Partagez | 
 

 (FB - 14 mois) Retrouvailles familiales [Ft Erwin]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Kanäe Toupex
MidoriSasori
avatar
Messages : 869
Race : Humain
Équipage : Inquisition

Feuille de personnage
Niveau:
40/75  (40/75)
Expériences:
306/350  (306/350)
Berrys: 17.522.000 B

MessageSujet: (FB - 14 mois) Retrouvailles familiales [Ft Erwin]   Mar 1 Nov - 18:23

Mission de sauvetage 

 
Les choses avançaient et se ressemblaient au sein de la marine : un problème était annoncé, des personnes étaient mobilisées et envoyées sur place pour régler le problème en question. En l’occurrence un problème de hors-la-loi avait été annoncé sur une petite île de Grand Line, une île où les habitants étaient tyrannisés par un groupuscule étrange qui se donnait pour mission et but dans la vie de détruire, piller et éventuellement tuer. Le problème d’un tel groupe de personne restait encore le fait que l’on ne pouvait les laisser continuer plus longtemps. En principe, le groupe ne dépassait pas une dizaine de personne mais la présence gouvernementale sur l’île était encore plus faible, à peine quelques soldats en poste. Les troupes avaient vite été dépassées et s’étaient donc rapidement faites décimées laissant ainsi libre place au petit groupuscule.
 
Quoiqu’il en soit, la marine décida d’envoyer quelques personnes sur cette île pour régler cette affaire, et parmi elles, la recrue Toupex. Les recrues avaient donc été mises sur un bateau en direction d’une île inconnue, pour affronter des ennemis inconnus dans le but de sauver des intérêts inconnus. Il s’agit de la plus belle illustration possible de la vie de recrue ou de petit gradé de la marine ; vouer sa vie à d’autres sans rien attendre en retour. Cela, la verte l’avait compris et accepté depuis un bon moment, toutes ses années de gouvernement mondial lui avait appris à respecter certaines valeurs comme l’importance de la vie des autres. En posant le pied sur l’île, elle savait qu’elle allait probablement donner la mort, une nouvelle fois, et cela ne la dérangeait plus, elle savait qu’elle préservait la vie de beaucoup d’autres. En se séparant du reste de ses collègues, de parfaits inconnus, elle se mit à déambuler pour tomber sur un des membres de l’alliance ennemie tout en se perdant dans les méandres de son esprit.
 
Cette idée de donner la mort n’arrêtait pas de l’habiter, elle se souvint alors d’une chose à laquelle elle n’avait pas repensé depuis bien longtemps, peut-être même plusieurs années : la première fois qu’elle avait donné la mort. Elle se revit alors dans cette chambre au fin fond d’un souterrain inconnu avec un petit rouquin qu’elle n’avait jamais oublié et qu’elle n’oublierait jamais. Elle vit de nouveau sa main et sa dague se planter dans la nuque d’un ennemi qui voulait prendre la vie de cet enfant, le souffle de vie du blessé s’échapper pour enfin le laisser mort. Le traumatisme qui avait suivi, rapidement surpassé par le sentiment protecteur envers ce gamin… Cette scène lui revenait en tête, elle en oubliait alors complétement son environnement et manqua clairement de discrétion et d’attention jusqu’à se faire repérer par un quatuor ennemi qui ne se fit pas prier pour se jeter sur cette illustre inconnue. Ils avaient eu vent d’une arrivée gouvernementale et avait pour objectif de mettre à mort chaque nouvelle tête.
 
Réagissant au dernier moment, Kanäe ne put que se défendre en extrême recours, elle ne pouvait plus esquiver, plus prendre l’ascendant, se contentant de défendre comme elle pouvait. Elle fut néanmoins bientôt frappée par un bâton au niveau des côtes et par une barre de fer à l’épaule.  Au final, la conséquence était vite arrivée : une chute au sol avec tout le reste des agresseurs essayant de taillader sa chair à l’aide de leurs armes. La situation semblait plus que compliquée est une mort certaine approchait de la Toupex. Elle ne voyait qu’une seule issue, l’arrivée d’un autre marine.
 
Alors que la douleur emplissait son corps, les idées de la mouette allèrent vers les personnes qu’elle appréciait pour enfin se fixer sur la personne à laquelle elle avait repensé plus que récemment, Erwin Arsenal, elle souffla deux mots qui se laissèrent emporter dans le vent.
 
Petit frère

 
Kanäe finit par s’évanouir entre deux coups.
 
 

© Codé par Kari Crown
  
Revenir en haut Aller en bas
Erwin Dog
Commandant de la Révolution
avatar
Messages : 2925
Race : Humain
Équipage : Inquisition

Feuille de personnage
Niveau:
51/75  (51/75)
Expériences:
781/1000  (781/1000)
Berrys: 12.977.359.333 B

MessageSujet: Re: (FB - 14 mois) Retrouvailles familiales [Ft Erwin]   Sam 7 Jan - 19:08

Retrouvailles familiales [1]

Les criminels pullulaient sur cette île. Le visage masqué, le rouquin avait à présent les traits d'une personne tout à fait banale pour cet environnement. Il s'adaptait, tel un caméléon, à tout type de situation. Cette étrange manie devait lui venir de... Il ne s'en souvenait pas réellement. Il aurait aimé avoir en mémoire ce genre de choses mais à chaque fois qu'il tentait de se le remémorer, sa tête s'engourdissait. Ces vertiges l'intriguaient à moindre mal : qu'importe, il s'en fichait.

Qu'avait-il fait ces derniers temps sinon vaquer ? Octobre 1504. Il était entré sur les Blues, avait trouvé des amis, s'était forgé un simili de famille... Et à présent il patientait, calmement installé sur Micqueot. La découverte d'une piste vers son passé, par Malia Blake, l'avait poussé à rechercher une certaine « Kanaë Toupex ». La marine l'avait envoyée ici, mais il ne savait pas de quelle manière elle lui était lié. Selon la caisse de rapports de son père, il l'aurait déjà rencontrée. Impossible de s'en souvenir, de se remémorer sa voix ou son visage.

Sortant son escargophone, le rouquin appela un de ses contacts sur l'île. Il possédait un logement et des informations qui pourraient certainement lui servir dans les jours à venir. Avec une quête proche d'aboutir vers son passé, il devait mettre toutes les chances de son côté pour arriver à retrouver son père. Ou sa mère. Dans tous les cas, la jeune fille qui faisait partie de ces rapports avait des chances d'être un de ses tremplins.

- Erwin ?

La voix masculine qui répondait à l'autre bout du fil semblait occupée. Il chuchotait. De toute évidence, quelque chose de bizarre se produisait. De très étrange même... Des coups, des petits cris d'agonie. Quelqu'un était en train de se faire passer à tabac ? Se mordant la lèvre, le rouquin lança sur un ton hostile :

- Que se passe-t-il, Maow ?

L'homme toussotait avant de marmonner quelque chose d'incompréhensible, de presque inaudible. Il devait avoir compris que la situation dans laquelle il se trouvait déplairait à son interlocuteur, ou alors faisait-il ça pour ne pas se mettre en danger. S'apprêtant à répéter la question, le rouquin entendit soudainement la conversation se couper. Il tenta de rappeler mais la ligne ne sonna pas de l'autre côté.

Que se passait-il ? Une attaque surprise ? Ou alors peut-être quelque chose de plus sombre... Se mordillant la lèvre, le rouquin se dépêcha d'aller vers les appartements de Maow. Ils se trouvaient dans le centre ville, l'entrée dans une ruelle où pullulaient sacs poubelles, chats de gouttière et maladies en tout genre. Bien que l'entrée semblait peu fameuse, Maow avait longtemps étudié l'art de s'insinuer dans le monde des hors-la-lois. Quand Erwin l'avait rencontré, des années plus tôt, il s'était retrouvé dans une position très inconfortable.


Maow

Maow ouvrit les yeux. Il espionnait le passage à tabac d'une jeune femme, et soudainement son corps tout entier avait semblé lourd. C'était sûrement du au coup qu'il avait reçu derrière la tête. Touchant celle-ci, il constata que le sang était déjà sec. Quel imbécile avait donc pu lui faire aussi mal ? Certainement cette organisation stupide qui ruinait ses affaires ces derniers jours... Et dire qu'il comptait sur Erwin pour arriver et l'aider à régler ça ! C'était une aubaine qu'il le contacte...

Regardant autour de lui, il constata la présence d'une autre personne, allongée dans la cage, les mains menottées. Le garde semblait dormir à point fermé, mais qui lui en aurait voulu ? Avec de telles geôles, il était peu probable que quelqu'un de normal puisse en sortir. Et quelqu'un d'anormal... Un simple garde aurait-il pu s'opposer à lui ?

- Hey, réveille-toi. Réveille-toi, la verte !

Le Maow utilisait ses pieds nus – sûrement lui avait-on enlevé ses chaussures, puisqu'il était sûr que celles-ci étaient à ses pieds en s'évanouissant – pour taper sur l'épaule de la gamine. Vivement qu'elle se réveille....
Revenir en haut Aller en bas
Kanäe Toupex
MidoriSasori
avatar
Messages : 869
Race : Humain
Équipage : Inquisition

Feuille de personnage
Niveau:
40/75  (40/75)
Expériences:
306/350  (306/350)
Berrys: 17.522.000 B

MessageSujet: Re: (FB - 14 mois) Retrouvailles familiales [Ft Erwin]   Dim 8 Jan - 10:37

Réveil difficile


Les chocs avaient été durs et la verte n’avait pu garder l’esprit alerte sombrant irrémédiablement vers les limbes de l’évanouissement. Elle s’était à peine sentie soulever avant de perdre connaissance et avait ensuite perdu toute notion de temps et d’espace.

Quelques temps plus tard, un temps inconnu pour Kanäe, celle-ci se sentit secouée de droite à gauche jusqu’à être appelé par une voix masculine, le tout était accompagné d’une sensation relativement désagréable sur son épaule. Elle ouvrit les yeux, découvrant au passage un mal de côte horrible et une douleur persistante derrière la tête, pour voir un pied moite contre son épaule. Elle s’écarta légèrement pour s’extirper de cette sensation qui lui déplaisait énormément et remonta des yeux la jambe du propriétaire du membre humide. Elle vit alors un homme brun dans un état à peine meilleur que le sien, qui semblait déjà plus alerte et qui devait en avoir assez de parler seul dans la cellule. Kanäe découvrit alors ses grands yeux verts à son interlocuteur avant de contrôler du regard les environs et de voir un garde endormi. La Toupex étira lentement ses membres jusqu’à faire craquer ses genoux et ses épaules et noter que ses mains étaient entravés, mais qu’elle avait toujours ses chaussures. Peut-être l’autre détenu aimait se balader pieds nus ou qu’un des geôliers avait besoin d’une nouvelle paire. Elle avisa de nouveau son comparse et commença la discussion.

Kanäe, pas « la verte ». Et vous ? J’imagine que vous n’êtes pas leur ami vu que vous êtes enfermé avec moi.


Elle dévisagea le garde endormi, la pièce où se trouvait le duo et la cage où elle était prisonnière et arriva à un constat effarant : la situation semblait assez compliquée et aucun plan d’évasion n’entrainant pas des propositions d’ordre intime au geôlier ne lui venait à l’esprit. Peut-être devrait-elle en arriver à cette extrémité mais ne préférait, si le plan consistant à le faire approcher à l’aide de ses charmes avant de l’assommer ne fonctionnait pas, elle risquait de finir en défouloir pour toute la bande. Elle reporta, une nouvelle fois, son attention sur l’homme à côté d’elle.

Vous avez une idée ? Un plan ? Assez de force pour exploser la cage ? Des dispositions à l’hypnose pour mettre le garde de notre côté ? Des alliés à l’extérieur ? Eventuellement un double des clés ?


Tout cela paraissait très utopiste mais elle avait transmis à ce partenaire d’infortune toutes les idées qu’elle avait en vue d’une évasion, d’une libération ou d’une ruse visant la liberté. La taille de la geôle était importante, les barreaux massifs et le garde… non, le garde ça allait par contre. A voir donc ce qui allait se passer.

De son côté, la verte était assez anxieuse, elle n’avait pas réellement peut de la mort en elle-même mais craignait ce qu’il pouvait lui arriver avant que vienne la mort, elle avait peur de devoir s’abaisser à obéir à ces hommes horribles. L’anxiété lui serrait la gorge et la poussait à en savoir plus, cette frayeur de l’inconnu lui ouvrait de nouvelles idées, elle avait envie de leur faire payer, de les faire expier de l’avoir passé à tabac : une pulsion meurtrière naissait en elle. Non pas qu’elle aimait donner la mort mais elle se devait de protéger la population de ce monde et ce groupe inconnu semblait incroyablement violent, il devait disparaitre, sans condition.

Dites-moi, vous connaissez ces gens ? Je compte bien sortir, et une fois dehors, je compte bien les faire payer.


Le ton était donné, la suite risquait d’être intéressante pour la verte, elle ne savait cependant pas qu’il y avait un autre protagoniste dans cette histoire.


© Codé par Kari Crown

Revenir en haut Aller en bas
Erwin Dog
Commandant de la Révolution
avatar
Messages : 2925
Race : Humain
Équipage : Inquisition

Feuille de personnage
Niveau:
51/75  (51/75)
Expériences:
781/1000  (781/1000)
Berrys: 12.977.359.333 B

MessageSujet: Re: (FB - 14 mois) Retrouvailles familiales [Ft Erwin]   Dim 8 Jan - 18:42

Retrouvailles familiales [2]

Le Dog était entré dans l'appartement avec une prudence presque excessive. L'arme dans ses mains prouvait qu'il ne prenait pas la situation à la légère : un revolver à balles spéciales, dont la plupart avaient été conçues par sa sœur. Katia possédait les plus grandes connaissances d'ingénieur dans ce domaine après tout, dans l'entourage du rouquin tout du moins. Il n'avait jamais rencontré une personne autant impliquée dans son art. En voyant qu'aucun âme n'habitait actuellement cet appartement, il finit par ranger son arme à sa ceinture et se détendre. À l'entrée, deux paires de chaussures de taille similaire avaient été parfaitement alignées. En entrant, on pouvait apercevoir un duplex : un salon était ouvert sur une cuisine qui elle-même n'était séparée du reste que par un comptoir à côté duquel avait été posé un seul tabouret.

- On dirait vraiment que personne n'y vit, marmonna le jeune homme en observant les systèmes de surveillance installés aux murs. Je me demande bien quel genre de magouilleur il est devenu.

Lorsqu'il l'avait rencontré, ce ripou n'était qu'un informateur de proximité dont la zone de renseignement ne s'étendait pas plus loin qu'aux abords de son hameau. À présent, vu les dossiers qui pullulaient dans sa chambre, il était sans nul doute un peu plus important qu'auparavant. Le rouquin passa un coup d’œil sur certains d'entre eux. Localisation d'évadés d'Impel Down pour des chasseurs de primes, rythme des rondes d'une base marine pour un groupe de hors-la-lois, et même espionnage pour le compte d'une demi-douzaine de noms dont la prime s'élevait déjà plusieurs millions. Il sautait sur toutes les occasions pour s'aider lui-même à gagner du galon tout en restant dans l'ombre.

Mais celui qui intéressa le plus le rouquin était un dossier ouvert en grand sur le lit défait. Il y avait là un nombre incalculable, au premier coup d’œil, de fiches en tout genre sur une organisation criminelle nommée « Le Sceau des Assassins ». Des activités de revente d'esclaves, de drogues, etc... Ils essayaient certainement de supplanter le commerce de Konan, mais leur champ d'action était encore trop peu répandu pour que celui-ci ne leur porte un quelconque intérêt. Pourtant, avec les lots qu'ils possédaient, il n'était à n'en pas douter certain que la marine aurait payé cher pour avoir des informations de ce type.

- Comment je vais faire pour le retrouver ?

Et avec tout ça, il n'avait toujours pas d'informations sur cette fameuse Kanaë. En y regardant de plus près, il vit une fiche du dossier sur laquelle était inscrite la localisation d'un certain nombre de possessions de ce fameux « Sceau des Assassins ». Peut-être était-ce la réponse qu'il attendait... Ou du moins il l'espérait.


Maow

- Je m'appelle Maow, fit l'homme en regardant la verte qui l'avait gentiment repoussé. Je n'ai pas vraiment de plan, je viens à peine de me réveiller. On doit être dans une des cages du « Sceau des Assassins ». C'est une organisation récente qui veut s'étendre de manière tentaculaire sur tous les domaines.

Il regarda la jeune femme. Elle semblait réellement avoir envie de sortir d'ici et de foutre une raclée à ces gars. Heureusement, il existait d'autres solutions avant d'en venir aux mains. En y pensant, Erwin ne serait peut-être pas nécessaire. Il suffisait de... Bien sûr, il précisa dans une phrase à moitié formé qu'un de ses amis, s'il pouvait le considérer comme un ami, était en dehors de la prison et était avec lui au bout du fil au moment de sa capture... Mais il ne fallait pas compter que sur lui.

- Et quand je dis « domaines », je parle bien sûr de revente d'esclaves, d'armes et de tout ce joyeux milieu bien folichon...

En soupirant, le ripou remarqua que la porte venait de s'ouvrir. Une femme entra alors, le corps lancinant et la tenue provocatrice. Elle n'hésitait pas à mettre sa poitrine opulente en avant, sans pour autant la dévoiler entièrement, une manière de garder le minimum syndical de respect de soi sûrement. Contrairement à toutes les personnes qui appartenaient à ce milieu sur cette île, elle était bien habillée. Un sourire lui monta aux lèvres tandis que deux autres hommes entrèrent à sa suite, traînant avec eux un pauvre marine sûrement passé à tabac, dont les bleus étaient plus nombreux que de coutume.

- Deux fouineurs sur l'île, fit-elle en pointant du doigt la Toupex et l'informateur. Dont une marine, selon ce jeune homme.

Elle le laissa tomber sur le sol. Il se mordilla la lèvre en fermant les yeux, apparemment incapable d'affronter en face la terrible vérité qu'il avait lâché pour garder la vie. Il marmonnait des « Pardon » que la jeune femme ne pourrait certainement pas entendre. Contrairement à ce qu'on aurait pu croire la personne qui venait d'entrer ne semblait pas accablée par la venue de la marine sur cette île. Bien au contraire, une sorte de fierté avait envahi son être.

- Je me demande bien combien seraient prêts à en prendre certaines personnes... Vous vous doutez bien qu'il me faut faire fructifier mon commerce, sourit-elle. Bienvenue en Enfer. Vous, Mademoiselle, vous serez vendus. Quant à toi, pauvre rat, tu seras exécuté dès que nous aurons obtenu tout ce que tu as sur nous dans ton appartement.

Envoyant un baiser à la verte, elle se retourna pour quitter la pièce.

___________________

Du mouvement semblait venir de l'entrée. Le rouquin fronça les sourcils : s'agissait-il de Maow ? Il prit le dossier sous le bras et, alors qu'il descendait les escaliers, entendit la porte exploser et de la fumée envahir l'appartement.



Dernière édition par Erwin Dog le Lun 9 Jan - 18:08, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Kanäe Toupex
MidoriSasori
avatar
Messages : 869
Race : Humain
Équipage : Inquisition

Feuille de personnage
Niveau:
40/75  (40/75)
Expériences:
306/350  (306/350)
Berrys: 17.522.000 B

MessageSujet: Re: (FB - 14 mois) Retrouvailles familiales [Ft Erwin]   Dim 8 Jan - 20:43

Dernier recours


Sans grande surprise les ravisseurs de la Toupex s’avéraient donc être les membres du groupe qu’elle avait pour mission de mettre hors d’état de nuire. Cet homme, ce Maow, les avait identifiés sans difficulté et semblait bien au courant de toutes les choses qu’il y avait à savoir sur ces assassins.

Vous avez l’air bien au courant, que faites-vous dans la vie ?


Elle imaginait beaucoup de chose sur la profession de cet homme en commençant par le fait qu’il pourrait être un espion, un informateur ou autre renifleur de secret. En cela, s’il l’était, il ne le dirait probablement pas à la belle, ou il ne serait pas très efficace dans sa profession. En tout état de cause, elle pouvait se tromper et il n’était peut-être que l’ivrogne du coin qui avait entendu des histoires au cours d’un jeu d’alcoolique. Quoiqu’il en soit, toutes les interrogations furent donc coupées par l’arrivée d’une femme, de deux hommes et d’un prisonnier qui croisa le regard de la verte lors de son entrée. En ayant aperçu les traits du jeune homme, Kanäe le maudit entre ses dents : elle savait qui il était car il était aussi, comme elle, une recrue de la marine. Il ne restait plus qu’à espérer qu’il n’ait rien dit sur l’identité de la belle. La troublante chef du petit groupe d’arrivant, femme magnifique et très désirable, ne maintint pas le suspens très longtemps en pointant du doigt la mouette, entrainant chez elle un regard assassin envers son jeune collègue, il n’avait pas su tenir sa langue et avait livré sa comparse sans hésitation.

Abruti …


Elle n’avait soufflé que ce mot, inaudible par tous, elle sentait son sang bouillir, et cela ne s’arrangea pas lorsqu’elle apprit le destin qui lui était réservé : elle allait donc être vendue. Elle menaça son compagnon d’infortune avant de s’en retourner, coupée dans son élan par la voix assassine de la verte, cette dernière lui lançait ce cri de défi.

Vendue ? Intéressant, j’aimerais cependant ne pas avoir à porter la même tenue que toi, on pourrait se méprendre sur ton commerce. La vente d’esclave ne signifie pas forcément la prostitution chère amie.


Elle n’ajouta rien et attendit une réponse ou un silence avant de voir son interlocutrice quittée la pièce. Il n’allait faire aucun doute qu’ayant appris le sort qui lui était réservé, Maow tenterait par tous les moyens de sortir d’ici. Elle se tournerait alors vers lui en souriant une fois l’autre partie et continuerait.

Bon, je vais essayer de nous sortir d’ici. Détournez le regard et n’essayez même pas de profiter de la vue, sinon je vous crève les yeux.


Elle comprenait malheureusement que pour sortir d’ici, elle devrait probablement abuser de ses charmes envers ce geôlier un peu gras qui ne devait pas voir souvent la peau des femmes. Sans plus tarder, et après voir attendu que l’autre détourne les yeux, la verte ouvrirai légèrement sa tunique du mieux qu’elle pourrait avec ses mains entravées. Puis, le regard aguicheur, le sourire charmeur et le ton haletant, la chasseresse appellerait le geôlier.

Monsieur, excusez-moi, je ne me sens pas très bien, j’ai très très chaud. Et mes menottes ne me permettent pas de me rafraichir, pourriez-vous venir pour m’aider à enlever une couche de vêtement, ou deux ?


Pour accompagner ses mots, l’aguicheuse donna un coup d’épaule droite dans le but de faire encore un peu plus tombé son vêtement, dévoilant ainsi plus largement le soutien-gorge qu’elle cachait sous le vêtement tombant.

Elle espérait voir l’homme entré dans la cage, se pencher vers elle, et ensuite…


© Codé par Kari Crown

Revenir en haut Aller en bas
Erwin Dog
Commandant de la Révolution
avatar
Messages : 2925
Race : Humain
Équipage : Inquisition

Feuille de personnage
Niveau:
51/75  (51/75)
Expériences:
781/1000  (781/1000)
Berrys: 12.977.359.333 B

MessageSujet: Re: (FB - 14 mois) Retrouvailles familiales [Ft Erwin]   Lun 9 Jan - 12:37

Retrouvailles familiales [3]

Les deux hommes qui étaient entrés dans la pièce étaient finalement à terre. En quelques coups bien placés, le futur révolutionnaire avait su se débarrasser de ceux qui lui cherchaient des noises. Il avait bien sûr abusé de sa malédiction, et avait, de ce fait, été d'autant plus efficace que rapide. Si les deux hommes gisaient cependant à terre, ils n'allaient pas y rester longtemps. Il s'approcha d'eux et posa sa main sur leurs épaules pour les envoyer dans les profondeurs de la jungle d'une île qu'il avait longtemps apprécié, avant qu'elle ne devienne le sanctuaire d'une horde de primates dérangés du bocal. Quand il revint, il put constater l'ampleur des dégâts : une bibliothèque détruite et des dizaines d'ouvrages parsemés sur le sol. Un véritable supplice pour tous les adorateurs de littérature.

Laissant ses yeux parcourir une nouvelle fois les notes, il rangea celles-ci dans un sac et sortit de l'appartement. Il fallait qu'il se dirige vers l'endroit où était potentiellement retenu prisonnier l'informateur... Un véritable casse-tête sur cette île : la moitié des habitants devait être des ripous, incapables de bouger sans être attirés par de l'argent, et l'autre moitié avait trop peur pour agir. Il était seul, ou presque. Une demi-douzaine de marines en bordure de l'île avait attiré l'attention de quelques mafieux de proximité qui s'étaient mis dans l'idée de les faire fuir, ou de les capturer. Leurs fanfaronnades en plein jour avaient permis à Erwin de rapidement prendre connaissance de cette information. Les filant discrètement, il s'approcha donc du port progressivement...

- Où sont Kanaë et Cyriel ? Maugréait le capitaine de l'infanterie marine, dont la baïonnette dépassait de son épaule.

Les marines restaient pantois devant la demande inhabituelle d'un homme qui ne semblait pas s'inquiéter pour ses subordonnés. Il était arrivé en civil mais, suite à une incartade, avait jugé nécessaire de reprendre ses habits de marines dans le but d'écarter les potentiels dangers par l'autorité gouvernementale. Leur présence n'était ainsi plus un secret sur l'île. Le port avait de cela de formidable qu'il offrait une grande visibilité et très peu d'endroits pour tenir des embuscades : c'était un point de ralliement pratique en cas de coup dur. Les marines surveillaient chacun les quelques entrées d'où auraient pu venir des menaces, et c'est ainsi qu'ils se mirent rapidement sur leurs gardes quand un petit détachement de hors-la-lois, dont seule l'expression faciale agressive suffisait à identifier leurs intentions, arriva, armes à la main.

La bataille à venir promettait d'être rude pour les marines en infériorité numérique. Le rouquin observait la scène avec un certain détachement. Il fallait qu'il fasse abstraction de sa compassion envers le corps des bleus pour éviter d'intervenir, compassion due à la situation de faiblesse dans laquelle ils se trouvaient. S'il voulait retrouver Maow... Ah, et puis merde.


Maow

L'informateur observait la verte avec intérêt. Il n'avait pas l'intention de se dévoiler à elle, ou plutôt il n'en eut premièrement pas le temps : sa réponse fut interrompue par l'arrivée de la femme et de ses sous-fifres. Ainsi, il avait affaire à une marine. Deux fois plus de raisons pour rester sur ses gardes à présent. Après une série de pics à laquelle la patronne du commerce noire ne répondit pas, il y eut enfin un instant de battement durant lequel Maow ne se priva pas de mentir sur son curriculum vitae :

- Je suis un commerçant, tout simplement. Mes affaires m'ont amené à enquêter sur le commerce noire de cette île, et je suis tombé sur eux.

Il s'arrêta là, n'ayant pas besoin de dévoiler plus de détails : à trop en dire, on finissait pas se contredire. Il sourit à moitié et adhéra à la demande de la verte tandis qu'elle commençait son numéro de charme. Il n'avait aucun intérêt dans la gente féminine. Ou dans la gente masculine à vrai dire. Le terme « asexuel » lui convenait parfaitement : s'il avait un corps en parfait état de marche, il n'était pas lui-même en besoin existentiel de relation sexuelle. Il s'était toujours dit qu'il n'était pas fait pour le sexe, alors qu'en réalité il n'en avait juste ni le besoin, ni l'envie. Et pourtant, les sentiments amoureux étaient toujours possibles, il en avait fait les frais.

- Oh, oh.

Le garde ricana comme un porc, les joues rougies. Il s'était levé, le corps relativement fin, mais les muscles saillants. Sa force devait se trouver dans la moyenne. En ouvrant la cage, il s'approcha vivement de la verte, plus rapidement que sa carrure ne l'aurait laissée envisagé. Alors que ses objectifs étaient presque atteints, un coup de pied le poussa violemment contre les barreaux de la cage, et un second vint s'abattre sur son visage. Maow, les mains au sol, venait de battre l'adversaire avec aisance. Sans jeter un regard à Kanaë, il lui lança :

- Rhabille-toi, jeune fille, on va pouvoir sortir d'ici...

Mais avant de quitter cette prison, il fallait retirer ses menottes. Retirant les siennes, l'informateur envoya les clés à Kanaë pour qu'elle puisse à son tour se libérer.



Dernière édition par Erwin Dog le Lun 9 Jan - 18:09, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Kanäe Toupex
MidoriSasori
avatar
Messages : 869
Race : Humain
Équipage : Inquisition

Feuille de personnage
Niveau:
40/75  (40/75)
Expériences:
306/350  (306/350)
Berrys: 17.522.000 B

MessageSujet: Re: (FB - 14 mois) Retrouvailles familiales [Ft Erwin]   Lun 9 Jan - 15:27

Le flegme masculin


Kanäe réceptionna la clé qu’avait récupérée son acolyte et commença à se libérer de ses liens avant de se rhabiller en bonne et due forme. La voix plein de sarcasme, la verte reprit et visa directement Maow.

Dites pas merci surtout ! Comme quoi être une femme sert toujours dans les situations désespérées, comme quoi les hommes sont bien des bons à rien.


La verte n’avait aucun penchant féministe majeur et avait plus fait cette remarque pour faire tiquer cet illustre inconnu, celui qui se présentait comme un marchand, un simple commerçant. Cette réponse, à laquelle elle avait eu droit quelques instants plus tôt, la faisait bien rire en un sens ; si un simple commerçant pouvait obtenir des informations sur des hors-la-loi alors ces derniers ne valaient pas grand-chose. Il était donc un spécialiste du marché noir au mieux et un peu plus que ce qu’il disait être dans tous les cas. Mais à cet instant, il pouvait être fermier, révolutionnaire, amiral de la marine ou empereur pirate, cela ne faisait aucune différence : elle avait besoin de lui pour sortir de cette mauvaise passe.

Les deux compères se trouvaient dans une pièce close avec pour seule porte cette issue derrière laquelle pouvait encore se trouver la femme qui était entrée, celle grande et belle chef à forte poitrine. Dans la cage, elle prit sur elle de bâillonner et enfermer celui qui avait été attiré par ses charmes, il était effectivement bien assommé mais il ne fallait pas risquer qu’il se réveille et dévoile le plan d’évasion en cours.

Bon, en tant que commerçant accompli ayant bien fait ses recherches. Vous savez où on est ? S’il s’agit d’un complexe important et surtout, si les forces à l’extérieur de cette salle sont importantes ?


Toutes ces données étaient importantes et donc très bien cachées, en tous les cas, le moindre renseignement était bon à prendre et l’évasion ne serait probablement pas simple du tout. La belle n’attendit pas la réponse pour agir, elle vint coller son oreille à la porte de la salle pour essayer d’entendre quelque chose. Tous les bruits semblaient éloignés, preuve supplémentaire, si une personne se trouvait derrière cette porte, elle aurait entendu le choc du corps du garde contre les barreaux. Il fallait néanmoins se tenir prêt à combattre et à décimer des forces ennemies éventuelles. La recrue se tourna une nouvelle fois vers son collègue pour lui demander quelque chose d’important. S’ils bénéficiaient de l’effet de surprise, de l’initiative de l’attaque et d’une certaine discrétion, un paramètre supplémentaire pouvait améliorer les choses.

Vous avez des alliés commerçants à l’extérieur ? Vous savez, d’autres vendeurs qui s’intéressent au marché noir et que l’on pourrait appeler pour nous aider à sortir. J’ai bien mon supérieur et mes autres collègues mais ces abrutis sont des nuls, s’ils tombent sur les assassins, ils vont se faire décimer. Déjà que l’autre-là n’a pas su tenir sa langue.


Elle désigna d’un coup de tête le corps de l’autre recrue de la marine, était-il mort ou seulement inconscient, elle s’en fichait complétement. Ca ne changeait rien dans le fond, ils ne pouvaient pas le prendre avec eux car il constituerait un handicap beaucoup trop important dans cette aventure à venir. Elle décolla donc son oreille et attendit les éventuelles informations utiles que pouvait lui fournir ce Maow.


© Codé par Kari Crown

Revenir en haut Aller en bas
Erwin Dog
Commandant de la Révolution
avatar
Messages : 2925
Race : Humain
Équipage : Inquisition

Feuille de personnage
Niveau:
51/75  (51/75)
Expériences:
781/1000  (781/1000)
Berrys: 12.977.359.333 B

MessageSujet: Re: (FB - 14 mois) Retrouvailles familiales [Ft Erwin]   Lun 9 Jan - 19:56

Retrouvailles familiales [4]

Il n'avait pas pu s'en empêcher. Les aider alors même qu'ils étaient une pierre instable de l'édifice qu'il tentait de construire. Leur offrir une chance là où il aurait mieux valu leur offrir le silence, pour la réussite de cette mission en tout cas. Erwin venait, dans une double attaque parfaitement orchestrée, de mettre à mal la majeure partie des assaillants, ne laissant que le menu-fretin à la marine. Ils réussirent à s'en sortir sans perdre un homme : quel exploit ! Cyniquement, le garçon pensa à la façon dont les choses auraient du se passer. Sans son intervention, il était fort probable qu'il y ait eu de nouveaux « Ci-gît » auprès de femmes éplorées. Le capitaine de l'équipe lança un regard hostile au jeune homme : il n'avait pas envie de s'avouer à lui-même la position dans laquelle il s'était trouvé.

- J'aurais besoin de votre aide pour trouver un endroit sur l'île, fit le garçon en regardant les marines et en sortant le dossier qu'il avait trouvé chez Maow. Ça s'appelle le « Waiting Diner ».

Il n'eut pas besoin d'en dire plus pour comprendre que certains étaient déjà au courant de son existence. Ils en avaient entendu parler en filant des hommes qui s'y rendaient justement. C'était une sorte de bar qui avait ouvert très récemment, et dont on disait qu'il se trouvait être la plate-forme du cartel local. Arme ? Drogue ? Esclavagisme ? Si rien n'avait été précisé, en recoupant les informations d'Erwin, il y avait fort à parier qu'il fasse dans le multi-tâches.

Après quelques minutes à échanger, le cortège de marines et le civil en arrivèrent à la conclusion qu'il y avait fort à parier que leurs hommes et Maow s'y trouvent. En cas d'enlèvement, il s'agissait d'un endroit plausible vu le nombre de coupes-gorges qui s'y trouvaient. Avec un vent de vendetta perpétuel qui soufflait dans l'air chez les hors-la-lois, il ne faudrait pas s'étonner que certains d'entre eux soient prêts à vendre les informations sur le cartel pour défaire leurs opposants au marché noir.

- Toi et deux de mes hommes, vous vous infiltrerez, ordonna le capitaine au terme de la concertation. Nous autres on restera en arrière pour surveiller les mouvements de l'extérieur et commander les opérations.

Le rouquin acquiesça. Il était impatient de pouvoir tenir tête aux personnes qui avaient réussi à lui foirer sa journée. Au lieu d'un objectif simple, il devait faire face à un objectif complexe : retrouver cette Kanaë Toupex qui se trouvait sûrement parmi leurs marines disparus. Coïncidence ou non, il allait falloir se débrouiller pour la retrouver et l'interroger en toute discrétion sur ses liens avec son père, et avec son passé.

S'enfonçant dans la ville, le groupe informel se prépara à l'infiltration et au combat, changeant de vêtements pour faire plus « hors-la-lois ».


Maow

- Oui, oui, merci, lâcha le châtain en regardant dans le trou de la serrure ce qu'il pouvait apercevoir de l'autre côté.

Une table, trois hommes en train de jouer au carte à une dizaine de mètres, au bout d'un long couloir jonché de geôles. On se serrait cru dans une mauvaise scène de théâtre d'évasion des geôles d'un château-fort. Et ils n'avaient pas d'armes en plus de cela. Quelle plaie, mais quelle plaie ! Il regarda de tous les côtés de la pièce, scrutant les murs tout en écoutant activement les altercations de sa camarade d'infortune. Bien sûr qu'il savait où ils étaient : il y avait un seul endroit sur l'île qui pouvait être assez sûr pour y enfermer des prisonniers. Mais jamais il n'avait été à l'intérieur de ce bar clandestin, et pour cause : il était hyper sécurisé. Soupirant, il finit par répondre à la verte :

- Nous sommes sûrement dans les sous-sols du « Waiting Diner ». Il s'agit d'un bar... En façade. Mais surtout de la première porte vers le marché illégal de l'île.

Il en avait déjà trop dit gratuitement. Pourtant, vendre des informations dans cette situation c'était comme demander à la verte de l'égorger elle-même. Autant attirer sa sympathie, ce serait déjà ça de gagner, ou au pire son empathie. Il haussa les épaules, regardant toujours autour de lui pour trouver une solution efficace à leur problème. Il n'allait pas lui dévoiler son contact hors de cette prison, d'autant plus quand il représentait un atout si important : autant en garder la surprise. Et puis, il n'allait pas mentir, Erwin était tout sauf un commerçant.

- Je n'ai pas ce genre de braves contacts, fit l'informateur en ignorant le côté « ripou » des personnes qu'elle lui assimilait.

Il approcha à nouveau son œil de la serrure. Que pouvaient-ils... Oh. Souriant, il lorrgna sur la verte puis sur l'homme à terre. Fort heureusement, il portait un casque. C'était une aubaine, une véritable aubaine ! S'approchant de cet homme, il se déshabilla et le déshabilla sans gêne avant d'enfiler ses vêtements. Il constata qu'il y avait un escargophone dans sa poche mais qu'un dispositif l'empêchait de contacter autre chose qu'un numéro spécifique.

- Nous allons passer les gardes qui jouent aux cartes au fond du couloir en utilisant un petit stratagème de mon cru.

Lui adressant les menottes qu'il ne fermerait pas, il fit signe à la verte de le précéder et d'afficher un air déconfit : quoiqu'elle fasse, elle ne devait pas exprimer la joie sur ses traits. Lorsqu'ils arriveraient à hauteur des gardes, il leur dirait que « Madame » avait demandé à spécifiquement voir la marine, et que l'autre était déjà bien enfermé. En s'avançant dans le couloir, ils pourraient alors arriver près de canaux souterrains qui menaient, dans la direction qu'ils prenaient... vers un port souterrain, pierre angulaire du marché noir de l'île.

Les lieux étaient, à hauteur de plafond, suffisants pour accueillir un géant. L'eau qui s'écoulait jusqu'ici laissait penser qu'au bout du compte, il y aurait un débouché sur la mer. L'odeur de sel marin venait appuyer cette hypothèse. Ce lieu était bondé de malfrats en tout genre, qui venaient et achetaient des hommes, de la drogue, des armes... Des gardes de partout surveillaient la scène, et certains semblaient, dès leur sortie du souterrain symbolisé par une lourde porte en métal, avoir localisé les deux nouveaux venus. Il allait falloir faire profil bas et s'effacer dans la foule... Mais comment sortir d'ici ?

Revenir en haut Aller en bas
Kanäe Toupex
MidoriSasori
avatar
Messages : 869
Race : Humain
Équipage : Inquisition

Feuille de personnage
Niveau:
40/75  (40/75)
Expériences:
306/350  (306/350)
Berrys: 17.522.000 B

MessageSujet: Re: (FB - 14 mois) Retrouvailles familiales [Ft Erwin]   Lun 9 Jan - 20:40

Les tréfonds


Dire que Maow aimait entretenir le secret était un doux euphémisme, il ne disait que très peu de chose, ne dévoilait aucune information superflue, donc presque aucune tout court et surtout, surtout, semblait être un touriste en vadrouille. Pour autant, les petites informations qu’il avait pu fournir montrait bien qu’il était excessivement bien informé, bien plus donc qu’un simple marchand, venant donc corroborer les déductions de la verte. Cette dernière écouta le plan et le trouva excellent, si ça ne tenait qu’à elle, elle aurait mis les jours de carte à mort mais il ne fallait laisser que le moins de trace possible.

Le long couloir ne fut donc qu’une simple formalité à passer et enfin le duo arriva devant la table de jeu où le meneur du groupe expliqua que la chef voulait voir la prisonnière, ce à quoi l’un des hommes ajouta, très romantique :

Bah, tu me l’emmèneras à moi après, ça me dérangera pas de l’interroger ! AHAHAHAHAH !!!


La parole était d’or certes, mais le rire était une perle : gras, vulgaire, agressif, dévoilant une parure de dents jaunes orangées avec des touches de noir à l’intérieur. Kanäe mima une tête dépitée pour faire croire à son désespoir et à sa détresse mais riait intérieurement, elle avait une envie folle de repasser par ici plus tard pour faire regretter à cet homme ses propos. Dommage que ses dagues ne se trouvaient pas dans la cellule… Ah, l’envie de meurtre, certaines fois il fallait seulement y succomber.

Elle passa néanmoins sur cette remarque et descendit la pente qui menait à cette porte de fer imposante, dévoilant un hangar maritime d’une taille titanesque, gardée par des dizaines de gardes à l’affut et des caisses de marchandises dans tous les coins, d’ailleurs il y avait aussi des esclaves en transit dans un coin bien précis. Devant ce spectacle désastreux, la verte ne peut retenir son étonnement et son effarement, jusqu’à en faire profiter son collègue.

Oh la … Comment c’est possible de dissimuler une telle chose… Tu étais au courant de ça ? Nous aurions dû remonter vers le bar et forcer la sortie je crois…


La recrue cherchait une sortie, une échappatoire ou ne serait-ce qu’un abri où se cacher en attendant que la garde soit réduite. A l’instant, aucune idée ne lui venait en tête à part sauter à la mer, ce plan ne semblait pas être judicieux. Le plongeon aurait alerté tout le monde et aurait entrainé une déferlante de coup de feu menaçant la vie de la verte. Non, cette évasion ne conviendrait pas, il fallait donc trouver autre chose, trouver une échappatoire inattendue, quitte à la jouer serrée. Un brin de folie lui traversa alors la tête, elle chuchota à l’intention de son guide, tout en continuant à marcher droit devant.

Dis-moi, si on prenait en otage la chef, en se barricadant dans son bureau ou je ne sais quoi ? Si ça te semble trop dangereux, il faut trouver un moyen de communication et alerter d’éventuels renforts extérieurs. Je ne donne pas cher de la vie de mes camarades mais on ne sait jamais, peut-être sont-ils toujours en vie.


L’enquêtrice cherchait des yeux une zone de bureau où pouvait se situer la logistique ou la direction de cet entrepôt imposant, ils pourraient trouver un escargophone ou la patronne en fonction du plan choisi. Peu importe la solution, une aide extérieure serait toujours appréciable à ce stade. Elle aurait alors apprécié savoir que les marines, et un proche perdu de vue se trouvait très proches.


© Codé par Kari Crown

Revenir en haut Aller en bas
Erwin Dog
Commandant de la Révolution
avatar
Messages : 2925
Race : Humain
Équipage : Inquisition

Feuille de personnage
Niveau:
51/75  (51/75)
Expériences:
781/1000  (781/1000)
Berrys: 12.977.359.333 B

MessageSujet: Re: (FB - 14 mois) Retrouvailles familiales [Ft Erwin]   Mer 11 Jan - 19:35

Retrouvailles familiales [5]

Il était difficile d'imaginer le terrible Erwin Dog en ripou, et constater qu'il s'en sortait plutôt bien dans ce personnage pourrait donner des frisons aux deux marines qui voyaient s'illustrer ce parfait inconnu. Avait-il fait ça toute sa vie ? En tout cas, tout y était : l'air mesquin, les quelques répliques acerbes, le tempérament dur. Même le patron n'avait le droit qu'à quelques remarques incongrues, et parfois si décalées qu'on aurait cru que le jeune homme vivait sur une autre planète. « Ton lait d'chèvre a vraiment un goût dégueu ! » ou « T'as été les chercher où tes serveuses ?! Au bordel ?! ». Les deux marines faisaient alors office de simples girouettes, placées là et opérant au gré des dires du garçonnet. Bien que sa majorité ne soit toujours pas atteinte, il semblait prendre un malin plaisir à jouer un rôle bien trop dangereux pour son âge. Heureusement, il avait laissé dehors l'accent de gangster : ça aurait été sinon un peu trop surjoué.

En jouant ce jeu dangereux, il s'était alors contenté d'observer la demi-douzaine de gardes qui surveillaient la salle en se faisant passer pour des clients, et les allers-retours avec l'arrière-boutique. Pourtant, personne ne s'adressait au patron du bar pour entrer, ce qui voulait certainement dire qu'il y avait autre chose derrière le droit d'entrée : peut-être que la présence de cette femme insidieuse au coin de la salle. Sa seule présence semblait tromper les hommes, et l'aborder ressemblait à un dangereux piège tendu par une araignée. Les deux gardes du corps, cette fois-ci en costume de travail, qui la bordaient avaient l'air de ne pas porter attention à leur sublime patronne. Et si le rouquin ne la prenait pas en compte pour ses formes, il aurait aimé qu'elle ne le fixe pas comme pour l'inviter. Oh, et puis, au final...

- Les gars, la donzelle là-bas a un certain charme. J'vais aller lui parler.

Il se leva après avoir indiqué ses intentions aux marines sous couverture. Ceux-ci acquiescèrent simplement, puis se mirent à accompagner le garçon. Quand il rencontra le regard de la femme, il sut instantanément qui allait mener la rencontre. Passant ses mains sur le visage du rouquin, elle lui indiqua son envie de faire connaissance. En réalité, ses premiers mots fut pour son « exquise attitude » qui l'avait enivrée. Pensant à Hope, le jeune homme eut presque envie de se téléporter, de sortir de cette situation et d'abandonner les informations qu'il aurait pu récolter sur son passé, de laisser Maow à son triste sort. Mais il retint son esprit et continua de jouer le jeu. Il le fallait. Ainsi, quelques minutes plus tard, ils parlaient business : le rouquin s'était inventé marchand d'armes « rares », c'est à dire volées. Il avait ensuite proposé à la femme de voir s'ils pouvaient faire affaire... Elle sembla se ravir de cette situation et décida de le faire descendre avec elle... Se levant, ils prirent le chemin de l'arrière-boutique. Il avait gagné cette partie.


Maow

Maow avait pris sur lui de libérer une marine pour sa propre survie, mais était-ce réellement une bonne chose s'il considérait que la moitié des coupes-gorges présents ici avaient au moins une fois fait appel à ses services et sauraient, par conséquent, le retrouver ? Maugréant, il pesta intérieurement contre lui-même : une fois cette affaire terminée, il devrait prendre la poudre d'escampette de cette île très rapidement. Et puis, avec de la chance, les informations qu'il avait récolté permettrait de couler le marché noir de cette île, de quoi opérer une petite vengeance discrète.

- Je n'étais pas exactement au courant... Mais disons que ce n'est pas surprenant.

Oui, bien sûr qu'il connaissait cet endroit. Il y avait passé la majeure partie de son temps, ces dernières semaines, à rechercher des informations qui lui permettraient de mettre en branle les pourris présents sur cette île, dans le but d'alléger sa charge de travail et d'étendre son commerce d'information plus loin encore. Aujourd'hui maître de l'espionnage, demain Grand Maître de l'espionnage ! Il s'assurait un avenir glorieux dans le métier, à n'en pas douter, s'il ne passait pas l'arme à gauche avant.

- La chef est rarement ici, je pense : elle préfère le bar. Et toutes les conversations doivent être surveillées... On est livré à nous-même...

Mais à peine eut-il fini de parler qu'il sentit quelqu'un le pousser et l'entraîner vers l'avant. Apparemment, les menottes autour des poignets de Kanaë avaient attiré quelques regards, et tandis qu'ils se dirigeaient vers le port, leur direction fut changée par la foule en direction... de la place de vente des esclaves, où ils furent envoyés aux premières loges. Toussotant, Maow ne put rien faire quand un des vendeurs saisit le bras de la verte et referma les menottes en marmonnant un « Ce n'est pas bien fermé ».

- Attendez ! Ce n'est pas... -
- Quoi ? Elle n'a pas été achetée celle-là... Mais j'te connais toi ?

L'homme approcha son visage de celui de Maow qui recula. Au final, il n'avait pas besoin d'aider cette marine... Mais il ne pouvait pas la laisser comme ça. Lui jetant un regard, il toussota avant de lancer sur un ton déterminé :

- Vous tenez l'esclave de Madame Baccara entre les mains, vous voulez vraiment avoir affaire à elle ?
- Si c'était l'esclave de Madame Baccara, elle porterait la marque, abruti, rétorqua le bourru en saisissant une des mains de la future vendue et en en montrant le dos. Ça fera un très bon lot, alors maintenant dégage avant que je ne change d'avis et que j'écrase ta tête.

Le poussant dans la foule, Maow fut ainsi happé par le reste des gens venus assistés à la vente et peut-être faire des acquisitions... assez peu honnêtes.
Revenir en haut Aller en bas
Kanäe Toupex
MidoriSasori
avatar
Messages : 869
Race : Humain
Équipage : Inquisition

Feuille de personnage
Niveau:
40/75  (40/75)
Expériences:
306/350  (306/350)
Berrys: 17.522.000 B

MessageSujet: Re: (FB - 14 mois) Retrouvailles familiales [Ft Erwin]   Jeu 12 Jan - 12:44

Le sceau caché


Plus le temps passait, plus celui qui se présentait comme un simple marchand se dévoilait. De simple bénéficiaire d’information, il était passé à l’homme sachant plutôt bien s’orienter dans une base présumée inconnue pour enfin devenir celui qui connaissait l’identité de la personne en charge, mais aussi ses habitudes. La couverture de Meow fondait aussi vite que neige au soleil et pour la première fois dans cette intrigue, la verte se demanda s’il ne serait pas intéressant de capturer l’inconnu une fois sortie du pétrin. Pétrin qui ne s’arrangeait d’ailleurs pas étant donné que la recrue allait être menée sur l’estrade de vente d’esclave malgré la tentative de sauvetage de son partenaire d’infortune.

La Toupex réfléchissait, elle cherchait un plan pour se sortir de cette mauvaise passe et entrevue une voie audacieuse et gonflée, mais à tenter en tous les cas. Elle se rappelait de l’attitude des hommes envers le charismatique chef féminine et notamment la crainte qui pouvait émaner d’eux. Malgré un physique avantageux, une plastique de rêve et une tenue provocante, aucun homme qui l’accompagnait de la dévisageait. Quelques conclusions plus tard, Kanäe tenta sa chance. Elle se laissa donc mener par son nouveau geôlier vers l’estrade et s’écarta en l’incitant à venir avec elle à quelques mètres de l’estrade, toujours en vue de tous les gardes mais hors de portée d’oreilles attentives.

Votre collègue disait la vérité, je suis bien au service de Madame, et je porte son sceau. Mais je ne suis pas une esclave… traditionnelle. Ma maîtresse m’utilise pour des activités plus privées et ma marque se trouve sur une zone que seule ma maîtresse est destinée à voir, un endroit assez intime si vous préférez.


Portée par la réussite de l’attrait de ses charmes sur le premier garde, l’herboriste tentait le tout pour le tout en prétextant être une fille de joie exclusive à la maîtresse des lieux. La possibilité n’était pas forcement nulle et en tous les cas, elle ne risquait pas grand-chose à part un nouveau coup. Elle pensait bien au fait que l’homme allait lui demander de lui montrer la marque, et en prévision d’une telle demande, elle reprit immédiatement.

Je vous la montrerai bien pour vous prouver ma bonne volonté mais ma maîtresse a dit que si quelqu’un d’autre qu’elle y avait accès, elle me punirait ainsi que la personne l’ayant aperçu. Elle a promis de lui crever les yeux qui ont porté sur son sceau et de lui couper la langue pour que jamais il ne puisse témoigner de sa vision. Vous comprendrez donc ma réticence…


De tous les mensonges qu’elle avait été amenée à monter au cours de son parcours de gouvernementale, ce dernier devait être le plus osé, le plus salé et surtout le plus improbable de tous. Néanmoins, ce qu’il y a de beau avec le mensonge c’est qu’il n’engage que ceux qui y croient, et celui-ci pouvait clairement y croire.

La menteuse espérait donc être crue, mais aussi et surtout que Meow n’était pas loin pour pouvoir la récupérer et reprendre « son acheminement vers la patronne ».

A défaut, la belle se verrait donc obligée de rejoindre l’estrade et être présentée comme une marchandise, telle une demoiselle en détresse attendant son sauveur. A l’autre bout de la pièce, des gardes se mettaient en poste près de la porte, un d’entre eux annonça la couleur : la chef arrivait.

© Codé par Kari Crown

Revenir en haut Aller en bas
Erwin Dog
Commandant de la Révolution
avatar
Messages : 2925
Race : Humain
Équipage : Inquisition

Feuille de personnage
Niveau:
51/75  (51/75)
Expériences:
781/1000  (781/1000)
Berrys: 12.977.359.333 B

MessageSujet: Re: (FB - 14 mois) Retrouvailles familiales [Ft Erwin]   Mer 18 Jan - 0:58

Retrouvailles familiales [6]

Le garde hésita un instant. Les paroles de cette jeune fille étaient comme de l'eau qui coulait sur la roche des montagnes de là où il venait : claires et limpides. C'était une aberration, l'erreur de toute une carrière qu'il semblait engager ici. Pourtant, il ne se laissa pas démonter : lui aussi avait une fierté. Lui aussi était homme à prendre le risque de se tromper quand la récompense n'en était que plus grande. S'il réussissait la vente d'aujourd'hui, il serait couvert d'or et pourrait rentrer de là où il venait. S'il échouait, il n'aurait de toutes les manières plus assez d'argent pour masquer ses dettes. C'était quitte ou double. Un dernier lancer de dé sur la roulette. Et aujourd'hui, il se sentait en veine. Avec un sourire victorieux, il saisit alors la verte par le bras sans piper mot. Au moment où il la balança comme un vulgaire sac sur le devant de la scène, il leva les yeux vers la porte de métal qui s'ouvrit lourdement et d'où sortit la dame de leur conversation. N'était-il pas chanceux d'avoir une réponse aussi promptement ?

- Aujourd'hui, mesdames et messieurs, un lot d'exception !

Le regard de l'homme se porta sur le rouquin aux allures de raclure, accompagné de deux gardes à la carrure de poissons frits frétillants. Leur présence était signe que la maîtresse s'était entichée de l'un d'entre eux, et l'avait désigné comme étant le rayon de soleil de sa journée. Un sourire aux lèvres, le vendeur d'esclaves leva haut la tête, toisant du regard ce nouveau groupe auquel il adressait sa vente :

- Une jeune fille à la chevelure verte, un modèle utilisable et à user à votre bonne convenance !

À peine avait-il commencer à lancer les enchères que les prix flambèrent. Il fut étonnant de voir avec quelle facilité le million fut atteint, couchant la plupart des clients dans un silence morbide, mais encore plus quand la première dizaine fut suivie par une demi-douzaine d'hommes très intéressés par le produit du jour. Alors, au milieu de cette foule, de cette vente ignoble où était mises en avant les plus moches valeurs humaines, une main se leva avec la coquette somme de trente millions inscrits dessus. C'était la meilleure affaire de la semaine, bien meilleure encore que le lot d'homme-démons qu'ils avaient eu à une quinzaine de millions. Sans émettre un seul sourire, le vendeur d'esclave valida l'achat, laissant la verte dans la tourmente...

Ce fut à ce moment-là qu'une explosion survint, rapidement suivie d'une seconde puis d'une troisième. L'enchaînement était tellement fluide qu'on aurait pu croire à un coup monté, et pourtant... Plus loin, la maîtresse des geôles, la nouvelle mafieuse la plus réputée de l'île avait écarquillé les yeux avec horreur. Son nouveau compagnon avait disparu en un claquement de doigts pour faire éclater les grenades d'un de ses gardes. Et alors que tous les regards étaient dispersés, affolés, une main vint saisir la verte sur l'estrade et déverrouilla ses menottes. Maow, le regard confiant, obligea la jeune femme à le suivre.

- Je t'assure qu'à Shabaody les gens seraient montés bien plus haut pour t'avoir ! Essaya de consoler l'informateur en s'enfonçant dans la foule, trop occupée à s'enfuir pour remarquer le vendeur assommé au sol. On va prendre un navire marchand ! Si on ne part pas maintenant, on risque de se faire à nouveau capturer !

Il ne demandait pas son avis à la jeune fille, bien au contraire. Il n'en avait pas le temps. Elle pouvait bien sûr se détacher à tout moment, mais la présence de la demoiselle dans cette arrestation ferait sûrement des vagues. Vendre une marine, mais ils avaient totalement perdu la tête... Cette île était finie de toutes les manières. Quand les services gouvernementaux apprendraient de la bouche de la verte l'existence d'un tel marché noir, ils le feraient tout de suite fermer, territoire du Gouvernement ou pas.

Revenir en haut Aller en bas
Kanäe Toupex
MidoriSasori
avatar
Messages : 869
Race : Humain
Équipage : Inquisition

Feuille de personnage
Niveau:
40/75  (40/75)
Expériences:
306/350  (306/350)
Berrys: 17.522.000 B

MessageSujet: Re: (FB - 14 mois) Retrouvailles familiales [Ft Erwin]   Mer 18 Jan - 9:49

Le roi des bêtes étranges


Le mensonge de la belle n’avait tout simplement pas pris et de cette façon, elle avait vite terminée sur l’estrade des ventes à être épiée par des dizaines d’hommes tous aussi heureux les uns que les autres à pouvoir se porter acquéreur d’une telle jeune femme. Mais alors que le vendeur parlait, la porte du fond s’ouvrit sur cette femme pulpeuse, cette dame Baccara. Les choses s’en suivirent alors : la vente, la flambée des prix, les explosions, la fuite imposée par Maow… Et au cours de tout cela, Kanäe ne prit aucune part aux festivités. Elle ne se débattit pas en arrivant sur la scène, elle ne tenta pas de fuir devant les offres des clients, elle n’essaya pas de jouer de ses charmes pour se libérer, elle ne profita pas des explosions pour sauter et s’enfuir, elle ne remercia pas Maow de l’avoir libérée et si elle ne le suivait ce n’était que parce que celui-ci la tenait fermement par le poignet.

Non, Kanäe Toupex ne percevait plus rien, le regard occulté, l’esprit embourbé, elle se trouvait dans un trou noir.

Lorsque la porte s’était ouverte sur les nouveaux arrivants, quelques minutes plus tôt, elle avait naturellement porté son regard vers la source du bruit et de l’agitation de tous les gardes. La recrue avait d’abord vu la maîtresse des lieux s’inquiétant l’espace d’un instant sur le fait que son mensonge était définitivement enterré, elle avait ensuite porté son regard sur l’accompagnateur et se figea littéralement. La vision sur cette tignasse rousse surmontant un jeune homme de grande taille, un parfait inconnu en principe, lui glaça le sang et lui réchauffa le cœur à un point inimaginable. Elle ne pipa mot, ne décrocha pas son regard et même ne voyait plus le roux qu’elle fixait. Devant ses yeux se déroulaient des scènes presque illusoires, des scènes d’une vie passée, de deux mois entiers où elle avait su trouver quelqu’un de plus spécial, quelqu’un qui différenciait de deux amis recrues qu’elle avait pu se faire en formation, quelqu’un pour qui elle avait donné la mort. Ses perceptions n’étaient pas seulement bloquées, elles n’existaient plus. Son cœur avait eu un arrêt momentané car cet être qu’elle avait dû abandonner pour son bien, qu’elle regrettait chaque jour d’avoir délaissé venait de réapparaitre.

Elle avait cru croiser son regard dans les premières secondes et y avait ressenti une profondeur qu’elle n’avait pas oublié, ces yeux bardés de larme qu’elle avait su réconforter des années plus tôt, elle ne pouvait pas se tromper, il s’agissait bien de lui. L’abysse mental qui s’était instauré en elle se dissipa progressivement au fil du chaos qui s’était établit au sein du marché noir, étrangement il n’était plus où il se trouvait, mais elle non plus, amené toujours plus loin par l’homme avec qui elle avait partagé un bref épisode carcéral, elle se libéra le bras de son emprise d’un simple geste de l’épaule et se retourna en tous sens pour le voir.
Il avait beau avoir grandi, beaucoup d’ailleurs, elle ne pouvait pas se tromper, vraiment pas. Elle se tourna vers Maow en toute hâte et l’attrapa par les épaules, presque menaçante.

Le roux qui est entré tout à l’heure ! Où est-il ? Je ne peux pas partir sans lui !


Elle ne pensait alors pas un instant que son compagnon d’infortune connaissait également la personne recherchée, et devant toute cette incompréhension, sans même attendre de réponse de Maow, la verte campa sur place et se mit à hurler de toute ses forces, un cri long et persistant qui serait entendu de tous malgré le bruit et le chaos environnant. Elle se moquait de tout à cet instant et n’espérait qu’une chose, le voir, lui parler.

Un seul mot sorti de sa bouche.

ERWIN !


© Codé par Kari Crown

Revenir en haut Aller en bas
Erwin Dog
Commandant de la Révolution
avatar
Messages : 2925
Race : Humain
Équipage : Inquisition

Feuille de personnage
Niveau:
51/75  (51/75)
Expériences:
781/1000  (781/1000)
Berrys: 12.977.359.333 B

MessageSujet: Re: (FB - 14 mois) Retrouvailles familiales [Ft Erwin]   Dim 22 Jan - 22:59

Retrouvailles familiales [7]

Le silence relatif de cet endroit fut brisé alors que la verte, avec un timbre de voix bien particulier, tronqué par une émotion sous-jacente, venait de mettre en alerte tous les gardes, toutes les potentielles personnes qui l'avaient perdus de vue. Blêmissant, Maow crut que sa dernière heure était arrivé. Il ne fit ni attention au fait qu'elle connaisse le rouquin, ni à celui que cette peste souhaitait camper sur ses positions. Seule sa voix, qui portait bien trop, avait réussi à déchaîner ses angoisses. S'ils se faisaient prendre, ils étaient cuits. Même le rouquin ne pourrait plus rien pour eux à un moment. Ou du moins c'est ce qu'il croyait, car une silhouette se détacha bien vite de la foule et resta un instant figée devant la Toupex. C'était lui. Il était là, de retour devant cette fille qui avait changé tant d'années auparavant. Sans savoir qu'il s'agissait d'elle, le devinant à demi-mot mais persuadé qu'il n'était pas là pour elle. Ou du moins, tentant de s'en persuader.

- Dégage-nous d'ici ! Ordonna le Rockal d'un ton précipité en maintenant l'épaule de son camarade qui attrapa alors subitement le poignet de la marine.

Et ils disparurent tous les trois, enfoncés par le brouhaha tandis que les gouvernementaux sous couverture avaient pris la poudre d'escampette, s'éloignant de la dame furibonde. Les choses ne se passaient pas exactement comme elle le désirait. Aboyant des ordres, elle ne comprit pas que les marines arrivent par dizaine, quelques heures lus tard, pour prendre d'assaut le port clandestin. Une opération de grande envergure qui condamnerait certainement le marché noir sur cette île !

Ils étaient tous autant qu'ils étaient essoufflés. Le rouquin n'avait pu penser qu'à un seul endroit : l'appartement de l'informateur. Il ne voulait pas réellement rester sur cette île, mais sa priorité était de les éloigner de l'épicentre : une fois cela fait, il pourrait prendre des mesures contre les secousses restantes. Maow ne tarda pas, il se précipita en haut, laissant les deux étrangers en tête à tête. C'était là le lourd fardeau devant lequel devrait se poser la jeune fille, en effet : à ses yeux, aux yeux du garçon, elle n'était pas plus qu'une étrangère. Il ne pouvait la voir autrement. Ses souvenirs s'étaient évaporés des années auparavant, sous les coups d'un procédé très minutieux. Il avait oublié quelques mois, quelques voix, quelques visages. Pourtant, lorsque ses pupilles croisaient celles de la verte, il ne pouvait s'empêcher de s'interroger. Lui tournant le dos, il se dirigea vers la cuisine.

- Tu veux boire ou manger quelque chose ?

Il fallait bien commencer quelque part, et l'estomac était une valeur sûre. Il sortit quelques ingrédients et, sans se presser, commença à préparer une omelette. Il n'était pas réellement bon en cuisine, mais il pouvait faire quelques plats basiques. Du moins c'est ce qu'il pensait : à peine eut-il réussi à faire durcir l’œuf après l'avoir mélangé que celui-ci crama. Il sortit la poêle en observant l'intensité du feu, peut-être un peu trop appuyée. Soupirant, il rouvrit le frigo et en sortit quelques fruits.

- Bon, je dois t'avouer que ça m'intrigue que tu connaisses mon prénom. On se connaît ?

Si l'innocence perçait dans ces paroles, elles étaient certainement dures à entendre pour la gouvernementale. Après tout, sous quel jour s'était-elle réveillée pour que la personne qui avait vécu à ses côtés pendant plusieurs mois ne finisse par l'oublier ? Toutes ces nuits passées à être réconforté, tout ce temps passé à rire, à s'amuser... Toutes ces épreuves évaporées, oubliées aussi facilement que le vent balaye les grains de sable dans le désert. Il n'y avait pas d'humour là-dedans, ni de mensonge : seule la vérité perçait. Il ne se souvenait pas d'elle.
Revenir en haut Aller en bas
Kanäe Toupex
MidoriSasori
avatar
Messages : 869
Race : Humain
Équipage : Inquisition

Feuille de personnage
Niveau:
40/75  (40/75)
Expériences:
306/350  (306/350)
Berrys: 17.522.000 B

MessageSujet: Re: (FB - 14 mois) Retrouvailles familiales [Ft Erwin]   Lun 23 Jan - 0:09

Déchirure


Tout s’était passé à une vitesse incommensurable. A peine la verte avait-elle crié, déchirant le hangar d’un hurlement perçant, que l’être tant recherché avait fendu l’air pour apparaitre comme par magie devant elle. Elle ne l’avait même pas vu venir, il ne s’était donc pas déplacé conventionnellement mais le roux, elle ne se posa aucune question et n’entendit même pas l’autre homme lui demander de les faire sortir de là. Ils étaient ainsi arrivés, encore une fois comme par magie, dans un lieu complétement inconnu pour la mouette, un lieu d’habitation en désordre. Mais ça aussi, elle s’en moquait complètement, elle n’avait retenu qu’une chose ; la douce chaleur de la paume de son plus grand ami s’enroula autour de sa peau. Etrangement, même si de nombreuses années s’étaient écoulées, le contact de sa peau contre celle de l’Arsenal lui semblait incroyablement familier, à un tel point qu’elle ne put s’empêcher de sourire, laissant ses yeux s’humidifier un peu plus chaque secondes. Elle fut cependant étonnée de la façon dont il se comportait envers elle, il ne semblait plus y avoir ce lien, ou tout du moins, il y avait quelque chose qui avait disparu du côté du rouquin.

Il s’éloignait pour lui proposait à boire et à manger, commençant à préparer la cuisine et allant jusqu’à tout lâcher pour aller chercher des fruits. Durant tout ce temps, la jeune femme était restée totalement muette ne sachant pas vraiment sur quel pied danser mais surtout, se remettant du choc émotionnel qu’elle avait subi.

Enfin, alors que le civil était toujours la tête dans le frigo, Kanäe s’approcha lentement, à pas furtif et enlaça tendrement celui qui était aujourd’hui beaucoup plus grand qu’elle. Elle avait procédé avec toute la tendresse du monde pour ne pas effrayer son acolyte, elle lui laissait la possibilité de se dégager s’il le désirait. Elle avait entendu sa question concernant son identité mais elle n’en prit même pas la mesure, c’était à peine si elle l’avait entendu. Si la question avait été absorbée, l’esprit de Kanäe s’interdit de la traiter à l’heure actuelle, elle aurait le temps de revenir sur cette interrogation plus tard. Peu importe que le roux laisse la verte l’enlacer une seconde, une minute, une heure, ce contact lui avait redonné un espoir qu’elle avait cru perdu depuis longtemps. Une fois de plus, comme dans l’entrepôt mais beaucoup moins fort, elle ne souffla qu’un mot en posant sa tête contre le dos du futur révolutionnaire, s’il la laissait faire.

Erwin…


S’il ne s’était pas encore libérée, elle le lâcherait et continuerait la conversation en traitant le souci invoqué plus tôt par l’amnésique.

Les années ont passé et tu étais jeune, de plus, je ne sais pas ce qu’il s’est passé dans ta vie depuis les dix dernières années et ce que tu as pu être amené à voir, ou à oublier. Mais oui, nous nous connaissons bien.


Les paroles pouvant paraître étranges de prime abord s’expliquaient par la connaissance que la verte pouvait avoir sur une tierce personne : Monsieur Arsenal, le père d’Erwin. Elle avait rencontré ce personnage effrayant une fois et en avait un souvenir parfaitement clair. La vie de cet homme était une montagne de secret, dirigeant d’une organisation obscure, il avait eu recours à des drogues sur son fils pour l’endormir à l’époque où Kanäe vivait avec lui. Et s’il ne faisait aucun doute que la mouette ne connaissait pas les faits, elle savait que le père Arsenal ne la portait pas dans son cœur et surtout qu’il ne reculerait devant rien pour ses intérêts. Alors une question persistait : qu’avait-il bien pu arriver à Erwin pour qu’il en oublie tous ses moments.

Dans le but de raviver une flamme éteinte, l’herboriste plongea une main à sa ceinture, là où se trouvait habituellement ses pilules à base de plante, elle y attrapa quelque chose prit dans les plis du tissu. Quelque chose qu’elle trainait maintenant depuis dix ans et qu’elle ne quittait pas. Elle tendit alors la chose en question, face visible devant les yeux du grand. Il s’agissait d’une photo du duo, dix ans plus tôt, devant le foyer de la famille Arsenal. Image capturée par une charmante voisine suite à la demande du duo, il n’y en avait qu’un seul et unique exemplaire que la verte avait embarqué le jour où elle avait dû quitter le gamin.

Je suis Kanäe, Kanäe Toupex. A une époque, tu m’appelais grande sœur. Et si tu ne t’en rappelles plus aujourd’hui, moi je ne t’ai jamais oublié, et tu seras à vie mon petit frère.


Une larme perla sur la joue de la conteuse. Si elle estimait qu’il n’avait pu l’oublier de lui-même, avoir été effacé de la vie du roux lui déchirait le cœur. Elle espérait que cette simple image, son nom ou cette étreinte avait pu faire revenir quelque chose dans la mémoire de son petit-frère.


© Codé par Kari Crown

Revenir en haut Aller en bas
Erwin Dog
Commandant de la Révolution
avatar
Messages : 2925
Race : Humain
Équipage : Inquisition

Feuille de personnage
Niveau:
51/75  (51/75)
Expériences:
781/1000  (781/1000)
Berrys: 12.977.359.333 B

MessageSujet: Re: (FB - 14 mois) Retrouvailles familiales [Ft Erwin]   Mar 24 Jan - 18:48

Retrouvailles familiales [8]

- Je... je suis désolé, je ne me souviens pas.

S'étant dégagé gentiment de l'étreinte surprenante de la jeune fille, qui l'avait raidi, il s'était retourné vers elle pour lui offrir son attention. Elle ne semblait pas mentir : ses émotions sincères perçaient dans sa voix. Cette attitude, si frêle, si naïve, était tout ce qui restait de leur relation. Ça et la photo qu'elle lui présenta. Fronçant les sourcils, le jeune homme la saisit. Il déglutit en comprenant qu'il ne s'agissait pas d'une fausse : comment aurait-elle été capable d'aller aussi loin ? Et puis, ce garçon... Pas de doute, c'était lui. Alors pourquoi ne s'en souvenait-il pas ? Qu'avait-il pu oublier ? L'incertitude naissante fut bientôt interrompue par un maux de tête tétanisant. Il lâcha sans le vouloir le papier qui fut porté par l'air vers le sol. Ses mains, posées contre son crâne, indiquaient un soucis clairement identifié : il était en prise à une crise. Les souvenirs, furtifs, venaient frapper son cerveau à pleine vitesse. Il agonisait quelques cris, soumis à un passage entre les mailles de la drogue qui avait causé ces pertes de mémoire. Elle...

Se laissant tomber sur le sol, il tremblait avec une force surprenante. Le moindre de ses gestes provoquait en lui un nouveau pic de douleur, une nouvelle montée de souvenirs tout de suite épuisés par son inconscient qui les refoulaient. Certains pensaient que les souvenirs existaient en plusieurs exemplaires dans le cerveau : si c'était le cas, il devait obtenir les réminiscences de ce qui avait disparu des années plus tôt dans les laboratoires de son père.

Maow Rockal, dont le regard s'était porté vers le bas de son appartement, déboula les escaliers avec une mallette qui lui servirait de seule valise. Il déglutit en voyant l'attitude du jeune garçon, à présent adossé au sol, le dos courbé et les mains placées sur sa tête tel un fou. Il ne manquait plus que ça ! C'était vraiment ce gars qui avait mangé l'un des fruits les plus redoutés dans le monde ? À condition bien sûr que quelqu'un ne remarque ce même fruit.

- Il lui arrive quoi à lui ? Eh ! Dis-moi, tu lui as fait quoi ?

Il n'eut pas le temps d'éluder. Un grand vacarme retentit à l'étage. Pour une raison fort étrange, un feu avait commencé. Le crépitement des flammes sur les papiers ne sembla pas inquiéter le Rockal qui, au lieu de s'affoler, saisit immédiatement le bras de son camarade pour le traîner vers l'extérieur. Il intima la verte de prendre son second membre et de l'emmener avec. Il n'était pas muni d'une force exceptionnelle après tout.

- Sérieusement, ce gars...

Et alors qu'il le tirait, Maow commença à ronchonner dans son menton. Il n'aimait pas la position dans laquelle il se trouvait. Cette situation n'avait pas que des avantages : certes, il avait un allié relativement fiable, qui était venu pour le sauver – ou du moins c'était ce qu'il avait pu en déduire – mais il ne trouvait pas de satisfaction dans les péripéties qui en étaient issues. Un maître-espion réduit à ça c'était... presque pire que tout. S'expatrier, montrer des signes constants d'une faiblesse agaçante...

- Il aurait mieux fait de me laisser me faire lobotomiser la dernière fois, si c'est pour finir dans cet état. Sérieux... On dirait qu'il se calme.

Les spasmes s'étaient pondérés. Faisant descendre le garçon par la cage d'escalier en le maintenant sur ses épaules, il constata les ordures au pieds de son appartement. Il allait falloir s'en éloigner s'ils ne voulaient pas flamber ici.
Revenir en haut Aller en bas
Kanäe Toupex
MidoriSasori
avatar
Messages : 869
Race : Humain
Équipage : Inquisition

Feuille de personnage
Niveau:
40/75  (40/75)
Expériences:
306/350  (306/350)
Berrys: 17.522.000 B

MessageSujet: Re: (FB - 14 mois) Retrouvailles familiales [Ft Erwin]   Jeu 26 Jan - 10:20

La plus légitime des rages


En montrant la photo de lui plus jeune au roux, la verte ne s’attendait pas à cette réaction. Preuve de traitements mauvais formés à l’encontre de cet homme, les convulsions qu’il n’avait su retenir avait tétanisé l’autre protagoniste, entrainant un saut de la future lieutenante sur lui pour le retenir avant qu’il ne heurte le sol. Maow était arrivé, relativement affolé, avant que les choses se précisent : l’appartement était en feu. Alors qu’Erwin se calmait de plus en plus, Kanäe récupéra une seringue à piston dans sa sacoche, la remplit rapidement d’un liquide violet contenu dans une fiole extraite en même temps que la seringue. Elle regarda le maître espion inquiet, en plantant la seringue dans la jambe du civil, injectant alors doucement son contenu dans l’organisme de son ami.

Ça devrait calmer son système nerveux et empêcher les tremblements.


Sans plus attendre, le duo descendit donc le corps inerte à l’étage inférieur dans le but de le mettre à l’abri. Dehors, plusieurs ennemis, ainsi la Toupex n’eut que peu de doute sur l’origine des flammes. Elle se tourna alors vers le corps inanimé, quelque chose montait en elle, elle bouillait. Elle avait attendu de revoir le petit roux durant des années, pensant à lui chaque jour, se demandant s’il allait bien, s’il avait grandi ou s’il était mort dans d’atroce souffrance suite aux magouilles de son père. Si Erwin était harcelé par des souvenirs d’une époque lointaine qui l’avait poussé dans cet état, la recrue revivait aussi les deux mois de vie commune. Elle les revoyait, sur le canapé familial se consolant l’un l’autre, dans le jardin, sur le trajet de l’école… Partout.

La rage montait, elle en ressentit une comme elle n’avait ressenti depuis longtemps. Elle sortit alors ses dagues immédiatement et remonta les yeux vers Maow, une colère profonde aux yeux, la mine dure mais exprimant aussi un certain appel à l’aide.

Emmène le loi d’ici, je vais m’occuper de ceux qui sont dehors. Va vers la forêt, je vous pisterai une fois que j’en aurai terminé.


La mouette récupéra la photo au sol et la glissa dans la poche de l’Arsenal, il aurait tout le temps de réfléchir à son réveil sur la situation, peut-être de se remémorer les semaines qu’il avait passé avec la belle. Pour autant, l’attention de la combattante était ailleurs. Elle se rappelait comment elle avait déjà pu sauver son petit-frère plusieurs années auparavant, aujourd’hui elle allait devoir reprendre ce vieil intérêt, elle donnerait tout pour lui, une fois de plus.

Alors que le propriétaire des lieux et son paquet allaient probablement sortir par derrière, Kanäe sauta par la fenêtre et arriva devant les ennemis, elle engagea le combat en lâchant toutes ses forces dans la bataille. Elle plaçait chaque coup avec précision dans le but de se débarrasser des ennemis le plus vite possible, elle ne voulait pas laisser Maow et le Dog trop longtemps seuls.

Elle espérait seulement que les ennemis n’étaient pas si forts et qu’elle pourrait s’en défaire. Elle frappait, esquivait, bougeait, sautait, se lançait corps et âmes dans la bataille quitte à prendre des coups, elle s’en moquait ; aujourd’hui elle défendait un intérêt bien supérieur : il était là.

© Codé par Kari Crown
Revenir en haut Aller en bas
Erwin Dog
Commandant de la Révolution
avatar
Messages : 2925
Race : Humain
Équipage : Inquisition

Feuille de personnage
Niveau:
51/75  (51/75)
Expériences:
781/1000  (781/1000)
Berrys: 12.977.359.333 B

MessageSujet: Re: (FB - 14 mois) Retrouvailles familiales [Ft Erwin]   Sam 11 Fév - 14:03

Retrouvailles familiales [9]

Ce n'était pas une bataille qu'il pouvait gagner. Intérieurement, Maow en était conscient. Il n'appréciait nullement la tournure des événements, prenant sur lui, cherchant un moyen de s'échapper de ce bourbier le plus rapidement possible. La Toupex s'en était aller à l'affrontement, et il traînait sur son dos un rouquin à peine bon à babiller. La liqueur violette avait été une aubaine : système nerveux out pour quelques temps encore. Ainsi en s'engageant dans les rues, il comprit que la situation s'était un tant soit peu dégradée sur l'île et que chacun avait sûrement commencé à sentir la fumée avant même que le feu ne prenne réellement. Des combats de proximité, des règlements de compte, tout était bon pour se mettre sur la gueule.

Le maître espion atteignit la forêt après quelques incartades évitées par son bon sens. Il n'aimait pas les affrontements directs, préférant de loin quelques approches perpétrées par sa ruse. S'enfonçant dans le bosquet de verdure qui se trouvait à l'orée de la ville, il trouva rapidement un endroit où se cacher. Il s'assit alors contre un tronc d'arbre, la tête du rouquin sur ses cuisses. Un long soupir s'échappa de lui tandis qu'il observait l'homme à ses côtés.

- Je me demande bien comment tu fais pour toujours te mettre dans ce genre de situation...

Fermant sa veste, il ferma les yeux un instant. La forêt était calme. Les bruits d'affrontements s'étaient tus entre les feuilles des arbres. Le bruissement de la nature, doux et malléable, semblait offrir au temps un instant de repos. Il aurait été plaisant de rester plus longtemps comme cela. Ce n'était d'ailleurs pas tant la présence du rouquin qui lui plaisait : il était incapable d'éprouver une quelconque attirance envers les autres. C'était plus de l'ordre de la sérénité... Oui, il était serein. Rien en semblait pouvoir perturber cet instant de bonheur. À l'exception d'une petite créature qui sortit d'un buisson. Un lapin... En rouvrant les yeux, Maow put observer son pelage marron et ses yeux d'un noir profond, un peu globuleux. Il lui fit un signe de la main et le vit s'enfuir. Un autre animal sortit alors du fourré, bien moins amusant que son prédécesseur : un loup qui poursuivait le lapidé, l'attrapa par le cou et le lui brisa d'un coup sec. La violence inouïe de la scène ne fut rien devant le manque de tact de l'animal quand il dévora sa proie devant le maître espion.

Ne cherchant pas à se faire repérer, l'homme resta coi devant le règne animal. Ses lèvres scellées, il sentit quelques instants après le départ du loup sauvage son camarade se réveiller, se tenant la tête tandis qu'il s'asseyait en tailleur. Il semblait un peu déboussolé, et rapidement il rendit son déjeuner sur le sol. Il avait sûrement été pris d'une violente migraine.

- Tu... Comment tu te sens ?
- Que s'est-il passé ? Marmonna le rouquin en ouvrant les yeux. Je... J'étais en train de suivre la femme du bar pour te retrouver et... Argh, ma tête.
- Attend, laisse...

Lui mettant une main sur le dos, Maow le caressa pour le réconforter. Il n'avait toujours pas évoqué Kanaë, signe qu'il l'avait sûrement à nouveau oublier. Mais quelle drogue avait-on pu lui donner ? Soupirant, l'informateur ne tenta pas d'explication. La jeune femme pourrait s'en sortir toute seule. Pour l'instant, il fallait simple à tout prix éviter qu'il ne retombe dans une de ses crises. Enfin bon, il l'avait retrouvé, c'était l'essentiel.

- Nous nous sommes échappés et enfuis dans la forêt à l'aide d'un membre de la marine. Je pense que nous devrions...
- Partir. Je n'aime pas cet endroit.

Et c'était compréhensible. Ainsi, tenant l'épaule de Maow, le rouquin disparut en sa compagnie pour apparaître sur North Blue. Là-bas, il y trouverait une photo, qu'il conserverait des mois durant sans comprendre son importance. Jusqu'au jour où il se souviendrait...
J'ai conclu pour ma part !
Revenir en haut Aller en bas
Kanäe Toupex
MidoriSasori
avatar
Messages : 869
Race : Humain
Équipage : Inquisition

Feuille de personnage
Niveau:
40/75  (40/75)
Expériences:
306/350  (306/350)
Berrys: 17.522.000 B

MessageSujet: Re: (FB - 14 mois) Retrouvailles familiales [Ft Erwin]   Sam 11 Fév - 15:02

Un brin de quelque chose


La bataille, une phase d’excitation que la verte aimait à un point inimaginable mais en se lançant de cet affrontement précis, son cœur était partagé. Emportée par l’envie d’en découdre et la volonté de défendre Erwin une nouvelle fois, elle ne voulait pas le quitter, pas maintenant alors qu’elle venait simplement de le retrouver. C’était pour le retrouver dans un meilleur état qu’elle avait envoyé le maître espion dans la forêt, zone où elle était sans-maître et où elle pourrait les retrouver sans trop de difficultés. Pour l’heure, elle devait se défaire des deux incendiaires en extérieur. Ceux-ci n’étaient pas d’un niveau exceptionnel mais proche de celui de la verte, ainsi elle n’arrivait pas à vaincre, seulement à les contenir du mieux qu’elle pouvait. Cet affrontement durait et était passablement éprouvant, apparemment la mafieuse à forte poitrine ne sous-estimait pas les éléments étrangers qui avaient attaqué sa planque. Elle s’attendait peut-être envoyer ses hommes face à plusieurs ennemis mais là il n’y en avait qu’une, enfin il n’y en avait qu’une avant l’arrivée des troupes de la marine.

Alors que la combattante envoyait des coups de dague de tout part, parant les coups ennemis, esquivant les imparables et relançant chaque offensive, la recrue se battait avec une rage digne des plus grands guerriers. Toute bonne volonté abattue, le combat restait sans issue et la belle n’arrivait en aucun cas à prendre le dessus. Alors que la fatigue s’installait tranquillement, un coup de feu se fit entendre et l’un des assaillants se laissa tomber au sol, un trou sanglant au côté. Deux autres tirs se firent entendre ôtant la vie immédiatement du second incendiaire. Le colonel en charge de l’opération se fit alors voir, accompagné de nombreux soldats, eux-mêmes qui avait jeté leur dévolu sur le réseau placé sur l’île. Pour l’heure tout était un peu sombre sur les réactions des mouettes et la situation du réseau de marché noir attaqué quelques minutes plus tôt. Pour en revenir aux sauveurs de la belle, le gradé se présenta devant elle l’air heureux.

Recrue ! Excellente réaction, vous avez permis à la marine de démanteler un réseau important, malheureusement la tenancière de tout ce bordel s’est enfuie. Je regrette de n’avoir pu remercier le jeune homme roux qui nous a aidés. Enfin, les choses sont réglées, êtes-vous blessée ou pouvez-vous venir aider les troupes à récupérer les marchandises confisquées ?


Kanäe fut étonnée de voir autant de joie sur le visage de l’homme mais il y avait de quoi, une prise comme celle-ci avait de l’importance pour une carrière et il était l’homme en charge, celui qui allait en recueillir tout le crédit. Loin de tout cela, la belle se moquait bien du démantèlement des activités illicites et pensait davantage à la situation du roux n’ayant qu’une seule hâte : le retrouver. Mais les choses n’étaient absolument pas si simples, le colonel faisait la loi et il ne la laisserait pas rejoindre seule la forêt et la verte ne voulait pas que les troupes de la marine rencontre Maow. S’il se présentait comme un marchand, la jeune femme avait bien compris qu’il y avait quelque chose derrière ça et elle ne voulait pas le mettre dans l’embarra. Elle releva donc la tête vers son supérieur pour enfin répondre.

Je vais bien colonel et je vous remercie pour vos félicitations. Je vous suis.


Voilà donc comment ces retrouvailles allaient s’achever, une fois le travail fini, la Toupex retournerait dans la forêt, filerait les empruntes et ne pourrait que comprendre que l’Arsenal était parti loin de là, peut-être avec ce pouvoir qu’il avait utilisé en sa compagnie. Mais elle savait, elle savait qu’un jour elle le reverrait.

© Codé par Kari Crown

Revenir en haut Aller en bas
 

(FB - 14 mois) Retrouvailles familiales [Ft Erwin]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Retrouvailles familiales [PV Rosasharn]
» [Bruxelles] Charmantes retrouvailles familiales... [PV]
» Des retrouvailles tragiques...
» DOLLY chiot femelle croisé fox-yorkshire 5 mois SPA DOUAI 59
» CANICHE croisé Griffon de 6 mois champagne Roubaix (59)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
One Piece Seken :: Le monde de One Piece :: Grand Line-