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 Les deux font la paire [Présent]

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Fargo
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MessageSujet: Les deux font la paire [Présent]   Mer 22 Avr - 22:57

Fargo

Sérénité
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Je ne sais pas trop si ça marche.
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JE NE SAIS PAS TROP SI ÇA MARCHE.
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JE NE SAIS PAS TROP SI ÇA MARCHE.

Les deux font la paire

Aujourd’hui, ce n’est pas la grande forme. Les choses ne vont pas comme je l’aurais souhaité. La journée ne s’annonce pas intense. Enfin, je peux dire ce que je veux, mais les derniers mois que j’ai passé, n’ont jamais été aussi intenses que toute ma vie entière. Je viens de tuer un agent du CP7, de rencontrer mon nouvel employeur. Quelques jours plus tard après mon entretient d’embauche, je me suis rendu compte que celui-ci était primé à la hauteur de 131 000 000 de berrys. Une somme astronomique pour un premier contrat. Je ne me rends pas tellement compte dans quelle situation je viens de mettre. Cet homme peut me terrasser en une pichenette et je viens jouer les gros bras à me proposant comme sous-fifre.

Ce qui est fait et fait. Je n’avais aucun moyen de revenir en arrière à part peut-être la mort. Ce chemin est certain et le meilleur pour en terminer rapidement. Je devais finir ce travail et quitter les terres de North Blue pour voyager et découvrir le monde. Aujourd’hui, je suis mélancolique. Je ne sais pas ce qui me prends, cela arrive comme ça, ça va, ça vient comme une femme ou un bateau de plaisance. Je ne saurais comment me qualifier à ce moment précis. Perdu ? Déboussolé ? Désappointé ?

Je me trouve dans une petite ville dans mers du Nord. Le temps est tempéré penchant plus vers le froid que le chaud. Le vent souffle fort, les branches des arbres dansent, les feuilles cela joue kamikazes. La pluie battante vient frapper ma chevelure blanche. Mes cheveux deviennent de plus en plus humides, jusqu’à en devenir mêmes glacés, des gouttelettes d’eau glissent dans mon cou et me donnent des frissons jusque dans le bas des jambes. J’ouvre un portail, celui grince. Les intempéries ont fait rouiller le fer, laissant des tâches rougeâtres sur la peinture blanche. Ce petit détail laisse place à une ambiance aussi morbide qu’effrayante. Sur le portillon est écrit en lettrine : « Cimetière municipal ». Je n’ai jamais mis le pied dans un tel endroit. Seul, le nom me disait de ne pas y aller. Le mot mort résonne à toutes les oreilles. Je n’ai jamais compris l’attachement physique que les gens peuvent avoir aux choses. La mort d’un être proche n’est-elle pas la résurrection de son moi-intérieur? Un nouveau départ ?
Je fais le tour du terrain, un nombre incalculable de stèles gisent tels des soldats alignés prêts à partir pour le champ de bataille. Les fleurs déposées sur le bas-côté tente d’embellir les souvenirs de l’être disparu. Du rose, du jaune, du blanc, des couleurs vives pour venir casser le thème morose de la mort. Soudain, je me souviens d’une chose ; j’ai vécu tout le début de ma vie dans un cimetière, ma ville natale est un cimetière, une ville au passé si hypocrite et si effacé.

Je longe les allées, une par une. Cherchant un nom ou une famille me rappelant des gens ou des souvenirs. L’idée est complètement idiote en soi, sachant que je n’ai jamais vécu dans cette contrée, mais durant mon séjour à l’hôpital, une vision, un mot, un son pouvait être source de flash-back. Quelques pas en plus, je tourne la tête, un monument, un peu plus haut que les autres attire mon intention. Le marbre de celui-ci semble être flambe en neuf, pas une seule trace de verdures, aucune pousse de lierres sur la tombe. Je pose les yeux, sur l’épitaphe. Les lettrines en or viennent me frapper au cœur. Il est écrit noir sur blanc : « Ici repose le docteur Henri Darwin, disparu dans un incendie »

Le choc me foudroie le cœur, la douleur est si intense que ma main essaye de serrer l'organe pour calmer les maux. Le jour de l’incendie, j’ai tué l’homme qui m’a sorti de tout ce pétrin. Mes oublis, mes angoisses, mes malheurs. Il n’avait absolument rien à voir avec tout ça. J’ai pris la fuite ce jour-là, car j'ai senti le besoin de vivre quelque chose d’autres. Je ne voulais vivre coincé entre quatre murs blancs. Il n’y avait aucune tentative d’attentat ce jour-là. Juste une tentative de fuite.
Je tombe sur les genoux, les larmes coulent à flots sur mes joues, mon souffle est saccadé. Le choc m’émeus, j’ai du mal à respirer. Je ne me sens vraiment pas bien. Je me rends compte petit à petit dans le creux de mes larmes que je n’ai pas d’attache sur cette terre. Je ne connais pas mes proches, je les ai oublié, la seule personne qui comptait le plus dans mon cœur et morte dans une tentative égoïste de ma part. Je me frappe les joues avec des claques à répétitions. Je tente de me ressaisir. Il existe des fois dans le caractère d’un homme un moment de faiblesse digne d’un enfant. C’est pourquoi, je me console en me disant que mon attache et ce que je ferais demain. Je ne suis pas tombé dans une quête de spiritualité, chercher mon élu, chercher mon représentant. Je ne suis l’égal de personne. Je suis moi, comme je suis moi.

Ces mots me remontent le moral, il m’en faut peu. Après ce petit discours héroïque, voir même quelque peu caricatural d’une bonne ferveur. Je sèche mes larmes et tente de me relever. Lorsqu’une petite main se pose sur mon épaule. Je lève la tête au ciel et entre deux éclaircies, une petite tête sort de la pénombre. L’homme rétorque : « La perte d’un être cher n’est pas la plus facile des choses à encaisser, mais cette personne restera toujours dans notre cœur par sa grandeur et sa spiritualité ».

Je décoche un sourire, l’énergumène tente de jouer au dur en sortant cette réplique tout droit sorti d'un livre, mais ses larmes luisent sous ses yeux. Je me relève doucement et me retrouve en tête avec tête avec l’intrus. La première chose qui vient me frapper chez lui, c’est la lumière que pouvait dégager ses cheveux. Il était d’un blond si jaune que même un tournesol à côté faisait grise mine. Une tignasse hirsute qu’il dégage sur son côté droit laissant entrevoir son œil gauche. J'en suis presque ébloui. Le blond souligne : « Ce que j’ai dit, est tellement minable, on se croirait des les romans à l’eau de rose que lisait ma servante ! Désolé pour cette aparté ».

A la fin de sa phrase, je lui acquiesce d’un signe de tête en signe d’excuse à sa bêtise puis ses yeux redeviennent luisants et humides. Il se met à pleurer à chaude de larmes dans mes bras. Ses mirettes sont aussi grises que pouvait être le ciel. Je n’arrive pas tellement à percevoir le genre de caractère du personnage. Son humeur est changeante. En moins de cinq minutes de conversation, il vient de passer de sérieux à ironique puis même à devenir triste. Soudain après une ou deux claques dans le dos afin de le calmer. Il me repousse et soutint : « Tu n’es pas du genre bavard toi l’ami ! ».

Je pris se reproche comme un manque de considération. Enfin, il n’y a que lui qui a ouvert la bouche, je n’ai pas eu un seul moment pour de pouvoir placé une phrase. C’est un vrai moulin à parole.

J'exécute une série de signe voulant dire que j’étais dépourvu de parole. L’individu posté devant moi me regarde et répond subitement avec des signes semblables aux miens : « Quel ironie du sort, je suis sourd ! » Il y eu comme un déclique, je ne sais pas pourquoi, mais une symbiose venait de naître entre lui est moi. Je suis dans l’incapacité de pouvoir me faire entendre et lui dans l’incapacité de pouvoir entendre. Un quiproquo très amusant.

Soudain, une idée un peu folle me passe par l’esprit. Je propose à l’être humain une sorte d’alliance d’handicapé. Je lui demande en langage des signes : « Veux-tu devenir ma bouche et moi tes oreilles ? Nous formerions un duo complet ensemble ? »

L’énergumène me contemple, hésite, ne sais pas du tout à quoi s’attendre. Mon escargophone se met à sonner. La tension remonte tout à coup, j’ai peur que ce soit Talpan. J’hésite à répondre. Je fais signe à l’individu de se trouver « Chez Myrtille », demain à 12 h. Qu’il aurait toutes les précisions sur notre « alliance ». Je fais un salut de la main comme signe de politesse. Il se retourne et une étrange chose apparait dans son dos. Une espèce de bête sauvage. Je n’ai subitement pas le temps d’y prêter attention. Je regarde attentivement l’escargophone, je décroche, une silence d’une quinzaine de secondes vient plonger le décor dans un stress total et une voix retentit :

« Je t’ai bien demandé de trouver un moyen de communiquer ! Je te rappellerais, si tu n’as toujours pas trouvé de moyen de communication à mon prochaine appel. Je viendrais personnellement te liquider. » Katcha !

Le soupçon de bonheur qui vient de se créer est anéanti en moins de 30 secondes. Ce Talpan est redoutable. Ma seule chance de trouver un porte-parole et de fonder un duo avec ce blondinet.



Dernière édition par Fargo le Ven 24 Avr - 11:25, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Les deux font la paire [Présent]   Jeu 23 Avr - 19:01

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Les deux font la paire

Le lendemain :

Je me rends dans le centre-ville de cette petite ville très chaleureuse. Les gens ont l’air heureux, les enfants n’ont pas l’air effrayé. Le contexte qu’offre le monde aujourd’hui est tellement à double tranchant que de villes en villes, nous attestons à des humeurs totalement différentes. Je longe les ruelles, le soleil tape, mais le froid reste toujours aussi présent. Quelque fois je ressens les effets du froid, mais ici mon corps est immunisé. J’ai l’impression d’être une bête sauvage avec de gros poils sur le corps. Alors que ce n’est que ma peau qui recouvre mes os.

Comme convenu hier avec le jeune blondinet, je me rends directement au bar appelé « Chez Myrtille ». C’est un charmant petit bar, très accueillant. La clientèle est très friquée, mais ils ne sont pas bruyants. Il n’y a pas de poivrots qui traînent sur le comptoir, qui râlent pour avoir un nouveau godet. Une taverne bien tranquille, tenu par la charmante Myrtille. Une femme polie et courtoise. Ses cheveux longs la gène pendant son service, elle s’attache alors les cheveux en chignon ce qui lui donne un charme tout à fait ravissant.

Je me pose sur la terrasse. Je suis le seul sous les parasols. En posant les pieds sous la table, je bute contre le pied du parasol et un tas de neige se créer derrière moi. La situation me fait rire que je répète une nouvelle fois. La jeune femme à la poitrine bondissante m’amène mon café bien chaud. La chaleur du breuvage crée une épaisse fumée qui me donne envie de le boire d’une seule traite. Le temps semble long, je suis pressé. Je ne peux pas vous dire pourquoi, mais cette rencontre ou cette future coalition me rend tout à fait nerveux. Je me tourne les pousses, tout doucement, puis de plus en plus vite, je prends de plus en plus d’aisance. L’heure tourne, je perds peu à peu mon enthousiasme. Ma boisson chaude est terminée depuis maintenant un long moment. Je fais signe au barman de m’en servir un deuxième. La fumée de ce nouveau breuvage est moins intense que l’autre. Je siffle une petite gorgée, puis deux ! Et soudain derrière moi, j’entends une voix, sourde mais audible. Je me retourne et voit l’individu posté à 6 heures. Il m’aperçoit et me fait un signe de la main.

Il se rapproche et vient s’assoir à ma table. Comme je m’y attendais, le moulin à parole venait de prendre part aux festivités. « J’ai vraiment hésité à venir, pour te dire la vérité. Je pensais que c’était un traquenard au début et je me suis laissé tenter. La seule chose qui m’a vraiment plu c’est le fait que ton handicape complète le mien. »

Il s’arrête de parler. Je commence à faire des signes de la main pour commencer une conversation. « Je t’ai demandé de me retrouver aujourd’hui pour une raison assez simple. J’aimerais continuer mon aventure, mais mon plus gros problème, c’est que je n’ai aucune moyen de communication à part ce petit carnet qui se trouve dans ma poche. Depuis peu, j’ai un employeur qui m’embauche et nous communiquons uniquement par Den Den Mushi et les conversations sont souvent courtes. Une question me démange, comment fais-tu pour entendre les gens ? »

L’individu sur la chaise se tait. Il réfléchit puis lève la main vers Myrtille et lui demande un grand verre de lait. Il me répond d’une voix agile : « Je suis ton homme, je dois continuer ma route moi aussi et faire le chemin seul ce n’est pas vraiment très drôle. » Je le regarde et lui réponds avec mes mains : « Continuez ma route, quel est ton but ? »L’homme soupire, la question semble le déranger au plus haut point. Je vois dans son regard que me raconter son histoire lui confesse un peu d’amertume, mais vu que nous allons partager la route ensemble. Il cracha assez rapidement le morceau. L’individu n’est pas originaire de la contrée. Il nous vient tout droit du nouveau monde. Dès son plus jeune âge, il était dans l'obligation de quitter ses terres natales. Sa mère le fit envoyer sur North Blue. Il quitta tous ses proches. Il fut recueilli par une intendante de la famille qui se fit passer pendant toutes ses années pour sa mère. Hier lorsque je l’ai rencontré au cimetière, c’était l’enterrement de cette vieille femme. Il me confia qu’il n’avait plus aucun point d’attache en ces lieux. Il ne voyait alors plus aucun moyen de rester. Il me raconta que depuis qu’il tout petit, il était obligé de se vêtir avec la tenu hérité de sa famille.

Le jeune homme blondinet se nomme Nimrod. Il ne dispose d’aucun souvenir de sa vie antérieure. Comme si l’on avait effacé tous ses souvenirs. A la mort de l’intendante, elle lui confia une lettre, un sceptre et une photo. Dans cette lettre est écrit qu'il est le prince régent des terres appelées Terres de l’ombres.

Et oui, c'est un jeune prince, mais il ne le savait pas. Il fut expatrié dans sur les Blues afin qu'un jour, il puisse revendiquer son droit sur ses terres en tant que Roi. Son ignorance est due à un secret bien gardé. La seule chose qui amènera l'enfant vers le droit chemin est la Vivre Card laissée par sa mère avant son abandon. Celle-ci mène vers un étrange individu qui lui donnera les réponses à ses questions.

Après une conversation interminable, il se stoppa net. Il s’arrête et me décocha un sourire. Puis ajouta : « Je te suivrais jusqu’à ce que je trouve cet homme. Dès que je l’aurais retrouvé, je te quitterais et continuerais ma route vers mes terres qui me sont inconnues. »

Il me tend la main et me sert serre très étroitement la mienne. Une question me chagrine, je n’ose pas lui poser et je me dis que nous allons faire un bout de route ensemble alors vaut mieux poser les bonnes questions maintenant. Je l’interpelle en lui tapant sur l’épaule et lui demande : « Quelle cette créature adossé sur tes épaules ? » Il me regarde en souriant et répond : « Cette créature, c’est Mue. C’est une créature typique de mon pays, enfin c’est ce que me disais ma servante ! C’est une chimère, un Nue cela s’appelle. Nous avons le même âge. La tradition veut que cette créature me suive tout le long de ma vie. Cependant, elle fut estropiée dès son plus jeune âge. Du fait, j’ai greffé le reste de son corps sur le bas de mon dos. Ainsi nous ne formons une seule et même personne. Un Nue, un animal à tête de singe, à corps de chien riverain, les pattes d'un tigre et un serpent à la place de la queue. Selon une légende, la chimère est source de maladies et de malchances. Un jour, le roi des terres de l'ombres, mon ancêtre, tomba malade. Sa maladie fut causée par l'arrivée d'un Nue dans le Royaume. Ce jeune empereur prit son courage à deux mains et alla rencontrer le Nue. Il lui fit signe de partir sinon il serait tué. Mais le Nue se mit allongé devant l'empereur et demanda pitié. Depuis ce jour, les Nue sont une race bénie des dieux. »

Mon escargophone se met à sonner. Heureux qu’il sonne à cette heure tardive. Je tends le Den Den Mushi à mon nouveau coéquipier et lui demande de répondre. Il me fait un clin d’œil et décroche le Den Den Mushi. Il répond d’un grand « OUI ? »

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