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 [FlashBack / solo] Souvenir d’une matinée du moi de Mai ...

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Tokeyshi Nanao
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MessageSujet: [FlashBack / solo] Souvenir d’une matinée du moi de Mai ...   Dim 12 Juil - 21:26

23 Mai 1502, Longue Town

Le soleil commençait à se lever sur la ville du commencement, ses rayons tentaient de traverser la couverture nuageuse et donnait à cette dernière des teintes bigarrées. Le calme régnait sur la ville, comme dans le ciel. Un petit vent tentait d’aider l’astre du matin, qui peu à peu déchirait cette couverture cotonneuse.

Des pas résonnaient dans les ruelles de Longue Town, des pas rapides. A chacun de ces derniers dans l’une des flaques, laissées par l’orage de la veille, plusieurs gouttelettes allaient éclabousser le bas des murs. Au-dessus, dans le ciel encore nuageux plusieurs mouettes tournoyaient se laissant porter par les courants aériens. Ces dernières ne se souciant nullement de ce qui se passait sous elles, ignoraient tout de la cruelle désillusion vers laquelle se dirigeait le jeune homme. Ce dernier tout à sa course, n’aperçut que tardivement le vieil homme et ne put l’éviter. Bousculé, ce dernier perdit l’équilibre et finit par chuter. Responsable de cet incident, le jeune homme vint porter assistance à celui qu’il avait fait chuter. Le vieil homme se mit alors à gesticuler, se plaindre, crier sur celui qui aurait pu continuer sa route. Notre jeune ami, fit maintes excuses tout en s’assurant qu’aucun mal n’était arrivé à celui qui l’injuriait. Du fait des cris et insultes, plusieurs fenêtres et portes s’ouvrirent, pour laisser apparaitre des visages curieux, à peine réveillés. Des rires moqueurs, des regards sévères, se partagèrent les visages des témoins ainsi attirés. Une fois assuré et rassuré sur l’état de santé de l’ancien, le jeune homme reprit sa course, sous le flot incessant des critiques de ce dernier, qui rapidement repris lui aussi sa route, non sans se parler à lui-même ou aux personnes que ses vociférations avaient attirées… « Ah, ces jeunes toujours pressés d’atteindre leur destination, à mon époque, on prenait le temps de savourer le voyage » … Le regard du vieil homme devint nostalgique lorsqu’il se porta vers le ciel… « Ils étaient d’une autre trempe, dans ma jeunesse, mais bon, il s’est arrêté » … Notre jeune ami était bien loin et ne pouvait entendre les paroles prononcées, ni ne vit une vieille femme se diriger vers le nostalgique, le regard sévère… « Réggio tu n’as pas honte, toujours à les ennuyer, dès que tu en as l’occasion, ce n’est plus de ton âge, vieux brigand » … Le vieil homme se tut, mais on pouvait voir dans son regard une lueur d’amusement, presque enfantine.

Notre coureur, bien loin de tout ce remu ménage dont, il était visiblement la victime et non le responsable, arriva à une intersection. Trois choix s’offraient à lui, soit il continuait dans la direction qu’il avait prise et se lançait dans une descente, soit il prenait vers la droite ou alors vers sa gauche et l’escalier que l’on pouvait deviner. Il ne lui fallut pas longtemps pour prendre sa décision, surtout qu’il entendait d’autres pas résonnaient et se rapprocher rapidement. Se dirigeant vers la gauche, il se décida pour l’escalier. L’un de ses pas, finit dans une flaque plus importante que les autres et une gerbe d’eau en furent chassées. Cette dernière vint s’écraser sur un gros félin qui ne demandait rien à personne et qui fut des plus énervé par ce réveil fort désagréable. Ne faisant nulle attention, à ce vilain chat de gouttière, le jeune homme voulut sauter la première marche, mais glissant sur le sol mouillé, il ne parvint qu’à s’étendre de tout son long. Dans un réflexe, il mit sa main droite devant lui pour amortir sa chute. Malheureusement, cette dernière glissa à son tour, faisant tournoyer le jeune homme sur lui-même. Le dos heurtant durement l’escalier, ce dernier roula sur lui-même sous l’effet de la douleur et finit par se retrouver au bas des marches. Malgré la douleur ressentie, notre jeune ami, dans sa position, ne put que constater la beauté du ciel, en ce matin. C’est en se relevant, qu’il aperçut le gros félin. Ce dernier était le résultat d’une vie errante dans les rues et ruelles de la ville. Une vilaine cicatrice lui barrait l’œil droit, par endroit des touffes de poils étaient zébraient par des cicatrices, autres preuves d’une vie dure et violente. Le félin se rendant compte de l’intérêt que lui portait l’homme responsable de son réveil violent, planta son regard dans le sien, le défiant presque. Puis se détournant de lui dans un mouvement bien plus gracieux que celui qui avait conduit à sa chute, il bondit sur une poubelle, avant de rejoindre le rebord d’une fenêtre et ainsi se mettre à l’abri de toute autre projection d’eau. Avant de se positionner pour continuer sa sieste, le vilain matou, lança un nouveau regard plein de supériorité vers le jeune homme qui resta interdit devant un tel comportement. Puis prenant conscience du temps qu’il perdait, il se releva dans un mouvement plein d’audace, un saut. Atterrissant sur ses deux pieds, il lança un regard de défi vers le félin, qui l’ignora totalement, trop occupé par le nettoyage de sa fourrure. Le jeune homme reprit donc sa course, gravissant les marches deux par deux. Parvenu au sommet de cet escalier, il ne put s’empêcher de regarder derrière lui. Il n’entendait pas les pas de celui qui le suivait, ceci ne sembla pas le soulager, bien au contraire et ce fut avec plus de célérité qu’il reprit sa course.

Celle-ci le conduisit à travers diverses ruelles, dont certaines voyaient leurs murs décorés par des créations florales pendues sous les fenêtres des demeures. D’autres voyaient leurs murs être reliés par des cordes sur lesquelles pendaient du linge. D’ailleurs, plusieurs gouttes, tombèrent sur le dessus de la tête du jeune homme, lorsqu’il passa dessous ses dernières. Il dut éviter le contenu d’une bassine que l’on vidait par une fenêtre. Son mouvement, fut des plus rapide et agiles, bien loin de celui qui avait conduit à sa chute dans les escaliers. Les ruelles qui jusqu’à présent s’étaient avérées désertes commençaient à se remplir de vie. Certaines échoppes ouvraient leurs portes et affichaient leurs devantures. Devant ce spectacle, notre jeune ami accéléra sa course, ses pas devenant de plus en rapide, au point qu’il semblait se téléporter sur de courtes distances. Un air chagrin apparut alors sur son visage, il avait promis de ne pas utiliser cette technique. A contre cœur, il ralentit sa course, pour retrouver une vitesse plus commune. Certains passants, témoin de ce prodige, regardaient le jeune homme les yeux écarquillés, plein de questions et d’incompréhension. Comment avait-il fait pour apparaitre devant eux, ou disparaitre de leur regard en une fraction de seconde. Laissant ces derniers à leur questionnement, le jeune homme continua sa course, prenant un virage, il se retrouva devant un escalier dont la pente des plus abruptes, descendait vers une petite place. Essoufflé par sa course, il laissa apparaitre un sourire apercevant en bas son objectif. Mais son sourire disparut bien vite, lorsqu’il entendit résonner les pas rapides de celui qui le poursuivait. Prenant son élan, il se jeta dans la descente, si ses premiers pas furent assurés et précis, rapidement sa maladresse reprit le dessus. Ceci eut lieu au moment, où il s’apprêta à prendre un nouvel appui, afin d’assurer sa descente folle. Son pied se déroba sous lui, comme s’il avait était posé sur une pierre qui glissa sous lui. Dans son malheur, la chance sembla lui sourire, lorsque sa chute se transforma en une longue glissade. Le jeune homme parvint à stopper celle-ci en attrapant une barre soutenant la main courante qui longeait le mur et avait pour rôle d’assurer une certaine sécurité lors de la descente de cet escalier bien abrupte. Se relevant, aider par cet organe de sécurité, notre jeune ami, s’assura de son apparence, d’un geste de la main, il fit disparaitre les traces de sa chute. C’est alors qu’il entendit les paroles venir d’un coin de la place. Sa frustration devint plus grande encore, lorsqu’une silhouette familière apparut de celui-ci… « Toké, je suis toujours aussi impressionné par les capacités de ton Fruit et par ta maladresse » … L’interpellé, prit son élan et pour contredire son ami, exécuta un saut des plus gracieux pour le rejoindre. Les deux hommes se regardèrent durant une fraction de seconde, avant que leur visage ne se tourne vers la porte qui vint de s’ouvrir faisant sonner un petit carillon. Le sourire qui était apparu sur leur visage, se transforma rapidement en une grimace de déception. Le boulanger, un homme d’un certain âge et d’une certaine corpulence, venait d’ouvrir son échoppe et installait sa devanture, qui allait recevoir quelques échantillons des produits proposés. Voyant nos deux amis, il leur fit signe, les saluant avec respect et amitié… « Toujours les premiers arrivés, votre commande sera prête d’ici quelques secondes, mais entrez donc » … Nos deux amis, les épaules affaissaient, se dirigèrent vers l’entrée du magasin. L’agréable odeur qui s’en échappait, leur remonta un peu le moral. Ce fut le collègue de Tokeshi qui prit la parole… « Votre fille ne travaille pas aujourd’hui ? » … Un sourire amusé apparut sur le visage de l’artisan, qui comprenait très bien la raison pour laquelle, deux membres de la Marine venaient tous les jours chercher la commande du commandant de la base locale, alors que cette dernière pouvait être livrée… « Ma fille est dans la famille de son fiancé, la date du mariage approche » … Devant cette nouvelle, les deux représentant de l’ordre se regardèrent surpris… « C’est vrai, vous n’étiez pas au courant, son fiancé était embarqué sur un navire de croisière et vient tout juste de rentrer de son tour des îles » … Devant cette nouvelle, ce fut Tokeshi qui retrouva son aplomb… « je suis heureux pour elle, une telle beauté ne pouvait pas rester sans fiancé, transmettait lui toutes nos félicitations » … Après avoir récupéré la commande, nos deux amis quittèrent le boulanger et reprirent le chemin vers la base de la Marine. Tous deux affichaient une certaine mélancolie, sur leur visage et trouvèrent bien long le chemin de leur retour. Alors qu’ils s’éloignaient de la petite place, empruntant les grands axes de la ville, ce fut le rouquin qui prit la parole… « Les mers sont remplies de jolies filles, je suis même certain que cette ville en regorge » … Les paroles prononcées semblèrent redonner de l’aplomb à nos deux amis et le camarade de Tokeshi de continuer… « J’ai entendu dire qu’une nouvelle serveuse venait d’arriver au Queen Sea’s, elle serait d’une grande beauté » … A cette nouvelle, Tokeshi ne put qu’offrir un sourire, sourire agrandit devant le regard que certaines jeunes femmes lui lançait. Il fallait dire qu’il avait une certaine classe dans son uniforme… « c’est peut-être la capacité de ton fruit que je t’envie le plus » … « Allons Barton, tu as autant de succès que moi avec ton talent de chanteur » … Ce fut en continuant de parler sur leur qualité de séducteur et sur les endroits où trouver de belles femmes, que les deux Marines retournèrent à leur base.
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