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 [FB - 1504]Une porte vers un avenir radieux - Pv Fargo

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Kokuro Elina
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MessageSujet: [FB - 1504]Une porte vers un avenir radieux - Pv Fargo   Sam 2 Mai - 11:21

Une porte vers un avenir radieux














Le royaume de Luvneel. Voilà des années qu’Elina n’y avait pas mis les pieds. Et pour cause ! Sa dernière apparition avait été des plus mouvementée. Elle avait volé un trafiquant affilié à la révolution locale, à l’heure où cette dernière n’avait pas encore organisé son putsch. Suite à sa rapine, elle s’était faite prendre sans qu’elle comprenne comment... puis utilisée comme un vulgaire pion afin d’éliminer la famille Giabor, un rassemblement d’assassins au service du gouvernement mondial. Cette rencontre n’avait pas été dépourvue d’intérêt néanmoins. Grâce à eux, elle avait appris l’existence d’un style de combat particulièrement efficace : le « Rankyaku ». Une chance inouïe au milieu d’une tornade d’événements indésirables ! Et dans l’œil du cyclone se tenait le fameux trafiquant qui avait tenté de la berner une dernière fois alors qu’elle quittait l’ile.

« C’était jouer de malchance, à l’époque, que de s’attaquer à lui. », se remémora tristement Elina. « Mais à présent, les rôles seront inversés. Je serai la chasseuse, et lui la proie. »

Pour cette mission, elle avait préféré laisser Seika et Shiro en dehors du coup. Si la sœur était parfaitement entrainée pour les missions d’assassinat, le frère aurait averti tout le quartier de leur présence avant même le début des opérations. De plus, cette histoire ne concernait qu’elle. La vengeance n’en serait que plus douce, lorsque le trafiquant comprendrait qui l’attaquait, et pourquoi. Elle avait d’ailleurs fini par apprendre son nom. Cet infâme petit être chauve au nez disgracieux ne pouvait porter d’un patronyme aussi bancal : Doburo Gaimo. Gaimo avait d’ailleurs perdu en notoriété, alors que la concurrence faisait rage. Depuis le coup d’état de la révolution, les investisseurs avaient accourus. Pirates, hors la loi et parfois même civils se battaient pour tirer la couverture à soi. Les temps étaient rudes, mais la nuit le serait plus encore pour ce rat d’égout.

Elina sortit de sa cachette, comme à son habitude dissimulée dans la calle d’un navire sous forme d’araignée. Elle descendit du bateau par une amarre et, une fois dans une ruelle déserte, se métamorphosa en humaine. Comme toujours lors de ses déplacements improvisés, elle avait revêtu une robe de soie noire qu’elle avait confectionnée grâce à son fruit du démon. La nouvelle que Gaimo était en difficulté avait atteint ses oreilles il y a peu. Elle avait alors sauté sur l’occasion, laissant Shiro et Seika s’occuper du bon déroulement des opérations visant à s’approprier une bonne partie de North Blue.

Elle jeta un coup d’œil au ciel et s’aperçut que la nuit ne tarderait pas à tomber, le soleil commençant déjà à plonger vers l’horizon. Elina se souvenait parfaitement où se situait la maison de l’infâme ordure, mais préféra prendre un chemin détourné et se préparer avant toute chose. Pour commencer, il lui fallait un point de chute, après sa basse besogne effectuée, afin d’échapper à l’ire des gardes. Trouver un hôtel à peu près propre et accueillant ne serait pas malaisé, malgré le climat tendu de l’ile. La révolution se voulait protectrice du peuple, libératrice de l’oppression du gouvernement mondial. Pour ce faire, instaurer une bonne image était capital. Aussi, il serait inconvenant que la criminalité ait flambé après leur prise de pouvoir ; ils devaient donc veiller à ce que les rues ne se transforment pas en coupe-gorge. Mais, même si c’était le cas, Elina savait se défendre.

L’araignée prit donc la direction du centre-ville, à la recherche d’un endroit où se replier en toute discrétion si d’aventure sa vengeance tournait au vinaigre. Néanmoins, elle doutait fortement que cet avorton ait eu la présence d’esprit d’engager des gardes un peu plus vigilants que les précédents. S’infiltrer chez lui serait donc un jeu d’enfant, tout comme la dernière fois ! La rue qu’elle empruntait débouchait sur une grande allée commerçante qu’elle préféra éviter. Après tout, elle se savait « persona non gratta » sur cette ile et Gaimo lui avait clairement fait comprendre que, s’il la retrouvait sur Luvneel, il le lui ferait payer. De nature prudente, l’araignée préféra donc se rendre dans un petit hôtel qu’elle trouva dans une rue parallèle à la grande artère principale. Elle s'introduit sans se faire voir par une fenêtre entrouverte dans les locaux. Après avoir trouvé une chambre inoccupée, elle s'y installa. Elle verrouilla la porte de l'intérieur, puis attendit que la nuit ne finisse de tomber. Alors seulement elle ouvrit la fenêtre et disparut dans la nuit.

La traque pouvait commencer.









Dernière édition par Kokuro Elina le Lun 21 Déc - 12:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [FB - 1504]Une porte vers un avenir radieux - Pv Fargo   Sam 2 Mai - 18:48

Fargo

Sérénité
Illusion
Je ne sais pas trop si ça marche.
Taciturne
Virtuose
JE NE SAIS PAS TROP SI ÇA MARCHE.
Vérité
Duplicité
JE NE SAIS PAS TROP SI ÇA MARCHE.

Une porte vers
un avenir radieux

Que le temps passe vite. C’est tout ce que j’ai à dire pour le moment. Je ne me sens pas vieux, mais je ne me sens pas jeune non plus. J’ai une soudaine impression que ma vie ne fut pas des plus brillantes. Je vais sur ma trentaine et je n’ai pas fait les choses dont j’aurais voulu. Je dispose d’un pouvoir hors pair, mais mon contexte ne me permet pas de l’exploiter. Je suis un peu comme un poisson hors de l’eau ou un oiseau dans l’eau. J’aime les métaphores pour la simple raison que cela donne une image au monde permettant de me mieux le comprendre. A vrai dire, il est tellement grand que toutes les choses ne peuvent y être comprises. Tant de gens, tant d’espèces en cohabitation que les liens que cela génère sont tellement vastes et incalculables. Un chien avec un chat, un chat avec un mulot etc. Je ne vais pas plus loin car je sais que cela ne va pas en finir.

Le monde est un infinitésimal de chose que l’extinction d’une espèce peut avoir des effets catastrophiques sur le monde entier, mais en y réfléchissant bien. Si l’homme devait disparaître, est-ce que cela aurait-il un impact aussi grand que l’extinction de la faune et la flore ? En vérité, je me suis penché sur le sujet et je pense que l’extinction de notre race, la race, celle qui domine le monde et qui domine tous les autres espèces vivantes sur Terre. Cela n’engendrerait rien d’autres que des bonnes choses. Cela voudrait dire qu’une nouvelle espèce devrait prendre la place d’espèce dominante et que tout ce que l’homme aurait construit, bâti et façonné ne serait plus qu’à l’état zéro. Aucune espèce vivant ne serait capable de réutiliser ses avancés. Cela voudrait dire plus de guerre de croyances, plus de domination de terres, plus de terreurs gratuites. Nous serions de retour à l’ère du développent, de la croissance naturel. Peut-être que de nouvelles espèces évolutives apaiseraient. Je suis peut-être parti un peu loin, mais ce que je veux dire, c’est que dans toutes naissances, il y a une mort, que ce soit pour un individu, un animal ou une espèce. Il y a la période de croissance, puis la période dites de l’apogée donc le point culminant, puis la décroissance. Cette décroissance serait donc signe d’une extinction de l’espèce dominante. Le progrès, les avancées technologiques etc. à partir d’un moment, il n’y en aura plus. Peut-être que la recherche en avancement technologique de l’homme ne serait que l’aboutissement vers un homme supérieur, vers une recherche divine. Un homme au-dessus de tous les autres. En surhomme en soi. Peut-être qu’un jour, certains d’entre nous n’existeront qu’à l’état de conscience, c’est à dire, une pensée, un cerveau capable de faire une seule et unique chose. Penser, réfléchir. Penser n’amène pas d’acte en soi, pour que la pensée passe à l’acte, il faut que ces pensées soient exécutées. J’ai faim, je mange, je pue, je me lave. La où je veux en venir, c’est que je pense que l’espèce humaine court à sa perte en voulant maîtriser des choses que elle même ne peux envisager. Le futur est une chose floue, car elle est incertaine, par exemple, si je dis, demain je vais faire les courses. Dans ce programme, je dis, je vais faire les courses, mais il y a une infinitésimale de chose qui entre en cohésion avec cette donnée. Je fais les courses, mais en même temps je rencontre Pierre, Paul ou Jacques. Je me fais voler, je tombe sur la chaussé du coup je vais à l’hôpital. Il y a tellement de chose transversale dans le continuum temps qui viennent interagir avec une seule action. L’homme est incapable dans son état actuel de perdurer dans le temps. Il y aura un moment donné où nous tous chers humains, viande rouge que nous sommes, tomberons sous le poids du temps et de l’évolution. Qu’est-ce qui nous dit que nous sommes seuls. Peut-être qu’une espèce plus évoluée, plus raisonnée avec plus d’expérience, nous surveilles ou nous contrôle. Des questions qui me trotte tous les jours dans la tête […]

Le chef de l’hôtel m’interpelle. J’ai enfin ma chambre. Je suis là, au beau milieu de hall d’entrée. On me sert, on me regarde. L’homme à tout faire, appelé Zéro m’emmène jusque dans mon logis. L’ascenseur montre à une vitesse folle, arrivé à l’étage désiré, il se stoppe brusquement et me crée un petit frisson dans le bas ventre. La chambre se trouve juste en face. Zéro enfonce le passe dans l’orifice et ouvre la porte. A notre plus grande stupéfaction un jeune femme se trouve allongé sur le lit endormie…

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Kokuro Elina
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MessageSujet: Re: [FB - 1504]Une porte vers un avenir radieux - Pv Fargo   Dim 15 Nov - 15:44

Une porte vers un avenir radieux














Elina posait a peine son pied sur le toit de l'immeuble qu'un cri féminin retentit dans une chambre adjacente. L'araignée, poussée par la curiosité maladive qui la caractérisait, décida de s'approcher de la pièce d'où était provenu l'éclat de voix. Apres tout, elle n'était pressée par aucun impératif ! Certes, tuer le mécréant qui l’avait humiliée et utilisée comme un vulgaire chien plusieurs années auparavant la taraudait de plus en plus. Cependant elle était certaine qu’il ignorait tout de sa présence sur l’ile. Ergo, elle pouvait prendre son temps pour traquer sa proie. Ainsi s'amuser quelque peu avant de partir en chasse pouvait s'avérer très appréciable, un petit en cas en quelque sorte.


Transformée en nephila, elle passa sa tête dans l'encadrement de la fenêtre. Ce quelle vit alors fit bouillir son sang. Deux silhouettes se découpaient dans la lumière aveuglante du couloir, deux hommes à en juger par leur allure patibulaire et la démarche de l'un d'eux qui s'approchait déjà du lit de la pauvre fille qui criait derechef et semblait affolée.


"Les sombres et funestes coquins!" Pesta l'araignée. "Oser tenter pareille exaction dans un hôtel ! Ce n'était pas leur jour de chance de croiser mon chemin..."


Sans même plus réfléchir, l'araignée bondit à travers la fenêtre tout en se transformant en hybride. Le verre se brisa et la zoan atterrit souplement sur le lit, déjà en position de combat. L'événement sans aucun doute inattendu de la part des deux criminels figea le plus proche d'entre eux dans son élan. Lorsqu'Elina darda sur lui deux prunelles rouge sang, il sembla se liquéfier sur place. Il n'eut pas le temps de réagir que, déjà, le chasseur était devenu proie. L'araignée s’avança prestement, lui attrapa le bras et, d'une torsion brutale qui manqua de lui briser ses faibles os, l'obligea à faire face a son acolyte. Elle le maintint sans effort dans cette position inconfortable, jouissant d'une supériorité en terme de puissance grâce à son fruit du démon. D'une voix glaciale, elle interpella l'autre malandrin resté en retrait:


- Vous ne devez vraiment pas être des lumières pour tenter de profiter impunément de l'innocence d'une jeune femme dans un hôtel ! Je vous laisse une chance de repartir avec vos attributs intacts et ce qui vous reste de dignité. Un geste déplacé et c'en est fini de lui.


Pour appuyer ses dires, elle pressa un peu plus un doigt, devenu griffe acérée, sur la peau fragile de son captif. La manœuvre lui arracha un frisson de terreur et un mince filet de sang le long du cou. Patiemment, Elina attendit la réponse de son vis à vis, un jeune homme aux longs cheveux blancs et dont l'apparence flegmatique l'aurait presque fait passer pour un garçon tout a fait banal. Elle fut un brin troublée par son air enfantin, presque innocent, mais retrouva bien vite ses esprits en se rappelant ce qu’il s’apprêtait à réaliser. L’araignée lui laissait une chance de s’expliquer, ce que de bien nombreuses personnes auraient aimé pourvoir faire avant de tomber entre ses griffes. On pouvait presque dire qu’il était chanceux ! Néanmoins, il avait intérêt a bien peser ses mots tant l'araignée se sentait d'humeur joueuse...








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MessageSujet: Re: [FB - 1504]Une porte vers un avenir radieux - Pv Fargo   Dim 24 Juil - 19:43

Une porte vers un avenir radieux














Si la Zoan s’attendait à une réponse de l’albinos, elle fut déçue. Ce fut la jeune femme, prostrée dans un lit derrière elle, qui lui apporta quelques éléments de réponses :


- Pardon ! Ne leur faites pas de mal, je vous en prie !


Le ton affolé finit d’intriguer l’araignée, mais les explications qu’elle apporta à l’assistance l’interloquèrent ! Loin d’être une vierge effarouchée qui allait être violentée, Elina avait en réalité secourue une esclave. En quelques phrases chargées d’angoisse et de ressentiment, elle expliqua s’être échappée et avoir pénétré dans l’hôtel sans autorisation en attendant de pouvoir filer le lendemain par la première navette. Comprenant son erreur, la Zoan relâcha son captif qui s’enfuit sans demander son reste. Elle accompagna de même le garçon aux cheveux blancs vers la sortie avant de fermer la porte. Sans se départir de sa forme hybride, Elina demanda alors quelques précisions à la rescapée. Au fur et à mesure qu’elle vidait son sac, l’ancienne esclave semblait se détendre. Et le sourire de l’araignée s’étendait peu à peu.

« La chance est décidément de mon côté, aujourd’hui ! », pouffa intérieurement la criminelle.

La jeune fille se prénommait Shauna et son ancien maitre n’était autre que la cible de l’araignée ! Elle laissa l’adolescente se remettre de ses émotions, avant de la ramener à la réalité :


- Shauna, pensez-vous réellement pouvoir vous échapper via une navette au nez et à la barbe de Doburo Gaimo ou des hommes de son espèce ?


L’ancienne esclave baissa les yeux un instant, puis finit par marquer une très légère dénégation de la tête. Sans piper mot, elle se recroquevilla sur elle-même, toujours assise sur son lit et se mis à sangloter. Parfaitement au courant que son apparence ne lui permettrait pas de s’approcher pour la consoler sans l’effrayer, Elina ne bougea pas. Elle s’adossa à la porte un instant, avant de reprendre la parole d’un ton on ne pouvait plus sérieux :


- Je comprends parfaitement votre position, Shauna. J’ai moi-même souffert de ce porc et de son associé, Matsuda.
- Matsuda est mort... renifla l’adolescente.
- Je le sais bien. Et que diriez-vous d’ajouter notre ami commun à la liste des disparus ?


Ici, son interlocutrice marqua un temps d’arrêt, totalement dans l’incompréhension pendant quelques secondes. Puis, une étincelle jaillit dans ses yeux, pour mourir la seconde d’après. Son maitre n’avait pas brisé tout espoir chez cette pauvre jeune fille. Pas encore tout du moins.


- Il est gardé nuit et jour...
- Je me suis déjà introduite dans sa demeure, il y a de ça plusieurs années. Réitérer ne me poserait pas vraiment de problème. Néanmoins, j’imagine qu’il a quelque peu amélioré la sécurité depuis. Aussi, j’aimerais vous proposer un marché.


Une fois certaine d’avoir retenu l’attention de Shauna, l’araignée reprit d’une voix enjoleuse :


- Je vous laisserai prendre ce que vous désirez dans la maison de Gaimo, le revendre et disparaitre. En échange, je rayerai ce porc de la surface du globe et brûlerai sa demeure en intégralité. Les documents vous concernant ou toute trace de votre passé d’esclave disparaitront par la même occasion.


Tout d’abord méfiante, la jeune fille se laissa peu à convaincre par la Zoan. Après tout, elle avait en face d’elle une utilisatrice de fruit du démon ! L’exploit devait être possible. Aussi, les deux femmes sortirent en pleine nuit, Elina cachée dans les vêtemetns de Shauna en forme de Nephila. Elles arrivèrent sans encombre aux abords du repaire de Doburo Gaimo, où Shauna se fit interpeller par deux hommes de mains aux mines patibulaires. Elle fut emmenée de force à l’intérieur, le bras à moitié tordu et le visage giflé pendant le trajet. Bien vite, on l’accompagna dans une chambre qui ressemblait plus à un cachot qu’autre chose. Les hommes verrouillèrent la lourde porte et s’éloignèrent sans un mot. Une fois certaine qu’elles étaient seules, Elina rassura promptement la jeune fille qui sanglotait déjà, puis s’éclipsa en forme complète pour explorer la tanière de sa proie.

Sa véritable mission pouvait enfin débuter.








HRP: Je termine donc ce RP sans Fargo, puisqu’il a déserté le forum.
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MessageSujet: Re: [FB - 1504]Une porte vers un avenir radieux - Pv Fargo   Mar 2 Aoû - 11:18

Une porte vers un avenir radieux














Comme lors de son précédent passage sur Luvneel, l’araignée explorait le bâtiment en grimpant sur les murs, progressant entre les diverses zones d’ombres du manoir de Doburo Gaimo. Elle croisa plusieurs sbires du contrebandier, alors qu’elle remontait en direction du salon qui, selon ses souvenirs, servait de base d’opération. La petite araignée progressa sur le plafond d’un long corridor, avant d’arriver devant une double porte imposante. Elina marqua un temps d’arrêt pour tendre l’oreille, puis sourit en entendant des éclats de voix : il était là. Elle aurait reconnu sa voix de prétentieux entre mille.

Son plaisir s’intensifia lorsqu’elle comprit, aux quelques bribes d’informations perçues, que les affaires de sa proie se portaient mal. Depuis le coup d’état de la révolution, les nouveaux maitres de l’île requerraient plus d’armes qu’il ne pouvait en acheminer. Aussi, la concurrence faisait rage et un certain Joël Oudot lui grignotait peu à peu ses parts de marché en pratiquant des prix toujours plus bas. Gaimo tapa du poing sur la table et vociféra des insanités, avant de lancer des ordres pour trouver qui ravitaillait son concurrent direct. Soudain, l’araignée entendit des bruits de pas précipités dans son dos, elle tourna légèrement la tête pour apercevoir un homme de main courir, l’air apeuré. Il ouvrit la porte à la volée, hors d'haleine, et cria presque la mauvaise nouvelle :


- Patron ! Un... Un de nos gars placé dans un hôtel... a repéré une femme araignée... sur l’île !
- Qu’est ce que tu veux que ça m’foute ? grogna l’intéressé, décidément de mauvaise humeur.
- Patron, c’est une femme araignée qui avait tué Matsuda à l’époque...


Après un très court silence, le chef comprit l’importance de cette information :


- La salope ! réalisa-t-il soudain. Elle vient pour moi !


Le trafiquant d’armes pâlit. Elina eut tout le loisir de voir des joues trembler et ses petites mains boudinées lâcher le stylo qu’il tenait jusqu’alors. Quelques gerbes d’encre bleue vinrent tacher irrémédiablement son costume blanc. Il sembla paniquer un instant puis, presque aussi rapidement, se rasséréner. Il se tourna alors vers un homme en costume gris resté dans un fauteuil, plein d’espoirs :


- Oto ! Fais quelque chose pour ce problème, veux-tu ?
- Comment ça, boss ?
- Bin avec ton fruit, fais pas l’idiot !


D’un soupir, l’homme se leva et rangea le couteau avec lequel il était en train de jouer. Il passa une main dans ses cheveux blonds avant de reprendre d’une voix fatiguée :


- Je vous l’ai déjà expliqué, boss. Mon fruit me permet juste de repérer des objets inanimés que j’ai déjà touchés. Même si je l’avais déjà tâtée, cette gonzesse, je ne pourrais rien faire.


Quelques secondes passèrent, comme si le temps s’était suspendu dans le manoir. Alors seulement, les traits de Doburo Gaimo manifestèrent bonne réception du message. Il pâlit de nouveau et s’écria d’une voix mal maitrisée :


- Au bunker !
- Patron... tentèrent de le calmer quelques hommes.
- Vos gueules ! C’est pas vous qu’elle veut, c’est la tête pensante ! Alors vous allez me sécuriser la maison, jamais vous balader seuls, puis vous allez m’envoyer des équipes de nettoyage partout dans la ville. Je veux cette salope ! Morte. Vivante. J’men fous ! Ramenez-la-moi !


Après un bref instant passé à tenter de ranger ses documents, le petit homme au nez crochu pesta et les laissa en plan. Il se dirigea en tricotant de ses petites pattes le long du corridor d’un pas pressé. L’araignée eut toutes les peines du monde à le suivre. Néanmoins, comme tous les hommes étaient concentrés sur leur boss et que le patron était trop préoccupé par sa propre sureté immédiate pour se soucier de son environnement, elle n’eut pas à s’inquiéter d’être plus discrète que d’habitude.

Gaimo descendit des escaliers, passa plusieurs portes, prit différents couloirs pour enfin arriver devant une énorme porte blindée circulaire. Elina fut même surprise qu’un homme de son espèce soit capable de se payer pareille mesure de protection ! Il composa d’une main fébrile le code pour ouvrir la chambre forte, tandis qu’Elina s’assurait de se placer aussi proche que possible sans se faire repérer. Dans un lourd raclement, les mécanismes d’ouverture de la salle s’activèrent et, après un déclic sonore, la porte s’entrouvrit. Le patron se retourna alors vers ses subalternes :


- Je vais fermer de l’intérieur. De votre coté, demmerdez-vous pour me retrouver cette foutue femme araignée ! Ne m’appelez que lorsque vous l’aurez choppée et capturée !


La Zoan se précipita, tandis que les hommes de mains aidaient leur chef à refermer la lourde porte blindée. Elle s’introduisit in extremis dans le bunker, créé apparemment spécialement pour ce genre de situations d’urgence. D’un coup d’œil circulaire, Elina comprit pourquoi il avait tant confiance en cette pièce ! Des murs en acier le cloitraient dans une vingtaine de mètres carrés, sans fenêtre ni décoration. Elle aperçut notamment un garde manger énorme, un lit de fortune et un interphone. Le fourbe aurait pu tenir des semaines à l’abri si elle ne s’était pas précipitée à l’intérieur ! Il était d’ailleurs d’ores et déjà en train d’ouvrir une bouteille de vin, sans doute pour se ragaillardir ! Gaimo se croyait probablement hors d’atteinte, à présent en sureté dans son bunker anti crise.

Mais il s’était malencontreusement enfermé avec ce qu’il cherchait à fuir.

Méticuleuse, l’araignée commença à réaliser le tour du propriétaire à la recherche d’éventuels Den Den Mushi de surveillance. On n’était jamais trop prudent et après tout, compte tenu de la situation, elle avait tout son temps à présent.







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MessageSujet: Re: [FB - 1504]Une porte vers un avenir radieux - Pv Fargo   Mar 9 Aoû - 22:50

Une porte vers un avenir radieux














« Le sale petit rat... », maugréa en pensée l'araignée.

Elle éteignait à l'instant ce qu'elle pensait être le dernier Den Den Mushi caméra dissimulé au sein de la pièce. Le total s'élevait tout de même à cinq appareils de surveillance ! Elle avait préféré prendre son temps, afin de s'assurer la pleine réussite de son opération. Par ailleurs, elle espérait bien que nul potentiel ennemi n'utilise une quelconque vidéo pour faire le lien entre elle et le futur assassinat du pleutre qui finissait sa première bouteille de vin. Il tenait fort bien l'alcool, elle devait au moins lui reconnaitre ce talent, car il alla sans plus tarder à la recherche d'une seconde bouteille, le tout sans vaciller le moins du monde. Doburo Gaimo cherchait avec énergie au sein de sa cave tout en parlant à voix haute :


- Où est ce que j'ai foutu cette bouteille de "La mote"...
- Je vous conseille l'année 1496, si vous optez pour ce cru, lui répondit une voix derrière lui.
- Ouais, je sais bien ! Tu me prends pour...


Soudain, le ton irrité du petit rat d'égout fut remplacé par un hoquet de surprise. Il se retourna en trombe, un pistolet à la main et une goutte de sueur le long de la tempe. Le hors la loi promena un regard anxieux dans toute la pièce, sans pour autant repérer le moindre intru. Il rangeait son arme dans son holster, peu sûr de lui, lorsque le son caractéristique d'une bouteille débouchée le fit sursauter. L'arme de nouveau en main il fit volte-face et recula d'un pas. Les yeux exorbités, il contemplait un monstre à seulement quelques pas de lui.


- Chateau "La mote", cuvée spéciale, 1496, reprit le plus naturellement du monde l'invitée surprise, la bouteille à la main. Vous ne vous refusez rien.
- Co... COMMENT T'AS FAIT POUR RENTRER ?! hurla-t-il en braquant son arme sur la Zoan.


Cette dernière le regarda d'un oeil étonné, avant de sourire. Sous l'oeil effrayé du petit homme, elle leur servit deux verres en reprenant la parole :


- C'est vous qui m'avez laissée entrer, Gaimo.
- Si tu crois que j'vais te laisser t'en sortir, salope, tu rêves !
- J'aurais préféré parler autour d'un verre de vin, si cela ne vous fait rien. Gacher un pareil cru serait un crime, même pour des personnes de notre acabit.


L'intéressé cligna plusieurs fois des yeux, complètement déboussolé par le ton et l'attitude de celle qu'il croyait venue pour le tuer à son tour. Il ne rangea pas son arme pour autant, mais l'abaissa de quelques centimètres, mal à l'aise.


- Je peux appeler mes hommes pour qu'ils rentrent dans la seconde ! tenta alors de s'imposer le contrebandier. Ils vous maîtriseront en un rien de temps !
- Voilà une bien étrange manière de recevoir une vieille connaissance, minauda l'araignée tout en dégustant une gorgée de vin. Je viens discuter avec vous, mais vous ne cessez de me menacer ? Pas étonnant que vous ayez autant d'ennemis...


Soudain intrigué, Gaimo sembla douter un instant, jusqu'à ce qu'Elina ne reprenne peu à peu forme humaine. Elle retirait de ses lèvres le verre d'alcool pourpre, lorsque son interlocuteur comprit enfin à qui il avait affaire. Contre toute attente, il éclata soudain de rire et abaissa tout à fait son arme. Arquant un sourcil, à son tour interloquée devant pareille réaction, Elina attendit que Gaimo ne retrouve son calme, continuant de déguster peu à peu son millésime. Lorsqu'il retrouva la pleine possession de ses moyens, un spectacle inattendu prit place devant elle. L'ordure de contrebandier avait retrouvé toute sa confiance et un rictus mauvais illuminait son visage :


- L'assassin de la famille Giabor ! Haha ! Mais c'est bien sûr ! J'aurais du m'en douter. Je parie que vous venez vous venger de moi après Matsuda ? Mais, contrairement à mon regretté collègue, j'ai eu le temps de prendre une ou deux dispositions vous concernant !
- Je suis tout ouie, répondit sans se démonter Elina.


Elle s'adossa au mur, le verre toujours à la main, pour écouter les machinations de cet être repoussant :


- Avant que vous partiez du restaurant où nous nous sommes rencontrés, j'ai pris des photos de vous pour que mes hommes n'oublient pas votre visage et vous traquent si vous reveniez. Après tout, vous êtes censée être bannie de Luvneel !
- J'ai omis de m'en rappeler, mentit effrontément l'assassin.
- Très drole ! Vous n'avez pas perdu votre arrogance ! Mais je connais votre petit secret à présent... Vous êtes cette foutue femme-araignée qui a déjà fait parler d'elle sur North Blue. Vous savez combien me payerait la marine, ou même plusieurs de mes collègues pour avoir votre tête ?
- Les morts n'amassent pas d'or, le ramena à la raison la jeune femme.
- Mais si je meure, s'amusa soudain Doburo Gaimo, mes hommes sauront qui s'en est pris à moi et s'occuperont de votre cas !
- Vous voulez parler de vos escargo-caméra, sans doute ?
- Ouep mam'zelle ! Vous vous êtes faite avoir en beauté ! Une fois encore ! HAHA !déclara plein de suffisance le petit homme, avant de comprendre la portée de la phrase de la jeune femme.


Un silence pesant s'installa soudain dans la salle. La Zoan savourait le fond de son verre sans un mot, dardant ses prunelles noires sur le misérable vers qui se tenait devant elle. Ce dernier comprit peu à peu la situation désastreuse dans laquelle il se trouvait. L'araignée le vit se décomposer peu à peu. Néanmoins, il reprit soudain contenance et trouva encore le moyen de fanfaronner :


- Si vous me tuez, un de mes hommes vous retrouvera tout comme la dernière fois. Vous serez traquée et éliminée... Mais j'ai une proposition à vous faire ! Si vous travaillez de nouveau pour moi et vous occupez de mes ennemis, je ne vous poursuivrai pas ! Je sais me montrer magnanime avec les gens qui me sont utiles ! Alors ? Vous préférez être pourchassée comme...
- Il me semblait qu'Oto ne pouvait uniquement, et je cite, « repérer des objets inanimés » qu'il avait touchés ? l'interrompit sans ambage la jeune femme.


Le contrebandier ouvrit une bouche bée, avant de palir légèrement. C'était décidément bien trop simple de lire en lui. Elina se délectait de la situation. Elle pouvait sentir les rouages de l'esprit de Gaimo s'activer frénétiquement, toujours à la recherche d'un moyen de s'en sortir. Tel le rat qu'il était, il n'abandonnait jamais l'espoir de quitter le navire avant qu'il ne coule. Il crispa sa mâchoire et éclata soudain, hurlant presque à l'adresse de la jeune femme :


- Mais qu'est-ce que vous voulez, bon sang ?!
- Au départ, je souhaitais vous assassiner et repartir sans un bruit, répondit sans ciller Elina. J'ai pourtant été dans l'obligation de changer mes plans suite à un imprévu.
- Ah... ah bon ? demanda plein d'espoir Gaimo.


Avec un sourire perfide, l'araignée répondit en posant son verre vide sur le bureau :


- Il était impensable de ne pas finir un tel cru avant de m'occuper de vous, Gaimo.


Puis elle disparut sans un mot.






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Kokuro Elina
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MessageSujet: Re: [FB - 1504]Une porte vers un avenir radieux - Pv Fargo   Ven 12 Aoû - 16:26

Une porte vers un avenir radieux














La disparition soudaine de la jeune femme jeta un froid dans la pièce. Le contrebandier s'arma de courage et de son arme à feu, avant de promener un regard inquiet tout autour de lui. Pas un seul moment il ne pensa à vérifier le sol, là où pourtant avançait avec milles précautions une petite araignée rouge et noire. Lorsqu'enfin Elina fut à portée, elle se transforma en hybride et brisa d'un coup sec le poignet de Gaimo. Son arme tomba au sol alors que le rat hurlait tant de rage que de douleur. Il se retourna pour tenter d'attraper gauchement le pistolet, mais fut projeté contre un mur d'un coup de pied expert. À peine avait-il touché les plaques d'acier que plusieurs toiles gluantes lui enserrèrent pieds et poings contre la paroi.


- Vous faites un moucheron pour le moins disgracieux, Gaimo.
- Va au diable, chienne ! hurla-t-il pour seule réponse.


D'un sourire sans humour, la Zoan s'approcha de l'homme qui tentait déjà de se débattre. Par mesure de précaution, elle rajouta plusieurs épaisseurs de toile à son œuvre, afin d'immobiliser l'homme une bonne fois pour toute. Ainsi engoncé dans un carcan de soie, Gaimo se sut à la merci de celle qu'il avait tenté de vendre telle une esclave, des années auparavant. Cette dernière, fidèle à son plus criant défaut, s'amusa à le tourmenter aussi bien sur le plan physique que mental. Mais sa proie prise au piège ne lui offrit qu'une très faible résistance, brisant là ses espoirs de savourer sa revanche. Elle avait tant attendu de ce moment, et voilà qu'il lui volait tout le plaisir ! D'un soupir, la jeune femme lui arracha alors les noms de ses partenaires commerciaux avec une effroyable efficacité. Elle poursuivit en lui extorquant l'identité de ses principaux rivaux qui pourraient grandement apprécier sa disparition. Le nom de Joel Oudot revint d'ailleurs sur le tapis et Elina prit grand soin de le noter dans un coin de son esprit.

Quand il fut clair que Doburo Gaimo n'avait plus rien à lui offrir, elle abrégea ses souffrances d'une main habile en lui brisant les cervicales. Alors seulement, elle activa le bouton d'ouverture du sas blindé et reprit la forme d'une minuscule araignée. Les hommes de mains, surpris par la sortie prématurée de leur patron, ne prêtèrent pas attention à la petite araignée qui s'échappaient au plafond. Elle n'avait pas atteint le couloir que les cris d'alerte retentissaient dans tout le manoir : le boss était mort ! La demeure fut plongée dans la panique et l'effervescence les plus totales. Loin de s'affoler, Elina se dirigea vers le bureau de ce rat. Il lui avait révélé garder les photos d'elle dans son tiroir et, en réalité, n'avoir jamais donné l'ordre de la soupçonner en premier lieu s'il venait à mourir. Un coup de bluff risible et aux résultats bien incertains !

Il ne lui fallut que peu de temps pour accéder au bureau, répandre l'huile d'une lampe antique sur les meubles et les murs avant de bouter le feu à toute la pièce. L'incendie prit une belle ampleur et elle s'éclipsa sans demander son reste. Ou tout du moins le désirait elle ! Au moment où elle se retourna, elle se retrouva nez à nez avec le bras droit de Gaimo, lame déjà au clair.


- J'étais certain de vous trouver ici, espèce d'assassin ! lui cracha-t-il au visage.
- Oto ! répondit-elle d'une voix amusée. Quelle charmante surprise, je comptais justement vous rendre visite à votre tour. Vous me facilitez grandement la tache.
- Je vous souhaite bien du plaisir ! s'écria-t-il en raffermissant sa prise sur son couteau de lancer.


Sans un mot de plus, il se lança à l'attaque. D'un mouvement du poignet, une demi douzaine de projectiles apparurent comme par magie ! La Zoan écarquilla les yeux et pirouetta au dernier moment. Plusieurs lames laissèrent de longues estafilades un peu partout sur son corps. Au moment où elle allait se relever, perclue de longues zébrures douloureuses, un éclair lumineux l'inquiéta. Elle préféra se transformer en araignée et s'en félicita ! Un peu plus et Oto lui aurait perforé le cœur ! Ce sous-fifre était d'une tout autre trempe que le patron, à n'en point douter. Elle s'esquiva par le plafond, tandis que l'homme blond braquait son regard au sol. Il semblait bien plus au fait des pouvoirs d'un Zoan que le reste de ses hommes qu'il appelait d'ailleurs à grands cris à présent :


- Elle est ici ! Dans le bureau du boss !


Profitant de ce très léger moment de distraction, Elina descendit en piqué le long d'un fil, avant de se métamorphoser en hybride. Au moment même où elle dépliait ses appendices pour perforer Oto par derrière, ce dernier pivota à grande vitesse ! Une seule patte lui érafla le flanc droit, et il contre-attaqua dans le même mouvement d'un couteau sorti de nulle part ! Elina lui bloqua le poignet pour découvrir la triste horreur : de sa main libre, il venait de lancer une autre arme blanche vers son abdomen ! L'araignée lui brisa le membre qu'elle tenait tout en se contorsionnant au mieux pour éviter l'attaquer sournoise. L'homme hurla de douleur. Une gerbe de sang se répandit au tapis. Oto semblait avoir anticipé le mouvement et venait de lui planter un autre couteau dans le flanc !

Elina cracha du sang et recula en quatrième vitesse en comprimant sa blessure d'une main pour y tisser de la soie. Mais l'homme était déjà sur elle. Il s'élança de tout son poids, plusieurs lames entre les doigts de sa main intacte. Il lança ses projectiles à la tête. Elina esquiva et se tint prête. Cette fois-ci, il tenta de la cueillir d'un Rankyaku millimétré. Mais l'araignée n'était pas née de la dernière pluie ! Elle brisa sa lame d'air à l'aide de sa propre technique. D'un bond, la Zoan renversa la vapeur et se lança à la contre-attaque !

Les passes d'armes s'enchainaient à vive allure, tandis que les flammes léchaient à présent les murs et venaient embraser le plafond et les poutres en bois. La chaleur augmentait rapidement dans la pièce, mais aucun des deux adversaire n'était prêt à laisser l'autre s'enfuir. Les cris des autres sbires de Doburo Gaimo s'élevèrent dans le couloir, mais aucun n'osa rentrer dans la chambre en feu. Certains tentèrent de pointer les combattants de leurs armes à feu. D'autres les arrêtèrent, de peur de blesser Oto dans la manœuvre. Ce dernier faisait preuve d'une agilité et d'un esprit combatif redoutables, malgré avoir perdu l'usage d'une de ses mains ! Cependant, il ne pouvait outrepasser la puissance d'un Zoan. Pas à son niveau en tout cas. Passé le temps de surprise de se voir rendre coup pour coup, Elina accéléra les échanges, les roueries et les coups en traitre. Elle ponctua le combat de plusieurs disparitions, l'attaqua sous tous les angles et, bientôt, le simple humain peina à suivre les mouvements de la maudite. L'incendie les encerclait totalement et ils commencèrent tous les deux à tousser.

Elina se confectionna en urgence un masque en toile qu'elle appliqua sur sa bouche. L'effet en demeura minime, mais c'était toujours mieux que ce à quoi dut se réduire Oto : le creux de son coude. Ce faisant, et tandis qu'il était prit d'une autre quinte de toux, la jeune femme profita de son angle mort pour lui broyer son bras restant. Juste au moment où elle allait l'achever, une poutre se brisa et fracassa le plancher. Les deux combattants furent projetés à l'étage du dessous. Elina se releva bien vite, tandis qu'Oto resta au sol, inconscient.

L'assassin ne demanda pas son reste et commença à s'enfuir. Ce fut à ce moment qu'elle remarqua les cris épouvantés d'une jeune femme, et se rappela qui lui avait permis d'assouvir sa vengeance. Malgré les risques encourus, elle retourna dans la salle par laquelle elle s'était introduite dans le manoir et brisa les gonds de la porte d'un Rankyaku. Elle sortit Shauna à moitié hystérique de sa cellule et sauta à travers une fenêtre. Les deux femmes regagnèrent la rue fraiche par cette nuit étoilée, et la Zoan se mit à courir, l'ancienne esclave toussant dans ses bras. Lorsqu'enfin elle mit assez de distance entre la demeure en feu et elles deux, Elina posa la jeune fille au sol. Cette dernière était en pleurs :


- J'ai cru que vous m'aviez oubliée et que vous alliez me laisser bruler vive !


Toujours en forme hybride, Elina ne répondit pas. Elle était trop occupée à admirer les lumières et la fumée qui s'élevaient dans le ciel nocturne de Luvneel. Le repère de Doburo Gaimo serait réduit en cendres d'ici peu. Ses hommes désorganisés, privés de chefs compétents, s'éparpilleraient ou se feraient décimer par leurs rivaux. La vengeance n'avait pas tant un gout amer que cela, tout compte fait. Au contraire, un doux sentiment de flottement habitait Elina. De plus, elle avait réussi à obtenir le nom des principaux armateurs de l'île et pourrait sans doute tourner ces informations à son avantage d'ici quelques semaines. Juste le temps de se faire oublier... Elle fut tirée de ses pensées par une main qui s'accrochait avec insistance à la sienne. L'araignée abaissa le regard vers la rescapée. Cette dernière avait arrêté de pleurer mais semblait tout autant déboussolée.


- Où allons-nous, maintenant ?
- Nous ? releva Elina d'un air étonné.
- Vous... vous allez m'emmener, hein ?
- Vous m'avez offert ma vengeance, je vous ai rendu votre liberté. Nous sommes quittes. Je n'ai rien d'autres à vous offrir et ne vous ai jamais promis quoi que ce soit d'autre.


Devant le regard horrifié de Shauna, Elina se montra intransigeante :


- Vous feriez mieux de vous précipiter sur la première navette en partance, avant que toute la ville n'apprenne la nouvelle. Si vous tombiez sur un sbire de votre ancien maître...


Elle n'eut pas besoin de terminer sa phrase. L'ancienne esclave était déjà partie en courant en direction des docks. Shauna se retourna juste assez longtemps pour jeter un regard venimeux à l'araignée. Mais cette dernière n'en avait cure. Elle s'estimait pour tout dire magnanime d'avoir porté secours à la jeune fille. Pour sa part, l'araignée prit un grand bol d'air, un sourire lui étirant tous les traits, avant de reprendre sa forme de Nephila. Elle devait panser ses plaies puis avait, elle aussi, un navire à emprunter clandestinement.





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