j’essayais au moins de faire un tour chez les rares personnes avec qui nous faisons du commerce, ça pourrait au moins raviver un peu la réserve de Berrys de l’orphelinat. Je suis vraiment nulle ces derniers temps… Demain j’irai jusqu’à eux, je ferai un petit tour. Au moins ça. Je me prépare et attrape quelques couvertures pour pouvoir nous installer dehors sur l’herbe, et la petite me suit alors que je descends les marches. Moïra fanfaronne à qui le veut que je vais faire la lecture et quelques enfants sont rameutés par l’entreprise, si bien qu’une fois arrivés dehors nous sommes un petit groupe de cinq. Théo sourit de loin en voyant notre joyeuse équipe s’installer sur les couvertures, alors que le soleil rayonne et que le vent doux est chaud. Ca me fait du bien… Les sourires et les rires des enfants mettent du baume au coeur, et leurs petites mains qui viennent s’agripper me fait me sentir moins seule. J’ouvre le livre et commence la lecture, jusqu’à ce qu’une ombre attire mon regard : un bateau, plus loin. Arrêté. Un bateau qui débarque sur Azalariane sans prévenir? Il n’y a que trois possibilités pour que cela arrive en pleine journée : un enfant qu’on vient apporter, une cargaison, ou une personne perdue. Compte tenu que personne n’est encore arrivé jusqu’à nos portes et qu’aucune caisse n’est en vue, la troisième option s’impose. Je donne le livre à Henry, le seul enfant des 4 qui sache lire, pour qu’il continue la lecture le temps que j’aille vérifier ce qu’il se passe là-bas.

C’est là, que je le vois, plus loin. En même temps, sur ce côté de l’île, ça n’est qu’une vaste pleine, la forêt est de l’autre côté… En m’étant rapprochée, je distingue une silhouette masculine dont une aura de je-ne-sais-quoi se dégage. De loin, il n’a pas l’air d’être tout jeune, il semble même prostré… Mais que vient faire cette personne ici?

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Nils Gratz
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MessageSujet: Re: [FB] Un bouquet mortel   Lun 6 Nov 2017 - 22:35




Un bouquet mortel



Lentement mais sûrement, le grand-père avançait. Pas très sûr de lui, il cherchait principalement de quoi refaire sa route par la suite. Son sens de l’orientation, ainsi que son instinct légendaire, étaient une nouvelle fois au centre des décisions qu’il pouvait prendre : raison pour laquelle il se dirigeait vers une plaine à priori vierge plutôt qu’une forêt où la végétation aurait initialement pu le combler. Y avait vraiment pas à dire, plus il vieillissait, plus il déprimait… et plus il devenait con.

Finalement, son regard s’émerveilla soudainement. Alors qu’il ne songeait pas vraiment à sa destination, il observa l’immensité du champ qui s’étendait sous ses yeux. Un vent frais vint faire balancer sa barbe blanche et ses sourcils broussailleux tandis qu’il prit une grande inspiration. Des fleurs de toutes les couleurs, resplendissantes, une pure beauté en plein milieu de nulle part. Bien que le vieillard ne se laissa pas aller à un sourire, il en resta cependant bouche bée. Comment penser que, dans un univers aussi hostile que celui qu’il connaissait depuis peu, pouvaient exister de pareilles beautés ?

Le cerveau de l’ancêtre était simplement en ébullition. Mille et unes idées lui vinrent à l’esprit, comme si du baume au cœur venait de lui être rendu. Sans voyager, jamais il n’aurait pu mettre la main sur un tel joyau. En cela, il serait toujours reconnaissant à…

Nils serra le poing : s’il n’avait pas voyagé, son plus beau joyau serait toujours de ce monde.

Perdant presque tout de sa superbe malgré le vent frais, le Gratz avança en direction de ces plantes bénies. Il n’en voulait plus à la marine, ni même au gouvernement mondial de façon générale, non. Il ne voulait plus qu’honorer l’esprit et la mémoire de sa femme. Un joyau pour un autre, telle serait la raison de son escale ici.

Se retrouvant au milieu de plusieurs de ces fleurs, Nils se laissa plonger un instant pour en ramasser plusieurs. Une première, puis une seconde et enfin une troisième avant de se relever pour observer l’horizon une nouvelle fois. Qu’attendait-il ? Comme complètement désabusé et vidé de toutes forces, Nils ne put que se laisser tomber.

Un bruit sourd retentit alors qu’il s’effondrait sur le dos au sol. Le grand-père n’était pas tombé inconscient bien qu’il resta silencieux un log moment. Une première larme coula le long de sa joue, puis une seconde et enfin une troisième. Cette fois ci, Nils pleura. Silencieusement.

Enfin il réalisait : il était en train de préparer le bouquet funéraire pour sa défunte femme.


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MessageSujet: Re: [FB] Un bouquet mortel   Mar 7 Nov 2017 - 14:15


Un bouquet mortel






Me rapprochant un peu plus, je discerne un peu mieux le vieil homme. Une longue barbe blanche, l’ai avachi… Il n’a vraiment pas l’air dans son assiette. Est-ce que je ressemble à ça moi aussi quand je trainais la patte ces derniers temps? Ce que je ne remarque pas dans un premier temps, c’est la direction dans laquelle il avance. Je suis encore éloignée de lui, et la panique me prends soudain quand je remarque qu’il taille sa route tranquillement en direction des roses. Les roses Rainbow. Les roses… Genre les roses magnifiques, mais surtout aussi MORTELLES qu’elles sont magnifiques. Oh mon dieu. Ce type ne sait pas du tout qu’il court à sa perte ! S’il se pique avec une des épines, je suis bonne pour creuser une tombe en plus !!! Je tourne la tête et évalue la distance qui me sépare de l’orphelinat, et la distance qui me sépare du vieux. Mais à quoi ça me servirait d’appeler de l’aide? Dans tous les cas, si jamais il se pique, on a pas d’antidote pour l’instant ! Je me précipite dans la direction du papy, sous les cris lointains des enfants qui ont sans aucun doute saisi la gravité de la situation. Je commence à hurler, espérant qu’il m’entendra :

« N’approchez pas !!!! N’approchez pas des roses ! Eloignez-vouuuuus ! »

Il ne m’entends pas. A vrai dire, il a carrément l’air hypnotisé, et je commence à me dire que je n’arriverai pas à temps. Pas du tout. J’ai vraiment peur. Une tombe en plus… J’ai pas envie, ni besoin de ça en ce moment ! Je renonce à hurler, et me contente de garder mon souffle pour pouvoir courir encore plus vite. Je freine ma course et me stoppe juste avant d’arriver sur le champ pour voir le vieux, engagé dans le terrain miné qui s’effondre. Mon sang se glace, et je me fige quelques instants avant d’oser m’approcher lentement. S’il n’avait pas été touché avant, il doit sûrement être contaminé par les roses maintenant ! Même si elles ne sont pas aussi proches et compactes que dans un rosier, un homme ne peut pas se vautre ainsi sans risquer de rentrer en contact avec une épine. Si je veux pouvoir le sortir de là pour l’enterrer, j’en aurai pour des heures de précautions ! Qu’est-ce qui lui a pris? En plus… Il n’a rien senti? C’est vrai, ça. Je deviens méfiante, devant l’improbabilité de la situation. Il ne bouge plus, et il n’avait pas l’air d’avoir de soucis avant de s’effondrer. Il ne s’est pas tordu de douleur. Et… Je l’entends. Je l’entends respirer. Il est… Viviant?

« Rainbow !!!! »

Voilà Daphnée, une des plus matures et âgées de l’orphelinat, qui arrive en courant avec mes gants spéciaux… Ceux que j’utilisais quand je vendais les roses Rainbow. C’est très avisé de sa part, ça me permettra de m’en sortir, au cas où je dois vraiment aller récupérer le vieil homme. La fillette arrive à ma hauteur, me donne les gants que j’enfile en la remerciant avant de m’avancer vers le début du champ multicolore. En tendant le coup, je vois facilement son visage, qui n’a pas du tout l’air d’être inanimé. Au contraire… Cet homme pleure. Il n’est pas empoisonné, ni mort, cet homme pleure !!! Il devrait déjà être à l’article de la mort, si ce n’est complètement froid. Il y a quelque chose, c’est sûr, sauf que… Je ne sais pas quoi !

« M… Monsieur? Tout va bien? Je viens de vous voir vous effondrer dans le champ de roses, et… Comment dire… Comme elles sont empoisonnées, je… Je m’inquiétais… »

Toute cette affaire est bien trop étrange. Pour l’instant, j’évite de dire qu’elles sont mortelles, ou autre chose : je ne sais pas à qui j’ai à faire, la raison de sa venue et surtout, pourquoi il est toujours vivant. Daphnée reste derrière moi, complètement statufiée. Du haut de ses 11 ans, elle doit être complètement déstabilisée par la situation…

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MessageSujet: Re: [FB] Un bouquet mortel   Mer 8 Nov 2017 - 1:12




Un bouquet mortel



Le vide, le néant.

Nils n’avait absolument rien entendu des considérations de la jeune femme qui l’avait suivi. En temps normal, il n’en aurait d’ailleurs eu pas grand chose à faire mais en l’occurrence, en cet instant précis, il ne l’entendait même pas, sans que ce ne soit la faute de ses oreilles défaillantes… pour une fois.

En tombant, toujours sans s’en rendre compte, le vieillard s’était enfoncé quelques épines dans la peau. En réalité, il les avait senti mais ces dernières ne lui faisaient que de se sentir un peu plus vivant. Etrangement, il avait cruellement besoin de douleur. Non adepte du sado-masochisme, il restait avant tout ce vieillard inconsolable qui réalisait son deuil.

Soudain, sans s’y attendre, Nils ouvrit un premier œil, humide. Le second vint également s’ouvrir plus rapidement : voyant un visage féminin et des cheveux de toutes les couleurs, le vieil homme pensa simplement à un arc-en-ciel tout en voyant le visage de sa femme comme dans sa jeunesse. Des larmes, il passa au sourire et leva son bras écorché, lentement, pour saisir et toucher cet être parfait… avant que la réalité ne le rattrape soudainement.

Il était dans le monde réel et non dans un rêve : celle qui se tenait au dessus de lui n’était pas sa femme mais une parfaite inconnue qui parlait déjà beaucoup. L’ancêtre écarquilla les yeux violemment. Il avait pourtant pensé qu’il était seul sur l’ile ! Avait-il été perdu dans ces pensées à ce point ? Le fantôme de sa femme se dissipa un instant tandis que la jeune fille devant lui expliquait s’inquiéter pour le vieil homme qu’il était.

La mouette s’était arrêtée de pleurer. Certes, les larmes avaient déjà beaucoup coulé mais que l’on puisse s’inquiéter pour lui, c’en était beaucoup trop. Se redressant un peu, il cueillit une fleur maladroitement pour la tendre à la fille aux cheveux multicolores, sans même savoir pourquoi il faisait ça.


Faut pas laisser trainer tes cheveux ! Ah ces jeunes de nos jours !
Ainsi, si la jeune fille ne la prenait pas sur l’instant, de peur d’être infectée par le sang du vieillard qui ruisselait de son doigt à la tige, Nils en profiterait pour se mettre l’auriculaire de son autre main dans le nez. Visiblement, il semblait bien plus d’appoint en quelques secondes qu’il ne l’avait été depuis plusieurs semaines. Il était même capable de blaguer sur la couleur des cheveux de la jeune demoiselle.

En réalité, l’ancêtre souffrait. Il était parvenu à le cacher lorsqu’il avait officié pour le jugement, il était parvenu à le cacher à son fils masqué et plus ou moins à tous les marchands et potentielles rencontres qu’il avait fait… pourquoi aujourd’hui serait différent après tout ?



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MessageSujet: Re: [FB] Un bouquet mortel   Mar 14 Nov 2017 - 18:37


Un bouquet mortel






La fillette derrière moi retient son souffle. J’entends presque son coeur battre, et je sens que c’est de pire en pire à chaque seconde. Armée de mes gants, je tends l’oreille et voit que le crops du vieil homme est encore empli de vie. Pire. Il est toujours en train de pleurer, mais il sourit ! Il… IL SOURIT !!!!! J’entends la fillette avaler de l’air en un ébahissement assumé et je m’aperçois que j’avais arrêté de respirer. Je ne sais pas pour la combientième fois… Tout se précipite. Il se relève, souriant, comme si de rien n’était, et.. Et… Et… Je suis statufiée en le regardant cueillir une fleur, alors même qu’il semble déjà être blessé. Je vois très clairement la marque d’une des épines sur lui ! Mon dieu. J’ignore si cet homme est un démon, un demi-dieu, ou quoi, mais une chose est sûre, c’est que je suis à la fois prostrée et un tantinet terrorisée. Il me tend une rose fraichement cueillie que je me permets de prendre sans avoir peur ; bénis soient ces gants que j’ai enfilés. Mais ce qu’il me sort après me laisse encore plus sans voix.

Laisser traîner mes cheveux.

Mes… Cheveux…



C’est une rose Rainbow, qu’est-ce que ça a à voir avec mes cheveux qui trainent?…

Oh mon dieu.

C’est en rapport avec la couleur?!…

Un frisson me remonte la colonne, et je tente d’avaler une goulée d’air pour reprendre mes esprits, c’est ce moment que le vieux choisit pour se fourrer un doigt dans le nez. Parfait. Maintenant, j’ai envie de vomir.

« HIIIIIYYAAAAAAAAAAAAAAAAA ! BOUAAAAAAHAHHAHAHHHHHHHHHH BOUUUUUUUUUUUH ! BouuuuUUUUUUUUUUUUUH »

La gosse à côté de moi se met à pleurer les larmes de son corps en se reculant. Ca n’est qu’à sa deuxième phrase que je me dis que de longues heures de thérapies sont en prévision.

« UN MORT VIVANT ! »

Je ferme les yeux, blasée, pour éviter de voir sa course en direction de l’orphelinat. Non seulement ce vieux bonhomme vient de tuer la santé mentale de cette petite, mais si elle raconte ce qu’elle vient de voir et que les autres rappliquent, c’est la fin.

« A L’AIIIIIDE LES MORTS VIVANTS ATTAAAAQUEEEEEENT! »

Achevez-moi… Enfin bon. Ca fait un peu plus d’espace pour moi. Et pour le dialogue avec le vieux.

« Monsieur, je suis vraiment désolée, mais il se trouve que vous êtes dans un champ de roses certes colorées, mais mortelles ! Je ne sais pas pourquoi vous êtes en vie, vous êtes peut-être sauvé par des petits anges qui veillent sur vous, mais… Ca serait mieux à mon avis si vous sortiez de ce bazar coloré. »

Je me recule et lui fait signe de s’avancer, pour qu’il sorte de là. Si les enfants doivent revenir, le choc sera moins brutal si le vieux est pas en train de se relever comme un mort-vivant.

« Nous avons du thé et des gâteaux à vous proposer, dans notre orphelinat ! Et du balcon, vous pourrez avoir une vue imprenable sur le champ de roses, je vous le promets ! »

Accessoirement, avant d’entrer, il faudrait qu’il accepte de passer sous un jet d’eau. Mais… Une chose après l’autre.

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MessageSujet: Re: [FB] Un bouquet mortel   Ven 17 Nov 2017 - 15:51




Un bouquet mortel



Nils ressemblait-il vraiment à un cadavre ? Est ce que le fait de voir un simple ancien, certes pas très propre, constituait une raison pour se moquer ainsi ? Le grand-père n’en voudrait cependant pas à la petite. Lui qui pensait être seul, il était finalement plutôt heureux de voir de la vie autour de lui. Au départ, il n’avait même pas eu la présence d’esprit de comprendre qu’on parlait de lui. S’étant retourné, il avait finalement pointé son pouce dans sa propre direction pour demander confirmation. Boarf ! Tant pis !

Finalement, Nils ne passerait pas inaperçu… une fois de plus. Ainsi, les fleurs étaient mortelles : ça aurait été parfait pour le vieillard s’il avait pris le mot au sens propre comme l’avait sans doute voulu la jeune femme de prime abord… mais non. Nils n’e faisait qu’à sa tête, comme toujours. Le docteur Gratz pensa alors qu’il s’agissait là d’un nouveau mot d’argot des jeunes d’aujourd’hui. Décidément, ils ne savaient plus quoi inventer pour faire leurs intéressants.

Si les plantes avaient vraiment été mortelles, comment est-ce que Nils aurait fait pour se sortir de là sans être mort à son tour ! Il était évident que c’était un mot d’argot. Il ne pouvait pas en être autrement.

Dans un soupir qui en disait long, l’ancêtre s’apprêtait à répliquer mais rien ne sortit de sa bouche. Etrangement, il n’avait pas le cœur à ça. En tant que médecin, il aurait aisément pu répliquer sur le fait que les morts-vivants n’étaient que des personnages de fiction, mais à quoi bon ?

Finalement, sans un mot, le Gratz obtempéra. Marchant lentement et se dépoussiérant quelque peu, il sortit du champ comme on le lui avait indiqué. On lui promettait une belle vue ? Pourquoi pas se disait alors l’ancêtre. Marchant suffisamment lentement, le vieillard continuerait ainsi jusqu’à l’orphelinat. Il se laisserait guidé tel le septuagénaire qu’il était et n’insisterait pas vraiment, préférant se laisser guider.

Peut être que le côté mortel de la plante avait agi finalement ? Dans tous les cas, il risquait de paraître bien morne aux yeux de la demoiselle multicolore. Pire encore ! Sa démarche lente et particulièrement atone risquait de laisser croire au retour des morts vivant version deux ! Il ne manquait plus que la jeune demoiselle ne le suive en allant aussi lentement que lui et l’orphelinat penserait alors le pire : corrompue, Rainbow aurait été transformée elle aussi.

Et voilà : l’invasion Zombie risquait d’avoir commencé, et tout ça en moins de vingt-huit jours. Ce n’était pas les soupirs du vieillard qui risquaient de démentir cette théorie.


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MessageSujet: Re: [FB] Un bouquet mortel   Dim 26 Nov 2017 - 13:45


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La bonne nouvelle, c’est que le vieux semble entendre le sens de ce que je lui dit et accepte de me suivre. La mauvaise, c’est qu’il agit comme si les roses avaient eu un effet sur lui. Entre autres, l’effet de le rendre euh… Mortel. Pour ainsi dire. Sa démarche lente, ses mouvements lourds, puis-je même dire sa pâleur? Tout comme pour affirmer les dire de la petite apeurée : ce vieux semble de plus en plus être mort de l’intérieur, et au final, ça n’est que la proposition de nourriture embellie par la vue imprenable qui a su le faire bouger. Il ne parle même pas !!! Au seul moment où il semble vouloir répliquer quelque chose, sa voix semble être décédée. Le pire… En marchant, ces soupires… Lents, dépressifs, comme des paroles inintelligibles. Je préfère m’adapter à son allure, et son état n’a pour effet que de me plonger dans une profonde réflexion dépressive. Me voilà quelque peu voutée, et inquiète à l’idée que ce vieil homme ait à subir un effet jusqu’ici inconnu des roses et souffre d’un maux que je ne pourrai jamais calmer. Je me tais tout du long et me contente de regarder mes pieds, bouleversée. Trop pour voir ce qui se trame au loin à temps…

Quand nous approchons de l’orphelinat, ce qui me frappe, c’est le silence, l’absence de bruit, de mouvement. Je me redresse, et remarque que toutes les affaires des enfants sont disparues. Sans doute rangées? Puis un bruit commence à titiller mon oreille alors que nous arrivons tranquillement devant la porte. Un bruit qui vient d’au-dessus. Je lève la tête, et demande à la cantonade :

« Les enfants? Ohéééé, qu’-est-ce que vous fabriquez là-haut…? »

Mes aux même moment je vois un seau qui tombe droit en direction de ma tête. Alors, je me recule pour laisser le seau exploser à mes pieds alors que j’entends un cri de guerre d’au-dessus, pendant que des petites têtes apparaissent tout juste du balcon.

« Il faut tuer les morts-vivants !!!! Ils nous attaquent !

-Mais vous êtes complètements frappés !!!! C’est comme ça que vous accueillez nos hôtes? Ca n’est qu’un vieil homme, bande de petits chenapans ! Maintenant descendez moi un seau d’eau tiède, que je puisse le débarbouiller ! »

Mais ils n’écoutent que ce qu’ils veulent, et alors que je m’excuse auprès du vieillard tout en lui disant qu’il faut laver ses plaies avant de rentrer dans les lieux, les jeunes arrivent en portant une importante quantité d’eau à peine tiède et la balancent comme s’ils tentaient d’exorciser le vieux monsieur. Je n’arrive bien entendu pas à temps pour les empêcher de balancer un premier jet d’eau dont qui aura tôt fait, je l’espère, de rincer les traces de poison apparentes devant, et me précipite dans leur direction. Ils fendent aussitôt les rangs pour s’éparpiller, deux à droite et deux à gauche en riant comme des… Comme des gosses. Quelle éducation… Dire que je pensais les avoir éduqués dignement ! Je pars à la poursuite de deux d’entre eux en les sommant de s’arrêter, leur expliquant qu’ils n’avaient pas à faire à un zombie et qu’ils se montraient impoli. Voilà une belle arrivée en fanfare…

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MessageSujet: Re: [FB] Un bouquet mortel   Lun 4 Déc 2017 - 15:11




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Oh ! Joie. Le chemin n’avait pas vraiment été placé sous ce signe… en réalité, l’ancêtre, totalement amorphe à plus d’un égard, s’était laissé mener jusqu’à l’entrée de la bâtisse. Belle bâtisse d’ailleurs, se fit-il en remarque. La main tendue vers l’avant, prêt à ouvrir la porte principale du manoir, c’était tout naturellement que le vieillard s’était figé.

Sans crier gare, il avait reçu un véritable sceau d’eau sur la tronche, le détrempant quasi totalement. Complètement mouillé des pieds à la tête alors que la jeune demoiselle était en train de réprimander les jeunes garnements. C’est le visage lourd et grave que Nils entreprit de se retourner… lentement… très lentement.

L’eau à peine tiède eut le don de raidir le cou du vieillard qu’on pouvait entendre les os de son squelette sonner l’heure d’une mort imminente à tous les coups. Chaque craquement de chacune des cervicales aurait pu faire croire un peu plus à un zombie ou alors à un squelette articulé. Même dans les films d’horreur, les vieux ne faisaient pas autant de boucan ni autant peur. Le vieillard, toujours la main tendue, en profita tout de même pour préciser les quelques éléments à le jeune femme concernant son débarbouillage.


C’est plus vraiment nécessaire…
Et c’était vrai. Trempé jusqu’aux os, le docteur Gratz n’avait plus qu’un seul besoin : se sécher convenablement. Le bon thé qu’on lui avait proposé quelques minutes auparavant ne lui avait jamais semblé aussi prometteur. Il s’était attendu à ce qu’on lui apporte une serviette au moins, ou alors un truc technologique que seuls les jeunes maitrisaient mais, au lieu de ça, la furibonde partit tenter de rattraper les garnements. Décidément, ce n’était vraiment pas la journée du vieillard.

Foutant de l’eau partout, c’était avec une nouvelle démarche de zombie que le vieillard traversa l’entrée. Il était d’ailleurs possible de le suivre à la trace : l’eau ayant permis de faire un simili de boue sous ses chaussures. Observant les alentours, il regarda la décoration un bref instant avant d’aller lui même s’installer dans un fauteuil dans ce qu’il pensa être le salon.

Peut être que le maitre de maison ou le domestique allait lui offrir ce fameux thé ou simplement une serviette pour s’essuyer. Le poison n’était plus vraiment présent sur l’ancêtre qui ne le craignait pas, mais l’eau, ça mouille.

Des bruits se faisaient entendre. Nils pensa alors que la jeune fille de tout à l’heure était parvenue à ses fins. Assis, immobile dans son fauteuil, le vieillard devint alors une proie facile. Si les bruits n’étaient pas ceux de Rainbow tentant de faire son possible pour remettre dans le droit chemin les bambins, alors peut-être qu’il s’agissait des deux autres fuyards qui préparaient le plan du diable ?

Dans tous les cas, et Nils le savait parfaitement, des gamins, ainsi livrés à eux-mêmes, avaient de grande chance de finir comme délinquants ou comme rebus. De toute évidence, il se rappelait l’épisode d’un certain Komatsu qu’il avait failli décapiter un jour de moisson. Décidément… Nils se perdait facilement dans ses souvenirs…allait-il en payer le prix fort ?


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MessageSujet: Re: [FB] Un bouquet mortel   Jeu 4 Jan 2018 - 10:44


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Pour ce qui est du débarbouillage, le vieil homme n’aurait pas pu voir plus juste… Ca n’était plus vraiment nécessaire. Un frisson me remonte dans le dos, cependant que je me statufie au final. Mes membres sont la définition même de la chair de poule. Comment en est-on arrivés là?… C’est à n’y plus rien comprendre. Je cesse de poursuivre les gamins, qui ont fini par s’arrêtés avec un visage d’incompréhension en voyant que je ne les poursuis plus. Les bras soudainement le long du corps, le visage tourné vers le sol et la rage sur le visage, j’assène quelques mots pour que les niards cessent leur mascarade.

« Dans vos chambres. Maintenant. »

Ma voix, pleine d’autorité, provoque une torpeur générale. Les enfants se mettent à courir en hurlant jusqu’à leur chambre, et je ne bouge pas. Dans tous les cas, ils courent tellement vite avec l’adrénaline que je ne parviendrai jamais à les attraper. Les enfants, décidément… Je me batte vers l’armoire contenant les draps, et m’arme maintenant d’une grosse couverture et d’une serviette, qui ensemble forment une telle hauteur que je ne vois pas vers où je marche. Je suis obligée de tirer sur mon cou pour me diriger. Malheureusement, le vieux a bougé, et je dois faire confiance aux traces d’eau pour le retrouver. Autant dire que je manque quelques fois de me ramasser par terre, parce que l’eau : ça glisse. Au moment où j’arrive enfin face au vieil homme, souillé comme une serpillère et avachis dans le fauteuil, un pet sonore se fait entendre. Je le regarde, mortifiée, ne sachant pas s’il s’agit encore une fois d’un méfait des gosses, ou si notre invité ponctue mon arrivée de cette manière. Je n’ose rien dire pour ne pas l’offenser, et me contente de dire avec un rire on ne peut plus gêné.

« Désolée, ils ont besoin d’éducation ces petits… C’est pas toujours facile ici, ils sont tellement nombreux et les figures d’autorité sont rares. Vous… tenez, voici une serviette. Séchez vous, et vous pourrez vous enrouler dans la couverture pour vous réchauffer. Pendant ce temps, je vais préparer le thé. »

Serviette et draps donnés, je me retourne pour entendre encore une fois un pet disgracieux alors même que je tente de tailler mon petit chemin. Le bruit me fait stopper un quart de seconde, et je fais comme si je n’avais rien entendu, me dirigeant vers la cuisine. L’eau se met tranquillement à bouillir, et je mets des petits gâteaux à la cannelle sur le plateau avec du sucre, des cuillères, et deux tasses à thé. Ne sachant pas les gouts du vieux, j’opte pour un thé à la rose qui finit dans al théière. Le plateau prêt, je remarque que mes épaules sont relevées. Je stresse. Je ne sais pas pourquoi, ou trop bien? Pas le moment. Retour auprès du vieux, et voilà que j’entends à nouveau un bruit qui me décontenance. Je me contente de poser le plateau sur une table que je rapproche de l’homme âgé, alors que je prends place sur une chaise que j’ai rapprochée.

« J’ai… Fait du thé à la rose, et voici des petits biscuits à la cannelle. J’espère que vous aimez? »

J’essaye de paraitre normale, mais autant dire que je dois avoir une tête abominable. Le pire, c’est que s’il s’agit d’un enfant, il croira que c’est moi qui?… C’est… C’est dégoutant !

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MessageSujet: Re: [FB] Un bouquet mortel   Jeu 4 Jan 2018 - 19:16




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Tous les jeunes avaient besoin d’éducation. C’était certain ! Encore bien loin de son idée d’école, Nils fut extirpé de ses pensées par les paroles de la jeune demoiselle. Il ruminait sans cesse, évidemment mais quelque chose le tiraillait de plus en plus… le poison de la fleur multicolore avait commencé à faire son effet.

Levant les yeux vers la jeunette, le visage du vieillard n’exprimait plus grand chose. Se tortillant sur un fauteuil, un premier son vint percer le silence dans une première venue… Fermant les yeux pour se concentrer, c’est un second son dérangeant qui vient éclater de façon un peu plus discrète. Le grand-père devait se retenir ! C’était évident ! Malheureusement pour lui, son colon à l’âge déjà bien avancé le trahit pour un troisième pet bien plus virulent que les autres tandis que Rainbow apportait le thé et les petits biscuits. Ouvrant de nouveau les yeux, Le Gratz ne put que constater le visage horrifié de la jeunette. Sans doute aurait-elle lâché le plateau si le vieillard avait fait pire à ce moment là…

Le médecin ferma son visage pour ne laisser qu’une expression blasée s’afficher : après tout, c’était on ne peut plus naturel non ?


Je… Bah quoi ?
Il en faisait même presque l’étonné ! L’ancêtre attendrait sagement qu’on lui apporte sa boisson et de quoi grignoter. Si la jeune demoiselle se mettait à lui tenir compagnie, alors il lui expliquerait sans doute le pourquoi du comment en commençant bien évidemment par le plus important.


Ouai. J’ai des gaz… mais tout ça c’est de votre faute !
L’improvisation du grand-père aurait alors pu la décontenancer. En effet, bien qu’il ne s’agissait pas vraiment de la faute de la jeune demoiselle, il n’en demeurait pas moins vrai que le poison était responsable de ses maux de ventre. Si la jeune fille était suffisamment curieuse, Nils expliquerait alors sa malédiction. En réalité, Nils n’avait pas vraiment de connaissances en matière de fruits du démon : peu confronté à ses propres pouvoirs, il n’avait en réalité découvert que peu de choses. Immunisé au poison, il ne semblait plus trop apprécié les bains et les baignades de façon générale… de toute façon, il n’avait jamais su nager alors à quoi bon ! Son pouvoir lui permettait de maitriser et de manipuler diverses formes de poison. Si Rainbow souhaitait en savoir plus, Nils créerait alors une sphère de poison liquide dans sa main.

Si ces informations n’avaient que peu d’intérêts pour la jeune demoiselle, alors Nils en profiterait pour s’épancher un peu plus concernant sa propre vie personnelle. La perte de sa femme l’ayant particulièrement chamboulé, il semblait maintenant désireux plus que tout au monde de réaliser sa catharsis. Le récit risquant d’être long, il ne restait plus qu’à espérer que la jeune femme soit un peu manipulatrice pour diriger la conversation où elle lui semblerait être la plus intéressante.


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MessageSujet: Re: [FB] Un bouquet mortel   Sam 6 Jan 2018 - 18:35


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Bah quoi? Bah il pète, et c’est pas gai. C’est pas non plus une preuve de maturité et je me dis que les enfants ont peut-être calculés leur coup? Ils ont peut-être senti qu’en ce vieux se cachait l’âme d’un enfant? Ouais non, je doute que des gosses aient pu penser à ça, ou avoir assez de discernement s’ils ont cru dès le début que c’était un zombie… Il s’est passé quelque chose, le vieux n’a pas été victime des roses, mais de là à parler de zombie ! Enfin bon. Je me contente de répondre un frêle :

« Euuuuh… »

Et le voilà qui rajoute que c’est de ma faute. MA faute. Ma faute? Non mais comment ça ma faute?! Non mais ho, faut pas pousser pépé dans le cagibi quand même ! Y’a des manières, et là, il n’y a ni lard, ni rien du tout. Mon indignation monte mais en vrai, je ne sais absolument pas quoi répondre, et je n’arrive pas faire sortir grand chose de ma bouche.

« Je… Ne vois pas trop comment? Je veux dire… Vous n’avez pas encore bu ni mangé quelque chose d’ici, et l’eau ne peut pas provoquer des flatulences, si?… Enfin, je ne vois pas comment … Comment j’aurais pu… enfin voilà. »

Avec un air fortement gêné et un sourire pas très assuré, je pose le tout devant le papy. J’écoute alors ses histoires longues, et même si elles sont certes intéressantes, toussa est… long. Surtout de la manière dont il le raconte. Surtout la lenteur avec laquelle il raconte. Surtout l’espèce de sensation d’incohérences dans certains moments de son récits, me font me poser des questions. Quelque chose me dit que ce vieil homme, de par sa spécificité et son âge, doit avoir rencontré de sacré situations… Dans tous les cas, c’est un maudit. Je n’en aurai pas croisé beaucoup, et il fait partie des plus surprenants ! Du poison? En mode posé? Jamais vu ça avant ! Ca explique pour les roses c’est sur… Quand il en vient à parler de sa femme, l’ambiance pesante me fait dire que nous ferions mieux de passer à autre chose, d’autant plus que le thé et les petits gâteaux ont eu le temps d’être ingérés ! Le problème, c’est que sur cette île, il n’y a pas mille et une chose à faire… Juste des enfants à éduquer. J’entends d’ailleurs du mouvement à l’étage. J’espère qu’ils sont en train de ranger leurs chambres avec vigueur, ceux-là ! J’y pense, le vieux doit avoir de l’expérience en éducation !

« Dites, si je puis me permettre… Vous devez en savoir un paquet sur l’éducation? On a perdu notre doyenne il y a … Un long moment, et les plus âgés se relayent pour s’occuper des jeunes. C’est pas toujours évident de les faire filer droit. Vous accepteriez de leur donner un petit cour de respect ou je sais pas? N’importe quoi? »

Je n’y avais pas pensé, mais il impressionne les jeunes… Ca pourrait peut-être les remettre un peu dans le droit chemin? Ces derniers temps, ils sont tous agités… Surtout depuis que je reste dans mon coin. C’est en partie de ma faute… C’est ce que je pense, alors que des petits bruits de pats de rats se font entendre à l’étage. Je ne sais pas ce qu’il se passe, mais je commence à croire que on autorité laisse franchement à désirer.

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MessageSujet: Re: [FB] Un bouquet mortel   Dim 7 Jan 2018 - 12:47




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Le long monologue de Nils n’en finissait pas. Quoiqu’il pouvait raconter, tout le ramenait à sa femme. La tristesse l’envahissait peu à peu tandis qu’il racontait comment il avait pu la perdre. Baissant le regard au fur et à mesure du récit, le grand-père sentait les larmes lui monter au nez. Comme s’il avait pris de la bonne moutarde, il tenta d’enchainer sur un autre sujet mais rien ne lui semblait assez fort pour l’empêcher de penser à sa belle et douce. Une larme perla sur son visage tandis que, contre toute attente, la jeune demoiselle n’en vienne à prendre les devants.

Cette simple demande eut le don de faire sortir le vieillard de sa torpeur. Remettre des jeunes bambins sur le droit chemin provoqua ainsi une opportunité ambivalente pour l’ancêtre. D’un côté, cette leçon aurait pu lui permettre de mettre en avant ce qu’il savait faire de mieux, à savoir gérer une bande de sale mioche… cependant, d’un autre côté, lui rappeler ainsi qu’il n’était plus avec ses propres petits enfants risquai de mettre à mal son moral déjà bien bas.

Nils n’eut pas vraiment le temps de penser à quoi que ce fut d’autre dans la mesure où un ramdam sans nom avait pris place à l’étage. Des bruits de meubles qui se déplacent et d’enfants qui sautent : Nils reconnaitrait ce son caractéristique entre mille.


Qu’est-ce que ?!
Totalement pris de court, le marin vit trois petites têtes sortir de l’escalier dans des accoutrements ridicules.

- Rend-toi vil zombie !
- Tu ne mangeras pas notre cerveau !
- Ouiiiii ! Parche que nous shommes…


Les trois garnements étaient déguisés en trois personnages étranges : le premier et sans doute le chef portait un costume noir fait à la hate et parlait d’une voix particulièrement grave, sans doute pour ne pas qu’on le reconnaisse. Il s’était d’ailleurs présenté comme Batman : l’homme de l’ombre et Zoan de la chauve-souris. La seconde quant à elle était pinturlurée comme une femme de plus de quarante ans et portait des vêtements multicolores avec deux couettes… on avait d’ailleurs du mal à discerner son véritable visage sous tout ce maquillage. Il était également difficile de comprendre ce qu’il se disait vu la quantité de chewing gum qu’elle avait dans la bouche. Enfin, le dernier portait un masque de cochon et un uniforme rouge et bleu… à croire qu’il ne restait plus que ça comme masque dans le coffre à jouet. Bien qu’un peu déçu, il n’en démordait pas pour autant et se présenta de façon encore plus virulente !

- JE SUIS SPIDER-COCHON !

Ensemble, leur mission était simple : foutre Nils dehors ! Aucune chance pour que Rainbow ou que quiconque reconnaisse les petits enfants de tout à l’heure : ils n’étaient pas là ! Coincés dans leur chambre, ils avaient appelé des super-héros pour défaire le méchant zombie !

Nils laissa les présentations se terminer et… il fut ravi. Cette diversion était idéale pour le grand-père : voir ainsi une joie de vivre intense lui décrocha un sourire et il ne put que pousser le vice jusqu’au bout. Désireux de mettre en avant les bambins, il commença à vouloir jouer dans le jeu des enfants. Effaçant son sourire, il prit un air machiavélique et s’approcha un peu de Rainbow avant de commencer son récit grandiloquent.


Je suis Zombax le zombie ! Fuyez pauvres fous, vous ne m’arrêterez jamais !
Manipulant sa peau pour faire en sorte de la changer de couleur, Nils ajouta un effet des plus moche sur son corps. Le courage des enfants serait-il suffisant pour affronter Zombax ? Aujourd’hui, c’était eux les héros…




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MessageSujet: Re: [FB] Un bouquet mortel   Lun 8 Jan 2018 - 10:10


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Et… Je ne me suis pas trompée. Enfin, disons moitié-moitié. Les enfants grondés ont eu l’idée pour le moins futée d’envoyer des potes à leur place. Si je me doutais qu’ils allaient faire ça? Absolument pas ! J’aurais dû me douter que ce genre de choses arriverait. Voilà trop longtemps qu’il n’y avait eu une telle animation au sein de l’orphelinat, ils auraient sans doute regretté de ne pas être intervenus… Quelle bande de renards ! Grrrr.

" Rend-toi vil zombie !
- Tu ne mangeras pas notre cerveau !
-Ouiiiii ! Parche que nous shommes…"


Oh mon… Je regarde leur présentation encore plus improbable que grotesque, et mon regard oscille entre le vieux, et les trois mousquetaires. Enfin mousquetaires… On a un Batman, qui se la joue chauve-souris, une… Racolleuse?! Mais… Mais… D’où elle sort celle là? Eh mais… Nom d’une pipe, non seulement cette gosse passe pour une dame de petite vertu, mais c’est les vêtements, d’une des ados qu’elle a chipés !!!! Sans compter le maquillage pardi… Une véritable catastrophe. Comment une telle chose a pu arriver sous notre toit? Qu’ils se déguisent ok. Mais que cette petite fille s’habille ainsi ! C’est… Scandaleux ! Je ne peux m’empêcher de vaguement intervenir concernant un détail.

« Ou as-tu trouvé ce… Truc dans ta bouche?… »

J’imagine déjà le pire : un vieux chewing gum trouvé sous une chaise, que la niarde aurait été tout à fait capable de choper et mettre dans sa bouche. L’idée me donne un haut-le-coeur… Ces gosses ont définitivement reçu la pire des éducations. Je devrais avoir honte, mais à l’heure qu’il est, j’ai envie de rire. En fait, je suis en train de rire. Parce que je ne comprends absolument pas d’où le dernier serait spider-cochon. Où sont-ils encore allés chercher ces noms? Ils ont dû les inventer, pour sûr… Ce qui me fait plaisir et me conforte dans mon bonheur, c’est la tronche du vieillard qui s’est illuminée, comme la mienne. Les enfants ont définitivement un pouvoir secret qui leur permet d’apporter la joie et la bonne humeur à n’importe qui ! Même aux papy péteux.

Il sourit, oui. Il a souri. Ca, c’était avant. Maintenant le vieux se rapproche de moi avec un air euh… Assez effrayant de ma vision, et je en peux m’empêcher d’hésiter entre l’amusement et la pointe de peur. Zombax comme il s’appelle alors, nous demande de fuir, et je comprends son idée. Ce qui me permet d’avoir un jeu d’actrice parfait, c’est la vision de sa peau qui prend une teinte absolument flippante. Je recule d’un pas en émettant un très strident « cri de fille » et tente d’échapper au vieux en me ruant derrière les héros du jour.

« Sauvez-moiiiiiiiiiii ! Il veut manger mon cerveauuuuu ! HIIIIIIIII! »

Les gamins, à la fois fiers d’être pris au sérieux et légèrement pris de doutes face à l’apparence du vieillard, hésitent un instant avant de se redresser d’une manière assez mal assurée.

« Je suis en fait la princesse Pipitche du royaume des champix ! Vous devez me venir en aide ! »

Ragaillardis par mes paroles, il lancent un cri de guerre avec une telle force que je me bouche les oreilles un instant. La chauve-souris avance en battant des bras et en faisant un cri de mouette, essayant de recouper pour atteindre le vieux par la gauche. La petite quant à elle, essaye de faire une grosse bulle rose en courant pour arriver de l’autre côté. Le tout dernier lui, a un comportement pour le moins étrange : je jurerai qu’il essaye de sauter jusqu’au plafond, et au troisième saut il se résout à tenter une sorte de glissade pas du tout contrôlée. Cette dernière devait avoir pour vocation de le faire glisser entre les jambes du vieux mais malheureusement pour lui cela le fait uniquement arriver à ses pieds. J’attrape un balai et le pointe en direction du zombie, pour soutenir le pauvre petit cochon atterri à ses pieds. Ce faisant, je simule tout de même une voix apeurée et quelques pleurs et tremblements pour paraitre crédible

« Arrière, Zombax ! Tu ne pourras rien contre eux ! Ils ont des super-pouvoirs ! Tu n’en rechaperas pas !!! »

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MessageSujet: Re: [FB] Un bouquet mortel   Lun 8 Jan 2018 - 19:18




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Magnifique. Tout bonnement merveilleux. L’attitude des enfants était particulièrement revigorante pour le vieillard en perdition. Mieux encore, la jeune Rainbow semblait avoir compris le manège et se joignit ainsi bien vite au jeu qui se déroulait dans le salon. Nils quant à lui, souriait ostensiblement même s’il tentait de le masquer devant la hargne des enfants. De toute façon, il n’avait pas le temps de trop penser que l’attaque eut déjà lieu : « mouette attack » et « gomu gomu no ballon » en action de chaque côté, il ne savait pas comment parer tout ça en jouant le jeu. Coordonnés, les gamins réussirent bien évidemment leur attaque. Le grand-père endura la « blessure » sans mal mais le pire était à craindre : le troisième avait atterri à ses pieds tandis que le vioque s’attendait à recevoir le coup. Déséquilibré par les deux premiers assauts, le risque devenait réel pour l’ancêtre : il risquait de tomber de tout son poids sur le pauvre spider cochon.

Ne riant plus du tout, Nils risquait de mettre à mal l’enfant avec sa faux dans le dos. Réfléchissant à toute vitesse, il choisit finalement de se propulser en avant pour effectuer une roulade le plus loin possible des enfants. Si la faux ripait, le Nils devrait alors s’occuper de bien des dégâts impondérable et il ne le souhaitait absolument pas.

Dans sa démarche, son instrument vint lui couper la peau au niveau de la jambe. Grimaçant devant la légère douleur, Nils adressa tout de même un clin d’œil à Rainbow avec son balai avant de l’attraper et de le mettre sous son bras pour mimer le fait d’être transpercé. La scène fut assez ridicule vu que le vieillard dut en plus retourner le balai pour que ça reste crédible. Cependant, Nils tomba au sol comme mort dans un son plutôt théâtral.


Argggghhhh ! Bouuuuarrgggh ! BeuwAaaAaAArgh ! Je me meurs…
Soudain, il se rappela qu’il était sensé être Zombax le grand zombie… et les zombies… ça meurt pas. Les yeux fermés, il se releva alors comme si de rien n’était, toujours avec le balai sous le bras. Quelques gouttes de sang perlèrent alors tandis que le Gratz tentait peu à peu de fuir par la porte principale.


Vous m’avez vaincu ! Je m’incline devant vous, oh grands super-héros… mais je reviendrai !
C’était une sorte de promesse. Tournant alors son regard vers Rainbow, il adressa une fin de discours un peu plus discret.


Je reviendrai.
Allait-elle comprendre tout ce que voulait dire le grand-père ? Etait-il tombé dans le mélodramatique ? En réalité, Nils n’avait pas oublié son idée de fournir une éducation aux jeunes bambins… sans doute que l’idée lui plaisait bien davantage qu’il ne semblait le penser de prime abord.

Se détournant alors, Nils se dirigea vers la sortie pour ne pas mettre trop de sang partout afin de ne pas affoler les enfants. Assis et caché dans le jardin, Nils penserait alors sa blessure sommairement.


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