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 [FB] Et si on se retrouvait un peu ? [PV : Kyoshiro]

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Kyoshiro
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MessageSujet: Re: [FB] Et si on se retrouvait un peu ? [PV : Kyoshiro]   Dim 25 Oct 2015 - 21:52






Et si on se retrouvait un peu ?












Pendant un temps le jeune homme en était venu à se demander pourquoi autant de gens étaient prêts à mentir pour parvenir à leurs fins et pourquoi il leur semblait si impensable et ridicule que de simplement dire la vérité, bien sûr à l’époque il était bien plus naïf et candide qu’aujourd’hui mais, tout innocent qu’il était, il ne pouvait concevoir de tisser des liens avec des gens en basant une relation sur le mensonge. C’est donc fort de ce constat qu’il s’était toujours efforcé de ne jamais rien dire d’autre que la vérité, l’usage du mensonge étant le premier pas qui menait vers la criminalité, mais c’était sans le savoir qu’il se mentait à lui-même pendant tout ce temps. Et aujourd’hui, toujours sans s’en rendre compte, il venait de mentir à cette personne chère à son cœur.
Après avoir déballé un résumé de sa petite vie à la demoiselle, il avait lancé à haute voix qu’il pensait que cette demoiselle s’attendait sans doute à une histoire plus rocambolesque, mais elle s’en fichait bien car ce qui comptait était que ce n’était que la vérité. Mais en fait non, ce n’était pas la vérité, ses parents ne lui avaient pas donné son accord pour partir à huit ans, il n’avait pas vécu une enfance heureuse et il n’avait aucun compte à rendre à ses parents qui se fichaient sans doute pas mal de savoir si leur enfant était encore en vie ou non. Pour ce que le gardien en savait, ce couple était persuadé que leur enfant avait péri dans le froid de cette nuit glaciale et leurs regrets et remords n’étaient plus de la partie depuis longtemps, s’ils n’avaient jamais été présents d’ailleurs.

Mais était-ce véritablement un mensonge s’il n’était pas conscient que ce n’était pas la vérité qui sortait de sa bouche ? Ce n’était pas LA vérité, certes, mais c’était la vérité elle laquelle il croyait et c’était bien là tout ce qui comptait.

Souriant à la demoiselle, le jeune homme leva son sandwich devant son visage et répondit :

« Bon appétit. »

Prenant une large bouchée dans ce modeste repas, le jeune homme se sentit étrangement soulagé, sans doute était-ce la preuve qu’il n’avait pas mangé depuis plus longtemps qu’il ne le pensait en vérité, mais ce sandwich lui paraissait délicieusement divin à ce moment-là. Continuant de déguster ce met avec joie, le jeune homme tendit l’oreille pour entendre sa camarade lui demander comment il avait rencontré son capitaine et, aussitôt, un petit sourire naquit au coin de ses lèvres.

« En fait, il y a des moments où je me dis que c’est lui qui m’a trouvé et pas l’inverse. Il m’a sauvé d’une vie de perdition en me donnant un but, j’imagine que c’est ce à quoi aspire tout individu. Avoir une raison de vivre, un but qui nous fait nous lever chaque matin. »

Durant les moments les plus calmes et les plus ennuyeux de tous, le bretteur se surprenait parfois à se demander comment aurait pu être sa vie s’il n’avait jamais croisé le chemin de son capitaine ou s’il avait emprunté une autre voie de Grand Line par exemple. Parfois il ne trouvait aucune réponse, s’imaginant qu’il aurait continué à errer de la sorte en chercher une raison de vivre, et d’autres fois il avouait avec optimisme qu’il aurait sans doute croisé la route d’un autre équipage qui aurait accepté de l’accueillir du fait de ses talents indéniables de bretteur. Quelle était la vraie version ? Eh bien pour tout vous dire je répondrais bien à cette question par une autre : qui s’en soucie ? Il était très bien là où il était, nul besoin de s’embrouiller la tête avec des hypothèses et théories farfelues.

Se rendant compte que sa phrase ne répondait absolument pas à la question de sa camarade, le jeune homme écarta son repas de devant sa bouche et sourit. Se tournant vers la demoiselle en quête de réponses, le garçon entreprit, cette fois, de bien répondre à la question posée.

« Mais je m’égare, pardon. Je l’ai rencontré, lui et son équipage, au début de l’année quand je suis arrivé sur Graou Island. Nous avons fait cause commune, il m’a proposé de les rejoindre pour un temps et…je suis resté. Je ne sais pas vraiment pourquoi il m’a fait cette proposition ou ce qu’il a bien pu voir en moi à ce moment-là, je ne lui ai jamais vraiment posé la question à vrai dire, mais je suis content qu’il l’ait fait. »

Durant les premières semaines le jeune homme était si content de faire partie d’un projet plus grand que lui, d’une famille de substitution, qu’il en oublia totalement de demander à son capitaine une chose très simple : pourquoi lui ? Les bretteurs pullulaient sur les mers et il ne payait pas de mine, il le savait bien, alors pourquoi lui et pas un autre ? Peut-être était-ce une simple coïncidence, ou peut-être que le capitaine voyait en Kyoshiro quelque chose que ce dernier n’arrivait pas à identifier. Beaucoup de peut-être, tout ça, hein ?

Laissant à sa camarade le temps d’enregistrer un peu toutes ces infos, la laissant manger par la même occasion, Kyoshiro attendit quelques secondes et conclut par une poser une question, à son tour.

« Et toi ? Je ne sais plus si je t’ai déjà demandé où tu avais rencontré tes compagnons de route. »











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Tenshi Taya
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MessageSujet: Re: [FB] Et si on se retrouvait un peu ? [PV : Kyoshiro]   Lun 26 Oct 2015 - 20:37




Et si on se retrouvait un peu ?


    En évoquant le sujet du capitaine de Kyoshiro, je ne pus pas manquer le sourire qui naquit sur ses lèvres. Il devait vraiment l’apprécier. Après tout, j’avais aussi eu l’occasion de le rencontrer et d’échanger quelques mots avec ce dernier, il m’avait certainement déjà oublié d’ailleurs. Néanmoins, s’il y avait une chose à retenir de cette rencontre, c’était que ce fameux capitaine n’aimait pas beaucoup les cookies comme il avait refusé celui que je lui avais proposé, à mon grand désarroi.

    Par la suite, mon interlocuteur m’expliqua qu’il lui avait offert un but et qu’il l’avait, en quelques sortes, sauvé de son ancienne vie qui ne semblait pas très joyeuse. Après tout, quand on affrontait le monde à l’âge de huit ans, parfois, on s’embourbait dans les mauvaises choses sans s’en rendre compte. Dans mon cas, si je n’avais pas eu Akimitsu à mes côtés pour me diriger et guider mes pas, je serais probablement déjà morte depuis bien longtemps ou dans une situation très déplaisante.

    Souriant doucement à mon tour, j’écoutai le récit de Kyoshiro qui m’expliqua que tout c’était passé il n’y a de ça pas un an et sur Graou. Tout venait d’une simple proposition que Kyoshiro avait acceptée et qui avait duré plus longtemps que ce qu’il avait imaginé. Il ne regrettait rien et c’était une bonne chose pour lui.

    Mordant dans mon sandwich tout en écoutant ses paroles, il fallait reconnaitre qu’il avait eu la chance de rencontrer une telle personne et d’avoir une telle proposition. Je n’avais jamais eu l’occasion de le voir combattre contre des adversaires très puissants, mais je savais qu’il était loin d’être un faiblard. En songeant à cela, une idée naquit dans mon esprit. Mais avant de la proposer, il me fallait répondre à une question.

    Celle-ci m’interrogeait sur les circonstances de ma rencontre avec ceux qui m’accompagnaient actuellement dans mes périples. En y réfléchissant, cela c’était un peu fait de la même manière que pour Kyoshiro. Avalant ma bouchée, je répondis donc :

    - Rien de bien extraordinaire. J’étais à Saint Poplar et je cherchais le port. Je suis tombée sur ce type qui m’a proposé de l’accompagner et de quitter l’île avec lui. Finalement, je suis restée à côté. Après tout, cela me permet d’avoir de la compagnie, même si je me retrouve parfois mêler à des histoires dans lesquelles je ne voudrais pas l’être. Après tout, cela fait partie du contrat, non ?

    Il ne restait alors plus grand-chose de mon sandwich et il ne me fallut que quelques secondes pour le finir dans le silence. Je gardais le reste de mes questions pour un autre moment ou plus tard. Selon mon envie. Fixant l’horizon, je me tournai finalement vers Kyoshiro, pour dire :

    - Je sais que tu es fatiguée, mais j’ai pensé que…

    M’arrêtant l’espace d’un instant pour lui indiquer une de mes armes, je repris :

    - On pourrait se faire un petit duel, juste pour le plaisir ! Promis, je ferais doucement ! Alors, qu’en dis-tu ?

    La fixant en attendant sa réponse, je me demandais s’il serait d’accord. Il devait être exténué et ce n’était peut-être pas une bonne idée, mais je n’avais pas totalement conscience de son état. Néanmoins, mon intention n’était pas de l’écraser, mais juste de m’amuser un peu, avec des armes meurtrières.



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MessageSujet: Re: [FB] Et si on se retrouvait un peu ? [PV : Kyoshiro]   Mar 27 Oct 2015 - 3:49






Et si on se retrouvait un peu ?












Le jeune homme ne réalisait pas toujours la portée de ses paroles et il se rendait généralement compte de son erreur une fois qu’il était trop tard, une fois que les choses n’étaient plus rattrapables ce qui pouvait provoquer quelques petits soucis comme vous pouvez vous en douter. L’honnêteté était, selon lui, la base de toute saine relation mais il n’avait pas encore pris conscience que mentir à quelqu’un pouvait parfois d’avérer utile pour lui éviter d’avoir de la peine. Ce qu’il ignore ne peut pas lui nuire, ce genre de choses, vous voyez ? Alors oui, il venait de lâcher à la demoiselle que son capitaine l’avait sans doute sauvé d’une vie de perdition, mais ce mot n’était-il pas un peu trop fort ? Certes à l’époque il n’avait pas encore de but à part entière, autre que celui de venir en aide aux gens, mais aider n’était-ce pas un but honorable en soi ?
Alors oui à cette époque sa vie était un peu tristounette car il errait seul d’île en île sans vraiment avoir quelqu’un à qui parler, du coup ses journées n’étaient pas les plus joyeuses et trépidantes du monde, mais il s’en n’était jamais plaint car il savait que d’autres avaient une existence bien plus rude que lui. Alors oui ses paroles pouvaient refléter une bien triste existence avant sa rencontre avec celui qui allait devenir son capitaine mais, une fois encore, il ne réalisait pas toujours la portée de ses paroles. Mais cela importait peu, la demoiselle n’avait pas cru bon relever le moindre élément de son explication, cela devait donc lui convenir…sans doute.

Ce fut donc au tour de la jeune femme que d’expliquer à son compagnon où elle avait rencontré ses compagnons de route et Kyoshiro put se retrouver dans certains éléments de son explication. Bien sûr elle ne semblait pas partager un lien aussi fort que le bretteur avec son capitaine, mais tous deux avaient décidé de quitter une île avec leurs nouveaux compagnons et avaient fini par rester avec eux après tout ça. N’était-ce pas la façon standard de procéder ? Probablement.
Alors oui, elle ne put s’empêcher d’avouer que cette association la poussait parfois à être impliquée dans des histoires qu’elle aurait préféré éviter, mais elle ne pouvait pas imaginer à quel point son interlocuteur comprenait cette sensation. Il avait la même à chaque fois qu’il devait prendre les armes pour participer à un combat qui n’était pas le sien, c’est donc avec un sourire légèrement triste au coin des lèvres qu’il répondit :

« On ne sait pas forcément toujours pour quoi on signe, mais j’imagine que oui. Ça fait partie du marché. »

Les minutes s’écoulèrent et les deux individus purent enfin terminer leur repas, mais le jeune homme sentit chez sa camarade une petite hésitation qu’elle s’autorisa enfin à vocaliser. En effet malgré le bon moment qu’ils passaient tous les deux, la demoiselle désirait tout de même affronter son camarade dans un petit entraînement amical. Alors oui, au départ il s’était dit que cette journée serait tranquille car son corps était encore douloureux, mais pouvait-il refuser quelque chose à la demoiselle ? Pas vraiment.
Réfléchissant un instant, c’est sur un ton un peu distrait qu’il lâcha :

« Hum, pourquoi pas. »

Évidemment qu’il n’était pas très convaincu ou motivé mais était-ce vraiment étonnant compte tenu des circonstances ? Pas vraiment. Se redressant en agrippant ses deux sabres, le jeune homme fit quelques mètres et s’enfonça vers le bord de la plage tout en raccrochant son second sabre à sa ceinture. S’immobilisant sur la plage, il ferma les yeux pendant quelques secondes et fit la paix dans son esprit, respirant régulièrement et lentement afin de pouvoir se concentre et se mettre dans les conditions adéquate. Bientôt, quelques poignées de secondes plus tard, il brisa le silence qui s’était installé en lâchant :

« Je suis prêt…je pense. »

Agrippant le fourreau de son sabre de la main gauche, le jeune bretteur fléchit sur ses appuis et, posant le pied droit en avant, posa sa main droite sur le manche de son sabre. Il venait de se mettre dans sa position battô habituelle, aussi appelée iai et qui n’était rien de plus que la position qui permettait au bretteur de dégainer très rapidement et d’attaquer dans la foulée. Comme d’habitude il allait rester sur la défensive, pour observer son opposant et ensuite il passerait à l’action.








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MessageSujet: Re: [FB] Et si on se retrouvait un peu ? [PV : Kyoshiro]   Mar 27 Oct 2015 - 23:11




Et si on se retrouvait un peu ?


    Lorsque la réponse de Kyoshiro fusa dans l’espace, celle-ci ne fut pas très enthousiasmé, même s’il accepté le duel. Visiblement, cela ne lui donnait pas autant envie qu’à moi. Cela pouvait se comprendre. Il était fatigué et pourtant, je n’en faisais qu’à ma tête. Il serait peut-être prêt à se jeter du haut d’une falaise si je lui disais de le faire. Il valait mieux ne pas essayer en tout cas. De toute façon, je n’avais pas l’intention de faire durer ça bien longtemps, surtout que je risquais d’être la seule à m’amuser.

    Me levant en même temps que mon camarade, je le suivais sur la plage, mettant mes sabres à ma taille, je me plaçai à quelques mètres devant Kyoshiro, laissant une distance assez grande entre nous. Le fixant, il semblait se mettre en position et se préparer à commencer le combat. Je me demandais ce qui était en train de se produire dans son esprit. Souriant, il avait l’air de beaucoup se concentrer et cela me parut étrange de le voir dans une telle position qui ressemblait à celle d’un ennemi. C’était assez déroutant et je savais pertinemment que je ne pourrais jamais me battre contre lui comme je le ferais contre un adversaire normal.

    Lorsqu’il m’indiqua qu’il était prêt, j’attendais quelques secondes avant de lancer l’assaut, le détaillant de haut en bas. J’avais pris l’habitude de faire cela avec n’importe quel ennemi, mais, cette fois-ci, les choses étaient différentes. J’appréciais tout particulièrement le fait de pouvoir le regarder, d’être consciente qu’il n’était pas à des milliers de kilomètres de moi, mais que seuls quelques pas, qui pouvaient être parcourus en l’espace de quelques secondes, nous séparaient. C’était assez étrange. Après tout, le fait de savoir que l’adversaire était à proximité n’avait jamais été rassurant.

    Chassant cette réflexion de ma tête pour me concentrer sur le combat à venir, je m’appuyais sur mes pieds avant de m’élancer vers celui que je pouvais appeler un camarade de jeu. Dégainant mon sabre au même instant, je fis voler celui-ci en direction de l’épaule de Kyoshiro, ne doutant pas une seule seconde qu’il serait capable d’éviter cette attaque simpliste, c’était juste histoire de tester sa réaction, de jauger son niveau pour le moment par quelques actions qui ne demandaient pas trop de réflexions.

    J’avais pris la décision de ne me servir que d’un de mes sabres durant toute la durée du combat. Si mon adversaire du moment était blessé et fatigué, il fallait bien que je trouve un moyen de m’handicaper quelque peu aussi. Certes, ce n’était pas grand-chose, mais c’était déjà mieux que rien.

    Alors que mon sabre allait en direction de son épaule, mes pieds, quant à eux, profitèrent de la proximité pour tenter de faire chuter l’adversaire en essayant de faucher les jambes de Kyoshiro. Un geste que je réalisai néanmoins doucement pour ne pas le blesser plus que nécessaire. Après tout, je ne cherchais pas vraiment à gagner la partie, mais plutôt à m’amuser et à prendre du plaisir.



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MessageSujet: Re: [FB] Et si on se retrouvait un peu ? [PV : Kyoshiro]   Mer 28 Oct 2015 - 16:58






Et si on se retrouvait un peu ?












Tout adepte de la voie du sabre qu’il était, le jeune homme avait passé un nombre incalculables d’heures à s’entraîner à manier cet instrument de mort, seul ou face à un adversaire qui désirait mettre à l’épreuve ses réflexes et sa détermination, et il avait apprécié cela. Comprenez-moi bien, il n’avait pas apprécié cet étalage inutile de violence mais plutôt le but qui existait au-delà de ce brouillard de sauvagerie contrôlée, le fait de pousser les limites de son corps toujours plus loin dans une quête d’amélioration constante. Alors oui il avait eu plusieurs partenaires de combat de ce genre, Drake fut le premier d’entre eux et Damon fut probablement le dernier en date à croiser le fer avec lui, Kyoshiro appréciait toujours ces échanges avec ces deux personnes car il savait qu’elles avaient toutes les deux la même vision des choses que lui et que ces sessions se faisaient dans la joie et la bonne humeur. Mais pour la demoiselle ici présente c’était différent, déjà parce qu’il la voyait comme une personne chère à son cœur et non pas une partenaire de combat, ce qui faisait une légère différence, mais également parce qu’il ne savait pas si la demoiselle avait la même approche du combat que lui.
Certes elle n’appréciait pas forcément d’être impliquée dans des combats qui n’étaient pas les siens, ça le bretteur l’avait bien compris, mais après ?
Le jeune bretteur avait une manière bien particulière de faire les choses et peut-être y irait-il trop fort pour sa camarade ou, au contraire, peut-être serait-ce elle qui y irait bien trop sérieusement pour lui. Différentes cultures, différentes manières de faire les choses et c’est de cette interrogation que naquit l’hésitation du maudit.

Mais bon, si cette demoiselle désirait à ce point croiser le fer avec son camarade, pour des raisons qui ne regardaient qu’elle, le concerné pouvait au moins faire l’effort de lui faire plaisir et cela même si son corps entier lui était toujours douloureux. Il avait mené des combats périlleux qui l’avaient forcé à puiser dans ses réserves, il pouvait bien serrer les dents pendant quelques minutes pour faire plaisir à sa camarade, non ? De toute façon sa nature de maudit l’empêcherait de subir des dégâts trop importants…normalement.

Faisant donc le vide dans son esprit comme à chaque fois qu’il débutait un affrontement, quelle que puisse être l’importance de celui-ci, le jeune homme se refusa d’user de son second sabre ainsi que de son haki de l’observation pour ce qui devrait être une compétition amicale. Se recroquevillant sur ses appuis, prêt à dégainer il rouvrit ses yeux qui brillaient d’une détermination et d’une concentration que la demoiselle n’avait probablement pas encore eu l’occasion d’observer chez lui. Et oui, si ce n’était pas assez évident les derniers mois avaient drastiquement changé le bretteur qui n’avait rien du frêle et naïf garçon rencontré de nombreux mois plus tôt, il avait été confronté à la cruauté de la vie et en était ressorti transformé…renforcé.

Les yeux rivés sur la demoiselle qui se dirigeait vers lui, le jeune homme referma sa main droite sur le manche de son sabre en une poigne de fer, attendant de voir ce que sa camarade allait faire et il n’eut pas longtemps à attendre. En effet la demoiselle débuta avec une couple oblique en direction de son épaule droite et, en même temps, usant de ses pieds pour faucher les jambes du jeune homme. Tactique simple mais efficace : s’il esquivait les pieds il se prenait la lame et s’il bloquait la lame il se faisait déséquilibrer. Comment faire ? Très simple, sans attendre le jeune homme fut un bond en arrière et les jambes de sa camarade passèrent juste devant lui en ratant leur cible, avant de dégainer son sabre pour venir percuter la lame de sa camarade et peut-être la prendre au dépourvu.

Quoi ? Oui il la jouait prudent pour le moment, et alors ? Ce n’était qu’un entraînement après tout, croyez bien que si sa vie avait été en jeu dans cet affrontement il n’aurait pas été aussi complaisant. Une fois les deux lames entrechoquées pour la première fois en ce qui semblait être une danse d’étincelles, le jeune homme poursuivit son mouvement et retourna sa sabre, lame vers le bas, l’abattant vers l’épaule de sa camarade en une tranche oblique de droite à gauche. L’affrontement débutait tout en douceur mais ils allaient pouvoir commencer à échanger des passes d’armes à un rythme plus soutenu. Ça commençait doucement mais sûrement.








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MessageSujet: Re: [FB] Et si on se retrouvait un peu ? [PV : Kyoshiro]   Ven 30 Oct 2015 - 23:20




Et si on se retrouvait un peu ?


    Alors que ma lame s’approchait dangereusement de l’épaule de Kyoshiro, celui-ci eut le bon réflexe qui témoignait bien d’une expérience certaine sur le terrain. En effet, il fit un bond en arrière afin d’éviter de se faire déséquilibrer tout en bloquant ma lame de la sienne avec une dextérité non feinte. Par ces quelques mouvements, je pouvais déjà dire qu’il n’était pas un épéiste de pacotille, mais bien quelqu’un qui s’y connaissait plutôt très bien. Cela ne me surprenait que très peu, je l’avais toujours imaginé très puissant après tout, peut-être bien plus que moi et si je remportais le combat pour cette fois-ci, cela serait probablement du à l’état de fatigue de Kyoshiro. Même blessé et exténué, il était encore capable de réfléchir logiquement et de parer les coups. Cela montrait bien son habitude du combat, il faisait peut-être ça presque machinalement à présent.

    Mais, revenons à nos moutons sans tarder, c'est-à-dire le combat qui avait lieu. Alors que les premières lames venaient d’étinceler et de faire retentir un bruit cristallin sur la plage, mon adversaire du moment lança à son tour une attaque en abatant sa lame vers mon épaule. Le combat était, pour le moment, plutôt lent et n’était qu’un petit échauffement. Du moins, c’était l’impression que cela me donnait et je n’allais pas trop tarder à vouloir accélérer le rythme, voir quel était celui que Kyoshiro allait pouvoir suivre, sans pour autant le surmener de trop.

    Voyant la lame s’approcher rapidement de moi, j’attendais le dernier moment pour frapper l’arme afin de la dévier et d’esquiver l’attaque et, l’instant d’après, je laissais faire mon instinct, comme j’avais l’habitude de le faire lorsque le combat au corps-à-corps ne laissait pas trop le temps à la réflexion. Ainsi, lorsque l’attaque fut évitée, c’était, logiquement, à mon tour de lancer la prochaine offensive. Ma lame alla donc en direction du ventre de l’adversaire mais, au dernier instant, dévia vers le haut de son corps, visant désormais plutôt son bras.

    L’échange n’avait commencé que depuis peu de temps et, pourtant, j’avais comme l’impression que le temps était ralenti et que cela faisait bien longtemps que nous combattions. Peut-être parce que l’image de Kyoshiro me donnait sans cesse l’impression d’être face à quelque chose de familier et d’habituel, comme si tout ce que j’avais vécu auparavant n’avait plus aucune importance dès à présent et que la seule chose qui comptait était là. Je n’avais besoin de rien d’autre à cet instant. Et pourtant, si je l’avais voulu, j’aurais pu avoir bien plus. Cette sensation de familiarité était peut-être également causée par les nombreux combats que j’avais vécus, comme si je n’étais plus capable de faire la différence entre tous ces combats, comme s’ils se ressemblaient tous. Dans ce cas-là, je préférais la première hypothèse, qui était bien moins sanglante que la seconde. Il n’était pas possible de s’habituer à une telle chose, si ?

    Me concentrant à nouveau sur le moment présent, j’avais donc lancé mon attaque et étais en attente de la réponse de Kyoshiro qui n’allait sans doute plus tarder. Je ne doutais pas une seconde de ses compétences et j’espérais, tout de même, ne pas y aller trop fort pour le blessé.



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MessageSujet: Re: [FB] Et si on se retrouvait un peu ? [PV : Kyoshiro]   Sam 31 Oct 2015 - 3:39






Et si on se retrouvait un peu?












Auparavant le jeune homme avait toujours pris d’extrêmes précautions lors de ses sessions d’entraînement pour des raisons évidentes de sécurité, puisqu’il serait assez mal avisé pour un sabreur de perdre un doigt ou une main par la faute d’un manque de prudence, mais depuis quelques mois il avait commencé à se dire qu’il pourrait peut-être se montrer un peu plus téméraire lors des affrontements auxquels il était un peu forcé de prendre part. Pourquoi ça ? Parce qu’il était devenu un logia et que de ce fait il n’avait plus à craindre les blessures physiques tout autant que le bretteur moyen débutant sa route sur la voie du sabre. Non pas que Kyoshiro se prenne pour un sabreur d’exception, il se savait bon et expérimenté mais pas incroyable pour autant, mais si la vie lui avait doté de certaines capacités il serait bien mal avisé de ne pas s’en servir. Non ?
Alors oui, récemment il avait fait connaissance avec une capacité embêtante – appelée le haki de l’armement – qui pouvait passer outre son intangibilité, ce qui le forçait à encore plus de prudence que d’habitude, ce qui n’était pas peu dire, mais il avait le désir ardent de porter la maîtrise de son fruit jusqu’à son paroxysme et cette fichue capacité ne l’en empêcherait pas. Ce ne serait qu’un contretemps, tout au plus.

Aujourd’hui était un jour particulier car il ne s’agissait pas de s’entraîner avec Damon ou Drake, deux hommes qui pouvaient encaisser sans problème les attaques à pleine puissance du jeune bretteur, mais une demoiselle avec qui Kyoshiro n’avait eu que rarement l’occasion de se battre…pour ne pas dire jamais. La demoiselle n’avait pas l’habitude de se battre contre Kyoshiro et cela se ressentait par une très légère hésitation dans les mouvements, ce qui était plus que compréhensible pour tout dire, mais le jeune maudit tenta de faire fi de tout ça, de son côté. Était-ce aisé, non ? Était-ce nécessaire ? Pour la bonne marche de cet entraînement, absolument.

Les deux individus commencèrent donc à faire quelques passes d’armes à un rythme toujours croissant, le bretteur dévia l’attaque montante de sa camarade à l’aide de sa lame avant de repartir à l’assaut à son tour et plusieurs poignées de secondes s’écoulèrent sans que ni l’un ni l’autre ne prenne davantage mais, cependant, les assauts gagnèrent en vitesse et en intensité avec le temps. Soudainement, au cours d’un énième assaut durant lequel les deux lames s’entrechoquèrent dans un tintement sourd, quelques images envahirent l’esprit du jeune homme comme des flashs. Que représentaient-elles ? Des visages, des visages qui lui étaient inconnus mais c’était probablement la peur et la supplication lisibles dans leurs yeux qui frappèrent le plus le jeune homme.
Ce dernier s’écarta aussitôt de sa partenaire et, bondissant en arrière pour prendre de la distance, secoua sa tête comme s’il pensait avoir rêvé. Ne voyant toujours pas ces images disparaître de son esprit, il leva sa main gauche vers son visage, comme pour couvrir sa vision grâce à cette main, mais c’est en posant les yeux sur cette main qu’il la vit couverte de sang.

*Qu’est-ce que… ? *

Bien entendu c’était une vision et il le savait bien, car il n’avait pas la sensation d’un quelconque liquide lui recouvrant la main, mais vous avouerez que cela aurait de quoi en troubler plus d’un, non ? Pourquoi son esprit et sa vision se mettaient-ils à lui jouer des tours tout d’un coup ? Si c’était une blague alors elle était vraiment de très mauvais goût. Toujours à quelques mètres de sa camarade, immobile, tentant de rassemblant ses esprits sans chercher à masquer qu’il était clairement troublé par ce qu’il se passait dans sa caboche, le jeune bretteur fut accueilli par une voix bien trop familière :

*C’est vous, jeune maître. C’est moi.*

Cela faisait au moins depuis Shabaody que la voix de son gardien n’avait pas résonné dans sa tête, et en d’autres circonstances Kyoshiro aurait été plus qu’heureux d’entendre de nouveau cette voix raisonner dans son crâne, mais aujourd’hui elle semblait annonciatrice de mauvaises nouvelles et cela ne lui plaisait guère.

*Non. Non, ça n’est pas réel. Je dois me concentrer sur ce que je fais, laisse-moi.*

Oui c’était bien beau de venir foutre le bordel dans la tête du jeune homme mais ce dernier avait promis à sa camarade de s’entraîner avec elle et il n’était pas du genre à briser ses promesses. Aussi il se redressa et, se secouant une toute dernière fois la tête, tenta de retrouver un semblant de concentration. Comment pouvait-il être efficace s’il n’arrivait même pas à penser droit ?
Ainsi le jeune homme repartit à l’assaut en lançant une frappe oblique comme précédemment, et c’est ainsi que l’affrontement reprit avec une certaine vigueur mais malheureusement, contrairement à tout à l’heure, le visage de Kyoshiro était déchiré par une grimace qui n’était que le reflet de son inconfort et de tout ce qui se passait dans sa tête. Sa camarade pouvait-elle le voir ? Certainement.

*Ce n’est pas si simple, jeune maître. Tout ça n’est pas de mon fait, c’est votre esprit qui cherche de lui-même des réponses. Tôt ou tard vous allez devoir les lui donner.*


*Qu’est-ce que tu racontes ? Ce n’est pas vraiment le moment pour ce genre de conversation.*


*Il n’y a pas de bon moment pour ça.*

Décidément le gardien ne voulait pas lâcher l’affaire et décida de ne pas aider le jeune homme, laissant son esprit déverser dans la tête du jeune homme des images encore plus troublantes que les précédentes. Si les visages étaient toujours présent, Kyoshiro pouvait désormais voir la raison de cette frayeur dans leurs yeux, un sabre transperçait la chair de cette personne et déversait un liquide carmin tout le long de la lame jusqu’aux mains tenant cet instrument de mort. Et à qui appartenaient ces mains ? Au jeune maudit, bien évidemment.
Lorsqu’il se rendit compte de cela et de ce que ça pouvait signifier, il s’écarta de sa camarade et bondit encore plus loin en arrière, mais cette fois ce fut l’incompréhension qui put se lire dans son visage. La main tenant son sabre se mit à trembler, secouant l’arme par la même occasion, et le jeune candide n’arriva ç matérialiser sa pensée que par ces quelques mots :

« Que…qu’est-ce que j’ai fait ? »









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MessageSujet: Re: [FB] Et si on se retrouvait un peu ? [PV : Kyoshiro]   Sam 31 Oct 2015 - 18:07




Et si on se retrouvait un peu ?


    Alors que le rythme accélérait doucement, Kyoshiro sembla soudainement perturbé par quelque chose d’inconnu. Il recula et secoua sa tête, comme pour chasser des images mauvaises de son esprit. Ne cherchant pas à continuer le combat, je me contentais de le regarder avec un regard inquiet. J’espérais que ce n’était pas de ma faute et qu’il allait rapidement sortir de cet état. Fixant sa main gauche, j’avais comme l’impression qu’il n’avait plus totalement conscience de ce qui se passait autour de lui.

    Malgré cela, il reprit le combat après peu de temps, faisant comme si de rien était, malgré la grimace qu’affichait son visage et qui témoignait bien de son inconfort. Me contentant donc d’esquiver et de parer les attaques, je préférais ne pas tenter d’attaquer mon adversaire, craignant qu’il ne soit plus capable d’esquiver la moindre offensive, trop plongé dans ses pensées. Néanmoins, s’il n’arrêtait pas rapidement, cela risquait de m’inquiéter plus que nécessaire et, d’une façon ou d’une autre, je serais obligée de le forcer à stopper. Il n’était sûrement pas en état de combattre et pourtant, il se forçait.

    Soudainement, mon camarade de combat s’éloigna à nouveau, une drôle d’expression s’affichant sur son visage. Remettant mon sabre dans son fourreau à cet instant, je mettais donc fin au combat. Voyant Kyoshiro en face de moi donc la main tremblait de manière anormale. Fronçant les sourcils devant mon incompréhension, je m’approchai de lui d’un pas hésitant, ne sachant pas trop quoi faire pour le réconforter. Entendant les quelques mots qu’il avait prononcé, je me demandais ce qui se passait dans son esprit. Visiblement, rien de bien agréable et il avait besoin de reprendre conscience des choses réelles qui l’entouraient.

    Une fois assez à proximité de lui, je posai doucement ma main sur celle qui tenait le sabre et qui était en train de trembler, comme pour tenter de le calmer. Je ne savais pas si cela aurait l’effet escompté, mais, au moins, il pourrait sentir un contact familier à ses côtés s’il était trop plongé dans ses pensées pour prendre conscience des choses qui l’entouraient. Après ce simple contact, j’usais de mon autre bras pour l’enlacer et le serrer doucement contre moi, dans une étreinte qui se voulait rassurante et chaleureuse. Suite à cela, je prononçais quelques mots, les murmurant presque :

    - Calme-toi, tout va bien. Reprend tes esprits.

    Restant encore quelques secondes dans cette position, je m’éloignais doucement pour regarder les effets de mes paroles. Si cela ne le réconfortait pas, j’allais devoir user de méthodes un peu plus violentes pour le faire sortir de ses pensées. Après tout, c’était parfois ce qui était le plus efficace. Fixant Kyoshiro d’un air inquiet, je demandais tout de même :

    - Est-ce que ça va mieux ?

    Allait-il répondre ou continuer sa crise ? En tout cas, une chose était certaine, l’entrainement allait s’arrêter à là, que cela plaise ou non à mon camarade. Il était beaucoup trop dangereux qu’il perde la tête de cette façon en plein milieu de combat, surtout que c’était peut-être cela qui avait causé une telle réaction chez Kyoshiro.



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MessageSujet: Re: [FB] Et si on se retrouvait un peu ? [PV : Kyoshiro]   Dim 1 Nov 2015 - 1:31






Et si on se retrouvait un peu ?












Il ne viendrait jamais à l’idée de n’importe quelle personne sensée et raisonnablement bien constituée d’en venir à douter de son propre esprit, pourquoi quelqu’un le ferait-il ? Cela faisait partie des bases qui constituaient la personnalité d’un individu, une des pierres angulaires de son être tout entier, et avant aujourd’hui le jeune candide que vous avez devant vous n’aurez jamais pu penser que son esprit pourrait lui jouer des tours. Après tout, les fous étaient-ils conscients de l’être ? Bonne question. Quelques mois plus tôt le jeune homme avait appris que dans sa tête résidait une sentinelle, qu’il avait un gardien veillant sur son épaule depuis quelques temps déjà et ce dernier sortit des abimes quelques précieux souvenirs qui permirent à Kyoshiro de se souvenir de sa nature de maudit. Cela aurait sans doute dû être la première sonnette d’alarme pour lui signifier qu’il y avait peut-être quelque chose qui clochait chez lui et que, s’il n’avait encore jamais ressenti la présence de ce gardien, peut-être y avait-il autre chose se tapissant dans les recoins de son esprit. Légitime questionnement, non ? Mais le jeune bretteur, tout excité qu’il était par l’acquisition de ses nouvelles capacités, ne s’était pas inquiété une seule seconde.
Quoi ? Oui il avait été aveuglé par sa capacité naturelle à s’émerveiller d’un rien et en payait aujourd’hui le prix, il était trop tard pour faire machine arrière et il devait désormais traiter avec ce qui se cachait sous la couche de saletés et de mensonges qu’il n’avait pas voulu gratter.

Alors oui il avait vu du sang couler de nombreuses fois et n’avait jamais pris aucun plaisir là-dedans, il avait assisté à la fin de nombreuses vies et chaque perte était un échec gravé au fer rouge au plus profond de lui, il se rappelait de chaque visage et de chaque personne qu’il n’avait pas su sauver et pourtant…et pourtant aujourd’hui c’était différent car celui qui avait fait couler le sang c’était lui. Lui qui avait toujours tout fait pour se ranger du côté des faibles, lui qui avait toujours vu la barbarie comme un échec de la pensée face à l’animal sommeillant en chaque individu se retrouvait aujourd’hui de l’autre côté du miroir.

Ce sabre qui perçait le ventre de son pauvre homme c’était le sien, ces mains se refermant sur le cou de ce jeune garçon étaient les siennes, le sang qui coulait le long de cette lame n’était pas le sien mais était de son fait. Pourquoi ? Comment ? Il aurait voulu pouvoir se bercer d’illusions en se disant que tout ça n’était que le fruit de son imagination mais il savait, au fond de lui, que toutes ces images n’étaient pas une invention. Il n’aurait pas su expliquer pourquoi mais tout ça était trop réel pour que ce soit une invention, une sensation de déjà vu revenait à lui et le mettait face à un horrible constat : lui, le défenseur des faibles et le partisan de la diplomatie avait fait couler le sang pour parvenir à ses fins.

Tentant d’essayer de calmer le tremblement de sa main, le jeune homme vit sa camarade arriver dans son champ de vision et, mettant sa main gauche à plat face à elle pour lui signifier de ne pas faire un pas de plus, il lui dit d’une voix dont l’assurance était totalement absente :

« Re…recule, s’il te plaît. J’ai besoin de quelques secondes.»

Il ne savait pas où il en était, à très juste titre d’ailleurs, il parvint difficilement à rengainer son sabre et recula de quelques pas avant de commencer à marcher quelques mètres le long de la plage. Il ne voulait pas aller bien loin, juste suffisamment pour qu’il puisse avoir les idées claires sans sentir la présence et le regard de sa camarade qui ne feraient que le déconcentrer.

*C’était moi…c’est ça ?*

Même s’il savait bien que tous ces souvenirs ne pouvaient pas être une invention, le jeune homme avait tout de même besoin de l’entendre, il avait besoin d’entendre la vérité et la réponse ne se fit pas attendre.

*C’était moi à travers vous, pour être précis.*

Le gardien à travers le jeune homme ? Si ce concept semblait assez flou et irréaliste aux yeux du bretteur, ce dernier ne parvint même pas à objecter et lâcha un :

*Mais…Pourquoi ? *


*Pensez-vous vraiment que seules vos bonnes intentions et vos discours bienveillants vous ont permis de rester en vie jusqu’à maintenant, jeune maître ? Depuis quelques mois vous enchaînez les combats, ne me dites-pas que vous avez pensé que votre entrée dans cet équipage en était la cause.*


Effectivement sur le coup le jeune homme ne savait pas trop quoi répondre en entendant ces mots raisonner dans sa propre tête, ces mots qui n’étaient pas les siens et qui lui présentaient un scénario bien différent du sien. Pendant toutes ces années il avait avancé avec les meilleures intentions du monde en main et avec en tête la certitude qu’il pourrait changer le monde s’il arrivait à trouver les bons mots pour toucher le cœur des gens. Et là son protecteur venait lui dire que c’était loin d’être suffisant et qu’il pouvait jeter ses belles convictions aux orties. Sa surprise et son incapacité à formuler une phrase complète étaient le reflet de son sentiment de perdition.

*Je…*


*Je ne bats à votre place, quand vous ne le pouvez pas, depuis toujours. Je me bats à travers vous quand votre diplomatie a échoué et que ne vous ne pouvez pas vous résigner à user de la violence. Si récemment vous avez pris l’initiative de prendre sur vous et de vous battre, pour une bonne cause ou un objectif précis, ça n’a pas toujours été aussi facile de vous motiver. Avant Graou island vous n’aviez personne, personne qui vaille la peine que vous vous dépassiez en tout cas. *

Même si le jeune homme était totalement perdu dans cette histoire il devait bien avouer qu’il reconnaissait la véracité de la dernière phrase de son gardien, car jusqu’à ce qu’il rencontre ses compagnons il n’avait jamais eu le courage de se battre aussi longtemps, souvent et vaillamment qu’il l’avait fait pour quelqu’un d’autre que lui. Ça voulait tout dire, non ?

*J’ai l’impression de faire un mauvais rêve.*


*Non, justement. Vous êtes en train de vous extirper de ce rêve, jeune maître. Vous voyez les choses comme elles sont réellement, c’est normal que ce que vous voyez ne vous plaise pas.*


*Tu as encore d’autres mauvaises surprises en stock, ou c’est terminé ?*


*Je garde encore quelques souvenirs en stock, pour y aller étape par étape, mais vous avez l’essentiel en tête, jeune maître. C’est désormais à vous de décortiquer tout ça, et surtout d’accepter que les bonnes intentions seules ne suffisent pas et qu’il faut malheureusement se salir les mains, parfois. C’est normal de détester ça, c’est ce qui vous différencie des brutes que vous combattez, mais c’est parfois nécessaire. Votre capitaine et vos compagnons l’ont compris depuis longtemps, c’est désormais à votre tour. Vous comprenez ?*


*Je…crois, je n’en sais trop rien. Rien que de voir toutes ces images me donne la nausée, pour tout dire.*


*Vous ne seriez pas qui vous êtes si vous restiez indifférent face à ce spectacle. Il ne s’agit pas d’apprécier la violence mais de se résigner à son usage comme seul moyen d’avancer. Vous seriez mort sur Time End sans mon intervention, sans ce petit déclic dans votre tête. Je sais que vous en êtes conscient, je sais que vous avez tout fait pour ne pas creuser davantage par la suite mais il est désormais temps de creuser pour voir le monde tel qu’il est réellement. Il n’est pas tout rose, il n’est pas tout noir : il est beau et cruel à la fois.*


*Ça prendra du temps, mais vous finirez par y voir plus clair.*


Revenant à lui sur la plage le jeune homme leva les yeux au ciel en essayant d’enregistrer toutes ces informations et de tenter d’y donner un sens, tout ça semblait si lointain et irréel qu’il avait l’impression de faire un rêve éveillé. Il savait qu’il devait la vie à son protecteur depuis Time End mais il n’avait jamais pensé qu’il pouvait veiller sur lui depuis bien plus longtemps que ça, il n’avait pas pensé qu’il y avait plus en jeu que ce qu’il pouvait penser ou ressentir vis-à-vis de la violence. S’asseyant sur le sable, il prit une profonde inspiration et passa ses mains sur son visage avant de les remonter dans les cheveux comme si ça allait le réveiller et lui donner un coup de fouet.
Se frottant légèrement la tête, essayant de remettre un peu d’ordre dans ses pensées confuses et brumeuses, le jeune homme leva ses mains devant son visage pour se rendre compte que le tremblement avait cessé, signe que son corps commençait à aller un peu mieux sans doute. Tournant la tête vers sa camarade qui ne devait sans doute pas être très loin, il l’invita à le rejoindre et, une fois à portée, débuta par :


« Le surmenage ne me réussit pas vraiment, on dirait. Je suis plus fatigué que mon corps ne me le laissait croire, on dirait. Ce n’était pas mon intention de t’inquiéter comme ça. Désolé. »

Que pouvait-il dire d’autre de toute façon ? Entre ce qu’il se passait dans sa tête et ce qu’il pouvait se permettre de vocaliser et d’extérioriser il y avait tout un monde. Serrant les mains qui se trouvaient toujours devant ses yeux, les serrant jusqu’à ce que les extrémités finissent par blanchir, le bretteur ajouta :

« Je me bats, alors que je déteste ça. Je me bats pour faire changer les choses, pour apporter de la lumière dans le cœur des gens et parfois…parfois j’ai l’impression que plus j’avance et plus je me rapproche des crapules que je combats. Et de temps en temps ça me revient en pleine face, comme aujourd’hui.»

Il ne suffisait que d’un seul petit pas pour arriver à justifier et légitimer l’usage de la violence, il ne suffisait que d’un seul pas pour franchir la barrière et chaque jour Kyoshiro vivait avec l’appréhension de franchir ce pas sans s’en apercevoir. Ce serait pire que tout de se sentir devenir comme toutes ces crapules qui rodaient dehors…pire que la mort. Rabaissant ses mains et posa la tête sur ses genoux repliés contre sa poitrine, il posa son regard sur la mer qui dansait devant lui avant de conclure par :

« À force de sourire aux gens pour les rassurer, on en vient à oublier de se demander si ce sourire est encore sincère. On en vient à oublier de sourire pour soi-même.»










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MessageSujet: Re: [FB] Et si on se retrouvait un peu ? [PV : Kyoshiro]   Dim 8 Nov 2015 - 13:17




Et si on se retrouvait un peu ?


    Alors que je ne voulais qu’essayer de rassurer Kyoshiro, celui-ci me demanda de reculer pour une raison inconnue, ce que je fis néanmoins sans hésiter. Il savait certainement mieux que moi ce qu’il fallait faire, néanmoins, j’avais l’impression de demeurer totalement impuissante et inutile face à ce qui était en train de se passer devant mes yeux. Mettant de la distance entre nous, je le regardais s’éloigner, ne sachant pas trop quoi faire. Il semblait perdu dans ses pensées et l’en extirper risquait d’être compliqué, d’autant qu’il n’avait pas l’air de vouloir en sortir.

    Soupirant, je me laissai tomber pour m’asseoir sur le sable, fixant l’horizon d’un air perdu. M’interrogeant sur ce qui était en train de se passer, m’imaginant milles et une choses. Après une attente, qui me parut durer une éternité, Kyoshiro sembla enfin sortir de son état surprenant, ne tremblant plus vraiment et ayant reprit son calme. Il m’invita alors à la rejoindre, ce que je fis sans m’y faire prier à deux fois. J’avais une tonne de question à lui poser, mais je pensais que ce n’était peut-être pas le moment de le faire. Après tout, il me parlerait de cela s’il en avait envie, je n’allais pas l’obliger à quoi que ce soit.

    Une fois à portée de voix, il m’indiqua qu’il était bien plus fatigué que prévu. Mon idée n’avait pas été la meilleure qui soit et, pour le coup, je m’en voulais un petit peu de lui avoir proposé cela. Il valait mieux qu’il se repose pour le moment. M’expliquant alors grossièrement ce qui lui était arrivé, il semblait prendre conscience que sa façon de vivre le mener à faire des choses par forcément très jolies et appréciables. Bien évidemment, il n’était pas facile d’affronter la réalité en face, mais plutôt que de s’affliger des mauvaises choses, il fallait se réjouir des bonnes.

    En tout cas, il semblait dans un état psychologique plutôt déplorable et je ne savais pas trop quoi faire pour le rassurer. Commençant par m’installer à côté de lui, je gardais le silence l’espace de quelques secondes, cherchant les bons mots, ayant du mal à les trouver. Prenant finalement la parole, je lui dis alors :

    - Tu ne seras jamais ce genre de crapule, même si tu fais des choses qui pourraient t’y faire croire, j’y veillerai.

    Le fixant, j’avais bien la ferme intention de ne jamais le laisser tomber, c’était une promesse que je me faisais à moi-même. Cette personne avait désormais bien trop d’importance à mes yeux. Reprenant la parole, je lui dis alors :

    - Tu n’as pas besoin de forcer tes sourires, je préfère savoir quand quelque chose ne va pas, même si je ne serais pas forcément capable de t’aider…

    Après tout, même dans cette situation, je me sentais totalement impuissante et incapable de l’aider comme je le voudrais. Je n’avais jamais été très douée pour réconforter les personnes, une sorte de maladresse que j’avais du mal à défaire. Je me contentai donc de déposer doucement un baiser sur sa joue avant de poser ma tête sur son épaule en regardant devant moi. Je repris alors :

    - Tu n’es pas une crapule, je n’aime pas les crapules.

    Le laissant réfléchir, je n’avais aucune solution à lui apporter en ce qui concernait ses problèmes de conscience. Après tout, c’était à lui de gérer tout ça comme il l’entendait, non ? J’espérais simplement lui apporter une présence réconfortante.



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Dernière édition par Tenshi Taya le Dim 8 Nov 2015 - 17:07, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FB] Et si on se retrouvait un peu ? [PV : Kyoshiro]   Dim 8 Nov 2015 - 16:58






Et si on se retrouvait un peu ?












Même s’il ne le montrait pas vraiment le jeune bretteur était quelqu’un qui accordait une certaine importance à l’image que les autres pouvaient avoir de lui, surtout quand cette image était négative, autant vous dire que les évènements survenus durant les derniers mois avaient pas mal chamboulé l’esprit du jeune homme qui avait, plus d’une fois, été forcé de faire ce qu’il détestait plus que tout : se battre. Je ne vais pas vous refaire le topo sur ses croyances profondes et sur ce qu’il pensait de l’usage de la violence par rapport à l’usage d’une voie un peu plus diplomatique, vous avez sans doute cerné le bonhomme depuis le temps que je vous rabâche les oreilles avec ça, mais il avait été forcé de se battre pour des combats qui n’étaient pas les siens et cela le travaillait et le perturbait beaucoup. Alors oui, il faisait confiance à son capitaine et il savait que ce dernier n’appréciait pas de se battre, qu’il n’était pas un belliciste dans l’âme, mais cela empêchait-il le bretteur de ne pas apprécier le chemin qu’il empruntait pour autant ? Oui il avait vu la cruauté dans le regard de ses adversaires, oui il avait vu que certaines personnes étaient insensibles aux mots et ne comprenaient que la violence, mais leur retourner cette violence était-ce sage ? Ne fallait-il pas être meilleur que tous ces gens pour leur donner tort ?
Kyoshiro voulait changer le monde et y apporter de la lumière, mais il croyait fermement qu’une société nouvelle ne pouvait être bâtie sur le sang. Hein ? Oui c’était tout, nul besoin d’explications supplémentaires pour comprendre un concept aussi simple, non ? Son gardien venait donc de lui ouvrir les yeux sur une vérité dérangeante et sur laquelle il n’avait aucune emprise, il venait de lui faire comprendre que se salir les mains était une nécessité et que, malheureusement, cela ne faisait que commencer pour lui. Les mots étaient de bonnes armes, mais parfois il fallait se résoudre à sortir l’artillerie lourde.

Assis sur le sable, le jeune homme sentit sa camarade arriver à ses côtés et, lorsque celle-ci lui affirma qu’elle serait là pour veiller à ce qu’il ne glisse pas sur la mauvaise pente, même s’il appréciait le geste il ne put que répondre :

« Tu ne seras malheureusement pas toujours là, et je ne sais pas si mon capitaine sera capable de savoir si la voie qu’il emprunte nous rapproche plus de la lumière ou des ténèbres. Je sens qu’il a les meilleures intentions du monde, mais je suis le mieux placé pour savoir que les intentions seules ne suffisent pas toujours à obtenir ce que l’on veut. »

Le fait d’affirmer qu’elle ne serait pas toujours là n’était pas un reproche mais une nécessité, tous les deux suivaient deux voies bien différentes et, même si la distance n’était pas un souci pour le maudit, force était de constater que lorsqu’un combat surviendrait il ne pourrait compter que sur lui-même. Posant sa main gauche sur ses sabres qui pendaient à sa ceinture, comme s’il avait presque oublié leur présence, le jeune bretteur enchaîna avec :

« J’ai appris à manier le sabre, dès huit ans, pour me protéger mais surtout pour protéger autrui. Et pourtant j’ai fait couler le sang et assisté à la déchéance de mes ennemis sans lever le petit doigt. Je sais qu’il est naïf de ma part d’espérer changer les choses sans être prêt à me salir les mains et à faire des concessions mais…j’aurais aimé ne pas avoir à le faire. J’aurais aimé que tout ça reste aussi simple que je l’imaginais quand j’étais enfant. Noir et blanc, bien et mal, forts et faibles. »

Pendant longtemps il s’était cantonné à cette simpliste vision des choses qui voulait qu’il y avait d’un côté les méchants, de l’autre les gentils et qu’il faisait partie de la seconde catégorie et devait défendre le monde contre la première, mais récemment il avait été forcé de se battre contre des individus qui ne lui semblaient pas maléfiques et en était venu à se demander si cette démarcation était aussi claire et manichéenne que ça.
Soupirant en prenant en compte ce constat, il fit par lâcher un petit sourire avant de finir par :

« Mais j’imagine qu’il n’est jamais trop tard pour ouvrir les yeux et voir le monde comme il est vraiment. Un mélange de gris. »

Cela allait lui demander du temps d’accepter pour ça et pendant un temps il devrait se faire violence quand l’usage de la violence serait nécessaire, mais un jour il finirait par en voir la nécessité…même s’il ne le voulait pas à l’heure actuelle. Laissant un petit silence s’installer, réfléchissant à c que la demoiselle venait de dire sur le fait de ne pas aimer les brutes et que donc Kyoshiro n’en n’était pas une, il se tourna vers elle et lui demanda :

« Est-ce qu’un fou sait qu’il l’est ? »

Et oui c’était une question des plus sérieuses car il se demandait si une crapule savait forcément qu’elle en était une, si on devait toujours se rendre compte que l’on faisait les bons choix ou si quelque chose pouvait nous aveugler et nous faire croire que notre façon de faire était la bonne.








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MessageSujet: Re: [FB] Et si on se retrouvait un peu ? [PV : Kyoshiro]   Dim 15 Nov 2015 - 17:21




Et si on se retrouvait un peu ?


    Alors que j’indiquais à Kyoshiro que je ne le laisserai pas pencher du mauvais côté, celui-ci me répondit immédiatement que je ne serais pas toujours là pour veiller sur lui. Il avait malheureusement raison, néanmoins, je voulais croire que, malgré la distance entre nous, rien ne pourrait réellement nous séparer. C’était un peu candide et niais de ma part, mais, après tout, c’était ma façon à moi d’espérer. Et si je ne pouvais même pas croire à cela, en quoi je pourrais encore espérer ?

    Il ajouta à cela qu’il aurait voulu ne jamais avoir à faire couler de sang pour se battre pour ses valeurs. C’était compréhensible, mais impossible. Après tout, on était tous fautifs de quelque chose, qu’on le veuille ou non. Comme Kyoshiro le précisa à la fin de son petit discours, il n’y avait pas d’un côté les gentils et de l’autre les méchants, comme veulent nous le faire croire les contes pour enfants. Se tournant vers moi, la question qui suivit fut pour la moins déstabilisante et surprenante. Je me demandais comment il était venu à s’interroger sur de telles choses, aucune explication ne vint à mon esprit.

    Ne sachant à première vue pas quoi lui répondre, je pris la peine de réfléchir à cette question que je ne m’étais jamais posée, mais dont j’arrivais aisément à formuler une réponse, comme une sorte d’instinct. Je n’avais pas eu l’occasion de croiser beaucoup de fous dans ma vie, à moins que je n’en sois moi-même un. Répondant à la question, je dis alors :

    - Je suppose que non. Ou du moins, s’il s’en rend compte, il est sur la voix de la guérison…

    Néanmoins, il y avait aussi des fous qui souhaitaient le rester. C’était encore un autre type de personne. Je repris la parole :

    - Nous sommes peut-être tous fous, chacun d’une autre manière. Après tout, rien ne prouve le contraire. Sans ce petit grain de folie, le monde se porterait certainement mieux… Mais serait bien moins intéressant.

    Ne sachant plus quoi ajouter, je fixais Kyoshiro d’un air pensif. Il avait visiblement besoin de réfléchir et je n’étais pas certaine d’être la bonne personne pour lui apporter des solutions. Je ne savais pas bien ce qu’il se passait actuellement dans sa tête, mais il avait l’air pour le moins chamboulé par ce qu’il venait de s’y passer. Je me levais alors soudainement en regardant l’horizon avant de me retourner vers mon camarade et de lui tendre la main en souriant :

    - Je ne suis pas capable de trouver les vraies réponses à tes questions, je ne peux que faire des suppositions. Je suis sûre que tu trouveras un jour ces réponses. En attendant, trouvons-nous un endroit où se reposer, tu en as bien besoin je pense et tu le mérites amplement.

    J’en étais même sûre. Il était déjà assez fatigué par d’anciens combats et je venais tout juste de l’exténuer un peu plus sans le vouloir. Le mieux était certainement de le laisser tranquille pour le moment et d’espérer qu’il trouverait une réponse à son problème.



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MessageSujet: Re: [FB] Et si on se retrouvait un peu ? [PV : Kyoshiro]   Lun 16 Nov 2015 - 4:03






Et si on se retrouvait un peu?












Quelques années plus tôt une phrase était parvenue à mes oreilles et qui disait à peu près quelque chose comme ceci : le jour où un individu cesse de douter marque le jour où ce même individu cesse d’avancer et d’évoluer. Pour faire simple c’était en doutant, de lui et du reste du monde autour de lui, qu’un individu parvenait à se remettre en question constamment et à poursuivre sa quête d’une amélioration constante, du moins était-ce ce que l’auteur de cette phrase avançait, donc si cette phrase s’avérait vraie cela voulait dire que le jeune bretteur n’avait commencé à avancer que quelques mois plus tôt. Ce n’était que depuis qu’il était rentré dans cet équipage, que depuis qu’il avait mis les pieds sur Graou Island qu’il avait commencé à s’interroger sur le bien-fondé de ses actes, qu’il avait commencé à ouvrir les yeux et se rendre compte que les choses étaient bien plus complexes qu’il ne pouvait le penser.

D’une façon peu agréable le jeune homme avait appris qu’il avait fait tout autant couler le sang que ces crapules qu’il prétendait combattre, se rendant compte que toute son existence n’était qu’une grande hypocrisie il se tourna vers sa camarade pour lui poser une question simple. Un fou était-il conscient de l’être ? Non il ne se savait pas fou, bien que l’apparition de ces souvenirs puisse le faire s’interroger à ce sujet, il évoquait cette folie comme le symbole de la propre violence dont il était apparemment capable. Si on fou n’était pas conscient de l’être, une brute était-elle consciente du mal qu’elle provoquait ? Le jeune bretteur attendait peut-être un peu de réconfort de la part de sa camarade mais la réponse qui parvint à ses oreilles ne le rassura pas du tout…bien au contraire.

La demoiselle pensait que cette folie ne pouvait pas être détectée, elle n’était ressentie que comme déclencheur pour se diriger sur la voie de la guérison, autant dire que le jour où Kyoshiro se rendrait compte qu’il était une brute alors il serait déjà trop tard. Encourageant, n’est-ce pas ? Non ? Évidemment que non, c’était un sarcasme !

« Un jour...oui. »

Chassant ces idées noires qui commençaient à embrumer son esprit, le jeune homme attrapa la main de sa camarade et tous deux se dirigèrent vers un petit parc tranquille repéré quelques minutes plus tôt. Alors que le parc était en vue au coin de la rue qu’ils venaient d’emprunter, le duo fut arrêté par un trio d’individus qui n’avaient pas fait connaissance avec un bain ou une douche depuis au moins une année complète. Le plus grand et plus laid d’entre eux afficha un sourire carnassier en lâchant :

« Alors les deux tourtereaux, on joue les touristes ? Z’allez être bien mignons et nous filer ce que vous avez et y’aura pas de bobos. OK ? »

Sérieusement ? Ici et maintenant il était en train de se faire agresser par les frères QuiFouettent ? Comme s’il ne s’était pas assez battu récemment, la vie avait désormais décidé de mettre sa patience à l’épreuve avec ce qu’il pensait être une stupide farce. Soupirant de lassitude face à cette démonstration d’intimidation qui le laissait de marbre, Kyoshiro lâcha sur un ton fatigué :

« Écoutez, on ne veut pas d’ennuis. Pourquoi ne pas en rester là ? J’ai passé une journée épuisante et la dernière chose que je veux c’est de me prendre la tête avec vous. »

Cette simple phrase semblait tout droit sortie du répertoire d’un comique car elle provoqua le fou rire de la mocheté et se répercuta chez les deux autres comme un écho.

« Mais c’est qu’il a de l’humour, le petit. Dis-moi, gamin, à quel moment t’as vu qu’on te demandait ton avis ? Vide tes poches, et pas dans dix ans.»

Drôle, vraiment ? Non il était le plus sincère du monde et commençait à voir poindre chez lui un énervement issu de cette lassitude et cette fatigue.

«Je le répètes : on ne veut pas d’ennuis. N’insistez pas, s’il vous plaît, vous n’obtiendrez rien de nous. Pour votre propre bien, n’insistez pas. »

L’homme ne riait désormais plus et, s’approchant de celui qu’il pensait être un gringalet, jeta sa main droite vers lui pour l’attraper et lui donner une leçon :

« Mais c’est qu’il commence à me souler, le morveux ! Aboule ton fric et plus v… »

Fronçant les sourcils en voyant cette main arriver vers lui, le jeune bretteur laissa de côté sa gentillesse pour cette fois et se força à faire quelque chose qu’il n’aimait pas car il savait que c’était la meilleure solution pour éviter une escalade de la violence. Se décalant sur le côté, il frappa la jambe de l’homme pour lui faire plier les genoux et, attrapa l’arrière de la tête de l’homme de sa main droite, il vint écraser cette tête par terre avec une brutalité contrôlée. Le râle étouffé de la brute fit écho à la proposition du garçon dont le ton ne souffrait d’aucune ambiguïté :

« J’ai passé une journée fatigante et sur quoi je tombes ? Trois idiots incapables de voir quand ils visent bien au-delà de leur catégorie. Je pourrais briser tous les os de ton corps pour te donner une leçon mais je vais te faire une fleur, on va continuer notre chemin et vous allez nous foutre la paix. Essaye seulement de penser à l’idée de te relever et tu devras passer le restant de tes jours à demander de l’aide à tes potes ne serait-ce que pour te gratter le cul.»

L’homme devait sans doute déjà s’imaginer paralysé à vie, dépendant des autres pour les tâches les plus élémentaires à tel point qu’aucune réponse ou complainte ne parvint à sortir de la fosse à purin lui servant de bouche. Les deux autres frères QuiFouettent n’osèrent pas bouger le petit doigt lorsque le gringalet défit son emprise sur leur chef qui resta totalement immobile.

*Vous apprenez vite, jeune maître.*


Se redressant alors qu’il entendait la voix de son gardien raisonner dans sa tête, il tendit la main à sa camarade et reprit sa route en direction du parc. Une fois le parc à quelques pas de là, il prit la parole pour répondre à son gardien et peut-être aussi rassurer sa camarade :

« Si le menacer de la sorte peut m’éviter d’avoir à lui faire vraiment mal, ainsi soit-il. »

Pourrait-il avoir un jour la paix ? Il commençait vraiment à en douter et cette perspective l’épuisait bien plus que tous les combats du monde.








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MessageSujet: Re: [FB] Et si on se retrouvait un peu ? [PV : Kyoshiro]   Dim 22 Nov 2015 - 22:54




Et si on se retrouvait un peu ?


    Après quelques secondes d’attente, Kyoshiro finit par se saisir de ma main et nous commençâmes à nous diriger vers un petit parc. Ce fut sans compter sur un groupe d’individus impolis et assez rustres qui nous interpellèrent pour nous demander, sans une once de gentillesse, de leur offrir gentiment tout ce que nous avions sur nous. Soupirant, je voulus passer mon chemin, je n’avais pas vraiment peur de ces individus et ils étaient probablement simplement assez perdus pour oser s’en prendre à la première victime venue. C’était triste à voir, mais une réalité qu’il fallait pouvoir affronter.

    Alors que Kyoshiro demandait aux individus de s’enlever du passage et de nous laisser tranquille, précisant qu’il n’avait pas eu une journée de tout repos, les hommes ne voulurent pas en rester là, ce qui était une très mauvaise idée au vu de l’état de mon camarade. Ils insistèrent, insistèrent jusqu’à que l’un d’eux tende la main vers le sabreur. Le geste de trop qui lui fut fatal. N’ayant même pas le temps de réagir pour calmer Kyoshiro, celui-ci fut plus rapide à réagir et je ne pus qu’admirer cette scène aussi surprenante qu’inquiétante. Je ne le connaissais pas encore sous cet angle et ce fut bien à ce moment que je réalisais qu’il allait bien plus mal que ce que j’imaginais.

    En effet, au lieu de rester calme, il plaqua cet homme au sol et le menaça d’une façon assez virulente. Le laissant faire, je restai stoïque, tout comme les autres amis de cet homme à terre qui n’osèrent même pas bouger le moindre cil. Une fois ceci fait, Kyoshiro m’attrapa à nouveau la main et continua son bout de chemin. Visiblement, cela avait calmé les individus, c’était au moins ça de fait. Et personne n’avait été blessé. Néanmoins, je restais étonnée et sans voix. Ce fut donc lui qui brisa le silence en précisant que cela avait évité de faire plus de mal. Il n’avait pas tort. Mais il y avait certainement des façons plus douces de faire les choses. Peut-être se transformait-il réellement en brute ? Non, je ne pouvais pas croire cela. Tout ceci était certainement l’effet d’une fatigue accumulée dans laquelle j’avais contribué. Soupirant, je ne savais plus trop quoi lui répondre et demeurais donc silencieuse durant de longues secondes. Finalement, je pris la parole tout en fixant mes pieds d’un air songeur :

    - Je suis désolée de t’avoir proposé cet idée de combat, visiblement, ce n’était vraiment pas la meilleure chose à faire. J’espère que cela ne t’a pas trop fatigué en tout cas…

    Une espérance très certainement vaine pour mon plus grand déplaisir. Mais peu importe, le mal était déjà fait et je souhaitais simplement ne pas mettre plus cette journée en péril. Relevant mon regard vers Kyoshiro, c’était désormais à lui de prendre une décision. Après tout, j’avais voulu le faire venir ici, mais il avait aussi le droit de faire des choses qui lui plaisaient. Je lui demandais donc :

    - Dis-moi ce que tu as envie de faire et on ira le faire ! Tu as aussi le droit de t’amuser un peu aujourd’hui !

    Attendant une réponse de sa part, je me doutais que nous n’allions pas partir vivre une aventure folle vu son état, mais cela ne me dérangeait absolument pas. J’avais simplement envie de le voir sourire un peu.



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MessageSujet: Re: [FB] Et si on se retrouvait un peu ? [PV : Kyoshiro]   Lun 23 Nov 2015 - 4:25






Et si on se retrouvait un peu ?











Le jeune homme n’appréciait guère ce qu’il venait de faire, il n’avait pas besoin de le croiser pour sentir le regard de sa camarade pose sur lui, à le juger pour les propos qu’il venait de proférer, pour la menace qu’il venait de lancer en l’air dans le seul but d’effrayer ces insectes. Il n’aimait pas ce qu’il venait de faire mais, comme son gardien le lui avait répété très récemment, il devait s’habituer à faire des choses déplaisantes pour de bonnes raisons. Ces menaces lui laissaient un goût déplaisant dans la bouche mais il espérait bien que le temps finisse par le faire disparaître. Se dirigeant vers un coin tranquille avec sa camarade, l’invita à s’assoir avec lui sur un banc, à l’ombre et loin des regards indiscrets, le maudit tenta de rassurer sa camarade qui pensait être responsable de son état actuel.

« Ne t’excuse pas, ce n’est pas grave. Au contraire, c’est grâce à ce genre de moment que je peux me remettre en question et continuer d’avancer. Si j’arrête de me remettre en question, j’arrête d’évoluer et de grandir.»

La demoiselle demanda ensuite à son compagnon ce qu’il voulait faire afin qu’il s’amuse et passe du bon temps, ce à quoi le concerné ne put s’empêcher de sourire. Portant sa main droite au doux visage de la demoiselle, il lui répondit

« Être avec toi et te voir sourire suffit à réchauffer mon corps et à apaiser mon esprit. Je suis un homme simple aux besoins et envies simples. Je n’ai besoin que de la femme qui fait battre mon cœur pour me sentir vivant et heureux. »

Pendant un moment le jeune homme hésita à préciser à la demoiselle qu’elle était la personne qu’il évoquait dans la dernière phrase, au cas où ce ne serait pas assez évident comme cela, mais il se ravisa en se rappelant qu’il l’avait déjà précisé au tout dépend de son petit speech. Oui, la demoiselle arrivait à le faire sentir plus vivant que jamais rien qu’en se tenant juste à côté de lui et, l’espace d’un instant, le jeune homme se demanda si c’était cette sensation connue sous le nom d’amour. Comment pouvait-il le savoir ? Il n’avait jamais rien connu d’approchant, de près ou de loin, on ne l’avait jamais préparé à ce genre de chose alors comment pouvait-il savoir ? Quand il rentrerait sur le navire de l’équipage il demanderait à son capitaine, celui-ci aimait Holly, c’était évident, il serait sans doute le plus à même de faire comprendre à Kyoshiro si ce qu’il ressentait était de l’amour ou juste une affection très poussée.
Mais malheureusement pour l’heure il n’était pas en mesure de discuter avec son capitaine, aussi préférait-il ne pas sauter sur des conclusions un peu hâtive….ou du moins était-ce ce qu’il pensait avant de reprendre son petit speech :

« D’ici quelques heures mes camarades arriveront à destination et je devrais les rejoindre. J’aimerais autant passer les heures qui me restent ici, en ta compagnie, plutôt qu’à me battre avec toutes les crapules du coin. Je vais avoir mon lot de batailles dans les mois prochains, pas de doute là-dessus, je préfère emporter le souvenir de cette belle journée avec moi, dans les flammes de la bataille, plutôt que le souvenir des crapules de tout à l’heure. »

Si la demoiselle lui faisait confiance, le moins qu’il pouvait faire était de lui donner la vérité et celle-ci était très simple : ses combats étaient loin d’être terminés, c’était le moins que l’on puisse en dire, mais il ferait tout pour y mettre fin le plus rapidement possible afin de faire le moins de victimes possibles. S’il n’était pas encore capable d’amener la paix dans ce monde à lui tout seul, il pouvait s’occuper d’un champ de bataille à la fois. C’était mieux que rien.
Prenant une énième respiration en levant les yeux au ciel, le regard de braise perdu dans l’immensité bleutée au-dessus de lui, le bretteur laissa finalement parler son cœur :

« J’aimerais me souvenir de ce jour comme celui où j’ai pu aimer la plus belle femme de ce monde. »













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MessageSujet: Re: [FB] Et si on se retrouvait un peu ? [PV : Kyoshiro]   Dim 13 Déc 2015 - 13:25




Et si on se retrouvait un peu ?


    Alors que je m’excusais de ma proposition précédente qui visiblement avait secoué le jeune homme, celui-ci me répondit simplement que ce genre de moment lui était précieux et que ce n’était que grâce à cela qu’il pouvait avancer. Un mal pour un bien en soi. Cela me rassura quelque peu, sans pour autant ôter toute ma culpabilité quant à l’état de Kyoshiro.

    Lui demandant ce qu’il souhaitait faire, je lui adressais un léger sourire. Sa réponse ne tarda pas à arriver, m’indiquant qu’il n’avait pas besoin de grand-chose pour être heureux et que ma présence lui suffisait largement. Cela fut suffisant à faire monter le rouge à mes joues, j’étais encore loin d’être habituée à entendre ce genre de mots de la bouche d’une autre personne et je ne pouvais cacher que cela me faisait chaud au cœur tout en me surprenant à chaque fois un peu plus. Ne sachant quoi lui répondre, je demeurais silencieuse, le fixant sans pouvoir détourner mon regard de lui, comme étant totalement absorbée par sa présence. Il semblait pensif et je n’osai pas l’interrompre. Et puis, je n’avais plus rien à ajouter, le moment se suffisait presque à lui-même.

    Lorsqu’il reprit la parole, je fus presque surprise lorsque le silence se brisa et je l’écoutai avec beaucoup d’intérêt, l’entendant dire qu’il devrait bientôt partir et affronter de nouveaux combats, de nouvelles guerres. Peut-être seraient-elles des victoires. Ou peut-être le contraire allait-il se produire. Certes, c’était loin d’être rassurant pour moi, mais je lui faisais assez confiance pour savoir qu’il ne se laisserait jamais abattre facilement et que, tôt ou tard, nous nous reverrons.

    Reprenant la parole, il me précisa quel genre de souvenir il voulait garder de cette journée. Ne m’attendant pas à une telle affirmation et comprenant assez rapidement que les sentiments de Kyoshiro vis-à-vis de moi était bien plus fort qu’une simple amitié, je me sentis rougir à nouveau. Après tout, on pouvait dire que ses sentiments étaient réciproques. J’avais déjà eu l’occasion de découvrir des liens plus forts qu’une simple amitié, allant du respect pour Akimitsu jusqu’à une sorte d’amour fraternel pour Shiro, mais je n’avais jamais ressenti ce genre de choses. C’était encore bien au-dessus que ce que j’avais pu imaginer.

    Cherchant les mots à mettre sur ce que je brûlais d’envie de lui dire, je ne trouvais rien d’assez fort. Mon regard étant toujours rivé sur lui, depuis tout ce temps, je n’avais toujours pas réalisé que le simple fait de le fixer accélérait mon rythme cardiaque d’une façon que je ne savais pas expliquer. Suivant finalement ce que mon cœur me criait de faire, j’approchai mon visage du sien pour déposer doucement mes lèvres contre les siennes. Ce fut un baiser timide, mais dans lequel je voulus mettre tout ce que je ressentais à son égard. Ne le brisant pas immédiatement, je fermais les yeux en profitant de l’instant pour imprimer la sensation que je ressentais dans mon esprit. Pour ne jamais risquer de l’oublier. M’éloignant finalement légèrement de lui, je finis pas lui dire :

    - Dans ce cas-là, aimons-nous à en faire jalouser tous les amants de ce monde…

    J’avais prononcé ces paroles sans vraiment y réfléchir, simplement sous le coup de l’émotion qui me traversait. Simplement parce que je savais pertinemment que c’était la seule chose que je souhaitais. Que rien d’autre n’avait de l’importance à cet instant-ci. J’avais laissé de côté la raison et c’était désormais mes sentiments qui guidaient la moindre de mes actions.



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MessageSujet: Re: [FB] Et si on se retrouvait un peu ? [PV : Kyoshiro]   Lun 14 Déc 2015 - 1:12






Et si on se retrouvait un peu ?












Le jeune homme avait toujours eu l’habitude de voir ce monde avec des yeux d’enfant, de voir le meilleur en chaque personne et chaque chose jusqu’à vivre dans un monde idéal qui n’existait finalement que dans sa tête, comme un mécanisme d’auto-défense pour lui éviter d’avoir à affronter la cruauté réel du monde dans lequel il avait été plongé de force. Mais un beau jour son ange gardien lui ouvrit les yeux – un peu brutalement, certes – en lui sortant la tête du sol pour qu’il cesse de faire l’autruche et regarde ce monde pour ce qu’il était vraiment : un savant mélange de bon et de mauvais, de merveilles et d’horreurs indicibles. Cette façon de faire ressemblait un peu à une thérapie de choc, en le forçant à ouvrir les yeux avec la légèreté d’une enclume sur le gland, si vous me passez l’expression, mais elle avait eu le mérite de porter ses fruits.
Bien sûr ce genre de nouvelle n’était pas encaissable en l’espace de quelques heures, il lui faudrait du temps pour accepter qu’il ne vivait pas dans le monde rose et gentillet qu’il s’était imaginé, mais c’était le premier et le plus important des pas en direction de son rétablissement complet. Il ne pouvait pas rester naïf toute sa vie, n’est-ce pas ? Durant ces derniers mois il avait été conscient que la vie n’était qu’une succession de combats plus ou moins risqués et, même s’il ne savait pas encore où cette voie allait le mener, il était désormais conscient qu’elle ne se terminerait jamais aussi paisiblement qu’il se l’était imaginé. Mourir de vieillesse, dans son sommeil, entouré de sa famille et de ses amis ? C’était bon pour ceux qui vivaient une existence paisible, cette fin-là lui avait été refusée au moment où il avait mis les pieds hors de son île…au moment où il avait empoigné un sabre pour la toute première fois.
Regrettait-il d’avoir tourné le dos à une telle vie ? Parfois oui, mais la perspective de sauver des vies et de faire la différence dans l’existence de certaines personnes contrebalançait largement la perspective de cette vie qu’il ne pouvait plus avoir. Mais désormais il savait que son chemin ne deviendrait que plus dur à arpenter, tout irait en se compliquant et un jour il finirait par frôler la mort de très près…peut-être de trop près, même. Comment réagirait-il ? Supplierait-il son bourreau de l’épargner en pleurant ? Se pisserait-il dessus, comme beaucoup d’autres, juste avant le moment fatidique ? Ou bien affronterait-il sa fin en regardant la faucheuse droit dans les yeux, avec courage et dignité ? Il n’en savait rien et espérait ne jamais avoir à vivre une telle expérience.
La confiance et la vérité étaient à la base de toute relation saine, aussi le jeune bretteur ne pouvait se résoudre à mentir à cette demoiselle quant aux combats qu’il allait vivre dans les semaines et mois à venir. Certes ce n’était pas très plaisant à entendre et la demoiselle s’inquiéterait sans doute du sort du maudit à chaque instant passé loin de lui, mais une vérité désagréable n’était-il pas préférable à un mensonge éhonté ? Kyoshiro croyait bien que si.

Il savait que bientôt ses camarades allaient faire sonner son den den mushi pour lui demander où il était et dans combien de temps il avait prévu de revenir, que leur capitaine soit déjà de retour ou non, mais que pourrait-il leur dire ? Qu’il avait envie de passer tout son temps ici, avec elle, jusqu’au tout dernier moment ? Être tiraillé entre bonheur et devoir n’était pas une situation très confortable pour lui…Et que se passerait-il le jour où le chemin emprunté par son capitaine viendrait à l’éloigner de la demoiselle, voir même à la combattre ? Que choisirait-il ? Celui à qui il devait tout ou celle qui ensoleillait sa vie ? Non, décidément il devait cesser de se poser autant de question, ça ne le mènerait à rien.

Écoutant sa camarade accueillir positivement sa déclaration, le jeune maudit se rapprocha d’elle et l’étreignit avant de l’embrasser à son tour, le contact avec les douces lèvres de la demoiselle balaya toutes les questions qui dansaient dans sa tête. Pourquoi se prenait-il la tête, s’empêchant de profiter du moment ? L’art et la manière de se prendre la tête pour tout et n’importe quoi…c’était bien Kyoshiro.
Après quelques secondes d’une étreinte très agréable et bienvenue, le jeune homme fut extirpé de sa torpeur en entendant un son auquel il n’était familier que depuis très peu de temps, le bruit de son den den mushi. Soupirant, il s’écarta de sa camarade avant de lâcher un :

« Évidemment. Excuse-moi, je dois prendre cet appel. Je reviens. »

Se levant non sans regrets, le jeune homme plongea sa main dans sa poche pour en sortir le bruyant appareil, s’écartant de quelques mètres avant de décrocher. S’il reçut ses petits camarades au bout du fil qui venaient aux nouvelles, le maudit ne fit nullement mention de la personne avec lui car cela ne regardait personne d’autre qu’eux deux. Kyoshiro apprit que son camarade n’était toujours pas rentré mais que ses petits camarades seraient bien contents de le savoir avec lui sous peu, où qu’il puisse être actuellement. Étaient-ils si pressés que ça de repartir une fois le capitaine de retour ? Apparemment oui, le jeune bretteur pouvait comprendre leur volonté de ne pas se tourner les pouces trop longtemps.
C’est donc à regret que Kyoshiro leur annonça qu’il serait de retour d’ici quelques heures tout au plus, avant de raccrocher et de remettre l’appareil au fond de sa poche. Faisant demi-tour, c’est non sans difficultés qu’il releva la tête vers sa camarade et, lui jetant un regard qui trahissait sa frustration et sa tristesse de devoir la quitter si tôt, il se contenta de lâcher un

« Désolé… »










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MessageSujet: Re: [FB] Et si on se retrouvait un peu ? [PV : Kyoshiro]   Dim 20 Déc 2015 - 11:54




Et si on se retrouvait un peu ?


    Alors que Kyoshiro et moi étions en train de partager un moment pour le moins particulier et très agréable, il fallut que quelque chose vienne interrompre cet instant qui paraissait pourtant si parfait. Cette fameuse chose était le bruit désagréable et très gênant du Den Den Mushi. Ce n’était pas le mien, mais bien celui de Kyoshiro et je n’avais pas besoin qu’il aille répondre pour savoir que cela annonçait la fin de notre rencontre de façon imminente. Ce fut donc pour mon plus grand désarroi que je laissai Kyoshiro s’éloigner pour répondre à l’appel de son camarade. C’était dans ces moments-là que je regrettais tout particulièrement de ne pas pouvoir être à ses côtés en permanence. Les adieux étaient difficiles, mais nécessaires.

    Durant son appel, je me préparais d’ores et déjà à lui dire au revoir, tentant de me convaincre, tant bien que mal, qu’il n’y avait pas que des points négatifs à la séparation. Après tout, il s’agissait de se quitter pour mieux se retrouver, non ? Et puis, vivre sans ne jamais être séparés risquait d’être d’un ennui à mourir. Il fallait ajouter à cela que nous vivions tous deux dans le danger et qu’il valait peut-être mieux être gardé dans l’ignorance de ce que vivait l’autre pour ne pas être dans une panique permanente. Même si l’idée de ne pas savoir Kyoshiro tout le temps en sécurité ne me rassurait pas du tout.

    Lorsqu’il termina finalement son appel, il se retourna vers moi et je pus voir dans son regard que les nouvelles n’étaient pas forcément bonnes. Visiblement, il savait qu’il n’avait pas besoin de m’expliquer la situation pour je comprenne que ses camarades l’avaient prié de revenir sous peu car il ne donna aucune explication à ses excuses. Lui accordant un sourire pour le rassurer, je lui répondis alors :

    - Ne t’excuse pas, de toute façon, nous devions nous quitter tôt ou tard, même si j’aurais apprécié passer plus de temps en ta compagnie…

    En soi, je n’avais pas besoin de préciser de telles choses. Restant silencieuse l’espace d’un instant, j’avais soudainement envie de faire prolonger nos adieux. Ce silence était une façon, pour moi, de gagner quelques secondes. Après tout, tout était bon à prendre, non ? Soupirant, je brisai finalement mon silence :

    - Quoi qu’il en soit, nous nous reverrons rapidement, non ? Et puis, avec nos Den Den Mushi, on peut désormais se parler quand on veut, ce n’est pas si mal ! Au moins, nous aurons des nouvelles l’un de l’autre assez régulièrement !

    Je ne savais pas vraiment si je disais ça pour le rassurer lui ou moi. Sûrement un peu des deux. L’étreignant finalement dans mes bras avec force, je restai dans cette position durant de longues secondes, savourant l’instant avec plaisir. Le relâchant finalement, je lui dis alors :

    - Prend soin de toi surtout, j’aimerai de retrouver en un seul morceau et en forme la prochaine fois !

    Cela paraissait être une évidence, mais je savais à quel point le danger le guettait, et lui demander, une fois de plus, de faire attention était bien inutile tout en étant nécessaire. Peut-être, qu’un jour, ces mots sonneraient dans son esprit et lui éviteront le pire. Même si cela était très peu probable, j’espérais, au fond de moi, que cela l’aiderait quelque peu. En attendant, le temps pour lui de partir approchait à trop grands pas.



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MessageSujet: Re: [FB] Et si on se retrouvait un peu ? [PV : Kyoshiro]   Dim 20 Déc 2015 - 18:13






Et si on se retrouvait un peu ?












Pendant un long moment le jeune homme n’avait jamais ressenti le besoin d’avoir un appareil de communication comme celui-ci tout simplement parce qu’il n’avait personne avec qui communiquer, bien sur sa croisade l’avait mis sur la route de bon nombre d’individus dans le besoin mais ils étaient tous assez pauvres pour la plupart et incapables de se payer un tel appareil. Et puis quel serait l’intérêt ? Lorsque Kyoshiro croisait quelqu’un dans le besoin il ne repartait jamais temps que ses soucis n’étaient pas réglés, il n’avait donc qu’assez rarement besoin de revenir sur place pour offrir son aide de nouveau.
Durant tout ce temps le jeune homme s’était habitué à cette vie nomade et il avait même fini par y prendre goût, cette vie lui permettait de voir de nouvelles choses et de faire d’incroyables rencontres pratiquement tous les jours tout en satisfaisant a soif de connaissances. Comment ne pas s’habituer à une telle vie ? Mais avec les années, ce qui ne fut au départ qu’une petite sensation passagère prit de l’ampleur jusqu’à s’infiltrer en lui comme un poison logé dans son sang. Quel sentiment ? La solitude. La vie de nomade n’était pas la vie idéale pour avoir une vie de famille ou pour forger des relations de manière générale, c’était un chemin qu’il fallait emprunter seul et le jeune bretteur mis plusieurs années à s’en rendre compte.
Inutile de vous faire un dessin quant à l’importance de sa rencontre avec Nakata et l’importance de la relation qui s’était installée entre lui et cette demoiselle à ses côtés, n’est-ce pas ? Il chérissait ce genre de relation car c’était ce qui lui avait manqué pendant toutes ces années, mais maintenant qu’il pouvait aider les gens sans pour autant se priver de ce genre de connexion, il n’allait pas s’en priver.

Passer un moment privilégié avec une personne chère à son cœur était une chose rare dans la profession qui était la sienne, les pirates passaient leur temps à se battre ou à fuir les autorités et les moments d’accalmie se comptaient sur les doigts d’une main pour ainsi dire. Autant vous dire que lorsque la sonnerie de son appareil retentit dans ses oreilles, toute la joie et la félicité que pouvait ressentir ce garçon se changea subitement en frustration mêlée de lassitude. Ne pouvait-il pas avoir un moment pour lui ? Sérieusement ?

L’appel fut simple et sans fioritures, ses petits camarades avaient la sensation que leur capitaine allait revenir très bientôt et ils voulaient reprendre la mer le plus vite possible, Kyoshiro était donc attendu sur Graou Island dans les plus brefs délais pour que le navire puisse naviguer de nouveau dès le retour du patron. L’espace d’un instant il voulut tout envoyer paître mais malheureusement sa camarade avait aussi des compagnons de route qui l’attendaient et il ne pouvait pas la retenir ici simplement parce qu’il en avait envie. Se résignant à suivre l’appel du devoir plutôt que son cœur, pour une fois, il mit donc fin à l’appel et se dirigea vers sa camarade sans chercher à masquer sa tristesse.
Sa camarade essaya de le rassurer sans pour autant masquer sa frustration de devoir se quitter si tôt, mais il ne put se résigner à faire semblant de sourire sincèrement. Il aurait voulu rester encore bien plus longtemps avec son aimée, ici ou ailleurs, mais le devoir l’appelait littéralement et ça l’emmerdait profondément. Écoutant les paroles de sa camarade, Kyoshiro parvint tout de même à lâcher un :

« J’espère avoir rapidement de tes nouvelles, je ne sais pas trop ce que l’avenir me réserve mais au moins j’aurais quelque chose à quoi m’accrocher. »

Accueillant une nouvelle et dernière fois la demoiselle sans ses bras, non sans une certaine sérénité passagère, l’écoutant lui conseiller de prendre soin de lui pour revenir en un seul morceau lors de leur prochaine rencontre, le jeune homme sourit et conclut d’un :

« Je ferais tour pour te revenir entier, c’est promis. N’oublie pas de prendre soin de toi. »

Il aurait voulu dire qu’il ferait tout pour lui revenir intact mais il savait que cela n’aurait été qu’un fieffé mensonge car la guerre constante à laquelle il participait le changeait et continuerait à le changer dans les mois et années à venir. Il ne serait donc jamais vraiment intact, il ne pouvait donc pas promettre l’impossible à cette demoiselle.
Soupirant en se résignant à ce qu’il allait devoir faire, le jeune homme déposa un doux baiser sur les lèvres de la demoiselle avant de s’écarter d’elle non sans regrets. Reculant de quelques mètres, il pivota et, levant les yeux vers le ciel, il tenta de se rappeler dans quelle direction il était arrivé afin de ne pas trop se perdre. Ayant à peu près localisé le chemin à prendre, il tourna sa tête vers la demoiselle et lui sourit une toute dernière fois avant de disparaitre dans un éclair lumineux aveuglant.

Peut-être ferait-il une halte sur une île, sur son chemin, avant de rentrer sur Graou Island. Peut-être.









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