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 Pauvre Nana (mission solo)

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Kanäe Toupex
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MessageSujet: Pauvre Nana (mission solo)   Mer 17 Fév - 16:40


Les vacances de l'herboriste

                                     
Kanäe arrivait à la fin de son apprentissage et avait demandé une mission d’évaluation finale, même si son dossier était exemplaire et qu’elle n’avait pas besoin de cette mission, elle ressentait le besoin de se mettre à l’épreuve mais aussi de prouver à ses supérieurs qu’elle était une grande guerrière. Elle attendait toujours son affectation et l’octroi de son grade qui interviendrait après la mission d’évaluation finale et pendant ce temps elle n’avait plus rien à faire à la caserne de Marijoa où elle était affectée. Elle demanda donc l’autorisation de partir sur une petite île sauvage peuplée de quelques habitants uniquement et notamment connue par sa forêt très épaisse et hétérogène du point de vue de la flore placée sur East Blue. Kanäe souhaitait s’y rendre pour renouveler et diversifier son stock de plante mais aussi pour souffler un peu et s’éloigner de la vie trépignante de la caserne. Dans quelques semaines la chasseresse verte ne serait plus une apprentie et deviendrait une gradée, elle comptait bien se faire connaitre, gagner en réputation pour changer les choses au plus haut niveau de la marine. Son supérieur à la caserne, qui appréciait beaucoup la jeune chasseuse, avait alors estimé que l’herboriste pouvait partir en vacances, encore une fois il ne prenait pas vraiment sa subordonnée au sérieux. Kanäe lui avait alors précisé qu’il ne s’agissait pas de vacances mais d’un voyage d’étude et de récupération de plantes rares. Après un épisode d’adieu larmoyant, comme à chaque fois que Kanäe quittait la caserne, la jeune apprentie emprunta un bateau et se fit conduire dans la région d’East Blue.

 
Arrivé sur la petite île sauvage, il fallait que Kanäe trouve les plantes qu’elle recherchait mais il fallait bien avouer que la forêt était très vaste mais aussi assez lugubre. Alors qu’elle s’approchait de la lisière de la forêt, la chasseresse aperçut quelques maisons, quatre tout au plus et de la fumée s’échappait de l’une des maisons. Alors que Kanäe observait le petit village, elle vit un homme sortir d’une des maisonnées et se diriger en courant vers la nouvelle arrivante de l’île. Il courait façon désordonné en agitant les bras et en hurlant des propos incompréhensibles. Il s’agissait d’un jeune homme aux cheveux bleus et aux yeux d’un brun profond, il était complétement échevelé et en transpirait abondamment. Kanäe se demandait qui pouvait bien être ce garçon et pour quelle raison semblait-il tellement pressé. La réponse ne tarderait pas à arriver mais plus le garçon s’approchait plus il fut simple à la nouvelle arrivante de comprendre de quoi il retournait. Ainsi entre deux « madame, madame » lancés d’un ton passablement essoufflé le jeune demandait si Kanäe était la vétérinaire qu’ils avaient appelé. Beaucoup de questions se posaient alors :
 
Pourquoi un vétérinaire ? Qui étaient ces personnes qui avaient appelé le vétérinaire ? Pourquoi ce gosse était-il aussi pressé ?
 
La chasseuse allait même jusqu’à se demander s’il ne s’agissait pas d’une diversion et si l’adolescent accourant vers elle n’était pas un ennemi  qui se jouait de Kanäe. Elle passa donc la main sur la garde de sa dague recourbée prête à en user s’il le fallait mais lorsque le jeune homme arriva devant la marine, celui-ci se cambra en posant ses mains sur ses genoux, il était épuisé. Etrange qu’un gamin de son âge et de sa condition physique soit exténué après une si petite course, Kanäe prit donc des nouvelles du jeune civil.
 
« Tout va bien ? Tu as l’air à bout de force, c’est cette petite course qui t’a mis dans cet état ? »
 
Le jeune homme avait relevé la tête vers la verte et essayait de reprendre son souffle pour répondre, après quelques instants, il y parvint. Il s’adressa alors à Kanäe, toujours persuadé qu’il s’agissait de la vétérinaire que sa famille avait appelé.
 
« Non docteur, cela fait trois jours et trois nuits qu’on ne dort pas, on s’occupe de Nana mais elle ne va pas mieux. On est vraiment content que vous soyez enfin arrivé, elle ne mange pas, dort très mal et ne nourrit plus les bébés. »
 
Le jeune homme pensait que Kanäe comprendrait de quoi il parlait mais ce ne fut pas le cas. La chasseuse réfléchit quelques instants avant de remettre les éléments portés à sa connaissance dans l’ordre. Elle était confondue avec un vétérinaire, il y avait une personne malade, la famille s’en occupait : Nana était sans doute un animal, l’animal domestique de la famille, qui s’en occupait sans repos depuis trois jours et qui attendait un vétérinaire capable de soigner la pauvre bête. Mais il n’en est pas moins que Kanäe n’était pas vétérinaire, n’avait pas de connaissance spécifique en médecine chirurgicale et que ses seuls connaissances médicales s’arrêtaient aux plantes médicinales. Elle voulait aider mais si l’animal était très mal elle ne pourrait pas faire grand-chose pour la sauver. Elle pouvait proposer au jeune homme de l’aider mais elle devait lui dire la vérité.
 
« Je ne suis pas vétérinaire jeune homme, je suis herboriste. Mais amène moi auprès de ton animal et je verrai ce que je peux faire. »
 
Le jeune fut étonné mais aussi déçu, il avait placé de grands espoirs en l’arrivée du vétérinaire et il ne s’agissait que d’une herboriste, puis le jeune homme tourna la tête et vit le bateau sur lequel était arrivée la chasseresse. Une embarcation peu large avec trois hommes à bord, que du personnel de bord : aucun combattant ni aucun médecin. Le garçon semblait complétement désabusé et une larme perla sur sa joue : il perdait pied, sa chienne ne s’en sortirait pas, les petits de l’animal mourrait rapidement faute de nourriture. Mais rien n’était perdu. Kanäe plaça ses mains sur les épaules du jeune homme et s’accroupit pour être à son niveau.
 
« Amène-moi chez toi petit ».
 

Sa voix était douce, presque suave, elle voulait gagner la confiance de l’enfant mais aussi le réconforter, elle ferait tout son possible pour soigner l’animal et sauver les espoirs du jeune garçon.  L’adolescent la prit par la main son interlocutrice et l’emmena chez lui en courant, les choses sérieuse allaient commencer pour Kanäe.
 



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Dernière édition par Kanäe Toupex le Jeu 18 Fév - 17:50, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pauvre Nana (mission solo)   Mer 17 Fév - 16:43


Brave soldat

                                     
Arrivés devant la maison, le duo poussa la porte et arriva dans une maison assez chaude avec un feu énorme dans l’âtre et un petit groupe agenouillé dans le coin autour d’une couverture. Se trouvait alors à genou une femme, une fille et un homme, tous affairés autour d’un animal de poilu et de taille correct. Lorsque le bruit de porte se fit entendre dans le foyer, la totalité des membres de la famille se retourna pour voir qui venait d’entrer et virent alors le plus jeune de leurs enfants accompagné d’une petite jeune femme aux cheveux verts. Le père de famille se leva immédiatement et rejoignit rapidement le duo d’arrivant en saisissant les mains de la chasseuse afin de l’amener auprès de la malade.

 
« Voilà docteur, il s’agit de Nana, notre femelle husky. Elle vient de donner naissance à 5 chiots chien-loup. Elle a effectivement été mise enceinte par un loup que nous avons domestiqué et qui vit chez un de nos voisins. Mais depuis quelques jours la chienne se lève plus, ne nourrit plus les petits et sa fièvre ne baisse pas donc nous vous avons app… »
 
Alors que le père de famille parlait, la porte s’ouvrit avec fracas et un homme en blouse entra dans la pièce en se présentant immédiatement comme le vétérinaire appelé par la famille, le docteur Kumo. S’en suivit alors une discussion rapide entre Kanäe, la famille et le médecin où chacun parla de sa profession, des raisons de sa présence mais surtout de l’état de santé de Nana. Le vétérinaire avait apporté avec lui du lait maternel d’une chienne qu’il avait à son domicile et qui en produisait assez pour pouvoir en mettre de côté. Grâce à cela les petits pourraient tenir un peu plus longtemps mais pas plus d’une journée, il n’y en avait pas assez pour tenir plus longtemps. La famille s’occupa à nourrir les chiots et le vétérinaire s’occupait de la mère alors que Kanäe se tenait debout à côté du médecin, l’aidant si le besoin s’en faisait sentir. Mais après quelques dizaines de minutes d’examen et de soin le verdict était sans appel : la chienne présentait toutes les caractéristiques d’une contamination virale. Le virus attaquait le cœur de la chienne et causait chez elle une fatigue cardiaque grave qui aboutirait au décès si rien n’était fait. Mais le virus attaquait aussi la production de l’animal, alors même si la maladie était guérie il faudrait trouver une solution pour les petits. Mais le véritable problème était que le vétérinaire ne pouvait rien faire sans ouvrir l’animal, son état nécessitait une intervention chirurgicale mais sur cette île c’était totalement impossible faute de matériel et d’espace stérile.
 
La famille se décomposa à l’annonce du diagnostic et les deux enfants tombèrent en larme, non seulement leur chienne s’approchait des portes du paradis mais les chiots ne survivraient pas non plus sans la mère. Le vétérinaire reprit de plus belle en disant qu’il pouvait tenter le tout pour le tout et amener les chiots sur son île pour les sevrer mais le temps de voyage était long et ils ne résisteraient peut-être pas assez longtemps pour être sauvés. L’ambiance était au plus bas dans la petite chaumière et personne ne parlait, tout le monde avait la tête vide, le vétérinaire n’avait donné aucun espoir à la petite famille et Kanäe pouvait assister à un bien triste spectacle : une famille abattue. Alors que l’ensemble de la maisonnée avait déjà baissé les bras c’est Kanäe qui eut un éclair de génie. Elle se tourna alors vers le chef de famille et demanda à celui-ci s’il connaissait la flore de l’île, l’homme lui répondit qu’il emmenait souvent ses enfants en balade et qu’il connaissait une grande partie des plantes de forêt.
 
« Parfait, savez-vous si votre île accueil de la galéga et du maté ? »
 
L’homme semblait réfléchir avant de répondre, la réponse était importante et les vies de son chien et de ses bébés se jouaient sur ce qu’il allait répondre, si les plantes étaient présentes sur l’île, alors un espoir était permit.
 
« Pour la galéga cela ne fait aucun doute, il y en a beaucoup et elle est facilement trouvable pour peu qu’on sache la reconnaitre. Mais le maté … j’en ai déjà vu mais cela remonte à longtemps, quand j’avais 20 ans à peine et que je m’amusais à arpenter la forêt noire. Pourquoi cette question ?»
 
« Comme je vous l’ai précisé avant, je suis herboriste. Je connais et reconnais facilement les plantes et ces deux plantes pourraient résoudre votre problème. La galéga agit sur la lactation en la favorisant alors que le maté va soigner le problème cardiaque. Mais je dois faire vite et je n’ai pas le temps de m’attarder si je veux sauver cette chienne. Je vous demande donc de trouver de la galéga et de l’écraser dans un bol d’eau bouillante, ensuite laissé l’eau refroidir et attendez mon retour. Je vais me charger du maté. Cette forêt noire, qu’est-ce que c’est au juste ? »
 
Alors que la chasseresse s’attendait à une réponse du père, c’est la fille qui répondit sur un ton grave.
 
« La forêt noire est un lieu horrible et papa ne veut pas qu’on y aille. On dit qu’elle est hantée et que des animaux horribles y vivent. Papa y allait lorsqu’il était plus jeune mais lorsqu’il a rencontré maman il a arrêté d’y aller. Sauf quand maman est tombé enceinte de mon frère et de moi.»
 
Le chef de famille passa sa main dans les cheveux de sa fille avant d’ajouter.
 
« Je ne m’y aventurait jamais en pleine nuit, toujours de jour et pourtant j’entendais des bruits étranges à faire hurler le plus braves des guerriers. De plus lorsque je me rendais là-bas je me sentais en permanence observé sans jamais pouvoir expliquer ce sentiment. »
 
Kanäe était prévenue, mais elle n’avait pas le choix, elle ne pouvait pas risquer d’envoyer le père si la forêt représentait réellement un danger et elle ne pouvait pas laisser mourir Nana et les petits. Elle avait pris sa décision, même si la nuit commençait à jeter son voile obscur sur l’île elle irait dans la forêt noire et trouverait des feuilles de maté. Elle s’assura donc que tout le monde  eut une mission à remplir, enjoignant au père de famille de trouver de la galéga rapidement et de ne pas la donner à la chienne avant que l’herboriste ne revienne. Une fois les formalités de départ accomplies, Kanäe repassa la porte en courant et disparu dans la noirceur de la nuit tombante.
 

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MessageSujet: Re: Pauvre Nana (mission solo)   Mer 17 Fév - 16:44


Un lieu accueillant

                                     
La chasseresse verte ne connaissait pas l’île mais elle avait une destination et une indication de direction pour s’en sortir. Elle devait trouver un maté, il s’agissait d’un petit arbre pouvait atteindre au maximum 6m de haut dans les terres les plus fertiles, sur cette île il ne faisait aucun doute que ça ne serait pas le cas. En règle général l’arbre ne dépassait pas les 2m et ressemblait davantage à un buisson qu’à un arbre mais Kanäe savait à quoi ressemblait les feuilles de maté et c’était une véritable chance. Alors que Kanäe n’avait quitté le petit village que depuis une vingtaine de minute la nuit commençait à tomber, et le chemin était encore long. Selon le vétérinaire la chienne pourrait encore tenir 36h et les chiots 24h environ mais rien n’était certain et il fallait faire le plus vite possible. Les deux premiers kilomètres de forêt furent un jeu d’enfant malgré la nuit, après tout Kanäe commençait à avoir l’habitude de courir en forêt, même de nuit. Mais à partir du second kilomètre les choses se gâtèrent car la forêt s’épaississait et devenait de plus en plus lugubre, c’est exactement comme l’avait décrit la jeune fille de la famille, un véritable décor de film d’horreur.

                                                      
La nuit avançait et Kanäe aussi mais les choses se compliquaient au fur et à mesure de l’avancée de la chasseresse et ce terrain : il devenait de plus en plus difficile à pratiquer. Comme avait pu le dire le père de famille des bruits se faisaient de plus en plus présent dans la forêt. Devant la chasseresse figurait deux montagnes et les matés se trouvaient dans la cuvette qui se trouvait entre les deux montagnes, il faudrait donc que la chasseresse contourne la première montagne, descende dans la cuvette naturelle puis fasse le chemin en sens inverse en ayant pris du temps pour trouver le plant tant recherché. La forêt ne comportait plus une seule feuille au pied de la première montagne, la terre était sèche et Kanäe remarqua quelques chose au détour d’un bosquet sans le moindre brin d’herbe : une trace au sol. Mais il ne s’agissait pas d’une trace animal, c’était clairement une trace de pas humain et relativement fraiche, elle remonta la piste et découvrit d’autres traces : trois personnes étaient passés par là à peine 24h auparavant mais de qui pouvait-il bien s’agir ? Kanäe suivit le chemin indiqué par le père de famille et celui-ci coïncidait parfaitement avec la piste laissée par les hommes et la jeune femme ne tarda pas à voir une lueur en plein milieu de la nuit, sous une légère avancée rocheuse. Kanäe s’approcha au ras du sol et restant la plus discrète possible, il y avait trois hommes assis autour du feu, sans armes, sans air menaçant mais très bien fournit en termes de bouteille. Kanäe saisit ses dagues et approcha du groupe en mettant ses armes en évidence, à la vue des armes les hommes réagiraient : soit ils se mettraient en position de combat et seraient des ennemis, soit ils seraient effrayés et n’étaient pas une menace.
 
En voyant la verte arrivée, le groupe d’homme se mit de bout et recula de quelques pas se retrouvant ainsi acculé contre la paroi rocheuse, l’un des hommes n’avait pas perdu le nord et tenait contre son cœur sa bouteille à moitié pleine. Les trois hommes étaient terrifiés et pensaient tous qu’ils allaient perdre la vie face à la guerrière qui se présentait devant eux.
 
« Non…non…non, ne nous tuez pas, on a des familles, des enfants, ne nous tuez pas. »
 
Kanäe n’avait aucune intention de tuer ces civiles mais ça ils ne le savaient pas et elle pourrait jouer sur cette ignorance pour obtenir les informations tant recherchées et notamment savoir enfin qui sont ces personnes. La chasseresse prit donc un air menaçant et s’approcha un peu plus du groupe d’homme saoul.
 
« Qui êtes-vous ? Que faites-vous ici ? »
 
Les hommes ne se calmèrent pas, ils étaient toujours aussi effrayés mais commençaient à comprendre que leur survie dépendrait de leur coopération. Ils se regardèrent, le regard pressé oscillant entre l’attaquante, le feu et les autres membres du groupe jusqu’à ce que l’homme le moins saoul des trois s’avance et entreprit de prendre la parole.
 
« Nous sommes des villageois de la côte et on est là parce que ma femme vient de tomber enceinte. Lorsqu’une femme de l’île tombe enceinte, le futur père doit se rendre à l’autel naturel se trouvant au plus profond de la cuvette entre les deux montagnes. Ne pillez pas le sanctuaire s’il vous plait, il n’y a rien, juste de vieux végétaux qu’on ne trouve que là-bas. »
 
Kanäe venait d’avoir une indication intéressante, les destinations des hommes et la sienne semblaient se recoupées et ils pourraient donc s’entraider sur le chemin. La verte rangea ses lames et avança tranquillement vers le groupe et notamment vers le futur père et devant lui elle lui tendit la main.
 
« Vous n’avez rien à craindre, je suis membre de la marine et je ne compte rien piller. Je suis ici pour trouver des feuilles de maté pour Nana, la chienne du village à l’Est du village, qui est gravement malade. »
 

Les hommes semblèrent rassurer avant de reprendre en disant qu’il connaissait la chienne et l’un des hommes, le plus âgé, le futur grand-père, était un ami du maître de la chienne. Il conforma que l’autel abritait de petit arbre de maté et qu’ils pourraient s’entraider pour parvenir au sanctuaire intérieur de la forêt qui se trouvait à environ 6h de marche. Kanäe était partie depuis 3h, partant sur la base de 18h de route, elle ne devait pas trainer et partir de suite. Elle expliqua donc la situation aux hommes qui replièrent leurs affaires. Les deux plus vieux, les plus éméchés repartirent vers le village alors que le futur papa et la chasseresse firent équipe pour atteindre le sanctuaire. 
 


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MessageSujet: Re: Pauvre Nana (mission solo)   Mer 17 Fév - 16:46


L'autel végétal 

                                     
Le duo composé de Kanäe et du futur père avait repris la route depuis plus de 4h, ces longues heures avaient été mises à profit par la chasseresse pour obtenir de nombreuses informations sur l’île, ses habitants, sa flore, sa faune mais aussi sur ce mystérieux autel végétal. Ainsi celui qui accompagnait la verte et qui répondait au doux nom de Rem lui avait expliqué que le sanctuaire était appelé ainsi car la terre y était fertile comme nulle part ailleurs sur l’île, certains disent même que la tristesse de la forêt lugubre provenait du fait que le sanctuaire pompait toute l’énergie du sol sur plusieurs kilomètres. Selon Rem, le sanctuaire connaissait une grande diversité végétale et était le seul endroit connue où poussait une fleur pourpre connue sur l’île pour être le symbole de la fertilité, c’était le but de la mission du futur père. Chaque homme dont la femme attendait un enfant devait aller chercher cette fleur, ceux qui ne le faisait pas connaissait des problèmes dans le futur avec leurs enfants, qu’ils soient morales ou physiques. Pendant environ 2h, le jeune homme avait raconté à son interlocutrice l’histoire de l’île et toutes les croyances afférentes au sanctuaire tant recherché. On lui prêtait des vertus curatives, antidépressives, revigorante et les miracles opérés par ce sanctuaire seraient innombrables.

 
Après avoir vanter les mérites et l’histoire du sanctuaire, le sujet  de conversation avait dérivé sur la forêt lugubre que traversaient en ce moment les deux compères. Kanäe s’était notamment inquiétée des bruits que l’on pouvait entendre au plus profond de cette nuit noire et que malgré ces cris grandissant et ces bruits horribles, la chasseresse verte n’avait croiser aucun ennemi, aucune bête : en somme aucun danger. On lui avait parlé d’une forêt hantée, dangereuse et donc l’absence de tout danger avait un peu déçu la chasseuse. Rem lui avait alors expliqué qu’il s’agissait d’une histoire que l’on racontait à tous les enfants et que lui-même la raconterait à son enfant à naitre, l’histoire avait seulement pour but d’empêcher les jeunes de s’aventurer dans la forêt noire. Celle-ci était très vaste et épaisse, il y était donc facile de s’y perdre mais surtout il était très difficile de retrouver une personne perdue au sein de cette forêt. A entendre le futur père la forêt n’était absolument pas dangereuse et encore une fois un sentiment de déception emplit le cœur de la chasseresse, ainsi la main qu’elle avait posé et laissé sur sa dague glissa le long du corps de l’herboriste : pas de combat aujourd’hui.
 
Alors la conversation changea encore pour arriver sur la personnalité de l’accompagnant. Il était homme gentil, généreux et aimant. Il aimait sa femme d’un amour sans borne, prêt à tout pour elle, allant même jusqu’à donner sa vie pour elle s’il le fallait. Même si la forêt n’était pas reconnue comme dangereuse, il n’en était mois qu’elle n’était pas simple d’accès et la progression était elle-même d’autant plus compliquée et éventuellement dangereuse et ce gouffre… ce gouffre ? Kanäe et Rem venaient d’arriver devant un gouffre abyssal du plusieurs mètres de profondeur : la cuvette se présentait donc devant les yeux des partenaires. La chasseuse se tourna alors vers son acolyte qui ouvrait déjà son sac et en sortait une corde longue et large, expliquant en même temps à la jeune femme qu’ils allaient devoir descendre en rappel jusqu’au fond du gouffre avant de remonter pour rallier le village par la suite. Il accrocha donc la corde un arbre monstrueux au tronc large et solide et se jeta ni plus ni moins dans le vide en tenant fermement la corde. Kanäe regarda l’homme descendre avec une facilité déconcertante en se disant qu’elle ne pourrait jamais en faire autant, mais elle le devait pourtant, pour Nana. Elle saisit donc la corde et descendit tranquillement le long de la falaise, un pas après l’autre alors que Rem était déjà arrivé en bas. Il avait parcouru les 450m de falaise à une vitesse ahurissante, et Kanäe n’en était même pas à la moitié de la descente, le temps prévu par le jeune homme devrait être rallongé du fait de la maladresse de la jeune femme. Mais alors que Kanäe arrivait à la fin de sa descente elle tourna la tête et le vit : un édifice de bois somptueux entouré d’une verdure aussi colorée que les cheveux de la verte.
 
Le jeune homme était déjà partie vers le sanctuaire, il n’était plus qu’à une dizaine de minute de marche, le temps perdu par la descente avait été récupéré par la vitesse de marche du groupe avant d’arriver au gouffre, Kanäe n’avait donc pas perdu de temps, au contraire elle en avait gagné, mais ça, elle n’en savait rien. Le soleil commençait à se lever éclairant ainsi la cuvette et exaltant la verdure de bosquet nouveau. Kanäe rejoignit le sol et se retrouva seule au milieu de ce paradis végétal et avança vers la large arche de bois. Dix minutes plus tard elle se retrouva sous cette imposante arche et remarqua de petits buissons sur la gauche du bosquet, sur ces buissons figuraient de nombreuses fleurs pourpres et tout à coup une tête sorti du buisson, Rem avait trouvé la plus belle fleur du bosquet et la glissa dans un écrin en bois noble transmis depuis plusieurs générations.
Il se tourna vers la marine en souriant pour indiquer la direction à suivre.
 
« Bah qu’est-ce que vous faites ? Les arbres de maté sont derrière l’autel, là-bas ! »
 
Kanäe tourna la tête dans la direction indiquée et vit un auteur de bois, de grosses racines enchevêtrées les unes dans les autres et formant ainsi une table irrégulière : une œuvre magnifique. Et derrière lieu, entre deux arbres titanesques se trouvait un arbre, débutant un petit champ d’arbres similaires : des matés. Kanäe se jeta sur les arbrisseaux dans le but de recueillir les feuilles de maté : le remède qu’il fallait à Nana. Elle en ramassa ainsi quelques feuilles, plus qu’il n’en fallait pour concocter le remède de la chienne, elle avait prévu l’éventualité où les chiots ou d’autres animaux seraient atteints du même virus et avait donc vu large lors de la récolte. Elle retourna ainsi en courant vers la corde prévue pour une ascension difficile, suivie de près par Rem qui n’avait qu’une hâte : rentrer pour retrouver sa femme. La jeune femme décida de monter en premier et commença à tirer sur ses bras du plus fort qu’elle put.
 
Après seulement 50m d’ascension, Kanäe qui n’avait pas l’habitude d’un tel exercice, senti ses forces se dérober et alors qu’elle commençait à se sentir glisser elle senti une poussée sous elle, Rem avait posé les pieds de la chasseresse sur ses épaules et l’aidait à monter. Ainsi après de longues minutes de lutte contre la gravité, les deux acolytes parvinrent au sommet de la paroi, tous les deux au sol, haletant. Alors que la chasseresse pensait être partie depuis plus de 9h, il n’y avait que 7h qui s’étaient écoulées. Au village, la situation ne s’était pas améliorée : la chienne était toujours au plus mal et les petits, quant à eux, dormaient. Ils venaient de finir les dernières gouttes du lait qu’avait apporté le vétérinaire mais n’avaient pas eu assez pour se rassasier après une telle période de disette. Ils devaient manger dans la journée, sinon il en serait fini de leurs vies. 
 


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MessageSujet: Re: Pauvre Nana (mission solo)   Mer 17 Fév - 16:47


Mission accomplie, et avec de l'avance ! 

                                     
Après cette ascension, les deux acolytes s’octroyèrent une demi-heure de pause, Kanäe savait que le temps était compté mais elle n’avait pas dormi de la nuit et les récents efforts l’avaient épuisé. Alors qu’elle était adossée contre un tronc et Rem contre une pierre en face d’elle, elle vit voler un oiseau magnifique, comme elle n’en avait jamais vu par le passé. Un oiseau vert aux plumes de la queue arc-en-ciel, elle paraissait étourdie par le spectacle, alors Rem lui expliqua qu’il s’agissait d’un oiseau de paradis, une espèce qui ne vivait que dans le sanctuaire et uniquement visible de jour. Il parla ensuite pendant presque dix minutes de toutes les histoires qu’il avait pu entendre sur les spécifiés de la faune et de la flore du sanctuaire. Après une discussion intéressante sur la présence de champignons hallucinogènes dans la forêt noire, Kanäe et le futur père avait repris le chemin du village. Kanäe s’interrogeait sur le rôle de la fleur pourpre dans la grossesse d’une femme, y a avait-il un intérêt ou s’agissait-il d’une superstition ?

 
Rem expliqua alors que les vieux sages du village prêtait à cette fleur une vertu médicinale, elle était broyée par le mari et appliqué que le ventre de la femme enceinte pas celui la même. Il disait encore que le produit ainsi étalé pénétrait la peau de la mère en devenir et apportait de nombreux bienfaits à l’enfant en gestation. Le chemin paraissait plus cours qu’à l’aller, la discussion était nourrie et Kanäe en avait appris beaucoup sur l’homme, sur l’île ou encore sur les autres habitants de l’île. Arrivée devant l’avancée rocheuse où les deux partenaires s’étaient rencontrés eu lieu les adieux. Rem n’habitait pas le même village que celui des maîtres de Nana et Kanäe devait rentrer au plus vite pour accomplir sa mission et sauver la chienne. De son côté, le père de famille venait de rentrer chez lui et avait trouvé la galéga, il l’avait donné à sa femme qui la prépara comme Kanäe l’avait demandé. Le vétérinaire était toujours au chevet des animaux, essayant de réduire la fièvre de la mère et donnant son doigt à téter aux bébés : ils n’en sortiraient aucune nourriture mais ceux-ci auraient l’impression de manger du moins. Les enfants de la famille s’inquiétaient de plus en plus et la chienne respirait de plus en plus bruyamment et de moins en moins souvent. Nana était à bout, le délai de 36h prévu par le vétérinaire pour la chienne n’était surement plus d’actualité. Les chiots pourraient sans doute tenir les 24h annoncés par le docteur mais la mère ne tiendrait peut-être pas plus longtemps.
 
Dans la petite chaumière les heures passaient, la famille avait de plus en plus peur d’un dénouement qui semblait dorénavant inévitable. Le bol d’eau remplit de galéga infusée était froid depuis le temps de sa préparation et le vétérinaire insistait pour qu’il soit donné à l’animal de suite mais se frottait au refus catégorique du couple qui semblait faire davantage confiance à l’herboriste qu’au vétérinaire. Le médecin des animaux n’avait trouvé aucune solution alors que Kanäe avait fait naitre une lueur d’espoir dans les yeux des membres de la famille. A l’heure actuelle, l’étincelle rallumée par la verte était vacillante mais néanmoins toujours présente, Kanäe était maintenant partie depuis 19h, elle était en retard sur l’horaire prévu mais toujours en avance sur l’échéance donnée. Le père de famille se demandait si la chasseresse avait trouvé le chemin du bosquet mais un élément venait de lui revenir en tête : le gouffre. Comment ferait la chasseresse pour descendre mais surtout pour remonter. Avec cette idée en tête le père prit son manteau et poussa la porte avec fracas pour partir rejoindre la chasseresse le plus vite possible mais alors qu’il passait le seuil de la porte il tomba nez à nez avec la verte. Une pluie torrentielle avait débutée depuis près d’une heure dehors et la verte était complétement trempée et entra vite pour se réchauffer. Elle sortit rapidement les herbes de son sac et prépara les médicaments pour les animaux, réchauffa la solution de galéga  et alla aux côtés de l’animal pour lui donner les remèdes. Elle du aider Nana à prendre les liquides avant que celle-ci ne sombre dans un sommeil profond pendant une heure. Heure à partir de laquelle elle nourrit ses bébés pour la première fois depuis quelques jours. La mère était toujours faible mais elle arrivait à allaiter ses chiots et selon le vétérinaire s’était bon signe.
 
L’heure d’attente avait été silencieuse et aucun des membres de la famille n’avait demandé à Kanäe pourquoi elle avait mis plus de temps que prévu. Alors que la chienne avait commencé à nourrir les petits la famille avait sauté sur la chasseresse pour la remercier, la discussion s’engagea alors et le sujet du retard de la chasseresse arriva sur le tapis. Elle expliqua alors que le chemin du retour s’était avéré plus compliqué que l’aller et la pluie n’avait rien arrangé. Elle avait alors passé autant de temps au sol dans la boue que sur ses deux pieds puis elle regarda le véto un grand sourire aux lèvres :
 
« Mission accomplie, et avec de l’avance ! »
 

Kanäe resta ensuite quelques jours de plus sur l’île pour ses travaux botaniques et pour suivre l’état de santé de Nana, celle-ci était en pleine rémission. Elle nourrissait les petits et se portait comme un charme. La famille de Nana avait demandé à Kanäe de repasser lorsqu’elle le pourrait pour prendre des nouvelles des chiots ajoutant qu’ils seraient heureux de la revoir. Après 4 jours sur la petite île, la chasseresse reprit la mer dans la ferme intention de revenir sur cette île un jour ou l’autre. 
 


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Pauvre Nana (mission solo)

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