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 L'art de se souvenir [Solo]

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Tenshi Taya
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MessageSujet: L'art de se souvenir [Solo]   Sam 2 Jan - 16:14




L'art de se souvenir



    Me voilà à nouveau quasiment seule sur cette île peuplée d’un danger qui se prénommait chasseur de primes, mais qui, pourtant, ne m’effrayait pas tant que ça. C’était presque comme s’ils n’étaient pas là et les ignorer était assez facile pour moi, même s’il fallait reconnaitre que le récent éveil de mon Haki provoquait toujours en moi d’horribles maux de tête, tant que rien de contraignant ne se passait dans les alentours, celui-ci restait supportable. Maintenant qu’il ne me restait plus qu’Akimitsu comme compagnie, il fallait que je trouve un moyen de m’occuper qui ne risquerait pas d’attirer trop l’attention sur moi, tout en m’aidant à faire passer le temps sans que je m’en rende compte.

    Une idée, et un vain espoir, vinrent alors frôler mon esprit. J’avais, depuis longtemps, pris l’habitude d’inspecter chaque île que je visitais avec le morceau de papier que j’avais reçu quelques années auparavant, celui même qui était sensé me mener vers de nouvelles réponses et je n’allais pas faillir à mon habitude. Me levant alors, ayant le même espoir que d’habitude, je commençai à déambuler dans les rues, faisant attention à ne pas trop attirer les regards tout en restant discrète. Suivant une simple direction que m’indiquait la petit carte, je marchais sans trop savoir où j’allais, n’y prêtant même plus attention. Le chemin du retour risquait d’être difficile à trouver.

    Après de longues minutes de marche, j’arrivai face à une bâtisse, un peu perdue au milieu de la nature, que je contournais sans y prêter grande attention. Mais alors que je continuai ma marche, la direction changea, me demandant de revenir sur mes pas, vers cet endroit en particulier. Fronçant les sourcils, je vérifiais que je ne rêvais pas, faisant trente fois le tour du bâtiment. Rangeant le papier dans ma poche, je m’approchai alors avec méfiance du lieu, cherchant une entrée quelconque. Le lieu semblait désert, néanmoins, je me saisis d’une de mes armes, prête à frapper au moindre danger.

    Attrapant la poignée de la seule porte que je trouvai, je tournai celle-ci et… La porte refusa de s’ouvrir. Soupirant, je n’avais d’autre choix que de forcer visiblement… Ou bien de toquer tout simplement, en espérant que quelqu’un veuille m’ouvrir. Après tout, cette Vivre Card devient bien pointer vers quelqu’un, non ? Frappant à la porte, j’attendis. Une minute. Deux minutes. Cinq minutes. Cela était suffisant, je n’avais pas envie de patienter plus longtemps et mon pied vola en direction de la porte, la frappant un grand coup. Mais celle-ci ne céda pas. Qu’est-ce qu’elle avait cette maison ? Soupirant, je me dirigeai donc vers une fenêtre, sûrement plus facile à détruire. Néanmoins, celles-ci ne cédèrent pas non plus.

    Il ne restait plus qu’une ultime solution. Passer par la cheminée. Si le Père-Noël en était capable, je devais aussi pouvoir le faire, non ? Rangeant mon sabre, que j’avais toujours en main, je commençai à grimper sur le toit de la maison. C’était assez facile. Me dirigeant vers ce qui devait me mener à l’intérieur de la maison, j’espérais simplement que je ne resterai pas coincée quelque part. N’hésitant pas plus longtemps, je me glissai dans la cheminée et, prenant une grande inspiration, je me laissai tomber. La chute ne dura pas longtemps, la maison n’était pas très haute et, visiblement, j’étais parvenue à entrer à l’intérieur. Ce n’était pas très légal mais bon, cela n’avait pas beaucoup d’importance.

    Me relevant après ma petite chute, je commençai à marcher dans la maison avec discrétion, sortant à nouveau ma Vivre Card pour chercher la direction qu’elle m’indiquait. Je n’eus pas le temps de faire un pas de plus que je sentis quelque chose se poser au niveau de ma gorge. C’était froid et cela semblait plutôt tranchant. Mon instinct me poussa à diriger mes mains vers mes armes, mais une voix m’arrêta :

    - Je ne ferais pas ça à ta place…

    Je savais bien qu’il valait mieux pour moi d’obéir. Je n’avais même pas été capable de percevoir la voix de cet individu avec mon Haki à peine éveillé. Ses capacités devaient largement surpasser les miennes pour que je ne puisse même pas ressentir sa présence. Après quelques secondes d’une attente qui me sembla éternelle, la lame se décrocha de ma gorge, n’y laissant qu’une petite marque. N’esquissant pas le moindre geste, mon souffle s’était coupé de lui-même. Un nouveau laps de temps passa. Puis enfin, je perçus un bruit de pas derrière moi et une femme, qui devait avoir la quarantaine, se dévoila devant mes yeux, m’inspectant de haut en bas tout en fronçant les sourcils. Finalement, la voix fusa à nouveau dans l’espace :

    - Je t’attends depuis longtemps, mais j’espérais quelque chose de… Mieux. Tu es sensée être forte et tu as un corps de fillette. On dirait ces femmes qui ne sont jamais sorties de chez elle.

    Je ne comprenais pas vraiment où tout cela allait nous mener, mais j’attendais néanmoins patiemment que ce soit à mon tour de prendre la parole. L’inconnue m’attrapa ensuite la main pour l’examiner avant de dire avec une pointe de dédain dans la voix :

    - Tu as les mains d’une ménagère, pas d’une combattante. Tu es faible. Reviens me voir quand tu te seras endurcie.

    Et voilà l’incompréhension qui s’installait dans mon esprit. C’était le moment de se défendre un peu, non ? J’étais enfin parvenue à trouver cette personne et la voilà qui me rejetait. Non, je ne pouvais pas me permettre de perdre plus de temps comme ça. Je dis alors :

    - Vous vous fiez trop à mon apparence. Je suis venue chercher des réponses à mes questions, vous devez me les donner, peu importe de quoi j’ai l’air !

    Partant d’un rire, la femme commença par se moquer de moi ouvertement, ayant du mal à contrôler son fou rire. Il lui fallut de longues secondes pour se calmer. Une fois ceci fait, elle me répondit un grand sourire moqueur sur les lèvres :

    - Ce n’est pas toi qui décide, petite. Tu tiens à tes réponses, n’est-ce pas ?

    Elle s’approcha alors de moi, collant presque son visage au mien et continua :

    - Donne-moi le sabre auquel tu tiens le plus dans ce cas-là, et je te donnerai tes réponses… Et nous savons toutes deux de quel sabre il s’agit précisément, non ?

    Soutenant son regard, j’avais bien compris le message, mais ma réponse ne tarda pas à fuser dans l’espace, assez ferme pour ne trembler aucune contradiction :

    - Je n’échange pas les personnes en échange d’informations, il va falloir trouver autre chose.

    M’accordant à nouveau un sourire moqueur, elle s’éloigna avant de dire :

    - Ce n’est pas une personne. Son cœur est froid comme l’acier, il ne ressent rien. Ce n’est qu’un vulgaire objet. Et il n’y a rien d’autre qui pourrait me faire plaisir. Reviens me voir quand tu seras plus forte.

    Soupirant, je me devais de chercher de nouvelles idées, je ne pouvais pas laisser tomber aussi proche du but et perdre encore du temps. La seule idée que j’avais alors en esprit fut de dire :

    - Laissez-moi vous prouvez que je ne suis pas aussi faible que vous le pensez.

    Me fixant, elle semblait être en pleine réflexion. Finalement, elle me fit signe de la tête de la suivre et sortit de la maison pour se placer derrière celle-ci. La suivant, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais c’était ma seule chance de trouver des réponses à mes questions, je la suivais donc sans m’interroger plus que ça. Une fois placée face à elle, elle fit plusieurs pas en arrière et dit :

    - Faisons un jeu. Tu as dix minutes pour me toucher avec interdiction d’utiliser tes armes. C’est parti !

    Et sur ces mots, la femme commença à courir dans ma direction. Je m’élançai donc à mon tour vers celle-ci et, lorsque je tendis ma main pour la toucher, elle disparut de mon champ de vision et je sentis une douleur atteindre mon estomac sans que je sache sa provenance. Une voix fusa alors :

    - Tu es lente !

    Je n’avais pas vraiment le temps de réfléchir à ce qui venait de se passer, je cherchai donc du regard la femme qui avait totalement disparu. Je n’avais pas la possibilité de voir sa présence et la voix reprit :

    - Tu ne vois rien !

    Puisqu’elle avait décidé de disparaitre de mon champ de vision, je n’avais qu’à user d’autres moyens. Fermant les yeux, je pris une profonde inspiration, me concentrant sur mon ouïe. Celle-ci m’aida à percevoir un bruit sur ma droite vers lequel je commençai à me diriger. Elle était là, toute proche de moi, je le savais, je n’étais pas loin, et pourtant, je loupai ma cible. Sans que je sache pourquoi, la voix était désormais derrière moi :

    - Tu n’entends rien !

    Ne laissant pas tomber pour autant, j’essayai, encore une fois, de comprendre les mouvements de cette inconnue pour pouvoir la piéger. Enchainant les différents stratagèmes rien n’y fit, il était impossible de toucher cette personne. Elle était rapide et discrète, ce qui faisait d’elle un adversaire redoutable. Alors que j’étais encore concentrée sur le « jeu », sa voix m’indiqua finalement :

    - Le temps est passé, tu n’as pas gagné.

    Ce fut à cet instant précis que je pus apercevoir la femme qui réapparut comme magie et se plaça en face de moi. Elle semblait être en pleine réflexion et reprit la parole après quelques secondes, alors que je m’attendais à ce qu’elle me dise de m’en aller, comme les autre fois, elle m’indiqua :

    - Je suis surprise. Tu as été capable de trouver ma position. Tu auras dû être capable de faire mieux, mais comme tu insistes… Suis-moi.

    Je ne me fis pas prier et, un grand sourire sur les lèvres, j’obéis docilement et pénétrai dans la maison à la suite de la femme. Elle s’installa à une table et m’indiqua de m’asseoir à mon tour ce que je fis sans attendre. J’avais des milliards de questions à lui poser. Je ne savais pas vraiment par quoi commencer, ce qui justifia mon silence dans un premier temps. Ce fut la voix de l’inconnue qui le brisa :

    - Tu dois avoir beaucoup de questions. Je lis dans ton regard que tu ne sais pas par quoi commencer. Je vais donc commencer par une chose simple. Je n’ai presque aucun indice en ce qui concerne ton passé, par contre, j’ai moyen d’éveiller tes souvenirs.

    J’étais immédiatement intéressée par ses mots. Néanmoins, j’avais encore d’autres questions, même si cette indication en enlevait beaucoup d’un coup. Je dis alors :

    - Je verrais cela plus tard dans ce cas-là. J’ai d’autres questions pour vous. Qui êtes-vous pour commencer ? Que sont devenus les autres enfants ? Pourquoi faire tout ça ? Pourquoi à nous ?
    - Cela fait beaucoup de questions d’un coup… Au risque de te déplaire, j’ai participé à ce projet d’assez loin, ne me préoccupant pas vraiment d’où provenait nos cobayes et ce qu’ils devenaient… Mais visiblement, votre petite mutinerie a entrainé la perte d’un certain nombre d’entre vous. Quant aux survivants, ils continuent à participer à l’expérience de façon docile.

    Je la fixais d’un air effrayé. Nous avait-elle vraiment appelé des « cobayes » ? Voyant mon regard, elle m’accorda un grand sourire et enchaina :

    - Tu le savais déjà, vous n’êtes que là pour l’expérience, faire de vous des combattants puissants et dociles nous aide à trouver la façon de manipuler l’esprit humain. Arracher l’enfant à sa vie. Lui promettre de la retrouver un jour. Le droguer. Le forcer à ne plus avoir le temps de penser. C’est efficace, mais loin d’être suffisant. Tu en es la preuve vivante. Néanmoins, c’est avec toi que l’expérience se poursuit. Tu ne t’es jamais demandé pourquoi Akimitsu t’accompagne depuis le début de ton voyage ? Il t’observe dans le but de tout nous rapporter.

    Secouant la tête, j’avais du mal à croire que celui qui m’accompagnait dans tout ce que je faisais pouvait tout rapporter de cette façon. Se levant de la table, la femme se diriger vers une commode dont elle sortit un petit carnet. Elle me tendit ce dernier et m’indiqua de l’ouvrir. À chaque page, on pouvait lire un rapport détaillé de ce que j’avais fait. J’étais donc observée. Fouillant dans les pages, je commençai par lire les plus récentes. Je lus quelques mots :

    « En apprenant la disparition de son ami, le sujet a su garder son calme et contrôler ses émotions, ne cédant absolument pas à sa colère, le sujet est demeuré impassible. »

    Fronçant les sourcils, je me souvenais encore bien de ce jour. Ce jour où j’avais tué un homme de sang-froid avant de m’enfermer pour tenter d’oublier. Pourquoi mentait-il ? Il mentait à tout le monde. À moi. À elle. À eux. Refermant le carnet, un peu en colère, celui-ci fit un grand bruit. Me faisant un grand sourire, l’inconnue récupéra son carnet avec douceur :

    - Il ne faudrait pas l’abimer, ces données me sont très précieuses. Maintenant que tu es là, j’ai besoin de savoir si tu veux continuer l’expérience. Tu es le cobaye parfait pour mes expériences. Mais avant de refuser, rappelle-toi que je peux t’offrir tes souvenirs.

    Gardant mon regard plongé dans le sien, je ne savais pas encore trop quoi lui répondre. L’idée était tentante après tout, mais je n’aimais pas le fait qu’elle me traite comme un vulgaire animal. Ne donnant pas immédiatement ma réponse, je dis :

    - J’ai encore des questions pour vous. Que savez-vous d’Akimitsu exactement ? Que savez-vous de moi ?
    - Je ne sais pas grand-chose sur ton arme, mis à part qu’elle a mangé un fruit du démon et qu’elle est au service de scientifiques depuis de longues années. Cette arme est certainement bien plus vieille que moi. Qui sait ? Ce que je sais de toi ? Je connais toute ta vie depuis plus de quatre années. Chacun de tes gestes est épié. Rien ne passe inaperçu. En tout cas, tu as un don pour t’attirer les ennuis et la crapule…
    - Je voulais plutôt savoir jusqu’où vont les informations qu’Akimitsu vous transmet.
    - Aurais-tu peur que certains de tes secrets soient révélés ?

    Serrant les poings, j’avais plus peur pour mes amis que pour moi-même. Qu’arriverait-il si Akimitsu transmettait à cette femme des informations sensées être secrètes ? Je lui faisais confiance pour garder ce genre de choses pour lui, mais avais-je seulement raison ? J’en doutais fortement désormais. La femme n’ajouta rien suite à ces mots. Je devais me procurer ce cahier pour le lire en entier, c’était d’une importance capitale. Pour cela, il fallait que je demeure ici encore quelques temps. Prenant une inspiration, je demandai alors :

    - Comment comptez-vous faire revenir mes souvenirs ?

    Un sourire fou sur le visage, elle me répondit simple :

    - La science peut faire des miracles ! Si on a pu faire disparaitre tes souvenirs, on pourra les faire revenir ! J’ai déjà développé une petite pilule qui pourrait faire des miracles.

    Elle avait l’air heureuse et fière d’elle, c’était presque enthousiasmant. Sauf que je n’étais pas très confiante en sa petite pilule miracle. J’avais déjà avalé assez de drogue pour toute une vie, et voilà qu’on m’en proposait encore. Néanmoins, l’offre était tentante, et c’était un bon moyen de récupérer ce carnet. Fronçant les sourcils tout en réfléchissant, l’inconnue reprit la parole, pour insister :

    - Tu es venu pour ça, non ? Je t’offre ce que tu veux sur un plateau d’argent. Je sais que tu ne rêves que de ça.

    Quel était vraiment le but de tout cela ? Voulait-elle vraiment faire revenir mes souvenirs où n’était-ce qu’un sombre piège. Je ne savais pas trop si je pouvais me fier à elle. La réponse était certainement négative. Je ne pouvais pas faire confiance à quelqu’un qui détenait autant d’informations sur ma personne. Mais, d’un autre côté, elle aurait déjà pu m’enfermer ici si elle l’avait voulu. Après tout, je n’avais même pas été capable de la toucher, elle était donc d’un niveau bien supérieur au mien. Ne prenant pas plus de temps pour réfléchir, je répondis avant de changer d’avis :

    - J’accepte.

    Un grand sourire s’afficha sur ses lèvres et elle se leva, m’indiquant de la suivre. Elle ouvrit une petite trappe qui se trouvait au sol et commença à descendre de longs escaliers. Certainement un endroit secret, une sorte de laboratoire qu’elle dissimulait ici. Je ne m’étais pas trompée et ne fus donc pas surprise d’apercevoir de la verrerie digne du plus grand chimiste et de multiples mélanges dont je n’osais pas vraiment m’approcher. La femme attrapa une petite boite, posée bien en évidence sur un meuble et m’indiqua une porte sur le côté vers laquelle je me dirigeai donc. L’ouvrant, qu’elle ne fut pas ma surprise de découvrir une salle quasiment vide où se trouvait seulement un siège. Je n’eus pas le temps de poser la moindre question que, déjà, elle me répondit :

    - Retrouver tes souvenirs risquent d’être très douloureux et de te faire un peu… Perdre la tête. Mais ce n’est que provisoire… Normalement. Installe-toi et donne-moi tes sabres

    Lui jetant un regard suspicieux, je n’étais plus aussi sûre de moi que cela. Visiblement, ce n’était pas sans danger. Néanmoins, je me dirigeais vers le siège. Je ne pouvais pas abandonner aussi proche du but. Je m’asseyais donc tout en disant :

    - Je préfère garder mes armes avec moi.

    Haussant les épaules, la femme s’approcha de moi. Elle attrapa des sangles reliées au siège pour m’accrocher fermement à celui-ci tout en me disant :

    - C’est pour ta propre sécurité. Tâche de rester consciente, sinon, rien ne se passera.

    Elle me donna ensuite un médicament à la couleur étrange qui ne me donnait pas vraiment confiance, mais que j’avalais néanmoins, ne cherchant plus à réfléchir aux conséquences. Si je pouvais en apprendre plus, alors, tout était bon à pendre. Au début rien ne se passa, mais au bout de quelques secondes seulement, j’avais l’impression qu’on m’écrasait la tête. Fermant les yeux, cela ne fut pas suffisant à faire disparaitre la douleur qui ne faisait que s’accroitre et commença à atteindre le moindre de mes muscles. Tirant sur les sangles qui m’attachaient, comme pour essayer de me libérer, je n’avais plus qu’un désir. Que cela s’arrête. Je n’avais même pas la force de dire le moindre mot. Une voix résonna alors dans ma tête, chuchotant comme un serpent à l’intérieur de celle-ci :

    - Il est trop tard pour que cela s’arrête…

    Après la douleur, ce fut au tour de l’air qui venait à me manquer. J’essayais d’en absorber le plus possible, mais j’avais comme l’impression que quelqu’un était en train de m’étrangler, tout mon corps continuant à exprimer sa souffrance. Et, soudainement, après une durée indéterminée, tout s’arrêta. J’avais comme l’impression de flotter sur un nuage. Je venais peut-être de mourir. Une lumière m’aveugla.

    Lorsque je vis à nouveau quelque chose, je me trouvai assise dans une maison, voyant deux personnes en face de moi qui me parlaient sans que je ne comprenne un mot de ce qu’ils me disaient. Ils me firent un grand sourire et ce fut à cet instant précis que je reconnus pour la première fois le visage de mes parents. Tendant mes bras vers ceux-ci, ils disparurent soudainement de mon champ de vision et me voilà en train de regarder mon reflet face à un miroir. Je n’eus aucun mal à reconnaitre la version enfantine de moi-même. Le visage pâle, les yeux rouges qui trônaient sur un corps dont la maigreur extrême était effrayante. Du sang coulait de mes mains.

    Tombant en arrière sous le coup de la surprise, je me retrouvai assise sur un canapé, mes parents, face à moi, semblaient être en train de discuter avec un individu du Gouvernement, vu la façon dont il était habillé. Que se passait-il ? Que me voulait-il ? Serrant la main de mes parents, comme concluant un marché, il s’en alla. Ils me fixèrent alors, un sourire triste sur le visage et moi, je ne comprenais rien de ce qu’il se passait.

    Un rire se fit alors entendre. Un rire qui me paraissait terrible et qui m’emmena dans une dimension inconnue. Le porteur du rire me faisait face. Je me voyais en train de rire et mon double commença à me parler :

    - Tu ne veux pas voir la suite, crois-moi.
    - Bien sûr que si !

    Le rire reprit alors, de plus belle, et mon clone s’approcha de moi, se glissant derrière moi avant de poser ses mains sur mes épaules pour murmurer dans mon oreille :

    - Tu es bien naïve. Tu ne sais rien de ce que tu as fait. Ou plutôt de ce que j’ai fait. Enfin, après tout, nous ne faisons qu’un toi et moi. N’est-ce pas ?

    Ses mains se dirigèrent alors vers mon cou, le saisissant doucement avant de se retirer.

    - Laisse-moi voir mon passé.
    - Non.

    Sur ces mots, je sentis une main me pousser et j’ouvris les yeux en sursaut, me retrouvant enfin dans le monde réel. Je sentais la transpiration couler de long de mon dos et de mon visage. Je sentais une douleur au niveau des poignets et des jambes. Sans tarder, la scientifique arriva dans la salle en me fixant d’un air suspicieux, comme cherchant l’erreur dans ce qui venait de se produire. Je lui dis alors :

    - Je veux recommencer.

    Elle hocha la tête négativement avant de s’approcher doucement de moi, faisant attention de laisser une bonne distance de sécurité entre nous. Elle me répondit alors :

    - Plus tard, cela risquerait d’être… Dangereux à force. Je préfère attendre un peu.

    Depuis quand se préoccupait-elle de mon état physique ? Elle décrocha alors mes bras et mes jambes et je ne tardai pas à remarquer que l’origine de mes douleurs venait des sangles qui s’étaient enfoncés dans ma peau, m’ouvrant les bras et les jambes. J’avais certainement tiré trop fort sur celles-ci. Me levant alors, je sentis immédiatement mes jambes m’abandonner et je m’écroulai sur le sol, sans moyen de me rattraper. Je tremblais sans pouvoir me contrôler. Toutes mes forces m’avaient quitté.

    M’attrapant par le bras, la femme me souleva et me porta avec elle, me fit remonter dans la maison où elle m’installa sur une chaise. Elle me servit alors sur une assiette un repas qui semblait tout droit sorti du fourneau. Elle me dit alors :

    - Il faut que tu reprennes des forces et que tu soignes tes blessures avant d’y retourner.

    Je ne me fis pas prier et me mis à manger avec appétit. Les mots qu’elle prononça furent mes derniers souvenirs de cette soirée. Je me réveillai en sursaut dans un lit, totalement seule, ne sachant pas ce qui m’était arrivé. Je me levais, remarquant que mes blessures étaient couvertes de bandage et tentant de me souvenir des événements de la veille, mais rien ne me vint. Visiblement, j’étais toujours dans cette maison et j’avais dans l’idée d’aller chercher le fameux carnet. Néanmoins, la porte que je tentai d’ouvrir ne répondit pas à ma demande. La poussant à de multiples reprises, rien n’y fit. Je frappai alors à celle-ci, m’écriant :

    - Ouvrez-moi !

    Ce fut le moment même où je me rendis compte que je n’avais plus mes armes avec moi. Cette femme me les avait sûrement prises. Le plus important avait disparu. Elle aurait bien pu tout me prendre, mais c’était le pire qui pouvait m’arriver. Frappant à nouveau à la porte, j’appelai :

    - Akimitsu ! Où es-tu ? Sors-moi de là !

    Aucune réponse. L’attente qui suivit me sembla interminable. Une longue attente qui ne voulait pas s’arrêter et finalement, la porte s’ouvrit, comme par magie, et la scientifique était là, Akimitsu se trouvant juste derrière elle me fixant d’un air des plus étranges. Elle me dit alors :

    - On y retourne.

    La suivant, ne sachant pas si c’était une bonne idée, je jetai un regard vers Akimitsu. Il devait me protéger, non ? C’était ce qu’il faisait, non ? S’il y avait vraiment eu un danger, il m’aurait libéré, non ? Je ne savais pas trop quoi en penser à présent, il était de son côté plus que du mien après tout. Mais je n’avais probablement pas le choix. L’idée de fuir me semblait impossible et, de toute façon, j’avais moi-même demandé à retenter l’expérience. J’allais recommencer, je ne voulais plus reculer.

    M’installant à nouveau sur la chaise, je répétai le même schéma que la veille. La douleur qui m’atteignit était tout aussi violente et je me sentais à nouveau peu à peu étouffer, me croyant en train de mourir. J’étais certainement folle à vouloir revivre une telle expérience. Mais cette horreur n’était rien à côté de ce que je vivais à la suite. Lorsque la douleur se tut enfin, ce ne fut pas face à des souvenirs que je me trouvais, mais face à mon reflet et la même voix que le jour précédent s’exprima :

    - Il ne sert à rien de vouloir forcer le passage.
    - J’ai besoin de le voir, tu le sais. Je n’attends que ça depuis des années. Laisse-moi.
    - Et qu’est-ce que j’y gagne, moi ?

    Soupirant, je ne trouvais rien à répondre. Je n’avais rien à lui offrir, ce n’était qu’une présence dans ma tête, quelque chose d’inconscient qui ne désirait rien de matériel. Ne trouvant rien de mieux, je répondis alors :

    - J’aimerais que nous soyons en paix. Ce conflit ne sert à rien et il est clair que je ne parviendrai jamais à te faire fuir. Soyons amies, j’arrêterai de me débattre contre toi. Devenons complices. Sinon, je te promets que je te ferais vivre une misère terrible, je n’arrêterai jamais.

    Cela impliquerait également pour moi de grands sacrifices, mais que je serai prête à faire pour pouvoir accéder à mes souvenirs et mon autre moi le savait très bien. Ce fut peut-être pour cette raison que je pus apercevoir une lueur dans ses yeux qui parvint à me convaincre que le marché était conclu. Souriant, je me sentis soudainement tomber, comme dans un rêve et je me réveillai en sursaut dans un lit. J’avais excessivement chaud et tout mon corps m’était douloureux. Je me sentais mourir, mais je m’accrochais fermement à la vie.

    Soudainement, le visage d’un inconnu m’apparut. Il ressemblait à un médecin et il me fixa d’un air inquiet. Rien de bien rassurant et je ne savais toujours pas si je me trouvais dans la réalité une illusion. Aucun moyen de le vérifier. Et si j’étais vraiment en train de mourir. La panique s’empara soudainement de moi. J’avais envie de me lever et de partir. Mais mon corps était comme gelé. Impossible de le bouger.

    Le médecin me fit alors avaler un liquide d’une couleur verdâtre et au goût immonde, mais que je buvais néanmoins, sans bien savoir pourquoi. Puis il s’en alla, aussi vite qu’il était apparu. Et me voilà seule avec moi-même, ne sachant plus où je me trouvais ni qui j’étais. Totalement perdue. Néanmoins, peu à peu, je sentais la mort qui me quittait et ce fut d’un réconfort immense. Ce fut à cet instant que le décor changea, me faisant penser que je n’étais pas dans la réalité.

    Je me retrouvai alors debout, au milieu d’une foule d’enfants. Des enfants que je reconnus immédiatement. C’était eux, ils étaient tous là. Bien vivants. En chair et en os. Ils avaient juste perdu quelques années. Mais il s’agissait des bonnes personnes. Je les connaissais donc bien avant de perdre la mémoire.

    Tendant la main vers ceux-ci, je tentai de les toucher, pour vérifier s’ils étaient bien en vie, mais j’étais comme retenue sur place, impossible de m’en approcher comme je le voulais et ce fut alors que le décor se transforma pour me laisser face à un combat qui se déroulait devant mes yeux. Des enfants qui se battaient dans ce qui semblait être plutôt amical. Pourtant, les coups échangés étaient d’une violence et d’une force surprenante pour de si jeunes personnes. Décidément, je ne comprenais vraiment pas ce qui se passait ici.

    De nouvelles images s’enchainaient, toutes plus mystérieuses les unes que les autres, je tentais de faire le tri dans ma tête, mais il était difficile de faire le lien entre toutes ces images. Je décidais donc de tenter d’enregistrer le plus d’informations possibles pour pouvoir y réfléchir plus tard. De toute façon, ces images étaient désormais gravées dans ma mémoire.

    Ces épisodes de ma vie devaient certainement se dérouler de façon chronologique de toute façon. Et avec un peu de chance, j’aurais, un jour, de nouveau l’occasion de revoir ces images en utilisant une nouvelle fois cette pilule magique. Le seul problème dans tout ceci était l’absence total de son, il m’était donc impossible de percevoir ce que me disait les personnes et donc de saisir tout le sens de l’histoire. Comme un film muet. Sans que les choses n’étaient pas faites pour être comprise sans le moindre son.

    Ce fut bien à cause de ce manque de son que rien ne me prépara à ce qui allait suivre. La dernière image avant le désastre fut celle d’un homme en train de me parler. Ne sachant pas lire sur les lèvres, je n’y compris pas grand-chose et la scène suivante fut baignée d’horreur. Je regardais face à moi une ville mise à feu et à sang.

    Cherchant à comprendre ce qui s’était passé, je remarquais que je tenais dans ma main un katana duquel s’écoulait du sang. J’étais moi-même, d’ailleurs, au milieu d’une marée de cadavres. Je n’avais qu’une envie : partir et fuir. Pourtant, la scène continua et je ne parvenais pas à contrôler le moindre de mes gestes. J’avançais donc dans les rues de cette ville et, lorsqu’une personne apparaissait, je m’empressais de l’assassiner de la pire façon qu’il soit. Fermant les yeux pour ne plus assister à cette horreur, rien n’y fit, rien ne pouvait me l’enlever. Secouant la tête, après bien des tentatives, la vision changea, s’arrêta et me réveilla en sursaut.

    C’était déjà fini ? J’avais du mal à y croire. J’avais besoin de plus. Plus d’informations. J’en voulais plus. J’en exigeais bien plus. La scientifique était face à moi et me fixait, Akimitsu se trouvant quelques pas derrière elle.

    - Comment te sens-tu ?

    Il me fallut quelques secondes pour reprendre mes esprits avant de faire un petit sourire indiquant que les choses allaient plus ou moins bien. Bien sûr, je restai encore ébranlée par ce qui venait de se dérouler devant mes yeux et rien ne pouvait me confirmer qu’il s’agissait bel et bien de mes souvenirs. C’était peut-être des images purement inventées. Pourtant, j’avais la sensation que ce n’était pas qu’une invention.

    La femme s’en alla quelques secondes après, nous laissant, Akimitsu et moi, seuls. J’étais toujours scotché à mon siège, incapable de bouger. Il s’approcha alors de moi et me délivra tout en me disant à voix basse :

    - Tu devrais partir d’ici…

    Je ne compris pas bien pourquoi il me disait ça. Et je ne savais d’ailleurs pas si je devais, ou non, le croire. Avant de l’écouter, j’avais bien des questions à lui poser et je n’allais pas attendre plus longtemps pour le faire :

    - Tu as rapporté le moindre de mes mouvements à cette inconnue ! Pourquoi as-tu fait ça ? Je croyais pouvoir te faire confiance…

    Il me fixa d’un air surpris, comme si je venais de lui apprendre de nouvelles choses et posa doucement sa main sur ma tête avant de dire d’une voix calme :

    - Tu peux me faire confiance. J’ai arrêté de rapporter la vérité depuis bien longtemps. Je devais garder un œil sur toi et t’aider à progresser, mais les choses n’ont pas vraiment tourné comme je le souhaitais, comme ils le souhaitaient.

    Alors que je m’apprêtais à reprendre la parole, la scientifique réapparut dans l’espace. Elle me jeta une petite boîte que j’attrapais et m’indiqua :

    - Je t’offre ce stock pour retrouver ta mémoire. Je pense que tout ne t’es pas encore revenu, mais si tu en prends régulièrement, les choses te seront sûrement de plus en plus claires.

    Akimitsu me prit la boîte et la rangea dans sa poche, comme cherchant à éviter que je m’approche trop de cet objet. La scientifique s’approcha alors de moi et reprit la parole :

    - Je me fiche bien de tous leurs projets farfelus, tout ce que je souhaite, c’est faire de nouvelles découvertes intéressantes. Cette petite chose semble faire des miracles sur toi… Même si elle n’est pas sans effet secondaire. Je veux bien te laisser partir, mais j’aimerais qu’en remerciement de ce que je t’offre, tu aies la gentillesse de m’indiquer les effets de ce médicament.

    Je ne pouvais pas vraiment refuser, après tout, cette femme m’avait donné la possibilité d’atteindre mon but et le peu d’éléments que j’avais pour le moment n’était largement pas suffisant. Soupirant, je jetai un coup d’œil vers Akimitsu, cherchant une indication, une aide, le moindre conseil. Je ne pouvais pas m’empêcher de me fier à lui. Après tout, cela faisait si longtemps qu’il prenait soin de moi qu’il était difficile de me méfier. Je finis par répondre :

    - C’est d’accord.

    La femme me fit un sourire. Rien ne l’assurait que je n’étais pas en train de mentir, pourtant, elle avait l’air de me croire. De toute façon, ne connaissant absolument pas les effets de ce médicament, il valait mieux pour moi de garder un certain « suivi médical ». La scientifique me dit alors :

    - Tu ferais mieux de partir maintenant, ils savent déjà que tu es là.

    La fixant d’un air inquisiteur, je ne compris pas bien de qui elle parlait. Mais rapidement, les choses s’illuminèrent et je voulus me lever pour partir rapidement de cet endroit. Néanmoins, je ressentais une grande fatigue et mes jambes ne pouvaient pas me porter tout comme lorsque j’avais expérimenté le retour de mes souvenirs pour la première fois. Ce fut pour cette raison qu’Akimitsu m’attrapa et me souleva pour m’aider à sortir de la maison. Mais il était déjà trop tard.

    Une fois à l’extérieur, Akimitsu me déposa alors sur le sol avec douceur, j’arrivais tout juste à tenir sur mes jambes et j’apercevais au loin une silhouette qui se dirigeait vers moi. Il me fallut quelques secondes avant d’apercevoir et de reconnaitre le visage de cet homme. Ce vieil homme qui m’avait laissé partir quelques années auparavant, qui m’avait lancé une sorte de défi. Je ressentais alors une soudaine envie de fuir au plus vite et au plus loin. Mais je ne pouvais pas courir, je n’en avais pas la force et il s’approchait de plus en plus de moi, jusqu’à se trouver juste en face, à quelques centimètres à peine, je pouvais sentir son souffle sur mon visage.

    Il approcha sa main de mon visage et j’étais comme paralysée. Incapable de prononcer le moindre mot, de faire le moindre geste. Sa main se posa sur ma tête, glissa dans mes cheveux avant de se poser sous mon menton. Il attrapa alors mon visage entre son pouce et son index pour le faire bouger, comme pour me détailler et prit la parole :

    - Tu as un peu changé, mais pas autant que ce que j’espérais. Il va encore falloir que tu fasses beaucoup de progrès, tu veux bien faire ça pour moi, non ?

    Si j’avais eu la force suffisante, je lui aurais certainement arraché les deux yeux, mais, au lieu de ça, je ne pouvais que lui dire :

    - Je ne fais pas ça pour vous, je ne suis pas votre petite chose que vous manipulez à votre guise.

    Il partit d’un grand rire avant de répondre le plus simplement du monde :

    - C’est ce que tu crois, mais tu ne te rends pas compte que tu n’es pas libre de tes propres choix. Je suis derrière tous ceux-ci. Pourquoi n’as-tu pas décidé de vivre une vie paisible dans ce cas ? Pourquoi as-tu choisir de te battre ? Je suis la cause de tout ceci. Tu m’appartiens corps et âme, tu es ma petite chose. Si je le voulais, je pourrais t’emmener avec moi dès à présent. Qui m’en empêcherait ?

    Je savais qu’il avait raison sur certains points, mais je ne pouvais pas accepter de me soumettre à un tel individu, j’avais envie de me débattre, mais mes forces n’étaient pas suffisantes. Il relâcha alors mon visage et me tendit quelque chose d’une main. Akimitsu l’attrapa pour moi, et je pus remarquer qu’il s’agissait d’un nouveau katana d’une beauté surprenante. Pourquoi m’offrait-il une telle chose ?

    - Je vois que tu as déjà un nouveau sabre, mais celui-ci embellira encore plus ta collection. Il n’a aucun pouvoir particulier, je veux juste être certain que tu puisses te défendre correctement.

    Je le fixais dans les yeux avant de demander :

    - Que voulez-vous de moi ?

    Il me fit un grand sourire, l’air quelque peu attendri par ma question.

    - Ce que je veux de toi ? Je suis certain qu’au fond de toi, tu le sais très bien. On se reverra, Tenshi.

    Il tourna alors les talons et commença à s’éloigner. Il me laissait donc partir ainsi, sans plus chercher à me retenir. Qu’était-il venu faire ici ? Je ne comprenais pas bien. Jetant un regard vers Akimitsu, il me fit un petit sourire avant de déposer un baiser sur mon front d’un air protecteur :

    - Ne t’occupe pas de lui et continue à avancer, maintenant, tu as le moyen de retrouver tes souvenirs.



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>> Dans la vie, il ne s'agit pas nécessairement d'avoir un beau jeu, mais de bien jouer de mauvaises cartes. <<


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L'art de se souvenir [Solo]

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